Thème n°1 l'emploi - Apses
et valeur relative (%) ; taux d'activité et nombre d'actifs (IB2) ; salaire brut et
salaire net (IB3) ; un indépendant d'un salarié (IVB) ; proportion et taux de
variation (voir TD). .... «Dans tous les pays européens, on repousse l'âge légal de
la retraite. .... Au moment où ils ont été créés, seulement un tiers des assurés
bénéficiaient ...
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Thème n°1 lemploi
Chapitre 1. Comprendre le débat sur les retraites
Introduction : Le débat sur les retraites, un sujet sensible
Document polycopié n°1 Âge de la retraite : un sujet pour 2012, selon Fillon
I) Les ressources du système de retraites par répartition proviennent de la population active
A) Le principe de fonctionnement du système de retraite français
Schéma du fonctionnement du financement des retraites
B) La population active
1) Distinguer actifs et inactifs
Document découvrir p.64
Exercice polycopié n°1 :
2) La répartition de la population française entre actifs et inactifs
Exercice polycopié n°2 : Composition de la population française
3) Origine et fonction des cotisations sociales
Exercice Polycopié n°3 : Cotisations sociales, salaire brut, salaire net
II) Les difficultés de financement du système de retraite
A) Limpact de la démographie : le vieillissement de la population
1) Les causes du vieillissement
Document polycopié n°2 Évolutions démographiques et financement des retraites
2) Les effets sur le rapport cotisants/inactifs
Document polycopié n°3 : Nombre dactifs pour chaque inactif de 60 ans ou plus
Voir TD sur les taux de variation
B) Limpact des comportements dactivité
1) Un développement de lactivité féminine moins dynamique aujourdhui
Document polycopié n°4 Travail féminin, ce qui a changé
Document 3 p.65
2) La faiblesse du taux dactivité des séniors pèse sur le financement des retraites
Document polycopié n°5 Taux d'emploi des travailleurs âgés de 55 à 64 ans
Exercice polycopié n°4
Synthèse : les facteurs de variation de la population active
III) Les solutions face au problème de financement des retraites
A) La réforme Fillon de 2003 et lallongement de la durée de cotisation
Doc polycopié n°6 : La réforme des retraites mise en place en France en 2003 (dite réforme « Fillon »)
B) Les alternatives à lallongement de la durée de cotisation
Exercice polycopié n°5
IV) Les inégalités face au droit à la retraite entre catégories socioprofessionnelles
A) Objectif de la nomenclature des PCS et architecture globale
B) Les critères de classification
Exercice polycopié n°6 à réaliser à partir du document 6 p.99 (nomenclature des PCS). Avant de commencer lexercice, lire le document 5 p.98 et le 1) de la synthèse du chapitre p.106.
Exercice polycopié n°7 A réaliser avec la grille du document 6 p.99 sous les yeux.
Exercice polycopié n°8
C) Les inégalités face à la retraite entre groupes socioprofessionnels
1) Les inégalités concernant le montant des pensions
Document polycopié n°7
2) Inégalités devant la mort et inégalités de retraite
Document 8 p. 101
Document polycopié n°9
Document polycopié n°10
Document polycopié n°11
Document polycopié n°12
Document polycopié n°13
Fiche de révision du contrôle sur la population active
Je sais formuler une définition des mots ou expression suivants :
Syndicat (intro) - emploi (IB1) - actif (IB1) - inactif (IB1) - chômeur (IB1) - actif occupé (IB1) - population active (IB1) - population active occupée (IB1) - population active inoccupée (IB1) salaire brut (IB3) salaire net (IB3) coût du travail (IB3) - Homogénéité sociale (IVA), CSP (IVA), groupe socioprofessionnel (IVA), salarié (IVB), qualification (IVB).
Je sais distinguer :
la notion dactivité au sens courant et au sens économique (IB1) ; actif et inactif (IB1) ; chômeur et inactif en âge de travailler (IB1) ; actif occupé et chômeur (IB1) ; taux dactivité des hommes (ou des femmes) et part des hommes (ou des femmes) dans la population active (IB2) ; valeur absolue (millions, centaines
) et valeur relative (%) ; taux dactivité et nombre dactifs (IB2) ; salaire brut et salaire net (IB3) ; un indépendant dun salarié (IVB) ; proportion et taux de variation (voir TD).
Je sais expliquer :
comment est financé le système de retraite par répartition français (IA) ;
pourquoi les chômeurs font partie de la population active (IB1) ;
pourquoi on observe un vieillissement de la population (IIA1) ;
les conséquences du vieillissement sur le financement des retraites (IIA1 et IIA2) ;
les différentes raisons pour lesquelles les femmes ont été de plus en plus présentes dans la sphère professionnelle depuis les années 60 (IIB1) ;
limpact sur le financement des retraites de laccès massif des femmes à la sphère professionnelle dans les années 60-70 (IIB1) ;
pourquoi cet impact est aujourdhui moins important (IIB1) ;
limpact de la faiblesse du taux dactivité des séniors sur le financement des retraites (IIB2) ;
les principaux facteurs de variation de la population active (IIB2) ;
les principales mesures de la réforme Fillon de 2003 et leurs conséquences (celles mises en avant par les défenseurs de la réforme, mais également celles sous-jacentes) (IIIA) ;
les alternatives à lallongement de la durée de cotisation (IIIB) ;
pourquoi lutilisation de la situation professionnelle pour classer les individus permet dobtenir une certaine homogénéité sociale au sein de ces groupes (IVA) ;
pourquoi on a classé les professions libérales dans le groupe 3 (IVB) ;
pourquoi on a classé les chômeurs ayant déjà travaillé dans la CSP de leur dernier emploi (IVB) ;
quelles sont les inégalités face au retraite entre différentes catégories sociales (IVB) ;
les différentes causes de linégalité devant la mort (IVB) ;
la notion de pénibilité et comment elle pourrait être prise en compte lors dune future réforme des retraites (IVB).
Je connais :
les critères de distinction entre actifs et inactifs (IB1) ;
les différentes catégories dactifs et les différentes catégories dinactifs (IB1 et IB2) ;
les grandes tendances de lévolution des taux dactivité depuis 1962 (ensemble, hommes, femmes) (IIB1).
Les six groupes socioprofessionnels dactifs (IVA) ;
lobjectif des concepteurs des PCS (la logique de construction de la nomenclature) (IVA) ;
les utilisations possibles de la nomenclature des PCS (IVA) ;
les différents critères de classification des PCS et sais expliquer comment lutilisation de chaque critère se justifie du point de vue de lobjectif initial des PCS (obtention au sein de chaque groupe professionnel dune certaine homogénéité sociale) (IVB) ;
les CSP composées dindépendants et celles composées de salariés (IVB) ;
la manière de classer des exemples de professions dans les différentes CSP tout en justifiant mon choix (IVB) ;
lendroit où sont classés dans la grille des PCS les chômeurs ayant déjà travaillé et ceux nayant jamais travaillé et sais expliquer pourquoi (IVB).
Je sais :
faire une phrase intégrant une proportion (et notamment un taux dactivité) sans utiliser le symbole « % » (IB2 et TD sur les proportions) ;
utiliser de manière pertinente la notion de points de pourcentage (TD sur les proportions, fiche méthodologique sur le calcul de proportions).
Faire une phrase intégrant le résultat dun calcul de taux de variation sans utiliser lexpression « taux de variation » (voir TD).
Je sais calculer :
des taux dactivité (global et catégoriels) (IB2) ;
des taux de chômage (global et catégoriels) (IB2) ;
des demploi (global et catégoriels) (IB2) ;
une proportion (une part) : réviser encore et toujours les méthodes de présentation du calcul et du résultat.
un taux de variation.
Je sais extraire une information :
dun texte dans le but de répondre à une question : utiliser le cours sans réciter le cours et utiliser le document sans le paraphraser ;
dun tableau ou dun graphique (notamment dune série chronologique ; voir point méthode) ;
dun graphique ou dun tableau utilisant les proportions.ONDossier documentaire
Document polycopié n°1 Âge de la retraite : un sujet pour 2012, selon Fillon
INCLUDEPICTURE "http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/16/c184c478-5a3d-11de-b534-eaa7a99f54cc.jpg" \d
Brice Hortefeux et François Fillon à la sortie du Conseil des ministres le 15 avril dernier.La question, soulevée par Brice Hortefeux, «n'est pas taboue», assure le premier ministre.
INCLUDEPICTURE "http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" \d L'entourage de Brice Hortefeux cherchait lundi à éteindre l'incendie que ce dernier avait allumé la veille. Bien malgré lui, assurent ses proches. Le ministre du Travail a évoqué l'Allemagne qui va relever d'ici à trente ans l'âge de la retraite, pour le porter à 67 ans. Il l'a citée comme «une piste» régulièrement avancée par les experts pour sauver l'Assurance-vieillesse, au même titre que l'allongement de la durée de cotisation ou la baisse des pensions - cette dernière possibilité étant implicitement exclue par le ministre. «Il n'y a pas 36 solutions», résume Brice Hortefeux, même s'il laisse de côté une autre voie classique : la hausse des cotisations.
Quoi qu'il en soit, les syndicats, hostiles au report de l'âge de la retraite - à l'exception de la CFE-CGC, prête à examiner l'idée sous condition -, ont rapidement dégainé. «On parle des retraites, un autre sujet que le sujet social d'aujourd'hui, comme si on faisait diversion», soupçonne François Chérèque. La CFDT demande au ministre d'ouvrir plutôt le dossier de la pénibilité au travail, comme il l'a promis. Même attente de Bernard Thibault (CGT), qui accuse Brice Hortefeux de reprendre « la position du Medef ». Le patronat avait tenté de fixer à 61 ou 62 ans l'âge de la retraite lors des négociations sur les pensions complémentaires (Agirc-Arrco), en début d'année. Faute d'y parvenir, il avait obtenu des syndicats qu'ils cosignent un appel à rouvrir le dossier des retraites dès 2010, alors que la prochaine «clause de revoyure» est fixée par la loi en 2012.
Ouvrir le débat
Brice Hortefeux, qui n'avait d'abord pas saisi cette perche, a fait référence dimanche à 2010. Mais là aussi, son entourage nuance : il s'agirait surtout d'ouvrir le débat, de faire mûrir les esprits
en vue de la présidentielle de 2012. Une position «raccord» avec celle de François Fillon. «Dans tous les pays européens, on repousse l'âge légal de la retraite. Cette question n'est pas taboue », a assuré hier le premier ministre. Mais pour redire aussitôt qu'il faudrait trancher «dans le cadre d'une élection présidentielle ou législative». Débat clos. À moins, comme l'y pousse Bercy, que Nicolas Sarkozy le rouvre lundi, devant le Parlement.
O. A. - Le Figaro - 16/06/2009 Une proposition d'un membre du gouvernement fait polémique : quelle est-elle ?
Qu'est qu'un syndicat ? Quelle est dans l'ensemble leur position face à cette proposition ?
Qu'est-ce que le MEDEF ? Quelle est sa position sur cette réforme ?
Exercice polycopié n°1 :
À partir des informations fournies, dites si les personnes suivantes sont actives ou inactives :ActifInactifKarim, élève de secondeDorothée, infirmièreAïssa, bénévole aux restos du curGrégoire, ingénieur agronomeMax, professeur à la retraiteSoisic, mère au foyer de 4 enfantsKery, rappeur professionnelAmel, monitrice déquitationJules, étudiant en physiqueMaïmouna, étudiante en histoire qui travaille le week-end dans une pizzeriaAnaïs, caissière à temps partiel chez CarrefourYann, intérimaire, en mission de 5 semaines dans une entreprise du bâtimentYoussouf, cumule les petits boulots dans le bâtiment au noir Jo Wilfried, tennisman professionnel 8ème mondial
Exercice polycopié n°2 : Composition de la population française
Présentez linformation apportée par la donnée soulignée (population totale)
Complétez le schéma en utilisant les termes suivants et en calculant leurs effectifs :
Chômeurs,
Population non en âge de travailler,
Inactifs en âge de travailler
Donnez deux exemples de personnes qui appartiennent à la catégorie « non en âge de travailler »
Trouvez et indiquez les trois catégories appartenant à la population inactive en âge de travailler
Vérifiez la relation : Population active + Population inactive = Population totale
Complétez les formules par lun des termes suivants : population active occupée ; population inactive ; population totale ; chômeurs.
Population active totale population active occupée =
Population totale population active =
Population active + population inactive =
Population active totale chômeurs =
Calculez
- la part d'actifs parmi la population en âge de travailler ;
- la part de chômeurs parmi les actifs ;
- la part d'actifs occupés parmi la population en âge de travailler.
Nommez ce que vous avez calculé : parmi ces trois %, lequel s'appelle :
le taux d'emploi ?
le taux d'activité ?
le taux de chômage ?
D'après vos calculs, peut-on dire que :
- Près de 9 personnes sur 100 sont au chômage en France en 2009 ?
- Environ les deux tiers des personnes en âge de travailler ont un emploi en 2009 ?
- 6 personnes sur 10 en âge de travailler sont actives en 2009 ?
Exercice Polycopié n°3 : Cotisations sociales, salaire brut, salaire net
Montant
Salaire brut
1 338 ¬
Cotisations sociales salariales *
290 ¬
Cotisations sociales patronales **
65 ¬
Salaire net perçu par le salarié
¬
Coût total du travail pour l'employeur
¬
Ci-contre la fiche de paie simplifiée de Julien, rémunéré au SMIC (sur une base de 35H par semaine, valeur du SMIC au 1er juillet 2009)
* y compris CSG-CRDS, source : ministère de lEmploi de la cohésion sociale et du logement décret n° 2009-800 du 24 juin 2009
** source : simulateur URSSAFQuest-ce quun salaire brut ?
Complétez les 2 dernières lignes du tableau
Déduisez-en des définitions de « salaire net » et de « coût du travail »
Quadvient-il du salaire net de Julien si
- les cotisations sociales patronales augmentent ?
- les cotisations sociales salariales augmentent ?
Quadvient-il du coût du travail de lemployeur de Julien si
- les cotisations sociales patronales augmentent ?
- les cotisations sociales salariales augmentent ?
Document polycopié n°2 Évolutions démographiques et financement des retraites
Toutes les réformes des retraites menées récemment ont été justifiées par le vieillissement de la population. De quoi s'agit-il ? Pourquoi cela oblige-t-il à réformer les retraites ? En quoi cette évolution limite-t-elle les solutions envisageables ?
La population des pays européens vieillit, et cela pour trois raisons : l'allongement de la durée de vie, l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du baby-boom et la réduction du nombre des naissances.
Au moment où ils ont été créés, seulement un tiers des assurés bénéficiaient effectivement de leur régime de retraite (les autres étant décédés avant de partir en retraite) et ils le faisaient seulement pour quelques années. Aujourd'hui, le « risque vieillesse » est devenu une certitude, presque tous les citoyens étant amenés à vivre en retraite pendant une, deux, voire trois décennies. L'espérance de vie pour les personnes âgées de 65 ans en Europe est de 15,5 ans pour les hommes et de 19,5 ans pour les femmes. L'espérance de vie à la naissance en France est parmi les plus élevées d'Europe : 83 ans pour les femmes et 75 ans pour les hommes. L'allongement de la durée de vie s'accroît de l'ordre d'un trimestre tous les ans. Les Européens devraient donc vivre plusieurs années de plus dans les décennies qui viennent (au moins quatre ou cinq ans de plus d'ici à 2050), ce qui, à législation inchangée, représente une augmentation des dépenses de retraites de 25 à 30%.
En outre, le poids des personnes âgées dans la population est renforcé par le départ en retraite (entre 2005 et 2010 suivant l'âge de départ légal en retraite) des générations du baby-boom, nées entre 1945 et 1970. Elles ont constitué des classes actives nombreuses, donc un nombre élevé de personnes cotisant pour les retraites et vont désormais venir gonfler le nombre de retraités. Cette arrivée du papy-boom est susceptible elle aussi d'augmenter de 25 à 30 % les dépenses de retraite dans les vingt-cinq années suivant 2010.
Au total, les effets de l'allongement de la durée de vie et du départ en retraite des générations du baby-boom devraient engendrer d'ici 2050 une croissance des dépenses de retraite (...).
Dans le même temps, du fait de la diminution du nombre des naissances depuis les années 1970, le nombre de personnes qui travaillent pour financer les retraites va peu à peu diminuer. Les cotisants actifs être de plus en plus rares alors même que les retraités vont se multiplier, et qu'ils vont vivre de plus en plus longtemps. Le problème démographique des retraites provient donc d'un déséquilibre croissant entre le nombre d'actifs (qui payent les cotisations sociales) et le nombre de retraités (qui en bénéficient).
Bruno Palier, « La réforme des retraites », collection Que sais-je?, 2003
1) Complétez le schéma suivant :
SHAPE \* MERGEFORMAT
2) Pourquoi lauteur peut-il dire « Aujourd'hui, le « risque vieillesse » est devenu une certitude » ? Justifiez.3) Comment expliquer que lespérance de vie à la naissance des femmes soit de 83 ans alors que lespérance de vie à 65 ans des femmes est de 19,5 ans (ce qui fait 84,5 ans !) ?
4) Quest-ce que le baby-boom ?
5) Quelles sont les conséquences de ce phénomène démographique sur le financement des retraites ?
6) Expliquez la phrase soulignée.
Document polycopié n°3 : Nombre dactifs pour chaque inactif de 60 ans ou plus
Source : HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1092/ip1092.html"projections de population active 2006-2050, Insee.
Présentez linformation apportée par la donnée de 1970, puis de 2050.
Utilisez le document polycopié n°3 pour justifier la phrase soulignée du document polycopié n°2.
Document polycopié n°4 Travail féminin, ce qui a changé
La présence des femmes dans le monde du travail nest évidemment pas nouvelle. Les femmes ont toujours travaillé, en France comme partout ailleurs. Mais dans la période récente, les formes et le volume de cette activité se sont considérablement modifiés. Depuis le début des années 1960, on assiste à une croissance continue et soutenue du nombre de femmes actives. (
) Cette croissance est sous-tendue par deux évolutions majeures : la salarisation de la main-duvre féminine, la continuité des trajectoires professionnelles des femmes. (
)
Le mouvement de salarisation, qui affecte lensemble des actifs, a été plus rapide et plus important pour les femmes que pour les hommes. Laccélération, là encore, date du début des années 1960. En France, depuis 1975, les femmes sont, en proportion, plus salariées que les hommes. En 2002, 92 % des femmes actives sont salariées, contre 87 % des hommes. (
) Au-delà des statistiques, cette donnée contribue à transformer le statut de lemploi féminin dans la société. (
) La salarisation a, pour les femmes, des implications qui vont bien au-delà de lunivers professionnel : pour les femmes salariées, le statut professionnel ne dépend plus du statut dépouse. Professionnellement, les femmes salariées ne sont plus « femmes de » (commerçant, artisan, agriculteur). (
) Cest une modification du statut social : le salariat, pour elles, est synonyme dautonomie professionnelle et familiale. Dans lhistoire de lactivité féminine, la nouveauté nest donc pas le travail qui, sous des formes diverses, a toujours existé, mais lemploi salarié. (
)
La seconde mutation touche aux comportements dactivités féminins. De ce point de vue, les choses ont fondamentalement changé : désormais, la majorité des femmes, en France, cumulent activité professionnelle et vie familiale. Au début des années 1960, les taux dactivité des femmes de 25 à 49 ans étaient de 40 % ; aujourdhui, ils sétablissent autour de 80 %. Il sagit là dune transformation radicale du rapport à lemploi et, au-delà, du rapport des femmes à lagencement des projets familiaux et professionnels. La majorité des femmes, aujourdhui, ne sarrêtent pas de travailler lorsquelles ont des enfants. La fin de la discontinuité des trajectoires professionnelles des femmes marque ainsi une véritable rupture par rapport aux normes sociales antérieures. Elle témoigne également dune homogénéisation des comportements dactivité masculins et féminins qui na fait que saccentuer dans les dernières années. Entre 25 et 49 ans, les taux dactivité des hommes et des femmes se rapprochent jusquà se confondre presque.
Margaret MARUANI, Activité, précarité, chômage : toujours plus ?, Revue de lOFCE n°90, 2005
Donnez des exemples dactifs qui ne sont pas salariés.
Déduisez en la signification du terme « salarisation »
Résumez la thèse du paragraphe 2 ?
Quelle est lidée principale du paragraphe 3 ?
Document polycopié n°5 Taux d'emploi des travailleurs âgés de 55 à 64 ans
En %
2007
Allemagne
51,5
Espagne
44,6
France
38,3
Italie
33,8
Royaume-Uni
57,4
Suède
70
Union Européenne (27 pays)
44,7
Source : Insee, Eurostat. Avril 2008. 1. Présentez linformation apportée par la donnée entourée
2. Comparez la situation de la France à celle des autres pays de lUnion Européenne.
Exercice polycopié n°4 : Complétez le texte ci-après à laide des termes suivants facteurs démographiques, comportements dactivité, totale, taux dactivité
Lévolution de la population active dépend de lévolution de la population
... Cette dernière est déterminée par des
... Parmi la population en âge de travailler, seule une partie est active. Ce pourcentage sappelle le
. Il est influencé par les
..
Doc polycopié n°6 : La réforme des retraites mise en place en France en 2003 (dite réforme « Fillon »)
Durée de cotisationDici 2012, la durée de cotisation est portée à 41 ans (contre 40 ans auparavant).
Elle augmentera ensuite en fonction de lallongement de lespérance de vieAge de départLâge légal de départ à la retraite reste de 60 ans
Sous certaines conditions, les salariés ayant commencé à travailler à lâge de 14 ans ou de 15 ans peuvent partir avant 60 ans en retraiteDécoteA partir de 2013, sappliquera une décote de 5% par année de cotisation manquante.
(le retraité qui aura cotisé une année de moins que la durée de cotisation prévue touchera une pension de 5% inférieure, celui qui aura cotisé 2 années de moins touchera 10% de moins etc
)Joëlle finit ses études à 22 ans. A quel âge pourra-t-elle percevoir une pension de retraite complète ?
Supposons que Joëlle décide finalement de prendre sa retraite à 60 ans. Calculez la pension quelle percevra sachant quelle aurait au le droit à une pension de 1.000¬ euros par mois si elle avait cotisé 41 ans.
Expliquez pourquoi l allongement de la durée de cotisation est une solution au problème de financement des retraites.
Exercice polycopié n°5 à réaliser à partir du document 6 p.99 (nomenclature des PCS). Avant de commencer lexercice, lire le document 5 p.98 et le 1) de la synthèse du chapitre p.106.
A) Questions sur les critères de classification permettant de distinguer les groupes socioprofessionnels
1) Quel est le critère commun aux groupes socioprofessionnels 1 et 2 et à la CSP 31 qui les différencie des autres groupes ou CSP ?
2) En analysant les CSP et exemples de professions des groupes socioprofessionnels 3, 4, 5 et 6, trouvez les critères qui permettent de rapprocher les groupes 5 et 6 et qui les distinguent des groupes 3 et 4.
3) Indiquez le critère qui permet de distinguer les groupes socioprofessionnels 5 et 6.
4) Quel est le critère qui permet de distinguer les groupes socioprofessionnels 1 et 2 ?
B) Questions sur les critères de classification qui permettent de distinguer au sein dun groupe socioprofessionnel les différentes CSP
5) Hormis le critère de la qualification, quel est le critère qui permet de distinguer les CSP 62 et 68 ?
6) Quel est le critère qui permet de distinguer les CSP 33 et 37?
7) Quel critère permet de distinguer les CSP 11 et 13 ? Même question pour les CSP 21-22 par rapport à la CSP 23 ?
C) Questions sur lobjectif dhomogénéité sociale.
8) Indiquez quel est le critère commun entre la CSP 31 et le groupe 2. Puis, montrez que ce même critère distingue la CSP 31 des autres CSP du groupe 3.
9) Malgré votre constatation de la question précédente, la CSP 31 appartient bien au groupe 3. Justifiez le choix des créateurs de la nomenclature en vous fondant sur lobjectif dhomogénéité sociale.
10) Placeriez-vous un cadre qui vient de perdre son emploi avec les autres sans-emploi (ouvrier au chômages, membre des professions intermédiaires au chômage, etc.) ? Ou trouveriez-vous préférable de le mettre avec les cadres ayant un emploi ? Justifiez votre choix en vous fondant sur lobjectif dhomogénéité sociale.
11) Pourquoi a-t-on créé une CSP particulière (81) pour les chômeurs nayant jamais travaillé ? Pourquoi ne pas les avoir classés selon le même principe que les chômeurs qui ont déjà travaillé ?
Exercice polycopié n°6 A réaliser avec la grille du document 6 p.99 sous les yeux.
1) Voici une série de professions telles quelles figurent dans la grille des PCS. Indiquez, pour chacune dentre elles, à quel groupe socioprofessionnel elle appartient.
1. Standardistes, téléphonistes !
2. Conducteurs de taxi (propriétaire de son taxi) !
3. Salarié d un salon de coiffure !
4. Caissiers de magasins!
5. Professeurs agrégés et certifiés de l enseignement secondaire !
6. Manutentionnaires non qualifiés !
7. Ouvriers agricoles sans spécialisation particulière !
8. Infirmiers !
9. Magistrats !
10. Techniciens d étude et de développement en informatique !
11. Ingénieurs et cadres d étude, recherche et développement en informatique!
12. Médecins salariés non hospitaliers !
13. Fleuristes (de 0 à 9 salariés) !
14. Eleveurs (1 hectare) !
2) Trouvez les critères communs aux différentes professions que vous avez regroupées dans chacun des groupes socioprofessionnels. Par exemple, si vous trouvez trois professions qui appartiennent à un même groupe, indiquez les points communs qui permettent d expliquer qu elles soient toutes dans celui-ci.
Document polycopié n°7
Salaires mensuels nets pour les postes à temps complet selon la catégorie sociale
Cadres
3 997¬
Professions intermédiaires
2 017¬
Employés
1 391¬
Ouvriers
1 459¬
Source : Insee, DADS. Année des données : 2007
1) Pourquoi n a-t-on pas indiqué les groupes socioprofessionnels 1 et 2 dans ce tableau ?
2) Le montant des pensions de retraite étant proportionnel aux salaires perçus par le salarié lorsquil était actif, que pouvez-vous en conclure sur le montant des pensions perçu par les ouvriers et celui perçu par les cadres ?
3) Quen conclure sur lallongement de la période de cotisation ? Est-il juste quelle soit la même pour tout le monde ?
Exercice polycopié n°7
1) Complétez le schéma ci-dessous.
SHAPE \* MERGEFORMAT
2) Indiquez la principale exception au classement réalisé dans ce schéma.
Document 8 p. 101 (questions)
1) Faites une phrase avec le 8,5 en rouge sans utiliser lexpression « probabilité ».
2) Faites une phrase avec le 23 en rouge sans utiliser lexpression « espérance de vie ».
3) En comparant les catégories « cadres et professions intellectuelles supérieures » et « ouvriers », montrez que la durée pendant laquelle les uns et les autres percevront une pension de retraite est très différente.
Expliquez à partir des documents polycopiés 9 à 13 linégalité despérance de vie observée entre cadres et ouvriers. Vous illustrerez votre propos dau moins une donnée chiffrée extraite de chaque document. Votre réponse doit faire au minimum une feuille.
Document polycopié n°9
Consultation au cours des 12 derniers mois
dun médecin généraliste
dun médecin spécialiste
dun dentiste
Agriculteurs exploitants
78,2
42,3
49,7
Artisans, commerçants, chefs dentreprise de plus de 10 salariés
78,0
52,8
50,8
Cadres et professions intellectuelles supérieures
77,7
63,0
60,1
Professions intermédiaires
85,2
62,1
56,8
Employés
85,6
63,4
53,6
Ouvriers
80,1
45,4
47,2
HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATSOS06215&tab_id=449" Insee, Enquête permanente sur les conditions de vie 2003.
Champ : France métropolitaine, individus âgés de 15 ans et plus
Document polycopié n°10
Proportion de salariés exposés à des produits cancérogènes
Cadres
3.3 %
Professions intermédiaires
11.1 %
Employés administratifs
1.3 %
Employés de commerce et de services
5.3 %
Ouvriers qualifiés
30.9 %
Ouvriers non qualifiés
22.5 %
HYPERLINK "http://www.travail.gouv.fr/publications/picts/titres/titre2504/integral/2005.07-28.1.pdf" Premières synthèses de la Dares, juillet 2005Document polycopié n°11
Document polycopié n°12
Fumeurs réguliers (au moins une cigarette par jour) par catégorie socioprofessionnelle en 2003(en %)HommesFemmesAgriculteurs exploitants19,55Artisans, commerçants, chefs dentreprise de plus de 10 salariés32,922,9Cadres et professions intellectuelles supérieures23,820,9Professions intermédiaires38,227,8Employés41,930,7Ouvriers48,530,5Insee. Champ : ensemble de la population de plus de 18 ans.
Document polycopié n°13
INRA sciences sociales, n°1, juin 2005.
Thème n°1 lemploi
Chapitre 1. Comprendre le débat sur les retraites
Introduction : Le débat sur les retraites, un sujet sensible
Document polycopié n°1 Âge de la retraite : un sujet pour 2012, selon Fillon
INCLUDEPICTURE "http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/16/c184c478-5a3d-11de-b534-eaa7a99f54cc.jpg" \d
Brice Hortefeux et François Fillon à la sortie du Conseil des ministres le 15 avril dernier.La question, soulevée par Brice Hortefeux, «n'est pas taboue», assure le premier ministre.
INCLUDEPICTURE "http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" \d L'entourage de Brice Hortefeux cherchait lundi à éteindre l'incendie que ce dernier avait allumé la veille. Bien malgré lui, assurent ses proches. Le ministre du Travail a évoqué l'Allemagne qui va relever d'ici à trente ans l'âge de la retraite, pour le porter à 67 ans. Il l'a citée comme «une piste» régulièrement avancée par les experts pour sauver l'Assurance-vieillesse, au même titre que l'allongement de la durée de cotisation ou la baisse des pensions - cette dernière possibilité étant implicitement exclue par le ministre. «Il n'y a pas 36 solutions», résume Brice Hortefeux, même s'il laisse de côté une autre voie classique : la hausse des cotisations.
Quoi qu'il en soit, les syndicats, hostiles au report de l'âge de la retraite - à l'exception de la CFE-CGC, prête à examiner l'idée sous condition -, ont rapidement dégainé. «On parle des retraites, un autre sujet que le sujet social d'aujourd'hui, comme si on faisait diversion», soupçonne François Chérèque. La CFDT demande au ministre d'ouvrir plutôt le dossier de la pénibilité au travail, comme il l'a promis. Même attente de Bernard Thibault (CGT), qui accuse Brice Hortefeux de reprendre « la position du Medef ». Le patronat avait tenté de fixer à 61 ou 62 ans l'âge de la retraite lors des négociations sur les pensions complémentaires (Agirc-Arrco), en début d'année. Faute d'y parvenir, il avait obtenu des syndicats qu'ils cosignent un appel à rouvrir le dossier des retraites dès 2010, alors que la prochaine «clause de revoyure» est fixée par la loi en 2012.
Ouvrir le débat
Brice Hortefeux, qui n'avait d'abord pas saisi cette perche, a fait référence dimanche à 2010. Mais là aussi, son entourage nuance : il s'agirait surtout d'ouvrir le débat, de faire mûrir les esprits
en vue de la présidentielle de 2012. Une position «raccord» avec celle de François Fillon. «Dans tous les pays européens, on repousse l'âge légal de la retraite. Cette question n'est pas taboue », a assuré hier le premier ministre. Mais pour redire aussitôt qu'il faudrait trancher «dans le cadre d'une élection présidentielle ou législative». Débat clos. À moins, comme l'y pousse Bercy, que Nicolas Sarkozy le rouvre lundi, devant le Parlement.
O. A. - Le Figaro - 16/06/2009
Une proposition d'un membre du gouvernement fait polémique : quelle est-elle ?
Il sagirait daugmenter lâge légal de départ en retraite actuellement de 60 ans. Certains pays européens comme lAllemagne ont par exemple relevé cet âge à 67 ans !
Qu'est qu'un syndicat ? Quelle est dans l'ensemble leur position face à cette proposition ?
Un syndicat est un regroupement de salariés destiné à défendre leurs intérêts auprès de leurs employeurs.
Ils sont opposés à cette proposition qui ne va pas dans le sens de lintérêt des salariés quils représentent.
Qu'est-ce que le MEDEF ? Quelle est sa position sur cette réforme ?
Le MEDEF est une organisation regroupant les patrons et qui défend leurs intérêts.
Le MEDEF est favorable à cette réforme.
Problématique : Pourquoi certains proposent-ils une réforme du système de retraites ? La solution consistant à reculer lâge de la retraite est-elle lunique solution ? Ce qui suppose de savoir :
Comment fonctionne le système de retraites ?
Quelles sont les difficultés quil rencontre ?
Quelles sont les possibilités dy faire face ?
I) Les ressources du système de retraites par répartition proviennent de la population active
A) Le principe de fonctionnement du système de retraite français
Demander aux élèves.
SHAPE \* MERGEFORMAT
Synthèse : Le système de retraites français est un système par répartition, dans lequel les cotisations sociales provenant des actifs daujourdhui permettent de financer les pensions des retraités daujourdhui. Mais quentend-on précisément par population active ?
B) La population active
1) Distinguer actifs et inactifs
Nous allons voir que certains thèmes utilisés en SES nont pas le même sens que celui quon leur donne dans le langage courant. Il en va ainsi des notions dactivité et dinactivité.
Découvrir p.64
Valérie achève la rédaction de sa dissertation. Romain enfourne la tarte aux courgettes prévue pour le dîner. Malika oriente les visiteurs de l'exposition vers la salle qui les intéresse. Fred collecte des vêtements pour une organisation de bienfaisance.
À leur manière, tous les quatre « travaillent ». Mais une seule, Malika, est active, au sens économique du terme. Pourquoi elle et pas les autres? Parce que son activité est rémunérée et contribue à la production économique. La population active est définie comme l'ensemble des personnes qui exercent une activité professionnelle rémunérée ou qui en cherchent une. Notion économique, la population active mesure le nombre de personnes qui contribuent ou souhaitent contribuer à la production.
Le nombre d'actifs ainsi défini dépend de la population totale, mais aussi du taux d'activité, rapport du nombre d'actifs à la population totale. Or, tout le monde n'est pas actif : une personne peut poursuivre des études, avoir une activité bénévole, s'occuper de son foyer, être à la retraite.
Ce taux dépend de règles sociales, de lois (on doit en général partir à la retraite à 65 ans, par exemple), de la vision que la société a des différents âges (l'âge auquel on juge normal que les jeunes arrêtent leurs études, par exemple) ou la plus ou moins grande facilité à trouver un emploi.
1) Dans quel sens peut-on dire que les quatre personnes citées dans le texte travaillent ? Pourquoi, dans ce cas, ne sont-elles pas toutes comptabilisées comme actives ?
Dans les quatre cas, il sagit dune activité qui nécessite un effort (tripalium) et dont résulte une production. En ce double sens, les quatre personnes travaillent.
Mais elles ne sont pas toutes comptabilisées comme actives car certaines ne résultent pas du recours à un travail rémunéré.
Le travail des actifs est rémunéré, ce qui nest pas le cas pour trois de ces personnes.
2) Comment peut-on qualifier le travail de Valérie ? Celui de Romain ? Celui de Fred ?
Valérie fait son travail scolaire. Cest de la formation. Romain cuisine pour sa famille : cest un travail domestique. Fred travaille gratuitement pour une organisation non commerciale : cest du bénévolat.
3) Quelle différence peut-on faire entre emploi et travail ?
Le terme demploi correspond au travail des actifs. Il est moins large que la notion de travail.
La rémunération de lactivité exercée et le fait quelle soit déclarée permet de distinguer lemploi du travail et donc de distinguer actifs et inactifs.
Lemploi est soumis à réglementation, il est notamment encadré par le droit du travail. Par ailleurs, il offre certains droits, comme le droit à la protection sociale grâce au versement de cotisations sociales.
Plusieurs remarques :
Dans le sens courant, être actif signifie avoir plein de choses à faire : lire, jouer, courir, réfléchir, faire du sport ... un retraité qui pêche à la ligne s'adonne à une activité (la pêche à la ligne), le lycéen qui fait ses devoirs aussi.
En sciences économiques et sociales, la notion d'activité a un autre sens, plus étroit : on parle d'activité mais l'on veut dire "activité rémunérée". Dans ce sens-là, le retraité n'est pas actif, le lycéen non plus : ils ne reçoivent aucun paiement en échange de ce qu'ils font.
Les activités même les plus utiles ne sont reconnues socialement que si elles sont rémunérées.
Une étude de lInsee a montré que le temps total passé par les Français au travail domestique était plus important que celui consacré au travail rémunéré. Femme au foyer : en moyenne 70 heures de travail / semaine. Cest un travail socialement utile, mais qui nest pas reconnu comme tel : elle nen reçoit pas de rémunération directe. De même pour le bénévolat.
Notons qu'une même action individuelle (par exemple tondre le gazon devant une maison) peut relever d'une activité économique ou pas. Si je tonds le gazon devant chez moi, je ne reçois aucun paiement, donc cela ne fait pas de moi un actif. Si par contre je suis ouvrier paysagiste et que l'entreprise m'a envoyé tondre le gazon d'un client, je serai payé pour cela : je suis actif. Ce nest donc pas la nature de lactivité qui fait lactif, mais le fait quelle soit rémunérée.
Au cours de la journée, chaque individu peut être tout à tour actif ou inactif, en fonction de ce qu'il fait à chaque instant (un employé qui rentre chez lui après sa journée de travail est inactif). Mais pour distinguer actifs et inactifs, on retient l'occupation principale des individus, ce à quoi ils passent le plus clair de leur temps, on peut alors classer globalement la population en deux. Dans chaque pays, la population totale se répartit donc entre actifs et inactifs.
On sait donc déjà que lensemble des personnes qui exercent une activité rémunérée et déclarée font partie de la population active.
Mais on va voir quil faut inclure une autre catégorie pour aboutir à la définition de la population active.
4) Daprès la définition de la population active donnée dans le texte, un chômeur est-il considéré comme un actif ?
On ne peut être considéré comme chômeur que si lon cherche un emploi. Par conséquent, un chômeur répond forcément à cette définition « ensemble des personnes qui exercent une activité professionnelle rémunérée et déclarée (emploi) ou qui en cherchent une ».
Explication de la convention selon laquelle les chômeurs sont actifs.
Le fait de définir les chômeurs comme des actifs repose sur lidée selon laquelle la population active doit mesurer la quantité de travail disponible pour une économie à un moment donné.
Les chômeurs représentent une main-duvre potentielle. Si léconomie était susceptible de leur offrir un emploi, ils pourraient participer à la production économique. Malheureusement, ce nest pas le cas.
Pour être active, une personne doit participer à la production économique (obtenue en utilisant du travail rémunéré) ou chercher à y participer (chômeurs).
La différence avec un inactif est que le chômeur veut exercer un emploi et en recherche un. Linactif lui ne souhaite pas exercer demploi.
Définition de la population active
Synthèse : distinction travail/emploi (rémunération de lactivité) et distinction actif/inactif (activité professionnelle rémunérée ou à la recherche de celle-ci). Chômeur car main-duvre disponible pour la production économique.
Exercice polycopié n°1 :
À partir des informations fournies, dites si les personnes suivantes sont actives ou inactives :ActifInactifKarim, élève de secondeDorothée, infirmièreAïssa, bénévole aux restos du coeurGrégoire, ingénieur agronomeMax, professeur à la retraiteSoisic, mère au foyer de 4 enfantsKery, rappeur professionnelAmel, monitrice déquitationJules, étudiant en physiqueMaïmouna, étudiante en histoire qui travaille le week-end dans une pizzeriaAnaïs, caissière à temps partiel chez CarrefourYann, intérimaire, en mission de 5 semaines dans une entreprise du bâtimentYoussouf, cumule les petits boulots dans le bâtiment au noir Wilfried, tennisman professionnel 8ème mondial
2) La répartition de la population française entre actifs et inactifs
Exercice polycopié n°2 : Composition de la population française
Présentez linformation apportée par la donnée soulignée (population totale)
Daprès lInsee, en France, en 2009, le pays comptait 62 449 000 dhabitants.
Complétez le schéma en utilisant les termes suivants et en calculant leurs effectifs :
Chômeurs,
Population non en âge de travailler,
Inactifs en âge de travailler
Donnez deux exemples de personnes qui appartiennent à la catégorie « non en âge de travailler »
Collégiens, écoliers de moins de 15 ans.
Personnes âgées de plus de 65 ans.
Trouvez et indiquez les trois catégories appartenant à la population inactive en âge de travailler
Hommes ou femmes au foyer
Lycéens, étudiants de + de 15 ans.
Retraités de moins de 65 ans.
Vérifiez la relation : Population active + Population inactive = Population totale
Pop active + pop inactive en âge de travailler + pop non en âge de travailler = 28 650 + 11 931 + 21 868
= 62 449
Complétez les formules par lun des termes suivants : population active occupée ; population inactive ; population totale ; chômeurs.
Population active totale population active occupée = chômeurs
Population totale population active = population inactive
Population active + population inactive = population totale
Population active totale chômeurs = population active occupée
Calculez
- la part d'actifs parmi la population en âge de travailler ;
- la part de chômeurs parmi les actifs ;
- la part d'actifs occupés parmi la population en âge de travailler.
Part dactifs dans la population en âge de travailler = 28 650 / 40 581 = 0,7059 soit 70,6%
Part de chômeurs dans la population active = 2 475 / 28 650 = 0,0863 soit 8,6%
Part d'actifs occupés parmi la population en âge de travailler = 26 175 / 40 581 = 0,6450 soit 64,5%
Nommez ce que vous avez calculé : parmi ces trois %, lequel s'appelle :
le taux d'emploi ?
le taux d'activité ?
le taux de chômage ?
Part dactifs dans la population en âge de travailler = taux dactivité
Part de chômeurs dans la population active = taux de chômage
Part d'actifs occupés parmi la population en âge de travailler = taux demploi
Taux dactivité global = population active / population totale
Souvent on prend la population totale des 15-65 ans (population en âge de travailler) ; on peut aussi prendre la population totale (permet destimer le ratio de dépendance démographique) ou uniquement la population des plus de 15 ans.
On peut calculer des taux dactivité catégoriels
Taux dactivité des femmes = total des femmes actives / population totale des femmes
Taux dactivité des 15-24 ans = total des actifs de 15-24 ans / population totale des 15-24 ans
Taux de chômage = chômeurs / population active
Taux demploi = actifs occupés sur population en âge de travailler
D'après vos calculs, peut-on dire que :
- Près de 9 personnes sur 100 sont au chômage en France en 2009 ?
- Environ les deux tiers des personnes en âge de travailler ont un emploi en 2009 ?
- 6 personnes sur 10 en âge de travailler sont actives en 2009 ?
Non, près de 9 actifs sur 100 sont au chômage.
Oui.
Oui.
3) Origine et fonction des cotisations sociales
Exercice Polycopié n°3 : Cotisations sociales, salaire brut, salaire net
Montant
Salaire brut
1 338 ¬
Cotisations sociales salariales *
290 ¬
Cotisations sociales patronales **
65 ¬
Salaire net perçu par le salarié
¬
Coût total du travail pour l'employeur
¬
Ci-contre la fiche de paie simplifiée de Julien, rémunéré au SMIC (sur une base de 35H par semaine, valeur du SMIC au 1er juillet 2009)
* y compris CSG-CRDS, source : ministère de lEmploi de la cohésion sociale et du logement décret n° 2009-800 du 24 juin 2009
** source : simulateur URSSAFQuest-ce quun salaire brut ?
Rémunération dun salarié avant déduction des cotisations sociales salariales.
Complétez les 2 dernières lignes du tableau
Salaire net = salaire brut cotisations sociales salariales = 1 338 290 = 1 048¬
Coût total du travail pour l employeur = salaire net + cotisations sociales salariales + cotisations sociales patronales = 1 048 + 290 + 65 = 1 403¬
Déduisez-en des définitions de « salaire net » et de « coût du travail »
Salaire net = salaire après déduction des cotisations sociales salariales. Cest le salaire qui est perçu directement par le salarié sur son compte en banque.
Coût du travail = ensemble des versements dun employeur pour lemploi des salariés = salaire brut + cotisations sociales patronales
Quadvient-il du salaire net de Julien si
- les cotisations sociales patronales augmentent ?
- les cotisations sociales salariales augmentent ?
La hausse des cotisations sociales patronales na aucun impact sur le salaire net.
Laugmentation des cotisations sociales salariales entraîne une diminution du salaire net.
Quadvient-il du coût du travail de lemployeur de Julien si
- les cotisations sociales patronales augmentent ?
- les cotisations sociales salariales augmentent ?
Si les cotisations sociales patronales augmentent, le coût du travail augmente.
Si les cotisations sociales salariales augmentent, cela na pas dimpact sur le coût du travail car il est probable que lemployeur répercutera cette hausse en baissant dautant le salaire net.
Remarque : La hausse des cotisations sociales salariales et patronales est une des solutions pour faire face au problème de financement des retraites. Pourtant le document polycopié n°1 nous indique que Brice Hortefeux, le ministre du travail, écarte demblée cette solution, comme tous ses prédécesseurs depuis 15 ans.
Argument des dirigeants opposés à cette hausse : cela accroîtrait le coût du travail et risque de fragiliser certaines entreprises qui seraient alors plus réticentes à embaucher.
Argument de ceux qui seraient favorables à cette hausse (plutôt des syndicats ou des partis de gauche) : il est possible daugmenter progressivement ces cotisations de manière à ce que cela ne pénalise pas trop les entreprises.
Synthèse : Le travail rémunéré des actifs permet le prélèvement de cotisations qui financent la protection sociale. Pour les actifs salariés, les cotisations représentent une fraction de leur salaire brut. Elles sont payées à la sécurité sociale à la fois par les salariés et leurs employeurs. Elles permettent de financer la couverture de certains risques encourus par les salariés : vieillesse, maladie, chômage, maternité
II) Les difficultés de financement du système de retraite
A) Limpact de la démographie : le vieillissement de la population
1) Les causes du vieillissement
Document polycopié n°2 Évolutions démographiques et financement des retraites
Toutes les réformes des retraites menées récemment ont été justifiées par le vieillissement de la population. De quoi s'agit-il ? Pourquoi cela oblige-t-il à réformer les retraites ? En quoi cette évolution limite-t-elle les solutions envisageables ?
La population des pays européens vieillit, et cela pour trois raisons : l'allongement de la durée de vie, l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du baby-boom et la réduction du nombre des naissances.
Au moment où ils ont été créés, seulement un tiers des assurés bénéficiaient effectivement de leur régime de retraite (les autres étant décédés avant de partir en retraite) et ils le faisaient seulement pour quelques années. Aujourd'hui, le « risque vieillesse » est devenu une certitude, presque tous les citoyens étant amenés à vivre en retraite pendant une, deux, voire trois décennies. L'espérance de vie pour les personnes âgées de 65 ans en Europe est de 15,5 ans pour les hommes et de 19,5 ans pour les femmes. L'espérance de vie à la naissance en France est parmi les plus élevées d'Europe : 83 ans pour les femmes et 75 ans pour les hommes. L'allongement de la durée de vie s'accroît de l'ordre d'un trimestre tous les ans. Les Européens devraient donc vivre plusieurs années de plus dans les décennies qui viennent (au moins quatre ou cinq ans de plus d'ici à 2050), ce qui, à législation inchangée, représente une augmentation des dépenses de retraites de 25 à 30%.
En outre, le poids des personnes âgées dans la population est renforcé par le départ en retraite (entre 2005 et 2010 suivant l'âge de départ légal en retraite) des générations du baby-boom, nées entre 1945 et 1970. Elles ont constitué des classes actives nombreuses, donc un nombre élevé de personnes cotisant pour les retraites et vont désormais venir gonfler le nombre de retraités. Cette arrivée du papy-boom est susceptible elle aussi d'augmenter de 25 à 30 % les dépenses de retraite dans les vingt-cinq années suivant 2010.
Au total, les effets de l'allongement de la durée de vie et du départ en retraite des générations du baby-boom devraient engendrer d'ici 2050 une croissance des dépenses de retraite (...).
Dans le même temps, du fait de la diminution du nombre des naissances depuis les années 1970, le nombre de personnes qui travaillent pour financer les retraites va peu à peu diminuer. Les cotisants actifs être de plus en plus rares alors même que les retraités vont se multiplier, et qu'ils vont vivre de plus en plus longtemps. Le problème démographique des retraites provient donc d'un déséquilibre croissant entre le nombre d'actifs (qui payent les cotisations sociales) et le nombre de retraités (qui en bénéficient).
Bruno Palier, « La réforme des retraites », collection Que sais-je?, 2003
Complétez le schéma suivant :
SHAPE \* MERGEFORMAT
Pourquoi lauteur peut-il dire « Aujourd'hui, le « risque vieillesse » est devenu une certitude » ? Justifiez.
Aujourdhui la plupart des individus atteindront lâge de la retraite en raison de lallongement de la durée de vie. De plus, ils vivront longtemps à la retraite. Donc si les retraites nexistaient pas, la plupart des personnes âgées seraient en difficulté financièrement nayant aucune autre source de revenu. Le système de retraite est donc plus nécessaire que jamais.
Au moment où le système de retraite a été créé, seul un individu atteignait lâge de la retraite et ils décédaient souvent quelques années après être partis à la retraite. Donc, le risque vieillesse était moins certain.
Comment expliquer que lespérance de vie à la naissance des femmes soit de 83 ans alors que lespérance de vie à 65 ans des femmes est de 19,5 ans (ce qui fait 84,5 ans !) ?
Dans lespérance de vie à 65 ans, on ne tient pas compte de toutes les femmes étant décédées avant 65 ans.
Quest-ce que le baby-boom ?
Explosion des naissances étant intervenu après la Seconde Guerre mondiale jusquaux années 60.
Quelles sont les conséquences de ce phénomène démographique sur le financement des retraites ?
Les générations nées pendant le baby-boom étaient très nombreuses. Or, ces individus arrivent aujourdhui à la retraite. Cela fait donc beaucoup plus de pensions de retraites à verser, ce qui accroît les dépenses.
Expliquez la phrase soulignée.
Les recettes du système de retraite proviennent des actifs qui cotisent.
Les dépenses dépendent du nombre de pensions de retraites à verser, donc du nombre de personnes à la retraite.
Or, le nombre dactifs a tendance à stagner, alors que le nombre dinactifs âgés lui va augmenter fortement dans les années à venir. Les dépenses augmentent donc plus vite que les recettes, doù le déséquilibre financier.
2) Les effets sur le rapport cotisants/inactifs
Document polycopié n°3 : Nombre dactifs pour chaque inactif de 60 ans ou plus
Source : HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1092/ip1092.html"projections de population active 2006-2050, Insee.
Présentez linformation apportée par la donnée de 1970, puis de 2050.
Daprès lInsee, en France, en 1970, on avait 3 actifs pour un retraité. En 2050, on naura plus que 1,4 actif pour 1 retraité.
Utilisez le document polycopié n°3 pour justifier la phrase soulignée du document polycopié n°2.
Les cotisations de 1,4 actif ne seront pas suffisantes pour financer la pension dun retraité. Doù les problèmes de financement.
Voir TD sur les taux de variation
B) Limpact des comportements dactivité
1) Un développement de lactivité féminine moins dynamique aujourdhui
Document polycopié n°4 Travail féminin, ce qui a changé
La présence des femmes dans le monde du travail nest évidemment pas nouvelle. Les femmes ont toujours travaillé, en France comme partout ailleurs. Mais dans la période récente, les formes et le volume de cette activité se sont considérablement modifiés. Depuis le début des années 1960, on assiste à une croissance continue et soutenue du nombre de femmes actives. (
) Cette croissance est sous-tendue par deux évolutions majeures : la salarisation de la main-duvre féminine, la continuité des trajectoires professionnelles des femmes. (
)
Le mouvement de salarisation, qui affecte lensemble des actifs, a été plus rapide et plus important pour les femmes que pour les hommes. Laccélération, là encore, date du début des années 1960. En France, depuis 1975, les femmes sont, en proportion, plus salariées que les hommes. En 2002, 92 % des femmes actives sont salariées, contre 87 % des hommes. (
) Au-delà des statistiques, cette donnée contribue à transformer le statut de lemploi féminin dans la société. (
) La salarisation a, pour les femmes, des implications qui vont bien au-delà de lunivers professionnel : pour les femmes salariées, le statut professionnel ne dépend plus du statut dépouse. Professionnellement, les femmes salariées ne sont plus « femmes de » (commerçant, artisan, agriculteur). (
) Cest une modification du statut social : le salariat, pour elles, est synonyme dautonomie professionnelle et familiale. Dans lhistoire de lactivité féminine, la nouveauté nest donc pas le travail qui, sous des formes diverses, a toujours existé, mais lemploi salarié. (
)
La seconde mutation touche aux comportements dactivités féminins. De ce point de vue, les choses ont fondamentalement changé : désormais, la majorité des femmes, en France, cumulent activité professionnelle et vie familiale. Au début des années 1960, les taux dactivité des femmes de 25 à 49 ans étaient de 40 % ; aujourdhui, ils sétablissent autour de 80 %. Il sagit là dune transformation radicale du rapport à lemploi et, au-delà, du rapport des femmes à lagencement des projets familiaux et professionnels. La majorité des femmes, aujourdhui, ne sarrêtent pas de travailler lorsquelles ont des enfants. La fin de la discontinuité des trajectoires professionnelles des femmes marque ainsi une véritable rupture par rapport aux normes sociales antérieures. Elle témoigne également dune homogénéisation des comportements dactivité masculins et féminins qui na fait que saccentuer dans les dernières années. Entre 25 et 49 ans, les taux dactivité des hommes et des femmes se rapprochent jusquà se confondre presque.
Activité, précarité, chômage : toujours plus ? Margaret MARUANI, Revue de lOFCE n°90, 2005
Donnez des exemples dactifs qui ne sont pas salariés.
Indépendants : artisans, médecins libéraux, etc.
Déduisez en la signification du terme « salarisation »
Augmentation de la part des salariés dans la population active.
Résumez la thèse du paragraphe 2 ?
Laccès des femmes au travail salarié a modifié leur statut dans la société. Elles y ont gagné une nouvelle autonomie et sont sorties de leur rôle unique de femme au foyer ou daide au travail du mari.
Remarque : les femmes ont toujours travaillé, cela na rien de nouveau. Ce qui est nouveau, cest le salariat. Elle ne travaille plus sous la dépendance de leur mari, mais à lextérieur (dans une entreprise ou une administration).
Quelle est lidée principale du paragraphe 3 ?
Les comportements dactivité féminins ont profondément changé. Les normes sociales ont changé quant au rôle de la femme dans la société. Evolution des mentalités : aujourdhui, aux yeux dune majorité de la population, une femme épanouie est une femme qui exerce un emploi. Le rôle de la femme au foyer est quelque peu dévalorisé.
On est passé du modèle du choix entre vie professionnelle et vie familiale, dans lequel une femme devait choisir entre se marier et avoir des enfants et exercer une activité professionnelle, au modèle du cumul où la plupart des femmes essaye de concilier les deux (donc elles cumulent vie professionnelle et vie familiale).
Aujourdhui, limmense majorité des femmes de 25 à 49 ans exercent une activité professionnelle.
Ce changement de comportement a, comme on la vu, permis déviter que la population active baisse à un moment où les taux dactivité masculins diminuaient fortement.
Evolution du droit :
Fin de la nécessité dobtenir laccord de son mari pour disposer dun compte séparé et exercer une activité professionnelle (1965).
Contraception libre et remboursée par la Sécurité sociale (1973)
Loi légalisant lavortement (1975).
( Evolution du droit concernant laccès des femmes à la sphère professionnelle, mais aussi concernant le droit à la contraception (permet de sortir de lunique rôle dévolu traditionnellement aux femmes : celui de mère). Droit des femmes à disposer de leur corps, de décider si elles veulent ou pas des enfants et à quel moment elles désirent les avoir. Cela bouscule la vision que la société a de la femme et que les femmes ont delles-mêmes, celle-ci nest plus alors considérée uniquement comme une mère. Lidée que les femmes peuvent avoir dautres rôles dans la société que celui de mère commence à sancrer dans les esprits et en particulier dans celui des femmes. Retarder le moment des premières naissances permet en outre aux femmes de prolonger leurs études et de sinsérer professionnellement avant de fonder une famille.
Hausse de la scolarisation féminine qui va leur permettre daccéder à la sphère professionnelle plus facilement. Travail des femmes : rentabiliser diplômes et acquérir des droits à la retraite (les femmes faisant des études de plus en plus longues, cela va faire naitre chez elle de nouvelles aspirations concernant légalité notamment dans la sphère professionnelle dans laquelle elles vont vouloir sinvestir.).
Lactivité professionnelle protège la femme en cas de divorce du risque de pauvreté. Indépendance financière.
Développement des emplois de services, secteur dans lequel on retrouve massivement les femmes. Développement du tertiaire en général (grandes distributions, emplois de bureaux
) et du secteur tertiaire public en particulier (infirmières, institutrices, administrations) que les femmes vont massivement investir.
Rappel taux dactivité
Document 3 p.65
7) Quel est le sens de lévolution des taux dactivité en France ?
Ils ont augmenté légèrement dans les années 60 et 70. Depuis, ils stagnent, voire diminuent légèrement.
Le taux dactivité des femmes a, lui, fortement augmenté à partir des années 60, ce qui a permis de compenser la baisse des taux dactivité masculin (due à lallongement des études et labaissement de lâge du départ en retraite).
8) Cette évolution semble-t-elle devoir se poursuivre ?
Si lon en croit la tendance de chaque courbe à devenir presque horizontale, il ne devrait pas y avoir de fortes évolutions à lavenir : la baisse du taux dactivité des hommes semble enrayée et la hausse ralentit chez les femmes.
La hausse des taux dactivité a facilité le financement des retraites durant les années 60-70. Ce nest plus le cas depuis.
Synthèse : pendant les années 60-70, la progression rapide de lactivité féminine a permis de compenser la baisse des taux dactivité masculins.
Mais les taux dactivité féminins semblent aujourdhui stabilisés, ce qui concourt à la détérioration du rapport cotisants/retraités.
2) La faiblesse du taux dactivité des séniors pèse sur le financement des retraites
Document polycopié n°5 Taux d'emploi
des travailleurs âgés de 55 à 64 ans
En %2007Allemagne51,5Espagne44,6France38,3Italie33,8Royaume-Uni57,4Suède70Union Européenne (27 pays)44,7Source : Insee, Eurostat. Avril 2008.
1. Présentez linformation apportée par la donnée entourée
Selon lInsee, dans les 27 pays de lUnion européenne, en 2007, sur 100 personnes âgées entre 55 et 64 ans, 44,7 exerçaient une activité professionnelle rémunérée.
2. Comparez la situation de la France à celle des autres pays de lUnion Européenne.
Le taux demploi des séniors est particulièrement faible en France par rapport aux autres pays européens. Il est par exemple inférieur de 32 points à celui de la Suède.
En cause, les mises en préretraite et les réticences des entreprises à embaucher des salariés âgés.
Exercice polycopié n°4 : Complétez le texte ci-après à laide des termes suivants facteurs démographiques, comportements dactivité, totale, taux dactivité
Lévolution de la population active dépend de lévolution de la population totale. Cette dernière est déterminée par des facteurs démographiques. Parmi la population en âge de travailler, seule une partie est active. Ce pourcentage sappelle le taux dactivité. Il est influencé par les comportements dactivité.
Synthèse : les facteurs de variation de la population active
SHAPE \* MERGEFORMAT
Le système de retraites devrait connaître un problème important de financement. En 2050, il devrait y avoir deux fois moins de cotisants par retraités quen 1970. Les explications sont à la fois démographiques (vieillissement de la population, natalité moins forte, immigration moins importante) et comportementales (les taux dactivité féminins ne progressent que très faiblement, les taux dactivité des jeunes et des seniors sont faibles). Quelles sont donc les solutions envisageables pour faire face au problème de financement des retraites ?
III) Les solutions face au problème de financement des retraites
A) La réforme Fillon de 2003 et lallongement de la durée de cotisation
Doc polycopié n°6 : La réforme des retraites mise en place en France en 2003 (dite réforme « Fillon »)
Durée de cotisation
Dici 2012, la durée de cotisation est portée à 41 ans (contre 40 ans auparavant).
Elle augmentera ensuite en fonction de lallongement de lespérance de vie
Age de départ
Lâge légal de départ à la retraite reste de 60 ans
Sous certaines conditions, les salariés ayant commencé à travailler à lâge de 14 ans ou de 15 ans peuvent partir avant 60 ans en retraite
Décote
A partir de 2013, sappliquera une décote de 5% par année de cotisation manquante.
(le retraité qui aura cotisé une année de moins que la durée de cotisation prévue touchera une pension de 5% inférieure, celui qui aura cotisé 2 années de moins touchera 10% de moins etc
)
Joëlle finit ses études à 22 ans. A quel âge pourra-t-elle percevoir une pension de retraite complète ?
63 ans si lespérance de vie naugmente pas dici là. Sinon, elle pourrait devoir cotiser pendant 42 ou 43 ans.
Remarque : si elle a interrompu par exemple pendant 5 ans pour élever son enfant, alors elle devra cotiser jusquà 68 ans pour avoir sa retraite à taux plein. En fait 66 ans, car un enfant compte comme une année de cotisation.
Supposons que Joëlle décide finalement de prendre sa retraite à 60 ans. Calculez la pension qu elle percevra sachant qu elle aurait au le droit à une pension de 1.000¬ euros par mois si elle avait cotisé 41 ans.
850¬ en raison des 15% de décote.
Expliquez pourquoi l allongement de la durée de cotisation est une solution au problème de financement des retraites.
Pour deux raisons :
Lune est mise en avant par les dirigeants politiques : cela permet daugmenter le nombre dactifs et de diminuer le nombre de retraités. Donc plus de cotisations et moins de dépenses pour payer les pensions puisque le temps passé par chaque individu à la retraite diminuera.
Lautre est dissimulée. Cela permet davoir des individus qui nauront pas le nombre suffisant dannées de cotisations. Ainsi, on leur appliquera la décote et le montant des pensions versées aux retraités va nécessairement diminuer ce qui réduit les dépenses.
Pour que la deuxième conséquence soit évitée, il faudrait que le taux dactivité des séniors augmente. Sinon, ils ne pourront travailler plus longtemps et ils subiront la décote. Le préalable à toute augmentation de la durée de cotisation semble donc de sattaquer au problème de lactivité des séniors.
B) Les alternatives à lallongement de la durée de cotisation
Exercice polycopié n°5
Essayez de retrouver à partir de lensemble du chapitre, les solutions alternatives à lallongement de la durée de cotisation ou le recul de lâge légal de départ en retraite. Pour chaque argument, essayez de vous mettre à la place dun dirigeant politique et dimaginer les mesures à mettre en uvre pour solutionner le problème de financement des retraites.
Vous privilégierez les passages suivants du cours :
schéma IA ;
IIB1 ;
IIB2 ;
Schéma de synthèse du II ;
IIIA.
Augmenter cotisations (schéma IA)
Augmenter taux demploi des femmes (IIB1) par exemple en facilitant la conciliation entre activité pro et vie familiale (places en crèche, congé parental alterné entre le père et la mère).
Activité des séniors (IIB2). Quotas ? Réduction de cotisations sociales pour les entreprises conservant leurs séniors ?
Schéma de synthèse du II :
Natalité
Immigration
Augmenter le taux demploi des jeunes.
En résumé, voici les solutions alternatives à lallongement de la durée de cotisation.
Agir sur les recettes :
Augmenter le taux demploi (augmenter le taux dactivité et baisser le taux de chômage car les chômeurs ne cotisent pas) :
Femmes ;
séniors ;
Jeunes.
Augmenter la population en âge de travailler : immigration (court terme), natalité (moyen terme).
Augmenter les salaires (lié à la croissance économique).
Augmenter le taux de cotisation.
Agir sur les dépenses en baissant les pensions. Déjà fait avec la décote en 2003 et les mesures Balladur de 1993.
Choix de société :
durée pendant laquelle les individus sont libérés de la sphère du travail ;
part des richesses consacrée aux pensions de retraite.
IV) Les inégalités face au droit à la retraite entre catégories socioprofessionnelles
Nous allons voir quen dehors du problème global du financement des retraites, la notion de pénibilité est au cur du débat. En effet, toutes les catégories ne profitent pas de leur retraite de la même façon.
Mais avant de sintéresser à ces inégalités, il nous faut dabord comprendre comment est construite la nomenclature des PCS.
Mais que désignent par exemple les termes de « cadres » et « douvriers » ? Comment ces catégories ont-elles été construites ? Quest-ce qui permet de classer un individu dans telle ou telle catégorie ?
La nomenclature des PCS (Professions et Catégories Socioprofessionnelles) est un outil mis au point par lInsee pour analyser la société française et les différents groupes qui la composent. Létude de lévolution de la structure de la population active permet de faire apparaître les transformations économiques et sociales à luvre dans notre société. De plus, cette nomenclature permet de faire apparaître certaines inégalités entre groupes sociaux.
Nomenclature = classement. Une première nomenclature en 1954, réformée en 1982, toilettée en 2003 et encore en vigueur aujourdhui.
Elle est utilisée pour certaines enquêtes de consommation, mobilité sociale, mortalité, ... Elle est également utilisée par de nombreux autres organismes démographiques ou sociologiques.
A) Objectif de la nomenclature et architecture globale
Objectif donnant la logique de construction : regrouper les individus dans des groupes socialement homogènes (conditions de vie à peu près similaires, comportements, goûts, opinions politiques relativement proches). Lobjectif des concepteurs de la nomenclature était détablir des catégories présentant une forte homogénéité et donc clairement distinctes.
Lhomogénéité sociale au sein dune CSP donnée signifie que les personnes sont proches du point de vue de leur place dans la hiérarchie sociale, des conditions de vie (logement, niveau de vie
), des valeurs, mais aussi en raison de tout un ensemble de pratiques communes (culture, sport, parfois positions politiques, etc.)
Hypothèse théorique : les personnes qui ont la même profession ou des professions proches auront des conditions de vie proches, des pratiques communes, des goûts, des opinions politiques proches. Les concepteurs estiment donc que pour atteindre lobjectif, il faut classer les individus en fonction de leur situation professionnelle.
Utilisations possibles : analyser la hiérarchie sociale, les inégalités économiques et sociales entre les différents groupes sociaux, les pratiques culturelles, les opinions politiques des différents groupes sociaux, analyser lévolution de la structure sociale
Trois niveaux emboîtés :
- les professions (497 postes) ;
- les catégories socioprofessionnelles (24 ou 42 postes) ;
- les groupes socioprofessionnels (8 postes dont 6 pour les actifs).
Les professions sont regroupées en CSP. Une CSP (Catégorie Socio-Professionnelle) est un groupe de professions dont les titulaires ont de bonnes chances de présenter une certaine homogénéité sociale (cest lobjectif).
Les CSP sont regroupées en groupes socioprofessionnels dont les membres ont de bonnes chances de présenter une certaine homogénéité sociale.
GroupesCSPProfessions111
111a111b111c
.12
121a121b121c
.13131a131b131c
.221
22
23
3
B) Les critères de classification
Exercice polycopié n°6 à réaliser à partir du document 6 p.99 (nomenclature des PCS). Avant de commencer lexercice, lire le document 5 p.98 et le 1) de la synthèse du chapitre p.106.
A) Questions sur les critères de classification permettant de distinguer les groupes socioprofessionnels
1) Quel est le critère commun aux groupes socioprofessionnels 1 et 2 et à la CSP 31 qui les différencie des autres groupes ou CSP ?
Les non salariés qui possèdent leurs entreprises, travaillent à leur compte et tirent leur revenu des bénéfices de leur entreprise sopposent aux salariés.
Notez la définition dun salarié : un salarié est un individu qui vend sa capacité de travail à lemployeur qui détient les moyens de production contre une rémunération généralement fixe, dans un cadre défini par un contrat de travail, qui marque la position subordonnée du salarié.
2) En analysant les CSP et exemples de professions des groupes socioprofessionnels 3, 4, 5 et 6, trouvez les critères qui permettent de rapprocher les groupes 5 et 6 et qui les distinguent des groupes 3 et 4.
Qualification : ensemble des compétences requises par un emploi. OU Ensemble des compétences acquises par un individu.
3 et 4 plus grande qualification que 5 et 6.
Cadres : très qualifiés
Professions intermédiaires : qualification moyenne
Employés et ouvriers : faible qualification.
En découle aussi une certaine place dans la hiérarchie. Très élevée pour les cadres, moyenne pour les professions intermédiaires. Ouvriers et employés ne sont eux que des exécutants.
Pas adéquation totale entre qualification individuelle et qualification de lemploi.
Sert aussi à distinguer ouvriers qualifiés et non qualifiés.
3) Indiquez le critère qui permet de distinguer les groupes socioprofessionnels 5 et 6.
Travail manuel / non manuel.
Les deux critères suivants (questions 4, 5) ne servent quà distinguer les CSP et non les groupes.
4) Quel est le critère qui permet de distinguer les groupes socioprofessionnels 1 et 2 ?
Les indépendants se distinguent dabord par le secteur dactivité.
B) Questions sur les critères de classification qui permettent de distinguer au sein dun groupe socioprofessionnel les différentes CSP
5) Hormis le critère de la qualification, quel est le critère qui permet de distinguer les CSP 62 et 68 ?
Secteur dactivité.
6) Quel est le critère qui permet de distinguer les CSP 33 et 37?
Fonction publique (emploi dans les administrations publiques) / entreprise (même publique).
7) Quel critère permet de distinguer les CSP 11 et 13 ? Même question pour les CSP 21-22 par rapport à la CSP 23 ?
Taille de lentreprise.
C) Questions sur lobjectif dhomogénéité sociale.
8) Indiquez quel est le critère commun entre la CSP 31 et le groupe 2. Puis, montrez que ce même critère distingue la CSP 31 des autres CSP du groupe 3.
CSP 31 et groupe 2 : non salariés.
Groupe 3 (hors CSP 31) : salariés.
9) Malgré votre constatation de la question précédente, la CSP 31 appartient bien au groupe 3. Justifiez le choix des créateurs de la nomenclature en vous fondant sur lobjectif dhomogénéité sociale.
Fort niveau de qualification, donc valeurs et pratiques assez proches des autres membres de cette catégorie. Objectif dhomogénéité sociale. Les membres des professions libérales sont plus proches des autres membres du groupe 3 malgré la différence de statut que des membres de la catégorie 2 par exemple.
La nomenclature prend donc en compte une multiplicité de critères qui vont chacun avoir une influence sur la façon dont ceux qui les occupent vont percevoir le monde, sur leurs pratiques, leurs comportements, leurs conditions de vie. Par exemple, le niveau de qualification (et le niveau de diplôme qui lui est relativement corrélé) va avoir une influence sur les pratiques culturelles et les loisirs des individus. Les membres de la CSP 3 vont donc avoir des pratiques et des loisirs assez similaires qui vont les distinguer des membres des autres groupes.
10) Placeriez-vous un cadre qui vient de perdre son emploi avec les autres sans-emploi (ouvrier au chômages, membre des professions intermédiaires au chômage, etc.) ? Ou trouveriez-vous préférable de le mettre avec les cadres ayant un emploi ? Justifiez votre choix en vous fondant sur lobjectif dhomogénéité sociale.
CSP de son dernier emploi.
On considère quun cadre au chômage sera plus proche dun cadre qui a un emploi que dun ouvrier au chômage par exemple. Pas la même qualification : or ce critère est déterminant.
11) Pourquoi a-t-on créé une CSP particulière (81) pour les chômeurs nayant jamais travaillé ? Pourquoi ne pas les avoir classés selon le même principe que les chômeurs qui ont déjà travaillé ?
Les chômeurs nayant jamais travaillé ne peuvent être classés dans aucune autre catégorie. Et pour cause, ils nont jamais travaillé !
Plusieurs critères de classification sont pris en compte :
statut (position juridique de lactif) :
salarié / indépendant ;
Pour les salariés :
ce qui permet de distinguer les groupes :
qualification reconnue par lemployeur (ouvrier qualifié et ouvrier non qualifié par exemple) souvent (mais pas toujours) liée au niveau de diplôme ;
place dans la hiérarchie (position dans lencadrement) ;
Ce qui permet de distinguer les CSP :
métier (manuel/non manuel) ;
secteur dactivité ;
fonction publique ou secteur marchand (uniquement pour distinguer les CSP).
Pour les non salariés :
type dactivité de lentreprise (agriculture, industrie, commerce, artisanat) ;
taille de lentreprise (nombre de salariés ou taille de lexploitation pour les agriculteurs).
Remarque : le niveau de diplôme a été utilisé pour classer les professions libérales dans le groupe 3.
Exercice polycopié n°7 A réaliser avec la grille du document 6 p.99 sous les yeux.
1) Voici une série de professions telles quelles figurent dans la grille des PCS. Indiquez, pour chacune dentre elles, à quel groupe socioprofessionnel elle appartient.
1. Standardistes, téléphonistes ! 5 (54)
2. Conducteurs de taxi (propriétaire de son taxi) ! 2 (21)
3. Salarié d un salon de coiffure ! Employés 5 (55)
4. Caissiers de magasins! Employés 5 (55)
5. Professeurs agrégés et certifiés de l enseignement secondaire ! 3 (34)
6. Manutentionnaires non qualifiés ! Ouvriers 6 (65)
7. Ouvriers agricoles sans spécialisation particulière ! 6 (68)
8. Infirmiers ! 4 (43)
9. Magistrats ! 3 (33)
10. Techniciens d étude et de développement en informatique ! 4 (47)
11. Ingénieurs et cadres d étude, recherche et développement en informatique! 3 (37)
12. Médecins salariés non hospitaliers ! 3 (34)
13. Fleuristes (de 0 à 9 salariés) ! 2 (22)
14. Eleveurs (1 hectare) ! 1 (11)
2) Trouvez les critères communs aux différentes professions que vous avez regroupées dans chacun des groupes socioprofessionnels. Par exemple, si vous trouvez trois professions qui appartiennent à un même groupe, indiquez les points communs qui permettent dexpliquer quelles soient toutes dans celui-ci.
Cadres et professions intellectuelles supérieures : qualification élevée niveau de diplôme élevé place dans la hiérarchie élevée
Professions intermédiaires : salariés - qualification moyenne niveau de diplôme moyen place intermédiaire dans la hiérarchie de lentreprise
Employés : salariés peu qualifiés en bas de la hiérarchie de lentreprise travail non manuel
Ouvriers : salariés peu qualifiés en bas de la hiérarchie de lentreprise travail manuel
Artisans commerçants : indépendants entreprises de petite taille (de 0 à 9 salariés)
Exercice polycopié n°8
1) Complétez le schéma ci-dessous.
SHAPE \* MERGEFORMAT
2) Indiquez la principale exception au classement réalisé dans ce schéma.
Professions libérales dans le groupe 3 alors quelles sont non salariées.
C) Les inégalités face à la retraite entre groupes socioprofessionnels
1) Les inégalités concernant le montant des pensions
Document polycopié n°7
Salaires mensuels nets pour les postes à temps complet selon la catégorie socialeCadres3 997¬ Professions intermédiaires2 017¬ Employés1 391¬ Ouvriers1 459¬ Source : Insee, DADS. Année des données : 2007
1) Pourquoi n a-t-on pas indiqué les groupes socioprofessionnels 1 et 2 dans ce tableau ?
Ils sont indépendants.
2) Le montant des pensions de retraite étant proportionnel aux salaires perçus par le salarié lorsquil était actif, que pouvez-vous en conclure sur le montant des pensions perçu par les ouvriers et celui perçu par les cadres ?
Les pensions des cadres seront beaucoup plus élevées que celles des ouvriers.
De plus, sachant que les ouvriers connaissent plus souvent que les cadres des périodes de chômage, ils cotisent moins et leurs pensions sont encore amputées dautant.
3) Quen conclure sur lallongement de la période de cotisation ? Est-il juste quelle soit la même pour tout le monde ?
Allonger la durée de cotisation de manière uniforme va encore réduire la période durant laquelle les ouvriers pourront profiter de leur retraite et percevoir une pension. Notion de pénibilité.
2) Inégalités devant la mort et inégalités de retraite
Document 8 p. 101
1) Faites une phrase avec le 8,5 en rouge sans utiliser lexpression « probabilité ».
En 2003, un homme cadre avait 8,5 chances sur 100 de décéder entre 35 et 60 ans.
2) Faites une phrase avec le 23 en rouge sans utiliser lexpression « espérance de vie ».
Daprès linsee, en France, en 2005, une ouvrière pouvait espérer vivre en moyenne 47 ans une fois atteint lâge de 35 ans.
3) En comparant les catégories « cadres et professions intellectuelles supérieures » et « ouvriers », montrez que la durée pendant laquelle les uns et les autres percevront une pension de retraite est très différente.
On voit que lécart despérance de vie à 35 ans est de 7 ans entre un cadre et un ouvrier.
Cela signifie que les ouvriers percevront une retraite pendant 5 ou 6 ans de moins, sans compter ceux qui ne la percevront jamais.
Là encore, lexigence de justice sociale semble appeler une prise en compte de la pénibilité au travail lorsque lon réfléchit sur la durée de cotisation.
Légalité des droits nest pas toujours juste.
Document polycopié n°9
Consultation au cours des 12 derniers moisdun médecin généraliste dun médecin spécialiste dun dentisteAgriculteurs exploitants78,242,349,7Artisans, commerçants, chefs dentreprise de plus de 10 salariés78,052,850,8Cadres et professions intellectuelles supérieures77,763,060,1Professions intermédiaires85,262,156,8Employés85,663,453,6Ouvriers80,145,447,2 HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATSOS06215&tab_id=449" Insee, Enquête permanente sur les conditions de vie 2003.
Champ : France métropolitaine, individus âgés de 15 ans et plus.
1) Faites une phrase avec la donnée soulignée.
Daprès linsee, en 2003, en France, sur 100 ouvriers, 45,4 avaient consulté un médecin spécialiste au cours des douze derniers mois.
Document polycopié n°10
Proportion de salariés exposés à des produits cancérogènesCadres3.3 %Professions intermédiaires11.1 %Employés administratifs1.3 %Employés de commerce et de services5.3 %Ouvriers qualifiés30.9 %Ouvriers non qualifiés22.5 % HYPERLINK "http://www.travail.gouv.fr/publications/picts/titres/titre2504/integral/2005.07-28.1.pdf" Premières synthèses de la Dares, juillet 2005
Document polycopié n°11
Document polycopié n°12
Fumeurs réguliers (au moins une cigarette par jour) par catégorie socioprofessionnelle en 2003(en %)HommesFemmesAgriculteurs exploitants19,55Artisans, commerçants, chefs dentreprise de plus de 10 salariés32,922,9Cadres et professions intellectuelles supérieures23,820,9Professions intermédiaires38,227,8Employés41,930,7Ouvriers48,530,5Insee. Champ : ensemble de la population de plus de 18 ans.
Document polycopié n°13
INRA sciences sociales, n°1, juin 2005.
Expliquez à partir des documents polycopiés 9 à 13 linégalité despérance de vie observée entre cadres et ouvriers. Vous illustrerez votre propos dau moins une donnée chiffrée extraite de chaque document. Votre réponse doit faire au minimum une feuille.
Les conditions de travail entraînent une surmortalité ouvrière liée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles (exposition à lamiante par exemple).
Les modes de vie différents sont plus ou moins facteurs de risque (consommation de tabac et dalcool par exemple, obésité).
Enfin il est avéré que de nombreuses personnes, en milieu peu favorisé, renoncent à certaines consommations médicales faute de revenus. Ce peut être un facteur de surmortalité.
Parmi la population ayant pris sa retraite en 1972, 48 % des ouvriers spécialisés étaient décédés dix ans après cette date, contre 18 % des techniciens et cadres.
Ces inégalités sont le reflet tout à la fois :
des disparités de revenus (la santé coûte cher : recours aux médecins spécialistes beaucoup plus forts dans les catégories favorisées, soins dentaires, alimentation bio
) ;
MODE DE VIE : éducation (plus de conscience de ce qui est dangereux pour la santé, meilleure informations chez les cadres que chez les ouvriers
) et d'hygiène de vie (la consommation dalcool et de tabac plus élevée dans la catégorie ouvriers, alimentation plus riche, plus dobésité). 47,9% des ouvriers ont fumeurs réguliers contre 27% des cadres.
de conditions de travail (position contraignante, rythme répétitif, travaux dangereux majoritairement effectués par la catégorie ouvriers) ;
Certes, toutes les catégories ont profité du progrès, mais celui-ci a davantage servi le haut de l'échelle sociale que le bas.
L'inégalité devant la mort (mesurée par lespérance de vie à un âge donné en fonction de la PCS), est sans doute la plus significative, car elle résume toutes les autres. Elle renvoie en premier lieu aux conditions de travail qui dépendent beaucoup de la place occupée dans la division sociale du travail, laquelle détermine le contenu des tâches, le degré de contraintes subies ou le cadre de travail : les travaux les moins rémunérés sont aussi les plus pénibles et les plus dangereux. Enfin, le métier exercé détermine largement les conditions de logement et le lieu d'habitat qui ont, eux-mêmes, des retombées sur la santé (logements insalubres) ou sur la recherche d'emploi (quartiers défavorisés). Première approche de la noti
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