COMPTABILITE APPROFONDIE
de la monnaie étrangère par rapport au cours de conversion retenu à l'origine de
... d'opérations en devises traitées dans l'exercice comptable ou dans les exer-
..... Elle n'a pas pour objet de corriger, en se substituant à elles, les inscriptions
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III. COMPTABILITE ET DEVISES
Au cours dune année comptable, lentreprise réalise entre autres toute une sériedopérations doù résultent des avoirs ou des dettes, des droits ou des engagementslibellés en devises ou par lesquelles ces dettes sont remboursées et ces avoirs, droitsou engagements réduits.
Ces opérations sont appelées des opérations en devises. Ces opérations nimpliquent pas, contrairement aux opérations de change, nécessairement un achat ouune vente de devises pour lesquels il existe alors un prix déterminé dans lunité decompte de lentreprise, sur base duquel la comptabilisation doit être effectuéecomme pour tout achat ou vente de marchandises.
Or, dans les comptes annuels de lentreprise, les différents éléments du bilan et ducompte de résultat doivent nécessairement être ramenés à un dénominateurcommun, une unité monétaire unique qui est en général fixée par la nationalitéjuridique de lentreprise. Pour la plupart des pays de la C.E., cette unité monétaire nationale est leuro.
Ceci implique que les mutations résultant dopérations en devises soient à unmoment donné converties dans cette monnaie nationale. La valorisation en monnaie nationale des éléments du patrimoine de lentreprise libellés en devises et latraduction des flux en devises qui les ont engendrés seront fonction des cours deconversion choisis.
Encore faudra-t-il parmi les éléments du patrimoine considérer différemment lespostes monétaires (qui regroupent les comptes de trésorerie et les avoirs et dettesportant sur un nombre déterminé dunités monétaires) des postes non monétaires,(matériel, stock etc...).
En effet, comme les rapports déchange entre monnaie ne sont pas fixes maisévoluent de jour en jour, les postes monétaires libellés en devises continuent malgréleur conversion en monnaie nationale à subir limpact des fluctuations de la valeurde la monnaie étrangère par rapport au cours de conversion retenu à lorigine desorte que:
le nombre deuros que lentreprise encaissera en apurement dunecréance en devise ou quelle décaissera en apurement dune dette en devisesera différent des montants en euros résultant de la conversion àlorigine des montants en devises en cause; il en découlera, à ce moment, une « différence de change »:
à la date de clôture, le cours prévalant sur le marché sera différent du ou descours auxquels les postes monétaires en devises qui subsistent ont - à lori-gine ou ultérieurement - été convertis en euros dans la comptabilitéde lentreprise. Si cet écart est exprimé dans les comptes, il en résultera un « écart de conversion ».
Les problèmes comptables posés par les opérations en devises se situent à troisniveaux:
1. La comptabilisation de lopération en devises et ses conséquences immédia-tes sur les éléments du patrimoine de lentreprise,
2. Lévaluation périodique des avoirs et dettes exprimés en devises néesdopérations en devises traitées dans lexercice comptable ou dans les exer-cices comptables précédents,
3. La traduction détats financiers de société dont la comptabilité entière a ététenue en devises.
1. LES OPERATIONS EN DEVISES
Dans la pratique comptable on peut rencontrer autant de types dopérations endevises que lon en rencontre en monnaie nationale:
opérations dachat et vente en devises
opérations de règlement de créance ou dette en devises
conclusion dun emprunt remboursable en devises
écritures de régularisation telles la prise en compte dun prorata dintérêt surune créance ou une dette en devises.
Lors de la comptabilisation en monnaie nationale de ces opérations en devises, laconversion des montants en devises en euros ne correspond pas à uneopération effective puisque la créance ou la dette à laquelle lopération donne lieureste libellée en devises.
Puisquil ne sagit pas dune opération effective, les documents comptables dis-ponibles pour lenregistrement de lopération en devises ne mentionnent pas,comme dans une opération de change, le taux de conversion à utiliser.
Il revient donc à lentreprise de se fixer, dans le cadre de son organisationadministrative et comptable et dans le respect des principes comptables, les modesdévaluation des cours de conversion à utiliser et les méthodes denregistrementcomptable de ces opérations en devises.
1.1 Cours de conversion
Le cours de conversion choisi devrait en principe être le cours de change aucomptant pratiqué sur le marché à la date de lopération, étant entendu quil sagiraitdu cours « acheteur » pour les opérations donnant lieu à une créance en devises etdu cours « vendeur » pour les opérations donnant lieu à une dette en devises.
Dans la pratique, lentreprise pourra adopter des cours de conversion basés sur:
le cours au comptant moyen à la date dopération
le cours au comptant applicable au moment de la conversion
la moyenne des cours au comptant durant une période précédente(semaine, mois)
le cours de change au comptant arrondi
le cours de change retenu pour la perception à lentrée de la TVA.
Tous ces modes dévaluation du cours de conversion sont valables pour autant quele cours ainsi choisi ne sécarte pas trop du cours au comptant à la date delopération.
Pour les créances et dettes en devises payables à terme, il pourrait paraître logiquedutiliser le cours de change à terme pour la devise concernée si un tel marché àterme correspondant existe.
En fait, cette solution est inacceptable parce quelle aurait pour effet dincorporerà la valorisation de la créance ou de la dette une charge ou un produit financier. Eneffet la différence entre le cours au comptant et le cours à terme dune devise (reportou déport) correspond pour lessentiel à un différentiel entre les taux dintérêtpratiqués sur le marché de la devise et sur le marché de la monnaie nationale.
1.2 Méthodes de conversion
Une fois le mode dévaluation des cours de conversion choisi, la conversion nétantpas une opération effective, lentreprise dispose dune certaine liberté dapprécia-tion quant à la date et au mode denregistrement de la conversion dans ses livres desopérations effectuées en devises étant entendu quelle doit être réalisée en tempsutile en vue de permettre la présentation complète des états financiers de lentre-prise en monnaie nationale.
Celle conversion qui se distingue donc dune opération de change peut avoir lieusoit pour chaque opération ou par groupe dopérations (conversion immédiate eneuros), soit périodiquement au niveau des états de synthèse (comptabilitépluri-monétaire).
Méthode de conversion immédiate
Dans ce cas, chaque écriture nécessaire à la comptabilisation de l opération estpassée directement en monnaie nationale sur base du cours de conversion choisi.
Ainsi, pour un achat de marchandise pour $1000 avec un cours de conversion 1 ¬ = 0,92 $, on passera l écriture suivante:
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 05/01/021604 achats de marchandises ($1000) 1.0871440 fournisseurs ($1000) 1.087
L inconvénient de cette méthode est que la comptabilité « oublie » que la dette visà vis du fournisseur n est pas libellé en monnaie nationale mais en devises. Poursen rappeler, il pourra être utile douvrir en comptabilité des sous-comptesdistincts par devise traitée. De toute façon, au moment du paiement du fournisseur,il faudra sen rappeler puisque dans notre exemple, il faudra effectivement payer$1000.
Deux cas de figure peuvent alors se présenter: soit on achète $1000 contre ¬ pourpayer le fournisseur, soit on dispose d un avoir en trésorerie de $1000 que l onaffecte au paiement du fournisseur.
1er cas : le paiement s accompagne en fait d une opération de change donnantlieu éventuellement à une différence de change. Imaginons dans notre exemple que le cours de change obtenu est de 1¬ = 0,93 $. On passera donc ;
DateRéf Journal GénéralDébitCrédit
05/03/021440 fournisseurs ($1000) 1.0871550 Banque (achat $1000 à 0,93) 1.0751 754 Différence de change 12
2ème cas: le paiement du fournisseur est fait à partir dun dépôt bancaire quelentreprise possède en $. Il ny a donc pas opération de change mais simpleopération en devises pour laquelle il faut donc définir le cours de conversionvalable pour lopération.
Supposons ce cours de conversion égal au cours de change moyen du jour1¬ = 0,926 $. L écriture sera alors:
DateRéf Journal GénéralDébitCrédit
05/03/021440 fournisseurs ($1000) 1.0871551 Banque $( $1000 ) 1.0801 754 Différence de change 7
A la faveur de cet exemple deux remarques simposent:
le compte « différence de change » (654/754) ne résulte pas nécessairement dune opération de change. Il est aussi lexpression de lévolution du cours de conversion entre lépoque de la naissance de lavoir ou de lengagement en devises suite à une opération (ici la dette fournisseur) et la date de son dénouement.
Il naît de la nécessité de solder le compte fournisseur pour sa contre valeur originale en euros. La dette vis-à-vis du fournisseur doit être complètement éteinte dans les livres comptables à partir du moment où on lui a payé les $1000 quon lui devait.
Dans la pratique courante, on voit souvent des comptes de tiers qui ne sont pasparfaitement équilibrés parce que les différences de change nont pas été comptabilisées de manière appropriée et sont « cachées » dans ces comptes de tiers. Tel serait le cas si lécriture suivante avait été passée sur base de lextrait de compte bancaire signalant un débit de 1.075 ¬ au profit du fournisseur.
DateRéf Journal GénéralDébitCrédit
05/03/021440 fournisseurs ($1000) 1.0751550 Banque (achat $1000 à 0,93) 1.075
On constate que le compte du fournisseur n est pas soldé ;
N° compte : 4400Intitulé : Fournisseur JohnsonDATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT05/11Johnson Facture 1020 (1000 $)1.08705/32Paiement Banque (achat 1000 $)1.075SOLDE au 31/312
le compte « différence de change » présente un solde différent dans les deux cas. Cette distorsion nest pas due à la technique denregistrement comptable mais à la différence de situation. Pour sen convaincre, il suffit dimaginer que dans le deuxième cas le dépôt bancaire de $1000 a été acquis le jour même au taux de change de 1 ¬ = 0,93 $ alors que le cours de conversion choisi par l entreprise est toujours le cours moyen de 0,926 $.
DateRéf Journal GénéralDébitCrédit05/03/021551 Banque $ ($1000) 1.0801 550 Banque ¬ ( $1000 ) 1.0751 754 Différence de change 505/03/022440 fournisseurs ($1000) 1.0872 551 Banque $( $1000 ) 1.0802 754 Différence de change 7
N° compte : 551Intitulé : Banque $DATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT05/031Paiement fournisseur Johnson $ ( $1000 ) 1.08005/032Achat 1000 $ au comptant1.080SOLDE au 31/30
N° compte : 754Intitulé : Différence de change $DATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT05/031Achat 1000 $ au comptant505/032Paiement fournisseur Johnson $ ( $1000 ) 7SOLDE au 31/312
Méthode de comptabilité pluri-monétaire
Nous avons vu que la méthode de la conversion immédiate ne peut rendre comptedes montants réels que lentreprise doit payer ou recevoir en devises sans mettre enplace une organisation administrative extra-comptable ou sous peine dalourdirexagérément le plan comptable lorsque le nombre dopérations et de devises semultiplient.
Lorsque les opérations deviennent nombreuses et portent sur des montants importants, il est essentiel pour lentreprise de pouvoir apprécier facilement et à toutmoment sa position de change par rapport à chaque devise et ainsi lincidence surses résultats en monnaie nationale du risque quelle court en cas de hausse ou debaisse du cours de la devise.
Cest un des objectifs que peut rencontrer un système de comptabilité pluri-monétaire qui nest en fait quune application particulière des principes decomptabilité divisionnaire. On créera ainsi une comptabilité divisionnaire pourchaque devise dans laquelle lentreprise opère régulièrement en transférant parlintermédiaire dun compte de liaison tous les actifs, passifs, produits et chargesexprimés dans cette devise dans un grand livre tenu dans cette devise et enenregistrant toutes les opérations en cette devise dans un système de journauxspécialisés dans lesquels les montants originaux en devises seront reproduits sansplus devoir en opérer la conversion systématique en monnaie nationale.Les soldes de ces comptes en devises seront périodiquement (une fois par mois parexemple) converties en monnaie nationale à la faveur des écritures classiques declôture dune comptabilité divisionnaire.
Imaginons ainsi une entreprise ayant une dette de $1.000 vis à vis de son fournisseurconvertie à son bilan pour 1.087 ¬ et un compte bancaire de $2.000 converti à sonbilan pour 2.174 ¬ . L écriture de création de la comptabilité pluri-monétaire $consisterait:
dans les livres en ¬ , à transférer par solde ce patrimoine mettant en évidencela valeur nette en ¬ du patrimoine transféré vers la comptabilité $
DateRéf Journal Général Débit
¬ Crédit
¬ 01/01/021440 fournisseurs ($1000) 1.0871588 Liaison $/¬ 1.0871551 Banque $ 2.174
dans les livres divisionnaires tenus en $, à ouvrir les comptes d actifs et depassifs mettant en évidence « le capital $ » dont dispose cette division pourfonctionner
DateRéf Journal Général $Débit $Crédit $01/01021551 Banque $ 2.0001588 Liaison ¬ /$ 1.0001440 fournisseurs $ 1.000
On voit donc ainsi que le compte de liaison est un compte de synthèse dont le soldeen devise exprime à tout moment le montant net investi dans la devise et le soldeen ¬ l évaluation en monnaie nationale des actifs nets détenus en devises.
En effet à supposer qu aucune transaction n intervienne pendant la période et qu enclôture le cours de conversion choisi soit passé de 0,92 $ à 0,93 $ on obtiendra unecomptabilité ¬ par reprise des comptes $ ;
DateRéf Journal Général Débit
¬ Crédit
¬ 31/01/022 551 Banque $ 2.1502588 Liaison $/¬ 1.0752440 fournisseurs ($1000) 1.075
Et la clôture de la comptabilité $ se résume dans ce cas à une simple extourne de l écriture d ouverture ;
DateRéf Journal Général $Débit $Crédit $01/01021440 fournisseurs $ 1.0001588 Liaison ¬ /$ 1.0001551 Banque $ 2.000
Le compte de liaison 588 de la comptabilité $ est parfaitement soldé par l écriture de clôture mensuelle tandis que son correspondant dans la comptabilité générale (en ¬ ) présente un solde non nul ;
N° compte : 588Intitulé : Liaison $/¬ DATEREFDESCRIPTIONDEBIT ¬ CREDIT ¬ 01/01/021Ouverture comptabilité $1.08731/01/022Clôture mensuelle comptabilité $ 1.075SOLDE au 31/312
L écriture de clôture mensuelle en ¬ doit être complétée par une écriture permettant de solder complètement le compte de liaison qui ne peut subsister après clôture de la comptabilité divisionnaire ;
DateRéf Journal Général Débit
¬ Crédit
¬ 31/01/023 654 Différence de change $ 123588 Liaison $/¬ 12
On notera que:
a) si durant la période le fournisseur avait été payé par prélèvement sur le comptebancaire en $, le compte « différence de change » nen aurait pas pour autant étémodifié en clôture car lécriture passée en comptabilité divisionnaire $ naurait pas modifié le solde du compte de liaison seul porteur de risque de change ;.
DateRéf Journal Général $Débit $Crédit $15/01022440 fournisseurs1.0002551 Banque $ 1.00031/01023588 Liaison ¬ /$ 1.0003551 Banque $1.000
b) Le compte « différence de change » (654/754) devrait normalement être abandonné au profit du compte « écart de conversion » (655/755) dans la mesure où laperte sur devise ne provient pas du dénouement dune opération mais duneréestimation des actifs et passifs subsistant en devises à la clôture (voir 2.2 infra).
Néanmoins, dans la mesure où dans cet exemple simplifié, il apparaît clairementque la perte provient de la réestimation dun avoir de trésorerie en devise, le compte « différence de change » reste préférable au compte « écart de conversion » comme nous le verrons ci-dessous.
Avoirs en trésorerie
Parmi les actifs monétaires exprimés en devises, les avoirs de trésorerie (compte 54à 57) occupent une place particulière dans la mesure où ils constituent en fait desstocks de monnaies étrangères que lentreprise acquiert, vend, utilise dans leprocessus de réalisation de ses opérations en devises.
Les achats et ventes de devises sont des opérations de change effectives qui seconcluent à un prix déterminé pour autant que ce prix soit établi en monnaienationale. Auquel cas, lenregistrement de lopération doit se faire à ce cours effectifde change. Lorsquil sagit dopérations dachat ou de vente de devises contredevise? On ne dispose pas dun cours effectif en monnaie nationale.
On ne peut questimer chacune des devises faisant partie de la transaction sur base des cours de conversion respectifs de ces devises en monnaie nationale.
Ainsi sur base des cours de conversion de £ = 1,6 ¬ et ¬ = 0,92 $, on enregistreral achat de $1.000 contre £ 1.500 de la manière suivante:
DateRéf Journal Général Débit
¬ Crédit
¬ 31/01/022 551 Banque $ 1.0872552 Banque £9372 754 Différence de change 150
On voit donc que lachat et la vente de devises, même si ils constituent desopérations réelles de change, peuvent également être considérées comme desopérations en devises.
On pourra dès lors admettre quà lachat de 1.000 $ contre 1.075 ¬ on puissedéfendre deux méthodes de comptabilisation:
Comptabilisation à la valeur d acquisition
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 05/03/021551 Banque $ ($1000) 1.0751 550 Banque ¬ ( $1000 ) 1.075
Dans un tel cas, les devises sont clairement considérées comme un stock et doiventdonc, pour être cohérent, être gérées comme tel; les sorties de devises doivent êtrecomptabilisées sur base dune des méthodes prévues à larticle 33 de lA.R. du 8octobre 1976 (FIFO, LIFO, prix moyen pondéré).
Cette méthode présente cependant des difficultés dapplication dans la mesure où:
a) Les stocks de devises acquises contre paiement dans une autre devise devront néanmoins être valorisés au travers des cours de conversion de lentreprise.
b) La valorisation exacte des sorties autre que par le FIFO est peu praticabledans un système de comptabilité pluri-monétaire qui de ce point de vuepeut être considéré comme un système dinventaire périodique.
Comptabilisation au cours de conversion.
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 05/03/021551 Banque $ ($1000) 1.0871 550 Banque ¬ ( $1000 ) 1.0751 754 Différence de change 5
Le stock de devises est considéré comme tout autre actif en devises résultant dopérations en devises et est donc comptabilisé sur les mêmes bases de conversion. Les sorties de devises se feront également au cours de conversion en vigueur au moment de lopération.
Dans ces conditions, les soldes des comptes de trésorerie convertis en ¬ nepeuvent avoir en cours de période de réelle signification; ainsi, si les 1.000 $ achetéset convertis à 1 ¬ = 0,92 $ sont utilisés au paiement d un fournisseur dont la dette aété enregistré au même cours alors que le cours de conversion à la date du paiementest de 1 ¬ = 0,94 $, on obtient par l écriture suivante:
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 05/04/022440 fournisseurs ($1000) 1.0872 551 Banque $( $1000 ) 1.0642 754 Différence de change 23
N° compte : 551Intitulé : Banque $DATEREFDESCRIPTIONDEBIT ¬ CREDIT ¬ 05/031Achat 1000 $ au comptant1.08705/042Paiement fournisseur Johnson $ ( $1000 ) 1.064SOLDE au 31/423
Un solde ¬ du compte « Banque $ » débiteur de 23 ¬ qui ne représente aucunavoir en $ mais une perte latente qui compense le gain sur change enregistré.
Dans un cas comprenant un grand nombre d écritures au débit et au crédit descomptes de trésorerie, ce n est qu au moment de l inventaire des avoirs en deviseset de leurs réestimations au cours de conversion adéquat que l on pourra mettre enévidence l écart de conversion permettant de faire correspondre la contre-valeur en ¬ des avoirs de trésorerie en devises avec leur véritable valeur. Compte tenu que cetécart de conversion trouve son origine dans des entrées et des sorties de devises quiont généré des différences de change, il doit également très logiquement être portéen résultat dans le compte « différence de change », ce qui, nous le verrons ci-dessous, est une singularité propre aux seuls écarts de conversion relatifs aux avoirsde trésorerie.
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬
30/04/023755 Ecarts de conversion 233 551 Banque $( $1000 ) 234754 Différence de change 234755 Ecarts de conversion23
2. EVALUATION PERIODIQUE DES AVOIRS ET DETTES EN DEVISES
Nous avons jusquà présent raisonné comme si toutes les opérations en devises sedénouaient au cours de la période comptable.
En fait les avoirs et dettes en devises qui subsistent en fin de période doivent fairelobjet dun inventaire au même titre que tons les autres actifs et passifs.
Leur consistance et leur valorisation sincère et prudente dans la devise en causedevront être vérifiées au préalable et au besoin corrigées par réduction de valeur, reprise damortissement ou tout autre ajustement rendu nécessaire. Ensuite seulement se posera le problème de leur évaluation dans l inventaire sous l angle de la contre-valeur en ¬ de la devise en cause. Quel cours convient-il d adopter en clôture parrapport aux cours de conversion qui ont été appliqués à lorigine à ces avoirs etdettes en devises dans le cadre de lopération en devise qui les a fait naître?
2.1 Cours de clôture
Le cours de conversion adopté le plus souvent en clôture pour permettre laréestimation de certaines catégories dactifs et passifs exprimés en devises est lecours à la date darrêté des comptes. Lorgane dadministration peut toutefoisdécider, au titre de règle dévaluation, dadopter comme cours de clôture unemoyenne des cours du dernier mois ou des derniers quinze jours de lexercice oudes quinze premiers jours de lexercice suivant.
2.2 Mise en évidence des écarts de conversion
La réestimation au cours de clôture des avoirs et dettes en devises subsistant en findexercice ne vise dautre objectif que létablissement et la présentation des comptesannuels. Elle na pas pour objet de corriger, en se substituant à elles, les inscriptionsopérées à lorigine dans les comptes. Ces avoirs et dettes en devises doivent doncdemeurer dans les comptes à leur cours de conversion dorigine afin de maintenirbien nette la distinction entre les « différences de change » et les « écarts deconversion ».
La réestimation au cours de clôture se fera dès lors au niveau des comptes générauxdu bilan incluant les avoirs ou dettes en devises concernés, en ouvrant à lintérieurde chacun de ces comptes généraux un sous-compte distinct par devise intitulé « réestimation au cours de conversion de clôture des créances ou dettes en devises x ».
En reprenant notre exemple simple dun achat de marchandises pour $1000 payéà 50% avant la clôture des comptes avec des dollars préalablement acquis à 1 ¬ = 0,93 $, sur base des différents cours de conversion suivants:
cours à l acquisition des devises: 1 ¬ = 0,926 $
cours à l achat des marchandises: 1 ¬ = 0,920 $
cours au paiement de 50% de la dette: 1 ¬ = 0,940 $ cours à la clôture: 1 ¬ = 0,950 $
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 05/03/021551 Banque $ ($1000 à 0,926) 1.0801 550 Banque ¬ ( $1000 à 0,93) 1.0751 754 Différence de change 515/03/022604 Achat Marchandises1.0872 440 fournisseurs ($1000 à 0,92)1.08705/04/023440 fournisseurs ($ 500) 5433 551 Banque $( $ 500 à 0,94 ) 5323 754 Différence de change 1130/04/024440.7 Réestimation des comptes fourn.184 755 Ecarts de conversion $ 185655 Ecart de conversion225551 Banque $ 226654 Différence de change226 655 Ecart de conversion227754 Différence de change 167 654 Différence de change16
En ce qui concerne linventaire du compte « Banque $ », conformément à ce qui a étédit plus haut (point 1.3 supra) la réestimation du compte au cours de clôturedonnera lieu à une écriture en résultat comme différence de change.
N° compte : 551Intitulé : Banque $DATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT05/031Achat 1000 $ au comptant1.08005/043Paiement fournisseur Johnson $ ($ 500 à 0,94 ) 53230/045Ecart de conversion à 0,95 $22SOLDE au 30/04526
N° compte : 754Intitulé : Différence de change $DATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT05/031Achat 1000 $ au comptant505/043Paiement fournisseur Johnson ($ 500 à 0,94)1130/047Transfert du solde au compte 65416SOLDE au 30/40
N° compte :654Intitulé : Différence de change $DATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT30/046Ecart de conversion sur Trésorerie2205/047Transfert du solde du compte 75416SOLDE au 30/046
N° compte : 440Intitulé : Fournisseur JohnsonDATEREFDESCRIPTIONDEBITCREDIT15/32Johnson Facture (1000 $)1.08705/43Paiement Banque ( 500$)54330/044Réestimation des comptes fourn18SOLDE au 30/04526
Actifs et passifs soumis à réestimation
Sont en principe seuls soumis à réestimation (vers le haut ou vers le bas) en findexercice, les actifs et passifs monétaires exprimés en devises. Ces postes monétaires du bilan regroupent non seulement les comptes de trésorerie que nous avons déjà largement évoqués ci-dessus mais également tous les postes portant sur un nombre déterminé dunités monétaires étrangères à encaisser ou à payer.
Le fait que ces créances ou ces dettes de lentreprise soient encaissables ou payables à court, moyen ou long terme ninflue pas sur la constatation quétant exprimées en devises, elles exposent lentreprise aux mêmes risques de perte ou de gain sur change. Ceux-ci ne peuvent être réduits que par la recherche dun équilibre entre les créances et les dettes dans chaque devise et dans chaque catégorie déchéance.
La distinction entre les créances et dettes à court terme et celles à long terme est, par contre, parfaitement indiquée lorsquil sagit de juger si le cours choisi pour cette réestimation (le cours de clôture) est adéquat pour les unes et les autres.
les créances et dettes à court terme
Elles doivent être toutes soumises à la procédure de réestimation au cours de clôture et les écarts de conversion positifs (générateurs de gains) ou négatifs (générateurs de pertes) doivent être mis en évidence pour chaque catégorie de créances et de dettes, et pour chaque devise.
les créances et dettes à moyen et long terme
Elles doivent en principe répondre aux mêmes règles de réestimation que celles que nous venons de rappeler pour les créances et dettes à court terme.
Dans le contexte de volatilité des cours de change à moyen terme que nousconnaissons, on peut néanmoins se poser la question de savoir sil est juste etopportun de faire supporter par le seul exercice clôturé les écarts de conversiondégagés sur des créances et dettes dont léchéance lointaine rend le cours de clôture peu réaliste pour apprécier le gain ou la perte de change qui résultera de leur dénouement. Ceci pose en fait le problème de la durabilité dun écart deconversion constaté ponctuellement sur base dun cours de clôture.
Il convient cependant de signaler que, eu égard à cette volatilité des cours de change, les entreprises ont actuellement pour règle dutiliser les nombreuses possibilités du marché financier afin de couvrir les risques de change relatifs à un déséquilibre de leurs avoirs ou dettes à moyen ou long terme dans une devise déterminée.
Le problème de la réestimation au cours de clôture ne se posera donc finalement que pour les créances et dettes à moyen et à long terme qui sont génératrices pourlentreprise dune position de change non couverte au terme correspondant.
Ce sera le cas principalement:
lorsque pour assurer son financement, la société emprunte à long terme en devises plutôt quen monnaie nationale parce que le taux des emprunts dans cette devise est moins élevé ou parce quelle spécule sur une dépréciation de cette devise,
lorsque, pour financer des activités exercées à létranger ou pour financer desparticipations dans des sociétés opérant à létranger, la société contracte desemprunts dans la devise en cause en vue de réduire le risque de change afférant à ces activités ou à ces participations.
Dans ce deuxième cas, il est fréquemment admis que les écarts de conversionnégatifs résultant de la réestimation de la devise de lemprunt ne doivent pas êtremis à charge de lexercice si lon peut raisonnablement assurer que les recettesattendues de ces investissements seront suffisantes pour faire face au service delemprunt.
2.4 Actifs et passifs non soumis à réestimation
En principe, tous les actifs et passifs non monétaires exprimés en devises ne sontpas soumis à réestimation au cours de clôture mais restent inscrits au bilan à leurvaleur dacquisition en monnaie nationale telle quelle résulte de lapplication ducours de conversion choisi au montant du prix dachat stipulé en devises.
Il sagit là dune extension au cours de conversion de la règle comptable générale-ment admise qui veut que les immobilisés, les participations et les stocks quiconstituent les actifs non monétaires soient comptabilisés à leur valeur dacquisition.
On peut en effet admettre que la valeur dacquisition de ces actifs nest pas enprincipe influencée par lévolution ultérieure du cours de change de la monnaiedans laquelle ils ont été acquis.
Cest sur cette valeur dacquisition en euros que se calculeront dès lors lesamortissements pour les immobilisés, les réductions de valeur ou les réévaluationspour tous ces actifs non monétaires.
En ce qui concerne les stocks, cest également sur base de leur valeur dacquisition, convertie en ¬ que s appliquera la règle d évaluation à la valeur inférieure du coût ou du prix du marché (lower of cost or market).
2.5 Traitement des écarts de conversion
Ayant sur base du cours de clôture procédé à la réestimation de tous les actifs etpassifs qui y sont soumis et ayant dès lors mis en évidence pour chaque devise etpour chaque catégorie dactifs et passifs concernés des écarts de conversion positifs ou négatifs, il convient enfin de décider de laffectation de ces écarts de conversion dans les comptes annuels.
La méthode de comptabilisation préconisée sera de regrouper ces écarts de conversion, contrepartie des réestimations, dans des comptes de régularisation (compte 49) en vue den déterminer le solde net pour chaque devise.
Si dans une devise, le total des écarts de conversion constatés présente un soldenégatif, il convient de prendre cet écart négatif en charge dans les comptes derésultats de lexercice et ce dans le cadre du respect du principe de prudence.
Si dans une autre devise, on devait aboutir à un solde positif des écarts deconversion, il serait néanmoins imprudent de le considérer comme un gain et doncil convient de laisser dans les comptes de régularisation ce bénéfice latent en vertudu même principe de prudence.
Dans le cas de notre exemple simplifié nous avons vu qu en clôture il restait unedette fournisseur de $500 convertie à l origine au cours de 1 ¬ = 0,92 $ soit unecontre-valeur de 543 ¬
En supposant le cours de clôture 1 ¬ = 0,95 $, on aurait
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 30/04/024440.7 Réestimation des comptes fourn.184 755 Ecarts de conversion $ 188755 Ecarts de conversion $ 18188496 Ecarts de conversionCar il faut passer cet écart de conversion positif en compte de régularisation.
Si le cours de clôture avait été 1 ¬ = 0,91 $ on aurait eu
DateRéf Journal GénéralDébit ¬ Crédit ¬ 30/04/024655 Ecarts de conversion $ 64440.7 Réestimation
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