Td corrigé CLG Leprince-Ringuet - GENAS - Pôle Académique de Soutien à l ... pdf

CLG Leprince-Ringuet - GENAS - Pôle Académique de Soutien à l ...

4-SVT,4ème : la transmission de la vie chez l'être humain. V.Flores? ..... Le travail est de les corriger puis de réécrire le paragraphe demandé. Dans un premier ...




part of the document



rsification pédagogique
Individualisation
Citoyenneté
Difficulté scolaire
Evaluation
Maîtrise des langagesIndifférent Interdisciplinarité


Apprentissage, travail de groupe, représentations, travail sur l’erreur, mise en questionnement, spécificité disciplinaire/transversal, mutualisation, autoformation, équipe d’enseignants.



SOMMAIRE …………………………………………………………………p2
INTRODUCTION……………………………………………………………p3
I - PRESENTATION DE LA DEMARCHE………………………………p5
modalités de l’évaluation………………………………………………...
travail sur l’erreur et travail d’écriture-réécriture……………… ……….
travail de groupe………………………………………………… ……...
mise en questionnement/ situation-problème…………………… … …..
représentations……………………………………………………………
interaction……………………………………………………… ……….
interdisciplinarit酅………………………………………… ………..
entretiens d’explicitation………………………………………… ……..
travail au CDI…………………………………………………… .……..
p5
p5
p5
p6
p7
p7
p7
p7
p8ANNEXES…………………………………………………………………… p91-SVT,6ème : le sol ; milieu de vie. V.Flores…………………… … ……….
2-Education civique, 4ème : la justice. L.Lacombe……………… ………….
3-Français, 4ème : les lettres. M.Salignat………………………… ………….
4-SVT,4ème : la transmission de la vie chez l’être humain. V.Flores………...
5-Espagnol,3ème : découverte du monde hispanophone. J.Pardon…. ……….
6-Histoire, 3ème : la 1ère guerre mondiale. C.Alvarez……………….. ……...
p10
p12
p15
p18
p19
p20II - TEMOIGNAGES DES PARTICIPANTS…………………………….. p28
SVT : Hélène Leplus…………………………………………….. ……..
Arts plastiques : Béatrice Jegaden……………………………………….
CDI : Claude Voinot ……………………………………………… ……
Espagnol : Joëlle Pardon………………………………………… ……...
Laurence Boyer……………………………………………….
Français : Michèle Zarco…………………………………………………
Maryvonne Salignat………………………………… ………..
Histoire-géographie, éducation civique : Laurence Lacombe……………
Chantal Alvarez……………….
p28
p29
p31
p33
p34
p35
p36
p38
p39CONCLUSION……………………………………………………………….
p44







INTRODUCTION

Nouvelles démarches, nouveaux regards sur les apprentissages.

L’équipe dite « Maîtrise des langages » du collège Leprince Ringuet de Genas existe depuis quatre ans. De onze participants à ses débuts, elle est passée aujourd’hui à vingt-cinq, enseignants de toutes disciplines (1).Par ailleurs, son action rejoint celle de deux autres projets plus anciens dans l’établissement (formation des délégués et intégration des élèves de sixième au collège). Les trois groupes, qui comptent certains membres en commun, ont progressivement pris conscience de leur complémentarité et de la convergence de leurs perspectives. Chacun, dans son domaine, explore de fait une même démarche, appuyée par une vision semblable de l’élève et de ses apprentissages, démarche dont l’équipe a été en grande partie l’initiatrice et demeure le catalyseur. Au total, c’est donc une bonne trentaine de personnes, soit plus de la moitié des professeurs du collège, qui se trouve engagée dans des équipes de plus en plus liées. Avec l’extension du projet d’intégration à toutes les classes de sixième l’an prochain, le mouvement sera encore amplifié. Ce développement est certes encourageant ; il atteste de l’attente de nombreux enseignants. Une telle croissance entraîne cependant des problèmes de fonctionnement et de pilotage qui n’avaient pas été prévus initialement et pose la question de la place de l’équipe ou des équipes dans l’établissement ainsi que celle des individus dans l’équipe.

Ce sont au départ des individus que l’équipe fédère. Ils ne viennent pas avec un projet d’action précis mais parce que, comme beaucoup d’enseignants, ils se sentent démunis devant les difficultés de langue de leurs élèves, difficultés qui leur semblent compromettre l’efficacité de leur travail, quelle que soit leur discipline. L’initiative de la constitution de l’équipe revient à deux de ses membres (professeurs de sciences physiques et d’histoire- géographie) qui ont eu l’occasion de participer à titre personnel à un stage de la MAFPEN ou à un Groupe de Recherche Académique sur le thème « lire et écrire dans toutes les disciplines ».Quelques-uns de ces professeurs sont déjà engagés dans les projets cités précédemment mais le lien entre ces diverses actions n’est pas perçu. Accompagné par une formatrice du centre Michel Delay (IUFM de Lyon) mandatée dans le cadre des équipes innovantes, le groupe offre à chaque participant l’opportunité de sortir de son isolement pour chercher avec d’autres les éclairages qui permettront peut-être de surmonter les obstacles.

Le travail commun passe dans un premier temps par une réflexion sur les possibilités de l’écriture comme instrument de la pensée. Il s’agit de renverser la vision commune, quelque peu désespérée et désespérante, que l’on a des problèmes de langue face à l’apprentissage : les compétences langagières ne constituent pas un pré-requis sans lequel tout enseignement serait voué à l’échec ou lourdement handicapé. Au contraire, le travail langagier, et notamment l’écriture, deviennent le support des apprentissages, de la construction des concepts disciplinaires. D’un même mouvement, l’élève s’approprie les savoirs disciplinaires et développe son habileté à manier la langue.

Rapidement, cependant, le groupe va beaucoup plus loin et le terme « maîtrise des langages » n’est plus adapté à présent. Ce terme, aujourd’hui remis en cause, est devenu trop étroit ; nous n’avons cependant pas renié notre première orientation ! Notre réflexion sur le langage et sur l’action engagée nous a en effet peu à peu conduits à revoir et à approfondir l’ensemble de nos conceptions sur l’apprentissage, notre vision des élèves, de leurs productions et…finalement notre rôle d’enseignant.
Dans cette évolution, on pourrait presque dire « quasi révolution » de nos représentations, l’apport de notre accompagnatrice a été décisif. Elle nous a fourni les outils d’analyse, l’arrière-plan théorique et le regard extérieur dont nous avions besoin, toujours appliqués à des situations concrètes, mises en place par les uns ou les autres..
Malheureusement, l’accompagnement n’a pu être constant au cours de ces quatre années. Il nous a fait défaut alors même que les anciens devaient continuer à progresser et qu’il fallait envisager la formation des nouveaux venus qui intégraient le groupe. Nous avons donc dû aussi apprendre, tant bien que mal, à nous mettre nous- mêmes en situation d’apprentissage et à penser notre auto-formation.

Dans une première partie seront présentés les divers dispositifs sur lesquels s’appuient les démarches d’apprentissages, accompagnés de quelques présentations de séquence. Des séquences détaillées seront proposées en annexe.
Dans une deuxième partie seront présentés des témoignages individuels d’anciens et de nouveaux participants. Ils permettront d’apprécier les modifications apportées à leur façon d’aborder les apprentissages ainsi que leurs interrogations, les limites et les problèmes rencontrés.


I-PRESENTATION DE LA DEMARCHE

La démarche mise en place par le groupe de professeurs travaillant autour de la « Maîtrise des langages » est motivée par une remise en question du fonctionnement de leurs cours et une série d’interrogations : comment changer de façon positive le regard sur les apprentissages ? Comment motiver les élèves et leur donner envie d’apprendre ? Comment faire émerger certaines difficultés et ainsi être en mesure d’apporter une aide efficace ? Comment lutter contre l’échec et permettre à chacun de valoriser son potentiel ? et, question essentielle : comment rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages ?

Cette mise en place s’articule autour de plusieurs dispositifs :

- Modalités de l’évaluation : afin de mieux comprendre comment elle s’effectue, les élèves sont invités à réfléchir et à participer à leur évaluation. Ils construisent tout d’abord les critères avec le professeur puis évaluent, en groupe ou de façon collective, le travail réalisé. L’évaluation n’est donc pas vécue comme une sanction, elle n’est pas subie par l’élève mais elle constitue réellement un élément de la formation et est repensée comme faisant partie du processus d’apprentissage de chaque élève.
(Voir en annexe la séquence d’éducation civique (annexe 1))

- Travail sur l’erreur et travail d’écriture-réécriture : très souvent, l’erreur n’est que l’objet d’une sanction et n’est pas réellement exploitée. Le travail d’écriture-réécriture se base sur l’aspect formateur de l’erreur : revenir et travailler sur ses erreurs, c’est être amené à comprendre comment on les a faites et acquérir peu à peu la capacité de les corriger. Le travail de lecture critique des travaux des élèves (parfois de tous ou d’autres fois de quelques-uns choisis parmi les plus significatifs) peut s’effectuer à divers niveaux : individuellement, par groupe ou collectivement. Il s’accompagne d’une réflexion sur les critères d’évaluation et permet à l’élève de prendre du recul par rapport à sa production et comprendre la nature de ses erreurs ; à la suite de cette réflexion, il est invité à réécrire son texte pour l’améliorer. Lors de la phase de lecture critique, chaque élève a, à sa disposition, les textes des autres et tente de comprendre ce qui est réussi et ce qui ne l’est pas et quelles en sont les raisons.
En annexe, sont présentés deux travaux de ce type : l’un en histoire, (annexe 2) l’autre en français. (annexe 3)


-Travail de groupe : le travail en groupe est très riche et permet des utilisations variées. Il permet à l’élève d’agir, d’échanger, de réfléchir, de trier, d’organiser, de choisir, de progresser, d’apprendre. Les élèves travaillent par petits groupes (un nombre de 3 semble idéal car au-delà certains élèves ne font rien et se laissent prendre en charge) à la suite d’une réflexion individuelle préalable qui va leur servir de base de travail et leur permettre de pouvoir confronter leurs points de vue. Le travail de groupe peut servir à une production mais également se mettre au service d’une réflexion.
D’un point de vue pratique, le travail doit être facilement mis en place (disposition des tables où l’on regroupe par 2 les tables individuelles), être limité dans le temps (le temps donné aux élèves doit être fixé au préalable, sachant qu’ils en réclament toujours plus !) et suppose que l’on accepte un peu de bruit.
Le problème de l’évaluation du travail de groupe se pose : comment ne pas créer d’injustices alors que tous les élèves ne fournissent pas le même travail ? Nous avons adopté un fonctionnement qui consiste à attribuer une note au groupe qui, après discussion doit la répartir entre ses membres, cette note pouvant ne pas être divisible par le nombre d’élèves du groupe.(ex : 35 ou 47/60 à un groupe de 3).

- Une situation-problème  est une situation qui vise à confronter l’élève à un problème à résoudre ; pour ce faire, il va devoir mobiliser ses ressources, compétences et connaissances propres et se mettre en activité. La situation-problème permet d’acquérir de l’expérience, de développer l’intelligence et l’autonomie. Elle est couramment utilisée chez le jeune enfant qui, en permanence, expérimente pour découvrir comment visser, dévisser, attacher, porter, etc et à l’école maternelle où par exemple on demande aux enfants de découper un gâteau en nombre de parts équivalentes au nombre de présents (activité mathématique).Or, l’école cherchant à développer de plus en plus des capacités d’abstraction, les élèves de collège sont de moins en moins confrontés à ce type de situations et souvent doivent exécuter des tâches sans réellement se poser de questions.
La situation-problème peut être proposée à des degrés variables, de la tâche très simple jusqu’au véritable travail de recherche.
Par exemple, en espagnol l’existence de deux verbes être avec leurs emplois spécifiques constitue une difficulté pour la grande majorité des élèves ; la façon d’aborder leur acquisition pourra donner des résultats très différents : dans le cours « traditionnel », le professeur considère qu’à telle étape de la progression, cette notion doit être acquise et décide de faire une leçon en expliquant tous les cas d’emplois de ces 2 verbes ; il peut également attendre les interrogations des élèves et faire son cours en réponse à ces questions ; cependant, l’efficacité sera supérieure si, après avoir multiplié les imprégnations et attendu qu’une majorité d’élèves se posent des questions, il élabore une situation du type « retrouver des phrases rencontrées dans les documents étudiés et en déduire les règles » ; cette réflexion pourra être tout d’abord individuelle, puis en groupe afin de confronter ses hypothèses.
Une situation-problème plus complexe a été proposée à des élèves de 3ème dans le but de leur faire connaître la diversité du monde hispanophone : après avoir choisi, lors d’un bref rappel sur les pays hispanophones, un pays ou une région d’Espagne, les élèves, en s’appuyant sur des informations recueillies sur des sites Internet espagnols (2 heures de travail au CDI), doivent rédiger puis jouer un dialogue entre l’employé(e) d’une agence de voyage et un couple. Le vendeur vantera les mérites du pays choisi et tentera de convaincre ses clients. Cette présentation sera accompagnée d’une affiche sur le pays. La séquence détaillée est consultable en annexe.

- La mise en questionnement des élèves vise à éveiller leur curiosité, faire en sorte que le cours réponde à des questions qu’ils se posent. En sciences physiques, classe de 5ème, une situation de mise en questionnement est proposée aux élèves lors d’un travail sur l’eau : dans un premier temps les élèves , au CDI, écrivent toutes les questions qu’ils se posent sur l’eau sans délimitation ni restriction ; lors d’une 2ème séance, ils trient et classent les thèmes, en éliminant celles qui sortent du champ disciplinaire (sport, loisir, arts…) ; la 3ème séance portera sur une sélection des questions en fonction de chaque thème puis la dernière séance consistera en une recherche documentaire..
En histoire-géographie, classe de 6ème : les élèves présentent une affiche sur un thème de leur choix après avoir construit les consignes en classe ; dans un premier temps, ils doivent écrire toutes les questions qu’ils se posent sur le sujet.


- Représentations : chacun de nous possède une vision propre des choses qui parfois nous limite ou nous enferme ; cela peut constituer un obstacle aux apprentissage, il est donc dans certains cas essentiel de faire « un état des lieux » de ces façons d’appréhender des savoirs et de pouvoir mesurer leur évolution.
Certaines représentations que nous n’entendons malheureusement que trop souvent comme « de toute façon, je suis nul en maths (au hasard !) » permettent à l’élève de s’abriter et d’éviter de fournir le moindre effort. Sans évolution de cette représentation, aucune acquisition n’est possible.
Des bilans réguliers permettent de mieux les cerner.
Proposés en début d’année par différents professeurs «  pour moi, lire, c’est… », « pour moi, écrire, c’est… », ils sont refaits en fin d’année afin de voir s’ils ont changé.


- Interaction : afin de lutter contre la passivité, il est indispensable de favoriser l’interaction entre les élèves et de pas centrer tout l’intérêt du cours sur le professeur, détenteur exclusif des savoirs . Les élèves doivent utiliser leurs compétences pour participer à la construction du cours.
En langue par exemple, les élèves se corrigent à l’oral systématiquement entre eux lorsque une faute de vocabulaire, de grammaire ou de prononciation a été commise. Le professeur se gardera bien de répéter le mot juste pour ne pas se réapproprier encore le bénéfice de cette correction et conserver son mérite et son importance à l’élève correcteur.
L’interaction se retrouve bien sûr dans le travail de groupe, les lectures critiques des production dans le cadre de l’écriture-réécriture et la coévaluation dont nous avons parlé précédemment.
En SVT, classe de 4ème, des groupes sont constitués pour une évaluation formative dont le thème est le cycle ovarien. Ce travail d’appropriation a pour but de mettre en évidence ce que les élèves ont retenu.(voir la séquence en annexe)


- Interdisciplinarité : le travail interdisciplinaire permet d’établir des connexions entre les divers apprentissages, ce que font rarement les élèves, qui en ont une conception très morcelée et cloisonnée ; on voit parfois leur regard s’éclairer lorsqu’une référence à une notion acquise dans une autre discipline est établie ! ils sont souvent surpris et heureux de constater que ces liens existent…
Ce travail est également intéressant pour l’enseignant car il représente une ouverture de son champ disciplinaire et permet de le considérer sous un angle nouveau. Il favorise, tout comme le travail de groupe des élèves, la confrontation des points de vue et permet de mieux savoir ce que font leurs collègues dans des matières qui leur sont totalement étrangères !!
Exemple de travail interdisciplinaire : espagnol et arts plastiques en 3ème
En espagnol, les élèves ont travaillé sur l’écriture d’un poème dont l’amorce était « avoir du temps pour… » (travail tout d’abord individuel, mise en commun en groupe, lecture critique, réécriture et coévaluation) ; à la suite de ce travail, les élèves fabriquent en arts plastiques un objet poétique illustrant le poème qu’ils ont écrit , le tout donnant lieu à une petite exposition dans le hall du collège.
En Arts plastiques, le professeur a le projet de faire mener le travail de verbalisation et d’écrit par rapport aux productions par le professeur de français.
On peut trouver de nombreux exemples intéressants de travail interdisciplinaire dans le cadre des IDD.

- Entretiens d’explicitation : l’entretien d’explicitation se compose de techniques qui permettent au professeur d’obtenir des informations sur la manière dont l’élève a procédé pour effectuer une tâche. Ces informations peuvent être précieuses pour le professeur qui pourra ainsi mieux comprendre et donc guider et aider l’élève dans ses apprentissages, et pour l’élève qui sera amené à prendre lui-même conscience de son fonctionnement mental et à pouvoir ensuite le faire de façon autonome. Le professeur va questionner l’élève, le guider et l’inciter à verbaliser son ressenti et ses difficultés concernant le travail réalisé. Les questions posées sont simples (par exemple : « quand tu as lu le sujet, à quoi tu as pensé ? » « comment tu as su que ton travail n’était pas réussi ? », «  comment tu sais que tu sais ? », «à ce moment-là, tu ’as pas su, comment as-tu fait ce choix ? »
Ces questions excluent tout jugement ou justification (mot « pourquoi » à proscrire).
Il s’agit d’une recherche conjointe où l’on essaie de découvrir comment l’élève a procédé, et non comment il aurait dû procéder. Le professeur menant un entretien (qui nécessite une certaine intimité et se fait donc individuellement, en dehors des cours) peut lui dire par exemple : « je vais te poser des questions, tu vas dire comment tu as fait ce jour-là. Peu importe le résultat, ce qui compte, c’est comment tu t’y es pris. Moi, ça va m’aider à comprendre pourquoi tu n’as pas réussi, je manque d’informations. Ca peut t’aider, tu peux trouver des solutions à tes problèmes. Tu peux arrêter quand tu veux. Etc. ».L’entretien vise à revenir sur ce qui s’est passé lorsqu’il a eu à faire le travail, il faut donc l’aider à « se mettre en évocation », c’est-à-dire le faire évoquer le contexte dans lequel il était ce jour-là (ressenti, perceptions sensorielles ,…) tout en respectant ses moments de recherche silencieuse.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, des ouvrages sont consultables au CDI.

- Le CDI : il représente le lieu privilégié de nombreuses séquences où l’ensemble des dispositifs précités peuvent être exploités. Une collaboration efficace et fructueuse peut être mise en place entre les professeurs et la documentaliste. La présence de nombreux ordinateurs permet d’y adjoindre l’utilisation des nouvelles technologies.

ANNEXES

Les annexes comportent des travaux dans les disciplines et les niveaux suivants :
-SVT classe de 6ème
-Education civique classe de 4ème
-Français classe de 4ème
-SVT classe de 4ème
-Espagnol classe de 3ème
-Histoire classe de 3ème

Les annexes présentent des séquences menées dans nos cours. Elles ont pour but de présenter des exemples concrets d’application de la démarche. Toutes les disciplines ne sont pas représentées et ces quelques séquences ne sont que des exemples parmi de nombreux travaux réalisés. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les professeurs concernés.


Annexe 1S.V.T.Classe de sixièmeCLG Leprince-Ringuet - GENAS
LE SOL, MILIEU DE VIE.
Au cours du stage au Bessat, lors d’une sortie, les élèves ont pu observer sur le talus bordant un chemin une coupe de sol.
En classe, ils ont vu que dans l’environnement existent  « le vivant » et « le non-vivant », que les êtres vivants (ils appartiennent au « vivant ») ont des besoins (air, eau, nourriture) et des préférences dans leur milieu de vie (humidité, chaleur, ombre…).

Objectifs :
- faire entrer les élèves dans un sujet en partant de leur expérience.
- connaître les composants et la structure du sol et les êtres vivants qui y vivent.
- faire des schémas et de tirer les critères de réalisation d’un schéma.

Durée : quatre heures

Déroulement :

1) Questionnement (séance 1 - 5min à la fin d’un cours) :
Chaque élève réfléchit par écrit à une ou deux questions qu’il se pose sur ce thème : LE SOL , MILIEU DE VIE (titre écrit au tableau et dans leur cahier). Ainsi chacun est obligé de se poser des questions… et ce ne sont pas seulement les questions de ceux qui prennent facilement la parole qui ressortent.

2) Classement des questions (séance 2 – 1h)
Chaque élève reçoit l’ensemble des questions posées par la classe à la séance précédente.
Différentes étapes sont proposées :
une lecture individuelle pour découvrir les questions (10 min) et se les approprier, le titre restant écrit au tableau.
un classement de ces questions. Comme elles sont nombreuses, la classe est partagée en deux et chaque demi-classe ne s’occupe que de la moitié des questions. Les élèves travaillent par deux  : ils relisent ces questions et les classent (15 min). Cela exige d’eux un autre effort que celui demandé lors d’un simple tri d’objets.  Il s’agit en effet de comprendre le sens des questions, de regrouper plusieurs questions en une seule, voir celles qui sont hors sujet… Chacun peut plus facilement prendre la parole dans un groupe de deux. Je passe près de chaque groupe et, éventuellement, j’interroge sur ce qui est fait.
mise en commun de ce travail de classement : deux à trois groupes proposent ce qu’ils ont fait, je l’écris au tableau. Puis les autres complètent ou corrigent. C’est un moment d’échange car ils demandent à leurs camarades d’être plus explicites et je suis amenée à rappeler certaines notions quand les élèves en ont besoin. Les questions proposées portent sur ce qu’il y a dans le sol pour que des êtres vivants puissent y vivre, sur la nature du sol et sa formation. Des questions sont, bien sûr, hors-sujet aussi bien par rapport au thème que par rapport à la discipline. Ce travail de classement leur a donc permis de trouver eux-mêmes les thèmes à étudier et ainsi ils ont construit le sujet (celui auquel j’avais pensé). Ce travail leur a aussi permis de se dégager du détail, les a aidés à abstraire progressivement. Une telle démarche de mise en questionnement peut, progressivement, les amener à poser plus directement des questions uniquement du champ disciplinaire.

3) Observations et expériences (séance 3 – 1h) :
Les thèmes qui ont été définis à l’heure précédente sont écrits au tableau.
Une feuille donnant les consignes de l’activité est distribuée à chaque élève.
1° partie : observation d’un échantillon de sol à l’œil nu, puis à la loupe binoculaire (connaissance des composants du sol).
2°partie : deux expériences réalisées avec un échantillon de sol et d’eau. Une moitié de la classe fait une des expériences et l’autre moitié l’autre expérience (on affine l’observation précédente : le sol contient de l’air, on constate la finesse des particules de terre insolubles dans l’eau).
Ce travail est fait par groupes de deux élèves mais chacun doit écrire sur la feuille donnée ce qu’il voit et faire un schéma de l’expérience à faire ; ce sera lu par un élève qui n’aura pas fait la même expérience.

4) Exploitation des observations et expériences (séance 4 – 1h)
Les comptes rendus sont échangés : chaque élève reçoit celui de l’expérience qu’il n’a pas faite, et doit donc comprendre ce qu’un autre a fait.
La mise en commun se fait en deux temps :
1°) les contenus (composants du sol) : les élèves prennent la parole et j’écris au tableau ce qui est dit. Après clarification de ce qu’il faut garder et mise au point du vocabulaire, chacun l’écrit sur la feuille de son camarade. 2°) les schémas : les critères de réalisation d’un schéma sont définis. Ils les mettront en application pour schématiser l’Appareil de Berlèse (montage qui permet de récolter la microfaune du sol).
L’écoute est bonne, aucun propos désagréable n’est tenu.

5) Bilan (fin de la séance 4 et séance 5 d’une heure)
Un résumé (texte) et un schéma récapitulatif reprennent tout ce qui a été acquis par les observations faites sur place au Bessat, en classe et par l’étude de documents du livre.
A ce moment, oralement, retour sur les questions posées :
à quelles questions les différentes observations ont-elles répondu ?
quelles questions restent sans réponse ?

Ce travail (en particulier le classement des questions) a été plus long que je ne l’avais prévu. Mais son déroulement s’est fait avec fluidité et a été apprécié des élèves, que ce soit en travail individuel, en groupe de deux ou en classe entière.
La participation devient meilleure, l’écoute aussi. Quelques élèves un peu trop réservés ou peu sûrs d’eux interviennent plus facilement.

Annexe 2Evaluation éducation civique et travail de réécriture. Classe de quatrièmeCLG Leprince-Ringuet - GENASLaurence Lacombe

Dans le cadre du contrôle d'éducation civique sur la Justice, j'avais demandé aux élèves de rédiger un paragraphe sur les acteurs de la justice. Après correction, j'ai choisi quelques textes d'élèves incomplets, avec des erreurs. Le travail est de les corriger puis de réécrire le paragraphe demandé.

Dans un premier temps, pendant 10 minutes, ils ont travaillé individuellement à la critique des textes de leurs camarades puis nous avons mis en commun ces critiques. Dans un 2e temps, je leur ai demandé de réécrire leur paragraphe tout seul. Les élèves savaient qu'ils seraient notés sur ce travail. Je précise que les élèves n'avaient pas leur propre copie sous les yeux.

Dans la 1ere écriture, je constate que :
-1 élève n'a rien écrit
-2 élèves ont fait du hors-sujet (paraphrase du document)
-7 élèves n'ont pas bien compris et ont parlé uniquement du procès, ou ont traité ce sujet en 2 lignes
-6 élèves ont compris le sujet mais ont oublié plusieurs aspects et ont une rédaction confuse.
-2 élèves l'ont bien traité dont un quasiment excellent dès la première écriture.

Dans la réécriture, je constate qu'il y a eu de nets progrès. Pour les élèves présents (13 sur 19), seulement un a fait un texte incomplet, les autres ont bien traité le sujet, en oubliant toutefois un ou deux acteurs de la justice. Ils ne savaient pas comment les faire tous intervenir dans un paragraphe limité à 8 lignes. Une élève n'arrive pas à être concise, il faut qu'elle raconte ce qu'il se passe avant l'affaire et malgré la correction de son texte à l'oral, elle change son histoire mais fait intervenir des éléments inutiles.

Voici le bilan pour les présents :
- 1 élève écrit un texte incomplet
- 7 élèves ont fait des textes plutôt bons tout en oubliant plusieurs acteurs de la justice
- 4 élèves ont écrit de très bons textes mais ont omis un ou deux acteurs ou ont mal utilisé un ou deux mots de vocabulaire concernant la justice (ex. garde à vue au lieu de détention préventive; confusion entre le rôle du procureur et celui du juge d'instruction…)
- 1 élève a fait un texte excellent (le même que dans la première écriture)

Sujet donné aux élèves :

Voici quelques réponses d'élèves sur la rédaction du premier paragraphe. Les fautes d'orthographes ont été corrigées ainsi que certaines fautes de français.
Vous avez 10 minutes pour les critiquer (dire ce qu'il y a de bien et de moins bien dans chacun d'eux)

Rappel du sujet : Document 1, Jérôme D.

Février 1994 : la cour d'assises a condamné Jérôme D. 16 ans et demi, un lycéen de Metz à 12 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un camarade, Martin G. qui l'avait injurié. Les débats ont eu lieu à huis clos : c'est un jury populaire qui siégeait, mais pour l'occasion les deux magistrats assesseurs étaient des juges pour enfants.

Dans le cas de Jérôme, rédigez un paragraphe de 5 à 8 lignes où vous montrerez l'intervention des différents acteurs de la Justice du début à la fin de l'affaire. -4 points-
(Que se passe-t-il à partir du moment où le crime est commis ? )

Elève 1 : 1ere écriture (absent pour la 2e)

Jérôme a tué son camarade. La police l'a arrêté et l'a emmené au commissariat. Une enquête a été ouverte. Là un juge d'instruction l'a écouté parler de son délit. Il juge qu'il doit passer devant un tribunal. Il va en détention provisoire le temps que l'enquête qu'il continue à son tour qu'il passe au tribunal.


Elève 2 : 1ere écriture (absent pour la 2e)

Jérôme a 16 ans et tue un élève. Il est condamné. Il se présente devant le juge d'instruction avec un greffier. Le jugement a eu lieu, les deux magistrats sont devenus juges et le jury populaire le condamne à 12 ans de réclusion.


Elève 3 : 1ere écriture

La cour d'assise a condamné Jérôme. Il a pris un avocat pour le défendre. Le jury a pris la décision finale pour combien de temps Jérôme aller passer en prison.

Réécriture :

Un élève a été tué. La police a fait une enquête et a interpellé le meurtrier. Il a été mis en garde à vue. Jérôme est passé devant un procureur. Il passe devant un juge d'instruction. Ensuite il a été jugé par un jury populaire entouré des jurés, des assesseurs, des témoins et le présidant. Ensuite, ils ont pris la décision à combien de temps aller durer la peine de jérôme.


Elève 4 : 1ere écriture

La police a interpellé Jérôme et l'a fait passer devant un procureur. Le procureur l'a écouté et a donné son avis sur la peine puis il l'a fait passer devant la cour d'assise où a été jugée sa peine.

Réécriture :

La police a interpellé Jérôme et l'a fait passer devant le procureur puis devant le juge d'instruction qui décide de le mettre en garde à vue en attendant le jugement. Le 24 février 1994 les juges et le jury décident de condamner Jérôme à 12 ans de réclusion.


Elève 5 : 1ere écriture

Depuis quelques temps le prof de Jérôme entend les injures que dit l'élève à son camarade, ceci étant grave, il décide d'appeler la police. Celle-ci s'occupe de l'affaire avec la plus grande discrétion. Le meurtre a eu lieu. Ils arrêtent le gamin et l'emmènent chez le procureur qui intervient. Ils l'emmènent chez le juge d'instruction qui décide de ce qui va faire. Il aura un avocat et ensuite il sera jugé.

Réécriture :

La police s'occupe de l'affaire de Jérôme depuis quelques semaines, c'était pas la première fois qu'il faisait des bêtises graves. Il a été lâché et là le revoilà dehors. Il dit des injures à un copain, il était prêt à le tuer. Le meurtre a eu lieu. La police l'emmène chez le procureur accompagné d'un greffier. Il fait son affaire et l'emmène chez le juge d'instruction qui décide de l'emmener en détention provisoire jusqu'au procès. Le juge lui amène un avocat commis d'office ( car il n'en connaît pas) et il sera jugé. Il y aura les magistrats, les témoins, le juge d'instruction, le greffier etc…


Elève 6 : 1ere écriture

La police a d'abord trouvé le meurtrier, il a été mis en garde à vue. Il a été ensuite jugé par un jury populaire avec les jurés, le président, ses assesseurs, l'huissier, les témoins (s'il y en a) et le greffier.

Réécriture :

La police a mené l'enquête et a interpellé le meurtrier. Il a été mis en garde à vue (24h maxi). Il passe ensuite devant un juge d'instruction qui l'écoute puis il va en détention provisoire en attendant le procès. Arrivé au procès, il est jugé par un jury populaire avec les jurés, le président, ses assesseurs, l'huissier, les témoins (s'il y en a) et le greffier. Il est condamné à 12 ans de réclusion criminelle.

Annexe 3Français : mini séquence de réécriture Classes de quatrièmeCLG Leprince-Ringuet - GENASMaryvonne Salignat
Cette activité a été faite en ouverture d’une séquence sur la lettre.
Il s’agissait donc pour moi :
- de ne pas leur imposer une fastidieuse fiche de renseignements à remplir au mois de novembre - c’était ma rentrée ! - mais de faire connaissance. Ils devaient donc me parler d’eux (texte en je).
- d’analyser leurs représentations sur la lettre.

Avaient-ils conscience :
que la lettre est un dialogue à une voix, un je
qu’elle s’adresse à un destinataire précis, un vous absent qu’il faut faire exister (interpellations, questions, suppositions)
que la lettre est un énoncé très codé (mise en page, différentes parties :  l’adresse, la formule de politesse, l’attaque)
que le niveau de langue, le ton sont adaptés au destinataire
que la lettre a une visée qu’il convient de définir dans l’attaque de la lettre
que la lettre est un énoncé ancré dans la situation d’énonciation, ce qui nécessite un emploi des temps particuliers (pas de passé simple) ?

Je leur donne donc le sujet suivant après m’être présentée et avoir évoqué pudiquement mon petit voyage vers d’autres rivages.

Je suis votre nouveau professeur. Je désire vous connaître, vous personnellement et la classe dont vous faites partie. Vous allez m’écrire une lettre où
vous vous présenterez en faisant votre autoportrait
vous me raconterez un épisode de la vie de votre classe depuis le début de l’année
vous essaierez de me convaincre de votre intérêt ou de votre désintérêt pour le français, de vos facilités ou de vos difficultés pour cette matière.
Consigne : vous veillerez à respecter les codes de la lettre.


1ère séance : les élèves écrivent leur lettre (20 minutes). Ils la finissent pour le lendemain .
2ème séance : Socialisation des écrits 
Le but est d’acquérir de la distance par rapport à ce que j’écris, distance que je peux mieux acquérir si j’analyse un énoncé qui n’est pas le mien. Je dégage quelques critères de réussite et je peux alors relire mon devoir et y chercher ces critères.
La difficulté de l’exercice est de lire devant tout le monde des textes personnels (je=auteur). Quelques élèves volontaires lisent leurs lettres à l’ensemble de la classe qui, par comparaison, va émettre des critiques positives ou négatives.
L’ensemble de ces critiques sont traduites en critères de réussite dans une fiche qui est donc élaborée en commun. Cette fiche intitulée Grille de relecture de mon devoir : autocorrection a été différente selon la classe, car elle a été fonction des premiers états du texte et du temps imparti au travail (1heure dans une classe et 1heure et demie pour l’autre).
Cette fiche a deux volets : la forme et la disposition, et le contenu.
Voici la fiche la plus complète obtenue :
Forme - Organisation Contenu1. Je choisis une lettre officielle ou une lettre privée.
La lettre officielle :
comporte mes coordonnées (nom et adresse) en haut à gauche de la feuille et celles du destinataire à droite
précise à droite en dessous l’objet de la lettre : lettre de présentation
précise en haut à droite la date et le lieu de l’écriture (de même pour les lettres privées).
2. La formule d’adresse est détachée par des blancs. 
3. La formule de politesse est en alinéa à la fin de la lettre (2 schémas avec les n° et les dénominations des parties en gras ci-dessus).
4. Le corps de la lettre contient au moins trois paragraphes (voir consigne).Un paragraphe commence par un alinéa.










1. Selon le choix : officielle ou privée, plus conventionnels dans une officielle, plus sincères et plus familiers dans la lettre privée.
2. Les formules d’adresse et de politesse sont aussi différentes (plus de distance dans la lettre officielle)quelques exemples des unes et des autres.
3. Les paragraphes sont équilibrés.
4. Je ménage des transitions entre les paragraphes*1 5 je n’oublie pas de m’adresser comme dans une conversation à la destinataire *2.
5. Mon autoportrait est physique : il peut opposer la façon dont je me vois et la façon dont les autres me voient.
mon autoportrait est psychologique : choisir les traits de caractère les goûts qui peuvent intéresser mon professeur
6. L’événement : je le situe dans le temps, je le raconte, je donne mes réactions. : ce peut être un moment de gloire pour moi, un moment de gaieté, de honte.
Si je ne trouve pas d’événement, je peux dire comment je me sens dans la classe, solidaire, agitée, sérieuse, trop s érieuse, brillante
7. Le dernier paragraphe doit contenir un car pour justifier mon intérêt ou mon désintérêt.
Il peut contenir un mais ou un pourtant.
Je peux dire ce que j’aimerais que le cours soit.
*1 des exemples réussis dans les devoirs ; des propositions d’aménagement dans les exemples les moins réussis.
*2 exemples oraux : je lui demande si elle se souvient de moi, si elle me reconnaît, si elle a bien récupéré, si elle est d’accord avec les critiques que je fais à la langue, je lui promets de ne pas la décevoir.

Les élèves doivent, seuls, relire leurs devoirs, marquer d’une croix si leur devoir est conforme à la grille et le réécrire en ajoutant ce qui manque ou en rectifiant la mise en page, le contenu.
Ils rendent les deux états du texte et la grille remplie.
L’évaluation a été sur 1O.

Critères :
- amélioration du texte /3
- idées originales /4
- expression /2
- orthographe /1
Analyse
L’exercice a été plutôt bénéfique car les évaluations sont positives (aucune note en dessous de la moyenne et 3 n’ont pas atteint la moyenne dans l’autre classe).
Les échanges ont été très fructueux. Je n’ai pas retrouvé partout les mêmes formules et je suis toujours surprise de la critique très pertinente qu’ils ont du devoir de l’autre.
Les améliorations ont été très intéressantes. Les élèves ont surtout amélioré :
le dialogue avec le destinataire, ce qui a ôté à l’exercice ce qu’il avait  « d’amidonné »
les transitions entre les paragraphes
l’autoportrait dans le choix des éléments
le paragraphe argumentatif manquait encore d’originalité.

Je prévois si j’ai le temps, d’écrire sur le même sujet une lettre parodique : lettre officielle dont le contenu sera très fantaisiste (renseignements intimes dans une forme très codée, trop codée (plus loin dans la séquence) une lettre anonyme (peut-être), histoire de s’amuser en écrivant.


Annexe 4S.V.T.Classe de quatrièmeCLG Leprince-Ringuet - GENASViolette Flores
LA TRANSMISSION DE LA VIE CHEZ L’ETRE HUMAIN

Ce qui a été fait avant le travail demandé :
-ce qu’est la puberté.
-comment sont organisés les appareils génitaux et comment ils fonctionnent.
-comment fonctionnent les cycles ovarien et utérin. Ces cycles ont été présentés séparément et différemment, sous forme de schémas titrés et légendés et accompagnés, pour les élèves qui le souhaitent, de phrases d’explications.

Travail demandé : sur le même schéma (en forme de boucle fermée et les étapes se succédant de gauche à droite-modèle dessiné au tableau) représenter ensemble les 2 cycles étudiés.
Objectifs :
Ce travail leur demande des efforts d’abstraction et de synthèse :
-pour respecter la logique du déroulement de chaque cycle
-pour simplifier : il n’est pas forcément utile de tout reproduire
-pour représenter ensemble 1 cycle présenté sous forme de boucle fermée et 1 cycle présenté sous forme linéaire.
-pour comprendre que ces 2 cycles sont liés.
Ce travail leur donne l’occasion de faire des schémas : même si les « modèles » sont dans le cahier, les reproduire n’est pas toujours réussi.
Ce travail leur permet de mieux comprendre, par ce procédé de représentation, les caractères d’ un cycle (toujours la même durée, toujours les mêmes étapes se succédant dans le même ordre).
Déroulement du travail :il a duré environ 3h30, sur plusieurs séances pas forcément consécutives. Les élèves disposent de leur cahier
- Chaque élève travaille seul puis réalisation d’un schéma commun par groupes de deux.
- Ces premiers schémas sont ensuite échangés, lus et commentés. Les remarques des élèves, complétées par les miennes, conduisent à la réalisation d’un nouveau schéma (deuxième schéma commun) par groupes de trois ou quatre.
- Ces nouvelles réalisations se révélant encore insuffisantes, nous en faisons une correction ensemble ; puis en groupes de deux élèves (mais quelques uns sont restés seuls) le schéma est recommencé (troisième schéma commun…et dernier !).
- Pour terminer je leur ai distribué un schéma fait en utilisant le travail de l’un d’eux (qu’il a d’ailleurs reconnu),et nous en avons complété ensemble la légende.

Quelques commentaires.
Le travail en groupe se déroule bien, surtout quand ils sont en petits groupes.
La participation en classe entière est bonne, les interventions se font sans moqueries, pas de propos désagréable.
Mais le passage à l’écrit est plus difficile : ils ont du mal à reprendre un travail, après en avoir vu les défauts, pour le perfectionner.
Plus tard, cette représentation en cycle est réutilisée lors de l’étude de la reproduction sexuée des autres animaux, quand il s’agit de faire leur cycle de vie; pas de difficulté particulière alors.

Annexe 5EspagnolClasse de troisième Février- Mars 2004 CLG Leprince-Ringuet - GENASJ.Pardon

Consigne de travail : (traduction)
En t’appuyant sur les informations recueillies dans les sites proposés, rédige et présente un dialogue entre l’employé(e) d’une agence de voyages et un couple. L’employé doit faire la promotion de la région ou du pays choisi et convaincre ses clients. Ceux-ci ne le connaissent pas et posent des questions.
La présentation orale sera accompagnée d’une affiche illustrant le pays.


Déroulement du travail :
-Révision des pays hispanophones et leur localisation, établissement d’une liste que chaque élève a à sa disposition.

-Constitution des groupes de 3 (groupes de niveau proche imposés) et choix d’un pays pour chacun d’eux.

-Travail individuel sur les représentations.
Ex : « Pour moi, Cuba, c’est… »
Mise en commun dans le groupe.

-Recherche documentaire au CDI sur des sites en espagnols sélectionnés. (2 séances)
A la fin de la première séance: bilan (intérêt de ce travail, difficultés rencontrées, progrès accomplis, suggestions pour la suite du travail…)

-Travail d’écriture du dialogue en groupe et réflexion sur les critères d’évaluation.
Le travail écrit est évalué par le professeur (sur 10) et corrigé au niveau linguistique (indispensable avant le passage devant toute la classe)

-Elaboration de l’affiche (évaluée sur 10)

-Présentation du dialogue. La scène est jouée devant la classe et l’affiche présentée.
Un temps est prévu pour que des élèves extérieurs au groupe puissent poser des questions sur le pays travaillé.
L’évaluation de la prestation se fera en concertation avec l’ensemble des élèves (évaluée sur 20) en tenant compte de la fiche des critères construite en classe.
Un bilan de ce travail sera effectué et la synthèse de celui-ci sera présentée aux élèves. Ce bilan comportera un volet sur les représentations (même amorce qu’au début du travail « pour moi, Cuba (par ex), c’est… » afin de voir dans quelle mesure elles ont évolué.
Annexe 6
HISTOIRE EN CLASSE DE TROISIEME
ECRITURE/REECRITURE, EVALUATION FORMATIVE ET TRAVAIL SUR LES REPRESENTATIONS AUTOUR D’UN DEVOIR DE BREVET

En troisième, on aborde en histoire-géographie les devoirs de brevet qui comportent autour d’un thème un questionnement sur trois documents (en général une question centrale par document) puis la rédaction d’un texte dit « argumenté » d’une vingtaine de lignes, répondant au sujet et intégrant documents et connaissances. Plusieurs devoirs se succèdent dans l’année, fournissant l’occasion d’un apprentissage progressif. Le premier porte souvent sur la première Guerre mondiale : c’est ici le cas.
La séquence que nous proposons se situe au niveau de la correction et comporte des objectifs à plusieurs niveaux.
Au niveau de ce devoir précis, il s’agit d’une évaluation formative en plusieurs étapes assortie d’une démarche classique d’écriture/réécriture : les élèves, à partir de productions d’élèves et par une alternance de travail individuel/ en équipe/en groupe classe, commencent à élaborer les critères de réussite de ce type de texte puis passent leur propre écrit au crible de ces critères et enfin réécrivent pour ancrer ce qui peut être acquis. On est loin des sempiternelles « corrections de devoir »…

Dans un premier temps, les élèves connaissent leur note mais n’ont pas encore leur copie. Ils sont donc en position d’attente et reçoivent la fiche ci-après (fiche 1) rappelant la consigne et le sujet du devoir et portant cinq textes d’élèves anonymés choisis par mes soins car présentant un éventail des qualités et défauts les plus typiques. A la maison, chacun doit en faire individuellement la critique. Au cours suivant, par équipes de trois, ils disposent de vingt minutes pour confronter leurs opinions et, si possible , arriver à une opinion commune ou pointer leurs divergences. Chaque participant note le résultat de l’échange : l’un des membres de l’équipe devra en rendre compte à la classe dans la seconde partie de l’heure. Les remarques sont alors notées au tableau au fur et à mesure… le professeur ou les élèves (c’est la deuxième séance de l’année de ce type) demandent parfois des éclaircissements sur les remarques faites, il arrive que les désaccords se fassent entendre, même si dans l’ensemble la parole de chacun est respectée : les rapporteurs apprennent ainsi à expliciter leurs remarques et à argumenter quand le besoin s’en fait sentir. Ils le font souvent avec autant de véhémence que de pertinence, révélant ainsi leur implication.
Le tableau de la fiche 2 ci-après reprend ces différentes critiques. Ce qui est intéressant à constater, ce sont les désaccords entre élèves sur les textes et l’écart entre ce qu’ils considèrent spontanément comme bon et ce qu’attend l’enseignant : c’est ainsi que les textes deux et trois seront considérés comme les meilleurs par la plupart des équipes alors que pour moi, le quatre est incontestablement l’écrit le plus réussi. On s’aperçoit alors que, contrairement à ce que l’on croit souvent, les enfants ne savent ce que l’on attend d’eux (la même constatation se renouvelle chaque année), et même, entre eux, ne partagent pas les mêmes critères. Un texte à tirets (le 5) va être tantôt considéré comme un bon texte clair, tantôt comme un texte non rédigé (notons au passage qu’en SVT, il serait d’ailleurs clair et tout à fait rédigé et que les critères changent d’une discipline à l’autre.) Une production maniant facilement l’abstraction et se centrant sur le sujet (comme dans une certaine mesure le 4 qui reprend plus ou moins habilement le schéma fait en classe permettant de définir une guerre totale) est souvent considéré comme vide ou compliqué par la plupart des élèves qui perçoivent mal les idées et préfèrent l’accumulation de détails. Pour eux, un texte d’histoire est exhaustif et se présente comme un récit chronologique (le 1) ou une énumération (le 2, qui ne peut s’empêcher à la fin d’ajouter un élément de chronologie). Ils ont une représentation erronée du travail à produire. Il s’agit donc de travailler sur ces représentations et de les faire évoluer peu à peu. Rien ne sert de donner d’entrée la liste des critères de réussite : c’est aux élèves de la découvrir progressivement, et d’y confronter leurs représentations et leurs pratiques (évaluation formative). La manière dont chacun conçoit spontanément le travail a émergé avec les premières critiques . Dans les groupes d’abord, puis en construisant le tableau global, les élèves confrontent leurs propres représentations à celles des autres. Ils sont souvent surpris par les écarts et les contradictions, ce qui a pour résultat de les mettre en questionnement (surtout lorsqu’ils s’aperçoivent que l’enseignant choisirait, lui, un tout autre texte) : cette mise en questionnement est la condition à toute évolution. On ne perçoit que les réponses aux questions qu’on se pose !

Si l’on revient aux critiques faites, elle sont souvent maladroitement exprimées : il s’agit donc, après avoir rempli le tableau, de faire prendre conscience à la classe des critères qui ont été spontanément mobilisés et d’apporter le vocabulaire spécifique qui permettra de formaliser et de commencer à ancrer ces critères. A l’étape suivante, nous avons donc pris le temps d’ analyser et de nommer les critères de fait employés (ceci est rapidement noté au tableau, dans chaque case, puis récapitulé oralement ) :
C’est ainsi que l’on trouve :
sujet/hors sujet (idée que le sujet pose une question)
complet/incomplet : ce peut être par manques d’idées / par manque de développement : implicite/explicite
(précis/vague ???) : on note que c’est un critère.. vague !
exact/inexact (question de connaissances)
bonne ou mauvaise sélection des idées importantes (correspondant ou non au sujet ) revient à la notion implicite de sujet et d’une hiérarchisation des idées
organisation du texte : bien / mal  (sans que l’on soit capable de dire pourquoi)? Ou encore : y a-t-il une introduction, une conclusion ? L’organisation est-elle suffisante pour donner du sens (si l’organisation , on constate que l’on perd du sens) ? Le lien avec le sujet est-il clairement exprimé ?
consigne suivie/non suivie ? Deux aspects dans la consigne : sujet respecté ou non ? Consigne de rédaction suivie ou non (tirets) ?
rédaction : plusieurs acceptions du terme là aussi . Suit ou non la consigne (encore les tirets) ? Clarté, compréhension ? Style (élégant, agréable), répétitions, lourdeur ?
La qualité du vocabulaire est cité une fois (dans une autre classe que celle qui sert de référence ici)
Type de texte : cela apparaît en filigrane. Dans les remarques, les mots sont utilisés de manière assez indifférenciée pour désigner ou décrire les écrits : « résume, décrit, explique, raconte, parle de, dit (énumère) »
Un critère spécifique à la discipline apparaît : la chronologie ; mais doit être mis en attente . La question est posée à la classe : s’agit-il d’un ordre chronologique obligatoire ou d’une simple référence au temps nécessaire dans un texte d’histoire ? Pour l’instant, la réponse ne semble pas mûre.
Ces critères sont finalement nombreux et riches, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont encore tout leur sens dans l’esprit des élèves et qu’ils sont intégrés par chacun.

A la maison suit une phase d’appropriation individuelle : chacun devra dresser la liste des critères d’un texte de brevet réussi en fonction de ce qu’il a retenu; chacun ne note dans les faits que ce qui l’a marqué, ce qu’il est capable de retrouver seul : c’est un bon moyen de connaître ce qui est effectivement retenu par la majorité du groupe donc ce à quoi il conviendra d’en rester pour ce travail.
En classe, lors d’une seconde heure de travail, on liste ces items, on les classe. Le professeur les utilise pour faire sa propre critique des textes sélectionnés. C’est ainsi que les critères d’élégance de rédaction seront appliqués au texte 3 et au texte 4 pour s’apercevoir que le premier, certes plus élégant, n’est pas un véritable texte d’histoire. Il cherche avant tout à dramatiser, à émouvoir (le sujet n’y est d’ailleurs jamais cité). Il n’est pas neutre. L’élève a centré son effort sur l’écriture, comme il aurait pu le faire en cours de français : il y a confusion des champs disciplinaires. Le texte 4 comporte certes d’inélégantes répétitions : ce n’est sans doute pas une qualité, mais il traite le sujet. Dans un premier temps, c’est la qualité essentielle.
Au cours de cette heure, pour aider l’élève à analyser ces textes, je propose pour chacun d’eux un court exercice spécifique ; par exemple souligner les connecteurs et indicateurs de temps dans le texte 1, ce qui permet de se rendre compte que c’est un texte narratif, hors sujet pour l’essentiel (le sujet n’est d’ailleurs pas posé au début). La recherche vaine de connecteurs liant les phrases du 2 amène à conclure qu’il s’agit d’une énumération inorganisée. Souligner les éléments tirés du schéma réalisé en cours et les connecteurs du texte 4 montre l’organisation logique du texte (on doit normalement avoir un texte justificatif) et la source de ses informations tandis que l’on souligne dans le texte 5 ce qui vient des documents. L’ensemble permet de balayer assez largement une première série de critères qui feront la réussite d’un texte d’histoire au brevet.

Intervient alors un objectif à plus long terme : la mise en place des premiers éléments d’un pense-bête (fiche 3) sur les devoirs de brevet, pense-bête que l’on complètera toute l’année, au fur et à mesure des découvertes (fiche 4). L’évolution des représentations doit en effet prendre en compte le temps. Il faut suivre le rythme des élèves et ne travailler que quelques critères à la fois (et tenir compte de ce choix bien sûr dans la notation).

La dernière étape a lieu lors d’une troisième heure et est centrée sur l’appropriation individuelle de ce qui a été fait jusque là. Les élèves reçoivent leur copie, lisent leur texte et rédigent leur appréciation , à la lumière des critères établis. Ils reçoivent ensuite l’appréciation du professeur, écrite sur une feuille séparée de la copie et peuvent comparer. Pour une fois, ils la lisent avec attention : c’est un échange. Ils s’emploient ensuite à ré-écrire leur texte pour l’améliorer. Après réécriture, je leur offre, pour ce premier devoir de brevet, la possibilité de relire le nouveau texte par deux et de se critiquer mutuellement pour une seconde phase d’amélioration. Il est toujours plus facile d’appliquer des critères à d’autres, dans un premier temps qu’à soi-même. Les textes définitifs sont rendus à l’enseignant qui ajoutera quelques points au devoir en fonction du travail. Chaque élève a par ailleurs noté en bas de son texte ce qui lui paraît être pour lui maintenant la difficulté principale, sur laquelle il souhaite travailler. La synthèse des attentes est transmise à la classe au cours suivant. Désormais, les exercices ponctuels pourront prendre sens en s’inscrivant dans ce programme.

La démarche est certes lente (trois à quatre heures pour l’ensemble), mais c’est sans doute le prix à payer pour que les élèves entrent véritablement dans le travail demandé et s’impliquent. Ils se montrent actifs et manifestent leur satisfaction à mieux comprendre ce que l’on attend d’eux, même si certains, rares cependant, prisonniers de leurs représentations, persistent à croire que « l’on n’a toujours pas corrigé le devoir »…La méthode est certes inhabituelle ! Ce n’est pour moi qu’un argument de plus justifiant un travail sur les représentations, non seulement des objets enseignés (cf. la séquence d’éducation civique étudiée lors du PNI 3 : « pour moi, la liberté, c’est…  »), mais du travail à produire. Peu à peu, les choses prennent sens et chacun percevant mieux ce qui est attendu et ce qui définit le champ disciplinaire, se situe en tant qu’apprenant, changeant le rapport au savoir et à l’enseignant. L’élève est valorisé dans ses productions. Engager ce type de travail dés la sixième pourrait sans doute contribuer à changer la donne…

DEVOIR SUR LA PREMIERE GUERRE MONDIALE : UNE GUERRE TOTALE
Exercices de correction du paragraphe argumenté
Voici cinq textes d’élèves. Lequel vous paraît le meilleur et pourquoi ? Quel défaut principal voyez-vous à chacun des autres textes ?
Rappel de la consigne du devoir : A partir des informations tirées des documents et en vous aidant de vos connaissances, vous rédigerez un paragraphe argumenté d’une vingtaine de lignes montrant que la Première guerre mondiale est une guerre totale
Texte 1
La première guerre mondiale commence à partir de plusieurs événements, mais surtout à partir d’un événement : l’archiduc d’Autriche-Hongrie est assassiné. Ensuite, en quelques mois et à cause des alliances, beaucoup de pays s’engagent dans cette guerre. Les alliances font qu’une partie des pays sont entourés par les autres : c’est l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, entourés par la France, Grande-Bretagne, la Russie, l’Italie, la Serbie, et puis plus tard les Etats-Unis d’Amérique. Au début, les gens pensent que la guerre ne va pas durer longtemps, mais, au contraire, elle dure beaucoup plus de temps qu’on ne l’avait prévu. //Tout au long de la guerre, de nouvelles armes sont fabriquées comme les armes chimiques grâce au travail du peuple dans les usines. Egalement, les premiers avions de combat apparaissent et il y a même des combats navals. Les combats à terre sont très violents, surtout dans les tranchées. C’est pour cela que cette guerre est totale.
Texte 2
La première guerre mondiale est une guerre totale.
Il y a beaucoup de soldats qui partent sur le front, les soldats n’ont parfois pas de nourriture. Beaucoup d’armes sont nécessaires, comme les obus, les chars, les gaz. A l’arrière il y a beaucoup de propagande et de censure.
Les femmes s’émancipent. Les tenues évoluent et elles se coupent les cheveux. La société devient différente.
La mobilisation à l’arrière devient très forte.
Il y a des ravages de zones géographiques entières comme la Belgique. Durant cette guerre, beaucoup d’hommes soldats sont morts.
La destruction de l’ennemi paraît nécessaire à la survie du pays. On va jusqu’à l’épuisement de l’autre.
C’est une guerre totale car la guerre dure très longtemps. Elle éclate le 1er août 1914 et se termine en 1918.
Texte 3
1914 : des milliers d’hommes combattent pour les mêmes choses : la gloire, la patrie, la fierté. Des valeurs qu’ils oublient vite sur le front. Oui, car la vie est dure dans les tranchées. Le but est de tuer l’ennemi au risque de se faire tuer soi-même. La nourriture manque, il n’y a plus de bonne hygiène de vie. Alors, pour éviter encore plus de dégâts, des affiches de propagande, les journaux, la radio, tous demandent la mobilisation de tous. Les femmes sont ouvrières et travaillent, les hommes partent à la guerre. Cette guerre a apporté beaucoup de conséquences, de nombreux morts, invalides, de disparus, d’orphelins, de veuves. Il y a aussi le changement de mentalité, les hommes veulent être attendris, mais leur femmes se sont endurcies en découvrant le travail. Plus personne ne se comprend. L’argent reçu grâce aux affiches a permis de faire évoluer la science et de produire de nouvelles armes. Des comités d’anciens soldats se forment pour se souvenir de la complicité des camarades et oublier la tuerie épouvantable.
Texte 4
Pendant la première guerre mondiale, la France a perdu mais aussi gagné beaucoup de choses. Tout d’abord cette guerre a concerné tout le monde, de façon différente (le camp des alliés, le camp des ennemis). Il a fallu beaucoup d’hommes pour faire cette guerre et une mobilisation importante de l’arrière (les femmes travaillent en usine et aux champs).L’Etat a aussi du mentir en censurant ou en propageant de la propagande mensongère dans le but que le peuple haïsse ses ennemis et aide à gagner la guerre. Il s’est aussi beaucoup endetté pour la financer ; on a mis beaucoup d’argent dans la recherche scientifique aussi pour trouver de nouvelles armes. Dans l’esprit des gens, pour gagner la guerre, il fallait avant tout anéantir l’ennemi sans pitié. Mais le plus grave ont été les conséquences de cette guerre (beaucoup de morts, des conséquences morales, des bouleversements économiques, politiques et dans la société…). Elles ont laissé des marques dans l’histoire et dans la vie des populations. Toutes ces raisons nous montrent que cette guerre est une guerre totale.
Texte 5
La première guerre est bien une guerre totale : tout le pays est mobilisé. Toute la France a travaillé pour son armée. Les femmes fabriquent des armes, les savants et les ingénieurs essaient de fabriquer des armes plus puissantes..
Il y a beaucoup de propagande pendant la première guerre mondiale. Cette propagande disait que si on donnait son argent à l’Etat, l’Etat sauverait la France
Les conséquences sont énormes. Des enfants se retrouvent sans leur père, des mères sans leur fils ou sans leur mari.
A cause de tout ça, la France se retrouve ruinée et endettée, auprès de l’Amérique notamment. En fait, tout le monde se retrouve ruiné et ils doivent presque tous de l’argent à l’Amérique.
Conclusion : l’engrenage des alliances et la soif de pouvoir et de contrôle ont été les « facteurs de la guerre ». Et aussi la première guerre mondiale est donc une guerre totale.

Fiche 2
Critiques faites par les équipes de trois élèves
Texte 1Texte 2Texte 3Texte 4Texte 5Equipe1Ne décrit pas tous les critères de la guerre
Trop déroulement de combat et pas assez conditions de vie
Meilleur
Bien rédigé
Définit bien guerre sur tous les points
Evoque bien les évènements marquants
Complet
Pas critère de guerre totale
Ne parle pas des autres pays
Répétitions d’idées
Pas assez le déroulement de la guerre (surtout moral)
Ne parle pas de nécessité de destruction de l’autre
Une seule forme de propagande
2Trop de répétitions ; plusieurs fois même idée
Plusieurs fois même mot
Pas de lien avec sujet (raconte la guerre)
Pas assez développé
Mais bien organisé
(hésitent avec le 3)
Meilleur
Résume bien
Développe bien ce qui est important
Phrases simples (comprend bien)
Tous les arguments sur guerre totale
CompletPas de rapport avec consigne
Phrase simple : on comprend bien
Assez développé

Enumération : pas les consignes de rédaction
Phrases sans sens (pas de but)
Bons arguments
3Explique tout le début de la guerre ; Puis s’éloigne du sujet
Parle beaucoup de la société et des conditions de vie : n’explique pas assez la guerre totale
Explique surtout pourquoi combattent et le but
Précis
Bien construit, raconte le plus important
Mais ne plait pas à tous

Complexe
Résume un peu tout
Parle de tous les pays
Mais certains trouvent que parle trop argent et propagande mensongère
Ne plait pas à tousPlait à un car toute la France travaille pour armée et propagande
Plus « énonciation »  que résumé selon l’avis des autres
4Déclenchement de guerre seulement et pas conséquence
Aucune chronologie
Ne va pas au bout des idées exposées : vague
Meilleur
Cite tous les critères de guerre totale
(conséquences économiques, politiques)
Bien rédigé, mais manque déclenchement de guerre
Complet ?Parle bien de guerre totale, mais pas précis
Parle pas de déclenchement mais seulement de conséquence Mal rédigé, expliqué et exprimé, trop vague
5Phrase mal dite
par rapport aux alliances
sont à coté (alliances)
manque des critères, ne décrit pas tout
Mal formulé, mal structuré
Ne dit pas pourquoi guerre commence
Trop de phrases courtes
Manque de critères
Mais parle assez de guerre totaleMeilleur
Plus explicite

Parle de tout
parle d’une guerre totale mais pas de conclusion
Des choses inutiles
Bonne conclusion
Parle beaucoup de France
Ne parle pas d’autres pays
Des choses manquantes
Des phrases lourdes

Des tiraits
Pas introduction ni conclusion
On ne sait pas pourquoi commence
Phrases coupées
6Aucun travail entre guerre totale et cette guerre
Pas propagande censure
Beaucoup de répétitions, pas bien construit
Phrase pas assez prècises
Qualité : suit un ordre chronologique précis
Pas d’ordre chronologique
Pas alliance
N’explique pas les changements
Qualité : on parle des conséquences.
Tous les critères de guerre totale
Des rapports à 1ère guerre mondiale
Organisation selon schéma précis : idées pas en vracToutes les idées sont mal organisées
Des idées dans n’importe quel ordre
Pas d’alliance
Parle beaucoup d’après guerre et du comportement gouvernement
Qualité : réunit presque tous les liens entre 1ère guerre mondiale et guerre totale
Fiche 3

Pense- bête après 1er devoir brevet Histoire
Ce qui est en italique est ajouté au premier tableau dressé à partir de l’apport des élèves après étude des textes ensemble(cela n’est donc pas venu spontanément)
Ce que je sais sur le texte à écrireCe que je dois penser à faireExemplesUn texte qui répond au sujetbien lire le sujet et le titre (le thème)
sélectionner les idées en fonction du sujet (pas de HS)
choisir les idées au brouillon (lister-> trier)
être complet :mettre tout ce qui est nécessaire au sujet
Le sujet est repris en intro
Un texte organisé, explicatifDévelopper les idées (explicite)
Classer les idées (pas de désordre)
Mettre des liens entre les idées (cohérent)
Veiller à ce que l’ensemble ait du sens et soit compréhensible
Faire une conclusion pour clore le sujet
Un texte qui répond à la consigne « rédiger »Rédiger pour que le texte soit compréhensible pour d’autres
Un vocabulaire spécifique bien employé
apprendre le vocabulaire
regarder comment il est employé dans les phrases (livre, cours)
Faire des phrases compréhensibles, simples, correctes et complètes
Un texte d’histoire -géographieEn histoire, mettre une référence au temps
Un texte « scientifique », juste
Pas de recherche « d’effet de style »Un texte qui répond à la consigne « à l’aide des documents et de vos connaissances »
Fiche 4
Pense- bête devoir brevet Histoire géographie-éducation civique (complété après 3 devoirs l’année précédente)

Ce que je sais sur le texte à écrireCe que je dois penser à faireExemplesUn texte qui répond au sujetbien lire le sujet
attention aux mots du sujet

reformuler le sujet en intro et s’y tenir
chercher dans ses connaissances ce qui permet de comprendre le sujet
penser à lire le titre du devoir : il indique le thème à traiter
utiliser un brouillon et supprimer ce qui est inutile


- Ex.influence /puissance (Etats-Unis)
- « montrer comment »

Ex. Schéma du totalitarisme (Allemagne)Un texte qui répond à la consigne : « à l’aide des documents et de vos connaissances »reprendre tous les documents dans le développement
indiquer entre parenthèse le n° du document utilisé
utiliser les idées tirées des documents à partir des questions
ajouter des connaissances
les connaissances :
apportent des exemples
développent, précisent les idées des docs
apportent d’autres idées que celles des documents
Un texte qui répond à la consigne « rédiger »pas de tirait, pas d’abréviation
des phrases complètes, qui ont un début et qui vont jusqu’au bout
pas de pronom dont on ne sait qui il représente
pas de mots familiers (registre soutenu)
Un texte organisé, explicatifles idées sont classées, sans répétitions
utiliser un brouillon pour les classer
emploi de connecteurs logiques
les arguments sont des idées (pas des détails)
chaque idée est développée (exemples, explications…)
phrase introduction pour ouvrir le sujet
conclusion clôt le texte
Un texte d’histoire -géographieemploi d’un vocabulaire « spécifique », dans des tournures correctes (attention en apprenant à l’emploi des mots)
un texte neutre avec des arguments scientifiques (on ne donne pas son avis et on ne dit pas « je »)
un texte simple et scientifique, sans effet de style
pas de citation (sauf si explicitement demandé)
référence au temps en histoire et à l’espace en géographie
Un texte d’éducation civiqueon peut parfois dire « je » et apporter des arguments personnels
se servir de l’actualité ou sa propre expérience (= connaissances)
citer les textes de référence
mettre en relation faits, valeurs, textes de référence
Quelques types de sujet
II- TEMOIGNAGES DES PARTICIPANTS

SVT Hélène Leplus

Ma participation au projet « Maîtrise des langages » a été une expérience positive.

Tout d’abord parce que j’ai été réconfortée de voir que nous avions tous, ou presque tous, les mêmes problèmes pour faire progresser nos élèves. Il me semblait évident que les membres d’une équipe, en conjuguant leurs efforts (exigences communes, accents mis sur les mêmes points), seraient plus efficaces que des enseignants isolés imposant des consignes disparates et utilisant des méthodes différentes.

Ensuite elle m’a permis de mieux cerner certaines difficultés des élèves:
- de me rendre compte que les problèmes viennent le plus souvent d’une mauvaise compréhension des consignes et des énoncés (qui, effectivement, ne sont pas toujours aussi clairs qu’on le croit).
- de prendre conscience que leurs représentations étaient souvent très éloignées des miennes et que nous ne parlions donc pas vraiment le même langage.
- de visualiser leur cheminement qui pouvait être tout à fait différent de ce que j’avais imaginé (d’où l’intérêt de l’explicitation) .

Je me suis retirée pour deux raisons :
-,la mise en place en classe me demandait beaucoup de temps et, n’ayant les élèves qu’une heure et demie par semaine, cela amputait sérieusement mon horaire. Je continue cependant à pratiquer certains petits exercices.
-,le nombre des élèves ayant progressé en fin d’année m’a semblé bien limité par rapport à l’énergie déployée. En effet, seulement une infime partie faisait le travail (souvent travail de réécriture à la maison) de façon sérieuse.

La démarche et ses apports dans l’enseignement des arts plastiques
Béatrice Jegaden

En arts plastiques, la mise en situation représente pour l’élève la possibilité de construire, à partir d’une incitation donnée, une démarche qui lui est propre et d’ avoir une production personnelle.
Confronté à une problématique donnée, l’élève est en situation d’interrogation permanente au début et pendant l’action de production.

La démarche de la “maîtrise des langages” m’a permis de revoir la structure du cours en posant deux temps forts d’échange avec les élèves pendant l‘action et la production. Avant l’adoption de cette démarche, l’échange se faisait essentiellement lors de la verbalisation au cours de laquelle les élèves énoncent ce qui, pour eux, a été objet de questionnement, réfléchissent à leurs actions et perçoivent leur démarche dans leur production.

Ces temps forts reposent sur une confrontation entre élèves qui leur permet de s’interroger sur leurs démarches, de mieux construire leurs pensées. Cette confrontation les aide, par ailleurs, à mettre en évidence leurs difficultés: choix des techniques de production, choix des matériaux...
Ils sont ainsi plus outillés pour réfléchir à la question de la représentation et de la diversité des processus de fabrication. A travers cet échange, l’élève est renvoyé à sa propre réflexion sur son processus de mise en oeuvre, de mise en place, de mise en espace. Il permet à certains élèves de se repositionner, de rebondir par rapport à leur démarche. D’autres élèves s’aperçoivent qu’ils avaient mal posé la problématique et redémarrent sur une autre production.
A l’issue de cet échange, les élèves sollicitent souvent un dialogue avec leur professeur pour se rassurer sur la cohérence de leur travail:
- leur démarche est-elle une réponse à la problématique posée ?
- leur processus de fabrication met — il en évidence les différents enjeux ?

Lors de ces échanges, le professeur ne semble plus être perçu par l’élève comme un transmetteur de connaissances, mais un guide dans la construction de son idée, dans la valorisation de son travail de recherche. Le professeur encourage l’élève à s’engager dans des projets personnels, à prendre des risques et de mener à terme son idée.

Les élèves prennent conscience qu’il y a une diversité de points de vue, donc diversité dans l’élaboration d’un processus artistique. Cela donne à chacun un nouvel éclairage sur les différentes démarches des élèves.

A l’écrit, en classe de troisième, j’ai approfondi le questionnement sur deux points: d’abord l’élève présente et argumente son idée. Il explique ensuite sa démarche.

Mettre sa propre production à distance permet parfois un retour critique sur ce que l’élève a réalisé. Il peut se rendre compte de l’écart entre ses intentions et le résultat. cela l’amène à une meilleure compréhension de sa propre démarche et constitue une évaluation active de sa part.

Pour ma part, ce travail écrit me permet de bien saisir leurs démarches lorsqu’ils sont confrontés à une situation donnée, leurs stratégies propres, leurs processus de mise en oeuvre.

Il me permet, par ailleurs, d’évaluer leurs connaissances personnelles, leurs capacités à réutiliser un langage précis et juste relevant des arts plastiques et des savoir-faire. Cela me permet de me rendre compte si l’élève est capable de donner un sens à ce qu’il a produit.
A l’écrit l’élève aurait plus tendance à exprimer ses idées et les difficultés rencontrées. Il se dévoile plus librement. Par contre les difficultés au niveau de l’expression écrite, dues en partie à un vocabulaire limité, reste un handicap. Cependant, tout en étant enrichissant, l’écrit n’est pas et ne doit être un outil majeur dans l’enseignement des arts plastiques.

Maîtrise de la langue , au CDI Claude Voinot

Documentaliste au collège LLR, depuis 1991, j’ai utilisé ma connaissance antérieure de l’ entretien d’explicitation pour venir en aide aux élèves en difficulté en lecture(s). C’est donc tout naturellement que j’ai pris place au sein de l’équipe de réflexion sur les apprentissages et la nécessité d’aider les élèves à mieux maîtriser la langue française.
Pour moi, il s’agit souvent par l’ E.d’E. de « débloquer » des élèves qui ont perdu confiance en eux et se disent « mauvais en français ». Ils sont envoyés par les professeurs de français ou amenés par des camarades satisfaits d’avoir bénéficié d’un soutien.
Je démarre la « remédiation-lecture » avec les tests de la méthode de Brigitte Chevalier «Bien lire 6°». L’entretien d’explicitation permet de cerner les difficultés particulières à chacun(e) et donc d’adapter des exercices et des accompagnements différents.
Je reçois les élèves en petit groupe ou bien individuellement, en fonction de leur disponibilité et de la mienne. Ils ont aussi la possibilité de venir s’exercer de façon autonome quand ils le désirent, avec les logiciels informatiques que j’ai installés à leur intention.

Depuis que je participe au groupe de réflexion sur les apprentissages et la valorisation du passage par l’ écriture, des professeurs de français m’ envoient quelques élèves très démunis en orthographe et rédaction.
En première séquence, nous reprenons une dictée faite en classe, je les fais s’exprimer sur ce qu’ils comprennent du texte, sur les difficultés qu’ils rencontrent pour orthographier : nous cherchons ensemble les questions à se poser pour les résoudre ; après l’analyse détaillée des mots au jeu des essais et des erreurs, nous démontons puis reconstruisons le texte, enfin nous refaisons la dictée où l’ on constate une nette amélioration.
La 2°fois, avec un autre devoir de classe, ils questionnent le texte eux-mêmes entre eux ; après une relecture individuelle, je leur souligne les fautes et ils pratiquent le questionnement en groupe, puis ils corrigent individuellement leur feuille en s’ aidant du dictionnaire et d’un livre de conjugaison.
Mais j’avais du mal à obtenir qu’ils reviennent sur le texte pour assimiler et mémoriser la correction. La dernière « trouvaille » a été en troisième phase de leur dicter le texte sur feuille, de leur faire ensuite recopier à l’ordinateur sur une disquette à leur nom – ce qui leur plaît beaucoup- de leur souligner alors les fautes à l’ écran pour qu’ils les corrigent, ceci jusqu’à la perfection, autant de fois que nécessaire. Certains ont essayé le correcteur d’orthographe de l’ordinateur et se sont aperçus que cela ne les aidait guère…et même les fourvoyait souvent «car l’ordinateur n’est pas doué de réflexion ».
Lorsqu’ils ont un texte parfait sur la disquette, je leur demande ensuite de corriger la dictée initiale manuscrite. Grâce à ce va et vient de la faute à la correction et inversement, ils se sont pris au jeu et ils acquièrent peu à peu une meilleure concentration et un réflexe de questionnement. Leurs notes en dictée de classe sont devenues de moins en moins catastrophiques et maintenant en avril ils ont franchi positivement le fatidique zéro et leur bonheur a fait plaisir à voir, même si le chemin à parcourir par certains est encore long jusqu’à la moyenne ! Les plus assidus viennent dès qu’ils ont une heure libre, taper leur texte ou utiliser les logiciels, en autonomie, faire des exercices de vocabulaire et d’ orthographe avec Le Lectron ( ed. de la Violette), 20/20 en orthographe ( ed. Club POM logiciels), Adi ( Coktel), Bien Lire au collège ( Nathan)…
Pour ce qui est de l’écriture-réécriture, c’ est une prise en charge individuelle de quelques séances : j’utilise notamment le 1°test de lecture de B.Chevalier, après une lecture silencieuse - pendant laquelle l’observation du comportement de l’élève est déjà révélatrice de certaines (in)compétences de lecteur - l’élève répond aux questions de compréhension.
Nous vérifions la pertinence de ses réponses. Ensuite je lui demande un résumé du texte - sans le relire-, rédigé par écrit. Puis il lit à voix haute, le texte d’ abord puis son résumé, ensuite à mon tour je les lui lis, en lui demandant de noter au fur et à mesure les incohérences dans son travail. Nous les surlignons. Puis je lui fais relire le texte et dégager les éléments essentiels, nous convenons ensemble de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas ; après un questionnement du texte, qui parle, à qui, de qui, où, quand, pourquoi, qu’arrive-t-il, quelles transformations, quel aboutissement… l’ élève lit à nouveau le texte de l’auteur et son premier résumé raturé, puis le réécrit . Enfin nous corrigeons les maladresses de style ensemble jusqu’ à l’obtention d’un texte cohérent et clair dont il est fier. C’est un travail long mais méthodique qui fait prendre conscience à l’élève de la nécessité du Brouillon et du travail du style, comprendre les exigences du terme « rédiger ».
Rapidement ces élèves prennent de l’assurance à mesure qu’ ils se sentent progresser ; ils explosent de fierté lorsqu’ils font un bon score à l’ordinateur et/ou qu’une bonne (ou une moins mauvaise) note en classe les récompense de leurs efforts. Ils s’approprient le lieu du CDI, les outils, les méthodes ; leur autonomie et leur changement de comportement fait plaisir à voir !



Espagnol Joëlle Pardon


Avant de rejoindre le groupe de travail de « Maîtrise des Langages », j’étais sensibilisée au fait de ne pas centrer le cours entièrement sur le professeur et de le considérer comme un guide dans les apprentissages capable de s’effacer pour favoriser l’interaction entre les élèves telle qu’elle est fortement préconisée dans ma discipline. J’avais conscience de la nécessité de rendre l’élève actif et de son implication dans les apprentissages pour obtenir des résultats satisfaisants.
Mon intégration à ce groupe qui répondait bien à mes attentes a cependant fait évolué ma façon d’enseigner, à la fois dans la façon de la considérer et dans la mise en place de situations pédagogiques concrètes.
- En ce qui concerne l’autoévaluation, je ne l’utilisais que pour la participation personnelle en classe à partir de fiches que j’avais élaborées et données aux élèves ; c’était le seul domaine où les élèves participaient et réfléchissaient sur leurs évaluations ; J’ai à présent étendu cette réflexion et cette pratique –auto et coévaluation- qui porte sur des travaux variés (à l’oral comme à l’écrit) en construisant systématiquement les critères d’évaluation avec les élèves, ce qui les amène à être capables de comprendre ce qu’est un travail réussi et à ne plus « subir les notes comme une fatalité ».
- Ce groupe m’a amenée à développer une réflexion et une ouverture sur les difficultés des élèves, leurs erreurs et les procédés qu’ils mettent en place pour la réalisation d’une tâche . Cela me permet de mieux les comprendre et ainsi de mieux pouvoir les aider.
- Le travail interdisciplinaire m’a beaucoup intéressée et appris ; il m’a permis également de faire plus de connexions entre les savoirs et, en classe, à multiplier les références à d’autres disciplines, ce qui aide les élèves à comprendre que les savoirs ne sont pas morcelés mais obéissent à une logique globale.
- Et surtout, j’ai découvert à quel point le travail de groupe que je pratiquais très peu était riche pour apprendre, réfléchir, progresser et créer.
- J’apprécie également le fait de pouvoir réfléchir, travailler et échanger avec certains de mes collègues.
Mais cette démarche se heurte parfois à certains problèmes et limites :
- Le fait de mieux dépister les difficultés des élèves ne nous donne pas forcément les moyens de les résoudre (frustration).
- La mise en place de la démarche (par exemple : travaux d’écriture, réécriture) prend beaucoup de temps.
- Les classes chargées et agitées rendent parfois la mise en place du travail de groupe difficile (bruit et débordement , moins de contrôle de ce que chacun fait…) .
Il me semble que ces difficultés ne doivent cependant pas constituer un obstacle insurmontable à la mise en place de la démarche, les bénéfices étant dans tous les cas largement supérieurs aux inconvénients.

Espagnol Laurence Boyer


J’ai rejoint l’équipe ML à la rentrée scolaire 2002 sans réellement savoir si cela me
permettrait de trouver des réponses à certaines questions que je me posais:
- Comment motiver ou remotiver les élèves?
- Comment les amener à être plus actifs?
- Comment les aider à comprendre leurs erreurs?
- Comment leur permettre de réutiliser de façon plus personnel les savoirs. les outils...
- Comment leur faire prendre conscience de leurs points forts et de leurs points faibles?
Etc...
Questions que chacun d’entre nous se pose fréquemment.

Le fait de pouvoir échanger et partager nos interrogations et de trouver ensemble des pistes de réflexion m’a permis de me poser également d’autres questions sur ma façon d’enseigner, de communiquer avec le groupe classe.

J’ai assez rapidement constaté une évolution dans ma façon de travailler essayant dès que j’en avais la possibilité de les faire réfléchir et créer, d’abord de façon individuelle puis en groupe (travaux d’écriture / réécriture).
Les élèves se sont habitués à cette façon de travailler très rapidement et se sont montrés très demandeurs.
A la fin de chacun de leurs travaux je leur propose toujours de faire un petit bilan sur leur production (Quelles difficultés ont-ils rencontré ? Que leur a apporté ce travail? Quel regard ont-ils sur le résultat final ?...) J’ai très vite découvert que cette façon de travailler leur plaisait beaucoup et que malgré certaines difficultés rencontrées au cours des séances ils finissent généralement par être satisfaits de leur production, à mieux comprendre leurs erreurs et à réutiliser leurs acquis.

Toutefois, cette façon de travailler a parfois ses limites : manque de temps par rapport au programme (même si en espagnol nous bénéficions d’une certaine souplesse), effectifs et profil de la classe (il est plus facile de travailler avec certains groupes qu’avec d’autres), nécessité de repréciser qu’il s’agit d’un “travail”et non pas d’un moment de récréation et parfois manque de temps personnel pour chercher de nouvelles idées...

Si travailler plaît aux élèves et leur permet de s’interroger et peut-être parfois de progresser, c’est aussi pour moi une façon de remettre en question certaines de mes méthodes de travail et d’évoluer vers un enseignement “communicatif’ (plus d’échanges avec les élèves).



Français Michèle Zarco

Je viens de prendre connaissance du dossier déposé ce jour dans mon casier…
Je n’ai pas produit d’écrit parce qu’en fait, je pense avoir compris le , les sens de la démarche mais j’éprouve beaucoup de difficultés à la mise en pratique.
Les témoignages dont j’ai pris connaissance me conduisent à clarifier les motifs m’ayant poussée à m’intéresser à cette action.

J’enseigne le français depuis plus de trente ans, ce parcours s’est effectué dans des établissements très variés : lycées classique, professionnels et surtout divers collèges. Je constate que, plus les années passent, moins je sais ce que l’on attend de moi, ce qu’il faut faire, et comment…J’éprouve une certaine lassitude, voire parfois du découragement face à des publics dont je ne saisis pas toujours les codes et les attentes (si attentes il y a).
Je suis tout à fait persuadée que les méthodes d’apprentissage doivent être non seulement « dépoussiérées » mais aussi modifiées ; je tente donc des petites mises en pratique : groupes, auto-évaluation… mais ce n’est pas toujours très probant (les problèmes sont divers : mise en place, nombre trop élevé d’élèves, horaires qui se restreignent). Pour être tout à fait claire, je dois aussi constater que pour enseigner autrement, il faut accepter de profondes remises en question de nos fonctionnements ; les structures mentales en place depuis longtemps ont parfois tendance à refaire surface !
Me voici donc dans une grande confusion…En m’intéressant à cette démarche, je recherche surtout de nouvelles motivations pour continuer à exercer un métier que j’ai choisi mais qui ne m’apporte plus beaucoup de satisfactions.

Maîtrise de la langue ? Maryvonne Salignat
Un concept nouveau qui pour moi n'a pas été une révélation, mais un cadre à beaucoup de tâtonnements.
J'ai enseigné plus de vingt ans en ZEP et j'ai toujours refusé d'être un professeur frustré et amer. J'ai donc renoncé bien vite à l'illusion de la transmission du savoir par la bonne parole. D'autre part, j'ai pendant longtemps mené parallèlement des activités périscolaires : ateliers d'écriture et ateliers de théâtre. J'étais alors toujours surprise de voir la réussite de ces élèves dans ces différentes activités et leur échec dans les disciplines scolaires ; jusqu'au jour où j'ai appliqué la même méthode dans les deux types d'activités. A savoir que ce que faisait l'élève devait être au centre de notre enseignement, qu'il ne fallait pas prêcher mais construire ensemble De ce point de vue, l'élève apprend mais le professeur apprend aussi et même davantage, et il s'établit alors une relation de confiance mutuelle. Je m'étais réconciliée avec le métier.

Quelle serait ma représentation à l'heure actuelle de la maîtrise des langages ?

Il s'agirait de pratiquer l'écriture pour mieux comprendre et pour mieux apprendre.

Ma matière s'y prête.
Il s'agit en fait pour moi, de tenter d'inverser le processus d'apprentissage : ne plus apprendre à écrire (et à lire) mais faire écrire pour comprendre les mécanismes d'écriture et faire écrire pour apprendre à écrire et à lire.
Par conséquent, il ne s'agit pas de construire un savoir par apports successifs de connaissances ou de méthode, il ne s'agit pas de construire la complexité mais il s'agit de produire des écrits complexes et d'en reconnaître les mécanismes pour pouvoir ensuite les faire siens.
En fait, un texte produit par les élèves est réussi ou il ne l'est pas.
- S'il est réussi, qu'est ce qui fait qu'il est réussi en fonction de son enjeu d'écriture.
- S'il ne l'est pas qu'est ce qu'il faudrait changer, réaménager pour qu'il réponde à son enjeu. Il faut donc l'analyser.
Ce travail critique est artisanal, ce n'est qu'en phase finale que les procédés seront nommés et étudiés.
Cette réflexion est menée par les élèves et le professeur par comparaisons d'états de textes (différents écrits et différentes réécritures). Ces critères de réussites sont structurels (organisation du texte), syntaxiques, lexicaux
L'élève est donc écrivant (écrivain) et peut porter un regard sur ce qu'il produit, il est conscient de ce qu'il fait. Tout d'abord il produit, et il est reconnu par ce qu'il produit même si c'est imparfait ou même mauvais. Il sait que ce qu'il produit est matière à analyse et est perfectible
Cette appréhension de ma discipline a des conséquences sur mon travail.
D'une part la réflexion didactique en amont est beaucoup plus importante : Quels vont être les outils à fabriquer pour que l'élève soit capable de produire tel type de texte, l'apport ne venant qu'au moment où l'élève a reconnu la pertinence de cet outil pour ce qu'il devait produire.
D'autre part, l'évaluation est, elle, par contre, grandement simplifiée car elle évalue chaque critère mis en valeur par les analyses critiques successives. Elle permet aussi d'évaluer les améliorations apportées au texte
Je n'attends plus la perfection du texte d'élève donc je ressens moins de frustrations mais je décèle les réussites de détail, même si la réussite de l'ensemble n'est pas forcément tangible.

Concrètement, quels exercices je pratique couramment :
Aborder une notion nouvelle par l'écriture : soit une production de texte soit un inventaire de ce que je sais sur la notion. Et un bilan à la fin de la séquence
Ex : En début de séquence sur le texte poétique, présenter ses impressions justifiées sur un poème.
En fin de séquence, Fiche bilan : la poésie pour moi c'était…. ; c'est maintenant….
Faire écrire avec un enjeu de communication de façon que l'élève choisisse un type de texte et le choisisse en toute connaissance (écrire pour raconter, décrire, argumenter, expliquer….)
Un texte est écrit plusieurs fois et évalué plusieurs fois, par le groupe, par l'élève lui-même, par le professeur. :
Le texte peut être retravaillé seulement par paragraphes.
des études comparatives
En lecture, je pratique une approche plus globale des textes
J'ai pratiqué cette année, une approche que j'ai trouvée efficace : l'élève doit construire un sens en repérant ce qui lui a permis de dégager ce sens. (Il balaie et il balise le texte)
En orthographe et grammaire,
Les élèves aussi observent, comparent, produisent et en déduisent la règle qu'ils appliquent ensuite.

Enfin, cette démarche m'a fait prendre conscience que l'acte d'apprendre n'était pas un acte solitaire mais un acte qui pouvait se pratiquer ensemble, en groupe. Je pratique de multiples exercices de groupes, courts et rapportés et évalués par le groupe et le professeur avec établissement de critères;
Ex : La réponse à une question unique sur le texte. L'élève doit produire un paragraphe argumentatif (thèse, arguments, exemples, preuves ). Les élèves recherchent les arguments chez eux, en groupe, ils échangent et ils construisent la réponse sur transparent. Le groupe classe évalue les différentes performances.
Ex : Corpus d'observations et raisonnement par induction pour trouver la règle et écriture de la règle
Ex : En rédaction, par groupe de quatre, ils analysent leur devoir, ils élisent celui qui est le mieux réussi et ils disent pourquoi (émergence des critères)
C'est ce travail de groupe que je privilégie en ce moment car il me semble plus motivant et il a le mérite d'allier l'écrit et l'oral.
En effet, il me semble que l'on pourrait élargir la réflexion à la place de l'oral dans les apprentissages; verbaliser, c'est aussi comprendre et la verbalisation peut faire l'objet aussi d'apprentissages progressifs.
Histoire-Géographie- Education civique Laurence Lacombe
Qu'est ce que ça a changé pour moi ? Quels problèmes cela me pose-t-il ?

Ce qui caractérise notre démarche c'est de se rendre compte davantage des besoins des élèves. Il s'agit donc de changer la manière de mener les cours : mise en questionnement des élèves sur un thème avant de commencer les cours, travail préalable sur leurs représentations et travail sur leurs erreurs.

Participant à l'équipe maîtrise des langages depuis plusieurs années, je constate une évolution dans la mise en œuvre de mes cours. J'essaye de tenir compte de cela et de rendre les élèves plus actifs (travail personnel en classe, travail de groupe…). En tant que prof, j'essaye d'être moins directive dans le déroulement du cours.

Ce que j'apprécie aussi, c'est de pouvoir partager nos expériences avec des collègues. Le fait de ne pas être seule permet de voir qu'on a tous plus ou moins de difficultés à mettre en œuvre la démarche.

Ce qui me pose problème c'est avant tout le temps, on est tenu par les programmes en HG et la démarche demande beaucoup de temps. Je n'arrive pas, sauf occasionnellement à le faire en 3e par exemple. Le temps de correction est aussi un souci (notamment pour écriture / réécriture).

En ce qui concerne le travail de groupe, je n'ai toujours pas résolu les difficultés liées à la composition du groupe (homogène ou hétérogène) et j'avoue que je n'ai pas toujours envie de gérer l'indiscipline générée par un travail de groupe. Enfin, je dois faire le deuil de ma préparation car avec la démarche, la préparation du cours peut changer selon ce que les élèves ont fait et je trouve déstabilisant de lâcher son fil conducteur.



Maîtrise des langages : qu’est-ce que ça a changé dans mes pratiques ?
Chantal Alvarez

Je serais bien tentée de répondre par un raccourci provocateur : qu’est-ce que ça a changé ? Rien ..mais Tout !
La plupart des morceaux du puzzle, je les avais déjà découverts, parfois depuis mes (lointains) débuts , et c’est sans doute pourquoi la démarche m’a attirée. Mais il me manquait le liant, ce qui finalement donne sens et efficacité! Les pièces restaient éparses, à l’état d’intuitions plus ou moins inscrites dans les pratiques. Certaines déjà me réjouissaient, tandis que je m’escrimais à d’autres sans résultat probant ou de manière très pesante, pour les élèves comme pour moi . Il me manquait aussi quelques éléments majeurs.
La récompense de tout ce travail d’analyse et de réflexion mené depuis quatre ans, c’est donc une cohérence nouvelle , source de plaisir partagé et d’ efficacité . N’allons pas prétendre pour autant qu’il ne demeure aucune question…il en surgit toujours de nouvelles !

Les pièces déjà découvertes (et demeurées inabouties) ?
Les représentations des élèves, par exemple. C’est ainsi que depuis bien longtemps je commençais mon cours sur les milieux désertiques en sixième en demandant à chacun d’écrire un mot, un seul, caractérisant le désert . Ensuite nous listions ces mots et faisions le point…Je ne savais pas que cela s’appelait « faire émerger les représentations »…mais c’est bien de cela qu’il s’agissait et c’était plutôt agréable et vivant. Simplement, avec l’ensemble des collègues, nous constations que, parfois, les erreurs une fois publiquement exprimées semblaient encore mieux ancrées qu’avant : je n’avais pas compris que « faire émerger les représentations » ne suffisait pas… qu’on n’allait pas pratiquer en quelque sorte « l’échange standard » mais qu’il fallait ensuite mettre en place des situations, où chacun serait actif et pourrait confronter sa propre représentation du monde aux réalités, que la parole du prof, ou celle de quelques élèves de la classe, ne suffirait pas. Et puis, il faudrait encore de nouveau faire le point, faire dire, faire écrire… C’était le prix à payer pour que ces « fichues représentations » aient une chance de bouger...pour que se réorganise leur réseau dans la tête de l’élève, bref pour qu’il apprenne… chacun suivant son rythme d’ailleurs. Depuis, j’ai mesuré combien tout était représentation : travailler sur les représentations des « objets » à connaître ne suffit pas. Il y a aussi celles du travail à faire, des procédures à employer, du « métier d’élève », du rapport au savoir, à l’enseignant, à l’erreur, au conflit, au groupe classe etc. Prendre en compte tout cela et le faire évoluer peu à peu , sur le long terme.

Un autre exemple?
Le travail sur l’erreur : pressenti, mais… erroné, et tellement lassant !
Il y a bien longtemps que j’écoute les élèves lorsqu’ils interviennent et que leur parole est pour moi source d’information : bienheureuse erreur qui nous permet de découvrir et de reprendre ce qui n’est pas compris, en ménageant parfois quelques surprises d’ailleurs ! Pour cette partie là, c’était plutôt du plaisir. En revanche, je m’étais mise en tête de faire systématiquement identifier les erreurs principales et leurs sources, notamment lors des corrections des devoirs importants. Suivaient parfois des exercices écrits de « remédiation » (En troisième par exemple, après un devoir de brevet : rayer les idées qui ne répondent pas à tel ou tel sujet ou classer des idées selon divers sujets sur un même chapitre..). Mais que signifiait « identifier » ? Finalement, c’était un peu le confessionnal, chaque élève étant peu ou prou sommé de se trouver des erreurs et d’en retrouver les causes… et si on était à cours d’idée ou que l’on n’avait pas bien envie de chercher… la faute et surtout les raisons du copain pouvaient parfois faire l’affaire pourvu que l’on réponde quelque chose ! Je caricature un peu mais j’ai un assez mauvais souvenir de ces séances qui auraient voulu être une aide pour l’élève, qui auraient voulu renverser la perception de l’erreur, et même celle du rôle du professeur, mais qui souvent, à quelques rares révélations près, s’éternisaient pesamment, et demeuraient assez culpabilisantes. On notait sa « confession ».. et sûr, on s’en souviendrait la prochaine fois !…Mais de vrai travail sur l’erreur, il n’y en avait pas vraiment ! Il y avait bien les quelques exercices de remédiation. Ils n’étaient pas tous inutiles mais il faut noter que l’élève avait rarement parcouru le chemin qui aurait pu le mener jusqu’à eux, lui en imposer clairement la nécessité. Et puis, jusqu’où aller dans la correction des corrections d’exercices le plus souvent faits à la maison (et bâclés) ? Ils étaient de plus difficiles à noter ; et d’ailleurs faut-il et peut-on toujours tout noter ?
Si l’intuition de départ était bonne -l’erreur est source d’information et chacun doit travailler sur ses erreurs pour progresser- tout ceci ne constituait qu’un appendice du cours. L’erreur n’occupait pas la place centrale qui lui revient dans les apprentissages.
Je pourrais continuer à analyser d’autres exemples pour constater que finalement, ce sont toujours les mêmes dimensions qui manquaient à mon travail, celles qui permettent justement d’aller au bout de la démarche, d’introduire progression et dynamisme.

Les dimensions manquantes ? Les dimensions trouvées.

A l’occasion de notre travail de maîtrise des langages, ce que j’ai d’abord découvert, c’est la dimension, la puissance, du travail de groupe.
J’avais déjà pratiqué le travail en groupe, mais assez rarement finalement, car j’en avais une représentation très restrictive. Pour moi, en histoire-géographie, travailler en groupe c’était d’abord se partager un objet d’étude : « tu fais un dossier, un exposé, une affiche… sur les chevaliers, l’autre le fera sur les paysans » etc. Il faut apprendre à se documenter, à présenter aux autres…Il s’agit avant tout de groupes de production. Ce type de travail convient bien à tout ce qui peut se faire en marge du cours, là où on a un peu plus de temps, moins de contrainte. Il motive en général les élèves qui se prennent facilement d’affection pour l’objet produit. Mais la réussite suppose une telle somme de savoir-faire, que, dans le cadre du cours, on doit le plus souvent se contenter d’apprécier surtout l’investissement. Là encore, je caricature un peu, à peine cependant . Il m’est arrivé bien sûr de faire d’autres essais d’utilisation des groupes, mais dans tous les cas, cela n’était dans mon esprit qu’un « plus » ajouté au cours dialogué : je n’avais pas compris l’absolue nécessité de ce travail en petit groupe, sa place unique dans le processus d’apprentissage ni sa force mobilisatrice.
J’ai commencé à introduire le travail de groupe « nouvelle manière » d’abord à l’occasion des exercices d’écriture/réécriture, la règle d’or étant de faire toujours précéder les échanges par un travail individuel – sans cette implication de chacun le travail collectif tourne vite au bavardage. Puis on a travaillé en groupe pour comparer des productions diverses (un schéma par exemple) et en tirer des règles de procédure , élaborer des critères de réussite (ceux de l’écrit de brevet entre autres : c’est le travail progressif de toute une année), se questionner (« quelles questions aimerait-on poser sur… »), retenir l’essentiel (trois grandes idées à retenir du cours d’aujourd’hui ?), confronter ses représentations, confronter ses écrits, écrire ou réécrire à deux, classer (c’est à dire abstraire), évaluer à la lumière des critères dégagés, (d’abord le travail de l’autre, puis le sien propre, pour lequel la mise à distance est plus difficile) faire le point sur un apprentissage (d’après vous, à quoi sert ce qu’on a fait aujourd’hui ?), dire ses besoins (qu’aimeriez-vous travailler en priorité maintenant ? Quelles difficultés vous reste-t-il ?), travailler sur le groupe classe…etc. Les situations sont nombreuses. Les groupes peuvent donc produire, mais aussi chercher, s’expliquer. Leur configuration varie selon le but recherché ( production entre égaux, groupe d’entraide, à deux, le plus souvent à trois, parfois plus…). La manière d’entrer dans le travail de groupe (une question, un problème à résoudre…), d’y rester (deux-trois minutes avec son voisin, 20 minutes avec des interlocuteurs choisis par le professeur et un compte rendu commun écrit à fournir…), d’en sortir, c’est à dire d’exploiter le travail, les enjeux: tout peut varier au gré des situations (une constante cependant : chaque groupe doit toujours pouvoir rendre compte de son travail à la demande du professeur) et cette variété même constitue une source de dynamisme. Très rapidement , les élèves se font en effet à cette « gymnastique ». Cela représente pour le professeur comme pour les enfants, et c’est très important, un véritable changement de point de vue sur la classe : il n’y a plus un enseignant (qui sait) et, en face de lui, une collection d’individus, entretenant des rapports duales (prof/élève), il y a un groupe en apprentissage et un enseignant qui les accompagne. Les élèves savent s’expliquer entre eux autrement que nous ne le ferions. Le travail plait et mobilise, surtout si la situation de départ a été bien conçue (une situation problème avec un véritable enjeu de connaissance, de communication aux autres, d’évaluation..) : c’est une sorte de réhabilitation de la situation d’apprentissage. Le travail collectif d’échange au niveau de la classe qui suit le plus souvent valorise la production des groupes et l’effort de chacun. Tous y glanent quelque chose et mêmes les plus faibles s’y mettent, car ils y trouvent leur place et se sentent pris en compte. Il y a bien sûr quelques pertes de temps, quelques dérives, mais on est étonné d’entendre la teneur des discussions , parfois très « techniques » entre élèves et, même si certains arrivent parfois à échapper à la tâche commune, ils ne seront jamais aussi nombreux que tous les « dormeurs » des cours collectifs. L’introduction du travail de groupe est donc pour moi l’un des changements majeur et déterminant de mes pratiques .
S’il y a un problème, c’est celui du temps engagé dans ce travail de groupe…mais on échappe ainsi à combien de temps stérile  et la durée qui s’impose est-elle celle des manœuvres dues à la mise en groupe ou celle qui est nécessaire à tout apprentissage ?

Le temps…  Telle est la deuxième dimension qui s’est imposée à moi dans ma nouvelle approche de l’apprentissage . En dépit de toutes mes belles progressions du passé, y compris sur les savoir-faire, je n’avais pas compris combien l’enseignant se devait d’intégrer le facteur temps dans l’apprentissage. Ce dernier n’est pas instantané. Il ne peut non plus se réduire à la durée de l’effort nécessaire ni à une simple succession d’objectifs. Tout est beaucoup plus complexe . Les représentations du travail à produire sont à reprendre sans cesse, on avance pas à pas, on fait des points, on se projette…on se fixe un horizon .. et on donne peu à peu sens à ce qui permet de l’atteindre. En reprenant tel devoir de brevet, on travaille par exemple la notion de sujet/hors sujet mais on voit déjà poindre dans les analyses de textes le besoin d’organisation du propos. Les élèves ressentent ce manque mais ne le formulent pas clairement. Un devoir ultérieur permettra peut-être de nommer ce besoin, de le transformer en objectif, mais il faut encore en préciser peu à peu les contours . Les exercices ponctuels allant dans ce sens et pratiqués entre deux devoirs prendront alors sens : on sait ce qu’on construit. Il y a toujours plusieurs chantiers ouverts, tous à des points d’avancement différents. Ce temps est rythmé par les moments réflexifs où l’on revient sur le travail, où l’on nomme ce qui a surgi , où on se l’ approprie. On se fixe des objectifs prioritaires .J’ai systématisé dans mon enseignement tout ce travail de métacognition , que je crois essentiel pour ancrer les avancées et dont l’intuition m’était parfois déjà venue auparavant. Je suis aussi de plus en plus persuadée que c’est l’enseignant de s’adapter au rythme de la classe ; si tel point ne surgit pas maintenant, ce sera sans doute lors d’un prochain devoir. Mais, peut-on objecter, le rythme de « la » classe, n’est peut-être qu’une fiction ? Doit-on alors faire des cours différents pour différents niveaux ? Personnellement, je n’y suis jamais vraiment arrivée, à l’exception de quelques exercices spécifiques ponctuels, mais ce qui me rassure, c’est que dans le travail de groupe, chacun prend selon son niveau, qu’il y a là une sorte d’alchimie différenciée, qui n’a pas besoin de nous pour se faire.

Une troisième dimension introduite dans mes pratiques est celle de l’écriture : je n’en avais pas du tout pris la mesure jusque là. L’écriture en classe me servait avant tout à faire noter ce qu’il fallait retenir, mémoriser, puis à la restitution des connaissances au cours des évaluations. Parfois, rarement, les élèves pouvaient se soulager et exprimer leur ressenti par écrit après une activité forte (film, visite, rencontre…avec des déportés par exemple), mais on n’en faisait rien. A la limite cela faisait partie du travail à rendre au professeur ! Au moment d’un devoir, je faisais souvent pression sur les classes pour obtenir des brouillons , mais qu’est-ce qu’un brouillon ? Ce ne sont pas les quelques mots de consigne donnés au début du travail qui pouvaient conduire à utiliser réellement le brouillon, dont les élèves ont d’ailleurs bien souvent une fausse représentation : je demandais donc par principe, mais n’y croyais pas trop ! L’écrit me servait aussi souvent à collecter des réponses, des représentations, que je listais au tableau, pour classement, mais c’était une activité collective. C’est avec les activités de maîtrise des langages que j’ai vraiment réalisé les fonction possibles de l’écriture utilisables en classe, fonction que je connaissais pourtant bien à titre personnel : écrire pour communiquer mais aussi pour chercher, pour tâtonner, pour construire sa pensée, pour donner ses représentations . Là encore les situations d’écriture sont infiniment variées et rejoignent les travaux évoqués plus haut pour les groupes. J’ai introduit le travail sur des textes d’élèves sélectionnés par moi et anonymés afin de dégager des règles, des critères de réussite, suivi de réécriture individuelle. Chacun peut voir son texte pris en considération à un moment ou à un autre : même si ce texte n’est pas fameux, il sert de base à l’analyse commune. Il est en quelque sorte légitimé. L’erreur devient le point de départ de tout apprentissage. J’ai compris que l’on pouvait construire les apprentissages disciplinaires en écrivant : utiliser trois mots clés du vocabulaire d’une leçon dans une phrase suppose que l’on soit capable d’établir entre eux la bonne relation. Transposer la légende d’un schéma en un résumé (transcodage) oblige à montrer ce que l’on a compris. J’ai découvert qu’à travers l’écriture on pouvait même construire et enrichir progressivement des notions disciplinaires essentielles telles que le temps et l’espace : écrire pour localiser, c’est travailler non seulement le vocabulaire de la localisation mais la perception que l’on a de l’espace. Au fur et à mesure que se réduisait la traditionnelle trace écrite, un autre type d’écriture intervenait à tout moment, comme support à l’apprentissage, dans mon cours.
Par l’écrit, et grâce aussi à notre travail en équipe plurisdisciplinaire, j’ai touché bien souvent d’ailleurs à ce qui faisait la spécificité de ma discipline et dont je n’étais pas toujours consciente : qu’est-ce qu’un texte d’histoire. En quoi se distingue-t-il , se rapproche-t-il d’un texte scientifique, de SVT par exemple, ou d’un texte littéraire. C’est tout le regard sur le monde de nos disciplines qui apparaît à travers les règles spécifiques d’écriture. La Maîtrise des langages m’a ainsi conduite à faire des références à d’autres disciplines en classe, à situer la mienne parmi d’autres.
Un autre regard sur les champs disciplinaires, un autre regard sur les élèves aussi. J’ai pris l’habitude de regarder de plus prés les écrits des élèves. Souvent ceux qui me paraissaient d’abord nuls finissaient par révéler des traces de pensée en cours d’élaboration, et souvent s’ ils étaient maladroits, ils reflétaient un véritable effort pour s’impliquer, pour affronter le sujet, ce que ne faisaient pas nécessairement des textes plus banals, plus proches des « modèles », parfois mêmes fortement inspirés par eux. A ma grande surprise, j’ai découvert que bien peu d’élèves faisaient preuve de mauvaise volonté. Généralement, ils « essayaient » et l’on pouvait voir les traces de ces efforts dans leurs écrits, simplement, le plus souvent, ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’on attend d’eux… encore les représentations !

Le travail de groupe, ce qui signifie un autre regard sur les élèves et le groupe, la prise en compte différente du temps, qui s’appuie sur une autre approche de l’apprentissage et de la gestion des représentations, l’introduction de l’écriture comme support à ce même apprentissage, entraînant un autre regard sur la discipline et sur les élèves : ces trois changements fondamentaux ont bouleversé mes pratiques ces dernières années, conduisant à une nouvelle cohérence. Le travail sur l’erreur, l’évaluation formative, la prise en compte des représentations, la mise en questionnement pour entrer dans un sujet, la mise en place de situations problèmes pour favoriser la mise en apprentissage ont trouvé facilement leur place dans cet ensemble. C’est une nouvelle approche globale de l’apprentissage.
De plus en plus, cette vision s’applique aussi à la gestion du groupe classe notamment en tant que PP. Il y a longtemps déjà qu’il m’est arrivé de faire écrire à chacun sa manière de voir telle ou telle situation, tel ou tel problème de la classe : c’est une manière de permettre à tous de s’exprimer et d’accéder à un reflet plus exact de l’ensemble des individus et pas seulement des quelques vedettes qui peuvent coloniser le devant de la scène. L’habitude de négocier (des savoirs), d’argumenter, d’établir des critères, des règles commence à donner une autre tournure aux heures de « vie de classe » et là encore, je pressens les possibilités du travail de groupe. Si les règles de procédure s’établissent ensemble, pourquoi ne serait-ce pas le cas des règles de vie ? L’apprentissage, mais aussi la démocratie, le débat, la gestion des conflits sont concernés par ces évolutions.
Bien sûr, il y a encore quelques unes de nos représentations à faire bouger…chez les profs aussi ! Mais le travail de groupe est aussi pour les profs….c’est également au niveau de la vie l’équipe des enseignants engagés dans la Maîtrise des langages que les pratiques ont changé : nous avons commencé à apprendre à nous mettre nous mêmes en situation d’apprentissage. Si Cette situation a déjà produit des effets : elle m’a persuadée que c’est en s’observant dans nos apprentissages, avec toutes nos peurs, toutes nos hésitations, que nous comprendrions ce que nous imposons à nos élèves.

CONCLUSION

En dépit de l’élargissement des perspectives par rapport aux buts initiaux, le sens premier de notre équipe semble bien être resté le même, à savoir : sortir les enseignants de leur isolement, leur permettre de mieux s’adapter aux conditions actuelles de l’enseignement, en leur fournissant un point d’appui, un lieu interdisciplinaire d’échange pédagogique où les expériences peuvent être mutualisées, analysées, où l’on peut se donner les axes de travail pour creuser ses pratiques dans le cadre d’une « culture commune ». Le rôle formateur et fédérateur de l’équipe globale demeure donc essentiel.
Il reste que pour mieux coller aux réalités et accroître l’efficacité, l’équipe a parfois cherché à se démultiplier dans l’action. C’est ainsi que certains d’entre nous fonctionnent de manière régulière ou occasionnelle en équipe disciplinaire afin de travailler concrètement à l’intégration du regard commun dans leur champ propre. Des équipes-classes se sont également constituées, réunissant les enseignants d’une même classe dans le but de coordonner les efforts sur un même groupe d’élèves et d’en vérifier les effets. Mais tout cela est lourd. L’expérience montre que si les équipes spécifiques sont les bienvenues, si leur travail est toujours enrichissant, il fait cependant accepter les limites qu’imposent le temps et l’énergie disponibles. Les groupes restreints de travail appliqués à un projet précis sont des « plus » dont il faut savoir profiter lorsqu’ils existent, mais dont l’absence ou l’existence plus ou moins épisodiques ne doivent pas décourager l’équipe globale qui garde sa fonction centrale : l’action passe d’abord par l’investissement de chacun dans ses propres cours et c’est la multiplication des participants qui transforme peu à peu le contexte pédagogique du collège.
Une exception doit être faite pour les équipes « sixième », les seules équipes classes dont l’existence est intrinsèquement liée à un projet, celui de l’intégration des nouveaux élèves de sixième au collège. La généralisation de ces équipes à toutes les classes du niveau l’an prochain constituera une véritable chance pour l’ensemble des élèves d’être propulsés dès le départ dans un autre rapport au savoir que celui que l’on voit prévaloir habituellement. C’est la constitution d’une sorte de socle sur lequel on pourra ensuite s’appuyer pour favoriser le changement dans les autres cycles du collège. Toutefois, tous les collègues ne sont pas entièrement engagés dans notre équipe ; les professeurs de la sixième « basket » nous ont rejoint il y a deux ans, reconnaissant le terrain commun et les approches semblables mais les nouveaux collègues qui adhèrent au projet « intégration des élèves de sixième » sont souvent attirés dans un premier temps par son aspect pratique (séjour d’intégration, par exemple). Ils choisissent individuellement de participer ou non à nos activités.
Chaque année, de nouveaux collègues choisissent –à travers le projet « sixième » ou non- de venir travailler avec nous et se joindre à notre réflexion ; ils sont et seront toujours les bienvenus. La culture du groupe est donc hétérogène et il faut faire preuve à la fois de souplesse et de détermination pour permettre à la situation de progresser.

Les questions posées sont donc multiples. Ecrire peut nous aider à prendre le recul nécessaire, à penser l’avenir, à mieux en saisir les enjeux. N’utilisons-nous pas l’écriture avec nos élèves pour construire la pensée ? Cette démarche a ceci de spécifique et fascinant : elle produit un effet miroir et lorsque nous nous efforçons d’écrire, nous comprenons les situations que vivent nos élèves lorsqu’ils écrivent.
Ecrire, c’est aussi le bénéfice espéré d’un regard extérieur dont l’examen critique est susceptible d’apporter des éclairages nouveaux sur l’action que nous menons, en même temps que c’est l’occasion de mutualiser notre expérience, de communiquer notre vécu aux lecteurs, lointains ou plus proches. Nous invitons ainsi les lecteurs de cette brochure à nous faire part de leurs réactions.
Collège Louis Leprince Ringuet – Genas Mai 2004
-  PAGE 44 -


Fiche 1