Thème 1 : Croissance, crises et environnement - Apses
Point bac : Dans un sujet sur croissance et développement durable, évoquer ....
des populations (par exemple : les services hydrologiques, climatiques et de ...
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Thème 1 : Croissance, crises et environnement
Chapitre 2 Partie 1 Croissance et environnement
CE QUE DIT LE PROGRAMME
NOTIONS : Capital naturel, physique, humain, social et institutionnel, biens communs, soutenabilité,
Acquis de première : externalités, biens collectifs, capital social.
INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES :
Après avoir souligné que le développement et le bien-être ne se résument pas à la croissance économique, on montrera, en illustrant par des exemples, que le bien-être des populations résulte de linteraction de quatre types de capital (naturel, physique produit, humain, social et institutionnel).
On expliquera pourquoi lanalyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des possibilités de développement pour les générations futures, sintéresse au niveau et à lévolution des stocks de chaque type de capital (accumulation et destruction) ainsi quà la question décisive du degré de substitution entre ces différents capitaux.
On évoquera, à laide dexemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique (épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, etc.).
On soulignera à ce propos que le PIB na pas été conçu pour évaluer la soutenabilité de la croissance.
DEFINITIONS DES NOTIONS A CONNAITRE POUR CE CHAPITRE
NPT (notions programme de terminale).
NPP (notions programme de première).
NC (notions complémentaires à connaître).
Biens collectifs (NPP) : biens qui présentent la particularité dêtre à la fois non exclusifs (on peut les consommer sans en payer le prix) et non rivaux (la consommation du produit par un agent économique nempêche pas celle dun autre agent).
Biens communs (NPT) : biens qui ont la particularité dêtre à la fois rivaux et non exclusifs.
Capital humain (NPT): ensemble de lexpérience et des compétences accumulées qui ont pour effet de rendre les travailleurs plus productifs. On y inclut parfois la santé dune population.
Capital naturel (NPT) : ensemble des ressources naturelles utiles à lhomme et exploitables techniquement et économiquement.
Capital physique (NPT) : ensemble des biens de production durables.
Capital social et institutionnel (NPT) : Ensemble de réseaux sociaux, de normes, de valeur et dinstitutions qui permettent daccroître la confiance entre les acteurs dans une société donnée et favorisent ainsi la coopération.
Croissance économique (NPT) : augmentation de la production dun territoire sur longue période. Le taux de croissance économique mesure le rythme de la croissance économique. Il se mesure par le taux de variation du PIB en volume.
Développement durable (NPT) : développement qui permette de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
Développement humain (NC) : processus dexpansion des libertés réelles dont jouissent les individus.
Effet rebond (NC) : Leffet rebond est laugmentation de consommation liée à la réduction des limites à lutilisation dune technologie.
Empreinte écologique (NC) : indicateur qui mesure la surface nécessaire pour produire ce qui est consommé par une population et pour absorber les rejets de gaz à effet de serre quelle engendre.
Externalités (NPP) : effet produit par un agent économique lorsquil procure à autrui, par son activité une utilité ou un avantage gratuits (externalité positive), ou une désutilité (externalité négative), un dommage sans compensation monétaire.
Intensité énergétique de la production (NC) : Quantité dénergie nécessaire pour produire 1000$ de PIB.
Intensité carbone (NC) : quantité de CO2 émise dans latmosphère pour produire 1000$ de PIB.
Soutenabilité forte (NPT) : Non-décroissance du stock de capital naturel
Soutenabilité faible (NPT) : Non-décroissance du stock des différentes formes de capital : si une unité de capital naturel peut être substituée par une unité dun autre type de capital, la condition de soutenabilité faible est respectée.
Sujets de bac possibles :
Dissertation (Dossier de 4 documents factuels)
- Le développement durable est-il suffisant pour pallier les limites écologiques de la croissance ?
- Quelle place accorder à la croissance économique pour assurer le développement durable ?
- Dans quelle mesure la science économique permet-elle de résoudre le problème du réchauffement climatique ?
- La croissance économique est-elle compatible avec le développement durable ?
- Dans quelle mesure la croissance économique assure-t-elle le bien-être des populations ?
- La recherche dun développement durable implique-t-elle larrêt de la croissance économique ?
- Analysez les limites écologiques de la croissance.
- Comment peut-on justifier les limites de la croissance économique ?
Epreuve composée Partie 1 (Questions de cours sans document)
- Quelles sont les relations entre le capital naturel et la croissance ?
- Quelles sont les principales conceptions du développement durable ?
- Montrez les relations entre croissance et développement.
- En quoi les approches de la soutenabilité faible et de la soutenabilité forte proposent-elles des visions divergentes du développement durable ?
- Quel est lintérêt de lIDH par rapport au PIB ?
- Donnez deux raisons qui permettent de comprendre pourquoi la croissance économique nest pas nécessairement synonyme dépuisement des ressources naturelles.
- Expliquez pourquoi la question du degré de substitution entre les différents capitaux (naturel, physique, humain, social et institutionnel) oppose les partisans dune soutenabilité faible et ceux dune soutenabilité forte.
- Pourquoi les marchés laissés à eux-mêmes ne peuvent-ils résoudre la question climatique ?
- Quest-ce que le développement durable ?
- Pourquoi le climat est-il un bien public mondial ?
- Illustrez à laide dun exemple lidée selon laquelle la croissance économique peut menacer la sauvegarde dun bien commun.
- Après avoir défini les différents types de capitaux, montrez en quoi les différents types de capitaux sont soumis au principe de laccumulation.
- Pour quelles raisons la gestion des biens environnementaux nécessite-t-elle lintervention publique ?
- Quels types de capital concourent au bien-être des populations ?
Epreuve composée Partie 2 (Après avoir présenté le document, vous
)
- Analysez les relations entre croissance, développement et dégradation de lenvironnement. (tab stat classement empreinte, IDH, PIB/habitant)
- Montrez que la croissance peut influencer, favorablement ou non, la lutte contre la pollution. (graph stat taux de croissance PIB et émissions CO2)
- Montrez le lien complexe entre PIB et bien-être de la population. (tab stat % de la population satisfait et optimiste)
- Le bonheur dépend-il du revenu ? (graph)
- Quelles sont les forces et faiblesses de la France au niveau du développement durable par rapport aux auteurs membres de lUE à 15 ? (grah comparaison France/UE critères dév et DD)
- Montrez comment la notion de développement durable sest construite progressivement. (doc frise chronologique)
- Caractérisez le lien entre le bonheur et la consommation de capital naturel. (graph corrélation espérance de vie heureuse et empreinte écologique)
Epreuve composée Partie 3 (A partir du dossier documentaire de vos connaissances
)
- Une croissance durable dans un monde aux ressources naturelles limitées est-elle possible ?
- Est-il possible de limiter limpact de la dégradation du capital naturel ?
- Quels sont les enjeux liés à la place et au rôle des pays développés et particulièrement de lUE dans la lutte contre le changement climatique ?
- Montrez que le PIB nest pas nécessairement un bon indicateur de mesure du bien-être.
- Montrez que le PIB ne peut être considéré comme une mesure adéquate du bien être.
Chapitre 2 Partie 1 Croissance et environnement
Depuis linvention de la bombe atomique, lhomme sait quil peut détruire lespèce humaine. Au terme de deux siècles dindustrialisation (depuis la révolution industrielle 1780 GB, 1820 FR, 1840 USA/ALL), dexplosion démographique (1,6 milliard en 1900, 2,5 milliards en 1950, 6,5 milliards dhommes en 2005 et 8 milliards en 2025, 9 milliards en 2050), lhomme sait quil peut détruire la planète. Une question épineuse se pose à notre génération : « Comment sauver lhomme, comment sauver la terre ? ». En effet, nous sommes divisés en peuple dont les cultures et les intérêts immédiats sont différents. Certains vivent dans lopulence et le gaspillage (nous !) et dautres vivent dans la misère, comme les enfants des bidonvilles qui recherchent de quoi survivre dans les poubelles.
La croissance fait-elle le bonheur ?
Croissance et développement durable sont-ils conciliables ? Est-il possible de continuer à croître tout en préservant lenvironnement ? Le progrès technique nous apportera-t-il les solutions pour rendre cette conciliation possible ? Faudra-t-il comme le soutiennent les partisans de la décroissance changer radicalement nos modes de vie ? Est-ce notre modèle de développement qui est en cause ?
Point bac : Dans un sujet sur croissance et développement durable, évoquer aussi le développement humain (Vu dans le chapitre 1). Et dans un sujet croissance et développement humain, ne pas oublier la question de la soutenabilité. La question est de savoir si ce développement humain fondé en partie sur la croissance peut être durable ?
1. Croissance économique, développement humain et bien-être
Problématique : Le processus de croissance est-il toujours synonyme de développement humain et damélioration du bien-être des populations ? Est-ce une condition suffisante ?
1.1. Croissance, développement humain et bien-être ne vont pas nécessairement de pair
1.1.1 Le paradoxe dEasterlin
Document 1 P.144 Bordas
Deux manières de mesurer le bien-être dans un pays :
Approche objective : elle part de variables mesurables qui sont censées contribuer à la qualité de vie. Exemple : lISS (indice de santé sociale) est un indicateur composite qui combine une variété dindicateurs sociaux : mortalité infantile, inégalité de revenus, taux dhomicide, taux de couverture sociale. Résume dans un seul chiffre le bien-être de la population.
Approche subjective : on demande aux individus un avis sur leur état de bien-être ou de bonheur au moment de lenquête.
Ici, cest lapproche subjective qui est retenue.
Avez-vous une explication ?
A partir dun certain seuil de revenu (assez bas), il y a un découplage entre niveau de revenu et niveau de bonheur. La corrélation est assez forte tant que les besoins essentiels ne sont pas fournis, mais pas après.
Document polycopié n°1 Le jeu de lultimatum
Le jeu de lultimatum est une expérience de psychologie sociale très simple proposée par Guth, Schmittberger et Schwarzer en 1982. Elle consiste à donner 10 euros à un cobaye A et lui demander de partager cet argent avec un cobaye B. Il ne peut lui faire quune seule offre et si B refuse, personne ne gagne quoi que ce soit. Dans le monde froid et rationnel des Homo oeconomicus A propose toujours quelque chose comme « 9 euros pour moi et 1 pour toi », de façon à semparer du maximum dargent, et B accepte toujours car 1 cest toujours mieux que rien. Dans le monde des hommes réels, les choses ne se passent pas tout à fait de la même façon et A a plutôt tendance à proposer quelque chose comme « moitié-moitié » car il sait quune proposition inégale apparaîtra comme injuste et quune proposition injuste a de fortes chances dêtre refusée, même si cela doit coûter de largent à celui qui refuse.
1) Comment expliquez-vous que les personnes refusent un partage 9/1 ? Quel lien faites-vous avec le paradoxe dEasterlin ?
Rationnellement, elles devraient être heureuses : elles ont gagné 1. Mais souvent elles refusent car elles trouvent injustes de voir que la personne opère un partage 9/1 au lieu de 5/5. Elles préfèrent perdre 1 et faire perdre celui qui a proposé ce partage inégalitaire.
Cela peut nous permettre de comprendre quun surcroît de revenus nentraine pas nécessairement une hausse du bien-être. En fait, on a tendance à se comparer aux autres. Et cest davantage le fait de gagner des places dans la hiérarchie des revenus qui importe aux individus que de voir simplement leur revenu augmenter.
Deux explications traditionnelles au paradoxe dEasterlin données par les économistes :
Habitude : on shabitue à la richesse, donc on en retire moins de satisfaction. Un surcroît de richesse aurait donc un effet temporaire positif sur le bien-être, puis le niveau de bien-être reviendrait à son niveau initial.
Rivalité : « Ce que désirent les hommes, ce nest pas dêtre riches, mais être plus riches que les autres hommes ». Comparaison entre notre revenu et celui des autres. Une augmentation me rendra heureux si je suis le seul à lobtenir, mais pas si tous lobtiennent.
On peut ajouter que dautres éléments que laccès aux biens matériels sont essentiels aux yeux des individus.
Voir diapo 2
1.1.2. La croissance ne mène pas forcément au développement
Document polycopié n°2 Des moyens et des fins
Il importe de ne pas confondre les fins et les moyens: ne prêtons pas aux revenus, à la prospérité, une importance intrinsèque, mais évaluons-les en fonction de ce qu'ils aident à construire, en particulier des vies dignes d'être vécues. La prospérité économique et la liberté réelle, si elles ne sont pas sans lien, peuvent fréquemment diverger. En ce qui concerne la liberté de vivre assez longtemps, par exemple (ne pas succomber aux maladies curables, éviter les causes de mortalité prématurée), il est remarquable que les privations dont souffrent les groupes sociaux particulièrement désavantagés dans des pays très riches peuvent être comparables à ce qu'on voit dans les économies en développement (aux États-Unis, par exemple, les Afro-Américains). Avoir un revenu décent aide globalement, bien sûr, à éviter une mort prématurée (je ne le conteste pas). Mais cette entreprise dépend aussi d'autres caractéristiques, notamment de l'organisation de la société, dont la santé publique, la garantie des soins médicaux, la nature de l'éducation et du système scolaire, l'ampleur de la cohésion et de l'harmonie sociales, etc. Regarder uniquement les moyens d'existence ou observer directement les vies que les gens parviennent à mener constitue une vraie différence.
Amartya Sen, L'Idée de justice, Flammarion, 2010
1) De quel indicateur de «richesse» Amartya Sen fait-il une critique implicite dans ce texte?
2) Qu'entend Amartya Sen par «liberté réelle»?
3) Expliquez la phrase soulignée au regard du tableau.
1) Sen critique ici le PIB. Cest un indicateur de moyens matériels mis à disposition dune population. Mais il ne dit rien de lutilisation qui sera faite de ces moyens. Or, on a souvent tendance à assimiler les deux, ce qui est une erreur.
2) Pour Sen, le développement humain peut se définir comme un processus dexpansion des libertés réelles dont jouissent les individus. Elargissement de léventail des possibilités offertes à lhomme. Il entend par là quil faut donner la possibilité aux hommes de vivre comme ils le souhaitent.
Plusieurs conditions pour que ces libertés réelles soient réalisés :
Avoir accès aux soins pour être en bonne santé.
Avoir accès à léducation : capacité de faire des choix éclairés concernant leur vie et dexercer un métier quils auront choisi.
Avoir accès à certains moyens matériels (accès à leau, consommations de base, etc.).
Vivre dans une société où la cohésion sociale est réelle.
Laccroissement du PIB/habitant peut aider à accroître ces libertés réelles (hausse du niveau de vie moyen), mais on comprend bien quil nest pas suffisant.
3) Regarder le PIB ne suffit donc pas à savoir si la population vit bien. Il faut sintéresser à la façon dont vivent réellement les gens.
Question des libertés publiques et politiques dans le tableau.
Rappel : la question des inégalités daccès à ces libertés réelles est centrale pour distinguer croissance et bien-être de la population.
Document polycopié n°3 La croissance contre le développement
Il y a dans ce sous-continent [l'Amérique Latine] une forte croissance des forces productives et des « richesses » créées ; une industrie très importante; des villes gigantesques, plus polluées et embouteillées que celles des pays développés, véritablement délirantes ; un gaspillage moindre que le nôtre cependant des ressources non renouvelables de la planète et, surtout, un gaspillage du travail. Nous ne l'appelons donc pas «sous-développement », même si l'économie latino-américaine reste largement dépendante. De cette croissance « mal-développée », les bénéfices ne sont guère distribués que dans une fraction très modeste de la population. Plus la proportion de ces privilégiés diminue et plus leur gaspillage s'accentue, plus, à notre avis, cette évolution mérite l'appellation de « mal-développement ».
René Dumont et Marie-France Mottin, Le mal-développement en Amérique latine, Seuil, 1981.
1) Quelle différence entre croissance et développement est sous-entendue dans ce texte ?
Les auteurs avancent lidée dun « mal développement » en Amérique Latine, dû au fait que laccroissement des capacités productives se fait de manière insoutenable, en développant un ensemble de « maux » liés à un développement économique mal maîtrisé :
Fragilisation du lien social par la destruction des structures locales : communautés villageoises, etc.
Urbanisation rapide et exode rural qui entrainent des bidonvilles à proximité ou dans les villes.
Destructions environnementales, pollutions, déforestation, etc.
2) Connaissez-vous dautres exemples de croissance saccompagnant de « mal-développement » ?
Chine : pollutions massives des rivières qui entrainent une explosion du nombre de cancer. Ecart grandissant entre la situation dans les villes et celle des campagnes.
Nigeria : économie dépendante du pétrole : pollution du delta du Niger.
Les institutions et le pouvoir politique ont un rôle déterminant à jouer dans la conversion de la croissance en développement.
1.2. Le bien-être vu par le courant dominant en économie
Objectif essentiel = croissance
Document 2 p. 144 Bordas Produire nécessite des capitaux
Produire nécessite des capitaux
Toute activité productive engage, en combinaison variable, quatre types de facteurs de production, ou selon un terme aujourd'hui plus fréquent, de capitaux : naturel, technique (également appelé capital produit), humain et social. Les deux premiers ont des définitions généralement bien acceptées. Au sein du capital naturel, il importe de bien distinguer les ressources renouvelables (mais pas inépuisables) et les stocks finis et donc épuisables de substances utiles, en général contenues dans le sous-sol. Par capital humain, nous entendons les connaissances et compétences acquises par les individus, via l'éducation et la pratique. Le capital social est constitué de l'ensemble des institutions et relations sociales qui font que la combinaison des trois types précédents est d'une efficacité très variable selon les contextes « sociaux». Avec la même dotation initiale en capitaux naturels, techniques et humains, une société où les institutions économiques sont légitimes et efficaces, où les coûts de transactions sont réduits parce que la confiance entre acteurs est grande se développera beaucoup plus vite qu'une société en guerre civile larvée. On dira que son capital social est bien plus élevé. Ce capital est par nature collectivement «possédé» par la société concernée. C'est un bien collectif. [...]
Le capital naturel est un facteur de production essentiel dans deux types d'activité :
La production primaire : le capital naturel y est étroitement complémentaire du capital humain et technique. Ces derniers perdent une grande partie de leur valeur s'ils ne sont pas combinés à un volume suffisant de capital naturel.
L'entretien de la capacité de la nature à fournir, au-delà des biens et services marchands de la production primaire, des services non marchands (qui n'ont pas, ou pas encore, de prix explicite sur un marché) mais qui : 1) engendrent des externalités positives (des gains) au profit d'autres activités ou directement au profit du bien-être des populations (par exemple : les services hydrologiques, climatiques et de loisir rendus par une forêt), 2) ont une «valeur d'option» (par exemple : la bactérie amazonienne pas encore découverte, mais qui sera le remède miracle contre le cancer...), 3) ont une «valeur d'existence» aux yeux de beaucoup (par exemple : les baleines ou les gorilles).
Pierre-Noël GIRAUD et Denis LOYER, "Capital naturel et développement en Afrique", in Serge MICHAÏLOF, «À quoi sert d'aider le Sud», Economica, octobre 2006.
1. Illustrer. Donnez un exemple de chaque type de capital.
Capital naturel : énergies fossiles (pétrole, charbon
), ressources halieutiques, ressources forestières
Le capital naturel est constitué des écosystèmes naturels qui produisent un flux de biens et de services environnementaux valorisables :
le capital naturel renouvelable ;
le capital naturel non renouvelable.
Le capital naturel renouvelable est actif et sauto-entretient grâce à lénergie solaire (ex : les écosystèmes). Les écosystèmes peuvent être récoltés pour fournir des biens écosystémiques (ex : du bois) mais ils peuvent également fournir des flux de services environnementaux lorsquils sont laissés en place (ex : le contrôle de lérosion, la capture du carbone, la récréation).
Le capital naturel non renouvelable est plus passif (ex : lénergie fossile, les dépôts de minerais) et ne produit pas de services jusquà ce quil soit extrait.
Capital physique (également appelé capital technique ou capital produit) : machines, usines, bâtiments, infrastructures, véhicules
Ne pas confondre avec capital technologique. Voir chapitre 1 (partie sur les sources de la croissance).
Capital humain : nombre dhabitants, qualification des habitants, espérance de vie, état de santé de la population
Voir aussi chapitre 1.
Capital social et institutionnel : confiance entre les individus, faiblesse des vols et des atteintes aux personnes, faible niveau dinégalités, institutions fiables
Réseaux, ainsi que normes, valeurs et convictions communes qui facilitent la coopération au sein de groupes ou entre ceux-ci ». Variable relationnelle, cest-à-dire quil prend sa forme dans les relations entre les gens, individus, groupes ou communautés
Les institutions sont lensemble des contraintes humaines qui structurent les interactions politiques, économiques et sociales. Appareil législatif, autres normes, formelles ou informelles, valeurs, peuvent contribuer au bien-être des populations comme à la croissance économique. Le capital institutionnel regroupe ces institutions.
2. Expliquer. Pourquoi le capital social est-il un bien collectif ?
Un bien collectif présente la caractéristique dêtre à la fois non rival et non exclusif. Le capital social correspond à cette caractéristique : il profite simultanément à tous les membres de la société et il nest pas nécessaire de payer un prix pour en bénéficier.
Le capital est constitué dactifs qui fournissent sur une longue période un flux de biens et de services. Autrement dit, le capital est une richesse dont il est possible de retirer du bien-être suite à la consommation des biens et services quil procure. Contrairement à la définition traditionnelle, le capital, selon lapproche par capitaux pour mesurer le développement durable, ne se limite pas uniquement aux actifs échangés sur les marchés. Il en va de même pour les biens et services qui en sont issus. Par exemple, une forêt représente un actif du capital naturel puisque les arbres quelle contient peuvent être transformés en papier, mais aussi parce quelle absorbe du CO2, forme un habitat et fait partie intégrante du paysage.
Lapproche par capitaux repose sur la théorie de léconomie du bien-être et de léconomie de lenvironnement ainsi que sur la notion élargie de capital. Selon cette approche, toute société possède des richesses qui, une fois transformées en biens et services, permettent de répondre aux besoins de ses membres et ainsi améliore son bien-être.
Voir diapo 3
Forme de capitalAccumulation et effet sur la croissancePhysiqueHausse de lintensité capitalistique ! hausse de la productivité apparente du travail
Incorporation du progrès technique ! hausse de la PGF
( Croissance économiqueHumainAccroit la qualification des travailleurs et donc leur efficacité
Facilite l utilisation des nouvelles technologies dans la production (travailleurs capables de s approprier les innovations)
! Gains de productivité et croissanceNaturelIndispensable à la production de nombreux biens et services : énergies fossiles, ressources des forêts, ressources halieutiques. Donc le stock de capital naturel soutient la croissance.Social et institutionnelMultiplie les effets positifs de laccumulation des trois autres sortes de capitaux et soutient donc la croissance.
On peut parler de vision économiciste car cette vision du bien-être transforme tout en capital. Dans cette perspective, léducation, la nature et même les relations sociales ne sont envisagées que comme des ressources permettant de produire des richesses marchandes.
Nous allons voir à présent que léducation et la nature peuvent apporter du bien-être indépendamment de leur contribution à la production de richesse mesurée par le PIB.
1.3. Une prise de distance nécessaire avec la vision économiciste du bien-être
Document polycopié n°4 Niveau déducation et bien-être
« Un certain nombre d'importantes techniques de mesure ont été élaborées pour chiffrer certains avantages sociaux de l'éducation [...]. L'un des avantages les plus manifestes de l'instruction est l'amélioration de la santé. Plus le niveau de formation est élevé, meilleure est l'hygiène de vie. Les personnes mieux instruites risquent moins de fumer ou de boire beaucoup. D'après les estimations, une année supplémentaire d'études diminue la consommation moyenne quotidienne de cigarettes de 1,6 pour les hommes et 1,1 pour les femmes. La surcharge pondérale risque également moins de menacer les personnes mieux instruites qui, par ailleurs, ont tendance à faire plus d'exercice par semaine que les personnes moins instruites environ 17 minutes par année supplémentaire d'études. [...]
Le niveau de formation est l'une des principales variables prédictives de nombreuses formes d'engagement politique et social. [...] Toutes autres choses restant égales par ailleurs, la participation politique augmente en même temps que l'instruction. De plus, il existe une corrélation positive entre le niveau de compétence littéraire des adultes et Leur participation à des activités bénévoles associatives dans de nombreux pays de l'OCDE. [...]
L'instruction diminue le risque de délinquance en aidant à socialiser les jeunes qui demeurent scolarisés. [...] Les variables liées au capital humain environnant ont un effet positif sur les comportements antisociaux. Bien qu'il faille du temps pour que les effets de ces avantages sociaux se fassent tous sentir, la société peut tirer parti d'un investissement dans la formation en dépensant moins pour la protection sociale, la prévention de la délinquance et la mise en application de la loi. [...]
Les éléments d'information donnent à penser que l'instruction a des effets positifs, à la fois immédiats et à long terme, sur le bonheur déclaré par les intéressés eux-mêmes. [...] Le niveau d'instruction est associé à un bonheur plus grand même quand on a neutralisé la variable du revenu familial. Il est possible que le niveau d'instruction ait un impact sur le bonheur des autres ; dans ce cas, il se peut que des individus égoïstes tendent à sous-investir dans la formation d'un point de vue social. »
Du bien-être des nations: le rôle du capital humain et social, OCDE, 2001.
1) Quels sont les effets bénéfiques de léducation présentés par le texte ?
Effet positif sur la santé par lintermédiaire du mode de vie : moindre sédentarité et moins de conduites à risque pour la santé.
Stimule lengagement politique et lengagement associatif.
Réduit les comportements anti-sociaux et favoriserait donc le « vivre ensemble ».
On peut ajouter la capacité à exercer son esprit critique et à conduire sa vie de manière éclairée.
2) Expliquez la phrase soulignée à laide de la notion dexternalités.
Léducation a un impact positif, involontaire, sur la satisfaction dautrui (par exemple, je travaille mieux et plus vite avec quelquun de bien formé quavec quelquun de mal formé) : on peut donc bien parler dexternalité positive. Mais ces effets positifs externes ne sont pas pris en compte par lindividu qui décide de se former ; il ne retient en effet que les avantages et inconvénients quil supporte directement. Ainsi, au regard des coûts quil supporte, les gains globaux de sa décision sont sous-estimés, et il décide darrêter trop tôt ses études.
3) Pourquoi est-il important, lorsque lon souhaite mesurer le rôle de léducation dans le bonheur, de raisonner toutes choses étant égales par ailleurs ?
La clause « toutes autres choses restant égales par ailleurs » permet de sassurer que la corrélation observée entre éducation et bonheur est bien une relation de cause à effet. En labsence de cette clause, il est possible que la corrélation mise en évidence soit la conséquence dune troisième variable, comme par exemple le revenu familial.
Document polycopié n°5 Lenvironnement, à la base de notre bien-être
Les conditions environnementales affectent la qualité de la vie des individus à plusieurs égards. En premier lieu, elles agissent sur la santé humaine, dans la mesure où la qualité de l'air et de l'eau ou le niveau de bruit ont un impact direct tant sur la santé physique que psychologique. Des études montrent que les conditions environnementales sont la cause de près d'un quart de toutes les maladies dans le monde (OMS 2008). Ainsi, les individus bénéficient nettement d'une eau propre et d'une nature saine. Par ailleurs, de bonnes conditions environnementales sont une condition indispensable à la détente.
L'accès à des espaces naturels tels que parcs, forêts ou lacs peut accroître la variété des options de loisirs disponibles. Il s'agit donc d'un déterminant de la qualité de la vie.
Rapport du CAE, Évaluer la performance économique, le bien-être et la soutenabilité,
1) Quels sont les deux effets positifs dun environnement de qualité sur le bien-être qui sont évoqués dans le texte ?
Effet sur la santé. Les dégradations environnementales (pollutions diverses notamment) sont la cause de près dun quart de toutes les maladies dans le monde.
Ressources daménités : aspects agréables de lenvironnement qui ne sont ni appropriables, ni quantifiables en termes de valeur monétaire : randonnées par exemple, plages propres, etc.
Quant à la qualité des relations sociales, elles ont évidemment un rôle essentiel pour le bien-être en dehors du rôle que leur font jouer les économistes en tant que capital.
Maintenant que nous avons vu les éléments qui pouvaient être à la source du bien-être dans une société et notamment le rôle de la croissance économique, nous allons nous demander à quelles conditions ce bien-être peut être durable.
2. Croissance et développement soutenable
2.1. Croissance et dégradations environnementales
2.1.1. Un panorama inquiétant de limpact de la croissance sur lenvironnement
Voir diapo 4
Document 3 P.143 Bordas
1. Entre 1980 et 2007, la demande dénergie en Gtep a augmenté de 64,38 %.
2. Laugmentation de la demande dénergie a pour origine la croissance des pays en développement.
Entre 1980 et 2007, la part des pays en développement dans la demande dénergie est passée de 27 % à
45 %. Le rattrapage économique engendre des besoins énergétiques importants.
3. La demande dénergie augmente car elle est rendue nécessaire par la croissance économique. La production de biens et de services repose sur un usage intensif dénergie.
Voir diapo 5
Indiquer quaujourdhui principalement énergie fossile :
Pétrole = 34% de la consommation mondiale dénergie ;
Charbon = 26% ;
gaz=21%.
Conséquences : niveau élevé des cours (risque dinflation importante et désastreuse pour les pays pauvres) et tensions entre pays.
Document polycopié n°6
La croissance économique et les émissions de CO2
1) Montrez, à laide des données de ce graphique, quil existe une corrélation entre la croissance économique et la quantité de CO2 émise.
Nuage de points pour étudier corrélation.
Lorsque la droite des moindres carrés (qui réduit les écarts à la moyenne entre les points et la droite) a une pente positive, il y a corrélation positive (quand la variable A augmente, la variable B augmente aussi).
Lorsque sa pente est négative, il y a corrélation négative (quand la variable A augmente, la variable B diminue, ou inversement).
Quand la droit est verticale ou horizontale, il ny a pas de corrélation.
Plus la pente est importante, plus la corrélation est forte.
Ici, la corrélation est assez clairement positive. Lorsque le niveau de vie dun pays est élevé, lintensité carbone augmente.
2) Que peut-on déduire de la comparaison entre le Canada et la Suède sur lintensité carbone de la croissance dans ces deux pays ?
La Suède parvient à émettre moins de CO2 pour 1 euro de PIB créé. Donc, sil y a bien corrélation, les décisions politiques qui sont prises peuvent néanmoins contenir quelque peu limpact environnemental de la croissance économique.
Début de lère industrielle = démarrage croissance. Début de laugmentation sensible de la concentration en gaz à effet de serre.
*27 ballons de 10 kilomètres de diamètre. C'est le volume mondial de CO2 rejeté chaque année. Pour en absorber un seul, il faudrait couvrir la France et l'Allemagne de forêts.
*6 tonnes. C'est l'émission annuelle de CO2 d'un Français moyen. Une vache, elle, émet en méthane l'équivalent de 1 tonne de CO2 par an.
Voir diapo 6
Explication réchauffement climatique
Terre exposé au soleil durant la journée. Doit se débarrasser de cette énergie pour éviter le réchauffement climatique (rayonnement infrarouge).
Dans le même temps, le rôle des gaz à effet de serre est de capturer suffisamment de rayonnements solaires pour que leau puisse se présenter sur la Terre sous forme liquide, indispensable à la vie.
Problème : quand cette couche de gaz à effet de serre dans latmosphère devient trop importante en raison des activités humaines, trop de rayons sont capturés et la Terre se réchauffe.
Voir diapo 7
Document polycopié n°7 Les effets du réchauffement climatique en Ouganda
Pour une élévation de la température moyenne de 2 °C, la surface disponible pour la culture du café en Ouganda serait considérablement réduite. L'agriculture, qui fait vivre 90 % des 22 millions d'habitants et offre 80 % des emplois, représente la principale ressource du pays, soit près de 45 % du PIB et 90 % des exportations. Si la superficie destinée à la culture du café était dramatiquement réduite par le changement climatique, le dommage ne se mesurerait pas seulement en termes de productivité multipliée par la part du
PIB pour cette activité. Il faudrait également prendre en compte, à l'échelle nationale, les conséquences macroéconomiques (déséquilibre de la balance des échanges, diminution du revenu d'une partie de la population), sociales (chômage, déplacement de population vers la périphérie des zones urbaines) et éventuellement leurs répercussions régionales (flux de migrants vers les pays voisins), ainsi que les effets sur le marché international du café.
Magnard 2012.
1) Remplissez le tableau ci-dessous :
CauseTraduction en termes économique et socialEffet sur le bien-être des populations ?Hausse de la température moyenne terrestreRéduction des surfaces pour la production de café (qui représente 45% du PIB) affecterait le PIB.
Déséquilibre de la balance courante (café + 90% des exportations)
Chômage.
Exode rural vers les villes pour trouver du travail.
Diminution du niveau de vie dune grande partie de la population.
Chômage.
Déstructuration des communautés villageoises par lexode rural.
Document polycopié n°8 Le changement climatique menace le développement
Président de la République des Maldives, chapelet de quelque 1 200 îles à fleur d'eau, dans l'océan Indien l'un des pays les plus vulnérables au réchauffement de la planète , de 2008 à 2012, Mohamed Nasheed est un fervent avocat de la lutte contre le changement climatique.
Le changement climatique est une réalité que nous éprouvons fortement. Nous avons 16 îles dont nous avons dû déménager les populations en raison de l'érosion des côtes (due à la montée du niveau marin). Nos nappes d'eau douce ont été contaminées sur 70 îles en raison de l'intrusion de l'eau de mer sur les terres émergées. Pour obtenir de l'eau douce, nous devons dessaler l'eau de mer, ce qui est très coûteux. Avec le réchauffement des eaux de surface, les poissons demeurent plus en profondeur et deviennent inaccessibles au type de pêche que nous pratiquons c'est-à-dire une pêche sans filet qui n'altère pas le reste de l'écosystème.
Nous avons donc des problèmes d'accès à l'eau, de sécurité alimentaire, de migrations internes, nous avons tous les problèmes sérieux auxquels les autres pourront être plus tard confrontés. Nous devons consacrer 40 % de nos investissements au financement de politiques d'adaptation. Pour cela, nous devons lever de nouveaux impôts, ce qui ne contente personne.
Pour comprendre la réalité du réchauffement, il faut avoir de l'eau dans son salon. À Manhattan, on réalisera tout cela un peu plus tard parce qu'ils sont derrière des digues. Mais un jour, à New York, ils verront de l'eau dans leur salon et ils se diront : « Tiens, le changement climatique est une réalité ! » Chez nous, aux Maldives, l'eau est déjà dans la maison.
Propos recueillis par J. FOLLOROU et S. FOUCART, Le Monde, 14 oct. 2011.
Intéressant dans ce texte : le coût des effets du réchauffement climatique probablement supérieur au coût entrainé par les mesures à prendre pour léviter. Rapport Stern.
Document polycopié n°9 Evolution des émissions de gaz à effet de serre
Manicore.com, 2011.
Document polycopié n°10
Commenter.
Cest lAmérique du Nord qui a lintensité carbone la plus forte. Les pays pauvres eux, émettent très peu par habitant. A ce propos, rappelez que 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses naturelles.
La Chine a un total démission très important en raison de la taille de sa population. En ce sens, le développement extrêmement rapide de ce pays est inquiétant pour la lutte contre le réchauffement climatique. Si lintensité carbone rejoignait celle des Etats-Unis avec une population 4 fois supérieure, les conséquences seraient dramatiques. Voir diapo 8.
Document polycopié n°11 La difficile réduction des gaz à effet de serre
Compte tenu de la hausse des émissions des vingt dernières années, limiter la hausse de la température planétaire à +2 °C d'ici à 2100 revient à diviser les émissions mondiales de GES par 2,6 entre 2010 et 2050. Pour une population de 9 milliards d'individus prévue en 2050, l'empreinte carbone par personne devra donc plafonner à 2,2 tonnes de CO2 eq [tonnes équivalent CO2].
Pour atteindre ce niveau en tenant compte de la hausse de la population et de celle du pouvoir d'achat, il faudrait à la fois tripler l'efficacité énergétique de la production et diviser par trois le contenu carbone de la production d'énergie. Or le premier ratio, c'est-à-dire le nombre de kWh nécessaires pour fabriquer un produit ou fournir un service, n'a diminué que de 30 % dans le monde entre 1970 et 2005 et le second ratio, nombre de tonnes de CO2 émises par kWh, de seulement 10 % de 1970 à 2005.
1) Quel est le principal moyen pour continuer à faire croître le pouvoir dachat des populations ?
2) Quel défi cela pose-t-il pour la lutte contre le réchauffement climatique ? Remporter ce défi semble-t-il envisageable ?
1) Quel est le principal moyen pour continuer à faire croître le pouvoir dachat des populations ?
Croissance économique.
2) Quel défi cela pose-t-il pour la lutte contre le réchauffement climatique ? Remporter ce défi semble-t-il envisageable ?
Continuer à croître tout en réduisant de manière drastique lintensité carbone du PIB. Difficilement conciliable. On voit bien que le rythme de réduction de limpact environnemental est aujourdhui très largement insuffisant pour continuer à croître et faire face à laugmentation prévue de la population mondiale.
On peut identifier trois facteurs principaux de la dégradation environnementale :
P = population (décisif dans PED)
A = Niveau individuel moyen de consommation (lié à la croissance) (décisif dans PDEM)
T = nature de la technologie (travailler la terre à la faux a évidemment moins dimpact que dutiliser un tracteur). (décisif dans PDEM)
Léquation dimpact est donc I = PAT
Baisse des ressources halieutiques Voir diapo 9
Document 3 p. 151 Bordas
La destruction irréversible dun capital naturel : la déforestation
Il y a huit mille ans, la forêt couvrait la moitié de la surface terrestre, contre 30 % 2005 selon la FAO. Due pour l'essentiel à la conversion des forêts à l'agriculture, cette déforestation se poursuit au rythme inquiétant de 13 millions d'hectares par an. Toutefois, la plantation de forêts nouvelles et l'extension naturelle forêts existantes réduisent cette perte. Sur la période 2000-2005, la perte nette de superficie forestière est estimée à 7,3 millions d'hectares par an.
[...] Historiquement, la déforestation a été beaucoup plus importante dans les pays tempérés que dans les pays tropicaux alors que c'est l'inverse aujourd'hui. Outre les fluctuations climatiques, le principal facteur en a été le développement l'agriculture, avec un taux de déforestation moyen de 250 000 hectares par an.
Actuellement, ce sont surtout les forêts primaires, celles qui n'ont jamais été exploitées et qui sont évidemment les plus riches en multifonctionnalités, qui sont concernées. [...] La perte annuelle dans le monde depuis 1990 est de 6 millions d'hectares.
Gilles ROTILLON, « Préserver les ressources naturelles», Cahiers français, n° 355, mars-avril 2010.
Expliquer. Quelles sont les causes de la déforestation ?
Les causes de la déforestation sont principalement les variations climatiques et le développement de lagriculture. Laction humaine lemporte de plus en plus sur les causes naturelles.
2. Déduire. Comment calcule-t-on la perte nette de superficie forestière?
La perte nette de superficie forestière se calcule en soustrayant à la déforestation brute la plantation de nouvelles forêts.
3. Expliquer. Quelles sont les conséquences de La déforestation ?
Les conséquences de la déforestation sont multiples. Dune part, elle engendre une perte de biodiversité.
Dautre part, elle accroît lérosion des sols. Enfin, elle contribue au réchauffement climatique en réduisant les capacités dabsorption de CO2 par la biosphère.
4. Déduire. Ces conséquences sont-elles réversibles pour les forêts primaires?
La destruction de la forêt primaire a des conséquences irréversibles principalement sur la biodiversité quelle abrite (ex. : selon lUICN, au rythme actuel lorang-outan naura plus dhabitat sauvage en 2020).
Voir diapos 10 à 18 sur lempreinte écologique
Il sagit de considérer léconomie comme un organisme qui consomme des ressources et rejette des déchets. Puisque ces ressources proviennent de la nature et que les déchets générés y retournent, la question qui se pose est alors la suivante : quelle partie reproductive de nature est nécessaire pour répondre durablement à nos besoins ?
Autrement dit, quelle surface de sols bioproductifs nous faut-il pour produire chaque année, notamment par le biais de la photosynthèse, ce que nous consommons durant cette même période (énergie, bois, fibres, fruits, légumes, céréales, viande, lait, ressources halieutiques, etc.) ? Et quelle surface de sols est nécessaire pour assimiler nos déchets et nos pollutions (déchets ménagers, CO2...) ? Lempreinte écologique de la France est aujourdhui estimée à 5,6 hectares par habitant, tandis que la moyenne mondiale sélève à 2,3 hectares par habitant. On peut donc considérer que notre pays comme tous les pays développés a une dette écologique vis-à-vis du reste de lhumanité.
Voir sur le blog un lien à partir duquel vous pouvez calculer votre empreinte écologique.
Document polycopié n°12 La question de la biodiversité
L'érosion de la biodiversité est un péril écologique moins spectaculaire que la fonte des glaces ou une marée noire. Pourtant, la dégradation rapide de la diversité des espèces menace nos conditions de vie. H La biodiversité autrement dit l'existence de milliers d'espèces vivantes, animales ou végétales, et les interactions entre elles dans différents écosystèmes nous rend pourtant d'inestimables services : dépollution de l'eau, fertilisation des sols, pollinisation des cultures, régulation du climat, sans oublier la valeur culturelle et récréative de la diversité des paysages. Ce capital offert par la nature a une particularité : l'homme peut le dilapider, mais pas le reproduire artificiellement. Une fois qu'un écosystème a changé d'état, il est très difficile de le ramener à son état antérieur: c'est ce qu'on appelle le « point de basculement ». D'où l'importance de préserver sans plus attendre ces systèmes naturels. Le Sommet de la Terre de Rio de 1992 avait instauré une convention sur la diversité biologique, entrée en vigueur en 1993. Ce n'est que dix ans plus tard, en 2002, que les États signataires se sont engagés à réduire pour 2010, proclamée « année de la biodiversité », le rythme d'érosion de la biodiversité sur leur territoire. 170 pays se sont dotés à cette fin d'une stratégie de protection de la biodiversité. Mais à l'échéance, aucun des 120 États ayant fourni un bilan n'avait atteint son objectif. Il est vrai qu'infléchir la tendance impliquerait une sérieuse révision d'un modèle de croissance fondé sur la surexploitation de l'environnement.
Manuel Domergue, «La faune et La flore en chute libre», Alternatives Economiques Hors-série n' 086, Les chiffres de l'économie 2077, octobre 2010.
1) Quels sont les services «économiques» que rend la biodiversité ?
Dépollution, fertilisation des sols, pollinisation, régulation du climat, etc.
On peut ajouter que dans cette biodiversité se trouve des plantes dont les propriétés demeurent inconnues et qui pourront donner lieu à des médicaments. On se prive donc de la possibilité de soigner à lavenir certaines maladies.
2% des espèces déjà éteintes.
2) Pourquoi l'auteur du texte considère-t-il la biodiversité comme un «capital» ?
Capital car biodiversité considéré comme productrice de flux de services (que lon peut assimiler à des revenus). Ce capital peut être dilapidé.
3) Quelle particularité a ce type de capital? Pourquoi sa préservation exige-t-elle une mobilisation collective?
Le capital naturel ne peut pas être reproduit par les hommes artificiellement, contrairement au capital physique ou humain.
On peut ajouter les pollutions en tout genre : notamment la pollution atmosphérique (responsable de nombreuses maladies respiratoires avec leurs effets sur le bien-être et leurs coûts économiques de prise en charge des soins) et la pollution des eaux et rivières qui entraine elle aussi des maladies et des coûts de retraitement des eaux usées.
Un exemple en Chine : dans le Sud, une concentration en cuivre 740 fois supérieure à la normale a été relevée dans les huitres. Nombreux cancers dans certains villages en raison des diverses pollutions. Démontage et recyclage des déchets électroniques source de nombreuses pollutions.
2.1.2. Les défaillances du marché en matière de préservation de lenvironnement
Exercice polycopié n°1
La rivalité désigne le fait que la consommation dun bien par un acteur économique empêche les autres de le consommer.
Lexcluabilité désigne le fait que lon puisse empêcher un acteur économique de consommer ce bien sil refuse den payer le prix.
1) Classez les biens (bien doit ici être entendu au sens large : bien ou service) suivants dans le tableau :
Les ressources halieutiques
Une tablette de chocolat
Les courts dun club de tennis
Eau propre
Léclairage public
Un film projeté dans une salle de cinéma
La qualité de lair
Un jean
Un climat non soumis au réchauffement climatique
Une autoroute
Télévision à péage
Défense nationale
Typologie des biensRivalNon rivalExcluableBIEN PRIVES
Une tablette de chocolat
Un jean
BIENS DE CLUB
Les courts dun club de tennis
Un film projeté dans une salle de cinéma
Une autoroute
Télévision à péageNon excluableBIENS COMMUNS
Les ressources halieutiques
Eau propre
BIENS COLLECTIFS
Léclairage public
La qualité de lair
Un climat non soumis au réchauffement climatique
Défense nationale
2) Pourquoi le climat est-il un bien collectif particulier par rapport à la défense nationale ?
Bien collectif mondial.
Pour les biens collectifs locaux, lEtat prévoit qui doit fournir le bien et lève des impôts pour financer leur production.
Problème pour les biens collectifs mondiaux, pas dinstance supranationale pour les prendre en charge. Donc négociations aux Etats qui ont chacun des intérêts différents.
3) Dans quelles catégories se trouvent tous les biens relatifs à lenvironnement ?
Biens communs et biens collectifs.
4) Pourquoi la préservation de la qualité de lair ou la limitation des émissions de gaz à effet de serre (indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique) ne peut être obtenue par le libre fonctionnement du marché ?
La qualité de lair (ou la limitation des gaz à effet de serre dans latmosphère) bénéficiera à tous sans que vous ayez nécessairement fait leffort de la préserver (pas de « prix » à payer). Résultat : il ny a pas dincitation pour les acteurs économiques à préserver cette qualité de lair et les services quelle rend risquent de ne pas être « produits ». Comportement de passager clandestin.
5) Quel danger pèse sur les biens communs si on fonde leur gestion sur le libre fonctionnement du marché ?
Epuisement des ressources puisque chacun a intérêt à exploiter à son profit ces ressources (elles sont non excluables) sans se soucier de leur épuisement futur (elles sont rivales non seulement au sein dune génération, mais entre générations).
Donc la gestion de lenvironnement ne peut être laissée au fonctionnement libre du marché. Une intervention publique sera nécessaire. Nous analyserons les outils des politiques publiques en la matière dans la dernière partie de ce chapitre.
Document polycopié n°13 Environnement et externalités
La science économique fournit un cadre d'analyse théorique fondé sur un critère de maximisation du bien-être collectif : l'idée est que les pressions que nous exerçons sur la biosphère sont trop intenses par rapport à ce que souhaiteraient les habitants de la planète. Cela n'implique pas de protéger à tout prix et en toutes circonstances l'environnement, mais de déterminer, en tenant compte des bénéfices et des coûts, le degré de protection le meilleur pour la collectivité.
Le problème environnemental renvoie au cadre des défaillances du marché : le libre jeu des agents économiques ne conduit pas à l'optimum social. Cette divergence entre intérêts privés et intérêt collectif s'explique notamment par la présence d'externalités : certaines actions individuelles affectent positivement ou négativement le bien-être d'individus extérieurs à ces actions, sans que cet effet soit compensé par un paiement. Par exemple, une entreprise dont l'activité émet des rejets polluants n'est pas, sans intervention extérieure au cadre du marché, contrainte d'indemniser les individus touchés par cette pollution. De façon analogue, l'entreprise qui substitue des énergies renouvelables à des énergies fossiles n'est pas rémunérée pour les retombées positives de ce changement technologique. Ces externalités conduisent à des défauts de coordination à plusieurs échelles : ainsi, les entreprises sont amenées, par la maximisation individuelle de leur profit, à produire des quantités supérieures à celles qui optimiseraient le bien-être collectif puisqu'elles n'intègrent pas dans leur prise de décision les effets néfastes de la pollution ; les consommateurs, pour leur part, ne tiennent pas compte des conséquences délétères de certains produits lorsqu'ils les achètent. À un échelon supérieur, les États ne parviennent pas à s'entendre pour adopter le niveau optimal de protection de l'environnement en raison des externalités positives des politiques dans ce domaine : les coûts sont individuels alors que les bénéfices sont collectifs.
O. MONTEL-DUMONT , « Les problèmes d'environnement : quelle place pour l'économiste ? », Cahiers français, n° 355, mars-avr. 2010
1) Pourquoi les entreprises qui polluent sont-elles amenées à produire des quantités supérieures à celles qui optimiseraient le bien-être collectif ? Utilisez dans votre réponse les mécanismes du marché étudiés en première en faisant référence aux notions de coûts, de bénéfices, doffre et de demande.
La définition même dune externalité négative est que laction dun agent économique génère une désutilité chez un autre agent sans que le marché ne soit capable de sanctionner lun et de dédommager lautre.
Par exemple, une entreprise polluante ne sera pas sanctionnée pour son activité par le marché. Une sanction voudrait que lentreprise en question voie ses coûts augmenter, coûts quelle répercuterait dans ses prix, ce qui engendrerait une hausse des prix qui découragerait certains consommateurs. Au final, les entreprises polluantes vendraient moins et seraient incitées à polluer moins. Or, en labsence dintervention de lEtat, le marché conduit à une situation sous-optimale car on produit trop de biens qui génèrent des externalités négatives. Il y a bien défaillance du marché.
Raisonnement identique pour les émissions de gaz à effet de serre.
A linverse, les entreprises qui adoptent des comportements vertueux sur lenvironnement (génèrent des externalités positives) ne sont pas suffisamment incitées à produire. Là encore, la production est sous-optimale pour le bien-être collectif.
Lincapacité des acteurs économiques à adopter des comportements vertueux pour lenvironnement révèle une défaillance du marché. La somme des intérêts particuliers ne mène pas toujours à lintérêt général ; la main invisible est maladroite !
Nous verrons plus tard dans le chapitre comment lintervention de lEtat est nécessaire pour pallier ces défaillances.
Remarque : Marx distinguait le travail comme donnée anthropologique destinée à produire des valeurs dusage pour satisfaire les besoins humains et le travail dans les sociétés capitalistes destiné à générer du profit, quelles que soient ses conséquences sur la satisfaction des besoins humains ; dans le deuxième cas, la valeur dusage (satisfaction dun besoin) nest plus la finalité, mais un moyen pour réaliser du profit. Dans cette conception, les économies capitalistes risquent donc de mener intrinsèquement à des nuisances environnementales.
Nous allons voir maintenant comment a émergé une prise de conscience de létat de la planète et de la nécessité de prendre des mesures pour préserver lenvironnement. Nous aborderons dabord le concept de développement soutenable (ou durable). Puis, nous distinguerons deux conceptions de ce développement soutenable selon leur degré dexigence dans la préservation du stock de capital naturel.
2.2. Soutenabilité faible et soutenabilité forte
2.2.1. Le concept de développement durable et la prise de conscience environnementale
Voir diapos 19 à 23 pour les grandes dates de la prise de conscience environnementale et le résultat des différentes conférences.
Document 2 P. 146 Bordas Le développement durable défini par le rapport Bruntland
Le développement soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Le développement implique une transformation progressive de l'économie et de la société. Même au sens le plus étroit du terme, le développement soutenable présuppose un souci d'équité sociale entre les générations, souci qui doit s'étendre, en toute logique, à l'intérieur d'une même génération.
Le développement soutenable nécessite de toute évidence la croissance économique là où les besoins ne sont pas satisfaits. Ailleurs, développement et croissance économique sont compatibles à condition que le contenu de celle-ci respecte les principes que sont la soutenabilité et la non-exploitation d'autrui.
Pour atteindre tous ces objectifs, il va falloir réorienter nos techniques. Il faut d'abord renforcer la capacité d'innovation technologique des pays en développement afin que ceux-ci soient mieux armés pour relever le défi du développement soutenable. Il faudrait, dans tous les pays, intégrer les facteurs écologiques dans la recherche de nouvelles techniques. Par des mesures incitatives ou restrictives, les pouvoirs publics devraient faire en sorte que les entreprises trouvent un avantage à tenir compte des facteurs d'environnement lorsqu'elles mettent au point de nouvelles techniques.
Gro Harlem BRUNDTLAND, Notre avenir à tous, 1
Définir. Quelle est la définition du développement durable ?
La définition du développement durable donnée par le rapport Brundtland est passée à la postérité.
Cette notion se définit comme le « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». La définition du développement durable implique donc des dimensions économique, sociale et environnementale intragénérationnelles et intergénérationnelles.
2. Analyser. Le développement durable implique-t-il un arrêt de la croissance économique ?
Le développement durable nimplique pas un arrêt de la croissance économique. Il cherche au contraire des solutions pour la pérenniser dans un monde aux ressources naturelles limitées.
Lautre objectif du développement durable, souvent occulté, est de réduire les inégalités entre pays développés et pays en développement, mais également au sein de chaque pays.
3. Analyser. Comment faire pour atteindre les objectifs du développement durable ?
Selon le rapport Brundtland, les objectifs du développement durable peuvent être atteints grâce au progrès technique et à lintervention des pouvoirs publics. Les pouvoirs publics doivent inciter les agents économiques à intégrer lenvironnement dans leurs calculs. Ils doivent également favoriser le développement de nouvelles techniques. Les moyens à mettre en uvre pour atteindre les objectifs sont donc relativement flous et ne visent pas directement la réduction des inégalités.
Document 3 p.146 Bordas
1. Société : acheter des légumes de saison, trier les déchets ménagers.
Économie : construire des voitures électriques, construire des éoliennes.
Environnement : construire des voitures électriques, trier les déchets ménagers, construire des éoliennes, supprimer les ampoules à filament, créer un parc naturel.
Les exemples peuvent être classés dans différents piliers, ce qui prouve limbrication des objectifs sociaux, environnementaux et écologiques.
2. À partir de ce schéma, le développement durable peut se définir comme une politique densemble qui vise à pérenniser la croissance économique tout en respectant lenvironnement et en limitant les inégalités.
3. Cette vision du développement durable ne traite pas des moyens à mettre en uvre pour atteindre les objectifs. De plus, les objectifs sont ici présentés sur un pied dégalité alors que le rapport Brundtland accorde plus dimportance à lobjectif de réduction des inégalités.
Document 4 P.146 Bordas
On ne peut qu'être frappé par le grand écart existant entre les discours et les actions entreprises pour promouvoir un développement réellement durable. Il ne s'agit pas ici de critiquer la multitude d'initiatives qui voient le jour au nom de ce développement durable, mais plutôt de souligner leur caractère largement insuffisant en regard des problèmes qui sont devant nous. [...] Si nous pensons vraiment que les dérèglements actuels sont dus à nos modes de production et de consommation, c'est eux qu'il faut modifier en profondeur. [...] Mais la modification des comportements est toujours difficile à accepter. D'un côté, le décideur public peut craindre une sanction politique si les mesures prises conduisent à un désaveu dans les urnes. Quel candidat aux élections présidentielles prendrait le risque d'annoncer une augmentation du prix du carburant ? Et d'un autre côté, les sondages montrent une opinion publique de plus en plus sensibilisée aux questions environnementales et se disant prête à agir pour améliorer la situation.
Un des points clés de cette réelle difficulté à mettre en uvre des politiques environnementales qui ne soient pas de simples effets d'annonce tient au coût immédiat perçu de ces politiques alors que leurs bénéfices semblent beaucoup plus tardifs. Dès lors, la prise en compte de la contrainte environnementale apparaît à beaucoup et, en particulier, aux plus défavorisés comme une dégradation de leur situation actuelle qu'ils ne peuvent accepter.
Philippe BONTEMS et Gilles ROTILLON, L'économie de l'environnement, La Découverte,coll. Repères, 2007.
Illustrer. Donnez des exemples illustrant le passage souligné.
La multitude dinitiatives prises au nom du développement durable peut sillustrer à travers lintégration
de la Charte pour lenvironnement à la Constitution française en 2004, les lois du Grenelle de lenvironnement (cf. p. 176), la multiplication des écolabels (Doc. 1 p. 146)
2. Analyser. Quelle est La principale difficulté rencontrée lors de la mise en uvre des politiques de développement durable ?
La principale difficulté à mettre en uvre des politiques de développement durable qui ne soient pas de simples effets dannonce provient du caractère radical des changements à apporter. En effet, une politique efficace passe nécessairement par une modification en profondeur des modes de production et de consommation, qui se traduit par exemple par une augmentation des prix des produits.
3. Expliquer. Comment expliquer la difficulté à mettre en uvre des politiques de développement durable ?
La difficulté à mettre en uvre des politiques efficaces de développement durable provient du décalage entre le temps politique et le temps écologique. Les effets positifs du développement durable ne se font sentir quà long terme alors que les coûts sont immédiats, ce qui bloque laction politique.
Document polycopié n° 14 La démarche négaWatt
Il existe une alternative crédible à laugmentation infinie de nos consommations dénergie, laquelle est de toute façon impossible ! Fondée à la fois sur une approche différente et sur des techniques prouvées et sans risque, nous lappelons « démarche négaWatt ». Elle nous invite à poser un regard différent sur lénergie, en nous interrogeant dabord sur nos propres besoins, réels ou supposés, puis en cherchant à y répondre le plus efficacement possible et en faisant enfin appel aux sources dénergie les moins problématiques.
La sobriété énergétique consiste à réduire les gaspillages par des comportements rationnels et par des choix individuels et sociétaux. Par exemple, profiter au maximum de la lumière naturelle pour séclairer, bien régler la température de consigne du chauffage privilégier les aliments de saison et produits localement, organiser intelligemment lespace. Cette sobriété est en quelque sorte lopposé de notre ébriété énergétique actuelle !
Lefficacité énergétique vise à réduire les pertes lors du fonctionnement et à lexploitation. Le potentiel damélioration de nos bâtiments, de nos moyens de transport et des appareils que nous utilisons est considérable : il est possible de réduire dun facteur 2 à 5 nos consommations dénergie et de matières premières, à laide de techniques déjà largement éprouvées, avec un « temps de retour » économique souvent très raisonnable.
De façon complémentaire à ces deux actions sur la demande dénergie, les énergies renouvelables, par définition inépuisables, bien réparties et décentralisées, ont un faible impact sur notre environnement ; elles sont les seules qui permettent de répondre durablement à nos besoins en énergie sans épuiser notre planète.
Ces trois éléments sont complémentaires et indissociables : promouvoir lun sans se soucier des autres na pas de sens.
http://www.negawatt.org/telechargement/Scenario%20nW2006%20Synthese%20v1.0.2.pdf
1) Parmi les trois piliers de la démarche négawatt, indiquez ceux qui cherchent à jouer sur la demande dénergie et ceux qui jouent sur loffre dénergie.
Action sur la DEMANDE :
Sobriété énergétique (changer nos comportements pour réduire notre consommation dénergie). Choix sociétaux comme une fiscalité décourageant les comportements et types de consommations trop consommateurs dénergie. Question de lutilisation de lespace. Rapprocher lieu de travail et dhabitat donc mieux répartir les entreprises sur le territoire urbain. Les grandes surfaces sont désastreuses pour lenvironnement. Elles sont situées en dehors des villes, ce qui oblige à prendre la voiture pour faire ses courses.
Efficacité énergétique grâce au développement technique. On parle déco-efficience (capacité à augmenter la production de biens tout en diminuant la consommation de matières premières et dénergie) : on peut croître en réduisant la consommation dénergie nécessaire.
amélioration de lisolation des bâtiments et hausse de lefficacité énergétique des systèmes de chauffage ;
voitures moins consommatrices ;
supprimer système de mise en veille ;
interdire technologies obsolètes comme halogènes et lampes à incandescence.
écologie industrielle : une entreprise produit des biens et ses déchets sont vendus et servent de matière première à une autre entreprise. Par exemple une entreprise agroalimentaire qui génère des déchets agroalimentaires peut alimenter une usine qui produit de lénergie biomasse ;
recyclage.
Action sur lOFFRE : développement des énergies renouvelables. Eolien, hydraulique, Photovoltaïque, Biomasse, Géothermie, Energies de la mer.
Rôle des entreprises. Le DD devient un argument important pour promouvoir limage de lentreprise. Certaines vont au-delà de limage marketing de surface et prennent de réelles dispositions pour un DD.
2.2.2. Les partisans de la soutenabilité faible
Après avoir longuement nié ou minimisé les problèmes de soutenabilité (épuisement des ressources ou dégradation générale des écosystèmes) un certain nombre déconomistes néoclassiques ont finalement développé une approche de la soutenabilité que lon qualifie généralement de "soutenabilité faible".
Document polycopié n°15 Lapproche néoclassique de lenvironnement
Dans la perspective néoclassique, il importe que, moyennant un taux d'épargne suffisamment élevé, le stock de capital à disposition de la société reste intact d'une génération à l'autre. Si la quantité totale de capital est constante, il est possible, selon les néoclassiques, d'envisager des substitutions entre les différentes formes de capital : une quantité accrue de «capital créé par les hommes» doit pouvoir prendre le relais de quantités moindres de «capital naturel » (services environnementaux et ressources naturelles). Un échange s'effectue ainsi dans le temps, selon R. Solow : la génération présente consomme du « capital naturel » et, en contrepartie, lègue aux générations futures davantage de capacités de production sous forme de stocks d'équipements, de connaissances et de compétences. [...] Plusieurs conditions sont nécessaires pour accréditer ce modèle. Une première hypothèse veut que le progrès technique fournisse un ensemble de solutions autorisant la substitution entre les différentes formes de capital. L'augmentation du prix de ces ressources, à mesure qu'elles se raréfient, amène la rentabilité et la mise sur le marché de ces «techniques de secours ».
Pour ce faire, deuxième hypothèse, un régime d'investissement particulier doit être mis en place: la règle de Hartwick stipule que les rentes procurées par l'exploitation des ressources naturelles épuisables doivent être réinvesties dans du capital technique grâce à un fonds d'investissement ou un système de taxation spécifique. [...] Les néoclassiques mettent en avant une autre hypothèse qui veut que l'allocation des ressources soit réalisée par le marché. Les valeurs des différentes formes de capital, de même que les taux de substitution qui vont s'établir entre celles-ci, doivent être déterminés par le système des prix, lesquels jouent un rôle d'indicateurs de rareté et d'informations décisives pour les arbitrages des agents.
Franck-Dominique Vivien, «Croissance durable ou décroissance soutenable? », L'économie verte, Cahiers Français n°355, mars-avril 2010.
1) Présentez les hypothèses et le principe de base de la soutenabilité dans l'approche néoclassique.
Dans la perspective néoclassique, la soutenabilité implique :
dinvestir une part suffisante du revenu issu de lexploitation des ressources naturelles dans laccumulation dautres formes de capital (règle de Hartwick) ;
que le progrès technique permette de trouver des solutions techniques à la raréfaction des ressources ;
que le mécanisme des prix reflète adéquatement la raréfaction des ressources et conduise à ladoption de « techniques de secours ». Le principe de base est de léguer aux générations futures un stock de capital au moins aussi grand que celui dont on a bénéficié.
2) Donnez un exemple simple d'application de la règle d'Hartwick.
Exemple simple de lapplication de la règle de Hartwick : si lexploitation de pétrole procure une rente de un milliard deuros par an dans le pays X, ce pays doit investir ce milliard deuros dans du capital technique susceptible de remplacer le pétrole, comme par exemple dans des techniques de synthèse de carburant à partir dalgues. Dans la pratique, cette règle nest (quasiment) jamais respectée et les rentes sont utilisées à bien dautres fins que linvestissement dans lavenir dans une perspective de soutenabilité. De plus, il nest pas facile de déterminer le montant de la rente issue de lexploitation dune ressource.
3) Expliquez la phrase soulignée. Pourquoi lapproche néoclassique peut-elle apparaître optimiste ?
Lémergence de techniques de secours doit être poussée par le mécanisme des prix, rendant les techniques peu efficaces plus chères, et celles qui utilisent des ressources abondantes moins chères. On note un optimisme à deux niveaux. Tout dabord, le mécanisme des prix (ou le jeu du marché) signale rarement la rareté de manière optimale. Les prix du pétrole, très volatils, noffrent pas une très bonne incitation à investir dans des technologies alternatives, dautant que le coût des externalités quils provoquent nest pas pris en compte.
Ensuite, il est fait lhypothèse que lorsque lon en aura besoin, les technologies nécessaires seront disponibles. Or il ny a aucune certitude que les recherches permettent perpétuellement de résoudre les problèmes techniques. Dautant que le pétrole est une ressource absolument unique en termes de prix et de contenu énergétique.
Pour que le bien-être économique des générations futures soit équivalent au minimum à celui des générations présentes, il faut leur transmettre une capacité de production de biens et de services, et donc un stock de capital intact. Si la quantité totale de capital doit rester constante, il est possible, selon les néoclassiques, d'envisager des substitutions entre les différentes formes de capital : une quantité accrue de «capital créé par les hommes» (équipements, connaissances et compétences) doit pouvoir prendre le relais de quantités moindres de «capital naturel» (ressources naturelles et services environnementaux). Par exemple, plus de pétrole mais une nouvelle technologie qui permet de sen passer.
Cette hypothèse de substituabilité suggère à peu de choses près que lépuisement des ressources ou la dégradation de lenvironnement sont légitimes à partir du moment où ces ressources (ou ces dégradations) permettent la création dun capital artificiel qui sera lui-même légué aux générations futures... en lieu et place du capital naturel dégradé ou épuisé.
Ainsi, selon Robert Solow, un échange s'opère dans le temps : la génération présente consomme du capital naturel et, en contrepartie, lègue aux suivantes plus de capacités de production sous forme d'équipements, de connaissances et de compétences.
Soutenabilité (définition de Solow) capacité généralisée à produire du bien-être économique. Doter les générations futures de tout ce qui sera nécessaire pour atteindre un niveau de vie au moins aussi bon que le nôtre ».
Ces richesses sont composées des stocks dactifs, quils soient tangibles ou non, monétaires ou pas. En suivant létat de ces stocks, il est possible de connaître le caractère durable du développement de la société.
Selon lapproche par capitaux, « le développement durable est le développement qui assure que la richesse nationale par habitant ne décline pas, en remplaçant ou en conservant les sources de cette richesse, cest-à-dire les stocks de [...] capitaux ».
Document polycopié n°16 La courbe environnementale de Kuznets
Au cours des années 1990, plusieurs économistes constatent que la concentration de certains polluants diminue au-delà d'un certain niveau de richesse. Contrairement aux conclusions du rapport Meadows, ils font l'hypothèse que la croissance économique pourrait être le remède et non la cause des problèmes environnementaux. Les premières phases du développement s'accompagneraient d'une augmentation de la pollution, mais, passé un certain seuil de revenu, la tendance s'inverserait. La courbe reliant la richesse par habitant et la dégradation de l'environnement aurait donc la forme d'un « U inversé », tout comme celle de Simon Kuznets, reliant la richesse par habitant aux inégalités de répartition. Si plusieurs fondements théoriques permettent de donner du crédit à la « courbe environnementale de Kuznets » (CEK), les données empiriques ne la valident pas de façon tranchée : les résultats varient en effet considérablement selon le type de polluant considéré.
Toutes choses égales par ailleurs, une hausse de la production conduit à une augmentation des rejets polluants. Dans le cadre de l'hypothèse de la CEK, cet « effet d'échelle », qui l'emporte dans les premières phases du développement, est ensuite contrebalancé par plusieurs mécanismes, dont l'impact sur l'environnement est bénéfique.
En premier lieu, l'environnement s'améliore sous l'effet technologique de la croissance [...] L'effet de composition fournit une deuxième explication. Sur le long terme,
l'impact structurel de la croissance sur le système productif se traduit par un recul des activités industrielles les plus polluantes au profit d'activités tertiaires et de pointe, généralement plus propres. [...] A ces changements du système productif se conjuguent des évolutions du côté de la demande. À l'instar des loisirs ou de la santé, l'environnement peut être considéré comme un bien supérieur, dont la demande croît plus vite que le revenu.
Olivia Montel-Dumont, « L'hypothèse de la courbe environnementale de Kuznets », Cahiers Français. n° 337, mars-avril 2007.
Analyser En quoi la croissance engendre-t-elle de la pollution dans un premier temps ?
Analyser - Pourquoi la pollution décroît-elle au-delà d'un certain niveau de croissance ?
Approfondir - Trouvez des éléments qui peuvent expliquer le constat effectué dans la phrase soulignée.
1. Dans un premier temps, joue un effet déchelle : à mesure que la production croit, les rejets polluants augmentent.
2. Plusieurs effets jouent :
La croissance facilite le financement de la R&D et rend possible des progrès technologiques qui augmentent lefficacité écologique des processus de fabrication et permettent de mettre en place des techniques de dépollution. Réduction de lintensité énergétique du PIB.
La croissance entraine également une modification sectorielle de léconomie. Elle a tendance à sorienter vers des activités tertiaires à limpact écologique moindre.
Lenvironnement peut être considéré comme un bien supérieur (sa demande croit plus rapidement que le revenu). Les consommateurs des pays riches accroissent leur demande de biens propres et font pression sur les gouvernements pour préserver lenvironnement (vote écologiste par exemple).
3. Les données empiriques ne valident pas de façon systématique la courbe environnementale de Kuznets.
Cette relation entre croissance et environnement est généralement vérifiée pour des polluants aux effets locaux sur lenvironnement parce que les populations aisées sont disposées à payer pour la qualité de leur environnement immédiat.
Par contre, pour les polluants aux effets globaux sur lenvironnement, la relation est beaucoup moins vérifiée. De même, lexploitation de la terre, lusage des ressources naturelles ou bien la pêche, etc. ne se réduisent pas avec laugmentation du revenu.
Par ailleurs, certains dégâts écologiques ont des effets irréversibles (changement climatique, disparition despèces et perte de biodiversité).
On pourra aussi évoquer leffet rebond. Par exemple, les progrès technologiques ont permis de proposer des voitures qui consomment et émettent chacune beaucoup moins de CO2. Pourtant, cela ne semble pas avoir deffets sur les émissions globalement émises par les automobiles dans leur ensemble. Ce paradoxe peut sexpliquer par le fait quune voiture plus sobre peut inciter à rouler davantage.
Cette hypothèse de soutenabilité faible a de quoi séduire puisque, grâce à elle, la sacro-sainte croissance économique apparaît alors non plus comme le problème, mais au contraire comme la solution : cest en effet elle qui est censée permettre à lhumanité de développer la recherche et le capital technologique qui permettront de faire face aux problèmes écologiques
et ceci, bien entendu, sans avoir besoin de remettre profondément en cause nos habitudes de production et de consommation.
Mais pour dautres, la soutenabilité doit avoir un tout autre contenu. On parlera alors de soutenabilité forte.
2.2.3. Les partisans de la soutenabilité forte
Document polycopié °17 Lapproche de la soutenabilité dite forte
Certains auteurs hétérodoxes insistent sur la nécessité de différencier les différents types de capital. Cette distinction tonde le point de vue de la durabilité forte, pour lequel la nature et les ressources naturelles (mais également le capital humain) existent indépendamment de leur utilité économique et, à ce titre, méritent d'avoir un statut à part dans l'analyse économique. Ils ont tenté d'appréhender la problématique du développement durable dans une perspective de préservation du stock de capital naturel. S'ils ne donnent aucune définition précise de cette dernière notion, ils s'emploient néanmoins à s'éloigner d'une vision strictement libérale en indiquant les raisons qui les conduisent à différencier le capital physique du capital naturel. Pour commencer, ils reconnaissent que le premier n'est pas indépendant du second.
Ensuite, ils rappellent que le capital naturel représente principalement le cadre de vie des hommes et, à ce titre, assure des fonctions extra-économiques. Ces deux attributs conduisent les auteurs à indiquer que, en fin de compte, la substituabilité n'est pas possible entre les deux types de capitaux.
En ce qui concerne le progrès technique, ces auteurs soulignent qu'il n'est pas du tout acquis que les techniques nouvelles soient moins dommageables pour l'environnement que les techniques plus anciennes, ni qu'elles soient plus économes en matière d'usage des ressources naturelles. Finalement, ce qui caractérise ces économistes, c'est la perception originale qu'ils ont de la croissance. Tout d'abord, l'efficacité économique n'est pas posée comme une fin en soi. Ce qui compte avant tout, c'est la pérennité du développement quelles que soient les générations, et ce, sans préjudices pour la durabilité du patrimoine naturel. La gestion des ressources naturelles devient également une problématique à part entière non exclusivement reliée à une logique économique d'efficacité productive ou d'utilisation optimale des ressources. En durabilité forte, le stock de capital naturel ne doit pas baisser.
Lahsen Abdelmalki, Patrick Mundler, Économie de l'environnement et du développement durable, De Boeck Supérieur, Bruxelles, 2010.
1) Quest-ce quun économiste hétérodoxe ?
Un économiste hétérodoxe est un individu qui utilise des méthodes et des hypothèses qui séloignent de celles utilisées par le paradigme dominant.
2) Complétez le tableau suivant en vous aidant du texte et du schéma du document 2 p.150 du manuel :
Durabilité (ou soutenabilité) dite faibleDurabilité (ou soutenabilité) dite fortePositionnement par rapport au paradigme dominantOrthodoxeHétérodoxeSubstituabilité des capitauxOui (les capitaux produits par les hommes peuvent se substituer au capital naturel)NonLe développement est soutenable si
.Le stock global de capital reste au moins stable (peu importe la composition de ce stock)On préserve le stock de capital naturel et humainLe progrès techniquePermet de préserver lenvironnementNe débouche pas forcément sur la préservation de lenvironnementLe capital naturel et humain
ne se différencient pas des autres capitaux
se différencient des autres capitauxLe capital naturelEst assujetti à une logique instrumentale dutilisation des ressourcesRevêt une valeur du simple fait quil existe et à ce titre son stock doit être préservéPosition par rapport à la croissanceObjectif ultimeConsidéré comme un moyen du développement humain, mais pas comme une fin en soi (elle peut être subordonnée à dautres objectifs) Trois principes de la durabilité forte :
le taux dépuisement des ressources naturelles renouvelables (forêts, ressources halieutiques) ne doit pas dépasser leur taux de régénération ;
le taux démission de polluants ne doit pas dépasser les capacités dassimilation naturelle et anthropique ;
lexploitation des ressources non renouvelables doit se faire à un taux égal à celui de la substitution par des ressources renouvelables.
Remarques (voir document 2 p.150) :
phénomènes biologiques et physiques ne doivent pas être analysés de la même manière que les phénomènes économiques. Impossibilité de réduire la nature à une évaluation monétaire.
Appliquer le principe de précaution : plutôt éviter la pollution que dédommager ensuite.
Insertion de léconomie dans la biosphère
Le capital naturel est constitué déléments fondamentaux qui ne sauraient faire lobjet dune substitution technologique satisfaisante. Leau que nous buvons, lair que nous respirons, les grands équilibres naturels, biogéochimiques et climatiques, tout cela relève à leurs yeux dun bien commun de lhumanité qui ne peut être remplacé ou dégradé car il conditionne la possibilité de survie des générations présentes et futures.
Certains tenants de la soutenabilité forte en arrivent logiquement à remettre en cause la croissance économique en particulier celle des pays les plus riches. Les défenseurs de la soutenabilité forte considèrent quil est urgent de réduire notre empreinte écologique, en comptant sur des changements radicaux de comportements individuels et collectifs davantage que sur lémergence dun très hypothétique miracle technologique censé résoudre à lui seul tous nos problèmes : consommer moins (et mieux), éviter les gaspillages, refuser le superflu, recycler, échanger, réparer, favoriser les productions locales, se déplacer en vélo plutôt quen 4x4
bref, refuser linjonction qui nous est continuellement faite de consommer et polluer toujours davantage.
Document 4 p.149 Bordas
Le risque deffet rebond : une limite aux vertus écologiques du progrès technique
Un argument de la durabilité faible porte sur la capacité de la technologie à résoudre à l'avenir une part des défis écologiques. Mais dans une logique de croissance, ce progrès technologique a toutes les chances d'être annulé par une augmentation de la consommation de ce bien ou de ce service (voire d'autres biens et services). Par exemple, une amélioration du rendement énergétique des moteurs de véhicules individuels peut être annulée par une augmentation du nombre de véhicules vendus, la croissance du nombre de kilomètres annuels parcourus par véhicule, un alourdissement des véhicules ou encore la généralisation de systèmes de climatisation, qui sont autant de facteurs qui vont accroître la consommation globale d'essence. Au sein de l'Union européenne, la production d'électricité renouvelable a ainsi augmenté de près de 30 % entre 1990 et 2003. Pourtant la part des énergies renouvelables dans le bilan de production électrique de l'UE est restée à peu près la même : 12 %. Pourquoi ? Tout simplement parce que, sur la même période, la demande d'électricité a augmenté de près de 2 % par an du fait notamment de la multiplication des équipements électriques au sein des ménages et des entreprises. Il est évident que, sans une réduction des consommations, la part des énergies renouvelables a toutes les chances de rester anecdotique...
Aurélien BOUTAUD, Les agendas 21 locaux. Bilan et perspectives en Europe et en France, décembre 2009.
Illustrer. Donnez d'autres exemples illustrant l'effet rebond.
Leffet rebond peut également être illustré par le développement de linformatique, qui a augmenté la consommation de papier, le développement du TGV qui, en augmentant la vitesse de déplacement en France, a favorisé lallongement des distances parcourues, ce qui réduit le gain de temps obtenu.
2. Définir. Qu'est-ce que l'effet rebond ?
Leffet rebond est laugmentation de consommation liée à la réduction des limites à lutilisation dune technologie. Les économies dénergie ou de ressources initialement prévues par lutilisation dune nouvelle technologie sont partiellement ou complètement compensées suite à une adaptation du comportement de la société.
Voir diapos 24 et 25
3. Déduire. Pourquoi l'effet rebond est-il une limite à la thèse de la soutenabilité faible ?
Leffet rebond est une limite à la thèse de la soutenabilité faible dans la mesure où il remet en cause lidée que le progrès technique apporte les solutions aux problèmes environnementaux. Leffet rebond montre que ladoption dune nouvelle solution technologique peut se traduire par lapparition dun nouveau problème.
Dire que lintensité énergétique diminue ne signifie pas que la consommation dénergie va diminuer !
Voir diapo 26
La croissance pourrait se poursuivre parce que la quantité de ressources naturelles requise par unité produite (intensité énergétique de la production) diminue avec le progrès technique. On pourrait donc produire toujours davantage avec moins de matières premières et dénergie. Or la baisse de lintensité en ressources naturelles est malheureusement plus que compensée par laugmentation générale de la production ; la ponction sur les ressources et la pollution continuent ainsi daugmenter
Même si notre économie est plus efficace (il faut moins de matière pour une même unité de PIB), l'augmentation du PIB surpasse le progrès de cette efficacité productive. "Peu importe à notre planète que les véhicules ou les industries soient unitairement plus efficaces, résume Jean-Marc Jancovici dans la revue de l'Ecole polytechnique, La Jaune et la Rouge (août 2007) : ce qu'elle "voit" c'est la consommation globale pour ce qui est flux de matière ou d'énergie, ou de rejets."
Et lAgence internationale de lénergie (AIE) salarme du ralentissement des progrès accomplis en matière dintensité énergétique : entre 1973 et 1982, cette dernière avait diminué en moyenne de 2,5 % par an dans les pays représentés au sein de lAIE, puis seulement de 1,5 % par an de 1983 à 1990 et de 0,7 % par an depuis 1991.
Document polycopié n°18 Le développement durable, un oxymore
Il y a de l'hypocrisie dans la notion de développement soutenable, voire durable. C'est bien pourquoi elle semble si allègrement convenir aujourd'hui à tous les esprits, de droite comme de gauche, même à ceux qui s'en réclament comme d'un vu pieux pour en faire leur commerce et leurs profits. Il suffit, en effet, de voir ce que la formule dénonce - l'idée d'un développement non durable ou non soutenable - pour en percevoir toutes les contradictions. « Durable », traduction (ou interprétation) européenne de la notion première, anglo-saxonne, de « soutenable », comporte au moins deux sens : qui se maintient (ce qui dure ne change pas) et qui continue ou perdure (pas d'arrêt, c'est voué à se prolonger indéfiniment). Or qu'est-ce qui n'est pas durable (ou soutenable) ? C'est bien le développement tel que nous l'avons pratiqué jusqu'à maintenant et continuons de le pratiquer en feignant de croire que les choses peuvent continuer en l'état malgré tous les signaux qui s'accumulent confirmant que, précisément, cela ne peut pas se maintenir et/ou que le processus peut s'interrompre et même s'achever.
J.-P. Deléage, Croissance, emploi et développement. Les grandes questions économiques et sociales. Repère la Découverte, 2007.
Oxymore : rapprochement de deux termes contradictoires.
1) Quelle contradiction de lexpression « développement durable » pointe lauteur ?
Nous recherchons le développement depuis plusieurs siècles et cest cette recherche qui a entraîné des dégâts environnementaux, pour certains irréversibles.
Accoler létiquette durable à notre mode de développement qui a justement pour propriété dêtre non durable est donc pour le moins discutable.
Voir diapo 27
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1) Montrez à laide de ce graphique, quil existe une corrélation entre la croissance économique et la quantité de CO2 émise.
2) Que peut-on déduire de la comparaison entre le Canada et la Suède sur lintensité carbone de la croissance dans ces deux pays ?