Le Bac GA en 100 questions
Exercice 8 : Administration de réseaux avec SNMP ... Exercice 13 : DNS ('
Domain Name System') Sujet 2 ..... On souhaite pour une application de gestion
accéder à distance à différents items de données ..... Kerberos lui renvoie un
message KSB_AS_REP contenant une clef de session SA personnelle à Alice et
un ticket ...
part of the document
Principes de mise en uvre du baccalauréat gestion-administration
Les repères en 100 questions
TOC \h \z \t "Titre niv 1;1;Style niv 3;3;Style niv 2;2" HYPERLINK \l "_Toc392542040"1. Repères pour comprendre la rénovation PAGEREF _Toc392542040 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc392542041"1. Pourquoi cette rénovation ? PAGEREF _Toc392542041 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc392542042"2. Quels sont les enjeux de cette rénovation ? PAGEREF _Toc392542042 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc392542043"3. Pourquoi avoir choisi ce nom ? PAGEREF _Toc392542043 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc392542044"4. Comment ont été faits les choix de formation et de certification ? PAGEREF _Toc392542044 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc392542045"5. Comment comprendre le référentiel ? PAGEREF _Toc392542045 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542046"2. Repères pour former PAGEREF _Toc392542046 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542047"Quelle organisation pédagogique ? PAGEREF _Toc392542047 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542048"6. Comment répartir les contenus de formation entre les enseignants ? PAGEREF _Toc392542048 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542049"7. Comment faire lorsquon est seul dans létablissement ? Où trouver les informations nécessaires ? PAGEREF _Toc392542049 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542050"8. Les élèves peuvent-ils prendre en charge des projets dans létablissement ? PAGEREF _Toc392542050 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542051"9. Comment couvrir les 55 situations, chacune comportant, de plus, des niveaux daléas, de complexité ? PAGEREF _Toc392542051 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc392542052"10. Comment organiser le travail des élèves, de la classe ? PAGEREF _Toc392542052 \h 7
HYPERLINK \l "_Toc392542053"11. Doit-on toujours travailler en petit groupe ? PAGEREF _Toc392542053 \h 7
HYPERLINK \l "_Toc392542054"12. Comment individualiser la formation notamment pour gérer les élèves bénéficiant de « passerelles » ? PAGEREF _Toc392542054 \h 7
HYPERLINK \l "_Toc392542055"13. Comment gérer en formation les redoublants des anciens baccalauréats secrétariat et comptabilité ? PAGEREF _Toc392542055 \h 7
HYPERLINK \l "_Toc392542056"Quels contenus et modalités de formation ? PAGEREF _Toc392542056 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc392542057"14. Comment former aux compétences à partir des situations de travail ? PAGEREF _Toc392542057 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc392542058"15. Quest ce que lexplicitation ? Comment faire expliciter les élèves ? PAGEREF _Toc392542058 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc392542059"16. Quelle est la place laissée à lacquisition des savoirs ? PAGEREF _Toc392542059 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc392542060"17. En quoi consistent les scénarios pédagogiques ? PAGEREF _Toc392542060 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc392542061"18. En quoi est-ce que le scénario est une modalité particulière ? PAGEREF _Toc392542061 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc392542062"19. Est-on obligé de mettre en uvre des scénarios pédagogiques ? PAGEREF _Toc392542062 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc392542063"Quels supports de formation ? PAGEREF _Toc392542063 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc392542064"20. Quest ce que le passeport professionnel ? PAGEREF _Toc392542064 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc392542065"21. Quel intérêt pour les élèves ? Ceux-ci peuvent ne pas avoir envie de mettre à jour leur passeport en pensant quecest du temps perdu... PAGEREF _Toc392542065 \h 10
HYPERLINK \l "_Toc392542066"22. Quel est lintérêt du passeport professionnel pour les professeurs et les formateurs ? PAGEREF _Toc392542066 \h 10
HYPERLINK \l "_Toc392542067"23. Quelles contraintes fait peser le passeport professionnel sur la charge de travail des professeurs ? PAGEREF _Toc392542067 \h 10
HYPERLINK \l "_Toc392542068"24. Les passeports témoignent-ils de la qualité du travail des professeurs dans leur classe ? PAGEREF _Toc392542068 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc392542069"25. Ny a-t-il pas un risque pour un professeur à toujours corriger les passeports, à toujours évaluer ? PAGEREF _Toc392542069 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc392542070"26. Faut-il que chaque passeport délève contienne lintégralité des situations professionnelles avec tous les niveaux daléas et de complexité ? PAGEREF _Toc392542070 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc392542071"27. Quest ce que Cerise Pro ? PAGEREF _Toc392542071 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc392542072"28. Nest ce pas un problème que Cerise Pro soit payant ? Est-on obligé de lutiliser ? PAGEREF _Toc392542072 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542073"29. Quelles fonctionnalités, quels services sont offerts aux professeurs avec Cerise Pro ? PAGEREF _Toc392542073 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542074"30. Cerise Pro est-il vraiment fiable car il semble quil évolue souvent et cela déstabilise les professeurs ? PAGEREF _Toc392542074 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542075"31. Cerise Pro nécessite t-il un apprentissage des élèves ? PAGEREF _Toc392542075 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542076"32. Cerise Pro prévoit bien des possibilités dévaluation, cela sert-il la certification et devient donc par là obligatoire ? PAGEREF _Toc392542076 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542077"33. Si ce nest pour la certification, à quoi sert donc le module dit « dévaluation » de Cerise Pro ? PAGEREF _Toc392542077 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc392542078"34. Faut-il que chaque situation soit saisie dans Cerise Pro ? Faut-il évaluer à chaque modification du passeport ? PAGEREF _Toc392542078 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc392542079"35. Que faire avec un élève qui ne veut pas utiliser Cerise Pro ? PAGEREF _Toc392542079 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc392542080"Quel environnement de formation ? PAGEREF _Toc392542080 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc392542081"36. Quel est lintérêt des espaces professionnels ? PAGEREF _Toc392542081 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc392542082"37. Est-ce que les espaces professionnels nécessitent une pédagogie particulière ? PAGEREF _Toc392542082 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc392542083"38. Mais plus dautonomie en espace professionnel ne signifie t-il pas une plus grande indiscipline de classe ? PAGEREF _Toc392542083 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc392542084"39. Avec les espaces professionnels, ce sont les cours traditionnels qui disparaissent ? PAGEREF _Toc392542084 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc392542085"40. Comment articuler les situations vécues en établissement avec celles vécues en PFMP ? PAGEREF _Toc392542085 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc392542086"41. De quoi est composé lespace professionnel ? PAGEREF _Toc392542086 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc392542087"42. Quels sont les lieux de PFMP possibles ? Y a-t-il des contraintes dans le choix des PFMP? PAGEREF _Toc392542087 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc392542088"43. Y a-t-il des contraintes dans la programmation des PFMP ? PAGEREF _Toc392542088 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542089"44. Doit-on obliger un élève à changer de lieu dune PFMP à lautre ? PAGEREF _Toc392542089 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542090"45. Quest ce quun bon lieu de PFMP ? PAGEREF _Toc392542090 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542091"46. Est-ce que les élèves peuvent continuer de faire leurs PFMP dans un cabinet comptable ? PAGEREF _Toc392542091 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542092"47. Quest ce que piloter les PFMP en GA ? PAGEREF _Toc392542092 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542093"48. De quoi se compose lenvironnement numérique professionnel en GA ? PAGEREF _Toc392542093 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc392542094"49. Doit-on apprendre aux élèves des logiciels ? PAGEREF _Toc392542094 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc392542095"50. Y a-t-il des outils préconisés ? PAGEREF _Toc392542095 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc392542096"51. A quoi sert le générateur dactivités (application Page) ? PAGEREF _Toc392542096 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc392542097"52. Le générateur dactivités ne sutilise t-il quavec OpenErp ? PAGEREF _Toc392542097 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc392542098"53. Comment faire quand on ne dispose de rien ou de si peu en matière denvironnement technologique ? PAGEREF _Toc392542098 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc392542099"54. Comment faire pour se former à ces nouveaux outils ? PAGEREF _Toc392542099 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc392542100"3. Repères pour certifier PAGEREF _Toc392542100 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc392542101"55. Quest ce que certifier ? PAGEREF _Toc392542101 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc392542102"56. Devenir certificateur implique t-il des obligations particulières pour un professeur ? PAGEREF _Toc392542102 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc392542103"57. Comment distinguer lévaluation formative de lévaluation certificative ? PAGEREF _Toc392542103 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc392542104"58. De ce point de vue, est-ce que Cerise Pro est un outil de certification ? PAGEREF _Toc392542104 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc392542105"59. Quest ce que certifier par le contrôle en cours de formation ? Quest-ce qui est commun et différent des épreuves ponctuelles ? PAGEREF _Toc392542105 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc392542106"60. Quels sont les choix généraux concernant les épreuves de certification en baccalauréat gestion administration ? PAGEREF _Toc392542106 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc392542107"61. Doit-on, pour la certification, sattacher aux situations professionnelles ou aux classes de situations ? PAGEREF _Toc392542107 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc392542108"62. Pourquoi une forme dépreuve différente, létude de cas, pour le pôle 2 ? PAGEREF _Toc392542108 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc392542109"63. Comment se déroulera lépreuve E2 détude de cas gestion administrative des relations avec le personnel » ? PAGEREF _Toc392542109 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc392542110"64. Quels sont les principaux changements par rapport aux études de cas des anciens baccalauréats secrétariat et comptabilité ? PAGEREF _Toc392542110 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc392542111"66. Y aura t-il du droit dans létude de cas ? PAGEREF _Toc392542111 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc392542112"67. Y aura-t-il un sujet zéro ? PAGEREF _Toc392542112 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc392542113"68. Par qui seront corrigées les copies de lépreuve E2 ? PAGEREF _Toc392542113 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc392542114"69. Sur quels principes généraux reposent ces épreuves et en quoi consiste concrètement le CCF pourles sous-épreuves E31, E32, E33 ? PAGEREF _Toc392542114 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc392542115"70. En quoi cette forme de CCF permet-elle dalléger lorganisation de la certification ? PAGEREF _Toc392542115 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc392542116"71. Qui participe à lévaluation certificative et comment ? PAGEREF _Toc392542116 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc392542117"72. Les professionnels sont-ils donc absents de lévaluation certificative ? PAGEREF _Toc392542117 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc392542118"73. Lélève candidat est-il présent au moment de lévaluation certificative ? PAGEREF _Toc392542118 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc392542119"74. Lélève candidat doit-il être informé quil sera procédé à son évaluation certificative ? PAGEREF _Toc392542119 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc392542120"75. De quoi est composé le dossier support de lépreuve ? PAGEREF _Toc392542120 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc392542121"76. Le dossier professionnel est-il obligatoire ? Quid des élèves qui ne veulent pas le faire ? PAGEREF _Toc392542121 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc392542122"77. Faut-il une version numérique ou une version imprimée du dossier professionnel ? PAGEREF _Toc392542122 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc392542123"78. Un élève candidat qui na pas un bon dossier doit-il être pénalisé ? PAGEREF _Toc392542123 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc392542124"79. Quel est le rôle du passeport professionnel dans la certification par CCF ? PAGEREF _Toc392542124 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc392542125"80. Pour la certification, lélève doit-il produire des fiches avec Cerise Pro ? PAGEREF _Toc392542125 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc392542126"81. Quand certifier ? PAGEREF _Toc392542126 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc392542127"82. Quand peut-on considérer un élève comme étant « prêt à être évalué » ? PAGEREF _Toc392542127 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc392542128"83. Quest ce qui est exigé comme « minimum » au niveau de son passeport ? Combien faut-il au minimum de fiches Cerise dans son passeport ? PAGEREF _Toc392542128 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc392542129"84. Que signifie concrètement « traverser » une classe de situation ? PAGEREF _Toc392542129 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc392542130"85. En quoi consiste « lextrait » du passeport professionnel ? PAGEREF _Toc392542130 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc392542131"86. Cela signifie t-il que le professeur nest pas responsable du dossier professionnel et en particulier de lextrait de passeport fourni par « lélève candidat » ? PAGEREF _Toc392542131 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc392542132"87. Comment faire avec des élèves absents et qui ont un passeport squelettique voire aucun passeport ? PAGEREF _Toc392542132 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc392542133"88. Comment pénaliser un élève absent, peu impliqué ? PAGEREF _Toc392542133 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc392542134"Les modalités de lévaluation PAGEREF _Toc392542134 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc392542135"89. Lévaluation certificative par CCF repose sur une connaissance de lélève et sur des évaluations pendant toute lannée. Faut-il toujours évaluer en vue de lexamen ? PAGEREF _Toc392542135 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc392542136"90. Que signifie évaluer par « sondage » dans de telles épreuves ? PAGEREF _Toc392542136 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc392542137"91. Y a-t-il des grilles daide à lévaluation pour les sous épreuves E31, E32, E33 ? Comment sont-elles construites ? PAGEREF _Toc392542137 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc392542138"92. Comment évaluer ? Faut-il évaluer critère par critère ? PAGEREF _Toc392542138 \h 26
HYPERLINK \l "_Toc392542139"93. Pour renseigner chaque critère, faut-il obligatoirement avoir évalué en formationchaque situation professionnelle ? PAGEREF _Toc392542139 \h 26
HYPERLINK \l "_Toc392542140"94. Comment faire lorsquil y a eu changement déquipe entre la classe de seconde, de première et de terminale ? PAGEREF _Toc392542140 \h 26
HYPERLINK \l "_Toc392542141"95. Comment articuler la certification du BEP MSA avec la certification du baccalauréat GA ? PAGEREF _Toc392542141 \h 26
Préambule
Sans chercher ici à répondre à toutes les interrogations, notamment celles portant sur les contextes locaux denseignement (état des réseaux, moyens de formation, affectations des professeurs, constitution des divisions, organisations horaires, etc.), ces repères ont pour objectif principal de clarifier le cadre national de mise en uvre du baccalauréat gestion administration, entre autre pour permettre à chaque professeur non encore engagé dans la rénovation de sapproprier les principes de formation et de certification et dexercer ainsi librement sa responsabilité pédagogique.
Enfin, il est nécessaire de rappeler que ces repères najoutent pas du « droit au droit » ; ils sont une déclinaison dans les pratiques des professeurs, de larrêté de définition du diplôme du 27 décembre 2011 publié au BO du 9 février 2012. De même, ces repères ne font que reprendre de manière synthétique et circonstanciée les éléments figurant déjà dans le guide daccompagnement pédagogique (GAP) publié sur le site du CERPEG, centre national de ressources (HYPERLINK "http://www.cerpeg.ac-versailles.fr"www.cerpeg.ac-versailles.fr).
Après avoir donné quelques clés de lecture de la rénovation GA, ces repères distingueront la formation de la certification. On ne saurait trop insister sur la nécessité de bien les dissocier tant la confusion entre formation et certification, souvent au profit de la certification, peut conduire à des pratiques pédagogiques très lourdes où on ne ferait plus quévaluer et non former. Il y a donc ici nécessité de permettre à chacun de rétablir cette frontière entre formation et certification, et au fond de bien distinguer les deux statuts délève et de candidat.
Repères pour comprendre la rénovation
Lélaboration du diplôme a suivi la démarche classique de travail des commissions professionnelles consultatives ainsi que, pour sa rédaction, le modèle en vigueur pour les diplômes professionnels de léducation nationale.
Pourquoi cette rénovation ?
Un long travail de près dun an a porté sur létude de lopportunité ou pas de créer un diplôme de niveau IV dans la filière administrative. Les résultats de cette étude et les objectifs de la rénovation figurent dans la note dopportunité qui a été validée en CPC.
Quels sont les enjeux de cette rénovation ?
La filière dite du « tertiaire administratif » est lune des plus importantes du second cycle professionnel tant en nombre délèves et de professeurs que de nombre détablissements proposant la formation. Outre lenjeu dadapter un diplôme aux évolutions constatées des emplois administratifs et comptables, il y avait urgence à relancer lattractivité de cette filière qui navait pas été rénovée depuis plus de quinze ans.
Cest pourquoi la rénovation a été loccasion de proposer en même temps un cadre pédagogique modernisé intégrant tous les apports en matière de formation professionnelle, afin de garantir la qualité de la formation sur tout le territoire tout en préservant la liberté de chaque équipe, de chaque professeur de le décliner au niveau de leur établissement, de leurs classes.
Un autre enjeu est que les formations administratives soient mieux reconnues au sein des établissements notamment par une implication plus grande des sections dans les projets de létablissement. Laménagement despaces professionnels dédiés à la formation est un autre moyen de valoriser et de renforcer lidentité pédagogique et professionnelle du baccalauréat gestion administration.
Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Les dénominations des baccalauréats professionnels correspondent soit à des emplois, soit à des domaines dactivités. Les emplois administratifs étant par nature transversaux (il existe plus dune cinquantaine dappellations métier), il nétait donc pas possible daffecter un nom correspondant à un emploi précis.
Cest pourquoi il a été décidé de mentionner les deux grands champs dactivités concernés par les emplois: la gestion et ladministration de tout type dorganisation (entreprises, associations, artisans, commerces, fonction publique, etc.) au sein de petites et moyennes structures. Ce qui est caractéristique du diplôme, cest que les activités combinent en permanence ces deux domaines.
Comment ont été faits les choix de formation et de certification ?
Cest un point essentiel car ces choix sinspirent directement des recherches les plus récentes en matière denseignement professionnel, de didactique disciplinaire et professionnelle, danalyse du travail, dacquisition des savoirs et des compétences professionnels. Ils reprennent aussi la plupart des conclusions des travaux conduits en sciences de léducation.
Cest cela, par exemple, qui a conduit à privilégier lentrée par les situations professionnelles, den définir des niveaux de complexité et daléas pour mieux fixer le niveau de compétence. À noter que le guide daccompagnement pédagogique propose une bibliographie importante permettant à celles et ceux qui le souhaitent dapprofondir la connaissance des mécanismes profonds des apprentissages.
Comment comprendre le référentiel ?
Pour une meilleure lisibilité, le référentiel des activités professionnelles (RAP) sarticule étroitement avec le référentiel de certification. Autrement dit à chaque pôle dactivités définissant le métier correspond une épreuve dexamen. De même, pour rester concret a-t-il été choisi de décrire très précisément les situations de travail et de ne retenir quune seule compétence principale pour chaque situation (ce qui constitue tout de même 55 compétences décrites pour un niveau IV)
Lautre point important est que le référentiel du baccalauréat GA englobe celui du BEP MSA. Les activités organisationnelles, techniques, relationnelles du BEP MSA sont en quelque sorte « encastrées » dans les situations professionnelles GA et elles se travaillent en même temps avec des niveaux de complexité réduits : « En formant au baccalauréat, on forme en même temps au BEP MSA » et un tableau de correspondance a été établi, il figure dans le GAP adresse CERPEG ».
Repères pour former
Quelle organisation pédagogique ?
Comment répartir les contenus de formation entre les enseignants ?
Il ny a pas de répartition type. Lidéal serait que les enseignants travaillent ensemble sur les mêmes situations. Si répartition il y a, elle peut se faire selon les « compétences et lappétence » de chacun, sachant que les situations possèdent une dominante gestion, comptabilité, ou une dominante administration, communication, organisation.
17 situations mobilisent des compétences rédactionnelles et donnent lieu à la mise en place dateliers rédactionnels qui nécessitent lintervention conjointe de professeurs de lettres avec des professeurs de spécialité. Les heures dEGLS (enseignements généraux liés à la spécialité) peuvent être naturellement utilisées à cet effet en étant placées sur des plages horaires denseignement de spécialité.
Comment faire lorsquon est seul dans létablissement ? Où trouver les informations nécessaires ?
Cette situation est fréquente et nécessite un accompagnement particulier par les corps dinspection et leurs équipes de formateurs. Lesprit de mutualisation des pratiques, des scénarios pédagogiques est fortement encouragé dans les académies et au niveau national. Grâce aux outils de partage, des réseaux de professeurs éloignés se sont créés.
La liste Lpeg, les référents GA dans les académies, léquipe du CERPEG sont mobilisés dans cet esprit. Il est impératif de se rapprocher de son inspecteur pour connaître toutes les modalités daccompagnement.
Les élèves peuvent-ils prendre en charge des projets dans létablissement ?
Il est prévu dans le référentiel (pôle 4) que les élèves puissent accompagner administrativement tout type de projet, y compris ceux de létablissement. Cette possibilité est souvent très utilisée par les établissements qui navaient pas jusque-là pour chaque projet un accompagnement administratif professionnel. Mais cette prise en charge administrative va souvent naturellement au-delà et les sections deviennent souvent responsables et actrices des projets ; ce qui est à encourager pour mieux faire reconnaître la section au sein de létablissement.
Comment couvrir les 55 situations, chacune comportant, de plus, des niveaux daléas, de complexité ?
Il faut tout dabord observer que ce sont des volumes comparables aux baccalauréats secrétariat et comptabilité actuels qui comportaient une quarantaine dactivités à mener sur deux ans, dont certaines étaient très globales (ex : participation à la gestion du personnel, le recrutement, la formation,
) et se déclinaient en de multiples tâches.
Quelques modalités pédagogiques ont émergé dans les pratiques des professeurs pour répondre à cette question :
les projets prévisionnels de formation (PPF) qui formalisent la progression sur les 3 ans du cursus en articulant lacquisition des savoirs, des activités professionnelles et lexploitation des PFMP. Quelques exemples de PPF sont publiés par le CERPEG ;
la mise en place de « scénarios dactivités » permettant aux élèves de « traverser » plusieurs situations professionnelles au cours dune même séquence, reproduisant ainsi les conditions réelles de lactivité professionnelle quotidienne.
Enfin on peut considérer les niveaux daléas et de complexité comme des moyens dindividualiser la formation selon les capacités de chacun plus que des éléments à traiter systématiquement en classe entière.
Comment organiser le travail des élèves, de la classe ?
Tout est naturellement possible mais lobservation du travail des professeurs sur le terrain montre que ceux-ci adoptent plusieurs configurations de classe en fonction de leurs objectifs :
- La classe entière est réservée aux « cours traditionnels », aux apports de savoirs, aux moments de partage et de restitution dexpériences par les élèves, à la mise en place et au bilan des projets, aux interventions de professionnels, ou encore aux prisesde décisions collectives notamment dans le cadre des classes entreprise, etc.
Les ½ groupes sont bien adaptés à lutilisation de lespace professionnel, des salles informatiques, à la réalisation des activités pratiques, à la mise en uvre des scénarios intégrant des échanges entre plusieurs organisations fictives ou encore pour faire fonctionner les mini-entreprises, etc.
Des petits groupes de 3 ou 4 élèves favorisent la mise en uvre de scénarios oùchacun occupe des postes différents, en activités interdépendantes. Ils sont aussi bien adaptés pour permettre aux élèves déchanger, dexpliciter entre eux les situations de travail quils ont traversées, de compléter à plusieurs leur passeport. Construits autour de projets, ces groupes réduits favorisent lacquisition progressive de « lautonomie à plusieurs » ; ils évoluent de manière privilégiée dans lespace professionnel ou la salle informatique mais ils peuvent aussi être organisés en reconfigurant une classe entière.
Doit-on toujours travailler en petit groupe ?
Il ny a aucune obligation à ne travailler quen petit groupe ; ce qui est important cest de varier et sans doute de graduer la place réservée aux différentes configurations possibles de la classe, en fonction du niveau dautonomie des élèves mais aussi de leur capacité à travailler en équipe et en grand groupe.
Comment individualiser la formation notamment pour gérer les élèves bénéficiant de « passerelles » ?
Il existe plusieurs solutions contribuant à adapter le parcours de formation aux profils et aux possibilités des élèves. La mise en place de scénarios adaptés à chacun, le « réglage » des niveaux de complexité et daléas des situations professionnelles proposées permettent dinstaller une progressivité dans les apprentissages.
Mais lindividualisation et la différenciation pédagogique consistent aussi pour les professeurs à pouvoir suivre les parcours dapprentissage des élèves via leur passeport, notamment en balisant le parcours dentretiens-bilans et en utilisant les vues synthétiques des parcours grâce à loutil Cerise Pro.
Dans le cas de passerelles, cela suppose davoir procédé en amont à un positionnement en termes dacquis des élèves. On peut ainsi mettre en évidence ce qui peut être réinvesti dans le cadre de la formation, ce qui peut alimenter le passeport.
Il est important aussi de comprendre que lindividualisation ne peut se comprendre paradoxalement que dans linstallation dune dynamique collective : créer des groupes dentraide, mettre les élèves en projet, favoriser limmersion dans les espaces professionnels, installer des mini entreprises, sont autant de modalités qui contribuent à ce que chacun puisse occuper une place correspondant à ses capacités tout en progressant au contact des autres ; le professeur nest pas toujours le seul ainsi à pouvoir « porter » lindividualisation.
Comment gérer en formation les redoublants des anciens baccalauréats secrétariat et comptabilité ?
Il sagit dune forme dindividualisation particulière car ces redoublants ne pourront pas garder le bénéfice des épreuves professionnelles. Il ne sagit pas pour autant de tout refaire car bon nombre de leurs activités passées peuvent être facilement réinvesties, réutilisées dans la formation GA.
Lidée est de pouvoir « convertir » certaines de leurs activités passées, notamment celles servant de supports aux épreuves E2, E3 des anciens baccalauréats, en les rapprochant des situations professionnelles du baccalauréat GA et quavec leurs expériences de PFMP, ils puissent ainsi constituer leur passeport. Il y a donc un « positionnement » à faire en début de terminale pour accompagner ces redoublants afin quà partir de leur passeport, on puisse ainsi piloter le nouveau parcours de professionnalisation qui leur est proposé.
Quels contenuset modalités de formation ?
Comment former aux compétences à partir des situations de travail ?
Partir des situations de travail pour faire acquérir des compétences repose sur quelques principes largement partagés :
toute compétence est mobilisée « en situation », elle est dite « située »;
la compétence est une combinaison de plusieurs éléments. Toute tâche pour être réalisée nécessite la mobilisation de connaissances, doutils, de techniques, de procédures, etc. Chacun va ainsi faire appel à des ressources externes (guides, référents, réseau, outils, etc.) et des ressources internes (connaissances, situations professionnelles passées, etc.) pour construire sa propre démarche afin deffectuer le travail demandé. Devenir compétent consiste finalement à remplir progressivement ce « sac à dos » de ressources pour pouvoir faire face à nimporte quelle situation de travail.
pour une compétence donnée, il existe plusieurs niveaux dacquisition qui dépendent principalement de la capacité de chacun à affronter des situations de travail plus ou moins complexes ou comportant plus ou moins déléments inattendus (les aléas). Cest pour cela que le référentiel indique pour chaque situation des niveaux croissants de complexité ou daléas ;
« est compétent, celui qui sait pourquoi il a agi ainsi et pas autrement » ; il est donc nécessaire pour acquérir une compétence non seulement de « faire » mais aussi « dexpliciter » à loral ou par écrit ce que lon a fait, ce à quoi on a renoncé, les erreurs évitées ou corrigées, pour sapproprier et « prendre conscience » de son activité.
Quest-ce que lexplicitation ? Comment faire expliciter les élèves ?
Voir à ce sujet : http://www.cerpeg.ac-versailles.fr/IMG/pdf/aide_a_la_reflexivite.pdf
Lexplicitation fait partie intégrante du processus dacquisition des compétences car cest le moment oùchacun va sapproprier son activité en en parlant ; ce point est central car cela permet de passer « du geste à la compétence ». Concrètement, lexplicitation, écrite ou orale, consiste en la recherche avec dautres de points communs, de différences, la mise à jour des hésitations, des erreurs, des choix opérés, des difficultés, des manques, des besoins de connaissances complémentaires, etc.
Elle peut se faire directement avec le professeur, ou sans le professeur en petit groupe, en binôme. Lexplicitation peut conduire naturellement les élèves à mieux décrire leur situation de travail, à loral comme à lécrit, via notamment leur passeport professionnel.Mais encore une fois, lexplicitation ne doit pas être confondue avec la capacité à rédiger même si elle y contribue indéniablement.
Quelle est la place laissée à lacquisition des savoirs ?
Les savoirs sont indissociables de toute activité professionnelle et nourrissent les compétences (ils remplissent le « sac à dos » !). Cela concerne tant les savoirs généraux que les savoirs plus techniques. Ils peuvent être enseignés en amont comme en aval des activités, tout comme il peut apparaître nécessaire de leur réserver une place au cours de lactivité même.
Si le référentiel a décrit explicitement les savoirs techniques, juridiques et économiques ainsi que les savoirs rédactionnels susceptibles dêtre mobilisés dans les situations de travail, il est évident que dautres types de savoirs peuvent aussi nourrir ces situations.
On retrouve dans les savoirs techniques mobilisés, les savoirs comptables permettant de traiter des données et des documents de gestion, mais aussi les savoirs en communication et en organisation.
En quoi consistent les scénarios pédagogiques ?
Comme le référentiel du baccalauréat gestion-administration propose une entrée par les situations professionnelles emblématiques du métier de gestionnaire administratif, le scénario pédagogique permet de proposer aux élèves un « parcours » dans ces situations professionnelles ; il est un fil rouge qui se définit comme une succession détapes dans lesquelles les élèves ont des tâches à effectuer et des rôles spécifiques à jouer, les plus proches possible de ceux quils retrouveront dans la vie professionnelle. Il peut sagir dactivités réelles, dactivités simulées ou dun hybride des deux.
Les scénarios permettent de réaliser des activités transversales et nécessitent la mobilisation de compétences multiples. Ils sinscrivent dans un environnement numérique et se déroulent de préférence dans les espaces professionnels. (voir plus bas)
Chaque étape du scénario comprend des phases daction et de réflexion de lélève : faire, déposer, regarder, discuter, analyser (dans cet ordre ou dans un autre). Dans un scénario, on trouve donc des objectifs, une planification des activités d'apprentissage, une description des tâches des élèves, des modalités d'HYPERLINK "http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/%C3%89valuation" \o "Évaluation"évaluation qui sont définis et organisés, notamment via le passeport professionnel. Enfin dans un scénario, les ressources et les outils associés servent notamment à produire des nouvelles ressources qui entrent à leur tour dans le processus : Le travail des uns peut être utilisé pour le travail des autres.
Un même scénario peut sinscrire dans des niveaux de variabilité différents (complexité et/ou aléas) et propose lutilisation de logiciels différents (ex : Word et open office, logiciels de communication, de présentation, PGI etc.)
Une même organisation peut être support à plusieurs scénarios pédagogiques.
En quoi est-ce que le scénario est une modalité particulière ?
Tout dabord, travailler par scénario bouscule et reconfigure lespace (on passe de la salle de classe à lespace professionnel) et le temps pédagogique (une même situation professionnelle peut être abordée plusieurs fois en la complexifiant au fil du temps).
Il existe aussi une différence entre le scénario pédagogique et la « mise en situation » classiquement pratiquée : Le scénario pédagogique traverse un ensemble de situations professionnelles, un processus administratif réel ou simulé avec toutes ses dimensions : outils réels, temporalité proche de la réalité, postures dans les organisations. Il permet de faire évoluer, de renforcer la notion de « contextualisation » souvent limitée à quelques phrases pour situer lactivité pédagogique. En ce sens, il se distingue par la durée, par les ambitions et par les contenus des traditionnelles séquences pédagogiques.
Est-on obligé de mettre en uvre des scénarios pédagogiques ?
Il ny a aucune obligation en la matière car cela relève des choix pédagogiques des professeurs mais, outre les avantages développés précédemment, les scénarios permettent de rompre avec les traditionnelles activités où toute une classe faisait la même chose au même moment dans des contextes plus ou moins éloignés des réalités professionnelles. Les scénarios constituent une organisation pédagogique différente des « études de cas » car ils intègrent les apprentissages professionnels par des pratiques en immersion concrète. De nature différente, les études de cas conservent par ailleurs toute leur place en GA.
Construire un scénario nécessite une charge de travail très importante pour le professeur ?
Il est vrai que cela nécessite une préparation importante même si linvestissement temps est ensuite largement « rentabilisé » par une plus grande disponibilité en classe du professeur pour accompagner chaque élève.
Mais pour éviter cette surcharge de travail, il a été mis en place des mutualisations académiques et nationales conduisant à la constitution de « banques de scénarios ». Un outil a même été conçu pour harmoniser la présentation de scénarios. Il sagit de GSCEN.
Quels supports de formation ?
Le passeport professionnel
Consulter le document complet sur le passeport à ladresse suivante :
HYPERLINK "http://www.cerpeg.ac-versailles.fr/IMG/pdf/pass_pro_formation_ga.pdf"http://www.cerpeg.ac-versailles.fr/IMG/pdf/pass_pro_formation_ga.pdf
Quest ce que le passeport professionnel ?
Le passeport professionnel possède plusieurs caractéristiques :
Tout dabord, il est très important de garder à lesprit que le passeport professionnel concerne principalement la formation des élèves, avant même que de pouvoir servir à la certification.
À ce titre, le passeport est avant tout la propriété de lélève ; cest pour lui une sorte de « journal professionnel », ce sont ses propres mots et ses choix qui construisent le passeport professionnel. Cest donc bien lélève qui reste acteur de son passeport tout au long de sa formation et qui en reste aussi responsable de la qualité globale.
Le passeport est un document de formation professionnelle (ce nest pas un blog, un compte Facebook ou autre support à usage personnel) car il est structuré et soumis au regard dun formateur qui permet à un élève de le nourrir, de lenrichir
Le passeport est dailleurs articulé avec le projet de formation porté par une équipe et les professeurs ont accès aux passeports de leurs élèves.
Quel intérêt pour les élèves ? Ceux-ci peuvent ne pas avoir envie de mettre à jour leur passeport en pensant que cest du temps perdu...
Chaque élève ne fait pas un passeport pour passer un examen mais dabord pour assurer son employabilité future, pour garder les traces de ses activités et les valoriser plus tard, tant pour un projet dinsertion que pour une poursuite détudes. De ce point de vue, le passeport sinscrit dans la démarche des portfolios ou encore des « books » professionnels utilisés dans certains métiers.
Il est clair que le rôle du professeur pour responsabiliser les élèves à ce niveau est important et ce nest pas toujours, paradoxalement, en les motivant par lexamen que lon y arrive. Cette sensibilisation doit être très progressive et ne pas se transformer en obligation à tout prix ; le passeport doit doucement sinviter dans le rythme normal de lélève et de la classe.
Mais pour les élèves, le passeport présente 3 intérêts majeurs :
il leur permet dexpliciter leur activité et de développer leur réflexivité. Nous avons vu que si « faire et dire » caractérisait le processus dacquisition des compétences, une qualification de niveau IV ne peut se limiter à lacquisition de gestes et de techniques sans quil y ait un temps de prise de conscience de lactivité professionnelle par la description et la discussion autour de ce que lon fait ;
il témoigne de lactivité des élèves dans toutes ses dimensions : quelle se déroule en établissement, en PFMP mais aussi dans des contextes informels ;
enfin, le passeport sinscrit même dans lactivité professionnelle emblématique et identitaire de tout gestionnaire administratif : celle de pouvoir rendre compte.
Il est vrai quau début du cursus, les plus jeunes élèves préfèrent « agir » que « décrire » ! Mais lexercice, en attendant quil devienne un « réflexe » professionnel, peut-être plus ludique : expliciter à plusieurs, expliciter des évènements de la vie courante, sauto corriger, etc.
Quel est lintérêt du passeport professionnel pour les professeurs et les formateurs ?
Suivre lactivité et les compétences des élèves nest pas nouveau pour les professeurs et formateurs de lenseignement professionnel. Depuis de nombreuses années, ceux-ci ont conçu des livrets, des documents de liaison, des guides, en général sous forme papier, plus rarement sous forme numérique. Mais le passeport professionnel, qui sinscrit dans la même démarche que celle des portfolios, présente des atouts supplémentaires :
il permet le pilotage individualisé des parcours délèves en offrant une vue synthétique des situations professionnelles rencontrées et en établissant un lien avec les PFMP, les situations informelles ;
par laccès partagé au passeport des élèves, il facilite la co-intervention de plusieurs enseignants, voire des tuteurs ;
il permet aux enseignants de réinvestir, sils le souhaitent, les situations professionnelles rencontrées par les jeunes (notamment en PFMP) dans leurs enseignements ; et cela vaut aussi pour les enseignements généraux. Il y a là la possibilité darticuler les différents enseignements entre eux ;
il peut aussi permettre au professeur de construire ses propres évaluations ;
via le passeport les élèves sont incités à développer leurs compétences rédactionnelles ou atténuer leurs grandes difficultés en la matière, en ancrant les écrits dans leurs pratiques professionnelles.
Quelles contraintes fait peser le passeport professionnel sur la charge de travail des professeurs ?
Lenseignant peut porter le même regard sur les passeports de ses élèves que celui quil aurait sur leurs classeurs ou dossiers pour dautres cours plus traditionnels, sauf quici il sagit denseignements professionnels. Les questions quil peut se poser à propos de ses élèves sont alors identiques : Les mettent-ils à jour ? Comment prennent-ils leurs notes ? Que gardent-ils de ce qui a été fait ? Est-ce soigné ? Quand leur laisser le temps daccéder à leur passeport ? Etc.
Mais, via le passeport, lenseignant joue aussi pleinement son rôle pédagogique en aidant progressivement lélève à acquérir des compétences et à construire son passeport. Tout comme pour les autres cours, cela « sapprend » ; il y a en début de cursus des séances méthodologiques à prévoir, mais aussi des exercices «de fond » à mettre en place pour notamment aider les élèves à rapprocher leurs travaux personnels des activités du gestionnaire administratif telles quelles sont décrites dans le référentiel. Lautre apprentissage de fond consiste à aider les élèves à exprimer, à échanger, à présenter, à commenter et à apprécier leurs activités professionnelles.
Les passeports témoignent-ils de la qualité du travail des professeurs dans leur classe ?
Encore une fois, le passeport constitue ni plus, ni moins quun document révélateur de lactivité dun élève en classe. Il ne peut donc être linstrument de contrôle et dévaluation privilégié par les inspecteurs à partir du moment où un enseignant, une équipe font tout pour quun jeune puisse traverser de nombreuses situations professionnelles et quils lui donnent les moyens et les temps nécessaires pour en conserver la trace, les décrire, les faire évoluer
Chacun sait quun cours délève ne reflète que partiellement la qualité dun professeur !
Ny a-t-il pas un risque pour un professeur à toujours corriger les passeports, à toujours évaluer ?
Il y a effectivement ce risque qui a bel et bien existé à la mise en place du BEP MSA avec les « fiches » que les professeurs se sentaient tenus de corriger en permanence. Ce risque est dû principalement à deux choses :
la première est que les professeurs aient de suite de trop fortes exigences en termes décrits des élèves dans leur passeport ; ils oublient que ce sont les mots des élèves qui sont les plus importants, y compris et surtout sils sont perfectibles, sachant que les jeunes peuvent faire évoluer leurs descriptions tout au long de la formation ;
la seconde est de considérer le passeport exclusivement comme un document de certification et non de formation
et de le présenter ainsi aux élèves ! Les professeurs sengagent ainsi dans une démarche qui nest pas tenable pour eux : ils se sentent obligés dévaluer toute modification du passeport de leurs élèves et de plus conduisent ceux-ci à leur mettre la pression pour être évalués. Nous verrons plus bas que les exigences pour la certification sont plus atténuées que cela, heureusement !
Faut-il que chaque passeport délève contienne lintégralité des situations professionnelles avec tous les niveaux daléas et de complexité ?
La question pourrait très bien sappliquer à un programme : faut-il avoir vu tout le programme avec chaque élève, et avec le même niveau dapprofondissement pour chaque élève ?
Couvrir tout le programme, tout le référentiel est naturellement lobjectif de chaque enseignant, mais il sait aussi quil ne pourra pas approfondir telle ou telle notion selon les capacités de ses élèves.
Sil est vrai que la situation professionnelle et tout ce qui lui est attaché (compétence, savoirs, productions, etc.) constitue bien lunité de base de la formation et quil est donc important quun élève ait pu rencontrer les 55 situations professionnelles (en PFMP, en établissement ou de manière informelle), tous ne le feront pas avec les niveaux de complexité et daléas identiques
En conclusion
Le passeport na donc pas vocation à devenir un instrument de contraintes supplémentaires pour les élèves, les professeurs et les inspecteurs mais bien plutôt un support « banalisé » qui possède un incontestable attrait car il est le seul support qui formalise un processus de professionnalisation.
Lapplication Cerise Pro
Quest-ce que CerisePro ?
CerisePro est un logiciel, une application numérique permettant aux élèves de construire leur passeport professionnel et aux professeurs de piloter pédagogiquement les parcours professionnels de leurs élèves.
Cette application est développée et commercialisée par le CRDP de Poitiers. Elle fait partie de la gamme CERISE qui couvre les besoins en livrets de compétences du primaire jusquau baccalauréat et même après (des passeports sinstallent progressivement en BTS).
Cerise Pro est une application en ligne qui présente lavantage considérable pour lélève dêtre accessible de nimporte quel endroit à condition davoir un accès internet. Cette possibilité daccès à tout moment et en tout lieu, tant par les élèves que par les professeurs, change profondément la relation pédagogique, la qualité du suivi des activités, la richesse des situations professionnelles collectées
En passant au numérique, cest aussi lalternance qui est redéfinie puisque les enseignants peuvent sils le souhaitent suivre à distance, en temps réel, ce qui se passe en PFMP et utiliser les situations professionnelles qui y sont collectées pour les enrichir en établissement de formation.
Nest-ce pas un problème que Cerise Pro soit payant ? Est-on obligé de lutiliser ?
Le prix a été fixé pour permettre à tout établissement doffrir le service aux élèves. Ce prix tient compte principalement des coûts dhébergement des passeports. Il a donc fallu trouver une solution abordable qui ne constitue par une charge inaccessible (notamment comparée aux investissements dans les autres formations professionnelles)
Personne nest obligé dutiliser cette application pour créer et gérer les passeports des élèves. Cest un service qui est offert aux jeunes et à leurs professeurs.
Quelles fonctionnalités, quels services sont offerts aux professeurs avec Cerise Pro ?
Nous avons vu que Cerise Pro permet la création, la gestion et le pilotage des passeports professionnels des élèves. Il intègre aussi pour les professeurs des fonctionnalités dévaluation formative pour suivre les progrès des élèves.
Cerise Pro peut être utilisé par tous les diplômes professionnels et donc tous les modules proposés ne sont pas à utiliser systématiquement en GA. Le cur de lapplication qui concerne GA est le module « passeport professionnel » et les tableaux de bord.
REMARQUE IMPORTANTE : Attention au module « scénarios » de Cerise Pro, même sil sagit du même mot, il ne concerne pas les scénarios tels quils sont définis en GA !
Cerise Pro est-il vraiment fiable car il semble quil évolue souvent et cela déstabilise les professeurs ?
Cest vrai que nous sommes à la version 4 de Cerise Pro mais cest précisément parce que les accords trouvés avec le CRDP prévoient de faire évoluer le logiciel en fonction des demandes qui remontent du terrain de la part des professeurs. Si le logiciel évolue, cest parce quil tient compte des besoins nouveaux des professeurs et non pas pour des raisons techniques ou éditoriales.
Par exemple, la dernière évolution en date permet ainsi à tout élève de garder son passeport même en cas de changement détablissement, de spécialité. Dautres évolutions concernent la simplification des codes couleurs utilisés, loption supplémentaire offerte aux professeurs de masquer les évaluations aux élèves ou encore la possibilité dadjoindre les comptes rendus de PFMP, etc. Ceci étant, on peut considérer que lapplication arrive à un stade de maturité permettant maintenant de mieux sen emparer. À ce propos, tout au plus peut-on regretter que lexpression malheureuse de « fiche » abandonnée tant en BEP MSA quen Bac GA soit encore trop présent dans lapplication Cerise Pro, tant elle réduit le travail des situations professionnelles à une simple saisie de formulaire
Cela aussi devrait être corrigé.
Cerise Pro nécessite-t-il un apprentissage des élèves ?
Oui, mais ce nest pas tant lapprentissage du logiciel (assez simple dutilisation par les élèves) que lapprentissage de lexplicitation par le passeport qui est important.
Avec près de 2 ans dexpérience, les professeurs conseillent dailleurs daborder cela dès la classe de seconde, mais de manière très progressive. Certains ne parlent même pas de passeport ni de Cerise Pro ! Mais ils commencent par demander aux jeunes élèves dexpliciter, danalyser des activités réalisées dans des contextes personnels (activités sportives, culturelles, artistiques), ou lors de leur stage de 3ème ; ils peuvent rendre compte des situations en équipe en passant progressivement de loral à lécrit. Tout cela peut être encore facilité avec une coordination au sein de léquipe pédagogique.
Petit à petit, lusage de Cerise Pro, détaché des préoccupations certificatives et du regard trop prégnant des professeurs, devient un réflexe inscrit dans la formation (voir à ce sujet les vidéos du Cerpeg relatant les témoignages délèves et de professeurs).
Cerise Pro prévoit bien des possibilités dévaluation, cela sert-il la certification et devient donc par-là obligatoire ?
Nous aborderons cela dans la partie ci-dessous consacrée à la certification mais attention, Cerise Pro nest en aucun cas un outil de certification qui ferait peser des contraintes lourdes aux professeurs ! Il nest dailleurs jamais fait référence à ce logiciel dans la définition des épreuves mais simplement « dextraits de passeport » sous forme numérique ou
imprimée. Il ne peut donc être rendu obligatoire pour un candidat.
Si ce nest pour la certification, à quoi sert donc le module dit « dévaluation » de Cerise Pro ?
Il existe bien des possibilités dévaluation prévues par le logiciel mais ces évaluations nont pas de visée certificative et servent uniquement la formation. Lévaluation dans Cerise Pro reste donc formative et dépend des choix des professeurs qui restent libres de procéder aux évaluations quils souhaitent pour leurs propres besoins : ils ont ainsi la possibilité dévaluer des compétences, dévaluer les descriptions dactivités, dévaluer les productions professionnelles, dévaluer les projets en cours, etc. ils peuvent aussi organiser des prestations, des présentations orales.
Toutes ces évaluations alimentent les bulletins scolaires au même titre que les évaluations dans les autres enseignements. Par exemple, en termes dévaluation formative, de nombreux professeurs organisent ainsi à la fin de chaque année scolaire des « présentations orales » en demandant à leurs élèves de sappuyer sur leur passeport.
Faut-il que chaque situation soit saisie dans Cerise Pro ? Faut-il évaluer à chaque modification du passeport ?
Encore une fois, il nexiste aucune obligation en la matière en dehors des choix que le professeur peut faire. Les élèves nont pas à saisir chaque situation systématiquement après avoir fait une activité : il se peut que celle-ci ne leur paraisse pas suffisamment significative pour figurer dans le passeport, ou bien en ont-ils rencontré dautres plus intéressantes
De même, le professeur na pas à évaluer plus que de besoin chaque modification apportée au passeport même si le logiciel prévoit quil en soit informé systématiquement.
Suivre régulièrement les activités, lire les situations renseignées par respect du travail fourni, sinformer, observer les difficultés, les progrès, constitue le travail habituel des professeurs denseignement professionnel et cela ne passe pas obligatoirement par des évaluations formelles.
Nous avons vu aussi plus haut que les professeurs nont pas non plus à systématiquement « corriger » les descriptions mais peuvent aussi se contenter de commenter et suggérer des ajustements. Enfin, il ne faut pas oublier que lapplication peut être utilisée en petits groupes délèves qui peuvent travailler ensemble à la description des situations professionnelles
Que faire avec un élève qui ne veut pas utiliser Cerise Pro ?
Ni plus ni moins quun élève qui ne rend pas ou ne fait pas le travail demandé par son professeur dans dautre senseignements. Si lélève nalimente pas son passeport, cela le concerne directement ; il perdra toute trace des activités réalisées et doit en être le seul pénalisé. Par contre si cela traduit des difficultés importantes avec lécrit, il nest pas interdit de faire décrire à plusieurs élèves ensemble leur activité ou bien quun élève copie la description dun autre pour mieux se lapproprier. Le « recopiage » à des fins formatives peut même être parfois souhaitable dans un premier temps pour permettre ensuite à certains élèves daccéder à plus dautonomie
Quel environnement de formation ?
Les espaces professionnels et lalternance pédagogique
Quel est lintérêt des espaces professionnels ?
La constitution des espaces professionnels sinspire des résultats des travaux de recherche concernant la formation professionnelle au sein des simulateurs (notamment des simulateurs de vol).On sait que ces situations simulées sont tout autant source dapprentissage que les situations réelles vécues en PFMP à la différence près que le jeune les acquiert dans un milieu sécurisé qui permet davantage derreurs, dessais et de retours sur lactivité.
On apprend donc en simulation à condition toutefois de pouvoir reproduire le plus fidèlement possible la réalité : cest lobjet des espaces professionnels, véritables « simulateurs administratifs, que de correspondre le plus fidèlement possible à lenvironnement de travail du gestionnaire administratif pour immerger les élèves dans une réalité professionnelle tout en reproduisant les conditions décrites dans le référentiel.
Mais le cadre nest pas tout, il faut aussi que les activités demandées, les situations proposées correspondent aussi à cette réalité. Cest tout lintérêt des scénarios que de permettre lenchaînement des travaux administratifs.
Finalement tout cela nest rien dautre que lapplication à la filière administrative de ce qui se fait par ailleurs dans les ateliers industriels ou les restaurants dapplication
Est-ce que les espaces professionnels nécessitent une pédagogie particulière ?
Il est utile ici de consulter tous les témoignages de professeurs qui utilisent depuis près de deux ans les espaces professionnels Pour répondre à cette question, il faut sappuyer sur lexpérience des professeurs et leurs multiples témoignages (vidéossur le Cerpeg). LIFE a également conduit une étude sur les changements de pratiques mais aussi de posture pédagogique des enseignants en espace professionnel. Plus dautonomie laissée aux élèves, fonction daccompagnement plus ciblée, installations de « rituels » dentrée en classe (émargement, poignée de main, installation au poste de travail (accueil, achats....), courrier dans les bannettes, etc....), développement naturel du travail entre pairs (entre élèves), sont quelques-uns des aspects les plus caractéristiques des « ambiances pédagogiques » en espace professionnel.
Mais plus dautonomie en espace professionnel ne signifie t-il pas une plus grande indiscipline de classe ?
La réalité des témoignages montre que, très vite, cest tout le contraire qui se produit. Si les élèves ont besoin de deux ou trois séances pour intégrer les « rituels » dentrée en espace professionnel, le travail est beaucoup plus apaisé avec un professeur plus disponiblepour chacun. A linverse, on sait que les tensions peuvent être plus grandes quand tous les élèves doivent faire la même activité, en même temps et au même rythme, les plus avancés nayant pas toujours la patience dattendre les autres
Avec les espaces professionnels, ce sont les cours traditionnels qui disparaissent ?
Absolument pas, la pédagogie par et dans les espaces professionnels est une pratique qui complète les autres modalités pédagogiques mises en place par les professeurs. Si elle correspond très bien aux enseignements professionnels, les enseignements généraux peuvent aussi y trouver leur place ; à linverse, les enseignements professionnels ne doivent pas se réduire à mettre toujours les élèves en activité, il reste bien sûr des modalités plus habituelles de transmission des savoirs et dacquisition de connaissances.
Une difficulté peut cependant apparaître dans le télescopage entre ces différentes modalités. Les élèves familiers de la pédagogie par les espaces professionnels peuvent avoir du mal à se retrouver dans des configurations plus habituelles ; cest pour cela que certains professeurs nont ainsi pas hésité à inclure des espaces identifiés « transmission des savoirs, formation fondamentale, etc » dans lagencement des espaces pédagogiques réservés aux classes de GA.
Comment articuler les situations vécues en établissement avec celles vécues en PFMP ?
Tout dabord, il faut éviter de hiérarchiser ces lieux différents dacquisition de la professionnalité. Chaque espace dapprentissage possède ses propres caractéristiques, ses avantages et ses limites. Lidée est que les situations professionnelles peuvent être rencontrées en PFMP mais quelles peuvent aussi être reproduites, approfondies, travaillées différemment en établissement. Lespace professionnel va ainsi permettre de mieux piloter lacquisition des compétences mais aussi, et ce nest pas le moindre des avantages, permettre aux élèves qui nont pas bénéficié de conditions optimales de PFMP daccéder à des situations professionnelles tout aussi riches et complexes.
PFMP et travaux en espaces professionnels doivent donc être perçus comme complémentaires au niveau des apprentissages professionnels et cest pour cela que le passeport peut senrichir de ces deux modalités de formation.
La réussite dépend non seulement de la qualité « physique et matérielle » de lespace professionnel mais aussi du caractère professionnel des activités qui y sont proposées. Cest là tout lenjeu des scénarios pédagogiques que de ne pas réduire la formation professionnelle en établissement à de simples activités pratiques, des TD ou encore des exercices dapplication qui nagissent que sur les apprentissages scolaires.
De quoi est composé lespace professionnel ?
Il faut voir à ce sujet les exemples despaces professionnels présentés aux différents séminaires et figurant dans le guide daccompagnement pédagogique. Pour faire simple, un espace professionnel est constitué :
dun espace physique aménagé
dun environnement technologique composé notamment doutils bureautiques, dun PGI, dapplications de communication et de toute autre application au service des activités de gestion administrative.
Il peut être animé au moyen de scénarios pédagogiques.
Les périodes de formation en milieu professionnel
Quels sont les lieux de PFMP possibles ? Y a-t-il des contraintes dans le choix des PFMP?
Avec la rénovation GA, toute organisationproposant des activités administratives et de gestion est un lieu daccueil. Tout type de PME, de TPE, de GE, dentreprises dartisanat ou de commerce, dassociations, dadministrations, de collectivités
et même détablissements scolaires. La gestion administrative étant par nature transversale, il ny a donc aucun lieu, ni aucun secteur dactivité à exclure à partir du moment où lélève va vivre les situations professionnelles du référentiel et où cela correspond à ses motivations, à son projet
Y a-t-il des contraintes dans la programmation des PFMP ?
Il ny a aucune contrainte autre que la durée de 22 semaines exigée en fin de cursus. La planification dépend entièrement des projets pédagogiques des professeurs, de létablissement.
Doit-on obliger un élève à changer de lieu dune PFMP à lautre ?
Il ny a aucune obligation de changer de lieu ou de rester dans le même lieu. Tout dépend de la diversité des situations professionnelles et du projet de lélève : souhaite-t-il se spécialiser dans une activité particulière, dans un contexte métier (ex le médical, le tourisme), sinsérer dans une entreprise ou au contraire diversifier ses expériences professionnelles ?
Quest ce quun bon lieu de PFMP ?
Cest dabord le lieu où lélève va rencontrer une grande diversité de situations professionnelles. Ce peut être aussi là où il rencontrera peut-être moins de situations mais avec des niveaux de complexité plus élevés
cest donc très variable mais le critère reste bien la couverture plus ou moins complète de lensemble des situations professionnelles.
Est-ce que les élèves peuvent continuer de faire leurs PFMP dans un cabinet comptable ?
Le critère reste identique à ce qui est dit dans la question précédente. Il ny a donc aucune interdiction à avoir à ce sujet. Enfin, si le projet de lélève est de se tourner vers les études comptables il peut être judicieux quil ait cette expérience de PFMP en fin de cursus.
Quest ce que piloter les PFMP en GA ?
« Piloter » les PFMP est plus que « suivre » les PFMP. Cest intégrer les PFMP dans le parcours de professionnalisation de lélève et dans lémergence de son projet dinsertion et/ou de poursuite détudes. Il sagit en tout cas de vérifier que chaque élève au cours de ses 22 semaines ait traversé un maximum de situations professionnelles du référentiel. Il sagit donc de faire un point après chaque PFMP pour analyser avec lélève ce qui manque, ce qui pourrait être plus riche et définir avec lui la stratégie pour la PFMP suivante. Cest là que le passeport professionnel et les tableaux synthétiques de Cerise Pro deviennent des outils précieux pour gérer cette continuité.
Lenvironnement numérique professionnel
De quoi se compose lenvironnement numérique professionnel en GA ?
Il est important de bien distinguer dans lenvironnement numérique :
lenvironnement numérique pédagogique, notamment Cerise pro qui sert à réaliser le passeport et Page (voir ci-dessous) qui permet de créer des activités pour les élèves ;
lenvironnement numérique professionnel qui dans sa version de base est constitué par :
une suite bureautique classique
des logiciels de présentation (diaporamas, cartes heuristiques, etc.)
des espaces déchanges et de collaboration ;
des outils de communication (messageries, forums, listes, flux, TAO, etc.) et dorganisation (plannings, etc).
De plus, les gestionnaires administratifs sont conduits ou seront conduits dans les prochaines années à manipuler de plus en plus de données comptables et de gestion. Ils peuvent utiliser classiquement des applications dédiées à certaines fonctions (gestion commerciale, gestion comptable, gestion des déplacements, applications métier, etc), mais lon se tourne de plus en plus vers des applications intégrées qui peuvent répondre aux besoins de nombreux utilisateurs : les PGI (progiciels de gestion intégrée).
Doit-on apprendre aux élèves des logiciels ?
Il y a bien sûr une phase dapprentissage minimal de chaque logiciel mais le plus important est dapprendre les usages numériques en situation de travail. Il faut rappeler que dans le cadre dune approche par compétence, loutil est au service de son acquisition et quil ne sagit pas de former à une maîtrise totale de loutil. Ce nest pas loutil pour loutil mais lusage que lon en fait qui est important, dautant quil y a fort à parier que si les outils numériques administratifs vont évoluer considérablement, les usages eux resteront plus stables.
Y a-t-il des outils préconisés ?
Avec la rénovation a été prévu un environnement-type pour permettre aux équipes, aux établissements de concevoir leur projet déquipement.
La solution la plus immédiate a été de proposer un boîtier NAS contenant tout lenvironnement souhaité :PGI, suite bureautique, espaces collaboratifs, sites marchands, site entreprise, banques en ligne, etc.
Si le choix initial sest porté sur des logiciels libres (OpenERP) pour ne pas ajouter une contrainte financière forte, dautres solutions proposées par des éditeurs privés existent maintenant, notamment EBP ou OpenERP accessible en ligne, ces éditeurs ont signé une convention avec léducation nationale pour notamment faire bénéficier de tarifs réduits.
A quoi sert le générateur dactivités (application Page) ?
Le générateur dactivités (application Page) est une véritable innovation pédagogique conçue par un professeur de comptabilité, ex-professionnel du développement dapplications. Cette application PAGE, mise gratuitement à disposition (CERPEG), est destinée aux professeurspour leur permettre de créer de lactivité pour les élèves, en liaison avec le référentiel du baccalauréat professionnel gestion-administration. Avec Page, les élèves reçoivent automatiquement par mail les tâches à réaliser qui senchaînent ainsi tout au long de scénarios. Le professeur peut aussi suivre lactivité de chaque élève, y apporter en direct de la complexité et créer des aléas. En dautres termes, ce logiciel correspond au livre du professeur.
Ces activités sont plutôt déployées dans le cadre dun enseignement à effectif réduit. Elles font appel à un environnement numérique professionnel dans lequel le gestionnaire administratif évolue au quotidien pour traiter les tâches qui lui incombent.
Lapplication Page actuellement sous forme d'exécutable sera installée dans les boitiers NAS avec le reste des applications: PGI,suite bureautique, espaces collaboratifs, sites marchands, site entreprise, banques en ligne, etc.
Toutes les activités proposées par le générateur dactivités ne sinscrivent pas forcément dans le PGI, le professeur/formateur peut utiliser dautres applications.
Pour faciliter le travail personnalisé, le générateur dactivités balaie en temps réel les bases du PGIce qui permet à lenseignant de suivre le travail réalisé, de diriger la suite des activités notamment en faisant varier le volume et la complexité du travail de chaque élève. Cest la mise en uvre très concrète dune pédagogie différenciée via le numérique.
Voir le tutoriel ici : HYPERLINK "http://www.cerpeg.ac-versailles.fr/IMG/pdf/tutoriel_generateur_activites_mai_2013.pdf"http://www.cerpeg.ac-versailles.fr/IMG/pdf/tutoriel_generateur_activites_mai_2013.pdf
Le générateur dactivités ne sutilise-t-il quavec OpenErp ?
Non, le générateur d'activités se connecte au PGI d'EBP.
Comment faire quand on ne dispose de rien ou de si peu en matière denvironnement technologique ?
Même si la mise en uvre de la rénovation a été décalée dun an pour permettre aux équipes de construire leur cadre pédagogique, la plupart des sections ont démarré avec un environnement numérique minimal et classique (suite bureautique).
Mais dès le début, certaines sections ont choisi dutiliser de nombreux outils gratuits téléchargeables permettant aux élèves de traiter les tâches demandées.Même si il ny a pas dapplications intranet disponibles, on peut donc commencer ainsi à travailler dans lesprit « bac GA » et de plus, comme les outils ne sont pas utilisés par tous les élèves en même temps, le nombre de connections simultanées nest donc pas un obstacle à leur utilisation.
A la suite du dernier séminaire GA de 2014, le CERPEG est en mesure de proposer un éventail de produits constituant une sorte de « kit » permettant de travailler immédiatement dans un environnement minimal « adresse tableau environnement numérique dégradé ».Mais ces alternatives pour entrer dans le bac GA ne peuvent être que provisoires. La logique est dacquérir un système clé en main avec sa capacité à se renouveler, à se mettre à jour, à gérer les utilisateurs facilitera lintégration progressive de lensemble de ces outils et la mise en uvre des scénarii pédagogiques
Du point de vue gestion pure, il faut cependant éviter dutiliser dentrée les solutions non intégrées peu adaptées à la formation (gestionnaires de bases de données, etc.) et préférer les PGI. Il est même préférable dattendre une certaine familiarisation avec le PGI avant de lancer des activités à forte composante gestion
Comment faire pour se former à ces nouveaux outils ?
Il nest pas évident de se former seul à ces outils mais le CERPEG propose une plate-forme numérique avec de nombreux tutoriels, des « référents GA », plutôt experts sur la solution NAS/OpenErp, ont été désignés dans les académies et viennent accompagner les équipes. Les inspecteurs mettent en place des listes de diffusion, des plates-formes collaboratives pour échanger, prévoient des formations et disposent dun réseau de formateurs académiques. Enfin, la plupart des éditeurs privés proposent des espaces de formation et des tutoriels.
Repères pour certifier
Lévaluation certificative
Généralités
Quest ce que certifier ?
Certifier c'est évaluer des compétences terminales et attribuer une note à une épreuve. Les épreuves sont regroupées par unités de certification qui conduisent à la délivrance dun diplôme professionnel de lÉducation nationale, ici le BEP MSA comme diplôme intermédiaire et le baccalauréat professionnel gestion administration en fin de cursus.
Une chose importante : le processus de certification est à distinguer du processus de formation. Il y a même un changement de « statut » des différents acteurs concernés : un élève devient candidat, un professeur devient certificateur (appelé selon examinateur, correcteur, ou interrogateur) et à ce titre devient membre du jury du diplôme. Bien prendre conscience de ces changements de « statut » entre la formation et la certification permet ici de lever bon nombre dinterrogations liées pour la plupart à une confusion des rôles.
Devenir certificateur implique-t-il des obligations particulières pour un professeur ?
Très généralement, les professeurs certificateurs ont une seule obligation formelle : celle de respecter la définition de l'épreuve telle quelle est définie par le référentiel de certification. C'est la principale obligationrèglementaire formelle en dehors de ce qui relève des règles déontologiques usuelles.
Cette obligation est à distinguer dautres obligations plus organisationnelles et techniques (respecter les délais de remontées des notes, par exemple) qui sont consignées soit dans les circulaires dorganisation académiques ou nationales .
Cest ainsi par exemple que pour pratiquement toutes les épreuves, les « professeurs certificateurs » pour mener à bien leur mission disposent doutils notamment de grilles d'aide à l'évaluation, de propositions de corrigés et de barèmes qui permettent aussi de garantir une homogénéité des pratiques certificatives.
Ce qui est important ici cest de considérer quen dehors de ces obligations, il ny a donc pas lieu pour les professeurs certificateursde (se) créer des contraintes supplémentaires mais bien plutôt didentifier les marges de manuvre dont ils disposent en la matière.
Comment distinguer lévaluation formative de lévaluation certificative ?
Il y a une réponse en guise de lapalissade : lévaluation formative est assurée par un professeur formateur à des fins de formation afin de permettre à un élève, un apprenti dacquérir des connaissances et des compétences. Lévaluation formative relève des choix de lenseignant dans le cadre de sa liberté pédagogique : forme, rythme, modalités, outils des évaluations.
Lévaluation certificative conduit à la certification c'est-à-dire à la délivrance dun diplôme ; elle est cadrée par la définition des épreuves figurant dans larrêté du diplôme, et elle est complétée par les dispositions figurant dans les circulaires dorganisation, notamment celles concernant les grilles daide à lévaluation et les corrigés ou barèmes. Le professeur certificateur ne dispose pas dune liberté certificative mais peut cependant disposer de marges de manuvre sur les éléments non explicités dans les textes.
De ce point de vue, est-ce que Cerise Pro est un outil de certification ?
Non, aucun texte officiel relatif à la certification ne mentionneCerise Pro, il nest donc pas à considérer comme un outil de certification. Cerise Pro est une application pédagogique destinée à la constitution progressive du passeport professionnel au cours de la formation GA. Nous avons vu que Cerise Pro propose un module dévaluation formative pour les professeurs formateursqui ne peut donc être appréhendé en tant que tel du point de vue de la certification.
Quest-ce que certifier par le contrôle en cours de formation ? Quest-ce qui est commun et différent des épreuves ponctuelles ?
Rappelons que le contrôle en cours de formation (CCF) est une modalité dévaluation certificative qui, sur le fond,présente la particularité détablir un lien entre les acquis en formation et la certification. Cest pour cela quil est particulièrement adapté à la certification dacquis professionnels qui se construisent progressivement au cours dactivités professionnelles réalisées dans des lieux, des modalités et des moments différents, tant en PFMP quen établissement de formation, ou quau sein de projets.
Le CCF partage avec lévaluation par épreuve ponctuelle des caractéristiques communes : lévaluation se fait par sondage (tout nest pas couvert par lévaluation certificative), elle porte sur des compétences terminales (exigibles à la fin dun cycle dapprentissage). Lévaluation se fait au cours de situations dévaluation. On retrouve les mêmes changements de « statuts » vus plus haut élève/candidat, professeur/certificateur et les évaluations certificatives restent des propositions validées par le jury final. De même, doit-on respecter les mêmes règles de confidentialité et dharmonisationque pour les épreuves ponctuelles.
Ce qui différencie le CCF de lépreuve ponctuelle cest quil y a rupture de temps, de lieu et danonymat :
un élève est interrogé lorsquil est « prêt » ; le temps de lévaluation certificative est donc différent dun élève à lautre ; de plus il peut y avoir plusieurs situations dévaluation prévues au cours de la formation ;
un élève peut être évalué dans un autre lieu que les centres dexamens académiques. Ce peut être généralement dans son propre établissement ou même, pour certains diplômes, sur ses lieux de PFMP.;
un élève est évalué par des personnes qui interviennent dans sa formation (professeurs, professionnels) sur des thématiques qui ont été traitées.
Lidée est que le CCF paraît adapté pour certifier des acquis professionnels qui, par nature, se développent progressivement au cours de la formation, dans des situations et des lieux très variés ; cela implique que lévaluation certificative doit reposer sur une meilleure connaissance de lélève dans la continuité de ses apprentissages,
Pour autant le CCF ne déroge pas au principe dune certification nationale car la définition de lépreuve de CCF est la même pour tous et sur tout le territoire, et lévaluation certificative porte bien sur les compétences figurant dans larrêté de référentiel.
Quels sont les choix généraux concernant les épreuves de certification en baccalauréat gestion administration ?
La cohérence des unités de certification est apportée par la cohérence des activités professionnelles. Les unités professionnelles de certification et les épreuves correspondent ainsi strictement aux pôles dactivités du référentiel.
Cette cohérence est de nature à permettre la mise en correspondance des activités professionnelles et des unités, notamment dans le cadre des dispositifs de transfert des acquis de lapprentissage, de modularisation ou encore de validation des acquis de lexpérience (VAE).
Pour les épreuves denseignement général, le baccalauréat gestion administration reprend toutes les dispositions communes aux baccalauréats professionnels du secteur des services. Il en est de même pour lépreuve déconomie droit du tronc commun.
Pour les épreuves professionnelles, le choix a donc été fait de les rattacher directement à chaque pôle du référentiel dactivités professionnelles. Cest ainsi que respectivement les sous-épreuves E31, E32, E33 correspondent aux pôles dactivités 1, 3, 4 et lépreuve E2 au pôle 2.
Doit-on, pour la certification, sattacher aux situations professionnelles ou aux classes de situations ?
Le référentiel prévoit3 niveaux danalyse hiérarchisés des activités (comme dans la plupart des autres diplômes) :
les pôles dactivités qui regroupent des activités de même nature
les classes de situations qui regroupent des blocs homogènes dactivités et de compétences
la situation professionnelle qui est le niveau le plus fin danalyse de lactivité professionnelle.
Pour chacune des épreuves, lunité danalyse de la certification est la « classe de situations professionnelles » qui regroupe des blocs homogènes de compétences mobilisées sur une même problématique de travail (par exemple, les relations administratives avec les fournisseurs) . Les épreuves professionnelles couvrent ainsi 12 blocs homogènes de compétences.
Cest ainsi que :
la sous-épreuve E31 couvre les 3 classes de situations du pôle 1 ;
la sous-épreuve E32 couvre les 4 classes de situations du pôle 3 ;
la sous-épreuve E33 couvre les 2 classes de situations du pôle 4 ;
lépreuve E2 couvre les 4 classes de situations du pôle 2.
IMPORTANT : Si chacune dessituations professionnelles est lunité danalyse privilégiée en formation, cest bien la classe de situations qui est lunité dévaluation en certification. Si le référentiel passe par la situation professionnelle pour définir chaque compétence, il revient aux classes de situations pour la certification de blocs homogènes de compétences.
Pourquoi une forme dépreuve différente, létude de cas, pour le pôle 2 ?
Les activités relevant du pôle 2 de gestion administrative du personnel et des relations sociales sont dune nature légèrement différente de celles des trois autres pôles. Ce sont des activités que les jeunes ne rencontreront majoritairement en PFMP et qui requièrent même, par définition, une certaine reconnaissance au sein des structures daccueil pour les prendre en charge. Cest ce que certains chercheurs appellent les situations à fort potentiel de développement, celles qui sont confiées après une certaine expérience mais qui peuvent faire dores et déjà lobjet dacquis dapprentissage.
Létude de cas écrite se prête particulièrement bien à lévaluation de ces acquis dans un univers didactisé (le cas) assez éloigné de ce quauront pu connaître la majorité des candidats, mais au cours duquel des compétences en devenir peuvent être mobilisées.
Lévaluation certificative par CCF a été privilégiée pour les autres pôles 1, 3, 4 pour les raisons évoquées plus haut mais aussi parce quils concernent les acquis professionnels appartenant au cur de métier du gestionnaire administratif et donc inscrits dans une progressivité des apprentissages.
Lépreuve E2
Comment se déroulera lépreuve E2 détude de cas gestion administrative des relations avec le personnel » ?
Lépreuve ponctuelle prend la forme dune étude de cas de 3h coefficient 4, proposant un contexte réel dorganisation et composée de 3 à 4 dossiers indépendants. Elle est notée sur 80 points.
Quels sont les principaux changements par rapport aux études de cas des anciens baccalauréats secrétariat et comptabilité ?
Les principaux changements concernent :
le champ plus ciblé des connaissances et compétences mobilisées : létude de cas ne portera que sur le pôle 2 du référentiel ;
la structure de létude de cas : les dossiers renverront aux 4 classes de situations du pôle 2 ; ainsi il ny aura pas de partie gestion ou de partie administration, ni de partie informatique (les compétences technologiques étant mobilisées en permanence et donc comprises dans les compétences évaluées) ;
la taille du sujet : les sujets seront moins importants en nombre de pages (15 à 20 pages maxi, annexes comprises). Seront particulièrement réduites les annexes à rendre qui constituaient de simples formulaires faits pour simplifier les réponses des candidats. Les annexes à rendre se limiteront dans la mesure du possible à des documents professionnels quil sagira de compléter ou dactualiser.
Les traitements demandés : ils doivent être diversifiés ; articulés avec les critères dévaluation, ils peuvent ainsi prendre la forme danalyse et de commentaires de données numériques, textuelles ou visuelles ; de traitements quantitatifs et de suivi de budgets; de production de tableaux, de notes, davis ; de production de documents professionnels ; de travaux préparant des décisions ; de mise en place de procédures ; de résolution de problèmes et correction de litiges ; dévaluations.
Si lépreuve E2 ne repose pas sur le passeport professionnel, faut-il cependant que les élèves y saisissent des situations professionnelles appartenant au pôle 2 ?
Cette question illustre la nécessité de bien distinguer ce qui relève de la formation de ce qui relève de la certification. Pour la certification, il ny a pas dobligation pour lélève candidat de produire un extrait de passeport couvrant les 4 classes de situations du pôle 2.
Pour la formation, le pôle 2 na pas à être isolé des autres pôles et cela peut faire partie du projet de formation des professeurs de travailler de la même manière les situations professionnelles du pôle 2, par lexplicitation et la description dans le passeport. De même ne peut-on interdire à un élève de faire figurer dans son passeport des situations du pôle 2 vécues en PFMP.
Y aura t-il du droit dans létude de cas ?
Même si les activités du pôle 2 nécessitent de mobiliser des connaissances en matière de droit du travail notamment, les compétences et connaissances juridiques des candidats ne seront pas évaluées en tant que telles dans lépreuve E2. Cette épreuve ne saurait se substituer à lépreuve E11 déconomie droit. Par contre, des informations, des articles, des dispositions à caractère juridique pourront figurer autant que de besoin dans les documents annexés au sujet.
Y aura t-il un sujet zéro ?
Il nest pas prévu de proposer tel quel un sujet zérocar, par nature, ce sujet ne reflètera pas la grande diversité des sujets qui seront proposés et il risque même de créer des tentations fortes de normaliser les choses. A la place du sujet zéro, sera publié en septembre un cahier des charges détaillé délaboration des sujets envoyé aux auteurs, il sera illustré par des exemples de traitements, de questionnements. Cette possibilité permet ainsi davoir une représentation ouverte mais précise des sujets de lexamen.
Par qui seront corrigées les copies de lépreuve E2 ?
La définition de lépreuve précise que « la correction est assurée par un professeur ayant en charge des enseignements professionnels dans le baccalauréat professionnel gestion-administration ». Tout professeur de spécialité, quil intervienne à lun ou lautre des niveaux du cursus 3 ans est donc susceptible dêtre mobilisé pour les corrections mais aussi pour la production de sujets.
Le CCF dans les sous - épreuves E31, E32, E33
Sur quels principes généraux reposent ces épreuves et en quoi consiste concrètement le CCF pour les sous-épreuves E31, E32, E33 ?
Ces épreuves reprennent tous les principes exposés précédemment tant ceux communs aux épreuves ponctuelles que ceux spécifiques au CCF.
Lévaluation certificative par CCF consiste formellement, pour chacune des sous-épreuves en une seule situation dévaluation qui peut être assimilée à un bilan partiel decompétences établi par léquipe des enseignants certificateurs à partir de la connaissance quils ont des élèves candidats. Lévaluation certificative « se fonde sur lexamen du dossier professionnel ».En tant que bilan, cette situation dévaluation certificative se situera plutôt en fin de cursus.
En quoi cette forme de CCF permet-elle dalléger lorganisation de la certification ?
Vu ainsi, cette forme de CCF permet de résoudre trois problèmes majeurs :
la préparation de la certification ne prend pas sur le temps de la formation car le bilan est établi en fin de cursus de formation et prend appui sur un dossier professionnel constitué pendant et pour la formation (passeport, comptes rendus de PFMP, autres documents). Il ny a pas de temps à consacrer spécifiquement à lélaboration du dossier de certification ;
il ny a pas dorganisation particulière à mettre en place au sein des établissements autre que celui de concertation des professeurs évaluateurs. Éviter ainsi les opérations délaboration de plannings, de convocations de candidats et de professionnels, permet donc un allégement important des charges organisationnelles ;
labsentéisme des élèves candidats aux situations dévaluation de CCF nest plus préjudiciable pour létablissement et les professeurs certificateurs. Ceux-ci disposent de tous les éléments nécessaires accumulés pendant la formation pour procéder à la certification.
Qui participe à lévaluation certificative et comment ?
Il est écrit
« La commission dévaluation est composée de manière identique, elle comprend les professeurs ou formateurs ayant en charge les classes de situations concernée par la situation dévaluation :
- le ou les professeurs ou formateurs en charge des enseignements professionnels,
- le ou les professeurs ou formateurs de lettres en charge des ateliers rédactionnels. »
Ce sont donc bien tous les enseignants qui sont intervenus sur le pôle considéré qui sont légitimes pour évaluer et ce sont aussi ces « regards croisés » et collectifs qui objectivent lévaluation certificative.
Rien nest écrit sur les modalités, cela fait partie des marges de manuvre des établissements et des équipes mais lon peut penser que ces professeurs peuvent prévoir un temps de concertation, une réunion de travail au cours de laquelle ils échangeront, examineront les documents à leur disposition et feront leur proposition de note.
Les professionnels sont-ils donc absents de lévaluation certificative ?
Les professionnels qui ont accueillià les élèves en stage ne participent pas directement à lévaluation certificative mais, par contre, celle-ci doit sappuyer obligatoirement sur les comptes rendus détaillés de PFMP établis par les tuteurs. Rappelons que ces comptes rendus respectent un modèle national. Dautre part, il sera prévu dans la grille dévaluation une rubrique résumant les appréciations des professionnels en PFMP.
Il appartient donc à chaque équipe de convaincre les professionnels de limportance de leurs comptes rendus pour la certification, notamment en les incitant à les enrichir de commentaires qualitatifs.
Il est prévu également que « Le cas échéant, sans que cela soit obligatoire, le dossier peut être complété par tout autre document établi pendant la formation et servant lévaluation des classes de situations concernées (par exemple, documents de suivi des PFMP) ». Cela aussi fait partie des marges de manuvre des enseignants certificateurs.
Lélève candidat est-il présent au moment de lévaluation certificative ?
Le propre de lévaluation par CCF est quelle repose sur une connaissance du candidat dans la continuité de ses apprentissages. Lévaluation certificative est ainsi suffisamment étayée par laccompagnement en formation et par le dossier professionnel pour éviter de procéder à une interrogation formelle ou toute autre mise en activité de lélève candidatqui prendrait du temps sur la formation, mobiliserait des jurys sans apporter une valeur ajoutée significative quant à lévaluation certificative des compétences professionnelles réellement acquises.
Lévaluation certificative proprement dite, c'est-à-dire lattribution de la note à lépreuve, ne requiert pas la présence du candidat.
Par contre, rien ninterdit aux équipes qui le souhaitent de prévoir des entretiens formels mais sous statut « pédagogique » cest à dire un enseignant formateur avec son élève. Il y a donc lieu de bien détacher pareille initiative de la situation et des objectifs certificatifs.
Lélève candidat doit-il être informé quil sera procédé à son évaluation certificative ?
Rien nest dit à ce sujet dans la description de lépreuve, cela peut donc faire lobjet de précisions soit au niveau académique, soit au niveau local de létablissement. On peut évoquer que par respect du souci de transparence vis-à-vis dun « usager du service public déducation » que constitue un élève candidat, il conviendrait cependant quil soit informé du moment où se fera son évaluation certificative.
Le dossier professionnel et le rôle du passeport professionnel
De quoi est composé le dossier support de lépreuve ?
La définition de lépreuve précise la constitution du dossier professionnel :
« Lévaluation se fonde sur lexamen du dossier professionnel du candidat qui comprend obligatoirement :
- lextrait du passeport professionnel correspondant aux classes de situations appartenant au pôle 3 - Gestion administrative interne
- les comptes rendus dévaluation des périodes de formation en milieu professionnel, dument complétés par les tuteurs ou maîtres dapprentissage, dont le modèle est fourni par la circulaire nationale dorganisation.
Le cas échéant, sans que cela soit obligatoire, le dossier peut être complété par tout autre document établi pendant la formation et servant lévaluation des classes de situations concernées (par exemple, les comptes rendus de suivi des périodes de formation en milieu professionnel). »
Quelques remarques :
il sagit dun « extrait » du passeport et encore celui-ci est-il ciblé sur les classes de situations concernées ; il ny a donc pas à fournir lintégralité du passeport ;
lextrait de passeport nest quun élément support de lévaluation certificative ;
cette définition ouvre le dossier professionnel à tout autre document « qui sert lévaluation des classes de situations concernées ». cela donne donc une marge de manuvre à lélève candidat pour faire les choix nécessaires.
Le dossier professionnel est-il obligatoire ? Quid des élèves qui ne veulent pas le faire ?
Dans le processus de certification, on est face à un élève qui devient candidat. Cest par un acte individuel que l'élève s'inscrit à un diplôme (même si cela se fait via létablissement). Lorsquil devient candidat, il a des obligations : à partir de la définition des épreuves, il doit produire un dossier professionnel pour un jury. Cest de son initiative. Un élève qui refuse de le faire sexpose à ne pas valider son inscription à lexamen.
Faut-il une version numérique ou une version imprimée du dossier professionnel ?
Rien nest fixé dans la définition de lépreuve à ce sujet. Cela fait donc partie des marges de manuvre, des choix des établissements ou des services académiques. Par principe, les dossiers des candidats peuvent très bien être constitués et conservés sous forme numérique ; la version imprimée peut aussi être préférée quand les outils numériques ne sont pas disponibles.
Les comptes rendus tuteurs
Pourquoi ne pas joindre un compte rendu tuteur de PFMP numérisé dans le passeport ? Çà n'empêche pas de constituer les CRT de PFMP dans le dossier pro.
Un élève candidat qui na pas un bon dossier doit-il être pénalisé ?
Le dossier professionnel et donc « lextrait de passeport » ne peuvent être évalués en tant que tels ; cest pour cela que leur forme nest donc pas objectivement prise en compte dans les critères dévaluation de lépreuve.
La constitution du dossier par un élève fait partie des obligations quil a pour devenir « candidat » à un examen, une unité de certification. Pour autant, lévaluation certificative conduite par les professeurs certificateurs va sappuyer sur ce dossier et tous les éléments objectifs qui nourrissent leur connaissance des acquis du candidat.
En conclusion, il ny a pas à établir une relation automatique entre un dossier fragile et les résultats de lévaluation.
Quel est le rôle du passeport professionnel dans la certification par CCF ?
Nous avons vu plus haut que le passeport professionnel doit être considéré avant tout comme un support de formation. Il joue un rôle plus accessoire au niveau de la certification comme élément du dossier support (un « extrait » du passeport professionnel doit figurer dans le dossier professionnel du candidat) et comme repère pour programmer lévaluation (il est ainsi précisé que la planification de lévaluation dépendra entre autres « du degré davancement dans lélaboration de son passeport professionnel »).
Pour la certification, lélève doit-il produire des fiches avec Cerise Pro ?
Une remarque terminologique : à aucun moment la définition de lépreuve utilise le vocable de « fiches »; ce terme nappartient donc pas au vocabulaire de la certification du baccalauréat et nest dailleurs même plus utilisé en BEP MSA qui évoque davantage des « activités ».
De même, nest-il fait mention à aucun endroit de « Cerise Pro » ; nous avons vu précédemment que lévaluation via Cerise Pro était de nature résolument pédagogique et non certificative.
« Produire des fiches avec Cerise Pro » relève donc dintentions et dun discours pédagogiques qui peuvent paraître dailleurs bien réducteurs au regard des enjeux du processus de formation par la pratique et lexplicitation vu précédemment. Décrire son activité de travail na pas pour finalité la production dune fiche descriptive mais bien lappropriation et la prise de conscience par lélève de ce quil fait
La fiche nest quun aboutissement naturel du processus et non pas un objectif en soi.
Enfin, noublions pas quen certification ce sont bien les classes de situations, les blocs homogènes de compétences qui sont privilégiés.
Quand certifier ?
Il n'y a pas de date indiquée précisément pour cette certification, sauf une date butoir, fixée par les autorités académiques.
Nous avons vu quil était plutôt conseillé dinformer l'élève-candidat de la (ou des) date(s) de son évaluation certificative.
Concrètement les grilles daide à lévaluation peuvent être complétées en une fois a la fin de la formation, ou progressivement...Cela constitue une décision à prendre par les certificateurs dans le cadre de ce que lon pourrait appeler la liberté certificative qui leur est laissée par lépreuve.
Quand peut-on considérer un élève comme étant « prêt à être évalué » ?
Traditionnellement le CCF évoque le concept d'élève prêt, sans pour autant que cela soit toujours bien clairement défini. Quelques précisions sont utiles :
« Prêt » signifie que lélève est dabord prêt
à être évalué et donc lorsque le certificateur pense qu'il a tous les éléments pour certifier tel ou tel élève. Ce nest donc pas à lélève à se déclarer « prêt » et demander à être certifié. Concrètement, cela relève en fait déchanges formatifs entre les professeurs et lélève.
En fin de cursus (à la date butoir) un élève peut être déclaré doffice « prêt » quand bien même il naurait pas souscrit à toutes les exigences de la formation.
Techniquement parlant, en reprenant la grille nationale daide à lévaluation, un élève est prêt dès lors que lon dispose de suffisamment dindices permettant dattribuer une note aux 9 classes de situations concernées par les 3 épreuves E31, E32, E33 (voir ci-dessous).
Quest ce qui est exigé comme « minimum » au niveau de son passeport ? Combien faut-il au minimum de fiches Cerise dans son passeport ?
Lépreuve nimpose pas un nombre minimum ou maximum de situations professionnelles figurant dans « lextrait » du passeport. Elle rattache bien par contre lextrait de passeport aux « classes de situations professionnelles » concernées par lépreuve et non aux « situations professionnelles ».
Dans une première approche, le minimum serait que lon puisse disposer de repères et dindices dévaluation pour chacune des classes de situations. Si minimum il y a, cest donc que lélève candidat ait au moins traversé 3 classes pour E31, 4 classes pour E32 et 2 classes pour E33 soit en tout 9 classes de situations professionnelles pour lensemble qui permettront davoir un avis certificatif sur chaque bloc homogène de compétences.
Nous ne pouvons donc pas raisonner en termes de nombre minimum de « fiches » et à fortiori de « fiches Cerise Pro » !
En matière de minimum, à lextrême, un jeune peut avoir conduit une activité très complète (en PFMP, en classe, ailleurs) couvrant par exemple le champ de la « gestion administrative des relations avec les clients ». Cette activité intégrative peut permettre davoir suffisamment déléments pour pouvoir le certifier.
Un autre cas pourrait être celui dun jeune qui a référencé dans son passeport lintégralité des situations professionnelles relatives à chaque classe de situations.
Notons enfin quil ny a pas de maximum en matière de situations évaluées dans le passeport.
Que signifie concrètement « traverser » une classe de situations ?
« Traverser » signifie que les élèves vont, au cours de leur parcours de professionnalisation, cheminer dune situation professionnelle à une autre, sappesantir sur lune, bloquer sur une autre, etc. Ils vont aussi être engagés pour certains dans des scénarios, des projets au cours desquels ils vont rencontrer de multiples situations professionnelles.
Donc concrètement, les passeports peuvent revêtir des formes très différentes dun élève à lautre. Il y a ceux qui auront parcouru lintégralité des situations professionnelles du référentiel et à lextrême dautres pour lesquels une seule situation professionnelle sera suffisamment riche pour incorporer tout un bloc de compétences. Enfin, nous avons vu que selon les élèves les niveaux daléas et de complexité seront différents (cest le propre de la pédagogie différenciée dans lenseignement professionnel).
En quoi consiste « lextrait » du passeport professionnel ?
La définition de lépreuve exige effectivement un « extrait » du passeport professionnel ciblé sur la classe de situations concernée.
Plusieurs points sont importants :
« lextrait de passeport » nest quun élément du dossier professionnel de lélève candidat ; il apporte donc des informations au même titre que les autres documents pouvant y figurer (comptes rendus de PFMP, autres documents)
Dans toutes les épreuves certificatives, la constitution du dossier professionnel relève de la responsabilité du candidat à lexamen de par son inscription individuelle : donc, ici cest bien chaque « élève candidat » qui reste responsable de lextraction quil fera des situations professionnelles de son passeport. Il appliquera donc ses propres critères de sélection.
De même, lextrait du passeport fourni par le candidat ne limite en rien la commission dévaluation à évaluer les compétences décrites dans lépreuve, même si certaines dentre elles ne se retrouvent pas dans lextrait choisi par le candidat.
Cela signifie t-il que le professeur nest pas responsable du dossier professionnel et en particulier de lextrait de passeport fourni par « lélève candidat » ?
Pour répondre, il faut bien distinguer ici la certification et la formation :
pour la certification, le professeur certificateur ne peut être tenu comme responsable des dossiers professionnels des candidats aux examens ;
par contre, au cours de la formation, lélève candidat a normalement acquis suffisamment de connaissances et de compétences pour pouvoir faire une sélection pertinente de son passeport, en appliquant des critères rationnels et en sachant hiérarchiser ses différentes expériences professionnelles.
Si laccompagnement, les conseils en amont des professeurs formateurs sont ici importants, ceux-ci ne peuvent être cependant tenus responsables de la forme que prendre le dossier de lélève candidat.
Comment faire avec des élèves absents et qui ont un passeport squelettique voire aucun passeport ?
Rappelons que dans tous les cas, un élève candidat pourra être évalué en vue de la certification et que le passeport ne peut être lobjet de lévaluation certificative.
Le « passeport squelettique » peut traduire de nombreuses situations délèves :
Ceux qui nont pas été suffisamment présents ou impliqués en formation au cours des 3 années du cursus et qui ont donc rencontré très peu de situations professionnelles tant en établissement quen PFMP : Rien ninterdit cependant dévaluer ces élèves candidats à partir de la connaissance que lon en a et qui est résumée par la formule consacrée « En cas de dossier incomplet ou absent, tout candidat sera cependant interrogé et pénalisé dans les limites prévues par la grille ; un rapport danomalie sera joint au dossier dévaluation ». Cette formule déjà appliquée pour le BEP MSA figurera dans la circulaire dorganisation.
ceux qui nont référencé dans leur passeport quun nombre limité de situations professionnelles, soit parce quils ont une forme dexigence sur la qualité des situations professionnelles à référencer, soit parce quils ont rencontré des situations professionnelles ayant une telle dimension quelles « absorbaient » à elles seules de nombreuses situations du référentiel, soit encore parce quils nont pas été très impliqués pendant la formation : Dans tous les cas de figure, ils peuvent être évalués normalement ;
ceux qui ont refusé de constituer leur passeport professionnel : Dans ce cas, la seule obligation qui simposera à eux sera de constituer un extrait pour pouvoir prétendre à la certification. Labsence de dossier sera constatée en tant quanomalie mais la règle reste dévaluer ces candidats.;
ceux qui ont été absents de la formation : selon les cas, létablissement peut très bien leur demander de sinscrire en candidat libre à lexamen.
Comment pénaliser un élève absent, peu impliqué ?
Outre ce qui vient dêtre dit précédemment, la définition de lépreuve névoque pas de pénalisation dun élève peu impliqué ou absent. Par principe, la certification ne doit pas être loccasion de traiter des problèmes dabsentéisme ou de discipline ; cela relève des dispositions pédagogiques et de lapplication du règlement intérieur de chaque établissement.
Le professeur certificateur nest plus le professeur formateur et doit saffranchir de toute autre considération que lévaluation certificative dun élève devenu candidat. Il est cependant légitime à constater la faible acquisition des compétences au regard des critères dévaluation figurant dans les grilles daide à lévaluation.
Cette position, qui nest pas simple à tenir, peut cependant être facilitée encore une fois par lévaluation croisée entre tous les intervenants dans la formation, tel que le prévoit lépreuve.
Les modalités de lévaluation
Lévaluation certificative par CCF repose sur une connaissance de lélève et sur des évaluations pendant toute lannée. Faut-il toujours évaluer en vue de lexamen ?
La définition de lépreuve stipule que « Ces situations professionnelles ont fait lobjet dune validation par le ou les professeurs ou formateurs ayant en charge lenseignement relevant de [la gestion administrative interne]. Dans le cadre normal de la formation, les compétences répertoriées dans le passeport professionnel ont été régulièrement évaluées. »
Cest cette « connaissance » de lélève qui justifie que le professeur formateur peut devenir le professeur certificateur. Lidée est que le passeport professionnel ait bien été élaboré au cours de la formation pour que les extraits choisis par lélève candidat nappartiennent pas uniquement à la sphère privée. Cela appelle deux remarques :
le passeport professionnel se distingue ici de certains types de « portfolios » librement constitués, sans repères de formation et qui sont détachés des référentiels ;
le fait que les professeurs aient eu un regard sur les situations professionnelles leur confère la légitimité pour mettre en uvre la certification par CCF (rappelons que le CCF est une modalité applicable à tout candidat qui justifie dune formation dans un établissement habilité de droit ou de fait).
Si les compétences sont « régulièrement évaluées », cest « dans le cadre normal de la formation » ; cela relève bien de la formation et donc des choix du ou des professeurs ; il ny a donc aucune obligation à procéder à ces évaluations formatives en vue de lexamen.
Que signifie évaluer par « sondage » dans de telles épreuves ?
Il est vrai que toute évaluation certificative est réalisée « par sondage ». Cela signifie deux choses :
que lon ne prend pas en compte lintégralité dun programme, dun référentiel pour certifier ;
que toutes les compétences du candidat ne sont pas examinées dans leur exhaustivité.
Ces deux conditions sont réunies ici pour lévaluation par CCF car :
le dossier professionnel du candidat est constitué par un extrait seulement du passeport et donc repose sur une sélection seulement de situations professionnelles appartenant aux classes de situations concernées ; toutes les expériences ne seront donc pas visibles aux certificateurs ;
les enseignants certificateurs vont construire lévaluation certificative en ne retenant que les éléments saillants qui leur paraissent significatifs du niveau dacquisition des compétences de lélève candidat.
Y a-t-il des grilles daide à lévaluation pour les sous épreuves E31, E32, E33 ? Comment sont-elles construites ?
Il y a effectivement des grilles daide à lévaluation pour chacune des sous-épreuves.
Chaque grille reprend les classes de situations et les blocs de compétences qui composent la sous-épreuve. La grille est construite de manière très simple car elle reprend exactement les critères dévaluation mentionnés dans le référentiel dans la description des situations professionnelles, mais en les globalisant.
Un seul critère supplémentaire est systématiquement ajouté par rapport au référentiel cest celui portant sur la « Maîtrise du code orthographique et de la syntaxe dans le cadre de ces activités ». Il faut donc procéder à une évaluation des compétences rédactionnelles mais attention, uniquement celles qui sont mobilisées dans les pratiques professionnelles liées à la classe de situations concernée.
Enfin, une rubrique synthétisant les évaluations en PFMP sera prévue..
Les projets de grilles daide à lévaluation seront accessibles en septembre sur le site du Cerpeg
Comment évaluer ? Faut-il évaluer critère par critère ?
Nous avons vu quen comparant avec une forme professionnelle bien connue, le ou les évaluateurs certificateurs ont en quelque sorte à établir un bilan de compétences fait à partir de la connaissance quils ont d'un élève-candidat et de l'examen de documents appelés « supports de lépreuve ».
Les principes dutilisation de la grille « daide à lévaluation » certificative sont les suivants :
une note sur 20 est attribuée à chaque classe de situations (le nombre de classes concernées correspond dailleurs aux coefficients).
Il sagit dune évaluation par profil : on trace le profil à partir dindicateurs (les critères), on en déduit la note ; selon un cheminement et une logique qui appartiennent au(x) certificateur(s).
le profil permet une porosité entre les indicateurs ! On évalue globalement en procédant à des compensations. Cest pourquoi il faudrait éviter une répartition de points, par ligne, par critère
.par situation professionnelle !
Lintérêt de lévaluation par profil est quelle permet mieux dappréhender le niveau dun candidat dans sa globalité en pouvant faire jouer des compensations entre les critères. De plus, elle facilite les harmonisations car il est plus aisé pour les évaluateurs déchanger sur des profils de candidats que sur lapplication dune note à chaque critère.
Enfin, lunité de certification est bien la classe de situations et on quitte la logique de la situation professionnelle (logique de formation) pour une appréciation globale dun profil de compétences par classe de situations (logique de certification).
Pour renseigner chaque critère, faut-il obligatoirement avoir évalué en formation chaque situation professionnelle ?
Le référentiel précise une compétence principale et son critère pour chaque situation professionnelle. Cela est fait pour définir chaque compétence. Mais pour ce qui concerne la certification, il sagit de recomposerdes blocs homogènes de compétences et dattribuer une note par classe de situations. Or dans une approche globale, il ny a pas détanchéité entre les situations professionnelles car on sait que les compétences mobilisées dans uns situation sont multiples. Noublions pas que rattacher une compétence principale à une situation professionnelle nest quune convention destinée à simplifier les correspondances, la lisibilité et éviter les redondances dans les compétences évaluées.
Comment faire lorsquil y a eu changement déquipe entre la classe de seconde, de première et de terminale ?
Même si pour la majorité des élèves candidats, lévaluation certificative interviendra en fin de cursus, il se peut quil y ait eu des « ruptures » ou des changements de professeurs. Il revient aux professeurs certificateurs de veiller à disposer de tous les éléments pour pouvoir évaluer. Pour avoir ce que lon pourrait appeler une « traçabilité » des travaux de lélève au cours de son cursus, il y a dabord son passeport professionnel (rappelons quil peut suivre lélève même en cas de changement détablissement) mais aussi « tout autre type de document servant lévaluation » peut figurer dans le dossier du candidat ; on pourrait ainsi y trouver des évaluations intermédiaires faites dans le cadre de la formation.
Comment articuler la certification du BEP MSA avec la certification du baccalauréat GA ?
Très simplement puisque le BEP MSA exige que le dossier de lélève candidat comprenne 9 activités décrites. Des rapprochements sont faits entre les activités du BEP MSA et les situations professionnelles du baccalauréat GA. Les activités du BEP MSA sont « incorporées » dans les situations professionnelles du baccalauréat. Il y a fort à parier quun élève au bout dun an et demi aura largement couvert le minimum imposé en BEP MSA.
En anglais : ERP (Enterprise Resource Planning)
Le NAS (Network Attached Storage) est un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_de_fichiers" \o "Serveur de fichiers"serveur de fichiers autonome, relié à un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_informatique" \o "Réseau informatique"réseau dont la principale fonction est le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Stockage_%28informatique%29" \o "Stockage (informatique)"stockage de données en un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Volume_%28informatique%29" \o "Volume (informatique)"volume centralisé pour des clients réseau hétérogènes.
Voir à ce sujet : HYPERLINK "http://www.reseaucerta.org/faq_openerp"http://www.reseaucerta.org/faq_openerp ou Cerpeg
http://www.ebp.com/espaces/education/accueil.html
OpenERP - openerp.com ouSisalp - sisalp.fr
Voir à ce sujet la charte publiée au BOEN n°15 du 12 avril 2012
DATE \@ "dd/MM/yyyy" 08/10/2014 PAGE 1/ NUMPAGES 4