GEF Brief - World Bank Documents & Reports
L'UC assurera le suivi de la gestion globale du Projet à travers l'examen des ...... l
'Université d'Abomey-Calavi (FAST/UAC) ...... Le Projet aidera l'UEMOA à
corriger ces faiblesses et un manuel d'audit sera développé dans le cadre du
Projet.
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Document de
la Banque mondiale
Rapport nº : 36383
Document dEVALUATION DE projet
RELATIF A
UNE PROPOSITION DE DON PAR LE FONDS FIDUCIAIRE DE LENVIRONNEMENT MONDIAL
DUN MONTANT DE LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R1C2" \a \f 4 \r 5,4 MILLIONS DUSD
A
LUnion économique et monétaire ouest-africaine
ET A UNE PROPOSITION DE CREDIT DE LAssociation internationale de développement Dun MONTANT DE LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R34C3" \a \t 2,6 millionS DE DTS
(CONTREVALEUR 3,9 millions dUSD)
AU BURKINA FASO
POUR
UN PROJET REGIONAL DE BIOSECURITE EN AFRIQUE DE lOUEST
19 octobre 2007
Environnement et gestion des ressources naturelles
Département en charge du développement durable
AFCRI
Région Afrique
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TAUX DE CHANGE
(Taux de change en vigueur le 28 février 2007)
Unité monétaire500 FCFA=1 USD1,50122 USD=1 DTS
ANNEE FISCALE
1er janvier31 décembre
ABREVIATIONS ET SIGLES
AFDAgence française de développementAICAssociation interprofessionnelle du cotonANBAgence nationale de biosécuritéANCAutorité nationale compétenteAOIAppel doffres internationalAON
BAfDAppel doffres national
Banque africaine de développementBCEAOBanque centrale des Etats de lAfrique de lOuestBCHCentre déchange pour la prévention des risques biotechnologiquesBtBacillus thuringiensisCAGIACoopérative dapprovisionnement et de gestion des intrants agricolesCASStratégie d'aide-paysCDBConvention sur la diversité biologiqueCECommission européenneCEDEAOCommunauté économique des états de l'Afrique de l'OuestCGESCadre de gestion environnementale et socialeCILSSComité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse au SahelCIRADCentre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développementCNBCadre national de biosécuritéCNBIOSCommission nationale de la biosécurité en Côte dIvoireCNPCoordinateur national du ProgrammeCOPAGENCoalition pour la protection du patrimoine génétique africainCORAF/WECARDConseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoleCRBCadre régional de biosécuritéCSPRCentrale de sécurisation des paiements et de recouvrement pour le cotonDACMDirection des approvisionnements et de la comptabilité matièreDDCDirection suisse du développement et de la coopérationDPIDroits de propriété intellectuelleEEÉvaluation environnementaleEPPREmergency Program for Poverty Reduction (Programme communautaire durgence de réduction de la pauvreté)FAOOrganisation pour l'alimentation et l'agricultureFEDFonds européen de développementFEMFonds pour lenvironnement mondial (GEF en anglais)FUPROFederal Union of Producers (Organisation de producteurs)GRETGroupe de recherche et d'échanges technologiquesGRIGestion de la résistance aux insectesICRISATInstitut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-aridesIDAAssociation internationale de développementIFAC-PSCPublic Sector Committee of the International Federation of Accountants (Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables)IITAInstitut international d'agriculture tropicaleINERAInstitut national de lenvironnement et de recherches agricoles INRAInstitution nationale de recherche agricoleINSAHInstitut du SahelIPSASInternational Public Sector Accounting Standards (Normes comptables internationales du secteur public)ISAInternational Standards on auditing (Normes internationales daudit) LICUSLow-Income Country Under Stress (Pays à faibles revenus en difficulté)MOUProtocole daccordNEPADNew Partnership for Africas Development (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique)OCDEOrganisation de coopération et de développement économiquesODPObjectif de développement du ProgrammeOEGObjectif environnemental globalOGMOrganismes génétiquement modifiésONGOrganisation non gouvernementaleOPProgramme opérationnelOVMOrganismes vivants modifiésPAFASPProgramme dappui aux filières agro-sylvo pastoralesPAGENPartnership for Natural Ecosystem Management (Projet de partenariat pour l'amélioration de la gestion des écosystèmes naturels)PBSProgram for Biosafety Systems (Programme de renforcement des systèmes de biosécurité)PCBProtocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiquesPDF Bloc BFonds dappui au développement de projet du FEM PERProgramme économique régionalPNUDProgramme des Nations Unies pour le développementPNUEProgramme des Nations Unies pour l'environnementPPFProject Preparation Facility (Mécanisme de préparation des projets)PPPParticipation privé-publicPRBAOProjet régional de biosécurité en Afrique de lOuestSFQTCSéléction fondée sur la qualité et le coûtSILEMSahel Integrated Lowland Ecosystem Management (Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et des bas-fonds du Sahel)UCUnité de coordination UEMOAUnion économique et monétaire ouest-africaineUNPCBUnion nationale des producteurs de coton du Burkina FasoVipVegetative insecticidal proteine (protéine insecticide végétative)
Vice président :Obiageli Katryn EzekwesiliDirecteur pays : DOCPROPERTY CountryDirector \* MERGEFORMAT Mark TomlinsonDirecteur sectoriel :Marjory-Anne BromheadChargé de projet : DOCPROPERTY TeamLeaderName \* MERGEFORMAT Jean-Christophe Carret
DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT AfriQUE
Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest (PRBAO)
TABLE DES MATIERES
Page
TOC \h \z \t "PDS Heading 2,2,PDS Heading 1,1,PDS Annex Heading,1" HYPERLINK \l "_Toc181256975" A. CONTEXTE STRATEGIQUE ET JUSTIFICATION PAGEREF _Toc181256975 \h 4
HYPERLINK \l "_Toc181256976" 1. Contexte national et sectoriel PAGEREF _Toc181256976 \h 4
HYPERLINK \l "_Toc181256977" 2. Justification de limplication du FEM/Banque PAGEREF _Toc181256977 \h 5
HYPERLINK \l "_Toc181256978" 3. Contribution du Projet à des objectifs plus élevés PAGEREF _Toc181256978 \h 6
HYPERLINK \l "_Toc181256979" B. DESCRIPTION DU PROGRAMME ET DU PROJET PAGEREF _Toc181256979 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc181256980" 1. Financement du Projet PAGEREF _Toc181256980 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc181256981" 2. Objectifs de développement du Programme et du Projet et indicateurs clés PAGEREF _Toc181256981 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc181256982" 3. Objectif environnemental global et indicateurs clés PAGEREF _Toc181256982 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc181256983" 4. Composantes du Programme et du Projet PAGEREF _Toc181256983 \h 9
HYPERLINK \l "_Toc181256984" 5. Enseignements tirés et pris en compte dans la conception du Projet PAGEREF _Toc181256984 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc181256985" 6. Alternatives envisagées et raisons de leur rejet PAGEREF _Toc181256985 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc181256986" C. EXECUTION PAGEREF _Toc181256986 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc181256987" 1. Dispositions de partenariat PAGEREF _Toc181256987 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc181256988" 2. Arrangements institutionnels et de mise en uvre PAGEREF _Toc181256988 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc181256989" 3. Participation des acteurs concernés PAGEREF _Toc181256989 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc181256990" 4. Suivi et évaluation des résultats et des impacts PAGEREF _Toc181256990 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc181256991" 5. Durabilité et réplicabilité PAGEREF _Toc181256991 \h 22
HYPERLINK \l "_Toc181256992" 6. Risques critiques et aspects controversables PAGEREF _Toc181256992 \h 24
HYPERLINK \l "_Toc181256993" 7. Conditions dentrée en vigueur du don FEM/crédit IDA PAGEREF _Toc181256993 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc181256994" D. RESUME DE LEVALUATION PAGEREF _Toc181256994 \h 26
HYPERLINK \l "_Toc181256995" 1. Analyse économique et financière PAGEREF _Toc181256995 \h 26
HYPERLINK \l "_Toc181256996" 2. Analyse technique PAGEREF _Toc181256996 \h 27
HYPERLINK \l "_Toc181256997" 3. Analyse fiduciaire PAGEREF _Toc181256997 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc181256998" 4. Analyse sociale PAGEREF _Toc181256998 \h 29
HYPERLINK \l "_Toc181256999" 5. Analyse environnementale PAGEREF _Toc181256999 \h 30
HYPERLINK \l "_Toc181257000" 6. Politiques de sauvegarde PAGEREF _Toc181257000 \h 31
HYPERLINK \l "_Toc181257001" 7. Exceptions aux politiques et préparation PAGEREF _Toc181257001 \h 31
HYPERLINK \l "_Toc181257002" Annexe 1 : Contexte national et sectoriel ou programmatique PAGEREF _Toc181257002 \h 32
HYPERLINK \l "_Toc181257003" Annexe 2 : Principaux projets connexes financés par la Banque et/ou dautres organismes PAGEREF _Toc181257003 \h 54
HYPERLINK \l "_Toc181257004" Annexe 3 : Cadre de résultats et de suivi PAGEREF _Toc181257004 \h 58
HYPERLINK \l "_Toc181257005" Annexe 4 : Description détaillée du Programme PAGEREF _Toc181257005 \h 63
HYPERLINK \l "_Toc181257006" Annexe 5 : Coûts du Programme et du Projet PAGEREF _Toc181257006 \h 75
HYPERLINK \l "_Toc181257007" Annexe 6 : Modalités dexécution PAGEREF _Toc181257007 \h 80
HYPERLINK \l "_Toc181257008" Annexe 7 : Mécanismes de gestion financière et de décaissement PAGEREF _Toc181257008 \h 85
HYPERLINK \l "_Toc181257009" Annexe 8 : Mécanismes de passation des marchés PAGEREF _Toc181257009 \h 95
HYPERLINK \l "_Toc181257010" Annexe 9 : Analyse économique et financière PAGEREF _Toc181257010 \h 105
HYPERLINK \l "_Toc181257011" Annexe 10 : Aspects politiques de sauvegarde PAGEREF _Toc181257011 \h 114
HYPERLINK \l "_Toc181257012" Annexe 11 : Préparation et supervision du Programme PAGEREF _Toc181257012 \h 126
HYPERLINK \l "_Toc181257013" Annexe 12 : Documents dans le dossier PAGEREF _Toc181257013 \h 128
HYPERLINK \l "_Toc181257014" Annexe 13 : Etat des prêts et des crédits PAGEREF _Toc181257014 \h 130
HYPERLINK \l "_Toc181257015" Annexe 14 : Les pays en bref PAGEREF _Toc181257015 \h 132
HYPERLINK \l "_Toc181257016" Annexe 15 : Analyse du coût marginal PAGEREF _Toc181257016 \h 142
HYPERLINK \l "_Toc181257017" Annexe 16 : Revue par un membre du groupe dexperts du STAP PAGEREF _Toc181257017 \h 145
HYPERLINK \l "_Toc181257018" Annexe 17: Carte 35741 PAGEREF _Toc181257018 \h 161
Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest (PRBAO)
DOCUMENT dEVALUATION Du PROJET
AFRIQUE
AFTEN
Date : TIME \@ "d MMMM yyyy" 8 novembre 2007
Directeur des opérations : Mark Tomlinson
Directeur sectoriel : Marjory-Anne Bromhead
Identification du Projet : P096058/P105140
Instrument de prêt : don FEM et crédit IDA
Thème focal FEM : biodiversité
Supplément totalement intégré : ouiChargé de projet : Jean-Christophe Carret
Secteurs : Produits agricoles, agriculture / pêches / gestion forestière, vulgarisation et recherche agricoles, technologie de linformation/environnement
Thèmes : Biodiversité, services ruraux, nutrition et alimentation, aspects ruraux autres quagricoles, politique environnementale.
Données sur le financement du Programme:[ ] Prêt [X] Crédit [X] Don [ ] Garantie [ ] Autre :
Pour prêts/crédits/autres :
Financement total de la Banque (millions dUSD): LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R32C3" \a \t \* MERGEFORMAT 3,9 (IDA) + 5,4 (FEM) + 1,2 (IDA, déjà fourni sous Cr.4195-BUR)
Conditions proposées du crédit de lIDA : crédit standard
Période de grâce (années) : 10
Nombre dannées jusquà maturité : 40
Frais dengagement : standard
Frais de services : standardPlan de financement (millions USD)Le projet financé par lIDA et le FEM fait partie dun programme plus vaste financé par les sources suivantes :SourceLocalEtrangerTotalFONDS POUR LENVIRONNEMENT MONDIAL* LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,5 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C4" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,9 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R3C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 5,4IDA (nouveau financement) LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C3" \a \t \* MERGEFORMAT 1,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C4" \a \t \* MERGEFORMAT 2,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R37C5" \a \t \* MERGEFORMAT 3,9IDA Cr. 4195-BUR LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C3" \a \t \* MERGEFORMAT 0,6 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C4" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 0,6*** LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R36C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,2UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST-AFRICAINE (UEMOA)2,82,85,6FINANCEMENT IDENTIFIE (CE**, gouvernements et industries à travers des mécanismes de récupération des coûts)3,64,68,2Total LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C3" \a \f 4 \r 11,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\Documents and Settings\\wb92763\\Desktop\\Biosafety.negotiations\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C4" \a \f 4 \r 13,1 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R12C5" \a \f 4 \r 24,3(*) ninclut pas de don du Bloc B
(**) ressources financées par lendettement, disponibles en 2008.
(***) 1,2 ont été fournis au Burkina Faso pour financer son cadre national de biosécurité (CNB)Bénéficiaire du don : UEMOA
Tous les États membres bénéficieraient de la législation, de la réglementation et de lévaluation des risques au niveau régional mais les activités en Guinée Bissau, en Côte dIvoire et au Niger ne seront pas éligibles au financement actuel du FEM. Ces activités seront financées directement par lUEMOA avec un appui budgétaire de lAgence française de développement (AFD) et la CE à travers le 10ème Fonds européen de développement (FED).
Emprunteur auprès de lIDA : Le gouvernement du Burkina Faso
Agences responsables
1. Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)
Adresse : 380, Rue Agostino Neto 01 BP 453 Ouagadougou 01 Burkina Faso
Contact : Malick Diallo
Tél : 226 50 31 88 73 Fax : 226 50 31 88 72 Email: HYPERLINK "mailto:mdiallo@uemoa.int" mdiallo@uemoa.int
2. LAgence nationale de biosécurité du Burkina Faso au nom du Ministère de lEnvironnement et du Cadre de vie pour les aspects techniques, en collaboration avec lunité de coordination du Programme dappui aux filières agro-sylvo pastorales (PAFASP), programme rattaché au Secrétariat général du Ministère de lAgriculture, de lHydraulique et des Ressources halieutiques, pour tous les aspects fiduciaires.
Agence nationale de biosécurité :
BP 7044, Ouagadougou, Burkina Faso
Tél : (226) 50311676
PAFASP :
BP 7029, Ouagadougou, Burkina Faso
Tél : (226) 50304280,
Durée dexécution du Projet : 4 ans
Date dentrée en vigueur prévue : 31 mars 2008
Date de clôture prévue : 30 juin 2012
Estimation des décaissements du FEM (AF de la Banque/millions dUSD)AF20082009201020112012Annuels LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C3" \a \f 4 \r 0,4 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C4" \a \f 4 \r 2,2 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R18C5" \a \f 4 \r 1,21,10,5Cumulés LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C3" \a \f 4 \r 0,4 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C4" \a \f 4 \r 2,6 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C5" \a \f 4 \r 3,84,9 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R19C7" \a \f 4 \r 5,4Estimation des décaissements de lIDA (AF de la Banque/millions d USD)AF20072008200920102011Annuels0,31,81,40,30Cumulés0,32,13,53,93,9Le Projet diffère t-il de la stratégie d assistance au pays (CAS) quant à son contenu ou à d autres aspects importants ?
Réf. PAD A.3Ë% Oui " NonLe Projet nécessite t-il des exceptions aux politiques de la Banque ? Réf. PAD D.7
La direction de la Banque les a-t-elle approuvées ?
L approbation pour une exception est-elle demandée au Conseil ?Ë% Oui " Non
Ë% Oui Ë% Non
Ë% Oui Ë% NonLe Projet présente t-il des risques critiques qualifiés de « substantiels » ou « élevés » ? Réf. PAD C.6" Oui Ë% NonLe Projet satisfait-il aux critères régionaux de préparation à l exécution ?
Réf. PAD D.7" Oui Ë% NonObjectifs de développement du Projet Réf. PAD B.2, Annexe technique 3
Lobjectif de développement du Projet est dapporter un appui à lUnion économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour la mise en ouevre dun cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM). Composantes du Projet Réf. PAD B.4., Annexe technique 4
Le Projet est structuré en trois composantes : (a) adapter et diffuser des méthodologies régionales dévaluation et de gestion des risques biotechnologiques liés aux organismes vivants modifiés ; (b) élaborer et mettre en uvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité ; (c) mettre en uvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité dans les États membres de lUEMOA ayant ratifié le Protocole de Cartagena, avec une concentration initiale sur des produits de base spécifiques.Quels sont les mécanismes de sauvegarde déclenchés, le cas échéant ? Réf. PAD D.6, Annexe technique 10
Politiques de sauvegarde déclenchées par le Programme
Oui
Non
HYPERLINK "http://www.worldbank.org/environmentalassessment" Evaluation environnementale ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/9367A2A9D9DAEED38525672C007D0972?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/C4241D657823FD818525672C007D096E?OpenDocument" BP/HYPERLINK "http://lnweb18.worldbank.org/ESSD/envext.nsf/47ByDocName/EnvironmentalAssessment"GP 4.01)
[X]
[ ]
Habitats naturels ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/71432937FA0B753F8525672C007D07AA?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/62B0042EF3FBA64D8525672C007D0773?OpenDocument" BP 4.04)
[ ]
[X]
Gestion des nuisibles ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/665DA6CA847982168525672C007D07A3?OpenDocument" OP 4.09)
[X]
[ ]
Propriété culturelle ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/tocall/55FA484A98BC2E68852567CC005BCBDB?OpenDocument" OPN 11.03, révisé comme OP 4.11)
[ ]
[X]
Réinstallation involontaire ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/AA37778A8BCF64A585256B1800645AC5?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/383197ED73D421A385256B180072D46D?OpenDocument" BP 4.12)
[ ]
[X]
Peuples indigènes ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/0F7D6F3F04DD70398525672C007D08ED?OpenDocument" OD 4.20, révisé comme OP 4.10)
[ ]
[X]
Forêts ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C972D5438F4D1FB78525672C007D077A?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/97FA41A3D754DE318525672C007D07EB?OpenDocument" BP 4.36)
[ ]
[X]
Sécurité des barrages ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C12766B6C9D109548525672C007D07B9?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/D3448207C94C92628525672C007D0733?OpenDocument" BP 4.37)
[ ]
[X]
Programmes dans les zones disputées ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/72CC6840FC533D508525672C007D076B?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/5DB8B30312AD33108525672C007D0788?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/C6B0F62BE7A10B338525672C007D078B?OpenDocument" GP 7.60)*
[ ]
[X]
Programmes sur les voies navigables internationales ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/5F511C57E7F3A3DD8525672C007D07A2?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/47D35C1186367F338525672C007D07AE?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/CC209CF484469D2C8525672C007D07EE?OpenDocument" GP 7.50)
[ ]
[X]
Conditions non-standard importantes, le cas échéant, pour : Réf. PAD C.7
Présentation au Conseil : 13 novembre 2007
Entrée en vigueur du don et du crédit : 31 mars 2008
Conditions applicables à la mise en uvre du projet : Financement des composantes du Programme qui ne sont pas financées par la Banque mondiale
CONTEXTE STRATEGIQUE ET JUSTIFICATION
Contexte national et sectoriel
Le secteur cotonnier joue un rôle important dans les économies des huit pays de lUnion économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où 10 millions de ménages dépendent du coton pour leurs moyens de subsistance. Le coton constitue ainsi un élément essentiel de détermination de la croissance économique et du niveau de pauvreté dans la région. Les pays producteurs de coton ont pu accéder à des parts de marché du coton ces trois dernières décennies, mais la chute des prix et les pressions constantes sur le marché les forcent à trouver les moyens daméliorer leur compétitivité tout en recherchant des conditions commerciales plus favorables.
Ces trois dernières années, en réponse principalement à la résistance des insectes aux pesticides chimiques, le Burkina Faso a effectué des essais réglementaires en champ de coton transgénique, en partenariat avec lindustrie de la recherche sur les plantes. Les chercheurs et les responsables gouvernementaux du Mali, du Sénégal, et dans une certaine mesure du Bénin et du Togo voudraient également démarrer des essais en champ de coton transgénique, ainsi que dautres cultures transgéniques vivrières et de rente. La biotechnologie agricole constitue un outil potentiel de contrôle des ravages dinsectes en Afrique de lOuest, de réduction de lutilisation des pesticides, daccroissement de la productivité agricole, damélioration de la sécurité alimentaire et daugmentation du niveau de compétitivité commerciale de la région au niveau mondial. Cependant, lutilisation des organismes transgéniques présente des risques importants, non seulement pour les pays qui effectuent des essais en champ, mais également pour tout lespace UEMOA compte tenu du marché commun entre les pays membres et de la tradition de partage des semences au-delà des frontières nationales. De plus, les négociations des frais de technologie dans le secteur du coton seront clés pour déterminer lampleur des surplus des producteurs. En conséquence, toutes les parties concernées ont exprimé la nécessité davoir des mécanismes solides de réglementation et de sauvegarde sur la biosécurité afin de garantir que les organismes transgéniques, également appelés organismes vivants modifiés (OVM), soient utilisés en toute sécurité, pour le bénéfice des paysans et en conformité avec les exigences du Protocole de Cartagena et des autres références internationales.
Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB) rentre dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et vise la coordination des efforts internationaux pour le transfert, la manipulation et lutilisation en toute sécurité des OVM, en vertu du principe de précaution. Pour respecter les engagements vis-à-vis du PCB, les pays signataires doivent établir ou maintenir des moyens de réglementation, de gestion ou de contrôle des risques, pour la biodiversité et pour la santé humaine, associés à lutilisation et au mouvement des OVM (Article 8).
Six pays de lUEMOA ont ratifié le PCB, et les huit pays ont tous participé aux programmes mis en uvre par le Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE) de développement de cadres nationaux de biosécurité (CNB). Six de ces pays (le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo) sont éligibles à un financement du Fonds pour lenvironnement mondial (FEM.
Justification de limplication du FEM/Banque
Sept pays sur les huit États membres de lUEMOA ont réalisé des programmes de développement de CNB sur financement du FEM, mais malgré les risques pour toute la région, seul le Burkina Faso a mis en place un cadre juridique opérationnel et un système de réglementation de la biosécurité. Les capacités techniques et institutionnelles en biosécurité sont faibles dans la région, en particulier dans les domaines clés tels que lévaluation des risques, le suivi et la réglementation de la recherche biotechnologique et des essais en champ dOVM, la sensibilisation et la participation du public et les équipements de laboratoire (voir Tableau 1, Annexe 1 pour plus de détails). Les pays souffrent également de lacunes pour les négociations des frais de technologie associés aux droits de propriété intellectuelle relatifs aux cultures transgéniques. Sans un appui supplémentaire de partenaires de développement ces pays ne pourraient pas pleinement remplir leurs obligations vis-à-vis du PCB ni tirer le maximum de profit de la technologie existante.
Le FEM recherche la diversification des agences de mise en uvre et a accepté la Banque mondiale pour financer ce projet régional. La Banque, qui uvre en tant quagence dexécution du FEM a déjà financé deux projets de développement des capacités liés à des programmes pilotes de CNB en Colombie et en Inde. Elle considère également le financement potentiel, en tant quagence dexécution du FEM, du projet régional proposé sur la biosécurité, qui est en cours de préparation pour lAmérique latine et les Caraïbes, avec la participation du Brésil, de la Colombie, du Costa Rica et du Pérou.
La Banque mondiale, dans son rôle de facilitateur et de partie neutre, et compte tenu de sa grande expérience de rassemblement dun éventail complet de partenaires pour lexpertise et lappui technique, est linstitution de financement appropriée pour ce Projet. Lapproche de la Banque mondiale consiste à : a) permettre aux pays de prendre les mesures nécessaires de réduction des risques pour lenvironnement et la santé au minimum et de respecter leurs obligations vis-à-vis des traités ; b) promouvoir le renforcement des capacités auprès de tous les acteurs concernés pour une prise de décision sensée et c) dajuster les projets en fonction des besoins et des priorités des pays pour des résultats durables et pérennes. Les mesures de sauvegarde sociale et environnementale et les dispositifs fiduciaires de la Banque lui permettront dappuyer les acteurs concernés, dapporter une réponse aux dynamiques actuelles de développement des OVM et dintégrer des modalités durables pour le processus dévaluation et de gestion des risques, conformément au Protocole de Cartagena.
Par ailleurs, la Banque mondiale est impliquée depuis des nombreuses années dans les secteurs ruraux et agricoles de la plupart des pays de lAfrique de lOuest. Elle a effectué une série détudes relatives à la biosécurité et possède de nombreuses publications analytiques sur le secteur cotonnier de lAfrique de lOuest et de lAfrique centrale, notamment la publication récente sur les stratégies pour le coton en Afrique de lOuest et en Afrique centrale (Strategies for Cotton in West and Central Africa) qui, parmi ses nombreuses recommandations, appelle à établir des systèmes de réglementation solides de la biosécurité. De plus, la Banque mondiale met en uvre au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal des projets et des réformes politiques importants de diversification, de recherche et de vulgarisation agricoles. La Banque mondiale est également impliquée dans les réformes institutionnelles, dans lappui aux organisations de producteurs, dans le renforcement des filières naissantes de produits alimentaires et dans la promotion de lexportation de produits agricoles (voir Annexe 2). Ces expériences ont permis à la Banque de développer des relations constructives avec de nombreux gouvernements et acteurs concernés qui vont participer à ce Projet.
Contribution du Projet à des objectifs plus élevés
Le Projet porte sur lexécution du PCB et contribuera ainsi aux objectifs et aux priorités stratégiques du programme opérationnel du FEM : les pays participant au Projet pourront améliorer leurs compétences en gestion des aspects liés à limportation et à lutilisation, de manière sure et durable, des plantes et des produits transgéniques. Le Projet adhère ainsi au thème focal du FEM sur la biodiversité et au programme opérationnel (OP) du FEM sur la conservation et lutilisation durable de la diversité biologique dimportance pour lagriculture (OP 13). Lapproche régionale proposée dans le cadre de ce Projet est également en cohérence avec le projet de stratégie de biosécurité du FEM et le rapport dévaluation du FEM, qui mettent en avant la coopération sous-régionale comme un moyen efficace de partage des informations et dharmonisation des cadres juridiques, pour une utilisation optimale des ressources institutionnelles, financières, techniques et humaines de la région.
De plus, le Projet remplit la priorité stratégique de biodiversité No. 3 du FEM sur le renforcement des capacités pour lexécution du PCB ainsi que la priorité stratégique No. 4 pour le développement et la dissémination des meilleures pratiques face aux préoccupations actuelles et émergentes sur la biodiversité (voir Composante A). Le Projet contribuera à cette priorité stratégique en identifiant des approches et des outils innovants dévaluation des risques, en développant des bases de données pour la production et léchange de connaissances dans le domaine de la biosécurité et enfin en créant des modèles de renforcement des capacités et des institutions.
Larticle 14 du Protocole de Cartagena autorise les pays à appliquer des systèmes multilatéraux pour gérer les activités relatives à la biosécurité à condition que ces systèmes soient conformes aux objectifs du Protocole et nengendrent pas un niveau de protection plus faible. Par la suite, la Décision BS-III/3 de la Troisième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique siégeant en tant que Réunion des parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (COP/MOP3) « invite les Parties des pays en développement et les Parties des économies en transition (
) à coordonner et à harmoniser les cadres de biosécurité au niveau régional et sous-régional. » De manière similaire, la Décision BS-III/5 « demande (
) du Fonds pour lenvironnement mondial une assurance que la mise en place du cadre dallocation des ressources ne compromettra en rien laccès des Parties admissibles au financement des activités relatives à la prévention des risques biotechnologiques, y compris les activités régionales le cas échéant , » tandis que la Décision BS-III/16 rappelle qu « une Partie de transit a le droit de réglementer le transport dorganismes vivants modifiés sur son territoire
et que les Parties peuvent conclure avec les autres Parties et avec des non-Parties des accords et arrangements bilatéraux, régionaux et multilatéraux concernant les mouvements transfrontières dorganismes vivants modifiés, conformément aux dispositions des articles 14 et 24 du Protocole. » Les pays de lUEMOA perçoivent ces déclarations dans leur ensemble comme une habilitation à harmoniser au niveau régional les cadres de biosécurité.
Enfin, le Projet adhère également à la Stratégie dassistance-pays (CAS) de chacun des pays bénéficiaires. Les CAS envisagent la croissance agricole comme le moteur du développement économique et le principal facteur de réduction de la pauvreté. Un des principaux défis consiste à rechercher lamélioration de la productivité par la diffusion de la technologie tout en accordant la priorité à la gestion durable des ressources naturelles et à la protection de la biodiversité (voir Annexe 1 pour les détails). Le Projet présenté ici relèvera ce défi dans le domaine de lutilisation émergente de la biotechnologie dans la région, en aidant les pays concernés à appliquer le Protocole de Cartagena.
DESCRIPTION DU PROGRAMME ET DU PROJET
Financement du Projet
Le Projet rentre dans le cadre dun Programme régional de biosécurité pour lUnion économique et monétaire ouest-africaine (le Programme) dune plus grande envergure et adopté en 2007. Le coût total du Programme proposé est estimé à 24,3 millions dUSD (voir Annexe 5 pour les détails). Plus spécifiquement, le Projet sera financé à travers :
Le don proposé du FEM de 5,4 millions dUSD qui financerait la partie du Projet sur lexécution du PCB au niveau régional et au niveau national au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et au Togo. La Côte dIvoire et la Guinée Bissau nont pas encore ratifié le Protocole de Cartagena et ne sont pas éligibles au financement du FEM. Le Niger a ratifié le Protocole mais ne fait pas partie de la ceinture cotonnière. Cependant, ces trois derniers pays sont inclus dans le Programme en tant quÉtats membres de lUEMOA pour lesquels sappliquera le cadre juridique communautaire qui sera élaboré et mis en uvre. La participation de ces pays sera financée par des contributions de lUEMOA et des autres partenaires, notamment la France et la CE
Le crédit proposé de lIDA dun montant en DTS denviron 3,9 millions dUSD, sous la forme dun prêt dinvestissement spécifique (SIL), qui financerait la création au Burkina Faso dun laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Cet instrument ne vise quà appuyer une activité dans un délai bien déterminé ; aucun changement institutionnel ou comportemental nest attendu et aucun investissement supplémentaire ne semble requis. Cet instrument semble le plus approprié pour les besoins du projet.
2. Objectifs de développement du Programme et du Projet et indicateurs clés
Lobjectif de développement du Programme (ODP) est délaborer et de mettre en uvre un cadre juridique communautaire de biosécurité en vue de permettra aux États membres de lUEMOA de faire face à leurs obligations vis-à-vis du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB), relatif à la Convention sur la diversité biologique ainsi que la mise en place des sauvegardes sociales et environnementales requises.
Lobjectif de développement du Projet est détablir et de mettre en uvre un cadre communautaire opérationnel institutionnel et juridique de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM).
Lindicateur clé de performance de la réalisation de lODP est le pourcentage de demandes traitées par rapport à celles reçues par les autorités nationales compétentes, portant sur les essais en champ et sur la mise en vente de cultures hautement prioritaires pour lespace UEMOA. Elles sont définies conformément à la Politique agricole de lUEMOA ; les demandes seront revues en accord avec les procédures régionales dévaluation et de gestion des risques, procédures établies sur une base scientifique par un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, qui sera créé dans le cadre du Projet (voir Annexe 3 pour les détails).
3. Objectif environnemental global et indicateurs clés
Lobjectif environnemental global (OEG) auquel le financement du FEM contribuera sera de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à I'introduction des organismes vivants modifiés (OVM) et des produits dérivés dans l'espace UEMOA. Cet objectif sera atteint à travers le développement de méthodes scientifiques dévaluation et de gestion des risques pour approuver ou rejeter les OVM, en conformité avec le PCB et avec les autres références internationales. Le Programme sera initialement développé dans les pays de lUEMOA mais pourrait être élargi à lensemble des pays de lAfrique de lOuest dont ceux de la CEDEAO non membres de lUEMOA. La CEDEAO sera impliquée dès le début du Programme pour garantir les synergies et la cohérence dans toute la région concernée.
Lindicateur clé de performance de lOEG est le pourcentage des évaluations de risque qui permettent de mesurer : (i) la présence ou labsence de contamination des espèces sauvages par transfert génétique ainsi que le niveau de concentration et (ii) lapparition de nouveaux organismes ou la disparition dorganismes non ciblés (voir Annexe 3 pour les détails). Ces mesures seront effectuées au Burkina Faso par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, en relation avec le réseau de laboratoires nationaux de biosécurité du Programme.
Dautres indicateurs de performance sont présentés en Annexe 3. Compte tenu de la relation complexe entre le Projet financé par le FEM et lIDA et les autres composantes du Programme financés par des fonds autres que ceux de la Banque mondiale, le cadre de résultats ne se limite pas au seul Projet mais prend en compte le Programme dans son ensemble. Certains résultats présentés dans le cadre des résultats ne peuvent être atteints sans la mise en uvre des composantes du Programme financées sur des fonds autres que ceux de la Banque mondiale. Ceci est réflété dans lAccord de don du FEM et dans lAccord de crédit de lIDA respectivement par des conditions et des solutions transversales.
4. Composantes du Programme et du Projet
Les ministres de lenvironnement des huit Etats membres de lUEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte dIvoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ont exprimé leur vif intérêt à progresser vers un cadre régional harmonisé de biosécurité exécuté par lUEMOA (voir la Déclaration de Bamako à la fin de lAnnexe 1). Tous les États membres ont participé au programme antérieur de développement des CNB, sur financement du FEM et exécuté par le PNUE.
Le Projet, qui sera financé par la Banque mondiale à travers un don du FEM et un crédit de lIDA, comprend des composantes spécifiques du Programme global :
Composante A Adapter et diffuser des méthodologies régionales dévaluation et de gestion des risques biotechnologiques (Total estimé : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C3" \a \f 4 \r 7,4 millions dUSD, dont LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C5" \a \t 1,6 millions dUSD du FEM ; LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r 3,9 millions dUSD de lIDA (nouveau financement) et 1,9 millions dUSD dautres sources de financement )
Ladaptation et la dissémination de méthodes standardisées pour évaluer et gérer les risques seront effectuées au Burkina Faso par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Dans un premier temps, les méthodologies porteront essentiellement sur le coton transgénique et, en fonction des priorités régionales, elles sétendront vers dautres spéculations agricoles (notamment le niébé). Les résultats de cette composante, dont les documents techniques, les directives, les formulaires et autres documents de contrôle seront diffusés dans le cadre dateliers et de sessions de formations spécifiques à lintention des acteurs régionaux et nationaux.
Cette composante comprend les quatre sous-composantes suivantes :
(i) lidentification et lévaluation des outils et des directives existants de détermination et de gestion des risques, utilisés ou en cours de préparation dans les pays de lUEMOA ainsi que leur comparaison avec les méthodologies internationalement reconnues (Total estimé : 1,4 millions dUSD),
(ii) létablissement dun laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, au Burkina Faso et le renforcement des capacités ce laboratoire en vue dune obtention éventuelle dune accréditation (en utilisant uniquement le crédit de lIDA) ainsi que la modernisation dun réseau de laboratoires nationaux de biosécurité dans les sept autres pays de lUEMOA (Total estimé : 5,3 millions dUSD),
(iii) la consolidation des outils actuels et le développement dapproches régionales communes conformes aux normes internationalement reconnues dans les domaines de lévaluation et de la gestion des risques, de linspection, du suivi et de lévaluation des OVM, ainsi que la préparation dun manuel régional de directives dévaluation et de gestion des risques (Total estimé : 0,6 million dUSD),
(iv) la diffusion des directives régionales dans lespace UEMOA à travers le BCH régional logé à lobservatoire régional. Le BCH comprend une base de données, un réseau de diffusion des registres, des dossiers, des données sur les essais, et dautres informations connexes requises par le PCB (Article 20 du Protocole). Cette base dinformations est accessible à travers un site web, par toutes les organisations gouvernementales, non gouvernementales (ONG) et le public (Total estimé : 0,1 million dUSD).
La composante A du Projet est financée par une contribution du FEM de 1,6 millions dUSD et par une contribution de lIDA (nouveau financement) de léquivalent de 3,9 millions dUSD et comprend les trois sous-composantes suivantes :
lidentification et lévaluation des outils et des directives existants de détermination et de gestion des risques, utilisés ou en cours de préparation dans les Etats membres de lUEMOA ainsi que leur comparaison avec les méthodologies internationalement reconnues (Contribution du FEM : 0,8 million dUSD; aucune contribution de lIDA)
Létablissement dun laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, au Burkina Faso et le renforcement des capacités de ce laboratoire pour lobtention éventuelle dune accréditation (Contribution du FEM 0,4 million dUSD, contribution de lIDA: contrevaleur de 3,9 millions dUSD)
la consolidation des outils actuels et le développement dapproches régionales communes conformes aux normes internationalement reconnues dans les domaines de lévaluation et de la gestion des risques, de linspection, du suivi et de lévaluation des OVM (Contribution du FEM: 0,4 million dUSD; aucune contribution de lIDA).
Composante B Élaborer et mettre en uvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité (Total estimé: LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C3" \a \t 8,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R23C3" \a \f 4 \r millions dUSD, dont LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C5" \a \t 1,7 LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R23C5" \a \f 4 \r millions dUSD du FEM ; aucune contribution de lIDA et 7 millions dUSD dautres sources de financement)
Cette composante réglementaire et institutionnelle consistera à élaborer un Cadre régional de biosécurité (CRB) opérationnel pour lespace UEMOA, notamment la création dun observatoire régional pour le suivi. Lexécution du CRB se fera en vertu du principe de subsidiarité de lUEMOA, selon lequel les états membres concèdent leur pouvoir à lUEMOA pour remplir des objectifs communs qui sont peu susceptibles dêtre atteints de façon efficace au niveau national. Lexpérience de lUEMOA et les efforts actuels dintégration économique et politique à travers lharmonisation des politiques sectorielles augmenteront les chances de réalisation de lobjectif du Programme.
Cette composante comprend les quatre sous-composantes suivantes :
(i) la préparation dune règlementation régionale de biosécurité selon les procédures de lUEMOA qui associe les États membres et lensemble des acteurs concernés (Total estimé : 1,0 million dUSD),
(ii) la facilitation de la participation des acteurs de la société civile dans la préparation, ladoption et la mise en uvre de la règlementation régionale proposée de biosécurité (Total estimé : 0,2 million dUSD),
(iii) la mise en place dun cadre institutionnel pour accompagner la diffusion et la mise en uvre de la règlementation dans les huit États membres de lUEMOA (Total estimé : 4,7 millions dUSD),
(iv) la coordination, le suivi et lévaluation de toutes les composantes établies par le Programme (Total estimé: 2,8 millions dUSD).
Le cadre institutionnel inclura les domaines réglementaires et politiques relatifs aux droits de propriété intellectuelle (DPI) sur les cultures transgéniques ainsi quun observatoire régional de biotechnologie agricole moderne qui assurera le respect des obligations vis-à-vis du PCB et suivra limpact environnemental et socio-économique de la biotechnologie agricole, à partir dune série dindicateurs clés développés par lUEMOA et les acteurs concernés. Après ladoption de la règlementation régionale, lobservatoire pourrait servir doutil daide à la prise de décision au niveau régional.
Les fonds du FEM ne financeront pas la création et lexécution dun dispositif sur les droits de propriété intellectuelle (DPI) (sous-composantes B3 et C3). Dautres sources de cofinancement seront utilisées pour lexécution du PCB dans tous les États membres et pour latténuation optimale des risques associés aux OVM.
La composante B du Projet est financée par une contribution de 1,7 millions dUSD du FEM, aucune contribution de lIDA et comprend les trois sous-composantes suivantes :
la préparation dune règlementation régionale de biosécurité (Contribution du FEM : 0,3 million dUSD)
la mise en place dun cadre institutionnel pour accompagner la diffusion et la mise en uvre de la règlementation régionale juridique dans les États membres de lUEMOA (Contribution du FEM : 0,6 million dUSD)
le renforcement des capacités des institutions régionales pour la mise en uvre du Projet (Contribution du FEM : 0,8 million dUSD).
Composante C Mettre en uvre les cadres réglementaires de biosécurité et renforcer les capacités en droits de propriété intellectuelle (DPI) (Total estimé : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C3" \a \t 8,2 millions dUSD, dont LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C5" \a \t 2,1 millions dUSD du FEM ; LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \t 1,2 millions dUSD de lIDA Cr.4195-BUR; autres sources de financement : 4,9 millions dUSD).
Cette composante du Programme consacrée au renforcement des capacités et de la participation des acteurs portera sur la mise en uvre du CRB au niveau national, sur le renforcement des capacités des institutions nationales concernées par le CRB, sur une meilleure sensibilisation du public et la participation des acteurs concernés, ainsi que sur le renforcement des capacités nationales en DPI sur les cultures transgéniques. Lélaboration et la mise en place du CRB nécessitant deux ans, le Programme supportera les mesures transitoires à travers les activités de la première sous-composante (C1) relatives à la mise en uvre des cadres nationaux de biosécurité dans les pays ayant déjà démarré les essais en champ, comme le Burkina Faso.
Les trois sous-composantes du Programme sont : (i) le renforcement des capacités humaines, institutionnelles et réglementaires permettant aux pays dexécuter le CRB et les mesures transitoires jusquà lentrée en vigueur du CRB (Total estimé : 6,6 millions dUSD) ; (ii) linformation, la sensibilisation et limplication des acteurs clés, en particulier les organisations de producteurs, à propos de la réglementation régionale et ses implications sur lenvironnement et le développement socio-économique (Total estimé : 0,5 million dUSD et le renforcement de capacités des administrations en matière de droits de propriété intellectuelle sur les cultures transgéniques (Total estimé : 1,1 millions dUSD).
La composante C du Projet est financée par une contribution de 2,1 millions dUSD du FEM et dune contribution de la contrevaleur de 1,2 millions dUSD de lIDA. Elle vise à appuyer la mise en uvre du cadre national, et le cas échéant régional, institutionnel, réglemetnaire et juridique de biosécurité dans les Etats membres de lUEMOA ayant ratifié le Protocole de Cartagena, à travers linformation, la sensibilisation et le renforcement des capacités des acteurs concernés, en particulier des organisations de producteurs, sur les règlementations nationales et régionales et leurs implications pour lenvironnement et le développement socio-économique. Lappui au cadre national de biosécurité comprendrait une contribution de 1,5 millions dUSD du FEM, une contribution de la contrevaleur de 1,2 millions dUSD de lIDA. Laappui au cadre régional serait financé par une contribution de 0,4 million dUSD du FEM. Le Projet ne prévoit aucun financement pour le renforcement des capacités en DPI.
5. Enseignements tirés et pris en compte dans la conception du Projet
Le développement du projet proposé (et du Programme au sens large) a entièrement intégré les enseignements tirés de la stratégie de biosécurité du FEM et du rapport dévaluation du FEM sur la biosécurité. Ces documents recommandent une coordination au sein du pays et limplication des acteurs concernés pour la mise en uvre du CNB ; si possible, privilégier lapproche régionale y compris au niveau de la recherche ou en mobilisant un réseau dinstitutions de recherche (tel que les systèmes nationaux de recherche agricole pour lévaluation des risques et lInstitut du Sahel), pour la règlementation communautaire de biosécurité et enfin la collaboration avec les programmes bilatéraux et multilatéraux existants tels que le Programme de renforcement des systèmes de biosécurité (PBS) de lUSAID, ceux de la DDC, de la FAO, de lUnion africaine (AU) et du Nouveau partenariat pour le développement de lAfrique (NEPAD) et du PNUE-FEM sur le « Renforcement des capacités pour une participation efficace des pays au Centre déchange pour la prévention des risques biotechnologiques. »
Le rapport dévaluation du FEM sur la biosécurité a été présenté au Conseil du FEM ; ce rapport évalue lefficacité de lappui du FEM à lexécution du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Les enseignements tirés et leur prise en compte dans le Projet sont résumés dans le tableau suivant.
Enseignement tiréComment cet enseignement a été pris en compte dans la conception du Projet et du Programme global 1. Leffort du FEM a contribué à accélérer la ratification du PCB.Lapproche régionale proposée permettra de faire progresser rapidement linclusion de nouveaux pays nayant pas encore ratifié le PCB mais reconnaissant la nécessité dune sécurité absolue pour la manipulation des cultures transgéniques, conformément aux standards internationaux en matière dévaluation et de gestion des risques.2. Létat des lieux effectué pour le développement des CNB nétait pas adapté aux contextes locaux, car il était limité par le manque de ressources financières et dexpertise juridique.Lexpérience de la Banque mondiale en conseils techniques et politiques complexes, le partenariat avec des institutions multilatérales et les évaluations nationales planifiées permettront de renforcer ladaptation au contexte lors de lexécution du Programme. Le Programme a également effectué un état des lieux spécifique pour identifier les lacunes des cadres réglementaires existants (voir Annexe 1)3. Le développement des compétences en évaluation et en gestion des risques est resté au stade général et embryonnaire. Les efforts de renforcement des capacités et de développement doutils et dinstruments de contrôle, qui viendront en appui à lexécution des règlements de biosécurité, reposent sur une évaluation préalable des besoins. Le Projet est initialement orienté vers un renforcement des compétences dans le domaine du coton transgénique, ce qui constituera une étude de cas concrète ; ultérieurement, lamélioration des capacités devrait permettre darriver au niveau de compétence nécessaire pour lévaluation et la gestion des risques associés aux autres cultures transgéniques. 4. Le modèle de CNB na été efficace que dans les pays ayant déjà une expérience en matière de biosécurité et un certain niveau de compétence.Le nouveau Programme sera attentif aux besoins nationaux et proposera des activités adaptées à chaque contexte national, afin de renforcer les capacités techniques et scientifiques des institutions identifiées.5. La coopération et la coordination étaient limitées entre les bailleurs de fonds, le Secrétariat du FEM et le CDB. Le nouveau Programme recherchera activement la collaboration des Secrétariats du FEM, de la CDB et de tous les bailleurs de fonds impliqués dans la biosécurité ou la biotechnologie dans la région (par exemple, le PNUE pour la mise en uvre du BCH). 6. Il ny avait pas dharmonisation sous-régionale des cadres scientifiques, juridiques et réglementaires. Le cadre régional de biosécurité qui sera élaboré et mis en uvre par le Programme permettra une plus grande harmonisation au niveau des pays sur les plans scientifique, juridique et réglementaire. LUEMOA, la principale agence en charge du Programme, a un mandat dharmonisation des réglementations. 7. Plusieurs initiatives traitaient à la fois de biosécurité et de promotion de la biotechnologie. Dans la région, les rôles dévolus à la recherche sur la biosécurité et ceux consacrés à la promotion de la biotechnologie sont clairement partagés entre respectivement les ministères de lenvironnement et ceux de lagriculture.
Le nouveau Programme porte sur les questions de biosécurité (mais prend en compte des aspects socio-économiques comme noté dans larticle 23 du Protocole) et concerne principalement les ministres de lenvironnement des pays de lUEMOA. Cependant, les ministres de lagriculture seront associés à certaines activités du Programme, à des fins de coordination. Ce Projet tirera également les enseignements des projets financés par la Banque mondiale qui existent depuis 2003 en Colombie et en Inde sur le renforcement des capacités dans le domaine de la biosécurité. Ces projets ont principalement mis en évidence (i) le rôle clé dune meilleure sensibilisation du public et des consultations publiques; (ii) limportance de lengagement des acteurs concernés pour guider la stratégie du projet; (iii) le temps et leffort substantiel requis pour établir des mécanismes de coordination fluide entre les ministères et enfin (iv) les bénéfices tirés dune évaluation des besoins de formation pour la conception du projet de renforcement des capacités. Tous ces enseignements ont été pris en compte dans le présent Programme. Par ailleurs, tous les supports de formation et les directives produits par les projets en Colombie et en Inde seront mis à la disposition de ce Programme régional.
En 2004, lINSAH a publié un « état des lieux de la règlementation, des directives, de lautorisation et de la circulation des OGM dans le Sahel ». En novembre 2004, lInstitut a lancé un processus de développement dune « convention-cadre instituant une réglementation commune biosécuritaire dans lespace CILSS » et une autre « convention-cadre instituant une réglementation commune en matière de semences végétales » (semences conventionnelles et génétiquement modifiées). Les versions préliminaires de ces conventions-cadres ont été soumises aux états pour examen et ont fait lobjet de discussions lors dun atelier des acteurs concernés à Niamey en janvier 2006. En mars 2007, les conventions-cadres ont été approuvées par le Conseil des ministres du CILSS. Ces initiatives sont importantes et lUEMOA et le CILSS ont accepté de travailler en étroite collaboration pour exploiter la base technique établie par lINSAH plutôt que de répéter ces efforts. Plus spécifiquement, ces conventions-cadres sur la biosécurité et les semences constitueront lune des bases pour lélaboration du cadre régional de biosécurité. Le rôle du cadre régional de concertation (CRC) sur la réglementation et le contrôle des semences et OGM en cours de création par lINSAH devrait être pris en compte par lobservatoire régional tel quil est décrit dans la Composante B3.
6. Alternatives envisagées et raisons de leur rejet
Sur la base des initiatives de développement des CNB entreprises par le PNUE, le Projet aurait pu proposer une approche exclusivement nationale dexécution du PCB. Cependant, cette approche na été jugée ni économique ni efficace dans le contexte des pays de lUEMOA compte tenu de la taille des pays, des contraintes liées aux compétences et du marché commun de lUEMOA. Par conséquent, et conformément aux conclusions et recommandations du Secrétariat du FEM et du COP/MOP3, lapproche régionale a été privilégiée. Cette approche savère non seulement plus économique et plus efficace, mais permettra également dobtenir un environnement réglementaire stable et facilitera le partage dinformations entre les partenaires et les acteurs concernés dans toute la sous-région.
EXECUTION
Dispositions de partenariat
Le cofinancement de la contrevaleur de 5,1 millions dUSD dIDA pour le Burkina Faso sera mis à disposition pour (i) appuyer le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et lAgence nationale de biosécurité au Burkina Faso et (ii) exécuter le CNB actuel jusquà lentrée en vigueur du CRB. Les fonds de lIDA proviendront dune part de ce Projet ( LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r 3,9 millions dUSD, dont 1/3 sera couvert par lallocation-pays pour le Burkina Faso et 2/3 financé par lenveloppe pour les projets régionaux de lIDA14, prenant en compte les externalités régionales des composantes financées par lIDA) pour le laboratoire de référence , et dautre part du PAFASP, un projet en cours (Cr. 4195-BUR) où LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \f 4 \r 1,2 millions dUSD ont été réservés pour appuyer le CNB du Burkina Faso, jusquà lentrée en vigueur du CRB.
A la suite de la Sixième réunion annuelle des bailleurs de fonds sur le développement rural en Afrique de lOuest et du Centre, qui sest tenue à Rome en mai 2006, lAgence française de développement sest engagée à allouer au Programme 5,2 millions dUSD dans le cadre de leur appui budgétaire à lUEMOA (lallocation budgétaire du Trésor français au Prgramme économique régional (PER) de lUEMOA est denviron 25 millions dUSD par an). LUnité pour lenvironnement et le développement rural de la Commission européenne a réservé 6,9 millions dUSD du 10ème FED (qui démarre en 2008, ces ressources sont donc considérées comme financées par lendettement) pour appuyer linitiative de biosécurité de lUEMOA. Les conditions et les solutions transversales décrites dans les Accords de financement de la Banque mondiale garantiront la disponibilité de ces financements pour le Programme global.
Lors de la réunion de Cotonou de septembre 2006, qui a rassemblé les partenaires techniques et financiers du PRBAO, le PNUE a annoncé son intention de mettre en uvre les activités du BCH dans les huit États de lUEMOA à travers le programme régional de BCH du FEM (Renforcement des capacités pour la participation efficace des pays dans le Centre déchanges pour la prévention des risques biotechnologiques). Le Programme coordonnera ses activités avec celles de ce programme PNUE-FEM dans les pays qui participeront au Programme régional de biosécurité.
Le Programme recevra également des prestations en nature dune valeur de 0,5 million dUSD par les gouvernements des Etats de lUEMOA, dans le cadre du financement de leurs coordinateurs nationaux respectifs, et 0,7 million dUSD à travers des mécanismes de récupération des coûts du secteur privé (voir Analyse économique et financière). Ces deux contributions, dune valeur peu élevée sont cependant importantes en termes de (i) appropriation et (ii) de durabilité du programme (en particulier pour le laboratoire régional).
La version finale de lévaluation du soutien du FEM au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, qui a été soumise au Conseil du FEM en 2005, souligne quil est important que la stratégie du FEM prévoit des obligations de coordination et de collaboration avec dautres programmes multilatéraux et bilatéraux. Autrement, on court en effet le risque de promouvoir de multiples priorités nationales concurrentes ou de créer la confusion et/ou des malentendus sur les rôles respectifs des différents programmes dans la stratégie nationale (Final Draft of the Evaluation on GEFs Support to the Cartagena Protocol on Biosafety pp. 40). Par conséquent, des efforts ont été faits pour prendre en compte tous les bailleurs de fonds partenaires concernés; ces derniers ont été tenus au courant du Programme afin de réduire la duplication des efforts et la confusion dans la région. Il convient de souligner que, dune part, la collaboration du Programme avec les autres bailleurs de fonds ne signifie pas une validation de leurs efforts (sauf mention contraire) et, dautre part, que le renforcement des capacités en biosécurité nimplique pas un encouragement à lintroduction des OVM.
Dans son effort de collaboration avec les autres programmes multilatéraux et bilatéraux, le Programme contribuera à la mise en uvre du « Plan daction pour le développement de la biotechnologie et de la biosécurité » adopté par la CEDEAO - initiative appuyée par lUSAID. LUEMOA est reconnue pour sa capacité dadoption des politiques sectorielles et des règlements harmonisés supranationaux (qui simposent aux droits nationaux une fois adoptées consensuellement par les États membres). Tandis que les décisions de la CEDEAO restent aujourdhui au stade de propositions. Cest lune des raisons qui a conduit à se concentrer le Programme sur la région UEMOA. Cependant, puisque lUEMOA et la CEDEAO ont déjà convenu de collaborer étroitement à la formulation dune politique environnementale commune, le Programme aura certainement des externalités positives dans le domaine de la biosécurité pour les pays de la région au sens large, tels que le Ghana et le Nigeria.
Le processus prévu de consultation régionale pour lélaboration et ladoption de la future règlementation régionale impliquera comme partenaires principaux la CEDEAO et lINSAH afin de garantir la cohérence de lapproche règlementaire dans toute la région ouest-africaine. La participation de la CEDEAO, de lINSAH et des pays qui ne sont pas membres de lUEMOA ne sera pas financée par le Programme et sera conditionnée à la disponibilité dun financement externe.
Le Programme travaillera en faveur dune coordination des initiatives de biosécurité dorganisations multilatérales et bilatérales telles que le PNUE, lUSAID et la FAO. Des partenariats étroits seront développés avec le CORAF/WECARD (le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole) et lINSAH, une institution spécialisée du CILSS. Linitiative technique de biosécurité et de biotechnologie initiée par le CORAF/WECARD et lINSAH sur financement de lUSAID identifie plusieurs domaines prioritaires daction. Dans le domaine de la biosécurité, le développement dun cadre sous-régional harmonisé est envisagé, notamment une règlementation sous-régionale visant à réduire les problèmes liés aux mouvements transfrontaliers des OVM.
Arrangements institutionnels et de mise en uvre
Lefficacité institutionnelle et les avancées actuelles et futures de lUEMOA placent cette organisation dans une position unique pour diriger le développement dun cadre régional de biosécurité pour les pays bénéficiaires (voir Annexe 6 pour plus de détails). Les principaux objectifs de lUEMOA sont : (i) de promouvoir la coordination et la mise en uvre des politiques sectorielles nationales dans les domaines de lagriculture, de lenvironnement, du transport, des infrastructures, des télécommunications, des ressources humaines, de lénergie, des mines et de lartisanat et (ii) dharmoniser la législation au sein des États membres lorsque cette harmonisation est nécessaire au bon fonctionnement du marché commun. Pour atteindre ces objectifs lUEMOA a adopté en 2001 une Politique agricole de lUnion (PAU) et prépare une Politique commune damélioration de lenvironnement (PCAE) - incluant notamment un important volet sur la biosécurité qui sera examinée et adoptée par la Conférence des chefs dÉtats et de gouvernements en 2007. LUEMOA développe et met également en uvre des réglementations communautaires en matière de médicaments vétérinaires, des semences ainsi que des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) couvrant lensemble de lUnion.
Tous les États membres ont besoin dun cadre réglementaire relatif aux OVM et conforme aux normes internationales de sécurité environnementale. Le souhait est de développer un instrument juridique et institutionnel commun qui puisse réduire la pression sur les rares ressources financières et techniques et éviter la répétition dun long et coûteux processus dans chaque État membre. Par ailleurs, il est prévu que lexpérience de lUEMOA soit répliquée et étendue à lensemble de lespace CEDEAO.
Pendant la préparation du Projet, notamment lors des consultations individuelles, lUEMOA a été clairement soutenue par tous les ministres de lenvironnement des États membres, qui ont, à loccasion, réitéré la confiance quils accordent à lUEMOA, comme latteste la Déclaration de Bamako (voir la fin de lAnnexe 1).
Le Togo est lun des Etats membres de lUEMOA. Il a ratifié le PCB et a participé dans le programme du PNUE de développement dun CNB. La participation du Togo est importante pour la réalisation de lobjectif du programme de lUEMOA. Compte tenu du statut actuel de suspension des décaissements au Togo, la Banque mondiale nexécute aucun programme de prêt dans ce pays. A travers lappui à une approche inclusive de lUEMOA financée directement par le FEM, la Banque permettra de garantir que les bénéfices tirés du Programme au niveau régional ne soient pas compromis par la supsension des décaissements dun pays participant.
Le Projetsera exécuté sous la responsabilité dun Comité dorientation et de suivi rassemblant les principaux acteurs concernés. Le COS a été créé le 6 avril 2007. Ce comité sera présidé par le ministre chargé de lenvironnement du pays assurant la présidence de lUEMOA. Le COS comprendra des représentants des ministres de lenvironnement des sept autres États membres, un représentant des ONG régionales dans le domaine de lenvironnement, trois membres dorganisations régionales de producteurs, un représentant de lUEMOA, un de la CEDEAO et enfin le président du comité scientifique régional (lorgane scientifique du Comité dorientation et de suivi qui fonctionnera comme un panel indépendant dexperts).
La coordination générale du Projet sera assurée par une Unité de coordination (UC) rattachée à la Commission de lUEMOA. Cette UC assurera le secrétariat du Comité dorientation et de suivi. Elle sera en charge de (i) la programmation annuelle des activités du Projet et lapprobation du plan de travail et du budget, (ii) le suivi de lexécution et des résultats, en particulier lanalyse et lélaboration des rapports dactivité et des audits financiers et opérationnels et (iii) la formulation de recommandations et autres mesures correctives le cas échéant.
Les autorités nationales compétentes en charge de la biosécurité (dans le rôle de correspondants nationaux) seront les points focaux du Projet au niveau des pays. Le ministre chargé de lenvironnement de chaque État membre désignera par décret ministériel le comité national de biosécurité qui sera établi dans le cadre du programme du PNUE/FEM comme un comité consultatif en appui au correspondant national et au Programme.
Passation des marchés et gestion financière. Lors de la phase de préparation du Projet, les compétences en gestion financière et en passation des marchés de lUEMOA ont été évaluées (voir Annexes 7 et 8). La responsabilité fiduciaire des fonds du FEM sera assurée par le département administratif et financier de lUEMOA et lexécution se fera selon les règles financières de lUEMOA. La responsabilité fiduciaire du crédit de lIDA sera assurée par lUnité de coordination du Programme dappui aux filières agro-sylvo pastorales (PAFASP), au nom de lAgence nationale de biosécurité (Ministère de lEnvironnement et du Cadre de vie du Burkina Faso). La biosécurité fait déjà partie des activités du PAFASP qui appuiera lANB du Burkina Faso. Lévaluation de la passation des marchés et de la gestion financière a déjà été réalisée puisque le PAFASP est maintenant en phase dexécution.
En ce qui concerne le don du FEM, les autorisations de paiement seront accordées sous la responsabilité générale du Président de la Commission de lUEMOA mais seront déléguées à un Commissaire de lUEMOA afin daccélérer lexécution du Projet. Les paiements aux fournisseurs de biens et de services seront effectués sur autorisation du Chef comptable ; un compte spécial pour le projet sera ouvert auprès de la Banque centrale des États de lAfrique de lOuest (BCEAO).
Les états financiers pour le don du FEM seront préparés par le Chef comptable de lUEMOA, suivant les normes de lUEMOA, très similaires aux normes comptables internationales du secteur public (IPSAS) publiées par le Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC-PSC). Un auditeur externe ayant lexpérience et les qualifications satisfaisantes pour la Banque sera recruté, avant lentrée en vigueur du don, selon les règles de la Cour des Comptes de lUEMOA. Laudit sera effectué conformément aux normes internationales daudit (ISA) publiées par le Conseil pour les normes internationales de laudit et de lassurance de la Fédération internationale des experts-comptables.
Participation des acteurs concernés
La participation et la nécessité de prendre en compte les divers points de vue des acteurs sont essentielles pour la bonne exécution du Projet. La communication sur le Projet a débuté lors de la phase de préparation, à travers des consultations approfondies des groupes dacteurs concernés. Pour poursuivre ce processus de consultation lors de la mise en uvre du Projete, un Comité dorientation et de suivi (décrit au paragraphe 44) du PRBAO sera mis en place. Ce comité rendra directement compte à la Commission de lUEMOA qui a charge de la coordination du Projet. La Commission de lUEMOA informera régulièrement les ministres en charge de lenvironnement de létat davancement du PRBAO lors des réunions du Conseil des ministres de lUnion qui ont lieu au moins une fois par an.
Par ailleurs, un Secrétariat permanent dirigé par le spécialiste de la communication du Projet sera basé à lUnité de coordination (UC) pour recueillir les commentaires, notamment les requêtes et les plaintes des acteurs concernés. Ce mécanisme participatif complètera la procédure habituelle de lUEMOA qui comprend lorganisation dateliers régionaux et nationaux afin de rassembler les opinions et les préoccupations des acteurs concernés avant lébauche dune réglementation régionale.
Lors du processus de rédaction de la réglementation régionale, des procédures de participation du public pour la prise de décision seront développées en conformité avec le point 2 de larticle 23 du Protocole de Cartagena. Ces procédures seront exécutées au niveau national.
Les principaux groupes dacteurs ayant participé au développement du Projet comprennent (a) des représentants des ministères en charge de lenvironnement, de lagriculture et de la recherche dans les pays de lUEMOA et (b) les partenaires du Projet, comme les instituts de recherche, les organisations nationales et régionales de producteurs, les comités nationaux de biosécurité, les organisations de la société civile, les groupes de consommateurs et le secteur privé.
Outre ces mécanismes formels, la diffusion des informations, à travers le Centre déchange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH) et à travers des formations, lorganisation dateliers et dactions de sensibilisation, constitue un élément capital pour la transparence du Projet. De ce fait, la Coordination du Projet sera tenue responsable, envers les acteurs, de latteinte des objectifs du PRBAO.
Lors de la préparation du Projet lUEMOA a recruté une équipe de spécialistes en communication pour mettre en place des groupes de discussion aux niveaux régional et national afin de mieux cerner les points de vue et les besoins des principaux acteurs clés (voir Annexe 10).
Suivi et évaluation des résultats et des impacts
Le plan de suivi et dévaluation du Projet intégrera entièrement les recommandations du récent rapport intitulé Evaluation of GEFs Support to the Cartagena Protocol on biosecurity, et revu par le Conseil du FEM en novembre 2005.
Pour mesurer les progrès accomplis vers les résultats souhaités, lUnité de coordination et le Comité dorientation et de suivi développeront une série dindicateurs intermédiaires de suivi au niveau régional et national, basée sur le cadre des résultats présenté en Annexe 3. Le cadre final des résultats indiquera les indicateurs de résultats et les objectifs annuels, la situation de référence, les sources de données, la fréquence de collecte des données, leur utilisation stratégique et lentité responsable de la collecte et du compte-rendu. Les rapports de suivi seront communiqués à tous les acteurs du Projet, notamment aux États membres et constitueront des éléments clés pour les exercices de planification et de stratégie du Projet ainsi que pour les réunions du COS. Les modalités spécifiques du suivi seront les suivantes :
Rapports trimestriels. La coordination régionale produira des rapports trimestriels décrivant les progrès accomplis lors de lexécution du Projet et les réactions reçues par le secrétariat permanent dirigé par le spécialiste en communication du PRBAO; ces rapports noteront également les évolutions des indicateurs clés de performance si linformation est disponible.
Rapports semestriels. LUC et le COS produiront également des rapports semestriels résumant le progrès accompli lors des six mois précédents. Le rapport de lUC sera soumis à la Banque dans un délai dun mois après la fin de chaque semestre. Le procès-verbal de la réunion du COS sera rédigé et diffusé par lUC.
Rapports annuels. LUC assurera le suivi de la gestion globale du Projet à travers lexamen des rapports trimestriels de gestion financière et des audits techniques annuels (voir Annexe 7) de lUEMOA, de lAgence nationale de biosécurité du Burkina Faso (pour les aspects techniques du crédit de lIDA) et du PAFASP (pour tous les aspects financiers du crédit de lIDA).
Observatoire régional. dans le cadre de la Composante B, le Projet mettra en place un observatoire régional qui assurera les fonctions essentielles de suivi de la conformité au Protocole de Cartagena et dévaluation de limpact de la biotechnologie agricole sur les aspects socio-économiques et la biodiversité, si les pays adoptent les cultures transgéniques. Ceci permettra aux pays dexécuter plusieurs articles du Protocole, y compris les Articles 26 et 33. Le Secrétariat du FEM a confirmé que le financement de lobservatoire est éligibilité aux ressources du FEM. La Composante C appuiera le renforcement des capacités de suivi, si nécessaire, au sein de lUEMOA et des autorités nationales compétentes, et améliorera les compétences actuelles dans la région. Enfin, lObservatoire aura également un mandat de suivi de la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux. Ces compétences particulières ne seront cependant pas développées avec les fonds du FEM.
Missions de supervision. La Banque participera à deux missions de supervision par an (10 semaines-personne), dont une mission qui inclura les partenaires principaux du Projet notamment ceux qui le cofinancent. Ces missions ont pour objectif dévaluer les progrès dans la mise en uvre du Projet et didentifier les contraintes et les goulots détranglement afin daider lUC à identifier des solutions et à adapter lactivité annuelle. Une revue à mi-parcours des résultats et des activités du Projet par lUEMOA est également prévue avant le 30 décembre 2009. Les participants de la revue à mi-parcours proposeront le cas échéant des actions correctives pour une réalisation ponctuelle des résultats attendus. Un consultant indépendant sera recruté par lUEMOA sur financement du Projet pour développer les tâches préparatoires de cette revue.
Durabilité et réplicabilité
Durabilité institutionnelle. LUEMOA, une institution solidement établie et financièrement viable, est un élément clé de la durabilité des résultats du Projet. De plus, le poste de coordinateur régional au sein de lUEMOA a pour objectif dassurer le suivi de la mise en uvre du projet. Au niveau national, le rôle important des institutions clés du secteur public, comme les ministères en charge de lenvironnement et de lagriculture, les institutions de recherche régionales et les points focaux du FEM pour la biosécurité, contribuera également à la durabilité institutionnelle du Projet. Le mécanisme de BCH développé et mis en uvre sur le web, qui sera maintenu au delà du PRBAO, constitue un autre élément de durabilité des résultats du Projet.
Une évaluation juridique, réglementaire et institutionnelle, démarrée en mai 2006 lors de la préparation du Projet sur financement du don PDF Bloc B, a porté sur les capacités institutionnelles nécessaires à la mise en uvre du cadre de biosécurité envisagé ; cette évaluation a identifié les points faibles spécifiques nécessitant un renforcement des capacités et une assistance technique. Les recommandations principales ont été intégrées dans le Programme pour en renforcer la durabilité.
Durabilité financière. Une approche sous-régionale permettra de réaliser des économies déchelle à moyen terme dans lexécution du PCB. Lutilisation dune organisation sous-régionale bien établie améliore la capacité de levée de fonds des pays (par la force du groupe comparée à leffort dun seul pays) et réduit la compétition régionale et la duplication des efforts. Une organisation dintégration régionale comme lUEMOA pourra bien sensibiliser les États sur la nécessité dallouer une meilleure allocation budgétaire aux autorités nationales compétentes en matière de biosécurité. Par ailleurs, le Projet ne financera pas les coûts opérationnels liés à lexécution du CRB au niveau national, car la plupart des pays ont déjà exprimé leur engagement à mobiliser des fonds à travers leurs budgets nationaux. Enfin, des mécanismes financiers potentiels, comme la mise en place dune taxe régionale ou de frais de dossier pour les requêtes dOVM seront étudiés lors de lexécution du Programme.
Une évaluation de la durabilité financière a été réalisée lors de la préparation du Projet, financée par des fonds du don PDF Bloc B, afin destimer les coûts opérationnels et les différents mécanismes de financement requis pour la mise en uvre du cadre régional de biosécurité proposé au niveau régional et national. Les principales recommandations ont été intégrées dans le Programme pour en renforcer le potentiel de durabilité.
Capacité de réplicabilité. Laccent mis sur le coton par le Projet est voulue et soutenue par les acteurs institutionnels clés du PRBAO. Cela, en vue daider les pays à se conformer à leurs obligations vis-à-vis du PCB, que ces pays approuvent ou non les essais en champ dOVM. Cette stratégie est conçue pour être répliquée pour dautres spéculations agricoles, dans les pays bénéficiaires et dautres régions africaines, en particulier à lensemble de la région CEDEAO. De plus, la stratégie de développement et de renforcement des capacités des institutions sous-régionales et des organismes nationaux des pays bénéficiaires peut servir de modèle à dautres régions africaines ayant des caractéristiques agro-écologiques et sociopolitiques communes. A la fin du Projet, le partage des connaissances à travers le BCH sera expérimenté et validé. Cela permettra à dautres pays ou sous-régions dobtenir des informations sur les points forts et les points faibles du Projet et dappliquer la stratégie expérimentée par le PRBAO en fonction de leurs besoins spécifiques. En outre, la disponibilité dun personnel technique formé au cours de lexécution du Projet, permettra un échange croisé des qualifications techniques en Afrique.
Risques critiques et aspects controversables
Les principaux risques encourus par le Projet et les moyens datténuation pris en compte dans la conception du Projet sont présentés dans le tableau ci-dessous.
RisquesMesure datténuation des risques Niveau de risque avec atténuation La participation de huit États ayant différents niveaux dintérêt et des compétences pour exécuter le PCB, ainsi que la participation de multiples institutions au sein de chaque pays pourraient compliquer lexécution du Programme.Laccent initialement mis sur un produit de base, avec des pays partageant un intérêt commun pour le coton, devrait faciliter la coordination régionale et une exécution du Programme qui soit adaptée à létat de préparation de chaque pays.MLes efforts dharmonisation régionale sont handicapés par une résistance de certains pays ou acteurs régionaux.La principale agence dexécution, lUEMOA, possède la volonté politique et lexpérience nécessaires en matière dintégration régionale et dharmonisation des politiques. Elle jouit dune bonne réputation dans ses huit États membres. MDu fait de lassociation par défaut de la biotechnologie agricole aux questions relatives à la biosécurité, les réputations de la Banque et du Programme pourraient en pâtir. Les principaux acteurs concernés pourraient en effet percevoir le Programme, et par conséquent la Banque mondiale, comme encourageant lintroduction des OVM. Premièrement, la participation de acteurs clés ayant des opinions différentes sur les OVM ainsi que le partage dinformations constituent des priorités spécifiques du Programme. Cela renforcera la transparence du Programme et son obligation de rendre compte, tout en apportant des réponses appropriées aux critiques formulées. Deuxièmement, une consultation de lensemble des acteurs a été réalisée par une équipe de spécialistes en communication lors de la préparation du Programme, afin délaborer une carte de perception sur le Programme et didentifier les aspects qui pourraient mettre en danger la réputation de la Banque ou du Programme. Troisièmement, lors de la mise en uvre, lunité de coordination recrutera un spécialiste en communication pour préparer et mettre en uvre un plan de communication stratégique qui prendra en charge, entre autres, les aspects liés à la réputation. SLes bénéfices économiques possibles tirés de lutilisation potentielle du coton Bt ou dautres OVM pourraient être annihilés par lincapacité des pays à négocier les aspects de droits de propriété intellectuelle. Un cofinancement en supplément des fonds du FEM viendra appuyer les services juridiques et techniques pour assister les pays lors des négociations des droits de propriété intellectuelle et pour la mise en place dun cadre juridique régional sur les DPI. MUn examen minutieux, efficace et indépendant des comptes de lUEMOA pourrait être difficile à réaliser.Un auditeur externe, ayant lexpérience et les qualifications satisfaisantes pour lIDA, sera recruté. Par ailleurs, la France coopère avec la Cour des comptes pour rattraper les retards daudit des comptes de lUEMOA. Le Programme appuiera cet effort en fournissant un appui technique externe ou une consultation à court terme. ME = Elevé ; S= Substantiel ; M = Modéré; F/N = Faible/Négligeable
Le risque fiduciaire au niveau régional est modéré compte tenu des améliorations récentes de la gestion de lUEMOA. Les retards de production des comptes de lUEMOA sont en cours de rattrappage et des progrès importants ont été réalisés au niveau des contrôles internes. Il y a cependant des retards au niveau des contrôles externes. Actuellement, seuls les comptes de 1997 ont fait lobjet dun audit tandis que les comptes de 1998 à 2006 sont toujours en attente. De plus, des efforts importants doivent être encore réalisés pour avoir le nombre requis de comptabiles et dauditeurs au sein de la Commission de lUEMOA.
Pour contribuer aux mesures datténuation des risques, le Ministère français des Affaires étrangères (MAE) apporte une assistance technique en matière de formation et de renforcement des capacités. Le Programme recrutera deux employés supplémentaires (un comptable et un auditeur) pour renforcer les capacités de lUEMOA en gestion financière, notamment en audit interne.
Conditions dentrée en vigueur du don FEM/crédit IDA
Les conditions dentrée en vigueur du don du FEM sont les suivantes. LUEMOA doit avoir : (i) recruté un auditeur externe pour le Projet ; (ii) adopté un Manuel de gestion administrative, comptable et financière du Projet ainsi quun Manuel dexécution du Projet dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale, (iii) mis en place le Comité dorientation et de suivi ; (v) mis en place lUnité de coordination, recruté un spécialiste de la biosécurité (qui aura la fonction de coordinateur régional) et un spécialiste en communication pour lUnité de coordination, ainsi quun comptable et un spécialiste de la passation des marchés pour les services financiers et administratifs de lUEMOA ; (vi) assuré la formation de deux membres du personnel (dont le Chef de département de la Direction des approvisionnements et de la comptabilité matière du récipiendaire) aux Directives de passation des marchés et aux Directives de sélection et demploi des consultants et ; (vii) développé et fourni à la Banque un acte légal (dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale) confirmant que les dispositions de lAccord de don autorisé et signé par lUEMOA sont valables, exécutoires et obligatoires. Toutes les personnes recrutées doivent avoir des termes de référence, des qualifications et une expérience satisfaisants pour la Banque mondiale.
Les conditions dentrée en vigueur du crédit du lIDA sont les suivantes. Le Burkina Faso doit avoir : (i) recruté un comptable pour le Projet ; (ii) adapté le Manuel de gestion administrative, comptable et financière du PAFASP et un Manuel dexécution du Projet dont la forme et le contenu sont satisfaisants pour la Banque mondiale ; (iii) nommé un correspondant national pour lexécution du Projet ; (iv) établi un comité national de biosécurité pour lexécution du Projet et (v) adopté un instrument légal adéquat pour refléter les obligations fiduciaires de lunité de coordination du PAFASP pour le Projet. Toutes les personnes recrutées doivent avoir des termes de référence, des qualifications et une expérience satisfaisants pour lIDA.
ResuME DE LEVALUATION
Analyse économique et financière
Sans le Programme, qui inclut le Projet, on peut supposer que lUEMOA adoptera progressivement le coton transgénique et probablement dautres cultures transgéniques, suite aux activités finançant le renforcement des capacités des chercheurs et lacceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Cette approche ne garantira pas une réglementation transparente et objective au niveau régional, ni une négociation des coûts de la technologie dans lintérêt des paysans, ni une évaluation et une gestion adéquates des risques.
Avec le Programme, les bénéfices économiques au profit de la région UEMOA seront de trois sortes : (i) ceux liés à lefficacité dune réglementation régionale par rapport aux réglementations nationales individuelles ; (ii) des frais de technologie plus bas grâce à des meilleures marges de négociation ; (iii) des risques plus faibles de contamination de la biodiversité régionale et un moindre impact des pesticides sur lenvironnement et la santé.
Avec le Programme, les pays bénéficieront à terme de la mise en place dune agence régionale de biosécurité qui collaborera avec les agences nationales de biosécurité (qui auront des responsabilités réduites), ainsi que de la réduction des coûts grâce aux procédures dévaluation et de gestion des risques conçues et mises en uvre au sein du laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et au sein du réseau de laboratoires nationaux plutôt quindividuellement dans chaque pays.
Les négociations des coûts de la technologie seront essentielles pour déterminer le niveau de bénéfice des producteurs. Dans le cadre du Programme, les organisations paysannes seront mieux informées. Les activités de renforcement des capacités de négociation réduiront les coûts de la technologie, par rapport au scénario sans le Programme. Ainsi, lintroduction des OVM dans le secteur cotonnier sera plus avantageuse pour les paysans.
Les résultats de lanalyse économique (voir Annexe 9) démontrent que les bénéfices économiques attendus, estimés sur la base de différentes hypothèses sur la situation actuelle, ainsi que les gains liés à lefficacité de la réglementation et à la réduction des frais de technologie, seront du même ordre de grandeur que les coûts économiques, même si les bénéfices environnementaux (une contamination plus faible de la biodiversité et un moindre impact des pesticides sur lenvironnement et la santé) ne sont pas pris en compte. Par conséquent, les investissements proposés par le programme sont certainement justifiés sur le plan économique. Les deux principaux bénéficiaires du Programme seraient, dune part, les gouvernements des États membres de lUEMOA qui réaliseront des économies sur le fonctionnement de leurs agences nationales de biosécurité et sur leur budget de recherche, et, dautre part, les paysans de lespace UEMOA, qui paieront moins de frais de technologie sils décident dadopter le coton Bt.
Les résultats de lanalyse financière (voir Annexe 9) montrent quil est possible de couvrir les coûts récurrents dopération de 500.000 USD, à court terme en facturant les services du laboratoire de référence et à moyen et long terme grâce à des mécanismes de marchés (taxes, frais de licence et de demande) appliqués à la commercialisation potentielle des OVM. La facturation des services du laboratoire de référence devrait être rapidement mise en place lors de lexécution du Programme.
Analyse technique
Si le Programme (qui inclut le Projet) réussit, il permettra aux pays bénéficiaires de remplir leurs obligations vis-à-vis du Protocole de Cartagena et deffectuer en toute sécurité des tests en champ de coton transgénique et dautres cultures, et sils le désirent, de les mettre sur le marché. Lévaluation et la gestion des risques sont des éléments cruciaux de la mise en uvre du Programme. Lévaluation des risques consiste à identifier, à déterminer et à sélectionner des actions de suppression ou datténuation des risques associés à lutilisation dOVM. Ce processus débouche sur des procédures qui doivent être scientifiquement appliquées, sur la base de techniques dévaluation des risques reconnues, et qui prennent en compte les standards développés par des organisations internationales pertinentes, ainsi que les leçons tirées des expériences pratiques menées dans le monde entier.
Le Programme développera des méthodologies opérationnelles, harmonisées sur le plan régional, et conformes aux normes internationales en la matière. Ces méthodologies incluront des directives, des documents techniques, des formulaires et des fiches de contrôle pour lévaluation et la gestion des risques associés aux OVM et aux produits dérivés. Les outils existants dans les pays bénéficiaires et dans la sous-région seront évalués et renforcés, conformément aux normes internationales de gestion des risques développées par des organisations spécialisées comme lOCDE et le PNUE. Ces outils seront diffusés au niveau national à travers des ateliers et des formations spécifiques à lintention des acteurs régionaux et nationaux.
Au nombre des activités garantissant sa pertinence technique, le Programme financera et cherchera à obtenir une accréditation pour un laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, et pour un réseau de laboratoires nationaux. Le laboratoire de référence proposé servirait de « branche exécutive » du cadre réglementaire qui sera élaboré par lUEMOA et apporterait aux États membres un soutien objectif et transparent dévaluation des risques liés à la biosécurité.
Ces évaluations de la sécurité environnementale doivent être effectuées au cas par cas dans le milieu où lOVM sera introduit. Les pays de lUEMOA ont besoin dinfrastructures et de personnel dédiés à cet objectif, mais ne disposent actuellement que dune capacité limitée de ressources humaines et de laboratoires. Dans ces conditions, concentrer lexpertise au sein dun laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale, sera le moyen le plus rentable dobtenir une capacité de laboratoires adéquate et datteindre une masse critique suffisante pour lévaluation des risques de biosécurité et pour le renforcement des capacités. De plus, la politique du FEM en matière de biosécurité met laccent sur la nécessité de développer des approches régionales pour une utilisation optimale de ressources nationales limitées. De manière similaire, lappui de lIDA régional vise la création de biens publics régionaux.
Le laboratoire de référence doit être relié aux laboratoires nationaux en charge de la détection, du suivi et de la rédaction de rapports sur les OVM afin dempêcher ou de réduire le mouvement incontrôlé des semences dOVM vers les pays voisins.
Ces laboratoires fourniront directement des données scientifiques à un observatoire régional de biotechnologie agricole moderne. Cet observatoire suivra limpact dune telle technologie, en cas dadoption par les pays concernés, sur les aspects environnementaux et socio-économiques, conformément à une série dindicateurs clés développés par lUEMOA et tous les acteurs. Il recommandera des actions appropriées aux décideurs régionaux et nationaux. Par ailleurs, lobservatoire sera en charge du suivi de la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux, même si cette capacité ne sera pas développée sur financement du FEM ou de lIDA.
Analyse fiduciaire
Les responsabilités fiduciaires du Projet obéiront aux règles financières de lUEMOA pour le don du FEM et seront assumées, pour le crédit de lIDA, par lUnité de coordination du PAFASP, qui est en activité depuis décembre 2006. La capacité de gestion financière a été évaluée sur la base du Manuel des pratiques de gestion financière publié le 3 novembre 2005 par le Conseil de gestion financière. Ces évaluations avaient pour objectif de déterminer si les procédures de gestion financière de lUEMOA et le PAFASP étaient acceptables. Lévaluation financière du ministère en charge de lenvironnement du Burkina Faso avait été réalisée auparavant.
Les procédures de gestion financière du Projet satisfont aux exigences minimales de la Banque selon la procédure OP/BP10.02 et seront en mesure de fournir, de manière relativement sûre, des informations précises et régulières sur létat du Projet, conformément aux conditions de la Banque mondiale. Cependant, des actions clés de renforcement et de mise à jour du système de gestion financière de lUEMOA et du PAFASP ont été identifiées. Ces actions, dont lUEMOA aura la charge, sont : (i) le recrutement dun auditeur externe dont lexpérience et les qualifications sont acceptables par la Banque mondiale ; (ii) le recrutement dun comptable et dun spécialiste de la passation des marchés respectivement pour le département de comptabilité générale et pour le département dadministration générale et (iii) la rédaction dun manuel dexécution administrative, comptable et financière. Pour le PAFASP, elles comprennent la mise à jour du manuel dexécution administrative, comptable et financière.
La Commission de lUEMOA, basée au Burkina Faso, sera en charge de la passation des marchés pour le don du FEM. Les activités financées par les fonds de lIDA seront sous la responsabilité de la nouvelle unité de coordination du PAFASP, rattaché au Secrétariat général du Ministère de lAgriculture, de lHydraulique et des Ressources halieutiques au nom du Ministère de lEnvironnement et du Cadre de vie. Tous les pays de lUEMOA font actuellement lobjet dun processus de réforme et dharmonisation des procédures de passation des marchés, financé par la Banque mondiale et par la Banque africaine de développement (BAfD). La réforme est conduite par le département de politiques économiques et de la fiscalité intérieure de lUEMOA et influencera la procédure de passation des marchés de la Commission dans les années à venir.
Les risques liés à la passation des marchés ont été évalués comme dun niveau élevé pour les activités financées par le FEM et lIDA. Des seuils dévaluation préalables seront déterminés en conséquence.
Pour le FEM : lors de la pré-évaluation, une évaluation formelle des compétences en passation des marchés a été effectuée au niveau de la Direction des approvisionnements et de la comptabilité matière (DACM). Lévaluation a révélé que la Commission manque de documents de procédures de qualité. Il ny a pas de manuel de procédures et les quelques textes qui donnent des directives de passation des marchés sont incomplets. Les activités au jour le jour se basent sur quelques rares textes officiels et lexpérience antérieure, limitée, en passation des marchés du personnel de la DACM. La Commission a peu dexpérience des procédures de passation des marchés de la Banque mondiale. Après la première année de mise en uvre, la Banque mondiale va réexaminer la situation et les seuils dévaluation préalables pourront être modifiés en fonction des résultats de passation des marchés du Projet.
Pour lIDA : le spécialiste de la passation des marchés du PAFASP vient juste dêtre sélectionné et, à ce stade, nous ne disposons pas déléments suffisants pour évaluer ses compétences. Cependant, il possède une expérience modérée et a été exposé aux procédures de lIDA dans le passé lors des deux PPF du PAFASP.
Un plan daction a été élaboré pour atténuer les risques identifiés lors de lévaluation, à la fois pour le financement de lIDA que du FEM. Les détails sont présentés en Annexe 8.
Analyse sociale
Le Programme a été préparé en suivant un processus entièrement participatif, impliquant un vaste ensemble dacteurs issus dinstitutions régionales et nationales, de la communauté de la recherche et de la société civile. Les deux principaux risques sociaux du Programme sont, dune part, que certaines acteurs clés aient une idée fausse des objectifs du Programme et, dautre part, que les paysans enregistrent des pertes de revenus (voir Annexe 10 pour plus de détails).
En ce qui concerne le risque de mauvaise perception du Programme, lUEMOA a embauché une équipe de spécialistes en communication sur financement du don PDF-B pour recueillir et analyser la perception des acteurs clés. En juin et novembre 2006, cette équipe a réalisé des consultations de groupes des acteurs clés, notamment de la société civile et des organisations de producteurs, dans les cinq pays éligibles au financement du FEM. Léquipe a présenté les principales caractéristiques du Programme et recueilli les commentaires sur les objectifs, les composantes, les coûts et les arrangements institutionnels du Programme. Elle a également présenté à ces acteurs la version préliminaire du Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) dans les huit États membres de lUEMOA (voir ci-dessous).
Le deuxième risque socio-économique le plus important est limpact négatif potentiel de lintroduction du coton transgénique sur les revenus et les moyens de subsistance des paysans, après la mise en uvre du cadre de biosécurité. Ce risque est lié à : a) la dépendance possible des paysans vis-à-vis des fournisseurs de semences qui ont le monopole de détermination des prix, b) laccroissement des rendements et la baisse de lutilisation de pesticides et c) la capacité des États à enregistrer, auprès de lOAPI, les variétés domestiques. Afin de faire face aux aspects socioéconomiques, notamment les droits de propriété intellectuelle et la négociation des frais de technologie, une évaluation a été réalisée, lors de la préparation du Programme, sur financement du don PDF-B du FEM pour identifier les priorités en matière de renforcement des capacités nationales et régionales pour négocier avec les multinationales. Ces domaines portent sur : (i) linformation de toutes les acteurs concernés, notamment les paysans, sur les enjeux ; (ii) la vulgarisation des textes régissant les variétés locales et (iii) la fourniture dune assistance technique pour lenregistrement des variétés nationales. Bien que cette évaluation a été approuvée pour un financement préparatoire du FEM, les activités du Programme sur les droits de propriété intellectuelle ne recevront pas de financement du FEM.
Les risques sociaux potentiels associés au Programme ont été examinés et inclus lors de la conception du PRBAO. Ces risques seront réévalués régulièrement et atténués à travers le plan de suivi et dévaluation ainsi que le cadre institutionnel et réglementaire communautaire qui sera établi par le Programme.
Analyse environnementale
Lintroduction potentielle des OVM dans lenvironnement des Etats de lUEMOA pourrait constituer une menace environnementale ou avoir des impacts socioéconomiques négatifs. Le Programme doit prendre ces questions en compte lors de la conception du cadre de réglementation de la biosécurité. Le risque potentiel place le Projet dans la catégorie B ; Les procédures de « OP 4.01 » et « OP 4.09 » sont déclenchées pour veiller à ce que les mesures adéquates soient incluses dans le futur cadre régional et lors de sa mise en uvre au niveau régional et national.
LUEMOA a préparé un CGES en partenariat avec les acteurs clés des pays bénéficiaires. Ce cadre prend en compte les exigences du Protocole de Cartagena, ainsi que les risques locaux potentiels identifiés lors du processus de consultation publique des acteurs nationaux. Les évaluations de risques portent sur la gestion de la résistance aux insectes (GRI), le flux génétique, le potentiel dinvasion et la coexistence avec dautres systèmes de production telle que comme la filière coton biologique. Les mesures de suivi de ces risques seront effectuées dans le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale. Par ailleurs, le Projet financera la préparation dun dispositif de réponse pour atténuer la contamination génétique ou les cas de résistance dinsectes à la suite de lintroduction des OVM.
Le CGES inclut une description des arrangements institutionnels pour la mise en uvre, définissant les rôles et les responsabilités précis des différents organismes. Les compétences des pays bénéficiaires sont faibles. Lobjectif du Programme est de fournir une formation et une assistance technique aux autorités nationales compétentes et aux autres agences concernées dans chaque pays, ainsi quaux institutions régionales en charge de la biosécurité. Les financements nécessaires au renforcement des capacités ont été prévus dans le Programme, ce qui permettra aux pays bénéficiaires de remplir les obligations du CGES et en conformité avec le Protocole de Cartagena.
Politiques de sauvegarde
Politiques de sauvegarde déclenchées par le ProgrammeOuiNon HYPERLINK "http://www.worldbank.org/environmentalassessment" Evaluation environnementale ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/9367A2A9D9DAEED38525672C007D0972?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/C4241D657823FD818525672C007D096E?OpenDocument" BP/HYPERLINK "http://lnweb18.worldbank.org/ESSD/envext.nsf/47ByDocName/EnvironmentalAssessment"GP 4.01)[X][ ]Habitats naturels ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/71432937FA0B753F8525672C007D07AA?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/62B0042EF3FBA64D8525672C007D0773?OpenDocument" BP 4.04)[ ][X]Lutte contre les nuisibles ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/665DA6CA847982168525672C007D07A3?OpenDocument" OP 4.09)[X][ ]Patrimoine culturel ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/tocall/55FA484A98BC2E68852567CC005BCBDB?OpenDocument" OPN 11.03, révisée comme OP 4.11)[ ][X]Réinstallation involontaire ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/AA37778A8BCF64A585256B1800645AC5?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/383197ED73D421A385256B180072D46D?OpenDocument" BP 4.12)[ ][X]Populations indigènes ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/bytype/0F7D6F3F04DD70398525672C007D08ED?OpenDocument" OD 4.20, révisée comme OP 4.10)[ ][X]Foresterie ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C972D5438F4D1FB78525672C007D077A?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/97FA41A3D754DE318525672C007D07EB?OpenDocument" BP 4.36)[ ][X]Sécurité des barrages ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/C12766B6C9D109548525672C007D07B9?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/D3448207C94C92628525672C007D0733?OpenDocument" BP 4.37)[ ][X]Programmes dans des zones en litige ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/72CC6840FC533D508525672C007D076B?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/5DB8B30312AD33108525672C007D0788?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/C6B0F62BE7A10B338525672C007D078B?OpenDocument" GP 7.60)*[ ][X]Programmes sur les voies navigables internationales ( HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/OPolw/5F511C57E7F3A3DD8525672C007D07A2?OpenDocument" OP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/BProw/47D35C1186367F338525672C007D07AE?OpenDocument" BP/ HYPERLINK "http://wbln0011.worldbank.org/Institutional/Manuals/OpManual.nsf/GPraw/CC209CF484469D2C8525672C007D07EE?OpenDocument" GP 7.50)[ ][X]6.2 Catégorie dévaluation des instruments de sauvegarde
Catégorie B- Évaluation partielle à travers un Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES).
6.3 Catégories dévaluation des instruments de sauvegarde et des aspects environnementaux
Le Projet ne financera pas de nouvelles infrastructures ou dessais en champ dorganisme vivant modifié quel quil soit. Cependant, lintroduction potentielle des OVM par les pays bénéficiaires pourrait poser un risque environnemental ou socio-économique. Par conséquent, le Projet a été classé en catégorie B et les procédures OP 4.01 et OP 4.09 sont déclenchées afin de veiller à ce que les mesures adéquates soient incluses dans le cadre régional prévu. Par conséquent, avant lévaluation du Projet, lUEMOA a préparé et rendu public un CGES pour garantir linclusion de mesures adéquates datténuation des risques dans le Projet et dans le CRB prévu, conformément au Protocole de Cartagena (voir Annexe 10).
Exceptions aux politiques et préparation
Le Projet proposé ne nécessite aucune exception aux politiques de la Banque mondiale.
Les arrangements dexécution suivants sont déjà en place : (i) les TDR pour lUnité de coordination ont été rédigés, (ii), les plans de passation de marchés et dexécution de projet du FEM et de lIDA pour la première année sont achevés et (iii), les engagements écrits des partenaires financiers ont été reçus.
Le travail est en cours pour remplir les conditions dentrée en vigueur.
Annexe 1 : Contexte national et sectoriel ou programmatique
DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT AfriQUE : Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
La productivité agricole en Afrique de lOuest est généralement très faible et la croissance a été lente ou stagnante ces quatre dernières décennies. Les chercheurs et les ministères de lagriculture du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal et du Togo (les cinq pays bénéficiaires du don FEM) pensent que la biotechnologie agricole fournit une nouvelle opportunité daccroître la productivité et la compétitivité du secteur agricole, en particulier pour le coton (le principal produit de base de la région).
Les cotons Bt et Vip, développés respectivement par Monsanto et Syngenta, sont des variétés transgéniques de coton qui permettent de réduire les coûts des insecticides compte tenu dune plus grande résistance des plantes au principal ravageur du cotonnier. Les cotons Bt et Vip contiennent un gène de Bacillus thuringiensis (Bt) qui parasite les chenilles des mites et des papillons ravageurs. Le gène Vip produit une protéine qui tue la larve de linsecte nuisible lorsquil essaie de sattaquer au coton. Dans la ceinture cotonnière de lAfrique de lOuest, le Burkina Faso a démarré en 2003 des essais en champ de coton transgénique (voir la section sur le Burkina Faso ci-dessous). Le Mali pourrait également initier des activités/essais en champ similaires. Le Sénégal a une politique daugmentation de la productivité du coton pour atteindre 100 000 tonnes métriques par an. Au niveau de la recherche, ce pays est le plus avancé dans le domaine de la biotechnologie. Les essais en champ démarreront dès lentrée en vigueur de la loi sur la biosécurité. Le Bénin et le Togo sont prêts à suivre cette tendance économique afin déviter une éventuelle perte de compétitivité en cas commercialisation du transgénique par les pays voisins.
Le cadre réglementaire développé au Burkina Faso est le plus avancé de la région. Il a été motivé par le lancement en 2003 dessais en champ de coton transgénique. En 2004, des mesures législatives intermédiaires ont été adoptées par décret (sans débat au Parlement national, avec le soutien du projet financé par le PNUE/FEM. Cependant, le gouvernement a préparé une loi adoptée par le Parlement et entrée en vigueur en avril 2006. Le Burkina Faso a créé en février 2005 une Agence nationale de biosécurité (ANB) au sein de son ministère de lenvironnement, ayant le mandat de coordination des activités de biosécurité auprès des agences gouvernementales et des organisations privées pour garantir la sécurité lors de lutilisation des OVM (production, importation et exportation et commercialisation). Pour remplir cette mission, lagence comptera sur lappui dautres organismes, comme les douanes pour le contrôle des importations et des exportations et les ministères de lagriculture et de la recherche pour la réglementation des essais en champ dOVM et le suivi après la commercialisation. LANB collaborera également avec dautres comités désignés par la loi. Les autres pays développeront certainement des mécanismes réglementaires et institutionnels similaires, en particulier le Mali et le Sénégal où le processus a déjà démarré.
Même si tous les pays bénéficiaires du don du FEM ont publié les versions finales de leur cadre national de biosécurité, la plupart de ces documents doivent encore faire lobjet de discussions et dune approbation lors dateliers nationaux des acteurs concernés, avant ladoption par les parlements nationaux. Ces cadres prévoient la création dune autorité nationale compétente (ANC) dans chaque pays qui serait en charge de la coordination de la biosécurité et de la prise de décision finale pour les demandes sur les OVM. Un comité national de biosécurité apporterait lexpertise scientifique à lANC, et un comité dorientation et de suivi, composé de divers représentants de la société civile, renforcerait la participation publique pour la prise de décision. Les outils et les directives dévaluation et de gestion des risques seraient préparés sous la responsabilité du comité scientifique national.
Ainsi, un seul pays (le Burkina Faso) sur les cinq concernés a commencé à exécuter les recommandations émises par les CNB pour atteindre les objectifs du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB). Parallèlement, il est urgent de renforcer les capacités des différents acteurs, telles que les responsables des politiques, les institutions nationales de recherche agricole et les organisations paysannes, afin de garantir une gestion en toute sécurité des risques associés aux OVM. Par ailleurs, lutilisation efficace des droits de propriété intellectuelle lors des processus damélioration des plantes, en particulier pour les variétés transgéniques, doit être accentuée.
Dans le cadre de sa politique sectorielle, lUEMOA a démarré le développement dune approche commune des politiques de production des biens et des services agricoles et industriels. Dautres sujets connexes portent sur lencouragement de la coopération entre les agences nationales de recherche agricole, la certification des semences, les normes et les tests industriels, les mesures sanitaires et phytosanitaires et les normes de sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux. Des initiatives ont également été prises pour améliorer la compétitivité des principales filières agricoles comme le coton, le riz et le maïs, dans lidée dharmoniser et de définir une position commune (en particulier pour le coton) au niveau de la sous-région.
Des informations détaillées sur le secteur cotonnier des cinq pays bénéficiaires du don du FEM sont fournies ci-dessous pour appuyer les déclarations des Sections A1 et A2 du document de projet. Des informations sur les cadres réglementaires de biosécurité des trois autres pays de lUEMOA (Côte dIvoire, Guinée Bissau, Niger) sont également fournies. A la fin de cette annexe, le Tableau 1 présente un résumé de létat : (i) du développement de la biotechnologie moderne (en particulier les biotechnologies des plantes et du coton); (ii) de lévaluation des risques; (iii) du développement de la réglementation et de la préparation du CNB; (iv) de la gestion et du suivi des risques, ainsi que de lapplication des lois; (v) de la sensibilisation et de la participation du public et (vi) de la sensibilisation des paysans dans les cinq pays bénéficiaires du don du FEM.
Bénin
Contexte national et sectoriel
La culture du coton constitue lun des plus importants secteurs agricoles du Bénin. Elle constitue une source principale demplois, de revenus en devises, de rentrées financières pour le gouvernement et dactivités bancaires pour léconomie. Le défi du développement rural réside entre autres à accélérer la croissance de la productivité dans le secteur cotonnier et dans les autres secteurs à travers le développement et les applications technologiques (CAS 2003).
Entre 1995 et 2000, le coton représentait un tiers des exportations béninoises. Le coton est une ressource cruciale pour le bien-être rural car les activités liées au coton emploient environ 45 pour cent des ménages ruraux. Au début des années 2000, près de 20 pour cent des zones cultivées du Bénin ont été consacrées au coton, en particulier dans la province de Borgou au nord du pays. Le Bénin a depuis fait des efforts importants pour restructurer et privatiser le secteur cotonnier. La gestion de la filière repose largement entre les mains des organisations de producteurs. Au niveau du secteur privé, trois principaux organismes ont été créés : (i) lAssociation interprofessionnelle du coton (AIC), composée de deux entités (lorganisation des producteurs (FUPRO) et lassociation des égreneurs); (ii) la Coopérative dapprovisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA) qui a pris la responsabilité de loffre des intrants et (iii) le Centre de sécurisation des paiements et du recouvrement pour le coton (CSPR), qui agit comme une chambre de compensation pour les payements faits par les égreneurs aux producteurs et le remboursement du crédit sur les intrants accordé par les producteurs aux distributeurs.
Bien que le CAS ne fasse aucune mention spécifique sur une stratégie pour la biodiversité, la priorité du secteur environnemental est de renforcer lagence nationale de lenvironnement, de créer un système solide de suivi et dévaluation et de poursuivre lappui à la formation de gestion environnementale pour le personnel au niveau central et local. Des investissements spécifiques viendront appuyer la protection du littoral et lexécution des plans daction environnementaux au niveau municipal.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Bénin a ratifié le Protocole de Cartagena sur la biosécurité et achevé en 2005 le développement de son cadre national de biosécurité dans le cadre du projet financé par le PNUE-FEM de biosécurité. Cependant, le pays ne dispose pas aujourdhui dun système juridique ou opérationnel de réglementation de la biosécurité. Le Bénin a établi par décret légal un comité national de biosécurité, qui a développé un projet de loi de biosécurité prévoyant un système complet de réglementation. Sous ce système, tous les OVM et/ou tous les produits dérivés des OVM utilisés dans différentes activités nécessiteraient une autorisation du Ministre de lEnvironnement. Les décisions seraient prises après une évaluation scientifique des risques et une consultation du comité national de biosécurité.
Le comité national de biosécurité est composé de membres représentant largement et de manière transversale les intérêts ministériels, scientifiques et de la société civile. La prise de décision au sein de ce comité se fait par consensus et la décision finale revient au Ministre de lEnvironnement. Le comité obtient des conseils du comité scientifique pour les aspects scientifiques ; le comité scientifique prend ses décisions sur consensus et compte un représentant de la société civile.
Le comité scientifique est appuyé par lInstitut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB); la Direction de lalimentation et de la nutrition appliquée (DANA); un laboratoire plateforme de biologie moléculaire dirigé par le Dr. Ambaliou Sanni, le laboratoire décologie appliquée dirigé par le Dr. Brice Sinsin et le laboratoire de culture biologie/tissu moléculaire des plantes dirigé par le Dr. Corneille Ahanhanzo, tous à lUniversité DAbomey-Calavi. Le Bénin est clairement intéressé à devenir le pays hôte du laboratoire de référence central pour la région qui fonctionnerait comme un centre unique de recherche sur la biosécurité et les cultures développées génétiquement.
La liste des principaux laboratoires est présentée ci-après :
Laboratoires Laboratoire de génétique et biotechnologie de la Faculté des sciences et techniques de
lUniversité dAbomey-Calavi (FAST/UAC) Laboratoire de biochimie et biologie Moléculaire (ISBA/FAST) Laboratoire de biotechnologie alimentaire (FSA/UAC) Laboratoire multidisciplinaire du centre béninois de la recherche scientifique et
technique (CBRST) Laboratoire de la station de recherche sur le palmier à huile à lINRAB
(SRPH/INRAB) Laboratoire de la direction de lalimentation et de la nutrition appliquée
(DANA/MAEP) Laboratoire national de santé publique (MSP/DPED/MSP) Laboratoire de toxicologie (ISBA/CBRST) Laboratoire de lInstitut international dagriculture tropicale (IITA Bénin) Laboratoire CREC (MSP) Laboratoire de contrôle des produits pharmaceutiques (MSP) Service protection des végétaux (SPVC/DAGRI)Le Bénin accueille également une station de recherche de lInstitut international dagriculture tropicale (IITA), spécialisée dans le contrôle biologique des ravageurs et des maladies des plantes en plus dune activité de recherche en biologie fondamentale.
Burkina Faso
Contexte national et sectoriel
La production agricole, en particulier de sorgho, de mil, de maïs, de graines de coton et de fibre de coton, ainsi que lélevage, demeurent les principales sources de revenus des ménages ruraux du Burkina Faso. Cependant, ces sources de revenus sont menacées par les ravageurs et les maladies, les sécheresses périodiques et des provisions imprévisibles deau. Pour améliorer léconomie agricole, le gouvernement a placé la priorité sur lapplication de solutions technologiques visant à atténuer les risques environnementaux, à augmenter la production et à promouvoir la diversification.
Le coton est la culture de rente du Burkina Faso. Sa production a augmenté de plus de 8 pour cent par an entre 1998 et 2003, atteignant 750 000 tonnes métriques en 2005. Il représente deux tiers des revenus de lexportation du pays, ce qui a incité le gouvernement à introduire des semences génétiquement modifiées, notamment le coton Bt à meilleur rendement. En 2003, un accord a été signé entre le gouvernement, Monsanto et Syngenta pour des essais de coton Bt et de coton Vip. Ainsi, lInstitut de lenvironnement et de recherches agricoles (INERA) a effectué deux essais en champ de ces deux cotons génétiquement modifiés. Indépendamment, la Banque mondiale a confirmé son intention de maintenir son appui à lamélioration de la productivité et de la compétitivité du secteur cotonnier (CAS, 2005).
SOFITEX, lancienne société détat des fibres textiles, est en charge des principales activités du secteur (achat des graines de coton, marché des intrants, exploitation et marketing). En 1999, lUnion nationale des producteurs de coton du Burkina Faso a racheté 30 pour cent des actions de la société (Dagris, 34%; gouvernement, 35%). Deux autres sociétés cotonnières existent au Burkina Faso : FASOCOTON et la SOCOMA.
Essais confinés en champ de coton transgénique au Burkina Faso
Le Burkina Faso est le premier pays de lAfrique de lOuest à simpliquer dans les essais en champ de cultures transgéniques. En 2003, motivée par la résistance des insectes aux pesticides chimiques et par le vif intérêt exprimé par la SOFITEX de tenter des expériences de coton transgénique résistant aux insectes, lINERA a démarré des essais en champ de coton transgénique dans deux stations de recherche, une près de Bobo-Dioulasso et lautre près de Fado NKourma. Deux événements transgéniques, qui montrent tous les deux une résistance aux insectes, sont testés : Bollgard II de Monsanto (extraction de deux protéines insecticides Bacillus thuringiensis contre le ravageur du cotonnier et contre des insectes non ciblés) et Coton Vip de Syngenta (extraction dun autre gène de Bacillus thuringiensis appelé protéine insecticide végétative Vip3, qui a un mode daction similaire à celui des gènes cry et également toxique pour la chenille de la noctuelle du cotonnier Helicoverpa armigera). Pour permettre un isolement reproducteur, le Bollgard II de Monsanto est entouré dune rangée de garde de 15 m de coton conventionnel, plantée sur le périmètre de Cry1Ac et de Cry2Ab.
Le champ dessai transgénique à la station de lINERA à Bobo-Dioulasso couvre une superficie denviron 0,6 ha, agencé selon un dispositif en bloc randomisé avec trois traitements différents : (1) variété transgénique, non pulvérisée; (2) variété locale, non pulvérisée et (3) variété locale traitée sous un régime de 6 pulvérisations dorganophosphate et dinsecticides pyréthroïdes synthétiques à large spectre. La pression exercée par les insectes et leurs populations sont suivies lors dobservations fréquentes en utilisant des pièges à insectes pour les deux cotons essayés. Après la récolte, toutes les parties de la plante de coton transgénique et la rangée de garde sont brûlées, à lexception déchantillons de graines prélevés à des fins de tests toxicologiques.
Selon lINERA, les applications de pesticides peuvent être réduites denviron 80 pour cent et le rendement de la variété transgénique est supérieur denviron 20 à 30 pour cent à celui de la variété non transgénique. Les données de rendement nont pas encore été publiées. Ces essais en champ ont permis aux agriculteurs et aux représentants des organisations paysannes dobserver les résultats du coton transgénique. Ils ont également servi à former les agriculteurs à cette technologie.
La variété utilisée actuellement pour les essais est américaine, Coker. Deux méthodes sont appliquées pour tenter dintroduire le trait de résistance aux insectes dans une variété locale : le croisement et la transformation. Une variété locale de coton a été transformée avec des gènes cry dans les laboratoires de Monsanto à St. Louis. Un spécialiste du coton de lINERA est allé à Monsanto pour sélectionner les meilleurs transformateurs, qui sont actuellement testés en champ au Burkina Faso.
En 2002, un accord initial de la Présidence a été donné pour les essais en champ effectués en 2003. En septembre 2003, un comité interministériel a été formé pour développer un cadre politique et réglementaire national de biotechnologie/biosécurité. Ce comité a supervisé la réalisation des essais jusquen février 2005, date à laquelle lAgence de biosécurité du Ministère de lEnvironnement a démarré ses opérations. LAgence a déjà formulé une demande auprès de lINERA pour tester limpact de la variété transgénique sur les abeilles. En réponse à cette demande, léquipe de lINERA a apporté des ruches dans un des champs expérimentaux de Bobo-Dioulasso et dans un des champs expérimentaux de Fada NGourma.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Burkina Faso est le seul pays de lUEMOA à avoir un système juridique opérationnel de réglementation de la biosécurité et un centre déchange opérationnel sur la biosécurité. En plus de la ratification du Protocole et de la finalisation du cadre national de biosécurité (en 2005), lAssemblée nationale a passé une loi sur la biosécurité en début de lannée 2006. La loi établit une agence nationale de biosécurité en charge de la réglementation de la biosécurité au Burkina Faso avec lassistance de plusieurs comités de conseil gouvernementaux et non gouvernementaux.
Dans le cadre de la loi sur la biosécurité, pratiquement toute activité impliquant un OVM ou un produit dérivé dOVM nécessite davertir lAgence nationale de biosécurité et dobtenir une autorisation préalable. Cette autorisation est accordée uniquement après une évaluation des risques au cas par cas, un examen des mesures potentielles de gestion des risques, la réalisation dune étude des impacts éthiques, sociaux et économiques, et après avoir donné au public loccasion dapporter ses commentaires sur la demande. Lévaluation des risques couvre les aspects liés lenvironnement, la biodiversité, et la santé des hommes et des animaux.
Le Ministère de lEducation supérieure et de la Recherche supervise la première organisation de recherche scientifique du Burkina Faso, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). Deux instituts clés opèrent au sein du CNRST, lINERA (l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles) et lIRSAT (Institut de recherche en sciences appliquées et technologies). Le Département de technologie alimentaire (DTA) à lIRSAT sera certainement en charge des évaluations de la sécurité des aliments et teste actuellement pour le Programme alimentaire mondial lhuile fortifiée en Vitamine A. Deux ministères principaux sont impliqués dans la biosécurité : le Ministère de lEnvironnement et le Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche. Le Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche est impliqué à travers sa responsabilité historique de gestion des essais en champ conduits à lINERA sur accord du Ministère de lEnvironnement.
LINERA était lorganisme le plus apte à procéder à lévaluation des essais en champ et collabore activement avec Monsanto et Syngenta, ainsi quavec SOFITEX et Faso Coton. Quatre des six stations de recherche de lINERA ainsi que la station de recherche de SOFITEX sont impliquées dans la recherche sur le coton. En ce qui concerne les ressources humaines, les chercheurs de léquipe en charge du coton à lINERA sont spécialisés en entomologie, en agronomie, en génétique et en socio économie. Il est prévu de renforcer léquipe avec des experts scientifiques des mauvaises herbes.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de la recherche sont :
Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies INERAInstitut national pour lenvironnement et la recherche agricoleVariétés de semences et de plantes améliorées, sur la base de technologies conventionnelles
Evaluation de la biodiversitéLaboratoire de virologie et de phytopathologie du CREAF de Kamboinse, en partenariat avec des laboratoires étrangers Compétences en biotechnologie (doivent être évaluées)
Biodiversité des virus, aspect génétique de la résistance des plantes au virus, gestion des maladies des plantes liées aux virus IRSATInstitut de recherche en science appliquée et technologie (Université dOuagadougou)Technologies de lingénierie alimentaire CRSBANCentre de recherche en sciences biologiques alimentaires et nutritionnelles (Université dOuagadougou)Le centre comprend six laboratoires : microbiologie et biotechnologies microbiennes, génie génétique, biologie moléculaire, technologie alimentaire, nutrition animale et biochimie, pharmacologieIRSS- Institut de recherche en science de la santéNutrition, toxicologie, biologie moléculaire, santé humaine CNSFCentre national de semences forestièresVariétés de plantes et de semences forestières améliorées CIRDESCentre international de R&D sur lélevage (Bobo-Dioulasso)Production de vaccins, santé animale
BiotechnologiesLaboratoire national de santé animale (Ouagadougou)Production de vaccins, kits de diagnosticLe portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les projets connexes sont les suivants : (i) le Programme dappui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) appuie le renforcement de la productivité du secteur cotonnier tout en encourageant la diversification. Le projet développera des relations avec le secteur privé pour intensifier la production, augmenter la compétitivité et diversifier lagriculture commerciale tout en allégeant les contraintes du marketing et de lindustrie agronomique, en uvrant notamment à la promotion de la productivité du coton et au renforcement des capacités des organisations productrices de coton et des agences en charge du suivi et de la libéralisation du secteur cotonnier. (ii) Le Projet de partenariat pour l'amélioration de la gestion des écosystèmes naturels (PAGEN) financé par le FEM appuie les efforts de conservation des communautés rurales. Il vise également le renforcement de la gestion et de la capacité de génération de revenus en renforçant le partenariat entre ladministration en charge des forêts et de la faune, les communautés locales et les opérateurs privés du secteur du tourisme; (iii) Le Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et des bas-fonds du Sahel (SILEM) renforce les capacités en gestion des ressources naturelles des communautés rurales, notamment leur participation dans le processus de prise de décision.
Côte dIvoire
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
La Côte dIvoire a finalisé son cadre national de biosécurité en juillet 2005. Cependant le pays na pas ratifié le PCB et ne dispose ni dune réglementation opérationnelle ni dun système exécutoire. Le CNB établit une Commission nationale de biosécurité (CNBIOS) au sein du Ministère de lEnvironnement pour gérer les aspects liés à la biosécurité. Le CNBIOS comprend un comité de suivi interministériel, un secrétariat permanent et des commissions scientifiques spécialisées. Les décisions dautorisation des OGM sont prises par les ministères techniques appropriés (par exemple, agriculture, santé, produit animal, industrie etc.) après un avis du ministère de lenvironnement. Dans le cadre du CNB, toutes les activités impliquant des OGM et des produits dérivés nécessitent une autorisation du gouvernement.
Le principal laboratoire de biotechnologie en Côte dIvoire est le Centre national de recherche agronomique (CNRA). En conjonction avec lUniversité dAbidjan, les principales capacités de recherche sont renforcées et lunité de recherche sur le coton au sein du CNRA semble intéressée par le coton Bt. Cependant, les évolutions dépendront de la mise en uvre dun système de règlementation opérationnel. Lexamen des dossiers na pas permis de déterminer les compétences réelles pour une évaluation et une mise en uvre dessais confinés en champ.
Guinée Bissau
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
La Guinée Bissau est le pays le moins avancé de lUEMOA dans le processus de création dun système de réglementation national de la biosécurité. Même si la Guinée Bissau a ratifié le Protocole, son CNB ne devrait pas être achevé avant 2007. Par conséquent, le pays ne dispose ni de règlementation opérationnelle ou de système exécutoire ni dun projet de loi sur la biosécurité. Le Ministère de lEnvironnement est prévu prendre en charge la biosécurité et aura lautorité légale pour prendre les décisions sur les demandes sur les OVM.
Mali
Contexte national et sectoriel
Léconomie malienne est fortement dépendante de lagriculture. Le pays produit des arachides, du riz, des céréales et des produits horticoles. La productivité est cependant très faible, à lexception de celle du riz irrigué, ce qui sexplique par plusieurs facteurs : lutilisation de techniques de cultures traditionnelles à faible rendement, un accès limité au crédit et des lacunes en services agricoles (conseils techniques par exemple).
Le Schéma directeur du développement rural (2001-2010), mentionné dans le CAS (2003), a identifié des programmes de soutien aux services agricoles et aux organisations de producteurs, à lintensification et à la diversification de la production agricole et à la promotion des exportations vers lEurope et vers le marché régional ouest-africain pour lesquels les produits maliens possèdent un avantage comparatif. Par ailleurs, lune des principales priorités du CAS réside dans laugmentation de la productivité des activités agricoles à travers des apports en équipement et en technologie.
Le coton est la principale culture pour lexportation, avec une production denviron 300.000 tonnes par an. Entre 1995 et 2000, les exportations de coton représentaient environ 35 pour cent du revenu total des exportations. Le coton est cultivé par près de 160.000 planteurs et couvre environ le tiers de la superficie totale cultivée. De 1999 à 2001 le secteur a traversé une période de crise grave occasionnée partiellement par la chute des cours mondiaux et par la mauvaise gestion de lagence paraétatique, la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT). Avec lappui de la Banque mondiale, un plan de restructuration a été adopté en 2001 avec le lancement dune libéralisation partielle du secteur cotonnier.
Le Plan national daction environnementale a reconnu que la dégradation de lenvironnement contribue à la destruction de la biodiversité et que le renforcement des capacités en gestion de la biodiversité est essentielle (CAS 2003).
Cadre réglementaire, politique et institutionnel de biotechnologie et de biosécurité
Le Mali est, après le Burkina Faso, le pays de lUEMOA le plus avancé pour le développement dun système national de réglementation de la biosécurité. Le Mali a ratifié le Protocole, complété son CNB (en 2005) et rédigé un projet de loi sur la biosécurité qui a été adopté par le gouvernement et qui sera transmis à lAssemblée nationale pour action à lautomne 2006. Selon ce projet de loi, le Ministère de lEnvironnement aura lautorité légale de réglementation de la biosécurité et devra accorder les autorisations pour toute activité impliquant un OVM ou un produit dérivé. Les activités prises en compte dans le projet de loi comprennent limportation, le transit, lutilisation réservée et lintroduction ou la commercialisation.
Pour permettre des activités de développement des OVM avant que le projet de loi sur la biosécurité ne soit approuvé, le Ministère de lAgriculture a rédigé un projet de décret visant à réglementer le travail de recherche effectué sur des plantes génétiquement modifiées. Selon ce décret, aucun test confiné ni essai en champ impliquant des plantes génétiquement modifiées ne peut être effectué au Mali sans autorisation écrite du Comité interministériel.
La recherche sur la biotechnologie au Mali est effectuée par le Ministère du Développement rural (MDR) à travers lInstitut déconomie rurale (IER), avec lappui de lAgence internationale de lénergie atomique (AIEA). Elle porte sur les approches classiques damélioration des plantes par mutagenèse ainsi que sur le renforcement des capacités biotechnologiques de base en culture de tissus. Cependant, ces compétences ne devraient pas être les principaux objectifs dun laboratoire de biosécurité. Dautres capacités de laboratoires existent au Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA) et au Laboratoire vétérinaire central (LVC). Le Mali est le seul pays de lUEMOA à avoir bénéficié dun projet de renforcement des capacités réalisé par le Programme de renforcement des systèmes de biosécurité (PBS) financé par lUSAID.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de recherche sont les suivants :
Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies IERInstitut déconomie rurale (MAEP)
Production agricole, élevage, gestion forestière, gestion de lenvironnement et des ressources naturelles
Protocole moléculaire pour détecter la résistance du sorgho aux insectes et pour caractériser la résistance à la sécheresse
LCVLaboratoire central vétérinaire (MAEP)
Production de vaccins pour les animaux
Recherche et diagnostic des maladies animales
Analyse des résidus de pesticides Laboratoire de culture in vitro de Katibougou (Ministère de lEducation, Institut polytechnique rural, IPR/IFRA)
Culture des tissus pour propager des substances en vue dune analyse supplémentaire de lévaluation des risques biotechnologiques pour la pomme de terre et le sorgho Laboratoire de biologie moléculaire appliquée, microbiologie de la Faculté des sciences et techniques (Université de Mali)
Recherche sur la santé humaine : tuberculose, paludisme, VIH, développement de vaccins transgéniques (projet)
Recherche sur la caractérisation moléculaire de la variété de niébé et sur la diversité génétique du sorgho Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les autres projets connexes financés par la Banque mondiale sont : (i) Le Projet dappui aux services agricoles et aux organisations paysannes qui porte sur les réformes clés des institutions agricoles pour améliorer les services agricoles aux paysans et les fonctions de planification, de contrôle et de réglementation ; (ii) Le Projet de compétitivité et de diversification agricole encourage des innovations technologiques par lintensification des systèmes de cultures et par lamélioration de la productivité pour les produits de valeur, notamment en garantissant la qualité et la gestion de la sécurité des aliments; (iii) Le Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma aide les communautés locales, ainsi que les institutions de recherche nationales et internationales à améliorer la gestion de la biodiversité du Mali et (iv) le Mali participera au Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) initié par le NEPAD.
Niger
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Niger a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité (en janvier 2005) mais ne possède ni une réglementation opérationnelle ni dun système exécutoire. Le pays a un projet de loi sur la biosécurité qui identifie le ministère en charge de lenvironnement comme autorité nationale compétente pour la biosécurité. Ce ministère a lautorité légale de prise de décisions sur les demandes, en collaboration avec les autres administrations concernées. Selon le projet de loi, le ministre doit obtenir les conseils de lautorité technique nationale de prévention sur la biosécurité, un comité scientifique composé dexperts gouvernementaux et non gouvernementaux. La principale institution de recherche agricole du Niger est lInstitut national de recherche agronomique du Niger (INRAN).
Sénégal
Contexte national et sectoriel
Lagriculture du Sénégal a une base peu productive (CAS, 2003). Cette faiblesse limite le potentiel agricole du Sénégal : elle est attribuée à un sol peu fertile, des précipitations insuffisantes, une faible productivité, une vulnérabilité à la sécheresse, les fluctuations des prix des matières premières et une structure de marché qui ne stimule pas suffisamment la compétition du côté de loffre.
Le PRSP et le CAS considèrent la croissance agricole comme un élément clé de la stratégie de réduction de la pauvreté et encouragent les cultures à forte valeur ajoutée, lutilisation de lirrigation et la diversification agricole dans les produits horticoles, les fruits frais et le coton. Par ailleurs, la stratégie encourage la création et le renforcement des organisations paysannes comme partenaires à part entière de la politique de développement rural, la décentralisation du Ministère de lAgriculture pour mieux répondre aux besoins locaux et le développement de réseaux dinformation sur le marketing.
Le coton est cultivé dans environ 70.000 fermes dans pratiquement toutes les régions, avec une concentration dans le sud-est du pays. Entre 1995 et 2000, le coton représentait environ 3 pour cent des exportations totales du Sénégal. La compagnie de gestion SODEFITEX a été privatisée en 2003 et 30 pour cent du capital appartient maintenant aux paysans (51%, Dagris et 10%, gouvernement). Les politiques appliquées visent à augmenter la production à 100.000 tonnes de graines de coton et 45.000 tonnes de fibre de coton par an à lhorizon 2020, grâce à lirrigation et à la mécanisation.
Le Sénégal abrite une grande partie de la biodiversité marine mondiale et souhaite prendre les mesures adéquates pour sa protection et son utilisation durable. Les priorités du CAS comprennent la protection et la gestion de la flore et de la faune marines, des environnements côtiers et marins et également la prévention de la destruction et la régénération des ressources fragiles.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Sénégal a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité en 2005. Le pays ne dispose cependant ni dune règlementation opérationnelle ni dun système exécutoire de biosécurité. Un projet de loi sur la biosécurité a été rédigé mais na pas été officiellement publié par le gouvernement. Sur la base du CNB et du projet de loi, une autorité nationale de biosécurité (lANB du Sénégal) possède lautorité légale de règlementation de la biosécurité et dapprobation des activités impliquant des OVM. Ces documents ne précisent pas si cette autorité sera une nouvelle agence ou une agence déjà existante, un bureau au sein dun ministère ou une agence gouvernementale indépendante nouvellement créée. Selon le projet de loi sur la biosécurité et la CNB, les activités impliquant des OVM et/ou des produits dérivés nécessitent une autorisation.
Une demande reçue par lautorité nationale de biosécurité est confiée au Comité national de biosécurité, qui demande au Comité scientifique national (au sein du CNB) de procéder à une évaluation des risques. Lévaluation des risques peut être sous-traitée auprès dun laboratoire national. Plusieurs laboratoires existent au Sénégal; les principaux se trouvent à lInstitut sénégalais de recherche agronome (ISRA), avec le Laboratoire national délevage et de recherche vétérinaires (LNERV) et le Centre détude régional pour lamélioration de ladaptation à la sécheresse (CERAAS) ainsi quà lUniversité de Cheikh Anta Diop (UCAD). Tous ces laboratoires sont placés sous lautorité du Ministère de la Recherche et de celui de lEducation supérieure. Il y a également lInstitut de technologie alimentaire (ITA) placé sous le Ministère de lEnergie, des Mines et de lIndustrie. Des entretiens ont été réalisés avec lISRA et une visite à lUCAD a été organisée pour examiner les installations. Les compétences institutionnelles pour réaliser des évaluations et des essais en champ sont faibles.
Les principales institutions de recherche agricole et les domaines de recherche sont :
Institutions de rechercheActivités et expertise liées aux biotechnologies Laboratoire campus de biotechnologie végétale (Université C. A. Diop)Biologie moléculaire, biodiversité, OVM URCIUnité de recherche commune in vitro (ISRA/IRD)Plantes forestières in vitro
MAGILaboratoire de microbiologie appliquée (Université C. A. Diop)Biotechnologies dingénierie alimentaire Laboratoire de biotechnologies appliquées (ITAInstitut de technologie alimentaire)Biotechnologies dingénierie alimentaire Laboratoire de microbiologie des sols (IRD)Biologie moléculaireCERAASCentre détudes et de recherches sur lamélioration de ladaptation à la sécheresse, (CORAF)Spécialisé dans la résistance à la sécheresse, pas de recherche sur les cultures génétiquement modifiées ISRAInstitut sénégalais de recherches agricoles, centre de recherche microbiologique
LNERVLaboratoire national de lélevage et des recherches vétérinaires (ISRA)Production de vaccins, santé animale Laboratoire de bactériologie expérimentale (Institut Pasteur)Santé humaineLAELaboratoire danalyse et dessais (Ecole Supérieure Polytechnique)Sécurité alimentaire, gestion des risquesEISMVLaboratoire de contrôle de lEcole inter-états des sciences et médecine vétérinairesLSAHELaboratoire de sécurité alimentaire et dhygiène de lenvironnement Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Les principaux projets présentant un lien potentiel avec la biosécurité sont les suivants : (i) Le Projet de services agricoles et organisations de producteurs, pour renforcer les principales institutions publiques, cest-à-dire lInstitut sénégalais de recherche agricole (ISRA) et lInstitut de technologie alimentaire (ITA), dans les domaines de lagriculture et du développement rural pour le développement et le transfert technologiques. La Banque mondiale continuera à appuyer la recherche et la vulgarisation agricoles et les organisations de producteurs lors de la deuxième phase de lAPL du Projet de services agricoles et organisations de producteurs ; (ii) Le Projet de développement des marchés agroalimentaires et agricoles met en place les conditions nécessaires pour une croissance agricole rapide grâce à une meilleure compétitivité au sein des marchés national et dexportation. Le projet met laccent sur les cultures à plus forte valeur ajoutée et sur la diversification de la production, développe une irrigation privée et redynamise le secteur des arachides (iii) le Sénégal participera au Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) initié par le NEPAD.
Togo
Contexte national et sectoriel
Léconomie du Togo repose traditionnellement sur lagriculture de subsistance, à une faible échelle et concentrée sur la production daliments de base (céréales, tubercules et légumineuses) et sur les cultures de rente (coton, café, cacao). Ces cultures sont vulnérables aux caprices du climat et à la fluctuation des prix mondiaux des matières premières. Par conséquent, les revenus des paysans sont instables et incertains. Le climat dinstabilité politique na fait quaggraver cette situation. Le coton représente 60 pour cent du total des exportations agricoles et constitue lélément principal de léconomie rurale. Une légère amélioration économique a été enregistrée en 2003 lorsque des conditions climatiques favorables ont permis daccroître les exportations de coton et le PIB de 2,7 pour cent. Le ciment et les phosphates, qui ont vu leur production reprendre, ont également contribué à la croissance.
Le Document de réengagement au Togo a identifié lagriculture, et particulièrement le secteur cotonnier, comme le moteur principal daccélération de la croissance économique et de réduction de la pauvreté au niveau national. Cependant, la compagnie étatique SOTOCO doit faire lobjet dune réforme institutionnelle.
Cadre réglementaire, politique et institutionnel
Le Togo a ratifié le Protocole et finalisé son cadre national de biosécurité en 2004. Il ne possède cependant pas ni de réglementation opérationnelle de biosécurité ni de système exécutoire. Le gouvernement togolais a adopté le 19 avril 2006 un projet de loi sur la biosécurité. Selon ce projet de loi, le ministère en charge de lenvironnement est identifié comme lautorité nationale compétente (ANC) pour la biosécurité et possède lautorité légale de prise de décision sur les demandes. Le projet de loi exige que toutes les activités impliquant des OVM et/ou des produits dérivés dOVM fassent lobjet dune autorisation gouvernementale accordée par le Ministère de lEnvironnement.
La principale institution de recherche agricole est LInstitut togolais de recherche agronomique (ITRA). Lexpertise au sein des différents laboratoires de lITRA couvre la pathologie des plantes, la culture de tissus végétaux, la technologie alimentaire, la sécurité alimentaire, la microbiologie et le développement de variétés de plantes (notamment le développement de nouvelles variétés de coton au Centre de recherche agronomique de savane humide). Par ailleurs, lUniversité de Lomé (Faculté des sciences et Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires) possède une expertise en toxicologie, éco toxicologie, comportement des insectes, médicine vétérinaire, microbiologie, parasitologies, culture des tissus végétaux, botanique, écologie forestière et génétique moléculaire. Ces différentes disciplines, alliées à une formation supplémentaire en évaluation des risques liés aux OGM, peuvent constituer une bonne base scientifique pour la prise de décisions au Togo. Malgré ces importantes compétences intellectuelles, le pays souffre de sérieuses lacunes en capacités institutionnelles.
Les institutions et les programmes de recherche existants sont les suivants :
InstitutionsProgrammes de rechercheInstitut togolais de recherche agronomique (ITRA) Amélioration de variétés de plantes, améliorations de techniques de traitement, insémination artificielle danimaux, micro-propagation des plantes et culture in vitro.Ecole supérieure dagriculture (ESA) Caractérisation des virus des cultures alimentaires, recherche sur les plantes aromatiques et les maladies, étude épidémiologique des plantes, transformation agronomique des ressources locales. Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) Traitement et conservation des fruits saisonniers, amélioration de la viande traditionnelle locale, conservation et production de médicaments à base de plantes, production dhuiles essentielles, qualité de leau, contrôle qualité de denrées alimentaires et du yaourt. Faculté des sciences des universités Micro propagation in vitro et amélioration des tubercules, des plantes médicinales, des espèces ligneuses et des légumes; toxicité des médicaments à base de plantes et des denrées alimentaires sur les animaux et sur les cultures de cellules. Institut national de lhygiène (INH) Etude des produits chimiques et des bactéries, qualité de leau, étude des vecteurs de lonchocercose et programme sur léradication de la dracunculose. Portefeuille de projets financés par la Banque mondiale
Linstabilité socio-économique du Togo depuis les années 1990 est marquée par la crise politique et léchec de la gouvernance. Les décaissements de la Banque mondiale sont suspendus depuis mai 2002 mais la Banque poursuit son activité dans le cadre du LICUS (Pays à faibles revenus en difficulté) et fournit des services danalyse et de conseil. Un don de 2,7 millions dUSD a été accordé pour un Programme communautaire durgence de réduction de la pauvreté (EPPR) afin de réduire la pauvreté extrême et la détérioration des services sociaux. Plusieurs projets financés par la Banque ont été clôturés en 2003, comme le Projet national dappui aux services agricoles, le Projet de développement urbain de la ville de Lomé, le Projet de transport routier et le Projet de restructuration et de privatisation des entreprises publiques.
Déclaration de Bamako
Le texte ci-dessous est celui de la Déclaration du 15 novembre 2006 des ministres de lEnvironnement à la réunion de Bamako. Cette déclaration affirme lengagement des ministres à établir le cadre régional réglementaire de biosécurité présenté dans ce document de projet.
Tableau 1 : aperçu général (comparaison entre les pays)
État de développement de la technologie moderne (en particulier les biotechnologies des plantes et du coton)
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo 1. Activités actuelles
2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées
3. Niveau actuel des capacités nationales
4. Besoins en renforcement des capacités1. Essais en champ de coton GM près de démarrer
2. Principales institutions potentielles : IER, Faculté de sciences et techniques
3. Biologie moléculaire (Fac. de sciences et techniques)
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Tests en champ de deux cultures de coton GM démarrés en 2003; essais en champ de 4 cultures de coton GM en 2006; évaluation de lefficacité du coton GM sur les insectes cibles; tests en laboratoire aux USA dintroduction des gènes
2. INERA, Monsanto, Syngenta, Sofitex, U CNPB
3. Peu de chercheurs nationaux ont une expertise en biologie moléculaire
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Aucune
2. -
3. Capacités en biologie moléculaire (Université Cheikh Anta Diop / laboratoires de biologie des plantes, CERAAS)
4. Formation des chercheurs et des techniciens aux DPI 1. Aucune (moratoire)
2. -
3. Faible
4. Améliorer linfrastructure et les équipements pour la détection et lidentification1. Application limitée à la production de bière, de boissons gazeuses et de produits laitiers
2. Aucune
3. Aucun OVM nest développé ni utilisé au Togo. Lintroduction se fait à travers une utilisation indirecte dans lagro-industrie, par exemple dans la manipulation de cultures, de levures et danimaux.
4. Besoins techniques, scientifiques et déquipement Évaluation des risques
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles
2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées
3. Niveau actuel des capacités nationales
4. Besoins en renforcement de capacités1. IER avec appui du PBS
2. -
3. Peu de chercheurs ayant lexpérience de lévaluation des risques
4. Améliorer la connaissance générale des chercheurs et des techniciens de lIER, de la faculté des sciences et techniques;
Former les chercheurs des disciplines appropriées à lévaluation des risques 1. Flux génétiques, impacts sur le comportement des abeilles, impacts sur les micro-organismes des sols, impacts sur la faune auxiliaire, impacts sur la santé animale et humaine
2. INERA, institut de recherche sur les sciences technologies, institut des sciences de la santé
3. Manque dexperts indépendants
4. Mise en place du Comité scientifique national : des chercheurs nationaux des disciplines pertinentes (biologie, écologie, toxicologie, épidémiologie, etc.) devraient être formés aux procédures et aux méthodes dévaluation des risques pour pouvoir fournir des conseils indépendants sur les demandes sur les OVM; formation des experts des institutions nationales impliquées dans lévaluation des risques des essais en champ de coton GM ; évaluation des impacts socio-économiques du coton GM, possibilité de coexistence avec le coton traditionnel et le coton biologique. 1. Aucune (proposition duniversités américaines pour des cours de formation en évaluations des risques biotechnologiques)
2. -
3. -
4. Accroître la connaissance des praticiens de la biotechnologie moderne (chercheurs, techniciens, professeurs duniversité, spécialistes de lamélioration des plantes, etc.) sur les méthodes, les techniques, les protocoles dexpérience et les directives dévaluation des risques;
Formation des chercheurs (biologistes, écologistes, virologistes, etc.) en évaluation des risques1. Aucune
2. -
3. Faible
4. Améliorer les connaissances des praticiens de la biotechnologie moderne sur les méthodes, les techniques, les protocoles dexpérience et les directives dévaluation des risques 1. Faible
2. Aucune
3. Ne possède ni structure ni ressources adéquates; les laboratoires existants sont sous-équipés ou équipés avec des outils dépassés ou moins opérationnels
4. Besoins en technologie et en équipement Développement de la réglementation et préparation du CNB
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Etat du CNB
2. Montage institutionnel
3. Compétences actuelles dans le domaine juridique
4. Besoins en renforcement des capacités juridiques 1. Projet de CNB distribué, le décret sur les essais en champ dOVM doit être adopté par le gouvernement; le projet de loi doit être examiné par le gouvernement puis par le Parlement national (pas avant le printemps 2006)
2. Point focal national de biosécurité/ coordinateur national de projet; appui juridique par des experts de lUSAID pour la version préliminaire du décret sur les tests en champ dOVM 3. Faibles compétences dans le domaine juridique
4. Assistance légale pour lébauche des « textes dapplication » 1. CNB adopté lors dun atelier national, regroupant lensemble des acteurs concernés, le décret Règles nationales sur la sécurité en biotechnologie (juin 2004), la loi sur la biosécurité adoptée par le Conseil des ministres en novembre 2005 et ratifiée par le Parlement national en mars 2006, approuvée par latelier national, en vigueur depuis avril 2006.
2. Point focal national de biosécurité: Agence nationale de biosécurité ; Comité national de biosécurité ; INERA, CNRST/ANVAR
3. Compétences légales (2 personnes)
4. Mise en place du Comité scientifique national : des chercheurs nationaux de différentes disciplines (biologie, écologie, toxicologie, épidémiologie, etc.) devraient être formés aux méthodes et procédures dévaluation des risques afin de pouvoir fournir un avis indépendant sur les applications des OVM ; formation des experts issus des instituts nationaux impliqués dans lévaluation des risques pour les essais en champ de coton GM ; évaluation des impacts socio-économiques du coton GM, possibilité de coexistence avec le coton traditionnel et biologique 1. Ébauche de projet de loi examinée par les ministères concernés; doit être discutée et adoptée par le Parlement national
2. Coordinateur national de projet, Comité national de biosécurité, y compris un juriste spécialisé dans les questions environnementales
3. Compétences juridiques (1 ou 2 personnes)
4. Assistance juridique pour développer les textes dapplication 1. Ébauche de cadre national publié mais pas encore approuvé par le Comité national de biosécurité; projet de loi examiné par la Commission nationale de législation et de codification
2. Rapport réalisé par deux consultants du CBRST et de la Faculté des sciences et techniques
3. Variables
4. Amélioration de la réglementation nationale de la biosécurité et assistance juridique1. CNB finalisé en décembre 2004
2. Schéma du montage institutionnel fourni
3. Faibles compétences dans le domaine juridique
4. Aucune mention de la préparation de la loi pour les questions de biosécurité
Gestion des risques, suivi et application, exécution du CNB
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles
2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées
3. Niveau actuel des capacités nationales
4. Besoins en renforcement des capacités1. Aucune
2. -
3. Capacités en détection et en identification à la Faculté des sciences et techniques (équipement fourni par lUSAID)
4. Renforcement des capacités institutionnelles des institutions nationales de biosécurité impliquées dans la gestion des demandes sur les OVM (cf. PBS USAID);
Amélioration des connaissances des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité;
Renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et en suivi des risques liés aux OVM 1. Essais en champ dans les stations de recherche isolées des zones de production cotonnière; amélioration des mesures disolement depuis le début des essais en champ; création des zones tampons; mise en place de lAgence nationale de biosécurité
2. ANB, INERA, Monsanto, Syngenta
3. Manque de ressources humaines au sein de lAgence nationale de biosécurité; manque de laboratoires pour détecter et identifier les OVM
4. Renforcement des capacités institutionnelles de lAgence nationale de biosécurité et développement des ressources humaines; amélioration des connaissances générales sur les OVM et la biosécurité, sur les procédures pour le traitement des demandes sur les OVM, sur les réglementations nationales et internationales, sur lévaluation et la gestion des risques, sur le partage dinformations et la gestion des données, etc. ; mise en place du Comité scientifique national et dautres institutions nationales de biosécurité ; amélioration des connaissances générales des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité ; renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et suivi des risques liés aux OVM 1. Aucune
2. -
3. Capacités de détection et didentification des OVM (CERAAS)
4. Amélioration des connaissances générales des sociétés cotonnières sur les OVM, en particulier le coton GM et la biosécurité;
Renforcement des capacités des sociétés cotonnières en gestion et suivi des risques liés aux OVM 1. Aucune
2. -
3. Très faible
4. Amélioration des infrastructures et des équipements nécessaires à la détection et à lidentification des OVM 1. Faible
2. Aucune
3. Faible
4. Création dune structure de gestion nationale de biosécurité, formation des ressources humaines; achat déquipements, établissement dun programme de recherche adéquat au niveau national, encouragement des programmes bilatéraux et multilatéraux
Sensibilisation du grand public
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles
2. Noms des institutions et des structures privées impliquées
3. Niveau actuel des capacités nationales
4. Besoins en renforcement des capacités1. Emissions de radios locales sur les OVM
2. Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Mali; RIBios (experts suisses)
3. -
4. Formation de formateurs, développement de ressources humaines issues des médias, radios locales, ONG, organisations paysannes sur linformation du public
1. Débats publics, ateliers nationaux; programmes télé; réunions de restitution au public des résultats des essais en champ de coton GM; consultation des acteurs clés pour le développement du CNB
2. Autorités publiques, ONG (CV-OGM, Inades-Formation), associations de consommateurs; INERA/SOFITEX/Monsanto/ Syngenta/ U CNPB
3. Manque de formateurs
4. Soutien de lANB pour mettre en uvre dautres activités de sensibilisation publique; formation de formateurs potentiels 1. Consultation des acteurs clés pour lébauche du CNB et de la réglementation, débat public; atelier 2. Coordinateur national de projet ; Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Sénégal; IDRC
3. Faible
4. Formation de formateurs1. Un plan daction sur la sensibilisation et la participation publique a été adopté mais pas encore pleinement exécuté ; Campagne de sensibilisation aux OVM, bulletins dinformation, interviews télé et radio
2. Les principales activités sont réalisées par les consommateurs et les ONG environnementales
3. Peu de personnes capables de relayer linformation sur les OVM et la biosécurité
4. Mettre en uvre le plan daction sur la sensibilisation1. Portant principalement sur ceux impliqués dans les institutions de recherche ou les cadres supérieurs des agences qui travaillent dans les domaines de lenvironnement, de lagriculture ou de la santé humaine.
4. Un programme de communication générale et un programme ciblé sur les décisionnaires. Sensibilisation des organisations de paysans et de producteurs
MaliBurkina FasoSénégalBéninTogo1. Activités actuelles
2. Noms des institutions ou des structures privées impliquées
3. Niveau actuel des capacités nationales
4. Besoins en renforcement des capacités1. Programmes radio locaux sur les OVM;
2. - Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain au Mali3 - AOPP, GSCVM
4. Mise à niveau des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité
1. -
2. - U CNPB, FENOP, Confédération paysanne du Faso
3. Quelques rares leaders paysans capables de relayer les informations sur les OVM et la biosécurité
4. Amélioration des connaissances générales des paysans et en particulier des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité
1. Quelques ateliers occasionnels au niveau local; participation dans le Comité national de biosécurité
2. FONGS/ CNCR
3. Faible
4. Amélioration des connaissances générales des paysans et en particulier des producteurs de coton sur les OVM et la biosécurité1. Peu dactivités de sensibilisation; stade préliminaire; aucune activité de groupe de pression
2. FUPCRO
3. Très faible niveau dimplication des organisations de paysans et de producteurs dans les débats sur les OVM et la biosécurité, par conséquent, peu de connaissances
4. Améliorer la connaissance générale pour permettre une prise de position 1. Aucune
2. Aucune
3. Dans la liste des groupes ciblés pour linitiation dun programme de sensibilisation
4. -Annexe 2 : Principaux projets connexes financés par la Banque et/ou dautres organismes
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Problèmes sectorielsPays et programmeDernière supervision état avancement projets (PSR) (programmes financés par la Banque uniquement)Financés par la banque & statutAvance de lexécution (IP)Objectifs de développement (OD)BéninVulg. agr. & recherche; cultures; marchés et commerce agr., industrie agroalimentaireProjet de réforme du secteur cotonnier (P072503) IBRD/IDA (Actif)USBénin FEMAgriculture / pêche / gestion forestièreProjet de gestion communautaire de la biodiversité côtière et marine (P071579))FEM (en instance)--Agriculture, pêche, secteur forestier, admin. gouvernement sous-national, admin. gouvernement central et autres services sociaux Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et bas-fonds du Sahel (P070871)FEM (Actif)SSBurkina FasoAgriculture, pêche, gestion forestière, secteur admin. publique; autres services sociaux : routes et autoroutes; eau; assainissement Projet de développement rural communautaire II (P098378)IBRD /IDA (en instance)--Vulg. agr. & recherche, agriculture, pêche, gestion forestière, marchés et commerce agr. ; industrie agroalimentaire Projet de diversification agricole et de développement des marchés (P081567) IBRD/IDA (en instance)--MaliAgriculture, pêche, gestion forestière, assainissement, marchés et commerce agr. Projet de développement des communautés rurales (P040653)IBRD/IDA (Actif)--Agriculture, marché et commerce; cultures, pêches, forêts, routes et autoroutes Projet sur la compétitivité et la diversification agricoles (ACDP) P081704IBRD/IDA (Actif)--Vulgarisation agricole, admin. gouvernement central, cultures, production animale et santé Projet sur les services agricoles et organisations de producteurs (ASPOP) P035630
IBRD/IDA
(Actif)SSMali FEMAgriculture / pêche / gestion forestière Projet de gestion durable des terres au Mali (P099709)FEM (En instance)--Agriculture, pêche, services forestiers, admin. gouvernement central, admin. gouvernement sous-national et autres services sociaux Projet sur la gestion de la biodiversité du Gourma P052402FEM (Actif)SSSénégal Vulg. agr. & recherche; admin. gouvernement sous-national; marchés et commerce agr.Projet sur les services agricoles et organisations de producteurs 2 (ASPOP 2) P093622FEM (En instance)Agriculture, pêche, gestion forestière, admin. gouvernement central, eau, assainissement Projet de gestion intégrée des écosystèmes des plaines et bas-fonds du Sahel (P070871)SSAgriculture, pêche, gestion forestière, admin. gouvernement central Projet de partenariat pour la gestion des écosystèmes naturels P052400SSSénégal FEMAgriculture / pêche / gestion forestière, admin. gouvernement centralProjet de gestion intégrée des écosystèmes (P073011) FEM (Actif)SSRégionalVulg. agr. & recherche; Agriculture / pêche / gestion forestièreProjet de productivité agricole en Afrique de l'Ouest (WAAPP) (P094084)FEM et IDA--Autres agences de développementUSAID Programme dappui à la biotechnologie agricole (ABSP II)
Coordonné par lUniversité Cornell pour renforcer les capacités en biotechnologie agricole, en produits transgéniques sélectionnés et le développement de conditionnement de commercialisation des produits.USAID Programme de renforcement des systèmes de biosécurité au Nigeria, au Mali et au Ghana
Problèmes de biosécurité dans une économie dominée par lagriculture avec une attention particulière sur lenvironnement et le commerce.
Les activités portent sur le développement de politiques, lévaluation des risques, la biotechnologie et linterface avec la biodiversité, la facilitation de lapprobation légale et la communication, sensibilisation publique et sécurité des aliments et renforcement des capacités. USAID Initiative du Programme régional de lAfrique de lOuest(WARP) pour lélimination de la faim en Afrique.Soutien des activités agricoles de transfert et de dissémination transfrontaliers de technologies damélioration de la productivité et dinformations.
Lancement dune campagne déducation pour les décisionnaires sur le potentiel de la biotechnologie.
Diffusion des technologies dirrigation et de nouvelles cultures résistant à la sécheresse pour augmenter les revenus des paysans.USAID Environnement politique amélioré
Réponse aux contraintes au niveau régional et développement dune politique cohérente basée sur les intérêts communs pour encourager le commerce régional. Soutien des initiatives régionales venant du CILSS, de lUEMOA et de la CEDEAO dans les domaines de lagriculture, de la biotechnologie, de la gestion des nuisibles et de la sécurité alimentaire.USAID Centre pour le commerce en Afrique de lOuest
Développement des capacités pour une meilleure implication dans un système commercial multilatéral comme lOMC. Assistance technique à des organisations intergouvernementales régionales et aux ministères nationaux du commerce. AFD - BéninAppui à la filière cotonAFD - SénégalPromotion d'une agriculture compétitive et durable (PACD)PNUE (Régional)
(Bénin, Burkina Faso, Côte dIvoire, Mali, Niger et Sénégal) (2003) Renforcement des capacités scientifiques et techniques pour une gestion efficace et une utilisation durable de la biodiversité des zones arides dans les réserves de la biosphère de lAfrique de lOuest. PNUE (Régional)
(2001)Gestion communautaire des ressources génétiques des plantes cultivées dans les zones arides et semi-arides en Afrique sub-saharienne. PNUE (Régional) (2000) Développement et protection de lenvironnement côtier et marin en Afrique sub-saharienne PNUE (Régional) (2001)Conservation des graminées et des arthropodes qui leur sont associées pour un développement agricole durable en Afrique PNUE (Régional) (2005) Réduction de la dépendance à légard des POP et autres produits chimiques agricoles dans les bassins du Sénégal et du Niger par une gestion intégrée de la production et de la lutte contre les ennemis des cultures et la pollution. PNUE/PNUD (Régional) 2001 Programme sur les zones en marge du désert -Phase 1.
Annexe 3 : Cadre de résultats et de suivi
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Cadre de résultats
Objectif environnemental global (OEG)/ Objectif de développement (ODP)Indicateurs de performanceExploitation de linformation provenant des résultatsOEG :
La biodiversité régionale est protégée contre les risques associés à la manipulation des OVM qui pourraient être introduits dans lenvironnement
Pourcentage des évaluations de risque qui incluent des mesures de : (1) présence/absence de contamination par transfert des gènes vers les espèces sauvages et niveau de concentration, (2) apparition de nouveaux organismes autres que ceux ciblés ou leur disparition.
AN2-AN3 : Déterminer si une formation supplémentaire est nécessaire ou si les directives doivent être renforcées
ODP (Projet):
Etablir un cadre de biosécurité régional, institutionnel, juridique opérationnel pour la réglementation des organismes vivants modifiés.
ODP (Programme):
Etablir et mettre en ouevre un Cadre régional réglementaire de biosécurité qui permette aux Etats membres de lUEMOA de répondre à leurs obligations vis-à-vis du PCB et de mettre en place les mesures de sauvegarde adéquates sociales et environnementales.
Pourcentage des demandes traitées* par rapport à celles reçues sur les essais en champ et la commercialisation de cultures prioritaires pour la région ** examinées conformément aux procédures scientifiques régionales dévaluation et de gestion des risques établies par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale.
* NB: Une demande traitée peut être acceptée ou rejetée.** conformément à la Politique agricole de lUEMOA.
AN1-AN2 : Un faible nombre de demandes traitées peut indiquer une non-conformité avec les procédures et/ou priorités régionales, ou des lacunes en capacités réglementaires permettant dadopter les directives/procédures scientifiques; les informations obtenues seront exploitées pour réorienter la stratégie du Projet
AN4 : les enseignements tirés du processus lors du Projet seront exploités pour le programme régional plus étendu (CEDEAO)Résultats intermédiaires par composanteIndicateurs de résultats par composanteExploitation du suivi des résultatsComposante 1 : Les méthodologies régionales dévaluation des risques sont élaborées et diffusées dans la région UEMOA.Composante 1 :
Pourcentage de chercheurs et d'acteurs concernés, formés à lutilisation du nouveau manuel régional dévaluation et de gestion des risques, qui appliquent les directives et les procédures du manuel.Composante 1 :
AN1-AN2 : Un faible niveau dutilisation des directives/procédures pourrait indiquer une mauvaise qualité des programmes de formation et/ou un manque de capacités du laboratoire de référence et un manque de compréhension de la part des acteurs concernés; les informations seront utilisées pour réorienter le programme de formation.Composante 2 :
Le cadre régional institutionnel, juridique et réglementaire de biosécurité, prenant en compte les DPI liés aux OVM, est développé et suivi au niveau de lUEMOA.Composante 2 :
Cadre régional de biosécurité ratifié par le Conseil des ministres de lUEMOA, aligné au PCB et acceptable pour les pays de la région.
Rapports de suivi publiés par lobservatoire régional.Composante 2 :
AN1-AN3 : si le processus de ratification est trop lent, une intervention du Président du Conseil des ministres de lUEMOA pourrait être nécessaire pour accélérer le processus
AN3 : des mesures correctives seront entreprises au niveau régional par le Conseil des ministres de lUEMOA.
AN2-AN4 : Des retards dans la soumission des rapports ou des rapports de mauvaise qualité pourraient indiquer des problèmes de capacités. Composante 3 :
Les cadres de biosécurité sont mis en uvre dans les huit États membres et prennent en compte les points de vues des différents acteurs ; les capacités en DPI sont renforcées.Composante 3 :
Pourcentage de demandes traitées ayant fait lobjet dun examen complet, conformément aux directives et aux procédures régionales.
Nombre de commentaires soumis par le public avant les décisions réglementaires et pourcentage de commentaires ayant reçu une réponse de la part du comité national de biosécurité conformément aux directives et aux procédures régionales.
Pourcentage de législateurs et de sociétés cotonnières nationales formés aux négociations sur les DPI liés aux cultures Composante 3 :
AN4 : Une faible quantité de demandes traitées pourrait indiquer des problèmes de capacités ou de gouvernance.
AN1-AN4 : De nombreuses plaintes du public pourraient indiquer des problèmes dacceptation de la part du public; un faible nombre de réponses pourraient indiquer des problèmes de capacités
AN4 : des bénéfices limités et aléatoires pour les paysans pourraient indiquer des problèmes de compétence.Mécanismes préliminaires de suivi des résultats
Valeurs cibles Collecte et compte-rendu des donnéesIndicateurs de performance du Projet et du ProgrammeRéférenceAN1AN2AN3AN4Périodicité et rapportsInstruments de collecte des donnéesResponsable de la collecte des donnéesObjectifs environnementaux globaux Pourcentage des évaluations de risque qui incluent des mesures de : (1) présence/absence de contamination par transfert des gènes vers les espèces sauvages et niveau de concentration, (2) apparition de nouveaux organismes autres que ceux ciblés ou leur disparition (quantité).0
(les procédures régionales dévaluation des risques ne sont pas encore développées).0
(les procédures régionales scientifiques dévaluation et de gestion des risques sont à développer).50% 75 %100%Deux fois/an
Rapports de la coordination régionale, rapports du comité scientifique régional, rapports de lobservatoire régional.Évaluation annuelle des impacts environnementaux.Coordination régionale /Comité scientifique
ANC/ Coordination nationale.Objectifs de développement du Projet et du ProgrammePourcentage des demandes traitées par rapport à celles reçues sur les essais en champ de cultures prioritaires pour lUEMOA (telles que identifiées dans la Politique agricole de lUEMOA), revues sur la base des procédures scientifiques régionales dévaluation et de gestion des risques établies par le cadre régional de biosécurité.
0
(Le cadre régional de biosécurité nest pas encore développé)0
(Le cadre régional de biosécurité doit être développé)50%75%100%Deux fois/an
.
Rapports de la Coordination régionale, rapports du comité scientifique régional.
Évaluation du comité scientifique.
Système de suivi et dévaluation.Coordination régionale/Comité scientifique.
ANC/Coordination nationale.Indicateurs de résultats par composante
Composante 1
Nombre total de chercheurs et dacteurs formés à lutilisation du nouveau manuel régional dévaluation et de gestion. Pourcentage des personnes formées qui appliquent les directives régionales
0
50 chercheurs et acteurs formés.
250 chercheurs et acteurs formés.
20%
350 chercheurs et acteurs formés.
75%
400 chercheurs et acteurs formés
100%
Rapports trimestriels de la Coordination régionale, rapports du comité scientifique régional,
Rapports de lobservatoire régional (Deux fois/an).
Système de suivi et dévaluation
Coordination régionale/ Comité scientifique régional/Observatoire régional
ANB/ Comité national de biosécuritéComposante 2 :
Adoption dun cadre régional de biosécurité par le Conseil des ministres de lUEMOA, conforme au PCB et acceptable pour les États membres de lUnion. Rapports de suivi publiés par lobservatoire régional .0 (étude de faisabilité lors de la phase de préparation)
0Études nationales + ateliers regroupant lensemble des acteurs. Réglementation commune en préparation. Ateliers régionaux réalisés.
050% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés
180% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés
2100% des ateliers de diffusion de la réglementation régionale réalisés
2Rapport annuel de la Coordination régionale
Rapports trimestriels dexécution du Projet
Deux fois/anSystème de suivi et dévaluation.Coordination régionale.
Composante 3
Pourcentage de demandes examinées et mises en uvre conformément aux directives et aux procédures régionales
Nombre de commentaires soumis par le public avant la prise de décisions
Pourcentage de réponses du comité national de biosécurité et de la coordination régionale conformément aux directives et procédures
Pourcentage de législateurs et de sociétés cotonnières nationales formés aux négociations sur les DPI liés aux cultures
0
0
0
0%
200
85%
50%
50%
100
90%
75%
80%
80
95%
90%
100%
50
100%
100%
Rapport annuel de la Coordination régionale
Rapports trimestriels dexécution du Projet
Système de suivi et dévaluation
Coordination régionale
ANC/Coordination nationale
Annexe 4 : Description détaillée du Programme
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Objectif du Programme, résultats et composantes
Le Projet financé par la Banque mondiale rentre dans un Programme de plus grande portée de lUEMOA adopté par un Règlement daté davril 2007 et décrit dans cette Annexe.
Lobjectif de développement du Programme est lélaboration et la mise en uvre dun cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité qui permette aux États membres de lUEMOA de remplir leurs obligations envers le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PCB), ainsi que la mise en place des mesures nécessaires de sauvegarde sociales et environnementales. Lobjectif de développement du Projet est détablir un cadre communautaire opérationnel, institutionnel et juridique de biosécurité pour la réglementation des organismes vivants modifiés (OVM).
Les résultats attendus du Programme sont : (i) une série doutils et de méthodologies opérationnels et harmonisés au niveau régional pour les pays de lUEMOA, conformes aux standards internationaux sont développés ; (ii) un cadre régional de biosécurité (CRB) opérationnel pour lespace UEMOA, comprenant un observatoire régional de biosécurité, est créé ; (iii) les compétences institutionnelles pour exécuter le CRB au niveau national sont renforcées ; (iv) une meilleure sensibilisation du public sur les OVM/cultures transgéniques et un bon renforcement des compétences nationales sur les négociations des droits de propriété intellectuelle (DPI) associés aux cultures transgéniques sont assurés.
Lobjectif environnemental global (OEG) est de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à lintroduction des organismes vivants modifiés (OVM) et les produits dérivés dans lespace UEMOA. Les résultats attendus sont : (i) les risques de contamination par transfert de gènes aux espèces sauvages et du niveau de concentration sont limités et (ii) lapparition de nouveaux organismes ou de la disparition dorganismes non ciblés est contrôlé.
Les pays bénéficiaires du Programme sont les huit États membres de lUEMOA (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte dIvoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo). Les pays éligibles au financement du FEM sont ceux ayant ratifié le PCB, cest-à-dire le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal et le Togo. La Guinée Bissau, la Côte dIvoire et le Niger, qui ne font pas partie de la ceinture cotonnière et/ou nont pas ratifié le Protocole de Cartagena ne sont pas éligibles à ce financement du FEM, mais recevront des financements dautres bailleurs de fonds et/ou de lUEMOA.
Le concept du Programme a été élaboré suite à la demande dévaluation des coûts et des bénéfices de ladoption des OVM par les pays concernés, et parce que les essais en champ étaient déjà effectués au Burkina Faso. Le Programme appuiera ces pays par un renforcement des capacités scientifiques et techniques aux niveaux national et régional, avec la participation effective des acteurs clés. Le Programme créera également un observatoire régional abritant le mécanisme déchange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), en charge du suivi de lapplication du PCB par les pays et de limpact de toute introduction dOVM. Après adoption du cadre régional de biosécurité, lobservatoire régional pourra formuler des recommandations aux décideurs sur lapprobation, au cas par cas, des OVM dans lespace UEMOA.
Les composantes et les activités du Programme ont été déterminées par une série détudes préparatoires réalisées entre les étapes de pré-évaluation et dévaluation et financées par le don FEM/PDF Bloc B. Ces études comprennent : (i) une évaluation des besoins en formation dans les domaines de la protection des variétés et des droits de propriété intellectuelle associés à la biosécurité (bien que les fonds FEM naient pas été utilisés et ne le seront pas pour financer les activités liées aux DPI) ; (ii) un état des lieux dans chacun des pays et au niveau régional pour identifier a) les cadres réglementaires et institutionnels existants en matière de biosécurité et de biotechnologie, b) les capacités dévaluation et de gestion des risques et c) la durabilité financière du cadre régional de biosécurité proposé; (iii) une analyse des coûts et des bénéfices; (iv) une série détudes de perception des acteurs devant servir, entre autres, de base à la future stratégie de communication du Programme ; (v) la stratégie de gestion de la résistance aux nuisibles ; (vi) une étude des impacts économiques et (vii) une analyse du coût marginal.
Les fonds du FEM financeront des activités qui rentrent dans le cadre du PCB, au niveau régional et dans les cinq pays éligibles (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal et Togo). De manière spécifique, les fonds du FEM seront utilisés pour fournir une assistance technique (bureaux détudes ou consultants individuels) afin délaborer les cadres législatifs et administratifs de biosécurité et de réaliser la formation en évaluation et en gestion des risques. Un ensemble limité déquipements ou dinfrastructures, par exemple pour lamélioration et/ou la réhabilitation de linfrastructure et des bureaux existants, sera également financé par les fonds du FEM.
Les autres besoins, comme lévaluation des risques pour la sécurité des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux et le renforcement des capacités en négociation des DPI, ainsi que la participation des trois autres États membres de lUEMOA (Côte dIvoire, Guinée Bissau et Niger) dans le Programme seront financés par dautres bailleurs et/ou par les ressources de lUEMOA.
La passation des marchés de services sera réalisée conformément aux Directives de la Banque mondiale pour la sélection et lemploi des consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale, datées de mai 2004 et révisées en octobre 2006. La passation des marchés des travaux et des fournitures sera réalisée conformément aux Directives de la Banque mondiale pour les passations de marchés des prêts de la BIRD et des crédits de lIDA, de mai 2004, révisées en octobre 2006.
Le Programme est structuré en trois composantes : (A) une composante technique et scientifique régionale qui produira les méthodologies régionales dévaluation et de gestion des risques ; (B) une composante institutionnelle et juridique qui mettra en place le cadre régional de biosécurité (CRB) et (C) une composante nationale qui permettra aux pays de mettre en uvre le CRB au niveau national. Étant donné que le CRB ne risque pas dêtre opérationnel avant la mi-parcours du Programme, le PRBAO appuiera, durant la phase intermédiaire, lexécution des cadres nationaux de biosécurité existants dans les pays qui ont déjà démarré des essais en champ ou qui sapprêtent à le faire.
La répartition des coûts par composante du projet FEM est la suivante :
COUTS PAR COMPOSANTE DU PROJET
Composantes du Projet/RésultatsFEM ($)Cofinancement dans les 5 pays éligibles au financement du FEM C ofinancement dans les 3 pays non-éligibles au financement du FEM Total ($)Composante A : Adapter et diffuser des méthodologies régionales dévaluation et de gestion des risques boiotechnologiques.1.600.000 (FEM)
3.900.000 (IDA)1.200.000700.0007.400.000Composante B : Élaborer et mettre en uvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité.1.700.0004.000.0003.000.0008.700.000Composante C : Mettre en uvre la réglementation communautaire de biosécurité dans les huit États membres de lUEMOA. et renforcer les capacités en droits de propriété intellectuelle (DPI).2.100.0004.600.0001.500.0008.200.000Total 9.300.0009.800.0005.200.00024.300.000
Composante A Adapter et diffuser des méthodologies régionales dévaluation et de gestion des risques biotechnologiques (Total estimé: LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C3" \a \t \* MERGEFORMAT 7,4 millions dUSD; Contribution du FEM: LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,6 millions dUSD; Contribution de lIDA nouveau financement : contrevaleur de LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R25C7" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 3,9 millions dUSD ; Autres sources de financement : 1,9 millions dUSD)
Lévaluation des risques consiste à identifier et à évaluer les dangers associés à lutilisation des OVM et à déterminer les actions appropriées de prévention ou datténuation des risques. Ce processus débouchera sur la définition de procédures scientifiques adaptées et applicables, basés sur les standards internationaux dévaluation des risques qui prennent en compte les recommandations et les directives des organisations internationales compétentes, et qui capitalisent les enseignements tirés des expériences en la matière dans le monde entier, notamment dans les pays en développement, dAsie du Sud et dAmérique latine.
Le but de la composante A est de mettre au point des méthodologies harmonisées au niveau régional et conformes aux standards internationaux, sous forme de directives, de documents techniques, de formulaires et de documents de contrôle qui seront utilisés pour évaluer et gérer les risques relatifs aux OVM et aux produits dérivés. Dans un premier temps, le Programme se concentrera sur le coton transgénique et, en fonction des priorités régionales et des résultats des institutions de recherche en biotechnologie, il sétendra vers dautres spéculations agricoles. Les outils existants dans les pays et dans la sous-région seront évalués et renforcés, conformément aux standards internationaux de gestion des risques développés par des organisations spécialisées telles que lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le PNUE. Les produits de cette composante seront diffusés en direction des acteurs régionaux et nationaux clés lors dateliers et de sessions de formation spécifiques. Les quatre sous-composantes du volet dévaluation des risques sont :
Sous-composante A1 du Programme : Faire létat des lieux des outils et des directives dévaluation et de gestion des risques en vigueur ou en préparation dans les pays de lUEMOA, et établir une comparaison avec les méthodologies internationales reconnues.
Cette étude sera réalisée par une équipe dexperts internationaux constituée par : un expert scientifique en biosécurité, un juriste spécialisé en droit environnemental, un environnementaliste spécialisé en écologie, un socio-économiste et un analyste financier. Par ailleurs, la coordination régionale et lUEMOA participeront à un voyage détude en Inde, en Amérique latine et en Afrique du Sud afin de bénéficier de lexpérience de ces pays et de déterminer si le Programme peut exploiter les méthodologies scientifiques appliquées à lévaluation et la gestion des risques associés au coton Bt. Ce voyage détudes aura lieu dès lentrée en vigueur du Programme.
Sous-composante A2 du Programme : Identifier et renforcer, dune part, un laboratoire national de biosécurité de référence au Burkina Faso en vue dobtenir une accréditation qui lui confère une vocation régionale, et, dautre part, mettre en réseau et moderniser les laboratoires nationaux de biosécurité dans les sept autres pays de lUEMOA. Le laboratoire de référence à vocation régionale serait « le bras technique » du cadre institutionnel et juridique communautaire développé par lUEMOA ; il apportera aux États membres un soutien neutre et transparent dans lévaluation des risques relatifs à la biosécurité. Ces évaluations environnementales de sécurité devront être réalisées au cas par cas, dans le milieu où les OVM seront introduits.
Le laboratoire national de référence à vocation régionale aura les quatre fonctions suivantes :
1) Adaptation et développement de méthodes standardisées de détection des OVM
Le laboratoire développera, adaptera et standardisera les techniques de détection des OVM et dévaluation des risques relatifs aux OVM pour la biotechnologie en cours de développement ou importée dans la région.
2) États des lieux et recherches en appui à lévaluation des risques
Le laboratoire servira à tester et à vérifier les données pour les dossiers dévaluation des risques afin de garantir le niveau de sécurité agro-écologique souhaité en Afrique de lOuest. Ces tests peuvent être demandés par les responsables du développement technologique (publics ou privés) ou par les législateurs nationaux et régionaux. Les installations du laboratoire peuvent être également mises à la disposition de groupes effectuant des recherches sur lévaluation des risques en Afrique de lOuest. Dans ce cas de figure, les installations seront mises à disposition contre payement de frais généraux raisonnables, les coûts opérationnels étant à la charge des groupes de recherche.
3) Renforcement des capacités du personnel des laboratoires nationaux
Le laboratoire servira également de centre régional de formation en biosécurité du personnel des laboratoires nationaux. Les formations porteront sur les méthodologies de détection des OVM et dévaluation des risques développées par le laboratoire national de biosécurité de référence, à vocation régionale (voir la première fonction). Le laboratoire de référence aura également la tâche de former les douaniers, les autres membres du personnel de contrôle des frontières, les responsables phytosanitaires etc. selon les besoins.
4) Communication sur les risques
Le personnel du laboratoire sera en charge dexpliquer et de contextualité les risques environnementaux associés aux OVM. Le personnel collaborera avec la Coordination régionale du Programme pour formuler des messages scientifiquement fondés sur les risques perçus, ce qui renforcera la cohérence de la stratégie de communication du PRBAO avec les spécialistes des États membres de lUEMOA.
Les installations physiques du laboratoire de référence. Compte tenu des principales fonctions techniques du laboratoire (développement et adoption de méthodes dévaluation des risques environnementaux), le laboratoire comprendra : (i) une unité de biologie moléculaire, (ii) une unité de culture des tissus et (iii) des chambres de culture à climat contrôlé pour effectuer des essais en conditions confinées.
Le Programme financera la réhabilitation des infrastructures existantes, lachat de nouveaux équipements ainsi que la formation de techniciens et chercheurs aux dernières techniques et technologies. Le Programme prendra également en charge la modernisation des laboratoires nationaux et, sur lIDA Burkina, une partie des coûts opérationnels du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. Cependant, le laboratoire ne peut survivre que sil atteint, avant la fin du Programme, en 2012, un niveau dautofinancement élevé, à travers notamment un système de facturation des services fournis aux clients extérieurs. Le coût opérationnel annuel du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale est estimé à environ 100.000 USD.
Mise en relation du laboratoire national de référence à vocation régionale avec le réseau de laboratoires nationaux. Chaque état membre désignera un laboratoire qui fera office de laboratoire national de biosécurité. Ces laboratoires seront reliés à leur agence nationale de biosécurité (à laquelle il apportera, si nécessaire, un appui technique) ainsi quaux chercheurs et experts nationaux. Le Comité dorientation et de suivi du Programme déterminera la structure administrative et les méthodes à appliquer par les laboratoires nationaux, en vue de garantir une meilleure contribution à lélaboration du plan de travail annuel et au fonctionnement du laboratoire national de référence à vocation régionale.
En ce qui concerne lévaluation au cas par cas des risques associés aux OVM, les laboratoires nationaux soumettront les requêtes à leurs Autorités nationales compétentes en matière de biosécurité respectives. Si nécessaire, les laboratoires nationaux demanderont lappui du laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. Pendant les deux premières années du Programme, les approbations effectives de produits ou les cas dévaluation des risques ne concerneront probablement que le Burkina Faso, compte tenu du temps quil faudra aux autres États membres de lUEMOA pour atteindre la phase dessais en champ.
Le laboratoire national de référence à vocation régionale renforcera, selon les besoins, les capacités des laboratoires nationaux en détection des OVM et en évaluation des risques environnementaux. Le Programme financera les équipements de base de détection des OVM ainsi que la gestion des données et des informations. Le personnel des laboratoires nationaux en charge de la biosécurité sera formé par le personnel du laboratoire national de référence à vocation régionale.
Une évaluation exhaustive des compétences sera réalisée au début du Programme, afin didentifier les avantages comparatifs des laboratoires. Le choix final des modalités dorganisation des responsabilités régionales en matière de biosécurité (une agence régionale, un laboratoire de référence, plusieurs centres dexpertise, etc.) sera arrêté lors de lévaluation à mi-parcours du Programme.
Arrangements institutionnels relatifs au laboratoire national de biosécurité de référence à vocation régionale. LInstitut national de lenvironnement et de la recherche agricole (INERA) du Burkina Faso abritera initialement le laboratoire de biosécurité de référence à vocation régionale. Le laboratoire de biosécurité désigné à lINERA sera modernisé et équipé de manière adéquate sur financement du nouveau crédit de lIDA. Une progression éventuelle pour en faire un laboratoire de biosécurité de référence à vocation régionale à part entière sera discutée lors de lévaluation à mi-parcours du Programme.
Le personnel clé du laboratoire sera limité afin de maîtriser les coûts fixes. Des chercheurs seront recrutés dans les États membres de lUEMOA, sur une base contractuelle et en fonction des disciplines requises (biologie moléculaire, entomologie, etc.), pour des évaluations spécifiques. Comme décrit ci-dessus, les installations peuvent être également par des utilisées par des équipes extérieures effectuant une recherche sur lévaluation des risques. Les critères déligibilité et les conditions contractuelles seront développés par le Comité dorientation et de suivi du Programme.
Règle de financement : IDA Burkina Faso et enveloppes régionales (nouveau financement) 100%.
Sous-composante A3 du Programme : Consolider les outils existants et développer des approches régionales communes conformes aux standards internationaux dévaluation et de gestion des risques, dinspection, ainsi que de suivi et dévaluation des OVM dune part, et, dautre part, préparer un manuel régional de directives dévaluation et de gestion des risques.
Le Comité scientifique régional sera en charge de cette sous-composante, avec une assistance technique internationale, régionale et nationale. Les ateliers régionaux et nationaux seront organisés pour (i) valider le manuel et (ii) diffuser le manuel pour garantir une large participation et une appropriation par lensemble des acteurs.
Règle de financement : FEM 70% ; UEMOA 30%.
Sous-composante A4 du Programme : Diffuser le manuel de procédures dans lespace UEMOA à travers les centres déchange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH). Le Programme mettra en place un BCH régional et des BCH nationaux dans tous les pays bénéficiaires. Les BCH seront équipés dordinateurs et de serveurs, et bénéficieront dune expertise internationale/régionale/nationale en gestion des BCH. Les points focaux des BCH seront formés pour diffuser le manuel sur les sites web.
Règle de financement
ActivitésFEMUEMOAÉquipements et expertise pour le BCH régional5050Formation du point focal du BCH régional5050Formation des points focaux des BCH nationaux100Composante B Mettre en uvre le cadre institutionnel et juridique communautaire de biosécurité (Total estimé : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 8,7 millions dUSD; Contribution du FEM : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R26C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,7 millions dUSD, Contribution de lIDA : 0.0 million dUSD ; Autres sources de financement : 7 millions dUSD)
LUEMOA est actuellement impliquée dans lélaboration dun espace économique et politique où le coton joue un rôle important, en particulier pour les questions commerciales au sein de lOrganisation mondiale du commerce (OMC). La composante B ne porte pas uniquement sur la création dun cadre permettant aux États membres de lUEMOA de protéger la biodiversité et lenvironnement contre les effets négatifs potentiels dun commerce régional dOVM, mais appuiera également les efforts de lUEMOA pour intégrer larène économique et politique internationale à travers lharmonisation des politiques sectorielles notamment en matière de protection environnementale. Cette composante juridique et institutionnelle consistera à produire un cadre communautaire de biosécurité (CRB) fonctionnel pour lespace UEMOA. La mise en uvre du CRB reposera sur le principe de subsidiarité, selon lequel les États membres délèguent, unanimement, leur pouvoir à lUEMOA pour remplir des objectifs communs qui sont peu susceptibles dêtre traités de manière aussi efficace et performante au seul niveau national.
Les quatre sous-composantes sont :
Sous-composante B1 du Programme : Élaborer une réglementation communautaire sur la biosécurité conformément aux procédures de lUEMOA.
Dans le processus de préparation de la réglementation régionale, le Programme cherchera à impliquer, le plus largement possible, toutes les catégories dacteurs concernés. Dans un premier temps, lUEMOA effectuera dans les huit pays une mission circulaire dinformation des paysans, des organisations de producteurs et de la société civile sur lobjectif de la réglementation régionale de biosécurité. Les avis et positions de tous ces acteurs seront ainsi recueillis avant la rédaction du texte réglementaire. La deuxième étape consistera à recourir aux services de juristes internationaux spécialistes de la biosécurité, qui collaboreront avec les juristes de lUEMOA pour la rédaction du texte réglementaire. La validation du projet de réglementation communautaire avant son adoption se fera lors dateliers régionaux rassemblant les acteurs institutionnels, les paysans, les organisations de producteurs et la société civile.
Règle de financement : FEM 30%; UEMOA 70%.
Sous-composante B2 du Programme : Faciliter le processus politique dadoption de la réglementation régionale et de ses règlements dexécution.
Le Programme financera ce processus politique dadoption et de diffusion en 5 étapes. (i) Les experts sectoriels régionaux en biosécurité se réuniront pour revoir la version préliminaire de la réglementation avant sa soumission pour examen aux ministres en charge de lenvironnement. (ii) Les ministres en charge de lenvironnement se réuniront pour donner leur accord, avant la soumission du document au comité des experts statutaires de lUEMOA. (iii) Le comité dexperts statutaires se réunira pour valider la réglementation, avant sa soumission pour adoption au Conseil des ministres statutaire. (iv) Le Conseil des ministres statutaire se réunit pour adopter la réglementation. (v) La réglementation sera imprimée en milliers dexemplaires et largement diffusée dans lespace UEMOA.
Règle de financement : UEMOA 100%
Sous-composante B3 du Programme : Mettre en place un dispositif institutionnel pour accompagner la vulgarisation et lexécution de la réglementation communautaire dans les huit États membres de lUEMOA.
Dans le cadre de cette sous-composante, le Programme financera une étude de faisabilité et de pérennité financière dun observatoire régional de biosécurité. Cette étude sera réalisée par des experts internationaux et validée lors dun atelier régional. Il est envisagé que lobservatoire régional démarre ses activités dans la troisième année du Programme. Les coûts opérationnels de lObservatoire (personnel, équipement et réunions annuelles), ainsi que ceux du Comité scientifique régional seront couverts par le Programme. Les équipements de test biotechnologique tels que ceux requis aux frontières, ainsi que les services des experts internationaux en droits de propriété intellectuelle seront financés par le Programme.
Règle de financement:
ActivitésPourcentage de financementFEMUEMOACEÉtude de faisabilité et de durabilité financière de lobservatoire régional 7030Atelier de validation de létude 7030 Kits de test biotechnologique 100Expertise internationale en DPI 5050Coûts opérationnels de lobservatoire régional 5050Sous-composante B4 du Programme : Coordination, suivi et évaluation du Programme.
La coordination du Programme sera assurée au niveau régional par une Unité de Coordination au sein de lUEMOA. Cette unité sera composée dun spécialiste de la biosécurité (qui aura la fonction de coordinateur régional), un spécialiste en communication ainsi que de personnel administratif. La coordination régionale sera en outre assistée par des consultants internationaux, régionaux et/ou nationaux, recrutés pour une courte durée, notamment pour la gestion financière, les audits, ainsi que pour la préparation de lévaluation à mi-parcours du Programme.
Au niveau national, les points focaux, au sein des ministères chargés de lenvironnement, traiteront et suivront les activités nationales du Programme, en collaboration étroite avec la coordination régionale.
Le Programme couvrira les salaires du personnel de la coordination régionale, ainsi que les activités nationales dirigées par les points focaux nationaux. Seront également couverts, la réhabilitation des lieux de travail, léquipement de bureau, les frais de voyage des superviseurs du Programme, la coordination des activités avec dautres projets de lIDA, la formation du personnel, ainsi que les coûts opérationnels du Comité dorientation et de suivi et du Comité scientifique régional.
Règle de financement
ActivitésPourcentage de financement FEMUEMOACESalaires cadres coordination régionale 40 60Salaires personnel administratif coordination régionale 5050Appui aux points focaux du Programme 100Réhabilitation des bâtiments coordination régionale5050Équipement bureaux coordination régionale 40 60Frais de mission coordination régionale 100Formation personnel coordination régionale100Coordination avec les autres projets IDA100Coûts opérationnels Comité dorientation et de suivi 5050Services de consultants pour la gestion financière et les audits 100Services de consultants pour la revue à mi-parcours 100Suivi et évaluation100Composante C Mettre en uvre la réglementation communautaire de biosécurité dans les huit États membres de lUEMOA et renforcer les capacités en DPI (Total estimé : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C3" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 8,2 millions dUSD; Contribution du FEM: LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C5" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 2,1 millions dUSD; Contribution de lIDA : LINK Excel.Sheet.8 "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS" "Links!R27C7" \a \f 4 \r \* MERGEFORMAT 1,2 millions dUSD en contrevaleur ; Autres sources de financement : 4,9 millions dUSD)
Le PCB établit un cadre international à exécuter au niveau national et des normes minimales de biosécurité pour les mouvements transfrontaliers des OVM, notamment leur transport, leur manipulation et leur utilisation de manière sécurisée. Les pays ayant ratifié le PCB doivent traduire ces normes dans des systèmes nationaux de biosécurité ou Cadres nationaux de biosécurité (CNB), qui constituent un cadre réglementaire détaillant les processus et les procédures de traitement des demandes sur les OVM, le montage institutionnel, ainsi que les procédures de sensibilisation et de participation du public. Les cinq pays bénéficiaires du don du FEM ont bénéficié de projets pour la création de CNB financés par le FEM et exécutés par le PNUE, mais aucun de ces pays na encore démarré la mise en uvre de son CNB. Le Cadre régional de biosécurité proposé se basera sur les cadres réglementaires et institutionnels nationaux existant et appliquera le processus dharmonisation politique et réglementaire de lUEMOA.
Cette composante se concentrera sur la mise en uvre du CRB au niveau national a) en renforçant les capacités de toutes les institutions nationales concernées par la mise en uvre du CRB, b) en améliorant la sensibilisation du public et la participation des divers acteurs concernés, en particulier des organisations de producteurs et c) en renforçant les capacités nationales en DPI associés aux cultures transgéniques. Le CRB ne devant être opérationnel quà la mi-parcours du Programme, ce dernier appuiera, durant la phase intermédiaire, la mise en uvre des cadres nationaux de biosécurité existants dans les pays qui ont déjà démarré les essais en champ ou qui sapprêtent à le faire.
Les trois sous-composantes sont :
Sous-composante C1 du Programme : Renforcer les capacités humaines, institutionnelles et réglementaires pour permettre aux pays concernés de mettre en uvre le CRB et les mesures intermédiaires jusquà lentrée en vigueur du CRB.
Cette sous-composante financera le plan de communication stratégique du Programme, les campagnes de sensibilisation des paysans sur la biosécurité, les activités de renforcement des capacités des inspecteurs régionaux de biosécurité, ainsi que le renforcement des Agences nationales de biosécurité (ANB) et des Comités nationaux de biosécurité (dans les pays qui nont pas dANB). Elle soutiendra également les points focaux nationaux du Programme en finançant principalement les services des consultants internationaux, régionaux ou nationaux pour réévaluer les Cadres nationaux de biosécurité (CNB) dans les pays et pour définir un plan dactions pour mettre au même niveau les versions actuelles des CNB. Comme mentionné ci-dessus, le Programme financera des mesures intermédiaires de biosécurité avant la promulgation du cadre régional de biosécurité.
Règle de financement
ActivitésPourcentage de financementFEMCEPAFASPUEMOAPlan de communication du Programme100 Campagnes de sensibilisation publique5050 Renforcement des capacités des inspecteurs régionaux de biosécurité 5050 Renforcement des ANB et des Comités nationaux de biosécurité5050Appui aux points focaux nationaux du Programme5050Mesures intermédiaires304030
Sous-composante C2 du Programme : Informer et sensibiliser les acteurs clés, en particulier les organisations de producteurs, sur la réglementation régionale et ses implications pour lenvironnement et le développement socio-économique.
Ces efforts dinformation et de sensibilisation seront réalisés à travers des ateliers dinformation et de renforcement des capacités rassemblant des représentants des gouvernements nationaux, des élus locaux, des représentants de ladministration, des Parlementaires, des représentants des organisations de producteurs et de la société civile. Le Programme financera également un appui audiovisuel (radio, télévision) pour la diffusion du Cadre régional de biosécurité en langues locales.
Règle de financement
ActivitésPourcentage de financementFEMUEMOACEAppui audiovisuel100 Ateliers pour la société civile et les organisations de producteurs100 Autres ateliers403030
Sous-composante C3 du Programme : Renforcer lenvironnement réglementaire et politique relatif aux DPI associés aux plantes transgéniques.
Dans le cadre de cette sous-composante, la région bénéficiera dune expertise internationale pour les négociations des contrats relatifs aux DPI. Cette sous-composante inclut également le financement dune formation en DPI pour les organisations de producteurs, les chercheurs, les décideurs nationaux et régionaux et les chefs dentreprise. Le Programme délivrera en outre des bourses pour des formations avancées externes en DPI. Les récipiendaires de ces bourses seront sélectionnés au cas par cas.
Règle de financement : UEMOA 50%; CE 50%.
Annexe 5 : Coûts du Programme et du Projet
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
DDEAUTO Excel "C:\\001-Operational Files\\000-GEF-Biosafety\\COSTAB\\[PAD-BRIEF-WARBIOSAFETY-LINKS.XLS]Annex 5-GEF contribution" R1C1:R35C91 \p
Annexe 6 : Modalités dexécution
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Dispositions de partenariat
Le Programme mettra laccent sur la biosécurité. Il complètera linitiative de biotechnologie/biosécurité initiée par la CEDEAO. En effet, cest suite aux conférences ministérielles de juin 2004 à Ouagadougou et de juin 2005 à Bamako, que le CORAF/WECARD a élaboré, à la demande de la CEDEAO, un plan daction sur la biotechnologie agricole et la biosécurité avec lappui de lUSAID. Le plan daction prévoit le développement dun cadre sous-régional harmonisé afin de réduire au minimum les problèmes associés au mouvement transfrontalier dOVM non autorisés. Mais les décisions de la CEDEAO restent aujourdhui au stade de propositions ; tandis que lUEMOA est reconnue pour sa capacité délaboration et dadoption de politiques sectorielles et de règlements harmonisés obligatoires après accord unanime des États membres. Cest lune des raisons qui a incité le Programme à se concentrer sur la région UEMOA. Le Programme favorisera une approche commune à lUEMOA et à la CEDEAO et aura certainement des externalités positives pour toute la région CEDEAO.
Le choix de lUEMOA est également stratégique pour lintégration des questions denvironnement et de biosécurité dans les objectifs régionaux de développement au sens large. La troisième réunion des parties du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (COP/MOP3) a défini cet aspect comme une priorité dans la décision BS-III/3, qui prie instamment les Parties et les autres gouvernements dintégrer la prévention des risques biotechnologiques dans leurs stratégies et approches plus larges relatives au développement durable, ainsi que dans leurs programmes.
Un partenariat étroit sera également développé avec le CORAF/WECARD et lINSAH, qui sont deux institutions régionales de coopération technique en matière de recherches agronomique. Le Programme complètera le travail technique en biosécurité et en biotechnologie que ces deux institutions ont démarré sur financement de lUSAID. Cette initiative identifie plusieurs priorités dactions dans le domaine de la biotechnologie agricole et de la biosécurité.
Dans le domaine de la biosécurité, linitiative CEDEAO prévoit le développement dun cadre sous-régional harmonisé, et notamment dune réglementation sous-régionale, afin de réduire au minimum les risques associés aux mouvements transfrontaliers des OVM. Limplication de lINSAH porte sur lharmonisation réglementaire, compte tenu de son expérience sous régionale dans les domaines de la réglementation des pesticides et des mesures phytosanitaires. En 2003, lINSAH a publié un inventaire des réglementations et des directives dautorisation des mouvements dOVM dans le Sahel. LInstitut a lancé en novembre 2004 un processus de développement daccords cadres qui définissent une réglementation commune sur la biosécurité, dune part, et, dautre part, sur les semences conventionnelles et génétiquement modifiées dans les pays du CILSS. Ces propositions ont été soumises aux États membres du CILSS pour examen et discutées en janvier 2006 lors dun atelier régional des acteurs à Niamey.
Des organisations spécialisées en biotechnologie et en biosécurité, telles que lAATF, la Fondation Rockefeller, le RIBios, lISNAR, le NGICA, le CGIAR et le CIRAD, ont été identifiées comme des partenaires potentiels du Programme ; en effet, certaines dentre-elles développent des cultures alimentaires transgéniques, comme le niébé, tandis que dautres démarrent des projets de renforcement des capacités en biosécurité et en DPI. Certaines de ces organisations sont également reconnues pour leur expertise en évaluation des risques.
Au niveau national, le Programme sera exécuté en étroite collaboration avec les autorités nationales compétentes en charge de la biosécurité, et avec les organisations nationales de producteurs concernées, ainsi quavec les représentants du secteur privé et de la société civile.
Le PNUE à travers la division de Nairobi chargée de la coordination du FEM, et la division de Genève, en charge de la biosécurité sera un partenaire important, compte tenu de son expérience antérieure des CNB avec la mise en uvre de huit Projets nationaux FEM de création des CNB.
La FAO sera un partenaire du Programme à travers ses projets sur le coton, les DPI et linformation/communication dans le domaine de la biotechnologie dans certains pays de membres lUEMOA, tels que le Bénin et la Côte dIvoire.
La Commission européenne apportera un appui aux activités du Programme à travers le volet dintégration régionale de son 10ème Fonds européen de développement (FED). La France soutiendra également des activités du Programme à travers les projets de développement des capacités du Ministère des Affaires étrangères, son appui budgétaire à lUEMOA géré par lAgence française de développement, et peut-être le FFEM (Fonds français pour lenvironnement mondial). Le Programme cherchera également à collaborer avec dautres investissements existants pour la biosécurité, financés par des bailleurs de fonds, dont la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) et ceux mentionnés auparavant, dans le but de rationaliser les efforts.
Modalités dexécution
Le Projet financé par la Banque mondiale (inclus dans le Programme) sera exécuté par deux agences : lUEMOA qui aura la responsabilité de la mise en uvre des activités financées par les dons du FEM, tandis que lAgence nationale de biosécurité du Burkina Faso se chargera des activités financées par le crédit de lIDA (sous-composante A2) avec la collaboration du PAFASP pour les aspects fiduciaires. Le Projet aura une durée de quatre ans et sera exécuté pendant les années fiscales 2008 à 2012, sera achevé le 30 septembre 2011 et clôturé le 30 juin 2012.
LUEMOA a été proposé pour exécuter le don du FEM en raison de son expérience dans lharmonisation des politiques sectorielles et lélaboration de réglementations régionales, mais également pour les raisons suivantes : (i) les tests de coton transgénique effectués par un pays de lUEMOA pourraient potentiellement avoir un impact sur tous les autres États membres de lUnion à cause du marché commun (les essais qui ont déjà lieu au Burkina Faso et le démarrage probable des essais au Mali et au Sénégal mettent en évidence lurgence de lapplication du PCB au sein de lUEMOA); (ii) le Traité de lUEMOA autorise lUnion à élaborer des réglementations communautaires exécutoires dans tous les États membres, à condition que ces derniers aient donné leur accord ; cela signifie que lobjectif de conformité totale dun pays au PCB sera plus rapidement atteint à travers lélaboration et la mise en uvre dun Cadre régional de biosécurité ; (iii) le mandat étendu de lUEMOA garantit lintégration stratégique des questions liées à lenvironnement et à la biosécurité dans les objectifs de développement de la sous région.
Par ailleurs, un supplément du Bulletin du FMI de 2002 affirme que : LUEMOA est, de tous les groupements régionaux africains, celui où lintégration est la plus poussée. Outre quils sont parvenus à maintenir leur union monétaire depuis 52 ans, ses membres ont mis en place des critères de convergence macroéconomique ainsi quun mécanisme efficace de surveillance, adopté une union douanière et un tarif extérieur commun (début 2000), harmonisé leur réglementation fiscale indirecte et lancé des politiques sectorielles et structurelles à léchelle régionale.
Il est important de souligner que la capacité de lUEMOA à adopter une réglementation et des politiques sectorielles harmonisées et exécutoires ne se fait pas aux dépens de la souveraineté nationale ou de la participation des acteurs concernés. Au contraire, lUEMOA adopte les règlements régionaux uniquement à la suite de négociations avec les représentants de ses États membres et de consultations des acteurs régionaux et nationaux clés. Lharmonisation régionale vise à répondre aux problèmes communs à la région, et/ou transfrontaliers, et dont la résolution est plus efficace et efficiente lorsquelle est gérée à un niveau régional. Chaque État membre disposant de fait dun droit de veto, seules les réglementations consensuelles peuvent être adoptées. Une fois un règlement adopté, les pays disposent de temps, si nécessaire, pour lapplication effective du texte. Ladoption réussie dune réglementation régionale évite la répétition dun processus réglementaire long et coûteux dans chaque État membre. Il est par ailleurs probable que lexpérience de lUEMOA soit répétée et appliquée à plus large échelle dans lespace CEDEAO, au bénéfice de toute la région ouest africaine. La Banque mondiale a manifesté son soutien à lUEMOA depuis 1994 et a apporté ses commentaires sur lébauche du DSRRP (Document de stratégie régionale de réduction de la pauvreté) de lAfrique de lOuest en 2001.
LAgence nationale de biosécurité et le PAFASP ont été sélectionnés pour mettre en uvre le crédit IDA Burkina Faso car ils sont déjà impliquées dans des activités liées à la biosécurité au Burkina Faso et ont déjà fait lobjet dune évaluation des capacités en passation des marchés et en gestion financière.
Supervision du Projet
Le dispositif de mise en uvre du Projet se base largement sur le mécanisme dexécution du Programme.
Le suivi global du Programme sera réalisé à travers un Comité dorientation et de suivi (COS), créé par le règlement N°03/2007/CM/UEMOA du 6 avril 2007. Ce Comité comprendra : (i) huit représentants des ministères en charge de lenvironnement en raison dun représentant par États membres de lUEMOA, (ii) un représentant des ONG au niveau régional dans le domaine de lenvironnement, (iii) trois représentants dorganisations régionales de producteurs, (iv) un représentant de la CEDEAO, (v) un représentant de lUEMOA et (vi) le président du Comité scientifique régional ou son représentant. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les agences dexécution du Programme seront invités comme observateurs. Le COS sera présidé par le ministre en charge de lenvironnement (ou son représentant) du pays qui assure la présidence du Conseil des ministres de lUEMOA. Le secrétariat du COS sera assuré par lUnité de coordination. Le comité se réunira deux fois par an en session ordinaire, et en session extraordinaire si nécessaire.
Le Comité scientifique régional (CSR) conseillera le Programme, notamment le Comité dorientation et de suivi, sur les aspects scientifiques de biosécurité. Le CSR comprendra dix membres aux compétences reconnues en biologie moléculaire, en protection de lenvironnement et en santé humaine. Ils seront choisis par les laboratoires nationaux de biosécurité, au sein du CORAF/WECARD et des organisations internationales de recherche qui font autorité en matière de biosécurité.
Compte tenu du nombre de pays participants, une Unité de coordination (UC) sera créée au sein de la Commission de lUEMOA. Dotée de lautonomie nécessaire, lUC assurera la gestion du Projet et du Programme global lors des phases de préparation et dexécution, et contribuera à la durabilité du Programme sur le long terme grâce à lengagement continu de lUEMOA sur les questions de biosécurité. LUC sera également chargée de garantir lexécution des obligations de comptes-rendus financiers et daudits, et de la conformité aux procédures de passation des marchés, de décaissement et de gestion de la Banque mondiale. LUC assurera le secrétariat du COS.
LUC sera composée de deux consultants : un spécialiste en biosécurité et un spécialiste en communication. Ces consultants seront recrutés selon un processus compétitif par le Programme et seront payés sur les fonds du Programme, conformément aux règles de la Banque mondiale. Les deux consultants seront placés sous lautorité de la Commission. Ils seront appuyés par un personnel administratif composé dun comptable et dun spécialiste en passation des marchés. LUC sera chargée de la coordination et de lexécution globale des activités du Programme. Elle sappuiera au niveau national sur les correspondants nationaux nommés par leurs Gouvernements respectifs. LUC recevra périodiquement lappui dexperts internationaux en biosécurité et en droit environnemental international, qui seront recrutés selon un processus compétitif conformément aux règles et aux procédures de la Banque mondiale.
Les correspondants nationaux seront les points focaux du Projet et du Programme global au niveau national. Une partie des coûts opérationnels associés pourrait être couverte par un financement national, comme souligné dans les recommandations de la réunion de Bamako des ministres en charge de lenvironnement. Les points focaux assureront lexécution réelle du Cadre régional de biosécurité au niveau national, ainsi que de la mise en uvre de toute mesure intermédiaire nécessaire avant lentrée en vigueur du CRB. Le correspondant national communiquera et se coordonnera avec les points focaux existants du FEM et du PCB, ainsi quavec le comité/lagence nationale de biosécurité pour rechercher les complémentarités, afin déviter la dispersion des efforts de gestion de la biosécurité. Il est heureux de souligner que les correspondants nationaux du Bénin, du Sénégal et du Niger sont également points focaux du PCB dans ces pays.
Le ministre en charge de lenvironnement de chacun des huit pays bénéficiaires du Programme désignera, par arrêté ministériel, le comité national de biosécurité (établi dans le cadre du projet financé par le PNUE/FEM) comme comité consultatif dappui au correspondant national et au Programme. Le Comité national de biosécurité jouera un rôle important dans lexécution du Protocole de Cartagena (i) en apportant des avis motivés et (ii) en participant activement au processus délaboration de la réglementation régionale. Une disposition spécifique indiquera le rôle du Comité national de biosécurité dans la mise en uvre de la réglementation régionale et du Protocole.
Annexe 7 : Mécanismes de gestion financière et de décaissement
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Résumé exécutif et conclusion
Les responsabilités fiduciaires de lexécution du don du FEM suivront les règles financières de lUEMOA. La responsabilité financière du crédit de lIDA incombera à lunité de coordination du PAFASP, qui est placée sous lautorité du secrétariat général du Ministère de lAgriculture, de lHydraulique et des Ressources halieutiques au nom du Ministère de lEnvironnement et du Cadre de vie. Les évaluations de la gestion financière ont été réalisées en conformité avec le Manuel des pratiques de gestion financière publié par le Conseil de gestion financière le 3 novembre 2005. Leur objectif était dévaluer si les procédures de gestion financière de lUEMOA et du PAFASP étaient acceptables. Lévaluation financière du Ministère de lAgriculture, de lHydraulique et des Ressources halieutiques du Burkina Faso avait été réalisée antérieurement.
Les évaluations ont permis de conclure que les modalités de gestion financière du Projet respectent les obligations minimum de la Banque mondiale sous la procédure OP/BP10.02 et seront en mesure de fournir, de manière relativement sûre, des informations précises et régulières sur létat du Projet, conformément aux conditions de la Banque mondiale. Cependant, des actions clés de renforcement et de mise à jour du système de gestion financière de lUEMOA et du PAFASP ont été identifiées. Ces actions, dont la responsabilité dexécution revient à lUEMOA, sont : (i) le recrutement dun auditeur externe dont lexpérience et les qualifications sont acceptables par la Banque mondiale ; (ii) le recrutement dun comptable et dun responsable de laudit respectivement pour le département de comptabilité et pour le département daudit interne et (iii) lélaboration dun manuel dexécution administrative, comptable et financière. Les autres actions identifiées sont de (i) mettre à jour le manuel dexécution administrative, comptable et financière du PAFASP et (ii) configurer le logiciel de comptabilité du PAFASP (voir lappendice 1 de cette annexe).
Organisation du personnel et modalités dexécution
Même si le personnel des départements de comptabilité et daudit de lUEMOA est qualifié et expérimenté, un recrutement supplémentaire sera nécessaire pour faire face à limportante charge de travail actuelle. Le département de comptabilité de lUEMOA emploie six personnes, y compris le directeur. Seuls trois des six agents (y compris une personne qui travaille sur un projet financé par un autre bailleur de fonds) sont des comptables hautement qualifiés. Le Projet financera le recrutement dun comptable ayant lexpérience et les qualifications acceptables pour la Banque mondiale. Il travaillera pour le Projet et le Programme global sous la supervision du Comptable général. Le PAFASP aura certainement les mêmes besoins en matière de personnel financier, car ce projet nemploie actuellement quun directeur financier et un comptable.
Le département daudit interne de lUEMOA compte deux employés, dont le directeur, ce qui est insuffisant pour remplir à bien son mandat. LUEMOA recrutera un auditeur interne sur un poste actuellement vacant.
Gestion financière, procédures comptables et gestion informatisée de linformation
Politiques et procédures financières. Les normes comptables de lUEMOA et du PAFASP, très similaires aux normes comptables internationales du secteur public (IPSAS) publiées par le Comité pour le secteur public de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC-PSC), seront appliquées. Toutes différences significatives entre les normes des deux agences dexécution et celles de lIPSAS seront mises en évidence de manière appropriée et expliquées dans les notes des états financiers. LUEMOA et le PAFASP prépareront les états financiers du Projet et du Programme global pour laudit, respectivement pour le financement du FEM et le crédit de lIDA.
Logiciel de comptabilité. LUEMOA utilise déjà un logiciel de comptabilité satisfaisant, SAARI. SAARI est un progiciel de comptabilité solide et capable de produire toutes les données comptables et financières requises, y compris les états financiers, les états de réconciliation bancaires et tous les rapports financiers comme létat financier intermédiaire non-audité (IFR). Le PAFASP tient ses comptes avec le logiciel comptable TOMPRO, qui marche bien et qui est configuré pour les besoins du projet.
Comptes-rendus et suivi
Les formats des différents rapports périodiques de suivi financier devant être produits par le système de gestion financière seront définis. Linformation contenue dans ces rapports devra être conforme au plan et à la nomenclature comptable. LUEMOA et le PAFASP prépareront, respectivement pour le financement du FEM et le crédit de lIDA, un état financier intermédiaire (IFR) de manière satisfaisante pour la Banque mondiale.
Létat financier intermédiaire :
Présente les ressources et les emplois des fonds pour le Projet et le Programme, à la fois cumulativement et pour la période couverte par le rapport, en précisant systématiquement les sources de financement ;
Explique les variations entre la programmation budgétaire et lexécution réelle des dépenses;
Décrit les avancées dans lexécution du Projet et du Programme, à la fois cumulativement et pour la période couverte par le rapport ;
Explique les variations entre la planification et lexécution réelle du Projet et du Programme ;
Expose létat dexécution du plan de passation des marchés du Projet à la fin de la période couverte par le rapport.
Un état financier intermédiaire (IFR) consolidé du Projet sera envoyé à la Banque mondiale, dans un délai de 45 jours, après la fin de chaque trimestre. LUEMOA sera responsable de cette consolidation.
Les états financiers annuels consolidés incluront les informations suivantes :
Un état des ressources et des emplois des fonds / un état des reçus et des règlements en espèces récapitulant l'ensemble des reçus, des paiements et les soldes en espèces de l'organisme ; et recensant séparément les paiements effectués par des tiers pour le compte de l'organisme.
Les politiques comptables adoptées et les notes explicatives. Les notes explicatives doivent être présentées de manière systématique : les éléments sur létat des reçus et des règlements en espèces doivent être assortis dune note de renvoi vers les éléments documentés dans les notes explicatives.
Une déclaration des responsables certifiant que les fonds de la Banque mondiale ont été consacrés uniquement aux objectifs pour lesquels ils ont été accordés comme spécifié dans lAccord de don et dans lAccord de financement.
LUEMOA et le PAFASP utiliseront la même nomenclature comptable pour les deux types dinformation financière afin de faciliter la consolidation.
Audit interne
La fonction daudit interne à lUEMOA est assurée par lauditeur interne qui rend compte directement au Président de la Commission de lUEMOA. La direction de laudit interne emploie deux personnes, le directeur et son assistant. Tous les deux ont des qualifications satisfaisantes, mais quelques faiblesses ont été identifiées dans la fonction daudit interne :
Le personnel est insuffisant et doit être complété par le recrutement dun autre auditeur ;
Les fonctions sont résumées dans les règlements financiers de lUEMOA, mais il ny a pas de manuel daudit interne ;
Les responsabilités de lauditeur interne couvrent la revue des systèmes de contrôle interne de lUEMOA, mais jusquà présent, seuls des audits financiers ont été réalisés ;
Les résultats, les recommandations des contrôles et les sanctions prévues ne sont pas exécutés.
Le Projet aidera lUEMOA à corriger ces faiblesses et un manuel daudit sera développé dans le cadre du Projet.
Audit externe
Des auditeurs externes ayant les qualifications et lexpérience satisfaisantes pour la Banque mondiale effectueront un audit annuel des états financiers consolidés du Projet. Laudit sera réalisé conformément aux normes internationales daudit et comprendra tous les tests et les contrôles jugés nécessaires par lauditeur selon les circonstances. En plus du rapport daudit, les auditeurs devront transmettre des lettres officielles présentant les observations, les commentaires et les recommandations pour lamélioration des comptes, des systèmes et des contrôles comptables, ainsi que du respect des engagements contractuels de lAccord de don et de lAccord de financement.
Rapport dauditOrganismePériodicitéEchéanceCommentaires1) États financiers consolidés du Programme UEMOAAnnuellement30 juinA inclure dans les Accords de don et de crédit 2) Déclaration des responsablesUEMOA et PAFASPAnnuellement30 juinIncluses dans les termes de référence Le processus de recrutement des auditeurs et lévaluation de leur performance seront réalisés par la Cour des comptes de lUEMOA. Les rapports daudit des états financiers du Projet doivent être soumis à la Banque dans un délai de six mois après la fin de lannée. Le tableau ci-dessous résume les obligations daudit du Programme :
Modalités de décaissement
LUEMOA et lAgence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour tous les aspects financiers) qui se trouvent à Ouagadougou au Burkina Faso, seront respectivement en charge du respect des obligations incluses dans les Accords de don et de crédit. LUEMOA demandera les décaissements au nom des pays et enverra les demandes de retrait et de paiement direct à la Banque mondiale. Deux comptes désignés seront ouverts à la Banque centrale des États de lAfrique de lOuest (BCEAO) et seront gérés séparément par lUEMOA et le PAFASP. Les fonds de ces comptes seront utilisés pour financer les dépenses éligibles. Pour les activités relatives aux formations et aux missions, lUEMOA et le PAFASP préfinanceront ces activités et demanderont le remboursement après les missions.
Méthodes de décaissement
Les décaissements seront basés sur les transactions et incluront les méthodes de remboursement, davance sur un compte désigné, de paiement direct et dengagement spécial. La méthode de déboursement sur la base des états financiers intermédiaires trimestriels sera sans doute adoptée dès que la Banque mondiale sera satisfaite des capacités en gestion comptable et financière des deux agences dexécution.
Montant minimum des demandes
Les montants minimum des demandes de retrait soumises dans le cadre du don du FEM et du crédit de lIDA pour les paiements directs et les engagements spéciaux seront équivalents à 90.000 USD et 60.000 USD respectivement.
Rapports sur lutilisation des montants des financements
Les décaissements pour toutes les dépenses doivent être réalisés sur la base dune documentation justificative complète, à lexception des contrats évalués à moins de 250.000 USD pour les travaux, 200.000 USD pour les fournitures, 100.000 USD pour les firmes de consultants et 50.000 USD pour les consultants individuels, ainsi que pour les coûts opérationnels qui seront demandés sur la base de létat des dépenses, sans documentation justificative. Les coûts de formation et les coûts opérationnels seront également demandés sur la base dun état des dépenses. Tous les justificatifs de létat des dépenses seront gardés au niveau de la Coordination régionale. Les justificatifs seront archivés pour être immédiatement accessibles en cas de contrôles financiers sont sujets à des revues périodiques des équipes de lIDA et de la Coordination régionale pendant les missions de supervision, ainsi que par les auditeurs externes.
LUEMOA et le PAFASP soumettront tous les mois un état et une réconciliation des comptes bancaires désignés avec les demandes de retrait. Tous les documents justificatifs pour létat des dépenses seront conservés à lUEMOA et au PAFASP et doivent être mis à disposition pour un examen lors des missions périodiques de revue de la Banque mondiale et par les auditeurs externes. Le schéma des flux de financement est décrit dans lAppendice 1. Le format du rapport financier trimestriel non audité sera discuté une fois que le Projet sera jugé apte à recevoir les décaissements sur la base des rapports fournis.
Comptes désignés
Les comptes désignés seront gérés respectivement par lUEMOA et le PAFASP et seront ouverts à la BCEAO. La monnaie des comptes désignés sera le FCFA. Les montants maximaux des avances déposées par la Banque mondiale sur les comptes désignés seront de 225.000.000 FCFA pour le don et 150.000.000 FCFA pour le crédit. Les avances devront couvrir quatre mois de dépenses du Projet en moyenne.
Financement en contrepartie
Aucune contrepartie financière ne sera demandée pour le projet. Le projet est exempté de tout impôt.
Allocation des fonds du crédit de lIDA
CatégorieMontant (en DTS)Pourcentage de dépenses à financer (taxes comprises) (1) Travaux390.000100%(2) Biens1.100.000100%(3) Consultants et audits420.000100%(4) Formation440.000100%(5) Coûts opérationnels70.000100%(6) Non alloués180.000TOTAL 2.600.000
Allocation des fonds du don du FEM
CatégorieMontant (USD)Pourcentage des dépenses à financer (taxes non comprises)1) Services de consultants, audits et formation4 100 000100%2) Coûts opérationnels800 000100%3) Non alloués500 000TOTAL5 400 000
Obligations contractuelles financières
Les obligations contractuelles financières standard seront incluses dans lAccord de don et de lAccord de financement.
Conditions du prêt
La condition dentrée en vigueur de lAccord de don du FEM est la suivante : lUEMOA a désigné un auditeur externe ayant les qualifications et lexpérience satisfaisantes pour la Banque.
Plan de supervision
Régulièrement (au moins une fois par an), les modalités de gestion financière convenues seront revues et évaluées. Létat financier intermédiaire et les rapports daudit seront également examinés.
Appendice 1 : Plan daction
ActionTâchesOrganismeDate ciblée de réalisation Recrutement dun auditeur externe (condition dentrée en vigueur) Recrutement dun auditeur
Manifestation dintérêts
Préparation dune demande de proposition et soumission à la Banque mondiale
Non objection de la Banque mondiale
Rapport technique et financier
Non objection de la Banque mondiale
Signature du contrat
UEMOA (Cour des Comptes)
UEMOA (Cour des Comptes)
Banque mondiale
UEMOA (Cour des Comptes)
Banque mondiale
UEMOA (Cour des Comptes)
Avant lentrée en vigueur
Avant lentrée en vigueur
Avant lentrée en vigueur
Avant lentrée en vigueur
Avant lentrée en vigueur
Entrée en vigueur
Recrutement du personnelRecrutement dun comptable
Recrutement dun auditeur interneUEMOA et PAFASP
UEMOAAvant lentrée en vigueurLogiciel de comptabilitéFormatage sur mesure du logiciel pour produire létat financier intermédiaire et les états financiers annuels UEMOA et PAFASPAvant lentrée en vigueurDéveloppement et adoption dun manuel dexécution administrative, comptable et financièreTermes de référence envoyés à la Banque mondiale
Sélection dun consultant satisfaisant pour la Banque mondiale
Ébauche du manuel
Version finale du manuelUEMOA et PAFASP
Avant lentrée en vigueur
Appendice 2 : mécanisme de flux du financement et de linformation
Appendice 3 : Évaluation des risques
Évaluation des risquesESMFCommentairesRisques intrinsèquesCorruptionXLe dispositif légal et institutionnel de lUEMOA est satisfaisant et le système de gestion financière de lUEMOA fonctionne correctement. Le seul risque intrinsèque majeur porte sur le rattrapage des retards daudit des comptes de lUEMOA. Les comptes de 1997 à 2006 ont été produits, mais seuls les comptes de 1997 ont fait lobjet dun audit validé, à cause du manque de ressources humaines à la Cour des comptes. Il a été convenu que le renforcement des capacités de la Cour des comptes et une assistance pour rattraper ces retards sont nécessaires.Mauvaise gouvernanceXFaibles capacités judiciairesXFaibles capacités en gestionXÉvaluation globale des risques intrinsèques XRisque de contrôleAgence dexécution de lUEMOAXIdem que pour le risque intrinsèque ci-dessusAgence dexécution de lAgence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour tous les aspects financiers)XLunité de coordination du projet, et ses employés, est en place et fonctionne bien. Flux des fonds XLe flux des fonds est relativement simple : les comptes désignés seront ouverts à la Banque centrale pour le Projet ; la Banque mondiale transférera sur les comptes désignés les fonds du Crédit et du FEM sur la base des demandes de retrait. Les paiements directs seront effectués directement des comptes du Crédit et du FEM aux fournisseurs des biens et des services. Pour les missions et les formations, lUEMOA et lAgence nationale de biosécurité préfinanceront, et sur présentation des justificatifs, demanderont les remboursements sur les comptes désignés. Fonds de contrepartieXAucun fonds de contrepartie nest requis pour ce Projet.RecrutementXLUEMOA et lagence dexécution du Burkina Faso ont le personnel adéquat. Cependant, des recrutements supplémentaires pour lUEMOA ont été identifiés : (i) un comptable pour le département de comptabilité, (ii) un auditeur interne au bureau daudit interne pour le poste vacant. Un comptable sera recruté pour le PAFASP.Politiques et procédures comptables XUn consultant a été recruté pour élaborer le manuel. Un autre consultant sera également désigné pour mettre à jour le manuel du PAFASP et configurer le logiciel comptable. Les TDR seront transmis à la Banque mondiale et le manuel sera élaboré et adopté avant lentrée en vigueur. Audit interneXUne fonction daudit interne existe à lUEMOA mais elle est fortement orientée vers les transactions et le contrôle de conformité aux règlements. De plus, le personnel du département daudit interne manque de personnel. La fonction daudit interne de lUEMOA sera renforcée par le recrutement dun auditeur et par lélaboration dun manuel daudit.Audit externeXAvant lentrée en vigueur du crédit, un auditeur externe sera recruté (voir Appendice 1).Compte-rendu et suiviXLe format et le contenu des rapports ont été définis lors des négociations. Systèmes dinformationXUn logiciel de comptabilité efficace a été installé à lUEMOA et au PAFASP et sera mis à jour pour produire létat financier intermédiaire et les états financiers annuels. Évaluation globale du risque de contrôleXLe plan daction en Appendice 1 sera mis en uvre avant lentrée en vigueur du crédit. E : Élevé
S : Substantiel
M : Modéré
F : Faible
Annexe 8 : Mécanismes de passation des marchés
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
A. Généralités
Contexte Réforme de la passation des marchés
La Commission de lUEMOA basée au Burkina Faso sera en charge de la passation des marchés pour la plus grande partie du Projet (financé par le FEM et lIDA). Les activités financées par le fonds de lIDA pour le Burkina Faso seront réalisées par lAgence nationale de biosécurité (en collaboration avec le PAFASP pour les aspects fiduciaires).
Tous les pays de lUEMOA font actuellement lobjet dun processus dharmonisation et de réforme des mécanismes de passation des marchés, un processus financé par lIDA et la Banque africaine de développement (BAfD). La réforme est dirigée par le département de politiques économiques et de la fiscalité intérieure de lUEMOA et influencera les procédures de passation de marché de la Commission de lUEMOA dans les années à venir.
La réforme régionale de la passation des marchés est divisée en deux phases :
La phase 1 a été financée conjointement par la Banque à travers un don de lIDA (clôturé le 3 décembre 2005) pour un montant de la contrevaleur de 497.000 USD; par la BAfD, pour un montant de 97.000 USD, et par la Commission (et de manière indirecte par lUnion européenne), pour un montant de 150.000 USD. La phase 1 sest achevée avec succès, avec comme résultats principaux : (a) des directives régionales harmonisées adoptées par le Conseil des ministres en décembre 2005 ; (b) lidentification des instruments et des fonctions qui doivent exister à la Commission pour remplir pleinement son mandat (promotion, règlementation, suivi et évaluation) et (c) la réalisation dune évaluation des besoins en réforme de passation des marchés dans chaque État membre.
La phase 2 est en cours de préparation. Elle a pour objectif de mettre en uvre le programme de réforme élaboré durant la phase 1. De manière plus spécifique, elle contribuera à mettre en place une unité de passation des marchés à la Commission de lUEMOA, afin de promouvoir les directives régionales et de suivre leur application, de contribuer au renforcement des capacités en passation des marchés dans les États membres et dappuyer ces derniers à intégrer les directives dans leurs codes nationaux de passation des marchés.
Lors de la phase 2, un document régional standard de passation des marchés sera préparé pour les États membres, car la Commission de lUEMOA nen dispose pas actuellement. Jusquà la publication de ce document, le document standard de passation des marchés de lIDA sera utilisé pour lexécution du Projet proposé.
Utilisation des directives de la Banque
La passation des marchés pour le Projet proposé sera réalisée conformément aux (i) « Directives de la Banque mondiale : Passation des marchés financés par les Prêts de la BIRD et les Crédits de lIDA » doctobre 2006, (ii) « Directives : Sélection et emploi des consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale » doctobre 2006 également et (iii) provisions stipulées dans laccord légal. Les activités financées à travers les fonds IDA pourraient être réalisées conformément à la réglementation nationale de passation des marchés (la version 2003, ou toute version acceptée par lIDA) pour les appels doffres nationaux. Les différents éléments compris dans les catégories de dépense sont décrits ci-dessous. Pour chaque contrat devant être financé par les fonds de la Banque mondiale, les différentes méthodes de passation de marché ou de sélection des consultants, la nécessité dune présélection, les coûts estimés, les conditions de revue préalable et le calendrier doivent être convenus entre les récipiendaires et la Banque mondiale dans le Plan de passation des marchés. Le Plan de passation des marchés sera mis à jour au moins une fois par an, ou plus si nécessaire, pour tenir compte des besoins réels liés à l'exécution du projet ou à lamélioration des capacités institutionnelles.
Publicité
Une fois le projet approuvé par le Conseil, un avis général de passation des marchés sera publié en ligne dans « UN Development Business » (UNDB) et dans « dgMarket» de Development Gateway, et dans un journa national à large diffusion pour annoncer les principaux marchés de consultation (estimés à 200.000 USD ou plus) ainsi que tous les appels doffres internationaux (AOI) pour les contrats spécifiques prévus.
Des avis spécifiques de passation des marchés pour tous les marchés de fournitures, de travaux, et de services de consultants, devant être passés par appel doffres international ou national compétitif, seront publiés selon les procédures en vigueur à la Commission de lUEMOA (mais seulement dans un journal burkinabè à large diffusion pour les activités financées par lIDA pour le Burkina Faso) et peuvent également être publiés dans UNDB et dgMarket afin de recueillir le plus grand nombre possible de manifestations dintérêt de la part des candidats potentiels (ceci est obligatoire pour les AOI et les services de consultants estimés à 200.000 USD ou plus). Une demande de manifestation dintérêt pour les autres services de consultants (estimés à moins de 200.000 USD) sera publiée dans des journaux nationaux de tous les Etats de lUEMOA (mais seulement dans un journal burkinabè à large diffusion pour les activités financées par lIDA pour le Burkina Faso).
Un délai dau moins deux semaines sera accordé pour la soumission des manifestations dintérêt.
B) Méthode de passation des marchés
Marchés des travaux : les travaux devant faire lobjet dune passation des marchés dans le cadre du Projet portent sur la réhabilitation de petites infrastructures (le laboratoire de référence). Les marchés seront passés en utilisant les dossiers types dappels doffres de la Banque mondiale pour tous les AOI. Pour les AON, les dossiers types dappels doffre de la Banque mondiale seront utilisés avec les adaptations nécessaires (comme par exemple, lutilisation de la monnaie locale pour lappel doffres et le paiement), sil nexiste pas de documents dappels doffre nationaux satisfaisants pour la Banque mondiale.
Travaux financés par le FEM
Aucun contrat de travaux ne sera financé par les fonds du FEM.
Travaux financés par les fonds de lIDA
Les marchés de travaux civils estimés à un coût estimatif supérieur à la contrevaleur de 250.000 USD ou plus par contrat seront passés par appel doffres international. La préférence domestique sera accordée aux contractants nationaux qui répondent aux appels doffre internationaux. Les marchés de travaux civils estimés à un coût estimatif inférieur à la contrevaleur de 250.000 USD seront passés par appel doffres national. Les petits travaux dun coût estimatif inférieur à 40.000 USD par marché seront attribués dans le cadre de procédures de consultation des fournisseurs à partir de documents simplifiés dappel doffres, en sollicitant des devis écrits d'au moins trois entrepreneurs qualifiés (et plus de préférence) afin dobtenir au moins trois offres comparables.
Passation des marchés des fournitures : Les fournitures soumises à marché au titre du projet comprennent : léquipement de laboratoire, des kits de test de biosécurité, des équipements de bureau et des véhicules. Les fournitures soumises à marché seront regroupées si possible en unités dappel doffres, qui seront évaluées et soumises à marché selon les procédures appropriées. Les marchés seront passés sur la base des dossiers types dappel doffres de la Banque pour tous les AOI. Pour les AON, les dossiers types de la Banque mondiale seront adaptés (reflétant par exemple la monnaie locale du Burkina Faso pour lappel doffres et le paiement) lorsque les dossiers nationaux de passation des marchés ne sont pas satisfaisants pour la Banque.
Fournitures financées par le FEM
Les marchés de fournitures dun coût estimatif supérieur à la contrevaleur de 200.000 USD seront passés par appel doffres international. Une préférence sera accordée aux biens manufacturés dans lUEMOA, en conformité avec les directives de la Banque mondiale.
Les marchés de fourniture dun coût estimatif inférieur à 200.000 USD et supérieur à 40.000 USD seront passés par AON. Le processus dAON pour les activités financées par le FEM sera comparable au processus dAOI, à lexception déléments mineurs relatifs à la publicité, au délai de préparation de loffre et aux règles dattribution des marchés. Pour les marchés de cette envergure, toutes les notices spécifiques de passation des marchés des fournitures et toutes les attributions de contrat par AON seront publiées ou communiquées selon les procédures en vigueur à la Commission de lUEMOA. Par ailleurs, le délai de soumission des offres sera dau moins quatre semaines.
Les marchés de fournitures dun coût estimatif égal ou inférieur à 40.000 USD par contrat pourraient être passés sur consultation de fournisseurs. Les contrats seront attribués sur la base de demandes écrites auprès dau moins trois fournisseurs qualifiés, après évaluation des offres écrites reçues de ces fournisseurs qualifiés. Le marché sera attribué au fournisseur proposant le devis le moins cher pour les fournitures demandées, à condition que ce fournisseur possède lexpérience et les ressources nécessaires pour lexécution du contrat.
Les fournitures provenant dune seule source ou justifiés par toute autre raison, conformément au paragraphe 3.6 des Directives, seront achetées sans appliquer aucune des méthodes compétitives décrites ci-dessus, après revue préalable par la Banque mondiale.
Fournitures financées par les fonds de lIDA
Les marchés des fournitures dun coût estimatif égal ou supérieur à 200.000 USD seront passés par AOI. Les marchés de fournitures dun coût estimatif inférieur à 200.000 USD et supérieur à 40.000 USD seront passés par AON. Les marchés des fournitures dun coût estimatif inférieur ou égal à la contrevaleur de 40.000 USD peuvent être passés sur consultation de fournisseurs. Les contrats seront attribués sur la base dinvitations par écrit à soumissionner auprès dau moins trois fournisseurs qualifiés.
Les marchés de fournitures provenant dune seule source ou justifiés par dautres raisons conformément au paragraphe 3.6 des Directives seront passés sans appliquer aucune des méthodes compétitives décrites ci-dessus, après revue préalable par lAssociation.
Passation des marchés de services autres que les services de consultants : Les services autres que de consultation au titre du Projet comprennent notamment lentretien des équipements de bureau et des véhicules. La passation des marchés de services autres que de consultation suivra les mêmes règles et méthodes par seuil que pour les fournitures, telles que décrites ci-dessus.
Sélection des consultants : Les services de consultants prévus sappliqueront à lassistance technique, à la conception et à la supervision des travaux, aux audits, à la réglementation de la biosécurité et aux études réglementaires ainsi quaux études dadaptation aux normes internationales. Les marchés de ces services de consultants seront passés en appliquant la procédure de passation des marchés la plus appropriée parmi les suivantes, autorisée par les Directives de la Banque, et incluse dans le plan de passation des marchés approuvé par la Banque mondiale : (a) sélection fondée sur la qualité et le coût (SFQTC); (b) sélection au moindre coût pour les audits financiers; (c) sélection fondée sur les qualifications des consultants pour les missions ne dépassant pas 100.000 USD; (d) La sélection par entente directe (source unique) sera appliquée sur accord de la Banque pour les services conformément aux paragraphes 3.10 à 3.12 des Directives. Tous seront soumis à un examen préalable de la Banque mondiale. Les listes restreintes de consultants pour les services estimés à moins de la contrevaleur de 100.000 USD par contrat pourront être composées entièrement de consultants originaires dun Etats de lUEMOA, conformément aux dispositions du paragraphe 2.7 des Directives pour lemploi des consultants de la Banque mondiale, à condition davoir suffisamment de bureaux détudes qualifiées. Cependant, si des bureaux détudes étrangers expriment leur intérêt, ils ne seront pas exclus du processus de sélection.
Les consultants pour des services correspondant aux dispositions de la section V des Directives pour l'emploi des consultants seront sélectionnés en vertu des dispositions prévues pour la Sélection des consultants individuels, par comparaison des curriculum vitae dau moins trois individus qualifiés.
Lemploi de fonctionnaires comme consultants individuels ou en tant que membre de léquipe dun bureau détudes respectera strictement les dispositions des Articles 1.9 à 1.11 des Directives pour lemploi des consultants.
Coûts opérationnels : Les coûts opérationnels comprendront entre autres les coûts récurrents de personnel (à lexception des fonctionnaires), les opérations et lentretien des bureaux, le réaménagement des bureaux, les billets davion et les perdiem. Les coûts opérationnels supplémentaires seront soumissionnés sur la base du Manuel de procédures administratives de lUEMOA ou du PAFASP, examiné et considéré comme acceptable par la Banque mondiale. Pour plus defficacité, les fournitures et les meubles de bureau seront soumissionnés sur une base dapprovisionnement pour 6 ou 12 mois avec une mise en concurrence. Pour ce qui est des services (entretien des véhicules, des ordinateurs etc.) qui doivent être financés sur les coûts opérationnels, le projet passera des marchés de services sur une période déterminée.
Formations, participation aux foires/expositions et aux ateliers, voyages détude et conférences : ce type dactivités, menées dans le cadre du Projet, seront réalisés sur la base de programmes semestriels, qui doivent être approuvés par lIDA et qui décriront inter alias : (a) lobjectif de la formation et/ou des ateliers considérés; (b) le personnel devant être formé; (c) les institutions qui vont réaliser la formation ou latelier; (d) la durée de la formation ou de latelier proposé et (e) le coût estimatif.
B. Modalités de passation des marchés et évaluation de la capacité de lagence à mettre en uvre des marchés.
Toutes les parties impliquées dans le Projet se sont accordées pour que la partie la plus importante du Projet (financement FEM) soit mise en uvre par lUEMOA. Cependant, les marchés pour les activités financées par les fonds de lIDA pour le Burkina Faso seront passés par le PAFASP, en vigueur depuis décembre 2006.
Lors de pré évaluation, le personnel de passation des marchés de la mission résidente de la Banque mondiale a procédé à une évaluation formelle de la capacité en passation des marchés au niveau de la Division des approvisionnements et de la comptabilité matière (DACM) de lUEMOA. Selon les textes officiels de la Commission de lUEMOA, la DACM est responsable de la passation des marchés nécessaires pour la Commission et pour les projets placés sous la responsabilité de cette dernière. Un rapport détaillé sur les capacités en passation des marchés a été préparé et inclus dans le dossier du Projet. Cette évaluation a montré que la Commission de lUEMOA manque de documents de procédures de qualité. Actuellement, il nexiste pas de manuel officiel de procédures. Les quelques documents qui donnent des directives de passation des marchés sont incomplets. Les activités au jour le jour se basent sur quelques textes officiels et sur lexpérience limitée en passation des marchés acquise auparavant par le personnel de la DACM. La Commission de lUEMOA a peu dexpérience des procédures de passation de marché de la Banque mondiale. La DACM compte aujourdhui trois employés, mais un seul cadre. Léquipe a une lourde charge de travail de par les activités actuelles de passation des marchés de la Commission et des Projets sous sa responsabilité. Par ailleurs, seul le chef de division a une expérience antérieure des procédures de lIDA (le chef de division a été autrefois responsable des aspects de passation des marchés pour deux Projets de la Banque mondiale clôturés en 2001 (PDSS ID: P00098 et PDEAR Cr2622 BEN)). Cependant, cette expérience date et ses connaissances en procédures de passation des marchés de lIDA doivent être actualisées.
Par contre, les capacités en passation des marchés du PAFASP nont pas été formellement évaluées. En effet, le spécialiste de la passation des marchés de ce Projet vient dêtre sélectionné et il ny a pas encore suffisamment déléments pour nous permettre dévaluer ses performances. Cependant, le spécialiste de la passation des marchés recruté au PAFASP possède une expérience modérée (il a été employé à la Direction centrale des marchés publics pendant cinq ans) et a déjà eu lopportunité de prendre connaissance des procédures de la Banque mondiale. Il a réalisé des passations des marchés pour les deux fonds de préparation du PAFASP. Afin déviter la surcharge de travail, le budget prévoit une assistance technique supplémentaire pour la passation des marchés si nécessaire. Dans lintérêt du PAFASP et du Projet, il faudrait renforcer les compétences du spécialiste de passation des marchés recruté par le PAFASP à travers la formation de la Banque mondiale sur la passation des marchés, réalisée par un institut de formation reconnu et acceptable, comme lISADE (Institut supérieur africain pour le développement de lentreprise) ou le CESAG (Centre africain détudes supérieures en gestion).
Sur la base des éléments ci-dessus, le risque lié à la passation des marchés est considéré élevé et les seuils dévaluation préliminaire seront définis sur la base de ce niveau de risque. Après la première année dexécution du projet, la situation sera revue par la Banque mondiale et les seuils préalables dévaluation pourrait être modifiée selon les résultats de passation des marchés obtenus.
Le plan daction développé pour faire face aux risques identifiés pendant lévaluation prévoit les actions principales suivantes :
Pour la partie du Projet financée par le FEM
(i) Recruter un consultant pour la préparation du manuel de procédures pour le don du FEM, portant sur des aspects spécifiques comme la passation des marchés. Ce manuel sera disponible avant lentrée en vigueur du don et sera intégré dans le manuel de procédures général de lUEMOA, dont la version préliminaire sera bientôt achevée ; (ii) communiquer le manuel de procédures général de lUEMOA à la Banque mondiale pour les commentaires avant la finalisation ; (iii) recruter un consultant pour la première année du Projet, comme spécialiste de la passation des marchés au sein de la DACM ; (iv) réaliser, avant lentrée en vigueur du Projet, une formation, pour au moins deux employés de la DACM (dont le chef de département), sur les procédures de passation des marchés de la Banque mondiale dans un centre de formation acceptable par la Banque mondiale (ces personnes seraient en charge de la passation des marchés du projet après la première année de collaboration avec le consultant) et (v) préparer, avant les négociations, un Plan général de passation des marchés, approuvé par la Banque mondiale, pour les activités financées par le FEM, ainsi quun plan détaillé pour au moins les 18 premiers mois dexécution du Projet.
Pour la partie du projet financée par les fonds de lIDA
(i) Réaliser au plus vite une formation du spécialiste de la passation des marchés du PAFASP sur les procédures de passation des marchés de la Banque mondiale, dans un centre de formation acceptable pour la Banque mondiale ; (ii) mettre à jour, avant lentrée en vigueur du projet, le manuel de procédures du PAFASP pour intégrer le Projet, (iii) prévoir un budget dans le futur pour permettre au Projet davoir une assistance technique supplémentaire en passation des marchés si le personnel en charge au PAFASP est surchargé ; (iv) préparer avant les négociations un Plan général de passation des marchés approuvé par la Banque pour les fonds de lIDA, ainsi quun plan détaillé pour au moins les 18 premiers mois de lexécution.
C. Plan de passation des marchés et Manuel dexécution administrative et financière
C1 : Plan de passation des marchés
Un plan général de passation des marchés, pour toute la durée du Projet, et un plan détaillé de passation de marchés pour toutes les activités prévues les 18 premiers mois ont été développés par lUEMOA (pour les fonds du FEM) et par lunité de coordination du PAFASP (pour les fonds de lIDA pour le Burkina Faso). Les documents cités sont finalisés et ont été soumis à la Banque mondiale avant les négociations. Les plans de passation de marchés ont fait lobjet dun accord entre les récipiendaires et la Banque mondiale le 9 mars 2007. Ces plans sont disponibles au bureau de coordination du Projet à Ouagadougou (Burkina Faso), dans la base de données du Projet et sur le site web externe de la Banque mondiale. Les plans de passation des marchés contiendront les informations nécessaires sur les marchés devant être passés, y compris les coûts estimatifs, la méthode de sélection, le calendrier et le statut de revue (avant/après). Le plan de passation des marchés sera un outil de gestion mis à jour annuellement ou plus fréquemment si nécessaire (pour refléter les besoins dexécution du Projet) en accord avec la Banque mondiale. Lors de lexécution du Projet, tous les marchés seront passés en conformité avec le plan de passation des marchés officiellement accepté (plan original et ultérieurement mis à jour avec laccord de la Banque).
C2: Manuel dexécution administrative et financière (MAF) : passation des marchés
La partie du Projet financée par les fonds du FEM sera gérée sur la base du MAF de lUEMOA. Un consultant (recruté sur financement français) a été sélectionné pour développer ce document. Cependant, compte tenu de lampleur des TDR, le MAF en entier ne sera probablement pas achevé avant lentrée en vigueur du Projet. Un autre consultant sera donc recruté pour préparer un manuel de procédures abrégé qui portera sur la passation des marchés et la gestion financière. Ce consultant sera payé sur les fonds du Projet. Ce manuel abrégé comprendra une section sur la passation des marchés détaillant les éléments suivants : (i) les procédures de planification, lappel doffres, lattribution des contrats ainsi que la sélection des contractants, des consultants et des fournisseurs; (ii) lorganisation interne pour le contrôle des activités de passation des marchés et (iii) les directives opérationnelles, etc. Ce manuel abrégé sera préparé, soumis à la Banque pour revue et finalisé avant lentrée en vigueur du Projet.
Quant à la partie du Programme placée sous la gestion fiduciaire du PAFASP, le MAF existant sera mis à jour pour prendre en compte les spécificités du Projet. Cette mise à jour sera réalisée et soumise à la Banque mondiale pour accord avant lentrée en vigueur du Programme.
D. Périodicité de la supervision de la passation des marchés
En plus de la supervision préalable réalisée par les bureaux de la Banque mondiale, des missions de supervision semestrielles auront lieu sur le terrain pour revoir a posteriori les actions de passation des marchés.
E. Détails des modalités de passation des marchés impliquant une compétition internationale
1. Fournitures, travaux et services autres que de consultants financés par le FEM
Liste des unités de marchés à passer sur AOI et par sélection directe:
123456789
Nºréf.
Contrat
(Description)
Coût estimé
Méthode de passation des marchés
P-Q
Préférence domestique
(oui/non)
Revue par la Banque
(Avant/Après)
Date prévue douverture des appels doffre
CommentairesNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéant
(b) Les contrats sur AOI dun coût estimatif supérieur à 200.000 USD par contrat pour les fournitures et pour les services autres que de consultants, ainsi que tous les contrats directs, seront soumis à lévaluation préliminaire de la Banque mondiale. Les deux AON financés par les fonds du FEM et mis en uvre par la Commission de lUEMOA seront également soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.
2. Services de consultants financés par le FEM
(a) Liste des missions de consultants et liste restreinte des firmes internationales de consultation.
1234567
Nºréf.
Description de la mission
Coût estimatif (en milliers)
Méthode de sélection
Revue par la Banque
(Avant/après)
Date prévue de soumission des propositions
Commentaires01Consultant pour le suivi et lévaluation sur les quatre années 131,92
SFQTCAvantAvril 0802Consultant pour létat des lieux avec bilan des impacts
682,76
SFQTCAvantMai 0803Etude institutionnelle pour la durabilité financière du cadre régional de biosécurité 181,62
SFQTCAvantJuillet 09
(b) Les services de consultants dun coût estimatif par contrat supérieur à 100.000 USD pour les firmes et à 50.000 USD pour les individus, ainsi que la sélection par entente directe de consultants, seront soumis à une revue préalable de la Banque. De plus, les trois premiers contrats de consultants (bureaux détudes) financés par les fonds du FEM et mis en uvre par la Commission de lUEMOA seront soumis à une revue préalable de lIDA.
(c) Listes restreintes entièrement composées de consultants nationaux originaires dun pays de lUEMOA : les listes restreintes de consultants pour les services ayant un coût estimatif inférieur à 100.000 USD par contrat peuvent être composées entièrement de consultants nationaux originaires dun pays de lUEMOA, conformément aux provisions du paragraphe 2.7 des Directives demploi des consultants.
3. Fournitures, travaux et services autres que de consultants financés par lIDA
Liste des unités de marchés à passer sur AOI et sélection directe :
123456789
Nº réf.
Contrat
(Description)
Coût estimatif
(en milliers)
Méthode de passation des marchés
P-Q
Préférence domestique
(oui/non)
Revue par la Banque
(Avant/ après)
Date prévue de lappel doffres
Comment.
01Équipement, installation, et assistance technique pour le laboratoire national de référence
1 162,70
AOI
Non
AvantOct. -08
02Équipement et installation de serres
451,620
AOI
Non
AvantJuillet 08
03Travaux de réhabilitation du laboratoire national de référence à vocation régionale
575,000
AOI
No
Avant
Juillet 08
(b) Les contrats sur AOI estimés à plus de 250.000 USD pour les travaux, à plus de 200.000 USD pour les fournitures et pour les services autres que de consultants, ainsi que tous les contrats directs seront soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.
4. Services de consultants financés par lIDA
(a) Liste des missions de consultation et liste restreinte des compagnies de consultants.
1234567
Nº réf.
Description de la mission
Coût estimatif
Méthode de sélection
Revue par la Banque
(Avant/
Après)
Date prévue de soumission des projets
CommentairesNéantNéantNéantNéantNéantNéantNéant
(b) Les services de consultants dun coût estimatif par contrat supérieur à 100.000 USD pour les firmes et à 50.000 USD pour les individus, ainsi que la sélection de consultants par entente directe seront soumis à la revue préalable de la Banque mondiale.
(c) Listes restreintes composées entièrement de consultants nationaux originaires dun pays de lUEMOA: les listes restreintes de consultants pour les services dun coût estimatif inférieur à la contrevaleur de 100.000 USD par contrat peuvent être entièrement composées par des consultants nationaux conformément aux provisions du paragraphe 2.7 des Directives demploi des consultants.
Annexe 9 : Analyse économique et financière
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Le Projet étant une composante importante du Programme, cette analyse économique et financière concerne le Programme global.
Scénario 1 : situation de référence (sans le Programme)
Dans ce scénario de référence, il est prévu que la région UEMOA adopte progressivement le coton transgénique et probablement dautres cultures transgéniques comme le niébé, le maïs ou la tomate, suite aux activités en cours dans la région, qui financent le renforcement des capacités des chercheurs et lacceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Contrairement au scénario avec le Programme, ce scénario sans le Programme ne garantit ni lintégration régionale, ni lutilisation appropriée des méthodologies dévaluation des risques et des principes de sécurité de gestion (par rapport aux normes internationales); il ne garantit pas non plus une négociation des frais de technologie dans lintérêt des paysans. Dans ce cas de figure, les agences nationales de biosécurité (ANB) restent les institutions de réglementation de la biosécurité dans chaque pays; lévaluation et la gestion des risques sont réalisées au niveau national par les institutions nationales de recherche agricole (INRA).
Scénario 2 : avec le Programme
Dans ce scénario, un cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité est mis en uvre pour que (i) les États membres de lUEMOA soient plus aptes à remplir leurs obligations relatives au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, (ii) les méthodologies dévaluation et de gestion des risques soient conçues au niveau régional dans le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale et (iii) les capacités de négociation des frais de technologie sont renforcés. Dans ce scénario, les ANB ont des responsabilités réduites par rapport au scénario de référence et fournissent principalement des services de consultants.
Études préliminaires appuyant lanalyse économique
a. Impact économique du coton Bt en Afrique de lOuest
Une étude préliminaire a été réalisée par le Programme afin dévaluer limpact économique potentiel du coton Bt dans la ceinture cotonnière de lAfrique de lOuest. Létude comprenait une revue exhaustive et critique de la littérature relative à lanalyse économique sur le coton Bt dans les pays en développement. Les résultats ex-post les plus approfondis sur le coton Bt ont été rassemblés pour la Chine, lAfrique du Sud, lInde et lArgentine; quelques résultats existent pour le Brésil, les Philippines et lIndonésie. Jusquà présent, les résultats montrent que la Chine est le pays ayant eu le plus de succès avec le coton Bt, et a enregistré des résultats positifs en termes de hausse de rendement à lhectare et des revenus des producteurs, ainsi quun impact positif sur la santé (en réduisant lutilisation des pesticides voir Tableau A), et la durabilité depuis 1999. Initialement vantée comme un success story en matière de lutte contre la pauvreté, lexpérience des Makhathini Flats en Afrique du Sud na pas donné les résultats escomptés sur le long terme, pour des raisons qui restent à identifier. LInde constitue sans doute le cas le plus controversé ; des études récentes tentent dexpliquer certains cas déchecs.
Le Tableau A résume la réduction de lutilisation des pesticides suite à ladoption du coton Bt dans sept pays différents, dont deux pays développés (États-Unis et Australie).
Tableau A : Réduction en pourcentage de lutilisation des pesticides pour le coton Bt par rapport au coton conventionnel
PaysNombre de pulvérisationsUtilisation moyenne de pesticides (%)RéférenceArgentine-48-49Quaim et al. 2003États-Unis-28Williams 2003Australie-56-43, -92*Fitt 2003Inde-42-70Pyke 2004Chine-59, -66-70,
-80,
-61Pray et al. 202
Hung et al. 2003
Lu et al. 2002Afrique du Sud (petites exploitations agricoles)-25Ismael et al. 2002Afrique du Sud (grandes exploitations agricoles)-56Kirsten et al 2002Mexique-54Traxler et al. 2001Sources : Sanvido et al., 2006 *Bollgard II
Lanalyse de la littérature existante permet de dégager deux conclusions générales sur ladoption du coton Bt. Premièrement, la technologie marche dans des conditions écologiques et socio-économiques très différentes : le coton résiste à la chenille de la noctuelle du cotonnier (Helicoverpa argmigera) principal ravageur du cotonnier. Deuxièmement, les bénéfices tirés par les paysans sont variables : même si en moyenne, les paysans enregistrent un bénéfice net, le montant de ces bénéfices varie considérablement. Le montant du profit (ou de la perte) dépend du système de production, en particulier de la taille de lexploitation, des frais de technologie, des compétences de lexploitant, etc. Le tableau suivant résume limpact de ladoption de coton Bt sur les producteurs en Inde, en Chine, en Afrique du Sud et en Argentine.
Tableau B: Impact sur les producteurs
AspectIndeChineAfrique du SudArgentineAdoptionDisparités régionales, grande diversité de variétés grandes exploitations agricoles, grande diversité de variétésZone atypique, stimulée par la compagnieLimitée à cause des frais de technologieBénéfices économiquesTrès variables, parfois négatifsGénéralement positifsVulnérabilité des producteursLimitésRéduction des pesticidesTrès variable selon les zonesForte réductionIncertaine, peu de pesticides utilisés au débutRéduction évidenteDurabilité socioéconomiquePas encore évidenteDepuis 1999Problèmes institutionnelsOui, mais impact peu importantConclusion généraleLa plus forte controverseLa plus grande réussiteLe niveau de réussite le plus faibleLe moins pertinent
b. État des lieux
Lors de la préparation du Programme, lIFPRI a également effectué, pour le compte du Programme, un état des lieux sur les capacités juridiques, institutionnelles, réglementaires et scientifiques des États membres et la Commission de lUEMOA relatives aux biotechnologies. Létude a examiné spécifiquement les avantages potentiels liés à ladoption et à la mise en uvre dune réglementation régionale, en comparant trois hypothèses représentant différents niveaux dintégration régionale : (1) une option régionale qui prévoit la suppression des agences nationales de biosécurité et la création dun cadre régional unique de réglementation de la biosécurité, qui exerce lautorité réglementaire à tous les niveaux (des essais en champ à la post-commercialisation) ; (2) une option intermédiaire qui prévoit la création dune agence régionale de biosécurité ayant le pouvoir de décision sur la commercialisation potentielle des OVM et sur les méthodologies de gestion des risques, et le maintien des agences nationales de biosécurité avec des responsabilités réduites (réglementation des essais en champ conformément aux méthodologies de lagence régionale) ; et (3) une option de référence qui ne prévoit pas la création dune agence régionale et dans laquelle la prise de décision reviennent aux agences nationales de biosécurité.
Dans le scénario avec le Programme (scénario 2), lIFPRI a identifié comme principal avantage les économies réalisées sur les coûts de la réglementation, grâce à la centralisation au niveau régional qui évite les répétitions dans chaque pays.
c. Évaluation du laboratoire national de référence à vocation régionale
Une autre étape de la préparation du Programme a consisté à déterminer les responsabilités précises du laboratoire national de référence à vocation régionale, ainsi que les capacités et les équipements nécessaires pour remplir ces fonctions. Lévaluation a permis de définir les principales fonctions du laboratoire comme étant : 1) ladaptation et le développement de méthodes standardisées de détection des OVM ; 2) les études et la recherche en appui à lévaluation des risques ; 3) le renforcement des capacités du personnel dans les laboratoires nationaux de biosécurité ; et 4) la stratégie de communication sur les risques, en collaboration avec lUnité de coordination du Programme. Lévaluation a identifié par ailleurs les infrastructures nécessaires au fonctionnement du laboratoire national de référence à vocation régionale et a évalué les coûts opérationnels annuels à 100.000 USD.
Coûts
Les coûts économiques totaux du Programme sélèvent à environ 22,2 millions dUSD en valeur actuelle (en utilisant un taux de décote de 10 pour cent et un horizon de 25 ans), ce qui représente 24 millions dUSD dinvestissement pendant les quatre premières années et ensuite 0,5 millions dUSD en coûts récurrents pour appuyer le cadre régional de biosécurité (cest à dire les agences régionales et nationales de biosécurité ainsi que le laboratoire national de référence à vocation régionale, ainsi que le réseau de laboratoires nationaux de biosécurité).
Tableau C: Coûts du programme (en millions dUSD)
VAN2008200920102011Total 2012-2032 Composante A6,52,42,81,01,02,1Composante B8,71,42,62,81,96,3Composante C7,12,02,22,71,32,1Total22,25,87,66,54,210,5
Bénéfices
Avec le Programme, les bénéfices économiques pour la région UEMOA seront de trois sortes : (i) les gains defficacité obtenus par la centralisation au niveau régional des réglementations et des méthodologies dévaluation et de gestion des risques ; (ii) des frais de technologie réduits grâce à des capacités de négociation améliorées ; (iii) des risques réduits de contamination de la biodiversité régionale grâce à des mesures de sauvegarde améliorées dévaluation et de gestion des risques ainsi que des bénéfices à lenvironnement et à la santé à travers la réduction de lutilisation des pesticides. Malgré leur importance, les bénéfices environnementaux obtenus dune diminution des risques de contamination de la biodiversité et de réduction de lutilisation des pesticides(troisième catégorie de bénéfices) ne seront pas chiffrés dans cette analyse, par manque de données.
(i) Gains defficacité grâce à une réglementation et des méthodologies régionales de biosécurité
La différence dinvestissements et de financement récurrent entre les deux scénarii sélève à environ 10,2 millions dUSD en valeur actuelle, avec approximativement 50% de gains defficacité grâce à la réglementation régionale et 50% de gains defficacité par lapplication de méthodologies régionales (et non nationales) dévaluation et de gestion des risques.
Économies de coûts entre le scénario 2 (de réglementation régionale) et le scénario 1 (de référence) :
Le scénario 2 prévoit la création dune agence régionale de biosécurité et le maintien des agences nationales de biosécurité mais avec des responsabilités réduites. Ce scénario aura un coût initial de 600.000 USD pour le renforcement des capacités et la mise en uvre de lagence régionale, et requerra un financement récurrent de 1 million dUSD par an, pour lappui des huit agences nationales de biosécurité.
Le scénario 1 aura un coût initial de 420.000 USD pour les efforts dharmonisation régionale et des coûts de financement récurrents de 1,5 millions dUSD par an pour appuyer les huit agences nationales de biosécurité.
Les différences de coûts entre les deux scénarii sélèvent à 180.000 USD en coûts fixes initiaux et à 500.000 USD par an en coûts opérationnels ; les économies de coûts sélèvent en valeur actuelle à environ 4,7 millions dUSD.
Méthodologies et laboratoire régionaux et scénario de référence :
Le scénario avec le Programme prévoit un laboratoire de référence, à vocation régionale, qui sera responsable de la détection des OVM et des méthodologies dévaluation des risques (entre autres fonctions) et assurera une assistance technique et un renforcement des capacités au réseau de laboratoires nationaux de biosécurité. Après la fin du Programme, les coûts opérationnels annuels du laboratoire de référence et de son réseau de laboratoires nationaux seront de 100.000 USD. La valeur actuelle de ce flux de paiements et des coûts de développement dune approche régionale commune dévaluation et de gestion des risques sélève à 5,3 millions dUSD.
Dans le scénario de référence sans le Programme, chacun des huit pays de lUEMOA élaborera de manière indépendante ses propres méthodologies non-harmonisées de détection des OVM et dévaluation des risques, et formera son propre personnel de laboratoire ; les coûts opérationnels annuels sont également évalués à 100.000 USD, avec un total de 800.000 USD par an pour les huit laboratoires nationaux. Si lon rajoute les coûts de mise en uvre de méthodologies nationales séparées dévaluation et de gestion des risques (évalués au total à 2,1 millions en 2009 et à 3,5 millions en 2010, car les pays seront plus lents à développer des méthodologies de manière séparée par rapport au scénario avec le Programme), ce scénario coûte en valeur actuelle 11 millions dUSD. Les économies nettes de coûts entre le scénario avec le Programme et le scénario de référence plus onéreux sélèvent en valeur actuelle à 5,7 millions dUSD (11 5,3 = 5,7 millions dUSD).
Gains defficacité totaux :
Les économies de coûts en valeur actuelle obtenues par la mise en place dune réglementation régionale (4,7 millions dUSD) rajoutées à celles obtenues par la mise en place dun laboratoire de référence (5,7 millions dUSD) permettent de chiffrer la différence entre les deux scénarii à approximativement 10,4 millions dUSD en valeur actuelle.
(ii) Gains induits par des frais de technologie réduits
Les négociations des frais de technologie seront clés pour la détermination des bénéfices des producteurs. Dans le cadre des activités du Programme non financées par la Banque mondiale, les organisations paysannes seront mieux informées et également plus étroitement associées à toute négociation commerciale entre lindustrie cotonnière et lindustrie phytopharmaceutique en ce qui concerne le niveau des frais de technologie annuels pour les semences transgéniques. Toujours sur financement non FEM, le Programme (1) renforcera les capacités des gouvernements et des organisations paysannes pour les négociations avec lindustrie semencière, (2) organisera annuellement des ateliers de formation à lintention des producteurs, des gestionnaires et des chercheurs, (3) financera des bourses détudes dans des universités régionales pour une spécialisation en DPI et en techniques de négociations et (4) recrutera des experts pour fournir une assistance lors du processus de négociation. Ces activités de renforcement des capacités de négociations auront probablement comme conséquence des frais de technologie inférieurs dans le scénario avec le Programme par rapport au scénario de référence. Par conséquent, du point de vue de la distribution des bénéfices, le scénario avec le Programme se traduit par un gain pour les revenus des paysans par rapport au scénario de base, qui aura peut-être des effets neutres sur les bénéfices des paysans (le paysan paiera autant pour les semences transgéniques et quelques pesticides que pour les semences conventionnelles et davantage de pesticides).
Les essais en champ à la station de lINERA à Bobo-Dioulasso montrent une réduction des pulvérisations de pesticides et une différence significative de rendement par rapport au coton conventionnel. En appliquant un modèle économique des surplus, lIFPRI estime que le Burkina Faso peut gagner 10 millions dUSD en valeur actuelle en adoptant le coton Bt avec le scénario avec le Programme (en comparaison avec le scénario de référence, qui peut savérer neutre vu labsence des capacités de négociations des frais de technologie). Les hypothèses essentielles utilisées dans les estimations de lIFPRI comprennent : (i) un taux dadoption de 30% maximum parmi les paysans, (ii) des coûts de recherches/développement et de conformité aux obligations de biosécurité de 0,8 million dUSD sur quatre ans ; (iii) des frais technologiques entre 15 USD et 56 USD par hectare, (iv) un avantage de rendement entre 8 et 40% du coton Bt par rapport au coton conventionnel et (v) 0 à 14 applications de pesticides supprimées.
(iii) Gains dérivés dune réduction des risques de contamination de la biodiversité régionale
Comme mentionné auparavant, même si la réduction du risque de contamination et la diminution de limpact des pesticides sur lenvironnement et la santé constituent un bénéfice considérable du Programme, elles ne peuvent être chiffrées par manque de données.
Tableau D : Coûts et bénéfices du Programme en millions de dollars (valeur actuelle)
BénéficesValeur actuelle des bénéficesi. Gains defficacité grâce à la centralisation régionale10,4ii. Gains dus à la réduction des frais de technologie10iii. Gains relatifs à un moindre risque de contamination de la biodiversité Non chiffréeTotal bénéfices monétaires20,4CoûtsValeur actuelle des coûtsComposante A6,5Composante B8,7Composante C7,1Total coûts monétaires22,2
Conclusion de lanalyse économique
Les premiers calculs approximatifs montrent que les bénéfices économiques prévus (denviron 20,4 millions dUSD voir Tableau D) sur la base de plusieurs hypothèses sur la situation de référence et sur les gains defficacité relatifs à la réglementation et à la réduction des frais de technologie, sont du même ordre de grandeur que les coûts économiques (environ 22,2 millions dUSD voir Tableau C ou D). Même si la valeur actuelle des bénéfices quantifiés est légèrement inférieure à celle des coûts, les gains relatifs à un moindre risque de contamination de la biodiversité ne sont pas pris en compte dans les bénéfices quantifiables. Par conséquent, les investissements proposés par lUEMOA seraient certainement justifiés dun point de vue économique. Ce raisonnement tient, même si le Burkina Faso est le seul pays à envisager ladoption de la technologie Bt dans les dix prochaines années.
Analyse financière
Les deux principaux bénéficiaires du Programme en termes danalyse financière seront (1) les gouvernements, qui feront des économies sur les budgets de recherche des ANB et sur les coûts à long terme de gestion et datténuation des risques, et (2) les paysans, qui paieront certainement des frais de technologie moins élevés sils décident dadopter le coton Bt. Le plus grand perdant de ce programme est lUEMOA et par conséquent les gouvernements de chaque pays membre qui est en charge de lexécution des différentes composantes du Programme.
Les coûts récurrents du Programme sont évalués à 500.000 USD par an : 100.000 USD pour le fonctionnement des laboratoires (Composante A), 300.000 USD pour les coûts opérationnels de lagence régionale de biosécurité (Composante B) et 100.000 USD pour les agences nationales de biosécurité (Composante C).
Létat des lieux suggère trois solutions possibles (ou une combinaison de ces solutions) pour financer les coûts récurrents des agences de biosécurité : (i) instituer une taxe sur le marché, (ii) facturer des frais de licence et de demande dautorisation et (iii) sengager dans des partenariats public-privé.
La première option proposée impliquerait des taxes sur la production, la vente et lexportation du coton, générant ainsi des revenus pour financer les coûts récurrents du Programme. Cependant, lors des consultations, les groupes de paysans se sont inquiétés du fardeau excessif que ce mécanisme représenterait pour eux. La vente de licences aux institutions de recherche en biotechnologie et la facturation de frais pour les essais en champ pourraient apporter des ressources supplémentaires, mais ces mesures pourraient supprimer les incitations à linnovation et seraient impopulaires auprès des chercheurs. Létat des lieux note par ailleurs que si les partenariats public-privé peuvent constituer une source de financement, le secteur privé na pas montré un grand intérêt lors des discussions avec les participants potentiels. Les ONG ont également exprimé leur inquiétude par rapport à de tels partenariats, qui pourraient dévier les objectifs de lagence régionale de biosécurité vers des intérêts commerciaux.
Létat des lieux identifie linstauration dune taxe comme un moyen dimposer le moins de coûts directs possibles aux bailleurs de fonds et aux pays, malgré les incertitudes sur les taux dadoption du coton Bt, sur la volatilité des taux de change, ainsi que sur la volatilité et lévolution des prix. En particulier, des taxes plus importantes et des taux dadoption plus élevés du coton réduiront le nombre dannées nécessaires pour que le Programme sautofinance. Selon les projections édictions du modèle, une taxation faible estimée à 0,25% de la valeur de marché du coton Bt entraînera un financement durable dans les cinq ans suivant lintroduction de linstauration de la taxe ; un niveau modéré de 0,5% aura pour conséquence une durabilité financière dès la troisième année et un niveau élevé de 0,75% permettra une durabilité financière dès la deuxième année.
Linstauration dune taxe ne permettra pas de générer des revenus suffisants à court terme, car il est peu probable que le commerce du coton transgénique se fasse à large échelle dans un proche avenir. Par conséquent, une autre forme de financement doit être obtenue. Une solution possible à court terme et qui peut être rapidement mise en place pendant lexécution du Programme serait de facturer les services du laboratoire de référence, selon les modalités suivantes :
1. Détection et enregistrement des OVM et des produits dérivés
Le laboratoire de référence appliquera à la fois des techniques danalyse des protéines et danalyse des acides nucléiques (ADN et ARN). Il y aura certainement une demande pour ces services de la part dorganismes publics et privés dans les huit pays de lUEMOA et de firmes basées à létranger. Leur coût est estimé en moyenne à 30 USD par échantillon. En partant de lhypothèse dune demande danalyse de 500 échantillons par an par chacun des pays de lUEMOA, les revenus obtenus de ces services sélèveront à 30 x 8 x 500 = 120.000 USD.
2. Évaluation des risques potentiels posés par les OVM
Le coût moyen de lévaluation environnementale dun OVM se montre à environ 80.000 USD et les coûts moyens de lévaluation dimpacts potentiels sur la santé humaine et animale, représentent 20.000 USD supplémentaires par variété de plante transgénique, ce qui représente une somme totale de 100.000 USD pour les deux analyses. Le Burkina Faso a reçu en 2006 quinze demandes danalyse de différentes variétés de coton transgénique et en a traité trois. On peut sattendre à des demandes plus nombreuses des huit pays de lUEMOA.
En partant de lhypothèse dune capacité de traitement denviron dix analyses par an par le laboratoire national de référence à vocation régionale, pour les cinq à dix années suivant la clôture du financement de la Banque mondiale, le montant total généré par an est estimé à 100.000 x 10 = 1.000.000 dUSD.
3. Formation et information sur la biosécurité
Cette composante comprend des formations académiques et de courte durée (2-3 mois), des réunions dinformation (séminaires, ateliers, conférences, etc.), et lédition et la distribution de documents dinformation. Les coûts estimés des formations académiques et de courte durée se basent sur les montants payés auparavant par lINERA aux laboratoires étrangers qui accueillaient ses chercheurs. Le coût moyen de ce service sélève à 6.500 USD par personne par mois; ce montant couvre toutes les dépenses relatives à la formation (les coûts de la formation elle-même et les coûts de gestion estimés à 3.000 USD par personne par mois ; les frais de laboratoire, la documentation et les coûts de vie estimés à 3.500 USD par personne par mois). Ces coûts sont évalués à un montant total annuel de 260.000 USD, en partant de lhypothèse dun accueil de huit personnes (une par pays de lUEMOA) par le laboratoire national de référence à vocation régionale, pour une durée moyenne de cinq mois.
Total des revenus annuels du laboratoire
Sur la base des trois services décrits ci-dessus, le montant total estimé des revenus annuels du laboratoire sélève à : 120.000 + 1.000.000 + 260.000 = 1.380.000 USD. Ce montant couvre plus que les coûts opérationnels prévus de 100.000 USD pour le laboratoire, ainsi que le montant total du financement annuel prévu pour tout le Programme (500.000 USD).
En conclusion, à moyen et long terme, il est possible de couvrir les coûts opérationnels de 500.000 USD du Programme avec des mécanismes de marché appliqués sur la commercialisation potentielle des OVM. Cependant, à court terme, linstauration dune taxe sur le marché, les frais de licence et de demande dautorisation, ainsi que les partenariats public-privé ne seront pas encore mis en uvre ; durant cette période, lécart de financement peut être couvert par la facturation des services fournis par le laboratoire de référence.
Annexe 10 : Aspects politiques de sauvegarde
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Le Projet étant une composante importante du Programme, lévaluation porte sur le Programme en entier en ce qui concerne les question de mesures de sauvegarde environnementales et sociales.
Lobjectif principal du Programme est délaborer et de mettre en uvre un cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité qui garantisse la prévention et la gestion des risques environnementaux associés à lutilisation et à la manipulation des OVM au niveau national et régional. Tous les États membres de lUEMOA, à lexception de deux pays, sont des Parties du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et ont par conséquent une obligation juridique internationale de respecter les prescriptions du Protocole de Cartagena. Des ressources seront mobilisées pour aider les pays à faire face à leurs obligations.
Le Programme a été évalué et relève de la catégorie B, en prenant en compte le type, la localisation géographique, la sensitivité et léchelle, ainsi que la nature et lenvergure des impacts environnementaux potentiels du Programme. Le PRBAO ne vise ni à encourager, ni à financer lintroduction des OVM. Cependant, lintroduction potentielle des OVM par les pays bénéficiaires pourrait constituer une menace environnementale ou engendrer des impacts socioéconomiques négatifs ; le Programme prend ces éléments en compte dans le cadre communautaire de biosécurité.
Face aux risques potentiels, le Programme a déclenché les politiques dévaluation environnementale (procédures OP 4.01) et de gestion des nuisibles (procédures OP 4.09). Le principal instrument de réponse aux risques est le Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) - décrit dans la section suivante. Cette annexe résume les questions clés associées aux deux politiques de sauvegarde déclenchées par le programme et les actions réalisées pour y répondre. Le processus de consultation a permis de déterminer quil existait un risque de mauvaise compréhension du Programme par le public. Une série de consultations et de communications a eu lieu pour gérer ce risque ; les résultats de ces processus et les changements induits sur le Programme sont décrits dans cette annexe. Des réponses ont également été apportées aux commentaires des membres du conseil du FEM et à ceux de six ONG internationales (Sierra Club, GRAIN, ETC Group, le Centre africain de biosécurité, Red por una América Latina Libre de Transgénicos et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain ou COPAGEN). Enfin, lannexe examine les processus de suivi et dévaluation du Programme.
Sélection de linstrument dévaluation environnementale, contenu et communication
Lors du processus dexamen, le CGES a été choisi comme linstrument dévaluation environnementale le plus approprié pour le PRBAO. Le CGES du Programme, préparé initialement par lUEMOA en juillet 2006, détaille les mesures de sauvegarde environnementale et sociale, les modalités institutionnelles et les capacités nécessaires pour identifier et atténuer les risques potentiels environnementaux et sociaux de chaque activité du Programme.
Le CGES comprend trois éléments principaux : (i) le cadre dévaluation des risques, qui établit les méthodes danalyse et les directives de gestion des risques conformément aux normes internationales ; (ii) le cadre participatif, qui décrit les différentes obligations de divulgation des informations et de participation du public dans le processus de prise de décisions relatives aux OVM ; (iii) le cadre de suivi et dévaluation, qui porte sur les résultats et les impacts du Programme et comprend des directives dévaluation des impacts potentiels de lintroduction dOVM sur la santé des consommateurs et des producteurs. Le CGES décrit par ailleurs une série de principes à suivre lors de la mise en uvre de la réglementation communautaire. Globalement, le cadre permet au Programme de faire face à tout risque et toute éventualité.
Le CGES proposé suit un vaste processus de consultation impliquant les catégories dacteurs concernés dans les États membres de lUEMOA. Ces acteurs concernés comprennent les services techniques des ministères en charge de lagriculture et de lenvironnement, les instituts nationaux de recherche agricole (INRA), les organisations de producteurs et la société civile des huit pays. Le CGES a été discuté lors de la préparation du Programme avec les groupes ci-dessus mentionnés, ainsi quavec les ONG (afin de prendre en compte leurs commentaires et observations), dans le but de recueillir leurs avis, dentendre et de partager leurs préoccupations et de créer les conditions dune bonne appropriation du programme de leur part.
Le CGES a été validé en août 2006. La Banque mondiale a demandé quil soit largement diffusé auprès des principaux acteurs clés du Programme dans les huit pays de lUEMOA. Le CGES a également été disponible sur lInfoshop de la Banque mondiale dès le 24 août 2006 pour une communication publique internationale ; le document est disponible en ligne et en format imprimé.
Pour partager les informations sur le Programme, des consultations nationales ont été organisées en novembre décembre 2006. La version de juillet 2006 du CGES a été actualisée en février 2007 pour prendre en compte les avis exprimés par les acteurs concernés lors des consultations de novembre-décembre 2006. La nouvelle version a été mise à la disposition du public ouest-africain à travers lUEMOA, et à celle de la société civile internationale à travers sa mise en ligne sur lInfoshop de la Banque mondiale. Les futures révisions du CGES seront similairement rendues publiques, pour permettre, comme lors des consultations antérieures, lamélioration continue du CGES.
Risque réel
Compte tenu du rythme de développement des nouveaux produits issus de la biotechnologie, et de la pression exercée pour les tester et les utiliser dans ces pays, le risque est grand davoir des règlementations locales qui narrivent pas à suivre les réalités du terrain. Le cadre réglementaire établi par le Programme doit inclure les mécanismes nécessaires garantissant, pour lUEMOA, un contrôle satisfaisant des actions sur le terrain et une réaction rapide face aux problèmes les plus récents associés à la biotechnologie. Dans le cas contraire, on court véritablement le risque dintroduire en Afrique de lOuest des OVM peu sûrs ou testés de manière inadéquate.
Le Programme contient plusieurs éléments visant à atténuer ce risque. La mise en place dune véritable Unité de coordination au sein de lUEMOA pour veiller au fonctionnement régulier du Programme aussi bien durant sa préparation que pendant sa mise en uvre accélérera et facilitera la gestion et le contrôle du Programme, ainsi que le traitement des questions techniques (comme lévaluation des risques) par les pays bénéficiaires. De plus, le Programme créera un observatoire régional en charge du suivi des engagements envers le PCB par les États membres, ainsi que de limpact environnemental et socioéconomique potentiel de la biotechnologie agricole (sur la base dune série dindicateurs clés développés par lUEMOA et les acteurs clés du Programme). Lobservatoire abritera un Centre déchanges pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), afin de disséminer linformation à travers des ateliers, des formations et des programmes de communication : les réactions reçues et les rapports publics trimestriels, semestriels et annuels, produits par la coordination régionale, seront traités par le Comité dorientation et de suivi (voir ci-dessous), pour intégrer rapidement toute amélioration nécessaire.
Les risques environnementaux identifiés dans le CGES sont pris en compte dans la Composante A, qui inclut la consolidation et le développement dune approche régionale commune dévaluation des risques, de gestion et dinspection, ainsi que de suivi et dévaluation des OVM (conformément aux standards internationaux). Le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale proposé, serait « le bras technique » du cadre juridique et institutionnel communautaire qui sera développé par lUEMOA. Il fournira aux États membres de lUEMOA un appui pour une évaluation objective et transparente des risques associés aux biotechnologies. Le Burkina Faso va probablement commercialiser le coton Bt (ou importer des OVM dans la région) dans les deux prochaines années ; le laboratoire national de référence de biosécurité à vocation régionale sera par conséquent relié aux laboratoires nationaux ayant les compétences de détection, de suivi et de compte rendu sur les OVM, afin de prévenir ou datténuer les mouvements non contrôlés des semences dOVM du Burkina Faso vers les pays voisins. Un transport et une production incontrôlés dOVM peuvent compromettre la qualité des semences, et par conséquent la technologie elle-même, ce qui serait contreproductif pour le secteur agricole de toute la région.
Les risques sociaux identifiés dans le CGES portent sur la neutralisation potentielle des bénéfices obtenus de la culture des plantes transgéniques, à cause de lincapacité des pays à négocier les droits de propriété intellectuelle (DPI). Si les paysans sont trop fortement dépendants des fournisseurs de semences, qui ont le monopole des prix, et si les bénéfices obtenus par un meilleur rendement et par une réduction des coûts en pesticide ne suffisent pas à compenser les prix élevés des semences, les revenus et les conditions de vie des paysans en seront affectés. Deux études ont été entreprises pour évaluer ces risques : une étude dimpact socioéconomique et une évaluation des besoins dans le domaine des DPI. Les recommandations de ces études ont été prises en compte par le Programme, comme décrit ci-dessous.
LInstitut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a étudié, à la demande du Programme, les impacts potentiels de lintroduction du coton Bt dans la ceinture cotonnière de lAfrique de lOuest. La version la plus récente de létude est parue le 20 décembre 2006 et analyse les données actuelles obtenues dautres pays sur les divers bénéfices économiques potentiels du coton Bt pour les paysans, ainsi que les conséquences possibles sur les offres de semences et sur les filières en Afrique de lOuest. Ces analyses ont été utilisées pour identifier les facteurs de réussite ou déchec de lintroduction du coton Bt. Elles serviront également doutil daide à la prise de décision à léchelle régionale. Un résumé de cette étude se trouve en annexe du CGES.
Lévaluation des besoins dans le domaine des DPI a été réalisée en janvier 2006 et identifie les interventions prioritaires. Celles-ci comprennent : (1) lassistance aux instituts nationaux de recherche agricole (INRA) pour enregistrer les variétés existantes avant la fin de la période de grâce prévue dans le cadre de la Protection des obtentions végétales de lOrganisation africaine de la propriété intellectuelle (POV de lOAPI) ; (2) des dialogues impliquant tous les acteurs concernés sur les DPI relatives à lagriculture ; (3) des activités de formation pour lOAPI portant sur les aspects techniques relatifs au test DHS (Distinction, Homogénéité, Stabilité), sur les frais de demande et de renouvellement et lapplication des textes réglementaires ; (4) des ateliers consultatifs entre lOAPI, les offices délivrant les brevets et de lOMPI (Organisation mondiale de propriété intellectuelle) ; (5) la formation des décideurs, (6) des ateliers de formation pour les INRA et (7) une expertise juridique externe pour les INRA. Les points (1) et (2) sont considérés prioritaires.
Sur la base de ces études, les aspects de DPI sont pris en compte dans les sous-composantes B2 et C3 : le Programme (1) appuiera la mise en place du cadre juridique prévu par les textes de lOAPI, (2) renforcera les capacités de négociations des gouvernements et des organisations paysannes avec les compagnies semencières, (3) organisera des séries dateliers de formation annuelles à lintention des producteurs, des administateurs et des chercheurs, (4) financera des bourses auprès des universités régionales pour une spécialisation en DPI et en négociations, (5) recrutera des experts en appui au processus de négociation et (6) apportera lexpertise juridique pour améliorer les capacités de lOAPI.
Risque perçu
Les cultures génétiquement modifiées sont un sujet sensible et controversé. En conséquence, le Programme court le risque dêtre perçu par le grand public comme une nouvelle initiative qui justifie et encourage lutilisation des OVM pour le développement agricole. Pour maîtriser ce risque, des études de perception et autres séries de consultations des acteurs clés ont été organisées. Elles ont permis de toucher des acteurs de la société civile, des paysans, des organisations de consommateurs, des chercheurs et des représentants du gouvernement et de ladministration. Les consultations publiques sont résumées ci-dessous et les comptes-rendus détaillés se trouvent en annexe du CGES.
Étude de perception (mai et juin 2006)
Une équipe de spécialistes en communication a été recrutée pour effectuer en mai et juin 2006 une étude de perception de toutes les catégories dacteurs concernés, y compris ceux opposés aux OVM. Lobjectif de cette première étude était dévaluer les perceptions et les préoccupations des principaux acteurs par rapport au PRBAO, et de concevoir un plan de communication stratégique. Léquipe a identifié, pour les besoins de létude, trois catégories dacteurs clés, et les a réparti en groupes cibles : (i) les instituts de recherche, (ii) ladministration et la (iii) société civile (comprenant les paysans).
En mai et en juin 2006, léquipe de communication a organisé des consultations transparentes avec chacune de ces trois catégories dacteurs clés, dans cinq (5) pays bénéficiaires (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Togo). Les sessions ont permis de présenter le contenu et les objectifs du Programme, et dévaluer les perspectives des participants, leurs préoccupations, leurs opinions sur les OVM (en particulier le coton Bt) et les raisons de ces opinions. Léquipe de communication a uvré en tant que modérateur des discussions et résumé les opinions des groupes cibles. Les catégories de participants sont présentées dans le tableau suivant.
Tableau A : Nombre de représentants par catégorie
PaysSociété civileInstituts de rechercheGouv./ Admin.MédiasOrganisations internationalesTotalBénin63*4*0013Burkina Faso14730125Mali2470215Sénégal360009Togo57109031Total3027249393*Ces catégories ont été rassemblées en un seul groupe
Les consultations des représentants de la société civile ont principalement tourné autour des risques liés aux cultures transgéniques, malgré les efforts déployés par les modérateurs pour orienter la discussion vers le cadre réglementaire du Programme. Les représentants ont exprimé leur appréhension face aux OVM et mentionné leur crainte de voir les OVM détruire leur héritage et les modes de vie locaux, rendre les paysans dépendants des multinationales et induire des risques sanitaires importants. Ils pensent et disent également que le Programme, et par conséquent la Banque mondiale, essaie dencourager et « dintroduire » les OVM dans lespace UEMOA.
Les consultations des chercheurs et des instituts de recherches ont cependant révélé une perception favorable et une bonne compréhension du Programme. Les représentants ont reconnu le besoin dun cadre réglementaire solide et se sont concentrés sur le manque actuel déquipement et de formation. Les autres aspects importants mentionnés portent sur la concentration trop forte du Programme sur le coton du moins tel quil est perçu par les participants et sur la difficulté dorganiser des événements de sensibilisation du public sur les OVM. Les participants ont recommandé des campagnes dinformation plus soutenues sur la biotechnologie et sur le Programme.
Les discussions avec les agences gouvernementales ont également mis en lumière la nécessité dune meilleure communication avec la société civile, afin de distinguer clairement aux yeux du public le Programme dune promotion des OVM. Si les représentants semblaient comprendre clairement la différence, ils sinquiétaient de la capacité du public à faire cette distinction.
Les différents groupes ont émis différentes affirmations sur les attitudes des paysans vis-à-vis du Programme et des OVM : certaines organisations paysannes ont affirmé que les paysans rejetteraient les OVM et sopposeraient au Programme. Les chercheurs ont pensé au contraire que les OVM seraient adoptés sils savéraient plus avantageux par rapport aux cultures conventionnelles. Compte tenu de ces différences dopinion et de perception sur le Programme par les paysans, léquipe de communication a recommandé la réalisation de consultations spécifiques à ce type dacteurs, afin dévaluer de manière plus précise leurs besoins et leurs préoccupations. Ces consultations ont été réalisées le 17 novembre 2006 et présentées ci-après.
Consultations nationales sur le CGES (novembre-décembre 2006)
Ces consultations avaient pour objectifs de communiquer les révisions du Programme, de présenter le CGES et de recueillir à nouveau les perceptions, les opinions et les suggestions damélioration de la part des acteurs concernés. Le Programme a été modifié suite aux consultations de mai - juin et novembre 2006 : sa concentration sur la biosécurité et la suppression de la référence aux biotechnologies est mise en relief, car les consultations antérieures ont révélé des perceptions ambiguës sur lidentité et les objectifs du Programme. Lobjet du Programme réduit également la référence au coton, conformément aux recommandations des acteurs concernés.
Ces consultations ont eu lieu en novembre-décembre 2006, à travers des conférences dune journée organisées dans chacun des huit États membres de lUEMOA et modérées par le spécialiste en communication. Chacune des huit conférences a rassemblé en moyenne cinquante personnes de tous bords. Le spécialiste en communication a assisté à toutes les consultations : il était en charge de la modération et a veillé à ce que tous les groupes dacteurs présents (i) soient pleinement instruits de la portée et des objectifs du CGES, ainsi que de leurs rôles dans sa mise en uvre et (ii) sexpriment librement en conséquence.
PaysDateSociété civileInstituts de rechercheGouv./ AdminMédiasTotalBénin12/05/12/0681616242Burkina Faso 11/24/11/067921037Côte dIvoire 12/09/12/06301617164Guinée Bissau12/14/12/06131221450Mali11/07/11/06121115038Niger12/21/12/0610623544Sénégal12/11/12/067716030Togo12/07/12/0681417443Total959114616349Répartition des consultations par pays et par catégorie de participant
Cette tournée de consultations a été marquée par un débat sincère et constructif et une plus grande popularité du Programme. Les représentants des gouvernements ont confirmé leur appui au Programme, tandis que les groupes de la société civile, initialement opposés au Programme lors des consultations de mai-juin 2006, se sont déclarés en sa faveur, du fait notamment de la clarification/recentrage de lidentité et des objectifs du Programme. Cependant, les représentants des instituts de recherche ont regretté de voir le Programme sorienter vers la biosécurité, car ils avaient initialement espéré un financement de leurs recherches biotechnologiques par le Programme. Suite à la présentation de la nouvelle version du CGES, tous les participants ont convenu quil sagissait dun instrument adéquat de gestion des risques potentiels associés à lintroduction des OVM dans lespace UEMOA.
Certaines préoccupations subsistaient, et les participants ont développé une série de recommandations damélioration. En termes de gestion des risques, les participants ont recommandé (1) une approche systématique de lévaluation et de la gestion des risques, (2) des directives claires sur les mesures à prendre après lévaluation des risques, (3) une réévaluation des OVM deux ans après toute introduction et (4) une clause pour pousser vivement les donateurs de laide alimentaire durgence à respecter les règlementations régionales de biosécurité. La Composante A du Programme intègre les deux premières recommandations par le développement dune approche régionale commune dévaluation des risques, de gestion et dinspection ainsi que de suivi et dévaluation des OVM.
Les autres préoccupations ont davantage porté sur les résultats : les participants ont considéré que le Programme devait développer des indicateurs objectivement vérifiables pour juger les résultats du CGES et confirmer que tous les États membres de lUEMOA remplissaient les obligations du PCB et mettaient en uvre leur cadre national de biosécurité. Les participants ont également proposé le développement de mesures coercitives en cas dintroduction illicite dOVM ou de violation du PCB par les signataires ouest-africains.
Dans le domaine socio-économique, il a été recommandé de prendre en compte les droits des communautés et la préservation de lhéritage génétique local (y compris le droit du paysan sur la semence), de considérer les impacts des DPI sur les communautés paysannes, de sintéresser à dautres spéculations au-delà du coton.
En conclusion, (1) le risque de perception ambiguë et/ou erronée du Programme a été atténué grâce aux consultations et aux différents processus de divulgation des informations et (2) les différents représentants ayant participé aux réunions soutiennent la version révisée du Programme.
Consultation des paysans (17 novembre 2006)
Les consultations de mai-juin 2006 ont vu la participation de plusieurs représentants dorganisations de producteurs, mais létude de perception a recommandé une consultation supplémentaire de producteurs privés qui ne sont pas membres de ces organisations. Cette consultation a eu lieu le 17 novembre 2006, lors dune réunion régionale des producteurs agricoles de lAfrique de lOuest, à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Soixante personnes y ont participé (vingt paysans et quarante représentants dadministrations, de la société civile et des compagnies semencières).
Les paysans, qui avaient manifesté une attitude ambiguë vis-à-vis du Programme lors des consultations de mai-juin 2006, ont été favorables au Programme révisé. Ils ont exprimé leur désir dêtre impliqués et consultés pendant la mise en uvre du Programme. A la question de savoir quel rôle ils pourraient jouer dans lexécution du Programme, ils se sont portés volontaires pour aider à léducation de leurs pairs sur la biosécurité et sur le Programme et à les intégrer dans le processus de consultation, une fois quils auront bénéficié dune formation appropriée. Les autres attentes des paysans ont inclus des sessions dinformation sur le contenu du PCB, des informations régulières à la radio sur lévolution des activités de biosécurité, un renforcement des capacités institutionnelles et des programmes déchange (voyages détude).
Il faut également noter que des groupes de la société civile comme le COPAGEN-BF qui était auparavant hostile au Programme étaient apparus cette fois plus favorables aux objectifs du PRBAO, reflétant ainsi un changement dopinions similaire à celui observé lors des consultations nationales sur le CGES en novembre-décembre 2006. Ce changement observé confirme la conclusion que les perceptions ambiguës et/ou erronées de la part du public se sont atténuées.
Questions du Conseil du FEM et des ONG
Plusieurs questions sur le Programme ont été posées à la Banque mondiale par les membres du Conseil du FEM et par six ONG (Sierra Club, GRAIN, ETC Group, le Centre africain de biosécurité, Red por una América Latina Libre de Transgénicos, COPAGEN). Les principales préoccupations émises par le Conseil et les ONG sont résumées ci-après.
Objectifs du Programme
Ces organismes sont fortement préoccupés par lidée que le Programme vise à promouvoir les OVM en Afrique de lOuest, en mettant en place une réglementation commune au sein de lUEMOA, contournant ainsi les processus démocratiques nationaux. Cependant, le Programme ne finance, ni essais en champ, ni introduction des OVM (commerciale ou autre) en Afrique de lOuest, et la Banque mondiale elle-même német pas de jugement de valeur sur lopportunité ultime de la biotechnologie agricole dans la région. Le Programme permettra plutôt aux pays bénéficiaires de se faire leur propre opinion sur le sujet.
Participation des acteurs concernés
Les ONG mentionnées ci-dessus ont allégué que le Programme ne permet pas une participation adéquate des acteurs concernés. Cette annexe montre que lenvergure de la participation des acteurs clés et lappropriation locale sont au contraire des éléments centraux du Programme. Pour récapituler, le Programme a, à ce jour, effectué 22 consultations depuis le démarrage du processus et entendu plus de 500 représentants de tous les groupes dacteurs (avec une attention particulière portée aux paysans) dans les huit pays de lUEMOA. De plus, les ateliers de préparation du Programme ont impliqué des représentants de ces groupes dacteurs, dont des ONG.
Le Programme a également établi un Comité dorientation et de suivi pour superviser son exécution : ses membres sont composés des huit ministères en charge de lenvironnement de chaque État membre de lUEMOA, ainsi quun représentant des ONG active au niveau régional dans le domaine de lenvironnement, trois représentants des organisations régionales de producteurs, un représentant de la CEDEAO et un représentant de lUEMOA, et le président du Comité scientifique régional. La présidence du COS sera assurée par le représentant du ministre de lenvironnement du pays présidant le Conseil des ministres de lUEMOA. Le COS se réunira deux fois par an en séances ordinaires, et, si nécessaire, en séances extraodinaires à la demande dau moins 1/3 de ses membres. Ces réunions feront lobjet dun compte-rendu mis à la disposition du public.
Le Comité dorientation et de suivi collaborera également avec la coordination régionale pour développer des indicateurs de résultats intermédiaires, afin de mesurer les progrès accomplis vers les objectifs exprimés. Toutes les données seront partagées avec les acteurs concernés à travers le COS. Le COS et la coordination régionale produiront des rapports trimestriels indiquant les étapes de lexécution du Programme et ces rapports seront mis à la disposition du public à travers le BCH régional.
Par ailleurs, un secrétariat permanent sera été établi au sein de lUnité de coordination pour recevoir toute plainte ou suggestion. Il assurera le lien entre le Programme et la société civile, et sa contribution sera analysée par le COS lors de ses réunions. Cependant, si le secrétariat considère quun sujet nécessite une attention immédiate, une réunion extraordinaire du comité se tiendra à ce sujet. Des rapports trimestriels seront produits par le coordinateur régional et le comité dorientation et de suivi, détaillant les progrès dexécution du Programme et la contribution reçue à travers le secrétariat. Afin de maintenir limplication des acteurs concernés et garantir la transparence du Programme, les informations seront continuellement communiquées à travers des formations, des ateliers et des programmes de sensibilisation.
Agence dexécution
Le choix de lUEMOA comme agence dexécution semble poser problème, mais la Banque mondiale et tous les pays bénéficiaires pensent que lUEMOA est lagence la plus appropriée pour exécuter le Programme. Les pays bénéficiaires ont décidé dès le début de processus de passer par une organisation régionale pour lexécution du Programme au niveau national, compte tenu de lexistence dun marché commun, de lefficience de lapproche régionale et la porosité des frontières, qui accroît les risques liés aux essais dOVM.
Par ailleurs, le fait que lUEMOA soit en charge du Programme nérodera pas la souveraineté nationale. La décision dadopter une règlementation régionale sur les OVM repose entièrement sur la responsabilité des États membres. Les règlements étant adoptés de manière consensuelle, chaque États dispose de fait dun droit de veto, ce qui veut dire quaucun pays ne peut être forcé à adhérer à des règlementations quil jugerait inutile ou insensée, ou à adopter des cultures transgéniques considérées indésirables. Dans ce sens, ladoption des OVM nest pas une conclusion acquise davance, mais plutôt une décision qui reviendra aux États membres de lUEMOA.
Fonctionner à travers une organisation régionale, au lieu des gouvernements nationaux, ne signifie pas éluder le débat public. LUEMOA permet une appropriation nationale du Programme à travers ses fréquentes consultations publiques et la création dun Comité dorientation et de suivi. Les suggestions et les préoccupations des acteurs concernés ont dores et déjà influencé la structure du Programme et cette implication du public continuera pendant son exécution.
LUEMOA inquiète également par un prétendu manque de qualifications pour la mise en uvre dun programme aussi délicat du point de vue environnemental ; certains ont réclamé que ce rôle soit donné à un organisme ayant une plus grande expertise sur la biosécurité. Cependant, lUEMOA est lacteur le plus fort et le plus efficace de la région. Elle possède le mandat de coordination des politiques agricoles et environnementales des États membres. Par ailleurs, lUEMOA bénéficiera de lexpertise du Comité dorientation et de suivi et du Comité régional scientifique.
Participation des ministères en charge de lenvironnement
Certains ont regretté le rôle limité des ministères en charge de lenvironnement dans la planification du Programme. Les ministres ont cependant été consultés lors des différentes missions de préparation. Ils ont exprimé leur soutien à lUEMOA comme principale agence dexécution, une organisation quils considèrent efficace et respectée. Limplication et le rôle clé des ministres en charge de lenvironnement dans le Programme a été clairement démontrée par la Déclaration de Bamako le 15 novembre 2006 quils ont signé, et qui réaffirme leur engagement pour le Programme (voir la fin de lAnnexe 1). Ces ministres resteront impliqués dans le Programme à travers le Comité dorientation et de suivi.
Mesures de sauvegarde
Les objectifs du Programme ont été contestés en alléguant quune introduction sans risque des OVM nétait pas possible. Une telle préoccupation révèle une mauvaise compréhension des objectifs du Programme. Des tests dOVM ont déjà lieu en Afrique de lOuest, depuis 2003, ce qui pourrait avoir des conséquences environnementales et sociales indésirables si la région reste sans cadre réglementaire solide et sans les institutions de suivi prévus par le Programme. Que les pays de lUEMOA choisissent ou non deffectuer des essais en champ ou de commercialiser des OVM, le Programme leur fournit un cadre réglementaire permettant de prendre des décisions fondées sur chaque introduction proposée.
Analyse économique et financière
Certains ont exprimé leurs proéccupations à propos de lanalyse économique et financière du programme qui ne prendrait pas en compte les coûts dopportunité et également parce que lévaluation était jugée favorable aux OVM en présentant des mécanismes de récupération des coûts.
Le coût du programme denviron 24 millions dUSD représente le coût nécessaire pour définir et appliquer des règlements de biosécurité pendant cinq ans dans les huit Etats membres de lUEMOA. Cette somme prend en compte un réseau de laboratoires pour effectuer les tests nécessaires et fournir des informations de référence pour permettre une prise de décision solide par les gouvernements souverains sur lutilisation ou le refus des OVM. En tant quinitiative présentée initialement par les pays dAfrique de lOuest, le PRBAO a été créé pour fournir un appui à la région pour la gestion des risques environnementaux potentiels, compte tenu des tests déjà en cours de coton génétiquement modifié dans un des pays concernés. Sans ces tests dOVM, la région naurait pas éprouvé le besoin urgent de développer des règlementations de biosécurité comme lexige le Protocole de Cartagena sur la biosécurité (PCB). Par ailleurs, le PRBAO a des objectifs distincts et ne duplique aucun effort existant. Il ne reprend pas non plus les objectifs des projets financés par le FEM et déjà achevés de développement de cadres nationaux de biosécurité dans des pays ouest-africains déterminés. Au contraire, il se base sur ces projets financés par le FEM pour aider les pays à mettre en uvre le PCB, conformément aux directives de la Convention sur la diversité biologique.
La mise en uvre dun cadre de réglementation environnementale nempêche pas lapplication du principe selon lequel « le pollueur paie », principe inclus dans la politique environnementale régionale approuvée par le Conseil des ministres de lUEMOA. La situation est similaire à limposition dune taxe sur les émissions pour réduire les émissions de carbone, augmentant ainsi les revenus même si ce nétait pas lobjectif principal de la politique. Dans le cas de la biosécurité, limposition dune taxe sur les compagnies souhaitant tester des OVM est normale, mais ceci ne signifie pas que la politique encourage les tests ou la commercialisation des OVM de quelque manière que ce soit. Dans ce contexte, lanalyse économique et financière est un exercice visant à comprendre si les coûts associés à la mise en uvre dun cadre réglementaire prudent (cest-à-dire incluant le réseau de laboratoires afin que les données fournies par le secteur privé puissent être testées de manière indépendante) pourraient être compensés par les fonds obtenus grâce aux taxes imposées sur les compagnies effectuant des tests dOVM. Lanalyse réalisée ici conclut tout simplement que sur la base dhypothèses raisonnables, ces coûts peuvent être compensés.
Relations avec lUSAID et lUSDA
Les ONG et les membres du Conseil du FEM ont exprimé leurs doutes sur les relations entre le Programme et lappui existant à la biotechnologie financé par lUSAID dans la région. Ces autres programmes, qui découlent des conférences sur la biotechnologie financées par lUSDA et lUSAID, sont perçus comme encourageant activement lintroduction de cultures transgéniques en Afrique de lOuest. Léquipe en charge du Projet fait tous les efforts possibles actuellement pour connaître tous les programmes régionaux existants relatifs à la biosécurité et pour tenir leurs bailleurs de fonds informés sur les développements du Programme. Léquipe a rencontré plusieurs de leurs représentants (le PNUE, le CILSS-INSAH, la CEDEAO, la FAO et le CORAF, les 20 au 22 septembre 2006, et lUSAID le 8 novembre 2006). Tous ces efforts ne reflètent que le souhait dune plus grande efficacité et la volonté de ne pas dupliquer les activités déjà en cours. Ils nindiquent en aucune manière ladhésion aux opinions de ces agences sur les OVM ou sur toute autre question.
Rôle du secteur privé
Le rôle du secteur privé dans le Programme a également fait lobjet de préoccupations. Les ONG et les membres du Conseil du FEM ont formulé les observations suivantes : (1) le Programme apportera principalement des bénéfices aux compagnies de biotechnologie au détriment des paysans et (2) le secteur privé est devenu un partenaire principal du Programme, une approche qui nest pas approuvée par le PCB. Les ambiguïtés dans le texte initial relatif au rôle du secteur privé ont conduit à une révision pour clarifier le fait que ce dernier est un des acteurs parmi les autres. Par contre, pour éviter tout conflit dintérêt, le secteur privé ne fera pas partie du Comité dorientation et de suivi.
Cadre de suivi et dévaluation et de supervision
La Composante B du Programme prévoit la création dun observatoire régional qui suivra ladéquation au PCB et évaluera les impacts environnementaux et socioéconomiques dune éventuelle commercialisation des OVM dans la région.
La Coordination régionale et le Comité dorientation et de suivi développeront des indicateurs intermédiaires pour la région et les pays (conformément au cadre des résultats en Annexe 3) et suivront les progrès accomplis vers les objectifs définis. Ceci sera traduit en rapports publics trimestriels, semi-annuels et annuels, qui seront communiqués à tous les acteurs concernés à travers un BCH régional et discutés lors des réunions du COS.
La Banque mondiale organisera deux missions de supervision par an, afin dévaluer les progrès du Programme, didentifier les éventuels problèmes et dapporter son assistance. Une de ces missions inclura les partenaires principaux du Programme.
Par ailleurs, une revue à mi-parcours se tiendra avant le 30 décembre 2009. A cette occasion, tous les partenaires du Programmes examineront les résultats du Programme et proposeront le cas échéant des actions correctives.
Annexe 11 : Préparation et supervision du Programme
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
PrévisionEffectifRevue de la NAP06 octobre 200506 octobre 2005DIP initial à PIC15 octobre 200515 octobre 2005DSI initiales à PIC15 octobre 200515 octobre 2005Évaluation13 novembre 200613 novembre 2006Négociations15 au 20 mars 200713 au 16 mars 2007Approbation conseil/RVP 13 novembre 2007Date prévue dentrée en vigueur31 mars 2008Date prévue de revue à mi-parcoursDécembre 2009Date prévue de clôture31 mars 2012
Institutions clés responsables de la préparation du Programme : UEMOA, Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso (en collaboration avec le PAFASP pour les aspects fiduciaires).
Personnel de la Banque et consultants ayant collaboré au Programme (ordre alphabétique):
NomTitreUnitéAbdelaziz LagnaouiSpécialiste senior en gestion des nuisiblesENVAmadou KonareSpécialiste senior en environnementAFTENAgadiou DamaSpécialiste en services agricolesAFTARAyi KlouviSpécialiste senior en agricultureAFTARBenjamin BurckhartConsultant ETAFTCSDenis JordySpécialiste senior en agricultureAFTENEija PehuConseillerARDEmmanuel SeneSpécialiste en développement ruralAFTARFily Sissoko/Mamadou YaroSpécialistes sénior en gestion financièreAFTFMGalen Panger/Adèle FaureStagiairesAFTSSHélène BertaudJuriste séniorLEGALIbrahim NebiéSpécialiste senior en vulgarisation agricoleAFTARJean-Christophe CarretEconomiste des ressources naturellesAFTENMaman FaroukSpécialiste en communicationsAFTENMary Ellen FoleyChargé des opérationsENVMPPatrice Talla TakoukamJuristeLEGENPhilippe J. de NauroisConseiller (Consultant)FAO-CPSalimata FolleaAnalyste opérationnelAFTENSong LiConsultant, FEMAFTENWilliam DakpoSpécialiste en passation des marchésAFTPCZourata LompoSpécialiste en biosécuritéAFTENFonds consacrés à la préparation du Programme au 15 octobre 2007 : Ressources de la Banque : (BB FEM): FY06: 193.898,73 USD, FY07: 139.492,11 USD, FY08 :13.068,90 USD
Total décaissé : 346.459,74 USD
2. Ressources FAO allouées : 44.000 USD
Total décaissé : 44.000 USD
3. Fonds fiduciaires : don TF PDF B approuvé : 700.000 USD.
FY06: 180.900,60 USD, FY07 : 427.473,36 USD; FY 08 : 27.902,11 USD
Total décaissé : 636.276,07 USD
Coûts estimatifs dapprobation et de supervision :
1. Coûts estimatifs jusquà lapprobation: Banque (BB FEM)/FAO: 400.000 USD. Fonds fiduciaire 680.000 USD
2. Budget estimé de supervision annuelle : 150.000 USD
Annexe 12 : Documents dans le dossier
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
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GEF Initial Strategy for Assisting Countries to Prepare for the Entry into Force of the Protocole of Cartagena on biosafety, novembre 2000.
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Annexe 13 : Etat des prêts et des crédits
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Montant dorigine (millions dUSD)Différence entre décaissements prévus et réelsID projetFYObjetBIRDIDASFFEMAnnulé.Non dist.Orig.Frm. RevP09247320053A-Afr Programme criquet (FY05)0,0059,500,000,000,0054,321,990,00P08040620053A-ARCAN SIL (FY05)0,000,000,000,000,007,790,450,00P07599420053A-WAPP Phase 1 APL 1 (FY05)0,0040,000,000,000,0038,850,000,00P08041320053A-VIH/SIDA Grands lacs Init APL (FY05)0,000,000,000,000,0019,551,070,00P07485020043A-HIV/AIDS Abidjan Lagos Trnspt (FY04)0,000,000,000,000,0010,841,670,00P07452520043A-UEMOA Dev marchés cap. FIL (FY04)0,0096,390,000,000,0097,7630,346,58P07025620043A-FEM Bassin fleuve Niger (FY04)0,000,000,0013,000,005,471,280,00P08261320043A-Proj rég traitement VIH/SIDA (FY04)0,000,000,000,000,0049,7016,700,00P06925820043A- Southern Afr Power Mrkt APL 1 (FY04)0,00178,600,000,000,00184,8884,590,00P06457320043A-FEM Bassin fleuve Sénégal (FY04)0,000,000,005,260,004,102,010,00P07288120033A-BEAC Reg Payment System (FY03)0,0014,500,000,000,008,131,430,00P07025220033A-FEM Bassin lac Tchad (FY03)0,000,000,002,900,002,372,510,70P07007320033A-FEM Act Env Transfront. Néant (FY03)0,000,000,008,000,0012,667,520,00P06368320013A-Trade Facil SIL (FY01)0,005,000,000,000,004,77-0,310,00P0940842007WAAPP, Phase 1 (APL)0,0045,000,000,000,0045,000,000,00Total: =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 438,99 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 29,16 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 546,19 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 151,25 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 7,28
DOCPROPERTY "Country" \* MERGEFORMAT Africa
ETAT DU PORTEFEUILLE SFI
En cours et décaissé
(Millions dUSD)
EngagéDécaisséSFISFIAF approb.CompagniePrêtCapitalQuasiPartic.PrêtCapitalQuasiPartic.1999AIF0,0039,360,000,000,0021,420,000,001999AIF (Mgmt)0,000,120,000,000,000,060,000,002003AIFH0,0018,690,000,000,000,190,000,002001AfrbnkCorp0,000,002,100,000,000,002,100,002005Afren0,000,840,000,000,000,800,000,002002Africap0,001,670,000,000,000,670,000,002005Celtel40,0011,830,000,000,0011,830,000,00Kunene0,000,670,000,000,000,670,000,002002MTNN120,0015,000,000,0040,0014,560,000,002002Osprey0,000,010,000,000,000,010,000,002001PAIP0,0022,800,000,000,003,480,000,002002SABCO22,0010,000,000,000,0010,000,000,002004Tullow0,0028,790,000,000,0028,790,000,00Portefeuille total : =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 182,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 149,78 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 2,10 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 40,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 92,48 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 2,10 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00
Engagements en attente dapprobationAF dapprob.CompaniePrêtCapitalQuasiPartic.2004Bus Partners0,000,000,000,002003African Lakes0,000,010,000,00Total engagements en attente : =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,01 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00 =sum(above) \# "#,##0.00" \* MERGEFORMAT 0,00
Annexe 14 : Les pays en bref (UEMOA et Burkina Faso
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Annexe 15 : Analyse du coût incremental
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Le Projet étant une composante importante du Programme, lanalyse du coût incremental du FEM concerne le Programme global.
Objectifs globaux de développement et situation de référence
Lobjectif de développement du Programme est détablir et de mettre en place un cadre régional de biosécurité qui permettra les huit Etats membres de lUEMOA de remplir leurs engagements vis-à-vis du PCB pour la règlementation des OVM. Ces pays ont choisi datteindre cet objectif de développement à travers un renforcement des capacités techniques et institutionnelles au niveau régional et national, et une large participation de lensemble des acteurs concernés. Le Programme créera également un observatoire régional qui accueillera le mécanisme déchange pour la prévention des risques biotechnologiques (BCH), et assurera le suivi des engagements des pays envers le PCB et limpact de toute introduction dOVM.
Dans un scénario de référence sans le Programme, on sattend à ce que les États membres de lUEMOA adoptent progressivement le coton transgénique et probablement dautres cultures transgéniques, suite notamment aux activités qui financent le renforcement des capacités des chercheurs et lacceptation des OVM par les utilisateurs finaux. Cette approche ne permet pas de garantir ni une évaluation et une gestion des risques adéquates, ni le respect des normes internationales.
Par conséquent, le scénario de référence entraînerait un risque plus élevé de contamination de la biodiversité locale par les gènes issus des OVM, à cause dun manque de directives appropriées de sauvegarde, dune absence de coordination régionale et de lacunes pour les outils de suivi et dévaluation pendant les différentes étapes de développement des OVM. Dans ce scénario de base, les impacts socio-économiques de lintroduction dOVM auprès des paysans ne feront peut-être pas lobjet dun suivi.
Les dépenses totales dans ce scénario de base sélèvent à environ 1,4 millions dUSD, constituées en majeure partie par les investissements existants et ceux imminents du secteur privé pour financer les essais en champ et les campagnes visant lacceptation des OVM, ainsi que ceux des bailleurs de fonds bilatéraux pour le renforcement des capacités dans le domaine général de la biotechnologie et de la biosécurité.
Objectif environnemental global
Lobjectif environnemental global du Programme est de protéger la biodiversité régionale contre les risques potentiels associés à lintroduction des OVM dans lenvironnement. Cet objectif sera atteint à travers le développement de méthodes scientifiques dévaluation et de gestion des risques pour lapprobation ou le rejet des OVM, conformément au PCB et aux autres normes internationales.
Alternative
Dans le cadre du Programme, les États membres de lUEMOA pourront (i) définir des procédures communes dévaluation et de gestion des risques, conformes aux normes internationales, afin datténuer les risques pour lenvironnement et pour lalimentation humaine/animale associés au coton transgénique et éventuellement à dautres cultures comme le maïs, la tomate, le manioc et le niébé; (ii) procéder à lexamen des demandes en appliquant des procédures basées sur un cadre juridique de biosécurité harmonisé et (iii) effectuer un suivi dimpact de lintroduction des OVM sur la biodiversité et sur les aspects socio-économiques.
Dans ce scénario alternatif, les bénéficiaires globaux du Programme pourront (i) atteindre leurs objectifs de développement (cest-à-dire la capacité de tester de manière sécurisée les biotechnologies modernes) à un moindre coût économique, par rapport au scénario de référence, grâce à lélaboration et à la mise en uvre dun cadre juridique régional et (ii) atteindre lobjectif environnemental global, car ils auront développé et adapté des méthodes scientifiques dévaluation et de gestion des risques au niveau de la région, en conformité avec les normes internationales.
Les bénéfices nationaux de lalternative proposée et du scénario de référence seront différents ; dans le scénario alternatif, les organisations paysannes seront mieux informés et plus étroitement associés à toute négociation commerciale entre lindustrie cotonnière et lindustrie phytopharmaceutique pour le montant des frais de technologie facturés annuellement pour les semences transgéniques. Les activités de renforcement des capacités de négociation entraîneront certainement des frais de technologie inférieurs si lUEMOA approuve la commercialisation dun OVM dans le scénario alternatif par rapport au scénario de référence. Les paysans seront plus avantagés par le scénario avec le Programme ; le scénario de référence peut savérer neutre du point de vue des paysans (le montant à payer pour une semence transgénique peut être équivalent au prix de la semence conventionnelle plus celui des pesticides).
Les dépenses totales prévues par le scénario avec le Programme se montent à 24 millions dUSD.
Portée de lanalyse
Sans le Programme, les activités suivantes nauraient pas lieu : (i) lélaboration de méthodes scientifiques dévaluation et de gestion des risques lors du processus dapprobation des OVM, (ii) lélaboration et la mise en uvre dun cadre juridique et institutionnel communautaire de biosécurité pour remplir les engagements du PCB, (iii) la création dun observatoire régional. Les activités de renforcement des capacités et de sensibilisation du public sont des activités de base ; le FEM ne leur accordera quun financement limité et se concentrera plutôt sur les activités de développement du cadre régional et de renforcement de la collaboration régionale.
Les bénéfices nationaux, au-delà du scénario de base, comprennent la réduction des risques de destruction la biodiversité agricole, source demplois, de devises (à travers lexportation) et de nourriture pour les habitants de ces pays (à travers lagriculture de subsistance). Dautres bénéfices nationaux proviendront de la mise en uvre de systèmes nationaux plus efficient. Les pays profiteront également de la réduction des coûts dadoption des procédures dévaluation et de gestion des risques. Le développement de ces procédures se ferait désormais au niveau régional, supprimant ainsi le financement des mêmes activités dans les cinq pays bénéficiaires du financement de la Banque mondiale.
Coûts marginaux
La différence de coût entre le scénario de référence (1,3 millions dUSD) et le coût du Programme (24 millions dUSD) est estimée à 22,7 millions dUSD. Ce montant représente le coût marginal pour atteindre les objectifs environnementaux globaux. Environ 24 pour cent de ce montant, soit $5,4 millions, est demandé au FEM. Le financement supplémentaire viendra des gouvernements des pays bénéficiaires et de lUEMOA (principalement sous la forme de contribution de lappui budgétaire du Trésor français), de lallocation nationale et régionale de lIDA et de la CE (sous forme de don).
Tableau 1 : Matrice du coût incremental pour le financement du FEM
Annexe 16 : Revue par un membre du groupe dexperts du STAP
AFRIQUE : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de lOuest
Professeur Lynn Frewer
Université de Wageningen,
Groupe MCB, Hollandseweg 1
6706KN, Wageningen, Pays-Bas.
Commentaires généraux
Présentation du Programme
Les activités proposées portent sur le développement dune approche de renforcement des capacités régionales et de processus participatifs, dans le domaine de lévaluation et de la gestion des risques (et dans une certaine mesure de la communication) associés à lintroduction dun OVM (dans ce cas précis le coton transgénique) dans les pays producteurs de coton (ou potentiellement producteurs) en Afrique de lOuest. Cette approche est présentée comme un modèle futur pour toute introduction ultérieure dOVM dans cette région.
Lintroduction de tout OVM dans une nouvelle région est associée à des controverses potentielles (par exemple en ce qui concerne les impacts sur lenvironnement, la santé des hommes et des animaux, ou les effets sur léconomie rurale). Compte tenu de controverses possibles associées avec une introduction dOVM, des différents points de vue présentés par divers acteurs et différents utilisateurs finaux, le processus requiert une analyse systématique et objective des bénéfices et des risques potentiels (risques pour lenvironnement et la santé et impacts sur les facteurs économiques régionaux). Les données et leur interprétation doivent être prises en compte dans le processus dévaluation et de gestion des risques /bénéfices monétaires et intégrées dans le processus de participation des acteurs clés et des utilisateurs finaux, ainsi que dans celui de communication auprès des communautés au sens large sur lintroduction des OVM. Pour ces raisons, une approche crédible et objective doit être en place avant toute introduction, prenant en compte les données existantes sur les évaluations des risques et les différences locales potentielles dimpact environnemental et de gestion des risques. Une évaluation systématique, transparente et indépendante des processus de prise de décision et de participation est essentielle si lon veut développer et maintenir cette crédibilité.
Un objectif principal du projet proposé porte sur le renforcement local des capacités pour le développement des politiques de règlementation, afin doptimiser la protection environnementale, la sécurité alimentaire et datténuer les facteurs dimpact socio-économiques (y compris ceux des DPI et des nouveaux produits transgéniques) sur les zones rurales de la région. Les controverses potentielles associées à lintroduction dun OVM dans une nouvelle région (impacts sur la santé de lenvironnement, des hommes et des animaux ou effets sur léconomie rurale) sont particulièrement prises en compte dans ce cadre.
Abréviations et acronymes
Selon mon entendement, un OVM, tel quil est défini par le Protocole de Cartagena, fait généralement référence à un « organisme vivant modifié ». Les différences dimplication dune introduction dans lenvironnement dun OVM ou dun OGM sont clairement marquées en termes dimpact sur la biodiversité, en particulier dans un contexte transfrontalier ou controversable. Dans le glossaire des abréviations, un OVM est décrit comme un « organisme génétiquement modifié ». Même si le PCB déclare quun OVM est généralement considéré comme étant la même chose quun OGM (organisme génétiquement modifié), une clarification est requise dans ce cas précis. Lutilisation de labréviation « PPP » est dune moindre importance ; elle peut faire référence à « partenariats public-privé » ou à « panels de participation du public ». Je me demande si la dernière définition est celle voulue ici. Si la première correspond, veuillez noter labréviation largement acceptée.
En termes daspects problématiques potentiels sur lintroduction dans lenvironnement de tout OVM, il est important de considérer les évaluations des risques sur la santé (de lhomme et des animaux) et la possibilité dun impact environnemental négatif. Les risques socio-économiques portent sur limpact potentiel sur les économies locales et nationales (notamment des capacités dexportation compromises) et de plus en plus, sur les considérations bioéthiques. La localisation dun processus efficace dévaluation des risques dépend de lidentification dans les zones clés dune expertise locale, ayant les connaissances locales (par exemple, sur la vulnérabilité de lécologie locale aux effets toxiques de lutilisation des pesticides). Le renforcement des capacités repose à la fois sur la formation de tels experts et sur la sélection des aspects locaux à considérer.
Les principaux aspects pour une discussion auprès des communautés portent sur les problèmes transfrontaliers potentiels associés à lintroduction des OVM, les impacts potentiels sur la biodiversité et lenvironnement et les conséquences possibles socio-économiques ou de transformation de la société (DPI et pratiques rurales de culture ou adoption de nouvelles pratiques agricoles comprenant une gestion efficace des risques des OVM). Les effets sur la santé humaine peuvent être dus à lintroduction de nouveaux allergènes dans la chaîne alimentaire de lhomme, ou de pollens potentiellement allergéniques dans lenvironnement. Linclusion de gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques dans les plants de coton transgénique fait également lobjet dun débat international sur le développement potentiel dune résistance microbienne
Les bénéfices de ladoption proviennent de la mise en place de pratiques agricoles plus efficaces dans les pays producteurs de coton (ou les pays potentiellement producteurs) impliqués dans le Programme, et selon la proposition, auraient comme conséquence ultime la réduction de la pauvreté des pays impliqués. La littérature est équivoque sur les impacts environnementaux potentiels du coton transgénique. Une évaluation systématique des impacts positifs potentiels (par exemple, réduction de lutilisation des pesticides) doit être réalisée et comparée aux effets négatifs potentiels (augmentation de lutilisation totale des pesticides). Ces données doivent être pleinement considérées lors des consultations des parties prenantes. Je ne peux pas apporter de commentaires sur limpact potentiel sur la biodiversité locale dans cette région, mais je suppose que ces informations seront fournies par les instituts régionaux de recherche ayant lexpertise nécessaire dans le domaine, expertise acquise grâce aux activités de renforcement des capacités.
Solidité scientifique et technique du Programme
La solidité scientifique et technique fait référence à la fois à la solidité du Programme dans le domaine des « sciences naturelles » et à la fois aux aspects « techniques » en sciences sociales. Dans les programmes dutilisation durable, les aspects en science sociale, comme les systèmes fonciers, les connaissances techniques locales, le leadership local pour les mesures de conservation, lapplication des lois et le suivi, sont aussi importants que les aspects écologiques de conservation de la biodiversité. Ces aspects en sciences sociales méritent ainsi le même niveau dattention dans les revues techniques. Certains aspects de science sociale peuvent également être pris en compte dans la partie sur « le degré dimplication des parties prenantes ».
Les questions qui pourraient être soulevées sous cet aspect sont les suivantes :
Dispose-t-on de suffisamment dinformations écologiques et techniques pour fournir une base scientifique solide au Programme ?
Une série convenable de données existe sur lintroduction du coton génétiquement modifié dans dautres régions, pouvant contribuer au développement local dune stratégie dévaluation et de gestion des risques. Les facteurs régionaux peuvent cependant avoir un impact (par exemples, les particularités de la biodiversité locale et/ou des pratiques agricoles) Je suppose que ces facteurs seront analysés de manière systématique dans le cadre des activités proposées. Un transfert potentiel vers dautres cultures (en particulier le coton conventionnel) doit être considéré en tenant pleinement compte des pratiques agricoles locales.
Lexpertise identifiée pour contribuer au processus dévaluation des risques provient généralement du domaine des sciences naturelles. Un renforcement des capacités locales en économie sera nécessaire sil faut effectuer une analyse des coûts/bénéfices. Dautres commentaires apparaissent plus loin dans cette revue sur lexécution et lévaluation des activités associées aux sciences sociales. Lévaluation des risques portant sur la probabilité dévénements potentiellement dangereux doit être remise dans le contexte des pratiques agricoles locales. Par exemple, limpact potentiel de lutilisation de pesticides sur la biodiversité dépendra des méthodes appliquées ainsi que des conditions météorologiques locales. Les différences de pratiques agricoles et de conditions météo conditionneront ce facteur.
Les activités proposées incluent la sensibilisation publique et la communication. Je suppose quune expertise en sciences sociales sera prise en compte dans le groupe de pilotage afin davoir les meilleures pratiques dans ces domaines.
Toutes les menaces sur lécosystème ont-elles été considérées ?
Ce point dépend de la mise en place dune stratégie efficace dévaluation des risques, qui doit prendre en compte les capacités locales. Je suppose que ceci sera un résultat des activités proposées et doit être évalué dans le cadre du processus de suivi.
En particulier, les points suivants doivent être considérés :
- Transfert potentiel de gènes vers les plantes locales
- Augmentation potentielle de lutilisation de pesticides (ou dune série de pesticides à large portée) et conséquences sur les écosystèmes (populations de poisson et dinsectes par exemple)
- Développement de méthodologies dévaluation efficaces en prenant en considération que certains effets écotoxiques puissent être difficiles à mesurer (par exemple, des insectes ou des populations ayant un habitat situé à une hauteur supérieure dans lécosystème)
Compte tenu de la controverse associée en particulier aux différentes approches méthodologiques de lévaluation des risques écologiques (une approche probabiliste versus une approche déterministe) la méthodologie doit être discutée lors des consultations des acteurs clés. La formation des experts locaux aux méthodologies émergentes de lévaluation des risques écologiques pourrait être considérée dans le cadre du renforcement des capacités.
Le type de gestion proposée de lécosystème nécessite-t-il davantage de recherche ?
Cet élément se situe en dehors de mon domaine dexpertise et dépend dun avis dun spécialiste de la biodiversité régionale. On ma assurée que cette expertise sera fournie par le personnel de la Banque mondiale ainsi que par les instituts de recherche locaux et la connaissance locale.
Faut-il développer des indicateurs pour atteindre les objectifs ?
Oui. Des indicateurs clés de performance sont associés à la documentation sur les évaluations des risques. Le suivi de la gestion des risques implique une part dévaluation de lharmonisation régionale des activités des autorités nationales compétentes. Ni lefficacité des processus participatifs eux-mêmes, ni celle des actions de communication, ne sont explicitement inclus en termes dévaluation (voir les commentaires sur les processus de participation ci-dessous).
Un suivi adéquat sera-t-il mis en place ?
Lévaluation de limpact sur la biodiversité et sur la santé humaine résultera de lharmonisation régionale des activités dévaluation des risques et de la mise en uvre de systèmes efficaces de gestion des risques.
Lapproche proposée dans la proposition de programme permettra-t-elle datteindre les objectifs de conservation de la biodiversité?
Ce point dépend du succès des activités proposées, du développement de méthodologies appropriées dévaluation des risques, du renforcement des capacités en évaluation et en gestion des risques ainsi que de ladoption au niveau local des stratégies de gestion des risques. Une communication efficace entre les autorités et les paysans locaux est clé pour la réussite.
Quels sont les risques et les contraintes associés avec lapproche ?
Un déroulement réussi des opérations dépend du développement du succès de la stratégie nationale dévaluation et de gestion des risques et, bien sûr, des bénéfices potentiels. La crédibilité du processus de participation est un point à considérer, en particulier dans un domaine controversable. Cest pour cette raison quune évaluation indépendante est nécessaire.
Y a-t-il des faiblesses ou des lacunes dans le Programme?
Une approche systématique et structurée des processus de participation discutés ci-dessous doit être identifiée. Des commentaires spécifiques sont apportés ci-après.
Le renforcement des capacités, notamment dans le domaine de lévaluation des risques, nécessite des investissements considérables de formation et de transfert des connaissances. Cependant, lapproche proposée semble satisfaire ces obligations. Néanmoins, je ne suis pas si sûre que le budget soit adéquat pour couvrir toutes les activités proposées ; une réévaluation peut savérer nécessaire. Je ne suis cependant pas une experte de la détermination des coûts de recherche pour les activités dans cette région.
Existent-ils des aspects controversables du Programme ?
A mon avis, il existe clairement des controverses sur lintroduction de tout OVM dans un nouvel environnement où il y a un potentiel de changements socioéconomiques et dimpacts sur la santé et sur la biodiversité. Cependant, les activités proposées ne portent pas sur lintroduction environnementale de coton transgénique per se, mais plutôt sur le processus de renforcement des capacités et de consultations des acteurs clés et des utilisateurs finaux sur lintroduction dun OVM.
Je suis assez préoccupée par lambigüité du texte par rapport aux questions associées à la réalisation dune évaluation des risques au niveau régional et au développement des capacités à ces fins. Les activités proposées semblent appropriées pour le développement et lexécution du cadre (par exemple, lharmonisation régionale des politiques), mais ne sont pas explicites ni sur les contributions nécessaires, ni sur les domaines concernés pour ces contributions, afin dobtenir une évaluation satisfaisante des risques au sens large, qui comprend les évaluations des risques techniques (introduction dallergènes dans la chaîne alimentaire de lhomme, potentiel de développement dallergies au pollen chez les populations locales, écotoxicité), les impacts socio-économiques, ainsi que lanalyse systématique des problèmes bioéthiques. En particulier, les problèmes tels que la différentiation génétique dans le potentiel de réponses allergiques au pollen chez lhomme peuvent être différents suivant les régions ; il est évident que limpact possible dun transfert horizontal des gènes ou laugmentation de lutilisation dun pesticide spécifique dépend des systèmes écologiques locaux.
Les problèmes spécifiques comprennent :
1. Impacts sur la santé
La chaîne alimentaire (humaine et animale) notamment les réponses allergiques
Les effets respiratoires (pollen transgénique)
Effets sur le long terme et trans-générationnels
La résistance aux antibiotiques dans les micro-organismes à la suite de linclusion des gènes marqueurs dans les organismes transgéniques.
2. Effets économiques
Impact de lutilisation de monocultures et de variétés uniques qui sont potentiellement vulnérables aux changements localisés de lenvironnement.
Augmentation du coût de pesticides spécifiques
Impact des DPI associés aux rachats de semences sur léconomie rurale.
Impact négatif sur les marchés dexportation à la suite de lintroduction dOVM dans une région donnée.
Le Programme introduit-il des incitations qui pourraient entraîner une collecte excessive (dans le cas dun programme dutilisation durable) ou contribuer à la réduction de la diversité génétique (par exemple dans le cas dun flux génétique, de la capacité denvahissement de la plante introduite)?
Ces questions doivent être discutées dans le cadre du processus dévaluation des risques, en particulier le flux génétique potentiel (par exemple vers le coton conventionnel) ou limpact de laugmentation des pesticides sur la biodiversité locale. La collecte à outrance nest pas un problème associé à cette introduction spécifique.
Comment les diminutions de revenus créées par les mesures de conservation seront-elles compensées?
Non applicable à ce niveau.
Existent-ils des aspects liés aux instruments juridiques qui doivent être considérés?
En particulier, lharmonisation dun cadre de biosécurité/DPI dans lUEMOA sera un résultat des activités proposées.
Comment le modèle dutilisation durable défini dans le Programme sera-t-il développé ?
Lapproche adoptée met laccent sur le renforcement des capacités et la localisation de la gestion des risques (mais voir réponse à la question 15 ci-dessous).
A quel point le modèle proposé sera-t-il efficace dans le contexte local?
Les activités proposées semblent très efficaces pour la région ciblée. Dans le cadre des processus participatifs et des activités de communication, il est important de considérer des alternatives viables aux OGM, issues de la culture conventionnelle, en particulier si elles sont aussi bénéfiques à léconomie régionale ou à la biodiversité locale
Existe-t-il des preuves que le Programme offre les meilleures solutions sur le long terme ?
Toute initiative visant à faciliter lévaluation des risques au niveau local, une règlementation harmonisée et une gestion des risques fournira la solution optimale pour les développements à long terme dans ce domaine, à condition que les activités initiales soient appuyées par des pratiques viables danalyse des risques, également conformes à tout changement futur de la règlementation globale. Linterdépendance des 5 économies qui bénéficieront des activités proposées signifie que le processus ne fonctionnera quen cas de réussite de lharmonisation réglementaire régionale.
Identification des bénéfices environnementaux globaux
Le FEM a pour objectif de financer les coûts marginaux prévus des mesures visant à atteindre les bénéfices environnementaux globaux dans le domaine de la biodiversité. Ceci constitue lun des principes clés du développement et de lexécution de son programme de travail. Les actions de développement durable au niveau national peuvent être complétées et cofinancées par dautres efforts pour les bénéfices environnementaux globaux. Les coûts additionnels au-delà des coûts pour les objectifs nationaux de développement peuvent être supportés par le FEM. Les directives déligibilité sont fournies par la COP de la CDB.
En dautres termes, quels sont les bénéfices globaux pour la conservation de la biodiversité, tels quinterprétés par la COP de la CDB, à travers cette intervention ? Par ailleurs, le domaine dintervention a-t-il une importance globale en termes décosystèmes et despèces clés?
Certains aspects potentiellement problématiques sur lintroduction du coton transgénique sont également discutés dans la partie sur les aspects controversés de lintroduction.
En général, il faut considérer une évaluation des risques (sociaux, environnementaux et sanitaires) et des bénéfices dune introduction potentielle de toute culture transgénique dans une nouvelle région. Les effets potentiels (négatifs ou positifs) sur la biodiversité doivent être pris en compte ; bien quune extrapolation puisse être faite à partir des données sur les autres régions où le coton génétiquement modifié a été introduit, limpact sur la situation locale doit être revu en détail.
Les aspects environnementaux à considérer obligatoirement sont : lévaluation systématique de lutilisation des pesticides (augmentation) suite à un transfert génétique horizontal vers les mauvaises herbes et une résistance ultérieure aux pesticides, les impacts sur la biodiversité (transfert génétique et augmentation de lutilisation des pesticides), limpact du pollen sur les populations dinsectes locaux (et sur les populations humaines). La formation et le transfert des connaissances doivent également prendre ces facteurs en compte La crédibilité, lindépendance des sources des données ainsi que leur interprétation sont des éléments importants de ce processus. En règle générale, il est utile de considérer à la fois les effets significatifs et non significatifs, à condition que les méthodologies aient été examinées en détail lors du processus de revue par les pairs. La Banque mondiale elle-même a jugé utile la préparation dune évaluation des risques sociaux et environnementaux, afin didentifier les éléments à inclure dans lévaluation des risques (préparant ainsi le terrain pour le renforcement des capacités et le transfert de connaissances).
Comment le Programme sintègre dans les objectifs du FEM
Les programmes opérationnels détaillent les considérations stratégiques dans le domaine cible et définissent le type dactivités et dapproches soutenues par le FEM pour la préservation de la biodiversité et de la diversité des ressources biologiques dans les quatre écosystèmes. Cette question requiert davoir connaissance de la Stratégie opérationnelle et des Programmes opérationnels.
Les activités proposées sont largement en ligne avec les recommandations fournies par le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, visant de manière spécifique lévaluation et la gestion des risques potentiels associés à lintroduction environnementale dun OVM (coton transgénique) dans cinq pays de lAfrique de lOuest, qui sont actuellement des producteurs de coton, ou encouragés par des organismes internationaux à le devenir. La question de communication du risque/bénéfice est également posée, bien quelle ne soit pas une opération formelle selon la proposition.
Le Programme se base sur les recommandations spécifiques de la PCB sur la mise en uvre de cadres règlementaires nationaux localisés, sur limplication des acteurs (et implicitement des utilisateurs finaux) dans les processus de prise de décision sur les activités dévaluation et de gestion des risques ainsi que sur lencouragement (de manière moins formelle) de la sensibilisation et de la participation du public. Lobjectif du Programme nest pas de réaliser une évaluation formelle des risques, ni démettre des recommandations spécifiques sur les activités de gestion des risques, mais plutôt de mettre en opération des activités régionales tournées vers une évaluation et une gestion efficaces des risques.
Contexte régional
Cette question porte sur limportance du domaine dintervention dans une perspective de conservation dans la région. Elle se réfère peut-être aussi à des aspects transfrontaliers dune intervention dans un seul pays. Par exemple, si lécosystème couvre deux pays ou plus, il faudrait peut-être créer un lien entre les entités régionales et nationales pour la gestion des parties contiguës de lécosystème.
Le Programme concerne les pays de lUEMOA, franchissant spécifiquement les étapes pour établir un observatoire régional sur « la sécurité de lenvironnement, des produits alimentaires et de la nourriture pour animaux et limpact socioéconomique de la biotechnologie agricole ». La question des risques transfrontaliers dans ce contexte spécifique devrait être prise en compte de manière adéquate, en supposant que les mesures dévaluation des risques concernant la biodiversité locale soient mises en uvre.
Capacité de répétition du Programme
Fait référence au potentiel de répétition de lintervention. Si cette intervention réussit, peut-elle être répétée ailleurs sur la base de lexpérience et des connaissances acquises?
Les activités proposées portent sur les meilleures pratiques lors de lintroduction régionale de cultures transgéniques. Si le Programme réussit, il peut être potentiellement répété, avec des ajustements potentiels sur la base des résultats de cette proposition (voir cependant ci-dessous les commentaires sur la durabilité). Cependant, la répétition dépend dun « audit » réussi des activités de participation par exemple.
Durabilité du Programme
Quelle est la possibilité de maintien des changements visés par le Programme? Comment les activités et les impacts du Programme peuvent-ils être maintenus une fois le Programme achevé?
Les activités proposées visent à améliorer les pratiques de biosécurité à travers une plus grande implication des acteurs, ainsi que le renforcement des capacités appropriées pour lharmonisation des règlementations locales pour lévaluation et la gestion des risques. Selon mon entendement sur les questions présentées dans la proposition, une participation réussie des acteurs sur le coton transgénique peut servir de base à des consultations futures des acteurs sur lintroduction dautres cultures transgéniques dans la région considérée. Ce qui veut dire quen cas de réussite, les procédures adoptées dans les activités proposées peuvent constituer un « modèle » de meilleures pratiques, ou fournir des informations pour lamélioration des pratiques existantes. Je suppose quune mise en uvre réussie dune telle activité servira également de référence pour les consultations publiques pour dautres activités dans la région.
Questions secondaires
Liens avec dautres sujets
Il faut sefforcer de concevoir des programmes cohérents avec les stratégies opérationnelles dans dautres domaines cibles et déviter les impacts négatifs sur les domaines autres que celui du Programme. Selon la Stratégie opérationnelle, si les critères de faisabilité et de rentabilité sont remplis, des activités seront conçues pour contribuer aux bénéfices environnementaux globaux, dans dautres domaines de concentration et dans le domaine sectoriel transversal de dégradation des terres.
Ainsi, des actions de séquestration du carbone et datténuation de la dégradation des terres peuvent offrir des opportunités de conservation de la biodiversité, tandis que des activités internationales dans le domaine de leau peuvent être loccasion dintégrer des composantes sur la biodiversité aquatique. La question est de savoir si le Programme a pris en compte les impacts sur dautres domaines cibles.
Ceci dépend dans quelle mesure les activités proposées réussissent à mettre en uvre une règlementation harmonisée en-dehors des pays de lUEMOA, ce qui repose sur la réussite du Programme lui-même.
Liens avec les autres programmes et plans dactions au niveau régional et sous-régional
Les activités du FEM doivent être coordonnées avec le travail passé, en cours et prévu des agences dexécution et des autres organismes.
Existe-t-il des liens établis avec les programmes et les plans daction régionaux et sous-régionaux appropriés ? Y-a-til des indications que lintervention du FEM soit prise en compte avec les autres initiatives en cours?
Oui.
Autres effets environnementaux positifs ou négatifs
Dautres domaines gérés par les entités dexécution nationales peuvent être indirectement avantagés par un programme; ou alors la gestion dune aire protégée peut apporter dautres services décosystèmes à la région et aux communautés locales.
Les impacts potentiels sur léconomie locale et lenvironnement des pays sont évoqués dans une autre partie de cette revue. Les aspects controversables de lintroduction dOVM doivent en particulier être pris en compte.
Les impacts négatifs peuvent être dus à lécotourisme ou à lutilisation et à la collecte des ressources biologiques. Cette proposition particulière ne concerne ni lécotourisme ni la collecte des ressources biologiques.
Degré dimplication des acteurs dans le Programme
Limplication des acteurs est considérée comme un élément central des programmes opérationnels. Les activités du FEM sont censées promouvoir la gestion communautaire de la biodiversité et la cogestion des ressources à travers des contrats ou des négociations avec les gouvernements pour définir la responsabilité de chaque partie prenante dans la gestion des ressources ainsi que pour déléguer la gestion aux groupes locaux et aux ONG. La participation locale pour la gestion des ressources doit être prise en compte dès le début.
Les propositions de programme devraient clarifier les conditions de coopération entre les différents groupes dacteurs et prévoir des mécanismes transparents pour une participation active des acteurs dans le développement, lexécution et le suivi des activités. Les partenariats avec les acteurs clés doivent être définis en fonction des conditions locales et de lexpertise disponible.
Le Programme prévoit-il des mécanismes adéquats de participation et dinfluence sur la gestion du Programme ?
Existe-t-il des provisions pour la mise en uvre de réseaux de communication appropriés ?
Sur la base des informations fournies, la création de tels réseaux de communication fait partie intégrante des activités proposées. Une plus grande transparence sur le fonctionnement de ces réseaux serait utile.
Existe-t-il un plan de facilitation du flux et des échanges dinformations techniques entre les communautés et les divers groupes dacteurs ?
Oui, mais il faut apporter des clarifications sur le processus de communication, en particulier pour les pays de lUEMOA ayant de faibles capacités en évaluation et en gestion des risques. Dans ces circonstances, qui sont les acteurs concernés ?
Les schémas de participation sont-ils adéquats ?
En général, la structure des activités de participation dans TOUT domaine de consultation sur une activité agroalimentaire controversable devrait systématiquement prendre en compte les questions de risques et de bénéfices pour les pays concernés. Les différences de conditions locales (biodiversité et aspects économiques par exemple) pourraient requérir une analyse systématique dans le cadre du processus national de consultation. Une discussion sur les risques et les bénéfices doit être incluse dans la communication avec les acteurs locaux.
Jai certaines préoccupations sur le processus participatif qui pourraient être prises en compte dans la proposition de programme. Ces préoccupations portent principalement sur lévaluation du processus et du résultat des consultations des acteurs clés(voir par exemple le document Evaluation de la participation publique à la formulation des. politiques publiques, 2005, OCDE, Paris). Un objectif important des activités avec les divers groupes dacteurs sera didentifier les préoccupations locales sur les activités de gestion des risques éventuels (en particulier au niveau de la gestion des plantations).
Les questions à inclure dans lagenda des exercices de consultation ne sont pas systématiquement décrites dans les activités proposées. Je suppose que lagenda des activités de participation sera développé par le comité de pilotage et adapté aux conditions locales en fonction des besoins des communautés.
La promotion de la sensibilisation et de la participation du public est présentée comme un élément important de la proposition. Cependant, il nest pas clairement montré comment cet élément fonctionnera en dehors des forums de parties prenantes. Vraisemblablement, des réseaux communautaires (ou dautres mesures) seraient utiles dans ce contexte. Un expert en communication, connaissant les facteurs locaux et pouvant influencer lefficacité du processus, pourrait être un membre supplémentaire utile au groupe de pilotage.
Les indicateurs clés de performance comprennent la participation de multiples acteurs pour le développement de politiques de biosécurité. Comment cet indicateur serait-il effectivement mesuré? Quels critères seront utilisés pour évaluer la participation des divers acteurs? Il serait peut-être utile dutiliser une série de critères liés au processus lui-même (aspects de lactivité garantissant son exécution de manière efficace) et des critères dacceptation (aspects de la méthode qui la rendent acceptable à tous ceux qui sont impliqués et au public au sens large). Ceci faciliterait la comparaison des résultats des consultations avec les acteurs clés dans les différents pays qui pourraient présenter des différences culturelles du point de vue du processus et de lacceptation.
Une évaluation indépendante du processus de consultation des acteurs clés ainsi que de lacceptabilité du processus par les acteurs concernés améliorerait la crédibilité des résultats de lactivité et des communications à ce sujet auprès du public. Une telle évaluation indépendante a une grande importance dans un domaine controversable (avec une possibilité dintroduction dOVM dans lenvironnement).
Une clarification des procédures et des objectifs de la participation des acteurs serait utile. Ainsi, les activités proposées de dissémination dinformations et de sensibilisation ciblent-elles les utilisateurs finaux, ou ont-elles pour objectif dobtenir la contribution des divers groupes dacteurs pour une évaluation et une gestion efficaces des risques? Si une gestion des risques est demandée aux paysans, comment les meilleures pratiques seront-elles diffusées auprès des communautés concernées qui ne sont pas directement impliquées dans les consultations? Cette diffusion se fera-t-elle à travers des réseaux communautaires ? Si oui, quels mécanismes seront mis en place pour faciliter cette action ?
Comment les aspects conflictuels sont-ils abordés ?
Résolution des conflits dans les processus participatifs
La résolution des conflits sur le consensus majoritaire et minoritaire, suite aux processus participatifs, restera problématique. La recommandation actuelle est de fournir les informations aux acteurs concernés, aux utilisateurs finaux, et à la communauté au sens large sur la justification dune décision particulière et sur le résultat de cette décision.
Résolution des conflits à propos de lintroduction de coton transgénique dans les filières internationales
Ce point nest pas évoqué spécifiquement et mon opinion est « en dehors de la portée » des activités proposées. Cependant, je me doute que les petits paysans seraient probablement les plus touchés par lintroduction des cultures transgéniques dans ces régions. Ces producteurs pourraient être vulnérables aux moindres petits changements de la demande pour leurs cultures, ainsi quà une plus grande dépendance envers les grandes multinationales. Lintroduction de coton GM dans les chaînes de valeur mondiales na pas entraîné le même niveau de réaction négative de la part des consommateurs, comme cela a été le cas par exemple en Europe et dans dautres pays avec les aliments et les ingrédients génétiquement modifiés. Cependant, les consommateurs européens ne savent généralement pas que lhuile de coton est utilisée pour lalimentation (en particulier dans lindustrie mondiale de la restauration rapide). Un impact négatif sur lacceptation par les consommateurs dhuiles alimentaires transgéniques pourrait survenir plus tard.
Aspects de renforcement des capacités
Le FEM finance des efforts de renforcement des capacités pour promouvoir la préservation et le maintien des communautés indigènes et locales, les connaissances, linnovation et les pratiques appropriées de ces communautés pour la conservation de la biodiversité avec leur assentiment préalable et leur participation.
Lexamen du tableau 1 montre quà lexception du Burkina Faso, lexpertise en évaluation des risques est faible. Ainsi, le renforcement des capacités dans ce domaine est un élément essentiel des activités proposées.
Les programmes du FEM devraient avoir parmi ces résultats un renforcement des institutions et une bonne formation du personnel pour ces aspects.
A-t-on porté suffisamment dattention aux aspects de renforcement des capacités?
Le renforcement des capacités est au cur des activités proposées.
Contributions des communautés pour la conservation de la biodiversité
Un cadre spécifique sur la réalisation de ce point nest pas présenté. Des méthodologies génériques (participation des acteurs) sont discutées mais pas définies formellement.
Besoins en formation
Il est utile de distinguer la consultation des divers groupes dacteurs (quelles sont les demandes locales pour lévaluation des risques ?) du transfert de connaissances (quels sont les besoins en formation si une évaluation des risques efficace doit être appliquée dans le contexte des cadres locaux de réglementation ?). Je suppose que des arguments similaires sappliquent aux aspects de gestion des risques. Si je peux en juger par ma lecture des activités proposées, la communication et un choix fondé sont développés à travers des exercices de consultation, mais la question de lexpertise locale de cette région nest pas explicitement prise en compte. Une clarification pourrait faciliter le succès des activités proposées.
Les capacités humaines sont-elles suffisantes pour sattaquer aux aspects du Programme?
Ce point nest pas explicitement décrit dans la proposition. Des institutions locales de recherche ont été identifiées, bien que leurs compétences principales ne soient pas présentées. Les réseaux communautaires locaux (par exemple, les organisations paysannes) nécessaires à la gestion des risques ne sont pas explicitement mentionnés.
Réponse de léquipe de la Banque mondiale à la revue du membre du STAP
1. Léquipe de la Banque mondiale en charge du projet de biosécurité en Afrique de lOuest a consulté Dr. Lynn Frewer, membre du STAP, pour évaluer le Programme proposé, selon les obligations du financement du FEM.
2. Globalement, Dr. Frewer soutient linitiative de la Banque mondiale sur le Programme de biosécurité en Afrique de lOuest. En particulier, elle met en valeur le fait que le Programme proposé ne porte pas principalement sur lintroduction du coton transgénique per se, mais représente une initiative plus large pour fournir et renforcer les capacités des différentes acteurs concernés (responsables de lélaboration des politiques et de lapplication des lois, chercheurs) et des utilisateurs finaux (paysans) en évaluation et en gestion des risques associés aux OVM, avec une concentration initiale sur le coton transgénique. Elle considère dans sa revue que cette initiative est cohérente avec les objectifs décrits dans lArticle 22 du Protocole de Cartagena et avec ceux du FEM.
3. Sur leffort régional proposé à travers le cadre de lUEMOA, Dr. Frewer soutient lapproche, en particulier la création dun observatoire régional pouvant servir à la mise en opération de procédures harmonisées dévaluation et de gestion des risques associés aux mouvements transfrontaliers des OVM dans le contexte régional spécifique.
4. Dautres préoccupations mentionnées par Dr. Frewer et les réponses de léquipe sont résumées dans le tableau ci-après :
Questions soulevées, Dr. Frewer, membre du STAP Réponses de léquipe de la Banque mondiale 1. Lintroduction de coton transgénique peut entraîner des risques pour lenvironnement (transfert génétique, résistance aux pesticides, impacts sur la biodiversité locale), pour léconomie (analyse des coûts et bénéfices, économie rurale), pour la santé humaine (allergies) et animale (huile de coton dans la nourriture pour animaux) dans les pays de lAfrique de lOuest.
La première composante du Programme est dassister les pays participants à renforcer leurs capacités en évaluation et en gestion des risques potentiels associés à lenvironnement et à la santé humaine et animale. De plus, léquipe, guidée par le spécialiste des mesures de sauvegarde pour la région Afrique, a développé un Cadre de gestion environnementale et sociale qui répond aux questions soulevées par Dr. Frewer.
2. Les indicateurs de résultats du Programme ne devraient pas être mesurés par les outils développés pour lévaluation des risques. Lévaluation et la gestion efficaces des risques par les autorités nationales compétentes et par dautres acteurs doivent être mesurées et testées. Le résultat doit prendre en compte le contexte africain local. Léquipe, avec lappui de léquipe AFTQK, a développé un ensemble révisé dindicateurs de résultats en Annexe 3 du PAD pour chaque activité des trois composantes. Le Programme proposé ne porte pas principalement sur le développement doutils mais sur la capacité des ANC et des différentes parties prenantes (notamment les utilisateurs finaux au niveau régional et national) à traiter et à gérer les risques posés par le coton transgénique. Ainsi, un indicateur de résultat mesurera le pourcentage dessais en champ et de commercialisation, en appliquant des méthodes scientifiques dévaluation et de gestion des risques avant la mise en uvre.
3. Formation des différents acteurs concernés, notamment les utilisateurs finaux. Les préoccupations portent sur les approches proposées dinclusion de méthodologies dévaluation des risques par les ANC et les acteurs, sur le manque dinformations sur les capacités des acteurs, sauf au Burkina Faso ainsi que sur les capacités des institutions locales de recherche et des organisations paysannes. Différents types dacteurs ont été consultées lors de la préparation (voir Annexe 10) et une évaluation des besoins en formation a été finalisée. Une évaluation détaillée des besoins en formation sera effectuée la première année du Programme. Elle identifiera les besoins des experts locaux et développera un programme adapté de formation en méthodologies dévaluation des risques et de gestion.
4. La nécessité de mettre en opération la communication sur les risques/bénéfices du Programme proposé. Léquipe a recruté un spécialiste de la communication pour les questions liées au réseau de communication du niveau régional (UEMOA) vers les autorités nationales compétentes, notamment pour la stratégie de communication entre les agences. Lélément le plus important est la tenue de consultations ouvertes par le spécialiste de la communication et par léquipe en charge de la communication du Programme, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et au Togo en mai et juin 2006. Les trois catégories dacteurs ayant participé comprennent les instituts de recherche, le personnel du gouvernement et de ladministration et la société civile. Voir Annexe 10 pour les détails. 5. Le besoin de répondre aux questions relatives au degré dimplication des parties prenantes Compte tenu de la nature du Programme, léquipe est convaincue que la participation des parties prenantes (par exemple dans le système règlementaire de biosécurité) est lun des facteurs les plus importants de réussite du Programme. Par conséquent, lentière préparation du Programme a inclus une participation totale des parties prenantes, dès le tout début du développement conceptuel du Programme jusquaux stades dévaluation et de négociation. Outre les consultations ouvertes des parties prenantes réalisées par léquipe de communication du Programme (voir ci-dessus), léquipe du Programme a profité de toutes ses missions dans les pays concernés, des autres missions de la Banque mondiale et de la participation dans les réunions régionales, pour consulter les acteurs concernés lors de la phase de préparation. Les principaux résultats obtenus en ce qui concerne la participation des acteurs comprennent : lidentification de ces acteurs, lévaluation de leurs besoins, la création dopportunités déchanges de points de vue entre les différentes parties prenantes.
Ce processus productif et bénéfique de participation des acteurs continuera et sera amélioré lors de lexécution du Programme sur la base des expériences acquises pendant la phase de préparation. La préparation dun plan plus systématique de participation des acteurs est prévue, avec lentière participation des acteurs au niveau national et régional. Léquipe du Programme a également étroitement collaboré avec les responsables du gouvernement des différents ministères et agences, les producteurs de coton, les paysans, les agences bilatérales actives dans ces pays, les ONG, les organisations régionales et le PNUE. Voir Annexe 10 pour les détails.
Annexe 17: Carte 35741
AfrIque : DOCPROPERTY "ProjectName" \* MERGEFORMAT Projet régional de biosécurité en Afrique de l'Ouest
* En appuyant le projet proposé, la Banque na pas lintention dinfluencer la résolution finale des revendications des parties concernées pour les zones disputées.
Les huits pays sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Togo, la Côte dIvoire, la Guinée Bissau et le Niger.
Contrairement aux essais démonstratifs qui ne visent pas lobtention dune approbation.
Le PCB a été ratifié par 134 pays (au 18 août 2006) depuis sa conclusion en 2000.
Les six pays de lUEMOA qui ont ratifié le PCB sont : le Bénin (mai 2005), le Burkina Faso (novembre 2003), le Mali (septembre 2003), le Niger (décembre 2004), le Sénégal (janvier 2004) et le Togo (septembre 2004).
Sept pays de lUEMOA ont réalisé les programmes de développement des CNB du PNUE : le Bénin (mai 2005), le Burkina Faso (mai 2005), la Côte dIvoire (mai 2005), le Mali (mai 2005), le Niger (janvier 2005), le Sénégal (mars 2005) et le Togo (décembre 2004). Le programme en Guinée Bissau est prévu sachever à la fin de lannée 2007. Consultez HYPERLINK "http://www.unep.ch/biosafety/" http://www.PNUE.ch/biosafety/ pour des informations plus détaillées.
Dans ce document, lappellation « Banque mondiale » fait référence à lIDA, à la BIRD, ou à lIDA et à la BIRD comme agences dexécution du FEM, de manière collective ou individuelle, selon le contexte.
Y compris pour des domaines pertinents comme lagriculture, lenvironnement, le commerce, les droits de propriété intellectuelle, la science et la technologie et le respect des obligations des conventions internationales.
Voir le récent document sur le site web externe de la Banque mondiale intitulé « The World Bank and Biosafety: Questions and Answers » (2006), disponible sur: HYPERLINK "http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/ENVIRONMENT/EXTBIODIVERSITY/0,,contentMDK:21007108~menuPK:2794906~pagePK:210058~piPK:210062~theSitePK:400953,00.html" http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/TOPICS/ENVIRONMENT/EXTBIODIVERSITY/0,,contentMDK:21007108~menuPK:2794906~pagePK:210058~piPK:210062~theSitePK:400953,00.html.
« Biosafety Regulation: A Review of International Approaches » (2003); « Briefing Paper for World Bank Management: Biosafety and Capacity Building » (2001); et « African Agriculture and Biotechnology Assuring Safe Use While Addressing Poverty » (2003).
Strategies for Cotton in West and Central Africa: Enhancing Competitiveness in the « Cotton-4 » Bénin, Burkina Faso, Chad, and Mali, pp. 9. La version finale a été soumise en mai 2006 pour une publication sous forme de livre par la Banque mondiale.
Voir « GEF Strategy for Financing Biosafety Activities, » du 11 mai 2006, pp. 3.
Voir « Final Draft of the Evaluation on GEFs Support to the Cartagena Protocol on Biosafety, » du 1er novembre 2005, pp. 30.
Voir Rapport de la troisième Réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, pp. 44, disponible à :
HYPERLINK "http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.doc" http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.doc .
Ibid, pp. 53.
Ibid, pp. 106.
Une demande peut être acceptée ou rejetée
Cest pourquoi huit pays sont concernés au lieu des cinq pays bénéficiaires du don du FEM.
Ces standards internationaux ont été développés par des organisations spécialisées comme lOrganisation de coopération et de développement économique (OCDE), lOrganisation mondiale de la santé (OMS) et le PNUE.
Afin dintégrer cette activité dans les efforts régionaux actuels sur la biosécurité, le Programme va étendre la portée du site web pour inclure tous les états membres de la CEDEAO, en partenariat avec les autres efforts régionaux de communication. Le site web sera également en français et en anglais pour mieux sadresser à tous ces pays.
Le coût de gestion du Projet (coût de base de 2,5 millions dUSD) est élevé car, comme discuté pendant la réunion de décision, il comprend le renforcement des capacités des services fiduciaires centraux de lUEMOA (le risque lié aux passations de marchés a été considéré élevé lors de la pré-évaluation). Dans tous les cas, le coût de base pour la gestion du projet représente 11 pour cent du coût du Programme et la contribution du GEF représente 3 pour cent du coût du Programme et environ 15 pour cent du don du GEF.
Aucun financement du GEF ne sera utilisé pour cette sous-composante sur les DPI.
Idem.
Le document sintitule GEF Strategy for Financing Biosafety Activities, et date du 11 mai 2006.
Le document sintitule Final Draft of the Evaluation on GEFs Support to the Cartagena Protocol on Biosecurity, et date du 1er novembre 2005.
Une grande partie de ce travail repose sur lexpérience du CILSS/INSAH avec la Réglementation commune sur lhomologation des pesticides, qui a été adoptée en 1999 par tous les pays membres du CILSS, à lexception de la Guinée Bissau. Les enseignements tirés de la Réglementation sur les Pesticides pourraient être utiles à la conception du Cadre régional de biosécurité.
Les ministres de lAgriculture sont les ministres statutaires du CILSS.
Le laboratoire de référence au Burkina Faso fournira un appui objectif et transparent à lévaluation des risques de biosécurité dans les pays membres de lUEMOA, à travers le développement de méthodes standardisées de détection des OVM, des revues et des recherches pour une meilleure évaluation des risques, le renforcement des capacités du personnel des laboratoires nationaux et enfin la stratégie de communication des risques.
Les recommandations de la réunion reconnaissent la « réalité » de lintérêt et de lactivité au niveau régional pour la biotechnologie agricole et soutient la nécessité pour la région de mettre en place les capacités dévaluation et de suivi des risques requises par le Protocole de Cartagena. Synthèse préliminaire du VIth Annual Donor Meeting on Rural Development in Western and Central Africa, Rome, Italie, 9-11 mai 2006, pp. 23-24.
Synthèse finale de la Réunion de concertation et des partenaires techniques et financiers sur le projet regional de biosécurité en Afrique de louest, Cotonou, Bénin, 20-22 septembre 2006.
Acte additionnel n° 03/2001, portant adoption de la politique agricole de l'UEMOA. Les objectifs de cette politique sont dassurer la sécurité alimentaire, de renforcer le marché commun des produits agricoles et daméliorer les moyens de subsistance des producteurs. Voir
HYPERLINK "http://www.uemoa.int/actes/2001/acte_additionnel_03_2001.htm" http://www.uemoa.int/actes/2001/acte_additionnel_03_2001.htm.
Politique Commune dAmélioration de lEnvironnement (PCAE). Pour plus dinformation, voir le Rapport Annuel de la Commission sur le Fonctionnement et lEvolution de lUnion, de 2003 ou de 2005 Section 2.4.7 (2003) ou Section 2.5.5 (2005), disponible à HYPERLINK "http://www.uemoa.int/Publication/2003/rapport_activites_2003.pdf" http://www.uemoa.int/Publication/2003/rapport_activites_2003.pdf et
HYPERLINK "http://ww.uemoa.int/Publication/2006/Rapport_UEMOA_2005.pdf" http://ww.uemoa.int/Publication/2006/Rapport_UEMOA_2005.pdf respectivement. La couverture médiatique peut être également consultée en recherchant sur Google Politique Commune dAmélioration de lEnvironnement avec les guillemets.
Les règles financières de lUEMOA sont présentées dans Règlement N°10/2001/CM/UEMOA.
Voir HYPERLINK "http://www.uemoa.int/actes/2001/reglement_10_2001_CM_UEMOA.htm" http://www.uemoa.int/actes/2001/reglement_10_2001_CM_UEMOA.htm.
Ce sont lInstitut déconomie rurale (IER) au Mali et lInstitut national de lenvironnement et de la recherche agricoles (INERA) au Burkina Faso.
Elles comprennent lUnion nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB) et le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de lAfrique de lOuest (ROPPA).
Le Burkina Faso mettra vraisemblablement le coton Bt sur le marché dans les deux prochaines années.
Organisation africaine de la propriété intellectuelle.
Voir la section de description des activités proposées de PDF de la proposition de don du GEF PDF-B, pp. 14. Lévaluation des besoins dans le domaine des DPI est sous le point (iv).
Dun autre côté, elle réduit limpact des pesticides sur lenvironnement et sur la santé.
* En appuyant le programme proposé, la Banque mondiale nentend aucunement influencer la décision finale concernant les réclamations des diverses parties dans les zones litigieuses.
République du Burkina Faso, 2004, Règles nationales en matière de sécurité en biotechnologie, Décret no. 2004-262/PRES/PM/MECV/MAHRH/MS du 18 juin 2004.
Voir Memorandum of the President on a Regional Integration Assistance Strategy for West Africa, du 11 juillet 2001, Rapport No. 22520-Afr, p. 13.
Ibid.
Sources : CNUCED, INFO COMM (Information de marché dans le secteur des produits de base) et le CAS pour la République du Bénin, Rapport No: 26054-BEN du 16 juillet 2003.
Ministère de lagriculture et de la pêche.
Le document de projet ne mentionne pas si les biotechnologies seront encouragées.
Country Re-engagement Note, A Joint framework for Strengthening International Assistance for the Republic of Togo, Rapport 30538-TO, du 11 novembre 2004.
Le cadre de résultats sapplique au Programme global et au Projet financé par le GEF et lIDA. Cest pourquoi huit pays sont concernés au lieu des cinq pays bénéficiaires du don du GEF.
La décision et la réglementation relatives à ladoption du programme par le Conseil des ministres de lUEMOA, le 6 avril 2007, comportant notamment une annexe technique décrivant le projet est disponible en ligne sur www.uemoa.int/actes/index_dec.htm.
GEF, 2005, Elements for a Biosafety Strategy.
Le dispositif institutionnel sera un observatoire de biotechnologie agricole moderne qui suivra limpact dune telle technologie sur lenvironnement, la sécurité des aliments et de la nourriture pour animaux ainsi que sur les aspects socio-économiques, conformément à la série dindicateurs développés par lUEMOA et ses partenaires. En cas dadoption de la réglementation régionale, lobservatoire pourrait devenir une entité opérationnelle et décisionnaire pour approuver les OVM, autorisation actuellement accordée au niveau national.
LA CEDEAO est une organisation régionale qui inclut 15 pays : tous les pays membres de lUEMOA (Bénin, Burkina Faso, Cote dIvoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) ainsi que le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone.
Voir le Rapport sur la troisième réunion de la conférence des parties à la Convention de la biodiversité biologique siégeant en tant que réunion des parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, pp. 44, disponible à :
HYPERLINK "http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.pdf" http://www.cbd.int/doc/meetings/bs/mop-03/official/mop-03-15-fr.pdf .
Fondation africaine pour la technologie agricole
Réseau interdisciplinaire biosécurité, www.ribios.ch
Service international pour la recherche agricole nationale.
Réseau pour lamélioration génétique du niébé pour lAfrique, http://www.entm.purdue.edu/ngica
FMI Bulletin Supplément, Vol. 31, septembre 2002, pp. 2-3.
HYPERLINK "http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/fre/sup/2002/index.htm" http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/fre/sup/2002/index.htm .
Voir lattachement 7 du Memorandum of the President on a Regional Integration Assistance Strategy for West Africa, du 11 juillet 2001, Rapport No22520-Afr, p. 53
Défini par le règlement n° 03/2007/CM/UEMOA, du 6 avril 2007. Sa première réunion a eu lieu à Dakar du 9 au 11 juillet 2007.
Poste permanent au sein de la Direction de laudit interne de la Commission de lUEMOA, actuellement vacant.
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI): Assessing the Potential Economic Impact of Bt cotton in West Africa: Preliminary Findings and Elements of a Proposed Methodology, 2006. Voir la section Description of Proposed PDF Activities de la proposition de don GEF PDF-B, pp. 14. Lanalyse économique est sous le point (vi).
La littérature sur les cultures génétiquement modifiées en général est concentrée sur un même thème. Même dans les publications déconomie appliquée, les preuves sont peu probantes, en partie pour des raisons méthodologiques et en partie parce que le contexte institutionnel et politique, souvent ignoré, influence les résultats.
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI): West Africa Biosafety Stocktaking Assessment, 2006.
Voir dispositions transitoires de lannexe 10 de lAccord de Bangui révisé instituant lOAPI.
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