Fiches de synthèse GRH - 9alami
TBS. Taux Brut de Scolarisation. UCODE. Union pour la Coopération et le ..... S
ervices techniques déconcentrés (STD) présents dans les communes ...... La
construction d'un bâtiment ou la réalisation d'une route n'est pas une fin en soi,
mais ..... Correction des documents et soumission pour analyse technique auprès
des ...
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Faculté de Sciences Economiques Institut dAdministration
et Sociales de Lille des Entreprises de Lille
Sylvie LEDRU
Karine REQUILLART
Delphine SELLIER
Adeline WILLIATTE
Olivier BORIES
Jonathan POTTIEZ
Dossier réalisé dans le cadre du
DESS MANAGEMENT DES RESSOURCES HUMAINES
Module dINITIATION A LA G.R.H.
Assuré par Monsieur Christian BULLA
Année universitaire 2003 2004
EMBED Word.Picture.8
UNIVERSITE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LILLE
59655 Villeneuve dAscq Cedex
PREAMBULE
Les Fiches de synthèse de la GRH, Sylvie LEDRU et autres, Institut dAdministration des Entreprises de Lille, Faculté de Sciences Économiques et Sociales de Lille, 2003-2004
Le travail demandé à notre groupe dans le cadre du module dInitiation à la Gestion des Ressources Humaines avait pour but lenrichissement et la mise en forme du travail réalisé par des étudiants de la promotion 2003 et intitulé « Fiches de synthèse ».
Ce travail sous forme de fiches permet une lecture ciblée ; cest la raison pour laquelle laccès aux différentes fiches est facilité par un lien hypertexte entre la fiche et le sommaire (ainsi que de nombreux retours vers le sommaire).
Voici la liste résumée des modifications apportées au document :
Correction derreurs orthographiques.
Optimisation de la Mise en Page (gain de 20 pages).
Meilleure lisibilité du sommaire.
Mise à jour de la partie 2 (les variables organisationnelles).
Mise à jour de la partie concernant la VAE (Validation des Acquis de lExpérience).
Mise à jour de la partie 4 (ajouts des fiches 4.4 à 4.7).
Mise à jour des fiches 5.1 à 5.7.
Mise à jour de la partie 8 par lajout de Sites Internet.
Ajout de la Fiche 8.5 Portails RH.
Ce travail est un travail de synthèse, il convient donc de créditer et de remercier les personnes et les auteurs dont nous nous sommes inspirés afin délaborer ces fiches : Roberta Fisichella, Marion Hahn, Patrick Pongetti, Isabelle Thomas et Caroline Vautier, mais aussi les Editions Législatives, les Editions Francis Lefebvre, les Editions Dalloz, les Revues Entreprise et Carrières, Liaisons Sociales, Alain Brunel Consultants, Gérard Baglin, Jean-Marie Peretti, Bernard Martory, Daniel Crozet, Dimitri Weiss, Annick de Saint-Sauveur ainsi que nos enseignants du DESS MRH de Lille.
Vous pouvez notamment vous référer à la Partie 7 de ce dossier qui est une bibliographie indicative présentant bon nombre douvrages de référence en GRH.
Les préoccupations du DRH se situent à tous les niveaux de performance de lentreprise. Les actions quil entreprend doivent tenir compte de différentes variables : lenvironnement juridique (Fiche 1), les contraintes dorganisation (Fiche 2), la dimension humaine (Fiche 3) et le système relationnel social (Fiche 4). Comme pour tout métier, le DRH a également besoin de maîtriser le langage et le vocabulaire qui lui est propre (Fiche 5) et de pouvoir se référer aux ouvrages théoriques et pratiques existants (Fiche 7) ainsi que consulter les sites Internet utiles et connus à ce jour (Fiche 8). Mais surtout il doit être à même dappréhender les origines théoriques et conceptuelles de la Gestion des Ressources Humaines (Fiche 0).
Ce sont ces différents thèmes qui ont été développés et dont chaque professionnel peut avoir besoin de consulter tout au long de sa mission.
Nous espérons que ces « Fiches de la GRH » vous serviront et seront utiles.
SOMMAIRE
TOC \o "1-3" \h \z HYPERLINK \l "_Toc72226127" PREAMBULE PAGEREF _Toc72226127 \h 2
HYPERLINK \l "_Toc72226128" FICHE 0 Données générales PAGEREF _Toc72226128 \h 7
HYPERLINK \l "_Toc72226129" FICHE 0.1 : De la fonction personnel à la fonction RH PAGEREF _Toc72226129 \h 8
HYPERLINK \l "_Toc72226131" FICHE 0.2 : Auteurs et doctrines du management des RH PAGEREF _Toc72226131 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc72226132" FICHE 0.2.1 LE DEBUT DU XXème SIECLE PAGEREF _Toc72226132 \h 11
HYPERLINK \l "_Toc72226133" FICHE 0.2.2 LES ANNEES 1930 - 1950 PAGEREF _Toc72226133 \h 12
HYPERLINK \l "_Toc72226135" FICHE 0.2.3 LES ANNEES 1960 -1980 PAGEREF _Toc72226135 \h 13
HYPERLINK \l "_Toc72226138" FICHE 0.2.4 : LES ANNEES 1980- 2000 La GRH face à de nouveaux défis PAGEREF _Toc72226138 \h 14
HYPERLINK \l "_Toc72226141" FICHE 0.2.5 : LA FONCTION RH DES ANNEES 2000 PAGEREF _Toc72226141 \h 15
HYPERLINK \l "_Toc72226144" FICHE 0.3 Définition de la Gestion des Ressources Humaines PAGEREF _Toc72226144 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc72226145" FICHE 0.3.1 Définition PAGEREF _Toc72226145 \h 16
HYPERLINK \l "_Toc72226147" FICHE 0.3.2 Les objectifs de la GRH PAGEREF _Toc72226147 \h 17
HYPERLINK \l "_Toc72226148" FICHE 0.3.3 Les politiques de personnel PAGEREF _Toc72226148 \h 18
HYPERLINK \l "_Toc72226149" FICHE 0.4 Avenir de la fonction et nouveaux enjeux PAGEREF _Toc72226149 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc72226150" FICHE 0.4.1 Les variables dinfluence PAGEREF _Toc72226150 \h 19
HYPERLINK \l "_Toc72226151" Fiche 0.4.2. : La place du DRH PAGEREF _Toc72226151 \h 20
HYPERLINK \l "_Toc72226153" Fiche 0.4.3. : Les axes de développement de la fonction RH PAGEREF _Toc72226153 \h 21
HYPERLINK \l "_Toc72226155" Fiche 0.4.4. : La mise en place dun SIRH : exemple dorganisation des applications en GRH PAGEREF _Toc72226155 \h 23
HYPERLINK \l "_Toc72226156" FICHE 1 Les variables juridiques PAGEREF _Toc72226156 \h 25
HYPERLINK \l "_Toc72226157" FICHE 2 Les variables organisationnelles PAGEREF _Toc72226157 \h 27
HYPERLINK \l "_Toc72226158" FICHE 2.1 Planification organisationnelle PAGEREF _Toc72226158 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc72226159" FICHE 2.1.1 Deux Grands Types dOrganisation PAGEREF _Toc72226159 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc72226160" FICHE 2.1.2 Les Principales Variables Organisationnelles PAGEREF _Toc72226160 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc72226161" FICHE 2.1.3 Les Stratégies de Réponse PAGEREF _Toc72226161 \h 28
HYPERLINK \l "_Toc72226162" FICHE 2.1.4 Le rôle du DRH varie en fonction de la taille de lentreprise PAGEREF _Toc72226162 \h 29
HYPERLINK \l "_Toc72226164" FICHE 2.2 Promotion / Enrichissement des fonctions et postes PAGEREF _Toc72226164 \h 30
HYPERLINK \l "_Toc72226165" FICHE 2.2.1 Diagnostic PAGEREF _Toc72226165 \h 31
HYPERLINK \l "_Toc72226166" FICHE 2.2.2 Solutions proposées PAGEREF _Toc72226166 \h 31
HYPERLINK \l "_Toc72226168" FICHE 2.3 Aménagement du temps de travail PAGEREF _Toc72226168 \h 32
HYPERLINK \l "_Toc72226169" FICHE 2.3.1 LES PRERETRAITES PAGEREF _Toc72226169 \h 33
HYPERLINK \l "_Toc72226170" FICHE 2.4 La démarche qualité PAGEREF _Toc72226170 \h 43
HYPERLINK \l "_Toc72226171" FICHE 2.4.1 La DRH, relais des démarches qualité de lentreprise PAGEREF _Toc72226171 \h 43
HYPERLINK \l "_Toc72226172" FICHE 3 Les variables humaines PAGEREF _Toc72226172 \h 44
HYPERLINK \l "_Toc72226174" FICHE 3.1 Evaluation des RH mesure du potentiel PAGEREF _Toc72226174 \h 45
HYPERLINK \l "_Toc72226175" FICHE 3.1.1 Place de lappréciation dans les processus RH PAGEREF _Toc72226175 \h 46
HYPERLINK \l "_Toc72226177" FICHE 3.1.2 Auto-diagnostic du système dappréciation PAGEREF _Toc72226177 \h 48
HYPERLINK \l "_Toc72226178" FICHE 3.1.3 Le plan de communication PAGEREF _Toc72226178 \h 49
HYPERLINK \l "_Toc72226179" FICHE 3.1.4 Les questions posées par le personnel PAGEREF _Toc72226179 \h 49
HYPERLINK \l "_Toc72226180" FICHE 3.1.5 Les supports utilisés pendant lentretien PAGEREF _Toc72226180 \h 50
HYPERLINK \l "_Toc72226181" FICHE 3.1.6 Le déroulement de lentretien dévaluation PAGEREF _Toc72226181 \h 52
HYPERLINK \l "_Toc72226182" FICHE 3.1.7 Evaluer les compétences PAGEREF _Toc72226182 \h 53
HYPERLINK \l "_Toc72226183" FICHE 3.1.8 Lentretien de face à face PAGEREF _Toc72226183 \h 54
HYPERLINK \l "_Toc72226184" FICHE 3.2 Planification des effectifs et des carrières PAGEREF _Toc72226184 \h 55
HYPERLINK \l "_Toc72226185" FICHE 3.2.1 Les politiques demploi PAGEREF _Toc72226185 \h 55
HYPERLINK \l "_Toc72226186" FICHE 3.2.2 Lévolution démographique PAGEREF _Toc72226186 \h 56
HYPERLINK \l "_Toc72226188" FICHE 3.2.3 Lévaluation des besoins en personnel PAGEREF _Toc72226188 \h 57
HYPERLINK \l "_Toc72226189" FICHE 3.2.4 Comparaison et détermination des écarts PAGEREF _Toc72226189 \h 57
HYPERLINK \l "_Toc72226190" FICHE 3.2.5 Les ajustements possibles : PAGEREF _Toc72226190 \h 57
HYPERLINK \l "_Toc72226192" FICHE 3.3 La gestion prévisionnelle des ressources humaines PAGEREF _Toc72226192 \h 58
HYPERLINK \l "_Toc72226193" FICHE 3.3.1 Les principes de base PAGEREF _Toc72226193 \h 58
HYPERLINK \l "_Toc72226194" FICHE 3.3.2. Lapproche par les métiers PAGEREF _Toc72226194 \h 59
HYPERLINK \l "_Toc72226195" FICHE 3.3.3 La cartographie des métiers PAGEREF _Toc72226195 \h 59
HYPERLINK \l "_Toc72226197" FICHE 3.3.4. Les principales méthodes danalyse des compétences PAGEREF _Toc72226197 \h 60
HYPERLINK \l "_Toc72226198" FICHE 3.4 : La rémunération - la structure PAGEREF _Toc72226198 \h 64
HYPERLINK \l "_Toc72226199" FICHE 3.4.1 : Structure générale dun système de rémunération PAGEREF _Toc72226199 \h 64
HYPERLINK \l "_Toc72226201" FICHE 3.4.2 : La détermination de la rémunération PAGEREF _Toc72226201 \h 65
HYPERLINK \l "_Toc72226218" FICHE 3.4.3 : La gestion à court terme PAGEREF _Toc72226218 \h 66
HYPERLINK \l "_Toc72226220" FICHE 3.4.4 : La gestion à long terme PAGEREF _Toc72226220 \h 67
HYPERLINK \l "_Toc72226221" FICHE 3.5 : La rémunération - les droits sociaux PAGEREF _Toc72226221 \h 68
HYPERLINK \l "_Toc72226222" FICHE 3.5.1 : Fixation des rémunérations PAGEREF _Toc72226222 \h 68
HYPERLINK \l "_Toc72226223" FICHE 3.5.2 : Le paiement de la rémunération PAGEREF _Toc72226223 \h 68
HYPERLINK \l "_Toc72226225" FICHE 3.5.3 : Les charges sociales PAGEREF _Toc72226225 \h 69
HYPERLINK \l "_Toc72226226" FICHE 3.6 : Sélection et Recrutement PAGEREF _Toc72226226 \h 70
HYPERLINK \l "_Toc72226227" FICHE 3.6.1 : Lidentification et la spécification du besoin réel de lentreprise PAGEREF _Toc72226227 \h 70
HYPERLINK \l "_Toc72226228" FICHE 3.6.2 : Les sources de recrutement PAGEREF _Toc72226228 \h 70
HYPERLINK \l "_Toc72226230" FICHE 3.6.3 : La campagne de recrutement PAGEREF _Toc72226230 \h 71
HYPERLINK \l "_Toc72226231" FICHE 3.6.4 : La sélection du candidat PAGEREF _Toc72226231 \h 71
HYPERLINK \l "_Toc72226232" FICHE 3.6.5 : Lentretien PAGEREF _Toc72226232 \h 72
HYPERLINK \l "_Toc72226233" FICHE 3.6.6 : Concrétisation du recrutement et intégration PAGEREF _Toc72226233 \h 72
HYPERLINK \l "_Toc72226234" FICHE 3.6.7 : Deux grilles danalyse des process de recrutement. PAGEREF _Toc72226234 \h 73
HYPERLINK \l "_Toc72226235" FICHE 3.7 Formation et carrière PAGEREF _Toc72226235 \h 74
HYPERLINK \l "_Toc72226236" FICHE 3.7.1 Le contexte et les principales étapes de lélaboration et de la réalisation dun projet de formation PAGEREF _Toc72226236 \h 74
HYPERLINK \l "_Toc72226238" FICHE 3.7.2 Schéma d'élaboration d'un plan de formation PAGEREF _Toc72226238 \h 75
HYPERLINK \l "_Toc72226239" FICHE 3.7.3 Niveaux d'évaluation de la formation PAGEREF _Toc72226239 \h 76
HYPERLINK \l "_Toc72226240" FICHE 3.7.4 La gestion des carrières PAGEREF _Toc72226240 \h 77
HYPERLINK \l "_Toc72226241" FICHE 3.7.5 : La validation des acquis de lexpérience (VAE) PAGEREF _Toc72226241 \h 79
HYPERLINK \l "_Toc72226243" FICHE 4 LES VARIABLES SOCIALES PAGEREF _Toc72226243 \h 83
HYPERLINK \l "_Toc72226244" FICHE 4.1 : Les moyens au service du DRH PAGEREF _Toc72226244 \h 84
HYPERLINK \l "_Toc72226245" 4.1.1 Les moyens pour garantir étique, équité, employabilité PAGEREF _Toc72226245 \h 84
HYPERLINK \l "_Toc72226246" 4.1.2 Les moyens pour apprécier le climat social dans lentreprise PAGEREF _Toc72226246 \h 85
HYPERLINK \l "_Toc72226251" FICHE 4.2 Les différentes institutions représentatives du personnel PAGEREF _Toc72226251 \h 86
HYPERLINK \l "_Toc72226252" 4.2.1 Tableau Synthétique PAGEREF _Toc72226252 \h 86
HYPERLINK \l "_Toc72226254" 4.2.2 Le Comité dEntreprise PAGEREF _Toc72226254 \h 89
HYPERLINK \l "_Toc72226256" 4.2.3 Les Délégués du Personnel PAGEREF _Toc72226256 \h 90
HYPERLINK \l "_Toc72226257" 4.2.4 Le Délégué Syndical PAGEREF _Toc72226257 \h 91
HYPERLINK \l "_Toc72226259" 4.2.5 Le Comité dHygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail PAGEREF _Toc72226259 \h 92
HYPERLINK \l "_Toc72226260" 4.2.6 Crédits dheures PAGEREF _Toc72226260 \h 94
HYPERLINK \l "_Toc72226261" FICHE 4.3 : La Communication interne PAGEREF _Toc72226261 \h 100
HYPERLINK \l "_Toc72226262" FICHE 4.4 : Le dialogue social PAGEREF _Toc72226262 \h 101
HYPERLINK \l "_Toc72226263" 4.4.1 Le dialogue social sous influence PAGEREF _Toc72226263 \h 101
HYPERLINK \l "_Toc72226264" 4.4.2 Tendance au dialogue syndicats/entreprises PAGEREF _Toc72226264 \h 101
HYPERLINK \l "_Toc72226265" 4.4.3 Centralisation et décentralisation du dialogue social PAGEREF _Toc72226265 \h 101
HYPERLINK \l "_Toc72226266" FICHE 4.5 : Les syndicats, acteurs du jeu des relations sociales PAGEREF _Toc72226266 \h 102
HYPERLINK \l "_Toc72226267" 4.5.1 Présentation et tendances des syndicats français PAGEREF _Toc72226267 \h 103
HYPERLINK \l "_Toc72226268" 4.5.2 La crise du syndicalisme français : la représentativité en question ? PAGEREF _Toc72226268 \h 105
HYPERLINK \l "_Toc72226269" 4.5.3 Renforcement du droit syndical : apparition de lintranet syndical PAGEREF _Toc72226269 \h 106
HYPERLINK \l "_Toc72226270" FICHE 4.6 : Les dysfonctionnements sociaux classiques dans lentreprise PAGEREF _Toc72226270 \h 107
HYPERLINK \l "_Toc72226271" 4.6.1 Labsentéisme PAGEREF _Toc72226271 \h 108
HYPERLINK \l "_Toc72226272" 4.6.2 Le turnover PAGEREF _Toc72226272 \h 110
HYPERLINK \l "_Toc72226273" 4.6.3 Les accidents du travail PAGEREF _Toc72226273 \h 111
HYPERLINK \l "_Toc72226274" 4.7 : Les conflits sociaux : le dysfonctionnement social par excellence PAGEREF _Toc72226274 \h 112
HYPERLINK \l "_Toc72226275" 4.7.1 Le social, un sujet sensible et médiatisé PAGEREF _Toc72226275 \h 112
HYPERLINK \l "_Toc72226276" 4.7.2 Définition et mesure des conflits PAGEREF _Toc72226276 \h 112
HYPERLINK \l "_Toc72226277" 4.7.3 Coût dun conflit social PAGEREF _Toc72226277 \h 113
HYPERLINK \l "_Toc72226278" FICHE 5 LE DRH ET LE DROIT DU TRAVAIL PAGEREF _Toc72226278 \h 114
HYPERLINK \l "_Toc72226279" FICHE 5.1 - Embauche PAGEREF _Toc72226279 \h 115
HYPERLINK \l "_Toc72226280" FICHE 5.1.1 Formalités générales PAGEREF _Toc72226280 \h 115
HYPERLINK \l "_Toc72226281" FICHE 5.1.2 Contrats particuliers et contrats dinsertion PAGEREF _Toc72226281 \h 116
HYPERLINK \l "_Toc72226282" FICHE 5.1.3 Contrats de formation et dinsertion PAGEREF _Toc72226282 \h 117
HYPERLINK \l "_Toc72226283" FICHE 5.1.4 : Embauche et emploi de main duvre étrangère PAGEREF _Toc72226283 \h 119
HYPERLINK \l "_Toc72226284" FICHE 5.2 - Rémunération PAGEREF _Toc72226284 \h 121
HYPERLINK \l "_Toc72226285" FICHE 5.2.1 Salaire PAGEREF _Toc72226285 \h 121
HYPERLINK \l "_Toc72226286" FICHE 5.2.2 Participation et intéressement PAGEREF _Toc72226286 \h 122
HYPERLINK \l "_Toc72226287" FICHE 5.3 - Gestion individuelle du personnel PAGEREF _Toc72226287 \h 123
HYPERLINK \l "_Toc72226288" FICHE 5.3.1 Modification du contrat de travail PAGEREF _Toc72226288 \h 123
HYPERLINK \l "_Toc72226290" FICHE 5.3.2 Accident du travail / Arrêts de travail PAGEREF _Toc72226290 \h 124
HYPERLINK \l "_Toc72226292" FICHE 5.3.3. : Procédure disciplinaire en cas de sanction PAGEREF _Toc72226292 \h 125
HYPERLINK \l "_Toc72226293" FICHE 5.3.4 : LA DEMISSION PAGEREF _Toc72226293 \h 126
HYPERLINK \l "_Toc72226294" FICHE 5.3.5 LE DEPART NEGOCIE PAGEREF _Toc72226294 \h 127
HYPERLINK \l "_Toc72226295" FICHE 5.3.6 : Transaction PAGEREF _Toc72226295 \h 128
HYPERLINK \l "_Toc72226296" FICHE 5.3.7 : DEPART EN RETRAITE PAGEREF _Toc72226296 \h 130
HYPERLINK \l "_Toc72226298" FICHE 5.4 - Représentants du personnel PAGEREF _Toc72226298 \h 132
HYPERLINK \l "_Toc72226299" FICHE 5.4.1 Le déroulement des élections de Délégués Personnels et de Comité dEntreprise PAGEREF _Toc72226299 \h 132
HYPERLINK \l "_Toc72226300" FICHE 5.4.2 Tableau récapitulatif des élections PAGEREF _Toc72226300 \h 136
HYPERLINK \l "_Toc72226301" FICHE 5.4.3 Rapports annuels / Périodiques PAGEREF _Toc72226301 \h 138
HYPERLINK \l "_Toc72226303" FICHE 5.4.4 La gestion collective PAGEREF _Toc72226303 \h 140
HYPERLINK \l "_Toc72226305" FICHE 5.4.5 : Protection des représentants du personnel (en cas de projet de licenciement individuel ou collectif ou de mutation de poste ou de fonction) PAGEREF _Toc72226305 \h 141
HYPERLINK \l "_Toc72226306" FICHE 5.4.6 : Procédure délaboration et entrée en vigueur du Règlement Intérieur PAGEREF _Toc72226306 \h 142
HYPERLINK \l "_Toc72226307" FICHE 5.5 - Rupture du contrat de travail PAGEREF _Toc72226307 \h 143
HYPERLINK \l "_Toc72226308" FICHE 5.6 - Contrat à Durée Déterminée PAGEREF _Toc72226308 \h 145
HYPERLINK \l "_Toc72226309" FICHE 5.6.1 Remplacement d'un salarié temporairement absent PAGEREF _Toc72226309 \h 145
HYPERLINK \l "_Toc72226310" FICHE 5.6.2 Départ définitif d'un salarié PAGEREF _Toc72226310 \h 146
HYPERLINK \l "_Toc72226311" FICHE 5.6.3 Accroissement temporaire d'activité PAGEREF _Toc72226311 \h 147
HYPERLINK \l "_Toc72226312" FICHE 5.6.4 Autres cas de recours à un contrat à durée déterminée PAGEREF _Toc72226312 \h 148
HYPERLINK \l "_Toc72226313" FICHE 5.7 - Aides à l'emploi PAGEREF _Toc72226313 \h 149
HYPERLINK \l "_Toc72226314" FICHE 5.7.1 Aides à la création d'entreprise et d'emploi PAGEREF _Toc72226314 \h 149
HYPERLINK \l "_Toc72226316" FICHE 5.7.2 Aides au maintien de l'emploi PAGEREF _Toc72226316 \h 151
HYPERLINK \l "_Toc72226317" FICHE 5.7.3 Aides à l'emploi de certaines catégories de travailleurs PAGEREF _Toc72226317 \h 153
HYPERLINK \l "_Toc72226318" FICHE 5.8 Congés et absences des salariés entraînant suspension du contrat de travail PAGEREF _Toc72226318 \h 155
HYPERLINK \l "_Toc72226319" FICHE 5.8.1 La Grossesse et la maternité PAGEREF _Toc72226319 \h 157
HYPERLINK \l "_Toc72226320" FICHE 5.8.2 Le congé dadoption PAGEREF _Toc72226320 \h 159
HYPERLINK \l "_Toc72226321" FICHE 5.8.3 Le congé Paternité PAGEREF _Toc72226321 \h 160
HYPERLINK \l "_Toc72226322" FICHE 5.8.4 Le congé parental déducation PAGEREF _Toc72226322 \h 161
HYPERLINK \l "_Toc72226323" FICHE 5.8.5 Les Congés pour événements familiaux PAGEREF _Toc72226323 \h 162
HYPERLINK \l "_Toc72226324" FICHE 5.8.6 Le congé ou travail à temps partiel pour maladie dun enfant PAGEREF _Toc72226324 \h 163
HYPERLINK \l "_Toc72226325" FICHE 5.8.7 Accidents de travail, de trajet et maladies professionnelles PAGEREF _Toc72226325 \h 164
HYPERLINK \l "_Toc72226326" FICHE 5.8.8 Maladie et accident non professionnels PAGEREF _Toc72226326 \h 165
HYPERLINK \l "_Toc72226327" FICHE 5.8.9 Congé sabbatique PAGEREF _Toc72226327 \h 166
HYPERLINK \l "_Toc72226328" FICHE 5.8.10 Le Compte épargne-temps PAGEREF _Toc72226328 \h 167
HYPERLINK \l "_Toc72226329" FICHE 5.8.11 Le congé individuel de formation PAGEREF _Toc72226329 \h 169
HYPERLINK \l "_Toc72226330" FICHE 5.8.12 Le Congé individuel CDD PAGEREF _Toc72226330 \h 170
HYPERLINK \l "_Toc72226331" FICHE 5.8.13 Divers congés pour formation PAGEREF _Toc72226331 \h 171
HYPERLINK \l "_Toc72226332" FICHE 5.8.14 Le congé pour formation économique, sociale et syndicale PAGEREF _Toc72226332 \h 172
HYPERLINK \l "_Toc72226333" FICHE 5.8.15 Les congés de formation économique des IRP PAGEREF _Toc72226333 \h 174
HYPERLINK \l "_Toc72226334" FICHE 5.8.16 Congés pour raisons professionnelles PAGEREF _Toc72226334 \h 175
HYPERLINK \l "_Toc72226335" Fiche 5.9 Les Congés Payés PAGEREF _Toc72226335 \h 177
HYPERLINK \l "_Toc72226336" Fiche 5.10 Le harcèlement PAGEREF _Toc72226336 \h 180
HYPERLINK \l "_Toc72226337" Fiche 5.10.1 Le harcèlement moral PAGEREF _Toc72226337 \h 180
HYPERLINK \l "_Toc72226338" Fiche 5.10.2 Le harcèlement sexuel PAGEREF _Toc72226338 \h 183
HYPERLINK \l "_Toc72226339" FICHE 6 Lexique pour les Ressources Humaines PAGEREF _Toc72226339 \h 185
HYPERLINK \l "_Toc72226340" FICHE 7 BIBLIOGRAPHIE PAGEREF _Toc72226340 \h 191
HYPERLINK \l "_Toc72226341" FICHE 7.1 Technologies et GRH PAGEREF _Toc72226341 \h 192
HYPERLINK \l "_Toc72226342" FICHE 7.2 Gestion des compétences, Evaluation et Formation PAGEREF _Toc72226342 \h 193
HYPERLINK \l "_Toc72226343" FICHE 7.3 Management et Motivation PAGEREF _Toc72226343 \h 201
HYPERLINK \l "_Toc72226344" FICHE 7.4 - Gestion PAGEREF _Toc72226344 \h 209
HYPERLINK \l "_Toc72226345" FICHE 7.5 Relations Sociales PAGEREF _Toc72226345 \h 217
HYPERLINK \l "_Toc72226346" FICHE 7.6 Rémunération PAGEREF _Toc72226346 \h 219
HYPERLINK \l "_Toc72226347" FICHE 7.7 Divers sujets et Ouvrages généralistes PAGEREF _Toc72226347 \h 221
HYPERLINK \l "_Toc72226348" FICHE 8 SITES INTERNET PAGEREF _Toc72226348 \h 224
HYPERLINK \l "_Toc72226349" FICHE 8.1 : Recrutement PAGEREF _Toc72226349 \h 225
HYPERLINK \l "_Toc72226350" FICHE 8.2 La vie du contrat de travail PAGEREF _Toc72226350 \h 226
HYPERLINK \l "_Toc72226351" FICHE 8.3 Conventions collectives PAGEREF _Toc72226351 \h 227
HYPERLINK \l "_Toc72226352" FICHE 8.4 Eléments pratiques de la GRH PAGEREF _Toc72226352 \h 228
HYPERLINK \l "_Toc72226353" FICHE 8.5 Portails RH PAGEREF _Toc72226353 \h 229
FICHE 0 Données générales
FICHE 0.1 De la fonction personnel à la fonction RH
FICHE 0.2 Auteurs et doctrines du management des RH
FICHE 0.3 Définition de la Gestion des Ressources Humaines
FICHE 0.4 Avenir de la fonction et nouveaux enjeux
FICHE 0.1 : De la fonction personnel à la fonction RH
PERIODESCARACTERISTIQUES
Du Moyen Age à lAncien Régime
Les relations de travail sorganisent dans le cadre des corporations de métiers (ex. : les compagnons du travail) :
Les corporations sont structurées suivant le niveau de formation : maîtrise/compagnon/apprenti.
Il sagit despaces professionnels cloisonnés par métier où la sélection, la formation et la mobilité sont étroitement réglementées.
Fin du XVIIIème au début du XXème : Machinisme, industrialisation et développement du capitalisme industriel
La première moitié du XXème : Lempreinte du taylorisme et la montée du droit social.
La fonction Personnel apparaît dans les organisations
La période est marquée par des inventions qui bouleversent lorganisation du travail : remise en cause des modes anciens de formation, de sélection et de conditions de travail. On assiste à lessor du capitalisme financier et industriel. La fonction Personnel nexiste pas à proprement parler dans les entreprises :
Le contremaître se charge lui-même de recruter les personnes dont il a besoin (critères basiques de sélection).
La formation sopère rapidement sur le tas et devient rudimentaire : il sagit de disposer dune simple force de travail.
La direction soccupe des cadres, de la paie et de la comptabilité.
Les patrons tendent de mettre en place des politiques sociales par le biais de construction de logement, création de commerce, activités culturelles
On assiste néanmoins, dans la seconde moitié du XIXème, à lapparition des postes de secrétaire social ou de secrétaire au bien être dans les usines :
avec lexode rural et lémergence des premiers grands ensembles industriels, il sagit à la fois de fixer une population déracinée et de se substituer à la carence des collectivités locales en matière de construction de logement, dépicerie, de crèche. Peu defforts sont par contre accomplis pour adoucir les conditions de travail des salariés (pénibilité, 12h de travail sur six jours, fréquence des accidents, règlements intérieurs très durs
) : il sagit donc surtout dagir sur la vie extérieure au travail, sur les conditions de vie, lusine restant un simple local à produire.
Les concentrations ouvrières et lindustrialisation accélérée posent des problèmes sociaux importants et provoquent une réaction dune frange du patronat : le « paternalisme éclairé », emprunt de convictions religieuses, va être à lorigine des premiers systèmes sociaux de prévoyance de solidarité (caisse de retraite ou de secours pour atténuer ou préserver des risques de lexistence, création de services médico-sociaux dans les entreprises). Le développement des uvres sociales nest pas exempt darrières pensées à un moment où il sagit de contrecarrer les syndicats qui commencent à se structurer.
La fonction Personnel joue un rôle mineur et émerge donc à peine comme fonction distincte, aussi bien dans les faits que conceptuellement où elle est englobée dans les missions de sécurité, dadministration et problèmes sociaux. Force est de constater que la fonction Personnel est le parent pauvre de la gestion dentreprise.
Les premiers services du personnel commencent à se structurer. On assiste à lémergence dune fonction autonome durant lentre-deux-guerres, cette émergence étant influencée par trois facteurs :
la généralisation des principes de lorganisation scientifique du travail (OST) inspirés de Taylor : séparation entre tâches de conception et dexécution ; parcellisation et spécialisation des tâches. Sont notamment introduits le chronomètre et la rémunération au rendement. On met laccent sur une gestion des hommes en terme dactifs production, dinputs ou encore de biens substituables : la gestion des hommes procède surtout dune logique administrative et comptable et repose sur des principes rationalistes : émergent certains éléments de formalisation de la gestion du personnel : définition de poste, formation du personnel, système de rémunération. Cest une gestion purement quantitative.
Le développement du droit social, à la suite des luttes syndicales ou des régulations gouvernementales : élargissement des capacités dintervention des syndicats (conventions collectives, 1919), législation en matière dhygiène, de sécurité, de temps et de durée de travail (journée de 8 heures 1919), de formation professionnelle,
Date charnière : 1936 (congés payés, délégués ouvriers, semaine de 40 H, renforcement du rôle des conventions collectives) ; après la guerre, apparition des comités dentreprise et de la sécurité sociale.
La poussée dun mouvement de syndicalisation : les entreprises prennent conscience de le nécessité dentretenir de bonnes relations avec eux, de prévenir ou de gérer des conflits.
Les services du bien être se transforment en Services du personnel avec les missions dadministrer les droits des salariés et de régler les problèmes de rémunération, de sélection, de formation, dévaluation et de communication avec les syndicats. Un besoin de juriste pour assurer la fonction se fait sentir dans une fonction qui devient plus politique et qui sinscrit dan un cadre plus contraignant.
De laprès guerre aux années 60 : une fonction en plein essor
La gestion des hommes sétoffe et étend sa gamme de compétences dans trois directions :
dans le sens des relations humaines suite aux expériences dElton Mayo à la Western Electric (mise en valeur des relations interpersonnelles et informelles, influence du leadership, de la satisfaction au travail
) ; prise en compte du psychosocial, de leur engagement dans le travail, de leurs besoins et motivations, de leur manière de réagir à la façon dont on les gère.
Dans le sens des relations collectives. La force des syndicats oblige à la structuration de cellule de relations industrielles.
Dans le sens de la mise en place de techniques spécialisées de gestion du personnel : ergonomie, technique de communication, échelle de satisfaction, grille de classification, méthode Hay dévaluation des postes, procédures daccueil, linformation (notes de services, affichages, réunions, journaux,
).
Les directions du personnel apparaissent et recouvrent des appellations diverses : chef du personnel, chef des relations sociales, relation de travail. Les professionnels de la fonction commencent à se structurer (naissance de lANDCP). De manière dominante cependant, la variable humaine sefface encore derrière les aspects techniques, même si la situation commence à changer.
Des années 70 aux années 80 : de la maturité à lère des managers
La période est marquée dune part par laccélération du progrès technique et lémergence de nouvelles technologies (notamment linformatique), dautre part, par le durcissement de la concurrence. Durant cette période, lenvironnement se modifie considérablement. Il en découle de fortes exigences en terme de personnels qualifiés et adaptés aux évolutions en cours (montée en force de la formation continue) ainsi que le souci dorienter les ressources humaines vers plus de flexibilité et de réactivité. Les entreprises sont poussées à la productivité maximale ainsi quà une réduction des coûts de production. La période voit le développement de nombreux plans sociaux. (sidérurgie).
Linfluence du modèle japonais se fait sentir et souligne la nécessité de dépasser le modèle taylorien : développement de la démarche participative, décentralisation des décisions, autonomisation et responsabilisation (contrat de progrès, cercles de qualité, culture dentreprise, intéressement et participation), les « zéros » (défaut, délai, stock) où lhomme occupe un rôle central. Lhomme devint un potentiel à mobiliser, laccent est mis sur la dynamisation sociale.
La fonction personnel laisse place à la fonction ressources humaines et se décentralise auprès des acteurs de terrain, les managers. On assiste à une clarification des rôles, la fonction personnel devenant de plus en plus partagée. Lencadrement commande : il distribue le travail, contrôle, forme ou fait former, apprécie, promeut, rémunère, sanctionne. Son action dinscrit dans un cadre fixé par la DRH qui lui apporte conseil et soutien. La DRH assume les fonctions centrales de GRH (paie, congés, recrutement, représentation du personnel).
De plus en plus, la gestion des hommes se trouve aux prises avec des contradictions, des paradoxes : comment à la fois mener des politiques de structures demploi et impliquer ceux qui restent ? comment concilier léconomique et le social ? comment vouloir une responsabilisation accrue des personnels et les soumettre à des pratiques organisationnelles qui restent bien souvent sous lemprise du taylorisme ?
Vers le Management Stratégique des RH
Lintégration de la dimension humaine dans les choix stratégiques (implantation sur des nouveaux marchés, rachats dentreprise, introduction de nouvelles technologies) est devenue incontournable. « les hommes et lorganisation font la différence » : cest vers la GRH que lon se tourne pour exploiter des gisements de productivité. La logique compétence se substitue à la logique de poste.
Les besoins de réactivité, la remise en cause de certaines rigidités, laugmentation du niveau de formation et lémergence de nouvelles valeurs sociales, les pressions de lenvironnement encouragent à des innovations en matière sociale ( accueil et formation de jeunes, qualité totale, lintéressement et la participation, la construction des compétences, lapprentissage organisationnel, la modernisation des relations sociales
).
On assiste à un renforcement des contradictions : comment gérer les emplois et compétences de manière prévisionnelle dans un environnement marqué par lincertitude ? la gestion des hommes évolue vers une plus grande pris en compte de la complexité des hommes et des situations dans lesquelles ils sont insérés (forme dengagement et de dépendance mais aussi de liberté par rapport et dan le travail). HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaire
FICHE 0.2 : Auteurs et doctrines du management des RH
FICHE 0.2.1 LE DEBUT DU XXème SIECLE
Des faits caractéristiques Des idées dominantes
La situation socio-économique
Essor industriel
Recherche du progrès
Inventions techniques
La nature de lHomme
Isolé, individualiste
En concurrence avec les autres
Egoïste et paresseux
Motivé par largent
Déterminé par son hérédité
Réagissant de façon mécanique
Flânerie systématique
La population salariale
Dorigine rurale
Pratiquement pas scolarisée
Main duvre importante
Main duvre peu qualifiée
Le travail
Est contre nature
Est un devoir « divin »
LA DIVISION ET LORGANISATION SCIENTIFIQUE DU TRAVAIL
LOST Frédéric TAYLOR
Principes dorganisation et de fonctionnement des Entreprises
Rationalisation de la séquence productive : le ONE BEST WAY
Séparation des tâches de conception, de contrôle et dexécution
Parcellisation des tâches
Simplification des tâches
Centralisation et contrôle hiérarchique
Salaire au rendement
Spécialisation du travail
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FICHE 0.2.2 LES ANNEES 1930 - 1950
Des faits caractéristiques Des idées dominantes
La situation socio-économique
Fin de la crise des années 30
Mécanisation croissante
Développement des grandes usines
La nature de lHomme
A besoin de relations
A besoin dappartenir à des groupes
A besoin de coopérer
A des objectifs non incompatibles avec ceux de lEntreprise
Son comportement est la conséquence de son expérience et de la situation où il se trouve
Déterminé génétiquement et socialement
La population salariale
Accroissement du niveau de vie
Développement du mécontentement
Renforcement du syndicalisme
Manque de main duvre
Appel aux femmes et aux immigrés
Le travail
Est un besoin pour lhomme
Est une source de satisfaction
LECOLE DES RELATIONS HUMAINES
Elton MAYO
Kurt LEWIN
MORENO
Principes dorganisation et de fonctionnement des Entreprises
Relations et communication pour améliorer le climat
Amélioration des conditions de travail et de sécurité
Prise en compte du salarié en tant quindividu
Prise en compte de lorganisation informelle
Modification de lorganisation humaine
Mise en place de techniques spécialisées de gestion du personnel : ergonomie, échelle de satisfaction, procédures daccueil
Prise en compte de la dynamique de groupe
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FICHE 0.2.3 LES ANNEES 1960 -1980
Des faits caractéristiques Des idées dominantes
La situation socio-économique
Développement de la société de communication
Développement de nouvelles technologies (informatique,
)
Développement de lautomatisation
Durcissement de la concurrence
Internationalisation
Crise des années 70
La nature de lHomme
Sintéresse au contenu de son travail
Autonome
Responsable
Rationnel
A des besoins et des désirs diversifiés
La population salariale
Elévation importante du niveau de scolarisation
Evolution culturelle
Société des loisirs
Société du bien être
Montée du chômage
Montée du travail précaire
Le travail
Est une valeur sociale première
Est une valeur culturelle
Permet de se réaliser
Aide à développer les potentialités
LENRICHISSEMENT DU TRAVAIL
Frederick HERZBERG
LE MANAGEMENT PARTICIPATIF (modèle japonais)
( Initiative, idées, autonomie)
Principes dorganisation et de fonctionnement des Entreprises
Déspécialisation et restructuration du travail
Création des groupes semi-autonomes
Démarche participative
Responsabilisation (cercles de qualité, de progrès, intéressement
)
Décentralisation des décisions
Dynamisation sociale
Productivité maximale
Réduction des coûts de production
Flexibilité
Qualité totale
Flux tendu
Les « Zéros » (défaut, délai, stock
)
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FICHE 0.2.4 : LES ANNEES 1980- 2000 La GRH face à de nouveaux défis
Infléchissement du cadre réglementaire
Loi du 3 juillet 1986 relative à la suppression de lautorisation administrative du licenciement
Loi de 1987 sur laménagement du temps de travail
Textes sur la formation ( bilan de compétences, co-investissement)
Assouplissement du droit au travail pour les PME-PMI
Les défis
Les nouvelles exigences
Mutations technologiques
Incertitudes économiques : la GRH apparaît comme « une réponse de crise au développement dune forte période de contingences », Renaud Sainsaulieu
Evolution démographique
Internationalisation
Limage de lentreprise
Evolution des partenaires sociaux
Les modes de management3 objectifs :
Adéquation qualitative et quantitative de la RH aux besoins actuels et futurs de lentreprise
Intégration des objectifs de rentabilité et de développement de lentreprise avec les objectifs de développement RH
Optimisation des performances de la RH afin de participer aux objectifs globaux
Décentralisation des missions opérationnelles de la fonction RH dans le cadre dun partage avec les responsables opérationnels
Approche client-fournisseur de la fonction RH
4 nouvelles logiques du management des RH
La personnalisation (individualisation,systèmes dappréciation)
Ladaptation ( flexibilité quantitative interne et externe, salariale, qualitative et externalisation)
La mobilisation
Le partage
FICHE 0.2.5 : LA FONCTION RH DES ANNEES 2000
Les défisLes pistes dévolution
Les défis technologiques
NTIC
GPEC
Le défi démographique
Croissance de la population active et pénurie de main duvre qualifiée
Vieillissement de la population active
Les défis sociaux
Les défis réglementaires
Les défis économiques
Linternationalisation de la concurrence
Le renchérissement des investissements
Le manque de visibilité économique
Une inflation faible
Repositionner la fonction autour de 3 priorités
Partage de la fonction RH
Implication stratégique de la fonction RH
Renforcement du professionnalisme de la fonction
Apprendre à maîtriser la conjoncture
Privilégier lapproche socio-économique
Réussir le partage de la fonction
Décentraliser la fonction
Elargir le champ de compétence de la fonction
Redonner du sens au travail
Favoriser la flexibilité interne
Peser dans la prise de décision
Oser la qualité
FICHE 0.3 Définition de la Gestion des Ressources Humaines
FICHE 0.3.1 Définition
Lobjectif premier dune entreprise est dassurer sa pérennité. La GRH constitue un des piliers qui va contribuer à atteindre cet objectif.
La GRH va donc consister en des mesures (politiques, procédures
) et des activités (recrutement, formation, gestion prévisionnelle
) basées sur de solides composantes logistiques (paie, administration
) visant à lefficacité et une performance optimale de la part des individus et des organisations.
Idéalement, on pourrait représenter la fonction des RH par le schéma suivant :
Stratégie
(Analyse des besoins) Activités (qui satisfont le court, moyen et long terme)
Logistique
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FICHE 0.3.2 Les objectifs de la GRH
5 grands types dobjectifs caractérisent la GRH :
( attirer (recruter)
( conserver le personnel
( développer (via la gestion prévisionnelle ou la formation) afin dassurer ladaptabilité, la flexibilité
( motiver, satisfaire (activités liées à la rémunération, la rétribution, lévaluation des performances
)
( être efficace (ou la recherche de la performance optimale)
Ces objectifs sont parfois incompatibles, voire antagonistes. Lenjeu est donc de rendre leur organisation cohérente tout en maintenant léquilibre entre les exigences économiques et sociales
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FICHE 0.3.3 Les politiques de personnel
La loi du 12 juillet 77 instaurant le bilan social à proposé une nomenclature pour la GRH, et a permis de donner des postes de réflexion, un canevas pour la détermination de politique du personnel :
Les politiques demploi (statut, évolution de qualifications, place des jeunes et des handicapés, des femmes
)
Politique de promotion
Politique de recrutement
Politique de départ
Les politiques de rémunération (niveau et modalités de rémunération)
Classification
Evaluation
Individualisation
Participation/intéressement/salaires indirects
Les politiques de sécurité et damélioration des conditions de travail
Elles reposent sur des choix budgétaires et sont corrélées à des actions
Sur lenvironnement du travail
Laménagement du temps de travail
La formation
La prévention
La politique de formation (volume, répartition, bénéficiaire, impact de la formation sur les promotions)
La politique dimplication et de mobilisation (structures participatives
)
La politique dinformation et de communication
Informations ascendantes, latérales, descendantes
Volume budgétaire
La politique de relation professionnelle
Rôle des partenaires sociaux
Définition du champ de la négociation, de la concertation
Moyens à mettre en uvre (spécialisation dun salarié
)
La politique daction sociale et culturelle
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FICHE 0.4 Avenir de la fonction et nouveaux enjeux
« La fonction Ressources Humaines nest plus seulement humaniste. Elle est au service des objectifs de lentreprise. En ce sens, elle est au cur de la stratégie de lentreprise ».
Extrait de la « Revue Personnel ANDCP » - Janvier 2001
FICHE 0.4.1 Les variables dinfluence
La gestion des Ressources Humaines, parce quelle est basée sur les hommes, ne peut être étudiée de façon isolée. Il est en effet impossible de dissocier la fonction RH de son contexte : les DRH sont perpétuellement sous influence externe, que ce soit les mutations technologiques ou la réglementation sociale.
Cest à partir de ce constat que Lawrence et Lorsch ont énoncé la théorie de la contingence. Cette théorie se base sur lidée que lon ne peut analyser lévolution de la GRH que si lon prend en compte tous les facteurs de contingence. Le modèle ci-dessous permet didentifier la relation entre les défis : logiques, politiques et pratiques. On comprend bien la relation entre dun côté les mutations technologiques (qui constituent des défis), la politique de mobilisation du personnel (qui correspond à une pratique) et la gestion de la rémunération globale (associée à une logique).
(P.R. Lawrence et J.W. Lorsh, adapter les structures de lentreprise, 1999, Les Editions dOrganisation).
Au seuil de ce nouveau millénaire, les DRH sont en droit de se demander comment leur fonction va évoluer. Quelles vont être les grandes modifications de la fonction RH dans les vingt années à venir ? De nombreux facteurs, au cours du dernier siècle, ont largement influencé lévolution de la fonction que ce soit des facteurs économiques, culturels, démographiques ou autres. La fonction sest professionnalisée et largement enrichie grâce à lapport de tous ces facteurs.
A lavenir, les deux facteurs qui paraissent pouvoir réellement influencer lévolution de la fonction RH sont les variantes économiques et les évolutions socioculturelles.
Concernant le premier facteur, il sagit de diverses manières sur lévolution de la fonction RH.
Dune part, la fonction est influencée par des mutations technologiques importantes. Il est inutile ici dexpliquer le bouleversement que représente larrivée des nouvelles technologies de linformation et de la communication au sein des services ressources humaines, mais aussi dans les entreprises tout entières.
Dautre part, la fonction Ressources Humaines doit se remettre en question à cause du vaste mouvement dinternationalisation que connaissent les entreprises. Cette mondialisation de léconomie, en pleine accélération actuellement, va profondément modifier les pratiques de gestion des ressources humaines.
Conséquence de cette internationalisation, la concurrence est de plus en plus exacerbée ce qui entraîne une flexibilité du personnel de plus en plus accrue.
Par ailleurs, le mouvement de désyndicalisation qui touche toutes les économies développées présente un impact relativement important sur les métiers des ressources humaines au sein des entreprises.
Enfin, laccroissement du pouvoir des actionnaires limite les marges de manuvre dont pouvaient disposer les DRH auparavant. Cest un aspect quils devront désormais prendre en compte.
Face à ces évolutions, la fonction RH va devoir être de plus en plus stratégique, en participant aux grandes orientations de lentreprise. La politique de gestion des ressources humaines doit en effet être établie en collaboration avec la Direction Générale, de façon à être cohérente vis-à-vis des politiques plus globales. La nécessité est désormais dadopter la machine aux compétences des hommes, et ainsi de passer dune logique de poste à une logique de compétences. Les DRH devront dorénavant travailler dans un esprit de prospective de façon à pouvoir anticiper les évolutions plutôt que davoir à sy adapter.
Fiche 0.4.2. : La place du DRH
Afin de faire face aux exigences de développement de lentreprise, la fonction de Directeur des Ressources Humaines est un confluent dattentes et dévolutions, qui nécessite pour elle de :
( partager la mission dune direction générale, autrement dit, participer à la définition de la stratégie et ensuite apporter une contribution et une expertise RH.
( positionner davantage la fonction RH sur une expertise en accompagnement du changement que sur une expertise en gestion technique des ressources humaines.
(démontrer la capacité des actions RH à produire de la valeur dans lentreprise, de contribuer au résultat de lentreprise. La question de la contribution des politiques sociales à lefficacité économique de lentreprise est posée : le DRH nouveau business partner dans la conduite des changements ?
( anticiper (par rapport à lopérationnel qui privilégie le court terme)
HYPERLINK \l "AAA"Retour au sommaireFiche 0.4.3. : Les axes de développement de la fonction RH
Les défis
Liés à lenvironnement externe
Les mutations industrielles (fusion, rachat, organisation)
Le développement des NTIC
Lévolution démographique (diminution du temps de travail, et augmentation de la durée de vie au travail, pyramide des âges, vieillissement de la population active et déséquilibre, accroissement des niveaux de formation)
Liés à lenvironnement interne
Entreprise éclatée, virtuelle (frontières gommées)
Liés à la gestion des Ressources Humaines
Environnement multiculturel
Liés au management
Permettre aux salariés de relier leur projet à ceux de lentreprise
Liés à lorganisation
En constante évolution
Evolutions et enjeux de la fonction RH
Les exigences de vitesse et de flexibilité nécessitent une « mise en réseau » de la fonction RH
Développer les valeurs de concertation, de coopération, dinnovation, de réactivité, danticipation et de créativité au sein de la fonction RH
Donner une vision globale à la fonction RH afin de lui permettre de disposer dune visibilité et dapporter aussi une contribution réelle, une valeur ajoutée au fonctionnement de lentreprise
Avoir des critères dappréciation évolutifs en fonction des axes de progrès
Le E-learning
Le knowledge Management (traçabilité et transmission des savoirs)
La professionnalisation de la fonction : Benchmark/charte/licence/certification/compétences « financières »/leadership
Le recrutement = acte stratégique (en terme de potentiel, de besoin futur
)
Accompagner les managers (partage de la fonction RH) pour la gestion des carrières (multiplication des carrières courtes, mobilisation des potentialités individuelles et collectives, du capital humain
Faire un choix continuel entre : self-service, call-center ou outsourcing
Croiser les logiques compétences et les logiques de progrès afin de trouver des modes dadaptation rapides
Créer un environnement interactif et partage
Développer le dialogue social
A partir de ce constat, lobjectif des DRH est de faire comprendre à chaque salarié en quoi contribue la performance de lentreprise.
Deux conclusions simposent :
Dune part en tant quagent du changement, la fonction RH tend à devenir ce quon pourrait appeler « un partenaire du business ».
D autre part, le E-learning, lexternalisation, la gestion des compétences, les fusions acquisitions, le knowledge management, et lévolution du domaine juridique contribuent à modeler le visage de la fonction RH et à passer dune « Fonction Ressources Humaines » à une Fonction Homme et Management.
La conciliation des contraintes organisationnelles et des attentes des salariés représente à la fois le ciment de la légitimité et la condition du développement de la fonction RH.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFiche 0.4.4. : La mise en place dun SIRH : exemple dorganisation des applications en GRH
Les NTIC ont dernièrement connu un essor formidable par le développement des outils informatiques et le mouvement dinformatisation des entreprises. Parmi les nombreux domaines de la gestion dentreprise, la GRH est directement touchée par cette évolution.
Lapparition dInternet et dIntranet vient modifier le rapport entre le salarié et lentreprise. Les professionnels de la GRH doivent être conscients des enjeux que représente larrivée des NTIC. En effet, un système Intranet peut présenter de nombreuses opportunités : un partage et une démocratisation de linformation, la possibilité de se former on-line, un support à la conduite du changement. Cependant, la mise en place dun Intranet peut aussi constituer une véritable menace pour lentreprise. Les risques qui peuvent apparaître sont nombreux : démocratisation de linformation mal contrôlée, sur-information, manque de sécurité, de confidentialité
Si la gestion des ressources humaines est touchée dans la globalité par lapparition des NTIC, un domaine paraît être davantage concerné que les autres : la formation (e-learning, centre de ressources multimédia
).
Définition :
Un système dinformation RH est la réunion de données et de systèmes qui permettent les échanges dinformation. Les applications des systèmes dinformation RH vont avoir pour objectif de gérer ces échanges.
Ces derniers vont solliciter différentes strates de lentreprise :
la strate opérationnelle composée des opérateurs, agents administratifs
pour le traitement des données
la strate de gestion composée des cadres et managers pour la gestion des informations
la strate de stratégie composée de la direction pour larticulation des savoirs de lentreprise
La véritable donnée est représentée par linformation et non pas le système informatique.
Lintérêt des applications SIRH réside dans lobtention et la circulation de linformation, à travers :
lautomatisation des process à faible valeur ajoutée (que lon retrouve au niveau opérationnel)
la réduction des coûts (au niveau strate de gestion)
lamélioration qualitative (strate stratégique)
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaire
Définition des Systèmes dInformation appliqués aux RH
« Cest un complexe déléments en interaction », Ludwig Von Bertalanffy, la Théorie générale des systèmes.
« Il ny a pas un, mais des systèmes dinformations, plus ou moins intégrés. » Patrick Gilbert, Editions dOrganisation, 1999
« Un système dinformation est un ensemble organisé de ressources : matériel, personnel, données, procédures permettant dacquérir, traiter, stocker, communiquer des informations (sous forme de données, textes, images, sons
) dans des organisations ». Robert Reix, 1995, p. 67
Source : « Les Ressources Humaines » , Patrick Gilbert, Editions dOrganisation, 1999
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FICHE 1 Les variables juridiques
PRIVATEObjectifEtre garant de lapplication de la législation sociale et de ladaptation de lentreprise à lenvironnement légal.MissionIl est important que le DRH ait une bonne connaissance de la législation sociale. Il doit comprendre et suivre lévolution de cette matière complexe et changeante afin den percevoir tous les effets sur les relations sociales.
A ce titre, il a également un triple rôle :
Il propose des solutions et conseille la Direction Générale sur des sujets relatifs aux relations contractuelles ( contrats spéciaux par exemple), ainsi que laménagement du temps de travail.
Il informe le personnel et les partenaires sociaux sur la mise en uvre des nouvelles normes.
Il doit garantir lapplication des nouvelles normes, en donnant aux managers toutes les informations utiles.
En matière de réglementation du travail, le DRH dispose de nombreuses sources de référence pour y puiser les normes qui vont simposer à lui :
La Constitution : elle contient notamment certains principes fondamentaux en droit du travail, tels que le droit syndical, le droit au travail, le droit de grève, la liberté dentreprendre ou encore le droit de profession.
Les Conventions Internationales : elles sont principalement issues de lactivité normative de lOrganisation Internationale du Travail (OIT) qui adopte des conventions devant être ratifiées par la France et intégrées dans le droit français pour être applicables.
Les Directives Européennes : il sagit dactes émanant des organes de la Communauté Européenne. Elles ont une portée générale, cest-à-dire quelles doivent être complétées par une loi française, puisquelles ne fixent que des objectifs à atteindre.
La Loi : Le Code du Travail détermine les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale. De nombreuses règles ont un caractère impératif, cest à dire quelles simposent à tous et quil nest pas possible dy déroger. Il nest possible de contrarier une norme que si la disposition adoptée est plus favorable aux salariés.
Les Règlements : ils interviennent après la loi, pour mettre en uvre concrètement les principes fondamentaux ou encore pour fixer des règles ne remettant pas en cause ces principes.
La Jurisprudence : il sagit dune interprétation de la loi ou des règlements, donnée par les juridictions de lEtat. La jurisprudence de la Cour de Cassation a pour objectif dharmoniser les solutions adoptées par les tribunaux au niveau local (cest à dire en première instance) ou au niveau régional (cest à dire en appel par les Cours dAppel).
Les Conventions et Accords Collectifs : il sagit dans les deux cas daccords écrits conclus entre dune part les organisations syndicales représentatives des salariés, et dautre part les organisations et groupements demployeurs. Le but est darrêter un ensemble de règles qui seront applicables aux rapports de travail soit dans un cadre professionnel (convention ou accord de branche), soit dans un cadre géographique.
La convention collective a vocation à régir lensemble des conditions de travail et demploi, ainsi que lensemble des garanties sociales dans un secteur géographique ou professionnel.
Laccord collectif porte lui sur un sujet plus limité, déterminé dans les objets de la convention collective.
Les usages : les usages régionaux sont des pratiques couramment suivies dans un secteur géographique, et les usages professionnels, qui sont plus fréquents, sont propres à un secteur dactivité. Pour quune pratique devienne un usage, dont le respect est obligatoire, elle doit répondre à certaines conditions :
Etre une pratique ancienne et constante dans le secteur géographique ou professionnel concerné,
Concerner lensemble du personnel ou une catégorie homogène de salariés,
Etre issue dune réelle intention de lemployeur de le mettre en place (et pas seulement dune tolérance ou dune erreur de sa part).
Etre licite, cest à dire conforme aux principes fondamentaux du droit du travail, et aux bonnes murs.
Le règlement intérieur : il sagit dun document unilatéral, par lequel le chef dentreprise fixe les règles dorganisation et de discipline, ainsi que les normes dhygiène et de sécurité applicables sur le lieu de travail.
Le domaine du règlement intérieur est strictement limité à lhygiène et la sécurité, les droits de la défense et le pouvoir disciplinaire.
Le tribunal compétent : Le Conseil des Prudhommes a pour mission de trancher les litiges individuels du travail, cest à dire les conflits entre un salarié et son employeur, et relatifs au contrat de travail.
Il est composé de magistrats élus par les employeurs et les salariés, chaque catégorie étant représentée en nombre égal.
Il a dabord une mission de conciliation, cest-à-dire quil tente damener lemployeur et le(s) salarié(s) à un accord amiable. Sil ny réussit pas, il a alors une mission de contentieux, qui consistera cette fois à juger effectivement laffaire.
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FICHE 2 Les variables organisationnelles
FICHE 2.1 Planification organisationnelle
FICHE 2.2 Promotion / Enrichissement des fonctions et postes
FICHE 2.3 Aménagement du temps de travail
FICHE 2.4 La démarche qualité
FICHE 2.1 Planification organisationnelle
PRIVATEObjectifAdapter lorganisation du travail aux contraintes anticipées de lentreprise.MissionDéfinir et mettre en place une organisation la mieux adaptée possible pour prendre en compte les contraintes économiques, industrielles ainsi que la réalisation des objectifs futurs.
Lentreprise est un assemblage organisé de postes, de compétences, en vue de la réalisation dun objectif de production, de vente dans une optique de rentabilité. Cette organisation détermine le nombre de postes, leurs relations et leur contenu.
FICHE 2.1.1 Deux Grands Types dOrganisation
les organisations du type Taylorien : rigide, ce mode dorganisation du travail est caractéristique des entreprises industrielles et de production de masse
les organisations du type participatif : organisation souple et spécifique des entreprises de petite ou moyenne taille du secteur tertiaire.
En pratique les entreprises ont des caractéristiques intermédiaires plus ou moins proche de lun ou de lautre type dorganisation selon le type de production, lenvironnement de lentreprise, les moyens mis en uvre et de la stratégie retenue.
FICHE 2.1.2 Les Principales Variables Organisationnelles
lenvironnement extérieur (concurrence, technologie évolutive, incertitudes économiques, courants socioculturels, cadre législatif et réglementaire),
les stratégies de réponse aux contraintes environnementales (stratégie de conquête, de profit, de défense) qui détermineront les objectifs à atteindre (gains de productivité, nouvelles compétences, besoin de flexibilité) au regard des contraintes internes des entreprises telles que :
le secteur dactivité (de type industriel ou pas, hautement ou faiblement technologique),
la taille de lentreprise ( effectifs, établissements),
la composante sociale de lentreprise (niveau de qualification, niveau de motivation).
FICHE 2.1.3 Les Stratégies de Réponse
Elles nécessitent une optimisation des ressources (maîtrise des effectifs, et des coûts, flexibilité et performances accrues) qui peut impliquer une autre organisation du travail, et exiger :
dacquérir plus de compétences,
des départs ou/et des recrutements (ajustements deffectif),
une nouvelle manière de rémunérer,
une nouvelle approche des qualifications et des compétences (logique de métier, flexibilité des profils),
une mobilisation accrue,
plus de flexibilité du temps de travail,
plus de flexibilité des effectifs.
La DRH doit donc être associée à la réflexion stratégique de lentreprise.
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FICHE 2.1.4 Le rôle du DRH varie en fonction de la taille de lentreprise
La petite entreprise : moins de 100 salariés
En général la fonction RH est assurée par le DG.
Ladministration du personnel et la paie sont confiées au responsable administratif ou financier.
Il ny a pas réellement de politique des ressources humaines.
La moyenne entreprise : de 100 à 500 salariés. Les fonctions du DRH varient selon lenvironnement économique de lentreprise, mais on peut retrouver beaucoup de similitudes :
Développer une politique RH pour augmenter ou maintenir la motivation, la flexibilité, et la productivité des salariés.
Développer les capacités dadaptation et dautonomie par une forte politique de formation.
Mettre en place une politique de rémunération motivante.
Mettre en place une stratégie organisationnelle pour réduire les coûts, décentraliser les pouvoirs et développer la qualité.
Développer une culture dentreprise et maintenir un bon climat social, grâce à une politique de communication interne.
La grande entreprise : plus de 1000 salariés
La DRH va sappuyer sur des relais en décentralisant les pouvoirs et une partie de ses missions.
La fonction RH sera éclatée en plusieurs services qui devront gérer ensemble les différentes missions du DRH (par exemple : administration du personnel, formation, recrutement).
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FICHE 2.2 Promotion / Enrichissement des fonctions et postes
PRIVATEObjectifIl sagit de redéfinir lorganisation du travail afin daméliorer la motivation, la qualité de vie au travail.
Ceci représente des défis quotidiens pour les cadres de la fonction Ressources Humaines.
Une réorganisation radicale du travail peut contribuer de manière significative à lamélioration de la qualité et de la productivité tant dans lindustrie que dans les services (cf. « lempowerment » aux Etats-Unis).
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FICHE 2.2.1 Diagnostic
Dans un premier temps, il convient davoir une vue très claire des problèmes éventuels et de lopportunité dun changement en ce qui concerne dune part :
Lefficacité, la performance de lindividu et du groupe
La motivation intrinsèque des emplois dans leur travail individuel et collectif
La satisfaction de lindividu et du groupe en ce qui concerne lorganisation du travail et son contexte organisationnel
Dautre part, les facteurs extrinsèques (rémunération, style de management, rapport avec les collègues
)
Il convient détablir dans un second temps, pour chaque type de poste ou de fonction " critiques " les tâches et activités essentielles pour :
Lamélioration des compétences clés de lentreprise
Le développement des individus de lentité concernée
FICHE 2.2.2 Solutions proposées
Les instances impliquées dans la mise en place du projet doivent être très claires sur leur objectif, laccent étant mis soit :
_Sur laugmentation " horizontale " du nombre de tâches à effectuer.
Par lenrichissement, lélargissement de fonctions ou postes : cadre dune hypothèse de restructuration de postes individuels. Il est nécessaire de :
Connaître la proportion de salariés aptes à développer les connaissances et compétences essentielles et prêts à sinvestir dans la polyvalence
Sinterroger sur la façon de fournir le meilleur soutien organisationnel à cette nouvelle polyvalence.
Il est important quil y ait une étroite collaboration entre lencadrement " client " et la fonction. Ceci tant sur le plan stratégique quopérationnel
_Sur une responsabilisation " verticale " accrue de la mission.
Les équipes autonomes ont lavantage doffrir :
Une solution radicale aux problèmes de qualification et de motivation endémiques au système taylorien,
Dans certains cas, le véritable noyau dune nouvelle structure organisationnelle mieux adaptée aux environnements complexes et changeants.
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FICHE 2.3 Aménagement du temps de travail
PRIVATEObjectifrépondre au besoin de compétitive de lentreprise en organisant les temps de présence en entreprise Lhorizon temporel de la vie active dun salarié suit le schéma suivant :
Le cadre de référence, que lentreprise prend en compte pour une politique daménagement du temps de travail :
En interne :
PRIVATEPériodesModes daménagementJournéeEquipes, horaires souples, variables, particuliers ( si accord du comité dentreprise et information à linspection du travail.)SemaineSemaine souple, comprimée, horaires variables (par voie daccord & sous respect de la durée légale).MoisHoraires variables, temps partiel (durée du travail est inférieure d1/5 à la durée légale ou la durée conventionnelle, sur une base mensuelle ou annuelle).AnnéeCongés supplémentaires, étalement des congés, épargne congés, travail saisonnier.vie activeEpargne retraite, travail temps partiel, préparation à la retraite.En externalisant : télétravail, plates-formes communes
ATT / ARTT
Le programme des 35 heures :
35 heures au 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés,
35 heures au 1er janvier 2002 pour tous.
La loi voulant inciter les partenaires à négocier, la RTT peut sinscrire dans un cadre hebdomadaire, mensuel, annuel ou pluriannuel ; pour les entreprises optant pour le compte épargne temps, la loi révise le sort des heures supplémentaires.
Lapplication dune RTT entraîne une réorganisation du travail qui nest généralement pas simultanée.
De même, les répercussions sur le marché du travail demandent un délai de lordre de deux ans ; pour les entreprises, la mesure nécessite trois ans dexploitation pour être optimisée.
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FICHE 2.3.1 LES PRERETRAITES
La préretraite est un dispositif qui permet à un salarié danticiper sur lâge légal de son départ en retraite pour cesser son activité soit totalement, soit partiellement tout en conservant une partie de ses ressources antérieures.
Si ces différents systèmes sadressent pratiquement à un même public (les salariés âgés de 55 ans et plus), il nen demeure pas moins quils diffèrent par leur vocation (il sagit dune cessation totale dactivité pour la préretraite totale FNE et la préretraite totale UNEDIC et dune cessation partielle dactivité pour la préretraite progressive) et par leur financement.
La préretraite contre embauche (ARPE)
Qui peut en bénéficier?
Pour pouvoir bénéficier:
- d'un départ en préretraite contre embauche,
- et de l'allocation dite ARPE (allocation de remplacement pour l'emploi), le salarié doit remplir certaines conditions d'âge et de durée de cotisation à l'assurance vieillesse.
Il doit :
être né en 1942 ou avant,
totaliser au moins 160 trimestres validés au titre de l'assurance vieillesse,
justifier d'au moins 12 années d'affiliation à l'assurance chômage,
justifier d'au moins une année d'ancienneté chez son employeur,
ne pas bénéficier d'un autre dispositif de cessation d'activité (préretraite progressive exclue).
Cas particuliers
Les salariés nés en 1943, 1944 ou 1945 ayant commencé à travailler très jeunes pouvaient en bénéficier. Cette possibilité n'a pas été reconduite depuis 2001.
Demande
Le salarié doit avoir effectué la demande avant le 1er janvier 2003.
Il n'est donc plus possible d'adhérer à ce régime.
Le salarié devait sadresser à l'ASSEDIC dont relève l'établissement lemployant.
Montant et versement
Montant de l'allocation
Il est égal à 65 % de lancien salaire brut, calculé sur les douze derniers mois d'activité, dans la limite de 9 728 EUR par mois.
Il ne peut être inférieur au montant de l'allocation spéciale du FNE (26,89 EUR par jour depuis le 1er janvier 2003).
Lallocation est revalorisée en principe une fois par an, en juillet.
Le salarié bénéficie également d'une indemnité de cessation d'activité
Elle est égale au montant de l'indemnité de départ à la retraite à l'initiative du salarié, calculée sur la base de l'ancienneté acquise au moment de la rupture du contrat.
Versement de l'allocation
Il est assuré par le fonds paritaire d'intervention et est interrompu en cas de reprise d'activité rémunérée. Il peut être repris si le salarié perd cet emploi.
Droits sociaux
Couverture sociale
En cas de maladie, l'allocation continue à être versée.
La caisse de sécurité sociale dont le salarié dépend rembourse les frais médicaux, pharmaceutiques... Retraite complémentaire
Les droits à la retraite complémentaire sont validés.
Les cotisations correspondantes sont calculées en fonction de votre rémunération antérieure, sur la base du taux obligatoire des régimes de retraite complémentaire.
Le salarié peut également bénéficier du maintien:
- des avantages de retraite liés au taux supplémentaire des retraites,
- des régimes de prévoyance(mutuelle).
Un accord de branche ou entre l'employeur et la majorité des salariés concernés est nécessaire. Vous devez en contrepartie verser les cotisations correspondantes.
Où s'adresser pour toute information?
- aux représentants du personnel de l'entreprise,
- à une organisation syndicale,
- à une caisse de retraite (pour la reconstitution et l'attestation de carrière),
- à l'ASSEDIC du lieu de votre employeur.
La préretraite totale : allocation spéciale licenciement
Le salarié peut bénéficier de l'allocation spéciale licenciement si:
- dans le cadre d'un plan social accompagnant un programme de licenciements, l employeur a conclu avec l'Etat une convention d'allocation spéciale du FNE (Fonds national de l'emploi), - le salarié fait l'objet d'un licenciement pour motif économique et nest pas susceptible de reclassement. Condition d'âge
Pour en bénéficier, le salarié doit être âgé d'au moins 57 ans à la fin du contrat de travail. A titre exceptionnel, il peut bénéficier de l'allocation spéciale de licenciement à 56 ans. Sil a plus de 60 ans, il ne doit pas pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein.
Il doit également:
- justifier à la fin du contrat de travail d'au moins un an d'appartenance continue dans l'entreprise, - avoir appartenu au moins 10 ans à un ou plusieurs régimes de sécurité sociale au titre d'emplois salariés, - ne pas pouvoir bénéficier d'une pension de vieillesse pour inaptitude au travail.
Pour continuer à en bénéficier, il doit:
- ne pas demander la liquidation d'avantages de vieillesse acquis à titre personnel postérieurement à la rupture du contrat de travail (droits à la retraite acquis par cotisations; vous pouvez avoir demandé la liquidation d'une pension de réversion),
- ne plus exercer d'activité professionnelle.
Montant de l'allocation :- 65 % de son HYPERLINK "http://vosdroits.service-public.fr/ARBO/160502-FXRET308.html" \l "Definition-0#Definition-0" salaire de référence, dans la limite du plafond de la sécurité sociale (2 432 EUR par mois, depuis le 1er janvier 2003),
- 50 % de ce salaire au delà, dans la limite de deux fois ce plafond (4 864 EUR). Le montant minimal de l'allocation est de 26,89 EUR par jour (au 01/01/2003).
Durée de versement
L'allocation est versée jusqu'à 60 ans, au plus tard 65 ans sil ne peut pas bénéficier de la retraite avant. Le versement est suspendu si vous reprenez une activité (ou réduit, sous certaines conditions, si l'activité ne dépasse pas 16 heures par mois).
Il peut reprendre si le salarié perd ce travail y compris en cas de démission.
Indemnités de départ, prélèvement
Une partie des indemnités de départ est prélevée pour financer l'allocation.
Il est égal à la différence entre l'indemnité conventionnelle de licenciement et l'indemnité de départ à la retraite ou l'indemnité légale de licenciement (sans pouvoir excéder 40 fois le salaire journalier moyen si le salarié est âgé de 57 ans ou plus, 45 fois sil est âgé de 56 ans).
Adhésion à la convention FNE
Pour partir en préretraite, le salarié doit adhérer personnellement à la convention d'allocation spéciale FNE établie au moyen du HYPERLINK "http://www.lesformulaires.cerfa.gouv.fr/servform/vigueur/accueil/11562a02.htm" formulaire Cerfa n°11562*02 INCLUDEPICTURE "http://vosdroits.service-public.fr/images/cerfa.gif" \* MERGEFORMATINET .
Pour toute information, adressez-vous:
- aux représentants du personnel,
- à une organisation syndicale,
- à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP),
- à l'ASSEDIC.
La préretraite progressive
Un salarié peut bénéficier d'une convention de préretraite progressive si:
- il accepte la transformation de son emploi,
- il est âgé de plus de 55 ans et de moins de 65 ans,
- il a au moins un an d'ancienneté à temps complet dans l'entreprise.
La préretraite progressive consiste en la transformation de lemploi à temps plein en poste à temps partiel. Condition d'âge et d'ancienneté
Si le salarié a plus de 60 ans, il ne doit pas pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein. Il peut bénéficier d'une convention de préretraite progressive sil a appartenu au moins 10 ans à un ou plusieurs régimes de sécurité sociale au titre d'emplois salariés.
Le salarié peut bénéficier d'une convention de préretraite progressive si:
- il est physiquement apte à exercer un emploi,
- lemployeur a conclu avec l'Etat une convention de préretraite progressive,
- le salarié adhère personnellement à la convention, au moyen du HYPERLINK "http://www.lesformulaires.cerfa.gouv.fr/servform/vigueur/accueil/11561a02.htm" formulaire Cerfa n°11561*02 INCLUDEPICTURE "http://vosdroits.service-public.fr/images/cerfa.gif" \* MERGEFORMATINET . Attention, la demande doit être effectuée avant le 31 décembre 2004. En contrepartie l'employeur doit:
- soit procéder à des embauches compensatrices de demandeurs d'emploi,
- soit diminuer le nombre des licenciements économiques prévus.
En outre, lemployeur devra verser une contribution financière, sauf exception.
La rémunération comprend:
- le salaire correspondant à lactivité à temps partiel,
- une allocation versée par les ASSEDIC.
Le montant de cette allocation ne peut être inférieure à 13,45 EUR par jour (depuis le 1er janvier 2003). Montant de l'allocation
Il correspond à:
- 30 % du HYPERLINK "http://vosdroits.service-public.fr/ARBO/160503-FXRET307.html" \l "Definition-0#Definition-0" salaire de référence dans la limite du plafond de la sécurité sociale (2 432 EUR par mois depuis le 1er janvier 2003),
- 25 % de ce salaire au delà, dans la limite de deux fois ce plafond (4 864 EUR).
Versement de l'allocation
Elle est versée au plus tard jusqu'à 65 ans, tant que le salarié ne remplit pas les conditions pour bénéficiez d'une retraite à taux plein.
Elle est suspendue si le salarié accroît sa durée de travail chez son employeur ou reprend une activité professionnelle complémentaire.
Un avenant écrit au contrat de travail doit préciser:
- la durée du travail,
- les périodes de travail et la répartition des heures,
- le montant et le mode de calcul de la rémunération mensuelle,
- les conditions de modification des heures de travail.
Si le salarié perd son emploi à mi-temps
Il peut bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), sil remplit les conditions Pour toute information:
- aux représentants du personnel,
- à une organisation syndicale,
- à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP),
- à lASSEDIC.
La préretraite progressive : modulation de la durée du travail
Le salarié est bénéficiaire d'une convention de préretraite progressive.
Dans le cadre d'un avenant à cette convention, il peut moduler sa durée de travail à temps partiel en la faisant varier annuellement.
Pendant la période d'application de la convention, qui ne peut excéder cinq ans, il doit travailler en moyenne 50 % de votre durée de travail antérieure à l'entrée en préretraite.
Durée du travail
Il ne doit pas dépasser annuellement un maximum égal à 80 % de la durée de travail antérieure, ni un minimum égal à 20 % de cette durée.
Exemple : le salarié peut demander de travailler 60 % la première année, 50 % la seconde, 40 % la troisième. En effet, (60% + 50% + 40%) : 3 = 50%.
En revanche, il ne peut pas demander de moduler sa durée de travail ainsi:
(80% + 60% + 10%) : 3 = 50% , puisquil serait la troisième année en dessous du seuil des 20%.
Si la dernière année de préretraite n'est pas complète, un coefficient sera appliqué pour le calcul. Si, par exemple, votre convention porte sur deux ans et six mois, vous pourrez demander à travailler: (60% + 45% + 20%) : 2,5 = 50 %.
Rémunération Elle est constante et indépendante de la durée de travail effectuée.
Pour toute information
- aux représentants du personnel de l'entreprise,
- à une organisation syndicale,
- à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP),
- aux ASSEDIC.
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Fiche 2.3.2 : Les préretraites conventionnelles dentreprise
La mise en place :
Elle est réalisée par accord professionnel, convention collective, accord dentreprise ou par engagement unilatéral de lemployeur.
Leur application est soumise en général au moins à une condition dancienneté et dage.
En pratique, ces dispositifs peuvent recouvrer les situations suivantes :
cessation totale dactivité avant lage normal de la retraite (« congé de fin de carrière ») ;
cessation progressive dactivité ;
réduction du temps de travail.
Les effets :
Lindemnité conventionnelle de départ en retraite :
Au moment de la liquidation de la retraite, les intéressés perçoivent lindemnité conventionnelle de départ en retraite selon lancienneté acquise.
Les compléments versés par lemployeur :
Le régime des compléments :
Le congé de fin de carrière :
Il permet aux salariés qui le souhaitent de réduire progressivement, ou de cesser définitivement leur activité avant lage normal de la retraite, sans rompre leur contrat de travail, qui nest que suspendu.
Les intéressés perçoivent un « salaire dinactivité », qui conserve la nature dune rémunération dactivité.
Ce salaire doit supporter les cotisations dassurance maladie au taux normal et non pas au taux réduit des préretraites « légales » ou de celles conventionnelles qui complètent ces dernières.
Les autres systèmes :
Tous les compléments versés par lemployeur sont soumis à une cotisation maladie de :
- 1,7% lorsquils résultent de dispositions conventionnelles, tels quaccords professionnels ou interprofessionnels, conventions collectives, accords dentreprise ou détablissement ;
- 1% sils résultent de décisions unilatérales de lemployeur.
Les droits relatifs aux compléments :
Les compléments ne donnent droit à aucune validation gratuite au titre de la retraite complémentaire AGIRC ou ARRCO.
Cependant, il est possible de valider les périodes de préretraites dentreprise au titre de la retraite complémentaire non cadre et/ou cadre moyennant le versement de cotisations.
- Les entreprise adoptant des dispositions dispensant partiellement de leur activité des salariés âgés dau moins 55 ans, peuvent continuer à verser des cotisations sur la base des rémunérations qui auraient été dues en cas de maintien de lactivité à temps plein.
Cette décision est prise par accord dentreprise ou par accord entre lemployeur et la majorité des personnels concernés et prend effet au 1er janvier de lannée de la demande.
- Les entreprises mettant en place un dispositif dispensant totalement de leur activité des salariés dau moins 55 ans par accord collectif peuvent décider de verser des cotisations de retraite complémentaire. Cet accord doit prévoir le versement direct ou indirect dallocations « dite de préretraite » qui cessent dêtre versées au bénéficiaire qui reprendrait une activité ou feraient liquider une retraite par anticipation.
La décision de cotiser doit être prise par accord dentreprise ou par accord entre lemployeur et la majorité des personnes concernées. Elle simpose à lensemble des salariés qui bénéficient ou bénéficieront de la préretraite.
La durée de versement :
Les cotisations de retraite complémentaires sont versées jusquau 60ème anniversaire des intéressés (ou jusquà lâge ou ils ne peuvent bénéficier de la retraite à taux plein et au plus tard jusquà 65 ans).
Conclusion
Les préretraites conventionnelles constituent un outil souple de gestion des préretraites pour lentreprise. Mais le coût financier de ce système est en intégralité supporté par lemployeur.
Cessation anticipée dactivité des travailleurs victimes de lamiante
Les bénéficiaires :
Deux catégories de salariés et anciens salariés peuvent en bénéficier:
les salariés ayant travaillé dans une entreprise ou un établissement utilisant de l'amiante, ou les ayant mis en contact avec de l'amiante,
les salariés atteints d'une maladie professionnelle due à l'amiante.
Les salariés ayant travaillé dans une entreprise ou un établissement utilisant de lamiante, ou les ayant mis en contact avec de lamiante
Les salariés sont concernés sils ont travaillé ou travaillent :
dans un établissement de fabrication de matériaux contenant de l'amiante,
dans un établissement de flocage ou calorifugeage à l'amiante.
La liste de ces établissements est fixée par les arrêtés des 03 juillet et 12 octobre 2000, 1er août 2001, 24 avril et 12 août 2002.
dans un établissement de construction ou réparation navale. La liste de ces établissements est fixée par les arrêtés du 07 juillet 2000, 28 septembre 2001, 24 avril et 12 août 2002.
en tant que dockers ou personnels portuaires en contact avec l'amiante (manipulations de sacs..). La liste des établissements concernés est fixée par les arrêtés des 28 mars et 30 avril 2002.
Condition d'âge L'âge pour pouvoir en bénéficier est calculé en divisant votre durée d'activité dans ces établissements par trois, et soustrayant le résultat de 60 ans. Par exemple, si vous avez travaillé 12 ans dans ces établissements, vous pourrez partir à: 60 - 4 = 56 ans. L'âge minimum est fixé à 50 ans.
Les salariés ou anciens salariés reconnus atteints d'une maladie professionnelle causée par l'amiante
Ces maladies sont fixées par les arrêtés du 29 mars 1999 et du 03 décembre 2001. Ils peuvent prétendre au dispositif dès l'âge de 50 ans, sans condition de durée d'activité.
Régime particulier
Peuvent également en bénéficier les marins et anciens marins victimes du maladie professionnelle causée par l'amiante, et les marins mécaniciens ou ayant navigué sur des navires transportant de l'amiante, âgés d'au moins 50 ans. Le versement est dans ce cas assuré par l'Etablissement national des invalides de la marine (ENIM).
Montant de l'allocation :
Allocation
Vous percevez une allocation, calculée en fonction d'un salaire de référence correspondant aux 12 derniers mois d'activité salariée, et égale à:
65% du salaire de référence pour la partie inférieure à 2 432 EUR par mois (pour 2003),
50 % du salaire pour la partie comprise entre 2 432 EUR et 4 864 EUR.
Montant de l'allocation
Elle ne peut être inférieure au montant minimum de l'allocation spéciale du FNE (Fonds national de l'emploi), soit 26,49 EUR par jour (depuis le 1er janvier 2002).
En outre, le prélèvement des cotisations d'assurance maladie, de la CSG et de la CRDS ne peut réduire le montant de l'allocation en deçà de 1 148 EUR (depuis le 1er juillet 2002).
Calcul du montant
A noter que certaines périodes où la rémunération du salarié a été réduite peuvent ne pas être prises en compte dans le calcul du salaire de référence. Ceci notamment en cas de plan social dans l'entreprise, de chômage partiel, de périodes de versement d'indemnité journalière ou de pension d'invalidité, de travail à temps partiel ou de mi-temps thérapeutique..
Comment faire la demande?
Le salarié doit sadresser à la caisse régionale d'assurance maladie de son domicile (du dernier emploi en cas de résidence à l'étranger) ou à l'ENIM si le salarié est marin ou ancien marin. Les salariés devront remplir Le formulaire de demande correspondant à leur statut et fournir toutes pièces justificatives.
Dans tous les cas, la caisse doit vous accuser réception de la demande dans les huit jours.
La caisse régionale vous notifie sa décision dans un délai de deux mois (trois mois pour les demande antérieures au 31 décembre 1999).
Si elle est positive, vous devez présenter votre démission à votre employeur. Vous bénéficiez de l'indemnité de préavis ou de l'indemnité compensatrice de préavis.
En cas de refus la décision doit vous être notifiée par lettre recommandée, mentionnant les possibilités de recours.
De même, si vous n'avez pas obtenu de réponse dans le délai de deux mois, votre demande est considérée comme rejetée Vous pouvez recourir à la commission de recours amiable de la caisse, puis engager une procédure devant le tribunal des affaires de la Sécurité sociale.
Versement et cumul :
Versement
L'allocation vous est versée au salarié mensuellement à terme échu, jusqu'à ce quil puisse bénéficier d'une retraite à taux plein, au plus tard jusqu'à 65 ans. Elle ne peut se cumuler avec une allocation de chômage, de préretraite, une pension de vieillesse ou d'invalidité, ou l'allocation parentale d'éducation à taux plein.
Une allocation différentielle peut lui être versée si il perçoit:
- une pension d'invalidité (servie par un régime obligatoire),
- une pension de réversion,
- une pension de veuf ou veuve versée par le régime général,
- une pension de retraite versée par un régime spécial de sécurité sociale.
Calcul de l'allocation différentielle
La caisse déduit du montant brut de l'allocation de cessation d'activité le montant de l'autre pension (certaines majorations, pour enfant ou tierce personne, étant neutralisées). Sont ensuite déduites du résultat les cotisations sociales. Des règles particulières s'appliquent si vous êtes susceptibles de percevoir un avantage non contributif (minimum vieillesse).
Cessation anticipée dactivité de certains travailleurs salariés
Conditions pour en bénéficier :
Lexistence dun Accord professionnel national
Le salarié peut en bénéficier si un accord professionnel national dans le secteur d'activité de son entreprise a été conclu fixant:
le champ d'application,
les conditions d'ouverture du droit à la cessation d'activité,
les conditions d'âge,
le montant de l'allocation, ses modalités de versement, et les conditions de la reprise d'activité.
Conditions relatives à lâge
L'accord professionnel national détermine l'âge d'accès au dispositif. Toutefois, le salarié ne pourrez bénéficier d'une prise en charge partielle de l'allocation par l'Etat qu'à partir de 57 ans et jusqu'à 65 ans maximum, et qu'à condition d'avoir adhéré au plus tôt à 55 ans.
Vous devez adhérer personnellement au dispositif, et être salarié de l'entreprise depuis au moins un an. Vous ne devez pas réunir les conditions pour bénéficier d'une retraite à taux plein.
Les autres conditions
un accord d'entreprise doit avoir été conclu, fixant le nombre maximum de bénéficiaires,
l entreprise concernée doit être passée au 35 heures, et disposer d'un accord collectif sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
le salarié doit adhérer personnellement au dispositif, et être salarié de l'entreprise depuis au moins un an.
Le salarié ne doit pas réunir les conditions pour bénéficier d'une retraite à taux plein.
Pour prétendre à une prise en charge partielle de l'allocation par l'Etat, le salarié doit :
soit avoir accompli quinze années de travail à la chaîne ou de travail en équipes successives,
soit avoir travaillé habituellement plus de 200 nuits par an pendant quinze ans.
Si le salarié est handicapé, il peut bénéficier du régime sil justifie d'au moins 40 trimestres de cotisations pour la retraite.
Effets de l'adhésion au dispositif
Pendant la période d'adhésion au dispositif:
le contrat de travail est suspendu,
le bénéficiaire ne peut pas exercer d'activité professionnelle,
le bénéficiaire ne peut percevoir les indemnités de l'assurance chômage, ni bénéficier d'une pension de retraite ou d'un avantage de vieillesse.
Lallocation :
Le bénéficiaire perçoit une allocation Son montant est partiellement pris en charge par l'Etat dans la limite de:
65% du salaire de référence pour la partie inférieure à 2 432 EUR,
50 % du salaire de référence pour la partie comprise entre 2 432 et 4 864 EUR. (Montants valables depuis le 1er janvier 2003).
Le taux de la prise en charge par l'Etat varie selon l âge lors de l'adhésion au dispositif.
Il s'élève à 20 % du montant de l'allocation si la personne y a adhéré à 55 ans, à 35 % si elle y a adhéré à 56 ans, et 50 % si elle y a adhéré à 57 ans ou plus.
Prise en compte pour la retraite
Depuis le 1er janvier 2001, les périodes de versement de l'allocation, si une convention est conclue avec l'Etat, comptent pour l'ouverture de droits à pension de retraite.
Les cotisations sont prises en charge par le Fonds de solidarité vieillesse.
Prise en compte pour la retraite complémentaire
Pendant la période d'adhésion au dispositif, les cotisations aux régimes de retraite complémentaire sont prises en charge intégralement par l'Etat, lorsque l allocation l'est également.
FICHE 2.4 La démarche qualité
PRIVATEObjectifParticiper aux démarches qualité au sein de la structure, cest instaurer une organisation qualitative au sein de la GRH.
FICHE 2.4.1 La DRH, relais des démarches qualité de lentreprise
Des exigences simposent aux organisations dans la recherche de compétitivité face à la mondialisation. La DRH est impliquée en terme de participation à la vision stratégique de lentreprise, des principes de gestion, des missions, de la culture organisationnelle.
Ainsi, la DRH contribue :
- Au développement du capital humain de lentreprise (recrutement, transfert de savoir-faire, climat de confiance
)
- A loptimisation des hommes et des femmes dans lentreprise (adaptation, définitions des missions, GPEC
)
- A limage de lentreprise :
en interne : climat social
en externe : image institutionnelle et image de marque
Dans les démarches " qualité ", la DRH doit favoriser :
Les transferts interfonctionnels (par le type de management, la formation, la sélection, la gestion des plannings, la motivation, limplication dans les cercles de qualité
)
Larchivage et lutilisation des " savoirs " (description de postes, gestion de pyramide des âges, communication, motivation
)
Par son mode de management et sa communication, limage institutionnelle de lentreprise.
Démarches qualité en GRH
La démarche qualité en GRH, correspond à une priorité donnée sur lefficacité de la fonction et à son positionnement au sein de lentreprise. Il sagit comme dans dautres services de clarifier la valeur ajoutée de la GRH. La démarche est aujourdhui innovante, elle traduit une volonté de la DRH de communiquer en interne sur limage des autres services et contribuer à la performance de lorganisation.
Comment la DRH peut-elle contribuer à créer de la performance ?
En établissant des indicateurs : turn-over, promotions internes
Comment assurer la pérennité de cette performance ?
En formalisant un processus de certification par les démarches ISO 9000
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FICHE 3 Les variables humaines
FICHE 3.1 Evaluation des RH mesure du potentiel
FICHE 3.2 Planification des effectifs et des carrières
FICHE 3.3 Devenir des métiers et des emplois sensibles
FICHE 3.4 La rémunération - la structure
FICHE 3.5 La rémunération - les droits sociaux
FICHE 3.6 Sélection et Recrutement
FICHE 3.7 Formation et carrière.
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FICHE 3.1 Evaluation des RH mesure du potentiel
Objectif : Prévoir les structures demploi et de carrière
Lévaluation des emplois, des carrières, des individus est nécessaire pour réaliser des prévisions du niveau des ressources et du potentiel humain :
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FICHE 3.1.1 Place de lappréciation dans les processus RH
Processus de construction du système dappréciation
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Processus de construction du système dappréciation
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.1.2 Auto-diagnostic du système dappréciation
Est-ce que je dispose dune description précise des profils de postes ?Est-ce que je dispose dun bon système dévaluation des fonctions ?Le système dappréciation fonctionne-t-il ?Les entretiens abordent-ils la question de la formation et du développement personnel ?Les missions fixées sont-elles quantifiées ?Les indicateurs de résultats sont-ils mesurables sans subjectivité ?La direction contrôle-t-elle la qualité des entretiens et lobjectivité des compte-rendu ?Lentretien est-il un moment découte et déchange ?Les évalués perçoivent-ils positivement lentretien annuel dévaluation ?Les évaluateurs perçoivent-ils positivement lentretien annuel dévaluation ?Les propositions des évaluateurs sont-elles reprises par la Direction ?Les évaluateurs et les évalués sont-ils formés au système dévaluation ?Le temps alloué aux entretiens est-il suffisant pour faire un point sur lannée et fixer des objectifs ?Les salariés ont-ils le sentiment dêtre évalué équitablement ?Les règles du jeu, les procédures sont-elles écrites ? Les personnes récemment recrutées bénéficient-elles dun entretien de fixation dobjectifs ?Les évalués et évaluateurs préparent-ils leurs entretiens dévaluation ?Lévaluateur est-il systématiquement la personne la plus apte à réalilser lentretien ?Dautres personnes que lévaluateurs sont-elles associés à lévaluation ?Lentretien permet-il de valider lacquisition de compétences ?Lentretien permet-il de détecter les potentiels ou les compétences inutilisées ?Lentretien permet-il dévaluer efficacement le climat social ?Les orientations RH de lannée suivante sont-elles fixées après les entretiens ?
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FICHE 3.1.3 Le plan de communication
Etape I : Contexte à lorigine du processus dappréciation
Prise en compte du projet détablissement et des projets individuels.
Volonté du dirigeant.
Etape II : Intérêts
Lintérêt pour le personnel,
Lintérêt pour létablissement,
Lintérêt pour la Direction,
Etape III : Le déroulement de la démarche.
Constitution dun comité de pilotage
Mise en place de la fiche de poste
Elaborer la grille dappréciation (selon les cas, participatif ou pas).
Présentation de lentretien dappréciation (QQOQCP, les principes retenus).
Etape IV : Le déroulement de lentretien dappréciation.
Qui évalue qui ?
Le contenu, les supports, les actions de suivi,
Le suivi des décisions.
FICHE 3.1.4 Les questions posées par le personnel
Pourquoi se rencontrer en entretien alors quon se parle tous les jours depuis 10 ans ?
Quest ce quon va évaluer ?
Est-ce obligatoire ?
Le dossier est-il communiqué à quelquun ? Est-il intégré au dossier ?
Qui évalue qui ?
Comment ça se passe ?
Est-ce quon peut se faire accompagner par quelquun ?
Est-ce quon va avoir des primes ?
On na jamais le temps de rien, quand va-t-on pouvoir préparer ?
Est-ce quon va être noté ?
Pourquoi conserver des traces écrites ?
A quoi ça sert s'il n'y a pas de primes, pas daugmentations de salaires et que les informations restent confidentielles ?
Y-a-t-il des sanctions pour les gens qui travaillent mal ?
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FICHE 3.1.5 Les supports utilisés pendant lentretien
Le projet détablissement.
Précise les enjeux à moyen terme, le cap, les défis à relever.
Rappelle la mission, les valeurs, les orientations, les engagements à légard des usagers, la place des salariés dans ce projet.
La fiche de poste.
Outre les informations classiques (intitulé du poste, interfaces hiérarchiques et fonctionnelles), on peut y trouver.
Finalités du poste : ________________________________________________________
Les colonnes grisées sont définies et utilisées dans le cadre des plans individuels de progrès.
Domaine dactivitéTâchesTemps passéTemps idéalMotivationObjectifs poursuivisCompétences attenduesAction pour évolution
La grille dappréciation.
Les critères dappréciation sont listés. Ils sont fixés en fonction de ce quon veut évaluer :
Tâches,
Attitudes,
Résultats,
Exemple de grille dappréciation
Domaines dactivitéTâchesCompétences requisesA acquérirA améliorerMaîtriséePersonne ressourceSavoir êtreA acquérirA améliorerMaîtriséePersonne ressourceAxes de progrès11.11.1.11.1.11.1.21.1.21.1.31.1.31.21.2.11.2.11.2.21.2.21.2.31.2.322.12.1.12.1.1
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Le livret dappréciation.
Cest le document utilisé pendant lentretien. Les informations échangées pendant lentretien y sont consignées. On y retrouve :
Identification de lévaluateur et de lévalué
Appréciation relative à la fonction
Appréciation relataive aux objectifs
Appréciation relative aux comportements
Aspirations de lévalué
Objectifs et indicateurs de résultats pour la période suivante
Appréciation générale de lévaluateur
Les feuilles de préparation de lentretien renseignées par lévalué.
Ce sont les documents utilisés par lévaluateur et lévalué pour préparer lentretien.
Ils permettent à chacun de préparer les données nécessaires à la réalisation dune appréciation objective, cest à dire basée sur les faits.
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FICHE 3.1.6 Le déroulement de lentretien dévaluation
On ne peut pas à priori fixer un cadre rigide du déroulement de lentretien.
On peut cependant retenir les 5 phases suivantes comme structure de lentretien :
Phase I : entretien non directif : prise de contact, mettre lévalué en confiance, le situer dans ses activités, ses équipes, ses impressions sur lannée passée.
Lentretien non directif doit tenir compte de trois obstacles à la réussite dune vraie communication en mode non-directif :
Intérêt porté à ce que nous avons à dire plus quà ce quon a à nous dire.
Sélection dans le discours de lautre de ce qui nous touche et nous concerne directement, nous valorise, nous rassure, nous permet de monologuer.
Incapacité à une écoute attentive, silencieuse, bienveillante de lautre.
Phase II : Entretien directif : examiner la fiche de poste et les critères dappréciation. Bilan de réalisation des objectifs individuels recherche de faits, argumentation des acteurs.
Lentretien directif pose un cadre par lequel il délimite un contenu pré-supposé et enferme linformation à découvrir puis à retenir. Il nous semble important de laisser toujours une porte ouverte à léchange permanent entre les deux interlocuteurs. Lévaluateur doit apprendre à utiliser correctement les guides dentretien pendant la phase directive mais aussi à sen écarter (aussi difficile et peu rassurant que cela puisse être) si besoin.
Lentretien directif nest pas un entretien susceptible dapporter léchange permettant datteindre les objectifs de lappréciation car il ne facilite pas lexpression de linterviewé mais linhibe ou lirrite. La directivité reste insuffisante en tant que technique dévaluation.
Phase III : Revue des points de progrès et des points forts de lévalué (sur la base des critères dévaluation prédéfinis).Fixer les objectifs, définir les indicateurs de résultat. Les objectifs sont impérativement quantifiables, évaluables, et mesurables. Ils seront éventuellement évolutifs si lenvironnement du salarié change au cours de la période.
Lentretien de suivi pendant lannée permet de sassurer que lobjectif est toujours atteignable compte tenu de lenvironnement du collaborateur, il est renégocié (et pourquoi pas à la hausse) si la situation a changé par rapport au moment de sa définition.
Phase IV : Ouvrir sur lavenir, enregistrer les aspirations personnelles, professionnelles
Sengager sur les réponses à ses aspirations. Demander à lévalué de sexprimer sur ses projets personnels et professionnels et lui donner des réponses claires.
Phase V : Appréciation générale de lévaluateur et conclusion de lentretien.
La conclusion de lentretien doit permettre aux interlocuteurs de sassurer que chacun est daccord sur ce qui a été décidé en entretien. Cet accord est signalé par la signature de lévalué et de lévaluateur sur le dossier dappréciation. Cest en quelque sorte, un contrat dengagement, un contrat dobjectif.
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FICHE 3.1.7 Evaluer les compétences
Une compétence est une combinaison de savoir, savoir-faire et savoir-être dans un contexte professionnel donné.
Les compétences peuvent être évaluées selon :
la fréquence de mise en pratique,
leur intensité (par exemple, pour la compétence accueil téléphonique dune standardiste, être en capacité de gérer 45 appels / heure).
la criticité de la maîtrise de la compétence (cest à dire quelle doit être impérativement maîtrisée),
le niveau dexigence quon va avoir à légard de chaque salarié,
le niveau de difficulté du contexte dans lequel sexprime la compétence.
Léchelle dévaluation des critères
Léchelle doit être choisie avec grande attention.
Différentes options existent : notation de 1 à 5, de A à E, Très Insuffisant à Très Satisfaisant.
Léchelle doit permettre un positionnement clair et sans ambiguïté. Il existe un très grand nombre déchelle dévaluation, à chacun de créer celle qui correspondra le mieux à ses objectifs et sa culture.
Exemples déchelle :
ABCD1234Compétence à acquérirCompétence à améliorerCompétence maîtriséePersonne ressourceInexistantEn deça du niveau requisConforme au niveau requisAu delà du niveau requisAucune pratiqueInsuffisantSatisfaisantTrès satisfaisantSensibilisation de type "je connais, j'en ai entendu parler"Capacité à mettre en pratiqueCompréhension et maîtrise de la majeure partie du domaineExpertise dans le métier donné : je fais évoluer, je peux former un postulant à l'exercice de mon métierDécouverte : approche non professionnelle du domaineImitation et reproduction d'un apprentissage avec aisance et autonomie. Première phase d'acquisition professionnelle.Adaptation : maîtrise du domaine par l'expérience. Sommet de l'acquisition par l'empirisme.Paramétrage : connaissance des lois, des concepts et des principes théoriques du domaine.
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FICHE 3.1.8 Lentretien de face à face
Avoir conscience du fond et de la forme du langage.
Connaître également limpact des 5 sens dans le déroulement de lentretien et la perception quon a de lautre.
Etre cordial (en gardant la réserve professionnelle qui simpose), mettre à laise, mettre en confiance. Etre constructif, la qualité de la communication au cours de lentretien va être déterminante. Il faut faire en sorte de mettre les gens dans une dynamique, sengager dans un management mobilisateur.
Soigner lintroduction (rappeler le contexte, les objectifs et le déroulement) et la conclusion (rappeler les actions sur lesquelles lévalué va sengager, fixer les modalités de suivi et de contrôle).
Utiliser les techniques dentretien :
lécoute active,
la reformulation, les relances,
le silence,
les questions (relais, mirroir, fermées, ouvertes),
le recentrage,
la synthèse.
Etre attentif à lorganisation de lentretien :
qualité de lieu (neutralité, calme, confidentialité,
),
qualité de la documentation,
respect des dates, heure et durée dentretien.
En fin dentretien, le manager peut demander quelles sont les attentes de son subordonné vis à vis de lui.
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FICHE 3.2 Planification des effectifs et des carrières
Objectif : organiser la main duvre en fonction des besoins présents et à venir de lentreprise.
Il sagit alors de mettre à plat la mobilité qui existe dans lentreprise au niveau quantitatif pour organiser une politique dadaptation aux besoins à moyen terme de lentreprise anticipe. Cela nécessite la mise en place de moyens de connaissances des ressources (effectifs, caractéristiques).
Une fois connues, lentreprise peut en déduire les tendances futures dévolution de ses Ressources Humaines et les comparer à ses objectifs et besoins.
FICHE 3.2.1 Les politiques demploi
La gestion à court terme de lemploi a pour objectif dassurer ladéquation régulière entre les besoins de lentreprise et la population au travail.
Elle répond à 3 situations fréquentes :
les variations saisonnières dactivité
les pointes de production
les baisses de production
Les moyens daction peuvent impacter les différentes politiques de la fonction RH :
la politique de rémunération (ex : heures supplémentaires).
la politique de recrutement (ex : embauche de travailleurs saisonniers).
la politique daménagement du temps de travail (ex : modulation des horaires, réduction du temps de travail)
la politique dexternalisation / internalisation
La gestion à moyen terme de lemploi (3 à 5 ans) suppose un état des lieux et sarticule autour du schéma suivant :
Evolution démographique Possibilité de Plan du développement de
Promotion lentreprise
Projection à 3,5 ans Evaluation du besoin
en personnel
Comparaison
Politique demploi
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FICHE 3.2.2 Lévolution démographique
Il sagit ici de connaître les caractéristiques de la population de lentreprise par une analyse des effectifs.
Quels sont les effectifs possibles à prendre en compte ?
leffectif habituel qui englobe lensemble des personnes travaillant habituellement dans lentreprise (y compris les intérimaires et les contrats suspendus)
leffectif inscrit au registre du personnel (cest-à-dire les engagements de lentreprise en terme de contrat de travail),
leffectif payé,
leffectif mesurant le personnel présent à un moment donné.
Une fois le quantitatif mesuré, il est nécessaire de déterminer les critères influant la nature des effectifs :
les mouvements dentrée et de sorties, la mobilité interne,
la composition de la population (ex : les différents statuts CDD, intérim, CDI, temps partiel...)
la structure (âge, ancienneté, répartition par sexe, par formation),
la répartition par poste, par catégorie et par qualification ;
Les outils pouvant être utilisés ici sont principalement la représentation de la pyramide des âges et le bilan social.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.2.3 Lévaluation des besoins en personnel
Il sagit danticiper les évolutions et comparer celles-ci aux besoins futurs de lentreprise sur un horizon donné.
Définir lhorizon de lanticipation :
Trop court, cet horizon sera étroit et ne permettra pas un temps de réaction suffisamment rapide. Trop large, les prévisions sont plus difficilement réalisables car incertaines. La solution idéale est de raisonner à moyen terme, cest-à-dire, en général entre 6 mois et 2 ans.
- Les besoins en personnel doivent donc être évalués à partir de différentes données :
létat actuel du système productif (niveau de production, de capital technique, degré dautomatisation)
des projections de production conditionnées par lévolution de lenvironnement extérieur (ex : évolution du marché) et selon la stratégie choisie par lentreprise (ex : diversification, logique de coût...)
Evaluer les ressources en personnel
- Ces données déterminent la quantité et la qualité du personnel nécessaire. En partant des calculs et profils actuels, lentreprise anticipe leurs évolutions pour les mettre en adéquation avec ses besoins. Cette comparaison entre létat actuel des ressources humaines et celui qui est anticipé révèle donc des écarts quil est nécessaire dajuster.
FICHE 3.2.4 Comparaison et détermination des écarts
Les écarts mesurés peuvent être :
Une pénurie deffectifs: les ressources par catégorie ou service sont inférieures aux besoins (déficit en techniciens par ex.),
Un excès deffectifs: les ressources sont supérieures aux besoins (excès dagents de maîtrise),
Un déséquilibre structurel: mauvaise répartition des effectifs par catégorie (trop ouvriers non qualifiés, pas assez douvriers qualifiés), par âge (population vieillissante).
FICHE 3.2.5 Les ajustements possibles :
Les ajustements externes:
Mise en place dune politique dout-placement ou dencouragement au départ,
Mutations internes ou/et externes,
Mise en place dune politique de recrutement.
Avantages :
procédure rapide, facteur de rajeunissement
mise en place dune mobilité
Inconvénients :
les départs sont souvent synonymes de perte de savoir-faire, dexpérience, de mémoire, et peuvent être facteur de démotivation,
le recrutement coûteux, implique des contraintes dadaptation,
une possible pénurie sur le marché de lemploi des compétences recherchées
Les ajustements internes: le développement du potentiel humain de lentreprise
la flexibilité du temps de travail (voir fiche sur laménagement du temps de travail)
la mobilité interne: la gestion des carrières (voir fiche recrutement et sélection formation et carrière)
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FICHE 3.3 La gestion prévisionnelle des ressources humaines
FICHE 3.3.1 Les principes de base
La gestion des ressources humaines vise à tenir à la disposition de lentreprise un potentiel humain qui lui permette datteindre les objectifs économiques et sociaux quelle sest fixés. Sa finalité est donc dharmoniser les logiques économiques et humaines de lentreprise. Le critère de réussite est la satisfaction des besoins de lorganisation et la motivation des salariés à leur poste de travail. Cela passe par une gestion selon le chemin de base suivant :
ENTREPRISESALARIES
Objectifs nécessitant des compétences
Aujourdhui Production services : normes, qualité, délais
Organisation en filières et emplois
Ressources humaines disponibles
Métier
Performances
Compétences
Postes
OUTILS DE GESTION DU PERSONNEL
Analyse des emplois
Demain, lentreprise a :
- des projets
- des objectifs à atteindre
- des critères de rentabilité
- des exigences de compétitivité
Evaluation des performances
Demain, compétences à prévoir, compte tenu :
des projets professionnels
de la motivation
des capacités dadaptabilité
du potentiel des salariésOUTILS DE GESTION DU PERSONNEL
Gestion prévisionnelle des emplois
Gestion prévisionnelle des compétences
La gestion prévisionnelle des ressources humaines recouvre quatre champs différents :
-la gestion prévisionnelle des effectifs(cf. fiche 3.2)
-la gestion prévisionnelle des emplois
-la gestion prévisionnelle des compétences (cf. fiche 3.4)
-la gestion des carrières (cf. Fiche 3.7.4.)
La gestion prévisionnelle des emplois vise à prévoir lorganisation du travail en fonction des tâches, des missions, des objectifs, des contraintes de qualité et de rentabilité induits par le plan de lentreprise. Elle part de la logique de fonctionnement de lentreprise. Loutil utilisé est la description et lanalyse des emplois aujourdhui, et leur regroupement en filières et familles. Les experts des métiers et les responsables de lorganisation définissent ensuite le contenu des fonctions de demain. Lorganisation des emplois autour de critères permet de repérer les proximités demplois dune filière à lautre. Cest un outil puissant pour la mobilité et lévolution des carrières. Cest le responsable de formation qui va alors récupérer les besoins de lorganisation afin de pouvoir adapter les salariés à leurs nouvelles tâches. Il va déterminer si les évolutions de fonction peuvent être assurées par la formation ou non.
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FICHE 3.3.2. Lapproche par les métiers
Lobjectif est dajuster les métiers, compétences et qualifications à la stratégie de lentreprise. Lapproche quantitative nest pas suffisante, et il faut sintéresser à la nature des compétences existantes dans lentreprise.
Définition du métier : cest un ensemble de postes ou de situations de travail donnant lieu à des activités comparables et qui requièrent un ensemble de compétences comparables. Il réunit les situations de travail qui sarticulent autour de quatre paramètres que sont les savoirs, les savoir-faire, les savoirs être et les savoirs évoluer.
Cette approche est plus complète que lapproche par les postes, notion trop éclatée et trop statique qui ne rend pas compte des progressions possibles de compétence dans le temps.
Cette cartographie des métiers et des compétences permet de réaliser une politique dajustement correcte.
La démarche obéit aux mêmes principes que lapproche quantitative mais lhorizon est ici plus lointain (5 à 10 ans).
Lidentification et le recensement des métiers impliquent lélaboration dun répertoire des métiers à travers plusieurs étapes :
Identifier les postes existants dans lorganisation
Agréger les postes en fonction de leur proximité et complémentarité dactivités ainsi que du niveau de compétences nécessaires à loccupation de ces postes,
Elaborer des définitions adaptées et préciser les frontières, les interactions avec dautres postes,
Décrire le contenu de chaque métier.
FICHE 3.3.3 La cartographie des métiers
Lobjectif est didentifier les évolutions techniques, organisationnelles, ou structurelles, et leurs conséquences sur les métiers, autrement dit de mettre en évidence :
Les métiers modifiés dans leur contenu de travail,
les métiers amenés à disparaître ou à se réduire,
les métiers ou emplois stratégiques pour la vie de lentreprise et son développement (étroitement liés à la compétence), ils appellent la vigilance tant dans leurs aspects quantitatifs (besoin de renouvellement) que qualitatif (maintien des compétences),
les métiers " émergents " directement issus de lévolution des technologies, des orientations nouvelles du marché et encore peu développés (compétences rares - enjeu de formation)
les métiers à faible valeur ajoutée car avec un contenu pauvre (pérennité de ces métiers - devenir de leur titulaire)
Face à ces modifications, les politiques dajustement peuvent être :
une politique de formation/de gestion des carrières ;
la mobilité, le reclassement, la reconversion ;
une politique de recrutement ;
une politique daide au départ (out placement
).
HYPERLINK \l "AAA"Retour au sommaireFICHE 3.3.4. Les principales méthodes danalyse des compétences
Les quatre grandes approches généralement retenues par les entreprises pour analyser les compétences sont les suivantes :
Méthode analytique
Matrice de compétences
Dictionnaire des compétences
Standards de compétences
Les méthodes analytiques
Cette approche consiste à effectuer lanalyse sur la base dune série de compétences applicables à tous les domaines professionnels.
Il sagit pour lentreprise de déterminer les domaines de compétences quelle estime essentiels et pertinents compte tenu de sa culture et de son fonctionnement : ces compétences sont appelées « compétences génériques ».
Les compétences génériques les plus couramment retenues sont les suivantes :
Connaissances/expertise
Relations/communication
Résolution des problèmes
Autonomie
Management/coordination
Une fois sélectionnées, les compétences font lobjet dune définition générale puis dune différenciation en degrés de compétences, qui sont eux aussi définis. Le nombre de degrés varie ou non dune compétence à lautre, en fonction des exigences de lentreprise et des variantes observées.
Lanalyse des compétences proprement dite consiste à évaluer la fonction ou lindividu sur chacune des compétences et à choisir le degré représentatif de ses exigences (pour la fonction) ou de ses savoir-faire détenus (pour lindividu).
Méthode analytique
Consiste à analyser un poste, une fonction ou un individu sur la base dune série de compétences génériques, applicables à tous les domaines professionnelsConnaissances/
ExpertiseRelations/
CommunicationRésolution de problèmesAutonomie
Degrés
6--------------------
5--------------------
4--------------------
3--------------------
2--------------------
1--------------------
5--------------------
4--------------------
3--------------------
2--------------------
1--------------------
6--------------------
5--------------------
4--------------------
3--------------------
2--------------------
1--------------------
4--------------------
3--------------------
2--------------------
1--------------------
Ce type danalyse est bien connu pour lanalyse des emplois, il sagit en effet dune méthode traditionnelle de classification. Linnovation consiste à transférer cette analyse de lemploi vers celle de lindividu, permettant ainsi des exploitations comme lexamen des compétences détenues par rapport à celles requises, la détermination daxes de formations, lévaluation de potentiels dévolution.
Toutefois, le nombre de compétences utilisées et leur caractère « générique » rend cette approche peu précise notamment concernant les compétences techniques (connaissances et expertise techniques).
Elle ne permet pas dexploiter réellement opérationnelle en gestion des carrières, appréciation des performances/compétences, analyse des besoins de formation. Pour cette raison, les compétences techniques, plus proches du contenu des emplois, sont souvent détaillées.
Les matrices de compétences techniques
Lobjectif essentiel de cette méthode est la mesure et la gestion des compétences.
Les matrices supposent lidentification des différents domaines de compétences, de manière transversale aux activités, aux métiers de lentreprise. Chaque domaine de compétence est décrit en niveaux, de complexité croissante. Généralement, les niveaux sont les suivants :
Notion de base
Pratique professionnelle/exécution
Maîtrise dune culture générale technique
Niveau conceptuel
Certaines entreprises se satisfont dun intitulé et de la définition générale des niveaux. Dautres entreprises au contraire décrivent chaque niveau, dans chaque domaine de manière détaillée, en actes observables. Cette construction de la matrice est dans ce cas réalisée avec les professionnels spécialistes du domaine de compétence en question.
Une fois construites, les matrices de compétences sont rapides à mettre en uvre. Il suffit de positionner en compétences lobjet de lanalyse (fonction actuelle ou future, individu, groupe de personnes ou groupe de fonctions
). La gestion est alors basée sur une mesure décarts pour définir des formations, mobilités, reconversions, redéploiements, risques ressources humaines dun projet
Matrice de compétences
Consiste à effectuer lanalyse sur une série de domaines de compétences, définis à priori en fonction de lactivité de lentreprise et de ses métiersComptabilité
GénéraleComptabilité analytiqueConsolidationTechniques de recouvrement
Expertise
Notions de base
Aucune exigence
6--------------------
5--------------------
4--------------------
3--------------------
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1--------------------
0--------------------
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6--------------------
5--------------------
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1--------------------
4--------------------
3--------------------
2--------------------
1--------------------
Le dictionnaire de compétences
Réaliser le dictionnaire des compétences de lentreprise ou celles nécessaires pour la réalisation dun projet précis consiste à identifier des blocs de compétences requises par les activités ou détenues par les individus.
Ces blocs sont définis de façon synthétique par les connaissances et savoirs-faire quils contiennent. Les blocs sont ensuite consolidés dans un dictionnaire où chaque compétence identifiée fait lobjet dune description tournée vers lactivité réelle et opérationnelle.
Très ouverte, cette approche nécessite une méthode qui permettra de conduire lanalyse dans les conditions souhaitées de rigueur et de précision.
Il sagit en effet de distinguer les savoirs-faire génériques, inter-domaines professionnels, et les savoirs-faire techniques, spécifiques des métiers, des rôles analysés.
Lapproche se veut pragmatique en limitant rigoureusement les travaux danalyse à lessentiel : aux compétences-clés et discriminantes.
Elle sachève avec la mesure de la durée et du mode dacquisition des compétences, qui fournit des indications précieuses en terme de gestion des carrières et de mobilité. Cette démarche est mise en uvre avec les opérationnels des métiers concernés. Cette approche facilite :
Laide au recrutement, grâce au profil des compétences essentielles génériques et techniques nécessaires à lexercice dune fonction, qui peut être utilisé comme guide pour les entretiens de sélection
Laide à la formation, le profil de compétences requises fait lobjet dun examen méthodique lrs de lentretien annuel, les points forts et faibles révélant respectivement des potentiels dévolution et de tutorat ou des besoins dacquisition de savoirs ou savoirs-faire.
Le dictionnaire des compétences constitue la base dun répertoire des formations, accessibles hors de lentreprise ou en interne, par modules de formation ou par expérience.
La gestion des parcours individuels de carrière, le développement professionnel en indiquant les compétences à acquérir pour chaque étape dun parcours.
Les standards de compétences
Les méthodes examinées ci-dessus sont, dans la plupart des cas, mises en uvre pour la totalité ou la majorité des fonctions dune entreprise. Toutefois, certaines entreprises nont pas ce besoin ou souhaitent analyser les compétences uniquement pour quelques fonctions quelles estiment clés pour leur développement et leur compétitivité.
La méthode danalyse des standards de compétences répond bien à ce besoin. Elle consiste à identifier, pour une fonction donnée, les standards de savoir-faire opérationnel attendus pour un exercice efficace. Cette approche est particulièrement adaptée aux fonctions dexécution.
Lavantage principal de cette approche est son aspect concret, centré sur le détail des savoirs-faire.
Il facilite notamment lidentification, la description et le transfert possible des compétences. Pour navoir pu se livrer à cet exercice, bon nombre dentreprises ont enregistré ce quil est convenu dappeler des pertes de savoir-faire, lors des plans sociaux et des départs de salariés en préretraite.
Les standards de compétences sont souvent très détaillés. Ils ressemblent à certains égards à des procédures ou des modes opératoires.
Cette démarche est donc lourde à conduire, ce qui explique quelle ne soit retenue que pour quelques fonctions ou savoir-faire que lentreprise juge stratégiques ou lors de réorganisations ou restructurations.
A noter enfin que les standards de compétences peuvent être aisément déclinés en standards de performance. Cette opération permet de disposer dun excellent outil de management de la performance et daide aux décisions salariales.
Standards de compétences
Consiste à identifier, pour une fonction donnée, les exigences détaillées de compétences correspondant aux standards de résultats et de comportements attendus
OPERATEUR XYZ
-----------------------------------------------------------------------------------
AO1 Savoir procéder aux mesures et essais suivants (
) dans un
Délai de deux heures avec moins de 3% de rebus
AO2 Etre capable de vérifier lensemble des éléments mécaniques
Pendant les phases demboutissage
AO3 Pouvoir régler
Choisir une méthode adaptée consiste alors à déterminer la démarche la mieux adaptée à lentreprise en fonction des objectifs et caractéristiques des méthodes.
La décision pourra être liée aux points dobservation suivants :
la durée des analyses et le coût global,
la nature des objectifs,
la facilité de compréhension et dutilisation de la méthode (notion dappropriation),
les liens souhaités avec dautres domaines de la GRH telles que : lévaluation ou la rémunération.
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FICHE 3.4 : La rémunération - la structure
Objectif : Rétribuer lactivité qualitative et quantitative du collaborateur en veillant à la répercussion sur la masse salariale.
FICHE 3.4.1 : Structure générale dun système de rémunération
Source : daprès Gérard Donnadieu, « Du nouveau dans les rémunérations », Personnel, n° 285, p.16.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.4.2 : La détermination de la rémunération
CONTRAINTES A PRENDRE EN COMPTE
EquitéDéfinition et évaluation de postes
+Masse salariale
Structure de la rémunération des postes
++Equilibre interne
Rémunération de la façon doccuper le poste
performance individuelle
participation à la performance collective
potentiel individuel
++Sous système de promotion
Système de primes
Primes Compensation des contraintes Avantages sociaux
==Structure de rémunérations individuelles
Source : B. Martory, D. Crozet, « Gestion des ressources humaines », « Détermination des rémunérations individuelles », figure 5.4, Dunod, Février 2001.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.4.3 : La gestion à court terme
Qualification et salaire : un outil : la grille de la méthode HAY
Salaires et masse salariale
La masse salariale = la somme totale des coûts salariaux
Elle est influencée par des variations à la hausse ou à la baisse :
Sur lensemble du personnel
Individuelles à lintérieur de la zone de progrès du poste, par changement de poste dans le cadre dune promotion, dune sortie.
Sous leffet de lancienneté
Selon la variation pratiquée sur la rémunération, la DRH suit une logique dactions bien précise : par exemple, le relèvement des bas salaires.
Il existe plusieurs types daugmentation (qui peuvent être individuelles ou générales) :
Les augmentations hiérarchisées (x% sur lensemble du personnel)
Les augmentations non hiérarchisées (fixe identique pour tous)
Les augmentations semi-hiérarchisées (x% avec un minimum fixe)
Les augmentations ont des effets de masse ou de niveau :
Les effets de niveau : pourcentage dévolution de la rémunération instantanée dune personne ou dun groupe entre deux dates.
Les effets de masse : pourcentage dévolution de la masse salariale annuelle dune personne ou dun groupe de personnes comparé sur deux périodes.
Donc, plus laugmentation des rémunérations sera tardive dans lannée, plus leffet de masse sera faible. Cest leffet de report.
Pour pouvoir gérer et contenir ces coûts, il sera nécessaire de
procéder à un calcul prévisionnel de la masse salariale.
Les augmentations peuvent être de trois natures différentes:
- hiérarchisées, avec un pourcentage sur lensemble du personnel
- semi hiérarchisées : x% avec un minimum fixe
- non hiérarchisées, avec un fixe identique pour tous.
Les effets possibles de ces augmentations sont :
- Lévolution en niveau, qui correspond au pourcentage dévolution de la rémunération instantanée dune personne ou dun groupe entre deux dates.
- Lévolution en masse, qui correspond, elle, au pourcentage dévolution de la masse salariale annuelle dune personne ou dun groupe de personnes comparé sur deux périodes. Ainsi, une augmentation des rémunérations plus tardive dans lannée entraînera un effet de masse plus faible.
Cela implique que ces effets daugmentation ont des conséquences pécuniaires qui nécessite le calcul prévisionnel de la masse salariale.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.4.4 : La gestion à long terme
Il sagit de mettre en uvre une politique salariale nécessairement cohérente avec les objectifs généraux de lentreprise.
Cette politique passe par des étapes successives qui consistent à :
- Analyser lenvironnement externe et interne de lorganisation (national, de branche, le climat social
)
- Déterminer les objectifs de la politique salariale (maîtrise de la masse salariale
)
- Choisir et mettre en uvre des activités telles que la compétitivité ou léquité
- Contrôler et corriger : on peut faire des audits des rémunérations comme laudit de conformité, laudit defficacité ou laudit stratégique.
Il sagit également de gérer les carrières à long terme. Dans ce cas, il faut évaluer les potentiels humains présents dans lentreprise.
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FICHE 3.5 : La rémunération - les droits sociaux
Objectif : Assurer la rétribution du "service fait" en tenant compte des dispositions légales et, à partir dun barème rationnel préalablement établi.
Ainsi, les dimensions légale et sociale sont un aspect essentiel de la rémunération des salariés et des modalités qui en découlent. Par exemple, sur le plan des individus, il est indispensable dadopter un système de rémunération qui apparaît comme équitable pour tous.
FICHE 3.5.1 : Fixation des rémunérations
La dimension légale :
Elle repose sur des obligations légales, conventionnelles et contractuelles que lon doit respecter lorsque lon fixe les salaires.
Parmi ces obligations, on retrouve :
- Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC)
- Les rémunérations conventionnelles minimales
- Légalité entre les salaires féminins et masculins
- Lobligation de négociation au niveau de la branche ou de lentreprise
- La rémunération minimale mensuelle (RMM).
La dimension sociale :
Pour une gestion efficace des ressources humaines, il est nécessaire de mettre en place un système de rémunération équitable pour tous. Le système le plus logique est de faire un échelonnement des postes les uns par rapport aux autres et de construire un barème de rémunération correspondant.
Cette méthode de classification se fait selon 2 étapes successives :
- Dans un premier temps, on procède à une qualification des postes, où lon va évaluer chaque poste et lui attribuer une cotation (méthode par rangement : les postes sont classés hiérarchiquement les uns par rapport aux autres, méthode analytique : selon la méthode HAY MANAGEMENT par exemple, on classe les postes en fonction de différents critères que sont la compétence, linitiative créatrice et la finalité.)
- Ensuite, il sagit de faire une correspondance en salaire, avec la fixation déchelle de salaires pour chaque poste, la création de plages de progrès, lélaboration de filière professionnelle.
FICHE 3.5.2 : Le paiement de la rémunération
Dun point de vue juridique, le salaire a un "caractère alimentaire" car cest généralement la seule ressource du salarié. Lemployeur a donc lobligation de le payer à intervalles réguliers.
Le salaire doit donc être payé au moins une fois par mois pour les salaires mensualisés, et au moins tous les trois mois pour les voyageurs et représentants de commerce.
Lemployeur doit aussi délivrer un bulletin de paie élaboré où doivent apparaître des mentions obligatoires comme les éléments de rémunération, le montant des charges salariales et patronales, les congés...
Enfin, il se doit de tenir une Déclaration Annuelle de Salaire quil doit régulièrement actualiser. Cette déclaration a pour but de faire un bilan de lensemble des salaires et charges sociales versées sur une année.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.5.3 : Les charges sociales
Les charges sociales représentent une part importante de la masse salariale et répondent à une réglementation spécifique.
Il existe plusieurs types de charges sociales :
Les cotisations de sécurité sociale qui sont calculées sur toutes les sommes versées au salarié (salaire, indemnités...)
Les cotisations daccident du travail dont le calcul est variable par entreprise et est fonction des risques.
Les régimes complémentaires de retraite et de prévoyance : des cotisations obligatoires sont calculées en tranches selon la qualification "cadre" ou "non-cadre" du salarié.
Lassurance chômage.
Les charges fiscales telles que la participation à la construction, la taxe dapprentissage, la participation à la formation professionnelle continue, la taxe sur les salaires ou encore le versement au transport. Certaines cotisations sont déterminées en fonction de la dimension de la masse salariale.
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FICHE 3.6 : Sélection et Recrutement
Objectif : Assurer la meilleure adéquation possible entre le potentiel individuel et les exigences dun poste. Pour un recrutement qui répond au mieux à cet objectif, il y a 5 étapes indispensables.
FICHE 3.6.1 : Lidentification et la spécification du besoin réel de lentreprise
Dans un premier temps, on doit définir, décrire et analyser le poste à pourvoir, grâce à une grille danalyse. Il faut également identifier le profil nécessaire pour ce poste, dans le but détablir les différents critères de sélection.
La définition de fonction se concentre sur six axes principaux :
La mission : cest la raison dêtre de la fonction, sa finalité par rapport aux autres fonctions. Il y a intérêt à rappeler sous cette rubrique sous quelle dépendance hiérarchique agit le titulaire de la fonction.
Les relations de communication interne et externe à lentreprise exigées pour un bon fonctionnement de la fonction. Les problèmes de liaison étant à lorigine de nombreux dysfonctionnements.
Les activités : elles se composent dune série de tâches répondant à un même objectif. On considère quune fonction regroupe en général quatre activités que lon sefforcera de hiérarchiser en partant du cur de métier. La difficulté est de ne pas tomber dans une description exhaustive des tâches en mode opératoire.
Les compétences requises : décrites comme qualités professionnelles et découlant de comportements professionnels observables et prédictifs de réussite.
Les connaissances requises : indispensables à la tenue du poste.
Le niveau de formation requis.
La définition du profil recherché conduit à décrire le candidat « idéal » qui nexiste pas en réalité, ce pourquoi il est essentiel de classer chaque élément du profil dans lune des catégories suivantes :
indispensable : un candidat qui ne présenterait pas cette caractéristique ne peut occuper le poste ;
essentielle : caractéristique que doit posséder un candidat pour assurer correctement la fonction ;
souhaitée : caractéristique désirée, mais non nécessaire, pour remplir correctement la fonction.
FICHE 3.6.2 : Les sources de recrutement
Avant toute chose, on doit déterminer si lon procède à :
- un recrutement interne, si le poste à pourvoir sinscrit dans une logique de mise en place dun plan de gestion des carrières ou encore, si lentreprise souhaite stabiliser ou réduire ses effectifs.
- un recrutement externe, si le poste considéré requiert des compétences, un niveau de diplôme ou une expérience que seul le marché du travail peut fournir.
- un recrutement interne et externe à la fois, afin de comparer les différents niveaux de qualification.
Dans un second temps, la mission est de prospecter en sappuyant sur : les candidatures spontanées, les petites annonces, les réseaux institutionnels (ex : associations danciens élèves), les réseaux professionnels (ex : ANPE ou APEC), lapproche directe qui consiste à faire appel à des chasseurs de tête, les relations personnelles, les filières en alternance, les stagiaires qui peuvent constituer un vivier non négligeable
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.6.3 : La campagne de recrutement
La campagne de recrutement a pour objectif de susciter des candidatures pour le poste à pourvoir.
Elle se concentre sous 4 axes principaux :
lidentification des cibles ;
la détermination de la durée et du suivi de la campagne ;
la sélection des médias les mieux adaptés ;
la rédaction du texte de lannonce.
FICHE 3.6.4 : La sélection du candidat
Elle sopère par lorganisation dun tri qui se fait sur CV et lettre de motivation. Lobjectif est de cerner au mieux la personnalité du candidat, ses compétences et son éventuelle adéquation au poste proposé.
Vient ensuite la présélection organisée à laide de tests daptitudes intellectuelles, de tests psycho-techniques et de personnalité. Certains cabinets de recrutement ou entreprises font parfois appel à la graphologie, afin déliminer des candidats si le nombre de candidatures est trop important pour le poste en question. Dans ce cas, on peut aussi convoquer les postulants à un entretien de groupe dont lobjectif est de faire un tri massif des candidats.
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FICHE 3.6.5 : Lentretien
Lentretien de sélection a pour but dinformer au mieux le candidat sur le poste à pourvoir. Il doit aussi permettre de détecter la personnalité et les compétences du postulant.
Il existe plusieurs sortes dentretiens :
- En tête-à-tête, où le candidat est reçu par un des membres de lentreprise ou par le consultant dun cabinet de recrutement.
- Lentretien individuel face à plusieurs interlocuteurs
- Lentretien collectif qui permet de définir au mieux la personnalité et la capacité de réaction du candidat dans une situation donnée
- Lentretien en série, où le candidat est reçu à plusieurs reprises, pour affiner le questionnement et optimiser ladéquation au poste
- Lentretien à la chaîne : ici, le candidat rencontre successivement plusieurs membres de lentreprise au cours dune même journée
La mise en situation ou assessment center : le candidat est confronté à une situation quil pourrait rencontrer dans son poste. On peut, par exemple, placer le sujet devant une pile de dossiers à traiter dans un temps limité.
FICHE 3.6.6 : Concrétisation du recrutement et intégration
La décision finale est toujours prise par le DRH de lorganisation ou par la personne habilitée à faire ce choix dans lentreprise lorsquil ny a pas de DRH, même si le recrutement est réalisé par un cabinet.
En ce qui concerne la signature du contrat, laccord se fait entre les deux parties sur le type de contrat choisi (CDD, CDI, TP
), le système de rémunération, le titre du salarié, le lieu de travail
.
A lissue du recrutement, le candidat retenu doit effectuer une période dessai au cours de laquelle il doit se familiariser avec son milieu de travail. Dans cette perspective, il est de lintérêt de lentreprise de mettre en place un accueil et un suivi efficaces du nouveau salarié, si elle veut concrétiser son embauche au-delà de la période dessai.
Un conseil : il est préférable dinvestir pour le nouveau salarié (coûts dadaptation, de formation et de familiarisation plus élevés) afin quil soit satisfait et compétent, plutôt que dadopter une politique laxiste daprès-recrutement qui peut conduire à une non-concrétisation de la période dessai. En effet, dans ce cas, lentreprise a eu un coût de recrutement inutile, et de plus, la personne doit faire face à un échec.
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FICHE 3.6.7 : Deux grilles danalyse des process de recrutement.
Besoin de Recrutement II Définition de posteAnalyse IIII Déf. du profil du titulaireDéfinition de fonction IIIIII Identification des sources de recrutementProspection interne IVIV Mise en place des moyens de recrutementProspection externe V
V Campagne de recrutementTri des candidatures VIVI Sélection des candidats
Questionnaire VIIVII Décision dembauche
Entretien VIIIV III IntégrationTests IXDécision XJ. Bourdonnais, « Les Recrutements »,
Encyclopédie des Sciences de Gestion
Vuibert, 1990Les huit étapes du recrutement
La Gestion des Ressources Humaines
B. MARTORY , C. CROZET
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FICHE 3.7 Formation et carrière
La formation doit être considérée comme :
- un moyen de développement car elle permet au salarié de conserver son emploi et lui assure une progression au sein de son entreprise
- un moyen de croissance car une main duvre compétente permet à lorganisation daméliorer son efficacité et sa rentabilité en matière de production
- un moyen de faire face aux changements.
FICHE 3.7.1 Le contexte et les principales étapes de lélaboration et de la réalisation dun projet de formation
Le contexte :
Pour mettre en place la formation en milieu organisationnel, il faut tenir compte des environnements législatif (les lois, accords et systèmes daide des gouvernements), social, politique
Les 6 principales étapes :
Pour construire un projet de formation, il est nécessaire de suivre différentes étapes.
Dans un premier temps, il sagit didentifier les besoins des acteurs. Pour cela, on doit recueillir et analyser les données et on doit classifier les besoins.
La deuxième étape consiste en la conception et la formulation dun programme de formation (interne ou externe) :
- définition des objectifs du programme
- détermination des contenus
- estimation du coût du programme
Ensuite, il faut diffuser les activités de formation en ayant préalablement déterminé les séquences, choisi le formateur et identifié les participants
Il faut également choisir un outil parmi ceux disponibles pour lapproche pédagogique : choix dune méthode (ex : jeu de rôles) et choix dun support (ex : graphique)
Les deux dernières étapes correspondent à la transmission du contenu de la formation, et à lévaluation de la formation (formelle ou informelle) où le choix dune méthode, la mesure des résultats et le suivi post formation simposent si lon veut rester en adéquation avec les besoins fixés au départ.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 3.7.2 Schéma d'élaboration d'un plan de formation
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FICHE 3.7.3 Niveaux d'évaluation de la formation
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FICHE 3.7.4 La gestion des carrières
La notion de carrière a longtemps signifié la période au cours de laquelle une personne travaillait pour quelquun. La définition actuelle de carrière date des années 60 et correspond à une succession daffectations à des postes de travail.
Cependant, face aux changements des années 90 faits de mutations technologiques et de transformations des métiers, le concept de plan de carrière prend une autre dimension.
Désormais, gérer sa carrière, seul ou avec laide de son entreprise, ne consiste pas à prévoir dans le détail, des années à lavance, la succession dactivités professionnelles. En fait, la gestion de carrière peut se définir comme un ensemble dactivités entreprises par une personne pour suivre et diriger son parcours professionnel, dans ou en dehors dune organisation spécifique, le but étant datteindre le plus haut niveau possible de compétence et de réussite, hiérarchiquement ou socialement, compte tenu de ses aptitudes, de ses qualifications, mais également de ses aspirations.
Une carrière devient alors une succession de postes, de décisions de mobilité, souhaitées (démission) ou subies (licenciement ou fin de CDD) : cest la mobilité externe. Encore récemment, les spécialistes en gestion de carrière déconseillaient des changements trop nombreux. En effet, totaliser, à 40 ans, plus de cinq entreprises étaient perçu comme un signe dinstabilité.
Un rapport de décembre 2001 consacré aux compétences et à la mobilité, est réalisé par un groupe de travail mandaté par la commission européenne, affirme que les gouvernements nationaux et les entreprises sont responsables de la sédentarité du salarié.Ainsi note-t-on que la mobilité entre les pays membres de lunion européenne est loin dêtre une réalité.
La mobilité professionnelle nest pas inscrite dans les pratiques alors que 80 % des compétences actuelles deviendront obsolètes dans les 10 ans à venir. Premier responsable : le système éducatif. Linnovation et les nouvelles technologies sont insuffisamment promis au sein des programmes scolaires malgré lémergence du défi imposé par la société de linformation. Autres causes : les écarts de niveaux de formation initiale entre les pays de lunion européenne et le taux de salariés ayant suivi une formation continue. Entreprises et pouvoirs publics sont donc à lorigine de la sédentarité des Européens.
Le même constat peut être fait à propos de la mobilité géographique : rien ne la favorise. Ces 10 dernières années, 38% des citoyens européens ont changé de résidence principale, parmi lesquels 68% sont restés dans la même ville.
Le rapport préconise donc la création dun portail consacré à la mobilité en Europe, sur lequel seraient fournies, à terme, les équivalences des classifications professionnelles. De plus, pour permettre la validation des acquis, le rapport préconise la création dune instance européenne chargée de la reconnaissance des qualifications.
Donner un niveau minimal dinstruction et favoriser lapprentissage dune langue étrangère avant lâge de 8 ans sont les deux leviers complémentaires identifiés.
Mais, si la mobilité externe permet de saisir les opportunités et de progresser généralement plus vite quen interne, elle constitue une préoccupation croissante des DRH qui veulent conserver une dynamique de renouvellement modérée du personnel, éviter la démotivation des salariés qui nont pas de perspectives internes et sélectionner et conserver les compétences davenir et aider à partir celles qui seront moins utiles dans le futur.
La mobilité interne, elle, peut être verticale (position hiérarchique), horizontale (changement de poste), géographique ou fonctionnelle.
Pour développer la mobilité interne, les entreprises utilisent divers outils qui nécessitent un important effort de communication:
- le panneau daffichage, qui nencourage pas la consultation
- les notes, qui ciblent les destinataires
- le journal de mobilité
- le Minitel ou le réseau informatique (intranet)
- les réunions de mobilité qui réunissent la DRH, les responsables opérationnels et les gestionnaires de carrière et qui permettent un travail très fin et personnalisé.
Deux politiques de promotion peuvent être distinguées : la promotion "au coup par coup" et la promotion organisée. La première ne peut intervenir que lorsquun poste à pourvoir existe et se fait à tout niveau hiérarchique ou lorsque le poste doit être pourvu rapidement, alors que la seconde repose sur une gestion prévisionnelle des emplois, un système dévaluation du personnel, ainsi que des plans de remplacement. Dans ce type de promotion, on distingue quatre types de promotion : dans la catégorie, de catégorie, de salaire ou collective.
La mise en place de filières promotionnelles ou de dispositifs de pilotage de carrière via le bilan professionnel et de compétences correspondent à des pratiques de plus en plus développées face à la montée des exigences professionnelles des salariés (souhait de développement personnel
) et à lévolution socioculturelle (dispersion des familles, européanisation
).
Compte tenu des nombreux départs à la retraite dici 2006, la gestion des carrières devient une pierre angulaire de la GRH, et sattache alors à la liaison entre lévolution des structures et le développement des hommes.
Reste à mettre en place le système de gestion des carrières approprié :
la politique salariale, les plans de carrière individuels ou collectifs, des organigrammes prévisionnels, un plan de remplacement, un plan de formation individuel nécessaire à ladaptation ou à lévolution individuelle ou collective et la politique de recrutement.
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FICHE 3.7.5 : La validation des acquis de lexpérience (VAE)
Que veut dire valider les acquis?
Cest reconnaître que lon peut apprendre en dehors de situations formelles d apprentissage,
Cest admettre que ces savoirs de lexpérience peuvent être reconnus comme équivalents de connaissances acquises dans une salle de cours.
La validation des acquis de lexpérience a pour but dacquérir, de compléter ou dadapter une qualification. La VAE est un droit inscrit au livre IX du code du travail. Elle permet dobtenir tout ou partie dun diplôme ou dun titre à finalité professionnelle, ou tout ou partie dun certificat de qualification. Elle est une des voies de la valorisation de lexpérience et ouvre de nouvelles perspectives de mode de reconnaissance.
HISTORIQUE JURIDIQUE
Loi de 1934 : possibilité dobtenir le titre dingénieur sur lexpérience professionnelle.
Loi de 1985 : autorisation dérogatoire dentrer dans lenseignement supérieur sans avoir les diplômes requis.
Loi du 20 juillet 1992 : permet la délivrance dun diplôme ou des parties dun diplôme de lenseignement secondaire, supérieur, de lagriculture, de la jeunesse et des sports (VAP).
Loi du 17 janvier 2002 : loi sur la modernisation sociale.
Décret du 24 avril 2002 : organisation de la VAE dans les établissement denseignement supérieur.
Décret du 26 avril 2002 : organisation de la VAE pour la délivrance dune certification professionnelle ; création du répertoire national des certifications professionnelles ; création de la commission nationale de la certification professionnelle.
Décret du 3 mai 2002 : institution du congés VAE, possibilité de bénéficier dun congés de 28 heures pour constituer son dossier et se présenter devant le jury.
Décret du 17 décembre 2002 : les dépenses concernant la VAE sont imputables sur les 1.5 % de la formation obligatoire des entreprises, ce qui implique un contrôle des activités VAE.
PRINCIPE
La VAE consiste en une procédure de vérifications, dévaluations et dattestations des connaissances et des compétences du candidat, par un jury indépendant et composé de professionnels.
Les acquis nécessaires doivent reposer sur des compétences professionnelles issues dune activité salariée, non salariée ou bénévole exercée en continu ou non. Lexpérience doit être en rapport avec la certification visée.
La durée minimale de lexpérience exigée est de trois ans. Ne sont pas pris en compte dans la durée dexpérience requise les périodes de formation initiale ou continue, les stages et les périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation dun diplôme ou dun titre.
Sont concernés :
Les salariés (CDI, CDD, intérimaires
),
Les non-salariés (membre dune profession libérale, exploitants agricoles, artisans, commerçants, travailleurs indépendants
),
Les agents publics titulaires ou non,
Les demandeurs demploi,
Les bénévoles ayant une expérience associative, syndicale ou politique.
LA CERTIFICATION
Pour que le système de certification soit cohérent et lisible, la loi a créé un Répertoire National des Certifications Professionnelles, dans lequel sont inscrits lensemble des diplômes, des titres à finalité professionnelle et les certificats de qualification.
Certaines certifications pourront être exclues du champ de la validation, notamment celles des domaines de la santé, de la sécurité et de la défense. A aujourdhui, il ny a pas dexclusion définitive, des pourparlers sont en cours avec les ministères concernés.
Le Répertoire est géré par la Commission Paritaire Nationale de lEmploi, commission réunissant les ministères concernés et des représentants du monde économique et social.
Peuvent être obtenus via la VAE :
Un diplôme ou titre professionnel délivré par lEtat,
Un diplôme délivré au nom de lEtat par un établissement denseignement supérieur,
Un titre dun organisme de formation consulaire ou privé,
Un certificat de qualification paritaire.
PROCEDURE
Un congés est accordé pour les salariés souhaitant entreprendre une VAE.
Choix de la Certification (appartenant au Répertoire National) voulue par le candidat.
Demande de validation auprès de linstitution ou de lorganisme qui délivre le diplôme, titre ou certificat de qualification que le candidat désire par le biais dun dossier.
Chaque établissement ou Ministère, a mis au point son propre dossier. Ce dossier est constitué par la description des activités professionnelles exercées et surtout par la mise en relation des compétences avec celles exigées par le référentiel de la certification visée. Le candidat ne peut déposer quune seule demande par an pour la même certification et trois demandes maximum pour des certifications différentes.
Recevabilité de la demande (ou le rejet) par lautorité qui délivre la certification.
Acte de validation délivrée par un jury.
Le jury est constitué dindépendants, regroupe enseignants et professionnels ; il est présidé selon les règlements et les dispositions régissant la certification visée. Il doit comporter au moins ¼ de représentants qualifiés des professions (pour moitié employeurs, pour moitié salariés).
Il faut également un équilibre hommes/femmes.
Les professionnels appartenant à lentreprise dont est issu le candidat, ne peuvent participer aux délibérations du jury, ainsi que les personnes ayant accompagné le candidat dans la préparation de son dossier (sauf pour lenseignement supérieur).
Le jury vérifie que les acquis du candidat correspondent aux compétences, aptitudes et connaissances exigées par le référentiel : examen sur pièces, entretien, mise en situation du candidat ou tout autre moyen dévaluation jugé adéquat et prévu par la réglementation de la certification. Le jury délibère sur la base des documents produits et de ses observations.
A lissue de cette vérification, il existe deux possibilités :
validation totale avec attribution du diplôme, titre ou de la certification de qualification
validation partielle, le jury se prononçant sur la nature des connaissances et des compétences devant faire lobjet dun contrôle complémentaire nécessaire à lobtention du diplôme, titre ou certificat.
La validation partielle reste valable cinq ans.
Le jury organise et accompagne ses préconisations et ses prescriptions auprès du candidat. Il organise également les « contrôles complémentaires ».
FINANCEMENT DE LA VAE
Faisant partie du champ de la formation continue, la VAE peut faire lobjet dune prise en charge par les différents acteurs qui participent aux dépenses de la formation professionnelle continue : Etat, régions, UNEDIC, entreprises, OPCA et FONGECIF.
Le coût de la VAE est lié aux frais de la prestation et à la rémunération éventuelle du candidat.
En moyenne, les frais de la constitution du dossier n excède pas 1000 ¬ , mais selon le diplôme, ils peuvent atteindre le prix de la scolarité en formation continue classique.
VAE ET GRH
Gestion des compétences
La VAE peut permettre l organisation de la mobilité interne et externe, des parcours professionnels et laccompagnement des plans sociaux.
Elle met également en cohérence des niveaux de certification entre salariés. Elle permet la gestion de la pyramide des âges.
Elle valorise les salariés particulièrement expérimentés, mais aussi des salariés considérés comme étant sans qualification.
Outil dévaluation externe
Cest un mode dévaluation externe complémentaire, indépendant par rapport aux modes habituels dévaluation de lentreprise. Elle permet également le repérage de potentiels, plus de lisibilité et de transportabilité.
Une nouvelle façon de penser la formation
La VAE individualise et réduit les parcours. Elle a une démarche formative différenciée séloignant de la forme « stage ». Elle sinscrit parfaitement dans le concept de formation tout au long de la vie.
LIMITES ET PERSPECTIVES DE LA VAE
Gérer les frustrations des salariés sils ne trouvent pas à la clé une promotion ou une augmentation de salaire,
Difficulté à mobiliser des professionnels pour faire partie des jurys,
On note une plus grande sévérité des professionnels par rapport aux enseignants au cours de la validation,
Outil de gestion des ressources humaines : cartographie précise des compétences,
Renforcer lattractivité de secteurs dactivité dévalorisés,
Lutter contre la pénurie de personnel qualifié,
Favoriser les reconversions professionnelles,
Faciliter le reclassement ou la mobilité des salariés.
Aujourdhui, 40 à 50% des dossiers bénéficient dune validation totale du diplôme. En 2003, on observe un doublement des demandes de VAE, ce qui signifie quà la fois salariés et entreprises se mobilisent.
Dans la plupart des pays européens (essentiellement les pays du nord), il existe des équivalents à des degrés variables. Mais seule la France autorise une validation totale de diplôme, et fait donc lobjet dune observation attentive de nos voisins européens.
FICHE 4 LES VARIABLES SOCIALES
FICHE 4.1 Les moyens au service du DRH
FICHE 4.2 Les différentes institutions représentatives du personnel
FICHE 4.3 La communication interne
FICHE 4.4 Le dialogue social
FICHE 4.5 Les syndicats, acteurs du jeu des relations sociales
FICHE 4.6 Les dysfonctionnements sociaux classiques dans lentreprise
FICHE 4.7 Les conflits sociaux : le dysfonctionnement social par excellence
FICHE 4 LES VARIABLES SOCIALES
Le système Social :
Le système social est composé par tous les acteurs qui interagissent dans une entreprise. Son objectif est dassurer un traitement équitable aux salariés, de respecter leurs exigences éthiques, et de garantir une circulation efficace de linformation.
FICHE 4.1 : Les moyens au service du DRH
4.1.1 Les moyens pour garantir étique, équité, employabilité
Pour PRIVATErépondre aux besoins déquité
Veiller au rapport entre la contribution et la rétribution, en considérant tous les éléments qui en font partie.
Pour la rétribution : salaire de base, bonus variables, avantages divers, etc.
Pour la contribution : efforts, performances, compétences, niveau de formation...Communiquer
la politique salariale de lentreprise
le système de rémunération et lensemble de ses composantes.
Les informations concernent :
la contribution effectivement évaluée, avec ses opportunités daccroissement
la rétribution avec la clarification de lensemble de ses composants
le lien entre les deux, et les conditions daugmentation.
Les moyens
la délégation à lencadrement
la formation de lencadrement (description de poste, entretien annuel dappréciation, les perspectives à moyen terme, la marge de manuvre).Pour garantir lemployabilité des salariés
Faire en sorte que le salarié puisse conserver un emploi, pour lui satisfaisant, tant en interne quen externe.Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
Dune part, évaluation des compétences actuelles de chaque salarié, analyse de ces besoins et capacités dévolution, dune autre, connaissance des compétences requises pour chacun des postes actuels, et leur évolution future.
Outils :
bilan social, définition de référentiels des compétences, analyse des postes
formation de lencadrement au management.Pour le respect de léthique
Favoriser des normes comportementales générant la confiance entre les différents acteurs, limiter les coûts du «passager clandestin » sans rendre pour autant les contrôles excessifs.Collaborer avec la DG pour
aborder avec les salariés et leurs représentants les points les plus délicats : la sécurité, la rémunération, lemploi
mettre en place un certain nombre doutils : études du climat social, enquêtes dopinion, observatoires sociaux
Les acteurs de la négociation sont : les organisations syndicales, les branches professionnelles, les pouvoirs publics, les instances internes (comités dentreprise, délégués du personnel, commissions spécialisées
).
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4.1.2 Les moyens pour apprécier le climat social dans lentreprise
Le climat social dune entreprise est un phénomène multiforme, impalpable, et par conséquent difficilement appréciable. Cela étant, négliger létat de ce climat mènerait à des dérives telles quune méconnaissance des dégradations, une cristallisation des situations de déséquilibre, ou à lopposé une dramatisation à outrance générant des réactions non appropriées.
Il savère donc extrêmement utile de mettre en place des méthodes rationnelles permettant dapprécier le climat social et de le décomplexer :
Enquêtes périodiques conduites auprès du personnelCe sont des enquêtes de satisfaction et de motivation du personnel qui permettent de suivre la tendance globale du climat social. Il existe en effet une corrélation entre motivation et productivité.
Inconvénient : ces enquêtes sont lourdes et coûteuses à mettre en place, et lexpression des individus sur leur motivation ne reflète pas toujours la tendance globale du personnel
Utilisation dindicateurs courants (« scoring du climat social »)Il est possible de suivre en continu lévolution du climat social grâce à des indicateurs objectifs auxquels sont régulièrement associés des points (mécanisme de « scoring »). Considérons par exemple lindicateur « motivation » : sil totalise 0 point, il y a une absence inquiétante de motivation au sein de lentreprise et par conséquent une présence de dysfonctionnements graves. A linverse, sil totalise 5 points, la motivation est une force de lentreprise.
En suivant les variations de ces indicateurs dans le temps, on peut ainsi apprécier lévolution du climat social.
FICHE 4.2 Les différentes institutions représentatives du personnel
4.2.1 Tableau Synthétique
Entreprises ou Etablissements
Représentants du Personnel
Rôle essentiel
Désignation
Périodicité
Occupant de 11 à 49 salariésDélégués de personnelRéclamations individuelles et collectivesElections par le personnel obligatoirement organisées par lemployeurTous les deux ansDélégué syndical choisi parmi les délégués du personnelRevendications
NégociationNomination sur linitiative des syndicats représentatifsDans ce cas, pour la durée du mandat de délégué du personnel
Occupant de 50 à 299 salariés
Délégués du personnel
Réclamations individuelles et collectives
Elections par le personnel obligatoirement organisées par lemployeur
Tous les deux ansMembres du Comité dEntreprise
Information et consultation dans les domaines économiques et professionnels
Gestion des uvres sociales et culturellesDélégué syndical
Revendications
Négociation
Nomination sur linitiative des syndicats représentatifs
Pour une durée indéterminéeEtant également représentant syndical au CERôle consultatif
Entreprises ou Etablissements
Représentants du Personnel
Rôle essentiel
Désignation
PériodicitéOccupant de 50 à 299 salariés
Membres du CHSCT
Protection de la santé et de la sécurité des travailleurs
Contrôle, étude, analyse des risques professionnels et des conditions de travail
Information et consultation sur lhygiène et la sécurité dans lentrepriseDésignation par un collège constitué par les membres élus du comité dentreprise et les délégués du personnel
Tous les deux ans
Occupant de 300 à 999 salariésDélégués du personnel
Réclamations individuelles et collectives
Elections par le personnel obligatoirement organisées par lemployeur
Tous les deux ansMembres du Comité dEntrepriseInformation et consultation dans les domaines économiques et professionnels
Gestion des uvres sociales et culturellesDélégué syndicalRevendications
Négociation
Nomination sur linitiative des syndicats représentatifs
Pour une durée indéterminéeReprésentant syndical au CERôle consultatifMembres du Comité de GroupeInformation et dialogue sur les orientations stratégiques du groupeDésignation par les organisations syndicales de salariésTous les deux ans
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaire4.2.2 Le Comité dEntreprise
Il est obligatoire dans les entreprises qui occupent plus de 50 salariés, il est présidé par le chef dentreprise ou son représentant, et ses membres sont élus pour 2 ans, en nombre égal entre titulaires et suppléants.
Lemployeur a lobligation dinformer le CE régulièrement sur la situation économique de lentreprise et de le consulter avant la prise de certaines décisions, notamment celles relatives à la gestion et à lévolution économique de lentreprise, à lorganisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production.
Le CE a deux attributions essentielles :
la diffusion de linformation et la consultation sur tout ce qui concerne lorganisation de lentreprise, au sens le plus général
la gestion séparée de ces deux budgets : subvention de fonctionnement et subvention des activités sociales et culturelles de lentreprise.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaire4.2.3 Les Délégués du Personnel
Ils sont élus pour 2 ans dans les entreprises qui occupent 11 ou plus salariés et ils sont chargés essentiellement de deux missions :
Transmettre les réclamations individuelles et collectives des salariés à lemployeur
Signaler à lInspecteur du Travail les éventuelles anomalies constatées.
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4.2.4 Le Délégué Syndical
Il est désigné par un syndicat représentatif habilité par la loi à avoir une section syndicale, au sein dune entreprise dau moins 50 salariés. Il ny a pas de durée maximale du mandat et les fonctions principales du délégué sont :
Négocier et signer, au nom du syndicat, les conventions et accords conclus au niveau de lentreprise avec lemployeur
Présenter les revendications de tous les salariés.
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaire4.2.5 Le Comité dHygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail
Le CHSCT est obligatoire dans tout établissement employant au moins 50 salariés (Loi du 23 décembre 1982) et il doit être constitué dans les entreprises de moins de 50 salariés si lInspecteur du Travail le juge nécessaire pour lexistence de risques particuliers.
Ce comité a plusieurs attributions :
Il est obligatoirement consulté avant toute introduction de nouvelles technologies, des nouvelles formes dorganisation du travail, avant chaque transformation importante des postes, des cadences et des rythmes de travail
Il est consulté sur les plans de formation des salariés et assure leur mise en uvre effective
Il peut mener des enquêtes sur les accidents du travail avec un large pouvoir dinvestigation, et des inspections de prévention et de surveillance
Il est également consulté sur les programmes de prévention, et sur le bilan annuel en matière de sécurité.
La politique dhygiène et de sécurité sur le lieu de travail ne sarrête pas à une simple liste de règles techniques et de dispositions spécifiques à certains travailleurs. Cest au contraire une politique active de recherche et damélioration de la sécurité que doit être menée. Globalement, cette politique va tourner autour de 4 axes :
Une permanente diffusion de linformation sur les problèmes de sécurité et dhygiène
La formation du personnel à la sécurité
La nature et le nombre déquipements et matériels,
La présence sur le lieu de travail dun service de Médecine du Travail et dune antenne de soins.
Lhygiène et le confort au travail
Le code du travail définit des règles précises en matière dhygiène :
état constant de propreté du lieu de travail
présence dinstallations sanitaires
postes de distribution de boissons
aération, assainissement
La sécurité
Sont particulièrement importantes les règles établies en matière de sécurité, surtout dans les secteurs à risques, en terme de :
protection des équipements
protection du salarié (contre les objets pesants, par exemple)
procédures de contrôle
dispositions relatives aux personnes handicapées.
Lamélioration des conditions de vie au travail.
Le CHSCT a pour objectif lamélioration des conditions de vie au travail. Les éléments qui ont une influence sur la pénibilité du travail sont essentiellement :
le poste, cest à dire la charge de fatigue mentale et physique liée au poste
lenvironnement, cest à dire toutes les conditions dambiance thermique, sonore, visuelle qui entourent le salarié sur son poste
lorganisation, qui inclut :
le contenu du travail, les activités, la répétitivité des tâches, leur intérêt des tâches...
les rythmes, les horaires, la flexibilité, le travail de jour ou de nuit, etc.
Tous ces éléments influencent la motivation et par la suite les résultats des salariés. Il est donc nécessaire que le DRH sengage à mener une politique damélioration des conditions de travail, avec laide du CHSCT, du service de Médecine du Travail, des assistantes sociales et des salariés mêmes.
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4.2.6 Crédits dheures
Les crédits dheures représentent le temps que lemployeur est légalement tenu daccorder aux représentants du personnel pour leur permettre dexercer leurs fonctions.
Le crédit est une durée maximale et non forfaitaire qui se calcule par mois civil. Cette durée ne peut être réduite en considération de périodes partielles de non-activitéé. Les heures peuvent être groupées ou fractionnées.
En principe le crédit est individuel. Cependant, lorsquun syndicat peut désigner plusieurs délégués, ceux-ci peuvent répartir entre eux le total des heures de fonctions dont ils disposent, à condition den informer lemployeur. Il en va de même pour les membres du C.H.S.C.T.
Les suppléants ne disposent pas de crédits dheures spécifiques. Mais lorsquun suppléant remplace un titulaire momentanément absent, il a droit à des heures de fonction qui simputent sur le crédit du titulaire quil remplace.
Si un salarié est titulaire de plusieurs mandats de représentation, il peut cumuler les crédits dheures mensuels correspondant à ces différents mandats.
Le temps de travail dun salarié à temps partiel ne peut être réduit de plus dun tiers par lutilisation du crédit dheures auquel il peut prétendre pour lexercice des mandats détenus par lui au sein de lAssociation. Le solde éventuel de ce crédit dheures payées peut être utilisé en dehors des heures de travail de lintéressé.
Les heures de délégation sont de plein droit considérées comme temps de travail et payées à léchéance normale.
Ces heures sont présumées utilisées de manière conforme.
Les heures de délégation doivent, en cas de dépassement des 35 heures hebdomadaires, être payées en heures supplémentaires si ce dépassement est le fait de lemployeur ou est inévitable du fait des horaires pratiqués par létablissement.
Le crédit mensuel accordé aux représentants du personnel peut être dépassé en cas de circonstances exceptionnelles (importantes et inhabituelles).
En labsence de circonstances exceptionnelles, le dépassement du crédit dheures constitue un manquement aux obligations professionnelles.
Les représentants du personnel peuvent, pendant leurs heures de fonction, se déplacer à lintérieur de létablissement pour prendre contact avec les salariés, avec dautres représentants du personnel ou avec les différents services de létablissement.
Lors de leur visite et dès leur arrivée, les représentants du personnel doivent se faire connaître auprès de la direction de létablissement ou auprès de la hiérarchie du service concerné.
Dans la mesure du possible, ils informent la direction de létablissement ou la hiérarchie du service concerné au préalable dès quils ont connaissance de leur future venue.
Les représentants du personnel peuvent, pendant les déplacements, prendre tous contacts nécessaires à laccomplissement de leur mission, notamment auprès dun salarié à son poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à laccomplissement du travail des salariés.
Les représentants du personnel peuvent également se déplacer à lextérieur de létablissement. Lemployeur na pas à contrôler préalablement ces déplacements. En revanche, le représentant doit informer lemployeur ou son supérieur direct, de son intention de se déplacer, suffisamment à lavance pour ne pas nuire à la bonne marche de létablissement.
De plus, les représentants doivent préciser les activités quils ont exercées pendant leur temps de délégation. Il ne sagit pas dune justification mais dune information.
Linformation préalable de lemployeur et le décompte des heures de délégation sont réalisés au moyen des bons de délégation. Le bon de délégation répond donc à un double objectif :
informer lemployeur des déplacements internes et externes des représentants du personnel afin déviter toute perturbation de la bonne marche de létablissement,
faciliter le décompte des heures de représentation.
En aucun cas le bon de délégation nest un moyen de contrôle à priori des déplacements des représentants du personnel. Le bon de délégation nest pas une demande dautorisation mais une information. A cet égard, il paraît souhaitable que le représentant du personnel informe la Direction de son absence et de la durée présumée de celle-ci, dès quil en a connaissance.
Paiement des temps de trajet :
Si le temps de trajet a lieu pendant le temps de travail, le temps passé au trajet nest pas rémunéré par lemployeur.
Si le temps de trajet a lieu pendant le temps de repos et si le temps de trajet dépasse en durée le temps normal de déplacement entre le domicile du représentant du personnel et le lieu de son travail, le temps passé au trajet est rémunéré (si la réunion est sur linitiative de lemployeur).
Si le temps de trajet a lieu pendant le temps de repos et ne dépasse pas en durée le temps normal de déplacement entre le domicile du représentant et le lieu de son travail, le temps passé au trajet nest pas rémunéré par lemployeur.
Remboursement des frais de trajet :
Si la réunion est organisée sur linitiative de lemployeur, les frais de déplacement restent à la charge de lemployeur. Si le jour de la réunion un véhicule de service est disponible dans létablissement de rattachement du représentant du personnel, il est mis à sa disposition. Si le représentant renonce à sen servir, il nest procédé à aucun remboursement.
Si la réunion est organisée par une institution représentative du personnel ou si le déplacement est entrepris sur linitiative du représentant seul, aucun remboursement ne sera fait par lemployeur.
I LE DELEGUE DU PERSONNEL.
Le Délégué du Personnel Titulaire.
1) Crédit dheures : 11 à 49 ETP : 10 heures / mois
plus de 50 ETP : 15 heures / mois
2) Temps passé en réunions à rémunérer en plus du crédit dheures :
( réunions mensuelles ordinaires,
( réunions exceptionnelles sur linitiative de lemployeur.
3) Temps dabsence du poste de travail à rémunérer au titre du crédit dheures :
( réunions entre délégués,
( déplacements liés à la mission de délégué du personnel,
( temps passé aux commissions obligatoires et facultatives du C.E.
auxquelles le délégué du personnel a été élu ou désigné par les membres.
du C.E.
Le Délégué du Personnel Suppléant.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Le délégué du personnel suppléant peut assister avec le délégué du personnel titulaire, aux réunions définies au I.A.2. mais il na pas à intervenir dans la discussion.
II LE COMITE DETABLISSEMENT.
Le membre du C.E. Titulaire.
Crédit dheures : 20 heures / mois.
Temps passé en réunions à rémunérer en plus du crédit dheures :
( réunions plénières du C.E. mensuelles,
( réunions plénières du C.E. exceptionnelles sur linitiative de lemployeur,
( temps passé aux réunions des commissions obligatoires dont lélu au C.E.
est membre.
Temps dabsence du poste de travail à rémunérer au titre du crédit dheures :
( réunions préparatoires du C.E.
( réunions avec des délégués du personnel,
( déplacements liés à la mission,
( temps passé par le secrétaire du C.E. à élaborer lordre du jour,
( temps passé par le secrétaire du C.E. à établir le procès verbal dune réunion,
( temps passé en commission facultative du C.E. (Commission des uvres
Sociales.
Le membre du C.E. Suppléant.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Le temps passé par le membre du C.E. suppléant aux réunions définies au II.A.2. est payé comme temps de travail, y compris le temps passé aux réunions des commissions obligatoires dont le suppléant est membre.
Salarié membre des commissions.
Le temps passé par un salarié nexerçant aucun mandat et qui, donc, nest titulaire daucun crédit dheures, mais qui a été désigné par le C.E. comme membre dune commission obligatoire ou facultative, nest pas rémunéré.
III LE C.H.S.C.T.
Le membre élu du C.H.S.C.T.
Crédit dheures : 15 heures / mois.
Temps passé en réunions à rémunérer en plus du crédit dheures :
( temps passé aux réunions,
( temps passé aux enquêtes menées après un accident du travail grave (accident ayant entraîné la mort ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente) ou des incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave,
( temps passé à la recherche de mesures préventives dans toute situation durgence et de gravité, notamment en cas dalerte ou de retrait dun salarié de sa situation de travail pour danger grave et imminent.
Temps dabsence du poste de travail à rémunérer au titre du crédit dheures :
( réunions entre membres du C.H.S.C.T.
( information des membres du C.H.S.C.T. se rattachant à leur mission,
( temps passé aux enquêtes ne répondant pas aux critères définis au III.A.2.
Le crédit dheures est un crédit global accordé au C.H.S.C.T. Les représentants du personnel au C.H.S.C.T. peuvent répartir entre eux le temps dont ils disposent. Le crédit étant mensuel, lemployeur doit être informé tous les mois de la répartition retenue. Lemployeur doit également être averti de tout ajustement qui savérerait nécessaire en cours de mois et ce le plus rapidement possible.
Le représentant syndical au C.H.S.C.T.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Seul le temps passé aux réunions du C.H.S.C.T. est rémunéré comme temps de travail.
IV LE REPRESENTANT SYNDICAL AU C.E.
Crédit dheures : plus de 500 ETP : 20 heures / mois.
Temps passé en réunions à rémunérer en plus du crédit dheures :
( réunions plénières mensuelles du C.E.
( réunions plénières exceptionnelles sur linitiative de lemployeur du C.E.
Temps dabsence du poste de travail à rémunérer au titre du crédit dheures :
( réunions préparatoires du C.E.
( réunions syndicales,
( réunions des commissions obligatoires ou facultatives du C.E. auxquelles le représentant syndical a été nommé par les membres élus du C.E.
V LE DELEGUE SYNDICAL.
Le Délégué Syndical.
1) Crédit dheures : de 50 à 150 ETP : 10 heures / mois
de 151 à 500 ETP : 15 heures / mois
plus de 501 ETP : 20 heures / mois
Temps passé en réunions à rémunérer en plus du crédit dheures :
( réunions sur linitiative de lemployeur,
( négociation des accords dentreprise.
Temps dabsence du poste de travail à rémunérer au titre du crédit dheures :
( réunions syndicales,
( déplacements liés à la mission,
( assistance éventuelle aux délégués du personnel lors des réunions mensuelles.
Répartition des heures de fonctions entre délégués du même syndicat : dès quun syndicat a au moins deux délégués syndicaux, ces délégués peuvent répartir entre eux le total des heures de fonctions dont ils disposent.
Le crédit étant mensuel, les délégués syndicaux concernés doivent informer lemployeur tous les mois de la répartition retenue. Lemployeur doit également être averti de tout ajustement qui savérerait nécessaire en cours de mois et ce le plus rapidement possible.
Le Délégué Syndical Central.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Au sein de lAssociation, le Délégué Syndical Central est obligatoirement désigné parmi les délégués syndicaux. Il ny a donc pas de représentation distincte.
VI LE COMITE CENTRAL DENTREPRISE.
Le membre élu du C.C.E.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Le temps passé aux réunions du C.C.E. par les membres du C.C.E. est payé comme temps de travail et nest pas déduit, pour les titulaires, du crédit dont ils disposent en tant que membres dun C.E.
Le Représentant Syndical au C.C.E.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
Le temps passé aux réunions du C.C.E. par les représentants syndicaux au C.C.E. est payé comme temps de travail.
La Commission Economique.
Crédit dheures : 40 heures / an accordées à lensemble des membres de la commission et réparties librement entre eux.
Le temps passé aux réunions de la Commission Economique (deux fois par an), est à déduire du crédit dheures exposé au VI.C.1.
Le temps passé par les membres à préparer les réunions de la Commission Economique doit simputer sur le crédit mensuel dont peuvent disposer, en tant que titulaires dun C.E., les membres de la Commission.
D) Les Commissions Facultatives.
Crédit dheures : aucun crédit spécifique.
2) Le temps passé à la préparation et aux réunions des Commissions Facultatives spécialisées créées par le C.C.E. (Commission Mutuelle, Commission Mutuelle uvres Sociales, Commission Bilan Social) doit simputer sur le crédit mensuel dont peuvent disposer, au titre dun autre mandat, ses membres. A défaut, le temps passé nest pas rémunéré.
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FICHE 4.3 : La Communication interne
La communication interne sert à organiser et gérer les flux dinformation qui circulent à lintérieur de lentreprise et à diffuser les informations clairement et efficacement. Elle prend de lampleur avec ses deux dimensions, individuelles et collectives, profondément imbriquées et interactives. La diffusion de linformation accroît la capacité individuelle à agir et favorise linteraction et le dynamisme de lensemble. En créant une identité et des références communes, la communication interne favorise le sentiment dappartenance et la mobilisation de chacun.
Elle demande une réflexion : à qui et sur quoi veux-je communiquer ?
La communication interne poursuit principalement trois buts :
Favoriser la participation du personnel pour forger leur appartenance à lentreprise,
Mobiliser et motiver, favoriser lautonomie, pour que les salariés sengagent à accroître leur effort, et donc leur rentabilité et productivité,
Permettre une meilleure gestion des conflits.
Les principaux moyens de la communication interne sont :
La communication écrite
linformation courante (notes de service, rapports écrits, fiches signalétiques
)
les instruments de dialogue (livret daccueil, tableau daffichage, intranet et messagerie électronique, salle de documentation,
)
la presse dentreprise (journal dentreprise)
la revue de presse.
La communication orale
les réunions
les cercles de qualité
les rencontres (journée inter services, portes ouvertes
)
les vidéoconférences.
Les conditions de réussite dune politique de communication
Volonté de la direction générale de mettre en uvre une réelle politique de communication
Implication de lencadrement
Formation au concept de communication
Mise en place dun pilotage du système dinformation
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FICHE 4.4 : Le dialogue social
4.4.1 Le dialogue social sous influence
Toute entreprise évolue dans un environnement juridique prêtant un intérêt croissant aux relations sociales. Pour le DRH, force est de constater que le dialogue social sen trouve influencé :
Le législateur tente dencadrer davantage certaines pratiques managériales, notamment en périodes considérées comme de crise. La loi de Modernisation Sociale a notamment durci le recours aux plans sociaux. La loi est un élément à ne pas occulter trop rapidement derrière léchange de la négociation collective. Lordre public social est une notion évolutive et les entreprises devront composer avec lidée que sen fait le législateur.
Leuropéanisation des relations sociales progresse de façon très nette. Lentreprise française est contrainte à se soumettre aux avancées de lEurope sociale, notamment sur les questions organisationnelles du type de la constitution dun comité dentreprise européen pour les grands groupes. Pour les grandes entreprises, nul ne doute que la Commission Européenne jouera de plus en plus un rôle de régulateur.
4.4.2 Tendance au dialogue syndicats/entreprises
La culture du dialogue est la clef de voûte des relations sociales. La volonté de considérer les syndicats en véritables interlocuteurs et partenaires apparaît clairement au niveau des directions dentreprise. Ce partenariat sincarne dans des politiques volontaristes et fait désormais partie intégrante des relations sociales. Il permet de créer et développer un véritable dialogue entre les différentes parties. Les négociations sont perçues comme un véritable outil daccompagnement de la politique dentreprise : il sagit dimpliquer totalement les partenaires dans la stratégie et la vision globale dentreprise.
4.4.3 Centralisation et décentralisation du dialogue social
Centralisation
Relations sociales entretenues au niveau central de lentreprise.
Décentralisation
Etablissement dun dialogue social plus proche du terrain : les relations sociales sont gérées avec des négociations et des solutions adaptées à chaque site.
Les entreprises ayant recours à la décentralisation du dialogue social sont généralement de grande taille, possèdent des filiales et cherchent à minimiser limportance et le nombre de conflits au niveau national. Elles laissent leurs sites libres de négocier avec les représentants des salariés en leur sein, lune des raisons étant que nombre dactivités sont couvertes par des conventions collectives nationales de branche différentes.
NB : certaines entreprises mènent parfois une démarche à deux niveaux : une relation entretenue avec les syndicats au niveau central, et un dialogue social local.
FICHE 4.5 : Les syndicats, acteurs du jeu des relations sociales
En créant lOrganisation Internationale du travail, le traité de Versailles de 1919 pense la notion « dorganisations les plus représentatives ». Cinq critères sont énoncés : les effectifs, lindépendance à légard du patronat, les cotisations, lexpérience, lancienneté, lattitude patriotique.
Tout DRH est tenu de savoir que les syndicats reconnus comme représentatifs au niveau national en raison de leur audience et de leur autonomie bénéficient dun certain nombre de prérogatives : ils sont les seuls à pouvoir négocier et signer des conventions collectives, créer des sections syndicales dentreprise et désigner des délégués syndicaux, obtenir des subventions de lEtat pour la formation syndicale ou se voir attribuer des sièges au Conseil économique et social ou au commissariat au plan
Au niveau du salariat, les pouvoirs publics ont reconnu 5 grandes confédérations représentatives de salariés : la CGT, la CGT-FO, la CGC, la CFTC et la CFDT. Dautres organismes, dits « autonomes », acquièrent cependant une importance croissante.
Au niveau du patronat, seules 2 confédérations patronales sont dites représentatives à léchelle nationale : le MEDEF et la CGPME.
4.5.1 Présentation et tendances des syndicats français
Les 5 confédérations représentatives de salariésSyndicats ouvriersCFDT
(Confédération Française Démocratique du Travail)
HYPERLINK "http://www.codhos.asso.fr/cfdt.JPEG" \t "_top" INCLUDEPICTURE "http://www.codhos.asso.fr/cfdt.JPEG" \* MERGEFORMATINET Elle est issue de la CFTC (CFTChrétiens) suite à une décision par une majorité dabandonne la morale chrétienne. En 1966 Eugène Descamps conclut un accord avec la CGT, en 1970 elle se prononce en faveur du socialisme autogestionnaire. De 1986 à 1988 elle cherche à établir des compromis avec le gouvernement Chirac. Nicole Notat prend la place de Jean Kaspar en 1992.
CFTC(Confédération Française des Travailleurs Chrétiens)
Elle est issue dîlots de résistance à la CFDT qui sont les mines, lenseignement privé, lalimentation et les banques. Elle joue un rôle actif dans la gestion de la CNAF. Elle rejette la théorie de la lutte des classes et y préfère la force contractuelle, larbitrage et la médiation en cas de conflits social : la grève est un ultime moyen de défense. Syndicat réformiste, elle est partisane de la participation des salariés au contrôle et à lorientation de la politique de gestion des entreprises. Alain Deleu, enseignant du privé est élu président en 1993.CGT (Confédération Générale du Travail)
HYPERLINK "http://www.balkans.eu.org/logos/cgt.gif" \t "_top" INCLUDEPICTURE "http://www.balkans.eu.org/logos/cgt.gif" \* MERGEFORMATINET Née en 1895 à Limoges, elle prend son essor en 1902. Son histoire est divisible en cinq périodes : tout dabord elle se veut révolutionnaire avec des grèves dures, ensuite de 1918 à 1947 elle est marquée par la confrontation entre réformistes et communistes. La troisième période correspond à la création de la sécurité sociale et au développement du droit des ouvriers. Depuis 1999, Bernard Thibault est secrétaire général.
CGT-FO
(Force Ouvrière)
HYPERLINK "http://fo.eadslv.aq.free.fr/images/logo_fo.gif" \t "_top" INCLUDEPICTURE "http://fo.eadslv.aq.free.fr/images/logo_fo.gif" \* MERGEFORMATINET
Robert Botherau incarne la première phase de la CGT-FO (1848-1963). De 1963 à 1989 André Bergeron sera confronté à une crise interne. Enfin Marc Blondelen 1989 durcit lorientation de sa centrale en critiquant laction du gouvernement Rocard puis Cresson.
Syndicat de cadresCFE-CGC(Confédération Française de lEncadrement Confédération Générale des Cadres)
A lorigine ouvrière, elle est dinspiration libérale et de composition principalement catholique. Elle concentre son action sur lélargissement de la hiérarchie salariale, le maintien des plafonds de la Sécurité Sociale et la réduction de la fiscalité. Depuis 1993 Marc Vilbenoit en assure la présidence.
Les Syndicats de salariés autonomes Syndicats ouvriersCAT (Confédération Autonome du Travail), CNSF (Confédération nationale des salariés de France-Fédération nationale des chauffeurs routiers), CSL (Confédération des syndicats libres), FSU (Fédération syndicale unitaire), UFT (Union française du travail), UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).
Liste non exhaustive !
Les 2 confédérations patronales représentativesOrganisations patronalesMEDEF(Mouvement des entreprises de France)
CGPME(Confédération générale des petites et moyennes entreprises)
Les organisations syndicales patronales autonomesSyndicats professionnels autonomes (liste non exhaustive)
CIDUNATI (Confédération Intersyndicale de Défense et dunion nationale daction des travailleurs), CTI (confédération des travailleurs intellectuels de France), FEN (Fédération de lEducation nationale), FGAF (Fédération générale autonome des fonctionnaires), FNAP (Fédération nationale autonome de la police), FNAR (Fédération nationale des artisans et petites entreprises en milieu rural), FNA (Fédération nationale de lartisanat automobile), FNCRM (Fédération nationale du commerce et de la réparation des cycles et des motocycles), SNIGIC (Syndicat indépendant des gardiens dimmeubles et concierges),
Liste non exhaustive !
4.5.2 La crise du syndicalisme français : la représentativité en question ?
Phénomène :
Le mouvement syndical en France est confronté depuis 1976 à une remise en cause, une phase daffaiblissement, une triple crise : de représentativité, de stratégie, de conception.
Causes de cette faiblesse : lindividualisme de la culture nationale, la tertiarisation de léconomie (le syndicalisme est à lorigine ouvrier), et laugmentation du chômage. Le mouvement syndical français reste attaché aux figures du compromis fordiste, or il est invité de manière urgente à développer une action qui réponde aux données de la division internationale du travail.
Cette crise se traduit par trois tendances :
Le détachement en tête de peloton de la CFDT (présente de façon homogène, surtout dans lassurance, la banque, et les hautes technologies) et derrière elle, de la CGT (meilleurs scores dans lindustrie).
- La très faible représentation des autres organisations pourtant dotes « représentatives » (FO demeure présent dans lindustrie, la CGC se maintient grâce à la population cadre et la CFTC réalise des scores très faibles dans tous les domaines).
Face à cette perte de vitesse des 5 syndicats historiquement forts, apparaît la fragmentation du mouvement syndical et lémergence dorganisations nouvelles comme SUD.
NB : les estimations internationales montrent que le taux français dengagement syndical est le plus bas en Europe et même parmi les pays développés.
Impact sur la GRH :
Ces tendances laissent refléter un bouleversement lent mais sûr dans la manière dont le RRH devra envisager les relations sociales.
Les intervenants dans ces relations, leurs aspirations et leurs idéologies nouvelles changeront la donne. Le constat dun désintéressement pour le syndicalisme laisse présager avec inquiétude une augmentation constante de revendications individuelles (chacun sexprimant par et pour soi même plutôt que par le biais dune délégation syndicale).
- Lentreprise elle-même remet en cause le principe de représentativité face à un tel contexte : est-il efficace de débattre et négocier avec des syndicats dits « représentatifs de droit » mais aux scores largement inférieurs à ceux dorganisations non- représentatives ???
Pour éviter de sexposer à ces situations problématiques, les entreprises et surtout la GRH doivent :
- soutenir la légitimation des organisations syndicales et considérer celles-ci comme de véritables « partenaires ».
- définir un cadre de discussion, favoriser le dialogue social et le consensus général.
- favoriser le rôle syndical de représentation du personnel et dinterlocuteur privilégié.
4.5.3 Renforcement du droit syndical : apparition de lintranet syndical
Bouleversement du monde syndical ne signifie pas pour autant « fragilisation » du pouvoir des syndicats. La GRH devra en effet sattendre à composer avec un renforcement du droit syndical, et notamment avec lapparition quasi- inévitable de lIntranet syndical :
Quelques entreprises proposent à leurs partenaires sociaux (syndicats mais aussi CE) une nouvelle vitrine pour leur communication : un site Intranet dinformation syndicale.
La prudence est le mot dordre : mise en place nécessaire de chartes dutilisation pour limiter laccès direct des syndicats aux adresses individuelles des messageries des salariés par exemple.
NB : Jusquà présent, aucune disposition légale de contraint un employeur à accorder la mise en place de lIntranet syndical.
FICHE 4.6 : Les dysfonctionnements sociaux classiques dans lentreprise
Un dysfonctionnement social est une perturbation affectant le fonctionnement dune organisation, perturbation expliquée en partie par une modification du comportement des salariés.
Labsentéisme, du turnover, les accidents du travail et bien sûr les conflits sociaux traduisent indéniablement la présence de dysfonctionnements au sein dune organisation :
Ils perturbent la production et lorganisation du travail.
Ils témoignent dun comportement socioculturel de refus provisoire du travail.
Il nexiste pas de normes objectives pour étudier les impacts de ces dysfonctionnements sur le fonctionnement de lentreprise et sur les pratiques de GRH : à titre dexemple, on ne peut pas comparer le taux dabsentéisme dune unité de sidérurgie avec celui dune entreprise du secteur tertiaire !
4.6.1 Labsentéisme
I - Définition et mesure :
Pour diagnostiquer labsentéisme, il faut se baser non pas sur lensemble des absences, mais sur celles relevant du fonctionnement inhabituel de lorganisation (ignorer les absences normales ne générant pas de dysfonctionnement, et considérer les absences anormales perturbatrices).
Différents types dabsence :
absence pour maladie,
congé maternité (pré et post-natal inclus),
arrêt pour accident de trajet,
congés de formation,
us et coutumes (carnaval, fête patronale
),
absences conventionnelles (délégations
),
absences autorisées,
absences non autorisées,
absence de « présents non actif », (labsence dun manager perturbe complètement les membres de son équipe).
Les 8 causes recensées de labsentéisme :
le sexe (les femmes sont davantage absentes que les hommes)
lâge (les jeunes sont plus souvent absents mais sur de courtes périodes, inversement les salariés âgés sabsentent peu souvent mais pour de longues périodes)
la région (taux dabsence important pour lindustrie dans le Nord, et pour ladministration dans le Sud par exemple)
les jours de la semaine (absences marquées le lundi et vendredi)
la saison (absences marquées en janvier, février, mars puis décembre)
la taille de létablissement (plus elle est importante, plus il y a dabsentéisme)
le secteur dactivité (surtout la production automobile, la transformation des métaux et le textile)
la qualification des salariés (plus elle est importante, moins les absences sont fréquentes)
Mesure :
Taux dabsentéisme = Heures dabsence ÷ Heures théoriques de travail
(pendant une période P
souvent égale à 1 mois)
Attention, les heures dabsences comprennent les absences : maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, accidents de trajet, autorisation de la hiérarchies pour visites médicales, convocations officielles, et toutes les formes dabsences non autorisées.
- Ce taux dabsentéisme peut être affiné pour améliorer le diagnostic : analyse de labsentéisme par âge, sexe, classifications, ancienneté, établissement, niveau de responsabilité (
).
- Il peut également servir de base au calcul de labsentéisme longue durée (>15 jours), courte durée ( 1500¬ . Périodicité du paiement : mensuelle, bimensuelle ou trimestrielle, Attention : aucune condition de forme mais mentions obligatoires.SalariéCode du travail : Art. L.133-7-2°, L.141-2 et suiv., L141-1 à L.145-13
R.140-1 et suiv.,
D.141-1 et suiv., Circulaire n°17/88 du 24 août 1988.Livre de payeCoté, paraphé et visé soit par 1 juge du tribunal dInstance, du Tribunal de Commerce ou par un maire ou son adjoint, Conservation pendant 5 ans à sa date de clôtureLemployeur, LInspecteur du Travail au cours de sa visiteC.Trav Art L143-5, C.Trav ArtR.143-2, C.Trav ArtL.620-7, al 2
FICHE 5.2.2 Participation et intéressement
PRIVATEAccord de Participation aux résultats de lentrepriseCest le droit pour les salariés de bénéficier dune partie des résultats de lentreprise. Elle est obligatoire pour les entreprises dau moins 50 salariés. Accord conclu dans le cadre dune convention ou dun accord collectif de travail ou entre le chef dentreprise et les représentants dorganisations syndicales ou au sein du Comité dEntreprise ou par ratification du personnel dun projet proposé par le chef dentreprise. Dépôt de laccord + documents à joindre (en fonction du mode de conclusion ci-dessus) en 5 exemplaires à la Direction Départementale du Travail, de lEmploi et de la Formation ProfessionnelleInformation des salariés et lors de chaque répartition de la participation, chaque bénéficiaire reçoit une fiche distincte du bulletin de paie. Dans les 6 mois suivant la clôture de lexercice, lemployeur doit présenter un rapport au Comité dentreprise.Code du travail : Art.L.442-1 à L.442-17Accord de Plan dEpargne Entreprise (PEE)Idem que pour laccord de participation mais facultatif.Idem que laccord de participationCode du Travail : Art.L443-1 à L.443-9Plan dEpargne Inter-entreprise (PEI)Facultatif. Il est établi soit par accord collectif inter-entreprise soit au niveau de la branche professionnelle ou à tout autre niveau local.Entreprises Branche Professionnelle
Salariés.C. Trav. Art. L. 443-1-1IntéressementPréalablement : accord dentreprise signé pour 3 ans avec le personnel, Présentation de laccord au Comité dEntreprise au moins 15 jours avant sa signature, Dépôt de laccord en 5 exemplaires à la Direction Départementale du Travail, de lEmploi et de la Formation Professionnelle, Suivi et information des salariés : laccord précise les conditions dans lesquelles le comité dentreprise ou les délégués du personnel sont informés de son application, Information des salariés par note dinformation ou par affichage, Dénonciation notifiée à la DDTEFP et modification de laccord déposée à la DDTEFP.Salariés, DDTEFP, Comité dEntreprise ou à défaut les délégués du personnel, employeurCode du Travail : Art.L441-1 à L.441-8
Circ. Intermin. du 22/11/01Plan Partenarial dEpargne Salariale Volontaire (PPESV)Facultatif. Epargne sur 10 ans. Peut être mis en place par accord collectif si les salariés disposent déjà dun PEE ou dun PEI.Entreprises Branche Professionnelle
Salariés.C. Trav. Art. L. 443-1-2
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FICHE 5.3 - Gestion individuelle du personnel
FICHE 5.3.1 Modification du contrat de travail
Modification du contrat de travailA distinguer du changement des conditions de travail par lemployeur dans le cadre de son pouvoir de direction.
Cest la modification dun élément déterminant pour la conclusion du contrat de travail. Toute modification requiert laccord du salarié et ne peut être imposée par lemployeur même pour motif disciplinaire..Employeur-SalariéC. Trav. L122-4, L. 122-12 ; L122-40 ; L. 321-1 ; L. 436-1
C. Civil art. 1134Changement des conditions de travailDès lors quil ny a pas modification du contrat de travail, la mesure envisagée sanalyse comme un simple changement des conditions de travail. Le salarié ne peut alors sy opposer, sauf à commettre un acte dinsubordination constitutif en principe dune faute grave. Employeur-SalariéC. Trav. L122-4, L. 122-12 ; L122-40 ; L. 321-1 ; L. 436-1
C. Civil art. 1134PRIVATENotification de la modification substantielle du contrat de travail pour motif économiqueLemployeur modifie le contrat pour motif économique lorsque la modification trouve sa source dans lévolution de lemploi ou dans la situation de lentreprise et non pas dans le comportement du salarié.
Lettre recommandée avec accusé de réception. 1 mois pour refuser. Sil ny a pas de réponse au-delà dun mois, la modification est acceptée.Employeur-SalariéLoi quinquennale pour lemploi :
L93-1313, Code du travail :
L321-1-2Modification pour motif disciplinairePeut-être motivée par une ou plusieurs fautes. Le salarié peut refuser la modification disciplinaire. Lacceptation par le salarié requiert la signature de lavenant, le silence du salarié ne valant pas acceptation. En cas de refus lemployeur peut prononcer une autre sanction.Employeur-SalariéLettre de refusLe fait dapposer la mention « lu et refusé » sur lavenant portant modification peut suffire.Employeur-SalariéL93-1313Proposition par écrit de modification substantielle pour un motif autre quéconomiqueEnviron un mois pour répondre. Sil y a refus à une modification substantielle : licenciement pour motif personnel si la modification trouve son origine dans le comportement du salarié, licenciement pour motif économique si la décision de modification a été prise pour un motif étranger à la personne. Le silence, dans ce cas, est considéré comme refus.Employeur-SalariéAvenant au contrat de travailSigné par le salarié suite à une acceptation de toute modification substantielleEmployeur, salarié
HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 5.3.2 Accident du travail / Arrêts de travail
Mesures de sécuritéObligation daffichage des informations suivantes : PRIVATE
Coordonnées :
Médecin du travail,
services des secours durgence,
Inspection du travail compétente
Consignes dincendie pour entreprise de plus de 50 personnesSalariésCode du travail :
R232-12-20,
L620-5Accident du travailTout accident survenu par le fait ou à loccasion du travail quelle quen soit la cause, à tous salariés ou travaillant à quelque titre ou en quel que lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs.Employeurs-Salariés.
Caisse de Sécurité SocialeC. Trav. L.122-32-1 à L. 122-32-12.Déclaration daccident (document sécurité sociale)Lettre recommandée avec accusé de réception, 48 heures après que laccident a été porté à la connaissance de lemployeurCaisse compétente :caisse daffiliation de lassuré, caisse primaire dassurance maladie du lieu de travailCode Sécurité Sociale R441-2
R441-3Attestation de salaire
(document sécurité sociale)Si laccident du travail a donné lieu à un arrêt de travail.
Préciser si le salaire est maintenu dans sa totalitéCaisse compétenteCode Sécurité Sociale :
R441-4, R433-12Feuille daccidentMention de la caisse primaire chargée du service des prestationsSalariéIdem ci-dessusLe registre des accidents béninsSont concernées les entreprises ayant obtenu lautorisation de la caisse régionale dassurance maladie et respectant au moins les conditions suivantes : présence permanente dun médecin ou pharmacien ou infirmier diplômé détat ou dune personne chargée dune mission dhygiène et de sécurité, détentrice dun diplôme de secouriste complété par un diplôme de sauveteur secouriste du travail, exigence dun poste de secours durgence ; respect par lemployeur de ses obligations légales en matière de CHSCT. Remplir le registre dans les 48 heures suivant laccident. Envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception le registreCaisse Primaire dAssurance MaladieCode Sécurité Sociale :
L441-4, 441-1Arrêt de travail et prolongation Le contrat de travail est suspendu pendant toute la durée de larrêt. La visite de reprise met fin à la suspension.EmployeurRecommandé de conserver dans le dossier du personnelCourrier avec la Sécurité sociale et le régime dassurance maladieEmployeurIdem ci dessusRapport dexpertQuand il y a contre-visite.EmployeurIdem ci dessusJustificatifs de maintien partiel ou total dindemnités journalièresCas de mi-temps thérapeutiquesEmployeurIdem ci dessusAvis dinaptitudeEnvoyé par le médecin.EmployeurIdem ci dessusFeuilles du carnet de maternitéMention de la date présumée de laccouchement, de la date du congé pathologique.EmployeurIdem ci dessusOrdre et dates des départs en congés payésAffichage sur le lieu de travail, un mois avant le départ au plus tard.SalariéCode du travail :
D223-4 HYPERLINK \l "AAA" Retour au sommaireFICHE 5.3.3. : Procédure disciplinaire en cas de sanction
NON
OUI
La lettre précise lobjet, la date,
lheure et du lieu de
lentretien. Elle rappelle que le
salarié peut se faire assister.
Délai suffisant
Lemployeur indique au
salarié le motif de la sanction
envisagée et recueille ses
explications.
Au moins 1 jour franc et
au maximum 1 mois
NB :
La lettre de convocation na pas à énoncer les motifs de la mesure envisagée ni les faits reprochés, mais peut préciser, sil y a lieu, que la sanction envisagée peut aller jusquau licenciement.
Une même faute ne peut être sanctionnée deux fois.
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FICHE 5.3.4 : LA DEMISSION
1- Définition
Il y a démission lorsque le salarié décide de rompre unilatéralement sont contrat de travail à durée indéterminée.
2- Conditions de validité
La démission na pas à être motivée ; en cas de litige, le juge vérifie que le salarié :
que le salarié a agi hors de toute contrainte extérieure,
quil a manifesté une volonté sérieuse et non équivoque de démissionner : la démission ne se
présume pas.
En conséquence, ATTENTION :
Aux démissions hâtives ou données sous le coup de la colère,
Aux lettres de démission écrites en présence de lemployeur,
A la rétraction du salarié,
Aux absences ou abandons de postes.
3- Formalisme
Aucun formalisme légal nexiste.
Mais ATTENTION aux démissions verbale ou implicites :
Embauche chez un autre employeur,
Abandon de poste,
Refus daccomplir ses fonctions.
Lappréciation se fait au cas par cas et le juge recherche la volonté sérieuse et non équivoque de démissionner.
4- Démissions abusives
La jurisprudence admet que la démission est abusive si le salarié démissionne brusquement dans le but de nuire à lemployeur, causant notamment une désorganisation de lentreprise.
Dans ce cas lemployeur peut prétendre à des dommages intérêts en réparation du préjudice subi.
5- Suites de la démission
a) PREAVIS
Le point de départ se situe au jour de la notification de la démission.
La durée : en labsence de durée légale (sauf pour les VRP et les journalistes), on doit appliquer les dispositions de la convention collective.
Dispense légale pour :
Les femmes enceintes (Article L. 122-32 du CT)
Les salariés, après la naissance dun enfant à lissue du congé maternité ou dans les deux mois (Article L. 122-28 du CT)
b) ASSURANCE CHOMAGE
La démission nouvre aucun droit sauf si la démission est considérée comme légitime, notamment en cas de :
Démission pour suivre son conjoint qui change de résidence pour exercer un nouvel emploi,
Démission suite à un non paiement de salaire,
Démission en cours de période dessai dun emploi repris postérieurement à un licenciement (à condition que la période dessai nait pas duré plus de 91 jours).
FICHE 5.3.5 LE DEPART NEGOCIE
Objectifs : La rupture amiable du contrat de travail a pour objet de permettre à lemployeur et au salarié de mettre un terme au contrat de travail, par un accord sur le principe même du départ, ainsi que sur les conditions du départ.
La jurisprudence reconnaît la validité de la rupture dun commun accord du contrat de travail ? que cette rupture soit liée à un motif personnel ou non personnel dès lors que le caractère réellement consensuel de la rupture est pleinement avéré.
Champ dapplication
Cas de recours autorisés :
Rupture anticipée du CDD
Rupture anticipée du contrat dapprentissage
Rupture du CDI en cas dacceptation par lemployeur dune demande de cessation
anticipée dactivité
Rupture du CDI pour motif personnel
Rupture du CDI pour motif économique
Cas de recours interdits :
La rupture du contrat de travail des représentants du personnel
La rupture du contrat de travail des salariés victimes dun accident de travail ou de
maladie professionnelle au cours de la suspension du contrat
La rupture du contrat de travail des salariées enceintes pendant la suspension du
contrat de travail et pendant les 4 semaines suivantes
Condition de validité
Conditions de fond :
Les parties doivent avoir la volonté claire et non équivoque de mettre fin dun
commun accord au contrat de travail
En particulier, en cas de litige, les juges vérifieront que le consentement du salarié est
exempt de dol, de violence ou derreur
Conditions de forme :
Aucun formalisme légal nexiste, mais un écrit est souhaitable afin de formaliser :
La commune volonté des parties de rompre le contrat
La date de cessation du contrat
Le sort des obligations contractuelles
Le montant des indemnités éventuellement accordées au salarié
Aucune procédure obligatoire (Le respect de la procédure de licenciement est facultatif).
Exception : quand la rupture négociée a une origine économique, lemployeur doit respecter :
La procédure de consultation avec les IRP
La priorité de réembauchage
Linformation de ladministration
La proposition du pré pare ou congé de reclassement
(Seul ce qui a trait au licenciement lui-même :entretien, lettre de licenciement, préavis nest pas obligatoire)
Conséquence de la rupture
Préavis et indemnité de rupture : les parties peuvent en convenir mais les règles régissant la démission ou le licenciement ne sappliquent pas.
Assurance chômage :
Aucun droit,
En cas de rupture pour motif économique, lUNEDIC recommande daccorder le bénéfice de lassurance chômage lorsque, compte-tenu des difficultés économiques de lentreprise, la rupture du contrat de travail était inévitable.
FICHE 5.3.6 : Transaction
Contexte :
La transaction nest pas un mode autonome de rupture du contrat de travail. Elle est destinée à mettre fin, par des concessions réciproques, à un litige né ou à naître
Cas de recours
La transaction peut faire suite à :
Un licenciement,
Une démission,
Une mise à la retraite,
Un départ à la retraite,
Une rupture négociée,
Un contentieux prudhomal.
Conditions de forme
( Un écrit signé par les parties
Afin déviter tout contentieux, la transaction peut contenir :
Un rappel des faits,
Les données du litige,
Les prétentions des parties et la volonté de mettre fin au litige,
La nature des concessions réciproques.
Conditions de fond
La rupture du contrat est définitive,
Une transaction ne peut être conclue avant la réception par le salarié de sa lettre de
Licenciement,
Les juges recherchent la date réelle de signature,
Il faut un litige, né à loccasion de lexécution du contrat de travail ou de sa rupture,
Il faut une situation contentieuse ou pré-contentieuse.
Un consentement non vicié par :
Lerreur : sur la personne, sur lobjet de la contestation, ou erreur de droit.
Le dol : ruse, manuvre ayant pour objet de tromper le cocontractant.
La violence : comportement de nature à faire impression sur une personne et de nature à lui inspirer une crainte dexposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable ; sont pris en compte lâge, le sexe, la condition des personnes.
Existence de concessions réciproques :
Celles-ci doivent être réelles et non dérisoires,
Mais pas nécessairement proportionnelles,
Elles peuvent porter sur tous droits ou prétentions sous réserve de ne pas heurter les règles dordre public,
Le juge peut vérifier la réalité de ces concessions par un contrôle de lexistence des motifs de la rupture, ou de ladéquation entre ces motifs et leur qualification, mais il ne peut examiner les éléments de fait et de preuve.
Portée de la transaction
( Elle est limitée à son objet
Si la transaction est valable, elle ne peut plus être remise en cause mais seulement pour ce qui relatif au différend qui a donné lieu à la transaction.
Suites de la transaction
Etablissement dun bulletin de paie pour la partie de lindemnité transactionnelle qui comprendrait des éléments de rémunération soumis à cotisation sociale.
Le salarié bénéficie de lassurance chômage si la rupture est imputable à lemployeur, après un délai de carence spécifique plafonné à 75 jours (soit la moitié des indemnités supérieures aux indemnités de rupture légales par rapport au salaire journalier de référence).
FICHE 5.3.7 : DEPART EN RETRAITE
Principes généraux
Lobjectif du départ en retraite est de cesser le travail et bénéficier dune pension vieillesse.
Interdiction des clauses couperets
Ces clauses prévoient «une rupture de plein droit du contrat de travail dun salarié en raison de son âge ou du fait quil serait en droit de bénéficier dune pension de vieillesse (C. Trav. Art. L.122-14-12).
Le fait pour tout salarié davoir 60 ans ou plus nentraîne pas la rupture automatique de son contrat de travail. Toute clause contraire est nulle. Cependant lemployeur ou le salarié peut prendre linitiative du départ en retraite.
Le droit à une retraite complète
Le régime de la sécurité sociale verse à 60 ans une retraite à taux plein (50% du salaire annuel moyen) aux assurés totalisant un certain nombre de trimestres (159 en 2002, et jusque 160 en 2003), à partir de la génération née en 1934. Cependant les assurés âgés de 65 ans ou plus bénéficient du taux plein quelle que soit leur durée dassurance.
Si à 60 ans le salarié na pas le nombre de trimestres requis, la retraite versée par la Sécurité Sociale est calculée à taux réduit et diminuée en fonction du nombre de trimestres manquants. La retraite complémentaire du salarié subit aussi un abattement.
Evaluation des revenus du retraité
On peut faire évaluer 2 ou 3 ans à lavance le montant des retraites à laide notamment des relevés de carrière de la sécurité sociale et des CICAS (centres dinformation et de coordination de laction sociale).
Conditions de cumul dune retraite et dune activité
Les activités bénévoles
Les activités de faible importance : à condition de ne pas travailler chez lancien employeur et que le revenu annuel brut soit d" montant du SMIC en vigueur au 1er janvier de l année au cours de laquelle prend effet la pension, calculé sur la base de 676 heures annuelles
Autres activités en raison de leur nature (activités artistiques, nourrices, concierges,& )
La mise à la retraite A LINITIATIVE DE LEMPLOYEUR
Conditions
Salarié âgé dau moins 60 ans ou de lâge fixé par la convention collective
Totalisant le nombre de trimestres permettant de bénéficier dune retraite taux plein. Attention, lemployeur ne peut récupérer lui-même linformation sur le nombre de trimestres. Le salarié est sa seule source dinformation. Or, si ces conditions ne sont pas remplies la rupture du contrat de travail sanalyse en un licenciement.
Formalisme
Aucune obligation de motivation.
Pas de procédure légale, mais un entretien et une notification écrite sont souhaitables.
Attention à la procédure spéciale des salariés protégés.
Préavis
Il est identique au préavis de licenciement à défaut de disposition conventionnelle plus favorable (soit 1 mois entre 6 mois et 2 ans dancienneté, et 2 mois au-delà de 2 ans)
Indemnité
Sauf disposition conventionnelle plus favorable, le paiement dune indemnité égale à lindemnité légale de licenciement est obligatoire (1/10éme de mois par année dancienneté + 1/15éme au delà de 10 ans). Cette indemnité nest soumise ni à cotisations sociale ni à imposition fiscale.
Attention : la restriction liée aux 2 ans dancienneté ne sapplique pas.
Formalités
Aucune condition de forme sauf disposition conventionnelle, mais une notification par lettre recommandée avec accusé réception ou remise contre décharge est souhaitable
Le départ volontaire en retraite
Conditions
Le départ du salarié doit saccompagner dune demande effective de liquidation dune pension vieillesse. Dans le cas contraire, le départ est assimilé à une démission.
Préavis
Le salarié doit respecter le préavis de licenciement à défaut de disposition conventionnelle plus favorable soit 1 mois entre 6 mois et 2 ans dancienneté, et 2 mois au delà de 2 ans.
Attention : le salarié doit faire sa demande auprès de la sécurité sociale 4 mois avant le départ.
Indemnité
Sauf disposition conventionnelle plus favorable, la salarié a droit à une indemnité égale à :
½ mois de salaire après 10 ans dancienneté
1 mois de salaire après 15 ans dancienneté
1,5 mois de salaire après 20 ans dancienneté
2 mois de salaire après 30 ans dancienneté
Cest le calcul le plus favorable du salaire de référence qui est retenu :
soit le 1/12 de la rémunération brute (salaires, primes
) des 12 derniers mois qui précèdent la notification de la mise à la retraite.
Soit le 1/3 des 3 derniers mois de rémunération brute qui précèdent la fin du contrat de travail.
Lindemnité de départ en retraite est soumise aux cotisations de sécurité sociale.
FICHE 5.4 - Représentants du personnel
FICHE 5.4.1 Le déroulement des élections de Délégués Personnels et de Comité dEntreprise
BUREAU DE VOTE
Le Bureau de Vote est chargé :
dassurer la bonne organisation du scrutin,
de veiller au secret du scrutin (isoloirs, vérification des urnes),
de faciliter la régularité du scrutin,
démarger les listes électorales au fur et à mesure que les électeurs ont voté,
de se faire remettre, sil y a lieu, les votes par correspondance et de les ajouter aux votes exprimés sur place,
de clôturer le scrutin à lheure prévue,
de procéder au dépouillement, puis de déterminer et de proclamer les résultats,
détablir un procès-verbal.
Composition :
trois personnes : un Président et deux Assesseurs,
en règle générale, le Bureau est composé des deux électeurs les plus âgés et de lélecteur le plus jeune présents au moment de louverture du scrutin, la présidence appartenant au plus âgé. Cette composition nest pas obligatoire.
Les électeurs ont libre accès au lieu de vote pour participer au scrutin. Mais pour des raisons tenant à la bonne marche des établissements, il ne saurait être question quils assistent à lensemble des opérations de vote et de dépouillement.
LE MODE DE SCRUTIN
Cest un scrutin de liste : les électeurs votent pour une liste et non pour un ou plusieurs candidats pris isolément.
Cest un scrutin à deux tours : le premier tour nest valable que si le quorum (nombre de votants au moins égal à la moitié des électeurs inscrits) est atteint. Sinon, il y a lieu dorganiser un deuxième tour pour lequel les candidatures sont libres.
Cest un scrutin à la représentation proportionnelle.
LE DEPOUILLEMENT
A lheure prévue (15 H 00), le Bureau de Vote proclame la clôture du scrutin. Puis le Bureau de Vote procède au dépouillement (si le nombre délecteurs est important, le Bureau de Vote peut désigner pour laider des scrutateurs parmi les électeurs sachant lire et écrire).
Déroulement des opérations de dépouillement :
Introduction des enveloppes intérieures des votes par correspondance dans les urnes correspondantes. Cocher les listes démargement.
Ouverture de lurne des titulaires.
Compte des enveloppes trouvées dans cette urne.
Vérification de la correspondance entre le nombre denveloppes et le total des votants cochés sur les listes démargement.
Ouverture des enveloppes et rangement en tas distincts pour chaque liste en distinguant :
les bulletins complets.
les bulletins dont certains noms ont été raturés : ces bulletins restent valables du moment quils comportent au moins un nom.
les bulletins blancs :
papier ne comportant aucune inscription,
enveloppes ne contenant aucun bulletin,
bulletin sur lequel tous les noms ont été rayés.
les bulletins nuls :
bulletins trouvés dans lurne sans enveloppe,
bulletins panachés cest à dire sur lesquels ont été ajoutés ou substitués des noms de candidats dune autre liste ou de non-candidats,
enveloppes contenant deux ou plusieurs bulletins différents (deux ou plusieurs bulletins identiques ne sont pas nuls, ils comptent pour un seul),
bulletins sur lesquels lordre de présentation des candidats a été modifié,
bulletins ou enveloppes portant des signes intérieurs ou extérieurs de reconnaissance ou portant des mentions injurieuses pour les candidats ou pour des tiers,
dune manière générale, toute modification apportée à un bulletin de vote entraînera sa nullité, hormis les cas de ratures,
Transcription sur les feuilles de dépouillement du nombre de bulletins recueillis par chaque liste, en séparant les bulletins complets de ceux comportant des ratures.
Renouveler lopération de dépouillement avec lurne des suppléants.
CONDITIONS DE VALIDITE DU PREMIER TOUR
Le quorum
Le premier tour nest valable quà condition que le nombre de votants soit au moins égal à la moitié des électeurs inscrits faute que quoi, il y a lieu dorganiser un second tour.
Exemple : Pour 100 électeurs, le quorum est égal à 50. Pour 45 électeurs, le quorum est égal à 22,5 soit 23.
Le quorum doit être atteint pour chaque vote cest à dire dans chaque collège et à lintérieur dun collège, pour les titulaires et pour les suppléants.
Les votants
Par votants, il faut entendre le nombre de suffrages valablement exprimés à lexclusion des bulletins blancs et nuls.
Le quorum nest donc atteint que si le nombre des suffrages valablement exprimés est au moins égal à la moitié des électeurs inscrits.
Le quorum sapprécie uniquement par rapport aux bulletins valables non raturés, quel que soit le nombre des ratures.
LATTRIBUTION DES SIEGES.
Représentation proportionnelle à la plus forte moyenne
Après le décompte des suffrages valablement exprimés, le Bureau de Vote constate si le quorum est atteint ou non :
s'il ne lest pas, le Bureau de Vote établit un procès-verbal indiquant le nombre des inscrits, le nombre des suffrages valablement exprimés et précisant quun second tour sera organisé.
si le quorum est atteint, le Bureau de Vote procède à lattribution des sièges en fonction des règles de la représentation à la plus forte moyenne.
si une seule liste se présente au premier tour, et si le quorum est atteint, elle se trouve automatiquement élue dans sa totalité (sans tenir compte des ratures).
Calcul du quotient électoral :
Cest le nombre total des suffrages valablement exprimés divisé par le nombre de sièges à pourvoir,
Le quotient électoral est le même pour chaque liste,
Le total des suffrages exprimés correspond au nombre de bulletins valables trouvés dans lurne.
Calcul de la moyenne de chaque liste :
Il est attribué à chaque liste autant de sièges que le nombre de voix recueilli par elle contient de fois le quotient électoral.
Le nombre de voix recueilli par une liste est égal au total des voix obtenues par chaque candidat divisé par le nombre de candidats de la liste.
Si une liste comprend moins de candidats quil ny a de sièges à pourvoir, sa moyenne est calculée exactement de la même façon.
Attribution des sièges au quotient.
Le quotient électoral et la moyenne de chaque liste étant ainsi calculés, on attribue à chaque liste un nombre de sièges égale à sa moyenne divisée par le quotient.
Exemple :
Soit, une élection destinée à pourvoir 5 sièges, où le nombre des suffrages exprimés sélève à 116. Le quotient est 116/5 = 23,20. Trois listes, dont une incomplète, sont en présence.
La moyenne de chaque liste sétablit comme suit :
Liste A Liste B Liste C
(47 bulletins) (40 bulletins) (29 bulletins)
A1 47 B1 40 C1 29
A2 47 B2 40 C2 29
A3 42 B3 40 C3 29
A4 40 B4 36
A5 42 B5 32
______ ______ ______
218 188 87
Moyenne A Moyenne B Moyenne C
218 = 43,60 188 = 37,60 87 = 29
5 5 3
Lattribution des sièges au quotient donne les résultats suivants :
Liste A 43,60 = 1,88 : 1 siège
23,20
Liste B 37,60 = 1,62 : 1 siège
23,20
Liste C 29,00 = 1,25 : 1 siège
23,20
Trois sièges se trouvent ainsi directement attribués par le jeu du quotient, les deux sièges restant devant ensuite être distribués à la plus forte moyenne.
Attribution des sièges restants à la plus forte moyenne
Lattribution des sièges restants se fait en divisant la moyenne de chaque liste par le nombre de sièges déjà obtenus au quotient augmenté de 1 : cest ce que lon appelle la plus forte moyenne.
En reprenant lexemple précédent, la plus forte moyenne sétablit ainsi :
Liste A 43,60 = 21,80
1 + 1
Liste B 37,60 = 18,80
1 + 1
Liste C 29 = 14,50
1+ 1
La liste A ayant la plus forte moyenne, le premier des sièges restant à pourvoir lui est accordé. Lopération est à répétée pour chaque siège. Il faut calculer à nouveau la plus forte moyenne après lattribution de chaque siège restant :
Liste A 43,60 = 14,53
2 + 1
Liste B 37,60 = 18,80 (inchangé)
1 + 1
Liste C 29 = 14,50 (inchangé)
1 + 1
La liste B, ayant à ce stade la plus forte moyenne, obtient le dernier siège.
Les cinq sièges se trouvent donc répartis comme suit :
Liste A : 2 sièges (1 au quotient, 1 à la plus forte moyenne).
Liste B : 2 sièges (1 au quotient, 1 à la plus forte moyenne).
Liste C : 1 siège (au quotient).
DESIGNATION DES ELUS
Lordre de présentation lemporte sur le nombre de voix ; en conséquence, les candidats sont élus dans lordre de présentation quel que soit leur nombre de voix.
Exception : Quand le nom dun candidat a été rayé plusieurs fois, les ratures sont prises en considération si elles atteignent 10 % des suffrages valablement exprimés en faveur de la liste du candidat. Dans ce cas, cest le candidat suivant sur la liste qui est élu.
RESULTAT
Après avoir procédé au dépouillement et à lattribution des sièges, le Bureau de Vote proclame les résultats en indiquant le nom des élus et leur nombre de voix.
PROCES-VERBAL
Le Bureau de Vote établit et signe le procès-verbal des élections.
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FICHE 5.4.2 Tableau récapitulatif des élections
PRIVATENote d'information sur l'organisation d'électionsAffichage dune note de service informant le personnel 45 jours au plus avant la date du 1er tour . En labsence de DP, à la demande dun salarié ou dune O.S, laffichage doit être effectué dans le mois suivant la réception de cette demande. En cas de renouvellement de mandat ou délections partielles, le délai dinformation est d1 mois avant la fin des mandatsL'ensemble du personnelC. trav. art.
L. 423-18
L. 433-13Demande de procès-verbaux à l'inspection du travailPas de formalisme légal. Linspection du travail délivre sur demande un imprimé comportant les principales phases du dépouillement.L'inspection du travailC. trav. art
L. 423-14L. 433-10Invitation des organisations syndicales à venir négocier le protocole d'accord préélectoralLes O.S représentatives (seules intéressées au 1er tour) sont invitées par le chef dentreprise à négocier le protocole daccord préélectoral et établir la liste des candidats.
Pas de formalisme légal. Conseillé demployer deux formes distinctes et simultanées :
- une note de service affichée dans les locaux ;
- un courrier adressé à chaque union syndicale départementale, de préférence par lettre recommandée ou remise contre reçu.
En cas de renouvellement de DP, cette invitation doit être faite un mois avant lexpiration du mandat des délégués en exercice.Les organisations syndicales représentativesC. trav. ArtL. 423-18L. 433-13Protocole d'accord préélectoralLe protocole daccord, élaboré et signé avec les O.S représentatives a pour objet de préparer le déroulement des élections.
Si aucun syndicat ne se manifeste pour négocier le protocole, aucune négociation ne peut être engagée. Cest à lemployeur seul quil appartient de fixer les modalités dorganisation.Les organisations syndicales représentativesC. trav. art
L. 423-2L. 423-3L. 423-6L. 423-12L. 433-6Listes électoralesCest lemployeur et lui seul qui établit les listes électorales bien que le code du travail ne le précise pas. Une liste électorale doit être établie pour chaque collège. Les listes électorales sont établies pour les deux tours et ne peuvent être modifiées après le 1er tour.
Il est conseillé de procéder à laffichage des listes électorales (le Code du travail parle de " publication " sans préciser de délai). Elle doit toutefois intervenir au moins 4 jours avant la date des élections afin de permettre aux contestations qui sélèveraient dêtre portées devant le juge dinstance dans le délai de 3 jours suivant la publication des listes.L'ensemble du personnelC. trav. art.
R 423-3
R 433-
Cass. soc.
n° 82-60.613
n° 86-60.135Bulletins de voteLe vote se fait à bulletin secret, obligeant lemployeur à prévoir le matériel de vote (bulletins, enveloppes, urnes et isoloir). Le bureau de voteC. trav. art.
L 423-13
L 433-9Ouverture d'une boite postal pour le vote par correspondanceLe recours au vote par correspondance est valable, mais lemployeur nest pas tenu de le mettre en place doffice. Il ny est tenu que si le protocole daccord ou la convention le prévoient.Le receveur du bureau des postesCass. soc.
n° 77-60.610
n° 84-60.653 Lettre d'envoi du matériel de vote par correspondanceL'ensemble du personnel concernéCass. soc.
n° 77-60.610
n° 84-60.653 Listes électorales à émarger (1e tour)Cest le bureau de vote qui proclame les résultats. Il est une émanation du corps électoral. Sa composition est généralement fixée par le protocole préélectoral ou la convention collective. Lemployeur ou ses représentants ne peuvent ni faire partie du bureau de vote, ni en désigner les membres.Le bureau de voteProcès-verbal des élections (1e tour)Il est établit et signé par tous les membres du bureau de vote lorsque le 1er tour est valable, cest-à-dire lorsque collège par collège, le nombre des votants est au moins égal à la moitié des électeurs inscrits.Le bureau de voteC. trav. art.
L 423-14
L 433-10Procès-verbal de carence (1e tour)Un procès-verbal de carence est établi dans deux cas :
- lorsque le 1er tour nest pas valable ;
- lorsque les organisations syndicales nont pas présenté de candidats dans un ou plusieurs collèges au 1er tour
.Le bureau de voteC. trav. art.
L 423-14
L 433-10Affichage des résultats (1e tour)Il est dusage dafficher les résultatsL'ensemble du personnelTransmission du procès-verbal des élections (si les opérations électorales se sont terminée au sans 2e tour)Il doit être transmis dans les 15 jours de lélection par lemployeur à linspection du travail en double exemplaire.L'inspection du travailC. trav. art.
R 423-4
R 433-2Liste des candidats (2e tour)Au 2e tour, les listes déposées pour le 1er tour valent en principe pour le second tour. Mais une organisation syndicale non représentative peut présenter une liste. Et un candidat peut également se présenter seul, en " candidat libre ". Sil y a plusieurs sièges à pourvoir, il constitue alors une liste incomplète. Les candidats libres peuvent se regrouper en listes.Cass. soc.
n° 83-63.188Procès-verbal de carenceSi aucun délégué ou membre du comité na pu être élu à lissue des deux tours, le bureau de vote dresse un procès-verbal de carence total.Le bureau de voteC. trav. art.
L 423-14
L 433-10Transmission du procès-verbal des électionsIl doit être transmis dans les 15 jours de lélection par lemployeur à linspection du travail en double exemplaire.L'inspection du travailC. trav. art.
R 423-4
R 433-2Transmission du procès-verbal de carenceIl doit être transmis dans les 15 jours de lélection par lemployeur à linspection du travail en double exemplaire. Son établissement permet au chef dentreprise déchapper aux poursuites pour délit dentrave.L'inspection du travailC. trav. art.
R 423-4
R 433-2
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FICHE 5.4.3 Rapports annuels / Périodiques
PRIVATERapport annuel d'activité du médecin du travailPrésentation : pour information
Délai : au plus tard avant le 30 avrilApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE
Transmission:
- à l'inspecteur du travail
- au médecin inspecteur du travailC. trav. art.
L432-4Rapport sur le service médical du travailPrésentation : pour information
Délai : au plus tard avant le 30 avrilApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE
Transmission:
- à l'inspecteur du travail
- au médecin inspecteur du travailC. trav. art.
R 241-3 et R 241-26
Arrêté du 9 déc. 1971Rapport sur les garanties collectivesPrésentation : pour informationApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE à défaut aux DPC. trav. art.
L-432-3-2
loi du 31 déc. 1989
Décret du 30 août 1990Rapport sur la gestion prévisionnelle de l'emploiPrésentation : pour information et consultationApplication : effectifs/ 300
Présentation :
- au CE (obligatoire),
- au CEt. (souhaitable),
- à défaut aux DPC. trav. art.
L 432-1-1Rapport sur la participationPrésentation : pour informationApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CEC. trav. art.
Décret du 1e juil. 1987Programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travailPrésentation : pour avis et consultation
Délai :le bilan est adressé à chacun des membres du CHSCT 15 jours avant la date fixée pour la réunionApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CHSCT, à défaut au DPC. trav. art.
L 231-3-1
L 232-1
L 233-1
L 236-1Bilan sur l'hygiène, la sécurité et les conditions de travailPrésentation : pour avis et consultation
Délai :le bilan est adressé à chacun des membres du CHSCT 15 jours avant la date fixée pour la réunionApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CHSCT, à défaut au DPC. trav. art.
L 236-2
L 236-4Rapport sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmesPrésentation : pour information, consultation et avisApplication : effectifs/ 300
Présentation :au CE, à défaut aux DPC. trav. art.
L 432-3-3-1Bilan du travail à temps partielPériodicité : annuelle
Présentation: pour informationApplication : effectifs/ 300
Présentation : au CE, au CEt. et aux DSC. trav. art.
L 212-4-5Bilan socialPériodicité : annuelle
Présentation: pour information, consultation et avisApplication : effectifs/ 300
Présentation : au CE, au CEt. et aux DSC. trav. art.
L 438-1
R 438-1Consultation annuelle sur le plan de formationPériodicité : annuelle
Présentation: pour consultation et avisApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE, au CEt., à défaut aux DPC. trav. art.
L 432-3
L 933-3
D 933-1 et 2Documentation économique et financièrePériodicité : après chaque élection du CE
Présentation: pour informationApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE, à défaut aux DPC. trav. art.
L 432-4Examen annuel des comptesPériodicité : annuelle
Présentation: pour informationApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CEC. trav. art.
L 432-4Liste des demandes de congés pour création d'entreprise et de congés sabbatiquesPériodicité : semestrielle
Présentation: pour informationApplication : effectifs/ 50
Présentation : au CE, au CEt., à défaut aux DPC. trav. art.
L 122-32-27Liste des modifications apportées aux conventions ou accords applicables dans l'entreprisePériodicité : annuelle
Présentation: pour informationApplication : toute entreprise
Présentation : au CE, au CEt., aux DS, à défaut aux DP ou aux salariésC. trav. art.
L 135-8Situation trimestrielle de l'emploiPériodicité : varie avec l'effectif
/ 300 salariés : trimestre
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