La Chine maintient un important solde positif de sa ... - JournArles
Examen écrit (2 heures) (70%) + Evaluation de TD (30%) ..... Pour le sujet 1 (
Jean), la qualité de représentation par le plan factoriel 1x2 est ..... par la matrice
des corrélations, le MDS métrique produit des résultats analogues à ceux de l'
ACP.
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Chaque année, plus dingénieurs que lensemble des 25 pays de lUE, sortent des écoles.
Elle marie étrangement un « hypercapitalisme » et un Etat surpuissant.
Elle prend son envol à lépoque du Net et du Jet : la circulation des biens, des capitaux et des hommes connaît une véritable explosion dont elle bénéficie.
« la Chine nest plus lusine du monde, cest la World Company ».
En effet, il est important dabandonner la vision dune Chine dont les avantages serviraient uniquement à délocaliser.
La Chine représente désormais bien plus.
P I B
La Chine occupe au niveau économique le 7e rang mondial en 2004 avec un PIB denviron 1365 milliards deuros
Avec 20% de la population mondiale, la Chine pèse 5% du PIB.
Ses proportions sont linverse de celles des Etats-Unis (5% de la population, 20% du PIB).Même si son PIB représente la moitié de celui du Japon, il a été multiplié par 7 en trente ans.
Daprès le FMI et la Banque mondiale, la CHINE se situe dans les pays à revenu inférieur intermédiaire, au 107° rang mondial cette année.
Mais si on ajuste les revenus au coût de la vie, la Chine atteint la 2° place mondiale, devant la zone euro. Cela était prévu pour 2007, cest déjà arrivé.
Le revenu annuel moyen par habitant a franchi la barre des 1000 USD en 2003 sétablissait à 1270 USD en 2004.Rappelons que dans le monde industrialisé le PIB annuel se situe entre 20 000 et 30 000 dollars.
[De 1979 à 2003, le PIB par habitant a été multiplié par six, de 183 dollars à 1100 dollars. Avec un PIB par habitant moyen supérieur à 1000 dollars, la Chine nest désormais plus un pays pauvre. En avril 2005, la Chine a été retirée du Programme Mondial Alimentaire des Nations Unies. Elle amène maintenant sa contribution pour aider les autres pays. Une évolution aussi importante laisse supposer lexistence dune classe moyenne car comme nous le signalait Jacques Verdonck, « un PIB par habitant au dessus de 1000 dollars indique lémergence dune classe moyenne susceptible dacheter des biens de consommation évolués comme des automobiles. » La notion de PIB par habitant est cependant bien trompeuse. Une évaluation que nous avons effectuée à partir des données statistiques 2004 du Bureau National des Statistiques chinoises donne un revenu moyen chinois égal à 5640 yuans par an (environ 564 euros).]
CROISSANCE
Mais jamais dans lhistoire économique contemporaine un pays aussi peuplé (1,3 milliards dhabitants) navait connu une croissance aussi forte
( entre 8 à 10 % lan) pendant une aussi longue période, trente ans.
Cette croissance reste portée par la consommation privée et la demande intérieure. . La Chine assure 18% de la croissance économique internationale. Léconomie est dominée par le secteur industriel, en croissance de 11,1% par an.
Les chiffres de Davos nous indiquent pour 2004 une croissance de 10,1% et pour 2005 de 9,9%.
En 1978, la Chine vivait en autarcie : peu de marchandises en sortaient, peu y rentraient. En 2006 elle est une économie ouverte.
Son adhésion en décembre 2001 à lOMC nest pas négligeable et cest un calcul stratégique : lobjectif est de mettre le pays en position de jouer le jeu des puissances occidentales, plus efficacement encore quelles sur tous les terrains que sont la science, lindustrie, le commerce, larmée, lédification dun état moderne .
Ce pays sappuie sur le reste du monde pour organiser sa propre évolution :sur les marchés mondiaux pour trouver lénergie dont il a besoin, et les débouchés nécessaires à sa production ; sur les capitaux étrangers pour acquérir en accéléré savoir-faire et management ;sur les technologies internationales pour organiser sa montée en puissance même dans les activités les plus sophistiquées.
Selon la commission, la croissance chinoise s'élevait en 2005 à 9,8%.
Les projections pour 2006 font état d'un ralentissement, avec une croissance qui pourrait tout de même s'élever de 8,5 à 9%.
PRODUCTION
La Chine est la première agriculture mondiale : elle produit 49% des légumes18% des céréales et 13,5% des fruits.
Elle possède 50% du cheptel mondial.
La Chine a produit en 2004 un tiers du total mondial des « produits blancs » (réfrigérateurs, congélateurs, aspirateurs, machines à laver, climatiseurs).
Elle produit 70% du total mondial des jouets et possède plus de 20 000 entreprises tournées vers lexportation.
Elle est de loin le premier producteur de TV couleur et saffirme dans les appareils électroniques grand public : 50% des lecteurs DVD et appareils photos digitaux.
Elle produite plus de 50% des vêtements.
Avec 2300 entreprises et une capacité annuelle de 7 milliards de paires, elle détient la moitié des parts de marché de la chaussure.
Cest le 3° producteur mondial de poids lourds et de bus, elle fabrique pour être à la 5° place, 2,31 millions de voitures.
En 2001 la Chine a dépassé Taïwan comme producteur dinformatique, et dépassé le Japon en 2004 POUR LES SEULS PC.
Les circuits intégrés et les périphériques
Depuis 1996 LA Chine est le 1° producteur mondial dacier elle a produit 350 millions de tonnes dacier en 2005 et en a exporté 20 millions de tonnes.
Lextraction damiante a augmenté de 12,7% entre 2000 et 2004, cest le 2° producteur mondial après la Russie
IMPORTATIONS
En 2005 LES IMPORTATIONS ONT PROGRESSE DE 25,4%
Dans le secteur primaire, cest le 1° importateur de graine de soja et le 6° importateur de riz.
Dans le secteur secondaire cest le premier importateur de ciment de fer dacier fini ;depuis 2001 la consommation dacier par habitant est de 160kg ( Europe 360 USA 350)
Cest le deuxième importateur de pétrole
30% de sa consommation soit 130 millions de tonnes de brut
Cest le deuxième consommateur de bois derrière les USA, elle en importe 140 millions de tonnes, la moitié de sa consommation.
EXPORTATIONS
Les ventes chinoises à létranger ont pour leur part augmenté de quelque 17% par an.
Son poids dans les exportations de la planète passe de 1% à 7%.
Selon les années, la Chine est devenue lun des principaux exportateurs mondiaux, au 3° ou au 4° rang, derrière lAllemagne et les USA.
Dans les exportations de biens manufacturés, sa part du marché mondial est de 12%.
La Chine a dépassé le Japon en 2004 pour devenir le 3° exportateur de biens .
Les exportations ont augmenté de plus de 36% en 2004 permettant à la Chine de dégager un excédent de 32 milliards de dollars. Les principaux clients sont les Etats-Unis, le Japon et lAllemagne.
Il faut aussi rappeler que les entreprises étrangères installées en Chine fournissent plus de 50 % des exportations du pays. Le débat autour du textile doit par ailleurs être relativisé : les biens électroniques et électriques représentaient en 2004 le premier poste d'exportation, une tendance qui devrait se confirmer cette année.
PIB
La Chine dispose de 609 milliards de dollars de réserve de change à fin 2004 dont 220 milliards de bons du trésor américain. Le montant escompté à fin 2005 est estimé à 740 milliards de dollars ce qui se rapproche des réserves japonaises (820 milliards).
Enfin, la Chine est le 2e récipiendaire dInvestissements Directs Etrangers dans le monde avec 60,6 milliards de dollars (+13,3%).
Répartition du PIB Chinois par secteurs dactivité
PIB
1365 milliards deuros
PIB à Parité Pouvoir dAchat
7262 milliards de dollars
PIB/Hab. à Parité Pouvoir dAchat
5600 dollars
Croissance du PIB
9,5%
Investissement
46% du PIB
Exportation
593,4 milliards de dollars
Toutes les statistiques de cette partie sont issues des statistiques du Bureau Chinois de Statistique (www..stats.gov.cn), le CIA World Factbook et les statistiques de la DREE « Statistiques Chine Mai 2005 »
Exportation
593,4 milliards de dollars
Importation
561,4 milliards de dollars
Réserve de Change (à fin 2004)
609 milliards de dollars
Dette
31,4% du PIB
Population
1,306 milliards dhabitants
Taux de croissance de la population
0,58%
Inflation
3,9%
Chômage (1er trimestre 2005)
4,2%
Principaux indicateurs économiques chinois en 2004
[Léconomie chinoise est le « socialisme avec des caractéristiques chinoises » issu du socialisme de marché de 1970. Léconomie est dominée par linitiative privée et le marché tandis quun certain nombre de secteurs clés restent aux mains de lEtat via les entreprises publiques (State Owned Enterprises SOEs). LEtat garde également de nombreux leviers macro-économiques par le contrôle presque total du système financier, limportance de ladministration, lintrusion du parti communiste au sein des entreprises...
La monnaie chinoise est le Renminbi (ºNl^, « Monnaie du peuple ») qui est appelée également le yuan (CNY). De 1994 à 2005, le yuan était indexé sur le dollar à environ 8,28 yuans pour 1 dollar. Le 21 juillet 2005, la Chine a abandonné le peg pour un cours flottant déterminé a partir dun panier de devises (US dollar, euro, won coréen, dollar de Singapour, livre sterling, ringgit malais, rouble russe, dollar australien, baht thaïlandais et dollar canadien). En conséquence, le yuan sest apprécié de plus de 2%. Selon le gouverneur de la banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan, la réforme du yuan devrait continuer graduellement.
Il existe des disparités importantes de revenus entre la population. Lindex de Gini qui mesure les inégalités de distribution de richesse dans un pays est de 40,3 en Chine en 2003 (0 pour une parfaite égalité, 100 pour une parfaite inégalité). En comparaison, le Danemark ou le Japon ont 25, la France est à 32,7 mais les Etats-Unis sont à 40,8.
La Chine présente ainsi une différence importante entre le revenu rural et urbain. En 2004, le revenu moyen urbain chinois est plus de trois fois supérieur au revenu rural : 9422 yuans contre 2936 yuans (environ 940 euros et 290 euros). Comme le montre le graphe ci-dessous, cette différence de revenu sest en outre accélérée avec le développement chinois.
Qiu Xiaohua, directeur adjoint de l'Office national des statistiques a révélé le 20 février que le PIB chinois s'était élevé à 18 232,1 milliards de yuans, soit 2 230 milliards de dollars, en 2005. Par référence aux données disponibles, ce chiffre se rapproche du PIB de l'Angleterre et devance celui de la France.]
l'économie chinoise pèse presque autant, voire plus, que celle de l'Angleterre et devrait occuper le 4e rang mondial après les Etats-Unis, le Japon, et l'Allemagne. D'après lui, la Chine va affronter deux problèmes de fond, l'énergie et le marché, au cours de sa transformation en une super puissance économique. Il conviendra donc de rendre viable la place de la Chine sur les marchés domestique et international, et de résoudre la question de l'énergie par l'innovation, seule solution fiable.
le Produit National Brut (PNB) de la Chine a atteint 18.232,1 milliards de yuans renminbi, soit environ 2 230 milliards de dollars US. D'après ces données, il est prévu qu'en 2005, le PNB de la Chine dépassera celui de la France et se rapprochera de celui de la Grande-Bretagne.
la Chine doit faire face à deux problèmes fondamentaux, à savoir ressources et marchés. Pour pouvoir se libérer de ces deux contraintes, elle doit déployer tous ses efforts pour utiliser aux mieux le marché national et le marché international, ainsi que les deux genres de ressources, pour élever le niveau scientifique et technique du pays et pour se dégager des pressions nées de l'insuffisance des ressources en s'appuyant sur les nouvelles technologies. Cette voie est la plus sûre.
EXCEDENT COMMERCIAL
En dix ans, l'excédent commercial chinois a été multiplié par six, avec une nette accélération depuis l'adhésion du pays à l'OMC, en 2001.
L'excédent commercial de la Chine en 2005 s'élève à 101,9G$ US, soit plus du triple du résultat de 2004, selon les chiffres publiés par les douanes chinoises.
Les exportations chinoises ont augmenté de 28,4% l'année dernière, atteignant une valeur de 762G$ US, tandis que les importations étaient en hausse de 17,6%, pour une valeur de 660G$ US, selon l'Administration générale des douanes.
Le rapport des douanes note, sans donner de comparaisons, que le chiffre total du commerce extérieur chinois,
soit 1420G$ US, porte le pays au troisième rang des pouvoirs commerciaux du monde, rapporte Associated Press.
Selon ce rapport, l'Union européenne est le plus grand partenaire commercial de la Chine, avec des échanges s'élevant à 217,3G$ US, soit une augmentation de 22,6% en un an.
La Commission nationale du développement et de la réforme a estimé dans un autre rapport publié mercredi que les exportations chinoises croîtraient de 15% en 2006, et les importations de 18%.
Les spécialistes soulignent que l'énorme excédent chinois devrait susciter de nouveaux appels des Etats-Unis à une réévaluation plus rapide de la devise chinoise. Le yuan n'a gagné que 0,5% face au dollar depuis sa réévaluation de 2,1% du mois de juillet. Le renminbi a nettement plus monté contre l'euro et le yen dans le même temps.
Les chiffres de décembre confirment la poursuite de la décélération de la croissance de l'excédent commercial en rythme annuel
La Chine maintient un important solde positif de sa balance commerciale.
Elle exporte plus vers les pays de la Triade (à commencer par les Etats-Unis) et le reste du monde quelle nen importe.
Son endettement extérieur relativement modéré vu la taille de léconomie ne constitue pas, toutes choses restant égales, un grave problème car elle dispose dune épargne très importante principalement en dollars.
La Chine et le Japon sont en termes relatifs les principaux détenteurs de bons du Trésor des Etats-Unis. Bref, la Chine est créancière des Etats-Unis.
La dette extérieure publique de la Chine est grosso modo équivalente aux créances quelle détient sur les Etats-Unis sous forme de bons du Trésor.
Selon lUnion des Banque Suisses et lOCDE, en juin 2003, la Chine, le Japon, Hongkong et la Corée du Sud détenaient ensemble pour 696 milliards de dollars de bons du Trésor des Etats-Unis.
La Chine a une insertion très particulière dans le marché mondial.
Elle maintient de très importantes protections à légard du marché mondial et la taille de son marché intérieur est considérable.
Le danger pour la Chine est que ses autorités acceptent de se plier aux exigences du trio Banque mondiale / FMI / OMC en abandonnant le contrôle sur les mouvements de capitaux, en rendant convertible sa monnaie, en libérant le contrôle sur les investissements et en supprimant ses barrières douanières.
Toutes ses mesures sont demandées par lUE, les Etats-Unis, le Japon et sont relayées par le trio.
Les pressions sur le gouvernement pour qu'il réévalue le yuan devraient se multiplier, mais la Chine reste en position de force : elle peut menacer de se détourner des bons du Trésor américains (qui financent l'important déficit courant des Etats-Unis, ndlr) ou encore faciliter les sorties de capitaux du pays pour diminuer son stock de devises.
EXPORT IMPORT
8% des exportations mondiales
La progression des exportations chinoises est en particulier due au secteur électromécanique, qui compte pour 56% du total des exportations, avec une hausse de 32%.
Côté importations, celles des produits de base (représentant 19,4% du total) ont légèrement ralenti à + 26%, soit un point et demi de pourcentage de moins qu'en 2004.
Les importations de produits industriels finis ont augmenté de 15,4%, avec une chute des importations d'acier de 11,9% à 25,82 millions de tonnes. Publié le 11/01 à 11:58
Le gouvernement, pour préserver l'économie domestique, a demandé aux entreprises de ne pas répercuter la hausse des prix mondiaux sur les prix à la consommation.
Cela a pu contribuer à modérer la demande chinoise. La politique de diversification des sources d'approvisionnement en pétrole ne se fera quant à elle ressentir que sur le long terme.
Les importations de pétrole brut de décembre ont reculé de 6,9% sur un an à 11,27 millions de tonnes, apprend-on de source autorisée, les importations d'or noir pour l'ensemble de l'année ressortant à 126,82 millions de tonnes, en hausse de 3,3%
En 2004, les importations de brut avaient augmenté de 35%.
57% du commerce extérieur et 31% de la valeur ajoutée industrielle sont réalisés en Chine par des entreprises à capitaux étrangers (FIEs). Dans les secteurs industriels les plus dynamiques, la présence étrangère est écrasante : les FIEs sont à lorigine de 70% du CA total dans les télécoms et lélectronique, 45% dans les équipements de transport, 47% dans le vêtement ou encore 44% dans les plastiques (à lexportation, leur part est respectivement de 84%, 30%, 40% et 70%). Selon le sondage réalisé par lEIU, 91% des entreprises chinoises visent dabord à se développer sur le marché intérieur (Cf. graphique ci-dessus). La proportion est un peu plus élevée dans les services que dans lindustrie (93% contre 87%). Dans la plupart des cas, lEurope napparaît guère comme une priorité, ni même un objectif stratégique. A noter que les entreprises chinoises manufacturières semblent plus attirées par lEurope et la Russie que par lAmérique du Nord, alors que cest linverse dans les services.
2. Mais celui-ci ouvre des possibilités de développement dune envergure et dune rapidité exceptionnelles Pour autant, ce serait une erreur den conclure que les entreprises domestiques chinoises souffrent dun manque de compétitivité. Certes, elles sont dans leur immense majorité encore loin de pouvoir rivaliser avec les grandes compagnies étrangères leaders. Cependant, le marché chinois, sur lequel elles concentrent actuellement leurs efforts, représente déjà en tant que tel un défi formidable, non seulement en raison de sa taille et de sa diversité croissante mais surtout parce quil est le théâtre dune concurrence et dune accumulation de moyens exceptionnels. Loin de constituer un cocon à lintérieur duquel les entreprises domestiques peuvent se développer à leur rythme, il fonctionne en fait de manière extrêmement ouverte , à la fois vis-à-vis des nouveaux entrants étrangers et vis-à-vis des acteurs domestiques. En outre, labondance des facteurs de production (travail, capital et même technologie ) permet dy élargir, diversifier et moderniser la production à un rythme sans équivalent dans le monde. Dès lors, la concurrence effrénée qui caractérise le marché chinois ne se traduit plus uniquement par une bataille féroce sur les parts de marchés et une forte pression sur les prix (de fait, les prix de vente des biens manufacturés baissent chaque année depuis plus de 10 ans), mais aussi par une course à lamélioration du process, de la marque et du service au client (placés tous les 3 en tête des priorités stratégiques des entreprises chinoises, Cf. annexe 2.3). Selon lenquête EIU, 49% des entreprises chinoises considèrent que leur marque constitue un atout compétitif absolument décisif (plus important que la qualité de la direction, qui arrive au 2ème rang avec 45% des répondants). 77% estiment que linnovation joue un rôle critique et 71% estiment être des entreprises novatrices
mais la majorité se considèrent moins innovantes que leurs concurrents. Cest pourquoi les entreprises chinoises avouent sinspirer dabord des initiatives de leur concurrents (67% des répondants) ou des leaders mondiaux dans leur secteur (66%) de loin leur principale source didées, devant les gourous et autres consultants (14% chacun). Ce point est fondamental car le marché chinois offre justement cette opportunité unique, qui est de mettre en contact au sens figuré et même quasiment au sens propre les entreprises chinoises avec les entreprises internationales les plus performantes dans chaque domaine (400 des 500 plus grandes entreprises mondiales sont implantées en Chine).
Depuis le lancement du programme de réforme et douverture en 1978, les mots dordres se sont successivement accumulés. Il est toujours fait référence à « la théorie de Deng Xiaoping » (réforme, enrichissement, « approche scientifique du développement » cest-à-dire pragmatique et graduelle) et à « limportante pensée des 3 représentativités » de Jiang Zemin (le Parti reste au cur du processus de modernisation de la société), mais depuis deux ans, le tandem HU Jintao / WEN Jiabao a déjà pu enrichir ce corpus de ses propres slogans, qui dénotent une réelle inflexion. Ces derniers sont notamment : « la société harmonieuse », « le peuple dabord » et « la préservation des grands équilibres » (entre villes et villages, entre différentes régions, entre léconomie et la société, entre lhomme et lenvironnement). En dautres termes, même si les dirigeants actuels conservent le souci de leurs prédécesseurs dassurer une croissance économique forte et orchestrée par le Parti, ils concèdent implicitement que la « croissance à tout prix » nest plus la panacée.
Cette prise de conscience arrive à point nommé. En dépit de performances macroéconomiques tonitruantes, de nombreux chinois (les masses paysannes, les licenciés du secteur public et le sous-prolétariat urbain constitué par les migrants ruraux) nont pas vu damélioration sensible de leurs conditions de vie depuis 10 ans. Les inégalités sociales se sont creusées à la limite du supportable (la Chine est dores et déjà, avec les Philippines, la société la plus inégalitaire dAsie) et, surtout, le sentiment dinjustice exaspère la population (la corruption reste systémique et surtout de plus en plus visible ; la privatisation de facto des services de santé et même déducation aggrave considérablement lhandicap dont souffrent les couches les plus pauvres). Lendurance et la patience du Chinois sont certes légendaires mais, dans une société de plus en plus exposée au matérialisme décomplexé, les tensions deviennent palpables : les incidents publics (émeutes et protestations publiques en tout genre) sont passées de 10 000 à 74 000 par an entre 1994 et 2004 (chiffre officiel sans aucun doute sous-estimé).
On peut résumer en 3 grands axes les annonces du communiqué officiel : 1/ améliorer la protection de lenvironnement et réduire lintensité énergétique de 20% (rappelons quaujourdhui la Chine utilise 7 fois plus dénergie et 17 fois plus deau que le Japon par unité de richesse créée) ; 2/ améliorer la situation des plus défavorisés (lutte contre la pauvreté, mise en place dune protection sociale universelle dans les villes, transferts fiscaux vers les campagnes et les régions en reconversion industrielle) ; 3/ poursuivre les réformes de productivité (réforme fiscale, financière, protection de la propriété intellectuelle et montée en gamme de la production).
Tout ceci aura bien sûr un coût, en terme dinvestissement en infrastructures (au moins 160 Mds USD par an), de recapitalisation du système financier (vraisemblablement 400 à 600 Mds USD de mauvaises créances à provisionner) et de provisionnement de la sécurité sociale (entre 900 et 1300 Mds USD nécessaires sur 40 ans). Cependant, la Chine peut compter sur une situation solide des finances publiques (dette de 26% du PIB et déficit annuel dà peine 1,5%), des ressources domestiques massives (taux dépargne de plus de 50%, record mondial) et, ce qui nest pas le moindre, un fort engouement des investisseurs étrangers (60 Mds USD par an), qui naura aucune raison de se tarir sur les 5 années à venir. A défaut dêtre assuré, lobjectif officiel dun doublement du PIB entre 2000 et 2010 reste donc parfaitement crédible, ce qui ferait alors de la Chine la 3ème économie mondiale en terme de PIB (4ème en comptant lUE) et probablement le 1er exportateur et 2ème importateur mondial, disposant dune classe moyenne denviron 300 millions de personnes (deux fois plus quaujourdhui).
A fin 2004, malgré la volonté du gouvernement de réduire cet écart par des mesures adaptées, le revenu rural na cru que de 6,8% alors que le revenu urbain a cru de 7,7%. Les très pauvres restent nombreux avec 2,6 millions de personnes vivant avec moins de 668 yuans par an (66 euros). Cinq millions de personnes ont un revenu compris entre 669 et 924 yuans. Les plus pauvres chinois sont les paysans des provinces de lOuest et les migrants qui viennent travailler à la ville pour un salaire de misère.
Revenus urbains et ruraux pour les 6 provinces les plus riches et les 6 provinces les plus pauvres
De lautre côté de léchelle sociale, une étude de 2005 du Bureau National des Statistiques chinois indique que 22% des ménages urbains, soit environ 120 000, ont un revenu annuel combiné compris entre 200 000 yuans (20 000 euros) et 1 million de yuans (100 000 euros). Une autre étude de Merrill Lynch et Cap Gemini, publiée en octobre 2003, estime à 236 000 le nombre de millionnaires en yuan sur le territoire chinois, en croissance de 12% par an. Une analyste de Morgan Stanley publiait également une étude en novembre 2004 estimant que 1% de la population, soit 13 millions de personnes, peuvent acheter des produits de luxe.
Une autre disparité de revenu réside dans la différence de développement entre lEst et lOuest de la Chine. Daprès nos estimations, la province centrale du Guizhou et les trois provinces les plus occidentales (Xinjiang, Qinghai et Gansu) ont le revenu moyen le plus faible. En comparaison, les villes autonomes de Shanghai, Pékin ou Tianjin et les provinces côtières comme le Guangdong ont les revenus les plus élevés. En 2004, le revenu urbain moyen de la riche Shanghai est de 16683 yuans par an. Avec 7337 yuans par an, un paysan de la région de Shanghai gagne plus quun citadin au Guizhou (7322 yuans). Le paysan du Guizhou quant à lui gagne 1721 yuans par an (soit 14 euros par mois). Il ne faudrait cependant pas en déduire que les riches vivent à lEst et les pauvres à lOuest. Certes, il est vrai que les régions côtières monopolisent la plupart des richesses mais chaque province a aussi ses centres de richesse et ses riches élites. En 2003, le salaire moyen à Shenzhen était le plus élevé de la Chine avec 25 500 yuans par mois. En réalité, la disparité est importante : le salaire annuel le plus élevé était de 229 524 yuans et le plus faible 6 696 yuans. La province du Sichuan avec un revenu rural moyen de 2580 yuans/an se classe parmi les plus pauvres. La capitale Chengdu nen pas moins riche et développée. En réalité, il ne faut pas considérer la Chine comme un marché unique mais de multiples marchés à léchelle des provinces avec chacuns leurs spécificités.
Répartition moyenne de la richesse en Chine
En conclusion, la fameuse classe moyenne chinoise ou classe solvable reste très difficile à évaluer précisément. Non seulement il ny a pas de définition unique de la classe moyenne, mais en outre les statistiques ne sont que des approximations. Une étude de BNP Paribas montre que 13,5% de la population, soit environ 175 millions de personnes, reçoivent un revenu annuel moyen compris entre 25 000 et 30 000 yuans. LAcadémie Chinoise des Sciences Sociales (CASS) estime à 19% de la population, soit environ 250 millions de personne, cette classe moyenne qui possède des actifs de valeur comprise entre 150 000 et 300 000 yuans. Selon nos interlocuteurs, la part de population solvable est comprise entre 100 et 200 millions de personnes. Une telle classe moyenne est suffisante pour définir le marché chinois comme un marché important. (Cependant, à part pour les produits de très grande consommation comme le Coca Cola, il serait utopique de penser pouvoir atteindre en Chine un marché de 1,3 milliards dhabitants.)
Le potentiel de développement reste important comme le montre la consommation annuelle de certains biens par habitant. Daprès nos estimations, en 2004, la consommation de pétrole par habitant en Chine est de 290 litres contre plus de 4500 litres pour les Etats-Unis. La consommation dacier est de 198 kg par habitant contre 400 pour les Etats-Unis. La consommation délectricité est de 1682 kWh contre plus de 15000 kWh pour les Etats Unis Source : Earth Policy Institue, Bureau national de statistiques chinois, US Energy Information Administration. Daprès Eurostat, 80% des européens de lEurope à 25 possèdent un téléphone portable contre 25% de la population en Chine. En outre, cette « consommation » de biens doit être relativisée car une grande partie est utilisée pour une production exportée ensuite vers dautres pays où elle sera réellement consommée. Certes, suite aux disparités de développement que nous avons vues, la Chine natteindra pas ces niveaux de consommation. Il reste que la marge de progression est importante.
La Chine dispose dune population jeune et dun réservoir de main duvre important. Daprès la DREE, « le gain procuré par la phase bénéfique de la transition démographique va perdurer jusquen 2015, date à partir de laquelle la population en âge de travailler accusera un vieillissement accéléré. La population en âge de travailler va encore croître, pour passer de 900 millions actuellement à un milliard vers 2020, puis commencera à diminuer. »
La diaspora chinoise aux Etats-Unis mais aussi dans le monde entier continue dappuyer le développement chinois. « Le monde chinois a les capacités technologiques en Californie, financières à Hong Kong et commerciales dans le monde entier. » Jean-Michel Yolin : Président de la Section Innovation et Entreprises au Conseil Général des Mines dans un entretien le 26 mai 2005 Estimée à 34 millions de chinois situés à 80% en Asie, elle dispose de largent et de la technologie qui permettent à la Chine de se développer encore plus rapidement. Ainsi, à Pékin, il est estimé que plus de 5000 chinois retournés de létranger ont créé plus de 2000 sociétés informatiques dans le parc scientifique de Zhongguancun.
Selon un de nos interlocuteurs : « La force de la Chine est sa pensée stratégique. Les grands dirigeants chinois organisent le monde. Ils ont deux cerveaux : le parti communiste et le business ». Il est clair que le gouvernement chinois a défini une réelle stratégie à long terme pour la Chine avec pour but lenrichissement du pays. « La Chine a pour but de rattraper le retard économique et les humiliations historiques » Hubert Védrine : ancien Ministre des Affaires Etrangères dans une conférence le 17 février 2005. Le pouvoir est particulièrement conscient des enjeux des années à venir et contrôle le développement afin de pouvoir remédier au mieux aux problèmes. Il suffit pour sen convaincre de voir la force de la résistance chinoise à la réévaluation du yuan qui pourrait avoir pour conséquence une forte déstabilisation de léconomie.
Les facteurs sociaux que sont le dynamisme de la population, lesprit dentreprise, la volonté de rattraper les pays occidentaux, la croyance en lenrichissement sont encore dautres points à ne pas négliger.
Dans lhypothèse dune croissance soutenue, les conséquences en terme de marchés sont considérables. A lhorizon 2010, une étude de BNP Paribas Peregrine estime la classe moyenne à 100 millions de ménages avec un revenu familial de 150000 yuans. Le taux de consommation des chinois devrait passer de 58% en 2002 à 65% en 2010 puis 71% en 2020, ce qui est très proche du taux des pays développés. Le China Association of Branding Strategy, institution semi-officielle, estime que 250 millions de chinois auront accès au marché des produits haut de gamme en 2010. Finalement, lentité la plus prudente est le bureau national de statistiques chinoises qui estime cette classe moyenne à 57 millions de famille en 2010. Avec une croissance soutenue, le marché chinois a encore de très beaux jours devant lui.
Un marché ouvert
En adhérant à lOMC le 11 décembre 2001, la Chine sest engagée à réformer son économie et à ouvrir son marché intérieur aux étrangers. La Chine dispose dune phase de six ans pour se conformer aux règles de lOMC sur un certain nombre de sujets comme la transparence du gouvernement, la baisse des tarifs douaniers, la mise en place du principe de traitement national, lamélioration de laccès aux marchés des biens et services importés, la protection de la propriété intellectuelle. En échange, la Chine bénéficie des mêmes avantages que les autres pays de lOMC à létranger.
Lapplication de ces dispositions a changé complètement le contexte légal chinois. Depuis trois ans, plus de 2300 lois et règlements concernant le commerce des biens et services, la propriété intellectuelle, les investissements ont été amendés. Le tarif douanier global chinois est descendu de 15,6% en 2000 à 10,4% en 2004 puis à 9,9% en 2005. Ces taux cachent bien des disparités : le tarif pour les produits agricoles est de 15,3%, 11,4% pour le textile et lhabillement, 8% pour la machinerie. Sur certains secteurs, la baisse est impressionnante. Le tarif douanier automobile est passé de 80-100% en 2001 à 34,2-37,6% en 2004. Il devrait atteindre 25% en mi-2006.
Evolution du tarif douanier automobile de 2001 à 2004
Le marché chinois souvre de plus en plus largement aux étrangers. Les entreprises 100% étrangères (« Wholly Owned Foreign Enterprise ») peuvent être créées dans de plus en plus de secteurs définis dans le « Industrial Catalogue for Foreign Investment ». Certains secteurs jusqualors complètement fermés souvrent progressivement. Pour ne citer que quelques évolutions récentes : depuis le 11 décembre 2004, toutes les restrictions géographiques et de produits pour la vente au détail par des entreprises étrangères ont été levées (sauf tabac et sel). Les banques peuvent faire des opérations en monnaie étrangère depuis 2001. Dans le secteur automobile, lobligation de distribuer par deux canaux différents les véhicules importés et les véhicules fabriqués localement a été levée en juin 2004. Depuis 2004, 18 villes sont ouvertes pour des opérations dentreprise en monnaie locale. La Chine a autorisé les banques étrangères à détenir 20% du capital des banques chinoises, c'est-à-dire plus que lengagement initial de 15%.
Louverture de la Chine a eu de nombreuses conséquences positives : augmentation des échanges internationaux, augmentation des investissements étrangers en Chine, amélioration du droit des affaires, de la protection des sociétés et des investissements
En vingt ans, les exportations et importations ont été multipliées par un facteur vingt. Linflexion particulière après 2001 est assez remarquable avec une croissance globale de 35,7% en 2004. La Chine dégage un excédent commercial depuis 1994. Lévolution des dernières années est plutôt positive pour les pays étrangers car comme le montre la courbe du ratio des exportations sur les importations, la différence tend à se réduire depuis 1998.
Evolution des exportations et des importations en Chine
Globalement, il semble que la Chine se conforme aux engagements pris lors de son adhésion à lOMC. Lors de sa visite à Pékin en décembre 2004, Supachai Panitchpakdi, directeur général de lOMC, a qualifié la performance chinoise de remarquable. Une étude réalisée par lInstitute for International, Business, Economics & Law de luniversité dAdelaïde auprès de représentants du monde politique et des affaires en Chine, Australie, Europe et Etats-Unis a montré que 70% de ces personnes pensent que la Chine prend au sérieux ses engagements OMC et démantèle ses barrières douanières rapidement. 87,5% pensent que limpact est positif pour les opérations des entreprises étrangères en Chine. LEuropean Business in China Position Paper 2004 de la Chambre Commerciale et dIndustrie de lUnion Européenne en Chine montre que 61% des membres pensent que la Chine montre de la bonne volonté dans limplémentation de ses engagements.
Cependant, limplémentation des engagements de la Chine nest pas sans engendrer de nombreuses controverses :
Protectionnisme camouflé : la Chine protège son marché derrière des normes techniques et des contrôles draconiens. Dans le cas des produits cosmétiques, lenregistrement des produits importés prend une année en comparaison de deux mois pour les produits locaux. Lapparition de lESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) fut une excuse pour pouvoir bloquer les importations et augmenter les contrôles. Pour ce protectionnisme, la Chine semble saligner sur des pratiques internationales tout en les alourdissant. Pour les emballages en bois, la réglementation est similaire à la norme internationale NIMP15 mais la Chine exige en plus un certificat phytosanitaire et une vérification physique des emballages. Limportation de produits destinés au marché chinois nécessite une certification de sécurité (« China Compulsory Certificate ») comprenant des tests sur les produits et une inspection de lusine de production. Daprès la Chambre de Commerce et dIndustrie de Paris, lobtention engendre un coût supplémentaire denviron 2500 euros par produit et le délais dobtention est sensiblement plus long que le délais théorique de 90 jours.
Difficultés dans louverture du marché : la principale critique vient dans le fait que les textes ne sont parfois pas appliqués. En outre, la multiplication des textes de loi aux échelons centraux et locaux est un frein à la cohésion de la politique nationale. Ainsi, bien que les banques puissent théoriquement ouvrir plus facilement des filiales, un seul dossier peut être déposé à la fois pour une procédure administrative pouvant dépasser lannée.
Atteintes au principe de traitement national : certaines traces de différences de traitement entre entreprises chinoises et étrangères existent toujours. En Juillet 2004, le premier cas de dispute portée à lattention de lOMC a été résolu : la politique de TVA nétait pas la même pour les semi-conducteurs produits localement et ceux importés. Cependant, les entreprises étrangères se battent aussi pour garder des avantages comme les différences de taxation des entreprises étrangères.
Le respect de la propriété intellectuelle : nous reviendrons sur ce problème ultérieurement.
(Sans vouloir minimiser les problèmes de protectionnisme soulevés ci-dessous, on pourra remarquer que les pays occidentaux ont aussi cherché à se protéger. Historiquement, la France détournait les magnétoscopes japonais par Poitiers avant leur entrée au marché. Les Etats-Unis restent encore très protectionnistes notamment sur le secteur bancaire. Le ministre chinois du commerce a publié un rapport début 2005 rapportant 450 pratiques « abusives » menées en Europe, Etats-Unis et Japon afin de bloquer les exportations et investissements chinois.)
Ainsi, le marché chinois peut-il être désormais considéré comme plus ouvert aux entreprises étrangères. Les secteurs véritablement manquants sont ceux des banques et des assurances.
Un marché non saturé
Pour la très grande majorité des groupes français que nous avons rencontrés, le marché chinois est considéré comme nétant pas encore saturé. En effet, en se positionnant sur des produits innovants et de meilleure qualité que les produits chinois, les entreprises françaises arrivent à bien vendre leurs productions. Les entreprises rencontrées nous ont avoué quelles pensaient pouvoir vendre plus si elles possédaient plus dunité de production.
Ceci est bien sûr à nuancer selon les secteurs. Pour les secteurs où il existe déjà des grands groupes chinois compétitifs, comme lélectronique, la situation est plus difficile.
Dans le cas du secteur automobile et des équipementiers, le marché est fortement surcapacitaire. Mais cette surcapacité ne sest produite que très récemment et pourrait nêtre que transitoire.
Une base de développement
La Chine représente un marché attractif, cest un fait désormais bien compris par les entreprises occidentales. Mais la Chine doit représenter aussi maintenant une base de développement pour ces entreprises. Nous verrons que la Chine est à la fois une base mondiale de production, une base mondiale de linnovation technologique et la base dexpansion des futurs « géants » chinois. Dans ces conditions, être implanté en Chine permet pour un groupe dassurer son développement à linternational. A lavenir, une multinationale devra avoir un « pied » en Europe, un « pied » aux Etats-Unis, mais aussi un « pied » en Chine.
Une base de production privilégiée
Un atout principal de la Chine est la compétitivité de la production industrielle. La Chine a depuis longtemps été un terrain daccueil principal des délocalisations du fait des conditions privilégiées offertes par sa base de production.
Faibles salaires : un ouvrier textile à Shanghai gagne en moyenne 148 euros par mois Bureau municipal du travail et de la sécurité sociale de Shanghai : http://www.12333.gov.cn/wsbs/gzba/zdjwdetail/showmanage2005.htm (Conversion approximative à 10 yuans = 1 euro) (soit moins de 1 euro de lheure). Un jeune diplômé de niveau ingénieur reçoit un salaire entre 265 et 310 euros par mois. Une étude de luniversité de Pékin réalisée en 2003 estime à 155 euros par mois le salaire mensuel moyen dun jeune diplômé de luniversité.
Un industriel de la zone de Shanghai nous a indiqué les salaires suivants en 2004 (ajouter une rémunération complémentaire de deux mois de salaires plus un mois pour la couverture médicale) :
opérateur (2/3 ans dexpérience) 150 euros/mois
chef de quart 250/300 euros/mois
ingénieur 400/500 euros/mois
superviseur 600 euros/mois
manager 1000 euros/mois
Facilités administratives : la Chine voulant développer linvestissement étranger, le gouvernement a facilité limplantation des entreprises étrangères sur son territoire. La plupart des projets devaient avoir pour objectif lexportation des marchandises afin que la Chine puisse acquérir des devises étrangères. Cette facilité dimplantation a joué en faveur de la Chine par rapport aux autre pays de la zone Asie Pacifique (notamment lInde ou lIndonésie).
Avantages fiscaux : les zones économiques spéciales permettent dobtenir des niveaux de taxes à limportation favorables ou un taux dimposition faible (15% au lieu de 33%) voire nul.
Localisation privilégiée : les premiers lieux dimplantation ouverts aux étrangers (Shenzhen notamment) sont proches des infrastructures aéroportuaires et maritimes. Lexportation vers la zone Asie-Pacifique et le monde est facilitée.
La R&D en Chine
Du développement à la recherche fondamentale
La Chine sera dici quelques années une place incontournable de linnovation technologique.
Consciente que lavenir réside dans la recherche, la Chine a augmenté ses dépenses de R&D de façon continue affichant le plus haut taux de croissance entre 1991 et 2002. En 2004, la croissance des dépenses était de 19,7% pour atteindre 1,35% du PIB. Selon lOCDE, en 2002, la Chine dépensait déjà deux fois plus que la France en R&D (ce qui représente a priori beaucoup plus de chercheurs quen France étant donné la différence des salaires). Pour le moment, il sagit plus de développement que de recherche à proprement parler (5,7% des dépenses R&D globales en 2002 sont utilisées par la recherche fondamentale contre 24,4% en France), mais à terme la proportion de recherche fondamentale devrait augmenter.
Croissance des dépenses de R&D entre 1991 et 2002 (OCDE)
Dans un premier temps, le gouvernement chinois a misé sur lessor de lenseignement public et de la recherche publique. Le programme 863 ou « National High-Tech R&D Program » sur 6 thèmes prioritaires : technologies de linformation, bio-technologies et technologies agricoles avancées, matériaux, industrie et automatisation, énergie et environnement. Les filières se mettent pour le moment en place et devraient assurer une manne dingénieurs et de chercheurs. Ainsi, le coût dun chercheur, aujourdhui cinq fois moins cher quen Europe et sept fois moins cher quaux Etats-Unis, ne devrait pas trop augmenter. Le système efficace déchanges avec les meilleures universités américaines porte déjà ses fruits. Les universités chinoises profitent également de partenariats avec les centres de recherche des groupes étrangers (Thomson, France Telecom
).
Désormais, le gouvernement appelle les entreprises chinoises à développer des capacités de recherche : « Pour survivre et rester en tête sur des marchés de forte compétition, les entreprises doivent mettre en place et améliorer leurs capacités dinnovation ». Les nouveaux grands groupes chinois investissent ainsi généreusement en recherche et développement. Huawei peut ainsi se vanter davoir 48% de ses 24000 employés occupés en R&D pour seulement 10% de son chiffre daffaires. Le résultat est bien illustré par ce commentaire de François Paulus : « Quand nous avons vu Huawei la première fois, nous ne croyons pas quune entreprise chinoise pouvait être à la hauteur dune entreprise occidentale nous avions tort. Leur technologie était meilleure et ils étaient 30% moins chers ».
Ainsi, pour certains secteurs comme lélectronique, la Chine est la pointe des techniques les plus innovantes grâce à ses grands groupes comme Huawei ou TCL. Sur dautres secteurs, elle rattrape petit à petit son retard grâce aux nombreux transferts technologiques. Ainsi, du fait de sa taille et des enjeux auxquels la Chine est confrontée, les secteurs où la recherche chinoise aura le plus dimportance seront les suivants :
Nucléaire : le manque chronique dénergie, associé à une volonté dindépendance énergétique va amener la Chine à construire lessentiel des nouvelles centrales nucléaires du monde dici 2020. La Chine prévoit dès maintenant la construction de centrales de 3e génération type EPR. Les transferts technologiques associés devraient lui permettre de devenir un membre actif de la recherche nucléaire.
Environnement : confronté à des problèmes de pollution grave dans les villes industrielles, la Chine se veut leader dans le développement de technologies propres comme la production délectricité au charbon propre mais aussi le développement de parcs éoliens. Elle se veut également leader dans le domaine des véhicules hybrides (collaboration des universités de Qinghua avec SAIC ou Gelly).
Technologies de linformation : la Chine cherche à développer fortement les logiciels libres (afin notamment de ne plus dépendre des technologies américaines). La Chine est également leader dans le domaine Internet notamment pour le développement de lIpV6 LIpV6 est le prochain standard dadressage Internet. Du fait de la prééminence des Etats-Unis dans la définition des protocoles Internet, actuellement, la Chine a moins dadresses IP disponibles pour ses internautes que luniversité de Berkeley..
Agriculture : la Chine développe des hybrides de riz et de mais pour subvenir aux besoins dune population encore croissante.
Par ailleurs, la Chine devrait bientôt abriter une activité de recherche plus fondamentale, qui sera aussi source dinnovation technologique dans le futur.
« De nouvelles technologies vont être créées en Chine et essaimer ailleurs. Il faut être en Chine pour pouvoir capter ces innovations. » nous confiait Jean-Pascal Tricoire. Ainsi Schneider Electric possède deux centres de recherche pour un total de 300 personnes à Shanghai et Shenzhen. Beaucoup dentreprises denvergure mondiale ont également décidé de profiter de linnovation chinoise et tisser des partenariats avec les universités et les grands groupes. Certes, la partie développement est prépondérante par rapport à la recherche fondamentale mais quelques entreprises étrangères commencent maintenant à implanter de véritables centres de recherche en Chine. Un brevet Alcatel sur quatre viendrait de Chine. Dans la zone Hi-Tech de Zhangjiang près de Shanghai, Roche ouvre son cinquième centre mondial de recherche. À côté sest installé Eli Lilly dans ce que la Chine appelle déjà la « Drug Valley ». LOréal a aussi installé un nouveau centre de R&D à Shanghai. En fait, quasiment tous les groupes pharmaceutiques mondiaux envisagent dinstaller une partie de leur recherche en Chine pour bénéficier des nombreux chercheurs disponibles à bas coûts. Plus généralement, un rapport du ministère chinois du commerce auprès des multinationales implantées en Chine annonce que dans les trois prochaines années, 61% de celles-ci vont accroître leurs dépenses de R&D sur le territoire.
Ainsi, une mutation importante est en train davoir lieu en Chine : la Chine nest pas que latelier du monde, elle devient aussi un centre technologique mondial. Pour ces raisons, une entreprise présente en Chine sera plus rapide à profiter de la production intellectuelle du pays.
Les standards
Lessor de lactivité de standardisation en Chine est un exemple intéressant de limportance stratégique de développer des activités de R&D en Chine.
Les standards sont le moyen le plus efficace de mettre en place des barrières non douanières pour protéger léconomie dun pays des importations et ne pas avoir à payer de droits de licence. La Chine en est consciente comme le montre le développement de normes nationales comme le WAPI, lEVD, lIGRS ou le TD-SCDMA
Cependant, les standards sont un domaine sur lesquels la Chine semble avoir évolué résolument vers une plus grande intégration au monde :
Phase 1 Limposition obligatoire dun standard : en promouvant le WAPI comme standard national, la Chine ne pensait pas recevoir de telles résistances. Ce standard de réseau local sans fil similaire au Wi-Fi utilise un protocole de sécurité différent, le WLAN Authentication and Privacy Infrastructure. La Chine comptait le rendre obligatoire sur tous les équipements WLAN en vente sur le territoire chinois à partir de juin 2004. La mise en place de ce protocole sur les équipements nécessitait en outre la coproduction avec un partenaire chinois. Tandis que le gouvernement américain annonçait officiellement son opposition à cette barrière technologique, Intel sest opposé à cette évolution et a annoncé quil ne proposerait pas le WAPI sur ses puces. En avril 2004, la Chine na pas eu dautre choix que de renoncer officiellement à la mise en place du WAPI. Ce revers chinois semble être entré désormais comme une expérience à ne pas recommencer. Dans un contexte mondial et au sein de lOMC, la Chine ne peut imposer un nouveau standard alors quun standard est déjà dominant.
Phase 2 Lentrée dans la compétition sur les nouveaux standards : avec lEVD, la Chine se lance dans la course au prochain standard mondial de DVD. Lavantage de ce standard est quil gère la haute définition et surtout que sa licence sera autour de 2 dollars par lecteur contre 13 à 20 dollars pour la licence DVD Selon www.biography.ms. Sopposant à la technologie Blu-Ray de Sony et Philips et au HD-DVD de NEC et Toshiba, lEVD se pose comme le format de demain. Comme dans toutes les courses technologiques, il ny aura probablement quun seul survivant. LIGRS (Internet Grouping and Resource Sharing standard) est un autre standard chinois pour linterconnectivité des appareils électroniques.
Phase 3 Lintégration aux processus de standardisation mondiaux : comme nous le signalait Alistair Urie Alistair Urie : adjoint pour le groupe de normalisation, Alcatel lors dune entretien privé le 20 janvier 2005., « La Chine ne peut plus imposer un standard, elle doit se battre avec les mêmes armes que les autres dans le monde de la standardisation ». En ce qui concerne le protocole TD-SCDMA, ce protocole a toujours fait parti des protocoles définis par le groupe de standardisation de la téléphonie mobile de 3e génération (3rd Generation Partnership Project). Au sein des protocoles de 3e génération, le WCDMA a été défendu par les Européens, le CDMA 2000 par les américains. La Chine a pris le rôle de leader dans la définition du TD-SCDMA. Ce parti pris est dénoncé par les Américains car même si la Chine nimpose pas ce standard sur son territoire, les principaux opérateurs téléphoniques étant détenus en majorité par lEtat, il simposera de lui-même. Mais, dans ce cas, il sagit bien dune intégration complète de la Chine aux règles du jeu de la standardisation mondiale.
La Chine a choisi de jouer le jeu du commerce mondial et, comme les autres pays industrialisés, joue un rôle dans la définition des standards. Elle se place sur ce créneau comme légal des autres pays développés. Fin août 2005, la Chine signait ainsi un accord avec le Japon pour développer en commun le standard pour la téléphonie de 4e génération.
Il est ainsi important pour un groupe étranger dêtre présent en Chine pour pouvoir suivre de lintérieur les efforts de standardisation et influencer ces développements. Siemens, Ericsson et Alcatel ont ainsi noué des partenariats avec des entreprises chinoises pour développer le TD-SCDMA.
Le développement des multinationales chinoises
La Chine compte aujourdhui un certain nombre de groupes dune taille conséquente, comparable à celle des grands groupes occidentaux. Parmi ces « géants chinois », certains sont déjà implantés aussi hors de Chine, sur les marchés internationaux. Être présent en Chine permet de profiter du succès des groupes chinois déjà établis et de lexpansion des groupes chinois prometteurs. Pour le moment, on trouve des champions chinois dans le secteur de lexploration pétrolière, de la production dacier et de lélectronique par exemple.
Nom de lentreprise
CA 2003 (milliards euros)
China Petroleum & Chemical Corp
41,7
PetroChina Co. Ltd
30,3
China Mobile Ltd
15,8
China Telecom Corp. Ltd.
11,8
China United Telecommmunications Corp Ltd
5,9
Minmetals Townlord Technology Co. Ltd.
5,2
Baoshan Iron & Steel Co. Ltd.
4,4
CNOOC Ltd.
4,0
China Resources Enterprise Ltd.
3,6
Shanghai Petrochemical Co.
2,9
Sinopec Zhenhai Refining & Chemical Co. Ltd.
2,9
TCL Corp.
2,8
CITIC Pacific Ltd.
2,7
Huaneng Power International Inc.
2,3
Aluminium Corp. Of China Ltd.
2,3
Les 15 plus grandes entreprises chinoises selon Standard & Poors (2004)
Encore un retard technologique
Pour encore une grande partie des secteurs industriels, la situation des entreprises chinoise nest pas bonne. Les acteurs locaux dans ces secteurs sont en général encore éparpillés et surtout accusent un retard technologique important. Résultat de la politique historique de développement des provinces, ces acteurs sont des acteurs locaux, souvent gérés par les municipalités elles-mêmes. Notons cependant que même éparpillés, ces acteurs sont dune très grande taille du fait de la taille des municipalités chinoises
Le retard technologique a été rattrapé en partie grâce aux partenariats multiples quont réalisé les géants chinois avec les grands groupes occidentaux. Les contrats de transfert de technologie accompagnent systématiquement les contrats commerciaux. Certes, les dernières innovations ne sont pas transférées mais comme nous lavons vu auparavant, la Chine mise sur son potentiel de recherche pour innover plus. « Les centres de R&D nont rien à nous envier. Ils emploient des gens très compétents mais ils manquent dexpérience. Dans les deux ans qui viennent, cela va aller très vite. Lavance technologique ne va pas être gardée très longtemps. ». Lobjectif de ces groupes est bien identifié : il sagit de monter en gamme.
Développement à linternational des champions chinois :
Ainsi, la grande nouveauté des années 2003-2004 est le développement à linternational de certaines entreprises chinoises performantes. Le groupe TCL présente ses premiers portables sous sa marque aux Etats-Unis, le groupe SAIC vise le marché américain à moyen terme, le groupe Changchun Railway Vehicles Co. participe à lappel doffre du métro de Buenos Aires en concurrent du groupe Alstom. Le groupe Sinopec marche sur les traces des grands pétroliers occidentaux en Afrique, en Amérique du Sud et même en Nouvelle Zélande. La menace des entreprises chinoises porte en premier lieu dans les pays en développement où elles se placent en concurrent des entreprises occidentales avec des technologies presque équivalentes et à des prix défiant toute concurrence. M. Deléens nous exprimait ainsi cette nouvelle donne : « Ces nouveaux arrivants changent la règle du jeu car ils affichent des conditions sur lesquelles on aurait du mal à saligner. ».
révolution Internet
La Chine est parvenue à extirper 250 millions de personnes de la pauvreté au cours des 25 dernières années. Toutefois, durant cette même période, linégalité des revenus a doublé. Le revenu individuel des citadins est dune moyenne de 1 000 dollars par an alors quil dépasse légèrement 300 dollars par an en milieu rural. Lespérance de vie des habitants des villes est également supérieure de 5 ans à celle des habitants des campagnes. Au Tibet, seule la moitié de la population sait lire et écrire alors que le taux dalphabétisation des habitants de Beijing, Shanghai ou Tianjin dépasse 97 %. Au niveau national, le taux danalphabétisme des femmes est de plus du double de celui des hommes.
(rapport du PNUD)
La Chine est confrontée à d'énormes défis pour maintenir sa stabilité macroéconomique alors que sa croissance est tirée par ses exportations, ce qui a d'énormes répercussions sur le reste du monde. Étant donné la taille de la Chine et sa part croissante dans le marché mondial, l'instabilité économique alimente l'inconstance des prix mondiaux des biens de base et des matières premières
En termes économiques, la Chine n'a pas le choix : elle doit supprimer les obstacles structurels qui l'empêchent de connaître une croissance rapide au cours des dix ou vingt prochaines années. Mais surtout, un développement économique vraiment sûr et durable demande d'établir une vaste base de consommation sur le territoire national.
Évidemment, les déséquilibres mondiaux associés à la croissance économique de la Chine peuvent mettre un peu plus de temps à s'ajuster que la normale, simplement parce que les États-Unis estiment qu'ils jouent en faveur des intérêts de l'Amérique. Mais l'intérêt de la Chine à long terme, et celui du monde, demande qu'elle s'attaque sérieusement à ses réformes structurelles intérieures.
Zhang Jun dirige le Centre chinois d'études économique de l'Université de Fudan, à Shanghai.
Source : Banque Mondiale. Donnée corrigée de linflation.
Jacques Verdonck : Directeur de la stratégie Renault lors dun entretien privé le 23 mars 2005
Dans un entretien au Financial Times: Zhou Xiaochuan estime également que le cours du yuan ne serait pas complètement libre avant au moins 5 ans.
Voir site du Programme des Nations Unies pour le Développement : http://www.undp.org/hdr2003/indicator/indic_126_2_2.html
Sauf indications spécifiques, les données sont issues du bureau National de Statistiques chinois
Nanfang Daily du 23 août 2004 : 2004 gongzi zhidao jia wei gongbu sheji 16 ge hangye 418 ge gongzhong gaoji laling shouru chaoguo shoushi [Shenzhen announces salary indicators for 2004]
Beijing Review « Bringing Competition a Notch Closer » et Bureau National de statistiques chinois
Voir Annexe 4
CCIFC Shanghai, Octobre 2004 : « Situation et évolution des salaires »
China Daily, juin 2004: « Graduates' hopes dampened by salary fall »
Premier ministre Wen Jiabao dans China Daily, 15 août 2005 : « Premier Wen stresses innovation »
François Paulus : Directeur de la divion réseau de Neuf Télécom in « The struggle of the champions », The Economist 6 janvier 2005»
TCL a aussi acquis lensemble des brevets dIBM suite à son rachat.
Jean-Pascal Tricoire: Directeur Général Délégué de Schneider Electric dans un entretien le 8 juillet 2005
Lessentiel de lactivité de ces groupes étant encore réalisé en Chine, le chiffre daffaire peut sembler relativement faible par rapport aux groupes français. A Parité de Pouvoir dAchat, la taille de ces groupes est conséquente.
Dr Gérard Deléens : Représentant Général pour la Chine, President de Total Petrochemicals en Chine lors dun entretien privé le 30 mars 2005
Car les pays émergents ne désirent que rarement ce quil y a de meilleur technologiquement pour privilégier des technologies éprouvées et surtout moins chères
Gérard Deléens : Représentant général de Total et président de Total Petrochemicals en Chine lors dun entretien privé le 30 mars 2005