Introduction au Management Interculturel - Lirsa - Cnam
Fiche de Lecture Introduction au Management Inter culturel ..... Certains facteurs
communautaires (aides mutuelles) sont des freins à l'évolution de .... d'évaluation
interculturelle par rapport au sujet : six degrés quantitatifs allant de A1 (sujet ...
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Patrice LANGENIER
CNAM Paris
Master MR013 M2
Cours DSY221 Développement des Systèmes dOrganisation
Année 2007 / 2008
Auditeur n°
Introduction au Management Interculturel
Pour une gestion de la diversité
Carlos A. Rabassó
Fco. Javier Rabassó
SOMMAIRE
TOC \o "1-3" \h \z \u HYPERLINK \l "_Toc195979246" Biographies des auteurs PAGEREF _Toc195979246 \h 3
HYPERLINK \l "_Toc195979247" Postulat de louvrage PAGEREF _Toc195979247 \h 4
HYPERLINK \l "_Toc195979248" Résumé de louvrage PAGEREF _Toc195979248 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc195979249" Hypothèse & Démonstration PAGEREF _Toc195979249 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc195979250" Principale Conclusion PAGEREF _Toc195979250 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc195979251" Discussions & Critiques PAGEREF _Toc195979251 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc195979252" Bibliographie des auteurs PAGEREF _Toc195979252 \h 26
Biographies des auteurs
Carlos A. Rabassó, professeur associé à l'ESC Rouen, est en charge de la Diversité au sein du groupe.
Docteur ès Lettres (université Paris VIII), il a participé à des conférences dans différents pays d'Europe et d'Amérique sur des aspects en rapport avec la diversité culturelle.
Fco. Javier Rabassó, titulaire d'un PhD à l'université de Toronto (Canada), est maître de conférences à l'université de Rouen.
Frères jumeaux, ils ont publié en collaboration quatre ouvrages et une trentaine d'articles.
Au sein du département des Langues des Cultures et des Sociétés de lESC Rouen, Carlos et Javier Rabassó assurent des enseignements interculturels au travers de cours permettant de comprendre les réalités linguistiques, culturelles et économiques des pays étudiés.
Les recherches des deux auteurs portent sur les thèmes de léconomie et de la sociologie culturelle, du management interculturel, de la pédagogie des langues.
Postulat de louvrage
.
Le management interculturel mène implicitement à la gestion de tous les aspects de la diversité entre les peuples. Il convient ainsi davoir une approche critique du management traditionnel.
Les cultures et identités et les différents modèles de management interagissent intimement. Le management interculturel est une opportunité de meilleure entente entre les peuples et de partage de leurs cultures ?
Résumé de louvrage
Introduction - Du management au manager transculturel
Louvrage traite, dun point de vue critique, du management interculturel sous ses aspects comparatifs, à partir dune analyse des compétences interculturelles et sur le plan de la diversité.
Chapitre I Culture(s) et Identité(s)
1. Cultures nationales et cultures dentreprise
Les études qui portent sur la culture sont assez récentes (19ème siècle) : Edward B. Tylor (4) qui examinait les rites et coutumes du Mexique, Charles Darwin (5) avec sa théorie de la sélection naturelle. Herbert Spencer (6), philosophe britannique, en arrive à la conclusion quil existe des cultures « supérieures » occidentales et des cultures « inférieures », les autres
Un siècle pus tard, le monde occidental devient le référent politique indiscutable selon
Fukuyama (7) ; la religion serait à lorigine de lidentité culturelle des peuples daprès
Huntington (8). Le complexe des pays colonisés sera étudié notamment par des écrivains tels que
Franz Fanon (9), Jean-Paul Sartre (10) ou André Breton (11).
Il savère quau travers de létude des cultures nationales, une grande part dentre elles font partie de la culture de leurs entreprises. Les entreprises familiales sont à limage de leur pays dorigine. A noter quun certain nombre dentre elles, créées avant le 18ème siècle, sont toujours en activité de nos jours.
2. Les théories du management interculturel
Selon Geert Hofstede (12), les dimensions culturelles influent sur la manière de percevoir lespace, le temps et les relations interpersonnelles. Il établit des liens entre les modèles de gestion et les cultures organisationnelles. Il identifie trois niveaux de réalité: la réalité individuelle, le collectif et luniversel. Cinq dimensions relatives aux cultures nationales sont distinguées.
Hofstede (12) établit une liste des différences entre les deux cultures plutôt quun comparatif.
Daprès Fons Trompenaars (1) et Charles Hampden (2), le modèle de culture est composé de trois niveaux : un niveau « observable », un niveau « médiane » et un niveau « implicite ».
Dans leur ouvrage « Riding the Waves of Culture », ces deux auteurs distinguent 7 dimensions.
Dimension 1, la distance du pouvoir : il sagit du degré dacceptation dun pouvoir réparti inégalement entre les individus.
Dimension 2, lEvitement de lincertitude : cette dimension permet de mesurer les différences de choix des Nations en matière de lois et de régulations visant à éliminer les cas dambiguïté.
Dimension 3, lIndividualisme face au collectivisme : nous distinguons dune part les cultures individualistes des pays développés, où la solitude de lindividu qui domine en dépit de la richesse matérielle (Etats-Unis, Australie, Europe), dautre part les cultures collectivistes (Chine, Japon, Inde) où la crainte du rejet est monnaie courante et elles accordent une grande importance à la famille, aux objectifs du groupe.
Dimension 4, les Cultures masculines face aux cultures féminines : la culture masculine est globalement individualiste, la culture féminine se veut collectiviste.
Dimension 5, lorientation à long terme face à lorientation à court terme : il sagit du niveau auquel les personnes croient au consensus, doù lautre appellation de « dynamisme confucianiste ». Cette dimension fait référence à la stabilité personnelle, au respect de la tradition selon les enseignements de Confucius (13).
Les 5 premières sont liées aux problèmes avec les autres : luniversel et le particulier, le groupe et lindividu, lobjectivité ou la subjectivité, le limité ou le diffus et les réalisations ou la position sociale. Une 6ème dimension est liée au temps qui passe et la dernière est relative à lenvironnement.
3. La communication interculturelle
En fonction de la culture, la communication ne revêt pas la même signification.
Dans les cultures occidentales, lapprentissage dune langue et son utilisation orale ou écrite permet de transmettre les idées, les pensées et les émotions. La notion de pouvoir prévaut et tout est mis au service de la compétitivité. Il faut convaincre par la raison.
Le mode de communication est direct et explicite.
Dans les cultures dAsie, la connaissance représente un moyen de vivre mieux en harmonie avec la nature. Le développement des sentiments est lobjectif principal de la communication, les échanges sont émotionnels et ce qui compte cest le processus.
La communication est plus indirecte et implicite.
Daprès T. Hall (3) il existe une culture de haut contexte (intériorisation, communication non verbale importante) comme en Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient et une culture de contexte faible (information largement explicitée, raisonnements verbaux) comme aux Etats-Unis ou en Europe du Nord. Il parle également de proxémique ou létude des distances entre la communication interpersonnelle liées à lutilisation de lespace public ou privé.
Quatre distances sont identifiées, chacune subdivisées en deux phases, une proche et une éloignée : la distance intime, la distance personnelle, la distance sociale et la distance publique.
Le rapport à lespace est opposé entre cultures nordiques et cultures latines : des distances doivent être respectées pour les premiers, la proximité est la bienvenue pour les secondes.
Le rapport au temps a évolué avec les siècles ; la maîtrise de celui-ci devient de plus en plus obsessionnelle. Mais des différences de conception sont notables dune culture à lautre : selon Hall (3), deux types de systèmes temporels existent : le monochronique et le polychronique.
Létude de toutes ces variantes est fondamentale pour améliorer les relations interculturelles.
Chapitre II Les modèles du management interculturel
Sept grands modèles de management interculturel peuvent être distingués, auxquels il serait possible dy ajouter dautres sous modèles.
1. Le modèle anglo-saxon
Dans ce modèle, la société est composée de vainqueurs et de vaincus résultat de la compétitivité (loi de loffre et de la demande), du besoin dabondance, dindividualisme et de valeurs patriotiques. La priorité est donnée au financier au détriment du social.
La communication reconnue est écrite. Le formalisme et la bureaucratie caractérisent le système de fonctionnement, le temps est lélément central de la productivité.
2. Le modèle latin
Pour comprendre le modèle latin, il faut évoquer le grand contraste entre le rôle centralisateur de lEtat et le comportement rebelle de ses citoyens. La logique du profit et du bénéfice à tout prix est soumise à des critères sociaux. La notion de succès personnel est liée au respect des traditions et aux valeurs ancestrales du groupe. Les relations sont de type paternaliste entre le chef et ses subordonnés. La culture dentreprise est dominée par la créativité, un équilibre entre le social et léconomique.
3. Le modèle asiatique
La Chine : philosophiquement parlant, le modèle chinois utilise les points forts contre les faiblesses des autres (stratégie militaire). En entreprise, des objectifs communs doivent être partagés de tous au sein dune même famille. Les qualités essentielles pour un manager chinois sont : le savoir, la sincérité, labnégation, le courage et la fermeté. La structure des organisations chinoises est simple et informelle avec un mode de prise de décision intuitif, unilatéral et autoritaire.
Le Japon : les employés sont excessivement loyaux vis-à-vis de leur entreprise dont le niveau de production est élevé et lorganisation très hiérarchisée. Le système japonais est extrêmement compétitif, assure la sécurité de lemploi et fonctionne sur des décisions prises dun commun accord entre toutes les personnes consultées.
La Corée : le système de valeurs est binaire, basé sur le yin et le yang et influence énormément le management. Mais les manifestations individualistes ne peuvent pas être détachées du groupe. Les groupes se forment sur le principe de la confiance, sont formels ou informels. Le système de management est caractérisé par des décisions prises au plus haut niveau, un leadership paternaliste, la recherche de lharmonie de lindividu dans le groupe, la flexibilité et la mobilité.
4. Le modèle indien
LInde pratique une culture dite de « haute distance », avec un mode de management clairement hiérarchisé. Le pouvoir est très concentré et il établit des relations de dépendance vis-à-vis du manager. Lorganisation est basée sur les castes, donc sur une segmentation sociale profonde. La culture de lInde est complexe et variée ; pourtant le collectivisme est une caractéristique commune à lensemble du peuple indien. Les grandes valeurs de lInde sont : les valeurs spirituelles, cosmiques (la nature humaine), sociales (le groupe) et humaines (personnelles).
5. Le modèle musulman
Quatre niveaux dexistence reflètent le monde musulman : une prise en compte de ses intérêts personnels, des règles de conduite strictes, la prise de conscience du mal, un esprit en parfaite harmonie avec les désirs et besoins essentiels. Ces niveaux dexistence ont des conséquences sur le management et les différents systèmes dorganisation : stratégies adaptées, mode de récompenses, motivation. Les idéaux de justice et de morale expliquent la pratique répandue du « marchandage ». Toute forme dincertitude doit être exclue dun contrat ou dune transaction.
6. Le modèle africain
Il ny a pas de modèle unique de management africain et diverses formes de sociétés coexistent. Certains facteurs communautaires (aides mutuelles) sont des freins à lévolution de lentreprise mais le sens de la solidarité crée de la cohésion sociale et permet souvent déviter les conflits.
La parole a une valeur sacrée et, associée à lhospitalité, offre à lentreprise des éléments dintégration et dadaptabilité.
7. Le modèle slave
Les valeurs slaves se situent entre collectivisme et justice sociale (idéologie socialiste).
La motivation est fondée sur les idéaux de progression collective.
Le mode de fonctionnement des entreprises est autarcique et des économies parallèles et souterraines se développent. Avec la mort du système socialiste de lUnion soviétique, les pratiques de management se sont libérées et transformées, bénéficiant de la loi de loffre et de la demande, du commerce international. Peu à peu la structure des organisations se démocratise.
***
Chapitre III Les compétences interculturelles dans lentreprise
1. Analyse des compétences interculturelles dans lentreprise
La compétence interculturelle sinscrit dans le cadre des compétences professionnelles.
Quatre niveaux différents de compétences professionnelles existent : techniques, sociales, participatives et méthodologiques.
Linterculturel repose sur la mise en uvre de comportements communicatifs divers en acceptant la diversité de ses participants : tolérance et attentes positives sont essentielles.
Pour développer des compétences interculturelles il faut :
De la transversalité au sein de lentreprise (fonctions multi disciplinaires)
Des possibilités dinteractions multiples entre les individus
Un sens développé de louverture relationnelle
La compétence interculturelle est caractérisée par trois niveaux : émotionnel, cognitif et comportemental. Elle se traduit par la notion primordiale « dadaptation transculturelle », reposant sur trois phases essentielles pour lindividu dans son activité professionnelle que sont le diagnostic, la relation et la confrontation.
2. Ladaptation transculturelle et la construction de la troisième culture
Dans un dialogue interculturel, le principe de légalité représente le point de départ.
Un haut niveau dincertitude rendra la communication plus difficile tandis quun niveau faible la facilitera. Lanxiété est la conséquence émotionnelle de létrangeté dans le processus de communication.
Plus les interlocuteurs ont de points communs, plus la communication est efficace.
Dans sa théorie de lanxiété et de lincertitude, Gudykunst (14) met en exergue trois aspects fondamentaux pour la compétence communicative : la motivation, la connaissance et la capacité à susciter lempathie.
La théorie de Young Yun Kim (15), professeur en communication à lUniversité dOklahoma, expose les facteurs essentiels qui déterminent le degré auquel sadaptent les individus à une culture peu familière. Ladaptation est un processus complexe déchanges entre lindividu et son environnement. Létranger qui souhaite sacculturer doit le faire par le biais de limitation et du mimétisme. Ladaptation transculturelle comporte les phases dapprentissage, dacculturation et de déculturation. La société daccueil devra en retour développer de la « réceptivité »
Selon les théories de Brockman (16) lapparition dune troisième culture est la conséquence inévitable de nouvelles épistémologies que sont les arts, les sciences et les technologies.
La troisième culture se construit progressivement et naturellement, dans un contexte de mobilité et de changements. Elle est la conséquence de la communication interculturelle et sappuie sur la dimension individuelle (être citoyen du monde), organisationnelle (entreprises multiculturelles) et médiatique (culture de masse).
3. Quest-ce quune formation interculturelle ?
La formation interculturelle vise au bon exercice de lactivité professionnelle dans des contextes de travail interculturels, orientée vers la formation permanente.
Pour le candidats, les étapes de la formation interculturelle reposent sur :
Un diagnostic multi/interculturel qui seffectue en deux phases : lune interne et personnelle (autoévaluation), lautre externe et attributive (diagnostic aidé ou pas dun expert) ;
La définition des objectifs multi/interculturels : quel centre de formation intégrant un parcours linguistique et culturel, quels stages en entreprise prévoyant par exemple un projet dexpatriation sectorielle, quel projet multi/interculturel élaboré (mission en groupe) ;
Ladaptation transculturelle : létudiant devra démontrer ses capacités à résoudre des conflits,
à dissiper les malentendus. Une sorte de « cahier des charges » multi/interculturel est alors indispensable.
En terme dexperts, il existe des généralistes et des spécialistes (missions sectorielles). Les généralistes se trouvent dans les départements de langues, cultures et société. Un cadre de pensée métisse sinstaure, sopposant aux modes de pensée binaires et dichotomiques.
Ensuite, un département détudes culturelles est indispensable, qui soit capable dincorporer des aspects transdisciplinaires des sciences sociales aux étudiants et futurs cadres. Les enseignants deviennent des « coaches » qui dynamisent la pensée et la créativité.
4. Peut-on mesurer les compétences interculturelles ?
Pour évaluer les compétences interculturelles, il faut remplir les conditions suivantes :
Le sujet doit dabord établir un autodiagnostic
Il doit définir ses objectifs multi/interculturels, avec notamment lapprentissage des langues
Il doit exister des interactions entre le sujet et le contexte, ladaptation est primordiale
Nous disposons alors dune grille dévaluation interculturelle par rapport au sujet : six degrés quantitatifs allant de A1 (sujet « fermé ») à C2 (sujet ouvert à la cohabitation interculturelle) sont proposés, croisés avec trois dimensions qualitatives que sont la compétence communicative, la prédisposition aux interactions et le degré dadaptabilité interculturel. Il existe également une grille dévaluation interculturelle par rapport au contexte qui mesure lindice du risque interculturel, entre une culture dominante (le contexte) et une culture dominée (le sujet).
***
Chapitre IV La gestion de la diversité dans les sociétés multi/interculturelles
1. Du métissage à la décolonisation culturelle
La diversité culturelle fut déterminante dans la détermination du métissage. Celui-ci est considéré de manière différente en fonction des pays : discrimination envers les métisses au Canada, valeur nationale et fierté au Brésil
Aux Etats-Unis cest plus complexe, mais globalement les différents groupes ethniques ne se mélangent pas dans une société de ghettos isolés les uns des autres.
LEurope, bénéficiant des grandes migrations du XXe siècle, est désormais plus ouverte, pluriculturelle et plurilinguistique. Le concept dintégration apparaît en remplacement de la notion de métissage.
Mais nous navons pas encore pris conscience de ces nouvelles identités planétaires et des menaces écologiques potentielles.
2. De lexception à la diversité culturelle pour une nouvelle citoyenneté
Les choses bougent en matière de diversité culturelle et les initiatives sonnombreuses :
La déclaration de lUNESCO érige la diversité culturelle au rang de « patrimoine commun de lhumanité » et comporte des thèmes sur lidentité, la diversité et le pluralisme, la diversité culturelle et les droits de lhomme, la créativité ou la solidarité internationale.
De son côté, le Comité de Haut Niveau (CHN) a fait quatre recommandations pour contenir les effets négatifs des tensions entre cultures, portant sur léducation, la jeunesse, la migration, les moyens de communication.
En France, une Charte de la Diversité permet de formaliser les actions et les résultats visant à promouvoir et respecter la diversité culturelle, ethnique et sociale dans lentreprise.
Le Pacte Mondial du 26 juillet 2000 invite les entreprises à suivre 10 principes universels relatifs aux droits de lhomme, aux normes du travail et à lenvironnement.
Selon Jacques Attali (17), il sagira de développer une démocratie participative qui « aidera à faire surgir des citoyens à la fois intégrés et fidèles à leurs communautés ».
3. LEthnosphère face à la technologie, lenvironnement et la mondialisation
LEthnosphère est la somme de toutes les pensées, croyances, mythes et institutions créés par lhomme au fil de lhistoire. Mais elle risque fort de disparaître, tout comme la biosphère.
Luniformisation des cultures représente un danger qui menace la diversité.
Un réseau neuronal coopératif planétaire de savoirs et de connaissances devra se développer comme le propose Jacques Attali (17) dans « Une brève histoire de lavenir » en 2006.
Mais lutilisation des technologies nest pas neutre : Internet peut coloniser électroniquement une Ethnosphère de plus en plus privée dautres instruments moins polluants.
Face à la perte du monde réel, la diversité culturelle peut nous sauver dune disparition en offrant de nouveaux chemins de survie, basé sur une solidarité avec les différences, les rythmes lents, les temps et les espaces sacrés, les écosystèmes et les technologies « vertes ».
Conclusion « Vers un management de la diversité au sein des organisations »
Différentes théories et concepts sont décrits dans la première partie de cet ouvrage, suivis par une analyse des modes de management liés à linterculturel, en fonction des systèmes et sous-systèmes en présence. Un troisième chapitre traite des compétences interculturelles, de ce quelles sont et de savoir comment les détecter puis les développer. Enfin une quatrième partie traite du thème de la diversité par rapport à la biosphère, lEthnosphère, lemploi et les nouvelles technologies.
En conclusion des sujets abordés, le « management de la diversité » devrait pouvoir remédier aux problèmes actuels liés aux nouvelles exigences dun contexte européen, établir des règles de conduite à adopter face aux différences et à linter culturalité, ceci malgré la volonté des pays de préserver leurs valeurs traditionnelles et leurs identité propre.
Références aux auteurs cités
Fons Trompenaars est un auteur néerlandais dans le domaine de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Interculturel" \o "Interculturel" communication interculturelle. Parmi ses livres on trouve: Riding the Waves of Culture, Seven Cultures of Capitalism, Building Cross-Cultural Competence et 21 Leaders for the 21st Century.
Charles Hampden-Turner est un consultant de renommée internationale, diplômé de Harvard et auteur de 14 ouvrages dont « The Seven Cultures of Capitalism » et « Mastering the Infinite Game » avec Fons Trompenaars. Récompensé par le Douglas McGregor Memorial Award, il enseigne au Judge Institute of Management Studies de l'Université de Cambridge.
Edward Twitchell Hall (Webster Groves, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Missouri_%28%C3%89tat%29" \o "Missouri (État)" Missouri, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/16_mai" \o "16 mai" 16 mai HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1914" \o "1914" 1914 - ) est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropologie" \o "Anthropologie" anthropologue respecté doublé d'un chercheur de l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Interculturel" \o "Interculturel" interculturel
Edward Burnett Tylor (1832-1917) est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropologie" \o "Anthropologie" anthropologue HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume-Uni" \o "Royaume-Uni" britannique. Il est notamment célèbre pour sa définition ethnologique de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture" \o "Culture" culture. Il sera le premier à aborder les faits culturels avec une visée générale et systématique.
Charles Robert Darwin ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/12_f%C3%A9vrier" \o "12 février" 12 février HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1809" \o "1809" 1809 HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/19_avril" \o "19 avril" 19 avril HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1882" \o "1882" 1882) est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Naturaliste" \o "Naturaliste" naturaliste HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglais" \o "Anglais" anglais dont les travaux et les théories sur l'évolution des espèces vivantes ont profondément révolutionné la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Biologie" \o "Biologie" biologie
Herbert Spencer ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Derby_%28Angleterre%29" \o "Derby (Angleterre)" Derby HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/27_avril" \o "27 avril" 27 avril HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1820" \o "1820" 1820 - HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/8_d%C3%A9cembre" \o "8 décembre" 8 décembre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1903" \o "1903" 1903) était un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie" \o "Philosophie" philosophe et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociologue" \o "Sociologue" sociologue HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Angleterre" \o "Angleterre" anglais. Son grand uvre consista en l'élaboration des Principles of Sociology (dont la publication s'étala de 1876 à 1897).
Francis Fukuyama, né le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/27_octobre" \o "27 octobre" 27 octobre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1952" \o "1952" 1952, à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Chicago" \o "Chicago" Chicago, est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Portail_Philosophie" \o "Wikipédia:Portail Philosophie" philosophe, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Portail_%C3%89conomie" \o "Wikipédia:Portail Économie" économiste et chercheur en HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_politiques" \o "Sciences politiques" sciences politiques HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis" \o "États-Unis" américain d'origine HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Japon" \o "Japon" japonaise.
Samuel Phillips Huntington, né le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/18_avril" \o "18 avril" 18 avril HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1927" \o "1927" 1927, est un professeur HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis" \o "États-Unis" américain de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_politiques" \o "Sciences politiques" sciences politiques, enseignant à l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Harvard" \o "Université de Harvard" université de Harvard, de tendance HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Conservatisme" \o "Conservatisme" conservatrice. Il est l'auteur de nombreux livres, contestés au sein de la communauté scientifique, dont les plus connus dans le monde francophone sont le Choc des civilisations.
Frantz Fanon ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort-de-France" \o "Fort-de-France" Fort-de-France, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/20_juillet" \o "20 juillet" 20 juillet HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1925" \o "1925" 1925 - HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington_DC" \o "Washington DC" Washington DC, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/6_d%C3%A9cembre" \o "6 décembre" 6 décembre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1961" \o "1961" 1961) était un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychiatre" \o "Psychiatre" psychiatre et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Essayiste" \o "Essayiste" essayiste français. Il est l'un des fondateurs du courant de pensée HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers-mondisme" \o "Tiers-mondisme" tiers-mondiste. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9colonisation" \o "Décolonisation" décolonisation sous l'angle sociologique, philosophique et psychiatrique.
Jean-Paul Sartre (Jean-Paul Charles Aymard Sartre) ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris" \o "Paris" Paris HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/21_juin" \o "21 juin" 21 juin HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1905" \o "1905" 1905 - Paris HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/15_avril" \o "15 avril" 15 avril HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1980" \o "1980" 1980) est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophe" \o "Philosophe" philosophe et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivains_de_langue_fran%C3%A7aise%2C_par_ordre_alphab%C3%A9tique" \o "Écrivains de langue française, par ordre alphabétique" écrivain français ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dramaturge" \o "Dramaturge" dramaturge et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle" \o "Nouvelle" nouvelliste) ainsi que HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique" \o "Critique" critique du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/XXe_si%C3%A8cle" \o "XXe siècle" XXe siècle, dont l'uvre a marqué une époque le milieu du siècle , et dont la vie d'intellectuel engagé a suscité polémiques et réticences.
André Breton, né à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Tinchebray" \o "Tinchebray" Tinchebray (Orne) le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/19_f%C3%A9vrier" \o "19 février" 19 HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier" \o "Février" février HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1896" \o "1896" 1896 et mort à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris" \o "Paris" Paris le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/28_septembre" \o "28 septembre" 28 HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Septembre_1966" \o "Septembre 1966" septembre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1966" \o "1966" 1966, est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivain" \o "Écrivain" écrivain, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%A8te" \o "Poète" poète, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Essai" \o "Essai" essayiste et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie" \o "Théorie" théoricien du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Surr%C3%A9alisme" \o "Surréalisme" surréalisme.
Geert Hofstede est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologue" \o "Psychologue" psychologue d'origine HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays-Bas" \o "Pays-Bas" néerlandaise né en 1928. Il a été inspiré par le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Culturalisme" \o "Culturalisme" culturalisme.
Confucius ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/-551" \o "-551" 551 av. J.-C. - HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/-479" \o "-479" 479 av. J.-C.) est le personnage historique ayant le plus marqué la civilisation chinoise. Considéré comme le premier « éducateur » de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_chinoise" \o "Civilisation chinoise" Chine, son enseignement a donné naissance au HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme" \o "Confucianisme" confucianisme, une doctrine politique et sociale érigée en "religion d'État".
Gudykunst expert en communication interculturelle, auteur politique et éditeur de plus de 28 ouvrages dont la « Théorie à propos de la communication interculturelle »
Young Yun Kim est professeur de communication à luniversité dOklahoma ; ses recherches sorientent notamment sur le rôle de la communication dans le domaine de linterculturel
John Brockman est un écrivain scientifique américain qui publia en 2002 un ouvrage intitulé « The next fifty yearsScience in the first half of the 21th century » assez peu connu mais qui exprime concrètement ce que lauteur entend par « troisième culture ».
Jaques Attali, né le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1er_novembre" \o "1er novembre" 1er HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Novembre_1943" \o "Novembre 1943" novembre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1943" \o "1943" 1943 à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Alger" \o "Alger" Alger, est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomiste" \o "Économiste" économiste, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivain" \o "Écrivain" écrivain et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise" \o "Fonction publique française" haut fonctionnaire HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ais" \o "Français" français. Ancien conseiller de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand" \o "François Mitterrand" François Mitterrand puis président de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_europ%C3%A9enne_pour_la_reconstruction_et_le_d%C3%A9veloppement" \o "Banque européenne pour la reconstruction et le développement" Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/PlaNet_Finance" \o "PlaNet Finance" PlaNet Finance et préside la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_pour_la_lib%C3%A9ration_de_la_croissance_fran%C3%A7aise" \o "Commission pour la libération de la croissance française" commission pour la libération de la croissance française. Il a publié de nombreux essais et romans.
Alexander von Humboldt (Berlin, 1769 - Potsdam, 1859) est un célèbre Naturaliste et explorateur allemand. Créateur de l'écologie, il fut en outre l'un des précurseurs de l'océanographie et de la climatologie. La valeur de ses travaux et le fort rayonnement de sa personnalité eurent une influence certaine sur les milieux scientifiques de son époque. Il est aussi célèbre par l'étendue de son érudition que par ses nombreux voyages.
Hypothèse & Démonstration
Les auteurs souhaitent alerter le lecteur sur les dangers dune globalisation galopante qui mène à une domination mono linguistique issue du modèle anglo-saxon, à des modes de communication centrés essentiellement sur les technologies de lInternet, à un monde de plus en plus privé de ses fondements culturels et spirituels.
Les critères des grandes puissances économiques culturellement dominantes supplantent les identités particulières des peuples dominés.
Nous sommes en effet dans une période de crise identitaire face à un environnement changeant, pressé, anxieux et incertain.
Notre société de consommation valorise les logiques financières et de courts termes, supprimant ainsi peu à peu tous nos référents spirituels et les valeurs humanistes.
Pour sortir dune misère pas seulement économique mais également culturelle, le grand défi du XXIe siècle sera déveiller chez lindividu un esprit de révolte, une prise de conscience collective de labsurdité du monde tel que construit et imposé aujourdhui par quelques uns.
Si nous prenons comme sujet danalyse le monde du travail, au travers des études menées et des observations décrites dans louvrage, nous nous apercevons que des différences fondamentales existent entre les modes de management pratiqués dun pays à lautre.
Comment, dans ce cas, pouvoir efficacement mener à bien une mission en entreprise, quelle quelle soit, dans une structure multi culturelle mettant en présence des mentalités, des savoirs être et des comportements différents ? A noter que cette configuration sera la plus classiquement représentative de notre cadre dactions professionnelles, tant les fusions et les acquisitions réunissent souvent avec force et contraintes des groupes aux particularismes très développés.
Les cadres dirigeants de demain - les acteurs - devront donc acquérir des compétences particulières leur permettant de comprendre les contextes, de « jouer » sur les bons leviers afin déviter des erreurs stratégiques et fondamentales, souvent à lorigine des conflits entre les personnes et des situations dincompréhension menant à léchec.
Lentreprise de demain - lenvironnement - devra également présenter des critères bien spécifiques pour répondre de façon positive aux sollicitations multiples de ses diverses composantes humaines, dans le respect dautrui et dans la recherche de la complémentarité.
Tout au long de louvrage étudié, le lecteur est largement impliqué dans la réflexion et la recherche de nouvelles solutions, que ce soit dans le cadre du management interculturel en entreprise, et plus globalement, dans celui de la vie quotidienne en société par la proposition de bonnes pratiques.
Notre société devient jour après jour plus cosmopolite que jamais : les peuples se brassent par effet migratoire, un phénomène facilité par des moyens de locomotion toujours plus rapides qui éliminent la problématique de la distance et des frontières.
Le phénomène inéluctable de la mondialisation nous enseigne que les individus issus de cultures catégorisées comme « dominantes » - la culture anglo-saxonne principalement agissent en colonisateurs sur les peuples qualifiés de « dominés ».
La langue
Le premier syndrome visible de cette suprématie est lutilisation de la langue parlée et écrite : la langue anglaise est en effet devenue incontournable dans le monde des affaires, le show-business, les mass médias, les technologies, la recherche
Il est important de comprendre que la langue peut accomplir différentes fonctions sociales comme la communication, certes, mais aussi en tant quélément décisif dans la constitution de lidentité dun groupe. La situation est alarmante : une grande part des 6 000 langues qui existent à travers le monde sont en voie de disparition.
Et qui dit perte dune langue dit aussi perte de la culture de ceux qui la parle, perte de ses connaissances codifiées. Les traditions orales ont joué un rôle clé dans la préservation de nombreuses cultures au fil des siècles. LOccident, dominé par lécrit, à malheureusement sous-estimé la culture orale qui fut pourtant jadis partie de sa tradition culturelle.
Heureusement, certaines initiatives sont prises désormais pour préserver les langues dorigine :
Le Canada, par exemple, ayant pris conscience du problème, développe des programmes linguistiques dans ses écoles (« heritage language programs »). Le pays est défini comme une nation multiculturelle ayant accepté la double nationalité, soutenu financièrement par le gouvernement, la presse, la radio, la télévision ;
LUNESCO sefforce de son côté de promouvoir les cultures qui ont survécu grâce au verbe et au mot : la place Djemaa el Fna, berceau de la culture orale à Marrakech, a été déclarée patrimoine oral de lHumanité.
Les valeurs locales
Avec la perte de lutilisation de langages multiples, le monde perd du même coup sa diversité culturelle et ses valeurs ancestrales et locales.
La connaissance de la langue et la méconnaissance de la culture peuvent causer des malentendus, compte tenu du fait que lon confère souvent à ceux qui parlent une langue des connaissances culturelles quils nont probablement pas. Le langage ne reflète pas les structures culturelles ou mentales mais plutôt leurs causes comme le met en avant Von Humboldt (18) au travers de ses recherches.
Le monde anglo-saxon est caractérisé par un monde de compétition où la fin justifie les moyens. Les droits sociaux sont quasiment inexistants. Les inégalités et les différences sont la conséquence logique dun management orienté vers les objectifs.
Dans dautres modèles, lEtat, les valeurs du groupe et communautaires, la tradition, les rapports à la nature ou au surnaturel, ont un poids très important.
Par exemple, dans le monde latin, la notion de succès personnel est liée au respect des traditions et aux valeurs ancestrales du groupe. Les racines culturelles sont préservées grâce aux rapports affectifs, émotionnels et de dépendance. Les modèles asiatiques, quant à eux, sont totalement différents des modèles de capitalisme occidentaux car basés sur la tradition confucéenne.
Dans le modèle musulman, les comportements individuels et communautaires sont réglementés par rapport aux valeurs traditionnelles où prévalent lhonneur, lhonnêteté, le respect à légard de la famille, des aînés, la loyauté envers le groupe, lhospitalité et lesprit de générosité.
A chaque pays ses valeurs propres, ce qui implique une façon de communiquer bien différente entre les individus, basée sur une codification toute particulière nécessitant un décryptage adapté.
La communication
Dans la communication occidentale, la priorité est donnée au locuteur et au destinataire. La raison, la logique et la persuasion en sont les instruments de communication, par le biais du débat, de la confrontation, de largumentation et de la négociation bilatérale, lobjectif étant la victoire ou la défaite dun des participants. Le « je » est prééminent.
En Orient, cest le contraire : le développement des sentiments est lobjectif principal de la communication. Léchange émotionnel, le fait dêtre ensemble, le plaisir de communiquer est fondamental. La vérité peut être révélée si on est prêt pour cela. La conscience du groupe avec lutilisation du « nous » est prioritaire.
Une communication est dabord verbale, comme nous lavons décrit précédemment au travers de la notion de langue, mais elle est aussi non verbale. Le non verbal va passer par différents éléments, comme par exemple la vue, le toucher, le goût et lodorat.
La vue apporte bon nombre dinformations non verbales comme par exemple les photos, les peintures, lapparence physique des individus, les vêtements, la gestualité, les espaces.
Au travers de létude de la kinétique, il savère que certains gestes nont pas la même signification dune culture à lautre : attention aux risques de confusion et de méprises !
La proxémique nous éveille sur le fait que la notion de distance sinterprète différemment en fonction des cultures, quelle soit de nature intime, personnelle, sociale ou publique.
Le toucher, comme par exemple les modes de salutations, qui sont des messages très ritualisés et très variables en fonction des cultures, peuvent eux aussi donner lieu à des malentendus.
Le goût, véritable ordre culinaire établit pour chaque culture, détermine quels aliments sont comestibles ou non. Les habitudes alimentaires peuvent sexpliquer en fonction des choix liés à la nutrition, à lécologie, à léconomie ou à la religion. Lalimentation constitue un système de signes, un protocole dusages, de situations et de comportements de classe, dintégration et de discrimination.
Lodorat, du reste assez peu étudié dans le monde, revêt soit une place importante chez certains (peuples non européens), soit un statut secondaire voire même méprisé chez les autres. Longtemps identifiée à la femme et à lirrationnel, la culture olfactive renaît aujourdhui au travers de messages à caractère marketing par exemple pour inciter lachat de tel ou tel produit.
Toute cette multiplicité mérite dêtre comprise, préservée et plébiscitée sous peine de devoir être confronté en permanence à des problèmes de mésentente et de conflits entre les peuples.
Il sagit de mettre en uvre et de promouvoir linter culturalité à léchelle planétaire.
Le management interculturel
Un nouveau type de management qualifié dinterculturel doit être introduit, reposant sur les trois axes principaux décrits précédemment, à savoir :
La maîtrise des langues étrangères
La connaissance des valeurs locales
Les compétences en matière de communication
Nos Grandes Ecoles de Commerce et nos universités doivent ouvrir leurs portes à lapprentissage des sciences humaines, sociales et culturelles. Il sagit de valoriser la pensée critique au sein des départements des sciences humaines.
Des liens doivent être établit entre des enseignements transversaux et les domaines de spécialisation dans les entreprises.
Nous devons donc proposer des solutions humanistes adaptables à notre monde des affaires et le milieu du travail.
La prise en compte réelle de la fierté nationale, des différences ethniques, des modèles familiaux, des systèmes de croyance, des courants artistiques et littéraires, des valeurs spirituelles nous sauvera peut-être du danger de disparition de toute une partie de notre richesse humaine au travers de sa culture, sa diversité, ses particularismes et son identité propre.
Gérer la compétence interculturelle doit être désormais une préoccupation majeure, présente dans la tête de nos professeurs et éducateurs, mais également dans celles de nos managers et dirigeants dentreprises qui doivent inventer de nouveaux rôles dans les organisations de demain.
Cultiver la différence et le respect dautrui doit également se traduire dans les actions menées par nos politiques, hommes de droit et juristes, intellectuels de tous bords et artistes reconnus.
Cest la société toute entière qui est en crise didentité culturelle et nous devons tous participer à la recherche dalternatives intelligentes.
Principale Conclusion
La question centrale pose le problème de savoir si un management de type interculturel pourrait être un moyen adapté pour réduire les divergences et les troubles entre des individus dorigine et de culture différentes.
Sur un plan purement professionnel, c'est-à-dire en liaison avec lentreprise et son mode de fonctionnement, les remarques suivantes peuvent être faites.
La fonction de management en entreprise est difficile par nature, celle dencadrement de collaborateurs de cultures différentes lest dautant plus. Les difficultés à mettre en présence et à faire collaborer des personnes très différentes sont réelles et une prise de conscience du management est primordiale. A mon sens, ce souci doit être permanent et guider les décisions de tout bon dirigeant. Louvrage étudié permet didentifier de façon théorique les cas de figures potentiels.
Par contre, il est dommage de ne pas y trouver des exemples de mises en situations concrètes en entreprise, permettant de confronter des expériences en matière de management interculturel. Un bilan global sur les premières tentatives de management interculturel en entreprise, avec ses points forts et ses points faibles, aurait pu amener le lecteur à une critique personnelle plus aiguisée.
Lintérêt des frères Rabassó pour les langues et la diversité culturelle ressort largement de louvrage traité. Cest dailleurs davantage un il de professeur dorigine latine qui est transcrit ici, avec une approche académique et universitaire sur des thèmes abordés lors de conférences à travers toute lEurope et lAmérique. Cette vision mériterait sans doute dêtre confrontée au « terrain » de lentreprise.
Jai pour ma part eu loccasion de lire des articles qui parlait de lexemple réussi de PSA notamment, qui intègre dans ses équipes des ouvriers issus dune population de travailleurs musulmans avec des français dits « de souche ». Tant lorganisation que les cadences de travail, les aspects sociaux et collectifs, lencadrement et les responsabilités sont déclinés et adaptés en fonction des femmes et des hommes en présence, créant une sorte dharmonisation des conditions de travail, déchanges et de découvertes des cultures.
Concilier les besoins profonds des uns avec les habitudes ancestrales des autres, dans un objectif de résultat commun au sein dune organisation, sans génération de frustrations ou de conflits, nest pas chose aisée : les auteurs ont bien perçu la nécessité quil y avait de comprendre lautre, de laider dans son développement personnel et sur son ouverture desprit sur le monde et ses différences. Agir dès le départ sur les modes denseignement pratiqués et « construire » les mentalités des futurs acteurs de la société représente lun des facteurs « clés » danticipation.
Je suis convaincue du rôle que peut avoir un système éducatif à lécoute des problèmes de notre siècle, capable de préparer, sensibiliser et ouvrir les esprits. Inclure dans le programme des écoles de Management des cours sur les sciences sociales, le développement durable, la responsabilité sociale des entreprises et la diversité est désormais une action nécessaire.
Un troisième axe quil aurait été sans doute intéressant daborder concerne létude des possibilités dalliances ou daccords entre les grandes écoles de commerce ou les universités proposant des enseignements de linter culturalité, avec les entreprises soucieuses de pouvoir trouver des réponses à leurs préoccupations en management déquipes multi culturelles (contextes de fusions, acquisitions, restructurations, externalisations), en matière de gestion des mobilités et dexpatriations de populations cadres.
Enfin, à léchelle de la société toute entière, comment les problèmes existentiels entre les peuples pourront-ils trouver une solution dans la seule réponse exprimée au travers dun management interculturel ? Les techniques appliquées à lentreprise sont-elles traduisibles aussi simplement dans la vie quotidienne de chaque individu et auront-elles les mêmes impacts ?
Bon nombre de relais devront co-exister avec un objectif commun, la paix entre les peuples :
les organisations gouvernementales et politiques, le système judiciaire et pénitentiaire, les organisation humanitaires, les médias et autres associations culturelles, les institutions religieuses
Après la lecture de cet ouvrage sur l« Introduction au management interculturel », et à lissue de létude menée par Carlos et Javier Rabassó, nous pouvons lister ici les principales conclusions ou solutions proposées par ces deux auteurs, des résultats exploitables ou qui sollicitent la réflexion personnelle.
La prise en compte des aspects interculturels est incontournable aujourdhui, que ce soit dans le milieu étudiant et universitaire, dans le monde du travail et à tous les niveaux de notre société (politique, économique, technologique, social, culturel, médiatique, environnemental,
).
La problématique de la langue doit être abordée sérieusement : la suprématie actuelle de la langue anglaise dite « langue des affaires », risque fort de faire disparaître toute la diversité et la richesse culturelle associées aux langues plus « locales », et du même coup risquer une perte didentité et dhistoire propre à la race humaine.
Les enseignements pratiqués dans nos grandes écoles de commerce et autres « business school » doivent intégrer des modules de sensibilisation et dapprentissage linguistique et comportemental, pour décoder les messages lancés par les étudiants dorigines différentes et y répondre de façon opportune. Il sagit de les préparer aux fonctions de dirigeants et de décideurs dans un contexte croissant de mondialisation.
Il est possible didentifier différents modèles de gestion en fonction des cultures en présence. Diverses théories et concepts sont présentés, permettant au lecteur davoir à sa disposition de véritables « clés de lecture » : modèle familial, pyramidal, mécanique ou orienté « marché », organisations systémiques ou organiques
Laudit social de toute organisation est ainsi rendu plus aisé grâce à une palette doutils facilement exploitable.
Les modes de communication pratiqués sont étroitement liés aux cultures dorigine des individus : communication verbale ou non verbale (la culture de lécrit, de limage,
). Il faut veiller à ce que perdure une diversification des moyens de communication, aujourdhui dangereusement mise en péril par les nouvelles technologies de lInternet notamment. Il sagit de respecter tous les moyens dexpression possibles dans lobjectif de pouvoir transmettre et répondre précisément dans les « codes » propres à chaque individu de la société.
Des modèles de Management interculturel peuvent être distingués, tous fonction de leur pays dorigine : les pays anglo-saxon, latin, arabe ou slave, lAsie, lInde, lAfrique. LEurope quant à elle, de part sa multiplicité éthique, est beaucoup plus difficile à classifier. Cette classification est un éclairage supplémentaire sur la problématique de linter culturalité.
Des compétences interculturelles peuvent être identifiées, détectées, cultivées puis développées dans un environnement « porteur » et favorable, riche en interactivités. Les systèmes très à la mode de GPEC devront intégrer cette nouvelle donne.
Nous assistons à lémergence dune troisième culture, différente de la culture daccueil et de la culture dorigine, construite sur une appartenance et une reconnaissance entre les individus ayant vécus les mêmes histoires
Peut-être une sagit-il tout simplement dune transformation « naturelle », progressive et sur du long terme, nécessaire à la survie des nouvelles générations ?
Face au phénomène de globalisation galopante, des décisions devront être prises par les instances gouvernementales, par les directions des grands groupes et des entreprises : mettre en place des formes d« exceptions culturelles » comme en France (cinéma,
), imposer des quotas pour aider les minorités à être représentées, faire appel à des aides financières de lEtat
Lavenir de la société dépend de la création réussie dune forme de Citoyenneté globale en accord avec les défis de la mondialisation. Pas si simple mais lidée est si belle ! Des initiatives vont déjà dans ce sens comme la Charte sur la diversité, lEuro ou le passeport européen
Il sagit de poursuivre cette dynamique et de promouvoir une forme de démocratie « participative ».
Les liens entre lhomme et son environnement sont encore plus étroits que lon pouvait le soupçonner : sauver la planète sauvera lhomme. Une mise en parallèle de lEthnosphère et de la biosphère permet de conclure que les symptômes sont identiques, les problèmes similaires, les conséquences en corrélation. Les remèdes à appliquer sont donc les mêmes. Le monde se souci de plus en plus, et à juste titre, des questions relatives au développement durable, à lécologie, aux énergies renouvelables, au recyclage. La responsabilité sociale de lentreprise, lintégration, la diversité, le multi culturalisme, la reconnaissance et la promotion de la différence ne sont que des prolongements « humains » à ces thèmes liés à la vie.
Il faut bannir toutes tentatives de domination dune culture par rapport à une autre, toute forme de colonisation humaine ou technique (Internet) et privilégier les opportunités dadditions déléments distinctifs et complémentaires : le résultat sera un élargissement des champs dactivités, une ouverture desprit, une civilisation « apprenante » curieuse de tout, attentive, bienveillante, riche en un mot
Discussions & Critiques
* Apprendre plusieurs langues étrangères, oui, mais autrement, c'est-à-dire au travers de lenseignement de différentes disciplines, en sciences sociales notamment, avec des professeurs dorigine, de culture et de langue différentes.
Selon les auteurs, la connaissance des langues étrangères autres que langlais, ainsi que leur utilisation dans un contexte particulier lié à la vie en entreprise et au monde des affaires permettront aux futurs managers de mieux appréhender les différentes situations auxquelles ils seront confrontés dans un environnement multi culturel.
Mais est-ce que cela ne risque pas de centraliser encore davantage le pouvoir en ne laissant les prises de décisions quaux seuls dirigeants ayant bénéficié dun enseignement interculturel adapté ?
Comment se comprendront et se comporteront des équipes mixtes entre elles, sans un gros travail de sensibilisation collective à lautre et à ses différences ?
Le management a certes un rôle essentiel et vital à jouer, mais des individus « isolés » dans leur particularisme réussiront-ils à aller naturellement vers les autres ? Et la prise en compte de la culture nest-elle pas cruciale pour une intégration réussie au sein dune organisation ?
A ce niveau, la diversité des modes de communication disponibles au sein de lorganisation sera cruciale. LInternet et lutilisation de le-mail sont désormais incontournables tant dans la vie privée que dans le monde du travail ; le télétravail permet par exemple de libérer lindividu de la contrainte de lieu. Je ne pense pas quil faille combattre à tous prix cette évolution des conditions de travail obtenue grâce aux technologies.
Mais il est vrai également que rien ne remplacera le contact direct avec lautre : il sagira pour les managers de prendre le temps dorganiser des séances de travail en groupes ou « Workshops » où chacun puisse sexprimer avec sa sensibilité et ses valeurs de façon à pouvoir apporter sa brique à lédifice commun.
La mobilité des salariés devra être encouragées avec lorganisation déchanges de collaborateurs entre les filiales dun groupe par exemple. Observer la façon dont travaille le collègue dans son pays dorigine permet de mieux comprendre ses préoccupations et explique les réactions quil peut avoir dans telle ou telle situation.
Les types dactivités proposés savèreront tout aussi essentiels dans la réussite de linter culturalité : les missions devront être le plus transversales possibles entre les départements pour faciliter les échanges et la transparence. La compétence interculturelle devra être gérée comme toute autre compétence et valorisée à sa juste valeur.
Mais pour réussir ce challenge il faudra concilier les moyens avec les besoins, ce qui nest pas forcément toujours le cas aujourdhui
Comment, dans un contexte concurrentiel de plus en plus exigeant, où la logique de profit à court terme est imposée par des Fonds dInvestissements ou de Pensions toujours plus présents, les dirigeants dentreprise pourront-ils prendre le temps de gérer linterculturel, doffrir à leurs salariés les possibilités de voyager et de se cultiver dans le cadre de lentreprise ?
* Les frères Rabassó disent que les anciens pays colonisateurs devraient verser une indemnité aux peuples agressés culturellement. Ils citent lexemple du Canada qui a déjà accordé 450 millions de dollars aux peuples des Cris, aux Inuits et aux Naskapis en guise de compensation financière.
Est-ce une solution adaptée quelque soit la situation ?
Comment est utilisée concrètement cette indemnité et bénéficie-t-elle réellement aux principaux intéressés, à savoir les peuples lésés ?
* Les auteurs font un rapprochement entre la perte de lEthnosphère et la biosphère qui est elle-même en danger. Pour eux, la survie de lune dépend de la sauvegarde de lautre, lhomme et la nature sont liés, lacteur et son environnement sont immuables.
Lorsque nous réfléchissons à la sauvegarde de notre planète, nous parlons dénergie durable, de recyclage de nos déchets, de préservation des espèces en voie de disparition, faune et flore
Que faire pour que lhomme puisse conserver toute sa diversité ?
Dans un monde où les frontières seffacent grâce à des moyens de locomotion et de communication toujours plus rapides, où les populations se mélangent par effet de migrations nécessaires et se réunissent dans un savant métissage, comment la diversité des cultures existant encore actuellement pourra résister à cette inévitable forme de « réunification » des races ?
Carlos et Javier Rabassó nous parlent de lapparition dune troisième culture construite sur la culture dorigine et sur celle daccueil, unifiant des personnes ayant vécu les mêmes expériences personnelles ou collectives.
Je pense que cest en effet sur ce terrain que se construiront des cultures et des langues nouvelles, pas celles que nous connaissons aujourdhui mais des formes issues de mutations, daccommodations, de simplifications et dastuces.
Nous ne pouvons connaître à lavance ce que seront les cultures de demain car elles vont se constituer en suivant une sorte dinstinct de survie et dadaptation naturelle à son environnement.
Bibliographie des auteurs
Les Publications
Centre dEtudes Sur lAnalyse des Mutations Economiques et Sociales (C.E.S.A.M.E.S.)
COMMUNICATIONS (Proceedings)
* Carlos Rabassó (avec Javier Rabassó)
« Analyse méthodologique de lauteur au texte, du texte au lecteur à travers des procédés hypertextuels et interactifs : de lécriture à la littérature contemporaine »
Faculté des sciences humaines, Université de Genève, Suisse mars 2000
* Carlos Rabassó (avec Javier Rabassó)
« Il Teatro popolare e di creazione collectiva
Storia della civilta letteraria Hispanoamérica » - Turin octobre 2000
* Javier Rabassó (avec Carlos Rabassó)
«Teatro borghese e urbano » - Turin octobre 2000
* Javier Rabassó
«El multi-culturalismo hispano frente à los mundos virtuales y la aldea global »
14e Congreso de la Asociacion Internacional des Hispanistas (A.I.H.) - Etats-Unis 16-21 juillet 2001
Centre dEtudes Sur lAnalyse des Mutations Economiques et Sociales (C.E.S.A.M.E.S.)
CAHIERS DE RECHERCHE (research papers)
* Carlos Rabassó (avec Javier Rabassó)
« Los hipertextos hispanos en el Management Intercultural y la Globalizacion »
Groupe ESC Rouen, Cahier n°17 décembre 2000
* Carlos Rabassó (avec Javier Rabassó)
«Time, Culture and Identity in the cross-cultural latin management »
Groupe ESC Rouen, Cahier n°23 janvier 2002
Fiche de Lecture Introduction au Management Inter culturel
Patrice LANGENIER Page PAGE 26 sur NUMPAGES 26