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GEF Brief - World Bank Documents & Reports

L'UC assurera le suivi de la gestion globale du Projet à travers l'examen des ...... l 'Université d'Abomey-Calavi (FAST/UAC) ...... Le Projet aidera l'UEMOA à corriger ces faiblesses et un manuel d'audit sera développé dans le cadre du Projet.




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Document de
la Banque mondiale

Rapport nº : 36383


Document d’EVALUATION DE projet

RELATIF A

UNE PROPOSITION DE DON PAR LE FONDS FIDUCIAIRE DE L’ENVIRONNEMENT MONDIAL

D’UN MONTANT DE  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R1C2" \a \f 4 \r 5,4 MILLIONS D’USD

A

L’Union économique et monétaire ouest-africaine


ET A UNE PROPOSITION DE CREDIT DE L’Association internationale de développement D’un MONTANT DE  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R34C3" \a \t 2,6 millionS DE DTS
(CONTREVALEUR 3,9 millions d’USD)


AU BURKINA FASO

POUR

UN PROJET REGIONAL DE BIOSECURITE EN AFRIQUE DE l’OUEST

19 octobre 2007





Environnement et gestion des ressources naturelles
Département en charge du développement durable
AFCRI
Région Afrique


Ce document est à diffusion restreinte et ne peut être utilisé par les destinataires que dans l’exercice de leurs fonctions officielles. Son contenu ne peut être divulgué par ailleurs sans l’autorisation de la Banque mondiale.
TAUX DE CHANGE

(Taux de change en vigueur le 28 février 2007)
Unité monétaire500 FCFA=1 USD1,50122 USD=1 DTS 
ANNEE FISCALE
1er janvier–31 décembre
ABREVIATIONS ET SIGLES

AFDAgence française de développementAICAssociation interprofessionnelle du cotonANBAgence nationale de biosécuritéANCAutorité nationale compétenteAOIAppel d’offres internationalAON
BAfDAppel d’offres national
Banque africaine de développementBCEAOBanque centrale des Etats de l’Afrique de l’OuestBCHCentre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiquesBtBacillus thuringiensisCAGIACoopérative d’approvisionnement et de gestion des intrants agricolesCASStratégie d'aide-paysCDBConvention sur la diversité biologiqueCECommission européenneCEDEAOCommunauté économique des états de l'Afrique de l'OuestCGESCadre de gestion environnementale et socialeCILSSComité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse au SahelCIRADCentre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développementCNBCadre national de biosécuritéCNBIOSCommission nationale de la biosécurité en Côte d’IvoireCNPCoordinateur national du ProgrammeCOPAGENCoalition pour la protection du patrimoine génétique africainCORAF/WECARDConseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoleCRBCadre régional de biosécuritéCSPRCentrale de sécurisation des paiements et de recouvrement pour le cotonDACMDirection des approvisionnements et de la comptabilité matièreDDCDirection suisse du développement et de la coopérationDPIDroits de propriété intellectuelleEEÉvaluation environnementaleEPPREmergency Program for Poverty Reduction (Programme communautaire d’urgence de réduction de la pauvreté)FAOOrganisation pour l'alimentation et l'agricultureFEDFonds européen de développementFEMFonds pour l’environnement mondial (GEF en anglais)FUPROFederal Union of Producers (Organisation de producteurs)GRETGroupe de recherche et d'échanges technologiquesGRIGestion de la résistance aux insectesICRISATInstitut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-aridesIDAAssociation internationale de développementIFAC-PSCPublic Sector Committee of the International Federation of Accountants (Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables)IITAInstitut international d'agriculture tropicaleINERAInstitut national de l’environnement et de recherches agricoles INRAInstitution nationale de recherche agricoleINSAHInstitut du SahelIPSASInternational Public Sector Accounting Standards (Normes comptables internationales du secteur public)ISAInternational Standards on auditing (Normes internationales d’audit) LICUSLow-Income Country Under Stress (Pays à faibles revenus en difficulté)MOUProtocole d’accordNEPADNew Partnership for Africa’s Development (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique)OCDEOrganisation de coopération et de développement économiquesODPObjectif de développement du ProgrammeOEGObjectif environnemental globalOGMOrganismes génétiquement modifiésONGOrganisation non gouvernementaleOPProgramme opérationnelOVMOrganismes vivants modifiésPAFASPProgramme d’appui aux filières agro-sylvo pastoralesPAGENPartnership for Natural Ecosystem Management (Projet de partenariat pour l'amélioration de la gestion des écosystèmes naturels)PBSProgram for Biosafety Systems (Programme de renforcement des systèmes de biosécurité)PCBProtocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiquesPDF Bloc BFonds d’appui au développement de projet du FEM PERProgramme économique régionalPNUDProgramme des Nations Unies pour le développementPNUEProgramme des Nations Unies pour l'environnementPPFProject Preparation Facility (Mécanisme de préparation des projets)PPPParticipation privé-publicPRBAOProjet régional de biosécurité en Afrique de l’OuestSFQTCSéléction fondée sur la qualité et le coûtSILEMSahel Integrated Lowland Ecosystem Management (Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et des bas-fonds du Sahel)UCUnité de coordination UEMOAUnion économique et monétaire ouest-africaineUNPCBUnion nationale des producteurs de coton du Burkina FasoVipVegetative insecticidal proteine (protéine insecticide végétative)

Vice président :Obiageli Katryn EzekwesiliDirecteur pays : DOCPROPERTY CountryDirector \* MERGEFORMAT Mark TomlinsonDirecteur sectoriel :Marjory-Anne BromheadChargé de projet : DOCPROPERTY TeamLeaderName \* MERGEFORMAT Jean-Christophe Carret
 DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT AfriQUE
Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest (PRBAO)

TABLE DES MATIERES

Page
 TOC \h \z \t "PDS Heading 2,2,PDS Heading 1,1,PDS Annex Heading,1"  HYPERLINK \l "_Toc181256975" A. CONTEXTE STRATEGIQUE ET JUSTIFICATION  PAGEREF _Toc181256975 \h 4
 HYPERLINK \l "_Toc181256976" 1. Contexte national et sectoriel  PAGEREF _Toc181256976 \h 4
 HYPERLINK \l "_Toc181256977" 2. Justification de l’implication du FEM/Banque  PAGEREF _Toc181256977 \h 5
 HYPERLINK \l "_Toc181256978" 3. Contribution du Projet à des objectifs plus élevés  PAGEREF _Toc181256978 \h 6
 HYPERLINK \l "_Toc181256979" B. DESCRIPTION DU PROGRAMME ET DU PROJET  PAGEREF _Toc181256979 \h 8
 HYPERLINK \l "_Toc181256980" 1. Financement du Projet  PAGEREF _Toc181256980 \h 8
 HYPERLINK \l "_Toc181256981" 2. Objectifs de développement du Programme et du Projet et indicateurs clés  PAGEREF _Toc181256981 \h 8
 HYPERLINK \l "_Toc181256982" 3. Objectif environnemental global et indicateurs clés  PAGEREF _Toc181256982 \h 9
 HYPERLINK \l "_Toc181256983" 4. Composantes du Programme et du Projet  PAGEREF _Toc181256983 \h 9
 HYPERLINK \l "_Toc181256984" 5. Enseignements tirés et pris en compte dans la conception du Projet  PAGEREF _Toc181256984 \h 13
 HYPERLINK \l "_Toc181256985" 6. Alternatives envisagées et raisons de leur rejet  PAGEREF _Toc181256985 \h 15
 HYPERLINK \l "_Toc181256986" C. EXECUTION  PAGEREF _Toc181256986 \h 15
 HYPERLINK \l "_Toc181256987" 1. Dispositions de partenariat  PAGEREF _Toc181256987 \h 15
 HYPERLINK \l "_Toc181256988" 2. Arrangements institutionnels et de mise en œuvre  PAGEREF _Toc181256988 \h 17
 HYPERLINK \l "_Toc181256989" 3. Participation des acteurs concernés  PAGEREF _Toc181256989 \h 20
 HYPERLINK \l "_Toc181256990" 4. Suivi et évaluation des résultats et des impacts  PAGEREF _Toc181256990 \h 20
 HYPERLINK \l "_Toc181256991" 5. Durabilité et réplicabilité  PAGEREF _Toc181256991 \h 22
 HYPERLINK \l "_Toc181256992" 6. Risques critiques et aspects controversables  PAGEREF _Toc181256992 \h 24
 HYPERLINK \l "_Toc181256993" 7. Conditions d’entrée en vigueur du don FEM/crédit IDA  PAGEREF _Toc181256993 \h 25
 HYPERLINK \l "_Toc181256994" D. RESUME DE L’EVALUATION  PAGEREF _Toc181256994 \h 26
 HYPERLINK \l "_Toc181256995" 1. Analyse économique et financière  PAGEREF _Toc181256995 \h 26
 HYPERLINK \l "_Toc181256996" 2. Analyse technique  PAGEREF _Toc181256996 \h 27
 HYPERLINK \l "_Toc181256997" 3. Analyse fiduciaire  PAGEREF _Toc181256997 \h 28
 HYPERLINK \l "_Toc181256998" 4. Analyse sociale  PAGEREF _Toc181256998 \h 29
 HYPERLINK \l "_Toc181256999" 5. Analyse environnementale  PAGEREF _Toc181256999 \h 30
 HYPERLINK \l "_Toc181257000" 6. Politiques de sauvegarde  PAGEREF _Toc181257000 \h 31
 HYPERLINK \l "_Toc181257001" 7. Exceptions aux politiques et préparation  PAGEREF _Toc181257001 \h 31
 HYPERLINK \l "_Toc181257002" Annexe 1 : Contexte national et sectoriel ou programmatique  PAGEREF _Toc181257002 \h 32
 HYPERLINK \l "_Toc181257003" Annexe 2 : Principaux projets connexes financés par la Banque et/ou d’autres organismes  PAGEREF _Toc181257003 \h 54
 HYPERLINK \l "_Toc181257004" Annexe 3 : Cadre de résultats et de suivi  PAGEREF _Toc181257004 \h 58
 HYPERLINK \l "_Toc181257005" Annexe 4 : Description détaillée du Programme  PAGEREF _Toc181257005 \h 63
 HYPERLINK \l "_Toc181257006" Annexe 5 : Coûts du Programme et du Projet  PAGEREF _Toc181257006 \h 75
 HYPERLINK \l "_Toc181257007" Annexe 6 : Modalités d’exécution  PAGEREF _Toc181257007 \h 80
 HYPERLINK \l "_Toc181257008" Annexe 7 : Mécanismes de gestion financière et de décaissement  PAGEREF _Toc181257008 \h 85
 HYPERLINK \l "_Toc181257009" Annexe 8 : Mécanismes de passation des marchés  PAGEREF _Toc181257009 \h 95
 HYPERLINK \l "_Toc181257010" Annexe 9 : Analyse économique et financière  PAGEREF _Toc181257010 \h 105
 HYPERLINK \l "_Toc181257011" Annexe 10 : Aspects politiques de sauvegarde  PAGEREF _Toc181257011 \h 114
 HYPERLINK \l "_Toc181257012" Annexe 11 : Préparation et supervision du Programme  PAGEREF _Toc181257012 \h 126
 HYPERLINK \l "_Toc181257013" Annexe 12 : Documents dans le dossier  PAGEREF _Toc181257013 \h 128
 HYPERLINK \l "_Toc181257014" Annexe 13 : Etat des prêts et des crédits  PAGEREF _Toc181257014 \h 130
 HYPERLINK \l "_Toc181257015" Annexe 14 : Les pays en bref  PAGEREF _Toc181257015 \h 132
 HYPERLINK \l "_Toc181257016" Annexe 15 : Analyse du coût marginal  PAGEREF _Toc181257016 \h 142
 HYPERLINK \l "_Toc181257017" Annexe 16 : Revue par un membre du groupe d’experts du STAP  PAGEREF _Toc181257017 \h 145
 HYPERLINK \l "_Toc181257018" Annexe 17: Carte 35741  PAGEREF _Toc181257018 \h 161




Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest (PRBAO)

DOCUMENT d’EVALUATION Du PROJET

AFRIQUE

AFTEN

Date :  TIME \@ "d MMMM yyyy" 8 novembre 2007
Directeur des opérations : Mark Tomlinson
Directeur sectoriel : Marjory-Anne Bromhead
Identification du Projet : P096058/P105140
Instrument de prêt : don FEM et crédit IDA
Thème focal FEM : biodiversité
Supplément totalement intégré : ouiChargé de projet : Jean-Christophe Carret
Secteurs : Produits agricoles, agriculture / pêches / gestion forestière, vulgarisation et recherche agricoles, technologie de l’information/environnement
Thèmes : Biodiversité, services ruraux, nutrition et alimentation, aspects ruraux autres qu’agricoles, politique environnementale.
Données sur le financement du Programme:[ ] Prêt [X] Crédit [X] Don [ ] Garantie [ ] Autre :

Pour prêts/crédits/autres :
Financement total de la Banque (millions d’USD):  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R32C3" \a \t \* MERGEFORMAT 3,9 (IDA) + 5,4 (FEM) + 1,2 (IDA, déjà fourni sous Cr.4195-BUR)
Conditions proposées du crédit de l’IDA : crédit standard
Période de grâce (années) : 10
Nombre d’années jusqu’à maturité : 40
Frais d’engagement : standard
Frais de services : standardPlan de financement (millions USD)Le projet financé par l’IDA et le FEM fait partie d’un programme plus vaste financé par les sources suivantes :SourceLocalEtrangerTotalFONDS POUR L’ENVIRONNEMENT MONDIAL* LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,5 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C4" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,9 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 5,4IDA (nouveau financement) LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C3" \a \t \* MERGEFORMAT 1,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C4" \a \t \* MERGEFORMAT 2,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C5" \a \t \* MERGEFORMAT 3,9IDA Cr. 4195-BUR LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C3" \a \t \* MERGEFORMAT 0,6 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C4" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 0,6*** LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,2UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST-AFRICAINE (UEMOA)2,82,85,6FINANCEMENT IDENTIFIE (CE**, gouvernements et industries à travers des mécanismes de récupération des coûts)3,64,68,2Total LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C3" \a \f 4 \r 11,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C4" \a \f 4 \r 13,1 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C5" \a \f 4 \r 24,3(*) n’inclut pas de don du Bloc B
(**) ressources financées par l’endettement, disponibles en 2008.
(***) 1,2 ont été fournis au Burkina Faso pour financer son cadre national de biosécurité (CNB)Bénéficiaire du don : UEMOA
Tous les États membres bénéficieraient de la législation, de la réglementation et de l’évaluation des risques au niveau régional mais les activités en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire et au Niger ne seront pas éligibles au financement actuel du FEM. Ces activités seront financées directement par l’UEMOA avec un appui budgétaire de l’Agence française de développement (AFD) et la CE à travers le 10ème Fonds européen de développement (FED).

Emprunteur auprès de l’IDA : Le gouvernement du Burkina Faso

Agences responsables
1. Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)
Adresse : 380, Rue Agostino Neto – 01 BP 453 Ouagadougou 01 – Burkina Faso
Contact : Malick Diallo
Tél : 226 50 31 88 73 Fax : 226 50 31 88 72 Email:  HYPERLINK "mailto:mdiallo@uemoa.int" mdiallo@uemoa.int

2. L’Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso au nom du Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie pour les aspects techniques, en collaboration avec l’unité de coordination du Programme d’appui aux filières agro-sylvo pastorales (PAFASP), programme rattaché au Secrétariat général du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, pour tous les aspects fiduciaires.

Agence nationale de biosécurité :
BP 7044, Ouagadougou, Burkina Faso
Tél : (226) 50311676
PAFASP :
BP 7029, Ouagadougou, Burkina Faso
Tél : (226) 50304280,


Durée d’exécution du Projet : 4 ans
Date d’entrée en vigueur prévue : 31 mars 2008
Date de clôture prévue : 30 juin 2012

Estimation des décaissements du FEM (AF de la Banque/millions d’USD)AF20082009201020112012Annuels LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C3" \a \f 4 \r 0,4 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C4" \a \f 4 \r 2,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C5" \a \f 4 \r 1,21,10,5Cumulés LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C3" \a \f 4 \r 0,4 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C4" \a \f 4 \r 2,6 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C5" \a \f 4 \r 3,84,9 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C7" \a \f 4 \r 5,4Estimation des décaissements de l’IDA (AF de la Banque/millions d USD)AF20072008200920102011Annuels0,31,81,40,30Cumulés0,32,13,53,93,9Le Projet diffère t-il de la stratégie d assistance au pays (CAS) quant à son contenu ou à d autres aspects importants ?
Réf. PAD A.3Ë% Oui " NonLe Projet nécessite t-il des exceptions aux politiques de la Banque ? Réf. PAD D.7
La direction de la Banque les a-t-elle approuvées ?
L approbation pour une exception est-elle demandée au Conseil ?Ë% Oui " Non
Ë% Oui Ë% Non
Ë% Oui Ë% NonLe Projet présente t-il des risques critiques qualifiés de « substantiels » ou « élevés » ? Réf. PAD C.6" Oui Ë% NonLe Projet satisfait-il aux critères régionaux de préparation à l exécution ?
Réf. PAD D.7" Oui Ë% NonObjectifs de développement du Projet Réf. PAD B.2, Annexe technique 3
L’objectif de développement du Projet est d’apporter un appui à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour la mise en ouevre d’un cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM). Composantes du Projet Réf. PAD B.4., Annexe technique 4
Le Projet est structuré en trois composantes : (a) adapter et diffuser des méthodologies régionales d’évaluation et de gestion des risques biotechnologiques liés aux organismes vivants modifiés ; (b) élaborer et mettre en œuvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité ; (c) mettre en œuvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité dans les États membres de l’UEMOA ayant ratifié le Protocole de Cartagena, avec une concentration initiale sur des produits de base spécifiques.Quels sont les mécanismes de sauvegarde déclenchés, le cas échéant ? Réf. PAD D.6, Annexe technique 10
Politiques de sauvegarde déclenchées par le Programme
Oui
Non

 HYPERLINK "http://www.worldbank.org/environmentalassessment" Evaluation environnementale ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/9367A2A9D9DAEED38525672C007D0972?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/C4241D657823FD818525672C007D096E?OpenDocument" BP/HYPERLINK "http://lnweb18.worldbank.org/ESSD/envext.nsf/47ByDocName/EnvironmentalAssessment"GP 4.01)
[X]
[ ]

Habitats naturels ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/71432937FA0B753F8525672C007D07AA?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/62B0042EF3FBA64D8525672C007D0773?OpenDocument" BP 4.04)
[ ]
[X]

Gestion des nuisibles ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/665DA6CA847982168525672C007D07A3?OpenDocument" OP 4.09)
[X]
[ ]

Propriété culturelle ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/tocall/55FA484A98BC2E68852567CC005BCBDB?OpenDocument" OPN 11.03, révisé comme OP 4.11)
[ ]
[X]

Réinstallation involontaire ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/AA37778A8BCF64A585256B1800645AC5?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/383197ED73D421A385256B180072D46D?OpenDocument" BP 4.12)
[ ]
[X]

Peuples indigènes ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/0F7D6F3F04DD70398525672C007D08ED?OpenDocument" OD 4.20, révisé comme OP 4.10)
[ ]
[X]

Forêts ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C972D5438F4D1FB78525672C007D077A?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/97FA41A3D754DE318525672C007D07EB?OpenDocument" BP 4.36)
[ ]
[X]

Sécurité des barrages ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C12766B6C9D109548525672C007D07B9?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/D3448207C94C92628525672C007D0733?OpenDocument" BP 4.37)
[ ]
[X]

Programmes dans les zones disputées ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/72CC6840FC533D508525672C007D076B?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/5DB8B30312AD33108525672C007D0788?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/C6B0F62BE7A10B338525672C007D078B?OpenDocument" GP 7.60)*
[ ]
[X]

Programmes sur les voies navigables internationales ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/5F511C57E7F3A3DD8525672C007D07A2?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/47D35C1186367F338525672C007D07AE?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/CC209CF484469D2C8525672C007D07EE?OpenDocument" GP 7.50)
[ ]
[X]

Conditions non-standard importantes, le cas échéant, pour : Réf. PAD C.7
Présentation au Conseil : 13 novembre 2007
Entrée en vigueur du don et du crédit : 31 mars 2008
Conditions applicables à la mise en œuvre du projet : Financement des composantes du Programme qui ne sont pas financées par la Banque mondiale
CONTEXTE STRATEGIQUE ET JUSTIFICATION
Contexte national et sectoriel
Le secteur cotonnier joue un rôle important dans les économies des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où 10 millions de ménages dépendent du coton pour leurs moyens de subsistance. Le coton constitue ainsi un élément essentiel de détermination de la croissance économique et du niveau de pauvreté dans la région. Les pays producteurs de coton ont pu accéder à des parts de marché du coton ces trois dernières décennies, mais la chute des prix et les pressions constantes sur le marché les forcent à trouver les moyens d’améliorer leur compétitivité tout en recherchant des conditions commerciales plus favorables.
Ces trois dernières années, en réponse principalement à la résistance des insectes aux pesticides chimiques, le Burkina Faso a effectué des essais réglementaires en champ de coton transgénique, en partenariat avec l’industrie de la recherche sur les plantes. Les chercheurs et les responsables gouvernementaux du Mali, du Sénégal, et dans une certaine mesure du Bénin et du Togo voudraient également démarrer des essais en champ de coton transgénique, ainsi que d’autres cultures transgéniques vivrières et de rente. La biotechnologie agricole constitue un outil potentiel de contrôle des ravages d’insectes en Afrique de l’Ouest, de réduction de l’utilisation des pesticides, d’accroissement de la productivité agricole, d’amélioration de la sécurité alimentaire et d’augmentation du niveau de compétitivité commerciale de la région au niveau mondial. Cependant, l’utilisation des organismes transgéniques présente des risques importants, non seulement pour les pays qui effectuent des essais en champ, mais également pour tout l’espace UEMOA compte tenu du marché commun entre les pays membres et de la tradition de partage des semences au-delà des frontières nationales. De plus, les négociations des frais de technologie dans le secteur du coton seront clés pour déterminer l’ampleur des surplus des producteurs. En conséquence, toutes les parties concernées ont exprimé la nécessité d’avoir des mécanismes solides de réglementation et de sauvegarde sur la biosécurité afin de garantir que les organismes transgéniques, également appelés organismes vivants modifiés (OVM), soient utilisés en toute sécurité, pour le bénéfice des paysans et en conformité avec les exigences du Protocole de Cartagena et des autres références internationales.
Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB) rentre dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et vise la coordination des efforts internationaux pour le transfert, la manipulation et l’utilisation en toute sécurité des OVM, en vertu du principe de précaution. Pour respecter les engagements vis-à-vis du PCB, les pays signataires doivent établir ou maintenir des moyens de réglementation, de gestion ou de contrôle des risques, pour la biodiversité et pour la santé humaine, associés à l’utilisation et au mouvement des OVM (Article 8).
Six pays de l’UEMOA ont ratifié le PCB, et les huit pays ont tous participé aux programmes mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) de développement de cadres nationaux de biosécurité (CNB). Six de ces pays (le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) sont éligibles à un financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM.
Justification de l’implication du FEM/Banque
Sept pays sur les huit États membres de l’UEMOA ont réalisé des programmes de développement de CNB sur financement du FEM, mais malgré les risques pour toute la région, seul le Burkina Faso a mis en place un cadre juridique opérationnel et un système de réglementation de la biosécurité. Les capacités techniques et institutionnelles en biosécurité sont faibles dans la région, en particulier dans les domaines clés tels que l’évaluation des risques, le suivi et la réglementation de la recherche biotechnologique et des essais en champ d’OVM, la sensibilisation et la participation du public et les équipements de laboratoire (voir Tableau 1, Annexe 1 pour plus de détails). Les pays souffrent également de lacunes pour les négociations des frais de technologie associés aux droits de propriété intellectuelle relatifs aux cultures transgéniques. Sans un appui supplémentaire de partenaires de développement ces pays ne pourraient pas pleinement remplir leurs obligations vis-à-vis du PCB ni tirer le maximum de profit de la technologie existante.
Le FEM recherche la diversification des agences de mise en œuvre et a accepté la Banque mondiale  pour financer ce projet régional. La Banque, qui œuvre en tant qu’agence d’exécution du FEM a déjà financé deux projets de développement des capacités liés à des programmes pilotes de CNB en Colombie et en Inde. Elle considère également le financement potentiel, en tant qu’agence d’exécution du FEM, du projet régional proposé sur la biosécurité, qui est en cours de préparation pour l’Amérique latine et les Caraïbes, avec la participation du Brésil, de la Colombie, du Costa Rica et du Pérou.
La Banque mondiale, dans son rôle de facilitateur et de partie neutre, et compte tenu de sa grande expérience de rassemblement d’un éventail complet de partenaires pour l’expertise et l’appui technique, est l’institution de financement appropriée pour ce Projet. L’approche de la Banque mondiale consiste à : a) permettre aux pays de prendre les mesures nécessaires de réduction des risques pour l’environnement et la santé au minimum et de respecter leurs obligations vis-à-vis des traités ; b) promouvoir le renforcement des capacités auprès de tous les acteurs concernés pour une prise de décision sensée et c) d’ajuster les projets en fonction des besoins et des priorités des pays pour des résultats durables et pérennes. Les mesures de sauvegarde sociale et environnementale et les dispositifs fiduciaires de la Banque lui permettront d’appuyer les acteurs concernés, d’apporter une réponse aux dynamiques actuelles de développement des OVM et d’intégrer des modalités durables pour le processus d’évaluation et de gestion des risques, conformément au Protocole de Cartagena.
Par ailleurs, la Banque mondiale est impliquée depuis des nombreuses années dans les secteurs ruraux et agricoles de la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle a effectué une série d’études relatives à la biosécurité et possède de nombreuses publications analytiques sur le secteur cotonnier de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, notamment la publication récente sur les stratégies pour le coton en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale (Strategies for Cotton in West and Central Africa) qui, parmi ses nombreuses recommandations, appelle à établir des systèmes de réglementation solides de la biosécurité. De plus, la Banque mondiale met en œuvre au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal des projets et des réformes politiques importants de diversification, de recherche et de vulgarisation agricoles. La Banque mondiale est également impliquée dans les réformes institutionnelles, dans l’appui aux organisations de producteurs, dans le renforcement des filières naissantes de produits alimentaires et dans la promotion de l’exportation de produits agricoles (voir Annexe 2). Ces expériences ont permis à la Banque de développer des relations constructives avec de nombreux gouvernements et acteurs concernés qui vont participer à ce Projet.
Contribution du Projet à des objectifs plus élevés
Le Projet porte sur l’exécution du PCB et contribuera ainsi aux objectifs et aux priorités stratégiques du programme opérationnel du FEM : les pays participant au Projet pourront améliorer leurs compétences en gestion des aspects liés à l’importation et à l’utilisation, de manière sure et durable, des plantes et des produits transgéniques. Le Projet adhère ainsi au thème focal du FEM sur la biodiversité et au programme opérationnel (OP) du FEM sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique d’importance pour l’agriculture (OP 13). L’approche régionale proposée dans le cadre de ce Projet est également en cohérence avec le projet de stratégie de biosécurité du FEM et le rapport d’’évaluation du FEM, qui mettent en avant la coopération sous-régionale comme un moyen efficace de partage des informations et d’harmonisation des cadres juridiques, pour une utilisation optimale des ressources institutionnelles, financières, techniques et humaines de la région.
De plus, le Projet remplit la priorité stratégique de biodiversité No. 3 du FEM sur le renforcement des capacités pour l’exécution du PCB ainsi que la priorité stratégique No. 4 pour le développement et la dissémination des meilleures pratiques face aux préoccupations actuelles et émergentes sur la biodiversité (voir Composante A). Le Projet contribuera à cette priorité stratégique en identifiant des approches et des outils innovants d’évaluation des risques, en développant des bases de données pour la production et l’échange de connaissances dans le domaine de la biosécurité et enfin en créant des modèles de renforcement des capacités et des institutions.
L’article 14 du Protocole de Cartagena autorise les pays à appliquer des systèmes multilatéraux pour gérer les activités relatives à la biosécurité à condition que ces systèmes soient conformes aux objectifs du Protocole et n’engendrent pas un niveau de protection plus faible. Par la suite, la Décision BS-III/3 de la Troisième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique siégeant en tant que Réunion des parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (COP/MOP3) « invite les Parties des pays en développement et les Parties des économies en transition (…) à coordonner et à harmoniser les cadres de biosécurité au niveau régional et sous-régional. » De manière similaire, la Décision BS-III/5 « demande (…) du Fonds pour l’environnement mondial une assurance que la mise en place du cadre d’allocation des ressources ne compromettra en rien l’accès des Parties admissibles au financement des activités relatives à la prévention des risques biotechnologiques, y compris les activités régionales le cas échéant , » tandis que la Décision BS-III/16 rappelle qu’  « une Partie de transit a le droit de réglementer le transport d’organismes vivants modifiés sur son territoire … et que les Parties peuvent conclure avec les autres Parties et avec des non-Parties des accords et arrangements bilatéraux, régionaux et multilatéraux concernant les mouvements transfrontières d’organismes vivants modifiés, conformément aux dispositions des articles 14 et 24 du Protocole. » Les pays de l’UEMOA perçoivent ces déclarations dans leur ensemble comme une habilitation à harmoniser au niveau régional les cadres de biosécurité.
Enfin, le Projet adhère également à la Stratégie d’assistance-pays (CAS) de chacun des pays bénéficiaires. Les CAS envisagent la croissance agricole comme le moteur du développement économique et le principal facteur de réduction de la pauvreté. Un des principaux défis consiste à rechercher l’amélioration de la productivité par la diffusion de la technologie tout en accordant la priorité à la gestion durable des ressources naturelles et à la protection de la biodiversité (voir Annexe 1 pour les détails). Le Projet présenté ici relèvera ce défi dans le domaine de l’utilisation émergente de la biotechnologie dans la région, en aidant les pays concernés à appliquer le Protocole de Cartagena.
DESCRIPTION DU PROGRAMME ET DU PROJET
Financement du Projet
Le Projet rentre dans le cadre d’un Programme régional de biosécurité pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine (le Programme) d’une plus grande envergure et adopté en 2007. Le coût total du Programme proposé est estimé à 24,3 millions d’USD (voir Annexe 5 pour les détails). Plus spécifiquement, le Projet sera financé à travers :
Le don proposé du FEM de 5,4 millions d’USD qui financerait la partie du Projet sur l’exécution du PCB au niveau régional et au niveau national au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et au Togo. La Côte d’Ivoire et la Guinée Bissau n’ont pas encore ratifié le Protocole de Cartagena et ne sont pas éligibles au financement du FEM. Le Niger a ratifié le Protocole mais ne fait pas partie de la ceinture cotonnière. Cependant, ces trois derniers pays sont inclus dans le Programme en tant qu’États membres de l’UEMOA – pour lesquels s’appliquera le cadre juridique communautaire qui sera élaboré et mis en œuvre. La participation de ces pays sera financée par des contributions de l’UEMOA et des autres partenaires, notamment la France et la CE
Le crédit proposé de l’IDA d’un montant en DTS d’environ 3,9 millions d’USD, sous la forme d’un prêt d’investissement spécifique (SIL), qui financerait la création au Burkina Faso d’un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Cet instrument ne vise qu’à appuyer une activité dans un délai bien déterminé ; aucun changement institutionnel ou comportemental n’est attendu et aucun investissement supplémentaire ne semble requis. Cet instrument semble le plus approprié pour les besoins du projet.
2. Objectifs de développement du Programme et du Projet et indicateurs clés
L’objectif de développement du Programme (ODP) est d’élaborer et de mettre en œuvre un cadre juridique communautaire de biosécurité en vue de permettra aux États membres de l’UEMOA de faire face à leurs obligations vis-à-vis du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB), relatif à la Convention sur la diversité biologique ainsi que la mise en place des sauvegardes sociales et environnementales requises.
L’objectif de développement du Projet est d’établir et de mettre en œuvre un cadre communautaire opérationnel institutionnel et juridique de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM).
L’indicateur clé de performance de la réalisation de l’ODP est le pourcentage de demandes traitées par rapport à celles reçues par les autorités nationales compétentes, portant sur les essais en champ et sur la mise en vente de cultures hautement prioritaires pour l’espace UEMOA. Elles sont définies conformément à la Politique agricole de l’UEMOA ; les demandes seront revues en accord avec les procédures régionales d’évaluation et de gestion des risques, procédures établies sur une base scientifique par un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, qui sera créé dans le cadre du Projet (voir Annexe 3 pour les détails).
3. Objectif environnemental global et indicateurs clés
L’objectif environnemental global (OEG) auquel le financement du FEM contribuera sera de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à I'introduction des organismes vivants modifiés (OVM) et des produits dérivés dans l'espace UEMOA. Cet objectif sera atteint à travers le développement de méthodes scientifiques d’évaluation et de gestion des risques pour approuver ou rejeter les OVM, en conformité avec le PCB et avec les autres références internationales. Le Programme sera initialement développé dans les pays de l’UEMOA mais pourrait être élargi à l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest – dont ceux de la CEDEAO non membres de l’UEMOA. La CEDEAO sera impliquée dès le début du Programme pour garantir les synergies et la cohérence dans toute la région concernée.
L’indicateur clé de performance de l’OEG est le pourcentage des évaluations de risque qui permettent de mesurer : (i) la présence ou l’absence de contamination des espèces sauvages par transfert génétique ainsi que le niveau de concentration et (ii) l’apparition de nouveaux organismes ou la disparition d’organismes non ciblés (voir Annexe 3 pour les détails). Ces mesures seront effectuées au Burkina Faso par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, en relation avec le réseau de laboratoires nationaux de biosécurité du Programme.
D’autres indicateurs de performance sont présentés en Annexe 3. Compte tenu de la relation complexe entre le Projet financé par le FEM et l’IDA et les autres composantes du Programme financés par des fonds autres que ceux de la Banque mondiale, le cadre de résultats ne se limite pas au seul Projet mais prend en compte le Programme dans son ensemble. Certains résultats présentés dans le cadre des résultats ne peuvent être atteints sans la mise en œuvre des composantes du Programme financées sur des fonds autres que ceux de la Banque mondiale. Ceci est réflété dans l’Accord de don du FEM et dans l’Accord de crédit de l’IDA respectivement par des conditions et des solutions transversales.
4. Composantes du Programme et du Projet
Les ministres de l’environnement des huit Etats membres de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ont exprimé leur vif intérêt à progresser vers un cadre régional harmonisé de biosécurité exécuté par l’UEMOA (voir la Déclaration de Bamako à la fin de l’Annexe 1). Tous les États membres ont participé au programme antérieur de développement des CNB, sur financement du FEM et exécuté par le PNUE.
Le Projet, qui sera financé par la Banque mondiale à travers un don du FEM et un crédit de l’IDA, comprend des composantes spécifiques du Programme global :

Composante A – Adapter et diffuser des méthodologies régionales d’évaluation et de gestion des risques biotechnologiques (Total estimé :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C3" \a \f 4 \r 7,4 millions d’USD, dont  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C5" \a \t 1,6 millions d’USD du FEM ;  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r 3,9 millions d’USD de l’IDA (nouveau financement) et 1,9 millions d’USD d’autres sources de financement )
L’adaptation et la dissémination de méthodes standardisées pour évaluer et gérer les risques seront effectuées au Burkina Faso par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Dans un premier temps, les méthodologies porteront essentiellement sur le coton transgénique et, en fonction des priorités régionales, elles s’étendront vers d’autres spéculations agricoles (notamment le niébé). Les résultats de cette composante, dont les documents techniques, les directives, les formulaires et autres documents de contrôle seront diffusés dans le cadre d’ateliers et de sessions de formations spécifiques à l’intention des acteurs régionaux et nationaux.
Cette composante comprend les quatre sous-composantes suivantes :
(i) l’identification et l’évaluation des outils et des directives existants de détermination et de gestion des risques, utilisés ou en cours de préparation dans les pays de l’UEMOA ainsi que leur comparaison avec les méthodologies internationalement reconnues (Total estimé : 1,4 millions d’USD),
(ii) l’établissement d’un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, au Burkina Faso et le renforcement des capacités ce laboratoire en vue d’une obtention éventuelle d’une accréditation (en utilisant uniquement le crédit de l’IDA) ainsi que la modernisation d’un réseau de laboratoires nationaux de biosécurité dans les sept autres pays de l’UEMOA (Total estimé : 5,3 millions d’USD),
(iii) la consolidation des outils actuels et le développement d’approches régionales communes conformes aux normes internationalement reconnues dans les domaines de l’évaluation et de la gestion des risques, de l’inspection, du suivi et de l’évaluation des OVM, ainsi que la préparation d’un manuel régional de directives d’évaluation et de gestion des risques (Total estimé : 0,6 million d’USD),
(iv) la diffusion des directives régionales dans l’espace UEMOA à travers le BCH régional logé à l’observatoire régional. Le BCH comprend une base de données, un réseau de diffusion des registres, des dossiers, des données sur les essais, et d’autres informations connexes requises par le PCB (Article 20 du Protocole). Cette base d’informations est accessible à travers un site web, par toutes les organisations gouvernementales, non gouvernementales (ONG) et le public (Total estimé : 0,1 million d’USD).
La composante A du Projet est financée par une contribution du FEM de 1,6 millions d’USD et par une contribution de l’IDA (nouveau financement) de l’équivalent de 3,9 millions d’USD et comprend les trois sous-composantes suivantes :
l’identification et l’évaluation des outils et des directives existants de détermination et de gestion des risques, utilisés ou en cours de préparation dans les Etats membres de l’UEMOA ainsi que leur comparaison avec les méthodologies internationalement reconnues (Contribution du FEM : 0,8 million d’USD; aucune contribution de l’IDA)
L’établissement d’un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, au Burkina Faso et le renforcement des capacités de ce laboratoire pour l’obtention éventuelle d’une accréditation (Contribution du FEM 0,4 million d’USD, contribution de l’IDA: contrevaleur de 3,9 millions d’USD)
la consolidation des outils actuels et le développement d’approches régionales communes conformes aux normes internationalement reconnues dans les domaines de l’évaluation et de la gestion des risques, de l’inspection, du suivi et de l’évaluation des OVM (Contribution du FEM: 0,4 million d’USD; aucune contribution de l’IDA).
Composante B – Élaborer et mettre en œuvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité (Total estimé:  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C3" \a \t 8,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R23C3" \a \f 4 \r  millions d’USD, dont  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C5" \a \t 1,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R23C5" \a \f 4 \r  millions d’USD du FEM ; aucune contribution de l’IDA et 7 millions d’USD d’autres sources de financement)
Cette composante réglementaire et institutionnelle consistera à élaborer un Cadre régional de biosécurité (CRB) opérationnel pour l’espace UEMOA, notamment la création d’un observatoire régional pour le suivi. L’exécution du CRB se fera en vertu du principe de subsidiarité de l’UEMOA, selon lequel les états membres concèdent leur pouvoir à l’UEMOA pour remplir des objectifs communs qui sont peu susceptibles d’être atteints de façon efficace au niveau national. L’expérience de l’UEMOA et les efforts actuels d’intégration économique et politique à travers l’harmonisation des politiques sectorielles augmenteront les chances de réalisation de l’objectif du Programme.
Cette composante comprend les quatre sous-composantes suivantes :
(i) la préparation d’une règlementation régionale de biosécurité selon les procédures de l’UEMOA qui associe les États membres et l’ensemble des acteurs concernés (Total estimé : 1,0 million d’USD),
(ii) la facilitation de la participation des acteurs de la société civile dans la préparation, l’adoption et la mise en œuvre de la règlementation régionale proposée de biosécurité (Total estimé : 0,2 million d’USD),
(iii) la mise en place d’un cadre institutionnel pour accompagner la diffusion et la mise en œuvre de la règlementation dans les huit États membres de l’UEMOA (Total estimé : 4,7 millions d’USD),
(iv) la coordination, le suivi et l’évaluation de toutes les composantes établies par le Programme (Total estimé: 2,8 millions d’USD).
Le cadre institutionnel inclura les domaines réglementaires et politiques relatifs aux droits de propriété intellectuelle (DPI) sur les cultures transgéniques ainsi qu’un observatoire régional de biotechnologie agricole moderne qui assurera le respect des obligations vis-à-vis du PCB et suivra l’impact environnemental et socio-économique de la biotechnologie agricole, à partir d’une série d’indicateurs clés développés par l’UEMOA et les acteurs concernés. Après l’adoption de la règlementation régionale, l’observatoire pourrait servir d’outil d’aide à la prise de décision au niveau régional.
Les fonds du FEM ne financeront pas la création et l’exécution d’un dispositif sur les droits de propriété intellectuelle (DPI) (sous-composantes B3 et C3). D’autres sources de cofinancement seront utilisées pour l’exécution du PCB dans tous les États membres et pour l’atténuation optimale des risques associés aux OVM.
La composante B du Projet est financée par une contribution de 1,7 millions d’USD du FEM, aucune contribution de l’IDA et comprend les trois sous-composantes suivantes :
la préparation d’une règlementation régionale de biosécurité (Contribution du FEM : 0,3 million d’USD)
la mise en place d’un cadre institutionnel pour accompagner la diffusion et la mise en œuvre de la règlementation régionale juridique dans les États membres de l’UEMOA (Contribution du FEM : 0,6 million d’USD)
le renforcement des capacités des institutions régionales pour la mise en œuvre du Projet (Contribution du FEM : 0,8 million d’USD).
Composante C – Mettre en œuvre les cadres réglementaires de biosécurité et renforcer les capacités en droits de propriété intellectuelle (DPI) (Total estimé :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C3" \a \t 8,2 millions d’USD, dont  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C5" \a \t 2,1 millions d’USD du FEM ;  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \t 1,2 millions d’USD de l’IDA Cr.4195-BUR; autres sources de financement : 4,9 millions d’USD).
Cette composante du Programme consacrée au renforcement des capacités et de la participation des acteurs portera sur la mise en œuvre du CRB au niveau national, sur le renforcement des capacités des institutions nationales concernées par le CRB, sur une meilleure sensibilisation du public et la participation des acteurs concernés, ainsi que sur le renforcement des capacités nationales en DPI sur les cultures transgéniques. L’élaboration et la mise en place du CRB nécessitant deux ans, le Programme supportera les mesures transitoires à travers les activités de la première sous-composante (C1) relatives à la mise en œuvre des cadres nationaux de biosécurité dans les pays ayant déjà démarré les essais en champ, comme le Burkina Faso.
Les trois sous-composantes du Programme sont : (i) le renforcement des capacités humaines, institutionnelles et réglementaires permettant aux pays d’exécuter le CRB et les mesures transitoires jusqu’à l’entrée en vigueur du CRB (Total estimé : 6,6 millions d’USD) ; (ii) l’information, la sensibilisation et l’implication des acteurs clés, en particulier les organisations de producteurs, à propos de la réglementation régionale et ses implications sur l’environnement et le développement socio-économique (Total estimé : 0,5 million d’USD et le renforcement de capacités des administrations en matière de droits de propriété intellectuelle sur les cultures transgéniques (Total estimé : 1,1 millions d’USD).
La composante C du Projet est financée par une contribution de 2,1 millions d’USD du FEM et d’une contribution de la contrevaleur de 1,2 millions d’USD de l’IDA. Elle vise à appuyer la mise en œuvre du cadre national, et le cas échéant régional, institutionnel, réglemetnaire et juridique de biosécurité dans les Etats membres de l’UEMOA ayant ratifié le Protocole de Cartagena, à travers l’information, la sensibilisation et le renforcement des capacités des acteurs concernés, en particulier des organisations de producteurs, sur les règlementations nationales et régionales et leurs implications pour l’environnement et le développement socio-économique. L’appui au cadre national de biosécurité comprendrait une contribution de 1,5 millions d’USD du FEM, une contribution de la contrevaleur de 1,2 millions d’USD de l’IDA. L’aappui au cadre régional serait financé par une contribution de 0,4 million d’USD du FEM. Le Projet ne prévoit aucun financement pour le renforcement des capacités en DPI.
5. Enseignements tirés et pris en compte dans la conception du Projet
Le développement du projet proposé (et du Programme au sens large) a entièrement intégré les enseignements tirés de la stratégie de biosécurité du FEM et du rapport d’évaluation du FEM sur la biosécurité. Ces documents recommandent une coordination au sein du pays et l’implication des acteurs concernés pour la mise en œuvre du CNB ; si possible, privilégier l’approche régionale y compris au niveau de la recherche ou en mobilisant un réseau d’institutions de recherche (tel que les systèmes nationaux de recherche agricole pour l’évaluation des risques et l’Institut du Sahel), pour la règlementation communautaire de biosécurité et enfin la collaboration avec les programmes bilatéraux et multilatéraux existants tels que le Programme de renforcement des systèmes de biosécurité (PBS) de l’USAID, ceux de la DDC, de la FAO, de l’Union africaine (AU) et du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et du PNUE-FEM sur le « Renforcement des capacités pour une participation efficace des pays au Centre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques. »
Le rapport d’évaluation du FEM sur la biosécurité a été présenté au Conseil du FEM ; ce rapport évalue l’efficacité de l’appui du FEM à l’exécution du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Les enseignements tirés et leur prise en compte dans le Projet sont résumés dans le tableau suivant.
Enseignement tiréComment cet enseignement a été pris en compte dans la conception du Projet et du Programme global 1. L’effort du FEM a contribué à accélérer la ratification du PCB.L’approche régionale proposée permettra de faire progresser rapidement l’inclusion de nouveaux pays n’ayant pas encore ratifié le PCB mais reconnaissant la nécessité d’une sécurité absolue pour la manipulation des cultures transgéniques, conformément aux standards internationaux en matière d’évaluation et de gestion des risques.2. L’état des lieux effectué pour le développement des CNB n’était pas adapté aux contextes locaux, car il était limité par le manque de ressources financières et d’expertise juridique.L’expérience de la Banque mondiale en conseils techniques et politiques complexes, le partenariat avec des institutions multilatérales et les évaluations nationales planifiées permettront de renforcer l’adaptation au contexte lors de l’exécution du Programme. Le Programme a également effectué un état des lieux spécifique pour identifier les lacunes des cadres réglementaires existants (voir Annexe 1)3. Le développement des compétences en évaluation et en gestion des risques est resté au stade général et embryonnaire. Les efforts de renforcement des capacités et de développement d’outils et d’instruments de contrôle, qui viendront en appui à l’exécution des règlements de biosécurité, reposent sur une évaluation préalable des besoins. Le Projet est initialement orienté vers un renforcement des compétences dans le domaine du coton transgénique, ce qui constituera une étude de cas concrète ; ultérieurement, l’amélioration des capacités devrait permettre d’arriver au niveau de compétence nécessaire pour l’évaluation et la gestion des risques associés aux autres cultures transgéniques. 4. Le modèle de CNB n’a été efficace que dans les pays ayant déjà une expérience en matière de biosécurité et un certain niveau de compétence.Le nouveau Programme sera attentif aux besoins nationaux et proposera des activités adaptées à chaque contexte national, afin de renforcer les capacités techniques et scientifiques des institutions identifiées.5. La coopération et la coordination étaient limitées entre les bailleurs de fonds, le Secrétariat du FEM et le CDB. Le nouveau Programme recherchera activement la collaboration des Secrétariats du FEM, de la CDB et de tous les bailleurs de fonds impliqués dans la biosécurité ou la biotechnologie dans la région (par exemple, le PNUE pour la mise en œuvre du BCH). 6. Il n’y avait pas d’harmonisation sous-régionale des cadres scientifiques, juridiques et réglementaires. Le cadre régional de biosécurité qui sera élaboré et mis en œuvre par le Programme permettra une plus grande harmonisation au niveau des pays sur les plans scientifique, juridique et réglementaire. L’UEMOA, la principale agence en charge du Programme, a un mandat d’harmonisation des réglementations. 7. Plusieurs initiatives traitaient à la fois de biosécurité et de promotion de la biotechnologie. Dans la région, les rôles dévolus à la recherche sur la biosécurité et ceux consacrés à la promotion de la biotechnologie sont clairement partagés entre respectivement les ministères de l’environnement et ceux de l’agriculture.
Le nouveau Programme porte sur les questions de biosécurité (mais prend en compte des aspects socio-économiques comme noté dans l’article 23 du Protocole) et concerne principalement les ministres de l’environnement des pays de l’UEMOA. Cependant, les ministres de l’agriculture seront associés à certaines activités du Programme, à des fins de coordination. Ce Projet tirera également les enseignements des projets financés par la Banque mondiale qui existent depuis 2003 en Colombie et en Inde sur le renforcement des capacités dans le domaine de la biosécurité. Ces projets ont principalement mis en évidence (i) le rôle clé d’une meilleure sensibilisation du public et des consultations publiques; (ii) l’importance de l’engagement des acteurs concernés pour guider la stratégie du projet; (iii) le temps et l’effort substantiel requis pour établir des mécanismes de coordination fluide entre les ministères et enfin (iv) les bénéfices tirés d’une évaluation des besoins de formation pour la conception du projet de renforcement des capacités. Tous ces enseignements ont été pris en compte dans le présent Programme. Par ailleurs, tous les supports de formation et les directives produits par les projets en Colombie et en Inde seront mis à la disposition de ce Programme régional.
En 2004, l’INSAH a publié un « état des lieux de la règlementation, des directives, de l’autorisation et de la circulation des OGM dans le Sahel ». En novembre 2004, l’Institut a lancé un processus de développement d’une « convention-cadre instituant une réglementation commune biosécuritaire dans l’espace CILSS » et une autre « convention-cadre instituant une réglementation commune en matière de semences végétales » (semences conventionnelles et génétiquement modifiées). Les versions préliminaires de ces conventions-cadres ont été soumises aux états pour examen et ont fait l’objet de discussions lors d’un atelier des acteurs concernés à Niamey en janvier 2006. En mars 2007, les conventions-cadres ont été approuvées par le Conseil des ministres du CILSS. Ces initiatives sont importantes et l’UEMOA et le CILSS ont accepté de travailler en étroite collaboration pour exploiter la base technique établie par l’INSAH plutôt que de répéter ces efforts. Plus spécifiquement, ces conventions-cadres sur la biosécurité et les semences constitueront l’une des bases pour l’élaboration du cadre régional de biosécurité. Le rôle du cadre régional de concertation (CRC) sur la réglementation et le contrôle des semences et OGM en cours de création par l’INSAH devrait être pris en compte par l’observatoire régional tel qu’il est décrit dans la Composante B3.
6. Alternatives envisagées et raisons de leur rejet
Sur la base des initiatives de développement des CNB entreprises par le PNUE, le Projet aurait pu proposer une approche exclusivement nationale d’exécution du PCB. Cependant, cette approche n’a été jugée ni économique ni efficace dans le contexte des pays de l’UEMOA compte tenu de la taille des pays, des contraintes liées aux compétences et du marché commun de l’UEMOA. Par conséquent, et conformément aux conclusions et recommandations du Secrétariat du FEM et du COP/MOP3, l’approche régionale a été privilégiée. Cette approche s’avère non seulement plus économique et plus efficace, mais permettra également d’obtenir un environnement réglementaire stable et facilitera le partage d’informations entre les partenaires et les acteurs concernés dans toute la sous-région.
EXECUTION
Dispositions de partenariat
Le cofinancement de la contrevaleur de 5,1 millions d’USD d’IDA pour le Burkina Faso sera mis à disposition pour (i) appuyer le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et l’Agence nationale de biosécurité au Burkina Faso et (ii) exécuter le CNB actuel jusqu’à l’entrée en vigueur du CRB. Les fonds de l’IDA proviendront d’une part de ce Projet ( LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r 3,9 millions d’USD, dont 1/3 sera couvert par l’allocation-pays pour le Burkina Faso et 2/3 financé par l’enveloppe pour les projets régionaux de l’IDA14, prenant en compte les externalités régionales des composantes financées par l’IDA) pour le laboratoire de référence , et d’autre part du PAFASP, un projet en cours (Cr. 4195-BUR) où  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \f 4 \r 1,2 millions d’USD ont été réservés pour appuyer le CNB du Burkina Faso, jusqu’à l’entrée en vigueur du CRB.
A la suite de la Sixième réunion annuelle des bailleurs de fonds sur le développement rural en Afrique de l’Ouest et du Centre, qui s’est tenue à Rome en mai 2006, l’Agence française de développement s’est engagée à allouer au Programme 5,2 millions d’USD dans le cadre de leur appui budgétaire à l’UEMOA (l’allocation budgétaire du Trésor français au Prgramme économique régional (PER) de l’UEMOA est d’environ 25 millions d’USD par an). L’Unité pour l’environnement et le développement rural de la Commission européenne a réservé 6,9 millions d’USD du 10ème FED (qui démarre en 2008, ces ressources sont donc considérées comme financées par l’endettement) pour appuyer l’initiative de biosécurité de l’UEMOA. Les conditions et les solutions transversales décrites dans les Accords de financement de la Banque mondiale garantiront la disponibilité de ces financements pour le Programme global.
Lors de la réunion de Cotonou de septembre 2006, qui a rassemblé les partenaires techniques et financiers du PRBAO, le PNUE a annoncé son intention de mettre en œuvre les activités du BCH dans les huit États de l’UEMOA à travers le programme régional de BCH du FEM (Renforcement des capacités pour la participation efficace des pays dans le Centre d’échanges pour la prévention des risques biotechnologiques). Le Programme coordonnera ses activités avec celles de ce programme PNUE-FEM dans les pays qui participeront au Programme régional de biosécurité.
Le Programme recevra également des prestations en nature d’une valeur de 0,5 million d’USD par les gouvernements des Etats de l’UEMOA, dans le cadre du financement de leurs coordinateurs nationaux respectifs, et 0,7 million d’USD à travers des mécanismes de récupération des coûts du secteur privé (voir Analyse économique et financière). Ces deux contributions, d’une valeur peu élevée sont cependant importantes en termes de (i) appropriation et (ii) de durabilité du programme (en particulier pour le laboratoire régional).
La version finale de l’évaluation du soutien du FEM au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, qui a été soumise au Conseil du FEM en 2005, souligne qu’il est important que la stratégie du FEM prévoit des obligations de coordination et de collaboration avec d’autres programmes multilatéraux et bilatéraux. Autrement, on court en effet le risque de promouvoir de multiples priorités nationales concurrentes ou de créer la confusion et/ou des malentendus sur les rôles respectifs des différents programmes dans la stratégie nationale (Final Draft of the Evaluation on GEF’s Support to the Cartagena Protocol on Biosafety pp. 40). Par conséquent, des efforts ont été faits pour prendre en compte tous les bailleurs de fonds partenaires concernés; ces derniers ont été tenus au courant du Programme afin de réduire la duplication des efforts et la confusion dans la région. Il convient de souligner que, d’une part, la collaboration du Programme avec les autres bailleurs de fonds ne signifie pas une validation de leurs efforts (sauf mention contraire) et, d’autre part, que le renforcement des capacités en biosécurité n’implique pas un encouragement à l’introduction des OVM.
Dans son effort de collaboration avec les autres programmes multilatéraux et bilatéraux, le Programme contribuera à la mise en œuvre du « Plan d’action pour le développement de la biotechnologie et de la biosécurité » adopté par la CEDEAO - initiative appuyée par l’USAID. L’UEMOA est reconnue pour sa capacité d’adoption des politiques sectorielles et des règlements harmonisés supranationaux (qui s’imposent aux droits nationaux une fois adoptées consensuellement par les États membres). Tandis que les décisions de la CEDEAO restent aujourd’hui au stade de propositions. C’est l’une des raisons qui a conduit à se concentrer le Programme sur la région UEMOA. Cependant, puisque l’UEMOA et la CEDEAO ont déjà convenu de collaborer étroitement à la formulation d’une politique environnementale commune, le Programme aura certainement des externalités positives dans le domaine de la biosécurité pour les pays de la région au sens large, tels que le Ghana et le Nigeria.
Le processus prévu de consultation régionale pour l’élaboration et l’adoption de la future règlementation régionale impliquera comme partenaires principaux la CEDEAO et l’INSAH afin de garantir la cohérence de l’approche règlementaire dans toute la région ouest-africaine. La participation de la CEDEAO, de l’INSAH et des pays qui ne sont pas membres de l’UEMOA ne sera pas financée par le Programme et sera conditionnée à la disponibilité d’un financement externe.
Le Programme travaillera en faveur d’une coordination des initiatives de biosécurité d’organisations multilatérales et bilatérales telles que le PNUE, l’USAID et la FAO. Des partenariats étroits seront développés avec le CORAF/WECARD (le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole) et l’INSAH, une institution spécialisée du CILSS. L’initiative technique de biosécurité et de biotechnologie initiée par le CORAF/WECARD et l’INSAH sur financement de l’USAID identifie plusieurs domaines prioritaires d’action. Dans le domaine de la biosécurité, le développement d’un cadre sous-régional harmonisé est envisagé, notamment une règlementation sous-régionale visant à réduire les problèmes liés aux mouvements transfrontaliers des OVM.
Arrangements institutionnels et de mise en œuvre
L’efficacité institutionnelle et les avancées actuelles et futures de l’UEMOA placent cette organisation dans une position unique pour diriger le développement d’un cadre régional de biosécurité pour les pays bénéficiaires (voir Annexe 6 pour plus de détails). Les principaux objectifs de l’UEMOA sont : (i) de promouvoir la coordination et la mise en œuvre des politiques sectorielles nationales dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, du transport, des infrastructures, des télécommunications, des ressources humaines, de l’énergie, des mines et de l’artisanat et (ii) d’harmoniser la législation au sein des États membres lorsque cette harmonisation est nécessaire au bon fonctionnement du marché commun. Pour atteindre ces objectifs l’UEMOA a adopté en 2001 une Politique agricole de l’Union  (PAU) et prépare une Politique commune d’amélioration de l’environnement (PCAE) - incluant notamment un important volet sur la biosécurité – qui sera examinée et adoptée par la Conférence des chefs d’États et de gouvernements en 2007. L’UEMOA développe et met également en œuvre des réglementations communautaires en matière de médicaments vétérinaires, des semences ainsi que des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) couvrant l’ensemble de l’Union.
Tous les États membres ont besoin d’un cadre réglementaire relatif aux OVM et conforme aux normes internationales de sécurité environnementale. Le souhait est de développer un instrument juridique et institutionnel commun qui puisse réduire la pression sur les rares ressources financières et techniques et éviter la répétition d’un long et coûteux processus dans chaque État membre. Par ailleurs, il est prévu que l’expérience de l’UEMOA soit répliquée et étendue à l’ensemble de l’espace CEDEAO.
Pendant la préparation du Projet, notamment lors des consultations individuelles, l’UEMOA a été clairement soutenue par tous les ministres de l’environnement des États membres, qui ont, à l’occasion, réitéré la confiance qu’ils accordent à l’UEMOA, comme l’atteste la Déclaration de Bamako (voir la fin de l’Annexe 1).
Le Togo est l’un des Etats membres de l’UEMOA. Il a ratifié le PCB et a participé dans le programme du PNUE de développement d’un CNB. La participation du Togo est importante pour la réalisation de l’objectif du programme de l’UEMOA. Compte tenu du statut actuel de suspension des décaissements au Togo, la Banque mondiale n’exécute aucun programme de prêt dans ce pays. A travers l’appui à une approche inclusive de l’UEMOA financée directement par le FEM, la Banque permettra de garantir que les bénéfices tirés du Programme au niveau régional ne soient pas compromis par la supsension des décaissements d’un pays participant. 
Le Projetsera exécuté sous la responsabilité d’un Comité d’orientation et de suivi rassemblant les principaux acteurs concernés. Le COS a été créé le 6 avril 2007. Ce comité sera présidé par le ministre chargé de l’environnement du pays assurant la présidence de l’UEMOA. Le COS comprendra des représentants des ministres de l’environnement des sept autres États membres, un représentant des ONG régionales dans le domaine de l’environnement, trois membres d’organisations régionales de producteurs, un représentant de l’UEMOA, un de la CEDEAO et enfin le président du comité scientifique régional (l’organe scientifique du Comité d’orientation et de suivi qui fonctionnera comme un panel indépendant d’experts).
La coordination générale du Projet sera assurée par une Unité de coordination (UC) rattachée à la Commission de l’UEMOA. Cette UC assurera le secrétariat du Comité d’orientation et de suivi. Elle sera en charge de (i) la programmation annuelle des activités du Projet et l’approbation du plan de travail et du budget, (ii) le suivi de l’exécution et des résultats, en particulier l’analyse et l’élaboration des rapports d’activité et des audits financiers et opérationnels et (iii) la formulation de recommandations et autres mesures correctives le cas échéant.
Les autorités nationales compétentes en charge de la biosécurité (dans le rôle de correspondants nationaux) seront les points focaux du Projet au niveau des pays. Le ministre chargé de l’environnement de chaque État membre désignera par décret ministériel le comité national de biosécurité qui sera établi dans le cadre du programme du PNUE/FEM comme un comité consultatif en appui au correspondant national et au Programme.
Passation des marchés et gestion financière. Lors de la phase de préparation du Projet, les compétences en gestion financière et en passation des marchés de l’UEMOA ont été évaluées (voir Annexes 7 et 8). La responsabilité fiduciaire des fonds du FEM sera assurée par le département administratif et financier de l’UEMOA et l’exécution se fera selon les règles financières de l’UEMOA. La responsabilité fiduciaire du crédit de l’IDA sera assurée par l’Unité de coordination du Programme d’appui aux filières agro-sylvo pastorales (PAFASP), au nom de l’Agence nationale de biosécurité (Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie du Burkina Faso). La biosécurité fait déjà partie des activités du PAFASP qui appuiera l’ANB du Burkina Faso. L’évaluation de la passation des marchés et de la gestion financière a déjà été réalisée puisque le PAFASP est maintenant en phase d’exécution.
En ce qui concerne le don du FEM, les autorisations de paiement seront accordées sous la responsabilité générale du Président de la Commission de l’UEMOA mais seront déléguées à un Commissaire de l’UEMOA afin d’accélérer l’exécution du Projet. Les paiements aux fournisseurs de biens et de services seront effectués sur autorisation du Chef comptable ; un compte spécial pour le projet sera ouvert auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Les états financiers pour le don du FEM seront préparés par le Chef comptable de l’UEMOA, suivant les normes de l’UEMOA, très similaires aux normes comptables internationales du secteur public (IPSAS) publiées par le Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC-PSC). Un auditeur externe ayant l’expérience et les qualifications satisfaisantes pour la Banque sera recruté, avant l’entrée en vigueur du don, selon les règles de la Cour des Comptes de l’UEMOA. L’audit sera effectué conformément aux normes internationales d’audit (ISA) publiées par le Conseil pour les normes internationales de l’audit et de l’assurance de la Fédération internationale des experts-comptables.
Participation des acteurs concernés
La participation et la nécessité de prendre en compte les divers points de vue des acteurs sont essentielles pour la bonne exécution du Projet. La communication sur le Projet a débuté lors de la phase de préparation, à travers des consultations approfondies des groupes d’acteurs concernés. Pour poursuivre ce processus de consultation lors de la mise en œuvre du Projete, un Comité d’orientation et de suivi (décrit au paragraphe 44) du PRBAO sera mis en place. Ce comité rendra directement compte à la Commission de l’UEMOA qui a charge de la coordination du Projet. La Commission de l’UEMOA informera régulièrement les ministres en charge de l’environnement de l’état d’avancement du PRBAO lors des réunions du Conseil des ministres de l’Union qui ont lieu au moins une fois par an.
Par ailleurs, un Secrétariat permanent dirigé par le spécialiste de la communication du Projet sera basé à l’Unité de coordination (UC) pour recueillir les commentaires, notamment les requêtes et les plaintes des acteurs concernés. Ce mécanisme participatif complètera la procédure habituelle de l’UEMOA qui comprend l’organisation d’ateliers régionaux et nationaux afin de rassembler les opinions et les préoccupations des acteurs concernés avant l’ébauche d’une réglementation régionale.
Lors du processus de rédaction de la réglementation régionale, des procédures de participation du public pour la prise de décision seront développées en conformité avec le point 2 de l’article 23 du Protocole de Cartagena. Ces procédures seront exécutées au niveau national.
Les principaux groupes d’acteurs ayant participé au développement du Projet comprennent (a) des représentants des ministères en charge de l’environnement, de l’agriculture et de la recherche dans les pays de l’UEMOA et (b) les partenaires du Projet, comme les instituts de recherche, les organisations nationales et régionales de producteurs, les comités nationaux de biosécurité, les organisations de la société civile, les groupes de consommateurs et le secteur privé.
Outre ces mécanismes formels, la diffusion des informations, à travers le Centre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH) et à travers des formations, l’organisation d‘ateliers et d’actions de sensibilisation, constitue un élément capital pour la transparence du Projet. De ce fait, la Coordination du Projet sera tenue responsable, envers les acteurs, de l’atteinte des objectifs du PRBAO.
Lors de la préparation du Projet l’UEMOA a recruté une équipe de spécialistes en communication pour mettre en place des groupes de discussion aux niveaux régional et national afin de mieux cerner les points de vue et les besoins des principaux acteurs clés (voir Annexe 10).
Suivi et évaluation des résultats et des impacts
Le plan de suivi et d’évaluation du Projet intégrera entièrement les recommandations du récent rapport intitulé “Evaluation of GEF’s Support to the Cartagena Protocol on biosecurity,” et revu par le Conseil du FEM en novembre 2005.
Pour mesurer les progrès accomplis vers les résultats souhaités, l’Unité de coordination et le Comité d’orientation et de suivi développeront une série d’indicateurs intermédiaires de suivi au niveau régional et national, basée sur le cadre des résultats présenté en Annexe 3. Le cadre final des résultats indiquera les indicateurs de résultats et les objectifs annuels, la situation de référence, les sources de données, la fréquence de collecte des données, leur utilisation stratégique et l’entité responsable de la collecte et du compte-rendu. Les rapports de suivi seront communiqués à tous les acteurs du Projet, notamment aux États membres et constitueront des éléments clés pour les exercices de planification et de stratégie du Projet ainsi que pour les réunions du COS. Les modalités spécifiques du suivi seront les suivantes :
Rapports trimestriels. La coordination régionale produira des rapports trimestriels décrivant les progrès accomplis lors de l’exécution du Projet et les réactions reçues par le secrétariat permanent dirigé par le spécialiste en communication du PRBAO; ces rapports noteront également les évolutions des indicateurs clés de performance si l’information est disponible.
Rapports semestriels. L’UC et le COS produiront également des rapports semestriels résumant le progrès accompli lors des six mois précédents. Le rapport de l’UC sera soumis à la Banque dans un délai d’un mois après la fin de chaque semestre. Le procès-verbal de la réunion du COS sera rédigé et diffusé par l’UC.
Rapports annuels. L’UC assurera le suivi de la gestion globale du Projet à travers l’examen des rapports trimestriels de gestion financière et des audits techniques annuels (voir Annexe 7) de l’UEMOA, de l’Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso (pour les aspects techniques du crédit de l’IDA) et du PAFASP (pour tous les aspects financiers du crédit de l’IDA).
Observatoire régional. dans le cadre de la Composante B, le Projet mettra en place un observatoire régional qui assurera les fonctions essentielles de suivi de la conformité au Protocole de Cartagena et d’évaluation de l’impact de la biotechnologie agricole sur les aspects socio-économiques et la biodiversité, si les pays adoptent les cultures transgéniques. Ceci permettra aux pays d’exécuter plusieurs articles du Protocole, y compris les Articles 26 et 33. Le Secrétariat du FEM a confirmé que le financement de l’observatoire est éligibilité aux ressources du FEM. La Composante C appuiera le renforcement des capacités de suivi, si nécessaire, au sein de l’UEMOA et des autorités nationales compétentes, et améliorera les compétences actuelles dans la région. Enfin, l’Observatoire aura également un mandat de suivi de la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux. Ces compétences particulières ne seront cependant pas développées avec les fonds du FEM.
Missions de supervision. La Banque participera à deux missions de supervision par an (10 semaines-personne), dont une mission qui inclura les partenaires principaux du Projet notamment ceux qui le cofinancent. Ces missions ont pour objectif d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du Projet et d’identifier les contraintes et les goulots d’étranglement afin d’aider l’UC à identifier des solutions et à adapter l’activité annuelle. Une revue à mi-parcours des résultats et des activités du Projet par l’UEMOA est également prévue avant le 30 décembre 2009. Les participants de la revue à mi-parcours proposeront le cas échéant des actions correctives pour une réalisation ponctuelle des résultats attendus. Un consultant indépendant sera recruté par l’UEMOA sur financement du Projet pour développer les tâches préparatoires de cette revue.
Durabilité et réplicabilité
Durabilité institutionnelle. L’UEMOA, une institution solidement établie et financièrement viable, est un élément clé de la durabilité des résultats du Projet. De plus, le poste de coordinateur régional au sein de l’UEMOA a pour objectif d’assurer le suivi de la mise en œuvre du projet. Au niveau national, le rôle important des institutions clés du secteur public, comme les ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture, les institutions de recherche régionales et les points focaux du FEM pour la biosécurité, contribuera également à la durabilité institutionnelle du Projet. Le mécanisme de BCH développé et mis en œuvre sur le web, qui sera maintenu au delà du PRBAO, constitue un autre élément de durabilité des résultats du Projet.
Une évaluation juridique, réglementaire et institutionnelle, démarrée en mai 2006 lors de la préparation du Projet sur financement du don PDF Bloc B, a porté sur les capacités institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre du cadre de biosécurité envisagé ; cette évaluation a identifié les points faibles spécifiques nécessitant un renforcement des capacités et une assistance technique. Les recommandations principales ont été intégrées dans le Programme pour en renforcer la durabilité.
Durabilité financière. Une approche sous-régionale permettra de réaliser des économies d’échelle à moyen terme dans l’exécution du PCB. L’utilisation d’une organisation sous-régionale bien établie améliore la capacité de levée de fonds des pays (par la force du groupe comparée à l’effort d’un seul pays) et réduit la compétition régionale et la duplication des efforts. Une organisation d’intégration régionale comme l’UEMOA pourra bien sensibiliser les États sur la nécessité d’allouer une meilleure allocation budgétaire aux autorités nationales compétentes en matière de biosécurité. Par ailleurs, le Projet ne financera pas les coûts opérationnels liés à l’exécution du CRB au niveau national, car la plupart des pays ont déjà exprimé leur engagement à mobiliser des fonds à travers leurs budgets nationaux. Enfin, des mécanismes financiers potentiels, comme la mise en place d’une taxe régionale ou de frais de dossier pour les requêtes d’OVM seront étudiés lors de l’exécution du Programme.
Une évaluation de la durabilité financière a été réalisée lors de la préparation du Projet, financée par des fonds du don PDF Bloc B, afin d’estimer les coûts opérationnels et les différents mécanismes de financement requis pour la mise en œuvre du cadre régional de biosécurité proposé au niveau régional et national. Les principales recommandations ont été intégrées dans le Programme pour en renforcer le potentiel de durabilité.
Capacité de réplicabilité. L’accent mis sur le coton par le Projet est voulue et soutenue par les acteurs institutionnels clés du PRBAO. Cela, en vue d’aider les pays à se conformer à leurs obligations vis-à-vis du PCB, que ces pays approuvent ou non les essais en champ d’OVM. Cette stratégie est conçue pour être répliquée pour d’autres spéculations agricoles, dans les pays bénéficiaires et d’autres régions africaines, en particulier à l’ensemble de la région CEDEAO. De plus, la stratégie de développement et de renforcement des capacités des institutions sous-régionales et des organismes nationaux des pays bénéficiaires peut servir de modèle à d’autres régions africaines ayant des caractéristiques agro-écologiques et sociopolitiques communes. A la fin du Projet, le partage des connaissances à travers le BCH sera expérimenté et validé. Cela permettra à d’autres pays ou sous-régions d’obtenir des informations sur les points forts et les points faibles du Projet et d’appliquer la stratégie expérimentée par le PRBAO en fonction de leurs besoins spécifiques. En outre, la disponibilité d’un personnel technique formé au cours de l’exécution du Projet, permettra un échange croisé des qualifications techniques en Afrique.
Risques critiques et aspects controversables
Les principaux risques encourus par le Projet et les moyens d’atténuation pris en compte dans la conception du Projet sont présentés dans le tableau ci-dessous.
RisquesMesure d’atténuation des risques Niveau de risque avec atténuation La participation de huit États ayant différents niveaux d’intérêt et des compétences pour exécuter le PCB, ainsi que la participation de multiples institutions au sein de chaque pays pourraient compliquer l’exécution du Programme.L’accent initialement mis sur un produit de base, avec des pays partageant un intérêt commun pour le coton, devrait faciliter la coordination régionale et une exécution du Programme qui soit adaptée à l’état de préparation de chaque pays.MLes efforts d’harmonisation régionale sont handicapés par une résistance de certains pays ou acteurs régionaux.La principale agence d’exécution, l’UEMOA, possède la volonté politique et l’expérience nécessaires en matière d’intégration régionale et d’harmonisation des politiques. Elle jouit d’une bonne réputation dans ses huit États membres. MDu fait de l’association par défaut de la biotechnologie agricole aux questions relatives à la biosécurité, les réputations de la Banque et du Programme pourraient en pâtir. Les principaux acteurs concernés pourraient en effet percevoir le Programme, et par conséquent la Banque mondiale, comme encourageant l’introduction des OVM. Premièrement, la participation de acteurs clés ayant des opinions différentes sur les OVM ainsi que le partage d’informations constituent des priorités spécifiques du Programme. Cela renforcera la transparence du Programme et son obligation de rendre compte, tout en apportant des réponses appropriées aux critiques formulées. Deuxièmement, une consultation de l’ensemble des acteurs a été réalisée par une équipe de spécialistes en communication lors de la préparation du Programme, afin d’élaborer une carte de perception sur le Programme et d’identifier les aspects qui pourraient mettre en danger la réputation de la Banque ou du Programme. Troisièmement, lors de la mise en œuvre, l’unité de coordination recrutera un spécialiste en communication pour préparer et mettre en œuvre un plan de communication stratégique qui prendra en charge, entre autres, les aspects liés à la réputation. SLes bénéfices économiques possibles tirés de l’utilisation potentielle du coton Bt ou d’autres OVM pourraient être annihilés par l’incapacité des pays à négocier les aspects de droits de propriété intellectuelle. Un cofinancement en supplément des fonds du FEM viendra appuyer les services juridiques et techniques pour assister les pays lors des négociations des droits de propriété intellectuelle et pour la mise en place d’un cadre juridique régional sur les DPI. MUn examen minutieux, efficace et indépendant des comptes de l’UEMOA pourrait être difficile à réaliser.Un auditeur externe, ayant l’expérience et les qualifications satisfaisantes pour l’IDA, sera recruté. Par ailleurs, la France coopère avec la Cour des comptes pour rattraper les retards d’audit des comptes de l’UEMOA. Le Programme appuiera cet effort en fournissant un appui technique externe ou une consultation à court terme. ME = Elevé ; S= Substantiel ; M = Modéré; F/N = Faible/Négligeable
Le risque fiduciaire au niveau régional est modéré compte tenu des améliorations récentes de la gestion de l’UEMOA. Les retards de production des comptes de l’UEMOA sont en cours de rattrappage et des progrès importants ont été réalisés au niveau des contrôles internes. Il y a cependant des retards au niveau des contrôles externes. Actuellement, seuls les comptes de 1997 ont fait l’objet d’un audit tandis que les comptes de 1998 à 2006 sont toujours en attente. De plus, des efforts importants doivent être encore réalisés pour avoir le nombre requis de comptabiles et d’auditeurs au sein de la Commission de l’UEMOA.
Pour contribuer aux mesures d’atténuation des risques, le Ministère français des Affaires étrangères (MAE) apporte une assistance technique en matière de formation et de renforcement des capacités. Le Programme recrutera deux employés supplémentaires (un comptable et un auditeur) pour renforcer les capacités de l’UEMOA en gestion financière, notamment en audit interne.
Conditions d’entrée en vigueur du don FEM/crédit IDA
Les conditions d’entrée en vigueur du don du FEM sont les suivantes. L’UEMOA doit avoir : (i) recruté un auditeur externe pour le Projet ; (ii) adopté un Manuel de gestion administrative, comptable et financière du Projet ainsi qu’un Manuel d’exécution du Projet dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale, (iii) mis en place le Comité d’orientation et de suivi ; (v) mis en place l’Unité de coordination, recruté un spécialiste de la biosécurité (qui aura la fonction de coordinateur régional) et un spécialiste en communication pour l’Unité de coordination, ainsi qu’un comptable et un spécialiste de la passation des marchés pour les services financiers et administratifs de l’UEMOA ; (vi) assuré la formation de deux membres du personnel (dont le Chef de département de la Direction des approvisionnements et de la comptabilité matière du récipiendaire) aux Directives de passation des marchés et aux Directives de sélection et d’emploi des consultants et ; (vii) développé et fourni à la Banque un acte légal (dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale) confirmant que les dispositions de l’Accord de don autorisé et signé par l’UEMOA sont valables, exécutoires et obligatoires. Toutes les personnes recrutées doivent avoir des termes de référence, des qualifications et une expérience satisfaisants pour la Banque mondiale.
Les conditions d’entrée en vigueur du crédit du l’IDA sont les suivantes. Le Burkina Faso doit avoir : (i) recruté un comptable pour le Projet ; (ii) adapté le Manuel de gestion administrative, comptable et financière du PAFASP et un Manuel d’exécution du Projet dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale ; (iii) nommé un correspondant national pour l’exécution du Projet ; (iv) établi un comité national de biosécurité pour l’exécution du Projet et (v) adopté un instrument légal adéquat pour refléter les obligations fiduciaires de l’unité de coordination du PAFASP pour le Projet. Toutes les personnes recrutées doivent avoir des termes de référence, des qualifications et une expérience satisfaisants pour l’IDA.
ResuME DE L’EVALUATION
Analyse économique et financière
Sans le Programme, qui inclut le Projet, on peut supposer que l’UEMOA adoptera progressivement le coton transgénique et probablement d’autres cultures transgéniques, suite aux activités finançant le renforcement des capacités des chercheurs et l’acceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Cette approche ne garantira pas une réglementation transparente et objective au niveau régional, ni une négociation des coûts de la technologie dans l’intérêt des paysans, ni une évaluation et une gestion adéquates des risques.
Avec le Programme, les bénéfices économiques au profit de la région UEMOA seront de trois sortes : (i) ceux liés à l’efficacité d’une réglementation régionale par rapport aux réglementations nationales individuelles ; (ii) des frais de technologie plus bas grâce à des meilleures marges de négociation ; (iii) des risques plus faibles de contamination de la biodiversité régionale et un moindre impact des pesticides sur l’environnement et la santé.
Avec le Programme, les pays bénéficieront à terme de la mise en place d’une agence régionale de biosécurité qui collaborera avec les agences nationales de biosécurité (qui auront des responsabilités réduites), ainsi que de la réduction des coûts grâce aux procédures d’évaluation et de gestion des risques conçues et mises en œuvre au sein du laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et au sein du réseau de laboratoires nationaux plutôt qu’individuellement dans chaque pays.
Les négociations des coûts de la technologie seront essentielles pour déterminer le niveau de bénéfice des producteurs. Dans le cadre du Programme, les organisations paysannes seront mieux informées. Les activités de renforcement des capacités de négociation réduiront les coûts de la technologie, par rapport au scénario sans le Programme. Ainsi, l’introduction des OVM dans le secteur cotonnier sera plus avantageuse pour les paysans.
Les résultats de l’analyse économique (voir Annexe 9) démontrent que les bénéfices économiques attendus, estimés sur la base de différentes hypothèses sur la situation actuelle, ainsi que les gains liés à l’efficacité de la réglementation et à la réduction des frais de technologie, seront du même ordre de grandeur que les coûts économiques, même si les bénéfices environnementaux (une contamination plus faible de la biodiversité et un moindre impact des pesticides sur l’environnement et la santé) ne sont pas pris en compte. Par conséquent, les investissements proposés par le programme sont certainement justifiés sur le plan économique. Les deux principaux bénéficiaires du Programme seraient, d’une part, les gouvernements des États membres de l’UEMOA qui réaliseront des économies sur le fonctionnement de leurs agences nationales de biosécurité et sur leur budget de recherche, et, d’autre part, les paysans de l’espace UEMOA, qui paieront moins de frais de technologie s’ils décident d’adopter le coton Bt.
Les résultats de l’analyse financière (voir Annexe 9) montrent qu’il est possible de couvrir les coûts récurrents d’opération de 500.000 USD, à court terme en facturant les services du laboratoire de référence et à moyen et long terme grâce à des mécanismes de marchés (taxes, frais de licence et de demande) appliqués à la commercialisation potentielle des OVM. La facturation des services du laboratoire de référence devrait être rapidement mise en place lors de l’exécution du Programme.
Analyse technique
Si le Programme (qui inclut le Projet) réussit, il permettra aux pays bénéficiaires de remplir leurs obligations vis-à-vis du Protocole de Cartagena et d’effectuer en toute sécurité des tests en champ de coton transgénique et d’autres cultures, et s’ils le désirent, de les mettre sur le marché. L’évaluation et la gestion des risques sont des éléments cruciaux de la mise en œuvre du Programme. L’évaluation des risques consiste à identifier, à déterminer et à sélectionner des actions de suppression ou d’atténuation des risques associés à l’utilisation d’OVM. Ce processus débouche sur des procédures qui doivent être scientifiquement appliquées, sur la base de techniques d’évaluation des risques reconnues, et qui prennent en compte les standards développés par des organisations internationales pertinentes, ainsi que les leçons tirées des expériences pratiques menées dans le monde entier.
Le Programme développera des méthodologies opérationnelles, harmonisées sur le plan régional, et conformes aux normes internationales en la matière. Ces méthodologies incluront des directives, des documents techniques, des formulaires et des fiches de contrôle pour l’évaluation et la gestion des risques associés aux OVM et aux produits dérivés. Les outils existants dans les pays bénéficiaires et dans la sous-région seront évalués et renforcés, conformément aux normes internationales de gestion des risques développées par des organisations spécialisées comme l’OCDE et le PNUE. Ces outils seront diffusés au niveau national à travers des ateliers et des formations spécifiques à l’intention des acteurs régionaux et nationaux.
Au nombre des activités garantissant sa pertinence technique, le Programme financera et cherchera à obtenir une accréditation pour un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et pour un réseau de laboratoires nationaux. Le laboratoire de référence proposé servirait de « branche exécutive » du cadre réglementaire qui sera élaboré par l’UEMOA et apporterait aux États membres un soutien objectif et transparent d’évaluation des risques liés à la biosécurité.
Ces évaluations de la sécurité environnementale doivent être effectuées au cas par cas dans le milieu où l’OVM sera introduit. Les pays de l’UEMOA ont besoin d’infrastructures et de personnel dédiés à cet objectif, mais ne disposent actuellement que d’une capacité limitée de ressources humaines et de laboratoires. Dans ces conditions, concentrer l’expertise au sein d’un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, sera le moyen le plus rentable d’obtenir une capacité de laboratoires adéquate et d’atteindre une masse critique suffisante pour l’évaluation des risques de biosécurité et pour le renforcement des capacités. De plus, la politique du FEM en matière de biosécurité met l’accent sur la nécessité de développer des approches régionales pour une utilisation optimale de ressources nationales limitées. De manière similaire, l’appui de l’IDA régional vise la création de biens publics régionaux.
Le laboratoire de référence doit être relié aux laboratoires nationaux en charge de la détection, du suivi et de la rédaction de rapports sur les OVM afin d’empêcher ou de réduire le mouvement incontrôlé des semences d’OVM vers les pays voisins.
Ces laboratoires fourniront directement des données scientifiques à un observatoire régional de biotechnologie agricole moderne. Cet observatoire suivra l’impact d’une telle technologie, en cas d’adoption par les pays concernés, sur les aspects environnementaux et socio-économiques, conformément à une série d’indicateurs clés développés par l’UEMOA et tous les acteurs. Il recommandera des actions appropriées aux décideurs régionaux et nationaux. Par ailleurs, l’observatoire sera en charge du suivi de la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux, même si cette capacité ne sera pas développée sur financement du FEM ou de l’IDA.
Analyse fiduciaire
Les responsabilités fiduciaires du Projet obéiront aux règles financières de l’UEMOA pour le don du FEM et seront assumées, pour le crédit de l’IDA, par l’Unité de coordination du PAFASP, qui est en activité depuis décembre 2006. La capacité de gestion financière a été évaluée sur la base du Manuel des pratiques de gestion financière publié le 3 novembre 2005 par le Conseil de gestion financière. Ces évaluations avaient pour objectif de déterminer si les procédures de gestion financière de l’UEMOA et le PAFASP étaient acceptables. L’évaluation financière du ministère en charge de l’environnement du Burkina Faso avait été réalisée auparavant.
Les procédures de gestion financière du Projet satisfont aux exigences minimales de la Banque selon la procédure OP/BP10.02 et seront en mesure de fournir, de manière relativement sûre, des informations précises et régulières sur l’état du Projet, conformément aux conditions de la Banque mondiale. Cependant, des actions clés de renforcement et de mise à jour du système de gestion financière de l’UEMOA et du PAFASP ont été identifiées. Ces actions, dont l’UEMOA aura la charge, sont : (i) le recrutement d’un auditeur externe dont l’expérience et les qualifications sont acceptables par la Banque mondiale ; (ii) le recrutement d’un comptable et d’un spécialiste de la passation des marchés respectivement pour le département de comptabilité générale et pour le département d’administration générale et (iii) la rédaction d’un manuel d’exécution administrative, comptable et financière. Pour le PAFASP, elles comprennent la mise à jour du manuel d’exécution administrative, comptable et financière.
La Commission de l’UEMOA, basée au Burkina Faso, sera en charge de la passation des marchés pour le don du FEM. Les activités financées par les fonds de l’IDA seront sous la responsabilité de la nouvelle unité de coordination du PAFASP, rattaché au Secrétariat général du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques au nom du Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie. Tous les pays de l’UEMOA font actuellement l’objet d’un processus de réforme et d’harmonisation des procédures de passation des marchés, financé par la Banque mondiale et par la Banque africaine de développement (BAfD). La réforme est conduite par le département de politiques économiques et de la fiscalité intérieure de l’UEMOA et influencera la procédure de passation des marchés de la Commission dans les années à venir.
Les risques liés à la passation des marchés ont été évalués comme d’un niveau élevé pour les activités financées par le FEM et l’IDA. Des seuils d’évaluation préalables seront déterminés en conséquence.
Pour le FEM : lors de la pré-évaluation, une évaluation formelle des compétences en passation des marchés a été effectuée au niveau de la Direction des approvisionnements et de la comptabilité matière (DACM). L’évaluation a révélé que la Commission manque de documents de procédures de qualité. Il n’y a pas de manuel de procédures et les quelques textes qui donnent des directives de passation des marchés sont incomplets. Les activités au jour le jour se basent sur quelques rares textes officiels et l’expérience antérieure, limitée, en passation des marchés du personnel de la DACM. La Commission a peu d’expérience des procédures de passation des marchés de la Banque mondiale. Après la première année de mise en œuvre, la Banque mondiale va réexaminer la situation et les seuils d’évaluation préalables pourront être modifiés en fonction des résultats de passation des marchés du Projet.
Pour l’IDA : le spécialiste de la passation des marchés du PAFASP vient juste d’être sélectionné et, à ce stade, nous ne disposons pas d’éléments suffisants pour évaluer ses compétences. Cependant, il possède une expérience modérée et a été exposé aux procédures de l’IDA dans le passé lors des deux PPF du PAFASP.
Un plan d’action a été élaboré pour atténuer les risques identifiés lors de l’évaluation, à la fois pour le financement de l’IDA que du FEM. Les détails sont présentés en Annexe 8.
Analyse sociale
Le Programme a été préparé en suivant un processus entièrement participatif, impliquant un vaste ensemble d’acteurs issus d’institutions régionales et nationales, de la communauté de la recherche et de la société civile. Les deux principaux risques sociaux du Programme sont, d’une part, que certaines acteurs clés aient une idée fausse des objectifs du Programme et, d’autre part, que les paysans enregistrent des pertes de revenus (voir Annexe 10 pour plus de détails).
En ce qui concerne le risque de mauvaise perception du Programme, l’UEMOA a embauché une équipe de spécialistes en communication sur financement du don PDF-B pour recueillir et analyser la perception des acteurs clés. En juin et novembre 2006, cette équipe a réalisé des consultations de groupes des acteurs clés, notamment de la société civile et des organisations de producteurs, dans les cinq pays éligibles au financement du FEM. L’équipe a présenté les principales caractéristiques du Programme et recueilli les commentaires sur les objectifs, les composantes, les coûts et les arrangements institutionnels du Programme. Elle a également présenté à ces acteurs la version préliminaire du Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) dans les huit États membres de l’UEMOA (voir ci-dessous).
Le deuxième risque socio-économique le plus important est l’impact négatif potentiel de l’introduction du coton transgénique sur les revenus et les moyens de subsistance des paysans, après la mise en œuvre du cadre de biosécurité. Ce risque est lié à : a) la dépendance possible des paysans vis-à-vis des fournisseurs de semences qui ont le monopole de détermination des prix, b) l’accroissement des rendements et la baisse de l’utilisation de pesticides et c) la capacité des États à enregistrer, auprès de l’OAPI, les variétés domestiques. Afin de faire face aux aspects socioéconomiques, notamment les droits de propriété intellectuelle et la négociation des frais de technologie, une évaluation a été réalisée, lors de la préparation du Programme, sur financement du don PDF-B du FEM pour identifier les priorités en matière de renforcement des capacités nationales et régionales pour négocier avec les multinationales. Ces domaines portent sur : (i) l’information de toutes les acteurs concernés, notamment les paysans, sur les enjeux ; (ii) la vulgarisation des textes régissant les variétés locales et (iii) la fourniture d’une assistance technique pour l’enregistrement des variétés nationales. Bien que cette évaluation a été approuvée pour un financement préparatoire du FEM, les activités du Programme sur les droits de propriété intellectuelle ne recevront pas de financement du FEM.
Les risques sociaux potentiels associés au Programme ont été examinés et inclus lors de la conception du PRBAO. Ces risques seront réévalués régulièrement et atténués à travers le plan de suivi et d’évaluation ainsi que le cadre institutionnel et réglementaire communautaire qui sera établi par le Programme.
Analyse environnementale
L’introduction potentielle des OVM dans l’environnement des Etats de l’UEMOA pourrait constituer une menace environnementale ou avoir des impacts socioéconomiques négatifs. Le Programme doit prendre ces questions en compte lors de la conception du cadre de réglementation de la biosécurité. Le risque potentiel place le Projet dans la catégorie B ; Les procédures de « OP 4.01 » et « OP 4.09 » sont déclenchées pour veiller à ce que les mesures adéquates soient incluses dans le futur cadre régional et lors de sa mise en œuvre au niveau régional et national.
L’UEMOA a préparé un CGES en partenariat avec les acteurs clés des pays bénéficiaires. Ce cadre prend en compte les exigences du Protocole de Cartagena, ainsi que les risques locaux potentiels identifiés lors du processus de consultation publique des acteurs nationaux. Les évaluations de risques portent sur la gestion de la résistance aux insectes (GRI), le flux génétique, le potentiel d’invasion et la coexistence avec d’autres systèmes de production telle que comme la filière coton biologique. Les mesures de suivi de ces risques seront effectuées dans le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Par ailleurs, le Projet financera la préparation d’un dispositif de réponse pour atténuer la contamination génétique ou les cas de résistance d’insectes à la suite de l’introduction des OVM.
Le CGES inclut une description des arrangements institutionnels pour la mise en œuvre, définissant les rôles et les responsabilités précis des différents organismes. Les compétences des pays bénéficiaires sont faibles. L’objectif du Programme est de fournir une formation et une assistance technique aux autorités nationales compétentes et aux autres agences concernées dans chaque pays, ainsi qu’aux institutions régionales en charge de la biosécurité. Les financements nécessaires au renforcement des capacités ont été prévus dans le Programme, ce qui permettra aux pays bénéficiaires de remplir les obligations du CGES et en conformité avec le Protocole de Cartagena.
Politiques de sauvegarde
Politiques de sauvegarde déclenchées par le ProgrammeOuiNon HYPERLINK "http://www.worldbank.org/environmentalassessment" Evaluation environnementale ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/9367A2A9D9DAEED38525672C007D0972?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/C4241D657823FD818525672C007D096E?OpenDocument" BP/HYPERLINK "http://lnweb18.worldbank.org/ESSD/envext.nsf/47ByDocName/EnvironmentalAssessment"GP 4.01)[X][ ]Habitats naturels ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/71432937FA0B753F8525672C007D07AA?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/62B0042EF3FBA64D8525672C007D0773?OpenDocument" BP 4.04)[ ][X]Lutte contre les nuisibles ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/665DA6CA847982168525672C007D07A3?OpenDocument" OP 4.09)[X][ ]Patrimoine culturel ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/tocall/55FA484A98BC2E68852567CC005BCBDB?OpenDocument" OPN 11.03, révisée comme OP 4.11)[ ][X]Réinstallation involontaire ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/AA37778A8BCF64A585256B1800645AC5?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/383197ED73D421A385256B180072D46D?OpenDocument" BP 4.12)[ ][X]Populations indigènes ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/0F7D6F3F04DD70398525672C007D08ED?OpenDocument" OD 4.20, révisée comme OP 4.10)[ ][X]Foresterie ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C972D5438F4D1FB78525672C007D077A?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/97FA41A3D754DE318525672C007D07EB?OpenDocument" BP 4.36)[ ][X]Sécurité des barrages ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C12766B6C9D109548525672C007D07B9?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/D3448207C94C92628525672C007D0733?OpenDocument" BP 4.37)[ ][X]Programmes dans des zones en litige ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/72CC6840FC533D508525672C007D076B?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/5DB8B30312AD33108525672C007D0788?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/C6B0F62BE7A10B338525672C007D078B?OpenDocument" GP 7.60)*[ ][X]Programmes sur les voies navigables internationales ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/5F511C57E7F3A3DD8525672C007D07A2?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/47D35C1186367F338525672C007D07AE?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/CC209CF484469D2C8525672C007D07EE?OpenDocument" GP 7.50)[ ][X]6.2 Catégorie d’évaluation des instruments de sauvegarde
Catégorie B- Évaluation partielle à travers un Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES).

6.3 Catégories d’évaluation des instruments de sauvegarde et des aspects environnementaux
Le Projet ne financera pas de nouvelles infrastructures ou d’essais en champ d’organisme vivant modifié quel qu’il soit. Cependant, l’introduction potentielle des OVM par les pays bénéficiaires pourrait poser un risque environnemental ou socio-économique. Par conséquent, le Projet a été classé en catégorie B et les procédures OP 4.01 et OP 4.09 sont déclenchées afin de veiller à ce que les mesures adéquates soient incluses dans le cadre régional prévu. Par conséquent, avant l’évaluation du Projet, l’UEMOA a préparé et rendu public un CGES pour garantir l’inclusion de mesures adéquates d’atténuation des risques dans le Projet et dans le CRB prévu, conformément au Protocole de Cartagena (voir Annexe 10).
Exceptions aux politiques et préparation

Le Projet proposé ne nécessite aucune exception aux politiques de la Banque mondiale.

Les arrangements d’exécution suivants sont déjà en place : (i) les TDR pour l’Unité de coordination ont été rédigés, (ii), les plans de passation de marchés et d’exécution de projet du FEM et de l’IDA pour la première année sont achevés et (iii), les engagements écrits des partenaires financiers ont été reçus.


Le travail est en cours pour remplir les conditions d’entrée en vigueur.


Annexe 1 : Contexte national et sectoriel ou programmatique
 DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT AfriQUE : Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest
La productivité agricole en Afrique de l’Ouest est généralement très faible et la croissance a été lente ou stagnante ces quatre dernières décennies. Les chercheurs et les ministères de l’agriculture du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal et du Togo (les cinq pays bénéficiaires du don FEM) pensent que la biotechnologie agricole fournit une nouvelle opportunité d’accroître la productivité et la compétitivité du secteur agricole, en particulier pour le coton (le principal produit de base de la région).
Les cotons Bt et Vip, développés respectivement par Monsanto et Syngenta, sont des variétés transgéniques de coton qui permettent de réduire les coûts des insecticides compte tenu d’une plus grande résistance des plantes au principal ravageur du cotonnier. Les cotons Bt et Vip contiennent un gène de Bacillus thuringiensis (Bt) qui parasite les chenilles des mites et des papillons ravageurs. Le gène Vip produit une protéine qui tue la larve de l’insecte nuisible lorsqu’il essaie de s’attaquer au coton. Dans la ceinture cotonnière de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a démarré en 2003 des essais en champ de coton transgénique (voir la section sur le Burkina Faso ci-dessous). Le Mali pourrait également initier des activités/essais en champ similaires. Le Sénégal a une politique d’augmentation de la productivité du coton pour atteindre 100 000 tonnes métriques par an. Au niveau de la recherche, ce pays est le plus avancé dans le domaine de la biotechnologie. Les essais en champ démarreront dès l’entrée en vigueur de la loi sur la biosécurité. Le Bénin et le Togo sont prêts à suivre cette tendance économique afin d’éviter une éventuelle perte de compétitivité en cas commercialisation du transgénique par les pays voisins.
Le cadre réglementaire développé au Burkina Faso est le plus avancé de la région. Il a été motivé par le lancement en 2003 d’essais en champ de coton transgénique. En 2004, des mesures législatives intermédiaires ont été adoptées par décret (sans débat au Parlement national, avec le soutien du projet financé par le PNUE/FEM. Cependant, le gouvernement a préparé une loi adoptée par le Parlement et entrée en vigueur en avril 2006. Le Burkina Faso a créé en février 2005 une Agence nationale de biosécurité (ANB) au sein de son ministère de l’environnement, ayant le mandat de coordination des activités de biosécurité auprès des agences gouvernementales et des organisations privées pour garantir la sécurité lors de l’utilisation des OVM (production, importation et exportation et commercialisation). Pour remplir cette mission, l’agence comptera sur l’appui d’autres organismes, comme les douanes pour le contrôle des importations et des exportations et les ministères de l’agriculture et de la recherche pour la réglementation des essais en champ d’OVM et le suivi après la commercialisation. L’ANB collaborera également avec d’autres comités désignés par la loi. Les autres pays développeront certainement des mécanismes réglementaires et institutionnels similaires, en particulier le Mali et le Sénégal où le processus a déjà démarré.
Même si tous les pays bénéficiaires du don du FEM ont publié les versions finales de leur cadre national de biosécurité, la plupart de ces documents doivent encore faire l’objet de discussions et d’une approbation lors d’ateliers nationaux des acteurs concernés, avant l’adoption par les parlements nationaux. Ces cadres prévoient la création d’une autorité nationale compétente (ANC) dans chaque pays qui serait en charge de la coordination de la biosécurité et de la prise de décision finale pour les demandes sur les OVM. Un comité national de biosécurité apporterait l’expertise scientifique à l’ANC, et un comité d’orientation et de suivi, composé de divers représentants de la société civile, renforcerait la participation publique pour la prise de décision. Les outils et les directives d’évaluation et de gestion des risques seraient préparés sous la responsabilité du comité scientifique national.
Ainsi, un seul pays (le Burkina Faso) sur les cinq concernés a commencé à exécuter les recommandations émises par les CNB pour atteindre les objectifs du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB). Parallèlement, il est urgent de renforcer les capacités des différents acteurs, telles que les responsables des politiques, les institutions nationales de recherche agricole et les organisations paysannes, afin de garantir une gestion en toute sécurité des risques associés aux OVM. Par ailleurs, l’utilisation efficace des droits de propriété intellectuelle lors des processus d’amélioration des plantes, en particulier pour les variétés transgéniques, doit être accentuée.
Dans le cadre de sa politique sectorielle, l’UEMOA a démarré le développement d’une approche commune des politiques de production des biens et des services agricoles et industriels. D’autres sujets connexes portent sur l’encouragement de la coopération entre les agences nationales de recherche agricole, la certification des semences, les normes et les tests industriels, les mesures sanitaires et phytosanitaires et les normes de sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux. Des initiatives ont également été prises pour améliorer la compétitivité des principales filières agricoles comme le coton, le riz et le maïs, dans l’idée d’harmoniser et de définir une position commune (en particulier pour le coton) au niveau de la sous-région.
Des informations détaillées sur le secteur cotonnier des cinq pays bénéficiaires du don du FEM sont fournies ci-dessous pour appuyer les déclarations des Sections A1 et A2 du document de projet. Des informations sur les cadres réglementaires de biosécurité des trois autres pays de l’UEMOA (Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Niger) sont également fournies. A la fin de cette annexe, le Tableau 1 présente un résumé de l’état : (i) du développement de la biotechnologie moderne (en particulier les biotechnologies des plantes et du coton); (ii) de l’évaluation des risques; (iii) du développement de la réglementation et de la préparation du CNB; (iv) de la gestion et du suivi des risques, ainsi que de l’application des lois; (v) de la sensibilisation et de la participation du public et (vi) de la sensibilisation des paysans dans les cinq pays bénéficiaires du don du FEM.
Bénin
Contexte national et sectoriel
La culture du coton constitue l’un des plus importants secteurs agricoles du Bénin. Elle constitue une source principale d’emplois, de revenus en devises, de rentrées financières pour le gouvernement et d’activités bancaires pour l’économie. Le défi du développement rural réside entre autres à accélérer la croissance de la productivité dans le secteur cotonnier et dans les autres secteurs à travers le développement et les applications technologiques (CAS 2003).
Entre 1995 et 2000, le coton représentait un tiers des exportations béninoises. Le coton est une ressource cruciale pour le bien-être rural car les activités liées au coton emploient environ 45 pour cent des ménages ruraux. Au début des années 2000, près de 20 pour cent des zones cultivées du Bénin ont été consacrées au coton, en particulier dans la province de Borgou au nord du pays. Le Bénin a depuis fait des efforts importants pour restructurer et privatiser le secteur cotonnier. La gestion de la filière repose largement entre les mains des organisations de producteurs. Au niveau du secteur privé, trois principaux organismes ont été créés : (i) l’Association interprofessionnelle du coton (AIC), composée de deux entités (l’organisation des producteurs (FUPRO) et l’association des égreneurs); (ii) la Coopérative d’approvisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA) qui a pris la responsabilité de l’offre des intrants et (iii) le Centre de sécurisation des paiements et du recouvrement pour le coton (CSPR), qui agit comme une chambre de compensation pour les payements faits par les égreneurs aux producteurs et le remboursement du crédit sur les intrants accordé par les producteurs aux distributeurs.
Bien que le CAS ne fasse aucune mention spécifique sur une stratégie pour la biodiversité, la priorité du secteur environnemental est de renforcer l’agence nationale de l’environnement, de créer un système solide de suivi et d’évaluation et de poursuivre l’appui à la formation de gestion environnementale pour le personnel au niveau central et local. Des investissements spécifiques viendront appuyer la protection du littoral et l’exécution des plans d’action environnementaux au niveau municipal.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Bénin a ratifié le Protocole de Cartagena sur la biosécurité et achevé en 2005 le développement de son cadre national de biosécurité dans le cadre du projet financé par le PNUE-FEM de biosécurité. Cependant, le pays ne dispose pas aujourd’hui d’un système juridique ou opérationnel de réglementation de la biosécurité. Le Bénin a établi par décret légal un comité national de biosécurité, qui a développé un projet de loi de biosécurité prévoyant un système complet de réglementation. Sous ce système, tous les OVM et/ou tous les produits dérivés des OVM utilisés dans différentes activités nécessiteraient une autorisation du Ministre de l’Environnement. Les décisions seraient prises après une évaluation scientifique des risques et une consultation du comité national de biosécurité.
Le comité national de biosécurité est composé de membres représentant largement et de manière transversale les intérêts ministériels, scientifiques et de la société civile. La prise de décision au sein de ce comité se fait par consensus et la décision finale revient au Ministre de l’Environnement. Le comité obtient des conseils du comité scientifique pour les aspects scientifiques ; le comité scientifique prend ses décisions sur consensus et compte un représentant de la société civile.
Le comité scientifique est appuyé par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB); la Direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée (DANA); un laboratoire plateforme de biologie moléculaire dirigé par le Dr. Ambaliou Sanni, le laboratoire d’écologie appliquée dirigé par le Dr. Brice Sinsin et le laboratoire de culture biologie/tissu moléculaire des plantes dirigé par le Dr. Corneille Ahanhanzo, tous à l’Université D’Abomey-Calavi. Le Bénin est clairement intéressé à devenir le pays hôte du “laboratoire de référence” central pour la région qui fonctionnerait comme un centre unique de recherche sur la biosécurité et les cultures développées génétiquement.
La liste des principaux laboratoires est présentée ci-après :

Laboratoires• Laboratoire de génétique et biotechnologie de la Faculté des sciences et techniques de
l’Université d’Abomey-Calavi (FAST/UAC)• Laboratoire de biochimie et biologie Moléculaire (ISBA/FAST)• Laboratoire de biotechnologie alimentaire (FSA/UAC)• Laboratoire multidisciplinaire du centre béninois de la recherche scientifique et
technique (CBRST)• Laboratoire de la station de recherche sur le palmier à huile à l’INRAB
(SRPH/INRAB)• Laboratoire de la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée
(DANA/MAEP)• Laboratoire national de santé publique (MSP/DPED/MSP)• Laboratoire de toxicologie (ISBA/CBRST)• Laboratoire de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA – Bénin)• Laboratoire CREC (MSP)• Laboratoire de contrôle des produits pharmaceutiques (MSP)• Service protection des végétaux (SPVC/DAGRI)Le Bénin accueille également une station de recherche de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), spécialisée dans le contrôle biologique des ravageurs et des maladies des plantes en plus d’une activité de recherche en biologie fondamentale.
Burkina Faso
Contexte national et sectoriel
La production agricole, en particulier de sorgho, de mil, de maïs, de graines de coton et de fibre de coton, ainsi que l’élevage, demeurent les principales sources de revenus des ménages ruraux du Burkina Faso. Cependant, ces sources de revenus sont menacées par les ravageurs et les maladies, les sécheresses périodiques et des provisions imprévisibles d’eau. Pour améliorer l’économie agricole, le gouvernement a placé la priorité sur l’application de solutions technologiques visant à atténuer les risques environnementaux, à augmenter la production et à promouvoir la diversification.
Le coton est la culture de rente du Burkina Faso. Sa production a augmenté de plus de 8 pour cent par an entre 1998 et 2003, atteignant 750 000 tonnes métriques en 2005. Il représente deux tiers des revenus de l’exportation du pays, ce qui a incité le gouvernement à introduire des semences génétiquement modifiées, notamment le coton Bt à meilleur rendement. En 2003, un accord a été signé entre le gouvernement, Monsanto et Syngenta pour des essais de coton Bt et de coton Vip. Ainsi, l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) a effectué deux essais en champ de ces deux cotons génétiquement modifiés. Indépendamment, la Banque mondiale a confirmé son intention de maintenir son appui à l’amélioration de la productivité et de la compétitivité du secteur cotonnier (CAS, 2005).
SOFITEX, l’ancienne société d’état des fibres textiles, est en charge des principales activités du secteur (achat des graines de coton, marché des intrants, exploitation et marketing). En 1999, l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso a racheté 30 pour cent des actions de la société (Dagris, 34%; gouvernement, 35%). Deux autres sociétés cotonnières existent au Burkina Faso : FASOCOTON et la SOCOMA.
Essais confinés en champ de coton transgénique au Burkina Faso
Le Burkina Faso est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à s’impliquer dans les essais en champ de cultures transgéniques. En 2003, motivée par la résistance des insectes aux pesticides chimiques et par le vif intérêt exprimé par la SOFITEX de tenter des expériences de coton transgénique résistant aux insectes, l’INERA a démarré des essais en champ de coton transgénique dans deux stations de recherche, une près de Bobo-Dioulasso et l’autre près de Fado N’Kourma. Deux événements transgéniques, qui montrent tous les deux une résistance aux insectes, sont testés : Bollgard II de Monsanto (extraction de deux protéines insecticides Bacillus thuringiensis contre le ravageur du cotonnier et contre des insectes non ciblés) et Coton Vip de Syngenta (extraction d’un autre gène de Bacillus thuringiensis appelé protéine insecticide végétative Vip3, qui a un mode d’action similaire à celui des gènes cry et également toxique pour la chenille de la noctuelle du cotonnier Helicoverpa armigera). Pour permettre un isolement reproducteur, le Bollgard II de Monsanto est entouré d’une rangée de garde de 15 m de coton conventionnel, plantée sur le périmètre de Cry1Ac et de Cry2Ab.
Le champ d’essai transgénique à la station de l’INERA à Bobo-Dioulasso couvre une superficie d’environ 0,6 ha, agencé selon un dispositif en bloc randomisé avec trois traitements différents : (1) variété transgénique, non pulvérisée; (2) variété locale, non pulvérisée et (3) variété locale traitée sous un régime de 6 pulvérisations d’organophosphate et d’insecticides pyréthroïdes synthétiques à large spectre. La pression exercée par les insectes et leurs populations sont suivies lors d’observations fréquentes en utilisant des pièges à insectes pour les deux cotons essayés. Après la récolte, toutes les parties de la plante de coton transgénique et la rangée de garde sont brûlées, à l’exception d’échantillons de graines prélevés à des fins de tests toxicologiques.
Selon l’INERA, les applications de pesticides peuvent être réduites d’environ 80 pour cent et le rendement de la variété transgénique est supérieur d’environ 20 à 30 pour cent à celui de la variété non transgénique. Les données de rendement n’ont pas encore été publiées. Ces essais en champ ont permis aux agriculteurs et aux représentants des organisations paysannes d’observer les résultats du coton transgénique. Ils ont également servi à former les agriculteurs à cette technologie.
La variété utilisée actuellement pour les essais est américaine, Coker. Deux méthodes sont appliquées pour tenter d’introduire le trait de résistance aux insectes dans une variété locale : le croisement et la transformation. Une variété locale de coton a été transformée avec des gènes cry dans les laboratoires de Monsanto à St. Louis. Un spécialiste du coton de l’INERA est allé à Monsanto pour sélectionner les meilleurs transformateurs, qui sont actuellement testés en champ au Burkina Faso.
En 2002, un accord initial de la Présidence a été donné pour les essais en champ effectués en 2003. En septembre 2003, un comité interministériel a été formé pour développer un cadre politique et réglementaire national de biotechnologie/biosécurité. Ce comité a supervisé la réalisation des essais jusqu’en février 2005, date à laquelle l’Agence de biosécurité du Ministère de l’Environnement a démarré ses opérations. L’Agence a déjà formulé une demande auprès de l’INERA pour tester l’impact de la variété transgénique sur les abeilles. En réponse à cette demande, l’équipe de l’INERA a apporté des ruches dans un des champs expérimentaux de Bobo-Dioulasso et dans un des champs expérimentaux de Fada N’Gourma.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Burkina Faso est le seul pays de l’UEMOA à avoir un système juridique opérationnel de réglementation de la biosécurité et un centre d’échange opérationnel sur la biosécurité. En plus de la ratification du Protocole et de la finalisation du cadre national de biosécurité (en 2005), l’Assemblée nationale a passé une loi sur la biosécurité en début de l’année 2006. La loi établit une agence nationale de biosécurité en charge de la réglementation de la biosécurité au Burkina Faso avec l’assistance de plusieurs comités de conseil gouvernementaux et non gouvernementaux.
Dans le cadre de la loi sur la biosécurité, pratiquement toute activité impliquant un OVM ou un produit dérivé d’OVM nécessite d’avertir l’Agence nationale de biosécurité et d’obtenir une autorisation préalable. Cette autorisation est accordée uniquement après une évaluation des risques au cas par cas, un examen des mesures potentielles de gestion des risques, la réalisation d’une étude des impacts éthiques, sociaux et économiques, et après avoir donné au public l’occasion d’apporter ses commentaires sur la demande. L’évaluation des risques couvre les aspects liés l’environnement, la biodiversité, et la santé des hommes et des animaux.
Le Ministère de l’Education supérieure et de la Recherche supervise la première organisation de recherche scientifique du Burkina Faso, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). Deux instituts clés opèrent au sein du CNRST, l’INERA (l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles) et l’IRSAT (Institut de recherche en sciences appliquées et technologies). Le Département de technologie alimentaire (DTA) à l’IRSAT sera certainement en charge des évaluations de la sécurité des aliments et teste actuellement pour le Programme alimentaire mondial l’huile fortifiée en Vitamine A. Deux ministères principaux sont impliqués dans la biosécurité : le Ministère de l’Environnement et le Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche. Le Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche est impliqué à travers sa responsabilité historique de gestion des essais en champ conduits à l’INERA sur accord du Ministère de l’Environnement.
L’INERA était l’organisme le plus apte à procéder à l’évaluation des essais en champ et collabore activement avec Monsanto et Syngenta, ainsi qu’avec SOFITEX et Faso Coton. Quatre des six stations de recherche de l’INERA ainsi que la station de recherche de SOFITEX sont impliquées dans la recherche sur le coton. En ce qui concerne les ressources humaines, les chercheurs de l’équipe en charge du coton à l’INERA sont spécialisés en entomologie, en agronomie, en génétique et en socio économie. Il est prévu de renforcer l’équipe avec des experts scientifiques des mauvaises herbes.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de la recherche sont :

Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies INERA—Institut national pour l’environnement et la recherche agricoleVariétés de semences et de plantes améliorées, sur la base de technologies conventionnelles
Evaluation de la biodiversitéLaboratoire de virologie et de phytopathologie du CREAF de Kamboinse, en partenariat avec des laboratoires étrangers Compétences en biotechnologie (doivent être évaluées)
Biodiversité des virus, aspect génétique de la résistance des plantes au virus, gestion des maladies des plantes liées aux virus IRSAT—Institut de recherche en science appliquée et technologie (Université d’Ouagadougou)Technologies de l’ingénierie alimentaire CRSBAN—Centre de recherche en sciences biologiques alimentaires et nutritionnelles (Université d’Ouagadougou)Le centre comprend six laboratoires : microbiologie et biotechnologies microbiennes, génie génétique, biologie moléculaire, technologie alimentaire, nutrition animale et biochimie, pharmacologieIRSS- Institut de recherche en science de la santéNutrition, toxicologie, biologie moléculaire, santé humaine CNSF—Centre national de semences forestièresVariétés de plantes et de semences forestières améliorées CIRDES—Centre international de R&D sur l’élevage (Bobo-Dioulasso)Production de vaccins, santé animale
BiotechnologiesLaboratoire national de santé animale (Ouagadougou)Production de vaccins, kits de diagnosticLe portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les projets connexes sont les suivants : (i) le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) appuie le renforcement de la productivité du secteur cotonnier tout en encourageant la diversification. Le projet développera des relations avec le secteur privé pour intensifier la production, augmenter la compétitivité et diversifier l’agriculture commerciale tout en allégeant les contraintes du marketing et de l’industrie agronomique, en œuvrant notamment à la promotion de la productivité du coton et au renforcement des capacités des organisations productrices de coton et des agences en charge du suivi et de la libéralisation du secteur cotonnier. (ii) Le Projet de partenariat pour l'amélioration de la gestion des écosystèmes naturels (PAGEN) financé par le FEM appuie les efforts de conservation des communautés rurales. Il vise également le renforcement de la gestion et de la capacité de génération de revenus en renforçant le partenariat entre l’administration en charge des forêts et de la faune, les communautés locales et les opérateurs privés du secteur du tourisme; (iii) Le Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et des bas-fonds du Sahel (SILEM) renforce les capacités en gestion des ressources naturelles des communautés rurales, notamment leur participation dans le processus de prise de décision.
Côte d’Ivoire
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
La Côte d’Ivoire a finalisé son cadre national de biosécurité en juillet 2005. Cependant le pays n’a pas ratifié le PCB et ne dispose ni d’une réglementation opérationnelle ni d’un système exécutoire. Le CNB établit une Commission nationale de biosécurité (CNBIOS) au sein du Ministère de l’Environnement pour gérer les aspects liés à la biosécurité. Le CNBIOS comprend un comité de suivi interministériel, un secrétariat permanent et des commissions scientifiques spécialisées. Les décisions d’autorisation des OGM sont prises par les ministères techniques appropriés (par exemple, agriculture, santé, produit animal, industrie etc.) après un avis du ministère de l’environnement. Dans le cadre du CNB, toutes les activités impliquant des OGM et des produits dérivés nécessitent une autorisation du gouvernement.
Le principal laboratoire de biotechnologie en Côte d’Ivoire est le Centre national de recherche agronomique (CNRA). En conjonction avec l’Université d’Abidjan, les principales capacités de recherche sont renforcées et l’unité de recherche sur le coton au sein du CNRA semble intéressée par le coton Bt. Cependant, les évolutions dépendront de la mise en œuvre d’un système de règlementation opérationnel. L’examen des dossiers n’a pas permis de déterminer les compétences réelles pour une évaluation et une mise en œuvre d’essais confinés en champ.
Guinée Bissau
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
La Guinée Bissau est le pays le moins avancé de l’UEMOA dans le processus de création d’un système de réglementation national de la biosécurité. Même si la Guinée Bissau a ratifié le Protocole, son CNB ne devrait pas être achevé avant 2007. Par conséquent, le pays ne dispose ni de règlementation opérationnelle ou de système exécutoire ni d’un projet de loi sur la biosécurité. Le Ministère de l’Environnement est prévu prendre en charge la biosécurité et aura l’autorité légale pour prendre les décisions sur les demandes sur les OVM.
Mali
Contexte national et sectoriel
L’économie malienne est fortement dépendante de l’agriculture. Le pays produit des arachides, du riz, des céréales et des produits horticoles. La productivité est cependant très faible, à l’exception de celle du riz irrigué, ce qui s’explique par plusieurs facteurs : l’utilisation de techniques de cultures traditionnelles à faible rendement, un accès limité au crédit et des lacunes en services agricoles (conseils techniques par exemple).
Le Schéma directeur du développement rural (2001-2010), mentionné dans le CAS (2003), a identifié des programmes de soutien aux services agricoles et aux organisations de producteurs, à l’intensification et à la diversification de la production agricole et à la promotion des exportations vers l’Europe et vers le marché régional ouest-africain pour lesquels les produits maliens possèdent un avantage comparatif. Par ailleurs, l’une des principales priorités du CAS réside dans l’augmentation de la productivité des activités agricoles à travers des apports en équipement et en technologie.
Le coton est la principale culture pour l’exportation, avec une production d’environ 300.000 tonnes par an. Entre 1995 et 2000, les exportations de coton représentaient environ 35 pour cent du revenu total des exportations. Le coton est cultivé par près de 160.000 planteurs et couvre environ le tiers de la superficie totale cultivée. De 1999 à 2001 le secteur a traversé une période de crise grave occasionnée partiellement par la chute des cours mondiaux et par la mauvaise gestion de l’agence paraétatique, la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT). Avec l’appui de la Banque mondiale, un plan de restructuration a été adopté en 2001 avec le lancement d’une libéralisation partielle du secteur cotonnier.
Le Plan national d’action environnementale a reconnu que la dégradation de l’environnement contribue à la destruction de la biodiversité et que le renforcement des capacités en gestion de la biodiversité est essentielle (CAS 2003).
Cadre réglementaire, politique et institutionnel de biotechnologie et de biosécurité
Le Mali est, après le Burkina Faso, le pays de l’UEMOA le plus avancé pour le développement d’un système national de réglementation de la biosécurité. Le Mali a ratifié le Protocole, complété son CNB (en 2005) et rédigé un projet de loi sur la biosécurité qui a été adopté par le gouvernement et qui sera transmis à l’Assemblée nationale pour action à l’automne 2006. Selon ce projet de loi, le Ministère de l’Environnement aura l’autorité légale de réglementation de la biosécurité et devra accorder les autorisations pour toute activité impliquant un OVM ou un produit dérivé. Les activités prises en compte dans le projet de loi comprennent l’importation, le transit, l’utilisation réservée et l’introduction ou la commercialisation.
Pour permettre des activités de développement des OVM avant que le projet de loi sur la biosécurité ne soit approuvé, le Ministère de l’Agriculture a rédigé un projet de décret visant à réglementer le travail de recherche effectué sur des plantes génétiquement modifiées. Selon ce décret, aucun test confiné ni essai en champ impliquant des plantes génétiquement modifiées ne peut être effectué au Mali sans autorisation écrite du Comité interministériel.
La recherche sur la biotechnologie au Mali est effectuée par le Ministère du Développement rural (MDR) à travers l’Institut d’économie rurale (IER), avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Elle porte sur les approches classiques d’amélioration des plantes par mutagenèse ainsi que sur le renforcement des capacités biotechnologiques de base en culture de tissus. Cependant, ces compétences ne devraient pas être les principaux objectifs d’un laboratoire de biosécurité. D’autres capacités de laboratoires existent au Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA) et au Laboratoire vétérinaire central (LVC). Le Mali est le seul pays de l’UEMOA à avoir bénéficié d’un projet de renforcement des capacités réalisé par le Programme de renforcement des systèmes de biosécurité (PBS) financé par l’USAID.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de recherche sont les suivants :
Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies  IER—Institut d’économie rurale (MAEP)

Production agricole, élevage, gestion forestière, gestion de l’environnement et des ressources naturelles
Protocole moléculaire pour détecter la résistance du sorgho aux insectes et pour caractériser la résistance à la sécheresse
LCV—Laboratoire central vétérinaire (MAEP)

Production de vaccins pour les animaux
Recherche et diagnostic des maladies animales
Analyse des résidus de pesticides Laboratoire de culture in vitro de Katibougou (Ministère de l’Education, Institut polytechnique rural, IPR/IFRA)
Culture des tissus pour propager des substances en vue d’une analyse supplémentaire de l’évaluation des risques biotechnologiques pour la pomme de terre et le sorgho Laboratoire de biologie moléculaire appliquée, microbiologie de la Faculté des sciences et techniques (Université de Mali)
Recherche sur la santé humaine : tuberculose, paludisme, VIH, développement de vaccins transgéniques (projet)

Recherche sur la caractérisation moléculaire de la variété de niébé et sur la diversité génétique du sorgho Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les autres projets connexes financés par la Banque mondiale sont : (i) Le Projet d’appui aux services agricoles et aux organisations paysannes qui porte sur les réformes clés des institutions agricoles pour améliorer les services agricoles aux paysans et les fonctions de planification, de contrôle et de réglementation ; (ii) Le Projet de compétitivité et de diversification agricole encourage des innovations technologiques par l’intensification des systèmes de cultures et par l’amélioration de la productivité pour les produits de valeur, notamment en garantissant la qualité et la gestion de la sécurité des aliments; (iii) Le Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma aide les communautés locales, ainsi que les institutions de recherche nationales et internationales à améliorer la gestion de la biodiversité du Mali et (iv) le Mali participera au Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) initié par le NEPAD.
Niger
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Niger a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité (en janvier 2005) mais ne possède ni une réglementation opérationnelle ni d’un système exécutoire. Le pays a un projet de loi sur la biosécurité qui identifie le ministère en charge de l’environnement comme autorité nationale compétente pour la biosécurité. Ce ministère a l’autorité légale de prise de décisions sur les demandes, en collaboration avec les autres administrations concernées. Selon le projet de loi, le ministre doit obtenir les conseils de l’autorité technique nationale de prévention sur la biosécurité, un comité scientifique composé d’experts gouvernementaux et non gouvernementaux. La principale institution de recherche agricole du Niger est l’Institut national de recherche agronomique du Niger (INRAN).

Sénégal
Contexte national et sectoriel
L’agriculture du Sénégal a une base peu productive (CAS, 2003). Cette faiblesse limite le potentiel agricole du Sénégal : elle est attribuée à un sol peu fertile, des précipitations insuffisantes, une faible productivité, une vulnérabilité à la sécheresse, les fluctuations des prix des matières premières et une structure de marché qui ne stimule pas suffisamment la compétition du côté de l’offre.
Le PRSP et le CAS considèrent la croissance agricole comme un élément clé de la stratégie de réduction de la pauvreté et encouragent les cultures à forte valeur ajoutée, l’utilisation de l’irrigation et la diversification agricole dans les produits horticoles, les fruits frais et le coton. Par ailleurs, la stratégie encourage la création et le renforcement des organisations paysannes comme partenaires à part entière de la politique de développement rural, la décentralisation du Ministère de l’Agriculture pour mieux répondre aux besoins locaux et le développement de réseaux d’information sur le marketing.
Le coton est cultivé dans environ 70.000 fermes dans pratiquement toutes les régions, avec une concentration dans le sud-est du pays. Entre 1995 et 2000, le coton représentait environ 3 pour cent des exportations totales du Sénégal. La compagnie de gestion SODEFITEX a été privatisée en 2003 et 30 pour cent du capital appartient maintenant aux paysans (51%, Dagris et 10%, gouvernement). Les politiques appliquées visent à augmenter la production à 100.000 tonnes de graines de coton et 45.000 tonnes de fibre de coton par an à l’horizon 2020, grâce à l’irrigation et à la mécanisation.
Le Sénégal abrite une grande partie de la biodiversité marine mondiale et souhaite prendre les mesures adéquates pour sa protection et son utilisation durable. Les priorités du CAS comprennent la protection et la gestion de la flore et de la faune marines, des environnements côtiers et marins et également la prévention de la destruction et la régénération des ressources fragiles.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Sénégal a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité en 2005. Le pays ne dispose cependant ni d’une règlementation opérationnelle ni d’un système exécutoire de biosécurité. Un projet de loi sur la biosécurité a été rédigé mais n’a pas été officiellement publié par le gouvernement. Sur la base du CNB et du projet de loi, une autorité nationale de biosécurité (l’ANB du Sénégal) possède l’autorité légale de règlementation de la biosécurité et d’approbation des activités impliquant des OVM. Ces documents ne précisent pas si cette autorité sera une nouvelle agence ou une agence déjà existante, un bureau au sein d’un ministère ou une agence gouvernementale indépendante nouvellement créée. Selon le projet de loi sur la biosécurité et la CNB, les activités impliquant des OVM et/ou des produits dérivés nécessitent une autorisation.
Une demande reçue par l’autorité nationale de biosécurité est confiée au Comité national de biosécurité, qui demande au Comité scientifique national (au sein du CNB) de procéder à une évaluation des risques. L’évaluation des risques peut être sous-traitée auprès d’un laboratoire national. Plusieurs laboratoires existent au Sénégal; les principaux se trouvent à l’Institut sénégalais de recherche agronome (ISRA), avec le Laboratoire national d’élevage et de recherche vétérinaires (LNERV) et le Centre d’étude régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (CERAAS) ainsi qu’à l’Université de Cheikh Anta Diop (UCAD). Tous ces laboratoires sont placés sous l’autorité du Ministère de la Recherche et de celui de l’Education supérieure. Il y a également l’Institut de technologie alimentaire (ITA) placé sous le Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Industrie. Des entretiens ont été réalisés avec l’ISRA et une visite à l’UCAD a été organisée pour examiner les installations. Les compétences institutionnelles pour réaliser des évaluations et des essais en champ sont faibles.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de recherche sont :

Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies Laboratoire campus de biotechnologie végétale (Université C. A. Diop)Biologie moléculaire, biodiversité, OVM URCI—Unité de recherche commune in vitro (ISRA/IRD)Plantes forestières in vitro
MAGI—Laboratoire de microbiologie appliquée (Université C. A. Diop)Biotechnologies d’ingénierie alimentaire Laboratoire de biotechnologies appliquées (ITA—Institut de technologie alimentaire)Biotechnologies d’ingénierie alimentaire Laboratoire de microbiologie des sols (IRD)Biologie moléculaireCERAAS—Centre d’études et de recherches sur l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse, (CORAF)Spécialisé dans la résistance à la sécheresse, pas de recherche sur les cultures génétiquement modifiées ISRA—Institut sénégalais de recherches agricoles, centre de recherche microbiologique
LNERV—Laboratoire national de l’élevage et des recherches vétérinaires (ISRA)Production de vaccins, santé animale Laboratoire de bactériologie expérimentale (Institut Pasteur)Santé humaineLAE—Laboratoire d’analyse et d’essais (Ecole Supérieure Polytechnique)Sécurité alimentaire, gestion des risquesEISMV—Laboratoire de contrôle de l’Ecole inter-états des sciences et médecine vétérinairesLSAHE—Laboratoire de sécurité alimentaire et d’hygiène de l’environnement Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les principaux projets présentant un lien potentiel avec la biosécurité sont les suivants : (i) Le Projet de services agricoles et organisations de producteurs, pour renforcer les principales institutions publiques, c’est-à-dire l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) et l’Institut de technologie alimentaire (ITA), dans les domaines de l’agriculture et du développement rural pour le développement et le transfert technologiques. La Banque mondiale continuera à appuyer la recherche et la vulgarisation agricoles et les organisations de producteurs lors de la deuxième phase de l’APL du Projet de services agricoles et organisations de producteurs ; (ii) Le Projet de développement des marchés agroalimentaires et agricoles met en place les conditions nécessaires pour une croissance agricole rapide grâce à une meilleure compétitivité au sein des marchés national et d’exportation. Le projet met l’accent sur les cultures à plus forte valeur ajoutée et sur la diversification de la production, développe une irrigation privée et redynamise le secteur des arachides (iii) le Sénégal participera au Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) initié par le NEPAD.
Togo
Contexte national et sectoriel
L’économie du Togo repose traditionnellement sur l’agriculture de subsistance, à une faible échelle et concentrée sur la production d’aliments de base (céréales, tubercules et légumineuses) et sur les cultures de rente (coton, café, cacao). Ces cultures sont vulnérables aux caprices du climat et à la fluctuation des prix mondiaux des matières premières. Par conséquent, les revenus des paysans sont instables et incertains. Le climat d’instabilité politique n’a fait qu’aggraver cette situation. Le coton représente 60 pour cent du total des exportations agricoles et constitue l’élément principal de l’économie rurale. Une légère amélioration économique a été enregistrée en 2003 lorsque des conditions climatiques favorables ont permis d’accroître les exportations de coton et le PIB de 2,7 pour cent. Le ciment et les phosphates, qui ont vu leur production reprendre, ont également contribué à la croissance.
Le Document de réengagement au Togo a identifié l’agriculture, et particulièrement le secteur cotonnier, comme le moteur principal d’accélération de la croissance économique et de réduction de la pauvreté au niveau national. Cependant, la compagnie étatique SOTOCO doit faire l’objet d’une réforme institutionnelle.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Togo a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité en 2004. Il ne possède cependant pas ni de réglementation opérationnelle de biosécurité ni de système exécutoire. Le gouvernement togolais a adopté le 19 avril 2006 un projet de loi sur la biosécurité. Selon ce projet de loi, le ministère en charge de l’environnement est identifié comme l’autorité nationale compétente (ANC) pour la biosécurité et possède l’autorité légale de prise de décision sur les demandes. Le projet de loi exige que toutes les activités impliquant des OVM et/ou des produits dérivés d’OVM fassent l’objet d’une autorisation gouvernementale accordée par le Ministère de l’Environnement.
La principale institution de recherche agricole est L’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA). L’expertise au sein des différents laboratoires de l’ITRA couvre la pathologie des plantes, la culture de tissus végétaux, la technologie alimentaire, la sécurité alimentaire, la microbiologie et le développement de variétés de plantes (notamment le développement de nouvelles variétés de coton au Centre de recherche agronomique de savane humide). Par ailleurs, l’Université de Lomé (Faculté des sciences et Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires) possède une expertise en toxicologie, éco toxicologie, comportement des insectes, médicine vétérinaire, microbiologie, parasitologies, culture des tissus végétaux, botanique, écologie forestière et génétique moléculaire. Ces différentes disciplines, alliées à une formation supplémentaire en évaluation des risques liés aux OGM, peuvent constituer une bonne base scientifique pour la prise de décisions au Togo. Malgré ces importantes compétences intellectuelles, le pays souffre de sérieuses lacunes en capacités institutionnelles.
Les institutions et les programmes de recherche existants sont les suivants :

InstitutionsProgrammes de rechercheInstitut togolais de recherche agronomique (ITRA) Amélioration de variétés de plantes, améliorations de techniques de traitement, insémination artificielle d’animaux, micro-propagation des plantes et culture in vitro.Ecole supérieure d’agriculture (ESA) Caractérisation des virus des cultures alimentaires, recherche sur les plantes aromatiques et les maladies, étude épidémiologique des plantes, transformation agronomique des ressources locales. Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) Traitement et conservation des fruits saisonniers, amélioration de la viande traditionnelle locale, conservation et production de médicaments à base de plantes, production d’huiles essentielles, qualité de l’eau, contrôle qualité de denrées alimentaires et du yaourt. Faculté des sciences des universités Micro propagation in vitro et amélioration des tubercules, des plantes médicinales, des espèces ligneuses et des légumes; toxicité des médicaments à base de plantes et des denrées alimentaires sur les animaux et sur les cultures de cellules. Institut national de l’hygiène (INH) Etude des produits chimiques et des bactéries, qualité de l’eau, étude des vecteurs de l’onchocercose et programme sur l’éradication de la dracunculose. Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
L’instabilité socio-économique du Togo depuis les années 1990 est marquée par la crise politique et l’échec de la gouvernance. Les décaissements de la Banque mondiale sont suspendus depuis mai 2002 mais la Banque poursuit son activité dans le cadre du LICUS (Pays à faibles revenus en difficulté) et fournit des services d’analyse et de conseil. Un don de 2,7 millions d’USD a été accordé pour un Programme communautaire d’urgence de réduction de la pauvreté (EPPR) afin de réduire la pauvreté extrême et la détérioration des services sociaux. Plusieurs projets financés par la Banque ont été clôturés en 2003, comme le Projet national d’appui aux services agricoles, le Projet de développement urbain de la ville de Lomé, le Projet de transport routier et le Projet de restructuration et de privatisation des entreprises publiques.

Déclaration de Bamako

Le texte ci-dessous est celui de la Déclaration du 15 novembre 2006 des ministres de l’Environnement à la réunion de Bamako. Cette déclaration affirme l’engagement des ministres à établir le cadre régional réglementaire de biosécurité présenté dans ce document de projet.


 Tableau 1 : aperçu général (comparaison entre les pays)
État de développement de la technologie moderne (en particulier les biotechnologies des plantes et du coton)
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo 1. Activités actuelles

2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées

3. Niveau actuel des capacités nationales

4. Besoins en renforcement des capacités1. Essais en champ de coton GM près de démarrer
2. Principales institutions potentielles : IER, Faculté de sciences et techniques
3. Biologie moléculaire (Fac. de sciences et techniques)
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Tests en champ de deux cultures de coton GM démarrés en 2003; essais en champ de 4 cultures de coton GM en 2006; évaluation de l’efficacité du coton GM sur les insectes cibles; tests en laboratoire aux USA d’introduction des gènes
2. INERA, Monsanto, Syngenta, Sofitex, U CNPB
3. Peu de chercheurs nationaux ont une expertise en biologie moléculaire
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Aucune
2. -
3. Capacités en biologie moléculaire (Université Cheikh Anta Diop / laboratoires de biologie des plantes, CERAAS)
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Aucune (moratoire)
2. -
3. Faible
4. Améliorer l’infrastructure et les équipements pour la détection et l’identification1. Application limitée à la production de bière, de boissons gazeuses et de produits laitiers
2. Aucune
3. Aucun OVM n’est développé ni utilisé au Togo. L’introduction se fait à travers une utilisation indirecte dans l’agro-industrie, par exemple dans la manipulation de cultures, de levures et d’animaux.
4. Besoins techniques, scientifiques et d’équipement Évaluation des risques
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles

2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées

3. Niveau actuel des capacités nationales

4. Besoins en renforcement de capacités1. IER avec appui du PBS
2. -
3. Peu de chercheurs ayant l’expérience de l’évaluation des risques
4. Améliorer la connaissance générale des chercheurs et des techniciens de l’IER, de la faculté des sciences et techniques;
Former les chercheurs des disciplines appropriées à l’évaluation des risques 1. Flux génétiques, impacts sur le comportement des abeilles, impacts sur les micro-organismes des sols, impacts sur la faune auxiliaire, impacts sur la santé animale et humaine
2. INERA, institut de recherche sur les sciences technologies, institut des sciences de la santé
3. Manque d’experts indépendants
4. Mise en place du Comité scientifique national : des chercheurs nationaux des disciplines pertinentes (biologie, écologie, toxicologie, épidémiologie, etc.) devraient être formés aux procédures et aux méthodes d’évaluation des risques pour pouvoir fournir des conseils indépendants sur les demandes sur les OVM; formation des experts des institutions nationales impliquées dans l’évaluation des risques des essais en champ de coton GM ; évaluation des impacts socio-économiques du coton GM, possibilité de coexistence avec le coton traditionnel et le coton biologique. 1. Aucune (proposition d’universités américaines pour des cours de formation en évaluations des risques biotechnologiques)
2. -
3. -
4. Accroître la connaissance des praticiens de la biotechnologie moderne (chercheurs, techniciens, professeurs d’université, spécialistes de l’amélioration des plantes, etc.) sur les méthodes, les techniques, les protocoles d’expérience et les directives d’évaluation des risques;
Formation des chercheurs (biologistes, écologistes, virologistes, etc.) en évaluation des risques1. Aucune
2. -
3. Faible
4. Améliorer les connaissances des praticiens de la biotechnologie moderne sur les méthodes, les techniques, les protocoles d’expérience et les directives d’évaluation des risques 1. Faible
2. Aucune
3. Ne possède ni structure ni ressources adéquates; les laboratoires existants sont sous-équipés ou équipés avec des outils dépassés ou moins opérationnels
4. Besoins en technologie et en équipement Développement de la réglementation et préparation du CNB
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Etat du CNB

2. Montage institutionnel

3. Compétences actuelles dans le domaine juridique

4. Besoins en renforcement des capacités juridiques 1. Projet de CNB distribué, le décret sur les essais en champ d’OVM doit être adopté par le gouvernement; “le projet de loi” doit être examiné par le gouvernement puis par le Parlement national (pas avant le printemps 2006)
2. Point focal national de biosécurité/ coordinateur national de projet; appui juridique par des experts de l’USAID pour la version préliminaire du décret sur les tests en champ d’OVM 3. Faibles compétences dans le domaine juridique
4. Assistance légale pour l’ébauche des « textes d’application » 1. CNB adopté lors d’un atelier national, regroupant l’ensemble des acteurs concernés, le décret “Règles nationales sur la sécurité en biotechnologie” (juin 2004), la loi sur la biosécurité adoptée par le Conseil des ministres en novembre 2005 et ratifiée par le Parlement national en mars 2006, approuvée par l’atelier national, en vigueur depuis avril 2006.
2. Point focal national de biosécurité: Agence nationale de biosécurité ; Comité national de biosécurité ; INERA, CNRST/ANVAR
3. Compétences légales (2 personnes)
4. Mise en place du Comité scientifique national : des chercheurs nationaux de différentes disciplines (biologie, écologie, toxicologie, épidémiologie, etc.) devraient être formés aux méthodes et procédures d’évaluation des risques afin de pouvoir fournir un avis indépendant sur les applications des OVM ; formation des experts issus des instituts nationaux impliqués dans l’évaluation des risques pour les essais en champ de coton GM ; évaluation des impacts socio-économiques du coton GM, possibilité de coexistence avec le coton traditionnel et biologique 1. Ébauche de projet de loi examinée par les ministères concernés; doit être discutée et adoptée par le Parlement national
2. Coordinateur national de projet, Comité national de biosécurité, y compris un juriste spécialisé dans les questions environnementales
3. Compétences juridiques (1 ou 2 personnes)
4. Assistance juridique pour développer les “textes d’application” 1. Ébauche de cadre national publié mais pas encore approuvé par le Comité national de biosécurité; projet de loi examiné par la Commission nationale de législation et de codification
2. Rapport réalisé par deux consultants du CBRST et de la Faculté des sciences et techniques
3. Variables
4. Amélioration de la réglementation nationale de la biosécurité et assistance juridique1. CNB finalisé en décembre 2004
2. Schéma du montage institutionnel fourni
3. Faibles compétences dans le domaine juridique
4. Aucune mention de la préparation de la loi pour les questions de biosécurité
 Gestion des risques, suivi et application, exécution du CNB

MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles

2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées

3. Niveau actuel des capacités nationales

4. Besoins en renforcement des capacités1. Aucune
2. -
3. Capacités en détection et en identification à la Faculté des sciences et techniques (équipement fourni par l’USAID)
4. Renforcement des capacités institutionnelles des institutions nationales de biosécurité impliquées dans la gestion des demandes sur les OVM (cf. PBS USAID);
Amélioration des connaissances des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité;
Renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et en suivi des risques liés aux OVM 1. Essais en champ dans les “stations de recherche” isolées des zones de production cotonnière; amélioration des mesures d’isolement depuis le début des essais en champ; création des zones tampons; mise en place de l’Agence nationale de biosécurité
2. ANB, INERA, Monsanto, Syngenta
3. Manque de ressources humaines au sein de l’Agence nationale de biosécurité; manque de laboratoires pour détecter et identifier les OVM
4. Renforcement des capacités institutionnelles de l’Agence nationale de biosécurité et développement des ressources humaines; amélioration des connaissances générales sur les OVM et la biosécurité, sur les procédures pour le traitement des demandes sur les OVM, sur les réglementations nationales et internationales, sur l’évaluation et la gestion des risques, sur le partage d’informations et la gestion des données, etc. ; mise en place du Comité scientifique national et d’autres institutions nationales de biosécurité ; amélioration des connaissances générales des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité ; renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et suivi des risques liés aux OVM 1. Aucune
2. -
3. Capacités de détection et d’identification des OVM (CERAAS)
4. Amélioration des connaissances générales des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité;
Renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et suivi des risques liés aux OVM 1. Aucune
2. -
3. Très faible
4. Amélioration des infrastructures et des équipements nécessaires à la détection et à l’identification des OVM 1. Faible
2. Aucune
3. Faible
4. Création d’une structure de gestion nationale de biosécurité, formation des ressources humaines; achat d’équipements, établissement d’un programme de recherche adéquat au niveau national, encouragement des programmes bilatéraux et multilatéraux 
Sensibilisation du grand public
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles

2. Noms des institutions et des structures privées impliquées

3. Niveau actuel des capacités nationales

4. Besoins en renforcement des capacités1. Emissions de radios locales sur les OVM
2. Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Mali; RIBios (experts suisses)
3. -
4. Formation de formateurs, développement de ressources humaines issues des médias, radios locales, ONG, organisations paysannes sur l’information du public
1. Débats publics, ateliers nationaux; programmes télé; réunions de restitution au public des résultats des essais en champ de coton GM; consultation des acteurs clés pour le développement du CNB
2. Autorités publiques, ONG (CV-OGM, Inades-Formation), associations de consommateurs; INERA/SOFITEX/Monsanto/ Syngenta/ U CNPB
3. Manque de formateurs
4. Soutien de l’ANB pour mettre en œuvre d’autres activités de sensibilisation publique; formation de formateurs potentiels 1. Consultation des acteurs clés pour l’ébauche du CNB et de la réglementation, débat public; atelier 2. Coordinateur national de projet ; Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Sénégal; IDRC
3. Faible
4. Formation de formateurs1. Un plan d’action sur la sensibilisation et la participation publique a été adopté mais pas encore pleinement exécuté ; Campagne de sensibilisation aux OVM, bulletins d’information, interviews télé et radio
2. Les principales activités sont réalisées par les consommateurs et les ONG environnementales
3. Peu de personnes capables de relayer l’information sur les OVM et la biosécurité
4. Mettre en œuvre le plan d’action sur la sensibilisation1. Portant principalement sur ceux impliqués dans les institutions de recherche ou les cadres supérieurs des agences qui travaillent dans les domaines de l’environnement, de l’agriculture ou de la santé humaine.
4. Un programme de communication générale et un programme ciblé sur les décisionnaires. Sensibilisation des organisations de paysans et de producteurs
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles

2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées

3. Niveau actuel des capacités nationales

4. Besoins en renforcement des capacités1. Programmes radio locaux sur les OVM;
2. - Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Mali 3 - AOPP, GSCVM
4. Mise à niveau des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité
1. -
2. - U CNPB, FENOP, Confédération paysanne du Faso
3. Quelques rares leaders paysans capables de relayer les informations sur les OVM et la biosécurité
4. Amélioration des connaissances générales des paysans et en particulier des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité
1. Quelques ateliers occasionnels au niveau local; participation dans le Comité national de biosécurité
2. FONGS/ CNCR
3. Faible
4. Amélioration des connaissances générales des paysans et en particulier des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité1. Peu d’activités de sensibilisation; stade préliminaire; aucune activité de groupe de pression
2. FUPCRO
3. Très faible niveau d’implication des organisations de paysans et de producteurs dans les débats sur les OVM et la biosécurité, par conséquent, peu de connaissances
4. Améliorer la connaissance générale pour permettre une prise de position 1. Aucune
2. Aucune
3. Dans la liste des groupes ciblés pour l’initiation d’un programme de sensibilisation
4. - Annexe 2 : Principaux projets connexes financés par la Banque et/ou d’autres organismes
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Problèmes sectorielsPays et programmeDernière supervision état avancement projets (PSR) (programmes financés par la Banque uniquement)Financés par la banque & statutAvance de l’exécution (IP)Objectifs de développement (OD)BéninVulg. agr. & recherche; cultures; marchés et commerce agr., industrie agroalimentaireProjet de réforme du secteur cotonnier (P072503) IBRD/IDA (Actif)USBénin –FEMAgriculture / pêche / gestion forestièreProjet de gestion communautaire de la biodiversité côtière et marine (P071579))FEM (en instance)--Agriculture, pêche, secteur forestier, admin. gouvernement sous-national, admin. gouvernement central et autres services sociaux Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et bas-fonds du Sahel (P070871)FEM (Actif)SSBurkina FasoAgriculture, pêche, gestion forestière, secteur admin. publique; autres services sociaux : routes et autoroutes; eau; assainissement Projet de développement rural communautaire II (P098378)IBRD /IDA (en instance)--Vulg. agr. & recherche, agriculture, pêche, gestion forestière, marchés et commerce agr. ; industrie agroalimentaire Projet de diversification agricole et de développement des marchés (P081567) IBRD/IDA (en instance)--MaliAgriculture, pêche, gestion forestière, assainissement, marchés et commerce agr. Projet de développement des communautés rurales (P040653)IBRD/IDA (Actif)--Agriculture, marché et commerce; cultures, pêches, forêts, routes et autoroutes Projet sur la compétitivité et la diversification agricoles (ACDP) P081704IBRD/IDA (Actif)--Vulgarisation agricole, admin. gouvernement central, cultures, production animale et santé Projet sur les services agricoles et organisations de producteurs (ASPOP) P035630
IBRD/IDA
(Actif)SSMali – FEMAgriculture / pêche / gestion forestière Projet de gestion durable des terres au Mali (P099709)FEM (En instance)--Agriculture, pêche, services forestiers, admin. gouvernement central, admin. gouvernement sous-national et autres services sociaux Projet sur la gestion de la biodiversité du Gourma P052402FEM (Actif)SSSénégal Vulg. agr. & recherche; admin. gouvernement sous-national;  marchés et commerce agr.Projet sur les services agricoles et organisations de producteurs 2 (ASPOP 2) P093622FEM (En instance)Agriculture, pêche, gestion forestière, admin. gouvernement central, eau, assainissement Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et bas-fonds du Sahel (P070871)SSAgriculture, pêche, gestion forestière, admin. gouvernement central Projet de partenariat pour la gestion des écosystèmes naturels P052400SSSénégal – FEMAgriculture / pêche / gestion forestière, admin. gouvernement centralProjet de gestion intégrée des écosystèmes (P073011) FEM (Actif)SSRégionalVulg. agr. & recherche; Agriculture / pêche / gestion forestièreProjet de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) (P094084)FEM et IDA--Autres agences de développementUSAID Programme d’appui à la biotechnologie agricole (ABSP II)
Coordonné par l’Université Cornell pour renforcer les capacités en biotechnologie agricole, en produits transgéniques sélectionnés et le développement de conditionnement de commercialisation des produits.USAID Programme de renforcement des systèmes de biosécurité au Nigeria, au Mali et au Ghana
Problèmes de biosécurité dans une économie dominée par l’agriculture avec une attention particulière sur l’environnement et le commerce.
Les activités portent sur le développement de politiques, l’évaluation des risques, la biotechnologie et l’interface avec la biodiversité, la facilitation de l’approbation légale et la communication, sensibilisation publique et sécurité des aliments et renforcement des capacités. USAID Initiative du Programme régional de l’Afrique de l’Ouest(WARP) pour l’élimination de la faim en Afrique.Soutien des activités agricoles de transfert et de dissémination transfrontaliers de technologies d’amélioration de la productivité et d’informations.
Lancement d’une campagne d’éducation pour les décisionnaires sur le potentiel de la biotechnologie.
Diffusion des technologies d’irrigation et de nouvelles cultures résistant à la sécheresse pour augmenter les revenus des paysans.USAID Environnement politique amélioré
Réponse aux contraintes au niveau régional et développement d’une politique cohérente basée sur les intérêts communs pour encourager le commerce régional. Soutien des initiatives régionales venant du CILSS, de l’UEMOA et de la CEDEAO dans les domaines de l’agriculture, de la biotechnologie, de la gestion des nuisibles et de la sécurité alimentaire.USAID Centre pour le commerce en Afrique de l’Ouest
Développement des capacités pour une meilleure implication dans un système commercial multilatéral comme l’OMC. Assistance technique à des organisations intergouvernementales régionales et aux ministères nationaux du commerce. AFD - BéninAppui à la filière cotonAFD - SénégalPromotion d'une agriculture compétitive et durable (PACD)PNUE (Régional)
(Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal) (2003) Renforcement des capacités scientifiques et techniques pour une gestion efficace et une utilisation durable de la biodiversité des zones arides dans les réserves de la biosphère de l’Afrique de l’Ouest. PNUE (Régional)
(2001)Gestion communautaire des ressources génétiques des plantes cultivées dans les zones arides et semi-arides en Afrique sub-saharienne. PNUE (Régional) (2000) Développement et protection de l’environnement côtier et marin en Afrique sub-saharienne PNUE (Régional) (2001)Conservation des graminées et des arthropodes qui leur sont associées pour un développement agricole durable en Afrique PNUE (Régional) (2005) Réduction de la dépendance à l’égard des POP et autres produits chimiques agricoles dans les bassins du Sénégal et du Niger par une gestion intégrée de la production et de la lutte contre les ennemis des cultures et la pollution. PNUE/PNUD (Régional) 2001 Programme sur les zones en marge du désert -Phase 1. 
Annexe 3 : Cadre de résultats et de suivi 
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Cadre de résultats
Objectif environnemental global (OEG)/ Objectif de développement (ODP)Indicateurs de performanceExploitation de l’information provenant des résultatsOEG :
La biodiversité régionale est protégée contre les risques associés à la manipulation des OVM qui pourraient être introduits dans l’environnement 
Pourcentage des évaluations de risque qui incluent des mesures de : (1) présence/absence de contamination par transfert des gènes vers les espèces sauvages et niveau de concentration, (2) apparition de nouveaux organismes autres que ceux ciblés ou leur disparition.
AN2-AN3 : Déterminer si une formation supplémentaire est nécessaire ou si les directives doivent être renforcées
ODP (Projet):
Etablir un cadre de biosécurité régional, institutionnel, juridique opérationnel pour la réglementation des organismes vivants modifiés.
ODP (Programme):
Etablir et mettre en ouevre un Cadre régional réglementaire de biosécurité qui permette aux Etats membres de l’UEMOA de répondre à leurs obligations vis-à-vis du PCB et de mettre en place les mesures de sauvegarde adéquates sociales et environnementales.

Pourcentage des demandes traitées* par rapport à celles reçues sur les essais en champ et la commercialisation de cultures prioritaires pour la région ** examinées conformément aux procédures scientifiques régionales d’évaluation et de gestion des risques établies par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale.

* NB: Une demande traitée peut être acceptée ou rejetée.** conformément à la Politique agricole de l’UEMOA.
AN1-AN2 : Un faible nombre de demandes traitées peut indiquer une non-conformité avec les procédures et/ou priorités régionales, ou des lacunes en capacités réglementaires permettant d’adopter les directives/procédures scientifiques; les informations obtenues seront exploitées pour réorienter la stratégie du Projet
AN4 : les enseignements tirés du processus lors du Projet seront exploités pour le programme régional plus étendu (CEDEAO)Résultats intermédiaires par composanteIndicateurs de résultats par composanteExploitation du suivi des résultatsComposante 1 : Les méthodologies régionales d’évaluation des risques sont élaborées et diffusées dans la région UEMOA.Composante 1 :
Pourcentage de chercheurs et d'acteurs concernés, formés à l’utilisation du nouveau manuel régional d’évaluation et de gestion des risques, qui appliquent les directives et les procédures du manuel.Composante 1 :
AN1-AN2 : Un faible niveau d’utilisation des directives/procédures pourrait indiquer une mauvaise qualité des programmes de formation et/ou un manque de capacités du laboratoire de référence et un manque de compréhension de la part des acteurs concernés; les informations seront utilisées pour réorienter le programme de formation.Composante 2 :
Le cadre régional institutionnel, juridique et réglementaire de biosécurité, prenant en compte les DPI liés aux OVM, est développé et suivi au niveau de l’UEMOA.Composante 2 :
Cadre régional de biosécurité ratifié par le Conseil des ministres de l’UEMOA, aligné au PCB et acceptable pour les pays de la région.
Rapports de suivi publiés par l’observatoire régional.Composante 2 :
AN1-AN3 : si le processus de ratification est trop lent, une intervention du Président du Conseil des ministres de l’UEMOA pourrait être nécessaire pour accélérer le processus
AN3 : des mesures correctives seront entreprises au niveau régional par le Conseil des ministres de l’UEMOA.
AN2-AN4 : Des retards dans la soumission des rapports ou des rapports de mauvaise qualité pourraient indiquer des problèmes de capacités. Composante 3 :
Les cadres de biosécurité sont mis en œuvre dans les huit États membres et prennent en compte les points de vues des différents acteurs ; les capacités en DPI sont renforcées.Composante 3 :
Pourcentage de demandes traitées ayant fait l’objet d’un examen complet, conformément aux directives et aux procédures régionales.
Nombre de commentaires soumis par le public avant les décisions réglementaires et pourcentage de commentaires ayant reçu une réponse de la part du comité national de biosécurité conformément aux directives et aux procédures régionales.
Pourcentage de législateurs et de sociétés cotonnières nationales formés aux négociations sur les DPI liés aux cultures Composante 3 :
AN4 : Une faible quantité de demandes traitées pourrait indiquer des problèmes de capacités ou de gouvernance.

AN1-AN4 : De nombreuses plaintes du public pourraient indiquer des problèmes d’acceptation de la part du public; un faible nombre de réponses pourraient indiquer des problèmes de capacités

AN4 : des bénéfices limités et aléatoires pour les paysans pourraient indiquer des problèmes de compétence. Mécanismes préliminaires de suivi des résultats

Valeurs cibles Collecte et compte-rendu des donnéesIndicateurs de performance du Projet et du ProgrammeRéférenceAN1AN2AN3AN4Périodicité et rapportsInstruments de collecte des donnéesResponsable de la collecte des donnéesObjectifs environnementaux globaux Pourcentage des évaluations de risque qui incluent des mesures de : (1) présence/absence de contamination par transfert des gènes vers les espèces sauvages et niveau de concentration, (2) apparition de nouveaux organismes autres que ceux ciblés ou leur disparition (quantité).0
(les procédures régionales d’évaluation des risques ne sont pas encore développées).0
(les procédures régionales scientifiques d’évaluation et de gestion des risques sont à développer).50% 75 %100%Deux fois/an

Rapports de la coordination régionale, rapports du comité scientifique régional, rapports de l’observatoire régional.Évaluation annuelle des impacts environnementaux.Coordination régionale /Comité scientifique
ANC/ Coordination nationale.Objectifs de développement du Projet et du ProgrammePourcentage des demandes traitées par rapport à celles reçues sur les essais en champ de cultures prioritaires pour l’UEMOA (telles que identifiées dans la Politique agricole de l’UEMOA), revues sur la base des procédures scientifiques régionales d’évaluation et de gestion des risques établies par le cadre régional de biosécurité.
0
(Le cadre régional de biosécurité n’est pas encore développé)0
(Le cadre régional de biosécurité doit être développé)50%75%100%Deux fois/an
.

Rapports de la Coordination régionale, rapports du comité scientifique régional.
Évaluation du comité scientifique.

Système de suivi et d’évaluation.Coordination régionale/Comité scientifique.
ANC/Coordination nationale.Indicateurs de résultats par composante
Composante 1
Nombre total de chercheurs et d’acteurs formés à l’utilisation du nouveau manuel régional d’évaluation et de gestion. Pourcentage des personnes formées qui appliquent les directives régionales 
0
50 chercheurs et acteurs formés.
250 chercheurs et acteurs formés.



20% 
350 chercheurs et acteurs formés.



75%
400 chercheurs et acteurs formés




100% 
Rapports trimestriels de la Coordination régionale, rapports du comité scientifique régional,
Rapports de l’observatoire régional (Deux fois/an).
Système de suivi et d’évaluation 
Coordination régionale/ Comité scientifique régional/Observatoire régional
ANB/ Comité national de biosécuritéComposante 2 :
Adoption d’un cadre régional de biosécurité par le Conseil des ministres de l’UEMOA, conforme au PCB et acceptable pour les États membres de l’Union. Rapports de suivi publiés par l’observatoire régional .0 (étude de faisabilité lors de la phase de préparation)







0Études nationales + ateliers regroupant l’ensemble des acteurs. Réglementation commune en préparation. Ateliers régionaux réalisés.



050% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés






180% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés






2100% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés






2Rapport annuel de la Coordination régionale

Rapports trimestriels d’exécution du Projet

Deux fois/anSystème de suivi et d’évaluation.Coordination régionale.
Composante 3
Pourcentage de demandes examinées et mises en œuvre conformément aux directives et aux procédures régionales
Nombre de commentaires soumis par le public avant la prise de décisions
Pourcentage de réponses du comité national de biosécurité et de la coordination régionale conformément aux directives et procédures
Pourcentage de législateurs et de sociétés cotonnières nationales formés aux négociations sur les DPI liés aux cultures 
0





0












0
0%





200



85%








50%

50%





100



90%








75%

80%





80



95%








90%
100%





50



100%








100%

Rapport annuel de la Coordination régionale

Rapports trimestriels d’exécution du Projet






Système de suivi et d’évaluation
Coordination régionale
ANC/Coordination nationale
Annexe 4 : Description détaillée du Programme
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Objectif du Programme, résultats et composantes

Le Projet financé par la Banque mondiale rentre dans un Programme de plus grande portée de l’UEMOA adopté par un Règlement daté d’avril 2007 et décrit dans cette Annexe.
L’objectif de développement du Programme est l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité qui permette aux États membres de l’UEMOA de remplir leurs obligations envers le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB), ainsi que la mise en place des mesures nécessaires de sauvegarde sociales et environnementales. L’objectif de développement du Projet est d’établir un cadre communautaire opérationnel, institutionnel et juridique de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM).
Les résultats attendus du Programme sont : (i) une série d’outils et de méthodologies opérationnels et harmonisés au niveau régional pour les pays de l’UEMOA, conformes aux standards internationaux sont développés ; (ii) un cadre régional de biosécurité (CRB) opérationnel pour l’espace UEMOA, comprenant un observatoire régional de biosécurité, est créé ; (iii) les compétences institutionnelles pour exécuter le CRB au niveau national sont renforcées ; (iv) une meilleure sensibilisation du public sur les OVM/cultures transgéniques et un bon renforcement des compétences nationales sur les négociations des droits de propriété intellectuelle (DPI) associés aux cultures transgéniques sont assurés.
L’objectif environnemental global (OEG) est de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à l’introduction des organismes vivants modifiés (OVM) et les produits dérivés dans l’espace UEMOA. Les résultats attendus sont : (i) les risques de contamination par transfert de gènes aux espèces sauvages et du niveau de concentration sont limités et (ii) l’apparition de nouveaux organismes ou de la disparition d’organismes non ciblés est contrôlé.
Les pays bénéficiaires du Programme sont les huit États membres de l’UEMOA (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo). Les pays éligibles au financement du FEM sont ceux ayant ratifié le PCB, c’est-à-dire le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal et le Togo. La Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire et le Niger, qui ne font pas partie de la ceinture cotonnière et/ou n’ont pas ratifié le Protocole de Cartagena ne sont pas éligibles à ce financement du FEM, mais recevront des financements d’autres bailleurs de fonds et/ou de l’UEMOA.
Le concept du Programme a été élaboré suite à la demande d’évaluation des coûts et des bénéfices de l’adoption des OVM par les pays concernés, et parce que les essais en champ étaient déjà effectués au Burkina Faso. Le Programme appuiera ces pays par un renforcement des capacités scientifiques et techniques aux niveaux national et régional, avec la participation effective des acteurs clés. Le Programme créera également un observatoire régional abritant le mécanisme d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), en charge du suivi de l’application du PCB par les pays et de l’impact de toute introduction d’OVM. Après adoption du cadre régional de biosécurité, l’observatoire régional pourra formuler des recommandations aux décideurs sur l’approbation, au cas par cas, des OVM dans l’espace UEMOA.
Les composantes et les activités du Programme ont été déterminées par une série d’études préparatoires réalisées entre les étapes de pré-évaluation et d’évaluation et financées par le don FEM/PDF Bloc B. Ces études comprennent : (i) une évaluation des besoins en formation dans les domaines de la protection des variétés et des droits de propriété intellectuelle associés à la biosécurité (bien que les fonds FEM n’aient pas été utilisés et ne le seront pas pour financer les activités liées aux DPI) ; (ii) un état des lieux dans chacun des pays et au niveau régional pour identifier a) les cadres réglementaires et institutionnels existants en matière de biosécurité et de biotechnologie, b) les capacités d’évaluation et de gestion des risques et c) la durabilité financière du cadre régional de biosécurité proposé; (iii) une analyse des coûts et des bénéfices; (iv) une série d’études de perception des acteurs devant servir, entre autres, de base à la future stratégie de communication du Programme ; (v) la stratégie de gestion de la résistance aux nuisibles ; (vi) une étude des impacts économiques et (vii) une analyse du coût marginal.
Les fonds du FEM financeront des activités qui rentrent dans le cadre du PCB, au niveau régional et dans les cinq pays éligibles (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal et Togo). De manière spécifique, les fonds du FEM seront utilisés pour fournir une assistance technique (bureaux d’études ou consultants individuels) afin d’élaborer les cadres législatifs et administratifs de biosécurité et de réaliser la formation en évaluation et en gestion des risques. Un ensemble limité d’équipements ou d’infrastructures, par exemple pour l’amélioration et/ou la réhabilitation de l’infrastructure et des bureaux existants, sera également financé par les fonds du FEM.
Les autres besoins, comme l’évaluation des risques pour la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux et le renforcement des capacités en négociation des DPI, ainsi que la participation des trois autres États membres de l’UEMOA (Côte d’Ivoire, Guinée Bissau et Niger) dans le Programme seront financés par d’autres bailleurs et/ou par les ressources de l’UEMOA.
La passation des marchés de services sera réalisée conformément aux Directives de la Banque mondiale pour la sélection et l’emploi des consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale, datées de mai 2004 et révisées en octobre 2006. La passation des marchés des travaux et des fournitures sera réalisée conformément aux Directives de la Banque mondiale pour les passations de marchés des prêts de la BIRD et des crédits de l’IDA, de mai 2004, révisées en octobre 2006.
Le Programme est structuré en trois composantes : (A) une composante technique et scientifique régionale qui produira les méthodologies régionales d’évaluation et de gestion des risques ; (B) une composante institutionnelle et juridique qui mettra en place le cadre régional de biosécurité (CRB) et (C) une composante nationale qui permettra aux pays de mettre en œuvre le CRB au niveau national. Étant donné que le CRB ne risque pas d’être opérationnel avant la mi-parcours du Programme, le PRBAO appuiera, durant la phase intermédiaire, l’exécution des cadres nationaux de biosécurité existants dans les pays qui ont déjà démarré des essais en champ ou qui s’apprêtent à le faire.
La répartition des coûts par composante du projet FEM est la suivante :

COUTS PAR COMPOSANTE DU PROJET

Composantes du Projet/RésultatsFEM ($)Cofinancement dans les 5 pays éligibles au financement du FEM C ofinancement dans les 3 pays non-éligibles au financement du FEM Total ($)Composante A : Adapter et diffuser des méthodologies régionales d’évaluation et de gestion des risques boiotechnologiques.1.600.000 (FEM)
3.900.000 (IDA)1.200.000700.0007.400.000Composante B : Élaborer et mettre en œuvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité.1.700.0004.000.0003.000.0008.700.000Composante C : Mettre en œuvre la réglementation communautaire de biosécurité dans les huit États membres de l’UEMOA. et renforcer les capacités en droits de propriété intellectuelle (DPI).2.100.0004.600.0001.500.0008.200.000Total 9.300.0009.800.0005.200.00024.300.000
Composante A – Adapter et diffuser des méthodologies régionales d’évaluation et de gestion des risques biotechnologiques (Total estimé:  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C3" \a \t \* MERGEFORMAT 7,4 millions d’USD; Contribution du FEM:  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,6 millions d’USD; Contribution de l’IDA nouveau financement : contrevaleur de  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 3,9 millions d’USD ; Autres sources de financement : 1,9 millions d’USD)
L’évaluation des risques consiste à identifier et à évaluer les dangers associés à l’utilisation des OVM et à déterminer les actions appropriées de prévention ou d’atténuation des risques. Ce processus débouchera sur la définition de procédures scientifiques adaptées et applicables, basés sur les standards internationaux d’évaluation des risques qui prennent en compte les recommandations et les directives des organisations internationales compétentes, et qui capitalisent les enseignements tirés des expériences en la matière dans le monde entier, notamment dans les pays en développement, d’Asie du Sud et d’Amérique latine.
Le but de la composante A est de mettre au point des méthodologies harmonisées au niveau régional et conformes aux standards internationaux, sous forme de directives, de documents techniques, de formulaires et de documents de contrôle qui seront utilisés pour évaluer et gérer les risques relatifs aux OVM et aux produits dérivés. Dans un premier temps, le Programme se concentrera sur le coton transgénique et, en fonction des priorités régionales et des résultats des institutions de recherche en biotechnologie, il s’étendra vers d’autres spéculations agricoles. Les outils existants dans les pays et dans la sous-région seront évalués et renforcés, conformément aux standards internationaux de gestion des risques développés par des organisations spécialisées telles que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le PNUE. Les produits de cette composante seront diffusés en direction des acteurs régionaux et nationaux clés lors d’ateliers et de sessions de formation spécifiques. Les quatre sous-composantes du volet d’évaluation des risques sont :
Sous-composante A1 du Programme : Faire l’état des lieux des outils et des directives d’évaluation et de gestion des risques en vigueur ou en préparation dans les pays de l’UEMOA, et établir une comparaison avec les méthodologies internationales reconnues.
Cette étude sera réalisée par une équipe d’experts internationaux constituée par : un expert scientifique en biosécurité, un juriste spécialisé en droit environnemental, un environnementaliste spécialisé en écologie, un socio-économiste et un analyste financier. Par ailleurs, la coordination régionale et l’UEMOA participeront à un voyage d’étude en Inde, en Amérique latine et en Afrique du Sud afin de bénéficier de l’expérience de ces pays et de déterminer si le Programme peut exploiter les méthodologies scientifiques appliquées à l’évaluation et la gestion des risques associés au coton Bt. Ce voyage d’études aura lieu dès l’entrée en vigueur du Programme.
Sous-composante A2 du Programme : Identifier et renforcer, d’une part, un laboratoire national de biosécurité de référence au Burkina Faso en vue d’obtenir une accréditation qui lui confère une vocation régionale, et, d’autre part, mettre en réseau et moderniser les laboratoires nationaux de biosécurité dans les sept autres pays de l’UEMOA. Le laboratoire de référence à vocation régionale serait « le bras technique » du cadre institutionnel et juridique communautaire développé par l’UEMOA ; il apportera aux États membres un soutien neutre et transparent dans l’évaluation des risques relatifs à la biosécurité. Ces évaluations environnementales de sécurité devront être réalisées au cas par cas, dans le milieu où les OVM seront introduits.
Le laboratoire national de référence à vocation régionale aura les quatre fonctions suivantes :

1) Adaptation et développement de méthodes standardisées de détection des OVM
Le laboratoire développera, adaptera et standardisera les techniques de détection des OVM et d’évaluation des risques relatifs aux OVM pour la biotechnologie en cours de développement ou importée dans la région.

2) États des lieux et recherches en appui à l’évaluation des risques
Le laboratoire servira à tester et à vérifier les données pour les dossiers d’évaluation des risques afin de garantir le niveau de sécurité agro-écologique souhaité en Afrique de l’Ouest. Ces tests peuvent être demandés par les responsables du développement technologique (publics ou privés) ou par les législateurs nationaux et régionaux. Les installations du laboratoire peuvent être également mises à la disposition de groupes effectuant des recherches sur l’évaluation des risques en Afrique de l’Ouest. Dans ce cas de figure, les installations seront mises à disposition contre payement de frais généraux raisonnables, les coûts opérationnels étant à la charge des groupes de recherche.

3) Renforcement des capacités du personnel des laboratoires nationaux
Le laboratoire servira également de centre régional de formation en biosécurité du personnel des laboratoires nationaux. Les formations porteront sur les méthodologies de détection des OVM et d’évaluation des risques développées par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale (voir la première fonction). Le laboratoire de référence aura également la tâche de former les douaniers, les autres membres du personnel de contrôle des frontières, les responsables phytosanitaires etc. selon les besoins.

4) Communication sur les risques
Le personnel du laboratoire sera en charge d’expliquer et de contextualité les risques environnementaux associés aux OVM. Le personnel collaborera avec la Coordination régionale du Programme pour formuler des messages scientifiquement fondés sur les risques perçus, ce qui renforcera la cohérence de la stratégie de communication du PRBAO avec les spécialistes des États membres de l’UEMOA.
Les installations physiques du laboratoire de référence. Compte tenu des principales fonctions techniques du laboratoire (développement et adoption de méthodes d’évaluation des risques environnementaux), le laboratoire comprendra : (i) une unité de biologie moléculaire, (ii) une unité de culture des tissus et (iii) des chambres de culture à climat contrôlé pour effectuer des essais en conditions confinées.
Le Programme financera la réhabilitation des infrastructures existantes, l’achat de nouveaux équipements ainsi que la formation de techniciens et chercheurs aux dernières techniques et technologies. Le Programme prendra également en charge la modernisation des laboratoires nationaux et, sur l’IDA Burkina, une partie des coûts opérationnels du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. Cependant, le laboratoire ne peut survivre que s’il atteint, avant la fin du Programme, en 2012, un niveau d’autofinancement élevé, à travers notamment un système de facturation des services fournis aux clients extérieurs. Le coût opérationnel annuel du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale est estimé à environ 100.000 USD.
Mise en relation du laboratoire national de référence à vocation régionale avec le réseau de laboratoires nationaux. Chaque état membre désignera un laboratoire qui fera office de laboratoire national de biosécurité. Ces laboratoires seront reliés à leur agence nationale de biosécurité (à laquelle il apportera, si nécessaire, un appui technique) ainsi qu’aux chercheurs et experts nationaux. Le Comité d’orientation et de suivi du Programme déterminera la structure administrative et les méthodes à appliquer par les laboratoires nationaux, en vue de garantir une meilleure contribution à l’élaboration du plan de travail annuel et au fonctionnement du laboratoire national de référence à vocation régionale.
En ce qui concerne l’évaluation au cas par cas des risques associés aux OVM, les laboratoires nationaux soumettront les requêtes à leurs Autorités nationales compétentes en matière de biosécurité respectives. Si nécessaire, les laboratoires nationaux demanderont l’appui du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. Pendant les deux premières années du Programme, les approbations effectives de produits ou les cas d’évaluation des risques ne concerneront probablement que le Burkina Faso, compte tenu du temps qu’il faudra aux autres États membres de l’UEMOA pour atteindre la phase d’essais en champ.
Le laboratoire national de référence à vocation régionale renforcera, selon les besoins, les capacités des laboratoires nationaux en détection des OVM et en évaluation des risques environnementaux. Le Programme financera les équipements de base de détection des OVM ainsi que la gestion des données et des informations. Le personnel des laboratoires nationaux en charge de la biosécurité sera formé par le personnel du laboratoire national de référence à vocation régionale.
Une évaluation exhaustive des compétences sera réalisée au début du Programme, afin d’identifier les avantages comparatifs des laboratoires. Le choix final des modalités d’organisation des responsabilités régionales en matière de biosécurité (une agence régionale, un laboratoire de référence, plusieurs centres d’expertise, etc.) sera arrêté lors de l’évaluation à mi-parcours du Programme.
Arrangements institutionnels relatifs au laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. L’Institut national de l’environnement et de la recherche agricole (INERA) du Burkina Faso abritera initialement le laboratoire de biosécurité de référence à vocation régionale. Le laboratoire de biosécurité désigné à l’INERA sera modernisé et équipé de manière adéquate sur financement du nouveau crédit de l’IDA. Une progression éventuelle pour en faire un laboratoire de biosécurité de référence à vocation régionale à part entière sera discutée lors de l’évaluation à mi-parcours du Programme.
Le personnel clé du laboratoire sera limité afin de maîtriser les coûts fixes. Des chercheurs seront recrutés dans les États membres de l’UEMOA, sur une base contractuelle et en fonction des disciplines requises (biologie moléculaire, entomologie, etc.), pour des évaluations spécifiques. Comme décrit ci-dessus, les installations peuvent être également par des utilisées par des équipes extérieures effectuant une recherche sur l’évaluation des risques. Les critères d’éligibilité et les conditions contractuelles seront développés par le Comité d’orientation et de suivi du Programme.

Règle de financement : IDA Burkina Faso et enveloppes régionales (nouveau financement) 100%.

Sous-composante A3 du Programme : Consolider les outils existants et développer des approches régionales communes conformes aux standards internationaux d’évaluation et de gestion des risques, d’inspection, ainsi que de suivi et d’évaluation des OVM d’une part, et, d’autre part, préparer un manuel régional de directives d’évaluation et de gestion des risques.
Le Comité scientifique régional sera en charge de cette sous-composante, avec une assistance technique internationale, régionale et nationale. Les ateliers régionaux et nationaux seront organisés pour (i) valider le manuel et (ii) diffuser le manuel pour garantir une large participation et une appropriation par l’ensemble des acteurs.
Règle de financement : FEM 70% ; UEMOA 30%.

Sous-composante A4 du Programme : Diffuser le manuel de procédures dans l’espace UEMOA à travers les centres d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH). Le Programme mettra en place un BCH régional et des BCH nationaux dans tous les pays bénéficiaires. Les BCH seront équipés d’ordinateurs et de serveurs, et bénéficieront d’une expertise internationale/régionale/nationale en gestion des BCH. Les points focaux des BCH seront formés pour diffuser le manuel sur les sites web.
Règle de financement
ActivitésFEMUEMOAÉquipements et expertise pour le BCH régional5050Formation du point focal du BCH régional5050Formation des points focaux des BCH nationaux100Composante B – Mettre en œuvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité (Total estimé :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 8,7 millions d’USD; Contribution du FEM :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,7 millions d’USD, Contribution de l’IDA : 0.0 million d’USD ; Autres sources de financement : 7 millions d’USD)
L’UEMOA est actuellement impliquée dans l’élaboration d’un espace économique et politique où le coton joue un rôle important, en particulier pour les questions commerciales au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La composante B ne porte pas uniquement sur la création d’un cadre permettant aux États membres de l’UEMOA de protéger la biodiversité et l’environnement contre les effets négatifs potentiels d’un commerce régional d’OVM, mais appuiera également les efforts de l’UEMOA pour intégrer l’arène économique et politique internationale à travers l’harmonisation des politiques sectorielles notamment en matière de protection environnementale. Cette composante juridique et institutionnelle consistera à produire un cadre communautaire de biosécurité (CRB) fonctionnel pour l’espace UEMOA. La mise en œuvre du CRB reposera sur le principe de subsidiarité, selon lequel les États membres délèguent, unanimement, leur pouvoir à l’UEMOA pour remplir des objectifs communs qui sont peu susceptibles d’être traités de manière aussi efficace et performante au seul niveau national.
Les quatre sous-composantes sont :
Sous-composante B1 du Programme : Élaborer une réglementation communautaire sur la biosécurité conformément aux procédures de l’UEMOA.
Dans le processus de préparation de la réglementation régionale, le Programme cherchera à impliquer, le plus largement possible, toutes les catégories d’acteurs concernés. Dans un premier temps, l’UEMOA effectuera dans les huit pays une mission circulaire d’information des paysans, des organisations de producteurs et de la société civile sur l’objectif de la réglementation régionale de biosécurité. Les avis et positions de tous ces acteurs seront ainsi recueillis avant la rédaction du texte réglementaire. La deuxième étape consistera à recourir aux services de juristes internationaux spécialistes de la biosécurité, qui collaboreront avec les juristes de l’UEMOA pour la rédaction du texte réglementaire. La validation du projet de réglementation communautaire avant son adoption se fera lors d’ateliers régionaux rassemblant les acteurs institutionnels, les paysans, les organisations de producteurs et la société civile.
Règle de financement : FEM 30%; UEMOA 70%.
Sous-composante B2 du Programme : Faciliter le processus politique d’adoption de la réglementation régionale et de ses règlements d’exécution.
Le Programme financera ce processus politique d’adoption et de diffusion en 5 étapes. (i) Les experts sectoriels régionaux en biosécurité se réuniront pour revoir la version préliminaire de la réglementation avant sa soumission pour examen aux ministres en charge de l’environnement. (ii) Les ministres en charge de l’environnement se réuniront pour donner leur accord, avant la soumission du document au comité des experts statutaires de l’UEMOA. (iii) Le comité d’experts statutaires se réunira pour valider la réglementation, avant sa soumission pour adoption au Conseil des ministres statutaire. (iv) Le Conseil des ministres statutaire se réunit pour adopter la réglementation. (v) La réglementation sera imprimée en milliers d’exemplaires et largement diffusée dans l’espace UEMOA.
Règle de financement : UEMOA 100%
Sous-composante B3 du Programme : Mettre en place un dispositif institutionnel pour accompagner la vulgarisation et l’exécution de la réglementation communautaire dans les huit États membres de l’UEMOA.
Dans le cadre de cette sous-composante, le Programme financera une étude de faisabilité et de pérennité financière d’un observatoire régional de biosécurité. Cette étude sera réalisée par des experts internationaux et validée lors d’un atelier régional. Il est envisagé que l’observatoire régional démarre ses activités dans la troisième année du Programme. Les coûts opérationnels de l’Observatoire (personnel, équipement et réunions annuelles), ainsi que ceux du Comité scientifique régional seront couverts par le Programme. Les équipements de test biotechnologique tels que ceux requis aux frontières, ainsi que les services des experts internationaux en droits de propriété intellectuelle seront financés par le Programme.
Règle de financement:
ActivitésPourcentage de financementFEMUEMOACEÉtude de faisabilité et de durabilité financière de l’observatoire régional 7030Atelier de validation de l’étude 7030 Kits de test biotechnologique 100Expertise internationale en DPI 5050Coûts opérationnels de l’observatoire régional 5050Sous-composante B4 du Programme : Coordination, suivi et évaluation du Programme.
La coordination du Programme sera assurée au niveau régional par une Unité de Coordination au sein de l’UEMOA. Cette unité sera composée d’un spécialiste de la biosécurité (qui aura la fonction de coordinateur régional), un spécialiste en communication ainsi que de personnel administratif. La coordination régionale sera en outre assistée par des consultants internationaux, régionaux et/ou nationaux, recrutés pour une courte durée, notamment pour la gestion financière, les audits, ainsi que pour la préparation de l’évaluation à mi-parcours du Programme.
Au niveau national, les points focaux, au sein des ministères chargés de l’environnement, traiteront et suivront les activités nationales du Programme, en collaboration étroite avec la coordination régionale.
Le Programme couvrira les salaires du personnel de la coordination régionale, ainsi que les activités nationales dirigées par les points focaux nationaux. Seront également couverts, la réhabilitation des lieux de travail, l’équipement de bureau, les frais de voyage des superviseurs du Programme, la coordination des activités avec d’autres projets de l’IDA, la formation du personnel, ainsi que les coûts opérationnels du Comité d’orientation et de suivi et du Comité scientifique régional.
Règle de financement

ActivitésPourcentage de financement FEMUEMOACESalaires cadres coordination régionale 40 60Salaires personnel administratif coordination régionale 5050Appui aux points focaux du Programme  100Réhabilitation des bâtiments coordination régionale5050Équipement bureaux coordination régionale 40 60Frais de mission coordination régionale 100Formation personnel coordination régionale100Coordination avec les autres projets IDA100Coûts opérationnels Comité d’orientation et de suivi 5050Services de consultants pour la gestion financière et les audits 100Services de consultants pour la revue à mi-parcours 100Suivi et évaluation100Composante C – Mettre en œuvre la réglementation communautaire de biosécurité dans les huit États membres de l’UEMOA et renforcer les capacités en DPI (Total estimé :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 8,2 millions d’USD; Contribution du FEM:  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,1 millions d’USD; Contribution de l’IDA :  LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,2 millions d’USD en contrevaleur ; Autres sources de financement : 4,9 millions d’USD)
Le PCB établit un cadre international à exécuter au niveau national et des normes minimales de biosécurité pour les mouvements transfrontaliers des OVM, notamment leur transport, leur manipulation et leur utilisation de manière sécurisée. Les pays ayant ratifié le PCB doivent traduire ces normes dans des systèmes nationaux de biosécurité ou Cadres nationaux de biosécurité (CNB), qui constituent un cadre réglementaire détaillant les processus et les procédures de traitement des demandes sur les OVM, le montage institutionnel, ainsi que les procédures de sensibilisation et de participation du public. Les cinq pays bénéficiaires du don du FEM ont bénéficié de projets pour la création de CNB financés par le FEM et exécutés par le PNUE, mais aucun de ces pays n’a encore démarré la mise en œuvre de son CNB. Le Cadre régional de biosécurité proposé se basera sur les cadres réglementaires et institutionnels nationaux existant et appliquera le processus d’harmonisation politique et réglementaire de l’UEMOA.
Cette composante se concentrera sur la mise en œuvre du CRB au niveau national a) en renforçant les capacités de toutes les institutions nationales concernées par la mise en œuvre du CRB, b) en améliorant la sensibilisation du public et la participation des divers acteurs concernés, en particulier des organisations de producteurs et c) en renforçant les capacités nationales en DPI associés aux cultures transgéniques. Le CRB ne devant être opérationnel qu’à la mi-parcours du Programme, ce dernier appuiera, durant la phase intermédiaire, la mise en œuvre des cadres nationaux de biosécurité existants dans les pays qui ont déjà démarré les essais en champ ou qui s’apprêtent à le faire.
Les trois sous-composantes sont :
Sous-composante C1 du Programme : Renforcer les capacités humaines, institutionnelles et réglementaires pour permettre aux pays concernés de mettre en œuvre le CRB et les mesures intermédiaires jusqu’à l’entrée en vigueur du CRB.
Cette sous-composante financera le plan de communication stratégique du Programme, les campagnes de sensibilisation des paysans sur la biosécurité, les activités de renforcement des capacités des inspecteurs régionaux de biosécurité, ainsi que le renforcement des Agences nationales de biosécurité (ANB) et des Comités nationaux de biosécurité (dans les pays qui n’ont pas d’ANB). Elle soutiendra également les points focaux nationaux du Programme en finançant principalement les services des consultants internationaux, régionaux ou nationaux pour réévaluer les Cadres nationaux de biosécurité (CNB) dans les pays et pour définir un plan d’actions pour mettre au même niveau les versions actuelles des CNB. Comme mentionné ci-dessus, le Programme financera des mesures intermédiaires de biosécurité avant la promulgation du cadre régional de biosécurité.
Règle de financement
ActivitésPourcentage de financementFEMCEPAFASPUEMOAPlan de communication du Programme100 Campagnes de sensibilisation publique5050 Renforcement des capacités des inspecteurs régionaux de biosécurité 5050 Renforcement des ANB et des Comités nationaux de biosécurité5050Appui aux points focaux nationaux du Programme5050Mesures intermédiaires304030
Sous-composante C2 du Programme : Informer et sensibiliser les acteurs clés, en particulier les organisations de producteurs, sur la réglementation régionale et ses implications pour l’environnement et le développement socio-économique.
Ces efforts d’information et de sensibilisation seront réalisés à travers des ateliers d’information et de renforcement des capacités rassemblant des représentants des gouvernements nationaux, des élus locaux, des représentants de l’administration, des Parlementaires, des représentants des organisations de producteurs et de la société civile. Le Programme financera également un appui audiovisuel (radio, télévision) pour la diffusion du Cadre régional de biosécurité en langues locales.
Règle de financement
ActivitésPourcentage de financementFEMUEMOACEAppui audiovisuel100 Ateliers pour la société civile et les organisations de producteurs100  Autres ateliers403030
Sous-composante C3 du Programme : Renforcer l’environnement réglementaire et politique relatif aux DPI associés aux plantes transgéniques.
Dans le cadre de cette sous-composante, la région bénéficiera d’une expertise internationale pour les négociations des contrats relatifs aux DPI. Cette sous-composante inclut également le financement d’une formation en DPI pour les organisations de producteurs, les chercheurs, les décideurs nationaux et régionaux et les chefs d’entreprise. Le Programme délivrera en outre des bourses pour des formations avancées externes en DPI. Les récipiendaires de ces bourses seront sélectionnés au cas par cas.
Règle de financement : UEMOA 50%; CE 50%.

Annexe 5 : Coûts du Programme et du Projet
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest













  DDEAUTO Excel "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\[PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS]Annex 5-GEF contribution" R1C1:R35C91 \p 

Annexe 6 : Modalités d’exécution
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest
Dispositions de partenariat
Le Programme mettra l’accent sur la biosécurité. Il complètera l’initiative de biotechnologie/biosécurité initiée par la CEDEAO. En effet, c’est suite aux conférences ministérielles de juin 2004 à Ouagadougou et de juin 2005 à Bamako, que le CORAF/WECARD a élaboré, à la demande de la CEDEAO, un plan d’action sur la biotechnologie agricole et la biosécurité avec l’appui de l’USAID. Le plan d’action prévoit le développement d’un cadre sous-régional harmonisé afin de réduire au minimum les problèmes associés au mouvement transfrontalier d’OVM non autorisés. Mais les décisions de la CEDEAO restent aujourd’hui au stade de propositions ; tandis que l’UEMOA est reconnue pour sa capacité d’élaboration et d’adoption de politiques sectorielles et de règlements harmonisés obligatoires après accord unanime des États membres. C’est l’une des raisons qui a incité le Programme à se concentrer sur la région UEMOA. Le Programme favorisera une approche commune à l’UEMOA et à la CEDEAO et aura certainement des externalités positives pour toute la région CEDEAO.
Le choix de l’UEMOA est également stratégique pour l’intégration des questions d’environnement et de biosécurité dans les objectifs régionaux de développement au sens large. La troisième réunion des parties du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (COP/MOP3) a défini cet aspect comme une priorité dans la décision BS-III/3, qui “ prie instamment les Parties et les autres gouvernements d’intégrer la prévention des risques biotechnologiques dans leurs stratégies et approches plus larges relatives au développement durable, ainsi que dans leurs programmes.”
Un partenariat étroit sera également développé avec le CORAF/WECARD et l’INSAH, qui sont deux institutions régionales de coopération technique en matière de recherches agronomique. Le Programme complètera le travail technique en biosécurité et en biotechnologie que ces deux institutions ont démarré sur financement de l’USAID. Cette initiative identifie plusieurs priorités d’actions dans le domaine de la biotechnologie agricole et de la biosécurité.
Dans le domaine de la biosécurité, l’initiative CEDEAO prévoit le développement d’un cadre sous-régional harmonisé, et notamment d’une réglementation sous-régionale, afin de réduire au minimum les risques associés aux mouvements transfrontaliers des OVM. L’implication de l’INSAH porte sur l’harmonisation réglementaire, compte tenu de son expérience sous régionale dans les domaines de la réglementation des pesticides et des mesures phytosanitaires. En 2003, l’INSAH a publié un inventaire des réglementations et des directives d’autorisation des mouvements d’OVM dans le Sahel. L’Institut a lancé en novembre 2004 un processus de développement d’accords cadres qui définissent une réglementation commune sur la biosécurité, d’une part, et, d’autre part, sur les semences conventionnelles et génétiquement modifiées dans les pays du CILSS. Ces propositions ont été soumises aux États membres du CILSS pour examen et discutées en janvier 2006 lors d’un atelier régional des acteurs à Niamey.
Des organisations spécialisées en biotechnologie et en biosécurité, telles que l’AATF, la Fondation Rockefeller, le RIBios, l’ISNAR, le NGICA, le CGIAR et le CIRAD, ont été identifiées comme des partenaires potentiels du Programme ; en effet, certaines d’entre-elles développent des cultures alimentaires transgéniques, comme le niébé, tandis que d’autres démarrent des projets de renforcement des capacités en biosécurité et en DPI. Certaines de ces organisations sont également reconnues pour leur expertise en évaluation des risques.
Au niveau national, le Programme sera exécuté en étroite collaboration avec les autorités nationales compétentes en charge de la biosécurité, et avec les organisations nationales de producteurs concernées, ainsi qu’avec les représentants du secteur privé et de la société civile.
Le PNUE – à travers la division de Nairobi chargée de la coordination du FEM, et la division de Genève, en charge de la biosécurité – sera un partenaire important, compte tenu de son expérience antérieure des CNB avec la mise en œuvre de huit Projets nationaux FEM de création des CNB.
La FAO sera un partenaire du Programme à travers ses projets sur le coton, les DPI et l’information/communication dans le domaine de la biotechnologie dans certains pays de membres l’UEMOA, tels que le Bénin et la Côte d’Ivoire.
La Commission européenne apportera un appui aux activités du Programme à travers le volet d’intégration régionale de son 10ème Fonds européen de développement (FED). La France soutiendra également des activités du Programme à travers les projets de développement des capacités du Ministère des Affaires étrangères, son appui budgétaire à l’UEMOA géré par l’Agence française de développement, et peut-être le FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial). Le Programme cherchera également à collaborer avec d’autres investissements existants pour la biosécurité, financés par des bailleurs de fonds, dont la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) et ceux mentionnés auparavant, dans le but de rationaliser les efforts.
Modalités d’exécution
Le Projet financé par la Banque mondiale (inclus dans le Programme) sera exécuté par deux agences : l’UEMOA qui aura la responsabilité de la mise en œuvre des activités financées par les dons du FEM, tandis que l’Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso se chargera des activités financées par le crédit de l’IDA (sous-composante A2) avec la collaboration du PAFASP pour les aspects fiduciaires. Le Projet aura une durée de quatre ans et sera exécuté pendant les années fiscales 2008 à 2012, sera achevé le 30 septembre 2011 et clôturé le 30 juin 2012.
L’UEMOA a été proposé pour exécuter le don du FEM en raison de son expérience dans l’harmonisation des politiques sectorielles et l’élaboration de réglementations régionales, mais également pour les raisons suivantes : (i) les tests de coton transgénique effectués par un pays de l’UEMOA pourraient potentiellement avoir un impact sur tous les autres États membres de l’Union à cause du marché commun (les essais qui ont déjà lieu au Burkina Faso et le démarrage probable des essais au Mali et au Sénégal mettent en évidence l’urgence de l’application du PCB au sein de l’UEMOA); (ii) le Traité de l’UEMOA autorise l’Union à élaborer des réglementations communautaires exécutoires dans tous les États membres, à condition que ces derniers aient donné leur accord ; cela signifie que l’objectif de conformité totale d’un pays au PCB sera plus rapidement atteint à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’un Cadre régional de biosécurité ; (iii) le mandat étendu de l’UEMOA garantit l’intégration stratégique des questions liées à l’environnement et à la biosécurité dans les objectifs de développement de la sous région.
Par ailleurs, un supplément du Bulletin du FMI de 2002 affirme que : “L’UEMOA est, de tous les groupements régionaux africains, celui où l’intégration est la plus poussée. Outre qu’ils sont parvenus à maintenir leur union monétaire depuis 52 ans, ses membres ont mis en place des critères de convergence macroéconomique ainsi qu’un mécanisme efficace de surveillance, adopté une union douanière et un tarif extérieur commun (début 2000), harmonisé leur réglementation fiscale indirecte et lancé des politiques sectorielles et structurelles à l’échelle régionale.’’
Il est important de souligner que la capacité de l’UEMOA à adopter une réglementation et des politiques sectorielles harmonisées et exécutoires ne se fait pas aux dépens de la souveraineté nationale ou de la participation des acteurs concernés. Au contraire, l’UEMOA adopte les règlements régionaux uniquement à la suite de négociations avec les représentants de ses États membres et de consultations des acteurs régionaux et nationaux clés. L’harmonisation régionale vise à répondre aux problèmes communs à la région, et/ou transfrontaliers, et dont la résolution est plus efficace et efficiente lorsqu’elle est gérée à un niveau régional. Chaque État membre disposant de fait d’un droit de veto, seules les réglementations consensuelles peuvent être adoptées. Une fois un règlement adopté, les pays disposent de temps, si nécessaire, pour l’application effective du texte. L’adoption réussie d’une réglementation régionale évite la répétition d’un processus réglementaire long et coûteux dans chaque État membre. Il est par ailleurs probable que l’expérience de l’UEMOA soit répétée et appliquée à plus large échelle dans l’espace CEDEAO, au bénéfice de toute la région ouest africaine. La Banque mondiale a manifesté son soutien à l’UEMOA depuis 1994 et a apporté ses commentaires sur l’ébauche du DSRRP (Document de stratégie régionale de réduction de la pauvreté) de l’Afrique de l’Ouest en 2001.
L’Agence nationale de biosécurité et le PAFASP ont été sélectionnés pour mettre en œuvre le crédit IDA Burkina Faso car ils sont déjà impliquées dans des activités liées à la biosécurité au Burkina Faso et ont déjà fait l’objet d’une évaluation des capacités en passation des marchés et en gestion financière.

Supervision du Projet
Le dispositif de mise en œuvre du Projet se base largement sur le mécanisme d’exécution du Programme.
Le suivi global du Programme sera réalisé à travers un Comité d’orientation et de suivi (COS), créé par le règlement N°03/2007/CM/UEMOA du 6 avril 2007. Ce Comité comprendra : (i) huit représentants des ministères en charge de l’environnement – en raison d’un représentant par États membres de l’UEMOA, (ii) un représentant des ONG au niveau régional dans le domaine de l’environnement, (iii) trois représentants d’organisations régionales de producteurs, (iv) un représentant de la CEDEAO, (v) un représentant de l’UEMOA et (vi) le président du Comité scientifique régional ou son représentant. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les agences d’exécution du Programme seront invités comme observateurs. Le COS sera présidé par le ministre en charge de l’environnement (ou son représentant) du pays qui assure la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA. Le secrétariat du COS sera assuré par l’Unité de coordination. Le comité se réunira deux fois par an en session ordinaire, et en session extraordinaire si nécessaire.
Le Comité scientifique régional (CSR) conseillera le Programme, notamment le Comité d’orientation et de suivi, sur les aspects scientifiques de biosécurité. Le CSR comprendra dix membres aux compétences reconnues en biologie moléculaire, en protection de l’environnement et en santé humaine. Ils seront choisis par les laboratoires nationaux de biosécurité, au sein du CORAF/WECARD et des organisations internationales de recherche qui font autorité en matière de biosécurité.
Compte tenu du nombre de pays participants, une Unité de coordination (UC) sera créée au sein de la Commission de l’UEMOA. Dotée de l’autonomie nécessaire, l’UC assurera la gestion du Projet et du Programme global lors des phases de préparation et d’exécution, et contribuera à la durabilité du Programme sur le long terme grâce à l’engagement continu de l’UEMOA sur les questions de biosécurité. L’UC sera également chargée de garantir l’exécution des obligations de comptes-rendus financiers et d’audits, et de la conformité aux procédures de passation des marchés, de décaissement et de gestion de la Banque mondiale. L’UC assurera le secrétariat du COS.
L’UC sera composée de deux consultants : un spécialiste en biosécurité et un spécialiste en communication. Ces consultants seront recrutés selon un processus compétitif par le Programme et seront payés sur les fonds du Programme, conformément aux règles de la Banque mondiale. Les deux consultants seront placés sous l’autorité de la Commission. Ils seront appuyés par un personnel administratif composé d’un comptable et d’un spécialiste en passation des marchés. L’UC sera chargée de la coordination et de l’exécution globale des activités du Programme. Elle s’appuiera au niveau national sur les correspondants nationaux nommés par leurs Gouvernements respectifs. L’UC recevra périodiquement l’appui d’experts internationaux en biosécurité et en droit environnemental international, qui seront recrutés selon un processus compétitif conformément aux règles et aux procédures de la Banque mondiale.
Les correspondants nationaux seront les points focaux du Projet et du Programme global au niveau national. Une partie des coûts opérationnels associés pourrait être couverte par un financement national, comme souligné dans les recommandations de la réunion de Bamako des ministres en charge de l’environnement. Les points focaux assureront l’exécution réelle du Cadre régional de biosécurité au niveau national, ainsi que de la mise en œuvre de toute mesure intermédiaire nécessaire avant l’entrée en vigueur du CRB. Le correspondant national communiquera et se coordonnera avec les points focaux existants du FEM et du PCB, ainsi qu’avec le comité/l’agence nationale de biosécurité pour rechercher les complémentarités, afin d’éviter la dispersion des efforts de gestion de la biosécurité. Il est heureux de souligner que les correspondants nationaux du Bénin, du Sénégal et du Niger sont également points focaux du PCB dans ces pays.
Le ministre en charge de l’environnement de chacun des huit pays bénéficiaires du Programme désignera, par arrêté ministériel, le comité national de biosécurité (établi dans le cadre du projet financé par le PNUE/FEM) comme comité consultatif d’appui au correspondant national et au Programme. Le Comité national de biosécurité jouera un rôle important dans l’exécution du Protocole de Cartagena (i) en apportant des avis motivés et (ii) en participant activement au processus d’élaboration de la réglementation régionale. Une disposition spécifique indiquera le rôle du Comité national de biosécurité dans la mise en œuvre de la réglementation régionale et du Protocole.

Annexe 7 : Mécanismes de gestion financière et de décaissement
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest
Résumé exécutif et conclusion
Les responsabilités fiduciaires de l’exécution du don du FEM suivront les règles financières de l’UEMOA. La responsabilité financière du crédit de l’IDA incombera à l’unité de coordination du PAFASP, qui est placée sous l’autorité du secrétariat général du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques au nom du Ministère de l’Environnement et du Cadre de vie. Les évaluations de la gestion financière ont été réalisées en conformité avec le Manuel des pratiques de gestion financière publié par le Conseil de gestion financière le 3 novembre 2005. Leur objectif était d’évaluer si les procédures de gestion financière de l’UEMOA et du PAFASP étaient acceptables. L’évaluation financière du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Burkina Faso avait été réalisée antérieurement.
Les évaluations ont permis de conclure que les modalités de gestion financière du Projet respectent les obligations minimum de la Banque mondiale sous la procédure OP/BP10.02 et seront en mesure de fournir, de manière relativement sûre, des informations précises et régulières sur l’état du Projet, conformément aux conditions de la Banque mondiale. Cependant, des actions clés de renforcement et de mise à jour du système de gestion financière de l’UEMOA et du PAFASP ont été identifiées. Ces actions, dont la responsabilité d’exécution revient à l’UEMOA, sont : (i) le recrutement d’un auditeur externe dont l’expérience et les qualifications sont acceptables par la Banque mondiale ; (ii) le recrutement d’un comptable et d’un responsable de l’audit respectivement pour le département de comptabilité et pour le département d’audit interne et (iii) l’élaboration d’un manuel d’exécution administrative, comptable et financière. Les autres actions identifiées sont de (i) mettre à jour le manuel d’exécution administrative, comptable et financière du PAFASP et (ii) configurer le logiciel de comptabilité du PAFASP (voir l’appendice 1 de cette annexe).
Organisation du personnel et modalités d’exécution
Même si le personnel des départements de comptabilité et d’audit de l’UEMOA est qualifié et expérimenté, un recrutement supplémentaire sera nécessaire pour faire face à l’importante charge de travail actuelle. Le département de comptabilité de l’UEMOA emploie six personnes, y compris le directeur. Seuls trois des six agents (y compris une personne qui travaille sur un projet financé par un autre bailleur de fonds) sont des comptables hautement qualifiés. Le Projet financera le recrutement d’un comptable ayant l’expérience et les qualifications acceptables pour la Banque mondiale. Il travaillera pour le Projet et le Programme global sous la supervision du Comptable général. Le PAFASP aura certainement les mêmes besoins en matière de personnel financier, car ce projet n’emploie actuellement qu’un directeur financier et un comptable.
Le département d’audit interne de l’UEMOA compte deux employés, dont le directeur, ce qui est insuffisant pour remplir à bien son mandat. L’UEMOA recrutera un auditeur interne sur un poste actuellement vacant.
Gestion financière, procédures comptables et gestion informatisée de l’information
Politiques et procédures financières. Les normes comptables de l’UEMOA et du PAFASP, très similaires aux normes comptables internationales du secteur public (IPSAS) publiées par le Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC-PSC), seront appliquées. Toutes différences significatives entre les normes des deux agences d’exécution et celles de l’IPSAS seront mises en évidence de manière appropriée et expliquées dans les notes des états financiers. L’UEMOA et le PAFASP prépareront les états financiers du Projet et du Programme global pour l’audit, respectivement pour le financement du FEM et le crédit de l’IDA.
Logiciel de comptabilité. L’UEMOA utilise déjà un logiciel de comptabilité satisfaisant, SAARI. SAARI est un progiciel de comptabilité solide et capable de produire toutes les données comptables et financières requises, y compris les états financiers, les états de réconciliation bancaires et tous les rapports financiers comme l’état financier intermédiaire non-audité (IFR). Le PAFASP tient ses comptes avec le logiciel comptable TOMPRO, qui marche bien et qui est configuré pour les besoins du projet.
Comptes-rendus et suivi
Les formats des différents rapports périodiques de suivi financier devant être produits par le système de gestion financière seront définis. L’information contenue dans ces rapports devra être conforme au plan et à la nomenclature comptable. L’UEMOA et le PAFASP prépareront, respectivement pour le financement du FEM et le crédit de l’IDA, un état financier intermédiaire (IFR) de manière satisfaisante pour la Banque mondiale.

L’état financier intermédiaire :
Présente les ressources et les emplois des fonds pour le Projet et le Programme, à la fois cumulativement et pour la période couverte par le rapport, en précisant systématiquement les sources de financement  ;
Explique les variations entre la programmation budgétaire et l’exécution réelle des dépenses;
Décrit les avancées dans l’exécution du Projet et du Programme, à la fois cumulativement et pour la période couverte par le rapport ;
Explique les variations entre la planification et l’exécution réelle du Projet et du Programme ;
Expose l’état d’exécution du plan de passation des marchés du Projet à la fin de la période couverte par le rapport.
Un état financier intermédiaire (IFR) consolidé du Projet sera envoyé à la Banque mondiale, dans un délai de 45 jours, après la fin de chaque trimestre. L’UEMOA sera responsable de cette consolidation.
Les états financiers annuels consolidés incluront les informations suivantes :
Un état des ressources et des emplois des fonds / un état des reçus et des règlements en espèces récapitulant l'ensemble des reçus, des paiements et les soldes en espèces de l'organisme ; et recensant séparément les paiements effectués par des tiers pour le compte de l'organisme.
Les politiques comptables adoptées et les notes explicatives. Les notes explicatives doivent être présentées de manière systématique : les éléments sur l’état des reçus et des règlements en espèces doivent être assortis d’une note de renvoi vers les éléments documentés dans les notes explicatives.
Une déclaration des responsables certifiant que les fonds de la Banque mondiale ont été consacrés uniquement aux objectifs pour lesquels ils ont été accordés comme spécifié dans l’Accord de don et dans l’Accord de financement.

L’UEMOA et le PAFASP utiliseront la même nomenclature comptable pour les deux types d’information financière afin de faciliter la consolidation.
Audit interne
La fonction d’audit interne à l’UEMOA est assurée par l’auditeur interne qui rend compte directement au Président de la Commission de l’UEMOA. La direction de l’audit interne emploie deux personnes, le directeur et son assistant. Tous les deux ont des qualifications satisfaisantes, mais quelques faiblesses ont été identifiées dans la fonction d’audit interne :
Le personnel est insuffisant et doit être complété par le recrutement d’un autre auditeur ;
Les fonctions sont résumées dans les règlements financiers de l’UEMOA, mais il n’y a pas de manuel d’audit interne ;
Les responsabilités de l’auditeur interne couvrent la revue des systèmes de contrôle interne de l’UEMOA, mais jusqu’à présent, seuls des audits financiers ont été réalisés ;
Les résultats, les recommandations des contrôles et les sanctions prévues ne sont pas exécutés.
Le Projet aidera l’UEMOA à corriger ces faiblesses et un manuel d’audit sera développé dans le cadre du Projet.
Audit externe
Des auditeurs externes ayant les qualifications et l’expérience satisfaisantes pour la Banque mondiale effectueront un audit annuel des états financiers consolidés du Projet. L’audit sera réalisé conformément aux normes internationales d’audit et comprendra tous les tests et les contrôles jugés nécessaires par l’auditeur selon les circonstances. En plus du rapport d’audit, les auditeurs devront transmettre des lettres officielles présentant les observations, les commentaires et les recommandations pour l’amélioration des comptes, des systèmes et des contrôles comptables, ainsi que du respect des engagements contractuels de l’Accord de don et de l’Accord de financement.
Rapport d’auditOrganismePériodicitéEchéanceCommentaires1) États financiers consolidés du Programme UEMOAAnnuellement30 juinA inclure dans les Accords de don et de crédit 2) Déclaration des responsablesUEMOA et PAFASPAnnuellement30 juinIncluses dans les termes de référence Le processus de recrutement des auditeurs et l’évaluation de leur performance seront réalisés par la Cour des comptes de l’UEMOA. Les rapports d’audit des états financiers du Projet doivent être soumis à la Banque dans un délai de six mois après la fin de l’année. Le tableau ci-dessous résume les obligations d’audit du Programme :
Modalités de décaissement
L’UEMOA et l’Agence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour tous les aspects financiers) qui se trouvent à Ouagadougou au Burkina Faso, seront respectivement en charge du respect des obligations incluses dans les Accords de don et de crédit. L’UEMOA demandera les décaissements au nom des pays et enverra les demandes de retrait et de paiement direct à la Banque mondiale. Deux comptes désignés seront ouverts à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et seront gérés séparément par l’UEMOA et le PAFASP. Les fonds de ces comptes seront utilisés pour financer les dépenses éligibles. Pour les activités relatives aux formations et aux missions, l’UEMOA et le PAFASP préfinanceront ces activités et demanderont le remboursement après les missions.
Méthodes de décaissement
Les décaissements seront basés sur les transactions et incluront les méthodes de remboursement, d’avance sur un compte désigné, de paiement direct et d’engagement spécial. La méthode de déboursement sur la base des états financiers intermédiaires trimestriels sera sans doute adoptée dès que la Banque mondiale sera satisfaite des capacités en gestion comptable et financière des deux agences d’exécution.
Montant minimum des demandes
Les montants minimum des demandes de retrait soumises dans le cadre du don du FEM et du crédit de l’IDA pour les paiements directs et les engagements spéciaux seront équivalents à 90.000 USD et 60.000 USD respectivement.
Rapports sur l’utilisation des montants des financements
Les décaissements pour toutes les dépenses doivent être réalisés sur la base d’une documentation justificative complète, à l’exception des contrats évalués à moins de 250.000 USD pour les travaux, 200.000 USD pour les fournitures, 100.000 USD pour les firmes de consultants et 50.000 USD pour les consultants individuels, ainsi que pour les coûts opérationnels qui seront demandés sur la base de l’état des dépenses, sans documentation justificative. Les coûts de formation et les coûts opérationnels seront également demandés sur la base d’un état des dépenses. Tous les justificatifs de l’état des dépenses seront gardés au niveau de la Coordination régionale. Les justificatifs seront archivés pour être immédiatement accessibles en cas de contrôles financiers sont sujets à des revues périodiques des équipes de l’IDA et de la Coordination régionale pendant les missions de supervision, ainsi que par les auditeurs externes.
L’UEMOA et le PAFASP soumettront tous les mois un état et une réconciliation des comptes bancaires désignés avec les demandes de retrait. Tous les documents justificatifs pour l’état des dépenses seront conservés à l’UEMOA et au PAFASP et doivent être mis à disposition pour un examen lors des missions périodiques de revue de la Banque mondiale et par les auditeurs externes. Le schéma des flux de financement est décrit dans l’Appendice 1. Le format du rapport financier trimestriel non audité sera discuté une fois que le Projet sera jugé apte à recevoir les décaissements sur la base des rapports fournis.
Comptes désignés
Les comptes désignés seront gérés respectivement par l’UEMOA et le PAFASP et seront ouverts à la BCEAO. La monnaie des comptes désignés sera le FCFA. Les montants maximaux des avances déposées par la Banque mondiale sur les comptes désignés seront de 225.000.000 FCFA pour le don et 150.000.000 FCFA pour le crédit. Les avances devront couvrir quatre mois de dépenses du Projet en moyenne.
Financement en contrepartie
Aucune contrepartie financière ne sera demandée pour le projet. Le projet est exempté de tout impôt.

Allocation des fonds du crédit de l’IDA

CatégorieMontant (en DTS)Pourcentage de dépenses à financer (taxes comprises) (1) Travaux390.000100%(2) Biens1.100.000100%(3) Consultants et audits420.000100%(4) Formation440.000100%(5) Coûts opérationnels70.000100%(6) Non alloués180.000TOTAL 2.600.000

Allocation des fonds du don du FEM

CatégorieMontant (USD)Pourcentage des dépenses à financer (taxes non comprises)1) Services de consultants, audits et formation4 100 000100%2) Coûts opérationnels800 000100%3) Non alloués500 000TOTAL5 400 000
Obligations contractuelles financières
Les obligations contractuelles financières standard seront incluses dans l’Accord de don et de l’Accord de financement.
Conditions du prêt
La condition d’entrée en vigueur de l’Accord de don du FEM est la suivante : l’UEMOA a désigné un auditeur externe ayant les qualifications et l’expérience satisfaisantes pour la Banque.
Plan de supervision
Régulièrement (au moins une fois par an), les modalités de gestion financière convenues seront revues et évaluées. L’état financier intermédiaire et les rapports d’audit seront également examinés.
Appendice 1 : Plan d’action


ActionTâchesOrganismeDate ciblée de réalisation Recrutement d’un auditeur externe (condition d’entrée en vigueur) Recrutement d’un auditeur
Manifestation d’intérêts

Préparation d’une demande de proposition et soumission à la Banque mondiale

Non objection de la Banque mondiale

Rapport technique et financier

Non objection de la Banque mondiale

Signature du contrat
UEMOA (Cour des Comptes)

UEMOA (Cour des Comptes)

Banque mondiale

UEMOA (Cour des Comptes)

Banque mondiale

UEMOA (Cour des Comptes)

Avant l’entrée en vigueur

Avant l’entrée en vigueur

Avant l’entrée en vigueur
Avant l’entrée en vigueur

Avant l’entrée en vigueur
Entrée en vigueur
Recrutement du personnelRecrutement d’un comptable
Recrutement d’un auditeur interneUEMOA et PAFASP
UEMOAAvant l’entrée en vigueurLogiciel de comptabilitéFormatage sur mesure du logiciel pour produire l’état financier intermédiaire et les états financiers annuels UEMOA et PAFASPAvant l’entrée en vigueurDéveloppement et adoption d’un manuel d’exécution administrative, comptable et financièreTermes de référence envoyés à la Banque mondiale
Sélection d’un consultant satisfaisant pour la Banque mondiale
Ébauche du manuel
Version finale du manuelUEMOA et PAFASP

Avant l’entrée en vigueur



Appendice 2 : mécanisme de flux du financement et de l’information






























Appendice 3 : Évaluation des risques

Évaluation des risquesESMFCommentairesRisques intrinsèquesCorruptionXLe dispositif légal et institutionnel de l’UEMOA est satisfaisant et le système de gestion financière de l’UEMOA fonctionne correctement. Le seul risque intrinsèque majeur porte sur le rattrapage des retards d’audit des comptes de l’UEMOA. Les comptes de 1997 à 2006 ont été produits, mais seuls les comptes de 1997 ont fait l’objet d’un audit validé, à cause du manque de ressources humaines à la Cour des comptes. Il a été convenu que le renforcement des capacités de la Cour des comptes et une assistance pour rattraper ces retards sont nécessaires.Mauvaise gouvernanceXFaibles capacités judiciairesXFaibles capacités en gestionXÉvaluation globale des risques intrinsèques XRisque de contrôleAgence d’exécution de l’UEMOAXIdem que pour le risque intrinsèque ci-dessusAgence d’exécution de l’Agence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour tous les aspects financiers)XL’unité de coordination du projet, et ses employés, est en place et fonctionne bien. Flux des fonds XLe flux des fonds est relativement simple : les comptes désignés seront ouverts à la Banque centrale pour le Projet ; la Banque mondiale transférera sur les comptes désignés les fonds du Crédit et du FEM sur la base des demandes de retrait. Les paiements directs seront effectués directement des comptes du Crédit et du FEM aux fournisseurs des biens et des services. Pour les missions et les formations, l’UEMOA et l’Agence nationale de biosécurité préfinanceront, et sur présentation des justificatifs, demanderont les remboursements sur les comptes désignés. Fonds de contrepartieXAucun fonds de contrepartie n’est requis pour ce Projet.RecrutementXL’UEMOA et l’agence d’exécution du Burkina Faso ont le personnel adéquat. Cependant, des recrutements supplémentaires pour l’UEMOA ont été identifiés : (i) un comptable pour le département de comptabilité, (ii) un auditeur interne au bureau d’audit interne pour le poste vacant. Un comptable sera recruté pour le PAFASP.Politiques et procédures comptables XUn consultant a été recruté pour élaborer le manuel. Un autre consultant sera également désigné pour mettre à jour le manuel du PAFASP et configurer le logiciel comptable. Les TDR seront transmis à la Banque mondiale et le manuel sera élaboré et adopté avant l’entrée en vigueur. Audit interneXUne fonction d’audit interne existe à l’UEMOA mais elle est fortement orientée vers les transactions et le contrôle de conformité aux règlements. De plus, le personnel du département d’audit interne manque de personnel. La fonction d’audit interne de l’UEMOA sera renforcée par le recrutement d’un auditeur et par l’élaboration d’un manuel d’audit.Audit externeXAvant l’entrée en vigueur du crédit, un auditeur externe sera recruté (voir Appendice 1).Compte-rendu et suiviXLe format et le contenu des rapports ont été définis lors des négociations. Systèmes d’informationXUn logiciel de comptabilité efficace a été installé à l’UEMOA et au PAFASP et sera mis à jour pour produire l’état financier intermédiaire et les états financiers annuels. Évaluation globale du risque de contrôleXLe plan d’action en Appendice 1 sera mis en œuvre avant l’entrée en vigueur du crédit. E : Élevé
S : Substantiel
M : Modéré
F : Faible

























Annexe 8 : Mécanismes de passation des marchés

AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

A. Généralités
Contexte – Réforme de la passation des marchés
La Commission de l’UEMOA basée au Burkina Faso sera en charge de la passation des marchés pour la plus grande partie du Projet (financé par le FEM et l’IDA). Les activités financées par le fonds de l’IDA pour le Burkina Faso seront réalisées par l’Agence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour les aspects fiduciaires).
Tous les pays de l’UEMOA font actuellement l’objet d’un processus d’harmonisation et de réforme des mécanismes de passation des marchés, un processus financé par l’IDA et la Banque africaine de développement (BAfD). La réforme est dirigée par le département de politiques économiques et de la fiscalité intérieure de l’UEMOA et influencera les procédures de passation de marché de la Commission de l’UEMOA dans les années à venir.
La réforme régionale de la passation des marchés est divisée en deux phases :
La phase 1 a été financée conjointement par la Banque à travers un don de l’IDA (clôturé le 3 décembre 2005) pour un montant de la contrevaleur de 497.000 USD; par la BAfD, pour un montant de 97.000 USD, et par la Commission (et de manière indirecte par l’Union européenne), pour un montant de 150.000 USD. La phase 1 s’est achevée avec succès, avec comme résultats principaux : (a) des directives régionales harmonisées adoptées par le Conseil des ministres en décembre 2005 ; (b) l’identification des instruments et des fonctions qui doivent exister à la Commission pour remplir pleinement son mandat (promotion, règlementation, suivi et évaluation) et (c) la réalisation d’une évaluation des besoins en réforme de passation des marchés dans chaque État membre.
La phase 2 est en cours de préparation. Elle a pour objectif de mettre en œuvre le programme de réforme élaboré durant la phase 1. De manière plus spécifique, elle contribuera à mettre en place une unité de passation des marchés à la Commission de l’UEMOA, afin de promouvoir les directives régionales et de suivre leur application, de contribuer au renforcement des capacités en passation des marchés dans les États membres et d’appuyer ces derniers à intégrer les directives dans leurs codes nationaux de passation des marchés.
Lors de la phase 2, un document régional standard de passation des marchés sera préparé pour les États membres, car la Commission de l’UEMOA n’en dispose pas actuellement. Jusqu’à la publication de ce document, le document standard de passation des marchés de l’IDA sera utilisé pour l’exécution du Projet proposé.
Utilisation des directives de la Banque
La passation des marchés pour le Projet proposé sera réalisée conformément aux (i) « Directives de la Banque mondiale : Passation des marchés financés par les Prêts de la BIRD et les Crédits de l’IDA » d’octobre 2006, (ii) « Directives : Sélection et emploi des consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale » d’octobre 2006 également et (iii) provisions stipulées dans l’accord légal. Les activités financées à travers les fonds IDA pourraient être réalisées conformément à la réglementation nationale de passation des marchés (la version 2003, ou toute version acceptée par l’IDA) pour les appels d’offres nationaux. Les différents éléments compris dans les catégories de dépense sont décrits ci-dessous. Pour chaque contrat devant être financé par les fonds de la Banque mondiale, les différentes méthodes de passation de marché ou de sélection des consultants, la nécessité d’une présélection, les coûts estimés, les conditions de revue préalable et le calendrier doivent être convenus entre les récipiendaires et la Banque mondiale dans le Plan de passation des marchés. Le Plan de passation des marchés sera mis à jour au moins une fois par an, ou plus si nécessaire, pour tenir compte des besoins réels liés à l'exécution du projet ou à l’amélioration des capacités institutionnelles.
Publicité
Une fois le projet approuvé par le Conseil, un avis général de passation des marchés sera publié en ligne dans « UN Development Business » (UNDB) et dans « dgMarket» de Development Gateway, et dans un journa national à large diffusion pour annoncer les principaux marchés de consultation (estimés à 200.000 USD ou plus) ainsi que tous les appels d’offres internationaux (AOI) pour les contrats spécifiques prévus.
Des avis spécifiques de passation des marchés pour tous les marchés de fournitures, de travaux, et de services de consultants, devant être passés par appel d’offres international ou national compétitif, seront publiés selon les procédures en vigueur à la Commission de l’UEMOA (mais seulement dans un journal burkinabè à large diffusion pour les activités financées par l’IDA pour le Burkina Faso) et peuvent également être publiés dans UNDB et dgMarket afin de recueillir le plus grand nombre possible de manifestations d’intérêt de la part des candidats potentiels (ceci est obligatoire pour les AOI et les services de consultants estimés à 200.000 USD ou plus). Une demande de manifestation d’intérêt pour les autres services de consultants (estimés à moins de 200.000 USD) sera publiée dans des journaux nationaux de tous les Etats de l’UEMOA (mais seulement dans un journal burkinabè à large diffusion pour les activités financées par l’IDA pour le Burkina Faso).
Un délai d’au moins deux semaines sera accordé pour la soumission des manifestations d’intérêt.

B) Méthode de passation des marchés

Marchés des travaux : les travaux devant faire l’objet d’une passation des marchés dans le cadre du Projet portent sur la réhabilitation de petites infrastructures (le laboratoire de référence). Les marchés seront passés en utilisant les dossiers types d’appels d’offres de la Banque mondiale pour tous les AOI. Pour les AON, les dossiers types d’appels d’offre de la Banque mondiale seront utilisés avec les adaptations nécessaires (comme par exemple, l’utilisation de la monnaie locale pour l’appel d’offres et le paiement), s’il n’existe pas de documents d’appels d’offre nationaux satisfaisants pour la Banque mondiale.

Travaux financés par le FEM

Aucun contrat de travaux ne sera financé par les fonds du FEM.

Travaux financés par les fonds de l’IDA

Les marchés de travaux civils estimés à un coût estimatif supérieur à la contrevaleur de 250.000 USD ou plus par contrat seront passés par appel d’offres international. La préférence domestique sera accordée aux contractants nationaux qui répondent aux appels d’offre internationaux. Les marchés de travaux civils estimés à un coût estimatif inférieur à la contrevaleur de 250.000 USD seront passés par appel d’offres national. Les petits travaux d’un coût estimatif inférieur à 40.000 USD par marché seront attribués dans le cadre de procédures de consultation des fournisseurs à partir de documents simplifiés d’appel d’offres, en sollicitant des devis écrits d'au moins trois entrepreneurs qualifiés (et plus de préférence) afin d’obtenir au moins trois offres comparables.

Passation des marchés des fournitures : Les fournitures soumises à marché au titre du projet comprennent : l’équipement de laboratoire, des kits de test de biosécurité, des équipements de bureau et des véhicules. Les fournitures soumises à marché seront regroupées si possible en unités d’appel d’offres, qui seront évaluées et soumises à marché selon les procédures appropriées. Les marchés seront passés sur la base des dossiers types d’appel d’offres de la Banque pour tous les AOI. Pour les AON, les dossiers types de la Banque mondiale seront adaptés (reflétant par exemple la monnaie locale du Burkina Faso pour l’appel d’offres et le paiement) lorsque les dossiers nationaux de passation des marchés ne sont pas satisfaisants pour la Banque.

Fournitures financées par le FEM

Les marchés de fournitures d’un coût estimatif supérieur à la contrevaleur de 200.000 USD seront passés par appel d’offres international. Une préférence sera accordée aux biens manufacturés dans l’UEMOA, en conformité avec les directives de la Banque mondiale.

Les marchés de fourniture d’un coût estimatif inférieur à 200.000 USD et supérieur à 40.000 USD seront passés par AON. Le processus d’AON pour les activités financées par le FEM sera comparable au processus d’AOI, à l’exception d’éléments mineurs relatifs à la publicité, au délai de préparation de l’offre et aux règles d’attribution des marchés. Pour les marchés de cette envergure, toutes les notices spécifiques de passation des marchés des fournitures et toutes les attributions de contrat par AON seront publiées ou communiquées selon les procédures en vigueur à la Commission de l’UEMOA. Par ailleurs, le délai de soumission des offres sera d’au moins quatre semaines.

Les marchés de fournitures d’un coût estimatif égal ou inférieur à 40.000 USD par contrat pourraient être passés sur consultation de fournisseurs. Les contrats seront attribués sur la base de demandes écrites auprès d’au moins trois fournisseurs qualifiés, après évaluation des offres écrites reçues de ces fournisseurs qualifiés. Le marché sera attribué au fournisseur proposant le devis le moins cher pour les fournitures demandées, à condition que ce fournisseur possède l’expérience et les ressources nécessaires pour l’exécution du contrat.

Les fournitures provenant d’une seule source ou justifiés par toute autre raison, conformément au paragraphe 3.6 des Directives, seront achetées sans appliquer aucune des méthodes compétitives décrites ci-dessus, après revue préalable par la Banque mondiale.

Fournitures financées par les fonds de l’IDA

Les marchés des fournitures d’un coût estimatif égal ou supérieur à 200.000 USD seront passés par AOI. Les marchés de fournitures d’un coût estimatif inférieur à 200.000 USD et supérieur à 40.000 USD seront passés par AON. Les marchés des fournitures d’un coût estimatif inférieur ou égal à la contrevaleur de 40.000 USD peuvent être passés sur consultation de fournisseurs. Les contrats seront attribués sur la base d’invitations par écrit à soumissionner auprès d’au moins trois fournisseurs qualifiés.

Les marchés de fournitures provenant d’une seule source ou justifiés par d’autres raisons conformément au paragraphe 3.6 des Directives seront passés sans appliquer aucune des méthodes compétitives décrites ci-dessus, après revue préalable par l’Association.

Passation des marchés de services autres que les services de consultants : Les services autres que de consultation au titre du Projet comprennent notamment l’entretien des équipements de bureau et des véhicules. La passation des marchés de services autres que de consultation suivra les mêmes règles et méthodes par seuil que pour les fournitures, telles que décrites ci-dessus.

Sélection des consultants : Les services de consultants prévus s’appliqueront à l’assistance technique, à la conception et à la supervision des travaux, aux audits, à la réglementation de la biosécurité et aux études réglementaires ainsi qu’aux études d’adaptation aux normes internationales. Les marchés de ces services de consultants seront passés en appliquant la procédure de passation des marchés la plus appropriée parmi les suivantes, autorisée par les Directives de la Banque, et incluse dans le plan de passation des marchés approuvé par la Banque mondiale : (a) sélection fondée sur la qualité et le coût (SFQTC); (b) sélection au moindre coût pour les audits financiers; (c) sélection fondée sur les qualifications des consultants pour les missions ne dépassant pas 100.000 USD; (d) La sélection par entente directe (source unique) sera appliquée sur accord de la Banque pour les services conformément aux paragraphes 3.10 à 3.12 des Directives. Tous seront soumis à un examen préalable de la Banque mondiale. Les listes restreintes de consultants pour les services estimés à moins de la contrevaleur de 100.000 USD par contrat pourront être composées entièrement de consultants originaires d’un Etats de l’UEMOA, conformément aux dispositions du paragraphe 2.7 des Directives pour l’emploi des consultants de la Banque mondiale, à condition d’avoir suffisamment de bureaux d’études qualifiées. Cependant, si des bureaux d’études étrangers expriment leur intérêt, ils ne seront pas exclus du processus de sélection.

Les consultants pour des services correspondant aux dispositions de la section V des Directives pour l'emploi des consultants seront sélectionnés en vertu des dispositions prévues pour la Sélection des consultants individuels, par comparaison des curriculum vitae d’au moins trois individus qualifiés.

L’emploi de fonctionnaires comme consultants individuels ou en tant que membre de l’équipe d’un bureau d’études respectera strictement les dispositions des Articles 1.9 à 1.11 des Directives pour l’emploi des consultants.

Coûts opérationnels : Les coûts opérationnels comprendront entre autres les coûts récurrents de personnel (à l’exception des fonctionnaires), les opérations et l’entretien des bureaux, le réaménagement des bureaux, les billets d’avion et les perdiem. Les coûts opérationnels supplémentaires seront soumissionnés sur la base du Manuel de procédures administratives de l’UEMOA ou du PAFASP, examiné et considéré comme acceptable par la Banque mondiale. Pour plus d’efficacité, les fournitures et les meubles de bureau seront soumissionnés sur une base d’approvisionnement pour 6 ou 12 mois avec une mise en concurrence. Pour ce qui est des services (entretien des véhicules, des ordinateurs etc.) qui doivent être financés sur les coûts opérationnels, le projet passera des marchés de services sur une période déterminée.

Formations, participation aux foires/expositions et aux ateliers, voyages d’étude et conférences : ce type d’activités, menées dans le cadre du Projet, seront réalisés sur la base de programmes semestriels, qui doivent être approuvés par l’IDA et qui décriront inter alias : (a) l’objectif de la formation et/ou des ateliers considérés; (b) le personnel devant être formé; (c) les institutions qui vont réaliser la formation ou l’atelier; (d) la durée de la formation ou de l’atelier proposé et (e) le coût estimatif.

B. Modalités de passation des marchés et évaluation de la capacité de l’agence à mettre en œuvre des marchés.
Toutes les parties impliquées dans le Projet se sont accordées pour que la partie la plus importante du Projet (financement FEM) soit mise en œuvre par l’UEMOA. Cependant, les marchés pour les activités financées par les fonds de l’IDA pour le Burkina Faso seront passés par le PAFASP, en vigueur depuis décembre 2006.
Lors de pré évaluation, le personnel de passation des marchés de la mission résidente de la Banque mondiale a procédé à une évaluation formelle de la capacité en passation des marchés au niveau de la Division des approvisionnements et de la comptabilité matière (DACM) de l’UEMOA. Selon les textes officiels de la Commission de l’UEMOA, la DACM est responsable de la passation des marchés nécessaires pour la Commission et pour les projets placés sous la responsabilité de cette dernière. Un rapport détaillé sur les capacités en passation des marchés a été préparé et inclus dans le dossier du Projet. Cette évaluation a montré que la Commission de l’UEMOA manque de documents de procédures de qualité. Actuellement, il n’existe pas de manuel officiel de procédures. Les quelques documents qui donnent des directives de passation des marchés sont incomplets. Les activités au jour le jour se basent sur quelques textes officiels et sur l’expérience limitée en passation des marchés acquise auparavant par le personnel de la DACM. La Commission de l’UEMOA a peu d’expérience des procédures de passation de marché de la Banque mondiale. La DACM compte aujourd’hui trois employés, mais un seul cadre. L’équipe a une lourde charge de travail de par les activités actuelles de passation des marchés de la Commission et des Projets sous sa responsabilité. Par ailleurs, seul le chef de division a une expérience antérieure des procédures de l’IDA (le chef de division a été autrefois responsable des aspects de passation des marchés pour deux Projets de la Banque mondiale clôturés en 2001 (PDSS ID: P00098 et PDEAR Cr2622 BEN)). Cependant, cette expérience date et ses connaissances en procédures de passation des marchés de l’IDA doivent être actualisées.
Par contre, les capacités en passation des marchés du PAFASP n’ont pas été formellement évaluées. En effet, le spécialiste de la passation des marchés de ce Projet vient d’être sélectionné et il n’y a pas encore suffisamment d’éléments pour nous permettre d’évaluer ses performances. Cependant, le spécialiste de la passation des marchés recruté au PAFASP possède une expérience modérée (il a été employé à la Direction centrale des marchés publics pendant cinq ans) et a déjà eu l’opportunité de prendre connaissance des procédures de la Banque mondiale. Il a réalisé des passations des marchés pour les deux fonds de préparation du PAFASP. Afin d’éviter la surcharge de travail, le budget prévoit une assistance technique supplémentaire pour la passation des marchés si nécessaire. Dans l’intérêt du PAFASP et du Projet, il faudrait renforcer les compétences du spécialiste de passation des marchés recruté par le PAFASP à travers la formation de la Banque mondiale sur la passation des marchés, réalisée par un institut de formation reconnu et acceptable, comme l’ISADE (Institut supérieur africain pour le développement de l’entreprise) ou le CESAG (Centre africain d’études supérieures en gestion).
Sur la base des éléments ci-dessus, le risque lié à la passation des marchés est considéré élevé et les seuils d’évaluation préliminaire seront définis sur la base de ce niveau de risque. Après la première année d’exécution du projet, la situation sera revue par la Banque mondiale et les seuils préalables d’évaluation pourrait être modifiée selon les résultats de passation des marchés obtenus.
Le plan d’action développé pour faire face aux risques identifiés pendant l’évaluation prévoit les actions principales suivantes :
Pour la partie du Projet financée par le FEM
(i) Recruter un consultant pour la préparation du manuel de procédures pour le don du FEM, portant sur des aspects spécifiques comme la passation des marchés. Ce manuel sera disponible avant l’entrée en vigueur du don et sera intégré dans le manuel de procédures général de l’UEMOA, dont la version préliminaire sera bientôt achevée ; (ii) communiquer le manuel de procédures général de l’UEMOA à la Banque mondiale pour les commentaires avant la finalisation ; (iii) recruter un consultant pour la première année du Projet, comme spécialiste de la passation des marchés au sein de la DACM ; (iv) réaliser, avant l’entrée en vigueur du Projet, une formation, pour au moins deux employés de la DACM (dont le chef de département), sur les procédures de passation des marchés de la Banque mondiale dans un centre de formation acceptable par la Banque mondiale (ces personnes seraient en charge de la passation des marchés du projet après la première année de collaboration avec le consultant)  et (v) préparer, avant les négociations, un Plan général de passation des marchés, approuvé par la Banque mondiale, pour les activités financées par le FEM, ainsi qu’un plan détaillé pour au moins les 18 premiers mois d’exécution du Projet.
Pour la partie du projet financée par les fonds de l’IDA
(i) Réaliser au plus vite une formation du spécialiste de la passation des marchés du PAFASP sur les procédures de passation des marchés de la Banque mondiale, dans un centre de formation acceptable pour la Banque mondiale ; (ii) mettre à jour, avant l’entrée en vigueur du projet, le manuel de procédures du PAFASP pour intégrer le Projet, (iii) prévoir un budget dans le futur pour permettre au Projet d’avoir une assistance technique supplémentaire en passation des marchés si le personnel en charge au PAFASP est surchargé ; (iv) préparer avant les négociations un Plan général de passation des marchés approuvé par la Banque pour les fonds de l’IDA, ainsi qu’un plan détaillé pour au moins les 18 premiers mois de l’exécution.
C. Plan de passation des marchés et Manuel d’exécution administrative et financière
C1 : Plan de passation des marchés
Un plan général de passation des marchés, pour toute la durée du Projet, et un plan détaillé de passation de marchés pour toutes les activités prévues les 18 premiers mois ont été développés par l’UEMOA (pour les fonds du FEM) et par l’unité de coordination du PAFASP (pour les fonds de l’IDA pour le Burkina Faso). Les documents cités sont finalisés et ont été soumis à la Banque mondiale avant les négociations. Les plans de passation de marchés ont fait l’objet d’un accord entre les récipiendaires et la Banque mondiale le 9 mars 2007. Ces plans sont disponibles au bureau de coordination du Projet à Ouagadougou (Burkina Faso), dans la base de données du Projet et sur le site web externe de la Banque mondiale. Les plans de passation des marchés contiendront les informations nécessaires sur les marchés devant être passés, y compris les coûts estimatifs, la méthode de sélection, le calendrier et le statut de revue (avant/après). Le plan de passation des marchés sera un outil de gestion mis à jour annuellement ou plus fréquemment si nécessaire (pour refléter les besoins d’exécution du Projet) en accord avec la Banque mondiale. Lors de l’exécution du Projet, tous les marchés seront passés en conformité avec le plan de passation des marchés officiellement accepté (plan original et ultérieurement mis à jour avec l’accord de la Banque).
C2: Manuel d’exécution administrative et financière (MAF) : passation des marchés
La partie du Projet financée par les fonds du FEM sera gérée sur la base du MAF de l’UEMOA. Un consultant (recruté sur financement français) a été sélectionné pour développer ce document. Cependant, compte tenu de l’ampleur des TDR, le MAF en entier ne sera probablement pas achevé avant l’entrée en vigueur du Projet. Un autre consultant sera donc recruté pour préparer un manuel de procédures abrégé qui portera sur la passation des marchés et la gestion financière. Ce consultant sera payé sur les fonds du Projet. Ce manuel abrégé comprendra une section sur la passation des marchés détaillant les éléments suivants : (i) les procédures de planification, l’appel d’offres, l’attribution des contrats ainsi que la sélection des contractants, des consultants et des fournisseurs; (ii) l’organisation interne pour le contrôle des activités de passation des marchés et (iii) les directives opérationnelles, etc. Ce manuel abrégé sera préparé, soumis à la Banque pour revue et finalisé avant l’entrée en vigueur du Projet.
Quant à la partie du Programme placée sous la gestion fiduciaire du PAFASP, le MAF existant sera mis à jour pour prendre en compte les spécificités du Projet. Cette mise à jour sera réalisée et soumise à la Banque mondiale pour accord avant l’entrée en vigueur du Programme.

D. Périodicité de la supervision de la passation des marchés
En plus de la supervision préalable réalisée par les bureaux de la Banque mondiale, des missions de supervision semestrielles auront lieu sur le terrain pour revoir a posteriori les actions de passation des marchés.

E. Détails des modalités de passation des marchés impliquant une compétition internationale

1. Fournitures, travaux et services autres que de consultants financés par le FEM
Liste des unités de marchés à passer sur AOI et par sélection directe:

123456789
Nºréf. 
Contrat
(Description)
Coût estimé
Méthode de passation des marchés
P-Q
Préférence domestique
(oui/non)
Revue par la Banque
(Avant/Après)
Date prévue d’ouverture des appels d’offre 
CommentairesNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéant
(b) Les contrats sur AOI d’un coût estimatif supérieur à 200.000 USD par contrat pour les fournitures et pour les services autres que de consultants, ainsi que tous les contrats directs, seront soumis à l’évaluation préliminaire de la Banque mondiale. Les deux AON financés par les fonds du FEM et mis en œuvre par la Commission de l’UEMOA seront également soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.

2. Services de consultants financés par le FEM

(a) Liste des missions de consultants et liste restreinte des firmes internationales de consultation.

1234567
Nºréf.

Description de la mission

Coût estimatif (en milliers)
Méthode de sélection
Revue par la Banque
(Avant/après)
Date prévue de soumission des propositions

Commentaires01Consultant pour le suivi et l’évaluation sur les quatre années 131,92
SFQTCAvantAvril 0802Consultant pour l’état des lieux avec bilan des impacts
682,76
SFQTCAvantMai 0803Etude institutionnelle pour la durabilité financière du cadre régional de biosécurité 181,62
SFQTCAvantJuillet 09
(b) Les services de consultants d’un coût estimatif par contrat supérieur à 100.000 USD pour les firmes et à 50.000 USD pour les individus, ainsi que la sélection par entente directe de consultants, seront soumis à une revue préalable de la Banque. De plus, les trois premiers contrats de consultants (bureaux d’études) financés par les fonds du FEM et mis en œuvre par la Commission de l’UEMOA seront soumis à une revue préalable de l’IDA.

(c) Listes restreintes entièrement composées de consultants nationaux originaires d’un pays de l’UEMOA : les listes restreintes de consultants pour les services ayant un coût estimatif inférieur à 100.000 USD par contrat peuvent être composées entièrement de consultants nationaux originaires d’un pays de l’UEMOA, conformément aux provisions du paragraphe 2.7 des Directives d’emploi des consultants.

3. Fournitures, travaux et services autres que de consultants financés par l’IDA

Liste des unités de marchés à passer sur AOI et sélection directe :
123456789
Nº réf.
Contrat
(Description)
Coût estimatif
(en milliers) 
Méthode de passation des marchés
P-Q
Préférence domestique
(oui/non)
Revue par la Banque
(Avant/ après)
Date prévue de l’appel d’offres 
Comment.



01Équipement, installation, et assistance technique pour le laboratoire national de référence 
1 162,70
AOI
Non
AvantOct. -08


02Équipement et installation de serres
451,620
AOI
Non
AvantJuillet 08


03Travaux de réhabilitation du laboratoire national de référence à vocation régionale
575,000

AOI
No
Avant
Juillet 08

(b) Les contrats sur AOI estimés à plus de 250.000 USD pour les travaux, à plus de 200.000 USD pour les fournitures et pour les services autres que de consultants, ainsi que tous les contrats directs seront soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.

4. Services de consultants financés par l’IDA

(a) Liste des missions de consultation et liste restreinte des compagnies de consultants.

1234567
Nº réf.

Description de la mission

Coût estimatif
Méthode de sélection
Revue par la Banque
(Avant/
Après)
Date prévue de soumission des projets

CommentairesNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéant
(b) Les services de consultants d’un coût estimatif par contrat supérieur à 100.000 USD pour les firmes et à 50.000 USD pour les individus, ainsi que la sélection de consultants par entente directe seront soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.

(c) Listes restreintes composées entièrement de consultants nationaux originaires d’un pays de l’UEMOA: les listes restreintes de consultants pour les services d’un coût estimatif inférieur à la contrevaleur de 100.000 USD par contrat peuvent être entièrement composées par des consultants nationaux conformément aux provisions du paragraphe 2.7 des Directives d’emploi des consultants.
Annexe 9 : Analyse économique et financière

AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Le Projet étant une composante importante du Programme, cette analyse économique et financière concerne le Programme global.

Scénario 1 : situation de référence (sans le Programme)
Dans ce scénario de référence, il est prévu que la région UEMOA adopte progressivement le coton transgénique et probablement d’autres cultures transgéniques comme le niébé, le maïs ou la tomate, suite aux activités en cours dans la région, qui financent le renforcement des capacités des chercheurs et l’acceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Contrairement au scénario avec le Programme, ce scénario sans le Programme ne garantit ni l’intégration régionale, ni l’utilisation appropriée des méthodologies d’évaluation des risques et des principes de sécurité de gestion (par rapport aux normes internationales); il ne garantit pas non plus une négociation des frais de technologie dans l’intérêt des paysans. Dans ce cas de figure, les agences nationales de biosécurité (ANB) restent les institutions de réglementation de la biosécurité dans chaque pays; l’évaluation et la gestion des risques sont réalisées au niveau national par les institutions nationales de recherche agricole (INRA).

Scénario 2 : avec le Programme
Dans ce scénario, un cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité est mis en œuvre pour que (i) les États membres de l’UEMOA soient plus aptes à remplir leurs obligations relatives au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, (ii) les méthodologies d’évaluation et de gestion des risques soient conçues au niveau régional dans le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale et (iii) les capacités de négociation des frais de technologie sont renforcés. Dans ce scénario, les ANB ont des responsabilités réduites par rapport au scénario de référence et fournissent principalement des services de consultants.

Études préliminaires appuyant l’analyse économique
a. Impact économique du coton Bt en Afrique de l’Ouest
Une étude préliminaire a été réalisée par le Programme afin d’évaluer l’impact économique potentiel du coton Bt dans la ceinture cotonnière de l’Afrique de l’Ouest. L’étude comprenait une revue exhaustive et critique de la littérature relative à l’analyse économique sur le coton Bt dans les pays en développement. Les résultats ex-post les plus approfondis sur le coton Bt ont été rassemblés pour la Chine, l’Afrique du Sud, l’Inde et l’Argentine; quelques résultats existent pour le Brésil, les Philippines et l’Indonésie. Jusqu’à présent, les résultats montrent que la Chine est le pays ayant eu le plus de succès avec le coton Bt, et a enregistré des résultats positifs en termes de hausse de rendement à l’hectare et des revenus des producteurs, ainsi qu’un impact positif sur la santé (en réduisant l’utilisation des pesticides – voir Tableau A), et la durabilité depuis 1999. Initialement vantée comme un success story en matière de lutte contre la pauvreté, l’expérience des Makhathini Flats en Afrique du Sud n’a pas donné les résultats escomptés sur le long terme, pour des raisons qui restent à identifier. L’Inde constitue sans doute le cas le plus controversé ; des études récentes tentent d’expliquer certains cas d’échecs.

Le Tableau A résume la réduction de l’utilisation des pesticides suite à l’adoption du coton Bt dans sept pays différents, dont deux pays développés (États-Unis et Australie).

Tableau A : Réduction en pourcentage de l’utilisation des pesticides pour le coton Bt par rapport au coton conventionnel
PaysNombre de pulvérisationsUtilisation moyenne de pesticides (%)RéférenceArgentine-48-49Quaim et al. 2003États-Unis-28Williams 2003Australie-56-43, -92*Fitt 2003Inde-42-70Pyke 2004Chine-59, -66-70,
-80,
-61Pray et al. 202
Hung et al. 2003
Lu et al. 2002Afrique du Sud (petites exploitations agricoles)-25Ismael et al. 2002Afrique du Sud (grandes exploitations agricoles)-56Kirsten et al 2002Mexique-54Traxler et al. 2001Sources : Sanvido et al., 2006 *Bollgard II

L’analyse de la littérature existante permet de dégager deux conclusions générales sur l’adoption du coton Bt. Premièrement, la technologie marche dans des conditions écologiques et socio-économiques très différentes : le coton résiste à la chenille de la noctuelle du cotonnier (Helicoverpa argmigera) – principal ravageur du cotonnier. Deuxièmement, les bénéfices tirés par les paysans sont variables : même si en moyenne, les paysans enregistrent un bénéfice net, le montant de ces bénéfices varie considérablement. Le montant du profit (ou de la perte) dépend du système de production, en particulier de la taille de l’exploitation, des frais de technologie, des compétences de l’exploitant, etc. Le tableau suivant résume l’impact de l’adoption de coton Bt sur les producteurs en Inde, en Chine, en Afrique du Sud et en Argentine.

Tableau B: Impact sur les producteurs
AspectIndeChineAfrique du SudArgentineAdoptionDisparités régionales, grande diversité de variétés grandes exploitations agricoles, grande diversité de variétésZone atypique, stimulée par la compagnieLimitée à cause des frais de technologieBénéfices économiquesTrès variables, parfois négatifsGénéralement positifsVulnérabilité des producteursLimitésRéduction des pesticidesTrès variable selon les zonesForte réductionIncertaine, peu de pesticides utilisés au débutRéduction évidenteDurabilité socioéconomiquePas encore évidenteDepuis 1999Problèmes institutionnelsOui, mais impact peu importantConclusion généraleLa plus forte controverseLa plus grande réussiteLe niveau de réussite le plus faibleLe moins pertinent
b. État des lieux
Lors de la préparation du Programme, l’IFPRI a également effectué, pour le compte du Programme, un état des lieux sur les capacités juridiques, institutionnelles, réglementaires et scientifiques des États membres et la Commission de l’UEMOA relatives aux biotechnologies. L’étude a examiné spécifiquement les avantages potentiels liés à l’adoption et à la mise en œuvre d’une réglementation régionale, en comparant trois hypothèses représentant différents niveaux d’intégration régionale : (1) une option régionale qui prévoit la suppression des agences nationales de biosécurité et la création d’un cadre régional unique de réglementation de la biosécurité, qui exerce l’autorité réglementaire à tous les niveaux (des essais en champ à la post-commercialisation) ; (2) une option intermédiaire qui prévoit la création d’une agence régionale de biosécurité ayant le pouvoir de décision sur la commercialisation potentielle des OVM et sur les méthodologies de gestion des risques, et le maintien des agences nationales de biosécurité avec des responsabilités réduites (réglementation des essais en champ conformément aux méthodologies de l’agence régionale) ; et (3) une option de référence qui ne prévoit pas la création d’une agence régionale et dans laquelle la prise de décision reviennent aux agences nationales de biosécurité.
Dans le scénario avec le Programme (scénario 2), l’IFPRI a identifié comme principal avantage les économies réalisées sur les coûts de la réglementation, grâce à la centralisation au niveau régional qui évite les répétitions dans chaque pays.

c. Évaluation du laboratoire national de référence à vocation régionale
Une autre étape de la préparation du Programme a consisté à déterminer les responsabilités précises du laboratoire national de référence à vocation régionale, ainsi que les capacités et les équipements nécessaires pour remplir ces fonctions. L’évaluation a permis de définir les principales fonctions du laboratoire comme étant : 1) l’adaptation et le développement de méthodes standardisées de détection des OVM ; 2) les études et la recherche en appui à l’évaluation des risques ; 3) le renforcement des capacités du personnel dans les laboratoires nationaux de biosécurité ; et 4) la stratégie de communication sur les risques, en collaboration avec l’Unité de coordination du Programme. L’évaluation a identifié par ailleurs les infrastructures nécessaires au fonctionnement du laboratoire national de référence à vocation régionale et a évalué les coûts opérationnels annuels à 100.000 USD.

Coûts
Les coûts économiques totaux du Programme s’élèvent à environ 22,2 millions d’USD en valeur actuelle (en utilisant un taux de décote de 10 pour cent et un horizon de 25 ans), ce qui représente 24 millions d’USD d’investissement pendant les quatre premières années et ensuite 0,5 millions d’USD en coûts récurrents pour appuyer le cadre régional de biosécurité (c’est à dire les agences régionales et nationales de biosécurité ainsi que le laboratoire national de référence à vocation régionale, ainsi que le réseau de laboratoires nationaux de biosécurité).

Tableau C: Coûts du programme (en millions d’USD)
VAN2008200920102011Total 2012-2032 Composante A6,52,42,81,01,02,1Composante B8,71,42,62,81,96,3Composante C7,12,02,22,71,32,1Total22,25,87,66,54,210,5

Bénéfices
Avec le Programme, les bénéfices économiques pour la région UEMOA seront de trois sortes : (i) les gains d’efficacité obtenus par la centralisation au niveau régional des réglementations et des méthodologies d’évaluation et de gestion des risques ; (ii) des frais de technologie réduits grâce à des capacités de négociation améliorées ; (iii) des risques réduits de contamination de la biodiversité régionale grâce à des mesures de sauvegarde améliorées d’évaluation et de gestion des risques ainsi que des bénéfices à l’environnement et à la santé à travers la réduction de l’utilisation des pesticides. Malgré leur importance, les bénéfices environnementaux obtenus d’une diminution des risques de contamination de la biodiversité et de réduction de l’utilisation des pesticides(troisième catégorie de bénéfices) ne seront pas chiffrés dans cette analyse, par manque de données.

(i) Gains d’efficacité grâce à une réglementation et des méthodologies régionales de biosécurité
La différence d’investissements et de financement récurrent entre les deux scénarii s’élève à environ 10,2 millions d’USD en valeur actuelle, avec approximativement 50% de gains d’efficacité grâce à la réglementation régionale et 50% de gains d’efficacité par l’application de méthodologies régionales (et non nationales) d’évaluation et de gestion des risques.

Économies de coûts entre le scénario 2 (de réglementation régionale) et le scénario 1 (de référence) :
Le scénario 2 prévoit la création d’une agence régionale de biosécurité et le maintien des agences nationales de biosécurité mais avec des responsabilités réduites. Ce scénario aura un coût initial de 600.000 USD pour le renforcement des capacités et la mise en œuvre de l’agence régionale, et requerra un financement récurrent de 1 million d’USD par an, pour l’appui des huit agences nationales de biosécurité.

Le scénario 1 aura un coût initial de 420.000 USD pour les efforts d’harmonisation régionale et des coûts de financement récurrents de 1,5 millions d’USD par an pour appuyer les huit agences nationales de biosécurité.

Les différences de coûts entre les deux scénarii s’élèvent à 180.000 USD en coûts fixes initiaux et à 500.000 USD par an en coûts opérationnels ; les économies de coûts s’élèvent en valeur actuelle à environ 4,7 millions d’USD.

Méthodologies et laboratoire régionaux et scénario de référence :
Le scénario avec le Programme prévoit un laboratoire de référence, à vocation régionale, qui sera responsable de la détection des OVM et des méthodologies d’évaluation des risques (entre autres fonctions) et assurera une assistance technique et un renforcement des capacités au réseau de laboratoires nationaux de biosécurité. Après la fin du Programme, les coûts opérationnels annuels du laboratoire de référence et de son réseau de laboratoires nationaux seront de 100.000 USD. La valeur actuelle de ce flux de paiements et des coûts de développement d’une approche régionale commune d’évaluation et de gestion des risques s’élève à 5,3 millions d’USD.

Dans le scénario de référence sans le Programme, chacun des huit pays de l’UEMOA élaborera de manière indépendante ses propres méthodologies non-harmonisées de détection des OVM et d’évaluation des risques, et formera son propre personnel de laboratoire ; les coûts opérationnels annuels sont également évalués à 100.000 USD, avec un total de 800.000 USD par an pour les huit laboratoires nationaux. Si l’on rajoute les coûts de mise en œuvre de méthodologies nationales séparées d’évaluation et de gestion des risques (évalués au total à 2,1 millions en 2009 et à 3,5 millions en 2010, car les pays seront plus lents à développer des méthodologies de manière séparée par rapport au scénario avec le Programme), ce scénario coûte en valeur actuelle 11 millions d’USD. Les économies nettes de coûts entre le scénario avec le Programme et le scénario de référence plus onéreux s’élèvent en valeur actuelle à 5,7 millions d’USD (11 – 5,3 = 5,7 millions d’USD).

Gains d’efficacité totaux :
Les économies de coûts en valeur actuelle obtenues par la mise en place d’une réglementation régionale (4,7 millions d’USD) rajoutées à celles obtenues par la mise en place d’un laboratoire de référence (5,7 millions d’USD) permettent de chiffrer la différence entre les deux scénarii à approximativement 10,4 millions d’USD en valeur actuelle.

(ii) Gains induits par des frais de technologie réduits
Les négociations des frais de technologie seront clés pour la détermination des bénéfices des producteurs. Dans le cadre des activités du Programme non financées par la Banque mondiale, les organisations paysannes seront mieux informées et également plus étroitement associées à toute négociation commerciale entre l’industrie cotonnière et l’industrie phytopharmaceutique en ce qui concerne le niveau des frais de technologie annuels pour les semences transgéniques. Toujours sur financement non FEM, le Programme (1) renforcera les capacités des gouvernements et des organisations paysannes pour les négociations avec l’industrie semencière, (2) organisera annuellement des ateliers de formation à l’intention des producteurs, des gestionnaires et des chercheurs, (3) financera des bourses d’études dans des universités régionales pour une spécialisation en DPI et en techniques de négociations et (4) recrutera des experts pour fournir une assistance lors du processus de négociation. Ces activités de renforcement des capacités de négociations auront probablement comme conséquence des frais de technologie inférieurs dans le scénario avec le Programme par rapport au scénario de référence. Par conséquent, du point de vue de la distribution des bénéfices, le scénario avec le Programme se traduit par un gain pour les revenus des paysans par rapport au scénario de base, qui aura peut-être des effets neutres sur les bénéfices des paysans (le paysan paiera autant pour les semences transgéniques et quelques pesticides que pour les semences conventionnelles et davantage de pesticides).

Les essais en champ à la station de l’INERA à Bobo-Dioulasso montrent une réduction des pulvérisations de pesticides et une différence significative de rendement par rapport au coton conventionnel. En appliquant un modèle économique des surplus, l’IFPRI estime que le Burkina Faso peut gagner 10 millions d’USD en valeur actuelle en adoptant le coton Bt avec le scénario avec le Programme (en comparaison avec le scénario de référence, qui peut s’avérer neutre vu l’absence des capacités de négociations des frais de technologie). Les hypothèses essentielles utilisées dans les estimations de l’IFPRI comprennent : (i) un taux d’adoption de 30% maximum parmi les paysans, (ii) des coûts de recherches/développement et de conformité aux obligations de biosécurité de 0,8 million d’USD sur quatre ans ; (iii) des frais technologiques entre 15 USD et 56 USD par hectare, (iv) un avantage de rendement entre 8 et 40% du coton Bt par rapport au coton conventionnel et (v) 0 à 14 applications de pesticides supprimées.

(iii) Gains dérivés d’une réduction des risques de contamination de la biodiversité régionale
Comme mentionné auparavant, même si la réduction du risque de contamination et la diminution de l’impact des pesticides sur l’environnement et la santé constituent un bénéfice considérable du Programme, elles ne peuvent être chiffrées par manque de données.

Tableau D : Coûts et bénéfices du Programme en millions de dollars (valeur actuelle)
BénéficesValeur actuelle des bénéficesi. Gains d’efficacité grâce à la centralisation régionale10,4ii. Gains dus à la réduction des frais de technologie10iii. Gains relatifs à un moindre risque de contamination de la biodiversité Non chiffréeTotal bénéfices monétaires20,4CoûtsValeur actuelle des coûtsComposante A6,5Composante B8,7Composante C7,1Total coûts monétaires22,2

Conclusion de l’analyse économique

Les premiers calculs approximatifs montrent que les bénéfices économiques prévus (d’environ 20,4 millions d’USD – voir Tableau D) sur la base de plusieurs hypothèses sur la situation de référence et sur les gains d’efficacité relatifs à la réglementation et à la réduction des frais de technologie, sont du même ordre de grandeur que les coûts économiques (environ 22,2 millions d’USD – voir Tableau C ou D). Même si la valeur actuelle des bénéfices quantifiés est légèrement inférieure à celle des coûts, les gains relatifs à un moindre risque de contamination de la biodiversité ne sont pas pris en compte dans les bénéfices quantifiables. Par conséquent, les investissements proposés par l’UEMOA seraient certainement justifiés d’un point de vue économique. Ce raisonnement tient, même si le Burkina Faso est le seul pays à envisager l’adoption de la technologie Bt dans les dix prochaines années.

Analyse financière

Les deux principaux bénéficiaires du Programme en termes d’analyse financière seront (1) les gouvernements, qui feront des économies sur les budgets de recherche des ANB et sur les coûts à long terme de gestion et d’atténuation des risques, et (2) les paysans, qui paieront certainement des frais de technologie moins élevés s’ils décident d’adopter le coton Bt. Le plus grand perdant de ce programme est l’UEMOA – et par conséquent les gouvernements de chaque pays membre – qui est en charge de l’exécution des différentes composantes du Programme.

Les coûts récurrents du Programme sont évalués à 500.000 USD par an : 100.000 USD pour le fonctionnement des laboratoires (Composante A), 300.000 USD pour les coûts opérationnels de l’agence régionale de biosécurité (Composante B) et 100.000 USD pour les agences nationales de biosécurité (Composante C).

L’état des lieux suggère trois solutions possibles (ou une combinaison de ces solutions) pour financer les coûts récurrents des agences de biosécurité : (i) instituer une taxe sur le marché, (ii) facturer des frais de licence et de demande d’autorisation et (iii) s’engager dans des partenariats public-privé.

La première option proposée impliquerait des taxes sur la production, la vente et l’exportation du coton, générant ainsi des revenus pour financer les coûts récurrents du Programme. Cependant, lors des consultations, les groupes de paysans se sont inquiétés du fardeau excessif que ce mécanisme représenterait pour eux. La vente de licences aux institutions de recherche en biotechnologie et la facturation de frais pour les essais en champ pourraient apporter des ressources supplémentaires, mais ces mesures pourraient supprimer les incitations à l’innovation et seraient impopulaires auprès des chercheurs. L’état des lieux note par ailleurs que si les partenariats public-privé peuvent constituer une source de financement, le secteur privé n’a pas montré un grand intérêt lors des discussions avec les participants potentiels. Les ONG ont également exprimé leur inquiétude par rapport à de tels partenariats, qui pourraient dévier les objectifs de l’agence régionale de biosécurité vers des intérêts commerciaux.

L’état des lieux identifie l’instauration d’une taxe comme un moyen d’imposer le moins de coûts directs possibles aux bailleurs de fonds et aux pays, malgré les incertitudes sur les taux d’adoption du coton Bt, sur la volatilité des taux de change, ainsi que sur la volatilité et l’évolution des prix. En particulier, des taxes plus importantes et des taux d’adoption plus élevés du coton réduiront le nombre d’années nécessaires pour que le Programme s’autofinance. Selon les projections édictions du modèle, une taxation faible estimée à 0,25% de la valeur de marché du coton Bt entraînera un financement durable dans les cinq ans suivant l’introduction de l’instauration de la taxe ; un niveau modéré de 0,5% aura pour conséquence une durabilité financière dès la troisième année et un niveau élevé de 0,75% permettra une durabilité financière dès la deuxième année.

L’instauration d’une taxe ne permettra pas de générer des revenus suffisants à court terme, car il est peu probable que le commerce du coton transgénique se fasse à large échelle dans un proche avenir. Par conséquent, une autre forme de financement doit être obtenue. Une solution possible à court terme et qui peut être rapidement mise en place pendant l’exécution du Programme serait de facturer les services du laboratoire de référence, selon les modalités suivantes :

1. Détection et enregistrement des OVM et des produits dérivés
Le laboratoire de référence appliquera à la fois des techniques d’analyse des protéines et d’analyse des acides nucléiques (ADN et ARN). Il y aura certainement une demande pour ces services de la part d’organismes publics et privés dans les huit pays de l’UEMOA et de firmes basées à l’étranger. Leur coût est estimé en moyenne à 30 USD par échantillon. En partant de l’hypothèse d’une demande d’analyse de 500 échantillons par an par chacun des pays de l’UEMOA, les revenus obtenus de ces services s’élèveront à 30 x 8 x 500 = 120.000 USD.

2. Évaluation des risques potentiels posés par les OVM
Le coût moyen de l’évaluation environnementale d’un OVM se montre à environ 80.000 USD et les coûts moyens de l’évaluation d’impacts potentiels sur la santé humaine et animale, représentent 20.000 USD supplémentaires par variété de plante transgénique, ce qui représente une somme totale de 100.000 USD pour les deux analyses. Le Burkina Faso a reçu en 2006 quinze demandes d’analyse de différentes variétés de coton transgénique et en a traité trois. On peut s’attendre à des demandes plus nombreuses des huit pays de l’UEMOA.

En partant de l’hypothèse d’une capacité de traitement d’environ dix analyses par an par le laboratoire national de référence à vocation régionale, pour les cinq à dix années suivant la clôture du financement de la Banque mondiale, le montant total généré par an est estimé à 100.000 x 10 = 1.000.000 d’USD.

3. Formation et information sur la biosécurité
Cette composante comprend des formations académiques et de courte durée (2-3 mois), des réunions d’information (séminaires, ateliers, conférences, etc.), et l’édition et la distribution de documents d’information. Les coûts estimés des formations académiques et de courte durée se basent sur les montants payés auparavant par l’INERA aux laboratoires étrangers qui accueillaient ses chercheurs. Le coût moyen de ce service s’élève à 6.500 USD par personne par mois; ce montant couvre toutes les dépenses relatives à la formation (les coûts de la formation elle-même et les coûts de gestion estimés à 3.000 USD par personne par mois ; les frais de laboratoire, la documentation et les coûts de vie estimés à 3.500 USD par personne par mois). Ces coûts sont évalués à un montant total annuel de 260.000 USD, en partant de l’hypothèse d’un accueil de huit personnes (une par pays de l’UEMOA) par le laboratoire national de référence à vocation régionale, pour une durée moyenne de cinq mois.

Total des revenus annuels du laboratoire
Sur la base des trois services décrits ci-dessus, le montant total estimé des revenus annuels du laboratoire s’élève à : 120.000 + 1.000.000 + 260.000 = 1.380.000 USD. Ce montant couvre plus que les coûts opérationnels prévus de 100.000 USD pour le laboratoire, ainsi que le montant total du financement annuel prévu pour tout le Programme (500.000 USD).

En conclusion, à moyen et long terme, il est possible de couvrir les coûts opérationnels de 500.000 USD du Programme avec des mécanismes de marché appliqués sur la commercialisation potentielle des OVM. Cependant, à court terme, l’instauration d’une taxe sur le marché, les frais de licence et de demande d’autorisation, ainsi que les partenariats public-privé ne seront pas encore mis en œuvre ; durant cette période, l’écart de financement peut être couvert par la facturation des services fournis par le laboratoire de référence.
Annexe 10 : Aspects politiques de sauvegarde

AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Le Projet étant une composante importante du Programme, l’évaluation porte sur le Programme en entier en ce qui concerne les question de mesures de sauvegarde environnementales et sociales.
L’objectif principal du Programme est d’élaborer et de mettre en œuvre un cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité qui garantisse la prévention et la gestion des risques environnementaux associés à l’utilisation et à la manipulation des OVM au niveau national et régional. Tous les États membres de l’UEMOA, à l’exception de deux pays, sont des Parties du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et ont par conséquent une obligation juridique internationale de respecter les prescriptions du Protocole de Cartagena. Des ressources seront mobilisées pour aider les pays à faire face à leurs obligations.
Le Programme a été évalué et relève de la catégorie B, en prenant en compte le type, la localisation géographique, la sensitivité et l’échelle, ainsi que la nature et l’envergure des impacts environnementaux potentiels du Programme. Le PRBAO ne vise ni à encourager, ni à financer l’introduction des OVM. Cependant, l’introduction potentielle des OVM par les pays bénéficiaires pourrait constituer une menace environnementale ou engendrer des impacts socioéconomiques négatifs ; le Programme prend ces éléments en compte dans le cadre communautaire de biosécurité.
Face aux risques potentiels, le Programme a déclenché les politiques d’évaluation environnementale (procédures OP 4.01) et de gestion des nuisibles (procédures OP 4.09). Le principal instrument de réponse aux risques est le Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) - décrit dans la section suivante. Cette annexe résume les questions clés associées aux deux politiques de sauvegarde déclenchées par le programme et les actions réalisées pour y répondre. Le processus de consultation a permis de déterminer qu’il existait un risque de mauvaise compréhension du Programme par le public. Une série de consultations et de communications a eu lieu pour gérer ce risque ; les résultats de ces processus et les changements induits sur le Programme sont décrits dans cette annexe. Des réponses ont également été apportées aux commentaires des membres du conseil du FEM et à ceux de six ONG internationales (Sierra Club, GRAIN, ETC Group, le Centre africain de biosécurité, Red por una América Latina Libre de Transgénicos et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain ou COPAGEN). Enfin, l’annexe examine les processus de suivi et d’évaluation du Programme.

Sélection de l’instrument d’évaluation environnementale, contenu et communication
Lors du processus d’examen, le CGES a été choisi comme l’instrument d’évaluation environnementale le plus approprié pour le PRBAO. Le CGES du Programme, préparé initialement par l’UEMOA en juillet 2006, détaille les mesures de sauvegarde environnementale et sociale, les modalités institutionnelles et les capacités nécessaires pour identifier et atténuer les risques potentiels environnementaux et sociaux de chaque activité du Programme.
Le CGES comprend trois éléments principaux : (i) le cadre d’évaluation des risques, qui établit les méthodes d’analyse et les directives de gestion des risques conformément aux normes internationales ; (ii) le cadre participatif, qui décrit les différentes obligations de divulgation des informations et de participation du public dans le processus de prise de décisions relatives aux OVM ; (iii) le cadre de suivi et d’évaluation, qui porte sur les résultats et les impacts du Programme et comprend des directives d’évaluation des impacts potentiels de l’introduction d’OVM sur la santé des consommateurs et des producteurs. Le CGES décrit par ailleurs une série de principes à suivre lors de la mise en œuvre de la réglementation communautaire. Globalement, le cadre permet au Programme de faire face à tout risque et toute éventualité.
Le CGES proposé suit un vaste processus de consultation impliquant les catégories d’acteurs concernés dans les États membres de l’UEMOA. Ces acteurs concernés comprennent les services techniques des ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement, les instituts nationaux de recherche agricole (INRA), les organisations de producteurs et la société civile des huit pays. Le CGES a été discuté lors de la préparation du Programme avec les groupes ci-dessus mentionnés, ainsi qu’avec les ONG (afin de prendre en compte leurs commentaires et observations), dans le but de recueillir leurs avis, d’entendre et de partager leurs préoccupations et de créer les conditions d’une bonne appropriation du programme de leur part.
Le CGES a été validé en août 2006. La Banque mondiale a demandé qu’il soit largement diffusé auprès des principaux acteurs clés du Programme dans les huit pays de l’UEMOA. Le CGES a également été disponible sur l’Infoshop de la Banque mondiale dès le 24 août 2006 pour une communication publique internationale ; le document est disponible en ligne et en format imprimé.
Pour partager les informations sur le Programme, des consultations nationales ont été organisées en novembre – décembre 2006. La version de juillet 2006 du CGES a été actualisée en février 2007 pour prendre en compte les avis exprimés par les acteurs concernés lors des consultations de novembre-décembre 2006. La nouvelle version a été mise à la disposition du public ouest-africain à travers l’UEMOA, et à celle de la société civile internationale à travers sa mise en ligne sur l’Infoshop de la Banque mondiale. Les futures révisions du CGES seront similairement rendues publiques, pour permettre, comme lors des consultations antérieures, l’amélioration continue du CGES.

Risque réel

Compte tenu du rythme de développement des nouveaux produits issus de la biotechnologie, et de la pression exercée pour les tester et les utiliser dans ces pays, le risque est grand d’avoir des règlementations locales qui n’arrivent pas à suivre les réalités du terrain. Le cadre réglementaire établi par le Programme doit inclure les mécanismes nécessaires garantissant, pour l’UEMOA, un contrôle satisfaisant des actions sur le terrain et une réaction rapide face aux problèmes les plus récents associés à la biotechnologie. Dans le cas contraire, on court véritablement le risque d’introduire en Afrique de l’Ouest des OVM peu sûrs ou testés de manière inadéquate.

Le Programme contient plusieurs éléments visant à atténuer ce risque. La mise en place d’une véritable Unité de coordination au sein de l’UEMOA pour veiller au fonctionnement régulier du Programme – aussi bien durant sa préparation que pendant sa mise en œuvre – accélérera et facilitera la gestion et le contrôle du Programme, ainsi que le traitement des questions techniques (comme l’évaluation des risques) par les pays bénéficiaires. De plus, le Programme créera un observatoire régional en charge du suivi des engagements envers le PCB par les États membres, ainsi que de l’impact environnemental et socioéconomique potentiel de la biotechnologie agricole (sur la base d’une série d’indicateurs clés développés par l’UEMOA et les acteurs clés du Programme). L’observatoire abritera un Centre d’échanges pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), afin de disséminer l’information à travers des ateliers, des formations et des programmes de communication : les réactions reçues et les rapports publics trimestriels, semestriels et annuels, produits par la coordination régionale, seront traités par le Comité d’orientation et de suivi (voir ci-dessous), pour intégrer rapidement toute amélioration nécessaire.

Les risques environnementaux identifiés dans le CGES sont pris en compte dans la Composante A, qui inclut la consolidation et le développement d’une approche régionale commune d’évaluation des risques, de gestion et d’inspection, ainsi que de suivi et d’évaluation des OVM (conformément aux standards internationaux). Le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale proposé, serait « le bras technique » du cadre juridique et institutionnel communautaire qui sera développé par l’UEMOA. Il fournira aux États membres de l’UEMOA un appui pour une évaluation objective et transparente des risques associés aux biotechnologies. Le Burkina Faso va probablement commercialiser le coton Bt (ou importer des OVM dans la région) dans les deux prochaines années ; le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale sera par conséquent relié aux laboratoires nationaux ayant les compétences de détection, de suivi et de compte rendu sur les OVM, afin de prévenir ou d’atténuer les mouvements non contrôlés des semences d’OVM du Burkina Faso vers les pays voisins. Un transport et une production incontrôlés d’OVM peuvent compromettre la qualité des semences, et par conséquent la technologie elle-même, ce qui serait contreproductif pour le secteur agricole de toute la région.

Les risques sociaux identifiés dans le CGES portent sur la neutralisation potentielle des bénéfices obtenus de la culture des plantes transgéniques, à cause de l’incapacité des pays à négocier les droits de propriété intellectuelle (DPI). Si les paysans sont trop fortement dépendants des fournisseurs de semences, qui ont le monopole des prix, et si les bénéfices obtenus par un meilleur rendement et par une réduction des coûts en pesticide ne suffisent pas à compenser les prix élevés des semences, les revenus et les conditions de vie des paysans en seront affectés. Deux études ont été entreprises pour évaluer ces risques : une étude d’impact socioéconomique et une évaluation des besoins dans le domaine des DPI. Les recommandations de ces études ont été prises en compte par le Programme, comme décrit ci-dessous.

L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a étudié, à la demande du Programme, les impacts potentiels de l’introduction du coton Bt dans la ceinture cotonnière de l’Afrique de l’Ouest. La version la plus récente de l’étude est parue le 20 décembre 2006 et analyse les données actuelles obtenues d’autres pays sur les divers bénéfices économiques potentiels du coton Bt pour les paysans, ainsi que les conséquences possibles sur les offres de semences et sur les filières en Afrique de l’Ouest. Ces analyses ont été utilisées pour identifier les facteurs de réussite ou d’échec de l’introduction du coton Bt. Elles serviront également d’outil d’aide à la prise de décision à l’échelle régionale. Un résumé de cette étude se trouve en annexe du CGES.

L’évaluation des besoins dans le domaine des DPI a été réalisée en janvier 2006 et identifie les interventions prioritaires. Celles-ci comprennent : (1) l’assistance aux instituts nationaux de recherche agricole (INRA) pour enregistrer les variétés existantes avant la fin de la période de grâce prévue dans le cadre de la Protection des obtentions végétales de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (POV de l’OAPI) ; (2) des dialogues impliquant tous les acteurs concernés sur les DPI relatives à l’agriculture ; (3) des activités de formation pour l’OAPI portant sur les aspects techniques relatifs au test DHS (Distinction, Homogénéité, Stabilité), sur les frais de demande et de renouvellement et l’application des textes réglementaires ; (4) des ateliers consultatifs entre l’OAPI, les offices délivrant les brevets et de l’OMPI (Organisation mondiale de propriété intellectuelle) ; (5) la formation des décideurs, (6) des ateliers de formation pour les INRA et (7) une expertise juridique externe pour les INRA. Les points (1) et (2) sont considérés prioritaires.

Sur la base de ces études, les aspects de DPI sont pris en compte dans les sous-composantes B2 et C3 : le Programme (1) appuiera la mise en place du cadre juridique prévu par les textes de l’OAPI, (2) renforcera les capacités de négociations des gouvernements et des organisations paysannes avec les compagnies semencières, (3) organisera des séries d’ateliers de formation annuelles à l’intention des producteurs, des administateurs et des chercheurs, (4) financera des bourses auprès des universités régionales pour une spécialisation en DPI et en négociations, (5) recrutera des experts en appui au processus de négociation et (6) apportera l’expertise juridique pour améliorer les capacités de l’OAPI.

Risque perçu

Les cultures génétiquement modifiées sont un sujet sensible et controversé. En conséquence, le Programme court le risque d’être perçu par le grand public comme une nouvelle initiative qui justifie et encourage l’utilisation des OVM pour le développement agricole. Pour maîtriser ce risque, des études de perception et autres séries de consultations des acteurs clés ont été organisées. Elles ont permis de toucher des acteurs de la société civile, des paysans, des organisations de consommateurs, des chercheurs et des représentants du gouvernement et de l’administration. Les consultations publiques sont résumées ci-dessous et les comptes-rendus détaillés se trouvent en annexe du CGES.

Étude de perception (mai et juin 2006)

Une équipe de spécialistes en communication a été recrutée pour effectuer en mai et juin 2006 une étude de perception de toutes les catégories d’acteurs concernés, y compris ceux opposés aux OVM. L’objectif de cette première étude était d’évaluer les perceptions et les préoccupations des principaux acteurs par rapport au PRBAO, et de concevoir un plan de communication stratégique. L’équipe a identifié, pour les besoins de l’étude, trois catégories d’acteurs clés, et les a réparti en groupes cibles : (i) les instituts de recherche, (ii) l’administration et la (iii) société civile (comprenant les paysans).

En mai et en juin 2006, l’équipe de communication a organisé des consultations transparentes avec chacune de ces trois catégories d’acteurs clés, dans cinq (5) pays bénéficiaires (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Togo). Les sessions ont permis de présenter le contenu et les objectifs du Programme, et d’évaluer les perspectives des participants, leurs préoccupations, leurs opinions sur les OVM (en particulier le coton Bt) et les raisons de ces opinions. L’équipe de communication a œuvré en tant que modérateur des discussions et résumé les opinions des groupes cibles. Les catégories de participants sont présentées dans le tableau suivant.

Tableau A : Nombre de représentants par catégorie

PaysSociété civileInstituts de rechercheGouv./ Admin.MédiasOrganisations internationalesTotalBénin63*4*0013Burkina Faso14730125Mali2470215Sénégal360009Togo57109031Total3027249393*Ces catégories ont été rassemblées en un seul groupe

Les consultations des représentants de la société civile ont principalement tourné autour des risques liés aux cultures transgéniques, malgré les efforts déployés par les modérateurs pour orienter la discussion vers le cadre réglementaire du Programme. Les représentants ont exprimé leur appréhension face aux OVM et mentionné leur crainte de voir les OVM détruire leur héritage et les modes de vie locaux, rendre les paysans dépendants des multinationales et induire des risques sanitaires importants. Ils pensent et disent également que le Programme, et par conséquent la Banque mondiale, essaie d’encourager et « d’introduire » les OVM dans l’espace UEMOA.

Les consultations des chercheurs et des instituts de recherches ont cependant révélé une perception favorable et une bonne compréhension du Programme. Les représentants ont reconnu le besoin d’un cadre réglementaire solide et se sont concentrés sur le manque actuel d’équipement et de formation. Les autres aspects importants mentionnés portent sur la concentration trop forte du Programme sur le coton – du moins tel qu’il est perçu par les participants – et sur la difficulté d’organiser des événements de sensibilisation du public sur les OVM. Les participants ont recommandé des campagnes d’information plus soutenues sur la biotechnologie et sur le Programme.

Les discussions avec les agences gouvernementales ont également mis en lumière la nécessité d’une meilleure communication avec la société civile, afin de distinguer clairement aux yeux du public le Programme d’une promotion des OVM. Si les représentants semblaient comprendre clairement la différence, ils s’inquiétaient de la capacité du public à faire cette distinction.

Les différents groupes ont émis différentes affirmations sur les attitudes des paysans vis-à-vis du Programme et des OVM : certaines organisations paysannes ont affirmé que les paysans rejetteraient les OVM et s’opposeraient au Programme. Les chercheurs ont pensé au contraire que les OVM seraient adoptés s’ils s’avéraient plus avantageux par rapport aux cultures conventionnelles. Compte tenu de ces différences d’opinion et de perception sur le Programme par les paysans, l’équipe de communication a recommandé la réalisation de consultations spécifiques à ce type d’acteurs, afin d’évaluer de manière plus précise leurs besoins et leurs préoccupations. Ces consultations ont été réalisées le 17 novembre 2006 et présentées ci-après.


Consultations nationales sur le CGES (novembre-décembre 2006)

Ces consultations avaient pour objectifs de communiquer les révisions du Programme, de présenter le CGES et de recueillir à nouveau les perceptions, les opinions et les suggestions d’amélioration de la part des acteurs concernés. Le Programme a été modifié suite aux consultations de mai - juin et novembre 2006 : sa concentration sur la biosécurité – et la suppression de la référence aux biotechnologies – est mise en relief, car les consultations antérieures ont révélé des perceptions ambiguës sur l’identité et les objectifs du Programme. L’objet du Programme réduit également la référence au coton, conformément aux recommandations des acteurs concernés.

Ces consultations ont eu lieu en novembre-décembre 2006, à travers des conférences d’une journée organisées dans chacun des huit États membres de l’UEMOA et modérées par le spécialiste en communication. Chacune des huit conférences a rassemblé en moyenne cinquante personnes de tous bords. Le spécialiste en communication a assisté à toutes les consultations : il était en charge de la modération et a veillé à ce que tous les groupes d’acteurs présents (i) soient pleinement instruits de la portée et des objectifs du CGES, ainsi que de leurs rôles dans sa mise en œuvre et (ii) s’expriment librement en conséquence.

PaysDateSociété civileInstituts de rechercheGouv./ AdminMédiasTotalBénin12/05/12/0681616242Burkina Faso 11/24/11/067921037Côte d’Ivoire 12/09/12/06301617164Guinée Bissau12/14/12/06131221450Mali11/07/11/06121115038Niger12/21/12/0610623544Sénégal12/11/12/067716030Togo12/07/12/0681417443Total959114616349Répartition des consultations par pays et par catégorie de participant

Cette tournée de consultations a été marquée par un débat sincère et constructif et une plus grande popularité du Programme. Les représentants des gouvernements ont confirmé leur appui au Programme, tandis que les groupes de la société civile, initialement opposés au Programme lors des consultations de mai-juin 2006, se sont déclarés en sa faveur, du fait notamment de la clarification/recentrage de l’identité et des objectifs du Programme. Cependant, les représentants des instituts de recherche ont regretté de voir le Programme s’orienter vers la biosécurité, car ils avaient initialement espéré un financement de leurs recherches biotechnologiques par le Programme. Suite à la présentation de la nouvelle version du CGES, tous les participants ont convenu qu’il s’agissait d’un instrument adéquat de gestion des risques potentiels associés à l’introduction des OVM dans l’espace UEMOA.

Certaines préoccupations subsistaient, et les participants ont développé une série de recommandations d’amélioration. En termes de gestion des risques, les participants ont recommandé (1) une approche systématique de l’évaluation et de la gestion des risques, (2) des directives claires sur les mesures à prendre après l’évaluation des risques, (3) une réévaluation des OVM deux ans après toute introduction et (4) une clause pour pousser vivement les donateurs de l’aide alimentaire d’urgence à respecter les règlementations régionales de biosécurité. La Composante A du Programme intègre les deux premières recommandations par le développement d’une approche régionale commune d’évaluation des risques, de gestion et d’inspection ainsi que de suivi et d’évaluation des OVM.

Les autres préoccupations ont davantage porté sur les résultats : les participants ont considéré que le Programme devait développer des indicateurs objectivement vérifiables pour juger les résultats du CGES et confirmer que tous les États membres de l’UEMOA remplissaient les obligations du PCB et mettaient en œuvre leur cadre national de biosécurité. Les participants ont également proposé le développement de mesures coercitives en cas d’introduction illicite d’OVM ou de violation du PCB par les signataires ouest-africains.

Dans le domaine socio-économique, il a été recommandé de prendre en compte les droits des communautés et la préservation de l’héritage génétique local (y compris le droit du paysan sur la semence), de considérer les impacts des DPI sur les communautés paysannes, de s’intéresser à d’autres spéculations au-delà du coton.

En conclusion, (1) le risque de perception ambiguë et/ou erronée du Programme a été atténué grâce aux consultations et aux différents processus de divulgation des informations et (2) les différents représentants ayant participé aux réunions soutiennent la version révisée du Programme.

Consultation des paysans (17 novembre 2006)

Les consultations de mai-juin 2006 ont vu la participation de plusieurs représentants d’organisations de producteurs, mais l’étude de perception a recommandé une consultation supplémentaire de producteurs privés qui ne sont pas membres de ces organisations. Cette consultation a eu lieu le 17 novembre 2006, lors d’une réunion régionale des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest, à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Soixante personnes y ont participé (vingt paysans et quarante représentants d’administrations, de la société civile et des compagnies semencières).

Les paysans, qui avaient manifesté une attitude ambiguë vis-à-vis du Programme lors des consultations de mai-juin 2006, ont été favorables au Programme révisé. Ils ont exprimé leur désir d’être impliqués et consultés pendant la mise en œuvre du Programme. A la question de savoir quel rôle ils pourraient jouer dans l’exécution du Programme, ils se sont portés volontaires pour aider à l’éducation de leurs pairs sur la biosécurité et sur le Programme et à les intégrer dans le processus de consultation, une fois qu’ils auront bénéficié d’une formation appropriée. Les autres attentes des paysans ont inclus des sessions d’information sur le contenu du PCB, des informations régulières à la radio sur l’évolution des activités de biosécurité, un renforcement des capacités institutionnelles et des programmes d’échange (voyages d’étude).

Il faut également noter que des groupes de la société civile comme le COPAGEN-BF – qui était auparavant hostile au Programme– étaient apparus cette fois plus favorables aux objectifs du PRBAO, reflétant ainsi un changement d’opinions similaire à celui observé lors des consultations nationales sur le CGES en novembre-décembre 2006. Ce changement observé confirme la conclusion que les perceptions ambiguës et/ou erronées de la part du public se sont atténuées.


Questions du Conseil du FEM et des ONG

Plusieurs questions sur le Programme ont été posées à la Banque mondiale par les membres du Conseil du FEM et par six ONG (Sierra Club, GRAIN, ETC Group, le Centre africain de biosécurité, Red por una América Latina Libre de Transgénicos, COPAGEN). Les principales préoccupations émises par le Conseil et les ONG sont résumées ci-après.

Objectifs du Programme
Ces organismes sont fortement préoccupés par l’idée que le Programme vise à promouvoir les OVM en Afrique de l’Ouest, en mettant en place une réglementation commune au sein de l’UEMOA, contournant ainsi les processus démocratiques nationaux. Cependant, le Programme ne finance, ni essais en champ, ni introduction des OVM (commerciale ou autre) en Afrique de l’Ouest, et la Banque mondiale elle-même n’émet pas de jugement de valeur sur l’opportunité ultime de la biotechnologie agricole dans la région. Le Programme permettra plutôt aux pays bénéficiaires de se faire leur propre opinion sur le sujet.

Participation des acteurs concernés
Les ONG mentionnées ci-dessus ont allégué que le Programme ne permet pas une participation adéquate des acteurs concernés. Cette annexe montre que l’envergure de la participation des acteurs clés et l’appropriation locale sont au contraire des éléments centraux du Programme. Pour récapituler, le Programme a, à ce jour, effectué 22 consultations depuis le démarrage du processus et entendu plus de 500 représentants de tous les groupes d’acteurs (avec une attention particulière portée aux paysans) dans les huit pays de l’UEMOA. De plus, les ateliers de préparation du Programme ont impliqué des représentants de ces groupes d’acteurs, dont des ONG.

Le Programme a également établi un Comité d’orientation et de suivi pour superviser son exécution : ses membres sont composés des huit ministères en charge de l’environnement de chaque État membre de l’UEMOA, ainsi qu’un représentant des ONG active au niveau régional dans le domaine de l’environnement, trois représentants des organisations régionales de producteurs, un représentant de la CEDEAO et un représentant de l’UEMOA, et le président du Comité scientifique régional. La présidence du COS sera assurée par le représentant du ministre de l’environnement du pays présidant le Conseil des ministres de l’UEMOA. Le COS se réunira deux fois par an en séances ordinaires, et, si nécessaire, en séances extraodinaires à la demande d’au moins 1/3 de ses membres. Ces réunions feront l’objet d’un compte-rendu mis à la disposition du public.

Le Comité d’orientation et de suivi collaborera également avec la coordination régionale pour développer des indicateurs de résultats intermédiaires, afin de mesurer les progrès accomplis vers les objectifs exprimés. Toutes les données seront partagées avec les acteurs concernés à travers le COS. Le COS et la coordination régionale produiront des rapports trimestriels indiquant les étapes de l’exécution du Programme et ces rapports seront mis à la disposition du public à travers le BCH régional.

Par ailleurs, un secrétariat permanent sera été établi au sein de l’Unité de coordination pour recevoir toute plainte ou suggestion. Il assurera le lien entre le Programme et la société civile, et sa contribution sera analysée par le COS lors de ses réunions. Cependant, si le secrétariat considère qu’un sujet nécessite une attention immédiate, une réunion extraordinaire du comité se tiendra à ce sujet. Des rapports trimestriels seront produits par le coordinateur régional et le comité d’orientation et de suivi, détaillant les progrès d’exécution du Programme et la contribution reçue à travers le secrétariat. Afin de maintenir l’implication des acteurs concernés et garantir la transparence du Programme, les informations seront continuellement communiquées à travers des formations, des ateliers et des programmes de sensibilisation.

Agence d’exécution
Le choix de l’UEMOA comme agence d’exécution semble poser problème, mais la Banque mondiale et tous les pays bénéficiaires pensent que l’UEMOA est l’agence la plus appropriée pour exécuter le Programme. Les pays bénéficiaires ont décidé dès le début de processus de passer par une organisation régionale pour l’exécution du Programme au niveau national, compte tenu de l’existence d’un marché commun, de l’efficience de l’approche régionale et la porosité des frontières, qui accroît les risques liés aux essais d’OVM.

Par ailleurs, le fait que l’UEMOA soit en charge du Programme n’érodera pas la souveraineté nationale. La décision d’adopter une règlementation régionale sur les OVM repose entièrement sur la responsabilité des États membres. Les règlements étant adoptés de manière consensuelle, chaque États dispose de fait d’un droit de veto, ce qui veut dire qu’aucun pays ne peut être forcé à adhérer à des règlementations qu’il jugerait inutile ou insensée, ou à adopter des cultures transgéniques considérées indésirables. Dans ce sens, l’adoption des OVM n’est pas une conclusion acquise d’avance, mais plutôt une décision qui reviendra aux États membres de l’UEMOA.

Fonctionner à travers une organisation régionale, au lieu des gouvernements nationaux, ne signifie pas éluder le débat public. L’UEMOA permet une appropriation nationale du Programme à travers ses fréquentes consultations publiques et la création d’un Comité d’orientation et de suivi. Les suggestions et les préoccupations des acteurs concernés ont d’ores et déjà influencé la structure du Programme et cette implication du public continuera pendant son exécution.

L’UEMOA inquiète également par un prétendu manque de qualifications pour la mise en œuvre d’un programme aussi délicat du point de vue environnemental ; certains ont réclamé que ce rôle soit donné à un organisme ayant une plus grande expertise sur la biosécurité. Cependant, l’UEMOA est l’acteur le plus fort et le plus efficace de la région. Elle possède le mandat de coordination des politiques agricoles et environnementales des États membres. Par ailleurs, l’UEMOA bénéficiera de l’expertise du Comité d’orientation et de suivi et du Comité régional scientifique.

Participation des ministères en charge de l’environnement
Certains ont regretté le rôle limité des ministères en charge de l’environnement dans la planification du Programme. Les ministres ont cependant été consultés lors des différentes missions de préparation. Ils ont exprimé leur soutien à l’UEMOA comme principale agence d’exécution, une organisation qu’ils considèrent efficace et respectée. L’implication et le rôle clé des ministres en charge de l’environnement dans le Programme a été clairement démontrée par la Déclaration de Bamako le 15 novembre 2006 qu’ils ont signé, et qui réaffirme leur engagement pour le Programme (voir la fin de l’Annexe 1). Ces ministres resteront impliqués dans le Programme à travers le Comité d’orientation et de suivi.

Mesures de sauvegarde
Les objectifs du Programme ont été contestés en alléguant qu’une introduction sans risque des OVM n’était pas possible. Une telle préoccupation révèle une mauvaise compréhension des objectifs du Programme. Des tests d’OVM ont déjà lieu en Afrique de l’Ouest, depuis 2003, ce qui pourrait avoir des conséquences environnementales et sociales indésirables si la région reste sans cadre réglementaire solide et sans les institutions de suivi prévus par le Programme. Que les pays de l’UEMOA choisissent ou non d’effectuer des essais en champ ou de commercialiser des OVM, le Programme leur fournit un cadre réglementaire permettant de prendre des décisions fondées sur chaque introduction proposée.

Analyse économique et financière
Certains ont exprimé leurs proéccupations à propos de l’analyse économique et financière du programme qui ne prendrait pas en compte les coûts d’opportunité et également parce que l’évaluation était jugée favorable aux OVM en présentant des mécanismes de récupération des coûts.

Le coût du programme d’environ 24 millions d’USD représente le coût nécessaire pour définir et appliquer des règlements de biosécurité pendant cinq ans dans les huit Etats membres de l’UEMOA. Cette somme prend en compte un réseau de laboratoires pour effectuer les tests nécessaires et fournir des informations de référence pour permettre une prise de décision solide par les gouvernements souverains sur l’utilisation ou le refus des OVM. En tant qu’initiative présentée initialement par les pays d’Afrique de l’Ouest, le PRBAO a été créé pour fournir un appui à la région pour la gestion des risques environnementaux potentiels, compte tenu des tests déjà en cours de coton génétiquement modifié dans un des pays concernés. Sans ces tests d’OVM, la région n’aurait pas éprouvé le besoin urgent de développer des règlementations de biosécurité comme l’exige le Protocole de Cartagena sur la biosécurité (PCB). Par ailleurs, le PRBAO a des objectifs distincts et ne duplique aucun effort existant. Il ne reprend pas non plus les objectifs des projets financés par le FEM et déjà achevés de développement de cadres nationaux de biosécurité dans des pays ouest-africains déterminés. Au contraire, il se base sur ces projets financés par le FEM pour aider les pays à mettre en œuvre le PCB, conformément aux directives de la Convention sur la diversité biologique.

La mise en œuvre d’un cadre de réglementation environnementale n’empêche pas l’application du principe selon lequel « le pollueur paie », principe inclus dans la politique environnementale régionale approuvée par le Conseil des ministres de l’UEMOA. La situation est similaire à l’imposition d’une taxe sur les émissions pour réduire les émissions de carbone, augmentant ainsi les revenus même si ce n’était pas l’objectif principal de la politique. Dans le cas de la biosécurité, l’imposition d’une taxe sur les compagnies souhaitant tester des OVM est normale, mais ceci ne signifie pas que la politique encourage les tests ou la commercialisation des OVM de quelque manière que ce soit. Dans ce contexte, l’analyse économique et financière est un exercice visant à comprendre si les coûts associés à la mise en œuvre d’un cadre réglementaire prudent (c’est-à-dire incluant le réseau de laboratoires afin que les données fournies par le secteur privé puissent être testées de manière indépendante) pourraient être compensés par les fonds obtenus grâce aux taxes imposées sur les compagnies effectuant des tests d’OVM. L’analyse réalisée ici conclut tout simplement que sur la base d’hypothèses raisonnables, ces coûts peuvent être compensés.

Relations avec l’USAID et l’USDA
Les ONG et les membres du Conseil du FEM ont exprimé leurs doutes sur les relations entre le Programme et l’appui existant à la biotechnologie financé par l’USAID dans la région. Ces autres programmes, qui découlent des conférences sur la biotechnologie financées par l’USDA et l’USAID, sont perçus comme encourageant activement l’introduction de cultures transgéniques en Afrique de l’Ouest. L’équipe en charge du Projet fait tous les efforts possibles actuellement pour connaître tous les programmes régionaux existants relatifs à la biosécurité et pour tenir leurs bailleurs de fonds informés sur les développements du Programme. L’équipe a rencontré plusieurs de leurs représentants (le PNUE, le CILSS-INSAH, la CEDEAO, la FAO et le CORAF, les 20 au 22 septembre 2006, et l’USAID le 8 novembre 2006). Tous ces efforts ne reflètent que le souhait d’une plus grande efficacité et la volonté de ne pas dupliquer les activités déjà en cours. Ils n’indiquent en aucune manière l’adhésion aux opinions de ces agences sur les OVM ou sur toute autre question.

Rôle du secteur privé
Le rôle du secteur privé dans le Programme a également fait l’objet de préoccupations. Les ONG et les membres du Conseil du FEM ont formulé les observations suivantes : (1) le Programme apportera principalement des bénéfices aux compagnies de biotechnologie au détriment des paysans et (2) le secteur privé est devenu un partenaire principal du Programme, une approche qui n’est pas approuvée par le PCB. Les ambiguïtés dans le texte initial relatif au rôle du secteur privé ont conduit à une révision pour clarifier le fait que ce dernier est un des acteurs parmi les autres. Par contre, pour éviter tout conflit d’intérêt, le secteur privé ne fera pas partie du Comité d’orientation et de suivi.

Cadre de suivi et d’évaluation et de supervision

La Composante B du Programme prévoit la création d’un observatoire régional qui suivra l’adéquation au PCB et évaluera les impacts environnementaux et socioéconomiques d’une éventuelle commercialisation des OVM dans la région.

La Coordination régionale et le Comité d’orientation et de suivi développeront des indicateurs intermédiaires pour la région et les pays (conformément au cadre des résultats en Annexe 3) et suivront les progrès accomplis vers les objectifs définis. Ceci sera traduit en rapports publics trimestriels, semi-annuels et annuels, qui seront communiqués à tous les acteurs concernés à travers un BCH régional et discutés lors des réunions du COS.

La Banque mondiale organisera deux missions de supervision par an, afin d’évaluer les progrès du Programme, d’identifier les éventuels problèmes et d’apporter son assistance. Une de ces missions inclura les partenaires principaux du Programme.

Par ailleurs, une revue à mi-parcours se tiendra avant le 30 décembre 2009. A cette occasion, tous les partenaires du Programmes examineront les résultats du Programme et proposeront le cas échéant des actions correctives.
Annexe 11 : Préparation et supervision du Programme
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest
PrévisionEffectifRevue de la NAP06 octobre 200506 octobre 2005DIP initial à PIC15 octobre 200515 octobre 2005DSI initiales à PIC15 octobre 200515 octobre 2005Évaluation13 novembre 200613 novembre 2006Négociations15 au 20 mars 200713 au 16 mars 2007Approbation conseil/RVP 13 novembre 2007Date prévue d’entrée en vigueur31 mars 2008Date prévue de revue à mi-parcoursDécembre 2009Date prévue de clôture31 mars 2012
Institutions clés responsables de la préparation du Programme : UEMOA, Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso (en collaboration avec le PAFASP pour les aspects fiduciaires).

Personnel de la Banque et consultants ayant collaboré au Programme (ordre alphabétique):
NomTitreUnitéAbdelaziz LagnaouiSpécialiste senior en gestion des nuisiblesENVAmadou KonareSpécialiste senior en environnementAFTENAgadiou DamaSpécialiste en services agricolesAFTARAyi KlouviSpécialiste senior en agricultureAFTARBenjamin BurckhartConsultant ETAFTCSDenis JordySpécialiste senior en agricultureAFTENEija PehuConseillerARDEmmanuel SeneSpécialiste en développement ruralAFTARFily Sissoko/Mamadou YaroSpécialistes sénior en gestion financièreAFTFMGalen Panger/Adèle FaureStagiairesAFTSSHélène BertaudJuriste séniorLEGALIbrahim NebiéSpécialiste senior en vulgarisation agricoleAFTARJean-Christophe CarretEconomiste des ressources naturellesAFTENMaman FaroukSpécialiste en communicationsAFTENMary Ellen FoleyChargé des opérationsENVMPPatrice Talla TakoukamJuristeLEGENPhilippe J. de NauroisConseiller (Consultant)FAO-CPSalimata FolleaAnalyste opérationnelAFTENSong LiConsultant, FEMAFTENWilliam DakpoSpécialiste en passation des marchésAFTPCZourata LompoSpécialiste en biosécuritéAFTENFonds consacrés à la préparation du Programme au 15 octobre 2007 : Ressources de la Banque : (BB FEM): FY06: 193.898,73 USD, FY07: 139.492,11 USD, FY08 :13.068,90 USD
Total décaissé : 346.459,74 USD
2. Ressources FAO allouées : 44.000 USD
Total décaissé : 44.000 USD
3. Fonds fiduciaires : don TF PDF B approuvé : 700.000 USD.
FY06: 180.900,60 USD, FY07 : 427.473,36 USD; FY 08 : 27.902,11 USD
Total décaissé : 636.276,07 USD

Coûts estimatifs d’approbation et de supervision :
1. Coûts estimatifs jusqu’à l’approbation: Banque (BB FEM)/FAO: 400.000 USD. Fonds fiduciaire 680.000 USD
2. Budget estimé de supervision annuelle : 150.000 USD


Annexe 12 : Documents dans le dossier
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest


Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la Convention sur la diversité biologique, Montréal 2000.
CORAF/WECARD – Biotechnology and Biosafety Project Proposal, 2004.
GEF – Elements for a Biosafety Strategy. 12 octobre 2005.
GEF – Final Draft of the Evaluation on GEF’s Support to the Protocol of Cartagena on biosafety. 1 novembre 2005.
GEF – Initial Strategy for Assisting Countries to Prepare for the Entry into Force of the Protocole of Cartagena on biosafety, novembre 2000.
ISAAA – Clive James – Global Review of Commercialized Transgenic Crops: 2001, Feature: Bt Cotton, 2002.
ISAAA – Clive James – Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2005, 2005.
ISNAR – Morven A. McLean, Robert J. Frederick, Patricia L. Traynor, Joel I. Cohen, et John Komen – A Conceptual Framework for Implementing Biosafety: Linking Policy, Capacity, and Regulation, mars 2002.
Jeremy Carl (MC-MPA) et Teresa Cavero (MPAID) – Agricultural Biotechnology and Biosafety in Ghana, Mali, Sénégal and Burkina Faso, janvier 2004.
Les Cahier du RIBios, Ezra Ricci, Legal adviser: Philippe Cullet –Biosafety Regulation: The Cartagena Protocol, mars 2004.
Les Cahier du RIBios, Philippe Cullet – Food Security and Intellectual Property Rights in Developing Countries, mars 2004.
SIDA – A Tale of Three Countries – Structure, Reform and Performance of the Cotton Sector in Mali, Burkina Faso and Bénin, 2004.
The World Bank - Agriculture & Rural Development. Biosafety Regulation: A Review of International Approaches, avril 2003.
INSAH – Convention cadre instituant une réglementation commune biosécuritaire de prévention des risques biotechnologique dans l’espace CILSS, janvier 2006.
FSP mobilisateur – Renforcement de l’approche régionale dans le partenariat Europe-Afrique sur le coton, janvier 2006.
Gregory Jaffe – Regulating transgenic crops: a comparative analysis of different regulatory processes, novembre 2003.
Gregory Jaffe – Implementing the Cartagena Biosafety Protocol through national biosafety regulatory systems: an analysis of key unresolved issues, 2005.
IFPRI, Gregory Jaffe – Comparative Analysis of the National Biosafety Regulatory Systems in East Africa, janvier 2006.
CEDEAO – Biotechnology and Biosafety Action Plan 2006-2010, 2005.
GRET – Assessing capacity-building needs on biosafety for West-African countries, 2006.
African Agriculture and Biotechnology – Assuring Safe Use While Addressing Poverty 2003.
Market Strategies, Jack Fyock, Maman O. Farouk – Stakeholders Perception Assessment, janvier 2006.
Maman O. Farouk - Étude de perception des organisations paysannes sur le PRBAO, novembre 2006.
IFPRI - Assessing the Potential Economic Impact of Bt cotton in West Africa: Elements of a Proposed Methodology, décembre 2006.
IFPRI, Nicholas A. Linacre, Gregory Jaffe, Regina Birner, Papa Meissa Dieng, Hector Quemada, and Danielle Resnick – Stocktaking Assessment in West Africa
Derek Eaton, LEI/WUR – Intellectual Property Rights Needs Assessment in West Africa
Maman O. Farouk - Étude de perception des acteurs sur le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale du PRBAO – janvier 2007.
Annexe 13 : Etat des prêts et des crédits
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest
Montant d’origine (millions d’USD)Différence entre décaissements prévus et réelsID projetFYObjetBIRDIDASFFEMAnnulé.Non dist.Orig.Frm. RevP09247320053A-Afr Programme criquet (FY05)0,0059,500,000,000,0054,321,990,00P08040620053A-ARCAN SIL (FY05)0,000,000,000,000,007,790,450,00P07599420053A-WAPP Phase 1 APL 1 (FY05)0,0040,000,000,000,0038,850,000,00P08041320053A-VIH/SIDA Grands lacs Init APL (FY05)0,000,000,000,000,0019,551,070,00P07485020043A-HIV/AIDS Abidjan Lagos Trnspt (FY04)0,000,000,000,000,0010,841,670,00P07452520043A-UEMOA Dev marchés cap. FIL (FY04)0,0096,390,000,000,0097,7630,346,58P07025620043A-FEM Bassin fleuve Niger (FY04)0,000,000,0013,000,005,471,280,00P08261320043A-Proj rég traitement VIH/SIDA (FY04)0,000,000,000,000,0049,7016,700,00P06925820043A- Southern Afr Power Mrkt APL 1 (FY04)0,00178,600,000,000,00184,8884,590,00P06457320043A-FEM Bassin fleuve Sénégal (FY04)0,000,000,005,260,004,102,010,00P07288120033A-BEAC Reg Payment System (FY03)0,0014,500,000,000,008,131,430,00P07025220033A-FEM Bassin lac Tchad (FY03)0,000,000,002,900,002,372,510,70P07007320033A-FEM Act Env Transfront. Néant (FY03)0,000,000,008,000,0012,667,520,00P06368320013A-Trade Facil SIL (FY01)0,005,000,000,000,004,77-0,310,00P0940842007WAAPP, Phase 1 (APL)0,0045,000,000,000,0045,000,000,00Total: =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  438,99 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  29,16 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  546,19 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  151,25 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  7,28

 DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT Africa
ETAT DU PORTEFEUILLE SFI
En cours et décaissé
(Millions d’USD)

EngagéDécaisséSFISFIAF approb.CompagniePrêtCapitalQuasiPartic.PrêtCapitalQuasiPartic.1999AIF0,0039,360,000,000,0021,420,000,001999AIF (Mgmt)0,000,120,000,000,000,060,000,002003AIFH0,0018,690,000,000,000,190,000,002001AfrbnkCorp0,000,002,100,000,000,002,100,002005Afren0,000,840,000,000,000,800,000,002002Africap0,001,670,000,000,000,670,000,002005Celtel40,0011,830,000,000,0011,830,000,00Kunene0,000,670,000,000,000,670,000,002002MTNN120,0015,000,000,0040,0014,560,000,002002Osprey0,000,010,000,000,000,010,000,002001PAIP0,0022,800,000,000,003,480,000,002002SABCO22,0010,000,000,000,0010,000,000,002004Tullow0,0028,790,000,000,0028,790,000,00Portefeuille total : =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  182,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  149,78 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  2,10 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  40,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  92,48 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  2,10 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00

Engagements en attente d’approbationAF d’approb.CompaniePrêtCapitalQuasiPartic.2004Bus Partners0,000,000,000,002003African Lakes0,000,010,000,00Total engagements en attente : =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,01 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT  0,00

Annexe 14 : Les pays en bref (UEMOA et Burkina Faso
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest









Annexe 15 : Analyse du coût incremental
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Le Projet étant une composante importante du Programme, l’analyse du coût incremental du FEM concerne le Programme global.

Objectifs globaux de développement et situation de référence
L’objectif de développement du Programme est d’établir et de mettre en place un cadre régional de biosécurité qui permettra les huit Etats membres de l’UEMOA de remplir leurs engagements vis-à-vis du PCB pour la règlementation des OVM. Ces pays ont choisi d’atteindre cet objectif de développement à travers un renforcement des capacités techniques et institutionnelles au niveau régional et national, et une large participation de l’ensemble des acteurs concernés. Le Programme créera également un observatoire régional qui accueillera le mécanisme d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), et assurera le suivi des engagements des pays envers le PCB et l’impact de toute introduction d’OVM.
Dans un scénario de référence sans le Programme, on s’attend à ce que les États membres de l’UEMOA adoptent progressivement le coton transgénique et probablement d’autres cultures transgéniques, suite notamment aux activités qui financent le renforcement des capacités des chercheurs et l’acceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Cette approche ne permet pas de garantir ni une évaluation et une gestion des risques adéquates, ni le respect des normes internationales.
Par conséquent, le scénario de référence entraînerait un risque plus élevé de contamination de la biodiversité locale par les gènes issus des OVM, à cause d’un manque de directives appropriées de sauvegarde, d’une absence de coordination régionale et de lacunes pour les outils de suivi et d’évaluation pendant les différentes étapes de développement des OVM. Dans ce scénario de base, les impacts socio-économiques de l’introduction d’OVM auprès des paysans ne feront peut-être pas l’objet d’un suivi.
Les dépenses totales dans ce scénario de base s’élèvent à environ 1,4 millions d’USD, constituées en majeure partie par les investissements existants et ceux imminents du secteur privé pour financer les essais en champ et les campagnes visant l’acceptation des OVM, ainsi que ceux des bailleurs de fonds bilatéraux pour le renforcement des capacités dans le domaine général de la biotechnologie et de la biosécurité.
Objectif environnemental global
L’objectif environnemental global du Programme est de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à l’introduction des OVM dans l’environnement. Cet objectif sera atteint à travers le développement de méthodes scientifiques d’évaluation et de gestion des risques pour l’approbation ou le rejet des OVM, conformément au PCB et aux autres normes internationales.
Alternative
Dans le cadre du Programme, les États membres de l’UEMOA pourront (i) définir des procédures communes d’évaluation et de gestion des risques, conformes aux normes internationales, afin d’atténuer les risques pour l’environnement et pour l’alimentation humaine/animale associés au coton transgénique et éventuellement à d’autres cultures comme le maïs, la tomate, le manioc et le niébé; (ii) procéder à l’examen des demandes en appliquant des procédures basées sur un cadre juridique de biosécurité harmonisé et (iii) effectuer un suivi d’impact de l’introduction des OVM sur la biodiversité et sur les aspects socio-économiques.
Dans ce scénario alternatif, les bénéficiaires globaux du Programme pourront (i) atteindre leurs objectifs de développement (c’est-à-dire la capacité de tester de manière sécurisée les biotechnologies modernes) à un moindre coût économique, par rapport au scénario de référence, grâce à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un cadre juridique régional et (ii) atteindre l’objectif environnemental global, car ils auront développé et adapté des méthodes scientifiques d’évaluation et de gestion des risques au niveau de la région, en conformité avec les normes internationales.
Les bénéfices nationaux de l’alternative proposée et du scénario de référence seront différents ; dans le scénario alternatif, les organisations paysannes seront mieux informés et plus étroitement associés à toute négociation commerciale entre l’industrie cotonnière et l’industrie phytopharmaceutique pour le montant des frais de technologie facturés annuellement pour les semences transgéniques. Les activités de renforcement des capacités de négociation entraîneront certainement des frais de technologie inférieurs – si l’UEMOA approuve la commercialisation d’un OVM – dans le scénario alternatif par rapport au scénario de référence. Les paysans seront plus avantagés par le scénario avec le Programme ; le scénario de référence peut s’avérer neutre du point de vue des paysans (le montant à payer pour une semence transgénique peut être équivalent au prix de la semence conventionnelle plus celui des pesticides).
Les dépenses totales prévues par le scénario avec le Programme se montent à 24 millions d’USD.
Portée de l’analyse
Sans le Programme, les activités suivantes n’auraient pas lieu : (i) l’élaboration de méthodes scientifiques d’évaluation et de gestion des risques lors du processus d’approbation des OVM, (ii) l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité pour remplir les engagements du PCB, (iii) la création d’un observatoire régional. Les activités de renforcement des capacités et de sensibilisation du public sont des activités de base ; le FEM ne leur accordera qu’un financement limité et se concentrera plutôt sur les activités de développement du cadre régional et de renforcement de la collaboration régionale.
Les bénéfices nationaux, au-delà du scénario de base, comprennent la réduction des risques de destruction la biodiversité agricole, source d’emplois, de devises (à travers l’exportation) et de nourriture pour les habitants de ces pays (à travers l’agriculture de subsistance). D’autres bénéfices nationaux proviendront de la mise en œuvre de systèmes nationaux plus efficient. Les pays profiteront également de la réduction des coûts d’adoption des procédures d’évaluation et de gestion des risques. Le développement de ces procédures se ferait désormais au niveau régional, supprimant ainsi le financement des mêmes activités dans les cinq pays bénéficiaires du financement de la Banque mondiale.
Coûts marginaux
La différence de coût entre le scénario de référence (1,3 millions d’USD) et le coût du Programme (24 millions d’USD) est estimée à 22,7 millions d’USD. Ce montant représente le coût marginal pour atteindre les objectifs environnementaux globaux. Environ 24 pour cent de ce montant, soit $5,4 millions, est demandé au FEM. Le financement supplémentaire viendra des gouvernements des pays bénéficiaires et de l’UEMOA (principalement sous la forme de contribution de l’appui budgétaire du Trésor français), de l’allocation nationale et régionale de l’IDA et de la CE (sous forme de don).
Tableau 1 : Matrice du coût incremental pour le financement du FEM





Annexe 16 : Revue par un membre du groupe d’experts du STAP
AFRIQUE :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l’Ouest

Professeur Lynn Frewer
Université de Wageningen,
Groupe MCB, Hollandseweg 1
6706KN, Wageningen, Pays-Bas.

Commentaires généraux

Présentation du Programme

Les activités proposées portent sur le développement d’une approche de renforcement des capacités régionales et de processus participatifs, dans le domaine de l’évaluation et de la gestion des risques (et dans une certaine mesure de la communication) associés à l’introduction d’un OVM (dans ce cas précis le coton transgénique) dans les pays producteurs de coton (ou potentiellement producteurs) en Afrique de l’Ouest. Cette approche est présentée comme un modèle futur pour toute introduction ultérieure d’OVM dans cette région.

L’introduction de tout OVM dans une nouvelle région est associée à des controverses potentielles (par exemple en ce qui concerne les impacts sur l’environnement, la santé des hommes et des animaux, ou les effets sur l’économie rurale). Compte tenu de controverses possibles associées avec une introduction d’OVM, des différents points de vue présentés par divers acteurs et différents utilisateurs finaux, le processus requiert une analyse systématique et objective des bénéfices et des risques potentiels (risques pour l’environnement et la santé et impacts sur les facteurs économiques régionaux). Les données et leur interprétation doivent être prises en compte dans le processus d’évaluation et de gestion des risques /bénéfices monétaires et intégrées dans le processus de participation des acteurs clés et des utilisateurs finaux, ainsi que dans celui de communication auprès des communautés au sens large sur l’introduction des OVM. Pour ces raisons, une approche crédible et objective doit être en place avant toute introduction, prenant en compte les données existantes sur les évaluations des risques et les différences locales potentielles d’impact environnemental et de gestion des risques. Une évaluation systématique, transparente et indépendante des processus de prise de décision et de participation est essentielle si l’on veut développer et maintenir cette crédibilité.

Un objectif principal du projet proposé porte sur le renforcement local des capacités pour le développement des politiques de règlementation, afin d’optimiser la protection environnementale, la sécurité alimentaire et d’atténuer les facteurs d’impact socio-économiques (y compris ceux des DPI et des nouveaux produits transgéniques) sur les zones rurales de la région. Les controverses potentielles associées à l’introduction d’un OVM dans une nouvelle région (impacts sur la santé de l’environnement, des hommes et des animaux ou effets sur l’économie rurale) sont particulièrement prises en compte dans ce cadre.

Abréviations et acronymes

Selon mon entendement, un OVM, tel qu’il est défini par le Protocole de Cartagena, fait généralement référence à un « organisme vivant modifié ». Les différences d’implication d’une introduction dans l’environnement d’un OVM ou d’un OGM sont clairement marquées en termes d’impact sur la biodiversité, en particulier dans un contexte transfrontalier ou controversable. Dans le glossaire des abréviations, un OVM est décrit comme un « organisme génétiquement modifié ». Même si le PCB déclare qu’un OVM est généralement considéré comme étant la même chose qu’un OGM (organisme génétiquement modifié), une clarification est requise dans ce cas précis. L’utilisation de l’abréviation « PPP » est d’une moindre importance ; elle peut faire référence à « partenariats public-privé » ou à « panels de participation du public ». Je me demande si la dernière définition est celle voulue ici. Si la première correspond, veuillez noter l’abréviation largement acceptée.

En termes d’aspects problématiques potentiels sur l’introduction dans l’environnement de tout OVM, il est important de considérer les évaluations des risques sur la santé (de l’homme et des animaux) et la possibilité d’un impact environnemental négatif. Les risques socio-économiques portent sur l’impact potentiel sur les économies locales et nationales (notamment des capacités d’exportation compromises) et de plus en plus, sur les considérations bioéthiques. La localisation d’un processus efficace d’évaluation des risques dépend de l’identification dans les zones clés d’une expertise locale, ayant les connaissances locales (par exemple, sur la vulnérabilité de l’écologie locale aux effets toxiques de l’utilisation des pesticides). Le renforcement des capacités repose à la fois sur la formation de tels experts et sur la sélection des aspects locaux à considérer.

Les principaux aspects pour une discussion auprès des communautés portent sur les problèmes transfrontaliers potentiels associés à l’introduction des OVM, les impacts potentiels sur la biodiversité et l’environnement et les conséquences possibles socio-économiques ou de transformation de la société (DPI et pratiques rurales de culture ou adoption de nouvelles pratiques agricoles comprenant une gestion efficace des risques des OVM). Les effets sur la santé humaine peuvent être dus à l’introduction de nouveaux allergènes dans la chaîne alimentaire de l’homme, ou de pollens potentiellement allergéniques dans l’environnement. L’inclusion de gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques dans les plants de coton transgénique fait également l’objet d’un débat international sur le développement potentiel d’une résistance microbienne

Les bénéfices de l’adoption proviennent de la mise en place de pratiques agricoles plus efficaces dans les pays producteurs de coton (ou les pays potentiellement producteurs) impliqués dans le Programme, et selon la proposition, auraient comme conséquence ultime la réduction de la pauvreté des pays impliqués. La littérature est équivoque sur les impacts environnementaux potentiels du coton transgénique. Une évaluation systématique des impacts positifs potentiels (par exemple, réduction de l’utilisation des pesticides) doit être réalisée et comparée aux effets négatifs potentiels (augmentation de l’utilisation totale des pesticides). Ces données doivent être pleinement considérées lors des consultations des parties prenantes. Je ne peux pas apporter de commentaires sur l’impact potentiel sur la biodiversité locale dans cette région, mais je suppose que ces informations seront fournies par les instituts régionaux de recherche ayant l’expertise nécessaire dans le domaine, expertise acquise grâce aux activités de renforcement des capacités.

Solidité scientifique et technique du Programme

La solidité scientifique et technique fait référence à la fois à la solidité du Programme dans le domaine des « sciences naturelles » et à la fois aux aspects « techniques » en sciences sociales. Dans les programmes d’utilisation durable, les aspects en science sociale, comme les systèmes fonciers, les connaissances techniques locales, le leadership local pour les mesures de conservation, l’application des lois et le suivi, sont aussi importants que les aspects écologiques de conservation de la biodiversité. Ces aspects en sciences sociales méritent ainsi le même niveau d’attention dans les revues techniques. Certains aspects de science sociale peuvent également être pris en compte dans la partie sur « le degré d’implication des parties prenantes ».

Les questions qui pourraient être soulevées sous cet aspect sont les suivantes :

Dispose-t-on de suffisamment d’informations écologiques et techniques pour fournir une base scientifique solide au Programme ?

Une série convenable de données existe sur l’introduction du coton génétiquement modifié dans d’autres régions, pouvant contribuer au développement local d’une stratégie d’évaluation et de gestion des risques. Les facteurs régionaux peuvent cependant avoir un impact (par exemples, les particularités de la biodiversité locale et/ou des pratiques agricoles) Je suppose que ces facteurs seront analysés de manière systématique dans le cadre des activités proposées. Un transfert potentiel vers d’autres cultures (en particulier le coton conventionnel) doit être considéré en tenant pleinement compte des pratiques agricoles locales.

L’expertise identifiée pour contribuer au processus d’évaluation des risques provient généralement du domaine des sciences naturelles. Un renforcement des capacités locales en économie sera nécessaire s’il faut effectuer une analyse des coûts/bénéfices. D’autres commentaires apparaissent plus loin dans cette revue sur l’exécution et l’évaluation des activités associées aux sciences sociales. L’évaluation des risques portant sur la probabilité d’événements potentiellement dangereux doit être remise dans le contexte des pratiques agricoles locales. Par exemple, l’impact potentiel de l’utilisation de pesticides sur la biodiversité dépendra des méthodes appliquées ainsi que des conditions météorologiques locales. Les différences de pratiques agricoles et de conditions météo conditionneront ce facteur.

Les activités proposées incluent la sensibilisation publique et la communication. Je suppose qu’une expertise en sciences sociales sera prise en compte dans le groupe de pilotage afin d’avoir les meilleures pratiques dans ces domaines.

Toutes les menaces sur l’écosystème ont-elles été considérées ?

Ce point dépend de la mise en place d’une stratégie efficace d’évaluation des risques, qui doit prendre en compte les capacités locales. Je suppose que ceci sera un résultat des activités proposées et doit être évalué dans le cadre du processus de suivi.

En particulier, les points suivants doivent être considérés :

- Transfert potentiel de gènes vers les plantes locales
- Augmentation potentielle de l’utilisation de pesticides (ou d’une série de pesticides à large portée) et conséquences sur les écosystèmes (populations de poisson et d’insectes par exemple)
- Développement de méthodologies d’évaluation efficaces en prenant en considération que certains effets écotoxiques puissent être difficiles à mesurer (par exemple, des insectes ou des populations ayant un habitat situé à une hauteur supérieure dans l’écosystème)

Compte tenu de la controverse associée en particulier aux différentes approches méthodologiques de l’évaluation des risques écologiques (une approche probabiliste versus une approche déterministe) la méthodologie doit être discutée lors des consultations des acteurs clés. La formation des experts locaux aux méthodologies émergentes de l’évaluation des risques écologiques pourrait être considérée dans le cadre du renforcement des capacités.

Le type de gestion proposée de l’écosystème nécessite-t-il davantage de recherche ?

Cet élément se situe en dehors de mon domaine d’expertise et dépend d’un avis d’un spécialiste de la biodiversité régionale. On m’a assurée que cette expertise sera fournie par le personnel de la Banque mondiale ainsi que par les instituts de recherche locaux et la connaissance locale.

Faut-il développer des indicateurs pour atteindre les objectifs ?

Oui. Des indicateurs clés de performance sont associés à la documentation sur les évaluations des risques. Le suivi de la gestion des risques implique une part d’évaluation de l’harmonisation régionale des activités des autorités nationales compétentes. Ni l’efficacité des processus participatifs eux-mêmes, ni celle des actions de communication, ne sont explicitement inclus en termes d’évaluation (voir les commentaires sur les processus de participation ci-dessous).

Un suivi adéquat sera-t-il mis en place ?

L’évaluation de l’impact sur la biodiversité et sur la santé humaine résultera de l’harmonisation régionale des activités d’évaluation des risques et de la mise en œuvre de systèmes efficaces de gestion des risques.

L’approche proposée dans la proposition de programme permettra-t-elle d’atteindre les objectifs de conservation de la biodiversité?

Ce point dépend du succès des activités proposées, du développement de méthodologies appropriées d’évaluation des risques, du renforcement des capacités en évaluation et en gestion des risques ainsi que de l’adoption au niveau local des stratégies de gestion des risques. Une communication efficace entre les autorités et les paysans locaux est clé pour la réussite.

Quels sont les risques et les contraintes associés avec l’approche ?

Un déroulement réussi des opérations dépend du développement du succès de la stratégie nationale d’évaluation et de gestion des risques et, bien sûr, des bénéfices potentiels. La crédibilité du processus de participation est un point à considérer, en particulier dans un domaine controversable. C’est pour cette raison qu’une évaluation indépendante est nécessaire.

Y a-t-il des faiblesses ou des lacunes dans le Programme?

Une approche systématique et structurée des processus de participation discutés ci-dessous doit être identifiée. Des commentaires spécifiques sont apportés ci-après.

Le renforcement des capacités, notamment dans le domaine de l’évaluation des risques, nécessite des investissements considérables de formation et de transfert des connaissances. Cependant, l’approche proposée semble satisfaire ces obligations. Néanmoins, je ne suis pas si sûre que le budget soit adéquat pour couvrir toutes les activités proposées ; une réévaluation peut s’avérer nécessaire. Je ne suis cependant pas une experte de la détermination des coûts de recherche pour les activités dans cette région.

Existent-ils des aspects controversables du Programme ?

A mon avis, il existe clairement des controverses sur l’introduction de tout OVM dans un nouvel environnement où il y a un potentiel de changements socioéconomiques et d’impacts sur la santé et sur la biodiversité. Cependant, les activités proposées ne portent pas sur l’introduction environnementale de coton transgénique per se, mais plutôt sur le processus de renforcement des capacités et de consultations des acteurs clés et des utilisateurs finaux sur l’introduction d’un OVM.

Je suis assez préoccupée par l’ambigüité du texte par rapport aux questions associées à la réalisation d’une évaluation des risques au niveau régional et au développement des capacités à ces fins. Les activités proposées semblent appropriées pour le développement et l’exécution du cadre (par exemple, l’harmonisation régionale des politiques), mais ne sont pas explicites ni sur les contributions nécessaires, ni sur les domaines concernés pour ces contributions, afin d’obtenir une évaluation satisfaisante des risques au sens large, qui comprend les évaluations des risques techniques (introduction d’allergènes dans la chaîne alimentaire de l’homme, potentiel de développement d’allergies au pollen chez les populations locales, écotoxicité), les impacts socio-économiques, ainsi que l’analyse systématique des problèmes bioéthiques. En particulier, les problèmes tels que la différentiation génétique dans le potentiel de réponses allergiques au pollen chez l’homme peuvent être différents suivant les régions ; il est évident que l’impact possible d’un transfert horizontal des gènes ou l’augmentation de l’utilisation d’un pesticide spécifique dépend des systèmes écologiques locaux.

Les problèmes spécifiques comprennent :

1. Impacts sur la santé
La chaîne alimentaire (humaine et animale) notamment les réponses allergiques
Les effets respiratoires (pollen transgénique)
Effets sur le long terme et trans-générationnels
La résistance aux antibiotiques dans les micro-organismes à la suite de l’inclusion des gènes marqueurs dans les organismes transgéniques.

2. Effets économiques
Impact de l’utilisation de monocultures et de variétés uniques qui sont potentiellement vulnérables aux changements localisés de l’environnement.
Augmentation du coût de pesticides spécifiques
Impact des DPI associés aux rachats de semences sur l’économie rurale.
Impact négatif sur les marchés d’exportation à la suite de l’introduction d’OVM dans une région donnée.

Le Programme introduit-il des incitations qui pourraient entraîner une collecte excessive (dans le cas d’un programme d’utilisation durable) ou contribuer à la réduction de la diversité génétique (par exemple dans le cas d’un flux génétique, de la capacité d’envahissement de la plante introduite)?

Ces questions doivent être discutées dans le cadre du processus d’évaluation des risques, en particulier le flux génétique potentiel (par exemple vers le coton conventionnel) ou l’impact de l’augmentation des pesticides sur la biodiversité locale. La collecte à outrance n’est pas un problème associé à cette introduction spécifique.

Comment les diminutions de revenus créées par les mesures de conservation seront-elles compensées?

Non applicable à ce niveau.

Existent-ils des aspects liés aux instruments juridiques qui doivent être considérés?

En particulier, l’harmonisation d’un cadre de biosécurité/DPI dans l’UEMOA sera un résultat des activités proposées.

Comment le modèle d’utilisation durable défini dans le Programme sera-t-il développé ?

L’approche adoptée met l’accent sur le renforcement des capacités et la localisation de la gestion des risques (mais voir réponse à la question 15 ci-dessous).

A quel point le modèle proposé sera-t-il efficace dans le contexte local?

Les activités proposées semblent très efficaces pour la région ciblée. Dans le cadre des processus participatifs et des activités de communication, il est important de considérer des alternatives viables aux OGM, issues de la culture conventionnelle, en particulier si elles sont aussi bénéfiques à l’économie régionale ou à la biodiversité locale

Existe-t-il des preuves que le Programme offre les meilleures solutions sur le long terme ?

Toute initiative visant à faciliter l’évaluation des risques au niveau local, une règlementation harmonisée et une gestion des risques fournira la solution optimale pour les développements à long terme dans ce domaine, à condition que les activités initiales soient appuyées par des pratiques viables d’analyse des risques, également conformes à tout changement futur de la règlementation globale. L’interdépendance des 5 économies qui bénéficieront des activités proposées signifie que le processus ne fonctionnera qu’en cas de réussite de l’harmonisation réglementaire régionale.

Identification des bénéfices environnementaux globaux

Le FEM a pour objectif de financer les coûts marginaux prévus des mesures visant à atteindre les bénéfices environnementaux globaux dans le domaine de la biodiversité. Ceci constitue l’un des principes clés du développement et de l’exécution de son programme de travail. Les actions de développement durable au niveau national peuvent être complétées et cofinancées par d’autres efforts pour les bénéfices environnementaux globaux. Les coûts additionnels au-delà des coûts pour les objectifs nationaux de développement peuvent être supportés par le FEM. Les directives d’éligibilité sont fournies par la COP de la CDB.

En d’autres termes, quels sont les bénéfices globaux pour la conservation de la biodiversité, tels qu’interprétés par la COP de la CDB, à travers cette intervention ? Par ailleurs, le domaine d’intervention a-t-il une importance globale en termes d’écosystèmes et d’espèces clés?

Certains aspects potentiellement problématiques sur l’introduction du coton transgénique sont également discutés dans la partie sur les aspects controversés de l’introduction.

En général, il faut considérer une évaluation des risques (sociaux, environnementaux et sanitaires) et des bénéfices d’une introduction potentielle de toute culture transgénique dans une nouvelle région. Les effets potentiels (négatifs ou positifs) sur la biodiversité doivent être pris en compte ; bien qu’une extrapolation puisse être faite à partir des données sur les autres régions où le coton génétiquement modifié a été introduit, l’impact sur la situation locale doit être revu en détail.

Les aspects environnementaux à considérer obligatoirement sont : l’évaluation systématique de l’utilisation des pesticides (augmentation) suite à un transfert génétique horizontal vers les mauvaises herbes et une résistance ultérieure aux pesticides, les impacts sur la biodiversité (transfert génétique et augmentation de l’utilisation des pesticides), l’impact du pollen sur les populations d’insectes locaux (et sur les populations humaines). La formation et le transfert des connaissances doivent également prendre ces facteurs en compte La crédibilité, l’indépendance des sources des données ainsi que leur interprétation sont des éléments importants de ce processus. En règle générale, il est utile de considérer à la fois les effets significatifs et non significatifs, à condition que les méthodologies aient été examinées en détail lors du processus de revue par les pairs. La Banque mondiale elle-même a jugé utile la préparation d’une évaluation des risques sociaux et environnementaux, afin d’identifier les éléments à inclure dans l’évaluation des risques (préparant ainsi le terrain pour le renforcement des capacités et le transfert de connaissances).

Comment le Programme s’intègre dans les objectifs du FEM

Les programmes opérationnels détaillent les considérations stratégiques dans le domaine cible et définissent le type d’activités et d’approches soutenues par le FEM pour la préservation de la biodiversité et de la diversité des ressources biologiques dans les quatre écosystèmes. Cette question requiert d’avoir connaissance de la Stratégie opérationnelle et des Programmes opérationnels.

Les activités proposées sont largement en ligne avec les recommandations fournies par le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, visant de manière spécifique l’évaluation et la gestion des risques potentiels associés à l’introduction environnementale d’un OVM (coton transgénique) dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest, qui sont actuellement des producteurs de coton, ou encouragés par des organismes internationaux à le devenir. La question de communication du risque/bénéfice est également posée, bien qu’elle ne soit pas une opération formelle selon la proposition.

Le Programme se base sur les recommandations spécifiques de la PCB sur la mise en œuvre de cadres règlementaires nationaux localisés, sur l’implication des acteurs (et implicitement des utilisateurs finaux) dans les processus de prise de décision sur les activités d’évaluation et de gestion des risques ainsi que sur l’encouragement (de manière moins formelle) de la sensibilisation et de la participation du public. L’objectif du Programme n’est pas de réaliser une évaluation formelle des risques, ni d’émettre des recommandations spécifiques sur les activités de gestion des risques, mais plutôt de mettre en opération des activités régionales tournées vers une évaluation et une gestion efficaces des risques.

Contexte régional

Cette question porte sur l’importance du domaine d’intervention dans une perspective de conservation dans la région. Elle se réfère peut-être aussi à des aspects transfrontaliers d’une intervention dans un seul pays. Par exemple, si l’écosystème couvre deux pays ou plus, il faudrait peut-être créer un lien entre les entités régionales et nationales pour la gestion des parties contiguës de l’écosystème.

Le Programme concerne les pays de l’UEMOA, franchissant spécifiquement les étapes pour établir un observatoire régional sur « la sécurité de l’environnement, des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux et l’impact socioéconomique de la biotechnologie agricole ». La question des risques transfrontaliers dans ce contexte spécifique devrait être prise en compte de manière adéquate, en supposant que les mesures d’évaluation des risques concernant la biodiversité locale soient mises en œuvre.

Capacité de répétition du Programme

Fait référence au potentiel de répétition de l’intervention. Si cette intervention réussit, peut-elle être répétée ailleurs sur la base de l’expérience et des connaissances acquises?

Les activités proposées portent sur les meilleures pratiques lors de l’introduction régionale de cultures transgéniques. Si le Programme réussit, il peut être potentiellement répété, avec des ajustements potentiels sur la base des résultats de cette proposition (voir cependant ci-dessous les commentaires sur la durabilité). Cependant, la répétition dépend d’un « audit » réussi des activités de participation par exemple.

Durabilité du Programme

Quelle est la possibilité de maintien des changements visés par le Programme? Comment les activités et les impacts du Programme peuvent-ils être maintenus une fois le Programme achevé?

Les activités proposées visent à améliorer les pratiques de biosécurité à travers une plus grande implication des acteurs, ainsi que le renforcement des capacités appropriées pour l’harmonisation des règlementations locales pour l’évaluation et la gestion des risques. Selon mon entendement sur les questions présentées dans la proposition, une participation réussie des acteurs sur le coton transgénique peut servir de base à des consultations futures des acteurs sur l’introduction d’autres cultures transgéniques dans la région considérée. Ce qui veut dire qu’en cas de réussite, les procédures adoptées dans les activités proposées peuvent constituer un « modèle » de meilleures pratiques, ou fournir des informations pour l’amélioration des pratiques existantes. Je suppose qu’une mise en œuvre réussie d’une telle activité servira également de référence pour les consultations publiques pour d’autres activités dans la région.

Questions secondaires

Liens avec d’autres sujets

Il faut s’efforcer de concevoir des programmes cohérents avec les stratégies opérationnelles dans d’autres domaines cibles et d’éviter les impacts négatifs sur les domaines autres que celui du Programme. Selon la Stratégie opérationnelle, si les critères de faisabilité et de rentabilité sont remplis, des activités seront conçues pour contribuer aux bénéfices environnementaux globaux, dans d’autres domaines de concentration et dans le domaine sectoriel transversal de dégradation des terres.

Ainsi, des actions de séquestration du carbone et d’atténuation de la dégradation des terres peuvent offrir des opportunités de conservation de la biodiversité, tandis que des activités internationales dans le domaine de l’eau peuvent être l’occasion d’intégrer des composantes sur la biodiversité aquatique. La question est de savoir si le Programme a pris en compte les impacts sur d’autres domaines cibles.

Ceci dépend dans quelle mesure les activités proposées réussissent à mettre en œuvre une règlementation harmonisée en-dehors des pays de l’UEMOA, ce qui repose sur la réussite du Programme lui-même.

Liens avec les autres programmes et plans d’actions au niveau régional et sous-régional

Les activités du FEM doivent être coordonnées avec le travail passé, en cours et prévu des agences d’exécution et des autres organismes.

Existe-t-il des liens établis avec les programmes et les plans d’action régionaux et sous-régionaux appropriés ? Y-a-t’il des indications que l’intervention du FEM soit prise en compte avec les autres initiatives en cours?

Oui.

Autres effets environnementaux positifs ou négatifs

D’autres domaines gérés par les entités d’exécution nationales peuvent être indirectement avantagés par un programme; ou alors la gestion d’une aire protégée peut apporter d’autres services d’écosystèmes à la région et aux communautés locales.

Les impacts potentiels sur l’économie locale et l’environnement des pays sont évoqués dans une autre partie de cette revue. Les aspects controversables de l’introduction d’OVM doivent en particulier être pris en compte.

Les impacts négatifs peuvent être dus à l’écotourisme ou à l’utilisation et à la collecte des ressources biologiques. Cette proposition particulière ne concerne ni l’écotourisme ni la collecte des ressources biologiques.

Degré d’implication des acteurs dans le Programme

L’implication des acteurs est considérée comme un élément central des programmes opérationnels. Les activités du FEM sont censées promouvoir la gestion communautaire de la biodiversité et la cogestion des ressources à travers des contrats ou des négociations avec les gouvernements pour définir la responsabilité de chaque partie prenante dans la gestion des ressources ainsi que pour déléguer la gestion aux groupes locaux et aux ONG. La participation locale pour la gestion des ressources doit être prise en compte dès le début.

Les propositions de programme devraient clarifier les conditions de coopération entre les différents groupes d‘acteurs et prévoir des mécanismes transparents pour une participation active des acteurs dans le développement, l’exécution et le suivi des activités. Les partenariats avec les acteurs clés doivent être définis en fonction des conditions locales et de l’expertise disponible.

Le Programme prévoit-il des mécanismes adéquats de participation et d’influence sur la gestion du Programme ?

Existe-t-il des provisions pour la mise en œuvre de réseaux de communication appropriés ?

Sur la base des informations fournies, la création de tels réseaux de communication fait partie intégrante des activités proposées. Une plus grande transparence sur le fonctionnement de ces réseaux serait utile.

Existe-t-il un plan de facilitation du flux et des échanges d’informations techniques entre les communautés et les divers groupes d’acteurs ?

Oui, mais il faut apporter des clarifications sur le processus de communication, en particulier pour les pays de l’UEMOA ayant de faibles capacités en évaluation et en gestion des risques. Dans ces circonstances, qui sont les acteurs concernés ?

Les schémas de participation sont-ils adéquats ?

En général, la structure des activités de participation dans TOUT domaine de consultation sur une activité agroalimentaire controversable devrait systématiquement prendre en compte les questions de risques et de bénéfices pour les pays concernés. Les différences de conditions locales (biodiversité et aspects économiques par exemple) pourraient requérir une analyse systématique dans le cadre du processus national de consultation. Une discussion sur les risques et les bénéfices doit être incluse dans la communication avec les acteurs locaux.

J’ai certaines préoccupations sur le processus participatif qui pourraient être prises en compte dans la proposition de programme. Ces préoccupations portent principalement sur l’évaluation du processus et du résultat des consultations des acteurs clés(voir par exemple le document “Evaluation de la participation publique à la formulation des. politiques publiques,” 2005, OCDE, Paris). Un objectif important des activités avec les divers groupes d’acteurs sera d’identifier les préoccupations locales sur les activités de gestion des risques éventuels (en particulier au niveau de la gestion des plantations).

Les questions à inclure dans l’agenda des exercices de consultation ne sont pas systématiquement décrites dans les activités proposées. Je suppose que l’agenda des activités de participation sera développé par le comité de pilotage et adapté aux conditions locales en fonction des besoins des communautés.

La promotion de la sensibilisation et de la participation du public est présentée comme un élément important de la proposition. Cependant, il n’est pas clairement montré comment cet élément fonctionnera en dehors des forums de parties prenantes. Vraisemblablement, des réseaux communautaires (ou d’autres mesures) seraient utiles dans ce contexte. Un expert en communication, connaissant les facteurs locaux et pouvant influencer l’efficacité du processus, pourrait être un membre supplémentaire utile au groupe de pilotage.

Les indicateurs clés de performance comprennent “la participation de multiples acteurs pour le développement de politiques de biosécurité.” Comment cet indicateur serait-il effectivement mesuré? Quels critères seront utilisés pour évaluer la participation des divers acteurs? Il serait peut-être utile d’utiliser une série de critères liés au processus lui-même (aspects de l’activité garantissant son exécution de manière efficace) et des critères d’acceptation (aspects de la méthode qui la rendent acceptable à tous ceux qui sont impliqués et au public au sens large). Ceci faciliterait la comparaison des résultats des consultations avec les acteurs clés dans les différents pays qui pourraient présenter des différences culturelles du point de vue du processus et de l’acceptation.

Une évaluation indépendante du processus de consultation des acteurs clés ainsi que de l’acceptabilité du processus par les acteurs concernés améliorerait la crédibilité des résultats de l’activité et des communications à ce sujet auprès du public. Une telle évaluation indépendante a une grande importance dans un domaine controversable (avec une possibilité d’introduction d’OVM dans l’environnement).

Une clarification des procédures et des objectifs de la participation des acteurs serait utile. Ainsi, les activités proposées de dissémination d’informations et de sensibilisation ciblent-elles les utilisateurs finaux, ou ont-elles pour objectif d’obtenir la contribution des divers groupes d’acteurs pour une évaluation et une gestion efficaces des risques? Si une gestion des risques est demandée aux paysans, comment les meilleures pratiques seront-elles diffusées auprès des communautés concernées qui ne sont pas directement impliquées dans les consultations? Cette diffusion se fera-t-elle à travers des réseaux communautaires ? Si oui, quels mécanismes seront mis en place pour faciliter cette action ?

Comment les aspects conflictuels sont-ils abordés ?

Résolution des conflits dans les processus participatifs

La résolution des conflits sur le consensus majoritaire et minoritaire, suite aux processus participatifs, restera problématique. La recommandation actuelle est de fournir les informations aux acteurs concernés, aux utilisateurs finaux, et à la communauté au sens large sur la justification d’une décision particulière et sur le résultat de cette décision.

Résolution des conflits à propos de l’introduction de coton transgénique dans les filières internationales

Ce point n’est pas évoqué spécifiquement et mon opinion est «  en dehors de la portée » des activités proposées. Cependant, je me doute que les petits paysans seraient probablement les plus touchés par l’introduction des cultures transgéniques dans ces régions. Ces producteurs pourraient être vulnérables aux moindres petits changements de la demande pour leurs cultures, ainsi qu’à une plus grande dépendance envers les grandes multinationales. L’introduction de coton GM dans les chaînes de valeur mondiales n’a pas entraîné le même niveau de réaction négative de la part des consommateurs, comme cela a été le cas par exemple en Europe et dans d’autres pays avec les aliments et les ingrédients génétiquement modifiés. Cependant, les consommateurs européens ne savent généralement pas que l’huile de coton est utilisée pour l’alimentation (en particulier dans l’industrie mondiale de la restauration rapide). Un impact négatif sur l’acceptation par les consommateurs d’huiles alimentaires transgéniques pourrait survenir plus tard.

Aspects de renforcement des capacités

Le FEM finance des efforts de renforcement des capacités pour promouvoir la préservation et le maintien des communautés indigènes et locales, les connaissances, l’innovation et les pratiques appropriées de ces communautés pour la conservation de la biodiversité avec leur assentiment préalable et leur participation.

L’examen du tableau 1 montre qu’à l’exception du Burkina Faso, l’expertise en évaluation des risques est faible. Ainsi, le renforcement des capacités dans ce domaine est un élément essentiel des activités proposées.

Les programmes du FEM devraient avoir parmi ces résultats un renforcement des institutions et une bonne formation du personnel pour ces aspects.

A-t-on porté suffisamment d’attention aux aspects de renforcement des capacités?

Le renforcement des capacités est au cœur des activités proposées.

Contributions des communautés pour la conservation de la biodiversité
Un cadre spécifique sur la réalisation de ce point n’est pas présenté. Des méthodologies génériques (participation des acteurs) sont discutées mais pas définies formellement.

Besoins en formation
Il est utile de distinguer la consultation des divers groupes d’acteurs (quelles sont les demandes locales pour l’évaluation des risques ?) du transfert de connaissances (quels sont les besoins en formation si une évaluation des risques efficace doit être appliquée dans le contexte des cadres locaux de réglementation ?). Je suppose que des arguments similaires s’appliquent aux aspects de gestion des risques. Si je peux en juger par ma lecture des activités proposées, la communication et un choix fondé sont développés à travers des exercices de consultation, mais la question de l’expertise locale de cette région n’est pas explicitement prise en compte. Une clarification pourrait faciliter le succès des activités proposées.

Les capacités humaines sont-elles suffisantes pour s’attaquer aux aspects du Programme?

Ce point n’est pas explicitement décrit dans la proposition. Des institutions locales de recherche ont été identifiées, bien que leurs compétences principales ne soient pas présentées. Les réseaux communautaires locaux (par exemple, les organisations paysannes) nécessaires à la gestion des risques ne sont pas explicitement mentionnés.
Réponse de l’équipe de la Banque mondiale à la revue du membre du STAP
1. L’équipe de la Banque mondiale en charge du projet de biosécurité en Afrique de l’Ouest a consulté Dr. Lynn Frewer, membre du STAP, pour évaluer le Programme proposé, selon les obligations du financement du FEM.
2. Globalement, Dr. Frewer soutient l’initiative de la Banque mondiale sur le Programme de biosécurité en Afrique de l’Ouest. En particulier, elle met en valeur le fait que le Programme proposé ne porte pas principalement sur l’introduction du coton transgénique per se, mais représente une initiative plus large pour fournir et renforcer les capacités des différentes acteurs concernés (responsables de l’élaboration des politiques et de l’application des lois, chercheurs) et des utilisateurs finaux (paysans) en évaluation et en gestion des risques associés aux OVM, avec une concentration initiale sur le coton transgénique. Elle considère dans sa revue que cette initiative est cohérente avec les objectifs décrits dans l’Article 22 du Protocole de Cartagena et avec ceux du FEM.
3. Sur l’effort régional proposé à travers le cadre de l’UEMOA, Dr. Frewer soutient l’approche, en particulier la création d’un observatoire régional pouvant servir à la mise en opération de procédures harmonisées d’évaluation et de gestion des risques associés aux mouvements transfrontaliers des OVM dans le contexte régional spécifique.
4. D’autres préoccupations mentionnées par Dr. Frewer et les réponses de l’équipe sont résumées dans le tableau ci-après :

Questions soulevées, Dr. Frewer, membre du STAP Réponses de l’équipe de la Banque mondiale 1. L’introduction de coton transgénique peut entraîner des risques pour l’environnement (transfert génétique, résistance aux pesticides, impacts sur la biodiversité locale), pour l’économie (analyse des coûts et bénéfices, économie rurale), pour la santé humaine (allergies) et animale (huile de coton dans la nourriture pour animaux) dans les pays de l’Afrique de l’Ouest.
La première composante du Programme est d’assister les pays participants à renforcer leurs capacités en évaluation et en gestion des risques potentiels associés à l’environnement et à la santé humaine et animale. De plus, l’équipe, guidée par le spécialiste des mesures de sauvegarde pour la région Afrique, a développé un Cadre de gestion environnementale et sociale qui répond aux questions soulevées par Dr. Frewer.
2. Les indicateurs de résultats du Programme ne devraient pas être mesurés par les outils développés pour l’évaluation des risques. L’évaluation et la gestion efficaces des risques par les autorités nationales compétentes et par d’autres acteurs doivent être mesurées et testées. Le résultat doit prendre en compte le contexte africain local. L’équipe, avec l’appui de l’équipe AFTQK, a développé un ensemble révisé d’indicateurs de résultats en Annexe 3 du PAD pour chaque activité des trois composantes. Le Programme proposé ne porte pas principalement sur le développement d’outils mais sur la capacité des ANC et des différentes parties prenantes (notamment les utilisateurs finaux au niveau régional et national) à traiter et à gérer les risques posés par le coton transgénique. Ainsi, un indicateur de résultat mesurera le pourcentage d’essais en champ et de commercialisation, en appliquant des méthodes scientifiques d’évaluation et de gestion des risques avant la mise en œuvre.
3. Formation des différents acteurs concernés, notamment les utilisateurs finaux. Les préoccupations portent sur les approches proposées d’inclusion de méthodologies d’évaluation des risques par les ANC et les acteurs, sur le manque d’informations sur les capacités des acteurs, sauf au Burkina Faso ainsi que sur les capacités des institutions locales de recherche et des organisations paysannes. Différents types d’acteurs ont été consultées lors de la préparation (voir Annexe 10) et une évaluation des besoins en formation a été finalisée. Une évaluation détaillée des besoins en formation sera effectuée la première année du Programme. Elle identifiera les besoins des experts locaux et développera un programme adapté de formation en méthodologies d’évaluation des risques et de gestion.
4. La nécessité de mettre en opération la communication sur les risques/bénéfices du Programme proposé. L’équipe a recruté un spécialiste de la communication pour les questions liées au réseau de communication du niveau régional (UEMOA) vers les autorités nationales compétentes, notamment pour la stratégie de communication entre les agences. L’élément le plus important est la tenue de consultations ouvertes par le spécialiste de la communication et par l’équipe en charge de la communication du Programme, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et au Togo en mai et juin 2006. Les trois catégories d‘acteurs ayant participé comprennent les instituts de recherche, le personnel du gouvernement et de l’administration et la société civile. Voir Annexe 10 pour les détails. 5. Le besoin de répondre aux questions relatives au degré d’implication des parties prenantes Compte tenu de la nature du Programme, l’équipe est convaincue que la participation des parties prenantes (par exemple dans le système règlementaire de biosécurité) est l’un des facteurs les plus importants de réussite du Programme. Par conséquent, l’entière préparation du Programme a inclus une participation totale des parties prenantes, dès le tout début du développement conceptuel du Programme jusqu’aux stades d’évaluation et de négociation. Outre les consultations ouvertes des parties prenantes réalisées par l’équipe de communication du Programme (voir ci-dessus), l’équipe du Programme a profité de toutes ses missions dans les pays concernés, des autres missions de la Banque mondiale et de la participation dans les réunions régionales, pour consulter les acteurs concernés lors de la phase de préparation. Les principaux résultats obtenus en ce qui concerne la participation des acteurs comprennent : l’identification de ces acteurs, l’évaluation de leurs besoins, la création d’opportunités d’échanges de points de vue entre les différentes parties prenantes.
Ce processus productif et bénéfique de participation des acteurs continuera et sera amélioré lors de l’exécution du Programme sur la base des expériences acquises pendant la phase de préparation. La préparation d’un plan plus systématique de participation des acteurs est prévue, avec l’entière participation des acteurs au niveau national et régional. L’équipe du Programme a également étroitement collaboré avec les responsables du gouvernement des différents ministères et agences, les producteurs de coton, les paysans, les agences bilatérales actives dans ces pays, les ONG, les organisations régionales et le PNUE. Voir Annexe 10 pour les détails.
Annexe 17: Carte 35741
AfrIque :  DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l'Ouest 



* En appuyant le projet proposé, la Banque n’a pas l’intention d’influencer la résolution finale des revendications des parties concernées pour les zones disputées.
 Les huits pays sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Togo, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau et le Niger.
 Contrairement aux essais démonstratifs qui ne visent pas l’obtention d’une approbation.
 Le PCB a été ratifié par 134 pays (au 18 août 2006) depuis sa conclusion en 2000.
 Les six pays de l’UEMOA qui ont ratifié le PCB sont : le Bénin (mai 2005), le Burkina Faso (novembre 2003), le Mali (septembre 2003), le Niger (décembre 2004), le Sénégal (janvier 2004) et le Togo (septembre 2004).
 Sept pays de l’UEMOA ont réalisé les programmes de développement des CNB du PNUE : le Bénin (mai 2005), le Burkina Faso (mai 2005), la Côte d’Ivoire (mai 2005), le Mali (mai 2005), le Niger (janvier 2005), le Sénégal (mars 2005) et le Togo (décembre 2004). Le programme en Guinée Bissau est prévu s’achever à la fin de l’année 2007. Consultez  HYPERLINK "http://www.unep.ch/biosafety/" http://www.PNUE.ch/biosafety/ pour des informations plus détaillées.
 Dans ce document, l’appellation « Banque mondiale » fait référence à l’IDA, à la BIRD, ou à l’IDA et à la BIRD comme agences d’exécution du FEM, de manière collective ou individuelle, selon le contexte.
 Y compris pour des domaines pertinents comme l’agriculture, l’environnement, le commerce, les droits de propriété intellectuelle, la science et la technologie et le respect des obligations des conventions internationales.
 Voir le récent document sur le site web externe de la Banque mondiale intitulé « The World Bank and Biosafety: Questions and Answers » (2006), disponible sur:  HYPERLINK "http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/ENVIRONMENT/EXTBIODIVERSITY/0,,contentMDK:21007108~menuPK:2794906~pagePK:210058~piPK:210062~theSitePK:400953,00.html" http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/ENVIRONMENT/EXTBIODIVERSITY/0,,contentMDK:21007108~menuPK:2794906~pagePK:210058~piPK:210062~theSitePK:400953,00.html.
 « Biosafety Regulation: A Review of International Approaches » (2003); « Briefing Paper for World Bank Management: Biosafety and Capacity Building » (2001); et « African Agriculture and Biotechnology – Assuring Safe Use While Addressing Poverty » (2003).
 Strategies for Cotton in West and Central Africa: Enhancing Competitiveness in the « Cotton-4 » – Bénin, Burkina Faso, Chad, and Mali, pp. 9. La version finale a été soumise en mai 2006 pour une publication sous forme de livre par la Banque mondiale.
 Voir « GEF Strategy for Financing Biosafety Activities, » du 11 mai 2006, pp. 3.
 Voir « Final Draft of the Evaluation on GEF’s Support to the Cartagena Protocol on Biosafety, » du 1er novembre 2005, pp. 30.
 Voir Rapport de la troisième Réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, pp. 44, disponible à :
 HYPERLINK "http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.doc" http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.doc .
 Ibid, pp. 53.
 Ibid, pp. 106.
 Une demande peut être acceptée ou rejetée
 C’est pourquoi huit pays sont concernés au lieu des cinq pays bénéficiaires du don du FEM.
 Ces standards internationaux ont été développés par des organisations spécialisées comme l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le PNUE.
Afin d’intégrer cette activité dans les efforts régionaux actuels sur la biosécurité, le Programme va étendre la portée du site web pour inclure tous les états membres de la CEDEAO, en partenariat avec les autres efforts régionaux de communication. Le site web sera également en français et en anglais pour mieux s’adresser à tous ces pays.
 Le coût de gestion du Projet (coût de base de 2,5 millions d’USD) est élevé car, comme discuté pendant la réunion de décision, il comprend le renforcement des capacités des services fiduciaires centraux de l’UEMOA (le risque lié aux passations de marchés a été considéré élevé lors de la pré-évaluation). Dans tous les cas, le coût de base pour la gestion du projet représente 11 pour cent du coût du Programme et la contribution du GEF représente 3 pour cent du coût du Programme et environ 15 pour cent du don du GEF.
 Aucun financement du GEF ne sera utilisé pour cette sous-composante sur les DPI.
 Idem.
 Le document s’intitule “GEF Strategy for Financing Biosafety Activities,” et date du 11 mai 2006.
 Le document s’intitule “Final Draft of the Evaluation on GEF’s Support to the Cartagena Protocol on Biosecurity,” et date du 1er novembre 2005.
 Une grande partie de ce travail repose sur l’expérience du CILSS/INSAH avec la Réglementation commune sur l’homologation des pesticides, qui a été adoptée en 1999 par tous les pays membres du CILSS, à l’exception de la Guinée Bissau. Les enseignements tirés de la Réglementation sur les Pesticides pourraient être utiles à la conception du Cadre régional de biosécurité.
 Les ministres de l’Agriculture sont les ministres statutaires du CILSS.
 Le laboratoire de référence au Burkina Faso fournira un appui objectif et transparent à l’évaluation des risques de biosécurité dans les pays membres de l’UEMOA, à travers le développement de méthodes standardisées de détection des OVM, des revues et des recherches pour une meilleure évaluation des risques, le renforcement des capacités du personnel des laboratoires nationaux et enfin la stratégie de communication des risques.
 Les recommandations de la réunion reconnaissent la « réalité » de l’intérêt et de l’activité au niveau régional pour la biotechnologie agricole et soutient la nécessité pour la région de mettre en place les capacités d’évaluation et de suivi des risques requises par le Protocole de Cartagena. Synthèse préliminaire du VIth Annual Donor Meeting on Rural Development in Western and Central Africa, Rome, Italie, 9-11 mai 2006, pp. 23-24.
 Synthèse finale de la Réunion de concertation et des partenaires techniques et financiers sur le projet regional de biosécurité en Afrique de l’ouest, Cotonou, Bénin, 20-22 septembre 2006.
Acte additionnel n° 03/2001, portant adoption de la politique agricole de l'UEMOA. Les objectifs de cette politique sont d’assurer la sécurité alimentaire, de renforcer le marché commun des produits agricoles et d’améliorer les moyens de subsistance des producteurs. Voir
 HYPERLINK "http://www.uemoa.int/actes/2001/acte_additionnel_03_2001.htm" http://www.uemoa.int/actes/2001/acte_additionnel_03_2001.htm.
 Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement (PCAE). Pour plus d’information, voir le Rapport Annuel de la Commission sur le Fonctionnement et l’Evolution de l’Union, de 2003 ou de 2005 Section 2.4.7 (2003) ou Section 2.5.5 (2005), disponible à  HYPERLINK "http://www.uemoa.int/Publication/2003/rapport_activites_2003.pdf" http://www.uemoa.int/Publication/2003/rapport_activites_2003.pdf et
 HYPERLINK "http://ww.uemoa.int/Publication/2006/Rapport_UEMOA_2005.pdf" http://ww.uemoa.int/Publication/2006/Rapport_UEMOA_2005.pdf respectivement. La couverture médiatique peut être également consultée en recherchant sur Google “Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement” avec les guillemets. 
 Les règles financières de l’UEMOA sont présentées dans Règlement N°10/2001/CM/UEMOA.
Voir  HYPERLINK "http://www.uemoa.int/actes/2001/reglement_10_2001_CM_UEMOA.htm" http://www.uemoa.int/actes/2001/reglement_10_2001_CM_UEMOA.htm.
 Ce sont l’Institut d’économie rurale (IER) au Mali et l’Institut national de l’environnement et de la recherche agricoles (INERA) au Burkina Faso.
 Elles comprennent l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB) et le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA).
 Le Burkina Faso mettra vraisemblablement le coton Bt sur le marché dans les deux prochaines années.
 Organisation africaine de la propriété intellectuelle.
Voir la section de description des activités proposées de PDF de la proposition de don du GEF PDF-B, pp. 14. L’évaluation des besoins dans le domaine des DPI est sous le point (iv).
 D’un autre côté, elle réduit l’impact des pesticides sur l’environnement et sur la santé.
* En appuyant le programme proposé, la Banque mondiale n’entend aucunement influencer la décision finale concernant les réclamations des diverses parties dans les zones litigieuses.
 République du Burkina Faso, 2004, “Règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie”, Décret no. 2004-262/PRES/PM/MECV/MAHRH/MS du 18 juin 2004.
 Voir Memorandum of the President on a Regional Integration Assistance Strategy for West Africa, du 11 juillet 2001, Rapport No. 22520-Afr, p. 13.
 Ibid.
 Sources : CNUCED, INFO COMM (Information de marché dans le secteur des produits de base) et le CAS pour la République du Bénin, Rapport No: 26054-BEN du 16 juillet 2003.
 Ministère de l’agriculture et de la pêche.
 Le document de projet ne mentionne pas si les biotechnologies seront encouragées.
 “Country Re-engagement Note, A Joint framework for Strengthening International Assistance for the Republic of Togo,” Rapport 30538-TO, du 11 novembre 2004.
 Le cadre de résultats s’applique au Programme global et au Projet financé par le GEF et l’IDA. C’est pourquoi huit pays sont concernés au lieu des cinq pays bénéficiaires du don du GEF.

 La décision et la réglementation relatives à l’adoption du programme par le Conseil des ministres de l’UEMOA, le 6 avril 2007, comportant notamment une annexe technique décrivant le projet est disponible en ligne sur www.uemoa.int/actes/index_dec.htm.

 GEF, 2005, Elements for a Biosafety Strategy.
 Le dispositif institutionnel sera un observatoire de biotechnologie agricole moderne qui suivra l’impact d’une telle technologie sur l’environnement, la sécurité des aliments et de la nourriture pour animaux ainsi que sur les aspects socio-économiques, conformément à la série d’indicateurs développés par l’UEMOA et ses partenaires. En cas d’adoption de la réglementation régionale, l’observatoire pourrait devenir une entité opérationnelle et décisionnaire pour approuver les OVM, autorisation actuellement accordée au niveau national.
 LA CEDEAO est une organisation régionale qui inclut 15 pays : tous les pays membres de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) ainsi que le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone.
 Voir le Rapport sur la troisième réunion de la conférence des parties à la Convention de la biodiversité biologique siégeant en tant que réunion des parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, pp. 44, disponible à :
 HYPERLINK "http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.pdf" http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.pdf .
 Fondation africaine pour la technologie agricole
 Réseau interdisciplinaire biosécurité, www.ribios.ch
 Service international pour la recherche agricole nationale.
 Réseau pour l’amélioration génétique du niébé pour l’Afrique, http://www.entm.purdue.edu/ngica
 FMI Bulletin Supplément, Vol. 31, septembre 2002, pp. 2-3.
 HYPERLINK "http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/fre/sup/2002/index.htm" http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/fre/sup/2002/index.htm .
 Voir l’attachement 7 du Memorandum of the President on a Regional Integration Assistance Strategy for West Africa, du 11 juillet 2001, Rapport No22520-Afr, p. 53
 Défini par le règlement n° 03/2007/CM/UEMOA, du 6 avril 2007. Sa première réunion a eu lieu à Dakar du 9 au 11 juillet 2007.
 Poste permanent au sein de la Direction de l’audit interne de la Commission de l’UEMOA, actuellement vacant.
 Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI): Assessing the Potential Economic Impact of Bt cotton in West Africa: Preliminary Findings and Elements of a Proposed Methodology, 2006. Voir la section “Description of Proposed PDF Activities” de la proposition de don GEF PDF-B, pp. 14. L’analyse économique est sous le point (vi).
 La littérature sur les cultures génétiquement modifiées en général est concentrée sur un même thème. Même dans les publications d’économie appliquée, les preuves sont peu probantes, en partie pour des raisons méthodologiques et en partie parce que le contexte institutionnel et politique, souvent ignoré, influence les résultats.
 Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI): West Africa Biosafety Stocktaking Assessment, 2006.
 Voir dispositions transitoires de l’annexe 10 de l’Accord de Bangui révisé instituant l’OAPI.









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