Thème 2 : Economie du développement durable - Apses
CORRIGÉ UE 3 - MANAGEMENT ET CONTRÔLE DE GESTION ... 2) favorise un
bon climat social et contribue à entretenir l'ascenseur social interne (heures ....
concurrents si leur environnement est favorable (changement de profil de la
demande). .... Enfin, les données sont fournies sur un exercice, il faudrait vérifier
leur ...
part of the document
Thème 2 : Economie du développement durable
Chapitre 4 : Comment mettre en place une politique climatique ?
I - La question climatique
1 - Historique de la prise de conscience
2 Le libre fonctionnement du marché ne permet de protéger lenvironnement
II Quels outils pour une politique climatique ?
1 Les mesures réglementaires
2 La taxation
3 Le marché des quotas démission
4 La réalité : la combinaison de plusieurs mesures
Vocabulaire : Réglementation, taxation, marché de quotas démission
Vocabulaire 1ère : Externalités, institutions marchandes, droits de propriété, offre et demande, allocation des ressources, défaillances du marché
Thème 2 : Economie du développement durable
Chapitre 4 : Comment mettre en place une politique climatique ?
Notions de terminaleAcquis de 1èreICRéglementation, taxation, marché de quotas démissionExternalités, institutions marchandes, droits de propriété, offre et demande, allocation des ressources, défaillances du marchéAnalyser les instruments dont disposent les P.U. pour mener des politiques environnementales.
Complémentarité des 3 types doutils.
Les marchés laissés à eux-mêmes ne peuvent résoudre les problèmes, mais ils peuvent constituer un instrument daction si institutions adaptées.
Powerpoint de Le Cacheux :
HYPERLINK "http://ses.ens-lyon.fr/stage-national-sur-les-nouveaux-programmes-de-terminale-146371.kjsp?RH=SES" http://ses.ens-lyon.fr/stage-national-sur-les-nouveaux-programmes-de-terminale-146371.kjsp?RH=SES
I - La question climatique
1 - Historique de la prise de conscience
Voir Hachette p. 178
Chronologie p. 174
Rappel sur les émissions de CO2 :
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) élabore un consensus scientifique sur cette question. Son dernier et quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est très probablement d'origine anthropique, c'est-à-dire humaine. Ces conclusions ont été approuvées par plus de 40 sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés.
Les projections des modèles climatiques présentées dans le dernier rapport du GIEC indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle.
Graphique 3 p. 165 : La question de la répartition des efforts
Le réchauffement climatique a des conséquences écologiques (élévation du niveau des mers, désertification,
), mais aussi sanitaires (maladies), sociales (réfugiés climatiques) et économiques.
Politique climatique : mesures adoptées pour limiter le réchauffement climatique et faire face à ses effets.
2 Le libre fonctionnement du marché ne permet pas de protéger lenvironnement
Trouver un texte sur le thon rouge.
Révisions du chapitre précédent.
Les individus peuvent générer des émissions nocives (gaz, déchets,
) sans en assumer le coût :
Avec ma voiture, jémets du CO2 et je ne paie rien. Le réchauffement climatique saccélère : externalité négative.
Je peux pécher autant de poissons que je veux en mer et dans locéan. Il y a moins de poissons : externalité négative.
Avec mon ménage, je génère des déchets et je paie une simple taxe denlèvement des ordures ménagères (cest un début de taxation de la pollution). On ouvre des décharges : externalité négative.
Etc
Externalité (déjà vu au chap. 1)
En présence dexternalité négative, le coût privé est inférieur au coût social, de sorte que laction à lorigine de lexternalité tend à être choisie de manière excessive au regard de ce qui est socialement souhaitable.
Pour linstant, tel quil fonctionne le marché ne permet pas de préserver lenvironnement, même si quelques mesures sont prises.
On a ici une défaillance du marché vue lannée dernière. Rappel sur les défaillances du marché :
Nous en avions vues trois
..
Les externalités
La production de biens collectifs
Le manque dinformation de la part de certains agents (asymétrie dinformation)
Défaillance du marché : Situation dans laquelle le marché échoue dans lallocation optimale des ressources.
Dans notre cas, il ny a pas une bonne allocation des ressources. En effet, les mécanismes de marché ne fonctionne pas ; il ny a pas de prix qui varie et envoie un signal aux agents. Donc les ressources peuvent sépuiser ou la pollution augmenter sans que le comportement des agents économiques soit modifié.
Allocation des ressources : manière dont sont réparties les ressources entre les agents économiques.
Une théorie explique cela par le manque de droits de propriété. (Révisions du chapitre précédent)
Droits de propriété : pouvoir de consommer, dobtenir un revenu et de céder un bien
Institutions : ensemble de règles ou dorganisations présentes durablement dans une économie (rappel chapitre 1)
Institutions marchandes : ensemble des organismes et des règles qui permettent le fonctionnement du marché.
Débat !!!
Le bien commun est un bien qui est non exclusif mais rival (ressources en poissons).
Le bien collectif est un bien non exclusif et non rival.
Daprès Eduscol : Du point de vue économique, le climat a la nature dun « bien commun », en ce sens quil nest pas exclusif puisque sa dégradation touche, bien que de manière différenciée, tous les habitants de la planète, et quil est rival dans la mesure où ses dérèglements sont la résultante de laccumulation de GES, elle-même fruit des actions individuelles.
Pour Le Cacheux : Le climat est donc un bien collectif global. Cest le fait que ce soit un problème global qui pose problème. Les initiatives locales ne suffisent pas.
Le climat est un bien public mondial. Il faut que je trouve une def claire de ce terme.
Certains agents qui ne participent pas à son financement peuvent en bénéficier. Situation de non-exclusion. Passager clandestin.
Une personne de plus bénéficie du même climat que les autres.
Synthèse
- La croissance économique a généré des nombreuses externalités négatives.
- Ces externalités sont un exemple de défaillance du marché. Une des solutions possibles est détendre laction du marché en attribuant des droits de propriété si ceux-ci nexistent pas. Mais il y a dautres outils de politique climatique.
1992 : La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 154 États auxquels il faut ajouter la totalité des membres de la Communauté européenne. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994. En 2004, elle était ratifiée par 189 pays. La CCNUCC est la première tentative, dans le cadre de l'ONU, de mieux cerner ce qu'est le changement climatique et comment y remédier. Elle reconnaît trois grands principes qui serviront de « cadre » aux discussions sur le climat au niveau mondial :
le principe de précaution,
le principe des responsabilités communes mais différenciées,
le principe du droit au développement.
Les pays signataires sengagent à se réunir une fois par an sur ce sujet. La 1ère conférence a alors lieu à Berlin en 1995 et la 17ème à Durban en 2011. Le post-2012 est loin dêtre réglé
II Quels outils pour une politique climatique ?
1 Les mesures réglementaires
Réglementation : norme juridique pour encadrer une activité.
Exemples :
- Texte 1 : Un exemple de mesure réglementaire : la circulation alternée,
- Linterdiction des CFC au niveau international pour lutter contre le trou dans la couche dozone,
La première convention pour la protection de la couche dozone, signée à Vienne en 1985, a été suivie en 1987 dengagements fermes et chiffrés pour diminuer lusage de ces gaz.
- La limite démissions de Co2 pour les voitures dans lUE.
Il existe des normes démission, des normes de procédé (pot catalytique, station dépuration des eaux), des normes de qualité (pour leau proche des normes démission) et des normes de produits (interdiction des CFC).
- Avantages :
Texte 2 p. 166 : Les avantages de la réglementation
résultat final garanti
efficace pour des pollutions précises et dangereuses
- Inconvénients :
Texte 3 p. 167 : Les inconvénients de la réglementation
définir le niveau de la norme,
difficile à utiliser quand la pollution a des sources multiples, il faut définir des normes multiples,
coût de contrôle dans un contexte de décentralisation de la consommation ou de la production.
Exemple de Le Cacheux Stage national à Paris mars 2012
Dans lexemple de lautomobile, les normes démissions (CO2, particules) sont de plus en plus contraignantes. Or elles ont trois faiblesses :
- Un coût : linterdiction a un coût, mais on ne sait pas combien et on ne sait pas qui lassume. Exemple : interdiction des maïs OGM. Combien cela coûte à lagriculture française, à la société française ?
- La réglementation est uniforme. Or cela engendre des coûts différents suivant les acteurs, qui nont pas le même comportement ou capacité. Il y a des distorsions.
- Leffet rebond ou le paradoxe de Jevons: dans le cas de lEurope, on diminue le plafond démissions de CO2 par kilomètre. Les constructeurs réduisent la consommation de la voiture au km. Ainsi, le coût au km diminue. Or, cela incite les consommateurs à circuler plus. Leffet sur les émissions de CO2 va donc être faible.
2 La taxation
Taxation : mesure prise par les pouvoirs publics qui consiste à prélever une redevance, ce qui augmente le prix des biens et services.
Schéma 1 p. 168 : Un exemple de taxe : la taxe carbone
Texte Hachette p. 185 : Un exemple de taxation environnementale.
Arthur Cecil Pigou (1877-1955) publie en 1920 Economics of welfare.
Le prélèvement dune nouvelle taxe se traduit par de nouvelles recettes fiscales que les pouvoirs publics pourront affecter à la réparation, au moins partielle, des dommages causés.
Texte 2 p. 168 : Les avantages de la taxe
Texte 3 p. 169 : Les inconvénients de la taxation
- Avantage de la taxe : coût en fonction du comportement (production, consommation), cest à dire plus juste que la norme.
- Inconvénients :
- Fixer le taux le plus opportun : normalement, le montant de la taxe doit correspondre au coût de la pollution.
- Risque de dumping fiscal entre pays
Pb spécifique à la taxe carbone : les ménages la trouvent injuste car les plus pauvres peuvent habiter loin de leur travail et donc être fortement taxés (effets anti-redistributif) ; les entreprises vont perdre en compétitivité.
Exercice p. 167 : taxe et niveau optimal de production
3 Le marché des quotas démission
Un marché pour dépolluer :
HYPERLINK "http://www.wat.tv/video/ced-canal-educatif-demande-33cqh_2eywx_.html" http://www.wat.tv/video/ced-canal-educatif-demande-33cqh_2eywx_.html
Marché : lieu de rencontre entre loffre et la demande et où se fixe un prix et une quantité échangée.
Offre : quantité de bien ou de service quun producteur ou un ensemble de producteurs est prêt à offrir à un prix donné.
Demande : quantité de bien ou de service quun consommateur ou un ensemble de consommateurs est prêt à offrir à un prix donné.
- Révisions de 1ère : le fonctionnement du marché
Hypothèses : agents rationnels / concurrence pure et parfaite
Courbes doffre et de demande
Mécanisme de loffre et de la demande
Schéma 1 p. 170 : Un exemple de quotas démission : le marché européen du carbone
Texte 2 p. 170 : Les avantages des quotas démission Q1 & 2
Texte 3 p. 171 : Les inconvénients des quotas démission Q1 & 2
Ronald Coase (1910- ) publie en 1960 The problem of social cost.
- Avantage : grande souplesse pour les agents (acheter des quotas ou utiliser une technologie moins polluante).
- Inconvénient : la spéculation / la quantité initiale de permis distribuée ne doit pas être trop grande.
Ce mécanisme reprend lidée de Ronald Coase avec lattribution de droits de propriété.
Cest une idée américaine au départ. Ils avaient mis en place un marché des SO2 pour lutter contre les pluies acides. Ce marché fonctionne très bien.
A Kyoto, les américains étaient favorables à la mise en place dun marché des droits à polluer. Les européens étaient favorables à une taxe. Au final, les négociateurs décident de créer un marché.
En Europe, il a été créé en 2005. On décide dabord du volume démissions de CO2. Il y a une répartition gratuite entre pays, puis entre entreprises. La clé de répartition est les émissions passées. Il doit y avoir des échanges de quotas sur le marché.
A partir de 2013, les quotas seront vendus aux enchères. Cela permettra de faire rentrer de largent dans les caisses publiques.
Le marché des quotas de CO2 a très mal fonctionné. Au début, pendant lannée 2005 2006, le prix est de 25 euros la tonne. Or la Commission européenne a émis trop de permis. Le cours chute à 15 euros. Fin 2006, la Commission annonce que les permis émis pour la période 2005 2008 ne seront plus valables. Tout le monde veut vendre ; les cours seffondrent. En 2008, les cours augmentent de nouveau. Suite à la crise, en 2009, on atteint un plus bas niveau historique pour le cours de la tonne de CO2 : 8 euros la tonne. Ce prix est très faible. Les entreprises, qui ont investi dans de nouvelles technologies, font des pertes. Il faudrait un prix de 30 euros la tonne pour que ce prix soit incitatif pour les entreprises (utiliser des techniques moins polluantes).
4 La réalité : la combinaison de plusieurs mesures
Tableau 1 p. 172 : Le mixage des instruments Q Comparer les politiques française et allemande.
Texte 4 p. 173 : Une action à court et long terme : taxation et subvention Q1 & 2
Synthèse.
Pour ce qui concerne le climat, il y a une difficulté spécifique à ce domaine. Il y a nécessité dune coordination mondiale. Or la série de conférences organisées par lONU, au rythme de une par an, montre la faiblesse des progrès réalisés. Seuls les Européens sengagent réellement dans une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela ne suffit pas.
Pour linstant, les passagers clandestins restent majoritaires.
TD :
De Rio à Durban : passé et avenir des négociations climatiques internationales (Hatier, p.176)
La politique climatique en France (Bordas, p. 176)
Quelle est la vraie valeur du carbone (Belin, p. 196)
Taxation du carbone : lexemple suédois (Belin, p. 197)
Quelle politique climatique pour les pays émergeants (Belin, p.198)
Le fonctionnement du marché européen (Nathan, p. 174)
La variation du prix du carbone : facteurs explicatifs et impact (Nathan, p. 174)
Un marché pour dépolluer ? dans les coulisses dune décision publique (Hachette, p. 192)
Lénergie nucléaire en débat (Hachette, p.193)
Faut-il taxer le transport maritime (Magnard, p. 175)
Exemples de question au bac (partie III de lépreuve composée):
- Quels sont la nature et lintérêt des contributions de lanalyse économique à la définition dun politique climatique (Hatier, p. 176)
- Vous étudierez lefficacité du marché européen du carbone (Bordas, p. 178)
- Quels sont les enjeux liés à la place et au rôle des pays développés et particulièrement de lUnion européenne dans la lutte contre les changements climatiques ? (Belin, p. 206)
- Montrez comment le marché peut-être mis au service dune politique climatique (Nathan, p. 181)
- Montrez que lopinion des consommateurs et importante pour conduire une politique climatique ((Hachette, p. 200)
Exemples de dissertation
- Le marché des quotas démission : peut-il à lui seul apporter une solution au changement climatique ? (Bordas, p. 177)
- Quelles sont les conditions de ladoption et de la réussite de politiques de maîtrise des émissions de carbone ? (Belin, p. 207)
- Sur quels mécanismes les politiques climatiques reposent-elles ? (Nathan, p. 179)
- Vous analyserez la politique climatique en France depuis le début des années 2000 (Hachette, 198)
- Dans quelle mesure la science économique permet-elle de résoudre le problème du réchauffement climatique, (Magnard, p. 181)
Un Film à voir (Hachette - Hatier) :
Le jour daprès Roland Emmerich (Etats Unis) 2004
Une vérité qui dérange Davis Guggenheim (Etats Unis 2006)
Home, document Yann Arthus-Bertrand 2009
Océans, Jacques perrin et Jacques Cluzaud , 2010
Le syndrome du Titanic, Nicolas Hulot et Jean-Albert lièvre, 2009
Livres (Hachette Hatier- Bordas) :
Les économistes peuvent-ils sauver la planète ? regards croisés sur léconomie, n.6 2009
Le changement climatique expliqué à ma fille Jean Marc Jancovici Seuil 2009
Le dossier « lEconomie du Carbone » sociétal n. 64, 2009
Développent et environnement, Cahiers français, N. 337 mars-avril 2007
Données clés : (Hatier- Belin)
Les coûts futurs du réchauffement climatique sont estimés à 5% environ du PIB mondial, les coûts de la lutte contre le réchauffement climatique ne représentent eux que 1% . ( Rapport Stern, 2006)
Fixée à 30 euros environ la tonne, une taxe carbone, pourrait rapporter à lEtat français entre 6 milliard et 12 milliards deuros, soit léquivalent de 10 à 20 % des recettes obtenus par limpôt sur les revenus.
Le marché européen du carbone (SCEQE) ne couvre que 38% des émissions de gaz à effet de serre de lunion européenne
La taxe carbone suédoise sélève à 108 euros la tonne.
Conférences climatiques
Bibliographie.
- Le « paquet climat » européen met à lépreuve la solidarité entre les 27, Philippe Ricard, Le Monde, 11 décembre 2008.
- Optimisme après laccord sur le climat à Cancun, Grégoire Allix, Le Monde, 12 décembre 2010.
- La croissance mondiale épuise les ressources naturelles, Giles van Kote, Le Monde, 14 mai 2011.
- Négociations : la nouvelle donne, Emmanuel Guérin, Létat de la terre 2011, Alternatives internationales, mai 2011.
Site de la CDC.
HYPERLINK "http://www.cdcclimat.com/Les-publications-de-CDC-Climat.html" http://www.cdcclimat.com/Les-publications-de-CDC-Climat.html
Introduction : La qualité du climat est un bien public global : cest un bien non rival et non exclusif. Labsence de droits de propriété génère des externalités (pollution).
Accords de Kyoto.
- Le 15 février 2005 : Entrée en vigueur du Protocole.
Au moins 55 pays représentant au moins 55% des émissions de lannexe B en 1990 ont ratifié le protocole.
40 pays industrialisés doivent réduire dau moins 5% sur la période 2008 2012 les émissions de GES par rapport à 1990. Les émissions considérées portent sur 6 gaz : CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6.
Europe, Canada, Japon, Russie et New Zealand (tous les pays nont pas les mêmes objectifs).
Pour lUE : -8% ; Japon : -6% ; Russie : 0% ;
3 mécanismes de réduction :
- Le marché international de quotas carbone pour les pays de lannexe B
- Mécanisme de développement propre (MDP) et mécanisme de mise en uvre conjointe (MOC) permet de financer des opérations de réduction des émissions hors territoire national contre des quotas.
U.E. : 11 400 installations industrielles sous quotas plafonnant les émissions à 2,2 milliards de T de CO2 par an pour la période 2005 2007. Ces installations sont responsables de 50% des émissions de CO2. Cest essentiellement le secteur énergétique qui est concerné. Normalement, en 2012, les compagnies aériennes devraient lêtre aussi.
Europe : Un nouveau paquet climat est prévu pour lhorizon 2020 (2013 2020). Accord signé en mars 2009, il comporte 4 textes. Ce sont les 3 x 20 : 20% dénergie renouvelables dans lénergie consommée ; améliorer de 20% lefficacité énergétique ; -20% démissions de GES.
Lidée est aussi de poursuivre le système déchange de quota démission de CO2, dit « EU ETS emission trading scheme ». A partir de 2013, une partie des quotas sera gratuite, une partie vendue aux enchères. 50/50 (100% pour le secteur de lélectricité).
A la Conférence de Durban (décembre 2011), le Canada confirme son retrait du protocole de Kyoto, dont la 1ère période dengagement sachève en décembre 2012. Le 1er ministre canadien justifie cette position par le fait que le Canada ne respecte pas lobjectif de 6% de réduction démissions pris dans le cadre du Protocole de Kyoto sur la période 2008-2012. (Le Monde 14 décembre 2011). Seules lUE et lAustralie continue de sengager. La Russie et le Japon sortent du protocole avec le Canada. Kyoto ne couvrira plus que 15% des émissions annuelles mondiales contre 27% actuellement. (Alternatives internationales HS n°10 janvier 2012)
Les conférences
2007 : Conférence de Bali
Accord pour fixer à 2° le réchauffement climatique
Décembre 2008 : Conférence de Poznan
Décembre 2008 : Négociations européennes à Bruxelles
Décembre 2009 : Conférence de Copenhague
Il fallait modifier les accords de Kyoto car :
- Annexe I regroupe les pays industrialisés qui étaient responsables en 1997 de 80% des émissions. Or aujourdhui, les pays industrialisés ne représentent plus que 50% des émissions.
Dans un 1er temps, il y a eu une distribution gratuite de permis démissions en référence aux émissions de 1990.
Contenu de laccord :
- Référence aux 2°C de réchauffement climatique par rapport aux niveaux préindustriels.
Pour avoir une chance raisonnable datteindre cet objectif (une sur deux), il faut que les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne dépassent pas 20 gigatonnes de CO2 équivalent en 2050 et quelles soient comprises entre 40 et 48 Gt de CO2 en 2020. Or, elles étaient déjà à 45Gt en 2005. Sans politiques climatiques plus ambitieuses, que celles déjà mises en place, elles devraient sélever entre 54 et 60 Gt en 2020. En 2020, fourchette : 49 53 Gt.
- Accord qui couvre 90% des émissions de CO2 car chaque pays doit publier émissions et politiques.
- Création dun Fonds vert doté de 100 milliards de $ par an. Sa gouvernance sera assurée par un bureau de 24 membres composé à parité par des représentants des pays riches et des pays en développement. La gestion technique est assurée par la Banque mondiale.
Cas de la Chine. Elle sest engagée à Copenhague à réduire ses émissions de CO2 par unité de PNB de 40 à 45% en 2020, à augmenter la part des énergies non fossiles dans la consommation dénergie primaire à environ 15% en 2020 et à accroître le couvert forestier de 40 millions dhectares et le volume du stock forestier de 1,3 milliards de m3 en 2020 par rapport à leur niveau de 2005. La politique chinoise est au croisement de plusieurs préoccupations : assurer la sécurité climatique et énergétique, évaluer vers une croissance moins tirée par les exportations et les industries lourdes, polluantes et de faible valeur ajoutée, et plus par la demande interne et les services.
Décembre 2010 : Conférence de Cancun
On y a adopté un mécanisme pour vérifier la réalité des engagements pris par les Etats (grâce à laction diplomatique de lInde). Les rapports daction présentés par les pays seront analysés par des experts indépendants, dune façon « non intrusive, non punitive et respectant la souveraineté nationale ».
La légitimité du protocole de Kyoto est réaffirmée (à la demande des pays du Sud).
Décembre 2011 : Conférence Durban
Un accord final a finalement été trouvé le dimanche HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/11_d%C3%A9cembre" \o "11 décembre" 11 décembre, avec 36 heures de retard.
Les 194 pays se sont donnés trois ans, jusquen 2015, pour déterminer les règles qui seront applicables à tous et pour élaborer les outils qui permettront de vérifier les engagements de chacun.
A partir de 2015, chaque pays devra ensuite faire ratifier par son Parlement ses propres engagements qui devront être effectifs, eux, à partir de 2020. Lobjectif est toujours de limiter le réchauffement du climat de la planète à 2 degrés, même si pour linstant cette ambition reste théorique, car les scientifiques expliquent que lon est seulement à 60% des réductions nécessaires pour tenir le cap en 2020.
Le texte final prévoit :
un accord sur la poursuite du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Kyoto" \o "Protocole de Kyoto" protocole de Kyoto à compter du 1er janvier 2013 ;
un accord sur la mise en place d'un mécanisme de fonctionnement du futur fond vert. Néanmoins, la question de l'alimentation du fond n'a pas été élucidée ;
une procédure de négociations, dite « Durban Platform for Enhanced Action », ayant pour objet d'élaborer un engagement juridique, dont la nature précise n'est pas encore connue, qui s'appliquerait à tous les États (dont Etats-Unis et Chine). Cet engagement serait signé en 2015 pour une entrée en vigueur en 2020.
Ce texte, a minima par rapport à ce qui était attendu, est considéré par certains experts comme une déclaration d'intention plus que comme un accord.
Cependant, il faut noter les changements dattitude de la Chine : elle a décidé une réduction de 40 à 45% de son intensité énergétique en 2020 par rapport à 2005.
LInde a fait adopter un plan national daction contre le réchauffement climatique. Elle a mis en place une taxe carbone destinée à financer les énergies vertes. Elle a décidé une réduction de 20 à 25% de son intensité énergétique en 2020 par rapport à 2005. (Alternatives internationales HS n°10 janvier 2012)