Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires
L'implantation des points d'accueil fait l'objet sur cette base d'un examen dans le
.... Association des usagers à la conception des offres et outils de la relation de
service : SVI, téléprocédures, etc. ... Amplitude d'ouverture de l'accueil physique
...... La masse salariale reconductible de l'année précédente est corrigée du ...
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SOMMAIRE
TOC \o "1-3" \u Préambule PAGEREF _Toc360541511 \h 2
Développer les services aux familles, réduire les inégalités PAGEREF _Toc360541512 \h 2
Renforcer le développement de loffre daccueil des jeunes enfants en direction de toutes les familles et de tous les territoires PAGEREF _Toc360541513 \h 2
Contribuer à la structuration dune offre « enfance et jeunesse » adaptée aux besoins des familles PAGEREF _Toc360541514 \h 2
Soutenir la fonction parentale et faciliter les relations parents-enfants PAGEREF _Toc360541515 \h 2
Favoriser lintégration sociale des familles dans leur environnement et contribuer à la cohésion sociale sur les territoires PAGEREF _Toc360541516 \h 2
Des offres de service inscrites dans les territoires PAGEREF _Toc360541517 \h 2
Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits, simplifier les démarches PAGEREF _Toc360541521 \h 2
Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires PAGEREF _Toc360541522 \h 2
Laccès aux droits, au centre de loffre de service de la branche Famille PAGEREF _Toc360541523 \h 2
Améliorer le parcours dinsertion sociale des personnes et des familles en situation de précarité PAGEREF _Toc360541524 \h 2
Favoriser, pour les familles, des conditions de logement et un cadre de vie de qualité PAGEREF _Toc360541525 \h 2
Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale PAGEREF _Toc360541526 \h 2
Adapter la relation de service aux allocataires à leur diversité et à laccroissement de la demande sociale PAGEREF _Toc360541527 \h 2
Améliorer la compréhension des droits par lallocataire en simplifiant les démarches et la réglementation PAGEREF _Toc360541528 \h 2
Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits PAGEREF _Toc360541531 \h 2
Verser le « juste droit » et maîtriser les risques PAGEREF _Toc360541532 \h 2
Poursuivre la lutte contre la fraude PAGEREF _Toc360541536 \h 2
Renforcer lefficience des processus de gestion PAGEREF _Toc360541537 \h 2
Promouvoir une dynamique de développement durable en lien avec le plan cadre de la Sécurité sociale PAGEREF _Toc360541538 \h 2
Les clefs de la réussite PAGEREF _Toc360541539 \h 2
Contribuer à lélaboration, à la mise en uvre et à lévaluation des politiques familiales et de solidarité PAGEREF _Toc360541540 \h 2
Accompagner les salariés dans la mise en uvre du changement PAGEREF _Toc360541544 \h 2
Optimiser le fonctionnement du réseau de la branche Famille PAGEREF _Toc360541550 \h 2
Adapter les dispositifs et les outils de pilotage de la performance aux nouveaux enjeux PAGEREF _Toc360541554 \h 2
Un système dinformation aligné sur les enjeux stratégiques PAGEREF _Toc360541555 \h 2
Une politique de communication pour appuyer la mise en uvre des objectifs de la Cog PAGEREF _Toc360541556 \h 2
Les fiches thématiques PAGEREF _Toc360541557 \h 2
Fiche n° 1 : Renforcer le développement de loffre daccueil des jeunes enfants en direction de toutes les familles et de tous les territoires PAGEREF _Toc360541558 \h 2
Fiche n° 2 : Contribuer à la structuration dune offre « enfance jeunesse » adaptée aux besoins des familles PAGEREF _Toc360541563 \h 2
Fiche n° 3 : Soutenir la fonction parentale et faciliter les relations parents-enfants PAGEREF _Toc360541568 \h 2
Fiche n° 4 : Favoriser lintégration sociale des familles dans leur environnement et contribuer à la cohésion sociale sur les territoires PAGEREF _Toc360541573 \h 2
Fiche n° 5 : Des offres de services inscrites dans les territoires PAGEREF _Toc360541578 \h 2
Fiche n° 6 : Favoriser laccès aux droits et lutter contre le non recours aux prestations sociales et familiales PAGEREF _Toc360541581 \h 2
Fiche n° 7 : Améliorer le parcours dinsertion des personnes et des familles en situation de précarité PAGEREF _Toc360541585 \h 2
Fiche n° 8 : Favoriser, pour les familles, des conditions de logement et un cadre de vie de qualité PAGEREF _Toc360541590 \h 2
Fiche n° 9 : Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale PAGEREF _Toc360541594 \h 2
Fiche n° 10 : Adapter la relation de service aux allocataires à leur diversité et à laccroissement de la demande sociale PAGEREF _Toc360541598 \h 2
Fiche n° 11 : Améliorer la compréhension des droits par lallocataire en contribuant à la simplification des procédures et de la réglementation PAGEREF _Toc360541603 \h 2
Fiche n° 12 : Faciliter les démarches de lallocataire en renforçant les synergies avec les partenaires PAGEREF _Toc360541607 \h 2
Fiche n° 13 : Mettre la démarche de qualité intégrée au cur des processus de gestion PAGEREF _Toc360541611 \h 2
Fiche n° 14 : Mieux maîtriser les risques PAGEREF _Toc360541614 \h 2
Fiche n° 15 : Mieux recouvrer les indus PAGEREF _Toc360541619 \h 2
Fiche n° 16 : Poursuivre la lutte contre la fraude PAGEREF _Toc360541624 \h 2
Fiche n° 17 : Renforcer lefficience des processus de gestion PAGEREF _Toc360541629 \h 2
Fiche n° 18 : Promouvoir une dynamique de développement durable en lien avec le plan cadre de la Sécurité sociale PAGEREF _Toc360541633 \h 2
Fiche n° 19 : Contribuer à lélaboration, à la mise en uvre et à lévaluation des politiques familiales et de solidarité PAGEREF _Toc360541638 \h 2
Fiche n° 20 : Accompagner les salariés dans la mise en uvre du changement PAGEREF _Toc360541642 \h 2
Fiche n° 21 : Optimiser le fonctionnement du réseau de la branche Famille PAGEREF _Toc360541647 \h 2
Fiche n° 22 : Adapter les dispositifs de pilotage de la performance aux nouveaux enjeux PAGEREF _Toc360541652 \h 2
Fiche n° 23 : Un système dinformation aligné sur les enjeux stratégiques PAGEREF _Toc360541656 \h 2
Annexe 1 : Les ressources et les règles budgétaires PAGEREF _Toc360541660 \h 2
Le fonds national daction sociale PAGEREF _Toc360541661 \h 2
Le fonds national de gestion administrative PAGEREF _Toc360541664 \h 2
Annexe 2 : Les axes et les principales échéances du schéma directeur du système d'information PAGEREF _Toc360541669 \h 2
Annexe 3 : Les indicateurs associés à la Cog PAGEREF _Toc360541676 \h 2
Annexe 4 : Le dispositif de suivi et de révision de la Cog PAGEREF _Toc360541677 \h 2
Préambule
La Sécurité sociale, aux termes de lordonnance du 4 octobre 1945 qui la instituée, est « destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent ». Cette dernière mission, élargie en 1978 à toutes les familles ayant charge denfant(s), reste fondamentale pour lavenir et la cohésion de notre pays. La branche Famille de la Sécurité sociale y contribue de façon décisive, avec plus de 11 millions dallocataires et 38 millions de personnes couvertes et un réseau reconnu pour son expertise piloté par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).
LEtat et la Cnaf concluent aujourdhui pour cinq ans (2013-2017) la présente convention dobjectifs et de gestion (Cog), par laquelle ils sengagent ensemble autour dambitions fortes pour toujours mieux accompagner toutes les familles. Ils entendent faire de la Cog, plus quun simple outil de gestion, un véritable outil de politique publique qui traduit le volontarisme et les priorités de la politique familiale partagés par le gouvernement et le Conseil dadministration de la Cnaf.
La Branche a vocation à accompagner lensemble des familles ayant des enfants, dans toute leur diversité, par une offre de service combinant le versement des prestations et la mise en uvre de dispositifs daction familiale. Elle a aussi vocation à préparer lavenir, par linvestissement dans la jeunesse, le soutien aux parents dans leur rôle de parent et le développement dune offre daccueil collectif et individuel de la petite enfance permettant une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Dans un contexte de crise qui fragilise les familles, il sagit également de prendre part à la réponse de lensemble des institutions publiques à lurgence sociale et de porter une attention particulière aux familles vulnérables.
A travers les actions et les objectifs quelle définit, la Cog témoigne enfin des engagements communs de lEtat et de la Branche, dans la mesure de ses compétences et de ses missions, pour dautres politiques publiques essentielles pour le quotidien des familles. Il en va notamment ainsi de la politique du logement, qui représente un enjeu financier majeur pour la branche Famille eu égard au volume des prestations logement quelle verse et dont le réseau des Caf est un relais indispensable. Il en va de même, sans prétention à lexhaustivité, de lengagement en faveur de la politique de la ville, de la prise en compte du handicap et de légalité entre les femmes et les hommes.
La présente Cog porte trois ambitions fortes : le développement volontariste de services aux familles, la mise en uvre dune politique de service aux allocataires adaptée à la crise et aux nouveaux besoins, lexigence dune amélioration de lefficience du processus de production.
Première ambition : le développement volontariste de services aux familles qui incarnent luniversalité de la politique familiale.
La Cog permettra de développer un programme ambitieux de services. Cest renforcer le caractère universel de notre politique familiale que de mettre en uvre de véritables missions de services publics aux familles, qui constituent pour tous une condition à la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle. Cest renforcer la cohésion sociale que de permettre à tous de fréquenter les mêmes lieux daccueil du jeune enfant, de soutien aux parents, daccueil périscolaire ou danimation de la vie sociale locale.
Par les actions et moyens inscrits dans la présente convention, la branche Famille appuiera la création nette, sur sa durée, de 100 000 solutions daccueil collectif des 0-3 ans et le développement de laccueil individuel pour assurer la prise en charge de 100 000 enfants supplémentaires. Il sagit dune contribution déterminante à latteinte de lobjectif global de 275 000 solutions daccueil nouvelles en 5 ans. Cet objectif mobilise par ailleurs lEducation nationale à hauteur de 75 000 élèves de moins de 3 ans supplémentaires accueillis en école maternelle.
Dans le développement des solutions daccueil proposées aux familles, trois orientations seront suivies :
La correction des inégalités territoriales. Les solutions daccueil du jeune enfant varient, selon les départements, de 9 à 80 pour 100 enfants de moins de 3 ans. Les moyens seront prioritairement mobilisés vers les territoires les plus déficitaires grâce à des moyens spécifiques, notamment un fonds de rééquilibrage territorial, qui viendront bonifier le financement par la prestation de service unique. Sur la période couverte par la Cog, 75 % des nouvelles solutions daccueil collectif seront déployées dans les territoires où la tension est la plus forte entre loffre daccueil et la demande des parents.
La correction des inégalités sociales, à la fois en favorisant le maintien ou le retour à lemploi des parents et par une socialisation précoce des enfants qui peut contribuer à lutter contre la reproduction des inégalités. Le développement des solutions daccueil se fera en cohérence avec la géographie prioritaire de la politique de la ville. Par ailleurs, des outils de financement définis dans la Cog viendront à lappui de laction des collectivités territoriales pour rendre effectivement possible latteinte de lobjectif daccueil de 10 % denfants issus de familles pauvres dans les crèches, élément du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour linclusion sociale. Enfin, une attention particulière sera portée aux parents et enfants confrontés à un handicap.
Une égale exigence de qualité pour laccueil collectif et laccueil individuel. Les assistants maternels offrent la majeure partie des solutions daccueil en France, de sorte que lensemble des objectifs fixés par la présente convention impliquent une attention accrue portée à laccueil offert par ces professionnels. Dans cette perspective, la Cog prévoit un resserrement significatif du maillage des Relais dAssistants Maternels (1 Relais pour 70 professionnels). Cette action se conjuguera à la mise en uvre dun plan en faveur des métiers de la petite enfance, qui permettra de développer laccès à la formation et des parcours professionnels réunissant accueil individuel et accueil collectif.
La mobilisation de la branche Famille, pour porter ses fruits, doit être rejointe à léchelle des territoires par celle de lensemble des acteurs des services aux familles. LEtat développera la coordination et la structuration de leur action par le biais de schémas territoriaux, qui tiendront compte de la diversité des modes daccueil collectif et individuel et dont les principes seront définis dans le cadre de la modernisation de laction publique (Map). Les Caf y participeront avec lEtat, les collectivités territoriales, les associations ainsi que des parents.
Pour aider concrètement les parents dans lexercice de leur fonction de parent, les signataires ont souhaité reconnaitre lapport du soutien à la parentalité en linstituant en politique publique à part entière. Les crédits consacrés à ces services seront doublés afin de permettre quune offre de service « parentalité » maille progressivement lensemble du territoire et réponde aux nouvelles attentes des parents : portai Internet dédié, lieux découte et déchange, accompagnement des parents dans le cadre de la périnatalité ou pour le soutien scolaire de leurs enfants, aide au départ en vacances des familles. Une attention particulière sera portée à un développement significatif des services de médiation familiale pour accompagner les familles qui font face à la séparation des parents ou souhaitent léviter.
Ce changement déchelle saccompagne dune approche radicalement nouvelle. Il sagit de sadresser à tous les parents, pour les accompagner au quotidien dans léducation de leurs enfants ou les aider à faire face à des difficultés, quel que soit lâge de leurs enfants, quelle que soit la composition des familles. Ces dernières se transforment : un enfant sur deux naît hors mariage, un enfant sur cinq vit dans une famille monoparentale, un enfant sur neuf vit dans une famille recomposée. Leurs attentes ont évolué avec elles : aujourdhui, plus dun parent sur cinq déclare avoir souvent rencontré des difficultés dans léducation de ses enfants. Lenjeu est de banaliser le recours aux services de soutien à la parentalité pour que toutes les familles puissent y accéder, sentraider et partager leurs expériences, sans peur dêtre jugées.
Linvestissement en faveur de la jeunesse doit se déployer aussi en direction des enfants de plus de 3 ans et des adolescents. La branche Famille attache une grande importance au développement dune offre de services en direction de ces derniers et en faveur de lautonomisation des jeunes. Le soutien de la branche à une offre daccueil périscolaire et extrascolaire de qualité se poursuivra. En outre, parce quil sagit de contribuer à la réussite de tous les enfants, la Cog prévoit les conditions dun accompagnement de la réforme des rythmes éducatifs en permettant le développement de nouveaux services daccueil entre la fin des classes et le retour au domicile familial.
Deuxième ambition : une politique de service aux allocataires répondant aux nouveaux besoins des familles
Dune part, parce que la complexité de certaines démarches et de certaines réglementations éloigne les allocataires de leurs droits et alourdit la charge de travail des Caf, la branche Famille participera aussi au « choc de simplification ». Y concourront les engagements réciproques de lEtat et de la Cnaf de parvenir à un encadrement législatif et réglementaire des prestations plus lisible et plus uniforme, à un allègement des pièces justificatives exigées qui doit permettre une gestion plus efficiente et mieux sécurisée des dossiers, au développement des échanges de données afin de limiter les démarches incombant aux usagers. Par ailleurs, lensemble des procédures que peuvent être amenés à réaliser les allocataires pourra faire lobjet de démarches dématérialisées avant la fin 2014.
Dautre part, la branche déploiera une politique de paiement à bon droit : autant les bénéficiaires des prestations ont des devoirs ; autant il convient de veiller à leur accès effectif aux droits. Conformément au plan pluriannuel contre la pauvreté et pour linclusion sociale, 100 000 rendez-vous des droits, organisés en fonction des besoins dans chaque territoire et en partenariat avec les autres institutions impliquées dans la lutte contre lexclusion, permettront chaque année aux allocataires qui en ont le plus besoin de bénéficier dun accompagnement renforcé dans laccès à lensemble de leurs droits sociaux. Un tel accompagnement, sera également proposé, dans la mesure des compétences de la branche Famille et en coordination avec les autres acteurs, à toutes les familles confrontées à des problèmes de maintien dans leur logement.
Plus généralement, le réseau des Caf intensifiera son action consistant à accompagner les familles quand un évènement est susceptible de les rendre plus vulnérables (séparation, deuil dun enfant ou dun parent, risque dexpulsion). Cest ainsi que des parcours dédiés permettront un suivi spécifique de ceux qui en ont le plus besoin.
Troisième ambition : Produire mieux en associant les administrateurs des Caf et de la Caisse nationale, les équipes de directions des Caf, les agents et les allocataires aux changements
Malgré les efforts déployés par la branche Famille, au premier chef par ses agents, au cours de la précédente Cog, la crise a sensiblement accru la sollicitation des Caf et entrainé une détérioration de la qualité du service préjudiciable aux allocataires aussi bien quaux agents. Les moyens alloués et les orientations définies par la présente convention doivent permettre aux CAF de mieux produire.
Accroître la capacité de production du réseau des Caf simpose pour répondre à lurgence. Les retards dans le traitement des droits fragilisent les allocataires, en premier lieu les plus vulnérables. Cest la raison pour laquelle des moyens humains supplémentaires seront affectés au cours des deux premières années couvertes par la Cog afin de provoquer un véritable choc de production qui aidera les efforts déjà fournis par les caisses du réseau et leurs agents à se concrétiser.
Sur le plus long terme, cette exigence, dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, impose de donner une impulsion significative aux initiatives dorganisation en réseau, de pilotage à léchelle nationale, à laccompagnement des caisses en difficultés, à lhomogénéisation des coûts de gestion, à la modernisation des systèmes dinformation et à la mutualisation de lexpertise. Elle doit aussi saccompagner dune définition plus claire des engagements respectifs de la branche et de ses partenaires, Etat et collectivités territoriales, en particulier pour les missions que la branche accomplit pour compte de tiers.
Ainsi, si les moyens alloués doivent permettre de produire plus, lensemble des actions prévues par la présente convention a pour objectif de produire mieux, grâce aux simplifications et en promouvant la qualité du traitement des droits. Prévention des indus et développement de laccès aux droits ne sont pas contradictoires avec les efforts qui doivent être poursuivis pour la maîtrise des risques et la lutte contre la fraude. Ils se rejoignent au contraire dans lapproche globale, mentionnée plus haut, du paiement à bon droit.
Pour prendre leur pleine mesure, ces efforts devront associer étroitement aux changements les administrateurs des Caf et de la caisse nationale, les agents et les allocataires.
Pour permettre aux agents de simpliquer pleinement, une attention particulière sera apportée à leurs conditions de travail, aussi bien en termes de formation professionnelle que damélioration et de sécurisation du cadre dans lequel ils sont amenés à accueillir le public.
Pour permettre aux usagers de prendre part à ces évolutions, leur participation au processus de décision sera encouragée sous ses différentes formes : participation dans le fonctionnement des établissements financés par la branche Famille, tels que les centres sociaux ; dispositifs mis en uvre par les Caf pour recueillir leurs avis sur la conception des services auxquels ils ont recours ; réunion publique annuelle du conseil dadministration des Caf.
Lécoute des allocataires et des agents continuera ainsi dalimenter les travaux des administrateurs locaux et nationaux qui seront, dans leur champ de compétences, étroitement associés à la définition des politiques mises en uvre, à la définition des objectifs stratégiques, au suivi des résultats et à lévaluation des dispositifs, la branche Famille jouant pleinement un rôle de proposition.
Pour la conduite des missions de la branche Famille et pour la réussite de ces ambitions partagées, la présente convention réaffirme ainsi le rôle essentiel dune gouvernance de qualité investie au service des allocataires.
Développer les services aux familles,réduire les inégalités
Renforcer le développement de loffre daccueil des jeunes enfants en direction de toutes les familles et de tous les territoires
Au cours de la Cog 2009/2012 la branche Famille a contribué à développer loffre daccueil des jeunes enfants et à la diversifier notamment grâce au développement daccueils innovants. Ainsi, sur cette période, le nombre de places d'accueil collectif financées par la branche famille a progressé de près de 40 000. A ces places nouvellement créées s'ajoutent un même nombre « d'équivalents places » obtenues par l'optimisation des places existantes, pour un total d'environ 80 000 places supplémentaires. Cependant, entre les rentrées scolaires 2008 et 2011, il peut être relevé que le Haut Conseil de la Famille a observé une diminution de 54 400 du nombre denfants de deux à trois ans scolarisés.
Le développement des solutions daccueil du jeune enfant au cours des cinq prochaines années constitue une priorité partagée entre le gouvernement et la Cnaf. Au cours des 5 prochaines années, 275 000 nouvelles solutions daccueil des jeunes enfants seront proposées aux parents.
En matière daccueil collectif, 100 000 solutions nouvelles seront proposées aux parents, grâce au financement de nouvelles structures mais également à laccompagnement et à la rénovation des équipements existants.
En matière daccueil individuel, 100 000 enfants supplémentaires seront accueillis par des assistantes maternelles, dont laccompagnement sera renforcé grâce au maillage du territoire par des relais assistants maternels avec un objectif dun Ram pour 70 professionnels. Le développement du tiers payant permettra en outre de démocratiser le recours à ce mode daccueil.
Par ailleurs, ce développement de 200 000 nouvelles solutions daccueil se conjuguera à la mise en place par lEducation nationale de 75 000 nouvelles places à lécole maternelle à destination des 2-3 ans. La Cnaf participera à la réflexion par le développement de classes passerelles dans les territoires prioritaires.
Afin de lutter contre les inégalités territoriales (les solutions daccueil du jeune enfant varient, selon les départements, de 9 à 80 pour 100 enfants de moins de trois ans), 75 % des nouvelles solutions daccueil collectif seront ainsi déployées dans les territoires prioritaires notamment grâce à la mise en place dun fonds de rééquilibrage territorial.
Par ailleurs, les Caf seront amenées à jouer un rôle essentiel dans la nouvelle gouvernance issue de lexercice de Modernisation de lAction Publique « petite enfance et parentalité ». Cette gouvernance conduira à lélaboration de schémas territoriaux qui définiront les territoires prioritaires et mettront en cohérence les interventions des différents acteurs. Un indicateur mesurant la réduction des inégalités dans la couverture de loffre daccueil sera également mis en place.
Dans lattente de la mise en uvre de cette nouvelle gouvernance, dès 2013, des territoires prioritaires identifiés par la Cnaf feront lobjet de financements bonifiés.
En outre, des financements spécifiques seront consacrés au développement des solutions daccueil sur des horaires atypiques et pour les enfants en situation de handicap. Un investissement particulier portera sur lamélioration de linformation et de laccompagnement des familles.
Enfin, les Caf contribueront à latteinte de lobjectif daccueil dans chaque crèche de 10 % denfants issus de familles pauvres.
Fiche thématique n° 1
Contribuer à la structuration dune offre « enfance et jeunesse » adaptée aux besoins des familles
Lorganisation des temps périscolaires et extrascolaires des enfants et des jeunes est une préoccupation forte des parents de lentrée à lécole maternelle jusquà la fin de leur scolarité secondaire. Lobjectif daider les familles à mieux concilier vie professionnelle, vie familiale et vie sociale ne peut donc se limiter à laccueil du jeune enfant.
Les orientations qui seront déployées dans le cadre de la Cog 2013/2017 sappuient sur les efforts engagés, visant à rééquilibrer loffre « jeunesse », en continuité avec celle dédiée aux jeunes enfants. Au cours de la précédente Cog, une expérimentation « adolescents » destinée à financer des projets élaborés avec les adolescents, a été lancée afin didentifier les offres les plus pertinentes pour la classe dâge des 11 à 17 ans révolus ainsi que les leviers daction et les modes de financement adéquats. Enfin, le soutien à lautonomisation et la prise de responsabilité des jeunes jusquà 25 ans a été poursuivi.
Ces efforts seront poursuivis, tout en accompagnant des mesures nouvelles importantes.
Le Gouvernement a souhaité mettre en uvre une réforme sur les temps éducatifs et pédagogiques dans les établissements maternels et élémentaires. Cette réforme concernera tous les enfants et toutes leurs familles. La Branche l'accompagnera dans le respect de ses objectifs propres - qui fondent son intervention sur les temps périscolaires - et de ses équilibres financiers.
La branche Famille simpliquera par ailleurs dans la création des conditions nécessaires pour mettre en cohérence les actions et créer les synergies pertinentes afin de favoriser la structuration dune politique en faveur de lenfance et de la jeunesse à léchelon des territoires.
Enfin, les Caf mobiliseront des dispositifs diversifiés en direction des jeunes dans une optique daccompagnement à leur prise de responsabilité, à leur engagement citoyen et à leur accès au logement : laccompagnement socio-éducatif proposé par les foyers de jeunes travailleurs (Fjt), l'accompagnement des adolescents et des jeunes dans la réalisation de leurs projets et dans leurs départs en vacances et l'aide au financement du brevet d'aptitude à la fonction d'animateur.
Fiche thématique n° 2
Soutenir la fonction parentale et faciliter les relations parents-enfants
Le soutien à la parentalité consiste à accompagner les parents dans lexercice de leur fonction parentale, dans un contexte de fortes mutations des structures familiales. Lefficacité des nombreuses initiatives développées localement a été mise en évidence dans plusieurs rapports publics récents qui préconisent leur développement. Mais les services restent très inégalement répartis sur le territoire et souffrent dun manque de structuration globale, malgré la création en 2010 du comité national de soutien à la parentalité.
Lengagement de la Cnaf et des Caf à développer une offre diversifiée de soutien à la parentalité sest traduit au cours de la précédente Cog par :
une progression des moyens financiers consacrés aux dispositifs dappui à la parentalité : réseaux découte, dappui et daccompagnement des parents (Reaap), Contrats locaux daccompagnement à la scolarité (Clas), Points info famille (Pif), médiation familiale, lieux daccueil enfants-parents (Laep) et espaces de rencontre ;
le soutien aux départs en vacances familiales, une large contribution à la réforme du pilotage des dispositifs de soutien à la parentalité conduite par lEtat et une implication plus importante dans lanimation de cette politique à léchelon national, comme à léchelon départemental.
Dans un contexte où les conditions dexercice du rôle de parents ont fortement évolué, le renforcement du soutien à la parentalité constitue une priorité forte du gouvernement et de la branche Famille. Lobjectif est de devenir à terme une politique à part entière, et, en ce sens, il constitue un axe majeur de la Cog 2013/2017.
Ce renforcement de limplication de la branche doit conduire à mieux prioriser, mieux évaluer les actions et mieux définir le rôle des Caf au niveau local au regard de leurs principaux partenariats.
Le doublement des moyens budgétaires permettra de :
développer une offre territoriale diversifiée et mieux structurée pour réduire les inégalités daccès pour les parents : lieux découte et de partage dexpérience, accompagnement des parents au soutien scolaire de leurs enfants, aide au départ en vacances des familles. Une attention particulière sera portée au développement des services de médiation familiale pour accompagner les familles qui font face à la séparation des parents ;
assurer une meilleure visibilité à la politique de soutien à la parentalité et un meilleur accès aux services ;
renforcer la fonction danimation au sein de la gouvernance partenariale du soutien à la parentalité ;
mettre en place des parcours généraux pour faciliter laccès aux droits et des parcours spécifiques répondant à des évènements de vie particuliers fragilisant les familles.
Fiche thématique n° 3
Favoriser lintégration sociale des familles dans leur environnement et contribuer à la cohésion sociale sur les territoires
Levier de la politique familiale et sociale des Caf, lanimation de la vie sociale est une composante importante de loffre globale de service.
Positionnées à la convergence de la quasi-totalité des politiques sectorielles institutionnelles, les structures de lanimation de la vie sociale, principalement représentées par les centres sociaux et les espaces de vie sociale, poursuivent trois finalités de façon concomitante :
linclusion sociale et la socialisation des personnes ;
le développement des liens sociaux et la cohésion sociale sur les territoires ;
la prise de responsabilités des usagers et le développement de la citoyenneté de proximité.
Les orientations de la Cog 2013/2017 sinscrivent dans le prolongement des efforts déjà engagés. Outre la poursuite du soutien aux structures, la branche visera à poursuivre et adapter les actions de promotion de la vie sociale sur les territoires péri-urbains et ruraux, caractérisés par une absence doffre en direction de la jeunesse. Elle poursuivra les projets visant à donner plus de visibilité, à mieux comprendre le rôle des centres sociaux, en rendant plus lisible le projet social global des structures danimation sociale, et en accentuant le développement des outils de gestion et dévaluation.
La Cog 2013/2017 renforcera la concertation entre acteurs de lanimation de la vie sociale et la dynamique participative au sein des structures en encourageant les initiatives des habitants.
Une réflexion sera aussi engagée sur lévolution des modalités de financement.
Fiche thématique n° 4
Des offres de service inscrites dans les territoires
Sur les territoires, la branche Famille met en uvre ses interventions en faveur des allocataires en partenariat avec dautres acteurs. Structurer une offre de service vis-à-vis de ses partenaires, mieux communiquer sur les politiques mises en uvre est essentiel pour affirmer le positionnement de la branche. Celle-ci veut également mieux affirmer son rôle vis-à-vis de ses partenaires en définissant à leur intention une offre de service créatrice de valeur qui facilite la gestion des échanges avec eux et qui contribue à lamélioration des offres de service à destination de lallocataire.
Au-delà des prestations de service définies nationalement, les dotations locales daction sociale permettent dadapter les interventions à la diversité des territoires et des besoins tout en sinscrivant dans le cadre des missions et programmes définis par la Cog. Leur évaluation doit permettre den garantir lefficacité et la pertinence.
Les Caf, partenaires privilégiés des communes et des intercommunalités
Les Caf sont perçues comme lacteur majeur de lélaboration des politiques familiales de proximité et le partenaire privilégié des communes et des intercommunalités. Elles participent à la décision locale grâce à leur expertise et leurs financements, sur la petite enfance en particulier. Cest une dimension déterminante pour atteindre l'objectif de création de places de crèches fixé avec l'Etat. Elles apparaissent, pour les communes, comme pour les associations, comme un porteur majeur de nombreuses politiques sociales : petite enfance, soutien à la parentalité, solvabilisation des familles, soutien à lanimation sociale et aux centres sociaux, etc.
Un partenariat à adapter à la diversité des réalités départementales
Les Caf jouent un rôle croissant auprès de la collectivité départementale: qu'il s'agisse du Rsa, du handicap, du logement, ou encore de la petite enfance. Les Caf proposent des offres de service dont le contenu varie en fonction de l'étendue des compétences confiées au Conseil général par le législateur et du niveau de délégation voulu par le Conseil général.
Si les textes désignent le conseil général comme le chef de file de laction sociale dans le département, les Caf apparaissent, dans plusieurs domaines, comme le service public de référence. Ce constat conduit à la nécessité de graduer et construire des offres de service susceptibles de s'adapter aux territoires. Cette approche doit également permettre un meilleur équilibre entre la nécessaire harmonisation des offres de service entre Caf et la capacité dadaptation aux contextes locaux qui doit être préservée.
Les objectifs stratégiques sont les suivants :
favoriser le développement de projets de territoire par lextension de la convention territoriale globale en cohérence avec les travaux conduits dans le cadre de la démarche de modernisation de laction publique et relatifs à la gouvernance de la politique de la petite enfance et du soutien à la parentalité ;
poursuivre le partenariat avec les Conseils généraux en formalisant celui-ci au niveau national et local pour recentrer lintervention des Caf sur les missions qui relèvent de leurs compétences ;
améliorer les échanges avec les partenaires de laction sociale par la mise en place dun nouveau système dinformation.
Fiche thématique n° 5
Des partenariats à linternational
Acteur essentiel de la politique familiale française, la branche Famille suscite lintérêt des pays dont la situation démographique est préoccupante. Les sollicitations de coopération sont donc nombreuses vis-à-vis de la Cnaf. De façon réciproque, la Cnaf sefforce de mieux connaître les bonnes pratiques politiques de gestion dans les pays étrangers, notamment ceux de l'Union européenne, et leur efficience administrative. Elle est également engagée dans la gestion du dossier déchange électronique d'informations sur la sécurité sociale (Eessi).
Dans le cadre de la présente Cog, la branche Famille appuiera lEtat dans sa stratégie de coopération avec les pays étrangers en matière de protection sociale dans les domaines :
de la conciliation vie familiale et vie professionnelle, garante dun bon équilibre démographique et donc dun investissement pour le future au regard du vieillissement de la population européenne et mondiale ;
de la lutte contre la pauvreté des familles et des enfants et dans la recherche dun plus juste équilibre dans les niveaux de vie, particulièrement en ce qui concerne les familles nombreuses et les familles monoparentales ;
des principaux minima sociaux.
Dans ce but, elle mobilisera un potentiel dexpertises dont le statut et le pilotage seront améliorés avec lappui de lEtat et de lUcanss.
Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires,renforcer laccès aux droits,simplifier les démarches
Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires
Offrir un service global aux allocataires procède de la capacité des caisses dallocations familiales à conjuguer linformation et le conseil sur les droits, le paiement des prestations et la mise en uvre d'une action sociale familiale, préventive et partenariale qui repose à la fois sur des actions d'accompagnement et le financement d'équipements et de services.
Cette offre globale de service fonde la spécificité et la valeur ajoutée de la branche Famille dans la mise en uvre de laction publique quelle produit ou à laquelle elle contribue.
Loffre globale de service est organisée en missions et programmes, puis déclinée localement en fonction des territoires et des besoins dans un schéma directeur des politiques familiales et sociales qui respecte un cadre national tout en organisant les nécessaires marges dadaptation.
Les Caf doivent apporter un service adapté. En effet, la diversité des publics et des situations requiert une adaptabilité de plus en plus forte à des attentes hétérogènes et segmentées. Chaque mission est déclinée par des offres de service ciblées qui constituent des réponses concrètes aux besoins des familles, dans le domaine de la petite enfance, de la parentalité, du logement et de linsertion. La notion dévénement de vie, associée au profil de lallocataire, permet, par la connaissance quen ont les Caf pour la gestion des dossiers, de définir des offres de service au plus près de la réalité des situations connues.
Les évolutions de la demande sociale, et notamment le besoin daccompagnement des familles, doivent conduire les organismes à mettre en place des réponses fondées sur la connaissance des évènements de vie des familles (naissances, séparations, problèmes liés au logement, handicap, décès, situations de précarité, etc.), événements qui peuvent nécessiter parfois une intervention spécifique.
Cette nouvelle approche, qui doit aussi responsabiliser lallocataire sur les démarches qui lui incombent, se traduit par la mise en place de parcours à un double niveau :
des parcours généraux constituant le socle de service que la branche doit être en mesure dapporter sur lensemble du territoire lorsque la réponse na pas besoin dêtre différenciée ;
des parcours spécifiques qui visent, en fonction de priorités définies dans le périmètre de responsabilités de la branche, à proposer une réponse adaptée aux situations de vulnérabilité.
Laccès aux droits, au centre de loffre de service de la branche Famille
Le constat dun non-recours aux droits important, à savoir le fait que des personnes ne perçoivent pas les prestations sociales auxquelles elles ont pourtant droit, impose que la branche Famille et lEtat conduisent une démarche volontariste en matière daccès aux droits.
En effet, ce phénomène semble sexpliquer dune part par les problématiques daccès à linformation sur les règles déligibilité et les démarches administrative, dautre part par des facteurs sociaux et psychologiques (tels que des effets de stigmatisation et des comportements dautocensure) et enfin par larbitrage coût/bénéfice réalisé par les personnes (arbitrage qui met en balance le degré de complexité de la démarche de demande avec le niveau et la durée de la prestation attendue).
Ainsi, trois orientations stratégiques seront poursuivies dans le cadre de loffre générale de service de la Branche :
tout dabord, linstauration dun « rendez-vous des droits » auprès de publics ciblés, à loccasion dune demande de Rsa ou à la suite dévénements ou de situations générateurs de vulnérabilité ;
en deuxième lieu, la recherche de droits potentiels par une meilleure détection des allocataires et une synergie accrue avec les partenaires ;
Enfin, lamélioration de la connaissance des mécanismes de non recours et notamment de lattitude des bénéficiaires face à la complexité administrative.
Fiche thématique n° 6
Améliorer le parcours dinsertion sociale des personnes et des familles en situation de précarité
La mise en uvre du Rsa a constitué un des défis majeurs de la précédente Cog. Les Caf jouent un rôle central et sont devenues un acteur incontournable dans ce nouveau dispositif daide à linsertion des personnes en situation de précarité. Elles assurent linstruction des dossiers, le versement de la prestation et, sur délégation des Conseils généraux, participent à lorientation des bénéficiaires et proposent un accompagnement social aux familles monoparentales.
Au-delà des missions qui leur sont confiées par les textes, les Caf peuvent, sur délégation des conseils généraux, avoir en charge l'orientation voire l'accompagnement de certains bénéficiaires du Rsa.
Dans le cadre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, la Cnaf aura en charge de développer l'accompagnement social proposé aux familles monoparentales tout en améliorant l'orientation des bénéficiaires du Rsa. La contribution des Caf à l'orientation des bénéficiaires de Rsa vers le mode d'accompagnement approprié à leur situation devra s'inscrire dans un cadre que l'Etat s'engage à rénover afin de mieux articuler les dimensions d'accompagnement social et d'insertion professionnelle. Elle devra être également compatible avec les moyens alloués et avec les priorités de mise en uvre des politiques familiales qui constituent le cur de métier de la branche Famille.
Les orientations pour la Cog 2013/2017 visent à faciliter laccès au Rsa :
en concevant et en déployant un parcours général dinsertion visant au développement dune offre de service facilitant la relation avec la Caf ;
en améliorant la fonction dappui à lorientation ;
en proposant un accompagnement social adapté et renforcé aux familles monoparentales ayant de jeunes enfants pour concilier vie familiale et insertion ;
en poursuivant la consolidation du partenariat avec les Conseils généraux, en inscrivant celui-ci dans un cadre formalisé pour un souci accru de transparence et en harmonisant les pratiques des Caf dans le respect des compétences de la branche ;
en améliorant la connaissance et la compréhension globale du dispositif pour faciliter linsertion des bénéficiaires du Rsa.
Fiche thématique n° 7
Favoriser, pour les familles, des conditions de logement et un cadre de vie de qualité
La branche Famille, dans le cadre de ses compétences, est un acteur essentiel des politiques de logement , qui assure lallocation des aides au logement et engage des dépenses daction sociale importantes en matière de réhabilitation et damélioration de lhabitat, daides à léquipement, à linstallation, à laccès et au maintien dans lhabitat. Les Caf conduisent également des actions daccompagnement en faveur de laccès à un logement décent, de prévention des impayés et de maintien dans le logement.
Au cours de la Cog 2009/2012, lengagement de la Cnaf et des Caf sest concrétisé plus particulièrement par :
un développement des téléprocédures permettant aux usagers deffectuer une demande daide au logement en ligne ;
la réforme du traitement des impayés de loyer et la mise en place des Commissions départementales de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (Ccapex) depuis le 1er janvier 2011 ;
la mise en uvre dune offre daccompagnement en direction des familles en situation dimpayés et de logement non décent.
Les orientations pour 2013/2017 ont pour objectifs de :
porter une attention particulière à laccès et au maintien dans le logement par le déploiement dun parcours général et de parcours adaptés aux situations spécifiques, avec notamment un accompagnement social renforcé des familles confrontées à la problématique des impayés de loyers ou à lindécence de leur logement.
renforcer les actions en matière de prévention des expulsions ;
contribuer, dans le périmètre des compétences de la branche, à lamélioration des conditions de logement des familles en homogénéisant les pratiques des Caf ;
mettre en uvre la réforme des aides au logement dans le département de Mayotte ;
renforcer les relations partenariales.
Fiche thématique n° 8
Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale
Laccompagnement social est un levier dintervention essentiel, complémentaire au versement des prestations légales et aux équipements et services financés par les Caf.
Afin dassurer une meilleure homogénéité de loffre de service aux allocataires, la Cog 2009/2012 a été marquée par la mise en uvre dun socle national qui concerne les interventions de travail social, daide à domicile et la qualité du service rendu aux familles. Elle a posé le principe dune offre de service systématique, permettant daller au-devant des familles les plus vulnérables (familles nombreuses ou devant faire face à des naissances multiples, familles monoparentales, familles confrontées au handicap, à un veuvage précoce, etc.), afin de les soutenir dans des moments difficiles, ponctuels de leur vie, dans leur fonction parentale. Il sagit aussi dun outil de travail social au service des Caf qui leur permet de soutenir les parents vers linsertion sociale et professionnelle et le maintien dans leur logement.
Parallèlement, les aides financières individuelles (Afi) constituent aussi un mode dintervention fondateur de laction sociale des caisses dallocations familiales (Caf), qui disposent dans ce domaine dune large autonomie de pilotage et de gestion. Ces aides ont été adaptées aux contextes locaux et regroupent une grande variété de modes dintervention.
La Cog 2013/2017 permettra de consolider les offres de service de la Branche en direction des familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale.
La branche Famille favorisera lharmonisation et la lisibilité de ces interventions, en poursuivant le déploiement du socle national de travail social, en définissant des orientations nationales des aides financières individuelles, en renforçant le pilotage et lévaluation du travail social et de laide à domicile au niveau national et local.
Visant à garantir une réponse adaptée aux besoins des familles vulnérables, dans une approche dont le caractère préventif sera consolidé, elle renforcera lintervention de laide à domicile en direction des familles vulnérables en luttant contre le non recours des familles modestes et en étudiant léventuelle ouverture du domaine de laide à domicile aux acteurs du secteur privé concurrentiel.
Enfin, elle renforcera les partenariats locaux en faveur de laccompagnement social.
Fiche thématique n° 9
Adapter la relation de service aux allocataires à leur diversité et à laccroissement de la demande sociale
Dans un contexte de crise économique, la branche Famille a dû faire face, sur la période de la Cog 2009/2012, à une augmentation de ses charges. Celle-ci a pesé sur les résultats en matière dengagements de service qui ont connu une dégradation.
Dans le même temps, on a pu observer une très forte croissance des services à distance et, notamment, de linternet.
Cette forte augmentation est à relier à lévolution des attentes des allocataires telle quelle est mise en évidence par létude de satisfaction réalisée en 2011. Cette étude illustre également la diversité des attentes :
elles vont dans le sens dune plus grande autonomie, évolution accentuée par le recours à Internet : lallocataire souhaite pouvoir bénéficier dune information accessible et personnalisée, de services à distance adaptés à sa situation ;
elles vont aussi, sans que cela soit paradoxal, vers la proximité, vers la relation humaine quand lallocataire, éventuellement utilisateur dInternet, doit faire face aux difficultés de vie ou à une trop grande complexité administrative.
Cest pour faire face à ces enjeux que la branche a conduit pendant la Cog 2009/2012 plusieurs chantiers majeurs :
la refonte du site Internet de la Branche et le développement de téléprocédures ;
la mise en place dune nouvelle architecture du traitement des appels téléphoniques ;
le lancement dune réflexion et dexpérimentations en matière daccueil physique.
Ces chantiers constituent des acquis pour asseoir une relation de service rénovée pour la présente Cog.
Cependant, de fortes disparités de qualité de service entre les organismes du réseau existent. La réduction de ces disparités de performance entre caisses et la garantie dun service homogène sur lensemble du territoire constitue donc une priorité de la présente Cog. La convergence des stratégies territoriales de la relation de service se traduit notamment par un plan daccessibilité, annexé au Cpog, établi par la Caf, qui déterminera la nature du service proposé aux allocataires sur les différents territoires.
Pour répondre au double enjeu daugmentation des flux et de diversification des demandes tout en optimisant les ressources allouées aux interventions et à la gestion, lorientation de la présente Cog est de mettre en place une relation de service renouvelée qui doit permettre dapporter à chaque allocataire le mode de relation adapté à ses besoins et à sa demande. Il sagit également déviter les contacts inutiles et redondants tout en recherchant des réels effets de substitution entre les différents canaux.
Cette approche sinscrit dans la logique de loffre globale de service qui repose sur la mise en place de parcours généraux et spécifiques adaptés aux situations de vie des allocataires.
Elle mobilise, dans une logique multicanale, lensemble des vecteurs de la relation de service, cest-à-dire aussi bien les modes de relation à distance (téléphone, Internet), auquel le recours est de plus en plus important, que laccueil de proximité, irremplaçable pour certains publics. La préférence que les allocataires expriment pour être rappelés au téléphone lorsque leur dossier nécessite une recherche préalable et leur souhait de voir développer laccueil sur rendez-vous pour résoudre leurs difficultés sont également des dimensions nouvelles de la relation de service quil importe de prendre en compte.
Cette demande rencontre la nécessité pour les Caf de mieux organiser les ressources en fonction des expertises à mobiliser et le souhait des agents de disposer dun temps de préparation quand les dossiers sont complexes.
Une gestion « proactive », ciblée sur les profils des allocataires et les moments-clés du traitement de leur situation, doit permettre d'éviter les déplacements et contacts inutiles et de proposer, en fonction des besoins des allocataires, des démarches approfondies et mieux accompagnées.
Au cours de la Cog 2013/2017, les objectifs fixés visent :
à définir un schéma cible national dorganisation de loffre de contacts dans un souci de qualité et defficience ;
à structurer, sur la durée, loffre de contacts à partir de la nature des demandes (parcours généraux) et des évènements et situations de vie (parcours spécifiques) ;
à définir, à travers les plans territoriaux daccessibilité aux services, une stratégie locale dévolution progressive de laccessibilité et des points daccueil physique en tenant compte de la montée en puissance dautres canaux et en concourant à lobjectif dégalité territoriale ;
à développer une approche « multicanale » de la relation de service en veillant à ladéquation optimum entre la structuration de loffre et les ressources mobilisées et en recherchant systématiquement les actions qui facilitent le développement des « contacts utiles », cest-à-dire porteur de valeur ajoutée pour lusager et pour la gestion de sa situation ;
à mieux associer lallocataire à la production du service qui lui est rendu et à anticiper les impacts organisationnels et métiers de cette évolution. ;
à assurer un niveau de service homogène sur lensemble du territoire.
Fiche thématique n° 10
Améliorer la compréhension des droits par lallocataire en simplifiant les démarches et la réglementation
Simplifier les procédures et la réglementation
La simplification des procédures et de la réglementation constitue un objectif central, partagé par lEtat et la branche Famille. La complexité des règles et des procédures est en effet à la fois un obstacle à laccès aux droits, une source dinstabilité pour les allocataires en raison des incessantes modifications de droits et des indus et rappels quelle génère, et une lourde charge de gestion pour les Caf. Simplifier le droit des prestations et les procédures administratives conditionne ainsi latteinte de trois objectifs prioritaires de la présente Cog : laccès aux droits, la qualité et la fiabilité des droits, et lefficience de gestion ; à ce titre, la simplification de la réglementation et des procédures doit donc compter au rang des axes structurants de cette Cog.
Un programme ambitieux de simplification des règles et de modernisation des démarches administratives sera donc mis en uvre autour de trois dimensions :
afin daméliorer la compréhension des allocataires et la stabilisation de leurs droits, des modalités de simplifications des prestations telles que le Rsa et la Paje seront étudiées, et un travail sur les dates deffet mené ;
simplifier les procédures administratives pour favoriser le développement des démarches par Internet dans le cadre dune offre de service 100% dématérialisée ;
accentuer le développement des relations entre les partenaires pour éviter aux allocataires des démarches multiples.
Fiche thématique n° 11
Faciliter les démarches de lallocataire en renforçant les synergies avec les partenaires
La Branche favorise la simplification des démarches de lallocataire en développant des relations avec ses partenaires par les échanges dématérialisés. Laccès aux droits sinscrit désormais dans une coopération partenariale qui se concrétise de plus en plus souvent par ces échanges de données. Outre la simplification des démarches pour les allocataires qui expriment des attentes en ce sens, ces échanges permettent daméliorer la fiabilité des informations et dalléger les charges de gestion. Les échanges peuvent ainsi contribuer autant à faciliter la relation de lallocataire avec la Caf quà améliorer lefficience et la sécurité des traitements pour celle-ci. L'interconnexion croissante des différents acteurs de la protection sociale est une opportunité à saisir dans la perspective de gains defficacité réciproques.
Sur la précédente période, le programme des échanges a porté sur diverses actions dont certaines, en raison de leur portée ou fortement tributaires des contraintes des partenaires, nont pu être achevées et devront se poursuivre. Si ces échanges se sont fortement développés sur la dernière période avec la Direction générale des Finances Publiques, la branche Retraite, Pôle Emploi, il existe encore des marges de développement pour renforcer des synergies avec lensemble des acteurs. Dautres pistes de développement et doptimisation, qui sont porteuses de valeur ajoutée en matière de simplification et defficience pour les partenaires et les Caf, sont donc à prévoir. Elles devront sinscrire dans le cadre dune mutualisation des échanges dune part, pour ce qui concerne les échanges internes à la sphère de la sécurité sociale et dautre part, avec les partenaires extérieurs. Laccès aux données sources ou aux services offerts par les partenaires internes et extérieurs seffectuera, dans la mesure où un potentiel de mutualisation est identifié et où cela est possible, au moyen du dispositif de gestion des échanges (plate-forme Dge du Rncps) selon les modalités prévues par le plan stratégique des systèmes dinformation du service public de la sécurité sociale.
Le développement de la dématérialisation des échanges avec les partenaires se poursuivra sur la prochaine période avec pour objectifs :
daméliorer la simplification des démarches des usagers pour lattribution de leurs droits en favorisant les échanges directs avec les administrations détenant les informations utiles au traitement des dossiers ;
de contribuer à laccès aux droits par la détection des allocataires potentiels et de leurs droits ;
de faciliter et sécuriser la gestion des droits par la dématérialisation des informations avec les partenaires.
Fiche thématique n° 12
Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
Verser le « juste droit » et maîtriser les risques
Garantir la qualité du traitement des droits constitue un axe central de la stratégie de la branche famille.
D'abord, parce que cest le premier service attendu par les allocataires. Ensuite parce que, en tant que gestionnaire de 70 milliards d'euros, la branche doit offrir la garantie de leur bon emploi et d'une exécution des dépenses conformes aux réglementations et retracée dans une information comptable et financière fiable, exhaustive et sincère. Enfin parce que la non-qualité dégrade la performance et engendre des charges de travail supplémentaires.
Le paiement du « juste droit » découle de la mise en cohérence dun ensemble qui combine des actions visant à la fois à améliorer laccès des allocataires à tous leurs droits, à mieux maîtriser les risques financiers, à lutter contre la fraude et à mieux recouvrer les indus.
Mettre la démarche de qualité intégrée au cur des processus de gestion
Face à ces enjeux, la Branche a engagé sur la période de la Cog 2009/2012 une démarche doptimisation et de sécurisation de ses processus de gestion avec pour finalité le décloisonnement et lharmonisation des dispositifs existants. Cette démarche permet darticuler, dans une approche intégrée, lensemble des dispositifs associés à lamélioration de la qualité de service, à laccroissement de la productivité, à la maîtrise des risques financiers et informatiques. Elle repose sur une modélisation des processus de gestion, létablissement dun référentiel pour chacun deux, linstauration de « boucles damélioration continue » impliquant la participation active des agents ainsi que sur un renforcement du pilotage de la qualité reposant notamment sur la mise en place de dispositifs dévaluation permanents au niveau national comme local. La maîtrise des risques, qui vise lensemble des activités de contrôle et de supervision des activités des organismes, est une composante essentielle de cette démarche.
La démarche qualité intégrée constitue donc un dispositif global de contrôle interne dont lobjectif est dapporter une assurance raisonnable quant au fait que les opérations sont réalisées par les organismes de la branche conformément aux règles de droit en vigueur et aux objectifs, notamment de performance, de sécurité et defficience qui leur sont assignés. En participant à lamélioration significative de la maîtrise des activités et des risques de la branche, la démarche qualité intégrée est une condition de la certification des comptes qui constitue un objectif de la branche pour la présente période conventionnelle.
Sur la période écoulée, la mise en uvre de la démarche qualité intégrée a été concrétisée par :
la structuration du déploiement de la démarche ;
la réalisation dune cartographie des macro-processus de la Branche ;
le démarrage dune refonte du dispositif de maîtrise des risques ;
la diffusion de référentiels sur la gestion des habilitations, des aides au logement, de Rsa et de la Paje.
Pour la période 2013/2017, lobjectif est davoir achevé le déploiement complet de cette démarche, avec :
lachèvement de lélaboration des référentiels des processus et des dispositifs de « boucles damélioration continue », leur diffusion et leur application effective par les organismes de la Branche ;
la mise en cohérence et le renforcement du pilotage de la qualité et de la maîtrise des risques au niveau national comme local, avec notamment la mise en place dindicateurs de qualité de la liquidation des prestations assortis dobjectifs de résultat.
la mise en place dun dispositif de contrôle interne propre à la caisse nationale en cohérence avec la démarche de qualité intégrée.
La démarche qualité intégrée constitue un véritable levier managérial pour la branche. Ces évolutions sinscrivent dans la durée et doivent être accentuées sur les années à venir afin daméliorer de façon significative la qualité du traitement des prestations servies aux allocataires.
Fiche thématique n° 13
Mieux maîtriser les risques
La branche Famille est confrontée à un niveau de risque important structurellement lié aux règles de calcul et de gestion des prestations quelle verse et leur nécessaire évolutivité. Il sagit à la fois de risques internes causés par des erreurs de traitement ou de saisie et de risques externes causés par des erreurs de déclaration et des non mises à jour de situation par les allocataires, de fausses déclarations portant sur la situation déclarée, sur lidentité, etc. Ces causes externes représentent une part prépondérante des anomalies de liquidation détectées.
Les efforts engagés sur la période de la Cog 2009/2012 en matière de politique de contrôle ont permis daméliorer significativement la détection des indus et rappels quil sagisse dune part des erreurs internes de traitement, dautre part des erreurs et non déclarations des allocataires.
Parallèlement, la branche a sécurisé lidentification des personnes en procédant à la recertification des Nir. Le taux de personnes ayant un Nir certifié est désormais supérieur à 99 %. Cette amélioration majeure a permis la constitution dun répertoire national des bénéficiaires, lalimentation du Rncps, lamélioration du taux dappariement des échanges avec les partenaires.
La branche a également mis en uvre, avec le déploiement de la méthode « dexploration de données », une nouvelle approche permettant un meilleur ciblage des risques.
Lamélioration du pilotage de la maîtrise des risques dans les organismes constitue, dans le cadre de la présente Cog, une orientation stratégique majeure de la branche. Elle doit porter sur trois champs de risques majeurs intervenant dans la gestion dun dossier :
lidentification et la gestion des personnes ;
la qualité de traitement des informations ;
la qualité des informations entrantes et la mise à jour des changements de situation.
Les objectifs stratégiques associés à cette orientation visent :
à garantir la qualité du traitement du droit ;
à maîtriser le risque résiduel associé aux flux financiers gérés par la branche Famille.
Fiche thématique n° 14
Mieux recouvrer les indus
Les indus représentent pour la branche Famille une masse financière dun peu plus de deux milliards deuros. Ils proviennent, pour la majorité dentre eux dune absence de mise à jour par les allocataires de leur situation auprès de leur Caf et des effets mécaniques de la réglementation. 45 % sont liés au traitement des informations et sont imputables soit à lallocataire ou à un tiers, soit à des erreurs internes qui représentent, quant à elles, 17 % du volume financier des indus.
Par rapport à la dernière année de la Cog 2005/2008, le taux dindus a légèrement baissé sur la période de la dernière convention, les indus se concentrant principalement sur deux des prestations les plus complexes, le Rsa et les aides personnelles au logement.
Leur recouvrement sur la même période est resté stable. Mais cette stabilité doit être mise au regard des évolutions des remises de dette et des transferts dindus vers les départements qui ont diminué et ont donc contribué à infléchir, en apparence, la dynamique de recouvrement
Au cours de la Cog 2009/2012, les principes du recouvrement des indus ont été modifiés en profondeur avec la mise en place de la fongibilité qui couvre désormais la quasi-totalité des prestations versées par la branche ainsi que la mise en place de la contrainte.
Les objectifs stratégiques de la présente Cog relatifs au recouvrement des indus visent à mettre en uvre les conclusions des travaux menés lors de la Cog 2009/2012 avec :
un processus unifié de gestion du recouvrement quil soit en phase amiable ou contentieuse ;
un processus unifié de gestion des remises de dettes avec pour finalité de réduire lhétérogénéité des pratiques entre les organismes tout en permettant une prise de décision au plus près des situations ;
une amélioration du pilotage du recouvrement des indus grâce à de nouveaux indicateurs mesurant le recouvrement réel.
Fiche thématique n° 15
Poursuivre la lutte contre la fraude
La branche Famille a développé sur la période de la Cog 2009/2012 une politique active de lutte contre la fraude. Elle sest traduite par une augmentation significative du nombre de fraudes détectées et des masses financières concernées.
Le renforcement du pilotage de la maîtrise des risques et de la lutte contre la fraude, en particulier en matière de contrôle sur place, continuera à constituer un enjeu majeur de la branche pour accentuer les progrès réalisés en matière de détection, homogénéiser les résultats entre organismes et améliorer le rendement des activités de lutte contre la fraude.
Les objectifs stratégiques de la branche déclinent ceux du plan national de coordination et de lutte contre la fraude défini par les pouvoirs publics. Ces objectifs visent à :
identifier les indus frauduleux sur la base de critères de qualification et de règles de comptabilisation harmonisés ;
approfondir les travaux dévaluation de la réalité de la fraude et des risques pesant sur certains dispositifs et processus de gestion;
mieux utiliser les nouvelles technologies et les rapprochements de fichiers pour prévenir et détecter les actes frauduleux ;
développer les partenariats avec les autres institutions publiques ;
renforcer la formation des personnels.
Fiche thématique n° 16
Renforcer lefficience des processus de gestion
La recherche de l'efficience est également au cur de la stratégie de la branche Famille. Celle-ci doit en effet faire face à une double contrainte : une contrainte financière en raison de laccroissement des déficits publics, une contrainte liée à laugmentation de la demande sociale. Pour garantir son niveau de service, elle doit donc sefforcer de mieux maîtriser ses processus de gestion.
Cette recherche de lefficience est, parallèlement à lamélioration de la qualité et à la maîtrise des risques financiers, lune des finalités de la démarche qualité intégrée.
Lélaboration des référentiels de prestations par la Caisse nationale en association avec les caisses locales constitue en effet une objectivation essentielle des pratiques du métier à mettre en uvre. Ce socle commun constitue la garantie dune meilleure reproductibilité et homogénéité des pratiques les plus efficientes.
Lélaboration des téléprocédures permettant la coproduction du service avec lallocataire et la collecte complémentaire de données auprès des partenaires modifie de façon importante lapproche du traitement des dossiers. Elle conduit à étendre les processus de traitement des droits au-delà du seul périmètre interne aux organismes. La mise en uvre de processus étendus devra permettre une amélioration de la qualité de lanalyse des dossiers par une meilleure actualisation des informations transmises et de lefficacité de traitement par la diminution de tâches inutiles et un allègement de la charge de travail des techniciens conseil.
La recherche defficience passe également par une optimisation des outils du système dinformation qui permettent de gérer les flux en interne des Caf. Si la généralisation des corbeilles électroniques a permis une dématérialisation presque complète de ces flux, des optimisations peuvent contribuer à renforcer son efficacité.
Au-delà de la réalisation déconomies déchelle, lobjectif est dorganiser la production du service à lallocataire en fonction de la diversité des compétences et des expertises.
Fiche thématique n° 17
Promouvoir une dynamique de développement durable en lien avec le plan cadre de la Sécurité sociale
Le développement durable conjugue trois responsabilités : sociale, économique et écologique, et repose sur deux principes, celui de la bonne gouvernance et limplication dans la vie locale.
La branche famille poursuit son engagement dans la réduction des impacts environnementaux de ses activités et services et renforce sa politique daccessibilité physique et numérique.
Signataire de la charte du développement durable des établissements et des entreprises publics, la branche Famille inscrit sa stratégie dans un cadre de cohérence qui articule ses missions et ses modalités daction en référence à sa responsabilité sociétale.
Sur la période de la présente Cog, la Cnaf sengage à :
inscrire, dans un schéma directeur, une vision transversale, cohérente et intégrée de la dynamique de développement durable ;
sinvestir pleinement sur le plan environnemental, social et économique, au travers dune dimension sociétale et responsable réaffirmée, dans la déclinaison du plan cadre Sécurité sociale 2011/2014.
Fiche thématique n° 18
Les clefs de la réussite
Contribuer à lélaboration, à la mise en uvre et à lévaluation des politiques familiales et de solidarité
Une association étroite des administrateurs
La bonne gouvernance de la branche Famille implique que, dans leur champ de compétences, les administrateurs locaux et nationaux soient étroitement associés à la définition des politiques mises en uvre et à la démarche objectifs/résultats portée par la Cog, notamment autour de la définition des objectifs stratégiques, de la préparation des budgets et du suivi des résultats.
Les administrateurs doivent disposer, dans des délais permettant de disposer du temps nécessaire à la préparation des décisions et des avis quils formulent, de l'information nécessaire et notamment :
des éléments utiles pour fonder les avis sur les projets de textes qui leur sont soumis et le choix des objectifs ;
des tableaux de bord avec des indicateurs qualitatifs et quantitatifs marquant de façon régulière les principaux résultats obtenus au regard des grands objectifs de la branche ;
des circulaires et de la documentation en lien avec leurs missions.
Un rôle de propositions de la branche Famille renforcé
La branche Famille sest vue reconnaître par les textes la possibilité de formuler des propositions sur l'élaboration des politiques familiales et sociales. Au-delà des avis sur les projets de textes législatifs et réglementaires qui leur sont soumis, les administrateurs de la Caisse nationale ont ainsi été amenés à exprimer des propositions de simplifications du système de prestations.
Elle est présente dans les lieux où s'élaborent et se décident ces politiques publiques. Une collaboration étroite sest ainsi mise en place avec le Haut Conseil de la Famille.
La branche Famille est en mesure, tant au niveau national que local, de pouvoir fournir aux décideurs une vision globale et cohérente des besoins, des offres et des modes d'intervention les plus efficaces. Elle dispose des ressources et des compétences pour recueillir les faits et les chiffres, obtenir des données comparatives, proposer des analyses, simuler les impacts financiers, apprécier les risques. Elle a également démontré sa capacité à expérimenter et à évaluer de nouveaux dispositifs.
Sur la dernière période des avancées peuvent être mises en évidence avec notamment :
lélaboration chaque année dun programme annuel détudes et recherches qui contribue à la réalisation des engagements de la Cog ;
léclairage des pouvoirs publics par la mise à disposition dinformations sur les publics allocataires et les politiques mises en uvre ;
une implication forte des services détudes et dévaluation de la Cnaf à loccasion de chaque réforme ;
lamélioration et la construction doutils dévaluation qui ont notamment permis une meilleure évaluation de limpact du Rsa et la construction dun panel dallocataires ;
la poursuite des relations partenariales pour léchange dinformations statistiques et danalyses avec le développement dun outil de mise à disposition des conseils généraux de données statistiques de pilotage du Rsa, et le déploiement dun outil permettant une évaluation des besoins en matière daccueil des jeunes enfants ;
les conventionnements avec les services de lEtat pour la mise à disposition de statistiques voire de fichiers de données permettant des traitements.
Face à une complexité croissante, à la double nécessité de mieux maîtriser la dépense publique et de mieux évaluer les besoins sociaux, lobjectif est de renforcer le rôle de propositions de la branche pour contribuer à l'élaboration et à lévaluation des politiques familiales et de solidarité.
La branche Famille exerce ce rôle en concertation avec lEtat dans le cadre de saisines que ce dernier lui adresse. Elle le fait aussi de sa propre initiative. Pour cela, elle veille :
à connaître les allocataires et leurs besoins ;
à évaluer les effets des politiques quelle met en uvre au bénéfice des allocataires et des acteurs quelle finance.
Fiche thématique n° 19
Maîtriser le processus dimplantation de la réglementation
Limplantation des nouvelles mesures en matière de prestations légales constitue un processus porteur de risques importants. Il sagit en effet de mettre en uvre celles-ci dans des délais maîtrisés en garantissant leur bonne intégration dans le système dinformation, une formation préalable des agents, une information des publics bénéficiaires. La gestion de ce processus implique une concertation étroite entre les services de lEtat et la Cnaf qui sengagent à le mettre en uvre selon les modalités arrêtées dans la Cog 2009/2012.
Accompagner les salariés dans la mise en uvre du changement
Les mutations entreprises par la branche Famille et ses orientations stratégiques pour lavenir sont porteuses dimpacts importants sur les métiers. Tous sont concernés et, en premier lieu, ceux qui sont directement confrontés au quotidien à la demande sociale. Ils doivent être soutenus et reconnus pour faire face à des conditions dexercice de leur mission parfois difficiles.
Anticiper les impacts du changement sur les organisations et les métiers
La branche Famille dispose de personnels compétents et motivés par leur mission sociale qui ont su sadapter, jusquici, aux changements. La culture de branche et les valeurs sociales partagées favorisent la participation, la concertation et lexpérimentation. Toutefois, lampleur des changements en cours doit conduire à une meilleure anticipation des évolutions des organisations et des métiers par un renforcement de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Il importe que le lancement des projets les plus structurants soit systématiquement accompagné dune analyse des impacts en matière de ressources humaines et dorganisation afin de préparer au mieux les mutations des organisations et les formations des personnels.
Adapter les dispositifs de formation
La complexité des réglementations mises en uvre par la Branche conduit à mettre en place des formations dont la durée se révèle particulièrement longue avant que les nouveaux salariés soient réellement opérationnels.
Une progressivité dans lacquisition des compétences, grâce à une alternance entre les périodes de formation et la mise en pratique des connaissances, parait aujourdhui plus adaptée pour parvenir à une meilleure maîtrise des métiers de la branche Famille.
Par ailleurs, cette adaptation doit prendre en compte les impacts sur les métiers de loffre globale de service organisée autour de parcours généraux et spécifiques et de la mise en uvre dune gestion des relations de plus en plus dématérialisées.
La polyvalence, qui constitue un atout pour diversifier et enrichir les tâches des agents de la branche, sera donc envisagée sur l'ensemble de la vie professionnelle, en permettant des temps de spécialisation par palier lors des parcours de formation. Elle sera combinée avec la concentration d'expertises dédiées pour le traitement de dossiers très spécifiques, comme cela est déjà le cas pour le traitement des prestations des travailleurs migrants.
Rénover les modalités de gestion des dirigeants
Le métier d'agent de direction connaît de profondes évolutions : en effet, à la fonction de pilotage de la « production » qui est au cur du métier des agents de direction, se sont ajoutées d'autres dimensions. Il en est ainsi notamment de la qualité du service, de la gestion du risque, de l'animation des partenariats, de la création d'outils stratégiques, etc. Dans ce contexte en mouvement, la mobilisation des compétences des agents de direction du réseau devient une véritable nécessité de même qu'une véritable opportunité pour la branche.
C'est pourquoi la fonction de gestion des dirigeants doit se faire plus dynamique et évoluer d'une gestion des nominations aux postes de directeurs et d'agents comptables à une gestion des carrières de l'ensemble des agents de direction qui tient compte des résultats obtenus. Cette évolution devra favoriser la mobilité interbranches, organiser les parcours professionnels et assurer le renouvellement des cadres dirigeants par la détection de nouveaux potentiels. Elle devra également favoriser légalité entre les femmes et les hommes.
être un employeur socialement responsable
Comme le prévoit le plan-cadre de lUcanss, la branche Famille intègre les enjeux du développement durable à sa gouvernance et sa stratégie de management, véritable levier dappropriation, de partage et de développement. A ce titre, la branche Famille entend être une force de propositions pour une meilleure articulation des négociations et accords sur la responsabilité sociale de lemployeur avec la réalité du terrain.
Au-delà de ce rôle, de laccompagnement du développement des compétences de ses salariés et de la mise en uvre des accords de branche sur la responsabilité sociale de lemployeur et notamment sur légalité professionnelle, la branche Famille accordera une attention particulière à la participation des personnels, à lamélioration des processus de travail et des conditions de travail.
Par ailleurs, lEtat et la Cnaf concluent un engagement en faveur de la mise en uvre des emplois davenir au sein de la branche Famille. Les emplois davenir doivent permettre de proposer aux jeunes une première expérience professionnelle, ainsi quune période dacquisition de compétences ou de qualification reconnue, gage dune insertion professionnelle durable.
Des orientations en cohérence avec la stratégie ressources humaines institutionnelle définie au sein de l'Ucanss
La stratégie de la branche s'inscrira en cohérence avec celle définie au sein de l'Ucanss et s'articulera autour des six axes stratégiques suivants :
anticiper les impacts organisationnels et humains des projets de changement de la branche et accompagner les évolutions du réseau ;
renforcer, à léchelle du réseau, le professionnalisme et lefficience de la gestion des ressources humaines, en organisant la mutualisation des expertises ressources humaines et dappui aux métiers ;
mettre en uvre les valeurs de responsabilité sociale dans la définition et le déploiement de la politique ressources humaines de la branche, en cohérence avec le plan cadre développement durable défini au sein de l'Ucanss ;
dynamiser la gestion des cadres supérieurs et dirigeants de la branche, en articulation avec les évolutions définies dans le cadre du rapport sur la dynamisation de la carrière des agents de direction de la sécurité sociale ;
renforcer le pilotage des politiques des ressources humaines aux niveaux national et local ;
unifier et optimiser le pilotage stratégique de loffre applicative Grh inter-branches.
Fiche thématique n° 20
Optimiser le fonctionnement du réseau de la branche Famille
La performance de la branche Famille repose à la fois sur lefficience individuelle de chaque organisme et sur lefficience collective de lensemble du réseau des Caf. La Branche doit en effet se penser et agir en acteur national, garantissant, à léchelle de lensemble du territoire, une qualité de service et une performance homogène.
Sur la période de la précédente Cog, la branche Famille a su conférer à son réseau une cohérence politique en lorganisant sur une échelle départementale. Elle a également su donner une plus grande cohérence fonctionnelle à lorganisation de son réseau en améliorant les dispositifs de mutualisation permettant dassurer la solidarité et léquilibre entre les Caf. Désormais, une caisse nest pas exclusivement un organisme centré sur la seule mission du service à ses allocataires, mais devient comptable de la performance collective et peut se voir confier des missions pour lensemble de la Branche.
Ce principe de fonctionnement dune Branche en réseau, par lequel la Cnaf et les Caf ont démontré leur capacité à faire évoluer leurs modes dorganisation tout en veillant à la qualité du climat et du dialogue social, doit être poursuivi pour continuer daméliorer la cohésion et lefficience individuelle et collective du réseau.
Renforcer lefficience individuelle des Caf et résorber les disparités de performance entre caisses.
La rénovation de la relation de service doit, comme évoqué ci-dessus, concourir à lamélioration du mode de relation offert aux allocataires dans une logique doffre globale de service et de meilleure orientation des flux sur les différents canaux, afin doptimiser lallocation des ressources et le traitement des dossiers.
Loptimisation interne des organisations et des processus de travail doit permettre daméliorer la qualité et le coût du service rendu par chaque Caf aux allocataires. La démarche qualité intégrée également évoquée ci-dessus constitue un levier majeur pour concourir à cet objectif. De même, la production du service à lallocataire doit également être organisée en fonction de la diversité des compétences et des expertises et du degré de polyvalence. Cette approche devra permettre la concentration sur quelques sites d'expertises dédiées pour le traitement de dossiers très spécifiques, comme cela est déjà le cas pour le traitement des prestations des travailleurs migrants.
Lhomogénéité du service rendu aux allocataires sur lensemble du territoire est en effet un objectif majeur du service public des allocations familiales. Sil incombe à chaque organisme datteindre les engagements de service assignés à la branche, lorganisme national doit quant à lui définir et déployer les bonnes pratiques et fixer les normes et les règles quand cela est nécessaire, et évaluer la performance et lefficacité des politiques mises en uvre. En tant que tête de réseau, il doit impulser, évaluer et piloter pour réduire les écarts de performance, sans remettre en cause la capacité dinitiative des Caf et se substituer au gestionnaire local.
Lorganisme national doit aussi sadapter à lévolution du fonctionnement en réseau de la Branche. Il doit renforcer son rôle de tête de réseau afin dharmoniser les pratiques sur le territoire et réduire les écarts entre caisses sans remettre en cause la capacité dinitiative de celles-ci. Outre lélargissement des ressources dédiées à la conduite des projets nationaux grâce à la mobilisation de compétences et dexpertises dans le réseau, lorganisation de la Caisse nationale doit aller vers une plus grande transversalité. Elle doit permettre une meilleure prise en compte des problématiques de production du service à lallocataire et un pilotage du réseau plus rapproché et plus affirmé. Elle doit également veiller à loptimisation de la gestion du patrimoine immobilier et foncier dans le cadre dun schéma cible pluriannuel.
Piloter la performance est pour la Cnaf la clé de voûte de latteinte des objectifs fixés à la Branche par lEtat. Elle doit se doter doutils efficaces, être en mesure dapporter une aide sur mesure aux organismes. Avec la mise en place de latelier de régulation des charges et du dispositif de mutualisation du traitement des appels téléphoniques, la période récente a été marquée par un renforcement important de leffort de solidarité au bénéfice des organismes rencontrant le plus de difficultés pour écouler leurs charges de travail. Or, pour certains de ces organismes, les écarts de performance revêtent un caractère structurel. Un dispositif contractuel spécifique sera mis en place entre lorganisme national et les caisses concernées pour permettre la réduction des écarts de performance.
Renforcer lefficience collective du réseau
Conforter les dispositifs de solidarité nationale ou inter caisses
La Branche a mis en place en 2009 un atelier de régulation des charges qui a vocation à équilibrer le traitement des dossiers sur lensemble du réseau en apportant une aide aux organismes confrontés à des difficultés découlement de leurs charges de travail. Cet atelier sera élargi à la réponse téléphonique et renforcé par laffectation deffectifs supplémentaires afin daméliorer, grâce à une meilleure taille critique et une affectation plus concentrée des ressources, leffet levier de laide apportée.
Poursuivre les mutualisations des fonctions de production et de supports sur des échelles économiquement pertinentes
La Branche possède dores et déjà des acquis dans la mutualisation de certaines fonctions faisant appel à un certain niveau dexpertise - par nature, rare et coûteuse - ou se prêtant à des travaux de masse, comme la lecture automatisée des déclarations de ressources annuelles et trimestrielles, le traitement des dossiers des travailleurs migrants, la réponse téléphonique, etc
Lobjectif est dintensifier la voie ainsi ouverte en définissant, sur lensemble du territoire, des échelles pertinentes pour mettre en uvre les fonctions de production du service à lallocataire, de supports, dexpertise et dachats qui se concrétiseront par :
des services nationaux obligatoires auxquels tous les organismes devront adhérer à lissue de la Cog ;
des schémas régionaux de mutualisation établis par les organismes et validés par la Cnaf permettant dassurer la cohérence de cette démarche sur lensemble du réseau et favorisant laccompagnement nécessaire des agents concernés.
Accélérer la conduite des projets nationaux pour mieux répondre aux besoins des Caf et mieux mobiliser les expertises
Les défis et les contraintes d'une période marquée par l'augmentation des charges impliquent que la branche Famille accroisse sa capacité à déployer des projets nationaux à forte valeur ajoutée qui sont de nature à permettre une meilleure maîtrise des flux et des charges de production.
Cette exigence recouvre aussi bien les projets structurels inscrits dans une logique de management des processus, que les projets conjoncturels visant à améliorer la performance de lensemble de la Branche.
Au niveau national, les efforts de professionnalisation du pilotage des projets nationaux seront poursuivis et le potentiel de lorganisme national sur les plans de la maîtrise douvrage et des développements informatiques sera renforcé. Ce renforcement du potentiel de lorganisme national passera par une meilleure détection des compétences non seulement dans les pôles régionaux mutualisés mais également dans le réseau des Caf.
Au-delà de la capacité à concevoir et fabriquer les outils, il conviendra en outre de renforcer la qualité des livrables et laccompagnement de façon à anticiper les impacts sur les métiers et les organisations
Les expertises de la Branche, quelles se situent dans les Certi, les pôles régionaux mutualisés ou les Caf, doivent pouvoir être mieux mobilisées afin doffrir le meilleur service aux organismes dans le cadre de centres de ressources définis nationalement.
Dans cette perspective, outre une plus grande intégration des expertises du réseau dans la conduite des projets institutionnels, les objectifs sont :
dinstaurer auprès des caisses un appui efficace au métier qui intègre et concilie métier et outil. et qui garantit une homogénéité de ce service sur lensemble du territoire ;
dassurer un pilotage et un financement des expertises au niveau national afin, dune part dhomogénéiser les niveaux dinformations et daccompagnement des Caf, dautre part de rendre cohérente et lisible la gestion financière.
Finaliser la réorganisation du réseau
La branche est reconnue comme un grand service public de Sécurité sociale pour la famille, les aides personnelles au logement et la solidarité.
Dans un souci defficacité, lobjectif est de poursuivre le processus de départementalisation des Caf et le mouvement dintégration de lensemble des publics bénéficiaires prévu par les ordonnances de 1996. Lintégration de nouveaux allocataires est prise en compte dans les ressources de gestion associées à la présente convention.
En cohérence avec les dispositions déjà fixées dans le cadre de la Cog 2005/2008, la nouvelle Cog devra également définir les modalités de refonte des fédérations régionales de Caf.
Fiche thématique n° 21
Adapter les dispositifs et les outils de pilotage de la performance aux nouveaux enjeux
La branche sest dotée depuis la mise en uvre des conventions dobjectifs et de gestion de dispositifs et doutils de pilotage de la performance. Ceux-ci sappuient sur lexistence dun système dinformation décisionnelle qui a permis lautomatisation de la production des indicateurs et lamélioration de leur fiabilité.
Sur la dernière période des avancées peuvent être mises en évidence avec notamment :
la diffusion dun référentiel de la fonction contrôle de gestion et dun référentiel du pilotage associé au développement dun portail décisionnel ;
le développement et le déploiement des outils permettant de mettre en uvre la méthode de comptabilité analytique Abc/m à hauteur de 23 Caf ;
la réalisation des études inscrites dans les programmes annuels de lObservatoire des charges et de la performance ;
lenrichissement du système dinformation décisionnel afin de permettre un meilleur pilotage des charges.
Pour faire face aux enjeux de renforcement du pilotage de la performance, le développement des dispositifs et des outils daide au pilotage doit être poursuivi pour :
améliorer, renforcer et consolider les outils daide au pilotage et de management des processus ;
améliorer et mieux anticiper la mesure des charges de travail dans une perspective de rationalisation de lorganisation ;
renforcer la mesure de la performance économique et le pilotage des coûts ;
améliorer la mesure de la performance issue des réformes de mutualisation afin de distinguer la performance propre de chaque caisse, celles des actions mutualisées, et lapport pour lefficience globale de la Branche
Fiche thématique n° 22
Un système dinformation aligné sur les enjeux stratégiques
Le système dinformation constitue une dimension essentielle de la stratégie de la Branche dans la mesure où il est loutil de production dune organisation dont le métier est axé sur le traitement de linformation.
Face à une charge de travail des caisses en forte augmentation, à une exigence de qualité grandissante et à un besoin croissant de maîtrise des risques, la modernisation du système dinformation est un levier majeur pour la branche.
Ainsi, la période 2009/2012 a été marquée par laboutissement de grands projets fonctionnels, parmi lesquels la mise en uvre du Rsa et la prise en compte de nombreuses évolutions réglementaires, la refonte du site caf.fr et la mise en uvre de nouvelles téléprocédures, la départementalisation, la mutualisation de léditique et des traitements de masse pour lacquisition Ladaptation des infrastructures et de larchitecture du système dinformation sest aussi poursuivie sur la période 2009/2012 à travers la consolidation et la mutualisation de certaines fonctions de production, la concentration des serveurs des caisses au niveau des Certi. La période 2009/2012 a enfin contribué à adapter lorganisation et la gouvernance du système dinformation avec lévolution des missions des Certi, linstallation dun comité de direction du système dinformation objectivant la prise de décision, le renforcement du rôle des maîtrises douvrage permettant une meilleure définition des besoins ;
Pour la période 2013/2017, des axes de progrès relatifs à lorganisation et à la gouvernance du système dinformation ont été identifiés et recommandés, notamment par la Cour des comptes, tels que la consolidation du rôle de pilotage de la Cnaf dans le système dinformation, lencadrement des développements locaux, la rationalisation de lorganisation de la fonction « système dinformation », la mise en place doutils nécessaires au suivi des projets, des moyens et des coûts.
Sur la période 2013/2017, le système dinformation de la Branche devra relever trois enjeux :
garantir la performance opérationnelle du système dinformation :
il sagira de maintenir et dadapter en permanence le système dinformation, den garantir la performance, la disponibilité, lagilité, la fiabilité et la sécurité, afin de faire face à la charge de production croissante pesant sur les organismes;
soutenir les orientations stratégiques de la branche :
la priorité sera donnée aux évolutions susceptibles de contribuer au déploiement de loffre globale de service, au développement des nouvelles technologies, à lamélioration de laccès aux droits, à lamélioration de la qualité du traitement de ces droits, ainsi quaux évolutions permettant de nouveaux gains defficience ou des économies de gestion ;
en début de période, les efforts se concentreront sur lévolution des services relatifs à la gestion des prestations dallocation logement et de Rsa (prestations induisant une charge importante pour les caisses), en développant notamment les téléprocédures, les échanges avec les partenaires et la liquidation automatique.
faire évoluer les infrastructures techniques et lorganisation de la fonction informatique :
lamélioration de la performance du système dinformation et la mise en uvre de nouveaux projets supposent de poursuivre la modernisation des infrastructures techniques du système dinformation et loptimisation de la gouvernance du système dinformation ;
le contexte budgétaire conduit ainsi à organiser la transition du double système dexploitation vers un système unique, à alléger la charge, à poursuivre la rationalisation de la production informatique de la branche, à dégager des économies de gestion pour réallouer ces ressources vers des activités « projet » et de faire évoluer les compétences.
la capacité à renforcer le pilotage de la fonction informatique sera un enjeu majeur, notamment au travers de la rationalisation des organisations informatiques locales (rapprochement des Cnedi et des Certi), du suivi renforcé des engagements de service vis-à-vis des organismes de la Branche et lélaboration doutils de pilotage adaptés.
Pour relever ces trois enjeux, le schéma directeur 2013/2017 du système dinformation se structurera autour des cinq axes suivants, mis en uvre à travers 13 programmes, composés au total de 66 projets :
axe 1 : contribuer à la maîtrise de la production, à la déclinaison doffres de services adaptées et à lamélioration de laccès aux droits ;
axe 2 : renforcer les capacités de suivi, dévaluation et dappui à lélaboration des politiques sociales et familiales ;
axe 3 : développer les fonctionnalités des outils support de la branche ;
axe 4 : poursuivre la modernisation des infrastructures du système dinformation ;
axe 5 : optimiser lorganisation, la gouvernance et le pilotage de la fonction informatique.
Il conviendra de mettre en uvre simultanément des projets de long terme et des projets permettant des gains rapides afin dassurer une amélioration de la qualité et de la productivité à court et moyen terme. Cette stratégie nécessitera dêtre revisitée en cas dévolution réglementaire majeure.
Fiche thématique n° 23
Une politique de communication pour appuyer la mise en uvre des objectifs de la Cog
Les missions et loffre de la branche Famille doivent pleinement être identifiées par ses différents publics. Lattente dinformation, chez les allocataires, est forte. La communication devient dans ce cadre plus que jamais stratégique :
elle constitue un levier essentiel de promotion de lidentité, de limage et de loffre des allocations familiales à lensemble de ses publics ;
elle doit rendre plus simples et plus lisibles les services offerts ;
elle doit favoriser laccès aux droits ;
elle doit contribuer à la prévention des ruptures de droits et des indus ;
elle doit promouvoir loffre de services en ligne.
elle se dote d'un vecteur de communication de la branche Famille commun et étendu à l'ensemble du réseau : Vies de famille.
Lappui de la communication dans la mise en uvre des objectifs de la présente Cog se traduit par trois orientations stratégiques :
la promotion de loffre globale de service : pour répondre aux attentes des allocataires dans le cadre dune relation optimisée avec eux au regard des spécificités de chaque public et de ladaptation des différents modes de contact pour mieux répondre aux attentes en accentuant la promotion de loffre en ligne et le portage stratégique de la communication digitale.
la promotion de lidentité à la branche pour donner plus de visibilité et plus de lisibilité auprès des différents publics externes et internes :
en conciliant, dune part, le respect des fondamentaux de la branche et lancrage dans la réalité et la modernité, dautre part, la performance de linstitution et lengagement humain de tous nos collaborateurs ;
en développant une identité propre et le partenariat avec son environnement ;
en identifiant la branche Famille comme faisant partie intégrante de la « Sécurité sociale » dans son ensemble, la branche Famille participant au plan de communication « sécurité sociale » de valorisation et de connaissance de linstitution.
laccompagnement des grandes évolutions de la branche en accompagnant lévolution des métiers des Caf, en faisant partager une culture commune pour lutter contre la « fracture générationnelle », en intégrant les nouveaux modes relationnels et conversationnels qui permettent des gains tout en développant la qualité de service pour lensemble des publics internes et externes concernés.
la promotion de loffre globale de service : pour répondre aux attentes des allocataires dans le cadre dune relation optimisée avec eux au regard des spécificités de chaque public et de ladaptation des différents modes de contact pour mieux répondre aux attentes en accentuant la promotion de loffre en ligne et la stratégie digitale.
Ces objectifs seront mis en uvre dans le cadre dun schéma directeur de la communication établi, en lien avec le conseil dadministration, dans les trois mois suivant la signature de la Cog
Les fiches thématiques
Fiche n° 1 : Renforcer le développement de loffre daccueil des jeunes enfants en direction de toutes les familles et de tous les territoires
Engagements de la Cnaf
Réduire les disparités territoriales et les inégalités sociales en matière daccueil du jeune enfant
Renforcer le rôle de la branche Famille en matière de régulation de loffre daccueil
Au cours de la période précédente, les Caf ont appuyé les démarches de diagnostics partagés avec leurs partenaires, à léchelon départemental et à léchelle locale, en mobilisant lindicateur de mesure daccueil du jeune enfant (Imaje) et en expérimentant une démarche de suivi de laction des Caf en matière de développement et déquilibrage territorial de loffre daccueil petite enfance (démarche « travelling »). Ces actions seront poursuivies sur la période de la Cog.
Le positionnement de la branche Famille en matière de régulation de loffre daccueil sera renforcé dans le cadre de la réforme de la gouvernance de la petite enfance. La branche Famille, de par son expertise et sa connaissance du territoire participera à lélaboration des schémas territoriaux de gouvernance de la petite enfance.
Réduire les inégalités territoriales
Afin de réduire les disparités territoriales en matière doffre daccueil, un accompagnement financier renforcé sera organisé dans des territoires ciblés et identifiés comme prioritaires (territoires où la tension est la plus forte entre loffre et la demande dune part, territoires vulnérables en cohérence avec la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville dautre part). Dans ces territoires, une prestation de service bonifiée sera attribuée. En outre, une prestation de service rénovée pourra y être expérimentée. Ainsi, trois places daccueil collectif sur quatre seront créées dans les territoires prioritaires.
Par ailleurs, afin de favoriser linstallation dassistants maternels dans les zones où leur développement est jugé prioritaire, lensemble des outils disponibles (Pala, Ram, etc.) seront mobilisés par les Caf, ainsi quune plus forte modulation des primes à linstallation des assistants maternels en faveur des territoires prioritaires.
A cet effet, les Caf seront amenées à jouer un rôle essentiel dans la nouvelle gouvernance issue de lexercice de Modernisation de lAction Publique « petite enfance et parentalité ». Cette gouvernance conduira à lélaboration de schémas territoriaux qui définiront les territoires prioritaires et mettront en cohérence les interventions des différents acteurs. Un indicateur mesurant la réduction des inégalités dans la couverture de loffre daccueil sera également mis en place.
Dans lattente de la mise en uvre de cette nouvelle gouvernance, dès 2013, des territoires prioritaires identifiés par la Cnaf feront lobjet de financements bonifiés.
Renforcer laccès des familles les plus modestes aux différents modes daccueil
La branche famille développera laccueil des enfants issus de familles en situation de pauvreté et veillera à la mixité sociale dans les structures daccueil et chez les assistants maternels.
Elle contribuera ainsi à latteinte de lobjectif dune présence a minima de 10 % denfants issus de familles en situation de pauvreté dans les modes daccueil collectif, conformément aux décisions du comité interministériel de lutte contre les exclusions. A cette fin, un suivi des publics accueillis dans les Eaje sera réalisé dès 2014 à partir des données sur les participations familiales ; dans un second temps, un dispositif dappariement entre les données des Eaje et les fichiers des allocataires sera organisé. Une démarche de géocodage des Eaje permettant de déterminer les caractéristiques sociodémographiques des territoires où ils sont implantés complétera ce dispositif de connaissance statistique. Le bilan de la mise en uvre cet objectif sera intégré dans le rapport annuel de lObservatoire de la petite enfance.
Par ailleurs, cet objectif de présence a minima de 10% denfants issus de familles en situation de pauvreté dans les modes daccueil collectif sera intégré dans la démarche de contractualisation des contrats enfants jeunesse (diagnostic, coordination, etc.) et concernera lintégralité des nouveaux Cej. En outre, la branche poursuivra ses actions visant à harmoniser lapplication des règles de la prestation de service unique dans le but dassurer laccessibilité des établissements daccueil à toutes les familles, sur lensemble du territoire, quelles que soient leurs ressources, et quels que soient leurs besoins daccueil. Des crédits au sein du Fnas seront dédiés à laccompagnement de certains établissements dans la réalisation de cet objectif.
Lintroduction dun critère sur laccessibilité financière pour loctroi des aides à linvestissement de la Cnaf, notamment pour les micro crèches bénéficiant du Cmg structure, sera étudiée.
Poursuivre le développement de loffre daccueil du jeune enfant
Développer et pérenniser loffre daccueil collectif
Le développement de loffre daccueil collectif repose sur la création de nouvelles places donnant lieu à la délivrance dagréments par les services de la Pmi, sur loptimisation des places existantes par laugmentation du nombre dheures daccueil proposées aux familles et enfin la prévention des destructions de places.
Des crédits dinvestissement sont inscrits dans le Fnas sur la durée de la Cog pour permettre le développement de 100 000 nouvelles solutions daccueil collectif. Des crédits sont par ailleurs dédiés spécifiquement à la rénovation des places existantes, afin de limiter les destructions de places sur la période de la Cog ainsi quà laccompagnement des établissements dans lapplication de la Psu.
La branche Famille contribue à la pérennité des modes daccueil en soutenant leur fonctionnement par la revalorisation annuelle du montant plafond des différentes prestations de service dédiées à laccueil du jeune enfant. En outre, afin de maintenir la diversité de loffre d'accueil et d'encourager la création de places nouvelles, il est prévu un rattrapage progressif des prix plafonds des crèches familiales et des crèches parentales sur les autres accueils collectifs.
Le soutien de la branche famille au développement et au financement dune action sociale familiale à Saint-Pierre et Miquelon débutera dès lentrée en vigueur des dispositions législatives et réglementaires.
Développer et accompagner un accueil individuel de qualité
Afin de lever les freins financiers pouvant accompagner le recours à un assistant maternel, une expérimentation visant à verser le Cmg en tiers payant sera conduite.
Dans le but de renforcer l'accompagnement et la professionnalisation des assistants maternels et des autres professionnels de laccueil individuel, la branche Famille favorisera la structuration et le développement des relais assistants maternels (Ram) afin datteindre lobjectif dun Ram pour 70 assistants maternels, ainsi que leur promotion afin den améliorer la fréquentation. Elle développera l'implantation des Ram afin de mieux mailler le territoire et renforcera leur accompagnement par les Caf, notamment par l'élaboration d'un référentiel de bonnes pratiques. Elle promouvra ce réseau des Ram auprès des professionnels, notamment des assistants maternels et auprès des parents.
Une expérimentation visera à développer dans certains Ram des missions supplémentaires. Celles-ci seront définies dans le cadre dun groupe de travail et pourront notamment porter sur le renforcement de l'information des familles et l'accompagnement des assistants maternels.
La Cnaf participera à la rédaction dune charte nationale avec lensemble des partenaires du secteur de la petite enfance afin de formaliser les missions et prérogatives de chacun.
Afin de renforcer la qualité de laccueil individuel, la Cnaf réalisera en partenariat avec la Mission des services à la personne (Misap), une « charte qualité » relative aux services daccueil à domicile.
Poursuivre le soutien aux projets innovants répondant à des besoins spécifiques des familles
La Cnaf engage en lien avec lEtat une réflexion sur la refonte des prestations de service. Elle expertisera la possibilité dune fusion des prestations de service ordinaires et contractuelles et dune modulation du niveau de financement selon le service apporté aux familles. Cette modulation favorisera le développement de laccueil sur des horaires atypiques, de laccueil en urgence, de laccueil des enfants handicapés, denfants de personnes en parcours dinsertion ou travaillant à temps partiel, ainsi que le caractère prioritaire des territoires déficitaires. Une expérimentation sera conduite avant denvisager une possible généralisation.
Une réflexion sera conduite en vue de développer laccueil individuel sur des horaires atypiques ou en urgence, en favorisant notamment le fonctionnement des assistants maternels en réseau.
Elle développera des actions visant à sensibiliser les professionnels de la petite enfance aux dispositifs de soutien à la parentalité et pourra contribuer à mettre en place des lieux dinformation innovants et partenariaux en direction des familles.
En sappuyant sur les travaux déjà engagés sur la période précédente et en lien avec les classes passerelles développées par le ministère de lEducation nationale, la Cnaf participe, conformément aux conclusions du comité interministériel de lutte contre les exclusions, à la réflexion sur le développement des solutions de préscolarisation à destination des 2-3 ans.
Structurer une offre globale de service pour laccueil du jeune enfant en développant linformation et laccompagnement des familles
Elaborer un parcours général « accueil du jeune enfant »
Afin daméliorer linformation et de simplifier les démarches des familles dans leur recherche dun mode daccueil, lélaboration dudit parcours sappuie sur :
la poursuite du déploiement du site Internet « mon-enfant.fr » avec :
laugmentation du nombre de modes daccueil recensés sur les secteurs de lenfance et de la jeunesse,
le recensement et la mise à disposition des services proposant laccueil au domicile des familles en partenariat avec lAnsp ou la Misap, ainsi que les dispositifs répondant aux besoins spécifiques des familles (horaires atypiques, accueil des enfants en situation de handicap, accueil en urgence, etc.)
la mise en place, sur les territoires volontaires, dun téléservice permettant de centraliser les demandes daccueil individuel et collectif en ligne, en sappuyant notamment sur les Ram,
lamélioration des simulations des droits à la Paje et des coûts daccueil collectif ;
une automatisation de la transmission des déclarations de grossesse (en lien avec la Cnamts) ;
la mise en place des télédéclarations pour les différents modules de la Paje ;
la contribution à la mise en place de lespace numérique du particulier employeur et du salarié (Enpes) ;
lélaboration dun guide parental, en partenariat avec lAcoss, afin de présenter un panorama complet des droits sociaux liés à larrivée dun enfant ;
une campagne dinformation des familles sur loffre daccueil des assistants maternels
Elaborer des parcours répondant à des situations spécifiques
Des parcours spécifiques seront établis lorsque le foyer accueille une première naissance, une naissance multiple et lorsquil est affecté par un deuil périnatal.
Par ailleurs, le parcours « bénéficiaires de minima sociaux » sappuiera sur une offre dinformation, de conseil et dorientation. Il vise à accompagner ces allocataires afin, notamment, que leurs enfants soient accueillis au sein dEaje ou chez un assistant maternel.
Mettre en uvre la réforme du complément de libre choix d'activité (Clca)
A la suite du comité interministériel des droits des femmes, la réforme du congé parental a été mise en chantier. Cette réforme doit permettre d'accroître le niveau d'emploi des femmes et de favoriser un meilleur partage des responsabilités parentales lors des premiers mois de l'enfant. La branche famille contribue à la mise en uvre de cette réforme. En particulier, les Caf seront amenées à renforcer leur rôle d'information et d'orientation des parents bénéficiaires du Clca.
Engagements de lEtat
Afin dappuyer les engagements de la branche Famille dans le déploiement dune offre daccueil du jeune enfant adaptée aux besoins des familles et des territoires, lEtat veille à associer la branche Famille aux évolutions de la gouvernance dans le secteur de la petite enfance. A ce titre, les coopérations entre les différents acteurs seront encouragées.
LEtat veille à associer la branche Famille dans le développement de la coopération entre les différents acteurs de la préscolarisation des 2-3 ans et précisera en particulier le cadre juridique de ces coopérations.
En outre, une réflexion sur lintroduction dune mesure législative permettant le plafonnement du Cmg structure en cas de recours à une micro crèche sera conduite.
LEtat encourage les initiatives assurant la promotion de la transparence des critères dattribution, et expertise juridiquement la généralisation des commissions dattribution des places daccueil en Eaje et associe la Cnaf à ses travaux.
LEtat sengage à associer la Cnaf à ses différents travaux de réflexion sur les Ram, le Cmg tiers payant, la définition des critères de conventionnement, et sur la mise en uvre des décisions du comité interministériel de lutte contre les exclusions.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesRéduire les disparités territoriales et les inégalités sociales en matière doffre daccueil du jeune enfant 1Cibler et accompagner financièrement les territoires prioritaires, 20132Mesurer la contribution de loffre daccueil nouvellement créée à la réduction des disparités territoriales20143Expérimenter la refonte des prestations de service en expertisant la fusion des prestations de service ordinaires et contractuelles et en modulant le niveau de financement selon le service apporté aux familles.20144Favoriser la présence a minima de 10% denfants issus de familles en situation de pauvreté dans les Eaje
Intégrer le bilan de cet objectif dans le rapport annuel de lObservatoire de la petite enfance20145Expérimenter le versement du Cmg de la Paje en tiers payant
Mettre en uvre la généralisation
Mettre en uvre le partage du Clca entre les deux parents 2014
2017
2014Développer et accompagner un accueil individuel de qualité6Elaborer un référentiel de bonnes pratiques destiné aux Ram20137Mettre en place le groupe de travail pour expérimenter le développement de nouvelles missions pour les Ram. 2013-20148Réaliser, en partenariat avec la Misap une « charte qualité » relative aux services daccueil à domicile.Mise en place du groupe en 2014Structurer une offre globale de service pour laccueil du jeune enfant en développant linformation et laccompagnement des familles
9Contribuer à la mise en place de lespace numérique du particulier employeur et de son salarié (Enpes) en partenariat avec lAcoss.V1 fin 2013
V2 en 2015
V3 en 201610Elaborer un guide parental « accueil du jeune enfant »201311Continuer à déployer à léchelle nationale le site Internet « mon-enfant.fr » :
améliorer le nombre de modes daccueil recensés
mettre en place, sur la base du volontariat, un service de demande en ligne permettant de centraliser les demandes daccueil individuel et collectif en ligne en sappuyant notamment sur les Ram et sur une homogénéisation des conditions dattribution des places
améliorer les simulations Paje et accueil collectif.
En continu
2013
Fin 201512renforcer leur rôle d'information et d'orientation des parents bénéficiaires du Clca
201413Elaborer :
un livret « première naissance » ;
une offre proposée aux foyers affectés par un deuil périnatal
un livret « accueil naissance multiple ».2013Indicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de suivi
Evolution du nombre de places d'accueil en établissements daccueil du jeune enfant (places brutes, places nettes)
Evolution du nombre d'heures facturées par place
Part des enfants accueillis en établissements daccueil du jeune enfant en situation de pauvreté
Evolution des disparités territoriales:
nombre de solutions nouvelles daccueil collectif créées dans les zones prioritaires, rapporté au nombre total de solutions daccueil collectif créées : cible de 75% en fin de Cog
Evolution de lécart entre le taux de couverture des zones prioritaires et celui des zones mieux couvertes : cible dune progression deux fois plus rapide dans les zones prioritaires
Ecart des taux de couverture entre les zones moins bien dotées et la moyenne nationale
Nombre de connexions au site mon-enfant.fr
Nombre dassistants maternels par Relais dassistantes maternelles (Ram)
Qualité des prévisions budgétaires en action sociale : écarts entre les comptes définitifs de lannée et les prévisions
Fiche n° 2 : Contribuer à la structuration dune offre « enfance jeunesse » adaptée aux besoins des familles
Engagements de la Cnaf
Structurer une offre daccueil de qualité, accessible et adaptée aux besoins des familles et aux spécificités des territoires
Accompagner la réforme des rythmes éducatifs
La branche Famille participe actuellement au financement des heures accueils des enfants âgés de 2 à 12 ans assuré par les accueils de loisirs sans hébergement (Alsh) déclarés, à la fois sur le temps périscolaire et extrascolaire. Cette participation à la mise en uvre dun accueil de qualité répond à une demande forte des parents.
Dans la continuité de cet engagement en faveur de la jeunesse, la branche famille accompagnera la mise en uvre de la réforme des rythmes éducatifs afin de permettre le développement de nouveaux services. Ce financement empruntera deux voies. A titre exceptionnel, la Cnaf versera une participation financière au fonds damorçage au titre de lannée 2014.
A titre pérenne, la branche Famille participera au financement de la mise en uvre de la réforme des rythmes éducatifs par lintermédiaire de la prestation de service Alsh, selon ses contours actuels, et par lintermédiaire dune prestation de service spécifique versée aux accueils organisés dans le cadre dun projet éducatif territorial (Pedt). Cette prestation de service spécifique destinée à participer au financement des heures de temps périscolaire supplémentaire induites par la réforme sera versée en fonction du nombre délèves fréquentant les accueils, dans la limite de trois heures par semaine et de 36 semaines par an.
Au-delà de sa participation financière, la branche Famille sinscrit comme un partenaire structurant dans la mise en uvre daccueils de qualité ; elle continuera, à ce titre, à accompagner les collectivités territoriales qui le souhaitent dans la conception et lorganisation de leurs activités périscolaires, notamment à travers les Pedt.
Soutenir le développement dune offre daccueil répondant aux besoins des familles
Les accueils de loisirs représentent pour beaucoup de parents, notamment isolés ou à faibles ressources, la seule possibilité leur permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle lorsque leur enfant entre à lécole. Par ailleurs, ils constituent pour certains enfants, sur les temps de vacances tout particulièrement, la seule occasion de pratiquer du sport, dacquérir des connaissances culturelles et plus globalement de souvrir à dautres formes de savoir.
La branche Famille poursuit ainsi son action en faveur du développement de loffre daccueil sur les temps périscolaires et extrascolaires, tout au long de la scolarité des enfants de 3 à 17 ans révolus (voire dès 2 ans en cas de scolarisation précoce) afin de favoriser un développement harmonieux des enfants, tout en aidant les parents à concilier vie familiale et vie professionnelle.
Développer laccessibilité à loffre « jeunesse » de la branche famille
Elle poursuit son soutien aux projets visant à rendre effectif laccueil des enfants porteurs de handicap dans les structures de droit commun. La branche Famille sinscrit ainsi dans les recommandations du défenseur des Droits de novembre 2012. Ces projets portent en particulier sur laccueil de ces enfants pendant le temps périscolaire et extrascolaire.
Elle actualise les informations relatives à lensemble de loffre Alsh existante sur le site « mon-enfant.fr ». Après une montée en charge régulière depuis sa mise en place, le site recense la quasi-totalité de loffre en Alsh soutenue par les Caf (20 025 accueils de loisirs en mars 2013). La Cnaf maintient les conditions nécessaires à lactualisation du nombre daccueils de loisirs recensés sur le site et à lenrichissement des pages locales (informations complémentaires sur les rythmes scolaires notamment).
Structurer loffre sur les territoires dans une dynamique partenariale
Pour structurer loffre et mailler le territoire dans un objectif de plus grande équité, la branche Famille se positionne comme:
partenaire des projets locaux et notamment des projets éducatifs de territoire (Pedt) ;
acteur impliqué dans la réalisation de diagnostics partagés ;
acteur contribuant au rééquilibrage des moyens sur les territoires spécifiques et les moins pourvus en accueils adaptés aux publics et aux dispositifs quelle finance.
Elle simplique par ailleurs dans la création des conditions nécessaires pour mettre en cohérence les actions et créer les synergies pertinentes afin de favoriser la structuration dune politique enfance/jeunesse à léchelon des territoires (élaboration de charte départementale, signature de Ctg intégrant la politique enfance/ jeunesse, mise en place dune commission départementale de la jeunesse, etc.).
Dynamiser les dispositifs contribuant à lautonomisation des jeunes
Soutenir les projets proposés par des adolescents
En soutenant des projets proposés par des adolescents, la branche Famille poursuivra ainsi son engagement dans le soutien des projets en direction des adolescents de 11 à 17 ans révolus visant le développement de leurs capacités dengagement et dautonomisation. En effet, lexpérimentation menée sur la Cog 2009/2012 a permis de redynamiser linvestissement des territoires sur la problématique de la jeunesse. Il apparaît indispensable de poursuivre cette dynamique et ses objectifs préparant les jeunes à devenir de jeunes adultes responsables, autonomes et mieux préparés pour sinsérer dans la société et sinvestir dans la vie de la cité (investissement bénévole, service civique, engagement social, formation, etc.).
Dans ce cadre, certaines Caf volontaires pourront explorer une démarche visant à aller au-devant de jeunes qui éprouvent des difficultés à exprimer leurs besoins et qui ne sauraient sinscrire spontanément dans une démarche de projet. Dans ce but, elles repéreront les projets innovants. Ces Caf pourront sappuyer utilement sur les centres sociaux.
Soutenir les dispositifs permettant le départ en vacances des enfants et jeunes des familles aux revenus modestes
Le départ en vacances constitue un soutien à la parentalité et un facteur dinclusion sociale des familles. Cest pourquoi la branche Famille soutient le départ effectif en vacances collectives des enfants et des jeunes, avec lappui des dispositifs gérés par le service commun « VaCaf » et/ou des aides des Caf mises en place localement. La branche Famille réaffirme limportance de laccès aux vacances pour les enfants, et particulièrement des vacances collectives qui contribuent au développement de lacquisition de lautonomie, favorisent louverture aux autres. Les Caf peuvent impulser le développement dactions partenariales favorisant une meilleure lisibilité des différentes aides.
Soutenir laccompagnement des jeunes accueillis par les foyers de jeunes travailleurs
La branche famille soutient les foyers de jeunes travailleurs (Fjt) en leur qualité doutils daccompagnement des jeunes vers lautonomie, en veillant à faire coïncider leur implantation territoriale avec les besoins identifiés. Pour ce faire, elle poursuit le financement de laccompagnement socioéducatif proposé par ces structures en direction des jeunes de 16 à 25 ans. Les Fjt constituent une réponse adaptée aux jeunes quittant le foyer familial et pour lesquels le Fjt est la première étape vers laccès au logement.
Favoriser les conditions de lobtention du Bafa pour les jeunes
La branche famille favorise lobtention du Bafa pour les jeunes dans un double objectif : leur prise de responsabilité et dengagement citoyen et le soutien aux structures daccueil requérant cette qualification à minima (Alsh, vacances collectives), notamment dans un contexte de besoins accrus par lallongement du temps périscolaire dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Sur la base dune évaluation du dispositif, une réflexion sera engagée pour réviser les conditions de financement du Bafa pour les familles et les structures.
Engagements de lEtat
Afin dappuyer les engagements de la branche Famille dans le déploiement dune offre daccueil de lenfant durant les temps périscolaires et extrascolaires et dune offre adaptée aux attentes et aux besoins des familles et des adolescents, lEtat veille à :
expertiser les impacts sur la branche Famille dune évolution des rythmes éducatifs et à associer la Cnaf à ses réflexions ;
expertiser la possibilité dune évolution de la réglementation relative aux accueils de jeunes, en lien avec les résultats de lexpérimentation adolescents engagée par la branche Famille durant la Cog 2009/2012 ;
engager des travaux sur les procédures d'autorisation de création, de transformation et d'extension de Fjt, questions restées en suspens depuis la suppression des Crosms introduite par la loi « hôpital patients santé et territoire » du 21 juillet 2009 ;
clarifier le cadre juridique dintervention de la branche Famille entre le secteur marchand et non marchand.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesAccompagner la mise en uvre de la réforme des rythmes scolaires pour une plus grande qualité de loffre éducative proposée aux enfants.1Accompagner le réseau dans la mise en uvre qualitative de la réforme des rythmes éducatifs par la diffusion doutils
Suivre laction de la branche Famille dans la mise en uvre de la réforme (actions soutenues, financements mobilisés, etc.)
En continu
2013Développer et structurer loffre daccueil sur les temps périscolaires et extrascolaires, tout au long de la scolarité des enfants de 3 à 11 ans révolus2Elaborer les outils de pilotage de la politique jeunesse de la branche Famille :
Créer un indicateur de mesure de loffre en direction des enfants et des jeunes sur le modèle Imaje
Adapter lutilisation de la démarche Travelling au secteur jeunesse
Distinguer les financements consacrés à laccueil périscolaire, à laccueil extrascolaire et aux accueils de jeunes.
Expérimenter sur quelques territoires une refonte des prestations de service pour mettre en uvre un financement simplifié dans sa gestion et mieux adapté à la diversité des types daccueil.
Elaborer les nouveaux paramètres de financement (périscolaire, extrascolaire et jeunes) pour les intégrer au système dinformation.En continuAméliorer laccessibilité aux accueils de loisirs sans hébergement3Expertiser les conditions de faisabilité et de mise en uvre dun barème national des participations pour les accueils extrascolaires, afin daméliorer leur accès à tous les enfants sans mettre en difficulté les gestionnaires en :
sappuyant sur lexpérience des Caf locales et sur celle acquise en petite enfance pour paramétrer les conditions de calcul du barème.
Maintenir lactualisation du nombre daccueils de loisirs recensés sur le site mon-enfant.fr lequel offre une visibilité aux familles sur lensemble de loffre dAlsh du département avec géolocalisation, tout comme en petite enfance et enrichir les pages locales des informations complémentaires utiles aux familles2015
2017Rendre plus effectif laccueil des enfants porteurs de handicap dans les Alsh en accompagnant les projets répondant à leurs besoins4Dans le cadre denveloppes limitatives, mettre en uvre un financement visant leffectivité daccueil par la qualité du projet daccueil, le développement du travail en réseau, la sensibilisation et la formation, la concertation et le renforcement des personnels.2013Structurer de nouvelles modalités dintervention auprès des adolescents de 11 à 17 ans révolus5Dans le cadre denveloppes limitatives, mettre en place un financement adapté aux besoins, réactif et visant laccompagnement et la réalisation des projets. Afin datteindre ces objectifs, deux types de soutien sont mis en uvre :
un «soutien à des initiatives portées par des jeunes » (création de fonds, de bourse dinitiatives, etc.) afin dattribuer une aide financière à des projets portés par des jeunes
un « soutien à une démarche spécifique en direction du public jeunes» en direction des projets visant à mettre en place un cadre structurant pour accompagner les adolescents dans leur prise dautonomie et les associer à lélaboration des actions les concernant.
Maintenir et développer lengagement partenarial autour de la problématique adolescents.En continuSoutenir le départ effectif en vacances collectives des enfants et des jeunes6Renforcer lappui au réseau en matière de ressources et de partage des pratiques en lien avec VaCaf.
Valoriser les dispositifs daide aux vacances gérés par le service commun VaCaf et les aides des Caf mises en place localement.
Recenser le nombre denfants dont le départ a été effectif grâce à laide des Caf.En continuMaintenir laccompagnement des jeunes vers lautonomie par le soutien aux foyers de jeunes travailleurs7Renforcer lappui au réseau en matière de ressources relatives à laccompagnement individuel et collectif des jeunes.
Réaliser une évaluation des impacts du soutien à la fonction socio-éducative sur les trajectoires des jeunes.
Selon lévolution du cadre réglementaire, élaborer les nouvelles modalités de de gestion des demandes et actualiser la lettre circulaire en conséquence2015
2015
Favoriser les conditions de lobtention du Bafa pour les jeunes8
Maintenir les financements en direction des jeunes afin quils obtiennent le Bafa.
Evaluer limpact du soutien à lobtention du Bafa pour les jeunes
Expérimenter dans plusieurs territoires des actions partenariales facilitant laccès à linformation et ainsi que les démarches en vue de bénéficier des aides au Bafa.
Faire évoluer le cadrage du financement national du Bafa en lien avec les conclusions de lévaluation.
2015
2016
2016Indicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de suivi
Taux d'évolution du nombre d'actes ouvrant droit à la prestation de service Accueil de loisirs sans hébergement (Alsh)
Nombre denfants et de jeunes bénéficiaires de séjours Vacaf
Fiche n° 3 : Soutenir la fonction parentale et faciliter les relations parents-enfants
Engagements de la Cnaf
Développer une offre territoriale diversifiée et mieux structurée pour réduire les inégalités daccès pour les parents
Le développement de l'offre visera à permettre à un maximum de parents d'accéder à des actions de soutien à la parentalité adaptées à leurs besoins.
Ce développement sera permis par un doublement tendanciel des crédits. Afin de garantir la pérennité du fonctionnement des équipements et des services, la branche Famille revalorisera annuellement le prix plafond des Ps Laep, Clas, vacances et médiation familiale et du futur financement national des espaces rencontre.
Ce développement s'inscrira dans la réforme de la gouvernance de la petite enfance et du soutien à la parentalité initiée par l'Etat dans le cadre de la modernisation de l'action publique (Map).Cette démarche s'appuiera en particulier sur l'élaboration des schémas territoriaux qui permettront d'identifier un maillage de services et de structures et d'organiser leur développement.
En outre, une meilleure articulation entre des actions permettra d'instaurer une plus grande cohérence et une meilleure lisibilité. Pour cela, la Cnaf participera à l'élaboration d'un référentiel national parentalité et à la réflexion sur une refonte de certains dispositifs initiée par l'Etat.
Pour faciliter la vie familiale et léducation des enfants, les réseaux découte, dappui et daccompagnement des parents devront toucher 3 familles sur 10 à lhorizon 2017
Favoriser la relation entre les parents, susciter lélaboration de nouvelles initiatives parentales en prenant appui sur un réseau mobilisable et compétent de parents dans lélaboration de projets, est au cur des politiques de soutien à la parentalité.
Dans ce but, la Cnaf fera évoluer le fonds national Reaap vers un fonds « parentalité ». Ce fonds comprendra deux volets. Le premier sera consacré au financement des actions parentalité, avec un recalibrage des enveloppes financières pour les adapter à la dynamique des territoires et des besoins, et le second au financement de lanimation des dispositifs de soutien à la parentalité, intégrant les actions de sensibilisation et de perfectionnement proposées en particulier aux parents bénévoles.
Un référentiel national sur le contenu de la fonction danimation sera élaboré en lien avec lEtat.
Dans un but damélioration de la lisibilité des actions et de simplification, et en cohérence avec le référentiel national parentalité, linstauration dun troisième volet dans le fonds « parentalité » se substituant à la Ps Clas sera expérimenté dans 10 départements.
Pour renforcer le soutien des parents dans la scolarité de leurs enfants et adolescents et dans leurs relations avec lécole, le dispositif Clas sera mieux articulé avec les autres dispositifs de soutien à la parentalité
Les dispositifs Clas ont pour spécificité de sadresser tant aux enfants pour leur offrir, en complément de lécole, lappui et les ressources dont ils ont besoin pour réussir, quà leurs parents pour les accompagner dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. La Cnaf veillera à ce que laxe de soutien à la parentalité de ce dispositif soit renforcé.
Parallèlement, la Cnaf participera à une démarche de redéfinition de ce dispositif initié par lEtat, dans lobjectif dune meilleure articulation avec les autres dispositifs de soutien à la parentalité, en particulier les Reaap :
la Cnaf procèdera à une évaluation des résultats et des effets de ce dispositif ;
dans 10 départements sera expérimentée linstauration dun troisième volet spécifiquement destiné à cet objectif dans le fonds « parentalité » se substituant à la prestation de service Clas.
en outre, la Cnaf contribuera à lévaluation de limpact de la réforme des rythmes scolaires sur les Clas et participera à lactualisation de la charte de laccompagnement scolaire.
Afin de favoriser linstauration et la qualité des liens familiaux, les objectifs dun lieu daccueil parents enfants (Laep) pour 3500 enfants de 0 à 5 ans et daugmentation du nombre de familles à bas revenus bénéficiaires de séjour de vacances sociales devront être atteints à lhorizon 2016
Les lieux daccueil parents enfants sont des espaces particulièrement pertinents pour favoriser la qualité du lien dattachement entre les parents et les enfants, laccompagnement précoce de la fonction parentale grâce à lécoute et léchange autour du lien familial et social. La branche Famille visera à réduire les inégalités daccès à ces lieux par un développement de loffre et un renforcement du maillage territorial.
La branche Famille propose des aides aux vacances familiales dans lobjectif doffrir un moment privilégié de resserrement des liens familiaux. Comme pour le soutien au départ effectif en vacances collectives des enfants et des jeunes (Cf. Fiche thématique n° 2), elle sappuiera en particulier sur :
le service commun VaCaf et les dispositifs « aide aux vacances des familles (Avf), et « aide aux vacances sociales » (Avs) ;
la prestation de service « vacances » (Ps Vacances), qui permet de soutenir financièrement les centres de vacances qui sengagent dans laccueil de familles en difficulté ;
limplication des Caf dans les actions partenariales locales avec les associations et les autres acteurs uvrant dans ce domaine en favorisant notamment une meilleure lisibilité des différentes aides.
La Cnaf incitera les Caf à accroître leurs aides dans le but daugmenter le nombre de familles à bas revenus bénéficiaires dune aide au départ en vacances et de renforcer laide au projet (ingénierie sociale).
Elle accentue par ailleurs son soutien aux centres de vacances qui proposent un accueil attentionné aux familles orientées par les Caf et leurs partenaires locaux, notamment celles confrontées au handicap.
Pour prévenir la rupture des liens, voire aider à leur rétablissement dans les situations de divorce ou de séparation conflictuelles, le nombre de mesures de médiation familiale sera doublé à lhorizon 2016 et un financement national sera créé pour structurer loffre despaces-rencontres
Le développement et la structuration de loffre de médiation familiale contribueront à faciliter laccès et réduire les inégalités territoriales. Cet objectif est mesuré au travers du bilan annuel dactivité des services de médiation familiale réalisé par la Cnaf, en partenariat avec les autres acteurs. Le questionnaire annuel dactivité sera adapté pour tenir compte de ces nouveaux objectifs.
Pour favoriser ce développement, la branche Famille revalorise le prix plafond de la Ps « médiation familiale » pour assurer une meilleure prise en compte des coûts de fonctionnement des services, et améliorer la solvabilisation des gestionnaires par la Ps.
Le développement de la médiation familiale seffectue en maintenant léquilibre actuel entre le nombre de médiations conventionnelles et le nombre de médiations judiciaires.
Afin de faciliter lexercice de lautorité parentale et de prévenir la rupture des liens familiaux, loffre despaces-rencontre est structurée et développée grâce à un financement national.
Conforter le rôle des centres sociaux et des techniciens de lintervention sociale et familiale dans loffre de soutien à la parentalité
Les centres sociaux, par le biais de laccueil des familles, leur information, leur orientation, lanimation sociale constituent une offre de soutien à la parentalité significative, en facilitant linsertion sociale des familles dans leur environnement et en favorisant le développement des liens sociaux et de la cohésion sociale. La Cnaf conforte le rôle des centres sociaux dans le soutien à la parentalité au travers de la prestation Acf.
Le rôle des techniciens de lintervention sociale et familiale (Tisf) comme levier de soutien à la parentalité doit être développé. Leur intervention en direction des familles vulnérables sera renforcée, selon des modalités détaillées dans les fiches « favoriser lintégration sociale des familles dans leur environnement et contribuer à la cohésion sociale » et « aider les familles confrontées à des évènements ou des difficultés fragilisant la vie familiale »
Enfin, lorsquun axe spécifique de soutien à la parentalité figure dans leurs projets, les maisons des adolescents peuvent également constituer des outils de soutien à la parentalité.
Assurer une meilleure visibilité à la politique de soutien à la parentalité et un meilleur accès des parents à linformation
Le manque dinformations des parents, de connaissance et de visibilité des dispositifs constitue lune des principales difficultés pour leur accès effectif à loffre.
Afin de renforcer tant laccès des familles à linformation sur les actions près de chez eux, que la notoriété de ces dispositifs auprès du public.
La branche Famille met en uvre une offre Internet dédiée à la parentalité coordonnant linformation existante, permettant aux familles de sinformer sur loffre locale et mettant à disposition des acteurs locaux « un centre ressources national » dans le domaine de la parentalité. Celle-ci prévoit des liens vers les sites nationaux existants et propose une déclinaison à léchelon départemental. Elle constitue lun des leviers des parcours généraux qui ont pour objectif daméliorer linformation et faciliter les démarches des familles.
Les étapes du projet sont 2015 pour la mise en ligne de lespace national et des espaces locaux pour les familles, ainsi que la mise en ligne du centre ressources national à destination des professionnels et 2016 pour la géolocalisation.
Elle participe à lélaboration dune stratégie de communication nationale visant à une meilleure visibilité des dispositifs et à accroître la notoriété de ces politiques auprès du public.
Elle contribue à lidentification, dans le cadre de lélaboration des schémas, de lieux existants en matière dinformation des familles et à la détermination des développements nécessaires, en vue dassurer le maillage du territoire.
Renforcer la fonction danimation au sein de la gouvernance partenariale du soutien à la parentalité
Dans le cadre de la modernisation de laction publique (Map) sur la gouvernance de la politique de la petite enfance et de la parentalité, le pilotage des dispositifs de soutien à la parentalité sera renforcé.
A léchelon national, la Cnaf contribue à lanimation des politiques de soutien à la parentalité
La Cnaf participe au pilotage national de la politique de soutien à la parentalité, notamment en assurant la vice-présidence du Comité national de soutien à la parentalité (Cnsp), en participant à ses travaux, en contribuant à lélaboration dun référentiel national parentalité et à lévaluation des dispositifs.
En outre, elle met en place une animation nationale des dispositifs, qui sappuie en particulier sur :
la création dun centre ressources national, afin de mettre à disposition des acteurs des outils et pour capitaliser et diffuser les bonnes pratiques. Une rubrique « espace professionnel » pourrait être créée au sein du futur site dédié à la parentalité. Les acteurs locaux expriment des attentes pour disposer de soutiens méthodologiques, doutils danimation et pour mieux identifier les initiatives et les bonnes pratiques ;
lorganisation de journées danimation nationales (au sein du réseau et avec les partenaires).
La Cnaf contribue à la réalisation dévaluations des différents dispositifs de soutien à la parentalité et procède à des études, notamment sur le Clas. Elle veille à faire participer à ces évaluations les parents bénéficiaires.
A léchelon départemental, les Caf contribuent à la coordination partenariale des politiques de soutien à la parentalité dans le cadre des coordinations départementales de soutien à la parentalité
Les Caf assurent la vice-présidence de la coordination départementale de soutien à la parentalité (Cdsp) Elles contribuent à la synergie entre les différents acteurs et dispositifs participant au soutien à la parentalité
Les Caf contribuent activement à la réalisation de schémas territoriaux, prévus dans le cadre de la Map, notamment par la réalisation dun diagnostic territorial partagé et dun plan daction partenarial sur le volet relatif au soutien à la parentalité ; les schémas territoriaux viseront lidentification de lieux existants et la détermination des développements nécessaires, en vue dassurer le maillage du territoire par des lieux de parentalité.
Les Caf soutiennent financièrement la fonction danimation des dispositifs de soutien à la parentalité via le « fonds national parentalité ». Cette fonction danimation, selon les configurations locales, est assurée par les Caf ou confiée à un autre acteur clairement identifié par les schémas territoriaux.
Mettre en place des parcours généraux pour faciliter laccès aux droits et des parcours spécifiques répondant à des évènements de vie particuliers
Les parcours généraux
Des parcours généraux adaptés au profil des demandeurs sont mis en uvre, en lien avec le déploiement des services dématérialisés et dans lobjectif daméliorer linformation des familles et de faciliter leurs démarches.
Le parcours général « accueil du jeune enfant » vise à mieux informer les parents sur les différentes dimensions qui accompagnent la naissance dun enfant (droits aux prestations, recherche dune solution daccueil, parentalité, y compris préparation au rôle de parent dans le cadre de la périnatalité). Il sappuie sur la poursuite du déploiement du site Internet « mon-enfant.fr » avec de nouvelles fonctionnalités. Un « livret de parentalité », se substituant au livret de paternité actuel, est également adressé aux parents à loccasion dune première grossesse par les Caf et les Cmsa. Un « guide parental », téléchargeable sur les sites Internet, est élaboré en partenariat avec lAcoss. Il complète le livret de parentalité et présente de manière détaillée lensemble des droits et les démarches à effectuer.
Le parcours général « séparation» vise à améliorer linformation et à faciliter les démarches des personnes en prenant en compte les différents impacts dune séparation (revenus, logement, conséquences juridiques, liens familiaux etc). Il sappuie notamment sur lélaboration doutils dinformation adaptés et sur de nouveaux services dématérialisés.
Les parcours spécifiques
Les parcours spécifiques correspondent à un service répondant à des évènements de vie particuliers. Ils permettent de vérifier que les personnes accèdent à la totalité de leurs droits en fonction de leur situation spécifique (mobilisation daide daction sociale, de dispositifs partenariaux par exemple). Ces parcours spécifiques visent, en fonction de priorités définies dans le périmètre de responsabilités de la branche, à répondre aux situations spécifiques et aux situations de vulnérabilité. Ils engagent tout autant le travail en partenariat que la complémentarité des actions entre les prestations et laction sociale.
Ils se déclinent en deux niveaux doffres de services :
une offre dinformation conseil et dorientation ;
une offre daccompagnement social.
Une offre de contact est systématiquement proposée au public cible, au moyen des modalités de contact les plus adaptées à leur profil. Dans le cadre de loffre daccompagnement social, et en fonction du diagnostic réalisé, cette offre peut être complétée par un accompagnement au projet sappuyant sur des objectifs, des actions et des moyens associés à mettre en uvre.
Dans le domaine du soutien à la parentalité, les parcours spécifiques sont les suivants :
les parcours spécifiques « décès dun enfant » et « décès dun conjoint » qui sappuient sur une offre de rendez-vous par un travailleur social de la Caf. Lobjectif de ces parcours consiste à offrir des informations personnalisées et à aider les personnes dans les changements liés au décès ;
les parcours spécifiques « séparation » qui visent à mobiliser la modalité daccompagnement la plus appropriée en fonction de la situation :
une offre daccompagnement social, proposée aux deux parents en fonction du diagnostic de la situation, qui porte sur la réorganisation de la vie quotidienne (adaptation ou recherche dun logement, recherche dun mode daccueil, etc.), les démarches à effectuer, lappropriation du nouveau budget, laccompagnement des différentes étapes du processus de séparation etc. ;
une proposition de recourir à la médiation familiale pour les deux parents dans les situations de divorces ou de séparations, proposée également dans les situations de non-paiement des pensions alimentaires, vise à favoriser lapaisement des conflits familiaux et à proposer une alternative à la judiciarisation des conflits.
Engagements de lEtat
Afin dappuyer les engagements de la branche Famille dans la structuration dune offre diversifiée de soutien à la parentalité, lEtat :
fait de laccompagnement à la parentalité une priorité reconnue de la politique familiale : il exerce un rôle stratège dorientation politique et interministérielle, il veille au maintien des financements partenariaux des dispositifs ;
associe la Cnaf aux réflexions interministérielles liées aux travaux de gouvernance de la politique de soutien à la parentalité (renouvellement du Cnsp et structuration de sa déclinaison locale) et à la refonte des dispositifs et notamment sur :
lélaboration dun référentiel national des actions de soutien à la parentalité,
lactualisation de la charte nationale de laccompagnement à la scolarité,
lopportunité dun prolongement du protocole national de développement de la médiation familiale ou son extension,
la garantie de la qualité de service des professionnels de la médiation familiale ;
fait évoluer la gouvernance locale dans le cadre de la modernisation de laction publique (Map).
associe la Cnaf à lélaboration dune stratégie de communication nationale visant à une meilleure visibilité de dispositifs et à accroitre la notoriété de ces politiques auprès du public.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° ActionActions à conduireEchéancesDévelopper une offre territoriale diversifiée et mieux structurée pour réduire les inégalités daccès à loffre pour les parents1Pour faciliter la vie familiale et léducation des enfants, les Reaap devront toucher 3 familles sur 10 à lhorizon 2017. 20172Pour renforcer le soutien des parents dans la scolarité de leurs enfants et de leurs adolescents et dans leurs relations avec lécole, le dispositif Clas sera mieux articulé avec les autres dispositifs de soutien à la parentalité
Mise en place de lexpérimentation sur le volet 3 du fonds « parentalité » pour les Clas :
Elaboration des conditions de mise en place de lexpérimentation (cadre /outils de suivi/évaluation) et suivi2016
Rentrée 2014/20153Un lieu daccueil parents enfants (Laep) pour 3500 enfants de 0 à 5 ans par le biais de lélaboration du nouveau cadrage national de la Ps Laep2016
Janvier 20154Augmenter le nombre de familles à bas revenus bénéficiaires de séjours de vacances sociaux (notamment grâce à lAvs)
Expérimenter auprès de quelques centres de vacances laccueil de familles confrontées au handicap en adaptant le cahier des charges de la Ps vacances
Identifier de nouveaux centres de vacances éligibles à la Ps vacances sur la base de propositions des Caf afin de mieux répondre à leurs besoins
Elaborer, avec lappui dun groupe de Caf, des outils au premier départ en vacances pour accompagner les bénéficiaires du Rsa 2016
Eté 2014
En continu
Eté 20155Prévenir la rupture des liens, voire aider à leur rétablissement, dans les situations de divorces ou de séparations conflictuelles, en doublant loffre de médiation familiale et en structurant les espaces-rencontres notamment grâce à lélaboration du cadrage national de la Ps « espace rencontres » 2016
Janvier 2015Assurer une meilleure visibilité à la politique de soutien à la parentalité et un meilleur accès des parents à linformation6Mettre en uvre une offre Internet dédiée à la parentalité coordonnant linformation existante, permettant aux familles de sinformer sur loffre locale et mettant à disposition des acteurs locaux « un centre ressources national » dans le domaine de la parentalité :
mise en ligne
géolocalisation
2015
20167Participer à lélaboration dune stratégie de communication nationale. visant à une meilleure visibilité des dispositifs et à accroître la notoriété de ces politiques auprès du publicEn continuRenforcer le rôle de lanimation au sein de la gouvernance partenariale du soutien à la parentalité 8Contribuer au bilan et au renouvellement des instances du Cnsp
Contribuer à lélaboration dun référentiel national parentalité
Animation du groupe technique médiation familiale et co-animation des autres groupes techniques chargés des dispositifsNovembre 2013
Juin 2014
En continu9Elaborer, avec lappui dun groupe de Caf, un référentiel sur le profil et les missions de lanimateur des dispositifs de soutien à la parentalité
Créer un centre ressources national via le site Internet dédié à la parentalité avec un espace professionnel.
Structurer un dispositif d'accompagnement à destination des Caf et organiser dans ce cadre une journée nationale annuelle sur la parentalité Janvier 2015
janvier 2016
sur la période de la Cog10Contribuer à lévaluation et au suivi des dispositifs :
réaliser une étude spécifique sur les Clas sur la base dune synthèse des travaux existants
Elaborer une évaluation des impacts des Reaap.
Adapter le questionnaire annuel dactivité de médiation familiale
Réaliser une évaluation des espaces de rencontre.
Contribuer à lexpertise des actions du parrainage répondant à un objectif de soutien à la parentalité
Veiller à faire participer à cette évaluation les parents bénéficiaires
Octobre 2013
Janvier 2014
2013
2014
Décembre 2014Mettre en place des parcours généraux pour faciliter laccès aux droits et des parcours spécifiques répondant à des évènements de vie particuliers
Parcours général « séparation »
Parcours spécifiques « séparation »11Développer des services dématérialisés adaptés aux différents profils de publics pour permettre de formuler en ligne les demandes de prestations En continu12Compléter le site Caf.fr
pages nationales : dinformations sur les différentes aides, les aspects juridiques etc.
pages locales : les initiatives des Caf (groupes de parole de pères divorcés, groupes déchanges etc.) En continu13Elaborer, en partenariat avec le ministère de la justice, un guide « gérer ma séparation » Janvier 201614Pour les publics cibles identifiés dans le cadre des parcours spécifiques dans les domaines du soutien à la parentalité :
au niveau 1 de loffre de service (information, conseil, orientation) réaliser létude approfondie des droits au titre des dispositifs gérés par la branche ;
concevoir et mettre en uvre les parcours « accompagnement social »/offre de médiation familiale ;
généraliser loffre de médiation familiale en lien avec lAsf et lAsfr En continuIndicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de résultat
Taux de recours aux Réseaux découte, dappui et daccompagnement des parents (Reaap)
Taux de couverture des Lieux daccueil enfants parents (Laep)
Taux de recours à la médiation familiale
Indicateurs de suivi
Suivi des contrats locaux daccompagnement à la scolarité (Clas)
Taux de communes de plus de 10 000 habitants couvertes par un dispositif de soutien à la parentalité
Taux de recouvrement des pensions alimentaires dans le cadre de lallocation de soutien familial (Asf)
Fiche n° 4 : Favoriser lintégration sociale des familles dans leur environnement et contribuer à la cohésion sociale sur les territoires
Engagements de la Cnaf
Soutenir les structures de lanimation de la vie sociale afin de contribuer à la cohésion sociale sur les territoires
Poursuivre le soutien aux structures de lanimation de la vie sociale
Le soutien apporté par la branche Famille aux structures danimation de la vie sociale se traduit par :
une mise à disposition des compétences dingénierie sociale de la Caf auprès des structures et/ou des partenaires qui en éprouveraient le besoin, afin de favoriser le développement qualitatif de lanimation de la vie sociale,
un soutien financier par le biais des prestations de service et sur les dotations daction sociale.
Renforcer le partenariat local des acteurs de lanimation de la vie sociale et développer le partenariat avec les représentants nationaux
La branche famille doit sensibiliser et développer le partenariat avec les représentants institutionnels ayant un intérêt au développement de lanimation de la vie sociale, de linsertion sociale et de la cohésion sociale sur les territoires.
Au niveau local, la branche famille développera un partenariat avec les acteurs de lanimation de la vie sociale, qui pourra prendre la forme dinstances de concertation ou de conventions départementales avec les structures.
Accompagner la mise en uvre de la lettre-circulaire « animation de la vie sociale » du 20 juin 2012
Des actions dinformation et de communication doivent permettre la mise en uvre de la circulaire et la prise en compte des nouvelles attentes institutionnelles par les structures en développant :
un outil de communication présentant les actions et le contenu de la lettre-circulaire ;
un accompagnement au changement auprès des Caf et des partenaires de lanimation de la vie sociale.
La contribution des centres sociaux à loffre globale de service des Caf, en particulier leur contribution à la mise en uvre des parcours en direction de certains publics fragilisés doit être précisée.
Engager la réflexion sur lévolution des modalités de financement de lanimation de la vie sociale
Les modalités de financement des structures doivent faire lobjet dune simplification et dune évolution des financements en cohérence avec la circulaire du 20 juin 2012 et aider à la recherche de co-financement.
Structurer une offre danimation de la vie sociale en direction de publics cibles
Poursuivre et adapter les actions de promotion de la vie sociale auprès des gens du voyage
La branche famille adaptera la politique dintervention auprès des gens du voyage par les centres sociaux en :
dressant un état des lieux de lactivité des centres sociaux en direction des gens du voyage
définissant de nouvelles orientations nationales en lien avec les conclusions de la mission ministérielle sur les gens du voyage
Lensemble des actions en direction des gens du voyage sera élaboré en collaboration avec les associations représentatives des gens du voyage.
Développer sur les territoires péri-urbains et ruraux, caractérisés par une absence doffre en direction de la jeunesse, des modalités dintervention spécifiques
La branche famille veillera à la prise en compte du public « jeunes » par les centres sociaux et les espaces de vie sociale sur les territoires où il nexiste pas doffre qui permette de répondre aux attentes et besoins de la jeunesse locale, en lien avec loffre développée par la branche famille en direction des adolescents.
La branche famille développera, dans le cadre de différents partenariats, son expertise sur les modalités dintervention auprès des publics jeunes.
Poursuivre les projets visant à donner plus de visibilité, à mieux comprendre le rôle des centres sociaux.
La généralisation de lobservatoire des centres sociaux sur lensemble du territoire doit, par la réalisation denquêtes locales, permettre de mieux connaître :
lactivité des centres sociaux ;
le partenariat ;
le rôle des usagers et des bénévoles ;
le personnel employé ;
les financements associés ;
lévolution des problématiques sociales ;
les difficultés auxquelles les structures sont confrontées.
Initier des travaux sur le parcours de personnes reçues
La Cnaf, en lien avec lEtat, permettra également de mieux connaître les transmissions intergénérationnelles visant à favoriser le développement des liens sociaux et familiaux, en sappuyant sur le témoignage des personnes reçues.
Engagements de lEtat
LEtat, sensible aux dispositifs concourant à linsertion et la cohésion sociale, aidera au développement du secteur en permettant à la branche Famille de consacrer des moyens financiers suffisants pour le fonctionnement des structures existantes et favoriser le développement de nouvelles structures dans les zones sous-équipées et/ou sur les territoires sensibles.
En association avec la Cnaf, lEtat sensibilisera ses représentants dans les départements concernant laction des structures de lanimation de la vie sociale sur les territoires et lintérêt de sappuyer sur de telles structures pour développer les actions relatives aux populations ou aux territoires sensibles ;
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesPoursuivre le soutien aux structures de lanimation de la vie sociale1Poursuivre le soutien financier aux structures de lanimation de la vie sociale 2013/20172Renforcer le soutien technique aux structures par la mise en place de référents Animation Vie sociale au sein du réseau des Caf à destination des CT AVS2013Renforcer le partenariat local des acteurs de lanimation de la vie sociale et développer le partenariat avec les représentants nationaux3Accompagner la conception des schémas départementaux de lanimation de la vie sociale 20164Encourager les partenaires à sengager dans la signature de conventions cadres départementales et de conventions pluriannuelles de financement auprès de chacune des structures agréées 20165Suivre la mise en place des commissions inter-partenariales de lanimation de la vie sociale2016Accompagner la mise en uvre de la lettre circulaire « Animation de la vie sociale » du 20 juin 20126Développer un réseau de lanimation de la vie sociale pour accompagner les Caf dans la mise en uvre de la circulaire et faire face aux diverses évolutions 20137Diffuser la circulaire animation de la vie sociale auprès des structures et des partenaires, les accompagner dans la mise en uvre 20138Réaliser un document de communication valorisant les activités danimation de la vie sociale2013Engager la réflexion sur lévolution des modalités de financements de lanimation de la vie sociale9Actualiser et simplifier les modalités de financement des structures 2015Poursuivre et adapter les actions de promotion de la vie sociale auprès des gens du voyage10Dresser un état des lieux de lactivité des centres sociaux201311Produire un document présentant létat des lieux des mesures à développer en faveur des gens du voyage.
Définir de nouvelles orientations nationales en lien avec les conclusions de la mission ministérielle sur les gens du voyage.2014Développer sur les territoires péri-urbains et ruraux, caractérisés par une absence doffre en direction de la jeunesse, des modalités dintervention spécifiques12Encourager le développement dune offre en direction des jeunes sur les territoires périurbains et ruraux. 201513Favoriser le développement de modalités dinterventions innovantes au public jeune2015Poursuivre les travaux visant à donner plus de lisibilité concernant ce secteur 14Généraliser lobservatoire à lensemble des départements par le développement dune interface nationale 201515Développer la base de données et les outils de lobservatoire afin dintégrer lensemble des structures de lanimation de la vie sociale 201416Produire une méthodologie dévaluation locale et des indicateurs nationaux de lanimation de la vie sociale
201517Poursuivre les études évaluatives contribuant à donner de la lisibilité concernant limpact des structures de lanimation de la vie sociale
2016Initier des travaux sur le parcours de personnes reçues18Réaliser une recherche sur lapport des transmissions intergénérationnelles dans la construction des liens sociaux et familiaux2017Indicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de suivi
Nombre de schémas directeurs de lanimation de la vie sociale établis
Nombre de conventions cadres inter-partenariales départementales signées
Nombre de Caf et de centres sociaux participant aux enquêtes de lobservatoire des structures de lanimation de la vie sociale
Nombre de structures jeunes créées dans les zones périurbaines et rurales au sein des structures de lanimation de la vie sociale
Fiche n° 5 : Des offres de services inscrites dans les territoires
Engagements de la Cnaf
Favoriser le développement de projets de territoire par lextension de la convention territoriale globale
En capitalisant sur les expérimentations menées lors de la Cog 2009/2012, la Cnaf élaborera et fournira aux Caf un cadrage stratégique et opérationnel de la démarche, ainsi quun accompagnement méthodologique se concrétisant à travers un guide regroupant différents outils (organisation du partenariat et engagement de la démarche, réalisation du diagnostic, présentation, communication, programmation, animation, évaluation, etc.).
Afin de clarifier et rationaliser le cadre contractuel avec les collectivités territoriales, la Cnaf réinterrogera lopportunité de maintenir ou adapter les autres conventions existant avec ces mêmes collectivités.
Poursuivre la consolidation du partenariat avec les conseils généraux
La contribution au suivi et à lévaluation du Rsa sera poursuivie par lexpertise détudes et de statistiques dans lobjectif de lamélioration du pilotage du dispositif au moyen des échanges de données avec les Conseils généraux. Lobjectif sera daméliorer la prise en compte des demandes des conseils par létablissement dun mode opératoire propice à leur bonne intégration, et qui respecte les contraintes de charge de la branche Famille.
Afin de correspondre au mieux à la situation réelle du bénéficiaire, un profil mixte sera mis en place dans loutil informatique pour la fonctionnalité dappui à lorientation de façon à construire des objectifs articulés autour des deux dimensions sociale et professionnelle. Ces travaux devront être réalisés en lien avec ceux prévus dans le cadre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale.
La mise en uvre, par délégation du Conseil général, dune offre daccompagnement social à destination des familles monoparentales sera renforcée pour répondre à trois objectifs majeurs :
proposer et développer, en concertation avec le bénéficiaire, un accompagnement personnalisé visant à soutenir son insertion ;
identifier, proposer et contractualiser avec la personne, à partir dun diagnostic social global de sa situation (isolement, parentalité, relations familiales, conditions de logement, santé, freins à linsertion,
), les actions à engager et les démarches respectives de la Caf et du bénéficiaire pour favoriser son insertion ;
valoriser et mobiliser les potentialités de la personne accompagnée ainsi que les ressources et les leviers de lintervention sociale de la Caf et de ses partenaires pour soutenir les démarches dinsertion.
Améliorer les échanges avec nos partenaires de laction sociale par la mise en place dun nouveau système dinformation (Omega)
Les objectifs assignés au nouveau système dinformation de laction sociale sont :
détendre le portail partenaire sur les champs de la petite enfance et de la jeunesse et ainsi toucher la majorité des structures financées par le Fnas, en accompagnant les professionnels pour faciliter leur bonne appropriation de ce nouveau mode de communication avec la Caf. ;
de mettre en place un référentiel des structures contribuant notamment à la traçabilité et à la sécurisation des données fournies et répondre ainsi à une attente importante en matière de pilotage des prestations de service. Le comptage des places de crèche et le suivi quantitatif des structures financées se verront ainsi facilités ;
dassurer un retour dinformations vers les partenaires grâce à des tableaux de bord en ligne portant notamment sur les taux de fréquentation, les prix de revient et le suivi des actes réalisés. Aussi un dialogue de gestion pourra sengager plus facilement entre les Caf et les gestionnaires ;
dexpérimenter les premières briques dOmega en Caf, industrialiser les processus et ainsi redéployer des moyens vers loffre de service aux partenaires : appui administratif et conseil organisationnel des structures.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesFavoriser le développement de projets de territoire par lextension de la convention territoriale globale 1Elaborer et fournir aux Caf un cadrage stratégique et opérationnel de la démarche juin 20132Elaborer et fournir aux Caf un accompagnement méthodologique : un guide regroupant différents outils (organisation du partenariat et engagement de la démarche, réalisation du diagnostic, présentation, communication, programmation, animation, évaluation, etc.) juin 2013
3Décider du maintien ou de ladaptation des autres conventions existantes avec les collectivités territoriales.2015Améliorer la fonction appui à lorientation en positionnant un profil mixte « socioprofessionnel »Cf. Actions conduite dans le cadre du parcours dinsertion des personnes et des familles en situation de précarité2016Proposer un accompagnement social aux familles monoparentales ayant de jeunes enfants pour concilier vie familiale et insertion sociale et professionnelleCf. actions conduites dans le cadre du parcours dinsertion des personnes et des familles en situation de précarité2015Répondre aux demandes des conseils généraux sur le Rsa4Améliorer le mode opératoire pour intégrer les demandes des conseils généraux dans Elisa et suivre les évolutions validées par le Cpei20145Adapter loutil aux demandes des conseils généraux sur le suivi des sanctions, les données infra-départementales et les données tous régimes.2015Améliorer les échanges avec nos partenaires de laction sociale par la mise en place dun nouveau système dinformation6Installer à titre expérimental le portail dans deux Caf et améliorer le produit grâce aux retours des premiers utilisateurs20137Généraliser progressivement le portail sur lensemble du réseau et mettre à disposition des partenaires des tableaux de bord en ligne2014 / 20158Expérimenter les premières briques dOmega en Caf et renforcer lindustrialisation des processus en continuant la normalisation des pratiques, la diffusion des procédures et modes opératoires les plus efficients2016-2017Fiche n° 6 : Favoriser laccès aux droits et lutter contre le non recours aux prestations sociales et familiales
Engagements de la Cnaf
Instaurer un rendez-vous des droits pour améliorer laccès aux droits
Le rendez-vous des droits consiste à étudier lensemble des aides au titre des dispositifs gérés par la branche famille et dans un cadre partenarial, à informer et orienter au titre des dispositifs gérés par dautres opérateurs. En particulier, seront abordés les droits relatifs :
aux prestations servies par la branche Famille ;
au Fsl ;
à la Cmuc
à lAcs
à lAss
aux tarifs sociaux gaz électricité
aux aides extra légales des Ccas locaux.
Le rendez-vous des droits est réalisé :
dans le cadre de lentretien individuel associé à linstruction de la demande de Rsa ;
dans le cadre de la mise en place des parcours spécifiques ;
sur demande de lallocataire ou dun travailleur social.
Un objectif progressif de rendez-vous des droits est fixé sur lensemble des Caf, qui devra atteindre 100 000 rendez-vous des droits à partir de 2014.
Le parcours spécifique correspond à un service répondant à des évènements de vie particuliers, qui doit permettre de vérifier que les personnes accèdent à la totalité de leurs droits, adaptés à leur situation spécifique (mobilisation daide daction sociale, de dispositifs partenariaux par exemple). Ces parcours attentionnés-type visent en fonction de priorités définies dans le périmètre de responsabilités de la branche, à répondre aux situations spécifiques et aux situations de vulnérabilité. Ils engagent tout autant le travail en partenariat que la complémentarité des actions entre les prestations et laction sociale.
Les parcours spécifiques se déclinent en deux niveaux doffres de services :
une offre dinformation conseil et dorientation ;
une offre daccompagnement social ;
Le rendez-vous des droits est mis en uvre dans le cadre du premier niveau de loffre : une offre de contact est systématiquement proposée au public cible au moyen de modalités de contact les plus adaptées à leur profil. Un rendez-vous des droits sera proposé à une partie de ce public selon des critères résultant dun diagnostic à partager avec les partenaires (autres caisses de sécurité sociale, conseil général, Ccas, en particulier), et dans le cadre de la démarche qui sera impulsée par lEtat au niveau départemental sur la mise en place d'une politique locale de lutte contre le non recours.
Il peut être complété dans le cadre de loffre daccompagnement social en fonction du diagnostic réalisé, des objectifs du projet et des actions et moyens associés à mettre en uvre.
Les parcours spécifiques sont mis en uvre dans trois domaines le logement, linsertion sociale et le soutien à la parentalité - à partir dun faisceau de critères.
Le parcours « logement »
Deux parcours spécifiques sont prévus : lun en cas de signalement dun impayé de loyer, le second pour les détections de logement indécent.
Lobjectif est daider la famille à se maintenir dans un logement et un cadre de vie adaptés à ses besoins par la mise en uvre, si besoin, dun accompagnement social global, axé dune part sur la résolution de la situation ainsi que sur les causes et les conséquences de celles-ci, et dautre part, sur le traitement des situations sociales et familiales potentiellement sources dexclusion.
Le parcours « insertion »
Conformément aux engagements et objectifs nationaux en matière doffre globale de service, ce parcours est proposé aux familles monoparentales bénéficiaires du Rsa majoré et ayant de jeunes enfants.
En fonction de leurs ressources et de leurs partenariats, notamment avec le conseil général, en matière dinsertion, les Caf développent une offre graduée dont les finalités, les objectifs, les contenus et les formes dintervention sont différents.
Lobjectif est de concourir à lautonomie des personnes en favorisant une compréhension globale du dispositif dinsertion (la loi Rsa et sa déclinaison départementale) mis en uvre dans le cadre du Rsa, ainsi quune compréhension des services et aides aux familles de la Caf et de ses partenaires auxquelles les personnes peuvent avoir accès pour mieux concilier vie familiale, sociale et professionnelle.
En complément la Caf peut, en fonction de son partenariat avec le conseil général et de ses délégations de mission, avoir pour finalité :
daider, par un accompagnement social, à la recherche d'une solution de garde pour les enfants, à renforcer la capacité et la disponibilité à la recherche demploi ou à la mise en uvre du projet dinsertion professionnelle des bénéficiaires en élaborant la ou les réponses concourant à lever les freins familiaux et/ou sociaux, en concertation avec le référent unique emploi ;
daider, par un accompagnement social contractualisé, les bénéficiaires Rsa les plus éloignés de lemploi, à lever leurs difficultés dinsertion sociale et familiale et à favoriser leur inscription dans une dynamique dinsertion sociale et professionnelle.
Le parcours « séparation »
Ce parcours doit permettre au(x) parent(s) danticiper sur les questions relatives au maintien des liens de lenfant avec ses deux parents et de réfléchir aux différents impacts de la séparation ou du divorce.
Lobjectif est de favoriser le maintien dun environnement favorable au développement et à lépanouissement de lenfant. Il doit permettre au(x) parent(s) danticiper sur les questions relatives au maintien des liens de lenfant avec ses deux parents et de réfléchir aux différents impacts de la séparation ou du divorce. Il mobilise les compétences de la branche et de ses partenaires en matière de soutien à la parentalité (cf. Fiche 3)
Le parcours « naissance »
Ce parcours est proposé, en fonction de cibles définies localement, aux parents vivant une première grossesse (naissance multiple, très jeune mère, mono parent,
).
Lobjectif est de permettre aux (futurs) parents danticiper les différents aspects liés à larrivée de lenfant, en particulier sur leurs choix en matière de conciliation vie familiale, vie professionnelle et sur leur rôle de parents.
Pour les familles qui vivent un deuil périnatal, le parcours propose un accompagnement particulier dont lobjectif consiste à offrir aux parents des informations personnalisées et à les aider dans les changements liés au décès.
Une approche proactive du travail social pour repérer les besoins des allocataires
Les dispositifs de prévention des situations de précarité visent à cibler les allocataires en regard des situations de vulnérabilité en utilisant le fichier allocataire (faits générateurs) et en proposant une offre dédiée reposant sur la complémentarité des métiers et des dispositifs.
En effet, certains allocataires ne peuvent se satisfaire dune seule prise en charge administrative pour faire valoir leurs droits. Face à ces situations, loffre de service institutionnelle doit pouvoir sappuyer sur un volet social mettant en uvre des compétences méthodologiques dintervention relevant du travail social.
Les orientations nationales relatives au travail social ont également réaffirmé lintérêt pour le travail social de la branche dintervenir dans une visée préventive et le plus précocement dès la survenue dun évènement fragilisant. A ce titre, le socle national de travail social a posé le principe de la mise en place par les Caf dune proposition systématique doffre de contact et de travail social aux familles fragilisées en raison dune situation ou dun évènement particulier (public cible).
Au-delà de la vérification des droits, de linformation et de lorientation effectuée par le travailleur social lors de ce contact, il peut également être réalisé un diagnostic global si la situation est plus complexe et proposer un accompagnement social à lallocataire.
Cet engagement institutionnel qui repose sur une attention portée aux situations et évènements de la vie des familles allocataires, via une offre sociale, complémentaire de laction des prestations, positionne fortement laction des Caf et les missions des professionnels du travail social dans le champ de laccès aux droits et de la prévention des difficultés des familles. A ce titre, le travail social des Caf devient indissociable de cette stratégie et modalité dintervention sociale. Loffre systématique de contact qui constitue une modalité dintervention particulièrement proactive permettant daller au-devant des familles doit poursuivre sa montée en charge au sein du réseau des Caf sur les trois domaines prioritaires : parentalité, logement et insertion (cf. fiche « Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale »).
Organiser la recherche de droits par une meilleure détection des droits potentiels des allocataires, la définition de parcours généraux et une synergie accrue avec les partenaires.
Permettre la détection des bénéficiaires potentiels
Lensemble des données détenues au sein du système dinformation constitue en soi une connaissance fine des situations des allocataires qui peut permettre par des outils de requêtage didentifier des bénéficiaires potentiels de droits sociaux gérés ou non par la branche famille.
Des bénéficiaires potentiels peuvent également être orientés à loccasion dun changement de situation en ligne. Loutil de gestion des droits doit ainsi enregistrer la modification de la situation familiale et professionnelle et, en temps réel, recalculer les droits actuels et faire émerger des droits potentiels avec une orientation automatique vers la téléprocédure de demande de prestations correspondante.
Des parcours généraux adaptés au profil des demandeurs sont mis en uvre, en lien avec le déploiement des services dématérialisés :
les contenus rédactionnels du site caf.fr doivent en fonction des profils, être complétés pour accentuer linformation sur les droits gérés par la Branche et par dautres opérateurs ;
une attention particulière doit être apportée à linformation sur les points juridiques présentant une certaine complexité ;
lobligation de déclarer les changements de situation et les ressources doit être renforcée par une information sur les risques encourus (indus/rappels, suspension).
Améliorer la coordination et les échanges avec les partenaires pour identifier les bénéficiaires potentiels de droits
La branche optimise le développement des échanges dématérialisés avec les partenaires institutionnels dans une logique daccès aux droits. La connaissance anticipée des changements de situation, des ouvertures ou des fins de droits permet de mettre en place une identification systématique de bénéficiaires potentiels pour lesquels, selon les situations, louverture des droits peut être automatisée ou étudiée.
Les bénéficiaires potentiels de lAcs contribuent une des cibles sur lesquelles la synergie peut être améliorée. La généralisation de lutilisation du Rncps renforcera cette action proactive par la vérification possible des droits actifs et la mise en évidence de droits non sollicités. La Branche concourt à la prise de contact en direction de ces publics potentiels par tous moyens : courriers, notification SMS, etc. (cf. fiche « Coopération avec les autres acteurs publics et sociaux »
Développer des dispositifs de communication
La Branche met en uvre des plans de communication sur laccès aux droits, à léchelon national et local.
Elle participe aux campagnes nationales et locales dinformation sur laccès aux droits.
La branche famille participe, en lien avec les services de lEtat et les collectivités locales intéressées, dans le prolongement dinitiatives déjà prises par le réseau, au test de campagnes dinformation ciblées et différentiées permettant de mettre en évidence les ressorts du non recours et, de manière plus générale, aux initiatives de communication contre le non-recours aux droits sociaux, prévues dans le cadre du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour linclusion sociale.
Améliorer la connaissance et la compréhension globale des mécanismes du non recours pour mieux lutter contre le phénomène
La mise en place de comités d'usagers au sein des Caf, dans un premier temps, dans le cadre d'une expérimentation sur 10 Caf, permettra notamment d'améliorer la qualité de l'accueil et des informations transmises aux allocataires (cf. fiche « Adapter la relation de service aux allocataires à leur diversité et à laccroissement de la demande sociale »). Lobjectif est de mettre en place un dispositif permettant de recueillir leur avis pour la conception de services auxquels ils ont recours, tels que les téléprocédures ou les formulaires, et ce, pour vérifier leur bonne compréhension et la correcte utilisation de ces services.
La Branche participe en partenariat avec les services de lEtat aux travaux menés sur le non recours. Les travaux dexpertise des causes du non recours doivent être poursuivis, notamment sous langle de la connaissance des bénéficiaires nayant jamais eu recours ou renonçant au dispositif pour identifier les leviers damélioration.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesInstaurer un rendez-vous des droits pour améliorer laccès aux droits 1Pour les demandeurs de Rsa dans le cadre de lentretien individuel :
réaliser létude approfondie des droits au titre des dispositifs gérés par la branche
informer et orienter les demandeurs au titre des droits sociaux gérés par dautres opérateurs
Linformation sur les aides extra légales servies par les Ccas sera réalisée en fonction des protocoles définis à léchelon national et/ou local (Unccas/:Cnaf, Ccas/Caf)Fin 20132Pour les publics cibles identifiés dans le cadre des parcours spécifiques dans les domaines du logement, de linsertion et du soutien à la parentalité, au niveau 1 de loffre de service (information ; conseil, orientation :
réaliser létude approfondie des droits au titre des dispositifs gérés par la branche
informer et orienter les demandeurs au titre des droits sociaux gérés par dautres opérateurs
Linformation sur les aides extra légales servies par les Ccas sera réalisée en fonction des protocoles établis à léchelon national et / ou local (Unccas/Cnaf, Ccas/Caf).
Linformation et lorientation peuvent être complétées dans le cadre du niveau de loffre accompagnement social en fonction des besoins identifiés en lien avec les objectifs du projet défini avec lallocataireMi 2014Organiser la recherche de droits potentiels
1. Détection des bénéficiaires potentiels3Mettre en uvre un dispositif de captation de bénéficiaires potentiels à partir de requêtage sur le ficher allocataires et le RNCPS20144Créer un outil de simulation des droits réels à partir de la saisie des changements de situation par lallocataire.20175Etudier les modalités de gestion permettant d'indiquer aux allocataires, lors de signalements d'abattements ou de neutralisation, les éventuels droits à solliciter20146Poursuivre le déploiement et lajustement du socle national de travail social (accès aux droits, information, conseil, accompagnement social)20137Elaborer des fiches descriptives détaillées des offres de travail social (objectifs, contenu de loffre, indicateurs de suivi) pour le réseau des Caf20132. Mise en place des parcours généraux pour faciliter laccès aux droits 8Développer des services dématérialisés, adaptés aux différents profils de publics pour permettre de formuler en ligne les demandes de prestations Fin 20139Compléter le site Caf.fr :
pages nationales : dinformations sur les aides sociales gérées par la branche et les autres opérateurs (Cmuc, ACS, tarifs sociaux gaz énergie
)
pages locales : sur les aides extralégales servies par les Ccas en fonction des protocoles établis avec les Ccas 201410Etudier la possibilité dune prise de contact systématique Sms, appel téléphonique avec lallocataire, préalablement à la suspension dun droit ou la mise en recouvrement dun indu 20143. Améliorer la coordination et les échanges avec les partenaires 11Développer les échanges dématérialisés avec les partenaires pour avoir une connaissance anticipée des changements de situations
(détail dans la fiche Coopération avec les autres acteurs publics et sociaux)En continu4. Développer les dispositifs de communication12Elaborer un plan de communication adapté aux cibles par identification des motifs de non recours pour conduire les bénéficiaires potentiels à faire valoir leurs droits2015Améliorer la connaissance et la compréhension globale des dispositifs pour lutter contre le non recours 13Mise en place de lexpérimentation de comités dusagers201414Participer en lien avec lEtat et les collectivités locales à lexpérimentation de campagnes dinformations ciblées et différentiées sur le ressort du non recours201415Contribuer aux travaux menés sous légide de lEtat ou dautres instances (Drees, Onpes, Cnle)En continu
Indicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de suivi
Nombre de rendez-vous des droits
Fiche n° 7 : Améliorer le parcours dinsertion des personnes et des familles en situation de précarité
Engagements de la Cnaf
Concevoir et déployer un parcours dinsertion visant au développement dune offre de service facilitant la relation avec la Caf
A partir des constats issus des travaux de la Conférence dévaluation du Rsa et des leviers identifiés par la démarche qualité intégrée, les objectifs de ce parcours sont :
daméliorer laccompagnement vers linsertion par une simplification des démarches administratives :
les services en lignes doivent répondre aux standards de qualité attendus par les internautes afin de pouvoir sappuyer sur leur attractivité pour améliorer les informations recueillies et/ou délivrées,
le test déligibilité doit être complété pour les publics spécifiques (Rsa jeune, étrangers,
) pour optimiser linformation délivrée à lallocataire,
le développement dun module de calcul du test déligibilité doit également permettre une réelle simulation des droits Rsa en fonction des situations ;
de recentrer lentretien avec les bénéficiaires soumis aux droits et devoirs sur la mission dinformation et de conseil dévolue à la Caf en matière de Rsa : en développant une télé procédure des demandes de Rsa adaptée en fonction des profils, à la fois pour les bénéficiaires soumis aux droits et devoirs (Sdd) et pour ceux non soumis aux droits et devoirs (Nsdd), la plus-value de lentretien avec le demandeur sen trouvera renforcée.
Améliorer la fonction appui à lorientation en positionnant un profil mixte « socioprofessionnel »
Lobjectif est de mettre en place un profil mixte dans la fonction appui à lorientation, de façon à construire des objectifs articulés autour des deux dimensions sociale et professionnelle afin de correspondre au mieux à la situation réelle du bénéficiaire. A cette fin, la procédure et loutil de gestion seront enrichis dun module supplémentaire.
Cette mesure sinscrit dans les suites du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale dont l'une des mesures prévoit de modifier le droit pour permettre une articulation plus systématique et plus fluide entre l'accompagnement social et l'accompagnement professionnel.
Proposer un accompagnement social adapté et renforcé aux familles monoparentales ayant de jeunes enfants pour concilier vie familiale et insertion
La mise en uvre, par délégation du Conseil général, dune offre daccompagnement social à destination des familles monoparentales ayant de jeunes enfants doit être renforcée pour répondre à trois objectifs majeurs :
proposer et développer, en concertation avec le bénéficiaire, un accompagnement personnalisé visant à soutenir linsertion sociale et à mobiliser la personne sur une dynamique dinsertion professionnelle.
identifier, proposer et contractualiser avec la personne, à partir dun diagnostic social global de sa situation (isolement, parentalité, relations familiales, conditions de logement, santé, freins à linsertion,
), les actions à engager et les démarches respectives de la Caf et du bénéficiaire pour favoriser linsertion sociale et laccompagner vers linsertion professionnelle.
valoriser et mobiliser les potentialités de la personne accompagnée ainsi que les ressources et les leviers de lintervention sociale de la Caf et de ses partenaires pour soutenir les démarches dinsertion sociale et construire les passerelles vers linsertion professionnelle.
Mettre en place à titre expérimental le renforcement d'une garantie contre les impayés de pensions alimentaires
Le Gouvernement a souhaité engager des expérimentations pour développer l'activité des Caf en soutien des mères isolées afin de renforcer les garanties contre les impayés de pensions alimentaires. Les Caf associées à l'expérimentation seront amenées à proposer des mesures de soutien et de conseil aux familles concernées. Ces expérimentations permettront notamment de développer une information ciblée en direction des familles monoparentales autour de la fixation et du recouvrement des pensions alimentaires afin de lutter contre le non-recours.
Poursuivre la consolidation du partenariat avec les conseils généraux
La contribution de la branche Famille au suivi et à lévaluation du Rsa doit être poursuivie de par son expertise détudes et de statistiques, et dans lobjectif de lamélioration du pilotage du dispositif au moyen des échanges de données avec les Conseils généraux (cf. fiche n° 12 : « Des offres de services inscrites dans les territoires »).
Améliorer la connaissance et la compréhension globale du dispositif pour faciliter linsertion des bénéficiaires du Rsa
Lobjectif consiste à :
poursuivre la production de documents de communication ou dinitiatives visant à mieux informer les allocataires sur le dispositif Rsa ;
développer des études quantitatives et qualitatives permettant de mieux appréhender les phénomènes de sortie du dispositif, notamment.
Mettre en uvre la réforme du Rsa activité, suite aux travaux de la mission sur lévolution du Rsa
Dans le cadre des travaux sur le non recours, il a été identifié des perspectives dévolution du Rsa activité : une mission confiée à un parlementaire a été constituée pour étudier les pistes de réformes qui pourraient être mises en uvre à partir de 2014.
Engagements de lEtat
Afin de garantir la réactivité des organismes gestionnaires et de sattacher les expertises de la branche dans toutes les phases de réflexion, lEtat continue dassocier la Cnaf aux évolutions législatives et réglementaires, ainsi qu'aux travaux de la Commission opérationnelle Rsa (Corsa), et du Comité de pilotage des échanges informatiques (Cpei).
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesConcevoir et déployer un parcours général dinsertion visant au développement dune offre de service facilitant la relation avec la Caf
1Développer la production de tout document dinformation ou initiative propre à informer les allocataires sur le dispositif Rsa dans une visée de meilleure insertion Dès 20132Développer le module de calcul du test déligibilité pour permettre une réelle simulation des droits Rsa en fonction des situations 20153Accroître les fonctionnalités de la téléprocédure déclaration des ressources en créant un lien avec la téléprocédure changement de situation
20144Enrichir et clarifier les informations réglementaires fournies sur le Caf.fr20135Sappuyer sur la téléprocédure « Changement de situation en ligne » pour inciter les bénéficiaires à signaler les modifications au plus tôt
2014Améliorer la fonction appui à lorientation en positionnant un profil mixte « socioprofessionnel »6Adapter le module de recueil des DSP et l'algorithme permettant de déterminer le parcours dans l'outil @Rsa 20167Adapter la fonction de référent aux exigences du profil mixte (articulation avec Pôle emploi, formation complémentaire des travailleurs sociaux Caf)2015Proposer un accompagnement social aux familles monoparentales ayant de jeunes enfants pour concilier vie familiale et insertion
8Diffuser au réseau pour mise en uvre le contenu détaillé de lintervention sociale à visée dinsertion professionnelle (diagnostic, projet, suivi des actions, bilan de laccompagnement, partenaires à mobiliser,
).Dès 20139Réaliser lévaluation des accompagnements conduits par les Caf (diffusion de loffre, réponse aux attentes de lusager,
)201510Recenser et capitaliser les actions innovantes mises en place au sein du réseau des Caf pour faciliter laccès aux dispositifs de garde des parents isolés en parcours dinsertion.2014Améliorer la connaissance et la compréhension globale du dispositif pour faciliter linsertion des bénéficiaires du Rsa
11Etude sur les déterminants familiaux ou professionnels de sortie du RSA
Dès 2013
201612Etude sur la typologie des bénéficiaires13Développer le test déligibilité avec des « entrées profils précises » pour optimiser linformation délivrée à lallocataire et les pièces justificatives demandéesMettre en uvre la réforme du Rsa activité14Mettre en place limplantation informatique du nouveau dispositifA fixer en fonction des conclusions de la mission
Indicateurs et dispositifs dévaluation
Indicateurs de suivi
Nombre d'instructions administratives Rsa (abouties, abandonnées et mises en attente)
Accompagnement des familles monoparentales ayant de jeunes enfants
Fiche n° 8 : Favoriser, pour les familles, des conditions de logement et un cadre de vie de qualité
Engagements de la Cnaf
Porter une attention particulière à laccès au logement par le déploiement dun parcours général et de parcours adaptés aux situations spécifiques
Les objectifs visés par le déploiement dun parcours général et de parcours adaptés aux situations spécifiques dans le domaine du logement sont :
de développer les fonctionnalités du site caf.fr pour répondre aux attentes des usagers internautes, notamment des étudiants ;
de simplifier les démarches administratives par la dématérialisation des échanges dans le cadre du dispositif « Ideal », qui permet au bailleur de réaliser pour le compte du locataire sa demande daide au logement via un web service et qui doit être généralisé à lensemble des bailleurs publics et sétendre aux Crous pour le public étudiant ;
daméliorer linformation, le conseil et lorientation par loptimisation du partenariat avec les opérateurs spécialisés du logement qui peuvent permettre la transmission des informations nécessaires à laccès au droit ;
de développer une offre Extranet à destination des bailleurs privés, pour suivre au plus près les changements de situation des allocataires en recueillant les modifications à la source ;
de mettre en place un parcours adapté aux situations spécifiques dans le cadre de la prévention des expulsions et de la lutte contre lindécence des logements.
Loffre daccompagnement social sera accentuée pour favoriser la résorption des impayés et le maintien ou le relogement de lallocataire et sa famille dans un logement. Pour les familles dont lindécence du logement est avérée, une offre de service consistant en une action dinformation, conseil, orientation, et pouvant être complétée par un accompagnement de travail social, sera systématiquement proposée. Cet objectif opérationnel est décliné dans la fiche n° 7 « Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale ».
En ce qui concerne les personnes isolées, la branche sengage, compte tenu des réalités des territoires, à orienter de manière systématique les locataires confrontés à des situations dimpayés ou dindécence vers un partenaire expert de ces problématiques afin quils bénéficient dune prise en charge.
Renforcer les actions des Caf en matière de prévention des expulsions
Les objectifs en matière de prévention des expulsions sont :
de consolider la participation de la branche famille à la prévention du risque dexpulsion locative en informant mieux les bailleurs privés sur les avantages associés au versement de lallocation logement en tiers payant en cas dimpayés de loyer et sur les dispositifs de résorption des dettes ;
doptimiser la gestion des impayés par la diffusion des bonnes pratiques, notamment pour renforcer la synergie des expertises au sein des Caf en matière de logement ;
de garantir lengagement financier des Caf dans le Fonds de solidarité pour le logement (Fsl) en privilégiant son financement et lattribution daides financières individuelles (secours/prêts) pour les ménages en situation dimpayés demprunts, ou de loyer et de charge, ne pouvant bénéficier des aides de ce fonds ;
de consolider les partenariats avec les Agences départementales dinformation sur le logement (Adil), les bailleurs, les Fsl, les Ccapex.
Contribuer à lamélioration des conditions de logement des familles
La contribution à lamélioration des conditions de logement des familles visent à :
améliorer le repérage des logements non décents dans le cadre de lobservatoire nominatif des logements et des locaux indignes et non décents qui sera alimenté par les Caf., la constatation de la non décence du logement se faisant à partir dun diagnostic réalisé par des professionnels experts (associations ou services dhygiène municipaux) ;
aider les familles à se maintenir dans un logement décent par la sensibilisation des bailleurs privés et des syndicats professionnels sur le respect des normes de décence. Les Caf font connaître les aides accordées pour améliorer le logement, notamment celles de lAgence nationale de lhabitat (Anah). Lamélioration du logement dépend aussi de la mobilisation des aides légales comme le prêt à lamélioration de lhabitat et lattribution daides financières individuelles (prêts mobiliers, ménagers, installation
). La consolidation du partenariat est déterminante pour lactivation des dispositifs existants.
Le rôle de la branche Famille sur les aires daccueil et le logement temporaire est confirmé. Si le soutien financier à la création ou à la réhabilitation des aires daccueil doit être poursuivi, pour une plus grande efficacité et une clarification de nos interventions auprès des gens du voyage, un état des lieux sera réalisé et de nouvelles orientations seront définies en lien avec les conclusions de la mission ministérielle conduite sur le sujet. La connaissance des populations occupant un logement conventionné à lAlt ou stationnant sur une aire daccueil doit être améliorée par un accroissement de la qualité des informations collectées auprès des gestionnaires des aires daccueil et des résidences sociales.
Renforcer les relations partenariales
La consolidation des relations partenariales est une condition indispensable au bon fonctionnement des dispositifs mis en place. Cest le cas notamment pour la mise en place doutils, comme « Idéal » ou lExtranet à destination des bailleurs privés, fondés sur la coproduction du dossier des allocataires par les Caf avec les bailleurs publics et privés qui impliquent des rencontres régulières entre les Caf et les représentants de la profession permettant de les associer à la définition du besoin.
De même, les engagements sur la prévention des impayés et la lutte contre lindécence des logements sont fortement conditionnés par la mise en place dun partenariat opérationnel liant les Caf, les Adil, les bailleurs, les Fsl et les Ccapex. Pour ce faire, les Caf poursuivront leur investissement auprès de ces partenaires et plus particulièrement au sein des dispositifs partagés (Ccapex, Plans départementaux d'action pour le logement des personnes défavorisées
). La Cnaf permettra laccès direct à Cafpro par les Ccapex et les Ccas sous réserve dun accord de la Cnil.
Afin de fiabiliser lattribution des aides au logement et daméliorer le contrôle fiscal lié au logement, il est nécessaire de construire une base interministérielle relative au logement partagée entre les ministères des finances, social et logement et la branche famille. Dans cette perspective, la Cnaf contribuera à une étude de faisabilité dans le cadre dun groupe de travail.
Enfin, la transmission par la Cnaf de données statistiques sur les impayés et la décence des logements à la Dhup sera prévue dans le cadre d'une convention de mise à disposition de données après étude de faisabilité technique.
Mettre en uvre la réforme des aides au logement dans le département de Mayotte
La réforme des aides au logement dans le département de Mayotte doit être mise en uvre en 2013.
Engagements de lEtat
Afin de renforcer lefficacité des dispositifs de prévention, lEtat veillera à améliorer la gouvernance autour des questions du logement par la mise en place dinstances de travail au niveau national, réunissant les principaux acteurs.
Dans le cadre des difficultés rencontrées par les familles pour lentretien de leur logement et des actions conduites pour lutter contre la précarité énergétique, lEtat pourra étudier la possibilité de faire du prêt à lamélioration à lhabitat un outil essentiel dappui de cette politique.
En vue de sécuriser linformation relative au logement, lEtat mettra en place un groupe de travail en vue de la réalisation, en lien avec la Cnaf, dune étude de faisabilité dune base interministérielle relative au logement.
Enfin, lEtat étudiera la possibilité dadapter les dispositions qui sappliquent aux logements faisant lobjet dun constat dindécence, de manière à davantage inciter les propriétaires bailleurs concernés à effectuer les travaux nécessaires dans les meilleurs délais.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActionsEchéancesPorter une attention particulière à laccès et au maintien dans le logement par la conception et le déploiement dun parcours général et de parcours adaptés aux situations spécifiques1Développer un partenariat avec les opérateurs spécialisés : agences immobilières, services logement des mairies20142Dématérialisation des pièces justificatives (bailleurs et locataires)Fin 20133Adapter la téléprocédure pour les étudiants (procédure simplifiée)Rentrée 20134Généraliser le Web service Ideal aux bailleurs sociaux et aux CrousFin 2013-2014
Cf action 20
fiche 125Développer une offre extranet à destination des bailleurs privés aux fins de signalement des changements de situation (déménagements,
impayés de loyers, changements de statut doccupation, nouveaux montants de loyers, occupation durant lété).2015
Cf action 21
fiche 12Contribuer à la prévention des expulsions6Campagne dinformation en direction des bailleurs privés (avantages du tiers payants, dispositifs de résorption des dettes)20147Diffuser au réseau pour mise en uvre le contenu détaillé de lintervention sociale (diagnostic, projet, suivi des actions, bilan de laccompagnement, partenaires à mobiliser,
).Début 20138Réaliser lévaluation des accompagnements conduits par les Caf (diffusion de loffre, réponse aux attentes de lusager,
)20139Mobiliser le réseau des partenaires pour orienter les allocataires isolés aux fins daccompagnement social suite à un impayé de loyer2014Contribuer à lamélioration des conditions de logement des familles10Alimentation de lobservatoire nominatif des logements indignes et non décents via loutil OrthiFin 2013
Cf action 22
fiche 12 11Etat des lieux et nouvelles orientations en faveur des gens du voyageFin 201312Diffuser au réseau pour mise en uvre le contenu détaillé de lintervention sociale (diagnostic, projet, suivi des actions, bilan de laccompagnement, partenaires à mobiliser,
).Début 201313Réaliser lévaluation des accompagnements conduits par les Caf (diffusion de loffre, réponse aux attentes de lusager,
)2013Renforcer les relations partenariales14Poursuivre linvestissement des Caf au sein des dispositifs partenaires (Ccapex, Pdalpd)201315Procéder à laccès direct à Cafpro aux Ccapex et aux Ccas/Ccias
201416Participer à létude de faisabilité pour la mise en place dune base interministérielle relative au logement 201417Elaborer conjointement avec la Dhup une convention sur la transmission de données statistiques sur les impayés de loyers2013Fiche n° 9 : Aider les familles confrontées à des événements ou des difficultés fragilisant la vie familiale
Engagements de la Cnaf
Favoriser lharmonisation et la lisibilité des interventions sociales
Poursuivre le déploiement du socle national de travail social
La capacité du réseau à rendre lisibles les contributions du travail social à la mise en uvre des politiques sociales de la branche en faveur des familles les plus fragiles constitue un enjeu fort.
Le périmètre dintervention du travail social des Caf est réaffirmé sur les trois domaines prioritaires : la parentalité, le logement et linsertion. La définition des publics cibles doit pouvoir être ajustée localement au regard du positionnement des partenaires sur ces offres de service dans une logique de complémentarité.
Les modalités dune meilleure lisibilité et dun meilleur suivi des interventions de travail social complémentaires développées par les Caf et ne sinscrivant pas dans le socle commun doivent être étudiées.
Redéfinir les orientations nationales des aides financières
Des orientations nationales seront redéfinies pour renforcer lefficacité des aides financières.
La lisibilité des aides financières aux familles doit être renforcée par le développement des aides sur projet permettant de faire face aux changements familiaux ou aux situations sociales spécifiques. Larticulation avec les diagnostics réalisés dans le cadre des interventions sociales doit être recherchée ainsi que leur complémentarité et leur coordination avec les aides financières des autres partenaires.
Renforcer le pilotage et lévaluation du travail social et de laide à domicile
La branche famille approfondira les définitions, les objectifs et les contenus des offres de service développées dans les trois domaines du socle national, en sinscrivant dans la réflexion sur la gouvernance de laction sociale.
La Cnaf outillera les Caf pour faciliter le pilotage et le suivi de laction du travail social, afin :
de faciliter la remontée des données sur la diffusion des offres, le pilotage et le suivi de lactivité des Caf ;
daider à évaluer la plus-value et ladéquation des offres de travail social des Caf aux besoins sociaux de leurs territoires et des allocataires ;
de suivre et mesurer les interventions collectives et/ou les interventions de travail social développées au-delà des domaines et des publics prioritaires du socle national de travail social.
En ce qui concerne laide à domicile, un observatoire des interventions daide à domicile sera mis en place pour évaluer lefficacité des financements de la branche famille à destination du public cible. Une étude sera réalisée sur la possibilité et la pertinence de louverture au secteur lucratif.
Garantir une réponse adaptée aux besoins des familles vulnérables par une approche préventive
Positionnées au cur des parcours spécifiques et fortement articulé avec les prestations familiales et les équipements et services daides aux familles, les interventions de travail social sinscrivent dans un continuum de services et leviers, mobilisables par les Caf de manière coordonnée, selon les besoins et les situations des allocataires. Si tous les allocataires nont pas besoin de lintervention dun travailleur social, certains ne peuvent se satisfaire dune seule prise en charge administrative pour faire valoir leurs droits ou pour surmonter des difficultés, même temporaires. Face à ces situations, loffre de service institutionnelle, pour être globale, doit pouvoir sappuyer sur un volet social mettant en uvre des compétences méthodologiques dintervention (individuelle et ou collective) relevant du travail social (écoute, diagnostic social partagé, élaboration concertée avec la ou les personnes dactions et démarches, évaluation,
)
A titre dexemple, le travail social des Caf contribuera à renforcer la prévention des expulsions. (cf. fiche logement)
Renforcer lintervention de laide à domicile en direction des familles vulnérables en luttant contre le non recours des familles modestes
Laide à domicile doit permettre prioritairement de soutenir la fonction parentale et de faciliter les relations parents-enfants et, subsidiairement, de créer les conditions favorables à lautonomie et à linsertion. Lintervention en direction des familles vulnérables doit être renforcée par :
lélaboration dun nouveau barème des participations familiales ;
la révision des règles dinterventions (âge des enfants, durée des interventions en labsence du parent, prise en compte du handicap dans lexercice de la fonction parentale, etc.) pour adosser loffre à la demande des familles.
Renforcement des partenariats locaux en faveur de laccompagnement social
Larticulation des offres de travail social de la branche famille et celles des partenaires doit être recherchée dans une logique de complémentarité. Lorganisation des actions vise à assurer un suivi du bénéficiaire par un seul référent.
Engagements de lEtat
Dans un objectif de meilleure adéquation entre les besoins et les offres et de rationalisation des dépenses, lEtat sengage à poursuivre la réforme du dispositif de protection des majeurs.
Afin de sattacher les expertises de la branche Famille, lEtat associera la Cnaf à lorganisation des Assises du travail social prévues en 2014.
Dans un objectif de meilleure adéquation entre les besoins et les offres et de rationalisation des dépenses, l'Etat s'engage à poursuivre la réforme du dispositif de protection des majeurs, et notamment à étudier la généralisation de la mise en place de dispositifs d'aide et d'information à destination des tuteurs familiaux, qui permettraient au juge de confier plus qu'aujourd'hui aux familles l'exécution d'un mandat de protection, conformément aux dispositions du code civil qui donnent la priorité, chaque fois que c'est possible, à un membre de la famille ou un proche de la personne protégée. Ces dispositifs devront reposer sur un partenariat local entre les services de l'Etat, ceux de la Caf, des Udaf...
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionsActionsEchéances
Favoriser lharmonisation et la lisibilité des interventions sociales
1Ajuster localement la définition des publics cibles au regard du positionnement des partenaires sur ces offres de service dans une logique de complémentarité2013
2Mener une étude sur les autres domaines dinterventions du travail social non définis dans le cadre du socle commun de travail social2013
3Redéfinir les orientations nationales des aides financières2014
4Concevoir et développer un outil de suivi et de pilotage des interventions de travail social20165Elaborer des fiches descriptives détaillées des offres de travail social (objectifs, contenu de loffre, indicateurs de suivi) pour le réseau des Caf20146Etudier la pertinence de louverture du financement de laide à domicile au secteur lucratif2014Garantir une réponse adaptée aux besoins des familles vulnérables par une approche préventive
7Elaborer et diffuser un nouveau barème des participations familiales daide à domicile20148
Réviser les règles dintervention de laide à domicile20149Mener une étude sur la prise en charge par les Caf des Dom de laide à domicile au titre des interventions maladie en lieu et place des CGSS, à linstar de la métropole201510Mettre en place un parcours pour les familles confrontées à un décès denfant ou de conjoint201711Mettre en place un parcours pour les familles ayant un enfant porteur dun handicap2017Fiche n° 10 : Adapter la relation de service aux allocataires à leur diversité et à laccroissement de la demande sociale
Engagements de la Cnaf
Les orientations stratégiques relatives à la relation de service se concrétisent dans des objectifs opérationnels que la branche Famille sengage à mettre en uvre sur la période 2013/2017.
Une relation de service adaptée à la mise en place de parcours généraux et spécifiques
La mise en place de parcours généraux et spécifiques, qui vise à délivrer loffre de service en fonction des situations de vie et des pratiques des allocataires, conduit à faire évoluer les modalités de la relation de service.
La branche Famille organise les différentes dimensions de la relation de service en fonction :
des besoins des usagers : informations générales, informations personnalisées, gestion expertise,
de leurs demandes et de leurs situations : autonomie pour certains grâce aux nouveaux outils de communication électronique, accompagnement de proximité pour d'autres, notamment les plus vulnérables de nos concitoyens.
La branche définit à cette fin plusieurs orientations :
lorganisation et loptimisation des modes de contact et dinformation en les adaptant aux demandes et situations des allocataires ;
la simplification des démarches administratives et l automatisation des procédures ;
ðl'acquisition directe des informations auprès d autres institutions
Les attentes exprimées par un nombre croissant d allocataires de pouvoir sinformer, sadresser à la Caf et réaliser des démarches à distance constituent une opportunité pour les associer à la production du service qui leur est rendu. Le développement des offres dématérialisées doit permettre dalléger les tâches de saisie et de réorienter lactivité vers la relation à lusager et laccompagnement des demandes exprimées par les allocataires les plus en difficulté.
De façon complémentaire, des informations générales ou personnalisées pourront être fournies dans les espaces mutualisés de proximité. Les expertises pourront être requises grâce aux équipements de visio accueil dédiés aux contacts à distance dans ces lieux.
Pour développer une relation de service adaptée à la mise en place de parcours généraux et de parcours spécifiques de loffre globale de service, la Cnaf sengage :
à structurer loffre proposée pour lensemble des vecteurs de la relation de service à lusager en quatre niveaux : information générale, informations personnalisées, gestion et expertise, accompagnement ;
à définir et déployer dans le réseau la doctrine de service relative à laccueil téléphonique et la doctrine daccueil physique intégrant les espaces mutualisés préalablement soumise aux services de lEtat ;
à structurer au niveau de la caisse nationale la relation écrite (courrier et courriel) par la définition dune bibliothèque nationale de courriers et la gestion des réclamations ;
à généraliser dici la fin 2014 le traitement des courriels dans lensemble des caisses ;
à structurer la médiation de la branche par la mise en réseau des médiateurs des Caf sous légide du médiateur national et à assurer une consolidation nationale des réclamations et à modéliser les bonnes pratiques ;
à se doter doutils de gestion de la relation à lusager permettant de développer une approche proactive permettant à la fois de répondre aux besoins des allocataires et de maîtriser les flux ;
à poursuivre le développement des services à distance, notamment sur Internet et par téléphone dans le cadre dune offre de service 100 % dématérialisée, y compris par des équipements numériques partagés dans les espaces mutualisés ;
à développer des dispositifs découte des usagers sur lensemble des vecteurs de la relation de service (enquête annuelle de satisfaction auprès des usagers, association des usagers à la conception de loffre de service,
) ;
à mettre en place un centre national des ressources permettant limplantation des évolutions de loffre globale de service dans les pratiques professionnelles des métiers du service à lallocataire.
Les objectifs de performance et de qualité attendus prennent en compte laccessibilité du service attendu par les usagers auxquels les espaces mutualisés, qui concourent à latteinte de lobjectif dégalité territoriale, peuvent contribuer.
La présence de lignes de service des Caf dans ces lieux favorise la satisfaction des usagers et peut générer des gains defficience par une meilleure maîtrise des flux. Dores et déjà, les Caf sont partenaires de plus de 180 sites sur lensemble du territoire national.]
Cette nouvelle approche va de pair avec une évolution, sur la durée, des engagements de service et des indicateurs associés afin daméliorer leur pertinence et de les différencier en fonction des situations et des modes de relation choisis par les allocataires.
Une relation de service rénovée qui se traduit par des plans territoriaux daccessibilité
La branche vise à assurer un niveau de service homogène sur le territoire. La résorption des disparités de performance et daccès identifiées entre caisses en matière de traitement des dossiers participera à cette amélioration.
Pour sadapter au développement rapide des nouvelles technologies et prendre en compte la diversité des territoires, il convient dappréhender la notion de proximité en termes daccessibilité aux services à adapter aux demandes spécifiques. Pour ce faire, la branche intègre un « plan territorial daccessibilité aux services » dont les principes directeurs figurent dans les contrats pluriannuels dobjectifs et de gestion. Ce plan constitue le support dun dialogue de gestion approfondi entre la Cnaf et les directions des Caf.
Ce plan territorial formalise la trajectoire de chacune des Caf et ses engagements :
politique de présence sur le territoire ;
politique de dématérialisation et daccompagnement au numérique ;
politique daccessibilité du service rendu aux personnes les plus fragiles et vulnérables ;
politique de développement de « partenariat relais » ;
respect des engagements de service ;
développement de laccueil sur rendez-vous ;
appréciation des ressources mobilisées au regard de la nature des demandes des allocataires ;
modalités dadaptation de loffre daccueil aux périodes de surcharge dactivité.
Limplantation des points daccueil fait lobjet sur cette base dun examen dans le cadre de la négociation des contrats pluriannuels dobjectifs et de gestion, au regard également de la réponse aux besoins des allocataires et dune analyse comparative du coût des contacts. Afin de garantir la convergence des stratégies territoriales de relation de service et léquité de loffre institutionnelle, le plan territorial daccessibilité de chaque Caf devra déterminer la nature du service proposé aux allocataires des différents territoires, en se référant aux besoins à couvrir.
A cet égard, loffre daccueil devra préciser la nature et lorganisation territoriale retenue pour les différentes offres : information générale, information personnalisée, gestion et dexpertise.
Pour ce qui concerne loffre dinformation générale, les Caf pourront :
prendre appui sur laccès aux offres dématérialisées (bornes en libre-service, visio-guichets) ;
mobiliser des partenariats dans le cadre de loffre globale de service afin de favoriser un accès amélioré des allocataires à linformation et aux droits.
Si le partenariat dinformation recouvre essentiellement des actions de facilitation administrative ou de facilitation numérique, il pourra également intégrer des taches précises daide au remplissage de formulaire ou de téléprocédures, de vérification de données simples (par exemple, la vérification de la signature des documents), le dépôt et lacheminement de documents, etc.
Des plans territoriaux intégrant la présence des Caf auprès des partenaires
Les tiers partenaires, bénéficieront de dispositifs dinformation, documentation et formation proposés par les Caf. Ils seront alors éligibles à un label « point info Caf » qui visera à conforter lallocataire sur la qualité de linformation fournie par les tiers. La même démarche pourrait être proposée à des sites dinformation.
Des conventions nationales pourront permettre de mobiliser des opérateurs disposant de multiples points daccès (ex : Cnous, centre sociaux,...).
Les Caf devront réfléchir à lopportunité de substituer aux permanences actuelles une offre de rendez-vous sur des sites partenariaux, y compris dans les espaces mutualisés de proximité dont les Caf seront partenaires, au travers des visio-guichets. Cela permettra de proposer une offre daccueil plus adaptée et plus efficace sur des lieux excentrés si les besoins à couvrir le nécessitent et pourrait venir utilement compléter dautres formes daccueil (visio-guichet, accueil en ligne
).
Une politique daccessibilité rénovée au cours de la période conventionnelle
Au global, la période conventionnelle aura vocation à permettre la restructuration de laccueil physique sur le territoire en positionnant :
des points daccès numériques ou partenariaux dinformation générale dans les principaux bassins de vie ;
des accès numériques et de conseil personnalisé au niveau des arrondissements administratifs ;
un accueil sur rendez-vous dans les principaux lieux daccueil (sièges et agences) en complément des espaces daccueil numérique et de conseil.
Ces points daccueil ou daccès numérique peuvent être abrités dans des espaces mutualisés.
Cette approche se substituera progressivement à lorganisation actuelle des permanences et des antennes.
Le plan territorial daccessibilité aux services visera à formaliser une offre daccueil lisible pour les allocataires et partenaires et stable tout au long de lannée. Si des mesures dadaptation peuvent être prévues en fonction des cycles de travail de lannée et des pics dactivité, le schéma devra en préciser la nature et les critères de déclenchement et prévoir une continuité daccessibilité. Les mesures non prévues par le plan ne pourront être envisagées quà titre exceptionnel et assuré après sêtre assuré quelles sont accompagnées dun plan de résorption de la charge de travail et après information auprès de la Cnaf. Celle-ci assurera un suivi des fermetures daccueil à partir dun indicateur spécifique.
Développer des dispositifs découte des usagers
La Cnaf poursuivra la réalisation des études sur la satisfaction et les attentes des allocataires. Afin de prendre en compte les constats et recommandations de lenquête de lIgas, la Branche fera évoluer les modalités des enquêtes sur la satisfaction et les attentes des allocataires pour assurer une production des résultats sur un rythme annuel. Ces résultats annuels associeront un indicateur de mesure de la qualité de service perçue par lallocataire à chaque indicateur du socle dengagements de service.
Le taux de satisfaction sera évalué par enquête et analysée :
de façon globale ;
par canal (accueil physique, téléphone, web, etc.) ;
par grande famille de prestation.
Les usagers seront associés à la conception des offres et outils de la relation de service.
Engagements de lEtat
LEtat sengage :
à apporter un appui à la dématérialisation des supports de recueil des données des allocataires et à la diminution des pièces justificatives associées à fournir par lusager en adaptant la réglementation ;
à définir des normes de gestion des identifiants et mots de passe afin den permettre un usage « multicanal » (internet, téléphone, bornes) et adapté à des populations fragilisées, ce qui permettra de limiter les coûts associés à la gestion des « cartes allocataire » ;
à accompagner la réalisation de la cartographie des sites délivrant des lignes de services de plein exercice et partielles dans la perspective dune géolocalisation des points de présence, incluant les espaces mutualisés.
Dans les espaces labellisés par lEtat (Relais de service public), lamplitude horaire hebdomadaire daccueil du public est de 24 heures minimum.
Actions à conduire et échéances prévisionnelles
ObjectifsN° actionActions à conduireEchéancesPoursuivre la formalisation et le déploiement dans le réseau des Caf des doctrines de la relation de service relatives à laccueil physique et téléphonique, à la relation écrite (courrier et courriel), et à la gestion des réclamations 1Définition de la doctrine de la relation de service multicanal validée par les services de lEtat20132Téléphone : Mise en place des instances de pilotage de loffre téléphoniqueSeptembre 20133Téléphone : adaptation de la cartographie, évolutions du serveur vocal interactif, déploiement dune nouvelle solution de téléphonie 20144Accueil : finalisation et déploiement de la doctrine daccueil validée par les services de lEtat, incluant les espaces mutualisésFin 2013
Juin 20155Ecrits : définition dune doctrine de lécrit (courrier, courriels) et de la bibliothèque nationale des courriers déployée dans les Caf 2014-20156Ecrits : conception et déploiement dune organisation et doutils de gestion des courriels pour lensemble des allocataires au sein de plateformes mutualisées20147Ecrits : 100% des flux sortants dématérialisés proposés aux allocataires disposant dun compte allocataire 2014-20158Finalisation et déploiement de la doctrine de gestion des réclamations
Bilan sur les réclamations : consolidation des bonnes pratiques et nature des réclamations 20149Mise en réseau des médiateurs des Caf sous légide du médiateur nationalJuin 2013Définir et formaliser un « plan territorial daccessibilité » dans le plan de développement des Caf10Définition du cadre des « plans daccessibilité aux services » de la nouvelle organisation, a minima, avec un accueil par bassin de vie et des référentiels associés (dans les limites du plan national immobilier pour les lignes de service de plein exercice)
Formalisation dun schéma type, mise en place en lien avec la signature des Cpog 201311Etablissement dun bilan à mi-parcours de la Cog Janvier 2015Structurer loffre proposée pour lensemble des vecteurs de la relation de service à lusager en quatre niveaux : information générale, informations personnalisées, gestion et expertises, accompagnement12Organisation de lensemble de loffre de contact selon la typologie à quatre niveauxJanvier 2015Mise en uvre des accueils sur rendez-vous13Mise en uvre dans lensemble du réseau des Caf dun dispositif daccueil sur rendez-vous dans les 7 jours ouvrés dans 85 % des cas Juin 2014Se doter doutils de gestion de la relation à lusager permettant de développer une approche proactive permettant à la fois de répondre aux besoins des allocataires et de maîtriser les flux14En cohérence avec la structuration de loffre de contact, le développement de parcours généraux et spécifiques, conception dun dispositif de pilotage et de gestion de la relation allocataire et des cahiers des charges associés. 201415Rédaction des cahiers des charges des différents outils nécessaires au pilotage et à la gestion de la relation allocataire, y compris par les agents des espaces mutualisés :
Pilotage des parcours généraux, spécifiques et des ressources associées, etc.
Gestion : gestion des rendez-vous, des courriels, des motifs de contact, des réitérations, des flux, des ressources, etc.De juin 2013 à la fin de la Cog.Poursuivre le développement des services à distance, notamment sur internet et par téléphone16Conception dune offre sur « smart phone » daccès au Caf.fr (« Mon compte », base des questions et réponses) 201317Développement de dispositifs de gestion simplifiée par téléphone (ex : déclarations dabsence de ressources)Décembre 201418Refonte du dispositif didentification et de mots de passe 2014Développer des dispositifs découte des usagers sur lensemble des vecteurs de la relation de service19Réalisation denquêtes de satisfaction annuelles auprès des usagersDurée de la Cog20Association des usagers à la conception des offres et outils de la relation de service : SVI, téléprocédures, etc.Durée de la CogIndicateurs et dispositifs dévaluation
Outre la production des indicateurs correspondant aux engagements de service existants et aux nouveaux objectifs, la branche sengage à améliorer la fiabilité des indicateurs produits à partir des applications de gestion des flux en fixant pour ces derniers des règles de gestion homogènes et en auditant leur mise en uvre afin de prendre en compte les constats et recommandations de laudit de la Mission nationale de contrôle relatif aux indicateurs de la qualité de service.
Indicateurs de résultat :
Délai de traitement des pièces dans un délai d" 15 jours ouvrés dans 85 % des cas
Délai de traitement des demandes de minima sociaux dans un délai = 85% dès 2013
F10-22Délai de traitement des pièces relatives aux minima sociaux traitées dans un délai inférieur à 10 jours ouvrésDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeBenchmark : n°Fa110SourceObjectif/FinalitéMesurer le niveau datteinte de lengagement de service consistant à prendre en compte toutes les pièces relatives à la gestion courante des dossiers de minima sociaux et toutes les pièces relatives à une demande de minimum social dans un délai de moins de 10 jours.DéfinitionIl sagit, pour les pièces relatives à la gestion courante des dossiers de minima sociaux ou relatives à une demande de minimum social, du rapport entre le nombre de pièces traitées dans un délai inférieur à 10 jours et le nombre total de pièces traitées.
Est pris en compte, lensemble des pièces de lensemble des courriers, quel que soit le support (papier, fax, courrier électronique, etc), le lieu de réception (service courrier, guichets de la caisse, centres extérieurs de la caisse, centre informatique ou prestataire de service pour le compte de la caisse), quelles soient enregistrées ou non par Sdp.
Certaines pièces ne sont pas prises en compte dans le calcul du délai, car elles ne nécessitent aucun traitement de la part des services prestations, elles sont dans les états Sdp suivants : A détruire, liquidée sans vérification, erreur de matricule, transmise à un autre service, liquidée sans fait générateur, rejet technique.
Le délai de traitement est calculé pour chacune de ces pièces, en nombre de jours écoulés entre la date darrivée de la pièce à la Caf et la date de traitement de celle-ci par le service des prestations légales ou le service daction sociale.
Le délai de traitement du mois M correspond aux pièces traitées au cours du mois M et non aux pièces arrivées au cours du mois M.ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeMensuelle et AnnuelleValeur 2012Le résultat en jours ouvrés nest pas disponible. En jours calendaires : 94,1%
Indicateur nouveauCible (pour les indicateurs de résultat)>= 90% dès 2013
F10-23Taux dappels téléphoniques traités par les agentsDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeBenchmarking FT 220SourceRNDC 11.04.04Objectif/FinalitéEvaluer lefficacité quantitative de la réponse téléphonique de la caisse au sens du service rendu au public. Apprécier le respect par la caisse de lengagement de service. Définition Il sagit du nombre total des appels téléphoniques traités par les agents rapporté au nombre des appels téléphoniques, liés à la gestion des dossiers allocataires, aboutis sur les installations téléphoniques de tous les lieux daccueil de la caisse, qui sont destinés aux agents.
Les appels traités par les agents regroupent tous les appels auxquels la caisse a apporté une réponse via un agent. Le nombre dappels traités par les agents est calculé sur la base des appels aboutis destinés aux agents qui, par définition, sont des appels pour lesquels linterlocuteur a demandé à être en contact direct avec un agent de la Caf, donc obligatoirement pendant les heures douverture de laccueil téléphonique.
La collecte seffectue à partir du logiciel de suivi des flux téléphoniques, de lautocommutateur et/ou dun dénombrement manuel. Pour les caisses disposant dune plate forme inter caisse de réponse téléphonique qui nentre pas dans le cadre de larchitecture nationale et en labsence de dénombrement par caisse, chacune des caisses réaffecte, le nombre dappels aboutis et traités au prorata du nombre dallocataires noyau dur de chaque caisse.ActeursCAF, CNAF Périodicité de remontéeAnnuelleValeur 201282%Cible (pour les indicateurs de résultat)>= 90% dès 2013
F10-24Amplitude douverture de laccueil téléphoniqueDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeSourceRNDC 11.01.01Objectif/FinalitéEvaluer laccessibilité téléphonique de lorganisme permettant un accueil personnalisé pour une réponse complète aux demandes des allocataires et connaître la situation de lorganisme au regard du socle Cog.DéfinitionIl sagit du nombre hebdomadaire moyen dheures douverture aux allocataires de laccueil téléphonique en prestations légales (au minimum) du lieu daccueil le plus important.
Cette amplitude moyenne est calculée à partir du nombre annuel dheures douverture effective de laccueil téléphonique aux allocataires pour un accueil prestations légales. Cette mesure est effectuée sur le lieu daccueil le plus important en volume annuel dappels téléphoniques.
Dans le cas dune mutualisation de plate-forme téléphonique entre différents lieux daccueil ou entre différentes Caf, le nombre dheures annuelles douverture du téléphone correspond aux horaires de la plate-forme téléphonique. Si cette plate-forme a des horaires variables en fonction de chaque Caf, il faut indiquer les horaires de la plate-forme qui correspondent à sa propre Caf.
ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeAnnuelValeur 201234,8 heuresCible (pour les indicateurs de résultat)>= 32 heures dès 2013
F10-25Temps d'attente pour un accueil immédiat (Attente à laccueil = 40% à la fin de la Cog
F10-28Suivi des rendez-vousDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeSourceObjectif/Finalité
Mesurer le niveau de réalisation des rendez-vous dans les 7 jours suivant la demande.
Définition A compter de la prise du rendez-vous, il sagit, du rapport entre le nombre de rendez-vous réalisés dans un délai inférieur ou égal à 7 jours et la totalité des rendez-vous réalisés.
Lensemble des rendez-vous enregistrés par la caisse sur tous les lieux daccueil est pris en compte.
La personne peut être ou non allocataire, peut avoir une ou plusieurs demandes pour elle-même ou pour dautre(s) personnes ou allocataire(s) quelle représente.
Champ de lindicateur :
Tous les rendez-vous sont comptés quel que soit :
le motif du rendez-vous : renseignements, dossier sur les prestations, action sociale, contentieux, etc. à lexception du RSA,
le lieu daccueil : Caf ou Agence, Antenne, Permanences, domicile.
Par contre :
Les rendez-vous liés au Rsa ne sont pas pris en compte dans cet indicateur,
Les rendez-vous liés à lactivité collective de structures daction sociale (centres sociaux, haltes garderies, crèches, etc.) ne sont pas pris en compte dans cet indicateur.ActeursCAF, CNAF
Périodicité de remontéeAnnuelle, mensuelleValeur 2012
Non déterminée (nouvel indicateur)Cible (pour les indicateurs de résultat)
RemarquePart des rendez-vous à une date d" 7 jours ouvrés dans 85% des cas (hors dispositifs spécifiques pour l instruction Rsa)
Le calcul de cet indicateur de suivi est conditionné au déploiement de la nouvelle doctrine d accueil et de manière plus opérationnelle à celui dun outil national de gestion des rendez-vous.
Il sera fourni à compter de 2015.
F10-29Suivi des fermetures des accueils physiquesDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10 Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceObjectif/FinalitéSuivi des fermetures des accueils physiques. Définition Définition et suivi dun indicateur pondéré et exhaustif de suivi des fermetures des accueils physiques. Indicateur à définir sur la base :
des travaux du projet Accueil qui, après avoir proposé une nouvelle doctrine daccueil, entre désormais en phase opérationnelle.
du dialogue de gestion qui se nouera sur la base du Pas (Plan daccessibilité aux services) de chaque Caf, à loccasion de la signature des Cpog.
il sera recherché un indicateur capable de situer le niveau de continuité de service aux allocataires (lindicateur doit être exhaustif), tout en tenant compte de la nature de loffre et du type du lieu daccueil (lindicateur doit être pondéré). ActeursCAF, CNAF
Périodicité de remontéeAnnuelle, mensuelleValeur 2012
Non déterminée (nouvel indicateur)Cible (pour les indicateurs de résultat)
RemarqueIndicateur à construire en 2013/2014.
F10-30Délai de traitement des réclamationsDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Source
Objectif/Finalité
Mesurer le niveau datteinte par lorganisme de la prise en compte des réclamations dans un délai de moins de 15 jours.
Définition Les modalités de calcul de lindicateur sont adaptées au vecteur de dépôt de la réclamation. Il sagit :
pour les pièces relatives aux réclamations : du rapport entre le nombre de pièces traitées dans un délai inférieur à 15 jours et le nombre total de pièces traitées
pour les appels téléphoniques relatifs aux réclamations : du rapport entre le nombre dappels ayant fait lobjet dun traitement dans un délai inférieur à 15 jours et le nombre total dappels
pour les visites à laccueil relatives aux réclamations : du rapport entre le nombre de visites ayant fait lobjet dun traitement dans un délai inférieur à 15 jours et le nombre total de visites
Une réclamation est dite « traitée » pour le calcul de lindicateur lorsquelle a fait lobjet dune réponse (pré-requis : mise en place dun processus didentification des réclamations dans lapplication de gestion des flux).
Le délai de traitement est calculé pour chacune des demandes, en nombre de jours écoulés entre la date de dépôt à la CAF et la date de traitement de celle-ci par la Caf.
Le délai de traitement du mois M correspond aux pièces traitées au cours du mois M et non aux pièces arrivées au cours du mois M.ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeAnnuelle, mensuelleValeur 2012
Non déterminée (nouvel indicateur)Cible (pour les indicateurs de résultat)RemarqueDélai de traitement des réclamations dans un délai d"15 jours ouvrés dans 85% des cas
Prérequis : mise en place d un processus d identification des réclamations dans l application de gestion des flux
La communication à destination des allocataires va privilégier le dépôt des réclamations via caf.fr, car cette approche permet den améliorer la traçabilité. Elle ne modifie pas, sur le fond, le délai nécessaire au traitement des réclamations.
F10-31Délai de réponse aux courriels dans un délai de 48h (jours ouvrés)Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceObjectif/Finalité
Mesurer le niveau datteinte par lorganisme de la prise en compte des courriels dans un délai de 48 heures.
Définition Il sagit du rapport entre le nombre de courriels traités dans un délai inférieur à 48 heures et le nombre total de courriels traités.
Le développement des courriels dans la gestion des relations avec lallocataire et dans le traitement des dossiers nécessite de revoir la définition en cours (* cf : remarque)ActeursCAFPériodicité de remontéeAnnuelle, mensuelleValeur 2012Non déterminée (nouvel indicateur fin 2013)Cible (pour les indicateurs de résultat)RemarqueDélai de réponse aux courriels dans un délai de 48 h (jours ouvrés) dans 85% des cas
Il conviendra daligner la définition actuelle de lindicateur sur la structuration en cours de la relation de service aux allocataires et en particulier, de distinguer les courriels qui portent sur des demandes dinformation générales ou personnalisées et qui peuvent relever dun indicateur de réponses (une réponse sous 48 heures), des courriels qui relèvent très directement du traitement du droit ou qui font état dune réclamation et nécessitent un temps de gestion comparable aux pièces papiers.
La Branche lancera en 2013, un appel doffre pour lacquisition dun outil de gestion des courriels qui devra permettre de mieux qualifier la nature des courriels et les circuits de gestion associés.
Dans ce cadre, il appartiendra aux services (Etat/Cnaf) de définir des indicateurs de gestion des courriels qui soient mieux en phase avec le rôle actuel des courriels dans la relation aux allocataires et dans le traitement des dossiers. La notion daccusé de traitement est une approche qui pourra être regardée car elle permet dassurer lusager de la prise en compte de sa demande et de lui indiquer un délai probable pour une réponse sur le fond de sa demande.
F10-32Nombre de connexions au site caf.fr Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeSourceSIDObjectif/FinalitéDans le cadre du développement de loffre de service sur internet, lobjectif est de mesurer lévolution de la fréquentation du caf.fr.Définition - Nombre de visites : correspond au nombre dadresses IP distinctes dans un délai de 30 minutes enregistrées sur le caf.fr au cours de la journée
Le cumul mensuel correspond à la somme des jours du mois.
Le cumul annuel correspond à la somme des jours de l'année.
- Nombre dallocataire distinct ayant été au moins 1 fois dans lannée sur le site caf.fr
Il sagit du nombre total de dossiers allocataires distincts, rattachés à la Caf, qui ont été consultés au cours dune même journée.
Un dossier allocataire est comptabilisé à partir du moment où une signature est enregistrée. Une signature correspond à une identification et une authentification réussies par la saisie dun numéro allocataire (Matricule) et dun code confidentiel associé.
Plusieurs signatures identiques (saisie dun même matricule et dun même code confidentiel) sur la même journée ne comptent que pour un seul dossier allocataire.ActeursCNAFPériodicité de remontéeJournalière, mensuelle, annuelleValeur 2012Nombre de visites : 196 740 000
Nombre dallocataires distincts : 135 528 000Cible (pour les indicateurs de résultat)
F10-33Taux de satisfaction des allocatairesDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°10Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)
Référence externeSourceEnquête auprès des allocatairesObjectif/FinalitéEvaluer la satisfaction des allocataires.Définition Proportion dallocataires se déclarant satisfaits, au niveau global, par canal de contact (accueil physique, téléphone, web,
) et par famille de prestationsActeursCAFPériodicité de remontéeValeur 2012
Non déterminée Cible (pour les indicateurs de résultat)
F14-34Indicateur de qualité de la liquidation à six mois (IQL6)Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°14Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Source
Système dInformation Décisionnel Données CristalObjectif/FinalitéMesurer la qualité du traitement des droits six mois après leur liquidation, après réalisation des contrôles et supervisions, cest-à-dire les anomalies « métier » résultant des traitements effectués par les techniciens et demeurant non détectées après six mois par les activités de contrôle et supervision.Définition Indicateur en nombre et en montant (au niveau national : global et par prestations ; au niveau local : global)
Rapport entre /
le nombre / le montant des anomalies résultant de traitements effectués par les techniciens détectées dans le cadre des contrôles effectués sur un échantillon aléatoire de dossiers mis en paiement 6 mois avant (contrôles dits cible 400),
le nombre / le montant total des dossiers de léchantillon contrôlé.
Modalités de détermination de lindicateur à arrêter (notamment : objet, champ et portée des contrôles effectués / nature des anomalies appréhendées ; échantillonnage local et national).ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeMensuelle et AnnuelleValeur 2012Non déterminéeCible (pour les indicateurs de résultat)Cible et trajectoire à définir début 2014
F14-35Indicateur de risque résiduel Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°14Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Source
Système dInformation Décisionnel Données CristalObjectif/FinalitéEvaluer la qualité finale de la liquidation (risque résiduel), en distinguant les anomalies « métier » (erreurs de liquidation ou absence de détection par le contrôle) des anomalies « données entrantes ».Définition La rénovation des indicateurs conduira à :
La reconduction jusquen 2014 inclus des mesures issues des tests de reliquidation, qui mesurent les anomalies de toute nature (données entrantes ou métier qui demeurent non détectées à huit mois de la liquidation),
En parallèle, à la refonte de la méthodologie de lenquête dite « fraudes » et à sa mise en test à compter de 2013 afin den constituer, à partir de 2015, lindicateur annuel de risque résiduel mesuré à 24 mois (délai de prescription des prestations). Ses modalités de calcul seront aménagées pour permettre une mesure du risque résiduel à 12 mois pour les besoins de la certification des comptes (indicateur global de qualité ou IGQ).
Indicateurs en nombre et en montant (au niveau national : global et par prestations ; au niveau local : global).
Modalités de détermination des indicateurs à arrêter (notamment : objet, champ et portée des contrôles effectués / nature des anomalies appréhendées ; échantillonnage local et national).ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeMensuelle et AnnuelleValeur 2012
Non déterminéeCible (pour les indicateurs de résultat)Cible et trajectoire à définir début 2014 sagissant de lIRR.Remarque
F14-36Taux de certification des NIRDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 14 Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Source
SID à partir dextractions CRISTALObjectif/FinalitéSassurer que les données détat civil intégrées dans CRISTAL sont certifiées afin déviter de payer des prestations sous de fausses identités ou avec des usurpations.Définition Population couverte : toutes les personnes actives de CRISTAL.
Définition dune personne active dans CRISTAL : personne présente sur un dossier non radié, que la personne soit ou non à charge et quil y ait ou non des paiements sur ce dossier.
Taux de certification = (nombre de personnes actives ayant un NIR certifié / nombre total de personnes actives * 100) ActeursCAFPériodicité de remontéeMensuelleValeur 2012
Valeur décembre 2012 : 98,55%
Cible (pour les indicateurs de résultat)RemarqueCible du processus : 99,5%
Seuil critique du processus : 98%
F14-37Indicateur de qualité primaire de la liquidation (IQL0)Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°14Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceSystème dInformation Décisionnel Données CristalObjectif/FinalitéMesurer la qualité du traitement des droits immédiatement après leur liquidation et avant tout contrôle, c'est-à-dire évaluer lincidence des anomalies « métier » résultant des traitements effectués par les techniciens. Définition Indicateur en nombre et en montant (au niveau national : global et par prestation ; au niveau local : global)
Rapport entre /
le nombre / le montant des anomalies résultant de traitements effectués par les techniciens détectées dans le cadre des contrôles effectués sur un échantillon aléatoire de dossiers venant dêtre liquidés (contrôles dits cible 200)
le nombre / le montant total des dossiers de léchantillon contrôlé
Modalités de détermination de lindicateur à arrêter (notamment : objet, champ et portée des contrôles effectués / nature des anomalies appréhendées ; échantillonnage local et national)
ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeMensuelle et AnnuelleValeur 2012Non déterminéeCible (pour les indicateurs de résultat)A déterminer début 2014 (cible national et locale)
F15-38Taux de recouvrement des indusDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°15 Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Créé dans le cadre du PAI recouvrement de la COG 2009-2012SourceSystème dInformation Décisionnel Données CristalObjectif/FinalitéCet indicateur a pour objectif de suivre le dénouement des créances dans le temps selon quelles font lobjet dun recouvrement effectif (par remboursement direct, retenue, prélèvement) ou dune annulation / remise de dette. Définition Indicateur à construire.
Cet indicateur a vocation à permettre un suivi historisé du recouvrement (par génération de créances) et à permettre un suivi distinct du recouvrement des indus frauduleux.ActeursCAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012Non déterminée (lancien indicateur, sans profondeur historique, sétablissait à 56,9% pour 2012)Cible (pour les indicateurs de résultat)à définir en 2014 pour 2015 et 2016
F15-39Suivi de la réduction des écarts de remise de dette sur les prestations FNPFDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°15 Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceDonnées CristalObjectif/FinalitéAssurer une meilleure égalité de traitement en matière de remise de dettes avec la diffusion dune grille nationale daide à la décision.Définition Mesurer la diminution du taux de dispersion des remises de dettes sur les indus de prestations FNPF entre les organismes, avec la mise en place de la grille nationale daide à la décision des CRAActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012dispersion 14% (écarts extrême positif à la moyenne 9%, écart extrême négatif à la moyenne 5%)Cible (pour les indicateurs de résultat)
F15-40Indicateur de recouvrement des indus visant à distinguer les montants recouvrés selon la phase contentieuse ou amiable Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°15 Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Créé dans le cadre du PAI recouvrement de la COG 2009-2012Source
Système dInformation Décisionnel Données CristalObjectif/FinalitéMesurer lefficacité du recouvrement amiable.Définition Un indu est dit en phase contentieuse, lorsquil relève d'une action de recouvrement forcé à linitiative de la Caf (Tass appel cassation, huissier, transmis contentieux,
). A contrario, la phase amiable correspond aux indus classés dans une catégorie telle que amiable, normal, faible montant, retard,
Enfin, pour certains indus, la distinction amiable/contentieux nest pas possible, car laction peut intervenir à nimporte quel moment du recouvrement. Ils sont alors affectés en phase indifférenciable. Exemple: Cra, commission surendettement, transfert créance, créance prescrite
Montants recouvrés en N lorsque les créances sont en phase amiable / Montants recouvrés en NActeursCAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012
91% en phase amiable Cible (pour les indicateurs de résultat)
Remarque
+ 2% en fin de COG
F16-41Détection des indus frauduleux en nombre et en montant brut Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°16Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceCNAF : applicatif CORALI
Objectif/FinalitéPermet de suivre la qualité et lefficience de la politique de lutte contre la fraude.Définition Les indus frauduleux : cest la somme du nombre dindus par prestation généré suite à la qualification de fraude des dossiers par les commissions administratives des Caf de lannée N
Le montant brut des indus frauduleux : cest la somme des montants de préjudices financiers (hors rappel) issue des dossiers qualifiés de frauduleux par les commissions administratives de lensemble des CAF de lannée N, avant toute récupération, compensation et remboursement éventuel. ActeursCNAF Périodicité de remontéeAnnuelle et semestrielleValeur 2012
Cible (pour les indicateurs de résultat)Cible 2013 : 113 millions deuros
Cible 2014 : 120 millions deuros
Cible 2015 : 127 millions deuros
Cible 2016 : 134 millions deuros
F16-42Suivi du nombre de fraudes détectées qui distingue dans le total le nombre de récidivesDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°16Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
SourceDonnées du Sid issues de Corali
Objectif/FinalitéPermet de comptabiliser le taux de récidives.Définition Le nombre de dossiers qualifiés de frauduleux par les commissions administratives des Caf de lannée N sans récidive plus le nombre de dossiers qualifiés de frauduleux par les commissions administratives des Caf de lannée N avec récidive.ActeursCNAF Périodicité de remontéeAnnuelle et semestrielleValeur 2012
Non déterminéeCible (pour les indicateurs de résultat)
F16-43.1Suivi de la réduction des écarts entre Caf en matière de rendement des contrôlesDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°16Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi) Référence externeSourceLe département de maîtrise des risques de la Cnaf
A terme cet indicateur sera fourni par le tableau de bord maîtrise des risquesObjectif/FinalitéComparer les montants des impacts financiers (indus + rappels) moyens par type de contrôle (place, pièce, guichet,
.) et par contrôle de chaque organisme au montant :
Du premier décile
De la médiane
Du dernier décile
Afin de connaître le positionnement de chaque organisme par rapport à ces 3 seuils et den mesurer les écarts.
Comparer ces montants dimpacts financiers moyens entre organisme de même taille et de même population dallocataires afin de réduire les écarts entre organismes.Définition
Montant dimpact financier : (Montant des indus + montant des rappels) /nombre de contrôle clos :
le seuil du 1er décile sépare le jeu de données entre les 10% inférieurs et le reste des données,
la médiane est la valeur qui permet de partager une série numérique ordonnée en deux parties de même nombre d'éléments,
le seuil du 9e décile sépare les 90% inférieurs des données des 10% supérieurs.ActeursCNAFPériodicité de remontéeSemestrielleValeur 2012
Non déterminée Cible (pour les indicateurs de résultat)
F16-43.2Suivi de la réduction des écarts entre Caf en matière davertissementsDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 16
Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi) Référence externe
SourceDonnées du Sid issues de CoraliObjectif/FinalitéComparer le nombre davertissements décidés par les commissions administratives des Caf entre chaque Caf et déterminer par organisme le taux de sanctions que représentent les avertissements par Caf :
Du premier décile
De la médiane
Du dernier décile
Afin de connaître le positionnement de chaque organisme par rapport à ces 3 seuils et den mesurer les écarts.
Comparer le nombre davertissements et le taux de sanctions que représentent les avertissements entre organismes de même taille et de même population dallocataires afin de réduire les écarts entre organismes.Définition Somme du nombre des avertissements décidés définitivement par les commissions administratives de chaque Caf (prise en compte des décisions de la commission des pénalités suite à recours de lallocataire) /nombre de dossiers qualifiés de frauduleux par les commissions administratives de chaque caf * 100 = le taux de sanctions que représente lavertissement par caf :
le seuil du 1er décile sépare le jeu de données entre les 10% inférieurs et le reste des données,
la médiane est la valeur qui permet de partager une série numérique ordonnée en deux parties de même nombre d'éléments,
le seuil du 9e décile sépare les 90% inférieurs des données des 10% supérieurs.ActeursCNAFPériodicité de remontéeSemestrielleValeur 2012
Cible (pour les indicateurs de résultat)
F16-43.3Suivi de la réduction des écarts entre Caf en matière de pénalités financièresDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
( Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°16
Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi) Référence externe
SourceDonnées du Sid issues de CoraliObjectif/FinalitéComparer les montants de pénalités financières moyens entre chaque Caf :
Du premier décile
De la médiane
Du dernier décile
Afin de connaître le positionnement de chaque organisme par rapport à ces 3 seuils et den mesurer les écarts.
Comparer ce montant dimpact financier entre organismes de même taille et de même population dallocataires afin de réduire les écarts entre organismes.Définition Somme des montants de pénalités financières décidés définitivement par les commissions administratives de chaque Caf (prise en compte des décisions de la commission des pénalités suite à recours de lallocataire) /nombre de pénalités décidés définitivement par les commissions administratives (prise en compte des décisions de la commission des pénalités suite à recours de lallocataire) de chaque Caf :
le seuil du 1er décile sépare le jeu de données entre les 10% inférieurs et le reste des données,
la médiane est la valeur qui permet de partager une série numérique ordonnée en deux parties de même nombre d'éléments.
Le seuil du 9e décile sépare les 90% inférieurs des données des 10% supérieurs.ActeursCNAFPériodicité de remontéeSemestrielleValeur 2012
Non déterminée Cible (pour les indicateurs de résultat)
F18-44Intégration des clauses sociales et/ ou environnementales dans les marchésDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°18
Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Indicateur issu du Plan Cadre Développement Durable de la Sécurité Sociale SourceApplicatif inter institutionnel inter branches et inter régimes PERLS, à interfacer avec les données de pilotage de la branche.Objectif/FinalitéDévelopper la RSE de la branche Famille Définition Indicateur défini et calculé par PERLS
% de marchés comportant des clauses sociales ou environnementales.ActeursCNAF, CAF, CERTI CNEDIPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012
Données 2012 en cours de consolidationCible (pour les indicateurs de résultat)2013/2014 : 50% des marchés intègrent ce type de clause.
La branche Famille se conformera aux objectifs du futur plan cadre pour la cible de 2015 à 2017.
F18-45Diminution de la consommation dénergieDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussite RéférenceFiche thématique n°18 Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Indicateur issu du Plan Cadre Développement Durable de la Sécurité SocialeSourceApplicatif inter institutionnel inter branches et inter régimes:PERLS, à interfacer avec les données de pilotage de la brancheObjectif/FinalitéMobiliser la Branche sur les économies dénergie.Définition Lindicateur est défini et calculé par PERLS : rapport entre les consommations dénergie en 2014 et celles de 2009ActeursCNAF, CAF, CERTI CNEDI Périodicité de remontéeAnnuelle Valeur 2012Données 2012 en cours de consolidationCible (pour les indicateurs de résultat)Diminution de la consommation dénergie de 12% en 2014 par rapport à 2009
La branche Famille se conformera aux objectifs du futur plan cadre pour la cible de 2015 à 2017.
F18-46Diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la branche FamilleDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°18
Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Indicateur issu du Plan Cadre Développement Durable de la Sécurité SocialeSourceApplicatif inter institutionnel, inter branches et inter régimes PERLS à interfacer avec les données de pilotage de la branche.Objectif/FinalitéRéduire les émissions de gaz à effet de serre de la branche.Définition Lindicateur est défini et calculé par PERLS : rapport entre les émissions de GES en 2014 et en 2009 Acteurs CNAF, CAF, CERTI CNEDI Périodicité de remontéeAnnuelle Valeur 2012
Données 2012 en cours de consolidation
Cible (pour les indicateurs de résultat)RemarqueDiminution de 16% des émissions de GES en 2014 par rapport à 2009
F20-47.1Evolution du taux dabsentéisme inférieur à 4 joursDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 20Type( résultat (opposable)
(pilotage (suivi)
Référence externe
Source
SID
Objectif/Finalité
Evaluer labsentéisme de courte durée.DéfinitionNombre de ½ journées dabsences consécutives rémunérées inférieures à 4 jours rapporté au nombre de ½ journées travaillées selon le calendrier de lagent
Champ :
Agents en CDI au 31 décembre de lannée, rémunérés et relevant de la convention collective nationale de la Sécurité Sociale
ActeursCNAF, CAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 20120.70% (ensemble de la branche, c'est-à-dire y compris Cnedi, Certi, Pôles régionaux)
0.71% ensemble des CafCible (pour les indicateurs de résultat)
F20-47.2Evolution du taux dabsentéisme compris entre 4 et 8 joursDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 20Type(résultat (opposable)
(pilotage (suivi)
Référence externe
Source
SID
Objectif/Finalité
Evaluer labsentéisme de courte durée.DéfinitionNombre de ½ journées dabsences consécutives rémunérées supérieures ou égales à 4 jours et inférieures à 8 jours rapporté au nombre de ½ journées travaillées selon le calendrier de lagent
Champ :
Agents en CDI au 31 décembre, rémunérés et relevant de la convention collective nationale de la Sécurité Sociale ActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 20120.67% (ensemble de la branche, c'est-à-dire y compris Cnedi, Certi, Pôles régionaux)
0.68% ensemble des CafCible (pour les indicateurs de résultat)
F20-48Taux de femmes nommées directrices Domaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n° 20Type( résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Source
SID/GRHObjectif/Finalité
Favoriser légalité hommes-femmes.Définition
Nombre de femmes nommées directrices d'organismes / nombre total de personnes nommées directeurs d'organismes dans lannéeActeursCAF, CNAFPériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012A déterminer Cible (pour les indicateurs de résultat)30% sur toute la COG
F20-49Taux dorganismes ayant mis en place un plan dactions en faveur de la santé, la sécurité et les conditions de travailDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°20Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externe
Plan cadre développement durableSource
QuestionnaireObjectif/Finalité
Améliorer les conditions de travail au sein des organismes de la Branche.Définition Taux d'organismes ayant mis en uvre un plan d'actions en faveur de la santé, la sécurité et des conditions de travail (cible 100% fin 2016). Formule : Nombre d'organismes ayant mis en place un plan d'actions local en la matière/Nombre total d'organismesActeursEnsemble des organismes de la branchePériodicité de remontéeAnnuelleValeur 2012
Cible (pour les indicateurs de résultat)Remarque100% en 2017
F20-50Taux demploi de personnes handicapéesDomaine ou thème(Développer les services aux familles et réduire les inégalités
( Apporter une réponse globale aux besoins des allocataires, renforcer laccès aux droits et simplifier les démarches pour les allocataires
(Renforcer lefficacité de la production du service à lallocataire et améliorer la qualité du traitement des droits
( Les clefs de la réussiteRéférenceFiche thématique n°20
Type(résultat (opposable)
( pilotage (suivi)Référence externeLoi du 11 février 2005 sur légalité des droits et des chancesSourceOutil Perl's puis Outil Perl's et SIDObjectif/FinalitéFavoriser légalité des droits et des chances.Définition Nombre de salariés handicapés/Nombre de salariés de la branche et intégrant les minorations liées à lâge.
En application de l'article D.5212-19 du Code du travail, il convient de tenir compte de coefficients de minoration accordés au titre des efforts consentis par l'employeur en termes d'embauche ou de maintien de l'emploi, à savoir :
0,5 à titre permanent, pour l'embauche d'un "handicapé" âgé de moins de vingt-six ans ou de cinquante ans et plus ;
1 pour l'embauche ou le maintien dans l'emploi d'un bénéficiaire pour lequel l'AGEFIPH a reconnu la lourdeur du handicap,
0,5 la première année, pour l'embauche du premier travailleur handicapé ;
1 la première année, pour l'embauche d'un bénéficiaire de l'obligation d'emploi inscrit comme demandeur d'emploi de longue durée ;
1 à titre permanent pour l'embauche d'un bénéficiaire à sa sortie d'une entreprise adaptée, d'un centre de distribution de travail à domicile ou d'un établissement ou service d'aide par le travail.ActeursEnsemble des organismes de la branchePériodicité de remontéeAnnuelleValeur 20126,59% au niveau national Cible (pour les indicateurs de résultat)6% sur toute la COG
F21-51.1Délais de traitement 5cQ$$Ifa$gdUN Q$IfgdUNwkdn$$IfF4Ö\ºÿ¬ J#"( Ï· mö6ööÖÿÿÿÿÖÿÿÿÿÖÿÿÿÿÖÿÿÿÿ4Ö
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5 et les indicateurs dintéressement seront issus principalement de la Cog. Les objectifs agrégés des indicateurs Cpog ne pourront être inférieurs aux objectifs fixés par la Cog.
3 - La révision et lactualisation
La présente convention pourra être révisée en cours de période par avenant, à linitiative de lune ou lautre des parties, pour tenir compte déléments extérieurs simposant au régime susceptibles de modifier de façon significative léquilibre entre les objectifs, les charges et les moyens.
Compte distinct du 75564 qui concerne les services (volontaires) entre OSS de branches et régimes différents : il concerne ici le compte de tiers (entre OSS) prévu réglementairement.
Liste à compléter en fonction du développement des téléprocédures
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Convention dobjectifs et de gestion entre lEtat et la Cnaf
2013 / 2017