Avenir de l'IN2P3 - site sections
Renouvellement à 4 ans du LPNHE X et examen des chercheurs affectés .... Le
nombre de postes DR2 n'est pas suffisant pour corriger le blocage existant ....
Apres une longue discussion on classe en A les 6 colloques financés en 1999 ...
Deuterium in the universe, Responsable: E. ROUEFF; Colloque international sur
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HYPERLINK \l "_Toc527785371" Structuration de la recherche PAGEREF _Toc527785371 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc527785372" Formation permanente et désignation des représentants de la section PAGEREF _Toc527785372 \h 10
HYPERLINK \l "_Toc527785373" Soutien des Colloques PAGEREF _Toc527785373 \h 10
HYPERLINK \l "_Toc527785374" Présentation de la politique de contractualisation par M. Le Bellac PAGEREF _Toc527785374 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc527785375" Méthodologie de la section, évaluation et fonctionnement PAGEREF _Toc527785375 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc527785376" Conclusions des examens à 2 et 4 ans des laboratoires PAGEREF _Toc527785376 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc527785377" Examen à 2 ans du CENBG et des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785377 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc527785378" Examen à 2 ans de l'ISN et des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785378 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc527785379" Examen à 2 ans du CCIN2P3 PAGEREF _Toc527785379 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc527785380" Renouvellement à 4 ans du LPCC/CdF et examen des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785380 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc527785381" Renouvellement à 4 ans de l'IReS et examen des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785381 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc527785382" Examen à 2 ans de l'IPNL et des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785382 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc527785383" Renouvellement à 4 ans du LPNHE Paris et examen des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785383 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc527785384" Renouvellement à 4 ans du LPNHE X et examen des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785384 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc527785385" Examen à 2 ans du LAPP et des chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785385 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc527785386" Renouvellement à 4 ans du GANIL et examen de chercheurs affectés PAGEREF _Toc527785386 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc527785387" Création du GAM (Groupe dAstroparticules de Montpellier) PAGEREF _Toc527785387 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc527785388" Direction des laboratoires en renouvellement PAGEREF _Toc527785388 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc527785389" Discussion à propos du nouveau département STIC PAGEREF _Toc527785389 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc527785390" Avenir de l'IN2P3 PAGEREF _Toc527785390 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc527785391" Préparation des concours 2000 (auditions et dates) PAGEREF _Toc527785391 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc527785392" Confirmation de l'affectation des chercheurs recrutés au printemps et désignation de leurs directeurs de recherche PAGEREF _Toc527785392 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc527785393" Avis sur les renouvellement/créations de GDR PAGEREF _Toc527785393 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc527785394" Représentants de la section dans les conseils de laboratoires PAGEREF _Toc527785394 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc527785395" Cas particuliers de chercheurs PAGEREF _Toc527785395 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc527785396" Reconstitutions de carrières PAGEREF _Toc527785396 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc527785397" Questions diverses PAGEREF _Toc527785397 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc527785398" publications de rang A (demande de la section 14) PAGEREF _Toc527785398 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc527785399" participation des B et C, diffusion des dossiers PAGEREF _Toc527785399 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc527785400" sièges B2 vacants PAGEREF _Toc527785400 \h 24
ANNEXES
HYPERLINK \l "_Toc527785401" ANNEXE 1 Ordre du jour de la session d'automne PAGEREF _Toc527785401 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc527785402" ANNEXE 2 : Critères d'évaluation de la section 03 pour les jurys des concours PAGEREF _Toc527785402 \h 27
HYPERLINK \l "_Toc527785403" Méthodologie d'évaluation PAGEREF _Toc527785403 \h 27
HYPERLINK \l "_Toc527785404" Critères pour les chargés de recherche PAGEREF _Toc527785404 \h 27
HYPERLINK \l "_Toc527785405" Critères pour les directeurs de recherche PAGEREF _Toc527785405 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc527785406" Annexe 3 : compte rendu de la réunion de section des 4 et 5 septembre 2000 PAGEREF _Toc527785406 \h 29
HYPERLINK \l "_Toc527785407" EXAMEN à deux ans DU CENBG UMR 5797 PAGEREF _Toc527785407 \h 33
HYPERLINK \l "_Toc527785416" Examen à deux ans de lISN Grenoble PAGEREF _Toc527785416 \h 42
HYPERLINK \l "_Toc527785417" Examen à deux ans du CCIN2P3 PAGEREF _Toc527785417 \h 47
HYPERLINK \l "_Toc527785418" Renouvellement du Laboratoire de Physique Corpusculaire et Cosmologie PAGEREF _Toc527785418 \h 49
HYPERLINK \l "_Toc527785419" Renouvellement de LIRES PAGEREF _Toc527785419 \h 56
HYPERLINK \l "_Toc527785420" EVALUATION à deux ans DE LINSTITUT DE PHYSIQUE NUCLEAIRE DE LYON PAGEREF _Toc527785420 \h 62
HYPERLINK \l "_Toc527785421" RENOUVELLEMENT DU LPNHE PARIS PAGEREF _Toc527785421 \h 65
HYPERLINK \l "_Toc527785422" RENOUVELLEMENT DU LPNHE (ECOLE POLYTECHNIQUE) PAGEREF _Toc527785422 \h 72
HYPERLINK \l "_Toc527785423" Examen à 2 ans du LAPP PAGEREF _Toc527785423 \h 83
HYPERLINK \l "_Toc527785424" RENOUVELLEMENT du GANIL, UMR 6415 PAGEREF _Toc527785424 \h 86
Présents:
Membres de la section
Jean-Pierre Barbe, Michel Baubillier, Robert Baumgarten,
Monique Bex, Guy Coignet, Philippe Chomaz, Maryvonne De Jésus,
Jacques Dumarchez, Alain Falvard, Robert Frascaria, Denis Jouan,
Amel Korichi, Jacques Lefrancois, Pierre Lutz, Jean Péter, Philippe Quentin,
Vanina Ruhlmann-Kleider, Alexandre Rozanov, Jean Pierre Thibaud
Direction scientifique
Jean Jacques Aubert, Daniel Guerreau, Michel Spiro, Sylvie Verschelde, Guy Wormser
Secrétariat du comité national
Anne-Marie Devaux, Corinne Besancon
Réunions précédentes et ordre du jour
La section accuse réception du compte rendu de la session de printemps 2000, qui devient ainsi officiel. Elle approuve le compte rendu de la réunion des 4 et 5 septembre, ainsi que lordre du jour de la présente session.
Exposé de politique générale du directeur scientifique
Budget et postes
Le budget fondamental du CNRS est en augmentation de 8-9%, il y a cette année des créations de postes ITA (35), de même pour les chercheurs. Il y a de nombreux affichages en particulier en liaison avec le STIC. A lIN2P3 il y aura 16 recrutements au niveau CR, au lieu de 13 lannée dernière, et 8 postes au concours DR2.
Les directions de laboratoire ont transmis une douzaine de demandes à la direction de lIN2P3. Les affichages visent a soutenir des équipes, lun deux a cependant un intitulé large indiquant la physique nucléaire. Il y a de nombreux affichages interdisciplinaires, plusieurs sont des recrutements dans dautres sections destinés à des équipes de lIN2P3: en radiochimie où la moitié des effectifs appartiennent à lIN2P3, autour de DATAGRID, des projets de piège à ions, à linterface physique/biologie.
En réponse à une question du président, J.J. Aubert propose un mode de participation de la commission à ces affichages : elle pourrait faire des recommandations pendant les tourniquets et les classer. Cependant pour les postes interdisciplinaires il faut que lautre commission concernée soit daccord, ce qui rend la prise en compte du classement plus complexe.
Par ailleurs la direction a tenu particulièrement compte des vux des admis au concours lors de la définition de leur affectation.
M.De Jésus remarque quil faudra prévoir un nombre de candidats classés significativement supérieur au nombre de postes à pourvoir, pour chacun des concours et en particulier pour la partie non affichée.
Jeudi matin J.J.Aubert informe la section des derniers arbitrages concernant les répartitions de moyens entre départements. Les taux de renouvellement pour lIN2P3 sont les plus faibles du CNRS, pour les chercheurs et pour les ITA. Pour les ITA il sera à peine possible de stabiliser les CDD en cours, et il ne sera possible de compenser aucun des départs à la retraite de cette année, qui pourraient être de lordre de 90 postes en extrapolant les départs à la retraite de lannée précédente.
Des membres de la commission se déclarent très inquiets de cette évolution. Sil est clair que la discipline ne bénéficie actuellement daucune priorité au sein du CNRS, ceci ne doit pas correspondre à une asphyxie, en particulier dans un contexte général de croissance. La nouvelle organisation du CNRS devrait notamment avoir pour objectif et permettre une gestion multidisciplinaire cohérente des évolutions, qui évite les gaspillages associés aux évolutions brutales. Lexemple de Soleil montre quil est possible darriver à une prise en compte multidisciplinaire dintérêts particuliers, et que le CNRS devrait être un lieu privilégié pour cela.
A la fin de la session, ayant noté de plus que de nombreux chercheurs et chercheuses de plus de 55 ans qui semblent des experts reconnus dans leur champ sont encore CR1, la section a voté à lunanimité la motion suivante:
« La section 03 note avec satisfaction laugmentation des postes offerts au concours de recrutement CR. Cependant elle regrette que le taux de cette augmentation pour la section 03 soit très inférieur à celui de lensemble du CNRS.
Nous notons avec inquiétude lexistence daffichages de postes en dehors de toute concertation avec le Comité national. La section 03 doit retrouver son rôle de conseil dans le processus de définition des affectations.
Le nombre de postes DR2 nest pas suffisant pour corriger le blocage existant qui pénalise injustement des chercheurs de haut niveau scientifique.
Les premiers arbitrages concernant les postes ouverts au concours et les départs à la retraite de lannée précédente conduiraient lIN2P3 à perdre une centaine de postes techniques.
Cette brutale diminution des effectifs techniques risquerait de déstructurer gravement nombre de services et laboratoires. »
Nouveaux statuts
On sait maintenant que les textes régissant les instituts subsistent.
Il y a donc coexistence
Des départements
Des instituts ancien régime (créés par le ministre)
Des nouveaux instituts (il nen existe pas encore)
En réponse à une question de J.P. Barbe concernant le conseil scientifique, JJ.Aubert précise que la direction envisage de conserver le conseil dinstitut actuel, en trouvant un partage avec le nouveau conseil scientifique de département. Ce dernier pourrait sintéresser à la politique générale tandis que le premier garderait lanalyse des projets.
Europe
Il faut accompagner le changement. Même pour la physique des particules tout nest pas résolu par le CERN, notamment de par lexistence de DESY. En physique nucléaire NUPECC, associé à lESF, est une force de proposition sans pouvoir de décision. Il faudrait une structure plus efficace pour lutter contre les égoïsmes de sites.
Pour APECC en astroparticules on devrait aller plus loin en ayant une concertation au niveau des agences de financement et un comité de programmes européens . Une convention avec ESF devrait être signée prochainement. La participation actuelle de lAngleterre, lAllemagne, la France, et lItalie pourrait être étendue à dautres pays comme la Hollande. Une telle structure devrait favoriser des discussions plus générale au niveau européen.
Comment NUPECC, avec des projets comme Eurisol, devrait il évoluer ? Devrait on avoir une concertation au niveau des agences ? Bruxelles à travers le rapport Busquin et le PCRD planifie de simpliquer plus dans la recherche fondamentale. CEA et CNRS sont dans les conseils exécutifs de lESF.
P.Quentin demande si les agences peuvent à elles seules assumer pleinement lévaluation des projets. La direction répond quactuellement cest un conseil scientifique, comprenant des représentants des organismes, qui donne des avis. J.P.Thibaud rappelle que tous les projets nont pas vocation à être évalués au niveau européen et que lEurope peut être un frein. J.J.Aubert rappelle que le manque de cohésion au niveau européen est aussi une difficulté pour les grands projets.
D.Jouan sinterroge sur les liens de cette structure avec le comité national ou en dautres termes comment sont désignés les représentants. Pour la direction il y a plusieurs systèmes qui coexistent actuellement, par exemple le Conseil scientifique de lIN2P3, associé au comité national, et les conseils du CERN sans quil soit toujours évident de déterminer laquelle de ces structures sapproche le plus de lidéal. Il y a en outre la difficulté dorganiser des élections au niveau européen. Cette question est donc plus large que notre cadre immédiat.
Relations avec les établissements denseignement
G.Wormser informe la section quune réunion des présidents des établissements denseignements qui concernent les laboratoires de lIN2P3 (universités, école des mines, collège de France,
) est programmée pour la première semaine de mars. Les contrats quadriennaux et les contrats dobjectifs, projet abandonné dans le passé, devraient notamment y être abordés. La commission détude présidée par B.Tamain est aussi concernée.
Evaluation des interfaces
La direction pose le problème de lévaluation de linterface physique/biologie. Une organisation avec le secteur des sciences de la vie permettrait daffiner les compétences, des discussions au niveau des directeurs scientifiques adjoints (DSA) vont avoir lieu. De plus parfois cest du ressort du CEA, par exemple dans les études dirradiation par ions.
M.Spiro rappelle que la biologie est une priorité affichée pour la recherche.
M.Baubillier rappelle que de tels développements ne se limitent pas à lIN2P3, SPM est un exemple. Les médecins ont parfois plus de demande que les biologistes. Il y a dailleurs un risque de décalage entre les besoins et ce qui est développé, ce qui suggère la nécessité détablir un contact permanent avec les autres commissions concernées.
P.Lutz pense que la conférence des présidents de sections est un lieu adapté à cette question.
P.Chomaz considère que ce problème existe pour toutes les activités aux interfaces, et P.Lutz rappelle que la possibilité de sadresser à dautres commissions est prévue dans les textes, et pratiquée. D.Jouan rappelle la proposition de P.Quentin de réaliser un état des lieux des activités aux interfaces. J.J.Aubert informe la commission que D.Guerreau a déjà réalisé une étude.
DATAGRID
G.Wormser présente le projet DATAGRID dont il est le coordinateur pour la France. Il sagit de mettre à disposition des utilisateurs des moyens de calculs avec la simplicité de lusage de lélectricité actuellement. Ceci repose sur des moyens de transfert dinformation de lordre de 1 Gbit/s. Cest un projet que lon a placé demblée au niveau du CNRS, un des axes du STIC. Il y a aussi dautres partenaires comme la Hongrie, les télécoms. On recherche en particulier à développer en commun des logiciels, le soutien représente 1O Megaeuros sur 3 ans, les agences intéressées sont notamment le CERN, le CNRS, le PPARC, lINFN, NIKHEF, lESA.
V.Rulhmann-Kleider se demande si cette mise en commun des moyens est bien la solution la plus pertinente. G.Wormser répond quactuellement il sagit dun essai sur des projets. On peut noter dautre part que Datagrid ne sera de toute façon pas le fournisseur final, et que le problème nest pas au niveau matériel pour le moment. Les projets dapplication envisagés sont :
La physique des particules
Lobservation de la terre, qui implique lESA, avec en particulier la mesure de la couche dOzone.
La biologie (CNRS)
Les appels doffres envisagés par le ministre vont se mettre en place, en particulier L ACI Megaressources. Le projet DATAGRID est très soutenu par le CNRS, il met en jeu 10 embauches sur CDD, 7 ingénieurs européens et 3 CNRS. Les appels doffres RNTL sont des conventions avec des industriels, portant en général sur des développements de logiciels. Lenveloppe est de 200 MFF, concernant les ministères de léducation, de la recherche et de lindustrie.
En réponse à une question de membres de la commission, G. Wormser précise que la communauté LHC considère déjà quun gain de 10 à 100 est nécessaire sur les ressources informatiques. J.J.Aubert déclare quil faut démontrer que nos applications peuvent servir à dautres. A.Falvard appuie cette voie de démonstration dutilité et M.Baubillier précise quen évitant de vendre son âme au diable il faut continuer un peu dans cette direction. M.De Jésus rappelle le problème pratique des CDD au CCIN2P3 notamment: comment assurer le suivi et la transmission ? 1 sur 4 est temporaire précise G.Wormser, et une politique de stabilisation est en cours (2 postes en 2000 et 2001). M.Baubillier remarque que les salaires statutaires peuvent être peu attractifs et que les CDD sont alors une solution. P.Chomaz sinterroge sur lintérêt éventuel que peuvent représenter pour le CNRS les méthodes employées dans les entreprises privées pour la transmission de linformation et des savoir-faire, dans un contexte de turnover important. J.J.Aubert va dans le même sens à propos de lutilité de la définition de normes. Par exemple le C++ amène une structuration de génie logiciel. G.Wormser réaffirme lintérêt de DATAGRID comme axe de moyens entre IN2P3 et STIC.
Structuration de la recherche
Après avoir étudié le projet SOLEIL la commission parlementaire dévaluation scientifique élargit, comme cétait planifié, son questionnement vers lensemble des très grands équipements. M.Spiro y participe. Les grands équipements (ESRF, flotte IFREMER, ILL, grands équipements pluridisciplinaires,
) sont de plus en plus présents dans toutes les disciplines. Ils ont un rôle fédérateur et de structuration (conseil scientifique; transparence, gestion des ressources humaines,
) . En haut lieu on fait parfois le reproche à lIN2P3 de son coté mono disciplinaire et de son rapport ITA/chercheurs, qui ne serait pas nécessairement toujours élevé dans les TGE. Un autre fonctionnement pourrait être trouvé avec un recours accru à la sous traitance, comme en Italie, ou dans des structures type société civile, qui ont en outre lavantage de simplifier les procédures, par rapport aux passations de marchés publics.
Des membres de la commission sinterrogent sur linfluence de lIN2P3 dans la récente décision du CERN de ne pas prolonger les prises de données auprès du LEP.
Pour la direction, il y a eu une réunion au niveau des représentants des expériences LEP et LHC mais, malgré son ambiance constructive, les clivages entre les différentes communautés ont persisté ce qui a contribué à la validation de la décision du DG du CERN de maintenir le calendrier, pour avoir des données LHC le plus vite possible. A plus long terme se profile le collisionneur délectrons, avec un TDR TESLA en mars conduisant à une recommandation en 2002 de linclure dans les TGE allemands. Aux Etats-Unis la conférence de Snowmass devrait aboutir à une structure dévaluation NSF/DOE.
LECFA va aussi faire un rapport, et lOCDE va en tirer un panorama mondial. Après Verneuil on demande aux tenants des différentes options de préparer des documents.
V.Ruhlmann-Kleider demande quelles sont les requêtes vis à vis des instances LHC et du CERN. Est ce uniquement de respecter léchéance de 2005 ou plus largement les conditions de fonctionnement de ces projets ? Au cours des discussions du tourniquet les gens ont exprimé nombre de demandes. Le CERN et plus largement le management de ces collaborations sont critiqués, notamment pour leur manque de transparence dans les décisions et de reconnaissance des travaux des autres. G.Coignet sinterroge de plus sur les incidences sur les expériences neutrinos.
Pour J.J.Aubert et G.Wormser lobjectif est, après des expériences tests en 2005, des prises de données significatives en 2006.
A.Rozanov exprime le regret de ne pouvoir continuer les expériences LEP. Surtout que les luminosités prévues actuellement ne devraient pas permettre de voir le HIGGS : on envisage officiellement une lente montée de 0 à 10 femtobarns-1 de 2005 à 2007, alors quil en faudrait 30 (TDR dATLAS pour un Higgs de masse de lordre de 120 GeV ), et quaux états unis le planning préliminaire du FNAL en prévoit 20 dès 2006.
Au terme de cette discussion, la section considère quil serait très utile dévaluer le fonctionnement des grandes collaborations, qui est très important pour les activités de recherche qui sy déroulent, peut être parfois plus que celui des laboratoires. Il est envisagé de mener à court-terme un recensement des doléances des groupes Français (IN2P3 et DAPNIA) qui sont impliqués dans les expériences LHC, en commençant par CMS et ATLAS
Formation permanente et désignation des représentants de la section
G.Cosme présente l'organisation de la formation permanente au CNRS et
les spécificités de lIN2P3. Le budget de 61 390 kF représente 2,7 % du budget
du CNRS.
Les correspondants de formation du comité national sont en relation avec le chargé de mission du département pour la prise en compte des problèmes de formations qui relèvent de la commission, qui est le seul endroit où les rapports entre science et formation sont examinés.
Lors de l'évaluation des laboratoires
Lors de l'évaluation des chercheurs en tant que fournisseurs ou demandeurs (reconversion, interdisciplinarité, etc) de formation.
Lors de l'évaluation du contenu scientifique des écoles thématiques et actions de formation propres à l'institut
Lors de l'analyse de la conjoncture.
Les correspondants formation du comité national correspondent à une initiative de 1995 qui ne présente pas aujourd'hui un bilan si positif mais restent soutenus par les présidents de section et sont donc renouvelés dans cette nouvelle mandature du comité national.
LIN2P3 de par sa structure a facilité létablissement de plans de formation dont ont bénéficié 646 stagiaires (du CNRS et de l'enseignement supérieur) pour 6861 heures de stage. Des écoles et séminaires bénéficient aussi dun budget du CNRS de 3200KF, différent du budget colloques de l'IN2P3 ci-dessous.
M.Baubillier et R.Frascaria rappellent quil faudrait aussi prendre en compte les écoles doctorales, qui ont des besoins importants.
La section désigne J.P.Barbe et R.Frascaria pour être les correspondants de la section pour la formation permanente.
Soutien des Colloques
Apres une longue discussion on classe en A les 6 colloques financés en 1999 plus le colloque organisé par B.Tamain. Le reste est classé en B.
A
5èmes journées d'études expérimentateursthéoriciens, Responsable: J.F. MATHIOT
Congrès Général SFP Strasbourg 2001, Responsable: G. WEILL
Ecole d'été sur l'Energie, Responsable: B. TAMAIN
EPAC 2002, Responsable: J. LE DUFF
Physique en herbe 2001, Responsable: M. CASTELNOVO
Rencontres jeunes chercheurs, Responsable: G. COHEN TANNOUDJI
Rencontres de Moriond, Responsable: J. TRAN THANH VAN
B
Deuterium in the universe, Responsable: E. ROUEFF
Colloque international sur la fonction spectrale scalaireIsoscalaire dans le vide et dans la matière, Responsable: P. SCHUCK
Euroconférence des Houches Masses et Mélanges des Neutrinos, Responsable:C.TAO
ICACS 19, Responsable V. ESAULOV
JUAS, Responsable: J. LE DUFF
Microscopie des défauts cristallins, Responsable: J. AYACHE
Physique du Plasma de Quarks et de Gluons, Responsable: M. GONIN
SCINT 2001, Responsable: B. ILLE
Stabilité critique des systèmes quantiques, Responsable: J.M. RICHARD
Higgs and Supersymmetry, Responsable: F. Richard
De plus un avis favorable est donné pour le film « Une fontaine à neutrons les noyaux chauds
Présentation de la politique de contractualisation par M. Le Bellac
M. Le Bellac est l'adjoint pour la physique de Mme Leduc, conseillère du Directeur de la Recherche pour la physique et les sciences pour l'ingénieur au ministère de la recherche. M. Le Bellac est aussi consulté par la Mission Scientifique Universitaire (Roger Maynard) sur la contractualisation des laboratoires de l'IN2P3.
Le ministère est constitué de deux grandes directions : la recherche et la technologie. Le ministère dispose notamment d'un budget pour des opérations scientifiques et/ou technologiques : le FRT (Fonds pour la Recherche Technologique et l'Innovation) à hauteur de 950MF et le FNS (Fonds National de la Science) à hauteur de 700 MF. On note que la
recherche au CEA relève de la direction de la technologie.
M. le Bellac présente l'opération ACI jeunes chercheurs, qui a bénéficié en
2000 d'une enveloppe de 80 MF, ce qui correspond à plus de 80 opérations bénéficiant chacune d'un budget de 0.8 à 1 MF sur 3 ans.
2 ACI ont été attribuées à des jeunes chercheurs de l'IN2P3, une au collège de France et l'autre au LAL. Les interfaces, notamment physique/biologie, sont a priori des thématiques privilégiées. On remarque qu'au CEA les jeunes chercheurs n'ont pas pu bénéficier de ces opérations en 2000 ; ceci est corrigé dans l'appel d'offres 2001.
J.P. Thibaud s'interroge sur la procédure d'attribution et en particulier le conseil scientifique correspondant. M. Le Bellac répond qu'on peut trouver sa composition sur le WEB du Ministère. D.Jouan s'interroge sur le risque de pilotage externe et donc de perte d'initiative des organismes de recherche publics qui pourrait être la conséquence de mise en place de tels systèmes de financements, tout en reconnaissant l'intérêt que peut présenter une possibilité d'attribution de moyens de l'extérieur pour compenser des lourdeurs internes éventuelles. Il est a priori positif de chercher à soutenir les initiatives, en particulier des jeunes mais aussi des moins jeunes d'ailleurs. Mr Le Bellac est d'accord sur le principe de soutenir des recherches particulièrement originales, sans limitation d'âge; la difficulté est de trouver une procédure d'appels d'offres adéquate.
M. Le Bellac présente un organigramme de la mission scientifique universitaire (MSU), qui dépend à la fois du Ministère de la Recherche et de celui de l'Education Nationale. La partie correspondant à la physique et aux sciences pour l'ingénieur correspond à environ 8000 enseignants chercheurs. Il y a quatre fois plus de postes ouverts aux concours pour le secteur SPI que pour la physique et le double affichage est recherché.
La situation de l'IN2P3 est spécifique : la MSU ne participe au budget des laboratoires IN2P3 que dans une faible proportion, alors qu'elle contribue en général de l'ordre de 50% au budget de laboratoires SPM. Ceci remonte à la création de l'IN2P3 en 1975, l'IN2P3 englobant à sa création la partie universitaire et la partie CNRS..
P.Quentin soulève le problème de l'école doctorale monosite alors qu'il n'y a pas d'implantation de l'IN2P3 sur tous les campus. De plus cette politique renforce les rigidités pour les bourses de thèses. M. Le Bellac rappelle que cette réforme vise à faciliter le suivi local des doctorants et leur insertion professionnelle, mais il convient qu'elle peut conduire à
des difficultés ponctuelles. M. Le Bellac est surpris que des laboratoires du CEA aient été exclus d'écoles doctorales.
M.Baubillier rappelle le problème des 192 heures d'enseignement pour les enseignants qui veulent faire de la recherche. M. Le Bellac estime que la priorité serait de décharger partiellement les maîtres de conférences nouvellement nommés. Le Ministère de la Recherche a essayé d'agir en ce sens, mais malheureusement une solution nationale, qui aurait amorcé le
processus, semble avoir échoué, et le projet pourrait se résumer à un encouragement aux universités à favoriser ces décharges.
M. Le Bellac s'interroge sur un rapprochement IN2P3 avec SPM. J.Lefrancois envisage aussi un rapprochement avec SDU. Effectivement pour M.Le Bellac c'est aussi une des idées à explorer. Les laboratoires de l'IN2P3 paraissent parfois isolés au sein des campus, ce qui peut créer des difficultés relationnelles avec les autres branches de la physique. M.Spiro remarque que les rapprochements ont déjà commencé avec l'INSU par l'intermédiaire des expériences dans l'espace. Il est chargé de l'interface physique/biologie et convient de la nécessité de favoriser les interfaces.
Méthodologie de la section, évaluation et fonctionnement
Au cours de la semaine la discussion de la méthode reviendra plusieurs fois. La nouvelle méthode préconisée et appliquée dans la majorité des commissions consiste à amender les rapports des rapporteurs en séance, puis à les envoyer aux intéressés (labos ou chercheurs).
Le formulaire proposé pour lévaluation des chercheurs est critiqué. En labsence dune réflexion plus élaborée, en particulier sur la normalisation des avis, il est proposé le premier jour de continuer les pratiques précédentes, peut être un peu élargies: élaboration dun rapport de conclusion en séance pour les laboratoires, avis laconique envoyé par le président pour la plus grande majorité des chercheurs, discussion en session puis prise de contact dans les cas qui semblent pouvoir éventuellement tirer avantage dun soutien par la commission.
On fera cependant une remarque aux chercheurs qui nont pas envoyé leur rapport, en particulier le rapport à 4 ans, sans cependant en envoyer copie au directeur de laboratoire. En effet celui ci na pas à interférer avec ce rapport, ce qui est une spécificité du statut de chercheur.
Lors de la séance dédiée à lévaluation on a surtout évoqué les recrutements. Sans tomber dans les quotas ou les règles trop figées on souhaite garder un recrutement près de la thèse, mais il faut pouvoir donner une deuxième chance et la possibilité de saffirmer aux jeunes chercheurs. On note que les concours CR1 sont plus « faciles » que les concours CR2.
On rappelle que les rapporteurs ne doivent pas prendre contact avec les candidats. Il vaudrait mieux éviter quils en aient présidé la thèse.
On décide de créer une commission « évaluation », composée de P.Chomaz (organisateur), M.Baubillier, D.Jouan, A.Korichi, J.Péter, J.P.Thibaud, avec notamment la mission de préparer le document définissant les critères pour lévaluation biennale des chercheurs et des entrants, et de préciser les conseils que lon peut apporter aux postulants en ce qui concerne laudition. Le document concernant les critères de la section sera finalisé au cours dune conférence téléphonique programmée le lundi 8 janvier a 11h.
Le document résultant de ce processus est présenté en annexe.
Pourquoi tant de chercheurs de plus de 55 ans qui semblent des experts reconnus dans leur champ sont ils encore CR1 ?
On rappelle que les consultants doivent demander tous les ans lautorisation.
Discussion sur les conditions de changement daffectation des CR2 : une demande de changement daffectation ne sera pas systématiquement rejetée, mais il semble normal quune durée minimale soit respectée pour la première affectation. Lévaluation se fera, comme auparavant, au cas par cas.
Concernant lévaluation des laboratoires on évoque lutilité éventuelle dune visite type à proposer aux directeurs. La circulation du dossier du laboratoire entre les rapporteurs pourrait aussi être améliorée (en envoyant 4 rapports ?)
On réalise que le renouvellement du directeur doit se faire simultanément à celui du laboratoire.
Le problème de lévaluation des interfaces est revenu plusieurs fois. P.Quentin avait proposé un inventaire. D.Guerreau a commencé un tel recensement, que P.Quentin propose de considérer comme base de départ. M.De Jésus se propose aussi pour ce travail.
A la suite de la discussion des colloques, on décide que la méthode standard sera de rechercher le consensus pendant 1/4h puis sil nest pas trouvé de conclure par un vote.
Conclusions des examens à 2 et 4 ans des laboratoires
Les laboratoires ont été examinés par des équipes de 2 à 4 membres de la commission a loccasion de leur renouvellement (examen à 4 ans) ou de lexamen intermédiaire à 2 ans. Un rapport a été établi dans chaque cas. Ces rapports sont présentés en annexe. Ils ont servi de base et inspiré les textes de conclusion qui ont été établis en séance par la section. Ce sont ces conclusions de la section qui sont présentées dans la suite. Étant fortement influencées dans leur forme par les rapports initiaux qui ont été établis de façon complètement indépendante, elles doivent être considérées uniquement pour elles mêmes et il ne faut pas donner trop de sens aux comparaisons. Les éventuelles différences de style et de forme ne sont pas significatives
Examen à 2 ans du CENBG et des chercheurs affectés
Le Centre dEtudes Nucléaires de Bordeaux-Gradignan donne une remarquable impression de mouvement et de dynamisme et le bilan global révèle une évolution très positive : émergence très rapide au meilleur niveau de léquipe dastroparticules, résultats très remarqués obtenus par les groupes des Exotiques et des Hauts spins, contribution réussie au démarrage de NEMO3, activité du groupe de physique théorique et ouvertures pluridisciplinaires novatrices autour du Van de Graaff. Ce dynamisme se manifeste encore par une implication croissante dans les problèmes liés à laval du cycle nucléaire et par la maturation du projet AIFIRA. La réussite de ce projet est très importante car il permettra le développement de recherches pluridisciplinaires de pointe et la consolidation de relations fortes avec lUniversité. Cette dimension régionale et universitaire est un atout du laboratoire qui peut aussi être conforté par le développement dun autre axe de recherches autour des lasers de puissance.
La marche ascendante du laboratoire se reflète dans laccroissement significatif des effectifs en chercheurs et personnels techniques, accroissement qui na pas été accompagnée dune augmentation des crédits. Une telle augmentation nous paraîtrait justifiée dans labsolu, mais doit être, in-fine, jaugée de manière relative.
Le corollaire du dynamisme du CENBG est lapparition de beaucoup daxes de recherche, tous justifiables individuellement. Comme il nest pas sûr, malgré la qualité soulignée des recherches, que les effectifs et les moyens budgétaires puissent suivre à un niveau suffisant, des choix seront sans doute à terme nécessaires. Pour limmédiat, nous retenons lévolution très positive de ce laboratoire avec un ensemble de recherche de qualité et certains succès particulièrement marquants.
Examen à 2 ans de l'ISN et des chercheurs affectés
La section 03 apprécie le dynamisme et la bonne gestion de lISN Grenoble.
La réorganisation consécutive à larrêt de laccélérateur SARA et à labandon du projet PIAFE sest achevée avec succès aussi bien du point de vue des services techniques que de celui des activités scientifiques. Celles-ci sont diversifiées et concernent des sujets prioritaires.
Les contributions des groupes de physique sont reconnues au niveau international. Les changements thématiques effectués par les chercheurs et enseignants-chercheurs ces dernières années ont été faits par intérêt scientifique et ont eu un résultat positif. Les résultats des services techniques, par exemple sur les sources dions et les accélérateurs, sont bien valorisés.
La section espère que tous les efforts seront faits pour quune bonne partie des professeurs partant à la retraite soient remplacés, afin de conserver un fort lien avec lUniversité Joseph Fourier.
La section félicite le directeur et lensemble du personnel pour la pertinence de leurs engagements et la qualité de leurs apports.
Examen à 2 ans du CCIN2P3
La section rappelle et souligne que le CCIN2P3 est un outil stratégique pour toute notre communauté, qui nous permet dêtre au tout premier rang dans nombre de collaborations internationales.
Elle note que lévolution technique, importante quantitativement (augmentation importante du CPU et de lespace disque disponible), rendue nécessaire pour préparer la période LHC, est ressentie très positivement dans les laboratoires.
La section relève que le groupe administratif est chroniquement trop peu nombreux pour assurer la gestion dun budget aussi important.
Enfin, la section a noté un déficit de communication et de contacts directs entre le directeur et la grande majorité des personnes qui se sont exprimées. Jusquà présent, ceci na pas eu de conséquences sur le bon fonctionnement de Centre, mais si les dysfonctionnements actuels perduraient, ils risqueraient de conduire à une démotivation du personnel préjudiciable à la qualité du service.
La concrétisation imminente dun Conseil dunité, souhaitée par la section 3, devrait aider à lamélioration de la situation.
Renouvellement à 4 ans du LPCC/CdF et examen des chercheurs affectés
Après une longue période difficile, le laboratoire du Collège de France a retrouvé un équilibre basé sur des choix scientifiques formant un ensemble cohérent. Il a aussi retrouvé un développement normal basé sur le recrutement de chercheurs et dITA de qualité. La production scientifique du laboratoire est bonne voire excellente dans tous les domaines de recherche abordés. Les axes de recherche sont tous tournés vers des sujets davenir avec un important potentiel de découvertes. Tout ceci mérite que lon félicite le laboratoire et quon lencourage à finaliser sur le moyen terme le processus de convergence de ses activités de recherche quand cela est nécessaire. Il faut noter que ceci nest pas un processus simple, aucune activité actuelle ne pouvant être critiquée sur le fond.
Pour lavenir à court terme la gestion de limplantation du laboratoire au Collège de France devra se faire de façon à ne pas entraver les activités de recherche dont certaines restent fragiles et nécessitent un renforcement, en particulier en terme de recrutement de chercheurs. Il serait en effet dommage que des difficultés de locaux pénalisent le travail des différents groupes. A lhorizon 2003 le laboratoire envisage de façon résolue son avenir dans le cadre du projet APC au sein dun partenariat élargi incluant lUniversité Paris 7, lINSU et le CEA. Malgré le caractère exemplaire de la démarche entreprise, le comité souligne le réalisme avec lequel cette perspective doit être envisagée. Un des points centraux sera à lévidence le potentiel technique de cette future unité.
Renouvellement à 4 ans de l'IReS et examen des chercheurs affectés
Quatre années après la restructuration du CRN, la direction a rétabli un climat de confiance et le laboratoire semble en bonne santé (malgré quelques ressentiments de cette époque). Le succès de lensemble Euroball-Vivitron durant lannée 99-00 nest certainement pas étranger à cette bonne situation. Langoissante perspective des départs massifs à la retraite des ITA est un des problèmes qui pourrait hypothéquer lavenir de ce laboratoire. Linteraction avec lULP et ses structures demande à être renforcée. Le décloisonnement interne ne semble pas totalement mené à son terme mais sest amélioré. Les physiciens de lIRES travaillant actuellement auprès du Vivitron doivent réfléchir à leur programme à moyen et long terme en liaison avec lensemble de la communauté de structure nucléaire. Lévolution des groupes de physique des particules et lémergence dun groupe dastroparticule sont notées positivement par la commission, ainsi que lactivité du groupe théorique. LIRES paraît capable de relever en interne et «à froid » les défis qui ne manqueront pas de se présenter, notamment en ce qui concerne la préparation du LHC. La commission est heureuse de lui exprimer son soutien.
Examen à 2 ans de l'IPNL et des chercheurs affectés
LIPN de Lyon est un laboratoire dynamique qui ne présente pas de problèmes majeurs. La nouvelle direction a su engager avec souplesse certaines équipes dans des perspectives porteuses davenir.
Les arbitrages quelle a rendu sur certains points (notamment en ce qui concerne la participation du laboratoire aux programmes dions lourds relativistes) ont été guidés par un souci légitime dassurer une mise à disposition cohérente des moyens du laboratoire dans un environnement contraint. Louverture de nouvelles lignes de recherche (par exemple D0 et Supernovae) constitue a priori un développement intéressant, permettant notamment sur le second exemple une ouverture appréciée sur lenvironnement universitaire lyonnais. Néanmoins, il faudra veiller soigneusement à ce que ces nouveaux déploiements de lactivité de recherche ne déséquilibrent pas les autres axes forts de la recherche de ce laboratoire, notamment en ce qui concerne des domaines où des engagements lourds ont été pris au sein de grands projets internationaux.
En résumé la Commission félicite lensemble du laboratoire, et en particulier sa Direction, pour avoir conservé un haut degré dexcellence à lessentiel de ses activités de recherche.
Renouvellement à 4 ans du LPNHE Paris et examen des chercheurs affectés
Le LPNHE Paris VI,VII est un très bon laboratoire. Il participe de manière très significative et dans certains cas prépondérante à des expériences phares du programme de lIN2P3. Limplication des enseignants chercheurs dans les organes universitaires et dans les expériences est excellente. En retour il y a un soutien important et apprécié de ces universités, à lexception néanmoins du personnel IATOS inexistant au LPNHE. Lévolution des programmes à court terme, devra être suivie avec attention pour éviter une trop grande dispersion. Lévolution du service électronique vers une structure plus coordonnée est positive. IL faudra veiller à ce que lIN2P3 pratique la concertation dans léventualité dune mutualisation. Le déménagement de Paris VII à Tolbiac pourrait causer un préjudice important au laboratoire, toute laide possible doit être apportée, par lIN2P3, à une solution positive de ce problème.
Renouvellement à 4 ans du LPNHE X et examen des chercheurs affectés
Le laboratoire du LPNHE de l'Ecole Polytechnique fait preuve d'un grand dynamisme et d'une gestion avisée dans le choix de ses projets. L'impact des groupes du laboratoire dans les collaborations est visible, aussi bien dans la partie technique que dans la production des résultats de physique. Son implication au niveau de l'enseignement est forte pour ce qui concerne les Grandes Ecoles.
L'adéquation entre moyens techniques et besoins des expériences semble relativement bonne à l'heure actuelle. Sur les deux années écoulées, les départs de personnels des services techniques ont été pratiquement compensés par des arrivées, et des demandes sont en cours pour compléter ces remplacements qui nous semblent parfaitement justifiées. Le service administratif mérite un recrutement dans un futur proche.
Les effectifs en chercheurs permettent une bonne couverture des projets du laboratoire à lexception du groupe d'astroparticules qui est sous-dimensionné. Le nombre faible de doctorants est préoccupant.
Le problème du statut des personnels de lEcole Polytechnique reste ouvert et ne peut quattirer de notre part une réprobation forte. Nous demandons que cette question soit évoquée par le CNRS lors des prochaines discussions à propos de la contractualisation.
Le service électronique doit continuer à faire lobjet de la part de la Direction du laboratoire dune attention soutenue. Il nous semble en effet que la situation est tout à fait rattrapable et même quun début de solution est engagé.
La définition des objectifs scientifiques ainsi que la gestion des moyens (en crédits et en personnel) en fonction de ces derniers, semble seffectuer de façon tout à fait efficace et remarquablement conviviale.
La Commission félicite lensemble du laboratoire pour la pertinence de ses engagements, la grande qualité de ses réalisations et le fort potentiel de ses projets actuels.
Examen à 2 ans du LAPP et des chercheurs affectés
Le LAPP est un laboratoire très dynamique, qui donne l'impression d'une très forte cohésion et d'une bonne interaction entre les différents services. Les groupes du LAPP ont pour la plupart un impact visible et important dans les collaborations, de la construction à l'exploitation des détecteurs et à l'analyse physique.
Toutefois, en ce qui concerne VIRGO, il est difficile au groupe du LAPP et plus généralement aux groupes de lIN2P3 de se faire reconnaître au niveau de lexpérience, malgré des prises de responsabilités importantes. Il serait donc souhaitable que la direction de l'IN2P3 parvienne à aider ces groupes à obtenir un poids dans l'expérience à la hauteur de leurs contributions scientifiques et techniques.
Le soutien technique du laboratoire est en moyenne en adéquation avec les besoins des groupes, à l'exception du groupe CMS malgré ses réalisations majeures sur les cristaux: la situation est cependant en cours de déblocage et le groupe devrait recevoir le support suffisant pour mener à
terme les projets sur lesquels il reste engagé.
Au niveau des effectifs, l'évolution du service d'électronique sera à surveiller dans les 4 ans à venir, de nombreux départs en retraite étant prévus.
Il faut souligner enfin la bonne ouverture du laboratoire sur le monde extérieur, qui se traduit par un nombre élevé de stagiaires et de visiteurs et par un certain nombre d'actions de valorisation.
Renouvellement à 4 ans du GANIL et examen de chercheurs affectés
Le GANIL est le laboratoire qui étudie la matière nucléaire dans les états extrêmes. Il joue pleinement le rôle qui lui est dévolu en délivrant les faisceaux dions lourds que la communauté des physiciens de cette discipline attend. Il développe et réalise les accélérateurs et les lignes de faisceaux qui résultent des projets des physiciens et des décisions des autorités de tutelle en respectant les cahiers des charges et les délais qui lui sont impartis. Il participe et intègre les grands ensembles expérimentaux jusquaux acquisitions de données quil standardise .
Le GANIL confirme son ouverture pluridisciplinaire avec le CIRIL et le secteur biologique. Il assure aussi un bon transfert de technologie.
La diversité et la complexité des charges de travail, combinées avec lévolution des politiques du personnel des tutelles, laisse craindre une surcharge de travail qui ne pourrait plus être assumée par un personnel très impliqué dans ses tâches et dans la démarche qualité quil y associe. Le personnel redoute que léquilibre entre services et R&D soit difficile à trouver dans le futur, en particulier pour le projet SPIRAL phase 2. Il pense quil sera difficile dassurer ces différentes tâches sans embauches nouvelles et/ou une meilleure gestion des projets avec les autres laboratoires.
Une réflexion plus générale concerne le statut actuel de GIE du laboratoire, qui arrive à son terme en 2006. Des consultations avec la communauté scientifique et ses représentants dans les diverses instances représentatives devraient débuter bien avant léchéance.
Enfin la commission note que GANIL a dexcellents atouts pour quune installation européenne de type EURISOL y soit implantée.
Création du GAM (Groupe dAstroparticules de Montpellier)
A la suite de discussions entre luniversité de Montpellier et lIN2P3, une demande de FRE (formation en restructuration) a été déposée et est en cours. La section en a été avisée au premier semestre. Elle est constituée de 3 physiciens permanents, 4 postdocs et thésards, et 2 ITA, avec de plus des postes affichés. Les activités de recherche seront centrées sur les astroparticules (Celeste, recherche de matière noire non baryonique, peut être Antares, Datagrid), en essayant de développer les interactions avec le milieu environnant. Il sagit tout dabord du laboratoire dastrophysique, mais aussi du milieu médical et peut être du laboratoire de Perpignan.
Dun coté cette initiative dessaimage est attractive, cest un projet innovant, qui va dans un sens opposé au monolithisme associé aux grands laboratoires et aux projets lourds. Mais justement ça ne semble pas absolument en phase avec la logique de cohérence des actions, de forte implication technique, voire même de répartition équilibrée que lon rappelle souvent, alors que lon parle de mutualisation à Tolbiac et de forte baisse du potentiel ITA.
La direction explique que lidée dantenne na pas parue pertinente à luniversité, et que dautre part les contributions aux développements logiciels sont aussi des développements essentiels dans les projets.
Par ailleurs le statut actuel de la demande est confus et aucun document nest disponible. Compte tenu des discussions qui ont déjà eu lieu aux deux précédentes réunions de la précédente commission , la section donne un avis favorable de principe pour la création de cette UMR dans le cadre d'un contrat quadriennal avec l'Université de Montpellier 1.
Direction des laboratoires en renouvellement
UMR 7500 IReS avis favorable au renouvellement de Daniel HUSS en qualité de directeur de l'unité
UMR 7553 PCC CdF avis favorable au renouvellement de Daniel VIGNAUD en qualité de directeur de l'unité
UMR 7585 LPNHE PVI avis favorable au renouvellement de JeanEudes AUGUSTIN en qualité de directeur de l'unité
UMR 7638 LPNHE X avis favorable au renouvellement de Henri VIDEAU en qualité de directeur de l'unité
UMR 6417 LSModane avis favorable à la nomination de Luigi MOSCA en qualité de directeur de l'unité
Discussion à propos du nouveau département STIC
Un département à été créé, après diverses vicissitudes, autour des sections 7 et 8 du département SPI. Tout nest pas défini, le conseil de département qui ne sest pas encore réuni doit être considéré comme une assemblée constituante. Même la définition des sections satellites pourrait être remise en question prochainement. Le département PNC est représenté uniquement par A.Falvard, représentant de la commission, puisquil ny a pas eu de nommé de la section 03 dans le département STIC.
Guy Wormser a préparé une liste de points qui pourraient etre développés au sein du STIC:
Datagrid, corba, geant4, root, fermes de déclenchement en ligne, tracabilité des composants, sécurité.
Les personnes qui auraient pu être nommées, JJ Blaising et E.Augé, pourraient faire partie dun comité de réflexion contenant des membres de la section 03, chargé de recueillir les propositions émanant des acteurs de lIN2P3.
Il faut associer largement les laboratoires. Cette initiative pourrait favoriser linterdisciplinarité, voire la reconnaissance de lIN2P3 par les autres départements.
Avenir de l'IN2P3
M.De Jesus, D.Jouan, J.Lefrancois, P.Lutz, P.Quentin, V.Ruhlmann-Kleider, JP Thibaud, vont se coordonner pour évaluer les différentes possibilités, notamment lintérêt éventuel dun grand département qui contiendrait linstitut.
Préparation des concours 2000 (auditions et dates)
Il ny aura pas daudition de DR.
Les jurys sont du 14 au 16 mai. Il faut tenir compte des jours féries 1er mai et 8 mai, et des inconvénients à avoir les auditions découplées ou non des jurys. Finalement on décide de faire les auditions les 2, 3 et 4 mai. Elles se dérouleront à Paris VI, M.Baubillier se charge des locaux. Des experts extérieurs, membres dautres commissions du CNRS, pourront participer aux jurys de concours.
Confirmation de l'affectation des chercheurs recrutés au printemps et désignation de leurs directeurs de recherche
Affectation Directeur de recherche
Eric CHASSANDEMOTTIN CRI EP2122 NICE A. BRI LLET
Helenka PRZYSIEZNIAK CRI LAPP G. SAUVAGE
Laurent APHECETCHE CR2 SUBATECH T.KIRCHNER
Mathieu DE NAUROIS CR2 LPNHE VI VII M. RIVOAL
JeanBaptiste DE VIVIE DE REGIE CR2 CPPM A. ROZANOV
Raphaël GRANIER DE CASSAGNAC CR2 LPNHE.X M. GONIN
Philippe GRIS CR2 LPC CLERMONT D. PALLIN
Frédéric MACHEFERT CR2 LAL J.LEFRANCOIS
Dominique MARCHAND CR2 IPN ORSAY J.ARVI EUX
François MARECHAL CR2 IReS Ph.DESSAGNE
Frédéric PIRON CR2 GAM A. JACHOLKOWSKA
Christelle STODEL CR2 GANIL D. GOUTTE
Avis sur les renouvellement/créations de GDR
Examen : GDR 1053 GREX
Renouvellements : Avis favorable GDR 2287 GEDEON
GDR 501 SUPERSYMETRIE
Création : Avis défavorable en l'état GDR GRAVIR
Représentants de la section dans les conseils de laboratoires
IPNO P.Quentin
LAL V.Ruhlmann-Kleider
Subatech J.Péter
Cas particuliers de chercheurs
Changement d'affectation :
Olivier DRAPIER, IPN LYON , avis favorable à son affectation au LPNHE X à compter du ler avril 2001
Alain FALVARD, LPC CLERMONT , avis favorable à son affectation au GAM MONTPELLIER à compter du ler janvier 2001
Agnieszka JACHOLKOWSKA, LAL ORSAY , avis favorable à son affectation au GAM MONTPELLIER à compter du 1er janvier 2001
Jean DUPRAT, IPN ORSAY avis favorable à son affectation au CSNSM à compter du 1er janvier 2001
Amina ZGHICHE, IRES, avis favorable à son affectation au LAPP (Babar)
Mise à disposition :
Pierre LUTZ, CEA SACLAY , avis favorable à la prolongation de sa mise à disposition du CEA pour 3 ans à compter du 1er janvier 2001
Laurent DUFLOT, LAL, avis favorable à sa mise à disposition auprès de FERMILAB pour un an à compter du le janvier2001
Jacques BOUCROT, LAL , avis favorable à la prolongation de sa mise à disposition auprès du CERN pour 6 mois à compter du ler janvier 2001
Prolongation de détachement :
Chaden DJALALI, IPN ORSAY, avis favorable à la prolongation de son détachement auprès de l'Université de Caroline du Sud pour 6 mois à compter du 1er janvier 2001
Philippe GRENIER, LPC CLERMONT, avis favorable à la prolongation de son détachement au CERN pour un an à compter du ler mai 2001
Patrick FASSNACHT, CPPM, avis favorable à la prolongation de son détachement au CERN pour 1 an à compter du 1er janvier 2001
Reconstitutions de carrières
Au titre de l'article 26, la section donne un avis favorable à la prise en compte de l'intégralité des services antérieurs effectués par:
Jérôme CHARLES CPTh Marseille
Sébastien INCERTI CENBG
Eric CHASSANDE MOTTIN EP2122 NICE
Frédéric MACHEFERT LAL ORSAY
Jean Baptiste DE VIVIE DE REGIE CPPM
Dominique MARCHAND IPN ORSAY
John FRANKLAND GANIL
François MARECHAL IRES
Raphaël GRANIER DE CASSAGNAC LPNHE X
Frédéric PIRON GAMMontpellier
Questions diverses
publications de rang A (demande de la section 14)
la section 14 nous a demandé de produire une liste de publications de rang A. Ceci suscite une certaine surprise, et des interrogations sur les possibles dérives de la bibliomètrie, ainsi que sur une possible inadaptation, pour les chercheurs des grandes collaborations qui ne prennent pas de données pendant plusieurs années pendant la phase de préparation/construction. On va néanmoins chercher à proposer une liste de publications pour compléter celle de la section 14, dans la mesure ou il est bien entendu que ce nest pas une liste limitative mais indicative
participation des B et C, diffusion des dossiers
On souhaite que les dossiers GED soient distribués dans leur intégralité à lensemble des membres de la section. De la même manière on demande que lensemble des membres assistent à lensemble des débats, notamment pour avoir accès à lensemble des informations.
sièges B2 vacants
La direction générale du CNRS confirme que les sièges vacants vont être pourvus en suivant la même procédure que pour les démissions.
ANNEXE 1 Ordre du jour de la session d'automne
Mardi 28 novembre matin (9h30)
1/ Accusé de réception du CR de la session de printemps 2000
2/ Approbation du CR de la réunion des 4/5 septembre
3/ Approbation de l'ordre du jour de la présente session
4/ Exposé de politique générale du Directeur Scient.
5/ Informations diverses du président
6/ Présentation de la formation permanente à l'IN2P3
par le chargé de mission (G. Cosme invité)
7/ Désignation des représentants de la section à la FP.
8/ Examen des demandes de subventions (colloques, écoles,
film, revues,...)
Mardi 28 novembre après-midi (14h)
1/ Examen à 2 ans du CENBG et des chercheurs affectés.
2/ Examen à 2 ans de l'ISN et des chercheurs affectés.
3/ Examen à 2 ans du CCIN2P3.
Mercredi 29 novembre matin (9h) (M. Le Bellac invité)
1/ Exposé de M. Le Bellac (représentant les 2 ministères)
sur la politique de contractualisation.
2/ Renouvellement à 4 ans du LPCC/CdF et examen des
chercheurs affectés.
Mercredi 29 novembre après-midi (14h) (Le Bellac invité)
1/ Renouvellement à 4 ans de l'IReS et examen des chercheurs affectés.
2/ Examen à 2 ans de l'IPNL et des chercheurs affectés.
Jeudi 30 novembre matin (9h)
1/ Discussion à propos du nouveau département (STIC).
2/ Renouvellement à 4 ans du LPNHE Paris et examen des chercheurs affectés.
Jeudi 30 novembre après-midi (14h)
1/ Renouvellement à 4 ans du LPNHE X et examen des chercheurs affectés.
2/ Examen à 2 ans du LAPP et des chercheurs affectés.
Vendredi 1 décembre matin (9h)
1/ critères d'évaluation de la section
(quelques unes des questions abordables éventuellement :
entrants : thésards ou postdocs ?
activités péri-03 (multidisciplinaire, communication,...)
évaluation des activités pluristructurelles (labos,..)
bilan de la précédente commission)
2/ Renouvellement à 4 ans du GANIL et examen de chercheurs affectés.
Vendredi 1 décembre après-midi (14h)
1/ Présentation du GAM, nouveau laboratoire de Montpellier
2/ Avenir de l'IN2P3 (spécificités, nouveaux statuts...)
3/ Préparation des concours 2000 (auditions et dates)
4/ Confirmation de l'affectation des chercheurs recrutés
au printemps et désignation de leurs directeurs.
5/ Avis sur les renouvellement/créations de GDR.
6/ Cas particuliers de chercheurs.
7/ Reconstitutions de carrières.
8/ Questions diverses (suggestions):
activités pluridisciplinaires
relations avec les autres commissions
publications de rang A (demande de la section 14)
GED et nouvelle procédure de rapport
participation des B, diffusion des dossiers
Rapport de conjoncture
Bilan de l'année écoulée / de la précédente commission
ANNEXE 2 : Critères d'évaluation de la section 03 pour les jurys des concours
Méthodologie d'évaluation
L'évaluation se fera à trois niveaux :
. CV et dossier que chaque membre de la commission peut consulter.
. Audition de 20 minutes, par une sous-commission (seulement au niveau CR), avec
10 minutes de présentation par le candidat de ses travaux (transparents conseillés).
. Un rapport évaluant les compétences, qualités et travaux personnels des candidats.
(un rapporteur par candidat)
Critères pour les chargés de recherche
Les qualités et les compétences des candidats seront essentiellement évaluées sur l'activité de recherche et les travaux scientifiques (thèse et éventuellement postdoc). La commission cherchera à clairement identifier la part personnelle du candidat dans les résultats obtenus.
L'évaluation concernera notamment :
le potentiel du candidat, sa créativité, sa curiosité, sa motivation, son dynamisme, ses connaissances théoriques et expérimentales, sa culture générale, son ouverture d'esprit, ses compétences, la fiabilité et la profondeur de son travail, sa ténacité et sa persévérance, sa capacité à travailler en équipe, son potentiel de réaction et d'adaptation à des situations nouvelles, son autonomie, son esprit d'initiative, la reconnaissance externe de son travail, sa pédagogie et ses capacités de communication.
Cette liste n'est pas exhaustive. Elle fournit seulement des points de repère auxquels la commission se référera lors de l'évaluation. Elle ne préjuge pas du poids éventuel de chaque point dans ses décisions. L'évaluation des entrants peut aller au-delà de leur travail de thèse (enseignement, vulgarisation, liens avec les entreprises). Toutefois, un ordre d'importance décroissante va des qualités scientifiques, aux qualités professionnelles, et enfin de communication.
La commission veillera a prendre en compte tous les types possibles de chercheurs de qualité.
Dans le cas de postes fléchés, l'adéquation du candidat au poste à pourvoir sera prise en compte.
Enfin, la commission relativisera son point de vue suivant l'expérience en recherche des candidats.
Critères pour les directeurs de recherche
Un directeur de recherche doit avoir démontré sa capacité à mener des travaux de qualité. Cela n'implique pas obligatoirement la prise de responsabilité. En particulier, ce peut être une expertise pointue, un leadership scientifique, une responsabilité importante d'administration de la recherche, ou même un rôle remarquable en vulgarisation ... L'évaluation prendra donc en compte tous les aspects du métier de chercheur.
L'évaluation pour le passage dans le corps des directeurs concernera notamment :
l'activité de recherche, l'intérêt et l'originalité des sujets, des résultats et des méthodes développées, la créativité du chercheur, la qualité de sa production scientifique, son impact en science, l'apport des mobilités éventuelles, son rôle d'encadrement (stages, thèses, équipe, laboratoire ) reconnu par exemple par une habilitation à diriger les recherches , son rôle dans l'animation, la coordination et la gestion dactivité liées a la recherche, ses apports liés à l'enseignement et à la diffusion de la science, son rôle dans la valorisation et le rayonnement de la discipline.
Cette liste n'est pas exhaustive. Elle fournit seulement des points de repère auxquels la commission se référera lors de l'évaluation. Elle ne préjuge pas du poids éventuel de chaque point dans ses décisions.
Annexe 3 : compte rendu de la réunion de section des 4 et 5 septembre 2000
présents:
Jean-Pierre Barbe, Michel Baubillier, Robert Baumgarten,
Monique Bex, Guy Coignet, Philippe Chomaz, Maryvonne De Jésus,
Jacques Dumarchez, Alain Falvard, Robert Frascaria, Denis Jouan,
Amel Korichi, Jacques Lefrancois, Pierre Lutz, Jean Peter, Philippe Quentin,
Vanina Ruhlmann-Kleider, Alexandre Rozanov, Jean Pierre Thibaud
Direction scientifique : Jean Jacques Aubert, Nathalie Grégoire, Sylvie Verschelde, Guy Wormser
secrétariat du comité national : Anne-Marie Devaux
La réunion sest déroulée en deux demi journées
Le directeur scientifique présente tout dabord une vue densemble des activités et des structures de lIN2P3, et de lévolution des moyens. Pour le nombre de chercheurs si le bilan est largement positif entre 1983 et 1994, conduisant à une augmentation de 74 chercheurs, un pic dans les départs entre 1997 et 1999 ramène laugmentation à seulement +17 entre 1990 et 2000. Avec un nombre dembauches CR de lordre de 13 par ans les effectifs devraient être stables pendant les trois prochaines années, actuellement 461 chercheurs dont 200 DR, avant quun nouveau pic de départs ne survienne.
Par contre au cours des cinq dernières années leffectif ITA est passe de 1738 à 1545, une baisse qui na cependant pas affecté le nombre de postes dingénieurs. Cette diminution des effectifs correspond à un budget de 75 MF, sur 741MF consacrés aux salaires (ITA+chercheurs) à lIN2P3. Cette somme importante na pas été récupérée sur les moyens financiers qui ont aussi diminué de 10%, de 275 à 250 MF, dans la même période. Cette diminution à été supportée essentiellement par les « programmes de linstitut » qui ont perdu 18MF sur 56, tandis que le soutien de base aux laboratoires et les opérations scientifiques restaient stables (108MF), et que les grands équipements augmentaient leur dotation.
Il faudrait augmenter les contributions européennes qui ne sont que de lordre de 3 MF et qui sont très peu développées en physique des particules. Le directeur souhaite que les relations avec les universités soient plus fortes. Il faut augmenter le nombre denseignants plutôt que de personnels CNRS qui vont disparaître , et il faut des implantations nouvelles dans les universités. B.Tamain est chargé de mission par lIN2P3 sur ce sujet. La valorisation doit aussi être recherchée. Les financements par contrats sont très inférieurs à ce qui est réalisé dans les autres secteurs du CNRS, de lordre du pour cent de ce qui se fait en SDV, SPI ou SCH. En 1999 le volume était de 21MF dont 9 pour ELYSE (accélérateur) et 5 pour la radiochimie. Les activités pluridisciplinaires doivent être encouragées. Les relations avec le CEA devraient être approfondies, par des réunions de direction communes ainsi que dans le cadre des conseils scientifiques. Les présidents duniversités souhaitent participer davantage à la définition de la politique scientifique de linstitut. Les décisions vont se prendre de façon croissante au niveau européen, des structures existent comme CERN ou NUPECC, dautres sont à créer comme APPEC.
Pour le moment le problème posé par labsence de liste B2 nest pas résolu. Il y a un vide juridique.
Les interventions portent notamment sur
Le changement de statut CNRS en principe imminent et ses effets, à la fois pour linstitut, la structure des instances (conseil scientifique) , et le mode de prise en compte du rapprochement avec le CEA.
La stabilité évoquée du nombres de postes CNRS pour les prochaines années dans un contexte de disparition des postes de chercheurs à plein temps lui aussi évoqué simultanément.
La simplification du mode de rapprochement IN2P3/CEA proposé, quil aurait été plus rentable de considérer dès le départ
Lattention à apporter à la valorisation, et aux opportunités de contrats à ne pas laisser passer, mais le danger de ne mesurer limpact quà travers le nombre de contrats. Lexemple du rôle important joué par la physique des particules dans le développement initial du web montre bien quil peut aussi exister des retombées très importantes de la recherche publique qui ne passent pas nécessairement par des contrats.
La nécessité de trouver une solution rapidement pour compléter la composition de la section (une motion jointe en annexe a été rédigée par la suite).
Cette réunion est suivie dune présentation générale du fonctionnement du comité national par F.Rojouan en présence des membres des sections du département SDU.
Des questions évoquent notamment les modalités de diffusion des informations concernant les débats qui ont lieu dans les sections, et les limitations concernant les contacts entre rapporteurs et candidats dans les concours de la fonction publique, ainsi que les impératifs dun fonctionnement démocratique électif.
La deuxième demi journée est consacrée à la désignation de membres dans diverses instances statutaires du département PNC (conseil de département) et de linstitut IN2P3 (conseil de direction, conseil scientifique). La séance commence par la désignation du président. Cette première phase est présidée par M.Baubillier, en présence de Jean Jacques Aubert, qui exprime le souhait que les différents organismes soient représentés dans les instances
Après une discussion générale ou sont évoqués:
lindépendance de la commission, son rôle dans la démocratie à lIN2P3
la complémentarité vis à vis de la direction de linstitut
le besoin de transparence donc de diffusion de linformation
le dialogue avec les candidats, et leur information
lévaluation et laccompagnement éventuel du chercheur
la prise en compte de tous les laboratoires par les membres de la commission quelle que soit leur appartenance propre
loptimisation des procédure, notamment des votes
les risques associes à lérosion des moyens de recherche
le rôle de prospective scientifique de la commission, limportance des choix daffectations et des affichages, auxquels elle devrait donc être associée.
la reconnaissance de limportance de la diffusion des connaissances (sfp, etc..)
la section passe à la phase de désignation du président, hors de la présence du directeur scientifique qui revient ensuite pour nommer les deux membres du bureau. Puis la section désigne son secrétaire scientifique, est unanime à décider la présence dun élu C au bureau et le choisit. Enfin sont désignés des représentants dans les différentes instances.
Président: Pierre LUTZ
autres membres du bureau:
Élus: Denis JOUAN Secrétaire
Philippe QUENTIN
Nommés: Alain FALVARD
Michel BAUBILLIER
Membre C élu: Monique BEX
Conseil Scientifique:
Membre C : Monique BEX
Membres B : Maryvonne DE JESUS
Amel KORICHI
Membres A : Philippe CHOMAZ
Jacques DUMARCHEZ
Jacques LEFRANCOIS
Jean PETER
Jean-Pierre THIBAUD
Conseil de Département :
Robert BAUMGARTEN,
Monique BEX,
Pierre LUTZ
Conseil de Direction :
Membres C :
Robert BAUMGARTEN
Monique BEX
Membres A :
Jacques DUMARCHEZ
Robert FRASCARIA
Vanina RUHLMANN-KLEIDER
Comité de Programmes :
Astroparticules : Maryvonne DE JESUS
Environnement : Philippe QUENTIN
Dynamique de la société : Le bureau décidera
Commission gestion de la Recherche :
(chaque section propose des candidats qui sont ensuite choisis par une élection où les membres du comité national , toutes sections confondues, votent)
Propositions de candidats:
Membre A: Jean-Pierre THIBAUD
Membre B: Denis JOUAN
Comité des bourses CERN
Propositions : Nicole WILLIS
Guy COIGNET
Etienne AUGE
Dominique PALLIN
Comite dévaluation de Strasbourg le 10 octobre :
Michel Baubillier
Annexe : Motion unanime de la section :
La section 3 du Comité National de la Recherche Scientifique réunie le 5 septembre 2000, regrette labsence de liste candidate dans le collège B2, et se déclare très préoccupée du manque qui en résulte en son sein de deux des cinq représentants de rang B prévus par les textes réglementaires.
Ceci appauvrit la composition de la section et la distord en diminuant le nombre de membres jeunes et de représentants non-CNRS (Universités, grands organismes de recherche comme le CEA), en contradiction avec la volonté du législateur. De plus, particulièrement dans la section 03 ou le nombre de dossiers à suivre est lun des plus élevés du comité national, ceci ne peut quêtre dommageable au travail dexcellence demandé pour lévaluation des chercheurs et leur recrutement.
La section 03 du CN demande donc que tout soit mise en uvre le plus rapidement possible afin quune situation normale soit rapidement retrouvée.
EXAMEN à deux ans DU CENBG UMR 5797
Octobre 2000 (A.Falvard, J.P.Thibaud)
A - PRESENTATION GENERALE DU LABORATOIRE
Le Centre dEtudes Nucléaires de Bordeaux-Gradignan est une unité mixte CNRS-Université de Bordeaux 1. Il est dirigé depuis avril 1997 par P.Aguer, Directeur de Recherches au CNRS, assisté par Madame Marie-Madeleine Aléonard, professeur des Universités. La direction est conseillée par un conseil de laboratoire, un conseil scientifique. Les autres instances où siègent des représentants du personnel sont la Commission du Personnel et la Commission Hygiène et Sécurité. Le laboratoire est installé dans un domaine situé à quelques kilomètres du Campus de Talence où sont rassemblés les laboratoires relevant de lUniversité.
Les effectifs et leur évolution
EFFECTIFS 2000 EVOLUTION 97 2000Chercheurs CNRS 16 + 2Enseignants chercheurs 19 + 3Doctorants 16 0Personnels techniques 39 + 2 % Ingénieurs 51 % CDD et CES 1
On peut noter :
Des effectifs chercheurs et personnels techniques en augmentation.
Une pyramide des ages (voir figure en annexe) indiquant un départ à la retraite massif à partir de 2004 -2009 pour les chercheurs, et de 2003 environ pour les personnels techniques.
Un taux de mobilité et de renouvellement important à la fois chez les chercheurs et les personnels techniques. Ceci indique le caractère attractif du laboratoire, certainement pas uniquement attribuable à la douceur de vivre du Sud-Ouest.
Avec un taux denviron 0.4 doctorant par chercheur, le CENBG participe activement à la formation des jeunes chercheurs.
Un rapport ITA/chercheur denviron 1.2
le budget (kF)
AnnéeSoutien de base IN2P3AP IN2P3Equipement UniversitéFluidesRégionRessources propres199833052261112490 81044 3 199931259601124908301000 200032131484112480( 550(300
En 2000, une fois les frais fixes assumés, les services se répartissent 616 kF et la physique dispose de 1505 kF, ce qui apparaît modeste en regard des réalisations du laboratoire. On pourra noter par ailleurs un financement significatif de la Région.
B - ACTIVITES SCIENTIFIQUES
ASTROPARTICULES
(3 CR1,1CR2,1MC2,2DOC ) (1I et 2T sont en permanence sur le site de Thémis)
Ce groupe, constitué en 94, sest rapidement étoffé : depuis le dernier examen par la section (1998), on note larrivée de deux CR1 (mobilité interne) et dun CR2 (recrutement direct) pour un seul départ (retraite). Cest donc actuellement une équipe bien structurée qui a su en quelques années simposer comme un élément pivot dans lexpérience CELESTE dont le responsable de léquipe, D. Smith, est dailleurs devenu coordonnateur. Avec sa capacité actuelle de 40 héliostats, bientôt portée à 54, CELESTE a prouvé ses potentialités en observant dans de bonnes conditions des photons de 50 GeV en provenance des sources de référence que constituent la nébuleuse du Crabe et le noyau actif de galaxie Markarian 421. La publication des résultats dans une revue dAstrophysique devrait rapidement matérialiser lintérêt de cette gamme dénergie que CELESTE est seul à couvrir actuellement. Les observations (étude des pulsars et recherche de nouveaux blazars), vont occuper les trois ou quatre années à venir car léquipe a choisi de privilégier maintenant la physique plutôt que le développement instrumental. Parallèlement, elle prépare lavenir à moyen terme (2005), en orientant une partie de ses activités sur le projet GLAST. Cet objectif implique un investissement important du service délectronique local, grâce auquel elle a déjà pu prendre la responsabilité de linstallation puis de la gestion de lélectronique dacquisition de CELESTE.
La vision qua léquipe de son avenir ainsi que sa démarche globale apparaissent très cohérentes. Elle a su parvenir rapidement à une dimension adéquate. De ce fait, les inquiétudes qui se manifestaient au sein du groupe il y a deux ans, quant à une possible marginalisation de leurs activités au sein du CENBG, nont plus lieu dêtre. Au contraire, cette équipe est certainement un des points forts sur lesquels le laboratoire peut sappuyer
NOYAUX EXOTIQUES
(1 CR1,1CR2,1MC,1POST-DOC ,1DOC ) (1PR,1CR1,1MC sur le départ)
Depuis le dernier examen du laboratoire, ce groupe a fait preuve dune activité scientifique impressionnante quant à sa qualité et son volume : deux publications dans PRL, plusieurs autres dans Physical Review avec, en point dorgue, la découverte à juste titre très médiatisée du noyau doublement magique 48Ni au GANIL.Dans le cadre général de létude des noyaux exotiques, le programme du groupe comporte trois volets : recherche dun nouveau type de radioactivité dans laquelle deux protons seraient émis simultanément, étude de linteraction faible à travers des mesures de spectroscopie (, mesure de masses au GANIL en utilisant un cyclotron comme spectromètre de masse. Les expériences ont lieu essentiellement au GANIL et à Jyvaskyla.
Le groupe uvre donc avec un grand succès dans ce qui est un des axes prioritaires du CENBG et de lIN2P3. Il est très important que la qualité de ce travail demeure à un moment où SPIRAL est sur le point de démarrer. Le groupe et le laboratoire se sont beaucoup investis dans ce projet à travers létude et la réalisation de la plate-forme du spectromètre VAMOS. Les départs au sein du groupe doivent être compensés prioritairement.
INTERACTIONS FONDAMENTALES NEMO
(1DR1,1CR1,1CR2,1PR,1MC,1DOC) (1DR2,1I sur le départ)
Ce groupe a dimportantes responsabilités spécifiques dans le projet NEMO : test et montage des scintillateurs qui sont pratiquement achevés, tests de mise en route in situ du calorimètre et son suivi (il est prévu maintenant que lensemble du calorimètre soit opérationnel a la fin de 2001), mesures de radioactivité des différents matériaux entrant dans la fabrication de NEMO3. Les responsabilités de Ph.Hubert et F.Leccia (directeur du LSM et chargé de mission à lUFR de physique respectivement) et les départs de deux membres du groupe (1DR et 1I) à la suite de tensions internes alourdissent les tâches prioritaires des membres restants de
léquipe sur NEMO3. Elles rendent par ailleurs impossible toute activité hors NEMO3 dans le domaine des radioactivités ultra-faibles. Cest pourtant un domaine dans lequel deux des membres du groupe comptent parmi les meilleurs experts mondiaux. Ces considérations et le profil des ages des chercheurs (voir annexe) rendent légitimes de préparer lavenir de léquipe après NEMO. Nous recommandons que cette question soit abordée de manière positive et ouverte afin de ne pas risquer de démotiver léquipe à un moment important de la vie de NEMO3. La physique du neutrino comporte des enjeux essentiels pour nos disciplines. Elle passionne à juste titre les membres du groupe et particulièrement les plus jeunes. Leur souhait de voir de développer un après-NEMO dans le cadre de cette physique nous apparaît donc légitime et constituer un choix fort pour le laboratoire, à condition que le potentiel humain de léquipe puisse être préservée
PHYSIQUE THEORIQUE
(1DR,1CR ,3PR,4 MC,6DOC)
Lactivité de ce groupe sarticule autour de quatre thèmes : la structure et les excitations élémentaires du noyau avec deux sous-groupes (1 PR et 1 MC nouvellement embauché ainsi que 4 doctorants dune part, 1CR et un doctorant dautre part), la physique hadronique (1PR, 2MC et 1doctorant), la physique du rayonnement cosmique (1PR) et la physique des lasers avec application à de nouvelles techniques daccélération dions (1 DR de la 02 ).Compte tenu du profil des ages indiqué en annexe, un resserrement des thèmes autour de la physique du noyau (et des systèmes finis de fermions) et la physique hadronique se dessine. Les interactions avec les expérimentateurs du laboratoire se manifestent soit par des études en commun (astroparticules) soit à travers des discussions plus informelles qui contribuent à lanimation scientifique du laboratoire. Dans ce cadre, le groupe de physique théorique sinsère finalement bien dans le paysage du CENBG et contribue favorablement au support théorique dont ont besoin nos disciplines. Léquipe comporte une grande proportion duniversitaires et demande fortement que le niveau CNRS dembauche de jeunes et de promotions en physique théorique nucléaire progresse enfin.
HAUTS SPINS HAUTES DEFORMATIONS
(3PR,3DOC,1MC,1Postdoc,1AI) (1DR,1MC sur le départ)
Dans le cadre des projets EUROGAM puis EUROBALL, cette équipe étudie les états nucléaires très déformés, en sappuyant sur lutilisation dun détecteur de particules 4( , DIAMANT. Cet ensemble, conçu et fabriqué au laboratoire en collaboration avec des équipes italienne et hongroise a été largement utilisé comme détecteur ancillaire de lensemble EUROBALL. Il est le pivot de deux expériences que léquipe effectuera dans les prochains mois. Parallèlement, sur la lancée dun programme impulsé par JF Chemin sur les interactions noyau-cortège électronique, léquipe a obtenu des résultats marquants et très originaux tels que la mise en évidence dun nouveau type de conversion interne dans lequel létat final électronique est lié. Dans la même problématique, des travaux sur lexcitation détats nucléaires par lasers de puissance se sont développés depuis deux ans. Cet axe détude sinsère bien dans la politique scientifique développée par luniversité de Bordeaux qui privilégie la physique des lasers de puissance. Léquipe a ainsi pu recruter récemment un jeune maître de conférences spécialiste des lasers. Cette équipe, maintenant uniquement constituée denseignants-chercheurs, a pu développer jusquaprès-en une activité diversifiée et de haute qualité. Cependant le profil des ages et le départ récent de deux membres de léquipe va imposer une concentration des thèmes en direction de laxe lasers. Ce thème, avec ses développements potentiels vers les problèmes daccélération de particules dans les plasmas (y compris astrophysiques), peut être une bonne occasion de rencontre entre les thèmes chers à lIN2P3 et ceux prioritaires localement.
GROUPES HYBRIDES
A - (1CR,1VE)
B - (3DR,2MC)
Les études liées aux systèmes hybrides ont été initiées au CENBG il y a plusieurs années par S.Andriamonje (groupe A), assisté ponctuellement par des visiteurs étrangers. Il a surtout développé son activité au CERN avec une action décisive dans la définition et le démarrage du projet n_TOF dont il assure actuellement la coordination pour le groupe IN2P3. Parallèlement, il a été à lorigine il y a deux ans de développements locaux sous la forme dune mesure de la section efficace de la réaction 232 Th(n,()233Th. Ces expériences ont été faites au Van de Graff par une équipe regroupant de nombreux chercheurs du laboratoire, parmi lesquels G.Barreau un spécialiste de la fission et des mesures neutroniques. Cette activité, et dautres mesures menées au tandem dOrsay, ont conduit à la constitution dune autre équipe (groupe B) qui entend sengager pleinement dans la physique des réacteurs hybrides, sur un programme de mesure de sections efficaces par neutrons. La constitution dun groupe unique achoppe sur des problèmes dorientations scientifiques et corollairement sur le choix du responsable. Nous souhaitons évidemment que la situation de blocage actuel évolue. Les travaux déjà effectués, largement soutenus par GEDEON et lEurope, et les programmes à venir sont excellents ; une équipe solide sest rapidement constituée. Ces points favorables devraient permettre au CENBG de prendre à terme une place de choix dans la physique des systèmes hybrides. Dans limmédiat, Il conviendra sans doute que le laboratoire fournisse aux deux groupes, sous la forme organisationnelle la plus appropriée, les moyens de travailler en attendant que la situation actuelle, très récente, se décante ( larrivée dune personnalité forte dans ce secteur devrait y contribuer). Lorganisation de cet axe de recherches sera débattue au prochain conseil scientifique du laboratoire.
INTERFACE PHYSIQUE BIOLOGIE
(1PR,1MC,2DOC)
Le chercheur impliqué dans ce programme a reçu le renfort dune maître de conférences nouvellement embauchée. Ce groupe exploite les faisceaux et micro-faisceaux du Van de Graaff pour la mise au point de différentes techniques danalyse appliquées à des problèmes biologiques de grand intérêt : on a ainsi pu au CENBG irradier ion par ion des cellules uniques en prédéterminant les points dimpact avec des précisions suffisantes pour atteindre tel ou tel constituant de la cellule. La résolution de ce défi technique permet le développement détudes importantes sur les risques liées aux irradiations à faible dose et certains mécanismes cellulaires fondamentaux. Dautres applications concernent la physique des matériaux.
Il nous paraît important que ces activités continuent à se développer au CENBG, dabord à cause de leur intérêt propre, ensuite parce quelles sont loccasion dune insertion forte du laboratoire dans lenvironnement universitaire et régional, favorisée par leur aspect multidisciplinaire. Cette insertion devrait encore se renforcer grâce au projet de nouvelle machine locale dont nous traitons plus loin, projet piloté par ce groupe.
ARCANE (1personne)
Arcane est une structure de transfert de technologie, gérée par lADER Aquitaine, qui réalise des prestations de service en micro-analyse de matériaux pour diverses entreprises et laboratoires de lUniversité, en utilisant les faisceaux du Van de Graaff.
LES SERVICES TECHNIQUES
Comme il est indiqué au début de ce rapport, les effectifs des groupes techniques sont en augmentation depuis 1998, ce qui, outre les tâches indispensables de gestion quotidienne, a permis la réalisation de différents projets marquants, par exemple : contribution notable au projet VAMOS , étude et réalisation du mur de scintillateurs pour NEMO3, développements importants en électronique pour lexpérience CELESTE. Le CENBG peut ainsi participer pleinement à des expériences impliquant de forts développements dappareillage.
Service informatique (3I,1AGT) Ce service était encore récemment très sous-dimensionné. Avec larrivée depuis 98 de deux ingénieurs (AFIP), il est maintenant à même de mener à bien les tâches daide aux utilisateurs, de gestion des ressources informatiques et du réseau et dinstallation et de développement de logiciels.
Service Electronique (3I,2AI,1T,1CDD) Ce service a été renforcé récemment par larrivée d1 AI. Ses compétences techniques et sa taille actuellement raisonnable ont permis au laboratoire, comme il est relevé plus haut, davoir un impact visible dans les grands projets par des réalisations dampleur et de qualité Pour maintenir ce niveau, les effectifs doivent rester sensiblement au même niveau et la formation et léquipement dans les technologies les plus en pointe se développer.
Service Mécanique Maintenance Campus (3I,3AI,2,5T,2AJT) Le service assure dune part lentretien des locaux (2-3 agents), dautre part létude, la conception (4 agents) et la réalisation (3-4 agents) dappareillages. De belles réalisations de grande ampleur (VAMOS par exemple) sont à lactif de ce service. Une préoccupation cependant : la diminution des effectifs de latelier qui commence à rendre difficiles les interventions plus modestes mais indispensables. Si elle se poursuivait, cette décroissance rendrait problématique le soutien au jour le jour nécessaire aux diverses expériences (et ce encore plus dans loptique dune nouvelle machine sur le site du CENBG). Des souhaits pour une souplesse accrue dans ces interventions ponctuelles sont dailleurs déjà apparus.
Instrumentation Van de Graaff (4I,1T) - Ce service soutient le développement en instrumentation des diverses équipes du laboratoire et assure la maintenance du Van de Graff et lassistance aux équipes y travaillant. Deux agents extérieurs à ce groupe restent détachés dans les équipes. Le système fonctionne. Il devra sans doute évoluer si le projet de nouvelle machine aboutit car un support spécifique plus étoffé sera alors nécessaire. Cette évolution est dès maintenant préparé par larrivée dun IR (AFIP).
Administration (8 Adjoints,1CEC) Il ny a pas actuellement de responsable du service(AFIP demandée). Par ailleurs, bien souvent, les catégories des agents ne correspondent à leur niveau de responsabilités effectif. Cette situation déjà ancienne a commencé à évoluer dans le bon sens puisque des CES ne sont plus affectés à des tâches de responsabilité comme naguère. Il faudrait que cette évolution se poursuive dans le sens dune adéquation des niveaux de carrière avec les tâches effectués.
PRODUCTION SCIENTIFIQUE
Entre 1998 et 2000, plus de 40 articles ont été publiés dans des revues à comité de lecture (dont plusieurs dans PRL et PL), ce qui apparaît très satisfaisant. La distribution des publications est contrastée selon les équipes, ce qui sexplique largement par les différences de nature entre les expériences. Les participations aux conférences (dont lune organisée à Bordeaux sur les micro-faisceaux) sont multiples et les collaborations la règle. Les soutenances de thèse sont au niveau du nombre de doctorants.
C - POINTS PARTICULIERS
PROGRAMME AIFIRA
Ce projet vise à remplacer laccélérateur Van de Graaf actuel (4 MV, date de mise en service 1967) par une machine de dernière génération. Il est porté par le CENBG et par le Laboratoire de Chimie Nucléaire Analytique et Bio-Environementale (LCNAB, UMR de lUniversité de Bordeaux 1 et du CNRS). La coordination est assurée par Ph. Moretto animateur du groupe « interface physique biologie ». Les objectifs scientifiques concernent des études fondamentales et appliquées dans les domaines des sciences de la vie, de lenvironnement, des matériaux, de la physique nucléaire (aval du cycle électronucléaire). Le projet sappuie sur les compétences actuelles des deux laboratoires, aussi bien dans le domaine de lanalyse et de la caractérisation (micro-faisceau), que dans celui des mesures neutroniques et des mécanismes de fission pour la physique nucléaire. Il consiste à acheter clés en main une machine de 3.5 MV accélérant p, d et ( avec une intensité de plus de 50 (A et une stabilité de 10-5. Y serait associée une nouvelle ligne micro-faisceau plus performante qui assurerait une part importante des expériences La machine serait implanté sur le site actuel du CENBG. Le projet, dun coût total de 16 MF, est inscrit au contrat de plan Etat-Région 2000-2006 pour un montant de 12MF dans lequel le CNRS devrait intervenir via lIN2P3 et le département Chimie. Limplantation sur le site est espérée pour fin 2003. Ce projet a été approuvé par le Conseil Scientifique de lIN2P3 au printemps 2000.
Nous pensons que ce projet est un atout important pour le laboratoire et quil doit être soutenu. Il est basé sur des programmes scientifiques de grand intérêt qui ont dores et déjà connu des développements impressionnants au Van de Graff et bénéficieront du support de personnels techniques très compétences dans ce domaine. Par ailleurs ce projet se fonde sur une action pluridisciplinaire en collaboration avec dautres laboratoires de lUniversité de Bordeaux 1 et en liaison avec des entreprises. Cest un moyen idéal pour rendre plus fort le degré dinsertion régionale du CENBG, déjà appréciable. Limplication nécessaire de physiciens nucléaires du laboratoire existe, essentiellement à travers les mesures concernant les systèmes hybrides. Elle mériterait sans doute dêtre précisée le moment venu à travers un programme détaillé de mesures.
Le Cenbg dans son environnement local
Les relations du CENBG et de lUniversité sont déjà fortes. Elles se manifestent notamment autour des thèmes scientifiques moteurs de lUniversité comme la physique des lasers de puissance ou linterface Physique Biologie. Ceci représente un atout fort pour le laboratoire, en permettant notamment lémergence et le développement de programmes pluridisciplinaires, souvent plus difficiles à mettre en oeuvre au sein du CNRS seul. Les projets du groupe HSHD pourrait en être un bon exemple dans le futur proche. Il est à noter, dans le même registre, limplication importante de nombreux collaborateurs du laboratoire dans la marche de luniversité, puisquon compte parmi eux un chargé de mission à lUFR de Physique, un responsable au niveau licence, un responsable du DEA et le directeur de lInstitut de Physique Fondamentale (Institut regroupant quatre laboratoires de physique de luniversité). Au-delà de son aspect intellectuellement satisfaisant, cette insertion dans luniversité a des répercussions tangibles comme le nombre élevé (relativement à dautres laboratoires) de recrutements au niveau de maître de conférences, soit 5 entre avril 97 et octobre 2000.
Ces relations avec luniversité peuvent susciter ici ou là, au sein du laboratoire, des inquiétudes quant à une éventuelle contradiction entre les thèmes prioritairement soutenus par lIN2P3 et lUniversité respectivement. On peut cependant observer que, sur les cinq recrutements « Université » dont on vient de parler, trois ont renforcé des équipes engagées sur des thèmes « premiers » de lIN2P3, et les deux autres des équipes à la valeur incontestable et qui représentent aussi lavenir du laboratoire à travers une approche plus interdisciplinaire.
Fonctionnement des instances représentatives et action de la direction
Ces instances (Conseil de laboratoire, Conseil scientifique, Commission du personnel, Commission hygiène et sécurité) fonctionnent régulièrement. Nous recommandons que le Conseil scientifique restreint souvre à des représentants des personnels techniques, lorientation scientifique pure ne pouvant être décorrélée des aspects plus directement techniques. Comme partout, mais sans que cela ne conduise à des problèmes aigus, des incompréhensions apparaissent ponctuellement vis-à-vis de laction de la direction. Ces tensions, inévitables, pourraient être réduites par encore plus de dialogue. A ce propos, le problème récurrent du déménagement sur le site du Campus de Talence nest sans doute plus dactualité pour longtemps compte tenu, entre autre, de limplantation sur le site de la nouvelle machine. Linsertion forte dans lUniversité nous paraît dailleurs être davantage liée au succès de ce projet quà une question de proximité géographique. Par ailleurs, une action plus mesurée de la direction vis-à-vis du devenir dune des équipes (voir plus haut) nous paraît souhaitable. Finalement, laction globale de la direction nous paraît contribuer positivement à la trajectoire ascendante du laboratoire.
D - CONCLUSIONS
Le Centre dEtudes Nucléaires de Bordeaux-Gradignan donne une remarquable impression de mouvement et de dynamisme et le bilan global révèle une évolution très positive : émergence très rapide au meilleur niveau de léquipe dastroparticules, résultats très remarqués obtenus par les groupes des Exotiques et des Hauts spins, contribution réussie au démarrage de NEMO3, activité du groupe de physique théorique et ouvertures pluridisciplinaires novatrices autour du Van de Graaff. Ce dynamisme se manifeste encore par une implication croissante dans les problèmes liés à laval du cycle nucléaire et par la maturation du projet AIFIRA. La réussite de ce projet est très importante car il permettra le développement de recherches pluridisciplinaires de pointe et la consolidation de relations fortes avec lUniversité. Cette dimension régionale et universitaire est un atout du laboratoire qui peut aussi être conforté par le développement dun autre axe de recherches autour des lasers de puissance.
La marche ascendante du laboratoire se reflète dans laccroissement significatif des effectifs en chercheurs et personnels techniques, accroissement qui na pas été accompagnée dune augmentation des crédits. Une telle augmentation nous paraîtrait justifiée dans labsolu, mais doit être, in-fine, jaugée de manière relative.
Le corollaire du dynamisme du CENBG est lapparition de beaucoup daxes de recherche, tous justifiables individuellement. Comme il nest pas sûr, malgré la qualité soulignée des recherches, que les effectifs et les moyens budgétaires puissent suivre à un niveau suffisant, des choix seront sans doute à terme nécessaires. Pour limmédiat, nous retenons lévolution très positive de ce laboratoire avec un ensemble de recherche de qualité et certains succès particulièrement marquants.
ANNEXE
PYRAMIDES DES AGES
EMBED MSGraph.Chart.8 \s
Groupes de physique
Examen à deux ans de lISN Grenoble
8 novembre 2000
Guy Coignet et Jean Péter
Organisation générale du laboratoire
LInstitut des Sciences Nucléaires de Grenoble est implanté sur le polygone scientifique de Grenoble, parmi de nombreux laboratoires nationaux et européens. Cest une UMR sous la triple tutelle du CNRS/IN2P3, de lUniversité Joseph Fourier, et de l Institut National Polytechnique de Grenoble. Le directeur est J. Chauvin depuis 1995. Il est assisté par les conseils réglementaires dont le Conseil dUnité (Conseil de labo) et le Conseil Scientifique qui comporte 4 membres extérieurs.
Il compte 40 chercheurs CNRS, 24 enseignants-chercheurs de lUJF et 7 de lINPG, soit un total de 71 permanents auxquels sajoutent 3 ATER et 26 doctorants. Le personnel technique et administratif compte 100 personnes, essentiellement des ITA CNRS : 69, des TPN : 26 et seulement 5 IATOS de lUniversité.
Les chercheurs et enseignants-chercheurs se répartissent dans les domaines scientifiques détaillés plus loin. Les services techniques sont communs : mécanique, électronique, informatique, physique des accélérateurs, détecteurs et instruments, sources dions, services généraux et administration. Le secteur Transfert de technologie et valorisation associe les personnels chercheurs et techniques.
Lévolution du budget depuis 5 ans est présentée sur le tableau suivant. On note leffet de larrêt de laccélérateur SARA (dont le retrait de service est envisagé) et la part croissante des contrats.
Dotations(KF) 19961997199819992000(au 1/11)CNRS-IN2P31361013828161991253912789MENRT-UJF444420954384944Contrats22721893126017365083Total1632616141184131465918817
La réorganisation consécutive à larrêt de SARA et à labandon du projet PIAFE est terminée. Les personnels de laccélérateur se sont reconvertis dans dautres services et les nouvelles tâches sont bien acceptées.
Enseignement
LISN est impliquée fortement dans 2 DEA : « Physique de la Matière et du Rayonnement » et « Méthodes de Physique Expérimentale » et, faiblement, dans le DEA « Energétique Physique » fondé en 1997 à lINPG. 27 thèses ont été soutenues ces 4 dernières années.
Activités scientifiques
Elles se répartissent en 7 secteurs : Quarks et leptons, Neutrinos et astroparticules, Physique hadronique, Réacteurs hybrides, Matière nucléaire, Physique théorique, Transfert de technologie et valorisation.
Quarks et leptons
Expérience ATLAS au LHC 6 CNRS, 1 ATER, 1 visiteur, 2 doctorants.
Activités essentielles : construction, assemblage, test de la moitié des 64 secteurs du pré-échantillonneur central à argon liquide , développement des programmes du calorimètre à argon liquide ; les coordinateurs de ces deux groupes appartiennent à lISN. Cette année lISN a pris en charge une grande partie de la cryogénie de largon liquide. Egalement, travaux sur les liens optiques,
Les tests au CERN en 1999 ont démontré lamélioration de la mesure dénergie totale apportée par le pré-échantillonneur.
Etude prospective de la recherche de Neutrinos lourds. Etudes en cours des capacités attendues dATLAS dans les mesures de précision de la violation CP dans les désintégrations des mésons B.
Enfin un projet de tomographie à émission de positons utilisant du xénon liquide est en cours détude avec la construction dun prototype.
Delphi au LEP 2 CNRS, 1 ES, 1 doctorant.
Leffectif diminue lentement, les travaux devant se terminer dans environ 2 ans. Les analyses effectuées portent sur la recherche de particules super-symétriques dans le cadre du modèle MSSM avec violation de la parité R : pas de signal observé; après avoir fait des présentations à des conférences, des publications concernant les nouvelles données sont en préparation. Expérimentalement, léquipe a été chargée de la coordination des prises de données en 2000 et de la maintenance de la station de gaz du RICH avant.
D0 au laboratoire Fermi. 1 CNRS, 2 ES, 1 ATER, 2 doctorants.
Cette équipe a été créée depuis lexamen de 1998.
Des analyses sur la recherche de particules super-symétriques sont effectuées sur les données du run I. La préparation du run II concerne des logiciels : identification des électrons, étiquetage des quarks b, Monte-Carlo pour simuler des particules super-symétriques. Expérimentalement, léquipe met au point une cellule de mesure de la pureté de largon liquide. Limportance du budget missions pose des difficultés. Cette équipe souhaite être renforcée.
Neutrinos et astroparticules.
Neutrinos 5 CNRS, 4 ES, 2 doctorants)
Après des mesures sur la recherche du moment magnétique du neutrino au Bugey avec le détecteur MUNU, léquipe a commencé sa deuxième campagne (été 2000-juin 2001) . Le but est dobtenir une précision de 3 . 10-11 Magnethon de Bohr. Dautre part léquipe participe à la collaboration LENS qui veut mesurer les oscillations des neutrinos solaires. Létude faite à lISN a permis déliminer les cristaux de GSO comme cible pour un tel détecteur et de commencer des essais avec un semi-conducteur InI.
AMS sur la Station Solaire Internationale 1CNRS, 2ES, 2 visiteurs, 2 doctorants.
Les données recueillies par le spectromètre magnétique AMS01 lors du vol navette précurseur en 1998 ont permis à l équipe de rechercher des antiprotons et d étudier la composante de particules sous la coupure géomagnétique. Le détecteur AMS02 qui doit être installé sur la navette à lautomne 2003 est en cours de préparation. Léquipe participe à la construction de limageur danneaux Cherenkov (RICH) ; dans ce but elle effectue des simulations de la détection disotopes du Be. Un prototype de deuxième génération va être construit. Cette équipe a besoin dun renfort en chercheurs CNRS.
Archeops sur ballon-sonde 3 CNRS, 2 ES, 3 doctorants.
Le but est de mesurer les anisotropies du rayonnement cosmique à 3 K à haute résolution, à laide de bolomètres. Ceux-ci sont installés dans le ballon-sonde Archeops pour lequel lISN a contribué à létalonnage au sol (table de pointage et logiciel de pilotage). LISN est fortement impliqué dans lanalyse des données (vol de Trapani et bientôt Kiruna, prévu en janvier 2001). Le programme se poursuivra en 2007 par un lancement de satellite (Planck).
Physique hadronique
GRAAL à lESRF 2 CNRS, 1 ES, 1 doctorant.
Cette équipe prend en charge la maintenance du système dacquisition et de lensemble de chambres à fils de GRAAL (photons polarisés) et analyse des canaux gð p, en particulier l asymétrie de faisceau Sð.ð
Expériences au Jefferson Laboratory (ex-CEBAF) 4 CNRS, 1 CEA, 3 ES, 1 doctorant.
Après des mesures de la polarisation du deuton de recul dans la diffusion élastique e-d, léquipe étudie les collisions e-3He pour obtenir de nouvelles observables à grandes impulsions (q= 1 à 3 GeV/c) :distribution dimpulsion du nucléon, facteur de forme électromagnétique des nucléons liés
.
Elle participe à la préparation de lexpérience G0, prévue de fin 2002 à 2005. Celle-ci doit permettre de mesurer la structures en quarks étranges de la mer par mesure de lasymétrie de violation de la parité dans la diffusion élastique délectrons polarisés sur cibles de LH2 ou LD2: construction, avec lIPN Orsay, de la moitié des détecteurs et de lélectronique associée.
Réacteurs hybrides
3 CNRS, 5 ES, 1 ATER, 5 doctorants.
Ce groupe sintéresse au retraitement des déchets et à lavenir de lénergie nucléaire.
Une des approches expérimentales est actuellement l expérience MUSE. Après le couplage dun générateur de n de 14 MeV avec un réacteur (MASURCA), laccélérateur GENEPI est au centre de MASURCA : mesures de la réactivité en restant en phase sous-critique
Lautre volet est la vérification des bases de données avec le spectromètre à ralentissement de lISN.
Léquipe effectue également des études par simulations numériques : définition du système, étude de sûreté, étude de plusieurs scénarios, production de déchets à court et long termes par différentes filières. Limportance de ce programme nécessite une coopération au niveau de GEDEON.
Structure nucléaire 2 CNRS, 1 ES, 1 Ing.
Léquipe étudie surtout des noyaux très riches en neutrons, Sn et voisins, produits de fission obtenus à lILL, GSI (FRS) ou CERN (ISOLDE) : spectres X et électrons de conversion dun grand nombre disomères microsecondes. Elle étudie également des isomères microsecondes de noyaux très riches en protons produits à GANIL (LISE).
Pour le futur elle considère diverses possibilités : amélioration des expériences à lILL, en particulier avec MINIBALL pour la détection de photons, linstallation éventuelle dun multidétecteur photon sur un guide de neutrons, ainsi que des collaborations avec Varsovie et des théoriciens de Saclay.
Physique théorique 3 CNRS (dont 1 en section 02), 5 ES, 5 doctorants.
Laxe principal est la physique des systèmes simples en interaction forte, sous différents aspects, en partie en relation avec les études expérimentales de physique hadronique à lISN. Le groupe est important numériquement et bien reconnu internationalement, mais son vieillissement général, labsence dembauche depuis 1983 et le manque de message clair de lIN2P3 linquiètent. Pour compenser partiellement les trois prochains départs à la retraite et pour élargir les domaines dintérêt, lISN soutient la demande dun poste de professeur en physique des hautes énergies ou dastroparticules.
Autres activités et services
Les autres activités scientifiques du laboratoire nont pas fait lobjet dune présentation détaillée : Transfert de technologie et valorisation, Physique des accélérateurs (GENEPI), Sources dions. Ces services continuent à bien fonctionner et ont effectué une diversification naturelle avec des études pour une machine dhadronthérapie, la tomographie
Leur personnel est adapté aux objectifs poursuivis et ils obtiennent régulièrement de nouveaux résultats.
Il en est de même des services communs de linstitut : mécanique, électronique, informatique, détecteurs et instruments, services généraux et administration
Remarques générales
Après les présentations des activités scientifiques mentionnées ci-dessus, nous avons rencontré une personne à titre individuel, un groupe de représentants syndicaux, un groupe de chefs de service et finalement le Conseil dunité avec qui nous avons discuté des préoccupations exprimées par les personnes rencontrées. Les points soulevés étaient les suivants :
Le vieillissement est surtout sensible pour les enseignants-chercheurs dont 1/4 partira en retraite dans les prochaines années. Après les départs en retraite récents, la répartition en âges est bonne pour les chercheurs et ITA.
Les règles comptables générales appliquées à tous les fonctionnaires amènent des lourdeurs et pertes. Comme dans les autres laboratoires de province, une partie des ITA effectue souvent des missions en France. Les remboursements insuffisants et contraignants pourraient amener à des refus de déplacements. Par ailleurs, le système des marchés entraîne des pertes de temps importantes pour les agents et souvent dargent pour linstitut.
Les charges sur les services techniques des expériences du type LHC sont fortes et amènent parfois à des fabrications en série (qui ne doivent pas devenir habituelles).
Les expériences lointaines demandent un grand budget missions, qui doit être prévu par lIN2P3 lorsquil soutient ces expériences. Les participations à de nouvelles collaborations internationales (LHC) devront être décidées non seulement en fonction de leur intérêt scientifique, mais aussi après vérification que toutes les implications techniques et financières ne poseront pas problème
En conclusion, le laboratoire de lISN Grenoble est bien géré et ne présente pas de problème important. La réorganisation consécutive à larrêt de laccélérateur SARA et à labandon du projet PIAFE, signalée lors de lexamen de 1998, sest achevée avec succès aussi bien du point de vue des services techniques que de celui des activités scientifiques. Celles-ci sont diversifiées et concernent des sujets prioritaires. Les contributions des groupes sont reconnues au niveau international. Les changements thématiques effectués par les chercheurs et enseignants-chercheurs ces dernières années ont été faits par intérêt scientifique et ont un résultat positif.
Examen à deux ans du CCIN2P3
(Centre de calcul de lIN2P3)
Rapporteurs : J.P. Barbe, M. De Jésus, P. Lutz
Introduction : ce rapport résulte dune visite dune journée au CCIN2P3, qui regroupe les moyens informatiques généraux de lInstitut. Ces moyens sont également mis à la disposition du DAPNIA (CEA) qui contribue financièrement aux besoins du centre.
Du fait de sa mission spécifique de service, le CCIN2P3 est doté dune structure particulière ; il est dirigé par un physicien (Denis Linglin) entouré de personnel ITA. Un COS (comité dorientation et de surveillance) se réunit une fois par an pour faire le point des orientations et décisions prises par le Centre et lui faire part de ses recommandations.
Présentation : cet examen intervient alors que le directeur est en place depuis trois ans et demi. Lorganisation du Centre, profondément remaniée en septembre 1997, est maintenant tout à fait acceptée et comprise, puisquon est passé dune structure fortement pyramidale à une structure essentiellement horizontale,
où les ingénieurs ont moins de liens hiérarchiques et peuvent plus peser sur lorganisation de leur travail. Il ny a plus que deux groupes, chacun co-dirigé par deux personnes. Dans la pratique, le Centre est donc animé par une équipe de cinq personnes qui se réunit tous les 15 jours pour faire le point des problèmes
et prendre de manière collégiale les décisions importantes.
Cette organisation souple sest traduite par une importante délégation de responsabilités, normale et appréciée, ainsi que dune délégation de charges administratives, nettement moins appréciée.
Le budget du Centre est denviron 55 MF par an, provenant directement du CNRS pour la plus grande partie et
du CEA .
Les effectifs du Centre sont assez stables : de 40 en 1998 à 41 aujourdhui, dont une dizaine de CDD.
Le service externe : 12 ingénieurs, dont 3 CDD, sous la direction de D. Charnay et J. Bernier. Les missions de ce service sont celles qui touchent aux activités ouvertes vers lextérieur du Centre, à savoir le réseau, les bases de données, le service aux utilisateurs, et les actions de développement, de formation et de documentation. Lors de notre entretien, trois préoccupations ont été notées :
la proportion de CDD (25%), quoique plus faible quil y a deux ans, reste préoccupante (voir le rapport de 1998), les lourdeurs administratives ont été accrues par un facteur important (marchés publics, télécoms ouverts et agent comptable tâtillon), et la crainte dune baisse potentielle de qualité due au fait quils ont
de plus en plus dactivités à couvrir pour un nombre constant de personnel (la garantie du suivi est difficile).
Le service interne : 15 ingénieurs (dont 4 CDD) et 4 opérateurs, sous la direction de Y. Fouilhé et C. Pardo. Une réunion hebdomadaire rassemble de service pour faire le point, et le service parait plus homogène que
son homologue externe. Ses missions sont orientées vers lintérieur du Centre et touchent donc la gestion des ressources (CPU, disques, robot,...) , linfrastructure , les développements et le fonctionnement.
De même que le service externe, ce service sinquiète du danger que représente les CDD (particulièrement notoire dans le groupe « systèmes ») et souligne le manque de perspectives de carrières.
Le service administratif : 3 personnes, dont 1 CDD, 1 mi-temps, et un congé de maternité imminent. Lexamen precédent avait déjà souligné que la charge de ce service justifiait son renforcement.
Si larrivée de D. Farjot à la tête du service est positive, le départ dE. Sandretti fait que la situation est aussi critique quil y a deux ans.
La création toute récente du CCSD (unité de service destinée à moderniser la base de données des preprints type Los Alamos et de létendre à dautres disciplines) dans les locaux du CCIN2P3 a conduit à deux embauches qui se sont traduites (provisoirement) par ... deux départs du CCIN2P3. Il faudra compenser !
La principale critique émise par les ingénieurs du Centre concerne la présence du directeur : pas seulement présence physique, mais surtout présence morale. Le directeur, qui se dit partisan de lautogestion, semble ne pas être intéressé par ce qui se passe dans le Centre : les ressources humaines sont peu gérées.
Remarques finales : il convient de souligner le rôle essentiel pour notre discipline qui est tenu par cette unité de service : cest un outil indispensable pour assurer aux équipes de physiciens français dêtre au premier rang dans un grand nombre de collaborations internationales. Le Centre est un outil remarquable qui a peu déquivalent dans le monde, et dont le fonctionnement satisfait pleinement lensemble des utilisateurs. Son dynamisme et sa réelle capacité dévolution sont très appréciés dans loptique des grandes expériences actuelles (BaBar, D0, Virgo,...) et futures (ATLAS et CMS en particulier).
Les principales difficultés sont :
Le nombre de CDD (pas tous sur contrats CEA) reste trop important malgré un effort réel de la part de lIN2P3 pour trouver des solutions stables. Cet effort doit se poursuivre.
La communication interne entre les services, ainsi que celle entre directeur et lensemble du personnel,devrait être améliorée par la mise en place rapide dun Conseil dunité et dune Commission Paritaire.
Les problèmes de relation entre le directeur et la majorité des personnels que nous avons rencontré : ces personnels reprochent au directeur son désintérêt pour tout ce qui touche la vie quotidienne du Centre, et cela va dun manque dexplications sur les grandes orientations du Centre à un refus de soccuper des problèmes intérieurs (tâches administratives, gestion des personnes et des carrières).
Renouvellement du Laboratoire de Physique Corpusculaire et Cosmologie
du Collège de France en vue de son renouvellement
(12 et 13 novembre 2000)
Délégation de la section 3 du Comité National :
Monique Bex, Alain Falvard, Amel Korichi, Alexandre Rozanov
Evolution du laboratoire
Depuis 1997, le LPCC est une Unité Mixte de Recherche (UMR 7553) du Collège de France et du CNRS/IN2P3. Il deviendra au 1er janvier 2001 une UMR avec lUniversité Paris 7. Il est dirigé depuis juillet 1999 par Daniel Vignaud, secondé par Gérard Tristram, coordinateur des services techniques, et par Chantal Bréon, responsable administratif. Le conseil de laboratoire est régulièrement réuni et consulté. Les orientations scientifiques de lunité sont examinées chaque année par un conseil scientifique incluant quatre personnalités scientifiques éminentes extérieures au laboratoire. Un comité dévaluation, composé de neuf personnalités scientifiques reconnues, analyse la politique scientifique de lunité sur le moyen terme ; sa dernière session sest tenue en juin 2000. Les thématiques de recherche sont tournées vers lastroparticule (rayonnement cosmique et neutrinos solaires) et la cosmologie observationnelle. La fin de la participation à Delphi a néanmoins été assurée. Ce choix date des années 94/95 et a largement été mis en oeuvre par la précédente direction. Cette évolution a conduit à une réduction de la taille du laboratoire dont les effectifs sont passés en quelques années de 100 à un peu moins de 70 permanents. La délégation de la section 3 a constaté que cette évolution est maintenant assumée positivement par les divers acteurs de la recherche du LPCC. La reprise des embauches de chercheurs CNRS permanents (3 chercheurs en quatre ans tous très visibles dans leur domaine dactivité), la consolidation (encore ressentie comme insuffisante) des services techniques illustrent ce renouveau du laboratoire. Les relations entre la direction et les personnels sont confiantes. Enfin les membres de la section ont été très favorablement impressionnés par lattractivité du laboratoire auprès des jeunes chercheurs, avec une présence importante en son sein de doctorants et de chercheurs post-doctoraux ou visiteurs.
Le laboratoire envisage maintenant avec résolution son avenir à lhorizon 2004/2005 dans le cadre élargi du projet de nouveau laboratoire sur le campus de lUniversité Paris 7, dit « des Grands Moulins ».
Les moyens humains et matériels du laboratoire
Le LPCC est le cadre de travail pour 24 chercheurs, 44,5 ITA, 12 doctorants dont 2 sur des contrats en cotutelle et 5 chercheurs postdoctorants ou visiteurs. Dix-huit chercheurs (dont deux IR) sont des personnels du CNRS ; leffectif chercheur est complété par deux maîtres de conférences du CdF, un maître de conférences de Paris 6, un chercheur du CEA et, signe des temps, un professeur de lUniversité Paris 7 depuis le 1er octobre 2000 auxquels il faut bien sûr ajouter Marcel Froissard, Professeur au Collège de France. Les personnels techniques sont pour 28,5 dentre eux ITA du CNRS, cet effectif étant complété par huit TPN CNRS et huit IATOS du CdF. Une mutualisation limitée des moyens a été mise en uvre avec le LPNHE Paris 6/7 dans le cas du service de mécanique maintenant dirigé par un responsable commun au service de mécanique du LPNHE Paris6/7. Même si cette expérience est considérée comme réussie, lidée dune mutualisation des moyens comme solution aux problèmes deffectifs des services techniques est ressentie avec une grande inquiétude par une très large majorité des membres du laboratoire. La pyramide des âges, sans être exceptionnelle parmi celles des autres laboratoires de lIN2P3, est une source de préoccupation, en relation notamment avec lévolution du laboratoire dans le cadre de lopération « Grands Moulins /Tolbiac» et des moyens techniques qui seraient affectés à la nouvelle unité en gestation.
Le LPCC occupe 2500 m2 mis à sa disposition par le Collège de France sans charges locatives. La vaste opération de rénovation des locaux engagée par le Collège de France laisse toutefois présager une difficulté importante fin 2003 si léchéancier des travaux en cours est respecté. La position vigilante mais dun réalisme de bon aloi prise par la direction du LPCC devra prendre en compte la réalité du planning dexécution de lensemble des travaux. Ce dossier délicat est clairement corrélé à celui de la situation immobilière du campus des Grands Moulins. Lensemble comporte encore trop dincertitudes pour que des solutions de remplacement doivent être sérieusement envisagées.
Les attributions financières du LPCC en soutien de base sont stables sur les quatre dernières années et se montent pour lannée 2000 à 3,33 MF de fonctionnement IN2P3 auxquels se sont ajoutés 220kF de lIN2P3 pour financer des visiteurs étrangers et 600kF de crédits de chaire du Collège de France. Les autorisations de programmes IN2P3, par nature plus fluctuantes, se sont montées à 1,635 MF pour lannée 2000, soit un budget total du laboratoire de 5,8 MF environ. Lattribution à un jeune chercheur dune ACI Ministère de 700kF sur 3ans et dune bourse post-doctorale du CNES doivent être notées. Elles confortent limage du renouveau du laboratoire par larrivée de jeunes chercheurs et la reconnaissance par dautres organismes de la qualité de lévolution scientifique du laboratoire vers lastroparticule et la cosmologie. A noter toutefois que les sites expérimentaux des recherches menées par le LPCC ayant tendance à séloigner, les moyens financiers pouvant être affectés aux missions des personnels commencent à devenir un vrai problème.
Les groupes de recherche
Les activités de recherche se regroupent autour de trois grands thèmes : les rayonnements cosmiques de haute énergie (expérience AUGER et astronomie () , les neutrinos solaires (Borexino, LENS, HELLAZ), la cosmologie observationnelle (AGAPE, ARCHEOPS/Planck Surveyor).
3-1) Rayonnements cosmiques de hautes énergies
3-1-a) AUGER (1DR, 0,5 MC, 1 IR, 1Post-doc, 1 Doct.)
Présent dans la collaboration depuis 1995, le groupe du LPCC a un ensemble de responsabilités important touchant à lanalyse/simulation de lexpérience où les compétences du laboratoires sont anciennes et reconnues, à la construction des stations locales du dispositif (contrôleur de station locale, ASIC pour la mesure de temps darrivée des gerbes) et des télécommunications (conception de la stratégie de lexpérience dans ce domaine) en collaboration avec plusieurs autres groupes de la collaboration. Le nombre de physiciens impliqués dans lexpérience est clairement apparu comme insuffisant et la priorité de recrutement affichée dès le printemps 2000 par la direction dans ce groupe doit être soutenue afin que limportant effort du groupe puisse être valorisé dès que les premières données arriveront, cest à dire dès lannée prochaine avec un petit nombre de stations au sol devenant opérationnels. La qualité du support technique en électronique et en informatique a été mentionnée ; des besoins subsistent toutefois en support on-line et dans le domaine du « génie logiciel » avec larrivée de nouveaux outils informatiques dans nos disciplines. Un autre besoin, interne à la collaboration mais important, est lorganisation dun réseau informatique facilitant laccès aux instrumentaux du site à partir de des laboratoires pour le suivi de linstrument.
3-1-b) Astronomie ( (1DR, 3CR, 2VE, 2 Doct.)
La tradition du LPCC dans ce domaine dactivité est forte puisque les physiciens du laboratoire ont joué un rôle très important dans lémergence de ce domaine dactivité en France. Conséquence de ce riche passé et de son souhait de participer activement aux progrès du secteur, le laboratoire maintient actuellement une participation dans 4 expériences (CAT/Celeste à Thémis, GLAST et HESS). Sur le site de Thémis la participation à CAT, où le groupe a joué un rôle très important dans lanalyse des données avec les résultats importants quon connaît, va décroissant pour devenir bientôt marginale. Sur ce site dactivité historique du groupe la contribution à Celeste reste importante avec le passage à 55 héliostat de linstrument où le groupe a participé activement ainsi que sur la construction du LIDAR, instrument devant contrôler la qualité de latmosphère. Dans lavenir à court terme les contributions à Thémis devraient se réduire à la participation à la prise de données.
Dans GLAST le groupe a joué un rôle important en participant très efficacement dès la définition de linstrument pour le proposal de lexpérience. Lexpérience, après avoir subi au niveau national une phase de turbulence, repart maintenant du bon pied. En plus de sa contribution au software de lexpérience et sa responsabilité dorganisation des faisceaux tests pour loptimisation et le contrôle du calorimètre, le groupe a la responsabilité du collage des diodes sur les 16*96 cristaux de linstrument. Cet ensemble de charge, mis en relation avec la taille actuelle du groupe, justifie que ce groupe soit renforcé rapidement, malgré le recrutement ces dernières années au LPCC de deux chercheurs très visibles dans ce secteur dactivité.
Le LPCC est présent dans HESS par un seul physicien permanent qui est coordinateur technique des contributions des groupes français et a eu un impact remarquable. Cette situation singulière a été évoquée lors du passage de la délégation de la section 03 dans le laboratoire. Elle se justifie actuellement par le fonctionnement particulier des groupes dastronomie ( de la région parisienne entre lesquels sest développée une très grande synergie. On peut néanmoins raisonnablement sinterroger sur ce type dorganisation sur le moyen terme. Il semble que la transition à lordre du jour vers la nouvelle structure sur le campus des Grands Moulins sera le moment opportun pour approfondir cette réflexion.
3-2) Neutrinos solaires (2DR, 3CR, 1MC, 3 Doct.)
Lactivité « neutrino » est elle aussi à la fois ancienne et dynamique au laboratoire qui a collaboré aux diverses phases dexpériences Chooz avec un impact important sur la question de loscillation des neutrinos. Pour lavenir, les physiciens du groupe participent à deux voies dinvestigation différentes pour létude du spectre des neutrinos solaires. Une première approche Borexino/LENS où les compétences acquises au laboratoire en matière délectronique (très beau développement dun flash ADC 400 MHz) et de lutilisation de scintillateurs liquides sont naturellement exploitées. Lautre approche est le R&D HELLAZ.
3-2-a) Borexino/LENS
Le laboratoire a décidé après avoir consulté son conseil scientifique de simpliquer dans les deux expériences. Techniquement et scientifiquement le choix est justifié, les techniques dans lesquelles le laboratoire a de lexpertise pouvant être utilisées en commun dans ces deux expériences. Le démarrage de Borexino est prévu fin 2001. Quant à lavenir de LENS il fait encore lobjet dinvestigations techniques qui devraient permettre déclairer lavenir dici un an. Il est donc prématuré de procéder à un arbitrage. Il est apparu que le groupe est attentif à réagir au moment opportun et à faire le choix de continuer le programme LENS ou de se réorienter en tenant compte des développements actuellement en cours et qui conditionneront sa faisabilité. Il a été noté que la participation commune à LENS et Borexino est pour linstant une source denrichissement pour léquipe, en particulier pour le développement des codes et des idées de physique. Dans le cas où les deux expériences se développeraient dans lavenir , une priorité pour LENS sera affichée.
3-2-b) HELLAZ
Ce R&D a pour objet la conception dun détecteur intégré à une TPC de grande dimension susceptible de faire le tracking de lélectron de recul du neutrino avec une précision angulaire de lordre de 5°. Ceci est conditionné par la détection de chaque électron dionisation de la trace. Il sagit alors de concevoir un détecteur travaillant à 20 bars avec un gain de 10**6.Une technologie Micro Strip Gas Chamber est à létude. Une étude software approfondie effectuée dans le groupe a montré que le détecteur prévu pouvait atteindre cet objectif. Bien que des progrès importants aient été réalisés il ne semblait pas jusqualors que la technique pourrait être maîtrisée et/ou quune collaboration importante pourrait être trouvée pour effectuer les très gros développements nécessaires pour passer dun objet de R&D à un détecteur opérationnel. Le choix raisonnable darrêter ce R&D à la fin de lannée 2000 a donc été pris. Bien quil nappartienne pas à la délégation de la section 03 de revenir sur ce choix, son opinion est quil serait utile dévaluer le poids des développements récents avant de franchir le pas dun arrêt définitif de cette activité. En effet, les développements en matière dinstrumentation sont souvent des entreprises de longue haleine et doivent avoir leur place dans nos laboratoires. Leur échéancier étant par nature très aléatoire, ils doivent faire lobjet dun examen particulièrement attentif afin de ne pas être découragés prématurément.
3-3) Cosmologie observationnelle (4DR, 2Pr, 1CR, 2IR, 1 Post-doc, 4 Doct.)
Lactivité de ce groupe apparaît bien organisée dans le temps. Lactivité dans le domaine de la recherche de matière noire baryonique a fait, après la participation à EROS, lobjet dun développement spécifique nommé AGAPE où leffet de microlentille gravitationnelle est regardé pixel par pixel sur des objets éloignés. Ce développement est incontestablement un beau succès du groupe. Bien que cette activité soit abandonnée pour le futur elle fait lobjet dun transfert vers des collaborateurs étrangers ce qui valorise clairement ce travail qui sera achevé au laboratoire par une Thèse en cours.
Le groupe a réorienté lessentiel de son travail dans létude du fond cosmologique avec un programme cohérente, associant les expériences en ballon (ARCHEOPS) sur le court et moyen terme et les expériences embarquées sur satellite (Planck Surveyor). Le groupe a été renforcé récemment par un recrutement dun astrophysicien au niveau CR2 recruté par la section 03. Scientifiquement le choix de sintéresser à la polarisation du fond diffus est originale et judicieuse. Par ailleurs le groupe a pris en charge la calibration au sol et en vol du détecteur haute fréquence. Lactivité sur ARCHEOPS devrait permettre de travailler sur des données réelles. Ceci permet de mettre au point les méthodes générales de traitement de données. Globalement le programme est bien mené et la contribution du groupe cohérente.
Un point important qui doit être noté est la reconnaissance de ce groupe par ses partenaires astrophysiciens. Entre autre un contrat post-doctorant du CNES a été affecté à léquipe.
Groupes techniques
Le LPCC dispose de services techniques numériquement équilibrés (9 administratifs + documentation, 12 électroniciens, 10 informaticiens, 8,5 mécaniciens et 5 personnes pour le service intérieur). Le problème le plus fréquemment évoqué est celui de la pyramide des âges, à lexception du service administratif. Sans être spécifique au LPCC cette question y prend une allure particulière. En effet au cours de son histoire récente le laboratoire a subi durant une longue période un manque de recrutement qui se manifeste par un creux impressionnant dans la pyramide des âges entre 30 et 40 ans. Ceci na commencé dêtre modifié que très récemment avec un redémarrage des recrutements. Il faut noter que seuls six ITA sur 45 ont moins de 40 ans (en grande partie grâce au service administratif).
Lactivité des services est très bonne dans les divers métiers mais la crainte de voir se perdre les compétences par des départs insuffisamment préparés est réelle, étant donné la taille relativement modeste de ces groupes techniques. Il a été noté que le laboratoire est maintenant coupé dun de ses pôles important de compétence quétait le CERN, ce qui doit rendre plus attentif à la gestion du renouvellement des personnels pour que les expertises du laboratoire puissent être maintenues.
4-1) Service administratif (1IR, 1AI, 2T, 1SA,1AT)
Il a bénéficié dun grand renouvellement des personnels et de la formation permanente. Le point principal qui a été noté est linadaptation (fréquemment mentionnée dans les laboratoires) du logiciel XLAB en particulier pour la gestion des missions.
4-2) Service délectronique (1IR, 4IE, 3TP,1AI, 3T)
Ce groupe a un impact évident dans les activités de recherche menées au laboratoire. On peut noter comme exemple de réalisation de haut niveau les cartes délectronique de lexpérience AUGER ou le flash ADC 400 MHz commercialisé par la firme CAEN avec un retour financier intéressant pour le laboratoire. Deux départs en retraite sont prévus dici 2002. Le service est à la limite dêtre sous critique que ce soit pour les tâches de niveau AI et IR. Le sous-classement des ingénieurs IE de niveau IR du laboratoire a été mis en avant.
4-3) Service dinformatique (2IR, 2IE, 4AI, 2T)
Ce service fait lobjet de la demande de recrutement prioritaire du laboratoire. Trois départs sont prévisibles à court terme. Son potentiel lui permet dassurer de manière satisfaisante le fonctionnement de linformatique de laboratoire et de maintenir les compétences du laboratoires dans le on-line des expériences. Ceci sest fait en ayant une continuité dans lutilisation des compétences entre des dexpériences successives (DELPHI(Celeste, Auger ( Archeops). La nécessité de renforcer le service pour être moteur dans les nouveaux développements logiciels dans les expériences a été exprimé. Une remarque qui nest sans doute pas spécifique au LPCC a été faite au sujet des procédures de marché qui sont à la limite de lingérable si on veut mettre en adéquation les contraintes quils imposent avec les besoins des acteurs de la recherche.
4-4) Service de mécanique (1,5 IR, 2IE, 3AI, 1T)
Ce service a connu une forte évolution de ses moyens matériels. Ses machines ont été mises aux normes et ses moyens de CAO largement homogénéisés. Un effort important de formation des personnels a été entrepris. Limportance de la démarche dassurance qualité, en particulier pour les expériences embarquées sur satellite, va devoir être prise en compte et générer de nouveaux besoins. Le service se prépare aussi à intégrer le nouveau logiciel de CAO de lIN2P3. Ce service est lui aussi un élément important de limpact des groupes de recherche du laboratoire dans leurs expériences respectives. Il est lui aussi considéré comme à la limite dêtre sous critique, les départs nayant pas été compensés complètement. Il a à sa tête un IR qui gère la mutualisation de ce service avec celui du LPNHE Paris 6/7. Cette expérience, considérée comme positive, suscite toutefois des interrogations à lhorizon de lintégration dans la structure prévue à « Tolbiac » avec des questions pertinentes sur le potentiel humain et lorganisation des services techniques du futur laboratoire.
Le projet APC (AstroParticule et Cosmologie)
Luniversité Paris 7 simplante sur un nouveau campus et a choisi la thématique Astroparticule et Cosmologie comme un de ses deux projets dimplantation de nouveaux laboratoires de Physique. Le LPCC est fortement impliqué dans lélaboration de ce projet « APC »et trois de ses membres font partie du Conseil de lAPC qui en comporte douze. Il constitue même une des bases de la structure qui est envisagée. Bien que ce futur laboratoire ne soit pas, par nature, un laboratoire de lIN2P3 seul, le poids de linstitut devrait y être fort en raison de la présence dune grande partie des personnels actuels du LPCC. La structure définitive, qui devrait associer lUniversité Paris 7, lIN2P3, lINSU et le CEA nest pas encore définie bien que ses promoteurs souhaitent la création dune UMR avec les quatre partenaires qui viennent dêtre cités. Dans létat actuel du projet un Plan Pluri-Formation (PPF) est en cours de mise en uvre.
Il ressort de la visite de la délégation de la section 03 que le sentiment par rapport à cette opération est globalement très positif dans lensemble des catégories de personnels. Il va de soit que lunanimité, ici comme ailleurs, ne se fait pas. Les questions soulevées sont dailleurs pertinentes et pour lessentiel communes aux promoteurs comme aux personnes réticentes à cette opération. Elles touchent en premier lieu aux moyens techniques, principalement en personnels, qui seraient affectés à la nouvelle unité. Les positions actuelles des divers partenaires restent floues dans ce domaine. Cest une question sérieuse. Limpact de ce nouveau laboratoire ne pourrait sans doute pas être à la hauteur des espérances sil devait travailler de manière sous critique dans son secteur dactivité. Se manifeste aussi le soucis que cette nouvelle unité coupe complètement les liens avec le CERN qui dans un passé encore proche ont été tellement fructueux pour la haute technicité du laboratoire.
Un point extrêmement important pour la viabilité du projet est limplication forte de lUniversité Paris 7 qui anticipe déjà sur la réussite de lopération et affecte des personnels enseignant-chercheurs. Ainsi le LPCC a déjà recruté un professeur de lUniversité Paris 7 et cela devrait être renouvelé dans lavenir proche. Il va de soi que les organismes ne devraient pas seulement voir dans cette affaire une occasion de renforcer leurs équipes à peu de frais ; cette nouvelle unité na de sens que dans le cadre dun partenariat bien compris et équilibré.
Il nous paraît utile que la section 03 sintéresse attentivement à cette affaire et plus généralement à lorganisation des disciplines astroparticules et cosmologie dans les laboratoires rattachés au département PNC dans la région parisienne.
Conclusions
Après une longue période difficile, le laboratoire du Collège de France a retrouvé un équilibre basé sur des choix scientifiques formant un ensemble cohérent. Il a aussi retrouvé un développement normal basé sur le recrutement de chercheurs et dITA de qualité. La production scientifique du laboratoire est bonne voire excellente dans tous les domaines de recherche abordés. Les axes de recherche sont tous tournés vers des sujets davenir avec un important potentiel de découvertes nouvelles. Tout ceci mérite que lon félicite le laboratoire et quon lencourage à finaliser sur le moyen terme le processus de convergence de ses activités de recherche quand cela est nécessaire. Il faut noter que ceci nest pas un processus simple, aucune activité actuelle ne pouvant être critiquée sur le fond.
Pour lavenir à court terme la gestion de limplantation du laboratoire au Collège de France devra se faire de façon à ne pas entraver les activités de recherche dont certaines restent fragiles et nécessitent un renforcement, en particulier en terme de recrutement de chercheurs. Il serait en effet dommage que des difficultés de locaux pénalisent le travail des différents groupes. A lhorizon 2003 le laboratoire envisage de façon résolue son avenir dans le cadre du projet APC au sein dun partenariat élargi incluant lUniversité Paris 7, lINSU et le CEA. Malgré le caractère exemplaire de la démarche entreprise, le comité souligne le réalisme avec lequel cette perspective doit être envisagée. Un des points centraux sera à lévidence le potentiel technique de cette future unité. Il ne nous semble pas que létablissement de laboratoires disposant dun trop faible support technique et appelés à sappuyer sur une mutualisation régionale trop importante constitue une hypothèse de fonctionnement crédible.
Renouvellement de LIRES
M.BAUBILLIER, J.P.BARBE, Ph.CHOMAZ et D.JOUAN.
Lexamen de lIRES a eu lieu les 6 et 7 novembre 2000. Dune manière générale latmosphère a été bonne et constructive et un climat de confiance a régné au cours des nombreuses discussions que nous avons avec la totalité des groupes. Bien que ce laboratoire ait rencontré des difficultés dans un passé récent comme le changement du Détecteur central de CMS et la panne du Vivitron, lensemble du personnel fait face avec maturité et détermination pour lavenir. Il est vrai que certaines inquiétudes existent, en particulier au sein du corps des ITA, mais néanmoins le laboratoire semble prêt à surmonter les obstacles qui surviendront dans un esprit douverture et pour certain avec un grand dynamisme.
De nouveaux projets et/ou de nouvelles perspectives apparaissent et lune des difficultés sera de choisir un programme cohérent compatible avec les moyens en particulier en personnels techniques dont les effectifs sont en chute vertigineuse. Les détecteurs à pixels CMOS et le projet « Tracking gð «illustrent bien la vitalité scientifique de l IRES. Un de ses points forts est l électronique développée au sein du LEPSI. Il est souhaitable que ces activités se développent encore plus et que sur le plan de la structure administrative des solutions pragmatiques soient préférées. Enfin lIRES possède un groupe de Radiochimie et danalyses nucléaires nationalement reconnu que lon doit absolument conforter.
I- Le laboratoire.
LIRES est une Unité Mixte de Recherche (UMR 7500) relevant du CNRS et de lUniversité de Strasbourg. Il comporte des équipes de lUniversité de Haute Alsace
( Mulhouse) et son directeur Daniel Huss est également professeur de cette Université.
Personnels. Leffectif total est de 269 personnes (selon la fiche de demande de renouvellement de la contractualisation) soient :
74 Chercheurs soient 46 Cnrs et 28 Enseignement Supérieur,
173 ITA soient 169 Cnrs et 4 Enseignement Supérieur (IATOS),
22 Doctorants.
La répartition des ages des Chercheurs est assez régulière ; En revanche celle des ITA est très préoccupante car elle indique que plus du tiers partira à la retraite avant la fin du prochain plan quadriennal. A titre dexemple, 25 départs ont été recensés en 2000 contre 6 recrutements. Le bilan des AFIPs est cependant équilibré. La formation permanente est utilisée au maximum pour accroître les compétences du personnel.
Budgets. Les ressources du laboratoire proviennent de dotations allouées par
le CNRS et LUniversité soient 22748 kfs auxquels sajoutent 6685 kfs de ressources propres. Les premières sont en légère diminution de 5% par rapport à 1996, et les secondes en augmentation de prêt de 70%.
Instances. Le laboratoire a un conseil de laboratoire et un conseil scientifique.
Il a crée également un Comité dHygiène et de Sécurité.
Administration. Dirigée par Jean SCHIHIN ladministration souffre de la baisse
de ses effectifs (20%) et ont cependant réussi à faire face à ses taches.
Départements. Les activités scientifiques se répartissent en deux grands départements :
Physique des noyaux chauds, des quarks et des leptons.
Physique du noyau et aspects pluridisciplinaires.
Lexamen des activités sest déroulé au cours dune succession de tables rondes auxquelles prenaient part les physiciens dune équipe ainsi que le personnel technique et même parfois administratif, ce qui pourrait révéler un cloisonnement rémanent.
II La Physique des noyaux chauds, des quarks et des leptons.
DELPHI. D.Bloch, J.p.Engel, D.Gele, M.Winter et I.Ripp. 3 Thésards dont
2 en cotutelle. Tout en assurant les engagements du laboratoire pour la bonne marche de lexpérience des analyses originales et performantes sont actuellement menées :
Réactions qq gð
Réactions WWZ et WWgð
ðMðesure de la masse du boson W.
La question de l après DELPHI se pose pour certain des physiciens.
2-ALICE-STAR J.P.Coffin, J.Baudot, M.Germain, C.Khun, A.Michalon
Et F.Rami. Ce groupe semble très actif et bien structuré autour de son responsable J.P. Coffin. Il prend part aux premières prises de données de lexpérience STAR effectuée près de New York sur le collisionneur RHIC. Il prépare un cylindre de détecteurs à micropistes de silicium qui devra être installer sur STAR. Un système analogue est en préparation pour le « tracker interne » dALICE lexpérience de collisions dions lourds ultrarelativistes du LHC. Incontestablement ce groupe est de qualité et possède des capacités techniques de haut niveau.
3-CMS J.M.BROM,W.GEIST,U.GOERLACH,J.P.JUILLOT,A.LOUNIS,
T.TODOROV,A.ZGHICHE et D.HUSS,R.BLAES,F.DROUHIN, J.C.FONTAINE , F.CHARLES (50%), J.P.ERNENWEIN ces derniers appartenant à lUHA. Ce groupe apparaît comme le plus nombreux à lIRES. Il a subi un véritable traumatisme en 1999 quand après 5 années de recherche et développement sur les MSGC. Cette solution pour le « tracker central « a été abandonnée pour une solution silicium. Néanmoins le groupe a réagi très positivement sous limpulsion de son leader J.M.BROM et des autres physiciens et avec la contribution de léquipe technique du laboratoire. Ils ont en charge le système de lecture des détecteurs à micropistes, ce qui représent un travail dorfèvre réalisé en hybrides. Il ne faut pas cependant mésestimer les difficultés qui vont apparaître lors de la phase de construction, laissant les physiciens sans données de physique pendant une longue période.
4-Experiences neutrinos
La physique des neutrinos est devenue une activité importante à
LIRES. Cependant le nombre réduit de physiciens par thème peut être un handicap pour le future et le laboratoire se devrait dêtre vigilant sur les engagements. Une collaboration entre les participants aux deux premières expériences devrait être possible et en renforcerait la crédibilité.
a- Nemo R.ARNOLD, C.MARQUET, O.BING.
Cette expérience fait partie des traditions du CRN. Le recrutement dun CR2 a certainement apporte une énergie nouvelle au groupe qui demeure à notre avis sous critique.
b- Opera M.DRACOS, R.STRUB.J.L.GUYONNET.
Ce groupe doit se renforcer. Il convient également destimer les engagements techniques dans lesquels il sengage afin den garantir le succès.
c- ANTARES C.RACCA, Y. BENHAMMOU, C.FERDI,
F.CHARLES (50%).
Issu dune initiative des physiciens de lUHA ce groupe semble
Dynamique et équilibré. Une thèse est en cours. Une publication a déjà été faite dans « Astroparticle Physics ». La contribution équipement de lexpérience qui se rapporte au contrôle en ligne semble tout à fait à la portée du groupe.
5-Capteurs CMOS M.WINTER. Lidée de réaliser des capteurs pixels monolithiques (cest à dire avec lélectronique intégrée sans « bonding ») est très séduisante et porteuse davenir si lon sen donne les moyens ; Elle a mûri au sein du LEPSI et possède désormais un brillant avocat en la personne de Marc WINTER. Ce développement seffectue dans la perspective dexpériences futures auprès par exemple dun collisionneur linéaire. Bien que figurant modestement dans lorganigramme du laboratoire cette activité puisse être le germe de développement important, étant tout à fait cohérente avec le développement actuel sur le silicium dans Star, Alice, CMS etc.
III- Physique du Noyau et Aspects Pluridisciplinaires.
1-VIVITRON. Le Vivitron est un accélérateur électrostatique tandem dans sa version la plus moderne et dont les objectifs etaient très ambitieux en particulier pour lénergie maximum. En 1998 il a reçu le label européen de « Large scale Facility ». LIRES bénéficie depuis de contrats européens dont celui en cours couvre la période 2000-2002. Ils permettent laccueil de 250 à 300 physiciens par ans. Il est en concurrence avec des machines fonctionnant à YALE et OAKRIDGE. Lensemble des personnes affectées au Vivitron se monte à 22, dont 7 opérateurs. Il est dirigé par Robert REIBMEISTER ingénieur TPN compétent. Le bilan du fonctionnement de lan passé est excellent : 3500 heures à 15 MV consacrées principalement à EUROBALL. Le programme des expériences est international. La machine est cependant arrêtée par une panne depuis le mois daoût. On peut estimer que cette difficulté sera surmontée et que le programme sera brillamment poursuivi au moins jusquen lan 2002. La perspective du départ de la partie principale dEuroball peut en diminuer lattrait, mais néanmoins dautres installations ont vocation à rester sur le site comme Demon et les détecteurs « ancillaires » dEuroball. En outre la machine sera une des dernières à délivrer des faisceaux stables, ce qui renforcera son intérêt. Une réflexion approfondie doit être menée avec les physiciens et le comité international dexperts. La commission souhaite que cette démarche seffectue en respectant une certaine déontologie, ce qui nest pas contraire à lefficacité. Elle considère que lavenir du personnel du Vivitron doit être étudié du point de vue dune éventuelle reconversion et aussi pour les plus anciens pour la transmission du savoir-faire et des connaissances.
2-Physique avec des faisceaux stables. C.BECK,F.BECK, T.BYRSKI, G.COSTA, D.CURIEN, O.DORVAUX, G.DUCHESNE, B.GALL, F.HAAS, J.C.MERDINGER, V.RAUCH, L.STUTTGE, J.P.VIVIEN,P.WAGNER,C.CERRUTI. Cet important groupe qui a longtemps symbolisé lâme du laboratoire, rassemble les physiciens utilisant les faisceau du Vivitron grâce aux détecteurs Euroball, Icare, Demon, Charissa, Q3D et Garel+. L IRES a obtenu et publié des résultats très originaux sur la spectroscopie des noyaux superdéformés à haut spin et dune manière plus générale sur la structure nucléaire. Une bonne collaboration existe avec léquipe « Champ noyau et Hartree Fock » du groupe des théoriciens. Au total 50 publications ont été effectuées et 12 thèses soutenues. Des développements de détecteurs et en électronique ont permis de réaliser de très belles expériences. Enfin le groupe sengage dans le projet « tracking gð », projet ambitieux techniquement qui pourra être utilisé aussi sur d autres machines.
3-Physique avec des faisceaux radioactifs. P.DESSAGNE, A.KNIPPER, C.MIEHE, F.MARECHAL et S.COURTIN. Ce groupe relativement peu nombreux semble très actif. Il étudie la structure nucléaire au moyen de décroissances radioactives, notamment Gamow-Teller. Les expériences se déroulent auprès d ISOLDE au CERN, de GANIL et à Jyväskylä. Un spectromètre gð ðà absorption totale est en construction au laboratoire(TAS). Sur le thème de la décroissance, un workshop a été organisé en mars 1999.
4-Physique Théorique. J.BARTEL, E.CAURIER, J.DUDEK, M.DUFOUR, H.MOLIQUE, N.ROWLEY, A.ZUKER. Ce groupe fonctionne assez bien en coordinations avec les expérimentateurs de physique nucléaire. Il semble que lun des CR1 récemment recruté par la commission 03 , Frederic Novacki, et affecté au groupe de physique théorique de lULP souhaite rejoindre ce groupe et quen réalité il y travaille déjà.
5-Chimie Nucléaire, Radioprotection et Radioactivité. A.NOURREDDINE, K.LUTZENKIRCHEN, R.BARRILLON, M.DEL NERO, G.DUPLATRE, I.KLEIN, J.JUNG et I.ROSSINI. Lactivité pluridisciplinaire réside en un groupe de Chimie Nucléaire (responsable K.LUTZENKIRCHEN) et un Laboratoire dAnalyse et de Mesure(responsable A.NOURREDINE). Ces groupes sont performants et dynamiques. Leurs activités sintègrent dans la problématique de lAval du Cycle électronucléaire. Le LAM, créé il y a quatre ans a dexcellentes compétences en radioactivités. Ses activités sont reconnues : une demande daccréditation COFRAC est en cours. Enfin il sintègre dans un réseau européen de plusieurs laboratoires spécialisés dans la mesure de radioactivité de lenvironnement. Ce groupe souffre dun certain isolement en particulier vis à vis de lULP au plan de la chimie.
6-NTOF. G.RUDOLF et P.BAUMANN.Ce groupe, un peu faible simplique dans la mesure de sections efficaces de réactions(n,xn) au CERN. On ne peut que souhaiter que ce groupe travaille en collaboration avec les autres groupes français.
IV- CONCLUSIONS.
Quatre années après la restructuration du CRN, la direction a rétabli un climat de confiance et le laboratoire semble en bonne santé (malgré quelques ressentiments de cette époque). Le succès de lensemble Euroball-Vivitron durant lannée 99-00 nest certainement pas étranger à cette bonne situation. Langoissante perspective des départs massifs à la retraite des ITA est un des problèmes qui pourrait hypothéquer lavenir de ce laboratoire. Linteraction avec lULP et ses structures demande à être renforcée. Le décloisonnement interne ne semble pas totalement mené à son terme mais sest amélioré. Les physiciens de lIRES travaillant actuellement auprès du Vivitron doivent réfléchir à leur programme à moyen et long terme en liaison avec lensemble de la communauté de structure nucléaire. Lévolution des groupes de physique des particules et lémergence dun groupe dastroparticule sont notées positivement par la commission, ainsi que lactivité du groupe théorique. LIRES paraît capable de relever en interne et «à froid « les défis qui ne manqueront pas de se présenter, notamment en ce qui concerne la préparation du LHC. La commission est heureuse de lui exprimer son soutien.
EVALUATION à deux ans DE LINSTITUT DE PHYSIQUE NUCLEAIRE DE LYON
(17.11.2000)
J.P. Barbe, P.Lutz, P. Quentin
Dans ce rapport correspondant à un examen à 2 ans de lIPN de LYON nous nous bornerons à signaler les évolutions majeures et quelques points qui méritent une attention particulière. Pour le reste nous renvoyons à lexamen approfondi effectué par la précédente Commission les 27 et 28 octobre 1998.
Lensemble de la direction et différentes personnes en charge dimportantes responsabilités au sein du laboratoire viennent de changer. Yves DECLAIS a remplacé Jean-Eudes AUGUSTIN le premier Novembre 1999. Il est assisté de deux Directeurs Adjoints : Maurice KIBLER en charge de la Physique Théorique, des Recherches Pluridisciplinaires et de la Physique de la Matière Nucléaire (hors plasmas quark-gluon) et Jean-Paul MARTIN en charge de la Physique des Astroparticules (incluant la Physique des Neutrinos), de la Physique des Quarks et Leptons et ce celle du plasma de quarks et de gluons. Un Directeur Technique Adjoint nest pas encore nommé. Il y a deux chargés de mission pour la formation dune part, les stages et les thèses dautre part. Il ny a pas de chargé de mission pour les relations avec luniversité et lEcole Normale Supérieure. Le nouveau responsable administratif est Madame Anne-Marie FERRER. Nous navons pas décelé ou été informés de disfonctionnements liés à ce vaste renouvellement des instances dirigeantes du laboratoire.
Lévolution du budget du soutien de base correspondant à une stabilité à 2 % près sur les 3 dernières dotations de lIN2P3 et une stabilité absolue (liée à la contractualisation) de la part de lUniversité, nappelle pas de commentaires particuliers, si ce nest que la quasi-stabilité de la dotation IN2P3 correspond à un niveau faible par rapport à ce que reçoivent par chercheurs dautres laboratoires comparables et que la dotation universitaire est très inférieure à ce que reverse le laboratoire à lUniversité au titre des frais de campus.
A quelques unités près les personnels des diverses catégories (chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA/TPN, IATOS) sont restés au même niveau numérique global. Pendant les 5 dernières campagnes le laboratoire a bénéficié de 5 embauches CR2 et 2 promotions DR2 en commission 03. On notera cette année le classement par lUniversité en rang favorable (i.e. en rang ( au nombre de postes « rendus ») de 5 postes denseignements :
Professeur (29ème Section)
Physique Expérimentale dAnalyse CMS
Maître de Conférences (29 et 34èmes Sections)
Cosmologie observationnelle (Super Nova Cosmology Project)
Maître de Conférences (29ème Section)
Physique Nucléaire Théorique
Maître de Conférences (27 et 29èmes Sections)
Outils de simulation pour la Hadronthérapie
Maître de Conférences à lIUT B (29ème section)
Recherche bolométrique de matière noire non baryonique
Nous allons maintenant passer en revue quelques questions particulières (incluant celles notées comme devant faire lobjet dune attention particulière par la précédente commission d'évaluation (cf. rapport, paragraphe 6).
Nous commencerons tout dabord par des problèmes qui se posent à un niveau dépassant celui du laboratoire.
Le groupe informatique déplore la non attribution, en ce qui le concerne, de la prime accordée à dautres centres de « traitement automatisé de linformation » (pour la BAP I donc). Un jugement favorable à leur endroit rendu en première instance a été retourné en leur défaveur en appel interjeté par le CNRS. Au vu dattributions dans dautres établissements de la fonction publique et de la situation globale de lemploi dans cette BAP le résultat semble injuste et porteur deffets très négatifs (en termes dattractivité de nos laboratoires, notamment en AFIP interne au CNRS).
Certains physiciens notent linhomogénéité des injonctions ou des demandes de recentrage des activités des chercheurs de lIN2P3 sur des thèmes liés principalement à la physique des Astro-Particules par rapport au reste des projets de Physique. Il semble quil soit plus facile douvrir de nouvelles pistes éventuellement concurrentes ici, alors que là on impose des réponses négatives fermes sur des déploiements ou des redéploiements (cf. en particulier le point suivant).
Alors que le laboratoire avait décidé de sengager dans NA60 (suite de NA6i), le Conseil Scientifique de lIN2P3 a barré toute possibilité de financement au niveau de lIN2P3. La Direction de IPN a décidé néanmoins de soutenir avec ses moyens en soutien de base lactivité des 6 personnes concernées.
Nous passons maintenant à des questions qui sont de la responsabilité de lIPN
d) Trois physiciens du groupe CMS (sous-groupe « ions lourds ») envisageaient de participer à PHENIX au RHIC (BNL , Brookhaven). La prise en charge de cette participation par lIPN a été refusée par la direction de lInstitut. Ceci a entraîné le départ prochain dOlivier Drapier au LPNHE (X). Cette décision motivée par des raisons budgétaires évidentes est néanmoins ressentie par les physiciens concernés et au delà comme très dommageable pour lIPN en ce qui concerne le départ du jeune chercheur mentionné.
e) Lévolution du potentiel de chercheurs et denseignants chercheurs MIL (Mécanismes/Ions lourds) amène la direction de lIPN à veiller de près au devenir de ses activités. Elle propose de saisir toutes les opportunités pour mettre en commun ses compétences avec celles du groupe SNIL (Structure Nucléaire/Ions lourds) pour assurer ainsi un développement coordonné des activités de recherche de lIPN dans le domaine de la Physique du Noyau. Cette politique est acceptée dans son principe par les physiciens concernés sous réserve quelle ne conduise pas (ce qui nest pas à lordre du jour) à une interdiction de poursuivre des activités au sein de la collaboration INDRA actuelle.
f) Le groupe CMS a connu récemment de forts départs deffectifs dont ceux des deux physiciens de DELPHI sintéressant maintenant aux supernovae et celui dO. Drapier. Il sinquiète de sa capacité à répondre aux engagements pris. Certains sinterrogent dans ce contexte sur la situation difficile faite à ceux qui restent dans une activité de construction par rapport à dautres qui se consacrent à des activités plus chargées en contenu physique (D0 ou Supernovae). Le poste de professeur sans doute obtenu et un renforcement envisagé en IR est la réponse actuelle de la Direction à cette difficulté.
g) Le groupe MANOIR engagé sur EDELWEIS compte pour linstant 4 ITA dont 3 seront partis à la retraite dici 2002. La direction nenvisage pas de compenser ces départs si ce nest via lensemble de la collaboration (par exemple lembauche dun ingénieur cryogéniste au CSNSM).
h) Le groupe de Physique Théorique a embauché un jeune professeur (Physique du Higgs, SUSY) et aura probablement une embauche de maître de conférences (structure nucléaire) cet été. Il verra ses effectifs décroître denviron 50 % en 5 ans. Il entame avec beaucoup de sérieux et non sans chances de succès au vu de la qualité de ses travaux, une restructuration de ses objectifs autour de thèmes dintérêt pour lIN2P3 en général et dans la plupart des cas pour lIPN.
Les travaux de salle blanche classe 1 réalisés pour VIRGO par le groupe SMA semblent être un grand succès. Au vu de la qualité internationalement reconnue des prestations de ce groupe technique, labsence de volontariat de la part des physiciens de lInstitut pour sengager dans VIRGO, nempêchera pas lIPN de jouer un rôle de premier plan dans la construction de ce détecteur dondes gravitationnelles.
j) Par rapport au précédent examen, des activités nouvelles se sont dégagées. Lune impliquant deux chercheurs permanents (1 professeur et un CR) consiste en la participation à un projet détudes de supernovae de type Ia proches auprès des télescopes de Hawaï (comme première étape de 3-4 ans en vue de fixer les paramètres de modèles cosmologiques permettant létude plus tard de supernovae lointaines plus intéressante du point de vue de la cosmologie). Une autre implique trois chercheurs permanents (1 DR et 2 CR) dans le projet D0 au collisionneur proton-antiproton du Fermi Lab. On note aussi la participation du laboratoire à des projets liés à la hadronthérapie, lémergence dune activité sur les effets de rayonnement sur des molécules dintérêt biologique et la finalisation de lengagement du groupe neutrinos sur lexpérience OPERA.
En conclusion, il napparaît pas que des problèmes insurmontables existent dans ce laboratoire. Tout au contraire, la nouvelle direction a su engager avec souplesse certaines équipes dans des perspectives porteuses davenir (cf. notamment points e) et h) ci-dessus).
Les arbitrages quelle a rendu en certains points (cf. c) d) et g) ci-dessus) ne satisfont pas tout le monde mais sont guidés par un souci légitime dassurer une mise à disposition cohérente des moyens du laboratoire dans un environnement contraint. Louverture de nouvelles lignes de recherche (par exemple D0 et Supernovae) est a priori un développement intéressant, permettant notamment sur le second point une ouverture appréciée sur lenvironnement universitaire lyonnais. Néanmoins, il faudra veiller soigneusement à ce que ces nouveaux déploiements de lactivité de recherche ne déséquilibrent pas les autres axes forts de la recherche de ce laboratoire, notamment en ce qui concerne des domaines où des engagements lourds ont été pris au sein de grands projets internationaux.
A ceci-près, qui est lexpression de la nécessité dune vigilance et non une critique, la Commission juge que les activités de lIPN sont plus que satisfaisantes et pleines davenir. La Commission félicite donc lensemble du laboratoire et en particulier sa Direction, pour avoir conservé un haut degré dexcellence à lessentiel de ses activités de recherche
RENOUVELLEMENT DU LPNHE PARIS
R.BAUMGARTEN, MARYVONNE DEJESUS, JEAN PETER, JACQUES LEFRANCOIS
A)PRESENTATION GENERALE
Le LPNHE est une UMR (7585) CNRS/IN2P3-Paris VI/Paris VII.
IL comprend 71 chercheurs :29 CNRS, 24 enseignants-chercheurs, 6 visiteurs étrangers et postdocs, et 12 étudiants en thèse.
Pendant les 5 dernières années (1996-2000), il y a eu 5 recrutements de chercheurs CNRS (mais un dentre eux est reparti à lINSG) , 3 recrutements de maîtres de conférences de Paris VI et 2 de PARIS VII. Les recrutements ont été affectés de la manière suivante :
1 BABAR
2 ATLAS
1 ATLAS->D0 (doit revenir sur ATLAS)
2 SUPERNOVAE
2 CAT-HESS
IL y a eu 12 départs de chercheurs pendant cette même période.
IL y a 47 ITA au laboratoire. Pendant les 4 dernières années il y a eu 26 départs dITA et 24 arrivées.
La pyramide des âges est maintenant satisfaisante et sauf dans le cas dAFIP nombreuses le laboratoire ne devrait pas connaître dans les années à venir une situation aussi difficile.
BUDGET
Le budget du laboratoire est principalement attribué par l'IN2P3. Les universités fournissent 392 kF. Il faut noter que le laboratoire est hébergé par Paris 6 et qu'un soutien logistique est apporté par Paris 7.
Budget IN2P3 Soutien de base:(kF)fonctionnement1713opérations nouvelles3359opérations incitatives1606gros équipements1805vacations119CEE (Marie Curie)fonctionnement60CNRSopérations nouvelles60INSUopérations incitatives20Total8742
Dans ce budget une somme de 576 KF représente le budget de fonctionnement du site de Themis et une somme de 60 KF le soutien de base du groupe de théoriciens. Ces sommes sont au LPNHE pour des raisons comptables et à proprement parler ne font pas partie du budget du LPNHE.
Il faut remarquer que sur ce budget, le laboratoire consacre 3455 kF en soutien de base affecté et 2740 kF aux missions.
Le budget de soutien de base alloué par lIN2P3 est en diminution de 2% sur les deux dernières années.
B) LES ACTIVITES SCIENTIFIQUES
I) ATLAS
Le groupe Atlas est dirigé par P.Schwemling et comprend 6 physiciens
(Peut-être plutôt 5 effectifs) 2-3 CNRS,2ES,1 doctorant. IL devrait être renforcé bientôt par un physicien actuellement en postdoc aux USA sur D0. Le groupe a un soutien technique important denviron 15 personnes. Le groupe fournit un travail essentiel et efficace sur la métrologie du plomb des absorbeurs du calorimètre électromagnétique (ECAL) et sur la réalisation des électrodes du ECAL. Le groupe a aussi en charge une lourde responsabilité en électronique sur les contrôleurs de châssis et sur les liens de contrôle série SPAC comprenant 2000 composants esclaves et 130 cartes maîtres à réaliser dans les années prochaines.
Une étude mécanique dintégration au CERN de lensemble du calorimètre dans une salle blanche a aussi été faite. Enfin le groupe a participé aux études en faisceau test.
Le groupe aurait besoin dêtre renforcé en physiciens. Il faut veiller à garder une liaison avec le groupe D0 qui à terme devrait rejoindre naturellement ATLAS
II) BABAR
Cest le groupe le plus important du laboratoire, il comprend 6 CNRS, 6 ES, 1 doctorant (10 e.t.p.) IL est dirigé par J. Cheveau. Le groupe a eu un rôle important dans lélectronique du DIRC (la responsabilité du chip TDC); à cause dun bruit de fond plus important que prévu dans la machine, et qui augmentera avec lamélioration prévue de la luminosité, une nouvelle version du chip est nécessaire et a été budgétisée pour 2001. Le chip doit être livré en 2002.
Le groupe a aussi la responsabilité de la production du Monte-Carlo au CCIN2P3.
Le groupe a beaucoup investi dans la préparation des algorithmes et dans les analyses de physique, il a déjà produit plusieurs résultats marquants.
Il semblerait souhaitable que le groupe attire plus de thésards. Le problème des budgets missions a été souligné lors de la présentation.
III) DELPHI
Le groupe Delphi dirigé par M. Baubillier comprend 4 CNRS, 3 ES, 1 Postdoc,1 doctorant i.e.environ 7 e.t.p.. En plus des taches habituelles de prise de données et de maintenance de lappareillage, le groupe a eu un rôle important dans les analyses liées aux recherches de squarks et de stau et dans létude de la physique photon-photon. Les études du premier sujet devraient se terminer vers fin 2001, alors que les analyses photons-photons se poursuivront probablement jusquen 2003.
Une partie du groupe est intéressée à des études de préparations de la physique auprès dun futur collisionneur linéaire. IL serait souhaitable que la réorientation progressive des activités des membres du groupe après larrêt du LEP, se fasse sans une dispersion excessive dans des activités impliquant trop peu de physiciens.
IV) DO
Le groupe D0, dirigé par U.Bassler comprend 2 CNRS et deux doctorants (un physicien dAtlas en postdoc aux USA participe aussi à D0). Le groupe a le soutien de 2 informaticiens et 3 électroniciens. IL a en charge une partie de lélectronique nécessaire à la calibration du calorimètre ainsi que le software de contrôle de la calibration. Le groupe a aussi préparé des programmes pour la calibration offline. Des études de préparation danalyse ont débuté ainsi que des analyses sur les données du run précédent.
Un doctorant supplémentaire souhaite rejoindre lexpérience et un postdoc pourrait être affecté au groupe. IL semble donc que le rôle de formation à la physique de collisionneur hadronique qui avait motivé en partie la participation à D0 soit bien rempli.
V) H1
Après avoir joué un rôle très important dans lexpérience H1 le groupe du laboratoire a diminué et le LPNHE ne participera pas à la nouvelle phase de H1. Un physicien continue à apporter son expertise aux physiciens IN2P3 continuant lexpérience.
VI) Neutrinos->Harp
Le groupe neutrino du LPNHE avait eu une contribution très importante à lexpérience NOMAD (10 personnes et 5 thèses). Après larrêt de Nomad, ce groupe sest dispersé. 1 CNRS,1 ES,1 Postdoc,1 doctorant participent maintenant à lexpérience HARP étudiant la production de hadron pour améliorer la connaissance des données nécessaires au projet dune source de neutrino intense. Un soutien en mécanique (2.5 personnes) et électronique a été dégagé pour modifier d'anciennes chambres à dérive de NOMAD qui seront utilisés dans HARP.
Lexpérience HARP produira des données utiles mais cest clairement un programme à court terme et qui na pas attiré dautres physiciens de lIN2P3. A court terme une évolution devra donc se dessiner ; à nouveau il est souhaitable quelle naille pas dans la direction dune dispersion dans des programmes avec trop peu de physiciens.
VII) AUGER
Le groupe est dirigé par M.Boratav et comprend 2CNRS, 3 ES,1 postdoc, 2 doctorants. Sa contribution expérimentale est dans le système d'acquisition et de trigger central et dans les logiciels de reconstruction. Un des physiciens du groupe est responsable international du groupe acquisition d'AUGER. Le groupe du LPNHE bénéficie du soutien de 2 informaticiens.
VIII) CAT et HESS
Le groupe CAT et HESS comprend 2CNRS, 3 ES, 1 doctorant. Il est dirigé par M.Rivoal. Ce groupe continue la prise de données sur CAT sur le site de THEMIS. IL avait eu la responsabilité de lélectronique frontale, il a participé à lanalyse à des énergies de lordre du TeV de lémission de gamma en provenance dAGN et de pulsars. Le groupe en collaboration avec le Collège de France et le LPNHE-X a rejoint la collaboration HESS sur une expérience de détection de gammas cosmiques en Namibie. Le site doit être équipe de 4 télescopes vers la fin 2002.
Chaque télescope comprend une caméra avec 960 phototubes. Le laboratoire a une responsabilité tres lourde dans lélectronique des caméras avec des réalisations de cartes et de nombreux bancs de tests. Le groupe a aussi des responsabilités dans la simulation et la préparation de lanalyse.
Quatre électroniciens et 2 informaticiens sont affectés au soutien de ce groupe. Au vu du planning, très serré de réalisation et de test, un renforcement ponctuel pourrait se révéler nécessaire.
IX) Supernovae et cosmologie
Le groupe supernovae comprend 3 CNRS, 2 ES, 1 Postdoc, 2 doctorants et fait appel au soutien de deux électroniciens. Il est dirigé par R.Pain et a été crée en 1998. IL collabore à plusieurs expériences de recherches et métrologie de supernovae pour en déduire des paramètres cosmologiques (constante de Hubble, constante cosmologique) 3 expériences sont sur télescope terrestre et une est un projet spatial démarrant en 2007. Le LPNHE participerait, dans ce dernier cas, à lélectronique de lecture de CDD, ce qui correspond à ses compétences techniques.
Les rapporteurs de la commission 03 ont remarqué une certaine difficulté due à une sociologie différente : multiprojets se chevauchant pour un seul groupe, absence de coordination des multiples centres de décisions pour lapprobation dune expérience et du temps dutilisation de télescopes.
On doit espérer que ces difficultés correspondent à une adaptation passagère, mais ceci nest pas sûr.
C) LES SERVICES DU LABORATOIRE
I) Administration et services généraux
La situation était en transition lors de la visite des représentants de la commission : le nouveau directeur J-E Augustin a pris ses fonctions en novembre 99 et la nouvelle administratrice en janvier 2000. Le service comprend 8 personnes. Une diminution du personnel et des changements de personnel posent des problèmes, en particulier, comme dans d'autres laboratoires, l'investissement en personnel bibliothécaire a l'ère du WEB est mis en question.
Il y a les problèmes habituels de logiciel administratifs, commun aux laboratoires utilisant des crédits CNRS et universitaires.
II) Mécanique
Par tradition, l'investissement en mécanique est relativement faible en comparaison avec d'autres laboratoires de l'IN2P3. Il comprend 8 personnes dont 0.5 IR, la direction du service étant assurée à mi-temps par un ingénieur assurant ces mêmes fonctions au Collège de France. Un certain échange de personnel a eu lieu entre ce service et celui du Collège de France au titre de la mutualisation, nous reviendrons sur ce point en conclusion. L'équipement du bureau d'étude est correct mais en évolution (abandon progressif des stations UNIX). L'essentiel du travail du groupe est pour l'expérience ATLAS, mais un soutien est aussi apporté aux expériences HARP et SUPERNOVAE.
III) Electronique
Le groupe comprend 15 personnes. Une évolution positive, dans le sens d'une unification des 2 groupes électronique précédents, a eu lieu depuis 96 et 98. Le service est maintenant unifié et a un chef de service, cette évolution était souhaitée par la direction et la majorité du personnel.
Les contributions du groupe correspondent aux expériences ATLAS, BABAR, HESS, D0, et SUPERNOVAE et ont été détaillées plus haut.
Il y a eu deux recrutements récents et deux autres en cours.
Les logiciels et équipements informatiques sont au niveau (commentaire du chef de service: ¨la situation est nettement meilleure qu'il y a deux ans").
IV) Informatique
Le service comprend 11 personnes ; environ 7 travaillent sur les projets expérimentaux ou dans les expériences en cours et 4 personnes ont comme responsabilité le soutien à l'informatique locale (réseau, entretien du matériel et des systèmes). A cause de départs et de rotations de personnel, ce soutien semble un peu sous-critique pour des systèmes en constante évolution.
Le couplage avec les expériences semble bon et très apprécié aussi bien pour de l'acquisition que pour du software offline.
Le service a perdu récemment son chef de service à la suite d'une AFIP.
Deux postes sont demandés pour 2001 et semblent vraiment nécessaires.
V) Locaux, sécurité, entretien
Un petit groupe de 3 personnes suit ces problèmes. La réfection des locaux se poursuit progressivement. Le problème de l'amiante ne semble pas être un problème aigu au LPNHE. Cependant le désamiantage prévu à Jussieu nécessitera peut-être un déménagement qui poserait un gros problème au laboratoire. Les machines outils mécaniques ont été mises en conformité et la mise en conformité des installations électrique est en cours. Un comité hygiène et sécurité sera mis en place avant la fin de l'année.
Conclusion des représentants de la commission: Dans les 4 dernières années il y a eu 26 départs d'ITA et 24 arrivées, ceci représente la moitié du personnel. Malgré cette situation difficile, les services fonctionnent bien et sont bien couplés aux expériences. Nous avons ressenti un malaise sur un point précis "la mutualisation". Il semble essentiel que sans attendre d'avancer trop loin dans les solutions possibles, la direction de l'IN2P3 vienne expliquer les choix et écouter les réactions du personnel.
D) GROUPE THEORIE
Un groupe de théoriciens (5 chercheurs), relevant de la commission 002, est hébergé au LPNHE dans des locaux supplémentaires mis à disposition par luniversité. Vu les sujets dintérêt des théoriciens, les interactions sont très faibles avec les groupes expérimentaux du LPNHE.
Sans avoir une urgence particulière, il semble que cette question devrait être régler sans trop attendre. La solution trouvée devrait correspondre à une logique scientifique réelle, soit une interaction forte avec les programmes du LPNHE soit un rattachement à un autre laboratoire de physique théorique.
E) INFORMATION, VULGARISATION et CULTURE SCIENTIFIQUE
Grâce à plusieurs chercheurs motivés, le LPNHE a un très bon niveau de participation a ces activités qui sont indispensables au rayonnement de notre discipline.
F) RELATION AVEC LES UNIVERSITE PARIS VI ET PARIS VII
Le LPNHE est très bien implanté dans ses universités de tutelle Paris VI et VII. Le laboratoire comprend 24 enseignants chercheurs dont plusieurs ont des rôles importants dans les organes universitaires.
Le LPNHE participe à 3 formations doctorales (DEA) et contribue à la formation par la recherche par les thèses en cours de 12 étudiants. Ce nombre est satisfaisant bien que lon puisse voir une ou deux expériences ou un plus grand nombre de thésard serait possible et souhaitable.
Dautre part au cours des quatre dernières années le LPNHE a encadré 95 stages à des niveaux allant des stages Janus aux stages DEA,ceci est une contribution très positive à la formation universitaire.
Le laboratoire a recruté ces 4 dernières années 6 enseignants chercheurs alors quil ny a eu que deux départs denseignants. Cest un signe de lintérêt et de lestime montrés par les universités pour le laboratoire qui doit en être félicité.
Un des problèmes aigus pour le LPNHE dans les années qui viennent est lié au déménagement de Paris VII à Tolbiac. La quasi-unanimité des enseignants chercheurs du LPNHE et de Paris VII ne souhaitent pas quitter leur laboratoire et rejoindre lAPC à Tolbiac. IL semble essentiel que les liens actuels entre le LPNHE et Paris VII soient préservés et continuent à se traduire de manière concrète (poste dATER, maître de conférence, soutien budgétaire et en contrepartie implication continue des enseignants chercheurs dans les organes de Paris VII). Une solution existe probablement avec une co-tutelle. A notre avis, la commission 03 et la direction de lIN2P3 doivent apporter toute laide et le soutien possible à la recherche et à lapprobation dune solution satisfaisante pour le laboratoire et ses enseignants.
G) CONCLUSION
Le LPNHE Paris VI,VII est un très bon laboratoire. IL participe de manière très significative et dans certains cas prépondérante à des expériences phares du programme de lIN2P3. Limplication des enseignants chercheurs dans les organes universitaires et dans les expériences est excellente. Lévolution des programmes qui aura lieu dans les années prochaines devra être suivie avec attention pour éviter une trop grande dispersion, léquipe Atlas semble encore un peu critique. Lévolution du service électronique vers une structure plus coordonnée est positive. IL faudra veiller à ce que lIN2P3 pratique la concertation dans léventualité dune mutualisation. Le déménagement de Paris VII à Tolbiac pourrait causer un préjudice important au laboratoire, toute laide possible doit être apportée, par lIN2P3 et la commission, à une solution positive de ce problème.
RENOUVELLEMENT DU LPNHE (ECOLE POLYTECHNIQUE)
20 et 21 Novembre 2000
R. Baumgarten, G. Coignet, P. Quentin et V. Ruhlmann-Kleider
Présentation générale
Introduction
Les 20 et 21 Novembre 2000, le Comité dévaluation issu de la section 03 du Comité National du CNRS et composé de R. Baumgarten, G. Coignet, P. Quentin et V. Ruhlmann-Kleider sest rendu au LPNHE (Ecole Polytechnique). Il a rencontré la Direction, le Conseil de Laboratoire, les Services et les Groupes de Physique, ainsi que les personnes qui ont exprimé le désir de rencontrer personnellement ses membres suivant lusage.
Le LPNHE (Ecole Polytechnique) est une Unité Mixte (UMR 7368) créée le 01/01/1997 entre lIN2P3 du CNRS et lEcole Polytechnique. Il est dirigé depuis le 1er Décembre 1998 par Henri Videau qui a succédé à François Jacquet. François Moreau est Directeur Adjoint.
1.2 Effectifs
Le laboratoire comprend 38 chercheurs CNRS (appartenant tous à la section 03) dont trois en détachement long (respectivement jusquen 2003, 2004 et 2005), deux émérites (Jean Badier et Patrick Fleury). A cela va sajouter lannée prochaine un CR1 (O. Drapier) quittant lIPN de Lyon pour ce laboratoire. Dautre part, un poste affecté CR1 pour le concours 2001 devrait renforcer léquipe Astroparticules. En tenant compte de ces deux arrivées et en déduisant les trois détachés, le potentiel chercheur de 37 physiciens se décompose ainsi : 2 CR2, 17 CR1, 8 DR2, 7 DR1, 1 DRCE et 2 DREM. Il ny a pas denseignant-chercheur des Universités. En comptant le poste CR1 du concours 2001 le laboratoire aura eu 6 embauches CR en 7 ans (de 1995 à 2001). Le nombre total de chercheurs (37, en incluant deux chercheurs émérites) est semblable à celui de 1996. Ce nombre était monté jusqu'à 40 en 1998. On note donc une érosion récente certaine (surtout si lon déduit les deux chercheurs émérites).
Le nombre d'étudiants en thèse est, à juste titre, un souci du Directeur de ce Laboratoire. Alors quil entrait en thèse 3 étudiants en 1996 et 1998, et même 4 en 1997, il nen est entré que 2 en 1999 et 1 cette année. Au delà des fluctuations liées aux petits nombres et surtout à des opportunités liées au calendrier des expériences, ces chiffres semblent refléter une tendance lourde. Pour partie on y trouve la conséquence du fléchissement de l'intérêt des étudiants pour la physique, notamment la physique fondamentale, et en conséquence pour les DEA qui lui sont consacrés.
Il y a 53 personnes sur des postes permanents techniques ou administratifs dont 40 sur des postes CNRS (40 ITA et 2 TPN) et 11 sur des postes contractuels de lEcole Polytechnique. Ceci conduit à un ratio (ITA ou assimilés)/(chercheurs) de 1.4, qui est faible par rapport à dautres laboratoires comparables de lIN2P3.
Le cas des personnels de lEcole Polytechnique est particulièrement difficile. Ils appartiennent à deux catégories. Les personnes embauchées avant 1984 ont un statut et une grille similaire à ceux des personnels CNRS avant la titularisation dans des corps de fonctionnaires. Les plus jeunes (4) ont été embauchés sur des CDD renouvelés périodiquement (en contradiction avec les réglementations en vigueur sur le renouvellement de tels contrats). Les avancements des personnels en CDD sont reconstitués en simulant ce à quoi ils pourraient prétendre sils étaient titulaires dun CDI.
La commission est consternée de constater que cette situation déjà dénoncée lors des examens précédents perdure au mépris de la loi et du bon sens. Régulariser la situation inconfortable de ces agents doit être une priorité. En effet, sil est vrai que la stabilité de lemploi a pu être assurée jusqu'à présent à ces agents, il est clair quun tel statut noffre aucune réelle garantie. Cette anomalie de statuts est également, et à juste titre, ressentie comme dommageable par lensemble des personnels du laboratoire. Un projet de nouveau statut est en cours délaboration. Nous espérons que son aboutissement sera proche.
Le potentiel ITA ou assimilés du laboratoire a décru denviron 10 % en 4 ans (de 60 postes en 1996 à 55 postes attribués dont seulement 53 sont actuellement pourvus). Comme on verra plus loin, la situation actuellement la plus critique en matière dITA concerne le service administratif où chaque tâche, dont certaines vitales et impliquant une permanence absolue (missions, factures, comptabilité), est assurée par une seule personne, ce qui rend le fonctionnement global critique en cas dabsence. Pour les autres services, le souci majeur est le maintien du niveau de compétences compte tenu des départs à la retraite déjà survenus ou prévus (auquel sajoute pour la BAP I, les difficultés dembauche liées à la situation du marché de lemploi dans les métiers de linformatique).
1.3 Budget
Le budget pour ce qui concerne le soutien de base est en légère baisse sur les quatre derniers exercices (chiffres en kF) :
1997 6777 dont 30% (X) et 2% (ressources propres), le reste venant de lIN2P3
1998 6752 dont 30%(X) et 3% (ressources propres), le reste venant de lIN2P3
1999 6587 dont 29% (X) et 2% (ressources propres), le reste venant de lIN2P3
2000 6205 dont 27% (X) et 0% (ressources propres), le reste venant de lIN2P3
Dans ces budgets une part élevée de la dotation IN2P3 (typiquement de lordre de 58%) est dévolue aux missions. Le reste de cette dotation est à hauteur de 27% ces dernières années, consacrée à des dépenses incompressibles (fonctionnement, bibliothèque, contrats de maintenance) laissant une faible marge de manuvre (15%) pour le soutien aux groupes de physiciens et aux services techniques. Le budget en provenance de lEcole Polytechnique qui apparaît dans les chiffres précédents est un budget consolidé de la manière suivante : une estimation des frais de campus est faite par la direction du laboratoire et est rajoutée à la somme effectivement versée par lEcole Polytechnique. Dans le cadre de ce budget reconstitué, les frais de campus représentent 40 % environ. Pour partie, des frais de fonctionnement sont imputés sur ce compte (pour un peu moins de 20%), le reste est disponible pour des soutiens aux équipes (essentiellement les services techniques). Pour certaines dépenses cette dualité de sources de financement est mise à profit pour assouplir les contraintes réglementaires lourdes (marchés), compte tenu de modalités différentes demploi.
Ce laboratoire ne procède pas à des répartitions budgétaires par groupes ou services. La direction répond aux besoins sur demande en veillant aux équilibres et à la saturation de la règle de somme au fur et à mesure de lavancée de lexercice budgétaire. Ce fonctionnement suppose et donc reflète, puisque nous avons constaté que cela marche, un fonctionnement très consensuel.
1.4 Conseils
Le Conseil de laboratoire se réunit environ 3 fois par an. Sa composition outre la direction est de 6 élus (3 chercheurs, 3 ITA) et 5 nommés par la Direction. Il aborde tous les sujets qui concernent la "vie dans le laboratoire", telles que les informations sur le budget par exemple. Compte tenu du fonctionnement consensuel du laboratoire, déjà mentionné, ce conseil fonctionne essentiellement comme un lieu dinformations réciproques. Le seul exemple précis de fonctionnement délibératif qui nous a été rapporté concerne le renouvellement du directeur (bien quil soit en fonction depuis fin 1998 seulement, il doit être nommé à nouveau au début 2001 dans le but daligner sa nomination sur la contractualisation du laboratoire). Les membres que nous avons rencontrés n'ont pas soulevé de problèmes majeurs. Ils souhaitent cependant quil soit établi à lavenir, assez tôt, un ordre du jour afin d'être en mesure de faire circuler l'information et recueillir à lavance les réactions du personnel.
Le Conseil scientifique comporte 11 membres (5 chercheurs du laboratoire, 3 représentants des services techniques et 3 extérieurs) outre la direction. Il est présidé par un chercheur du laboratoire. Il se réunit au moins 2 fois par an. Il se déroule en deux temps : une matinée ouverte et une après midi en conseil restreint.
Une commission paritaire non statutaire est consultée par le directeur pour toutes les questions liées au personnel ITA et de lEcole Polytechnique.
Des réunions mensuelles pour débattre avec les utilisateurs de la programmation des services techniques sont en principe organisées. Les membres du conseil du laboratoire nous ont confirmé que de telles réunions étaient une très bonne chose car elles permettent la diffusion de l'information et la connaissance de l'ensemble des activités. Il nous est apparu cependant que soit ces réunions nétaient pas toujours tenues régulièrement, soit la participation des intéressés était irrégulière. Néanmoins nous navons pas été informé de graves dysfonctionnements liés à un manque de concertation ou dinformations dans ce domaine.
1.5 Rapports avec lEcole Polytechnique et lEnseignement supérieur
Le laboratoire est contractualisé avec le CNRS et lEcole Polytechnique. Cette contractualisation fait lobjet de la part de lEcole et singulièrement de sa Direction de la Recherche, et de son Conseil de la Recherche, dune étude attentive (cest ainsi quà la dernière vague de contractualisation, 3 laboratoires sur 24 ont été mis en restructuration). LEcole fournit les locaux et linfrastructure générale ainsi que, comme on la vu, des moyens financiers de recherche. Elle fournit enfin dans un cadre statutaire qui nest pas sans problème (cf. plus haut) des moyens humains significatifs pour le soutien administratif et technique à lexception de chercheurs ou denseignants-chercheurs.
De nombreux chercheurs du laboratoire sont impliqués dans lenseignement à lEcole Polytechnique (1 professeur, 4 maîtres de conférences, 5 chargés de travaux pratiques plus le Directeur du concours dadmission), à lEcole des Mines de Paris (2 professeur et 3 maîtres de conférences) et peu dans les Universités (cours de DEA par trois chercheurs).
Il nous semble que le laboratoire est bien intégré dans son environnement à lEcole Polytechnique et que la qualité tant de ses recherches que de sa participation à lenseignement est clairement perçue.
2. Services techniques
2.1 Service administratif
Ce service comporte 7 personnes. L'effectif est en baisse depuis le dernier examen effectué en 1997. Une personne est en congé maladie de longue durée et une autre va partir en congé de maternité. C'est donc à 5 que le personnel doit faire face à la charge de travail qui se trouve doublement perturbée lorsqu'un agent doit s'absenter pour cause de congé ou autre. Un effectif renforcé permettrait d'instaurer entre les agents une polyvalence des fonctions. La direction est très consciente de cette situation inconfortable et met tout en uvre pour remonter l'effectif au nombre de 8.
2.2 Service électronique
La responsabilité (par intérim) du service est assurée par François Moreau (directeur-adjoint). Le service se compose de 14 agents dont 7 ingénieurs. Il est impliqué dans des développements majeurs sur des expériences faites dans le laboratoire et plus particulièrement sur CMS (trigger TPG, métrologie et Front-End) et PHENIX (banc de test niveau 1). Afin de coller au plus près à l'évolution du métier, le personnel a suivi des formations (par ex. langage VHDL) pour s'impliquer fortement dans la conception de circuits programmables de grandes tailles.
Une "cellule", avec 1 ingénieur, appelée R & D numérique existe au sein du service. Cette personne assure des enseignements (principalement en entreprises) sur ce thème.
Le service accueille régulièrement des stagiaires BAC+2 pour la plupart. La direction souhaite renforcer le groupe par 2 recrutements (1 IE et 1 IR).En revanche, 2 départs à la retraite sont prévisibles en 2001. La commission recommande la concrétisation de ces recrutements.
Si on apprécie vivement le travail de qualité fait par ce service, on ne peut que déplorer le manque de cohésion et le profond malaise qui y règne. La récente mise à l'écart du responsable nest pas, comme on pourrait le penser, à l'origine du problème. La perception que nous en avons est que ce malaise est bien plus profond et antérieur au remaniement du service. Il sest concrétisé dès avant larrivée de lactuel directeur, notamment en ce qui concerne la participation du laboratoire au projet CMS.
La Direction du laboratoire a pris linitiative de consulter un par un les agents. Il nous paraît nécessaire, dans le contexte actuel, de continuer et même damplifier cette campagne de concertation (notamment en faisant se rencontrer régulièrement lensemble du service) afin de permettre à tout un chacun de s'exprimer clairement et d'expliquer les décisions prises.
La commission formule le souhait que la direction et le personnel du service mettent tout en uvre afin de trouver un consensus dans le règlement de ce malaise, dans le but de préserver le haut niveau d'excellence du travail fourni.
2.3 Service Mécanique
Le responsable de ce service, composé de 16 personnes, est assisté d'un adjoint. Le service a pour mission l'étude, la réalisation, la mise au point et l'installation des appareillages de physique destinés aux expériences dans lesquelles le laboratoire est engagé.
Le groupe est structuré en 4 sous-groupes:
Instrumentation et projets, il est chargé de la conception et de la gestion des programmes de R & D au niveau des avant-projets.
Bureau d'étude, il finalise l'étude des projets. Pour cela il dispose de 2 stations DAO (Autocad) et de 4 stations CAO (Euclid) toutes équipées des logiciels de calcul Accord et Systus.
Atelier, il a en charge la réalisation de pièces mécaniques, le montage et la mise au point des ensembles. Il travaille essentiellement sur la fabrication de prototypes. L'atelier dispose, outre des machines classiques, d'une fraiseuse à commande numérique. Récemment, il s'est doté d'une machine de mesure tridimensionnelle et d'une étuve programmable de grande dimension.
Service général, il a en charge le transport, la messagerie en région parisienne, la gestion de l'utilisation de la cellule logistique de l'Ecole. Il gère un magasin de fournitures et d'outillage inter-laboratoires et les travaux d'aménagement des locaux. De plus, et ce n'est pas la moindre tâche, il est chargé des problèmes d'hygiène et de sécurité (ACMO) et il gère les sources radioactives. Le groupe mécanique est parfaitement intégré dans les expériences de physique (CMS, H1, GLAST, HESS, TESLA). Il attend la venue d'un IR pour janvier 2001. Ces dernières années il y a eu 6 départs. Deux postes sont attribués au groupe (1 IR et 1 T). Le renforcement d'un poste AI pour le bureau d'étude est une priorité forte du laboratoire. Un poste de technicien est demandé à l'Ecole pour renforcer le service général.
2.4 Service Informatique
Le service informatique comprend 15 personnes (12 ingénieurs, 3 techniciens). Il est divisé en 3 sous-services:
-développements logiciels dexpériences
-services généraux
- gestion des expériences-documentation
Il participe en soutien aux expériences en cours ou en projet dans le laboratoire par la conception et l'écriture de logiciels en collaboration avec les chercheurs. On notera en particulier la forte implication du laboratoire dans la collaboration GEANT4 (cest à ce titre que Henri Videau est le représentant de lIN2P3 au Collaboration Board)
Les exigences des expériences, de par les contraintes qu'elles imposent, tant sur le plan des matériels que sur le plan des logiciels, font que le groupe s'est diversifié. Il a fait l'acquisition de stations SUN processeurs et de PC sous LINUX. Les développements de logiciels se font avec des langages orientés objets (C++, JAVA) à l'aide d'outils de génie logiciel comme RATIONAL/ROSE, SNIFF entre autres.
Le groupe assure l'administration des systèmes en place, le développement et l'installation des logiciels et la maintenance des équipements installés au laboratoire (>200 machines). Cette activité importante n'est couverte que par 3 ingénieurs et 2 techniciens. L'effectif se révèle insuffisant et ceci n'est pas sans induire quelques difficultés.
Malgré une charge de travail importante, le groupe assure des formations internes pour les agents du laboratoire. Ce dernier est équipé de systèmes de visioconférence (audio et vidéo) permettant de communiquer entre plusieurs groupes éloignés.
Le groupe sera renforcé à partir de décembre 2000 par une personne recrutée sur un poste CDD. Malheureusement, le départ d'un ingénieur (affecté sur CMS) va poser de sérieuses difficultés. Nous estimons qu'il est impératif de le remplacer rapidement.
On signale lexcellent le site web du laboratoire, géré par le service, dont on recommande la visite.
3 Groupes de Physique
3.1 H1
Lexpérience H1 est lune des deux expériences étudiant la diffusion profondément inélastique auprès du collisionneur HERA électron-proton à DESY.
Le groupe du LPNHE-X, qui se compose de 5 physiciens et d'un thésard, participe à l'analyse des données. En particulier une thèse sur la photoproduction est en cours. Par ailleurs, Yves Sirois assure actuellement la fonction de co-porte-parole de la collaboration.
Un important programme d'amélioration de HERA a été entrepris afin daugmenter la luminosité par un facteur 5 grâce à une nouvelle optique de la région d'interactions et datteindre des polarisations de 100% sur les faisceaux délectrons et de positrons.
En plus de l'étude plus précise de la structure du proton (densités de quarks u et d...), et de la Chromodynamique Quantique(fonction de structure en gluons du proton à grands Q2,..), le groupe est intéressé par:
- La physique électrofaible à très courte distance, avec la mesure de précision des couplages électrofaibles et axiaux à des Q2 de l'ordre de 104 GeV2
- Les recherches au-delà du Modèle Standard, c'est à dire la recherche de nouveaux bosons se couplant aux paires électron-quark (par exemple Leptoquarks, SUSY avec violation de la parité R...) ou de nouvelles interactions (par exemple de contact, Extra-dimensions...) pour des régions de masse s'étendant de 1 à 10 TeV. Il faut noter que ces recherches seront complémentaires avec celles effectuées au Tevatron, seule autre machine en fonctionnement à cette époque. En cas de découverte majeure dans les domaines cités, la polarisation des faisceaux serait un avantage déterminant. Dans ce but le groupe participe , avec l'aide des services techniques du laboratoire :
- au développement de la nouvelle structure d'analyse des données mise en place dans l'environnement ROOT: structure générale et présentation d'événements;
- à la construction d'un nouveau luminomètre, utilisant le processus de rayonnement de freinage e p ( e ( p. Ce luminomètre est un calorimètre constitué de tungstène et de fibres de quartz (15500) lues par des photomuliplicateurs (50). Il a été testé sur un faisceau d'électrons du CERN. Un système d'acquisition rapide a été développé en collaboration avec le LAL et le LPNHE ParisVI-VII. L'ensemble sera installé sur l'expérience au début de 2001. Il devrait permettre de mesurer la luminosité, paquet par paquet, avec une précision de l'ordre de 1%.
En conclusion le programme de ce groupe est bien tracé et doit se poursuivre au moins jusqu'à 2006. On voudrait souligner en terminant qu'il pourrait accueillir plus d'étudiants en thèse pour participer à un programme varié et formateur.
3.2 ALEPH
Le groupe du LPNHE-X a apporté une contribution importante dans l'expérience ALEPH par sa participation à la construction et à l'exploitation du calorimètre électromagnétique, ainsi que par l'analyse des données concernant le Z (phase 1) et à haute énergie (phase 2 du LEP). L'expérience s'est achevée à l'automne 2000 et l'activité actuelle du groupe - restreint a trois physiciens - est focalisée sur la finalisation de trois publications utilisant les données de la phase 1 et portant sur la physique de précision du lepton tau, sujet de tout temps prioritaire pour le groupe. Les trois physiciens sont par ailleurs déjà engagés dans d'autres expériences (un sur BABAR, deux sur TESLA), qu'ils rejoindront une fois ces publications achevées.
3.3 TESLA
Le groupe, composé de deux physiciens issus de l'expérience ALEPH, est engagé dans les pré-études de conception du calorimètre (essentiellement la partie électromagnétique) pour un futur collisionneur linéaire à électrons dont le démarrage pourrait avoir lieu en 2010. Afin de pouvoir explorer au mieux le programme de physique très riche d'un tel accélérateur, le groupe propose de s'orienter vers une calorimétrie de très fine granularité permettant de reconstruire les particules constitutives des jets hadroniques, objets dont la mesure est la plus critique. Le groupe, bien avancé sur le sujet, est reconnu au niveau des groupes de travail internationaux travaillant sur les projets de collisionneurs à électrons. Il bénéficie d'un soutien fort au niveau des services techniques du laboratoire tant en mécanique qu'en informatique (notamment par sa participation forte à la collaboration GEANT4). Un renfort du groupe en physiciens dans un futur proche est envisagé par la direction sous la forme d'un poste de visiteur étranger. L'adéquation des moyens techniques, qui semble bonne à l'heure actuelle, sera probablement à surveiller dans le cas d'une montée en puissance des activités du groupe.
BABAR
Le LPNHE-X est impliqué dans l'expérience BABAR depuis ses débuts et son impact y est clairement visible. Un membre du groupe y a été jusqu'à peu vice-porte-parole de lexpérience. Composé de six physiciens et bénéficiant d'un fort soutien des services techniques, le groupe assume des responsabilités dans l'électronique du détecteur erenkov, le DIRC (cartes de contrôle), dans l'informatique en ligne (contrôle de l'environnement du DIRC) et hors ligne (développements dans le cadre de la nouvelle version, orientée objet, du logiciel de simulation des détecteurs de particules, GEANT4). Ces engagements nécessitent la présence permanente de certains membres du groupe au SLAC (deux à l'heure actuelle). Dans l'analyse des données, démarrée il y a un an, le groupe a choisi comme stratégie de se concentrer sur les canaux charmés, ce qui donne accès à plusieurs sujets de physique à partir d'une même voie d'analyse. Le groupe s'est ainsi assure une très bonne visibilité dans la collaboration et encadre d'ores et déjà trois étudiants en thèse (deux soutenances prévues en 2001 et une en 2002). Le soutien du laboratoire est tout à fait correct tant pour les missions que pour les engagements techniques passés. Il reste à veiller à maintenir un soutien suffisant pour assurer le suivi des réalisations ou leur nécessaire transformation due aux augmentations successives de luminosité de l'accélérateur. Au vu des engagements du groupe, un renfort en physiciens serait également souhaitable.
3.5 CMS
Le groupe du LPNHE-X, compose de huit physiciens et d'un étudiant en thèse, est implique dans la conception et la réalisation du calorimètre électromagnétique à cristaux de l'expérience CMS. Ses engagement portent sur la mécanique (conception et réalisation des alvéoles destinées à contenir les cristaux, banc de mesure de la qualité optique des cristaux), sur l'électronique (conception des cartes de déclenchement) et sur l'informatique. Ce dernier point comporte de nombreux volets comme les tests en simulation des cartes de déclenchement, la reconstruction des électrons dans le détecteur ou la précalibration des modules du calorimètre. Le soutien technique du laboratoire est à la mesure des engagements pris, notamment en informatique avec cinq ingénieurs travaillant sur le projet.
La dernière activité du groupe, appelée à prendre de l'ampleur dans le futur, concerne la caractérisation et la calibration de tous les modules du calorimètre sur faisceau-test au CERN. Le groupe a la responsabilité de l'infrastructure du faisceau et de l'acquisition de données. Ces développements, non prévus initialement, nécessitent un financement pour lequel il est difficile d'obtenir un soutien en AP de l'IN2P3. D'autres soucis exprimés par le groupe, dont nous tenons à nous faire l'écho, concernent la difficulté probable d'assurer correctement la présence au CERN requise pour mener à bien cette calibration (6 mois/personne par an pendant deux à trois ans), l'insuffisance en main d'oeuvre qualifiée pour aider au contrôle qualité ou au montage au CERN (malgré des demandes faites auprès de l'IN2P3) et la gestion particulièrement obscure de la direction de la collaboration au CERN qui ne permet pas une bonne reconnaissance des contributions des laboratoires extérieurs. A ce propos on a noté que la direction du laboratoire a du intervenir et signer un M.O.U. avec le responsable du calorimètre électromagnétique de CMS en ce qui concerne la participation du laboratoire à son électronique.
Programmes en Astrophysique
Ces programmes, démarrés en 1992 sont orientés vers l'astronomie gamma, c'est à dire l'étude des sources de rayonnements gamma de haute énergie (allant du GeV au TeV). Lensemble s'articule autour d'expériences en exploitation (CAT et CELESTE) et de deux projets pour la nouvelle décennie (HESS et GLAST). Il est assuré par 6 chercheurs du CNRS, dont P. Fleury (DR émérite) initiateur du programme, 2 doctorants et un CR1 (poste affecté au concours 2001) qui doit rejoindre l'équipe. De plus le groupe de mécanique est fortement impliqué.
3.6.1 CAT (erenkov Array at Themis)
Cette expérience implique 2.5 physiciens du laboratoire. Avec sa caméra à imagerie fine de 546 pixels au foyer d'un réflecteur de 17 m2, ce télescope permet d'étudier les photons de 250 GeV à 20 TeV. Les mesures effectuées depuis 1996 ont permis de détecter et de suivre la Nébuleuse du Crabe, Markarian 421 et Markarian 501, ainsi que 20 Lacertides. Trois thèses ont été soutenues depuis 1996 et des publications sont en préparation.
3.6.2 CELESTE
Cette expérience implique 2 physiciens du laboratoire plus une doctorante. Ce télescope utilise le champ de miroirs de Themis pour concentrer les photons erenkov vers le sommet de la tour équipée d'un nouveau dispositif optique qui associe un photomultiplicateur à chaque héliostat. Actuellement 40 héliostats sont équipés. Associé à une électronique rapide, le seuil de détection est abaissé à 30 GeV.
Les premières observations effectuées pendant l'hiver 1999-2000 ont fourni les premières mesures à 50 GeV de la Nébuleuse du Crabe et ont permis de détecter Markarian 421.Ces résultats sont présentés dans la thèse de M. de Naurois soutenue en 2000.
La mise en oeuvre se fait en collaboration avec, pour lIN2P3, des équipes du CENBG, du LAL et du LPCC. Le nouveau groupe IN2P3 de Montpellier va rejoindre cette expérience.
Le rapprochement de CAT et CELESTE permettra une analyse spectrale de 30 GeV à 20 TeV, jusqu'en 2004.
HESS
Cette expérience implique 3 physiciens du laboratoire. Le High Energy Stereoscopic System (HESS) a pour but d'améliorer la sensibilité de détection gamma par un facteur d'au moins 10 dans la région de 40 GeV à 40 TeV. Pour cela, la collaboration se propose d'installer en Namibie, 4 télescopes (phase 1) utilisant des miroirs de 12 m2 de diamètre, la reconstruction stéréoscopique (comme à HEGRA) et l'imagerie fine (comme à CAT). Le groupe du LPNHE-X , avec le LPCC et le LPNHE ParisVI-VII, participe à la construction des 4 caméras. Ces caméras, qui comprendront 950 PM, couvriront un champ de vue de 5 degrés. Les résolutions attendues sont de 0.1 degré en angle et de 20% en énergie. La caméra du premier télescope doit être installée en juin 2001 et la physique devrait démarrer dans la seconde moitié de 2001. Un projet de Laboratoire Européen Associé, regroupant les laboratoires du Max Planck Institut et de l'IN2P3 est envisagé.
3.6.4 GLAST
Ce projet implique 2 physiciens du laboratoire. Contrairement aux 3 autres expériences, le Gamma Large Array Space Telescope (GLAST) est un détecteur embarqué qui se propose de mesurer les photons dans la gamme de 10 MeV à 1 TeV, sur un grand champ de vue (2.4 sr.). Il sera constitué d'un système de 16 tours sandwich de Si/Pb, suivi par un calorimètre en CsI représentant 8.6 longueurs de radiation. Le calorimètre est financé par le CNES. Le groupe du LPNHE-X, en collaboration avec les groupes du LPCC et du CENBG, a la responsabilité de la structure mécanique ainsi que du système de collection de lumière. Les astrophysiciens du SAP (CEA DSM DAPNIA, Saclay) avaient la responsabilité de l'électronique de front end, mais il semble qu'ils aient des difficultés pour assurer leurs engagements. Une solution devrait être trouvée au sein de la collaboration qui est organisée autour du SLAC.
La mise sur orbite de l'ensemble du détecteur est prévue pour 2005.
Remarques Générales
Les physiciens de ce groupe, outre le rôle moteur quils jouent dans la majorité des expériences dans lesquelles ils sont engagés, participent également au GDR « Phénomènes Cosmiques de Haute Energie ».
Le groupe, qui a subi de nombreux départs (transferts vers d'autres laboratoires, départs à la retraite, décès) est actuellement dispersé sur 4 expériences, avec des participations doubles. Les nouveaux arrivants ont partiellement comblé ce déficit, mais il existe un risque réel que la situation devienne critique dans les 4 ans qui viennent pour effectuer un programme de qualité, certes, mais fort ambitieux : exploitation de CAT, CELESTE et HESS ainsi que construction de HESS (suite) et de GLAST.
Plasmas de quarks et de Gluons
3.7.1 NA50
Lexpérience NA50 au CERN a apporté de façon décisive une confirmation de lexistence du plasma de quarks et de gluons au moyen de la signature de la suppression du charmonium et du J/(. Cette suppression pour les collisions les plus centrales, observée dans des collisions Pb-Pb, est appréciée par rapport au comportement « normal » étudié avec les mêmes dispositifs expérimentaux dans des expériences similaires (NA38 et NA51). Le dispositif expérimental comporte essentiellement un spectromètre à muons pour signer la désintégration des particules charmées et un calorimètre électromagnétique pour évaluer la centralité de la réaction.
Le groupe du laboratoire comprend 4 chercheurs dont le porte-parole de lexpérience et 1 visiteur. Son impact a été important tant au niveau du hardware (électronique du trigger) et du software du spectromètre à dimuons quau niveau de lanalyse des données de suppression du J/(. Actuellement le groupe attaque lanalyse des dernières données prises en 2000. Ceci devrait être finalisé dans quelques mois.
Cette expérience est probablement une des pièces maîtresses de lensemble des faits qui conduisent à penser que le déconfinement des quarks et des gluons a été observé dans des collisions centrales dions lourds au CERN.
Le CS de lIN2P3 a formulé un avis négatif qui a interdit le financement par cet Institut de lexpérience NA60. Par ailleurs une décision a été prise par des membres du groupe (cf. infra) pour une participation à PHENIX. Il en résulte que la compétence de ce groupe sur le spectromètre de NA50 fera défaut aux participants de NA60 . Une aide ponctuelle et informelle est néanmoins envisageable.
3.7.2 PHENIX
Trois physiciens (dont 1 impliqué dans NA50) et un visiteur (également impliqué dans NA50) du laboratoire ont décidé de rejoindre lexpérience PHENIX sur le RHIC (Relativistic Heay Ion Collider) à Brookhaven. Lun de ces physiciens est le responsable pour la France de lexpérience. Ces physiciens seront rejoint à terme par les physiciens du groupe travaillant encore sur NA50 exclusivement et lannée prochaine par un CR venant de lIPN de Lyon. Pour ces physiciens, PHENIX par laugmentation considérable dénergie quil permet est la suite naturelle de NA50. En effet aux énergies atteintes on pourra notamment explorer dautres signatures du plasma (suppression du Y) ou se placer à même densité dénergie que dans NA50 pour des systèmes plus légers (Cu-Cu) mais avec des luminosités beaucoup plus grandes.
Le laboratoire est impliqué dans la construction du bras nord du spectromètre à dimuons (le bras sud est présentement installé). Cet effort implique une forte participation du service électronique. Cette participation prévue pour 6-7 ans pourrait se continuer pour certains par linvestissement dans dautres aspects de la Physique avec PHENIX ou ailleurs au RHIC, pour dautres par une insertion dans les programmes LHC (CMS).
4. Conclusions
Le laboratoire du LPNHE de l'Ecole Polytechnique fait preuve d'un grand dynamisme et d'une gestion avisée dans le choix de ses projets. L'impact des groupes du laboratoire dans les collaborations est visible, aussi bien dans la partie technique que dans la production des résultats de physique. Plusieurs physiciens jouent un rôle moteur (parfois institutionnel comme porte-parole, co-porte-parole ou responsable pour la France, par exemple) dans la plupart des expériences dans lesquelles ils sont engagés. L'implication au niveau de l'enseignement est forte pour ce qui concerne les Grandes Ecoles (Ecoles Polytechnique et des Mines). Enfin, le laboratoire a su tisser des liens avec d'autres laboratoires de l'Ecole qui permettent de fructueuses coopérations.
Notons néanmoins quà ce point de son histoire, et contrairement à ce qui était le cas il y a quelques années (programme daccélération par battements dondes), le laboratoire nest pas engagé dans des recherches pluridisciplinaires (autres bien entendu que la Physique des Astroparticules qui est considérée comme étant au cur des disciplines de lIN2P3).
L'adéquation entre moyens techniques et besoins des expériences semble relativement bonne à l'heure actuelle. Sur les deux années écoulées, les départs de personnels des services techniques ont été pratiquement compensés par des arrivées, et des demandes sont en cours pour compléter ces remplacements (deux pour le service électronique, une pour le service mécanique et une pour le service informatique). Compte-tenu du rapport ITA/chercheurs du laboratoire (1,4), ces demandes nous semblent parfaitement justifiées. Le service administratif, tout en jouant actuellement de façon souple avec la polyvalence et la bonne volonté de ses agents, mérite un recrutement dans un futur proche.
Les effectifs en chercheurs permettent une bonne couverture des projets du laboratoire. Ceci dit, le groupe d'astroparticules, même s'il fait preuve d'une remarquable cohérence dans le choix de ses expériences (thèmes et échelonnement dans le temps), est sous-dimensionné. Nous ne pouvons donc qu'approuver l'affichage d'un poste CR1 pour ce groupe au prochain concours, ainsi que la volonté de la direction du laboratoire de lui adjoindre en outre un poste de visiteur. De manière générale, le nombre moyen de postes CNRS affectés au LPNHE-X par an (1) correspond à la moyenne des entrées dans les autres laboratoires de l'IN2P3, bien que ce laboratoire ne bénéficie d'aucun recrutement universitaire. On pourrait trouver là un argument permettant de faire à son profit un effort supplémentaire.
Le nombre faible de doctorants est préoccupant. Certes, le contexte global des études scientifiques dans notre pays peut lexpliquer. Il nous semble néanmoins qu'une implication plus poussée des chercheurs du laboratoire dans l'enseignement universitaire au delà des Grandes Ecoles (à l'exemple de ce qui s'est fait dans le groupe BABAR), et de façon générale une diversification poussée des offres de stages de DEA et de thèse, devrait aider à améliorer cette situation.
Le problème du statut des personnels de lEcole Polytechnique reste ouvert et ne peut quattirer de notre part une réprobation forte. Nous demandons que cette question soit évoquée par le CNRS lors des prochaines discussions à propos de la contractualisation.
Le service électronique doit continuer à faire lobjet de la part de la Direction du laboratoire dune attention soutenue. Il nous semble en effet que la situation est tout à fait rattrapable et même quun début de solution est engagé.
Les crédits en légère décroissance laissent une faible autonomie de gestion scientifique, nautorisant guère lémergence et le démarrage de projets innovants notamment dans des domaines pluridisciplinaires.
Enfin, la définition des objectifs scientifiques ainsi que la gestion des moyens (en crédits et en personnel) en fonction de ces derniers, semble seffectuer de façon tout à fait efficace et remarquablement conviviale.
En conclusion, la Commission félicite lensemble du laboratoire (chercheurs, personnels techniques et administratifs et Direction) pour la pertinence de ses engagements, la grande qualité de ses réalisations et le fort potentiel de ses projets actuels.
PIECE ANNEXEE
Remarques de T. Romanteau sur lévolution en conception numérique
Examen à 2 ans du LAPP
(20/11/2000)
J. Dumarchez, V. Ruhlmann-Kleider
Introduction
La visite s'est déroulé le jeudi 20/11 dans le cadre de l'examen à 2 ans et après un comité d'évaluation (juin 2000). Elle a permis, après un entretien introductif avec la direction, de faire le tour des groupes de physique et plus rapidement des services techniques et administratif. L'impression générale est très positive: un programme de recherche bien diversifié et des groupes actifs et visibles. La direction actuelle, en fonction depuis près d'un an, semble bien perçue, en particulier dans sa volonté d'organiser les projets autour de responsabilités et d'engagements où les soutiens - en particuliers techniques - sont explicités et régulièrement passés en revue.
Le LAPP compte 42 chercheurs, 8 enseignants-chercheurs et 72 ITA. Laccroissement notable du nombre denseignants ces dernières années est appelé à se tarir du fait de la petite taille de luniversité de Savoie. Le nombre de recrutements de chercheurs CNRS a été de 5 en 6 ans, correspondant à un taux de renouvellement de 1.9%, plus bas que la moyenne de lIN2P3 (3%). Le nombre de thèses est élevé : 5 à 6 par an en moyenne.
Le soutien de base (6.8 MF en 2000) est en légère érosion depuis 5 ans et les crédits départementaux et régionaux restent attachés à des actions spécifiques.
e+e-
A l'issue d'un programme riche et varié de 11 années mené avec succès, la dernière campagne de prise de données du LEP s'est achevée au début du mois de novembre. Les groupes du LAPP ont pris une part active dans les expériences Aleph et L3, autant dans la construction de sous détecteurs ou l'acquisition de données que dans leur analyse et la publication des résultats de physique. Leurs contributions récentes ont touché des sujets clefs comme les mesures de précision des paramètres électrofaibles à l'énergie du Z et à haute énergie (groupe Aleph) ou comme la recherche de particules supersymétriques et les tests de précision de la chromodynamique quantique à haute énergie (groupe L3).
Après l'annonce d'un possible signal dû au boson de Higgs dans les dernières données du LEP, les deux groupes ont milité pour une prolongation de la prise de données en 2001. Cette prolongation n'a malheureusement pas été acceptée. Après finalisation des publications en cours, les physiciens des deux groupes envisagent en majorité de rejoindre des groupes existants, dans lesquels certains d'entre eux sont déjà partie prenante.
Le groupe BaBar est le seul groupe à prendre des données de physique actuellement et représente un pôle attractif bien structuré. Les engagements techniques sur le système de gaz de la chambre centrale et sur le développement d'un pôle de traitement des données au CCIN2P3 ont été tenus. Les soucis, communs à l'ensemble des groupes français, concernent la nécessité impérieuse d'une présence sur place et en particulier la difficulté de permettre aux étudiants d'y faire des séjours de moyenne durée. La solution ne peut reposer sur des arrangements locaux et devrait être traitée au niveau de l'IN2P3 qui doit considérer qu'effectivement la place des groupes français n'est reconnue qu'au prix de cette présence sur place et que l'attrait sur les étudiants d'une expérience en prise de données ne doit pas être contrarié par trop d'obstacles financiers.
LHC
Le groupe ATLAS est fortement impliqué dans la production d'éléments du calorimètre électromagnétique (électrodes et électronique) et dans l'assemblage de ses modules. Cette phase de production délicate à gérer sur la durée devrait s'accompagner d'un renforcement de la préparation du software et de la physique. Il est souhaitable que le projet d'intervention sur le coeur du software d'Atlas grâce à l'appui d'un groupe de 3 ingénieurs aboutisse et permette au groupe une présence stratégique dans la reconstruction et l'analyse.
Atlas reste une priorité affirmée du laboratoire.
Le groupe CMS n'a pas bénéficié de cette priorité et a cependant fourni plusieurs contributions essentielles et reconnues sur les cristaux de tungstate de plomb et plus récemment sur les méthodes et mesures de leur réponse sous irradiation. Le groupe a également fortement participé à un projet d'électronique touchant à la calibration du calorimètre, qui n'a pas été retenu par la collaboration.
Le groupe regrette le manque de soutien du laboratoire et il est en effet regrettable que ce soutien n'ait pas pu être trouvé dans le passé pour un groupe dont la contribution est toujours apparue comme importante au sein de la collaboration CMS. Ce soutien est désormais acquis pour remplir les engagements présents envers la collaboration.
Dans cette situation, les membres du groupe ne limitent pas leur futur à CMS mais étudient aussi d'autres directions de physique (EUSO, orthopositronium ...)
Physique hors accélérateurs
VIRGO
L'implantation du LAPP dans VIRGO est ancienne et importante. Elle s'est faite à travers l'acquisition de compétences nouvelles (chambres à vide) ou le développement et l'implantation de techniques caractéristiques de la physique des particules, dans l'acquisition de données et la préparation de l'analyse. Le retard accumulé de l'expérience et les difficultés dues au trop faible poids effectif de l'IN2P3 dans le management du projet, inquiètent le groupe qui a pu être tenté par des solutions individuelles ou antinomiques avec la politique scientifique de l'IN2P3.
Il serait souhaitable que la direction de l'IN2P3 parvienne à aider les groupes de l'IN2P3 à obtenir un poids dans l'expérience à la hauteur de leurs contributions scientifiques et techniques.
AMS
Après une participation active au vol navette, le groupe s'est intéressé à la construction du calorimètre d'AMS2, en particulier du point de vue mécanique et électronique: le montage des modules d'ingéniering et de vol se fera dans une salle blanche spécialement aménagée au LAPP. Avec le renfort de physiciens venus du LEP, le groupe semble en mesure de prendre une part accrue à la simulation et l'analyse, en particulier pour la physique des gammas avant l'arrivée de GLAST et pour laquelle le calorimètre est essentiel.
Les expériences futures
Plusieurs projets de participation à des expériences nouvelles ou de deuxième génération sont en gestation. La procédure des revues avec rapporteurs pour coordonner la réflexion, éventuellement complétée par des journées de prospective, devrait permettre de définir de nouvelles directions de recherche avec les moyens associés, envisagés sur le moyen terme.
Les services techniques et administratif.
Les services techniques sont organisés en projets afin de mieux répondre aux engagements pris par les différents groupes. Il ne faudrait toutefois pas que cette organisation soit un obstacle à la naissance de nouveaux projets.
Les services techniques et administratif suivent une politique active de formation permanente qui leur permet de maintenir un haut niveau de compétence. La faiblesse du nombre d'ingénieurs par chercheur (1.8 ITA/ch ou 1 ing/ch) et la perspective de nombreux départs à la retraite dans les 5 ans restent des sujets d'inquiétude.
Les liens avec le tissu industriel local sont forts, que ce soit par la sous-traitance dans la production des éléments de détecteurs ou pour certains logiciels techniques dont le LAPP est site mainteneur et expert. Le laboratoire est également impliqué dans plusieurs actions de valorisation (contrats ou essaimage).
Lorganisation du laboratoire et son ouverture
Lapprobation et le suivi des expériences sont discutés au conseil scientifique et au conseil de laboratoire (le premier étant un sous ensemble du second). La prise de décision est facilitée par les revues dont les projets (ou les services techniques) font lobjet régulièrement, chaque projet étant passé au crible par un groupe de 4 à 5 personnes extérieures au projet.
De courtes réunions bimensuelles informelles complètent linformation au sein du laboratoire.
Le LAPP est très ouvert sur lenseignement supérieur, non seulement par ses personnels enseignants ou par le nombre des thèses (5-6 par an), mais aussi par une politique soutenue daccueil de stagiaires venant de lensemble des filières détudes supérieures (en moyenne 33 stagiaires par an sur les 7 dernières années). Cest une source de dynamisme certain pour le laboratoire.
De même le LAPP a toujours pratiqué laccueil des chercheurs étrangers (une vingtaine en moyenne de 96 à 99) : à cet égard les modifications récentes du mode dattribution des contrats temporaires pour les chercheurs étrangers se sont traduites par une baisse très importante du nombre de visiteurs, ce qui suscite une très nette inquiétude.
Conclusion
Le LAPP est un laboratoire très dynamique, qui donne l'impression d'une forte cohésion et d'une bonne interaction entre les différents services. Les groupes du LAPP ont pour la plupart un impact visible et important dans les collaborations, de la construction à l'exploitation des détecteurs et à l'analyse physique.
Toutefois, en ce qui concerne VIRGO, il est difficile au groupe du LAPP et plus généralement aux groupes de lIN2P3 de se faire reconnaître au niveau de lexpérience, malgré des prises de responsabilités importantes. Il serait donc souhaitable que la direction de l'IN2P3 parvienne à aider ces groupes à obtenir un poids dans l'expérience à la hauteur de leurs contributions scientifiques et techniques.
Le soutien technique du laboratoire est en moyenne en adéquation avec les besoins des groupes, à l'exception du groupe CMS malgré ses réalisations majeures sur les cristaux: la situation est cependant en cours de déblocage et le groupe devrait recevoir le support suffisant pour mener à terme les projets sur lesquels il reste engagé.
Au niveau des effectifs, l'évolution du service d'électronique sera à surveiller dans les 4 ans à venir, de nombreux départs en retraite étant prévus.
Il faut souligner enfin la bonne ouverture du laboratoire sur le monde extérieur, qui se traduit par un nombre élevé de stagiaires et de visiteurs et par un certain nombre d'actions de valorisation.
RENOUVELLEMENT du GANIL, UMR 6415
R.Frascaria,J.P.Thibaud,J.Dumarchez,J.P.Barbe.
Documents de travail:
Rapport d'examen antérieur( octobre 98)
CR conseil scientifique 27 et 28 juin 2000
Audition par Office parlementaire des choix scientifiques et
technologiques (13 septembre 2000)
CR réunion CHSCT (27 septembre 2000)
CR réunion Conseil de Laboratoire (11 juillet 2000)
Visite de la commission 03 les 13 et 14 novembre 2000:
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Réunion avec la Direction
Visite des installations
Discussions avec les différents services et groupes
Entretiens individuels
Entretiens avec les syndicats
Synthèse avec la Direction
RAPPORT D'EVALUATION
DONNEES STATISTIQUES CONCERNANT LE GANIL
Le Grand Accélérateur National d'Ions Lourds est un Laboratoire mixte de la DSM/CEA et de l'IN2P3/CNRS , de statut GIE. C'est avant tout un outil pour la physique nucléaire dans l'étude des états extrêmes de la matière nucléaire, mais ayant une grande ouverture pluridisciplinaire avec un pole interaction ion-matière joué par le CIRIL. Constitué en laboratoire d'accueil national mis à la disposition des physiciens français (360 chercheurs), il a une grande intéraction avec les régions basse et haute Normandie, mais aussi sur le plan international avec 250 chercheurs étrangers en provenance de 25 pays qui utilisent ses installations. Le GANIL comprend comme personnels permanents:23 chercheurs et physiciens, 80 ingénieurs et cadres , 124 techniciens et administratifs. Ces personnels sont directement gérés par la DSM et l'IN2P3.La masse salariale est de 77 MF. Le budget 2000 s'élève a 52 MF, dont 44.4 MF proviennent paritairement en dotation des deux autorités constitutives. La région Normandie participe au niveau de 1.5 MF et l'Union Européenne par une contribution de 2.5 MF.
Ces dernières années, les effectifs des personnels sont restés à peu près constants; il y a eu par contre une évolution des profils dans les différents métiers. Ce qui était déjà signalé il y deux ans s'est aggravé avec les départs a la retraite des personnels qui étaient présents a l'origine de la création du GANIL.
L 'évolution de la dotation budgétaire est a peu près constante ces dernières années, après une chute importante entre 1990 et 1994 qui l'a fait passer de 61.745 en 1990 a 44.4 MF en 2000, en francs constants.
EVALUATION SCIENTIFIQUE:
Le GANIL est un ensemble d'accélérateurs (cyclotrons) qui fournit des faisceaux d'ions lourds dans une très large gamme de masse allant du carbone a l'uranium et d'énergies, de 100keV à 100 MeV/A.
En 1999, 5100 h de faisceau a haute énergie et 1700h à moyenne énergie ont été délivrées. Une proprieté remarquable de ces installations, est la possibilités de donner simultanément deux faisceaux à moyenne énergie, ce qui permet aux recherches interdisciplinaires du CIRIL de bénéficier des 1700h de programmation.
Un nouvel outil, SPIRAL, est prêt a démarrer. Cet ensemble cible/source couple a un nouvel accélérateur CIME, permettra de délivrer des faisceaux exotique de masse inférieure à 100 et d'énergie allant de 1.7 à 25 MeV/u.
Le GANIL est aussi un ensemble de grands équipements comprenant de nombreux détecteurs (SPEG, INDRA, LISE, ORION, NAUTILUS, SIRA). Certains sont en préparation pour exploiter au mieux le nouvel ensemble SPIRAL. Il s'agit des détecteurs VAMOS et EXOGAM.
Entre 1983 et 2000, 1421 publications ont été produites dans les grandes revues internationales et 136 thèses soutenues grâce aux faisceaux et équipements installes au GANIL. Le GANIL a été à l'origine de 12 Conférences internationales et 26 PRIX scientifiques ont été décernés pour des travaux qui y ont été effectués.
Le GANIL est un laboratoire de recherche scientifique et technologique de très grande valeur reconnue sur le plan international.
Il joue un rôle fondamental sur le plan de la formation(il y a actuellement 15 étudiants en thèse en site propre).
Par son excellente implantation régionale, il est un facteur important de développement dans sa région. Par ses compétences, il est un des laboratoire sur lequel l'Europe s'appuie pour développer des faisceaux exotiques de deuxième génération. Dans cette perspective, il coordonne le programme européen EURISOL(5eme PCRD), dont le but est de définir une future installation européenne a l'horizon 2010.
QUELQUES PROBLEMES RELEVES PENDANT LA VISITE:
Blocage du démarrage de SPIRAL du fait du caractère INB du GANIL
Le nouvel ensemble cible source de type ISOL au cur de SPIRAL, va produire des déchets radioactifs. Les automates qui permettent de manipuler a distance cet ensemble après utilisation ainsi que les installations de confinement et de stockage que nous avons pu visiter sont remarquables. Les procédures de sécurité ainsi que le suivi de ces déchets sont discutées avec les autorités ministérielles compétentes. Les atermoiements qui durent depuis plus d'un an risquent de porter atteinte à la compétitivité de cette installation et conduire à une démotivation des physiciens du GANIL( et plus généralement de cette communauté) si les autorisations ministérielles devaient encore tarder à venir.
La Direction du GANIL se fixe comme objectif d'aboutir au démarrage de SPIRAL au Printemps 2001.
Nous suggérons que des conseils soient recherches auprès de l'ISPN indépendant, pour valider les solutions d'exploitation proposées.
Passage aux 35 heures.
Le CEA a déjà mis en application au GANIL le passage aux 35 heures de ses personnels sous la forme plus exacte de 1600 heures de travail annuel. Ceci entraîne un différentiel de 12 jours de vacances supplémentaires pour ces personnels comparé aux agents CNRS sur le site. Il est urgent que le CNRS définisse ses propres règles concernant le passage aux 35 heures et que ceci se passe en concertation entre les deux autorités de tutelle. Il eut été souhaitable que plus d'autonomie locale soit donnée pour permettre aux personnels du GANIL d'organiser au mieux leurs services.
Remarque: La nouvelle convention décidée par le CEA va permettre l'embauche de 3 opérateurs supplémentaires permettant la sortie de quart d'opérateurs ayant plus de 15 ans de travail poste. Ces embauches ne compensent d'ailleurs pas la totalité des heures de travail dues au passage des 35 heures ( # 9 postes équivalents).
Equilibre entre laboratoire de services et R&D propre.
La mise en exploitation des nouveaux équipements (SPIRAL et VAMOS/EXOGAM) se faisant à effectif constant, la crainte apparaît d' une part de ne pouvoir assurer avec la même qualité les prestations de service aux utilisateurs des installations et d'autre part que cela ne se traduise pas par une diminution du temps et des efforts réservés au R&D que tout laboratoire d'excellence doit avoir ne serait- ce que pour garder une expertise dans le domaine des technologies avancées. La pyramide des ages du GANIL montre que les départs à la retraite vont se poursuivre: une anticipation de remplacement permettrait une bonne transmission des compétences.
Une structuration en groupe de projet proposée par la Direction ( sur les grands projets) devrait permettre d'éviter cet écueil dans les années à venir. Il faudra cependant veiller à garder une certaine souplesse pour gérer les problèmes quotidiens éventuels.
Pour les projets futurs, en particulier SPIRAL phase 2, une meilleure coordination entre les laboratoires qui réalisent des éléments d'un ensemble dont le GANIL a la charge de l'intégration finale sur le site, doit exister en respectant les règles de bonne conduite d'un projet d'envergure.
CONCLUSIONS GENERALES et PROSPECTIVE:
Le GANIL joue pleinement le rôle qui lui est dévolu: il delivre les faisceaux d'ions lourds que la communauté des physiciens de cette discipline attend. Il développe et réalise les accélérateurs et les lignes de faisceaux qui résultent des projets des physiciens et des décisions des autorités de tutelle en respectant les cahiers des charges et les délais qui lui sont impartis. Il participe et intègre les grands ensembles expérimentaux jusqu'aux acquisitions de données qu'il standardise.
Le GANIL affirme son ouverture pluridisciplinaire avec le CIRIL et le secteur biologique a travers deux nouveaux équipements: une ligne basse énergie -IRRSUD- utilisable en permanence et une structure d'accueil pour la radiobiologie
On peut noter un bon transfert de technologie avec soutien à l'innovation de ce laboratoire, comme récemment X-ion (1998) en microelectronique. Un effort particulier qu'il faudrait encore renforcer concerne les jeunes pousses.
Le parc d'accélérateurs et de lignes de faisceaux de complexité accrue augmentant, le personnel permanent restant a peu près constant, l'emploi du temps associe au nouveau régime des 35 heures posant des problèmes d'organisation du temps de travail- en particulier pour celui concernant les astreintes nécessaires à une bonne exploitation des installations- il est à craindre une surcharge de travail qui ne puisse être assumée par un personnel très implique dans ses taches et dans la démarche qualité qu'il y associe. Le personnel redoute que l'équilibre entre services et R&D soit difficile à trouver dans le futur. En particulier, il souhaite participer efficacement au projet SPIRAL phase 2, pour lequel un Avant Projet Detaille est demande pour l'été 2002.
Il pense qu'il sera difficile d'assurer ces différentes taches sans embauches nouvelles et/ou une meilleure gestion des projets avec les autres laboratoires.
Une réflexion plus générale concerne le statut présent de GIE du GANIL qui arrive à son terme en 2006.Il serait utile de commencer des consultations avec la communauté scientifique et ses représentants dans les diverses instances représentatives.
La communauté scientifique du GANIL verrait avec plaisir s'installer à Caen vers 2010 une installation européenne de type EURISOL. GANIL a d'excellents atouts pour cela.
Participation partielle
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