4-Les émulsions - BAPN Paris 8
Cette carte topographique aura été préalablement numérisée pour simplifier la
prise ... C'est par le calcul de l'écart entre la position des amers, dans le fichier à
corriger et dans le fichier de référence, qu'on ..... et dans le TD 4.2 à la section 5.2
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TP n°1 - Corrections géométriques
Les corrections géométriques, détaillées ici, ont pour but de superposer une image satellitale avec une carte topographique. Cette carte topographique aura été préalablement numérisée pour simplifier la prise des points de calage (points amers). Il est également possible, en adaptant la méthode, de superposer des images satellitales entre elles avec ou sans référentiel topographique ou bien encore des cartes avec des systèmes de projection pas trop différents.
Le TP proposé ici porte sur un petit secteur de la Forêt de Saint-Gobain dans lAisne (France). Les documents joints sont :
- un extrait de la carte topographique de lIGN de La Fère XXVI-10 au 1/50000, 4e édition de février 1987 ;
- un extrait de limage satellitale du capteur HRV1 de SPOT1 du 23 avril 1988, KJ 41-250, en mode panchromatique.
La procédure de correction géométrique utilise des fonctions polynomiales pour déterminer les transformations qui ajustent le système de coordonnées de limage satellitale sur celui de la carte topographique. Il faut se représenter cette transformation comme létirement dune grille en caoutchouc, celle de limage, sur une grille rigide, celle de la carte de référence.
Pour réussir cette transformation spatiale, on s'appuie sur le changement de coordonnées d'un petit nombre d'objets (les points amers) dont on a repéré la position dans l'image à corriger (le fichier de limage satellitale) et dans l'image de référence (la carte). Cest par le calcul de lécart entre la position des amers, dans le fichier à corriger et dans le fichier de référence, quon établit les formules de transformation pour passer d'un référentiel à l'autre en "gauchissant" tout le fichier. Il est donc important de choisir, dune part un nombre suffisant de points amers et dautre part de sassurer que leur répartition est homogène.
La lecture, en complément du cours, des passages concernant les corrections géométriques dans les ouvrages de Gérard BONN (BONN 1992), Claude COLLET (COLLET 1992) et Marc ROBIN (ROBIN 1995), par exemple, permet dapprofondir le sujet. Il en va de même de la description des fonctions EDIT, RESAMPLE, BMPIDRIS, PARE et CONCAT, dans le manuel d'IDRISI.
Ce présent TP est écrit pour IDRISI 32 Version 2. Il conviendra, peut-être, dadapter à sa propre version les fonctionnalités décrites ici.
1. Opération de mise en géométrie de la carte topographique de référence
La scannerisation entraîne ou fige un certain nombre de déformations de la carte de référence (légère rotation, plis, ...), il convient de restituer à la carte numérisée sa géométrie initiale et de la rendre compatible avec IDRISI.
1.1. Mise aux normes IDRISI de la carte topographique
1.1.1. Scannerisation de la carte
Scannériserer la zone correspondant à votre secteur d'étude sur la carte IGN, ou la récupérer dans le fichier mis à votre disposition (crtoptp1.bmp). Le fichier issu de la scannerisation est de préférence :
- en niveaux de gris [moins volumineux qu'en couleurs (un fichier au lieu de trois)] ;
- avec une résolution moyenne aux alentours de 200 points par pouce (ppp), ici seulement de 150 ppp (ce qui est un peu juste). Il doit être peu volumineux, mais permettre de voir les amorces de quadrillages kilométriques Lambert, UTM ou GPS ainsi que les principaux carrefours que l'on cherchera ensuite sur l'image satellite que lon souhaite recaler sur cette carte ;
- au format .BMP (non compressé) ou .TIF pour être facilement converti par IDRISI. Dans la suite du TP, il aura le nom crtoptp1.bmp.
1.1.2. Intégration de la carte au format IDRISI 32
Sélection de lenvironnement de travail
- Sélectionner l'option Data Paths du menu File qui permet également le paramétrage du module Project Environnement
- Définir le répertoire de travail (Working Folder) comme suit :
d:\geo\Votre_Nom\St-Gobain
- Définir le répertoire des données originales (Resource Folder) comme suit :
d:\geo\Votre_Nom\St-Gobain\Si_nécessaire
- Enregistrer le Project Environnement
En fin de session, toujours charger l'environnement par défaut
DEFAULT.ENV
pour éviter de mauvaises surprises !!!
Conversion au format IDRISI
Pour cela, il faut aller dans la barre des menus et sélectionner
File \ Import \ Desktop Publishing Format \ BMPIDRIS
Celle-ci va créer automatiquement deux fichiers (avec les extensions .RST et .RDC) indispensables aux programmes d'IDRISI.
- choisir loption BMP to IDRISI ;
- indiquer le nom du fichier à importer (crtoptp1.bmp) dans le Input filename ;
- indiquer le nom du fichier de sortie [crtoptp1 (sans les extensions, IDRISI sen charge)] dans le Output filename ;
- puis cliquer sur OK pour le lancer.
Voilà, cest fait. IDRISI a importé la carte topographique et va probablement lafficher automatiquement (cela dépend du paramétrage par défaut). Il faudra sûrement lagrandir avec le Zoom Window.
1.2. Levé des points amers
Les corrections géométriques proposées par IDRISI reposent sur des équations polynomiales du premier, deuxième ou troisième degré. En théorie, plus le degré est élevé, meilleur est le résultat. Cependant, le nombre de points amers (P) croît très fortement avec le degré du polynôme. Car IDRISI refuse d'effectuer la correction si :
P < 3 lorsque l'équation est un polynôme du premier degré (n = 1)
P < 6 lorsque l'équation est un polynôme du deuxième degré (n = 2)
P < 10 lorsque l'équation est un polynôme du troisième degré (n = 3)
IDRISI calcule le nombre de points amers comme suit :
P = (n + 2) * (n + 1) / 2
avec :
P le nombre de points amers
n le degré du polynôme qui calcule la transformation
De plus, IDRISI préconise de multiplier par deux ou trois le nombre minimum de points amers pour effectuer les corrections. On aura donc toujours intérêt à choisir un maximum de points amers avec une répartition la plus homogène possible. En général, on teste successivement les trois corrections géométriques en finissant par la transformation polynomiale du troisième degré, sauf si un résultat satisfaisant est obtenu dès les degrés précédents.
1.2.1. Relevé des points amers
L'expérience prouve que pour redresser une carte numérisée, le premier ou le deuxième degré suffisent. Il faut donc, au minimum, entre 6 et 12 points amers (2 * P). Pour des raisons de tailles de fichiers (téléchargement via Internet ou stockage sur disquette), la carte topographique à géoréférencer ne contient que 4 points amers. En dehors de cet exercice, il faut considérer cet échantillon comme notoirement insuffisant.
Appel des fonctions dans IDRISI à laide de la fonction Shortcut
Il est préférable dutiliser les raccourcis clavier dIDRISI plutôt que de rechercher les fonctions dans larborescence des menus.
- Pour cela, il faut aller dans la barre des menus et, sous le menu déroulant File, sélectionner Short Cut on.
- Un menu déroulant saffiche. Il suffit dy taper les premières lettres de la fonction recherchée pour quelle soit sélectionnée, puis de cliquer sur OK pour la lancer.
Afficher la carte numérisée à l'aide de la fonction Display \ Display Launcher pour repérer les croisillons du quadrillage kilométrique Lambert, ou, dans dautres circonstances, la grille kilométrique UTM ou GPS en surcharge. La suite du TP fera référence aux croisillons du quadrillage kilométrique Lambert zone 1 (chiffraison en noir à lintérieur des échelles de marge). Pour géoréférencer les fichiers images ou vecteurs en Lambert, il faut aller installer les quatre fichiers Lambert (lamber*.ref), dans le répertoire Idrisi32\GeoRef, car ils ny sont pas « naturellement ».
Dans le cas de notre secteur de Saint-Gobain, il y a environ 10 "méridiens" et 10 "parallèles" Lambert zone 1. Cependant, les croisillons utilisables dans limage ne sont tracés que tous les 5 kilomètres, réduisant à 6 ceux que nous pouvons prendre comme amers. Ce sont donc ces points de coordonnées 675 et 680 km pour les méridiens et 1 205, 1 210 et 1 215 km pour les parallèles qui seront utilisés.
Pour relever les coordonnées images de ces points, après avoir affiché la carte avec la fonction Display Launcher, il faut procéder comme suit :
- repérer à lécran et sur la carte chacun des quatre croisillons (cf. fig. n°1) ;
- relever, le plus précisément possible en faisant des agrandissements si nécessaire, leurs coordonnées x et y écran (et pas les coordonnées lignes l et colonnes c ) à laide du pointeur de la souris ;
- noter pour chacun deux ses coordonnées métriques Lambert zone 1 lues en noir sur la marge intérieure de la carte topographique.
Si vous avez des difficultés ou si vous navez pas la carte, les coordonnées des 6 points amers sont les suivantes :
Le point au NW de la zone détude est situé à lE du toponyme « Le clos de la Vallée », ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 224 en colonnes « c » et 58 en lignes « r ».
Figure n°1 : Localisation des points amers sur la carte topographique
Le point au NE de la zone détude est situé à lE de Fressancourt, ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 815 en colonnes « c » et 68 en lignes « r ».
Le point au centre ouest de la zone détude est situé au sud de la ville de St-Gobain. Le croisillon amer est au dessus du mot Carrefour de la Route forestière de Barisis, ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 214 en colonnes « c » et 648 en lignes « r ».
- Le point au centre est de la zone détude est situé au sud-est du village de St-Nicolas-aux-Bois. Le croisillon amer est sous le Mont Hurpet, à côté dun symbole de carrière, ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 804 en colonnes et 659 en lignes.
- Le point au SW de la zone détude est situé dans louest de la ville de Prémontré. Le croisillon amer est sous le lieu-dit Berjolet, ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 206 en colonnes et 1 237 en lignes.
- Le point au SE de la zone détude est situé dans louest de la ville de Prémontré. Le croisillon amer est à lest du mot Forestière de la Route forestière du Jardinet, ses coordonnées image sont (pour ceux qui utilisent le fichier crtoptp1.bmp fourni) 796 en colonnes et 1 247 en lignes.
1.2.2. Création du fichier des points amers
Un éditeur de texte un peu rustique permet de créer le fichier des coordonnées de vos amers. Le fichier doit se présenter de la façon suivante, en première ligne, il faut indiquer le nombre de points amers qu'IDRISI doit trouver, puis lignes après lignes, sur quatre colonnes séparées par un blanc, les anciennes coordonnées X et Y (lues sur la carte numérisée affichée à lécran) puis les nouvelles coordonnées X et Y (lues sur la carte papier et transformées en mètres ; on verra pourquoi plus loin). Noubliez pas de mettre un point et non une virgule pour marquer la décimale.
Lancer la fonction EDIT et choisir l'option pour éditer un fichier de correspondance Correspondence file, lui donner un nom comme crtamers (sans lextension .COR qui est mise par défaut) et validez par OK.
L'ordre des instructions inscrites dans ce fichier doit avoir l'aspect suivant :
6
123.4567 890.1234 675000 1215000
123.4567 890.1234 680000 1215000
123.4567 890.1234 675000 1210000
123.4567 890.1234 680000 1210000
123.4567 890.1234 675000 1205000
123.4567 890.1234 680000 1205000
On trouve :
- en première ligne, le nombre de points amers (ici 6, il doit donc être suivi de 6 lignes de coordonnées) ;
- en deuxième ligne, les coordonnées du premier point, ici les coordonnées de l'intersection du méridien 675 km (soit 675 000 m) avec le parallèle 1 215 km (soit 1 215 000 m) ayant pour coordonnées X et Y de départ (X = 123.45
. ; Y = 123.456
. sont à rechercher avec le pointeur dans IDRISI et à remplacer ! ! !) et X et Y d'arrivée (X = 675000 ; Y = 1215000) ;
- en troisième ligne, les coordonnées du second point, etc.
Chaque coordonnée est séparée de la suivante par un blanc. Chaque ligne se termine par un retour chariot. La dernière ligne de coordonnées se termine également par un retour chariot.
Sauvegarder par la commande Save puis quitter par la commande Exit.
1.3. Mise en géométrie de la carte numérisée
Lancer la fonction RESAMPLE.
1.3.1. Signalétique de la future carte géoréférencée
Un certain nombre de rubriques sont à renseigner, il faut :
- cocher loption image ;
- sélectionner le nom du fichier à corriger (crtoptp1.rst) ;
- indiquer un nouveau nom pour ce fichier (soyez explicites) ;
- sélectionner le nom du fichier contenant les points amers (crtamers.cor)
1.3.2. Taille de la future carte topographique
IDRISI demande le degré de la fonction polynomiale à appliquer (Mapping function). Avec quatre points amers, on ne peut choisir que le premier degré, mais, comme indiqué dans la documentation technique, il serait préférable d'avoir deux à trois fois le minimum de points amers pour obtenir de bons résultats, cest-à-dire, entre 6 et 9 points amers.
- On fera donc la transformation en sélectionnant Linear. La qualité du résultat dépend du degré du polynôme, mais est aussi fonction du soin que vous apportez à la prise des points amers.
Enfin, il faut indiquer si le ré-échantillonnage qui accompagne la correction géométrique doit se faire sur une interpolation par la méthode :
- du plus proche voisin (Nearest neighbor) ;
- bilinéaire (Bilinear).
Lorsque la déformation du fichier origine impose de créer de nouveaux pixels, ceux-ci peuvent être identiques à leurs voisins (Nearest neighbor), cas d'une carte, ou calculés comme étant la valeur moyenne des quatre voisins (Bilinear), uniquement sur des variables quantitatives (niveaux radiométriques ou altitudes par exemple). Pour des questions de temps de calcul, c'est l'interpolation du plus proche voisin qui est presque systématiquement retenue, mais ici, Bilinear est adapté car ce sont des données quantitatives, des niveaux de gris.
Mettre la valeur du fond (Background value) à zéro
1.3.3. Taille de la future carte topographique
Cliquer sur Output reference parameters
IDRISI demande les coordonnées X et Y minimum et X et Y maximum dans le nouveau système de référence. Il est préférable de choisir des minima et maxima légèrement supérieurs aux dimensions réelles de l'image, quitte à redécouper le fichier par la suite avec la fonction WINDOW. On retiendra un "X minimum" de 673 000 et un "X maximum" de 683 000 et un "Y minimum" de 1 204 000 et un "Y maximum" de 1 216 000.
Ensuite, il faut fournir le nombre de colonnes et de lignes de la future image.
C'est ici que se détermine la résolution du futur pixel de l'image corrigée. Si on choisit, comme ici, d'avoir un pixel de cinq mètres de côtés, il faut que le nombre de :
- colonnes soit égal à 2 000, car l'image fait 10 km d'ouest en est, c'est-à-dire : [5 m = (683 km 673 km) / 2 000 pixels] = [(X max. - X min.) / nb. de colonnes] ;
- lignes soit égal à 2 400, car l'image fait 12 km du nord au sud, c'est-à-dire : [5 m = (1 216 km 1 204 km) / 2 400 pixels] = [(Y max. - Y min.) / nb. de lignes].
Puis choisir les options suivantes :
- Lambert1s (le « s » indique que pour IDRISI cette projection doit être sécante car la projection est une « Lambert Conique Conforme », il faut donc que les parallèles automécoïques soient sécants, à défaut laisser plane) pour le système de référence (Reference system). Plane est par défaut car cest un fichier de paramètres dun système de référence inconnu (si vous navez pas les paramètres de Lambert, cest celui quil faut mettre pour faire le géoréférencement) ;
- valider par défaut l'unité de distance (Reference unit) qui reste à un ;
- Mètres pour l'unité de mesure (Unit distance), l'unité du quadrillage utilisé ramenée en mètres.
Par rapport aux versions précédentes, dans la version 2 dIDRISI32, il nest plus possible dafficher des km pour le Lambert1s. Lunité officielle est le mètre, cest plus compliqué à lire, mais cest standard !
Validez par OK.
1.3.3. Qualité de la future carte topographique
Cette étape franchie, IDRISI vous informe de la qualité de la correction qu'il va effectuer à partir de votre fichier de points amers. Celle-ci est exprimée à l'aide de la RMS Error, l'erreur quadratique moyenne, encore appelée erreur de positionnement. L'erreur de positionnement est exprimée dans l'unité du fichier origine et doit avoir la valeur la plus faible possible.
IDRISI permet de supprimer les points qui auraient des résidus trop importants, c'est-à-dire ceux qui auraient été mal "localisés". Il faut dans ce cas, désélectionner le point à omettre et recalculer lajustement sur les points restants (Recalculate). Avec seulement six points, il est possible déliminer le ou les moins bons [il semblerait quavec IDRISI32, lorsque lon a juste le nombre minimum de points amers pour une fonction polynomiale (ici 4 pour une linéaire), la RMS ne soit plus calculée ! Ils ont dailleurs tous la même erreur résiduelle]. Si, dans un autre cadre, on en désélectionne quelques un, il faut trouver une amélioration sensible, surtout après avoir omis les plus mauvais points, en prenant soin toutefois d'en conserver suffisamment. Si vous ne pouviez en conserver plus de deux fois le minimum, il faudrait reprendre quelques amers ou/et tenter de corriger parmi les premiers, ceux qui sont défaillants.
L'erreur de positionnement est exprimée dans l'unité du fichier origine, par défaut c'est le mètre (s'en assurer avec la fonction Metadata, à Reference units). Daprès la documentation, vous devez obtenir une erreur de positionnement inférieure à la moitié de la résolution de votre pixel d'entrée (8,5 mètres). Si ce nétait pas le cas, il faudrait vérifier une éventuelle faute de frappe dans le fichier correspondance qui stocke les points amers ou sélectionner de nouvelles coordonnées pour ces points amers. Ici, sur cette carte numérisée, il est possible que votre RMS Error soit inférieure au mètre (cest très théorique). Jai personnellement trouvé une RMS error de 0,119, soit de lordre du dixième de mètre (!).
Dès que l'erreur de positionnement est satisfaisante poursuivre la correction géométrique en validant OK. Les coefficients du polynôme apparaissent, les enregistrer pour les imprimer ultérieurement. La correction géométrique proprement dite peut être longue à réaliser, surtout si le fichier est volumineux et le processeur de votre ordinateur lent.
Lorsque la correction géométrique est achevée, contrôler que votre fichier corrigé a bien tous les paramètres voulus. Le pointeur dans limage doit indiquer des X et des Y cohérents et en km. Il est également possible, à l'aide de la fonction Metadata, de vérifier les rubriques traitant des coordonnées géographiques. La carte doit sembler avoir subit une légère rotation dans le sens inverse des aiguilles dune montre. Son Nord est maintenant celui de la projection Lambert zone 1. Il fait un angle de 0°49 vers lest par rapport au Nord géographique (cf. les renseignements marginaux de la carte topographique)
Vous avez maintenant une carte en "géométrie" prête à géoréférencer les images satellitales de la zone, ou dautres documents. En raison dun pas de scannage un peu faible, 150 ppp, le résultat visuel nest pas très bon. Il aurait été meilleur avec un pas de 200 ppp. En utilisant le quadrillage UTM au pas kilométrique, visible sur la carte, vous auriez pu obtenir une correction géométrique plus fine en utilisant une fonction polynomiale du deuxième, voire du troisième degré.
Il est possible de faire ces opérations de correction géométrique sur plusieurs fichiers images plus ou moins jointifs (images satellitales, photographies aériennes, etc.). Il faut ensuite procéder au mosaïquage de lensemble à laide la fonction CONCAT.
2. Opération de mise en géométrie de l'imagerie satellitale par rapport à la carte topographique
2.1. Mise aux normes IDRISI des fichiers image-satellitales
Appel des fonctions dImport/Export (cf. 1.1.2.)
Deux cas de figure sont possibles pour importer des données satellitales
1) Comme cela a été vu pour la carte IGN, il convient de mettre aux normes IDRISI le fichier de limage satellitale (imasatp1.bmp). Celui-ci est en .BMP, il faut de nouveau utiliser la fonction BMPIDRIS. Cest le cas du fichier fourni pour ce TP (imasatp1.bmp)
2) Pour des fichiers image-satellitales provenant dun fournisseur de données, il faut se renseigner sur la structure des fichiers (nombre de fichiers, en-tête, nombre de lignes et de colonnes, etc.) et utiliser la fonction PARE. Cette fonction sert essentiellement à éliminer l'en-tête (header) des fichiers de données et à créer le fichier image (.RST) ainsi que le fichier documentation (.RDC) nécessaire à IDRISI. Il suffit de se laisser guider par les instructions. On notera toutefois quil est possible de répondre par défaut aux questions ayant trait au système de référence (plane), à l'unité de référence (m) et à l'unité de distance (1). En revanche, pour le minimum de X et de Y on répondra 0 et pour le maximum de X on prendra le nombre de colonnes multiplié par la résolution du capteur, soit, par exemple, 20 m pour SPOT XS et 30 m pour Landsat TM, et pour le maximum de Y, on prendra le nombre de lignes multiplié par la résolution du capteur. C'est lors de la correction géométrique par la fonction RESAMPLE que le géoréférencement se fera.
2.2. Mise en géométrie des fichiers de données satellitales
Cette étape est pratiquement identique à celle décrite pour la mise en géométrie de la carte topographique numérisée. Seules, les phases variant significativement seront développées. Pour le reste, on se conformera à ce qui a déjà été effectué au chapitre 1. pour le redressement de la carte topographique.
2.2.1. Relevé des points amers
Contrairement à la carte numérisée, l'image satellite nécessite généralement un redressement du troisième degré. Elle est souvent très gauchie par rapport à la carte topographique (en raison de l'angle de prise de vue combiné avec l'axe orbitale).
On affichera parallèlement la carte numérisée et le fichier image-satellitale de la même zone à l'aide de la fonction Display \ Display Launcher pour repérer des objets communs aux deux fichiers (les carrefours sont les objets les plus fiables). Puis, on relèvera successivement sur chacun des fichiers les coordonnées X et Y de chaque point amer. Ces derniers seront au nombre dune vingtaine (environ deux fois les dix points amers minimum requis pour une correction géométrique du troisième degré, cf. 1.2.) et répartis sur l'ensemble de la zone de façon homogène (cette opération est évidemment plus facile avec un fichier de plus grande taille). On peut pour cela essayer de les répartir tous les 1, 2 ou n carreaux du quadrillage kilométrique UTM ou GPS, lorsquil est tracé. Cela revient à faire une sorte de tirage systématique.
Pour faciliter la prise de points amers sur limage satellitale, il faut :
- afficher le fichier image-satellitale le plus contrasté possible, en général, c'est la bande du proche infrarouge, ici vous ne disposez que dun fichier panchromatique, ce sera donc lui ;
- augmenter la dynamique de l'image avec la fonction STRETCH, puis afficher ce nouveau fichier [à dynamique réétalée et destiné à l'affichage (prise de points amers, photointerprétation, etc.)] avec la fonction Display \ Display Launcher .
De même, vous vectoriserez les points amers à l'aide de la fonction Digitize pour en faire un fichier vecteur à superposer au résultat final. Ce fichier vecteur permet de visualiser si la répartition des points de calage est homogène. Si vous ne l'avez pas encore utilisée, la fonction Digitize est expliquée dans le TP Idrisi 1.5 à la lettre "o" (HYPERLINK "http://www.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/sig/tuidrisi/tdi15sig.htm"http://www.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/sig/tuidrisi/tdi15sig.htm) et dans le TD 4.2 à la section 5.2 ( HYPERLINK "http://margaux.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/teled2/memotele/mtd42tel.htm" http://margaux.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/teled2/memotele/mtd42tel.htm).
2.2.2. Création du fichier des points amers
Vous procéderez comme au paragraphe 1.2.2. en donnant un nouveau nom au fichier des points amers, IMAMERS par exemple, et en vous assurant que le nombre de points amers inscrit en tête du fichier est conforme au nombre de points amers.
2.3. Mise en géométrie des fichiers image-satellitales
Cette section est en tous points identique à la section 1.3. qui traitait de la mise en géométrie de la carte topographique. Lunique différence concerne la résolution du futur pixel de l'image corrigée. Il doit être ici de dix mètres. On conserve la résolution du SPOT Panchro. On notera également, qu'il faut faire autant de corrections géométriques qu'il y a de bandes spectrales (trois pour SPOT multispectrale 1 à 3, quatre ensuite, par exemple). On vérifiera ensuite à l'aide de la fonction Metadata que les nouveaux fichiers images géoréférencés sont bien identiques, et donc superposables (même nombre de lignes, de colonnes, X et Y min. et max., etc.).
Le changement de projection du fichier vecteur des points amers se fait de la même façon que le fichier image. Il suffit simplement de choisir Vector à la place d'Image. Il n'y a pas de problèmes de résolution avec un fichier vecteur.
Rappel : dans le présent TP, il ny a quun seul fichier image-satellitale.
Il est possible de faire ces opérations de correction géométrique sur plusieurs fichiers images plus ou moins jointifs (images satellitales, photographies aériennes, etc.). Il faut ensuite procéder au mosaïquage de lensemble à laide la fonction CONCAT.
Vous imprimerez les résultats suivants :
- La carte topographique avec :
L'image satellitale superposée grâce à la fonction CONCAT ;
Le fichier vecteur des points amers superposé à ces deux couches (carte plus image satellitale) à l'aide de la fonction Add layer du Composer ;
Un titre, la direction du Nord géographique [vous repérerez sur la carte au 1/50 000 le décalage entre le N géographique et celui de la projection (Grid North)], une source [plus votre nom de concepteur dans le même bloc texte (extension .txt)], la grille du carroyage kilométrique Lambert utilisé (tout ceci se gère à partir du menu flottant du Composer, Map Properties).
- Les fichiers contenant les coefficients des polynômes et le degré d'ajustement (issu de Mapping function) pour la carte topographique (cf. 1.3.3.) et limage satellitale (cf. 2.3.), ainsi que leur fichier document (extension .rdc) complété du degré de l'ajustement (passer par la fonction Metadata, onglet Comments
) ;
- Un commentaire d'une page maximum relatant vos observations et analyses sur les corrections géométriques effectuées [Pour vous aidez, vous comparerez dans ce commentaire (à l'aide des RMS et de la répartition des points de calage restants et omis) des ajustements avec différents degrés polynomiaux et un nombre de points omis variables].
Vous indiquerez le temps passé et les difficultés rencontrées pour que ce TP soit amélioré dans une prochaine édition.
TIS-TP n°1-CorGéo
V. GODARD V3.5 - 02/2009 TP1 pour la version dIdrisi 32