TP 1 : des signatures de la tectonique des plaques
Les zones de subduction présentent des caractéristiques géophysiques ... TD.
Âge et densité de la lithosphère océanique. B. Des séismes marquent le plan de
...
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Chapitre 1 : la lithosphère et la tectonique des plaques.
I./ Les fondements de la théorie de la tectonique des plaques.
( Voir « lentrée dans le thème » : HYPERLINK "1S_ST_accro.htm" de la dérive des continents à la théorie de la tectonique des plaques, un peu dhistoire
Le modèle de la tectonique des plaques permet de fournir un schéma unique, logique et cohérent, expliquant divers phénomènes tels que l'expansion des fonds océaniques, la dérive des continents, la répartition des séismes et des volcans, la formation et l'évolution des chaînes de montagnes.
Cette théorie scientifique planétaire propose que les déformations de la lithosphère sont reliées aux forces internes de la Terre et que ces déformations se traduisent par le découpage de la lithosphère en un certain nombre de plaques (calottes sphériques) rigides qui bougent les unes par rapport aux autres. (7 plaques majeures).
Les frontières entre plaques (lithosphériques) sont de trois types :
>> des frontières divergentes au niveau des dorsales océaniques où se forment les plaques lithosphériques : deux plaques sécartent lune de lautre, la lithosphère océanique est créée le long des dorsales océaniques ; ces frontières sont caractérisées par séismes superficiels, un relief sous-marin (dorsale) et par un volcanisme effusif ;
>> des frontières convergentes (zones de subduction et zones de collision) : deux plaques se rapprochent lune de lautre, il y a « destruction » des plaques.
Les zones de subduction sont caractérisées par des séismes superficiels, intermédiaires et profonds, la présence dune fosse océanique, dune chaîne de montagne en bordure de continent (cordillère) ou dun arc volcanique, et par un volcanisme explosif.
Les zones de collision sont caractérisées par des séismes superficiels et intermédiaires et par un relief positif : une chaîne de montagne ;
>> des frontières de coulissage le long de failles transformantes (il ny a ni destruction ni création de lithosphère) (ex de la faille de San Andreas).
Le moteur du mouvement des plaques trouve son origine dans la dissipation d'une énergie interne.
Si ce modèle a été adopté, cest quil a pu être validé par différentes observations.
II./ Validation de quelques éléments du modèle de la tectonique des plaques.
( HYPERLINK "1S_ST_act1.htm" Voir lactivité qui permet de valider quelques éléments du modèle de la tectonique des plaques.
La lithosphère est découpée en plaques (dépaisseur variable), peu déformables, à lexception de leurs limites.
La localisation géographique de lactivité sismique, volcanique, et des reliefs à la surface du globe sexplique, dans le cadre du modèle de la tectonique des plaques, par des mouvements relatifs des plaques lithosphériques.
Divers arguments permettent de prouver la mobilité des plaques :
>> Les anomalies magnétiques.
Des relevés de lintensité du champ magnétique au niveau du plancher océanique montrent que les valeurs mesurées sont soit légèrement plus fortes soit légèrement plus faibles que la valeur attendue (= champ moyen calculé en un point).
Cette différence, appelée anomalie magnétique est due au fait quen tout point, le champ magnétique actuel se combine à celui fossilisé par les basaltes situés à laplomb du magnétomètre.
On définit ainsi :
- des anomalies positives : champ réel ( champ théorique, (car le champ magnétique fossile a le même sens que le champ actuel (période normale) )
- des anomalies négatives : champ réel ( champ théorique.
Une échelle chronostratigraphique des inversions magnétiques ou échelle magnétostratigraphique a été établie pour la période allant du Jurassique à lactuel. Elle a une valeur mondiale.
Un profil des anomalies magnétiques du plancher océanique réalisé de part et dautre de laxe dune dorsale montre :
* une répartition symétrique de ces anomalies (alternativement positives et négatives) de part et dautre de laxe de la dorsale,
* que ces anomalies sont de plus en plus âgées lorsquon séloigne de laxe de la dorsale.
Cela confirme lexistence dun mouvement de divergence de part et dautre de la dorsale, et montre que le plancher basaltique est crée de part et dautre de la dorsale : il y a expansion océanique grâce au fonctionnement dune dorsale. Le sens de déplacement des deux plaques situées de part et dautre de la dorsale est ainsi établit, il est perpendiculaire à laxe de la dorsale.
Dans la partie axiale des dorsales, le fond des océans présente des fissures le long desquelles est émis du basalte. La croûte océanique nouvellement formée au niveau de la dorsale sen éloigne progressivement de part et dautre en constituant les fonds océaniques. Cet apport de matière « rajoutant des portions de plancher océanique » est appelé « accrétion ».
Le plancher océanique est donc crée par accrétion de basalte au niveau des dorsales, et sécarte ensuite de manière symétrique de part et dautre de laxe de la dorsale.
Lutilisation de ces documents permet de déterminer une vitesse déloignement dune plaque par rapport à laxe de la dorsale :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html
Profil des anomalies magnétiques du plancher océanique de lAtlantique Nord (45° de latitude).
>> Etude de lâge des sédiments des fonds océaniques.
Les forages océaniques montrent que plus on séloigne de laxe de la dorsale, plus le nombre de strates de sédiments forés est grand.
Lutilisation du principe de superposition permet de dire que la couche la plus profonde est la plus âgée.
On admet que les basaltes ont le même âge que les sédiments situés à leur contact (cest-à-dire les sédiments situés le plus bas dans une carotte de forage).
Lobservation dune coupe du plancher océanique de part et dautre dune dorsale, ou une carte de lâge des plus vieux sédiments au contact du basalte montre :
* une répartition symétrique des sédiments dun certain âge reposant sur le basalte de part et dautre de laxe de la dorsale,
* que les plus vieux sédiments trouvés au contact du basalte sont de plus en plus âgés lorsquon séloigne de laxe de la dorsale.
Cela confirme lexistence dun mouvement de divergence de part et dautre de la dorsale, et montre que le plancher basaltique est crée de part et dautre de la dorsale : il y a expansion océanique grâce au fonctionnement dune dorsale. Le sens de déplacement des deux plaques situées de part et dautre de la dorsale est ainsi établit, il est perpendiculaire à laxe de la dorsale.
Le plancher océanique est donc crée par accrétion de basalte au niveau des dorsales, et sécarte ensuite de manière symétrique de part et dautre de laxe de la dorsale.
Lutilisation de ces documents permet de déterminer une vitesse déloignement dune plaque par rapport à laxe de la dorsale :
Répartition et âge des sédiments de part et dautre de la dorsale médio-atlantique.
HYPERLINK "http://webpublic.ac-dijon.fr/pedago/svt/schemassvt/article.php3?id_article=158" http://webpublic.ac-dijon.fr/pedago/svt/schemassvt/article.php3?id_article=158
>> Etude des alignements des volcans de point chaud.
A lintérieur des plaques (plaque Pacifique en particulier), on observe ponctuellement du volcanisme effusif, souvent associé à des alignements de volcans.
Ce type de volcanisme est du à lactivité dun point chaud.
On peut schématiser un alignement volcanique de cette manière :
Les géologues pensent que la position des points chauds est fixe, et que certains peuvent fonctionner sur des dizaines de millions dannées.
Cela signifie que le point chaud est actuellement situé sous le volcan actif, et que les alignements de volcans ont été formés grâce au déplacement de la plaque au dessus du point chaud.
Il est donc possible de déterminer le sens de déplacement de la plaque (du volcan le plus jeune vers celui le plus âgé) et de calculer la vitesse du déplacement :
Localisation et âge des édifices volcaniques dHawaï
HYPERLINK "http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html" http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html
>> Les techniques de positionnement par satellites (GPS).
Elles permettent de déterminer la direction et la vitesse de déplacement des plaques sur des échelles de temps de quelques années.
Les vitesses « instantanées » de déplacement des plaques mesurées par GPS sont en bon accord avec les valeurs moyennes calculées sur des périodes de plusieurs millions dannées à partir de données géologiques.
Le modèle de la cinématique globale des plaques, fondé et construit sur des observations géologiques et géophysiques, est donc validé et affiné par ces mesures GPS.
On remarque que la vitesse dexpansion océanique est variable dune dorsale à lautre (de 2 à 3 cm/an dans lAtlantique à 16 à 18 cm/an dans le Pacifique est (voir document 4 p 295)).
Dautre part, lâge du plancher océanique ne dépasse pas 180 millions dannées, alors que la Terre est âgée de 4,5 Ga !
La théorie de la tectonique des plaques est ainsi validée par différentes informations. Elle fournit un modèle unificateur expliquant les grands phénomènes géologiques.
IV./ Le moteur du mouvement des plaques.
( HYPERLINK "1S_ST_act2.htm" Voir lactivité 2 : dissipation dénergie interne et mouvement des plaques.
Les mineurs le savent très bien, plus on s'enfonce dans la croûte terrestre plus il fait chaud ! Il existe au sein du globe terrestre un gradient thermique. En moyenne de 30°C/km dans la croûte continentale, ce gradient thermique peut atteindre 90°C/km dans certaines régions et à peine dépasser 10°C/km dans d'autres. L'observation d'émissions de lave, des geysers, des sources hydrothermales ou encore l'utilisation par l'Homme de la géothermie sont autant de preuves évidentes de l'existence d'une source d'énergie interne.
A la surface du globe, lémission dénergie est mise en évidence par la mesure de la quantité de chaleur « sortant » du sol par unité de surface : cest le flux géothermique. On le mesure en général en W.m-2.
Dautre part, des événements ponctuels et épisodiques tels que les séismes, les éruptions volcaniques sont des manifestations spectaculaires de la dissipation de lénergie interne de la Terre, cependant, on estime que ces mécanismes libèrent que 4% de lénergie totale libérée par la planète.
On constate une répartition très inégale du flux géothermique à la surface du globe, avec des zones à flux élevé (notamment dans laxe des dorsales et aussi à laplomb des points chauds) et dautres à flux faible. ( HYPERLINK "http://www.cnrs.fr/cnrs-images/sciencesdelaterreaulycee/contenu/dyn_int4-1.htm" http://www.cnrs.fr/cnrs-images/sciencesdelaterreaulycee/contenu/dyn_int4-1.htm)
Quelle est la source de cette énergie interne ? La chaleur interne a pour origine essentielle la désintégration de certains isotopes radioactifs.
(Pour davantage dinformations : HYPERLINK "http://www.didiersvt.com/cd_1s/html/c6/c6a1.htm" http://www.didiersvt.com/cd_1s/html/c6/c6a1.htm)
Comment cette énergie se dissipe-t-elle ?
( La Terre peut dissiper son énergie interne par conduction :
>> mais les roches ont une faible conductivité thermique,
>> cela nexplique pas linégale répartition du flux géothermique,
>> cela nexplique pas le mouvement des plaques. (dissipation dénergie sans mouvement de matière)
( La Terre peut dissiper son énergie par convection :
>> la convection est un déplacement de matière sous leffet de différences de température qui provoquent des différences de densité
>> la tomographie sismique révèle la structure thermique du globe en profondeur : elle montre lexistence décarts de température à une profondeur de 150 km en fonction de la latitude : existence de zones anormalement froides et de zones anormalement chaudes, matériaux chauds sous les dorsales,
>> daprès la modélisation réalisée ( HYPERLINK "1S_ST_act2.htm" voir lactivité 2), on peut penser que les zones « chaudes » seraient le lieu de remontée dune matière chaude, et les zones froides le lieu dune descente de matière froide,
>> le flux géothermique élevé au niveau des dorsales serait donc lexpression dun panache ascendant de matière chaude !
Conclusion : l'énergie produite à l'intérieur de globe gagne la surface de la Terre par :
- conduction, transfert de proche en proche de la chaleur du noyau et surtout du manteau (plus radioactif) vers la surface ;
- et par convection en déplaçant une matière chaude des profondeurs vers la surface lors des accrétions au niveau des dorsales et en faisant replonger des plaques froides dans le manteau lors des subductions. C'est le moteur de la tectonique des plaques.
A visiter : étude de la dissipation de la chaleur interne du globe au niveau des dorsales océaniques, les conséquences géologiques et biologiques ( HYPERLINK "http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/travaux/ifremer/default.htm" http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/travaux/ifremer/default.htm)
1S/ST/Chapitre 1 / p PAGE 5/ NUMPAGES 6
V = d / t (cm/an)
d = distance à laxe de la dorsale dune strate sédimentaire au contact du basalte,
t = âge de cette strate de sédiments
Volcans de plus en plus âgés
V = d / t (cm/an)
d = distance à laxe de la dorsale dune anomalie magnétique,
t = âge de cette anomalie magnétique
V = d / t (cm/an)
d = distance entre deux édifices volcaniques,
t = différence dâge de ces deux édifices volcaniques
Sens de déplacement de la plaque
volcan le plus volcan actif ancien, inactif actuel