Les âmes fortes
écrire un épisode dans un récit d'aventure ... Page 3 : « Réalité et roman » : En
1953, à la fin d'un reportage au Kenya, ..... Quel est le sujet de cet extrait ? ....
exercices 4 et 5 page 174 + 9 page 175 (Expression 6ème / 5ème ? MAGNARD )
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d) la figure de Thérèse se détache et simpose peu à peu : elle a 89 ans ; elle est née « deux ans après le gros incendie », en 1860 ; on est en 1949, à Lalley, village du Trièves. Elle a été placée comme fille de cuisine à 17 ans au château du Percy chez les Charmasson. Elle a perdu ses trois fils et son mari (28) Page 23, étrange allusion : « quand jai quitté le château, un an avant mon mariage, on sest fixé maréchal à Clostre » « Qui ta dit que jétais malheureuse ? - Vous dites que vous naimez personne et que vous navez que vous. Eh bien ! où vois-tu du malheur dans tout ça ? » (52-53)
e) les souvenirs, commérages, ragots, ou anecdotes deviennent des récits, des histoires : des « affaires » : querelles de familles ; argent ; vices ; violence ; manipulation ; jalousie ; haine : petites mesquineries, menus délits, calculs égoïstes, conflits dintérêts qui tissent le quotidien dun village « Ceux de votre sang ne se gênent pas. » « Mais la justice dans ce bas monde ! La justice il faut se la faire soi-même. » (46)
f) quelques personnages se détachent : les châtelains du Percy : Monsieur et Madame Charmasson (une autre veillée mortuaire : un autre incendie) ; le soldat devenu épicier, qui sest pendu ; un oncle maternel, « méchant comme la gale » : « Cest un lascar » (24) ; « un comédien hors-ligne » (25) : une sorte de préfiguration de Firmin ; le « gros blond » profiteur qui rachète à bas prix les cochons des malades ou des morts en payant de la main à la main, sans que le notaire le sache
II. PREMIER RECIT DE THERESE : « LAFFAIRE NUMANCE » pp. 53-120
1. lenlèvement le jeune couple : 53-65
a) noter que le dialogue continue et que le récit de Thérèse est ponctué dinterventions et de commentaires des autres veilleuses
b) projets de fuite : mariage avec Firmin en 1882 (Th a 22 ans, F 25 ; confirmé page 68) [mais page 23 « quand jai quitté le château, un an avant mon mariage, on sest fixé maréchal à Clostre »] ; retour sur la vie au château du Percy avec lintendante, « Méchante comme la gale » (56)
c) premier portrait contradictoire de Firmin : Maréchal-ferrant ? « il nétait rien » (54) « Il naurait pas fait de mal à une mouche et ce nétait pas lui qui mavait cherchée. » (55) « Cétait un homme qui ne figurait guère [mais] il en mettait de plus flambards dans sa poche. » « Il na lair de rien mais vous men direz des nouvelles » (58-59). Légère prolepse : « Jai vécu trente ans avec lui. »
d) la fuite (59-65) : « je voyais des catastrophes, des malheurs partout » (61) « Il était donc si sûr que ça ! Il mavait donc joué la comédie ! Il avait donc tout préparé à lavance ! » « Jétais bien bête et
» (64)
e) commentaire du Contre : « Quelle histoire ! Jen connaissais un peu moi par ma tante. Oui mais ta tante ne connaissait pas tout ça. Tout ce quon a raconté, par contre, sur Firmin ! Eh bien ! Firmin cétait ça. » (64)
2. arrivée à Châtillon : 65-70
a) Châtillon. « cétait un grand centre de roulage » Gourgeon, le maréchal-ferrant « maréchalerie magnifique »
b) Firmin « compagnon passant dévorant du devoir » « Joli cur »
c) « « On ne sait pas si les choses sarrangent. Dailleurs, les choses ne sarrangent jamais parce quelles ne se dérangent jamais. » (66)
3. échange avec le Contre : la bombe à Lus : 70-75
a) interruption : « Il y a déjà un bon moment que je voulais vous arrêter, Thérèse, moi je connais votre histoire par ma tante » « ta tante Junie » (5 ans de plus que Thérèse, tandis que le Contre a vingt ans de moins : 73)
b) une autre version de la fuite : « Vous avez fait la bombe pendant deux jours et deux nuits » à Lus. Intervention de Charles, frère de Thérèse, qui voyant sa sur déshonorée (« Maintenant quelle en a goûté vous ne pourriez plus la tenir. » (72)), laurait envoyée à Châtillon avec Firmin.
NB 1 : une autre version dans lautre version : à ce récit édifiant de Charles, la tante Junie oppose le sien dans lequel le frère se serait joint aux fêtards
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NB 2 : « Je ne sais pas, moi, cest bien possible »
c) une autre version de la jeunesse de F et de Th : lun coureur de jupons, « Th., cest une brave fille. Il ny a que les hommes. [
]Si vous avez un ramoneur ou nimporte quoi qui porte un pantalon, tenez-le loin, sans quoi cest vite fait.(75)
d) Th évasive, élude, et reprend son récit à la demande dune des auditrices
4. lauberge : autre échange contradictoire : 75-82
a) service à lauberge de Châtillon, étape très fréquentée : emploi du temps et travail harassant ; lubricité des voyageurs (76) ; le postillon presque muet (78 : « faites-moi penser de vous en reparler »-96-350)
b) une autre version de Châtillon (racontée par la dame patronnesse à la tante du Contre qui la elle-même connue) : « les dames de Sion » (80-cf. 323) ; « mauvais sujets » « pécheurs » ; F « à ce quon dit : coureur, buveur et même joueur. ». Gourgeon, plutôt escroc (cf. 135). Thérèse enceinte, trois mois après son arrivée et toujours pas mariée. « On les a mis par charité dans une cabane » (cf. 321)
c) Th de nouveau évasive « Oui, oui, je vois qui tu veux dire. Il y a eu, en effet, quelque chose de ce genre ».
5. la ruine des Numance : les dettes dune femme infidèle (Bovary en Diois) : 82-120
a) service à lauberge : confort relative opulence, nourriture à foison (( 82 où « Ils nont rien : ni linge, ni rien. » ; « Elle mange je ne sais pas quoi, ce quon lui donne »).
b) « un nommé Numance » : parmi les habitués des salles de billard : 82-87
portrait page 85 ; ce sera celui de Rampal/Cartouche pages 124 et 127
« Thérèse, tu nas besoin de rien ? [] Sil te manque quelque chose, tu nas quà le dire. Tu sais que je suis là. » ; propos tenus mot pour mot par Rampal page 364.
des yeux noirs ; bleus page 144
« On le voulait tout » cf. « On la voulait toute » p. 174.
« Malheureux avec sa femme. »
portrait de Madame « vingt-huit à trente ans » « Des yeux de loup » ; « comme si elle allait vous manger » « ses yeux me faisaient peur »
« Il ny a jamais eu de Numance à Châtillon. Ils viennent de La Voulte, cest connu. »
c) les dettes, la chute de la maison Numance : 87-97
« Elle avait fait des dettes à son mari. » 20 000 francs
visite de lhuissier. « on les voyait très bien, comme au théâtre. » 88-91 : « Je lai vue rire. Oui. Et jamais personne ne la vue rire: ni avant ni après.
Numance et son billard cassé. F. joue avec lui « mon F nétait pas la moitié dun imbécile. » (94) Madame N. inchangée « Allez savoir si même il y a quelque chose de vrai dans tout ce quon a dit ? »(95) - mais lentreprise Numance croule
grâce à Benoît le « grand lent », postillon, Th apprend que Numance va à Lus voir Reveillard « qui faisait lescompte. Sur celui-là, il y en aurait à raconter. » (96)
d) les Carluque : 97-102
contentieux entre madame N et madame Carluque (« la femme du tanneur »)
le cheval vendu à Madame Carluque : le mouchoir parfumé à la violette (cf. 152 et passim). Madame Numance reconquiert le respect des Châtillonnais
portrait de M. Carluque « lêtre le plus épineux quon pouvait voir ».
e) les rumeurs : 102-110
« Il commença à circuler des bruits » sur N chez R. « On ne sadresse pas à Reveillard [] ou alors on na pas la conscience tranquille ». Cette « conscience tranquille, on sen servit à qui mieux mieux. » « les N. navaient pas la conscience tranquille. Ca, cétait du Curluque tout pur. » « Ce quon raconta sur lentrevue de monsieur N et de R était à faire dresser les cheveux sur la tête ! Comment on lavait su ? Qui y avait assisté ? Mystère. »
la dette : « Quest-ce quelle a pu faire de tout cet argent ? » « dinvention en invention » « on nétait pas loin de la vérité » (105) sur le montant de la dette. (encore 114 et 120 : 100 000 francs) « le mystère complet » sur son utilisation.
les rumeurs deviennent romans : madame N soupçonnée davoir un amant qui la ruine, un « duc » ou un « chef de bande »
f) « la grande période de laffaire Numance » : 110-120
« Cest à ce moment-là que je devins une personne très importante. » « surveiller tout le monde » « tout le monde ouvrait lil »
« Cétait la grande période de laffaire Numance. » (115)
un soir où M. Numance « avait un drôle dair » (117 : « Cest lui » « il ne faut jamais se fier aux apparences » Boris, un « cosaque » de « Milan » (119); « En voilà des suppositions ! »
« je commence à croire que nous nous sommes tous trompés : quil ne sagit pas du tout damour ; quon a raison cependant quand on dit : « Cent mille !» Moi, voyez-vous, ce soir-là, je disais même plus et je nétais pas loin de la vérité. Je suis plus futée que ce quon croit. »
« Qui le croit ? Personne. On le sait que tu es futée. Tu les même maintenant. »
III PREMIER LONG RECIT DU CONTRE : « LA RUINE , LA CHUTE ET LA MORT DES NUMANCE [.] LUVRE DUN PATIENT ET FEROCE ATTENTAT » pp. 120-271
Firmin en prédateur
Thérèse et Sylvie : la passion des femmes
la locutrice contredit Th, prétend rétablir la vérité
une voix singulière, subjective qui va peu à peu devenir omnisciente
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1. prolepse : le village nègre : 120-132
a) interruption et correction : 120-121
la nouvelle narratrice reproche à Thérèse ses omissions, voire ses dissimulations : elle a « déjà » eu son premier enfant à Châtillon, et le cocher sappelle Casimir, pas Benoît
« Et parle-nous un peu de Clostre ! Mais nous ny sommes pas encore à Clostre ! »
« je vais te raconter aussi une petite histoire » « Est-ce que je mens ? »
b) « le bastringue » de Clostre : 121-123
les 2ème et 3ème enfants sont nés à Clostre où Th tenait un « bastringue »
prolepse dans la prolepse : lauberge a été rachetée en 37 aux Bousquet qui lavaient rachetée aux « Firmin »
1904 : Th a 44 ans.
c) Rampal, dit Cartouche : 123-127
concessionnaire de la fourniture des traverses du nouveau chemin de fer
Portrait physique : reprend celui de Numance ! (124 et 127-85)
« entrepreneur, brasseur daffaires » « combinard » ; « rusé » « malhonnête » « plaisant » « dune générosité pas très généreuse » (126) « sa ruse, sa malhonnêteté, sa rondeur »
« Tout se faisait dans un décor de café, de bistrot et de cantine. » « lalcool usait les facultés ; et même les vices, ce qui est plus grave. »
d) construction du village nègre : 124-131
« là où il est très fort cest quil a sa tête. Toi aussi : tu le prouves. » « Mon Firmin, ou plutôt ton Firmin, se met en marche. » (124)
« Surtout si cet homme neuf avait de la tête. Celui-là va venir. » (127)
analepse : Rampal, devenu « entrepreneur » de tout, « 6 mois avant lépoque dont je vais parler » embauche du monde « ici » (« mon mari »), et fait bâtir entre « chez nous » (430 habitants) et Clostre (8 ou 9 dont Th, F et les 3 enfants), un « village » de « deux mille habitants » : « le villag sappelle le village nègre »
« en plus de tout ce que tout le monde fait au grand jour, tout le monde tripote. » (131)
e) la cantine : arrivée annoncée de Firmin : 131-132
« Il y a naturellement une cantine. Pas une auberge. Ici, il ny a pas dauberge ; il y a une cantine. »
description de la cantine : un couloir (« si Th veut jappellerai un couloir puisquelle y tient »), un billard (131 cf. 126). En fait, la cantine, qui appartient à Cartouche, « correspond » à lauberge de Châtillon
« il y a des combines » « Vous ne voudriez pas que ce soit le séjour des anges ? » 132
un jour, « Casimir, le grand lent, le muet » dépose Firmin au « village nègre ». Il a 45 ans. Nous sommes donc vers 1902.
2. Firmin et Châtillon : 132-144
a) portrait de Firmin : « le roi des vessies et des lanternes » : 133-135
« Il a toujours su, mais maintenant il sait très bien avaler les couleuvres. Il est, comme on dit passé maître. Passé maître en quantité de choses. Il est même passé roi, mais qui le sait ? Car il prend grand soin de ne jamais figurer. Il met soigneusement la main à être limage même du bon homme. Et il lest.» « Cest une petite boule, pas très grosse mais bien ronde. » « Mais méfions-nous de ces bras. Sa bonne grosse figure est son chef-duvre : il a des yeux de chien. »
« on lui donne le bon Dieu sans confession. « Mais il est le roi des vessies et des lanternes [] las des cartes qui gagnent dix avec un » « cest la tique » 133-135
« Cest lui tout craché »
b) retour sur le couple à Châtillon durant les années 80 : « la combinaison » : « la Sainte Vierge et le forgeron de la paix » : 135-141
à Châtillon : F malin et ambitieux cherche à apitoyer les villageois en se servant de la grossesse de Th.
Gorgeon = zéro 135 cf. 81
« la cabane à lapins » et les dames de Sion
mariage in extremis puis naissance du premier « Ce mariage, cest le chef-duvre de F. » passim sur la manipulation, la mise en scène : « Tout ça qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, pour lui, cest une affaire. » (136) ; la comédie de « la bonne volonté » ; « elle est aussi forte que lui. » « ils sont forts » ; « la Sainte Vierge et le forgeron de la paix »
Th. se fait engager comme domestique, F. continue à jouer au chef de famille modèle. Ils cherchent leur future proie. « On change de patron et on recommence. « Jusquau jour où "ça fait." Et, un jour, "ça fait" ».
c) Châtillon, « un petit bourg paisible » : 141-144
En 1880-1890. Description de Châtillon : « un petit bourg paisible » ( description faite par Th
bourg de retraités et de rentiers, engourdi et desservi par la seule patache de Casimir (Benoît ?) « le grand lent, muet » (142) « Enfin bref, Châtillon vivait en famille. »
3. les Numance : 144-153
a) portraits : 144-146
« Parmi tous ces rentiers » « le mystérieux mécène » (cf. 271), des yeux bleus, beau.
Madame Numance : « La bonté sur la terre, jolie comme un cur et [] avec les mêmes yeux que lui. » « ce qui est écrit nest pas toujours parole dévangile, tandis que là, ça létait. ». « Vous savez quil y a un point où la beauté devient bête. Eh bien, cette femme allait jusque là, et nétait pas bête. »; « « on se disait [] Ce que jaimerais être cette femme-là, moi ! » ; « [elle] a toutes les qualités » « On la voulait toute » « Elle était contagieuse. Avec elle, on attrapait les bonnes qualités comme on attrape la rougeole. »
b) biographie : 146-151
Bernard (1813) et Sylvie (1818) : lui, fils dun riche soyeux de Carpentras, elle, fille illégitime dun ambassadeur. Mariage damour. Opposant au coup détat de L.N. Bonaparte, Bernard N. a évité le bagne grâce aux débiteurs transis de Sylvie ( amour grandi entre eux.
En 70, ils jouent ensemble les héros puis Sylvie continue à donner pour soulager toutes les misères.
« Elle na pas cessé de faire le bien, mais elle ne manque pas de finesse, elle non plus. » « Elle attaque la misère et la douleur partout où elle se trouve. Cest le Napoléon du malheur »
à force de générosité, ruinés, contraints de vendre laffaire familiale mais, grâce à un billet de loterie gagnant, conservent une petite aisance.
installation à Châtillon: il a 70 ans, elle 65 « Ils se mettent à faire le bien modestement. »
c) les « loups » face aux « agneaux » : 151-153
les différents « coups » de F. ont fait long feu.
« Cest Th qui parle la première des N »
la rencontre : qui se joue de qui ? « tenue de combat » « parfum modeste à la violette » (cf. 100) « Il sattendait à de la haute lutte : on les attendait comme le Messie. Tout était préparé.
" Si vous nétiez pas venus, on serait allé vous chercher." Pendant que les Firmin combinaient dun côté, les Numance combinaient de lautre. Côté loups, côté agneaux, cétait un : "Embrassons-nous, Folleville ! " Il y avait même, chez les Numance, une férocité à laquelle F était loin de sattendre. » « Je me demande où ils veulent en venir. » « Cette façon de tout donner, ça nétait pas très catholique. » « Mais il y avait bien des choses que F ne savait pas. »
4. amour et générosité : mère et fille : 153-220
le narrateur devient omniscient, du moins pour ce qui concerne Th et F et Me N
la partie d) redouble les 3 premières
a) « Th sabandonnait à lamour » : naissance dune passion : 153-157
F. ignore que « Cest même pour se rapprocher delle quelle lavait donnée à F. Sil sapercevait de cela, les N étaient perdus. »
« ladoration » : le fétichisme des châles ; le café pris en commun ; jalousie envers M. Numance
b) la générosité des N décontenance F. le « roublard » : 157-169
peur du trimard de Thérèse et manuvres de F.
don du pavillon Mme Numance, marraine du petit Charles : baptême trop discret pour F. qui veut être vu en train davoir
F. décontenancé par une telle générosité : la peur dêtre dupe : « Ce nest pas naturel. Ce nest pas clair. Il y a quelque chose là-dessous. » (schéma récurrent durant lépisode)
F. soupçonne Th dêtre la maîtresse de M. N., ce qui larrangerait : dispute très violente : F. effrayé réussit à « assommer » Th
au chevet de Th, « au comble du bonheur », Mme N est « en proie à un extraordinaire plaisir » [expression de linstinct maternel : 163-169]
« nous voulons ladopter pour notre fille ». Engagé par les N, F se veut « votre jardinier et votre homme de peine . » : F. décidé à tromper à la fois les N. et Th.
c) Mme Numance ou la passion de la générosité : 169-185
Mme N, jalouse de F. Le parfum de violette. Inquiétudes de Mme N.
digression : commentaire sur le caractère de Mme N. « Les personnes desprit sont les plus opiniâtres dans les passions. » - sa prodigalité : « donner était sa jouissance à elle. Cette passion, pour nêtre jamais satisfaite, pousse ceux qui lont à donner sans mesure. » (173). Rencontre du don et de lamour : Thérèse, « petite fille » qui eût être sa fille. « Elle donnait à quelquun qui laimait et elle donnait à quelquun quelle aimait. » (175)
promenades avec Th : sensible à la nature, Mme N. « pouvait [] tout utiliser à son amour » quand Th est indifférente à « la campagne »
« malentendus » (180) : dépit amoureux ou intermittences du cur
retour sur le don du pavillon, initiative de M. N. lui aussi désireux de « donner encore une fois sans mesure » : « vivre pour lui cétait donner parce que, pour sa femme, donner cétait vivre. » Mal denfant du couple. M.N., Sylvie, Th et F. « il avait encore embelli son uvre [] Il lui avait donné un enfant ! » (185) « il était heureux comme un roi » « madame N fut très heureuse » « Je me sers de ce pavillon comme de fuseaux pour une belle au bois dormant »« Elle renouvelait son bonheur » passim sur bonheur
d) le bonheur contre lopinion publique : 185-192
habillage (cf. 183 : « Elle était comme une mère qui force son enfant à manger. ») « On nen finissait plus de bonheur » « Elle a mes gestes, elle me ressemble, elle est à moi. » » (186)
rencontre avec le pasteur qui désapprouve la générosité de Mme N. Mettre « lopinion publique » de Châtillon « au pli » : « les empêcher de faire du mal » : la robe grise à lélégance invisible pour le commun des « dames »
Th « bonheur dêtre dans les jupes de sa mère ». « Elle reproduisait instinctivement tous les gestes. « Elle nétait plus Thérèse ; elle était madame Numance. » (192)
e) retour en arrière : nouveau récit des premiers instants et de lévolution des relations entre les femmes : un nouvel éclairage : 192-220
une analepse : « Pendant les derniers temps de sa grossesse » : manuvres de F. qui laisse Th enceinte, installée sur un talus au bord de la « promenade de tout le gratin de Châtillon », et qui observe les dames du bourg sans désirer être aucune delles
sauf « Celle-là [
] je la voudrais toute.» (194 cf. 145). Portrait. La guette. « avoir une vie sans légumes ; être
celle-là» « Cest peut-être madame N que tu veux dire ? » (« Elle lui inventa des histoires dune vie sans légumes » rêveries romanesques de Th sur Mme N : 196 cf. 108)
« Firmin était très malin mais il ne comprit pas que Th le tirait vers madame Numance. » (197) plutôt que vers le percepteur libidineux
. « Il croyait bête » (cf. 153 ? cf. 190)
reprise de divers éléments diégétiques ou textuels présents à partir de la page 153 : les yeux des N., la jalousie de Th envers M. N., lodeur des châles, le parfum de violette, le pavillon (« Le pavillon, comme disait Madame Numance, cétait un fuseau pour que la belle se pique au doigt et sendorme. » 200, cf. 184), les soupçons de F., la peur du trimard, limitation de Mme N, le « nous ».
réciprocité véritable de lamour entre les deux femmes ? 201-203
[noter le saut]
maître de poste Baptistin, « Le Mignon » « lhomme le plus ridicule quon ait jamais vu » essaye de « tripoter Th » « je ne suis rien que la femme de F. Je ne sortirai jamais de ma condition. » « Elle se mit à aimer follement madame N comme les ramoneurs aiment les choux à la crème en regardant la devanture des pâtisseries. » (204)
retour sur les « soupçons » de F concernant une liaison Th/M.N.Reprise de la scène de violence. Reprise de la double déclaration : 205-207 cf. 161-163 (« au comble de la félicité »/ « au comble du bonheur ») « Son ardent désir dêtre remplaçait fort bien lamour, et même était de lamour le plus vrai. » « des comptes très égoïstes. Elle était allée trop bas dans les encoignures de portes, elle en avait été trop complètement sauvée par une générosité miraculeuse pour garder le moindre sentiment dhumanité. »
« Les jours qui suivirent furent un enchantement continuel pour les deux femmes » « Cest cet excès de générosité qui empêchait Th. de comprendre la valeur de ce quon lui donnait, lempêchait dêtre celle qui reçoit et, par conséquent, celle qui, tout le temps, exige. » (209)
F « qui faisait la bête mais voyait beaucoup de choses ». Demande à Th de faire tanner des peaux de martre pour les offrir à Mme N. Mme N surprend Th qui sort de chez la Carluque « "Je suis capable dêtre méchante", se dit madame N en écoutant ses premiers sentiments. » Jalousie. Réconciliation. Le projet dadoption. Th, légataire universelle.
F. reprend les rênes : 214
reprise de lépisode du pasteur : 214 cf. 186-187 : pas dinquiétude pour Th : « je suis la plus belle ! Et qui se douterait que jai joué toutes mes cartes dun seul coup en descendant dune fenêtre par une échelle ? »
« Elle comprit moins bien la malice de la robe grise » (216-189) « Jaime ma fille. Je la rends la plus belle possible. Elle aime que je la rende belle et cest cette beauté qui me lattache. »
méfiance de Th à légard de Mme N : « Une femme avertie en vaut deux » (217)
sorties et commissions : « amour maternel » : Th, « la petite dame », « se rendit à lamour » « elle pensait encore à lhéroïne quelle avait si longtemps imitée sans laimer » « Il ne sagissait plus dimiter, il sagissait de savoir quoi faire pour rendre madame N heureuse. » : elle lappelle « maman » pour la première fois. Larmes de bonheur parallèles chez Th et Mme N
5. combines de Firmin, et ruine des Numance : 220-272
[saut] « avant les grosses chaleurs » 219 et « Un soir de mai » 220
a) premier mensonge : la reconnaissance de dettes dun innocent : 220-231
soir de mai (1883 ?) : « Jai peut-être lair endormi mais jai de lambition. » (encore 230) F. fait allusion à la fortune des N. : « faudra quon maide ». Voyage à Lus.
au retour : « Il faut toujours regarder le malheur en face. » Débite son « histoire » : le récit dune injustice (« le malheur dun innocent ») ; la reconnaissance de dettes détenue par Reveillard, figure du mal et de la peur (105 et 228, et 136 pour F. : « dresser les cheveux sur la tête » ; et 105 et 229 : « Comment [ ?] Mystère. »)
devant la réaction de Th., F. se rétracte et affirme quil sagit dune « combine », destinée à vérifier si elle laime toujours, et esquisse une autre histoire. « Maman taidera. »
b) second mensonge: la spéculation sur les coupes de bois : 231-242
F. retourne à Lus et expose son plan à Th et à Mme N : spéculer sur les coupes de bois. Mme N reste « rêveuse », avec « yeux tristes » et « sourire » (cf.« regard lointain et triste » et « petit sourire ironique » 236)
« Fin novembre » : F. prétend avoir gagné 1000 francs grâce à un prêt de Reveillard. Achats de confort pour le pavillon. Th offre du parfum de Chypre à Madame N.
embourgeoisement de F. dont Th devient « fière ». Il rapporte 500 francs, puis plus rien. (chronologie : « hiver » 236, « tout lété » et « commencement de lautomne » 238). Th a peur du trimard.
« Ca y est, jai placé mon trébuchet » » (238). F. sinquiète de ne pas voir arriver la pluie.
c) le « trébuchet » : 241-260
F. rentre un soir, trempé et crotté « Jai tout perdu ». Noter que Th sinterroge : « Mais pourquoi avais-tu tant besoin der pluie ? ». F. refuse que Th aille demander secours aux N. Cependant « Th dit tout et raconta même la suspension dépendue »
préparatifs de F. pour fuir dans la nuit avec Th et Ch : « Jai perdu 50 000 francs. ». Le trimard. F. feint de céder et daccepter que Th aille solliciter Mme N.
accueil froid de Mme N. qui étonne Th par son calme et son autorité
dialogue énigmatique entre M. et Mme N. (250) : « Est-ce quon y serait ? Oui, nous y sommes. » « Nous sommes daccord depuis le début et absolument sur tout. » Le papier de la donation est prêt. M. N. compte sur « six mois de répit, avant que Reveillard nous fasse exécuter. »
stupéfaction et épouvante de F. qui se rend compte que la reconnaissance de Mme N est est exactement rédigée comme celle préparée par Reveillard et que la procuration date de 6 mois, époque de son premier voyage à Lus. Il se croit pris au « piège ».
Mme N. « Quel bonheur de pouvoir ainsi tout donner sans être dupe ! » (257 cf. 173) M. N. « Cet homme nest pas fort. Il a de la chance davoir affaire à des gens qui ne demandent pas mieux. » « Quel dommage que largent ne compte pas ! Je nai rien à lui sacrifier à elle ; sinon mon désir même » Elle sy résolut. »
départ de Mme N et de F pour Lus : F. est sur le point détrangler Mme N. et continue à ne rien comprendre, comme dailleurs R.
nouvel échange énigmatique des N : « Quelle arme terrible [] Du plaisir de donner Ah ! cest une arme de roi ». (260) « Ce que je peux avoir lâme basse quand il sagit de donner ! » - 6 mois de répit
d) lexécution : 260- 272
printemps : promenades de Mme N. en « paix », avec « cet air comblé que rien ne pouvait expliquer » (263). Noter « la fameuse cabane à lapins » (262). F. la suit sans rien comprendre : « Tout ça nest pas catholique » « Elle te joue la comédie et toi tu gobes » « il ne savait plus à quel saint se vouer. ». Accès de paranoïa comique de F.
arrivée de R. (juillet 1885) : 267 : les N. voient Th et F. « déguerpir vers les bois »
noter lalinéa page 270 : « Eh bien, mes amiesn les voilà presque face à face ! »
portrait de R : « il ignorait la pitié » « capitaine de guerre » « combinaison » « Toute la fin de lhistoire était écrite.. » « Mais il avait au cur lenfantillage amer des capitaines, dont la cruauté est presque bonne façon. »
« Tout se passa correctement ; et même mieux ». Mort de M.N. et disparition de Mme N.
« « Eh bien, Th, quest-ce que vous dites de tout ça ? Vous êtes là, vous écoutez cette histoire sans piper. Ets-ce que vous vous souvenez de ce que vous disiez, vous, de votre auberge, tout à lheure ? »
IV. SECOND RECIT DE THERESE : LE TRAVAIL DU MAL pp. 272-332
Thérèse en furet : la soif du sang
1. lauberge ou la comédie humaine : 272-290
a) « quantités de bons moments » : 272-275
promenades dans une nature à laquelle Th est attentive
se constitue un pécule entre son salaire et la vente des reliefs de lauberge (le « colporteur de la bonne parole », son débiteur 274)
« plaisir » du café matinal
« Je me disais : "Tu es innocente"[.]"Si tu voulais être malheureuse, comme cest simple !" »
b) « le coup de feu » : observation des voyageurs : 275-284
le travail ; lobservation des voyageurs et donc des tares et travers de la nature humaine : « Je prenais autant de plaisir que près du feu. Je les voyais mêlés les uns aux autres. Leur jeu était clair. » (278) Leçons de lauberge, repérage des types humains, de la véritable élégance, vestimentaire et morale, repérage des jeux sociaux avec, souvent une participation rémunératrice pour Th. « Je voyais tout. »
un blond charge Th dune commission auprès de M. Numance.
c) « la salle de café » et « les clients du pays » ; Châtillon : « le linge sale en famille » : 284-290
« Il y faut être maternelle, avait dit la patronne, et vous, vous ne lêtes pas. »
« Je savais que tous ces messieurs étaient égoïstes. [] Mais, égoïsme contre égoïsme, on ne risque rien. Il ny avait quà les faire cracher au bassinet. » « Cétaient tous des cochons, bien entendu »
portrait du « docteur » » « des familles dont il avait été le fléau » « Cétait toujours le dieu qui fait pleuvoir. » 286 (cf. 15 149 et 312)
la cagoterie du village : « Châtillon ne faisait pas de bruit. [.] on savait étouffer les cris. » « Tu risquais la mort. Ils nhésitaient pas. Quest-ce que tu étais, toi ? » « Il y avait des réunions de famille [] et le linge sale en famille. Ah ! toute seule, tu avais bon air ! » (289) Madame Laurent à qui on fait raconter les affaires secrètes du bourg
2. limmoraliste : 290-297
a) Th cynique, ou la philosophie dans lauberge : 290-292
« A qui veut patouiller, rien ne manque. Des salauds, il y en a floraison. Tant quà faire despérer, jaime espérer large. On prétend qualors cest lenfer. » « Si cest lenfer, je rôtirai. Et je donnerai faim à tout le monde. »
« Les péchés quon ne commet pas sont affreux ; ceux quon commet : zéro, poussière. Faites tout pour sembler bonne. Quand personne ne le croit plus cest au moins que pendant quelque temps on la cru. Si vous nen avez pas profité, cest que vous êtes bêtes. Dans ce cas-là, rien ne sert à rien. »
« Il y a un proverbe : "Bien mal acquis ne profite jamais." Cest de la blague. La vérité est : bien mal acquis, le troisième héritier nen jouit pas. »
« Ils disent conscience. Ils disent : remords. Daccord. Cest de la monnaie. Payez et emportez ? Si cétait gratuit, ce serait trop beau. Moi jestime : du moment quon est chrétien, on a le droit de tout faire. Tu seras jugée. Alors ne te prive pas. »
« Quand je souffre, je suis libre. »
« Naide pas : ça ruine. Naime pas. Malheureusement cest difficile. Alors aime-toi. Cest toujours ça de gagné. »
b) Th. mentor du mal : 292-297
Th. conseille à Artemare (cf. 299), dans une affaire de succession, de porter des accusations calomnieuses contre le beau-frère. cf. Macbeth ! « Il avait des yeux de nourrisson qui voit le sein. Ah ! Ne me parlez pas des hommes ! Pour arriver à les décider il faut la croix et la bannière. »
autre exemple burlesque : retour au début : 1. les commérages et conflits familiaux 2. un cadavre (Nicolas)
« LAmérique est immobile : si tu la veux, marche ! » (288-295-299) cf. 279 : « Je me disais: « A toi de faire, soldat! Si tu crois que le ciel va descendre sur terre, tu te trompes. » « Je me disais bien que lhabit ne devait pas faire tout à faite le moine, mais de là à en être sûre. »
conseille à la Laroche de pousser sa fille dans le lit dun riche vieillard
3. lascèse du mal : « autre genre dexercice » (304) : 297-317
a) « Moi, javais des vues sur mon mari. » : dressage de F. 297-300 (repris plus loin)
« On sait vite par où les prendre. Lui, cétait enfantin. » « F. avait grossi » ; « il semblait la malice en personne » mais « pas de quoi seffrayer »
« des sous, il ny a quà se baisser pour en prendre. »
Th. dresse (311) littéralement F. à lobéissance : « Il fallait quil mobéisse au doigt et à lil. » « il faut lextérieur dun homme. Cest tout ce que je voulais. Cervelle, cétait moi. » Macbeth et Lady Macbeth !
b) exercices dhypocrisie et de manipulation : « Je fis ainsi des armes sur des quantités de choses » : 300-307
« Je me savais forte à peu près en tout. » « Jarrivais à me faire passer non seulement pour bête (ce qui nest déjà pas mal) mais pour bête et bonne, ce qui est vraiment mieux. » (301)
sentraîne à tromper sa patronne « Je me disais : si tu trompes celle-là , tu mettras le vif-argent lui-même dans ta poche. / Il y fallut plus dun an de manigances » « « Jappris très soigneusement à haïr avec le sourire. » « jappris à faire exactement le contraire de ce que mon cur me commandait de faire. »
le « cur » et la « cervelle » : « Quand je faisais spontanément quelque chose dont on dit précisément que ça ne trompe pas, vous pouviez être sûre que je trompais. Mais jétais seule à le savoir. Je suis toujours seule à le savoir. »» (302-335)
« faire une déclaration damour à ce que tu détestes » ; « Pour peu quon voie le détail de vie de quelquun, la haine vient vite. » (304). Th séduit et abandonne (« méprise » sa victime en « imitant » lamour) un commis-voyageur
« Je fis ainsi des armes sur des quantités de choses. [] A la fin, jimitais tous les sentiments sans rien sentir. [] Quel bonheur ! Personne ne pouvait être mon maître ! »
« Ce qui mintéressait, cétait dêtre ce que jétais, et de faire ce que je faisais. » « il métait très facile de tromper tout le monde » « On était absolument obligé de me prendre pour ce que je nétais pas »
c) « tromper lamour » : la « petite bonne femme » et le « pantin » : 307-317
« Tromper lamour, dun seul coup je trompais tout. Cétait ce quil y avait de mieux. » « Le maternel me parut bien
» « Je me décidais donc pour lamour maternel. Il ne me restait plus quà savoir si F était prêt à mobéir. Pendant un bon mois je le mis à un régime sévère. Puis, je lessayai. »
Th. continue à entraîner/exercer/essayer/dresser F. en lui imposant (moyennant « son sucre ») un faux-témoignage : « Il passa pour rusé et dur. » « Cétait mon pantin » (311)
« je savais quils ne sortiraient jamais de lennui. » « Ma vie était un bonheur. » (312) « Ma vie était pleine de charmes. Je métonnais quand je voyais quon sennuyait. » « Quand je sortais de Châtillon, je me disais : tu peux faire tout ce que tu veux de ces gens-là. »
« je voulais un grand coup » « La gourmandise, largent ; les femmes, largent ; la méchanceté, largent. Voilà tout ce que je trouvais. En fait de gibier, cétait plutôt piètre. » « je me foutais de largent »
« Je nétais même pas méchante. » (316 cf. 320-321) « Je suis heureuse comme un furet devant le clapier » « Je me voyais avec une éternité de bonheur » « heureuse dêtre un piège » « Si je trouvais quelque part du sang à boire. » (317)
reprend son dû au colporteur de bonnes paroles et jette son argent à la rivière
4. la traque ou le guet-apens : 317-332
a) le plan : 317-320
« Au retour, je vis Châtillon devant moi. Jétais prête. Je me dis : « "En avant !" »
sexcite sur « la trouvaille », et réfléchis avant se « mettre au travail » : « Les gens que tu vises ne tiennent à rien, sauf à aimer » « il fallait me faire donner le sein »
« Je commençai par me faire mettre enceinte » « Je vais me faire mettre à la porte de cette baraque. » (ce qui lui demande 5 mois) « Enceinte et abandonnée, jétais la reine du monde ! »
b) une « vraie comédie » : « monter ma misère au grand jour » : 320-326
« Joue donc un peu voir ta première scène »
la « cabane à lapins » - les dames de Sion (323 80) « entrée en scène » « vraie comédie » « je jouais mon rôle à la perfection »
« le sixième peuplier de la promenade » « comme une sainte Vierge » (cf. « la tour de Babel » et « les « rois mages », juste après
) « Moi, il y avait dabord moi. » « croyez-moi, quand on arrive à trouver un truc de ce genre, on est quelquun. » : Th.est devenue difforme.
« Jétais libre » « je dégustais » « Je guettais une certaine personne. »
c) duel ou « petite conversation » : 326-332
« notre combat » « bataille » « Je la connaissais comme si je lavais faite. »
« Elle se disait/Je me disais » : catéchisme ou monologues intérieurs parallèles : la diabolique contre la généreuse « Il faut que tu fasses lexpérience du remords » (cf. 332) « Ses nuits ne devaient pas être roses entre le remords et lamour. » (332)
lextrême mal face à lextrême bien « Tu ne peux pas savoir comme je souffre de ne pas pouvoir te faire tout le bien que je voudrais te faire. »(331)
F. joue son rôle « Je lui avais fait une telle réputation quon le craignait comme la peste. »
« Je vous serrerai le kiki, ma belle dame, jusquà ce que vous tiriez une langue dun mètre! / Jétais loin de me douter quà la fin elle méchapperait. »
V. SECOND RECIT DU CONTRE : LA VENGEANCE DE THERESE pp 332-365
- « As-tu fini ton histoire, Thérèse ? Oui, là, somme toute, elle est finie. Alors, je continue la mienne, car, tu le sais, je nai pas dit le plus beau. »
1. Firmin et Thérèse, et Châtillon : 332-343
a) la bonne et le méchant : 332-337
retour à la fuite de Mme N. et au désespoir de Th qui senivre des étoffes de Mme N, se bat avec F. et senfuit, puis est ramenée par les gendarmes : « pas folle du tout », mais « dans une colère inexplicable »
« "Ca, cest de lamour, se dit tout Châtillon. Il ny a pas à sy tromper." » « On ne cessait de sextasier sur sa capacité damour. »
F « "Il porte la méchanceté sur la figure. " » ; accusé dassassinat mais « Personne ne savait au juste ce qui sétait passé. » « Personne ne savait au juste ce qui sétait passé. Pas un cheveu des têtes de Châtillon ne pensait que la ruine, la chute et la mort des Numance était luvre dun patient et féroce attentat ». « on le traitait à haute voix de salaud »
b) léventration : 337-343
Th ne se laisse pas battre et fait violence égale avec lui : « chaque fois, Th eut le dessus ».
F. est dupé par Reveillard
Th. « belle comme ce marteau » (340), « tout le temps affable et gentille »
« En fin de compte, il y eut une séance de toute beauté qui régla la question dune façon définitive » F. estropié ! mais cest elle qui « passa pour une martyre » (342)
« Mais, je suis très amie avec toi. Je ne voudrais pas te perdre pour tout lor du monde. » (343-347-370)
2. Clostre : le défi : 343-357
a) lauberge (été 1885) : face à face : 343-350
« Clostre, cétait purement et simplement léglise et lauberge. Le reste : montagne. »
qui a choisit Clostre ? Th, apparemment. « [F] avait aussi une idée derrière la tête, comme vous verrez, et Thérèse également »
F. devenu « minus » mais « question de crâne, il avait toujours le même » « plus il était faible, plus il avait besoin de dominer. Il était jaloux de la domination des autres. Il voulait être seul à dominer. »
« Je ne toucherais plus ton ventre pour tout lor du monde. »
Th. se confesse auprès du curé Anatole
« F. continua malgré tout à tenir son rôle de martyr. » ; « ce quon pourrait faire avec de la légitime défense » (348-351) - mais sa sale gueule
349-350 « Thérèse était une âme forte. Elle ne tirait pas sa force de la vertu : la raison ne lui servait de rien ;[] Ce qui faisait la force de son âme cest quelle avait, une fois pour toutes, trouvé une marche à suivre. [] Rien ne comptait que dêtre la plus forte et de jouir de la libre pratique de la souveraineté. »
b) le mari, la femme, lamant et les enfants : 350-357
entrée en scène du postillon, « fameux type maigre qui passait pour muet. », sans doute amant de Th.
hostilité croissante mais vaine de F. à légard de Th qui tombe enceinte, tout en contraignant F. à se taire
naissance de lenfant en juillet avec le muet pour parrain. Satisfaction du curé pour qui « Lharmonie est revenue »
second enfant du muet, quinze ou seize mois après.
un « je » qui commente (355). Thérèse « amollie » ? non. « Tout compte fait, cest Firmin qui lui donnait tout. [] Cétait uniquement de F quelle tirait son plaisir. » Lui ne songe quà « batailles, égorgements, sang répandu » « Ne nous soucions pas de savoir si cétait un niais ou un rusé. » F. croyant que Th est une simple débauchée cesse de se méfier « Maintenant
que nous voyons toute laffaire après coup, nous nous rendons compte quelle la embobiné des pieds à la tête [] dans le piège. » « pour faire durer le plaisir. Cétait une gourmande. »
3. Le village nègre : 357-365
a) nouvelle manipulation de Th : 357-360
ellipse de près de 20 ans : 1902 ou 1904 ?
« ce fameux monsieur Rampal »
manuvres et manipulations de Th qui réussit à faire croire à F. quil a repris le contrôle en imposant à la famille de sinstaller au village nègre (359 cf. 132). F. croit même pouvoir mettre Rampal dans sa poche
.. « "Ca va sur des roulettes", se dit Thérèse. »
b) vers lassassinat (« ses projets ») : 360-365
« installés comme tenanciers à la cantine du village nègre. »
description de la cantine : les miroirs. Th séduit Rampal en dansant avec lui au son de lorchestrion. « Tout sorganise mais [] ne mettons pas la charrue avant les bufs. »
jalousie du muet (« Jai peut-être un peu trop doutils, se dit Th ») : « elle inventa sur-le-champ une sorte damour sur mesure qui allait au muet comme un gant mais lui laissait à elle toute liberté. »
le billard, Rampal : « Tu nas besoin de rien, Thérèse ? » (cf. 85 : Monsieur Numance), dont elle fait un amant docile.
F. « "Je nai jamais été aussi heureux de toute ma vie. " Elle se dit : " Parfait ! cest exactement maintenant quil faut le tuer ! " Elle se mit à réfléchir dans un état de volupté quelle navait encore jamais connu. Il faut, se dit-elle, quil se voie mourir. Ca va être un peu plus difficile. Mais quelle différence ! "»
« - Maintenant, Th, je te laisse finir lhistoire. Tu dois connaître le fond des choses mieux que moi. »
VI. TROISIEME RECIT DE THERESE : LASSASSINAT DE FIRMIN pp 365-370
« Quand on me la apporté sur un brancard, jai fait comme toutes, jai crié : "Mon Dieu ! faites quil soit vivant ! " Il létait. »
Rampal a peur dêtre jugé coupable de la chute de F. dans les déblais, et croit que Th a tué F. pour lui
le meurtre sera considéré comme un accident du travail
Th récupère la pèlerine quelle avait prise et prêtée au muet
elle assiste à lagonie de F. après sêtre assuré quil souffre : « Je naurais pas voulu manquer la mort de F. pour tout lor du monde. »
VII. EPILOGUE page 370
fin de la veillée mortuaire
ultimes échanges
« Pourquoi voudrais-tu que je ne sois pas fraîche comme la rose ? »
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