Correction :
1- Chez la drosophile, le phénotype « couleur grise du corps » est dominant sur
le phénotype ... Le caractère « couleur du corps » est gouverné par le gène N.
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sif « corps noir, yeux pourpres » conduit à une descendance composée de 300 drosophiles présentant 4 phénotypes différents : deux phénotypes différents de type parental et deux phénotypes différents de type recombiné.
Cependant les proportions de chacun de ces phénotypes ne sont pas de 25%, mais de 42% de drosophiles à « corps noir, il pourpre » et 41% de drosophiles à « corps gris, il rouge » (Ce sont les phénotypes de type parental), de 8% de drosophiles à « corps noir, il rouge » et 9% de drosophiles à « corps gris, il pourpre » (ce sont les phénotypes de type recombiné). Autrement dit, il y a plus de descendants présentant les 2 phénotypes de type parental que de descendants présentant les 2 phénotypes de type recombiné.
Or on sait que le parent mâle présente un phénotype récessif, autrement dit, il est homozygote double récessif pour les gènes P et N. Il ne peut produire quun seul type de gamète comportant lallèle récessif du gène N, quon appellera n- et lallèle récessif du gène P, quon appellera p-.
On en déduit que la drosophile femelle (parent) a produit 4 types de gamètes.
Les phénotypes obtenus après croisement nétant pas en proportion égale, on en déduit que la drosophile femelle hétérozygote pour les gènes P et N na pas produit en même quantité ces gamètes. Les 2 gènes ne sont donc pas indépendants mais liés, autrement dit portés par le même chromosome.
Les proportions différentes de gamètes sont dues à un brassage intrachromosomique par crossing-over, qui a recombiné les chromosomes parentaux en prophase I de certaines méioses chez la femelle.
Soit n+ lallèle dominant du gène N, responsable de la couleur grise du corps et p+, lallèle dominant du gène P, responsable de la couleur rouge des yeux. La drosophile parentale femelle est hétérozygote pour ces deux gènes, donc elle possède pour chacun de ces gènes deux allèles différents. Elle est de génotype n+ p+
Gamètes produits par la femelle
Gamètes
produits par le mâle(n+ p+)(n- p-)(n- p-) n+ p+
n- p-
50%[n+, p+]n- p-
n- p-
50%[n- , p-]
2 phénotypes parentaux
Tableau de croisement concernant le croisement étudié
dans un cas où la méiose se produit sans crossing-over
chez la femelle
Ce qui conduit ici théoriquement à 37,5 % de descendants de phénotype [n+, p+], et 37,5 % de descendants de phénotype [n- , p-], 12,5% de descendants de phénotype [n+, p-] et 12,5% de descendants de phénotype [n-, p+].
Les proportions de phénotypes recombinés et parentaux dans la descendance dépendent de la proportion de méioses qui se sont produites avec crossing-over impliquant les deux gènes étudiés chez la femelle hétérozygote pour les gènes N et P (ainsi que du nombre de larves qui ne sont pas arrivées à maturité). Cependant, il y aura toujours plus de phénotypes parentaux que de phénotypes recombinés. Dans notre cas, il y a 17% de recombinaison (8% [n-, p+] + 9% [n+, p-]).
Un schéma peut compléter la réponse.
Ainsi létude des résultats de ce croisement (test) permet daffirmer que les deux gènes N et P responsables respectivement de la couleur du corps et de la couleur des yeux des drosophiles sont des gènes liés.
n- p-
Gamètes
produits par
la femelle
Gamètes
produits par
le mâle(n+ p+)(n- p-)(n+ p-)(n- p+)(n- p-)n+ p+
n- p-
25%[n+, p+]n- p-
n- p-
25% [n-, p-]n+ p-
n- p-
25%[n+, p-]n- p+
n- p-
25% [n-, p+]
2 phénotypes parentaux 2 phénotypes recombinés
Tableau de croisement concernant le croisement étudié
dans un cas où la méiose se produit avec crossing-over
chez la femelle