Chapitre 4 - mclcm
Pour les fondations superficielles, la profondeur du sous-sol se réfère au plan d'
appui même, tandis que pour les fondations sur pieux elle se réfère à la tête ......
On entend par charge d'incendie spécifique de projet, la charge d'incendie
spécifique corrigée sur la base des paramètres indicateurs du risque d'incendie
du ...
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Propositions et contributions
du Mouvement contre la constante macabre (MCLCM)
Pour une évaluation plus juste du travail et des acquis des étudiants
SOMMAIREA) INTRODUCTIONPage1) TitreAndré Antibi021) Formation post-bac et évaluation : de nouvelles attentes de la sociétéGérard Lauton03B) PROPOSITION1) Pour une reconnaissance du phénomène de Constante macabre dans le post-bacGérard Lauton05C) CONTRIBUTIONS1) Le protocole de lEPCC dans le Post-BacGérard Lauton062) « Pour mieux travailler
» - Enquête sur le vécu de lEPCCAndré Antibi113) EPCC en LicenceXavier Buff144) EPCC en Classe préparatoireJean-Paul Keller155) EPCC en École dingénieurLudovic dEstampes166) DAEU-B, Licence, DUT, Filière dIngénieur : les atouts de lEPCCGérard Lauton17D) ANNEXES2) Appel « Pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants »203) Liste des 46 organisations signataires de lAppel au 1er octobre 2012211) Bibliographie Liste des Coordonnateurs de lEPCC224) Programme du Colloque du MCLCM 21 Juin 2012 Hôtel de Ville de Paris23
Réalisation : Gérard Lauton.
AA
Formation post-bac et évaluation : de nouvelles attentes de la société
Laction du MCLCM pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants a été déterminante pour rendre visible le phénomène de société quest la constante macabre. En témoigne la liste des 46 organisations signataires de lAppel « Pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants » (p. 4 et 21-22). À de rares exceptions près, cet écueil se manifeste aux différents étages du système éducatif, notamment dans le Post-Bac.
Depuis 2003, une prise de conscience a conduit des enseignants du Post-Bac à sen affranchir. Dans ce secteur, de même que dans lenseignement primaire et secondaire, il est important pour lenseignant du Post-Bac que linstitution reconnaisse et nomme ce phénomène, afin que lon mette le cap vers une autre culture de lévaluation. Cest indispensable pour rompre avec une longue tradition qui, de prime abord, enjoint de classer pour sélectionner une élite : selon la norme implicite de la rareté, dès lors quelle cesserait dêtre rare, la réussite sen trouverait dévaluée. Cette vision malthusienne a perdu du terrain car le gâchis que représente léchec artificiel est de moins en moins accepté.
Identifier et nommer la constante macabre nest pas une démarche de défiance envers les enseignants du Post-Bac. Ils sont plus enclins quauparavant à porter un regard critique sur leurs propres pratiques. Ce nest pas une surprotection quils réclament, mais du temps de concertation au sein des équipes de formation pour mener un travail dingénierie pédagogique. On peut en effet rompre avec lévaluation-sanction à la faveur dapproches nouvelles et dune autre relation pédagogique avec les étudiants.
La démarche consiste à mieux connecter phase dapprentissage et phase dévaluation. Elle a pour effet de majorer à la fois le travail et les acquis des étudiants, ce qui au passage valorise laction de léquipe pédagogique. Par un renversement des valeurs, ce nest plus une basse échelle de notes qui bientôt sera un critère de crédibilité dun cursus, mais plutôt une meilleure réussite de ses candidats dès lors quauront été posés les termes dune juste évaluation des acquis, les incitant à travailler plus et mieux. On pourra lire à ce sujet (page 15) les résultats dune enquête réalisée par André Antibi sur le vécu par les étudiants de lÉvaluation par contrat de confiance (EPCC).
La démarche du MCLCM est aujourdhui reconnue par les partenaires du système éducatif et par la société civile. Sagissant du secteur scolaire, la démarche dune évaluation fondée sur un contrat de confiance a été recommandée par le Rapport parlementaire sur lévaluation du socle commun. Elle a suscité le soutien du Ministère de lÉducation nationale, Conseil Régional dÎle de France, des trois Conseils Généraux de lAcadémie de Créteil, des villes de Paris et de Toulouse, qui ont notamment accueilli les récents Colloques du MCLCM. Le président du MCLCM a été associé à la concertation nationale " Refondons lÉcole de la République ".
Si la confiance et le plaisir dapprendre ne se prêtent guère à une mesure par des indicateurs de performance, il est significatif que ces facteurs soient fortement corrélés à une meilleure réussite. Ce nest pas le moindre mérite de lEPCC que de le confirmer aux différents stades de la formation des jeunes.
Gérard Lauton,
Université Paris-Est Créteil,
Coordonnateur de lEPCC pour le Post-Bac.
Parmi les 46 organisations signataires de lAppel « Pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants »
Parmi les organisations ayant apporté leur soutien à lorganisation des Colloques du MCLCM
PARIS
1) Pour une reconnaissance du phénomène de constante macabre dans le Post-Bac
Pratiquement tous les partenaires du système éducatif reconnaissent lexistence de la constante macabre et soutiennent la démarche et les propositions de notre mouvement. En témoigne la liste des 46 organisations signataires de lAppel « pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants » (p.12-13).
Depuis 2003 laction du Mouvement contre la Constante macabre na pas été sans écho dans le Post-Bac. Dans diverses filières, des enseignants, désireux de mettre en uvre une évaluation plus juste du travail des élèves, ont mis en pratique des modalités dévaluation affranchies du dysfonctionnement que constitue la constante macabre : réhabilitation des Travaux Pratiques, part accrue des Projets Tutorés et, pour les épreuves en temps limité, système de lÉvaluation par contrat de confiance (EPCC). Les progrès dans ce sens sont tributaires de pratiques isolées, faute dune reconnaissance institutionnelle explicite dans les programmes et maquettes des cursus. Pour aller plus loin, il serait bon que lexistence de ce dysfonctionnement et lintérêt de pratiques alternatives soient affirmés dans les divers secteurs du Post-Bac. Au plan institutionnel, cela concerne notamment le CNESER, les Comités de Suivi de la Licence et du Master, lInspection, les Commissions professionnelles consultatives,
Les instances et associations propres à la communauté universitaire et enseignante du Post-Bac peuvent peser dans le même sens : CPU, Réseau des VP-CEVU, CDEFI, CDIUFM, UPS, Sociétés savantes,
). Au plan local, les efforts dinnovation des équipes pédagogiques en vue dune évaluation plus juste peuvent être soutenus par les instances de létablissement et mentionnés dans les objectifs du Projet dÉtablissement.
Pour ces raisons, le MCLCM sest adressé aux animateurs des Assises de lEnseignement Supérieur et de la Recherche et à la DGESIP. Le MCLCM est disponible pour contribuer avec tous les acteurs à faire avancer la cause dune évaluation plus juste du travail et des acquis des étudiants. Un argument déterminant est le regain de motivation et de travail quà lexpérience on peut en attendre. Dans cette perspective :
( La mise en pratique dautres modalités dévaluation des étudiants, par exemple lEPCC, gagnerait à être mentionnée comme un facteur de réussite à promouvoir.
( Le haut degré de priorité accordé par lactuelle équipe ministérielle du MESR à la réussite dans le Post-Bac laisse augurer que les démarches telles que lEPCC visant une évaluation plus juste seront soutenues.
( ( (
Gérard Lauton, Coordinateur de lEPCC pour le Post-Bac1) Le protocole dÉvaluation par contrat de
confiance (EPCC) dans le Post-BacUniversité Paris Est Créteil
A) Objectifs de lÉPCC
Lobjectif essentiel est la suppression dune part déchec artificiel (« constante macabre ») dans les contrôles en temps limité, tenant à un champ de révision insuffisamment ciblé en termes de compétences, et à des sujets trop décalés par rapport à ce qui a été parcouru dans la période de référence du contrôle. Le protocole vise à écarter ces écueils ainsi que la boulimie dexercices et les impasses, en créant une dynamique fructueuse entre apprentissage et évaluation, tout en distinguant bien ces deux phases.
il est très facile à mettre en place,
il ne nécessite aucun moyen supplémentaire,
il ne nécessite aucun changement de la maquette du cursus.
B) Réalisation pratique
Elle comporte trois étapes essentielles :
annonce du programme du contrôle,
séance de questions-réponses pré-contrôle,
contenu et correction du sujet.
Il convient bien sûr dinformer les étudiants et il est même possible de les associer au protocole mis en uvre.
1) PREMIÈRE ÉTAPE :
a) annonce du programme du contrôle
Une à deux semaines environ avant chaque contrôle, léquipe communique les parties à réviser, ce qui se fait certes usuellement, mais en plus, et ce point est décisif,
Léquipe communique aux étudiants une cible de révision, c'est-à-dire une liste dexercices déjà traités et corrigés en séance (cours, exercices...) en annonçant clairement :
« Au contrôle, vous aurez à traiter exactement certaines de ces questions et, pour 4 points sur 20 environ, une partie ne figurant pas sur la liste ».
Conditions à remplir par cette cible de révision :
Elle doit couvrir toutes les notions du programme du contrôle
Elle peut sétablir en recensant les compétences attendues de létudiant
Elle doit comporter un nombre raisonnable dexercices emblématiques de ce qui a été parcouru
Elle doit être conçue de sorte quun apprentissage par cur immédiat soit impossible (pas de QCM sans obligation de justifier ses réponses,
).
Remarque : nombre de points accordés à la part dexercices hors cible
La répartition des points 16 4 proposée précédemment peut être aménagée. La part dexercices hors cible peut représenter de 0 à 8 points selon les cas. Cette souplesse prend en compte les retours dexpérimentations. Une répartition 16 4 correspond au cas le plus fréquent. Une répartition entre 16 4 et 12 8 peut convenir si lon souhaite évaluer linventivité des étudiants sur un point donné du programme.
.
2) Deuxième étape :
a) séance de questions-réponses pré-contrôle
Objectif dune telle séance : permettre aux étudiants qui nont pas compris certains points du programme du contrôle dobtenir des explications et de se mettre à jour
Une telle séance doit donc être organisée entre lannonce du programme du contrôle et le contrôle. Elle a pour intérêt de permettre à ceux qui nauront pas compris certains points de la liste de poser des questions.
Lhoraire denseignement permet dinclure une telle séance. En effet, avec le système EPCC, la correction du contrôle est bien plus rapide puisque la plupart des exercices ont déjà été corrigés. On peut donc utiliser le temps ainsi gagné pour la séance de questions-réponses.
Remarque : organisation pratique
Certains étudiants risquent de ne pas pouvoir poser de questions par manque de temps.
Pour éviter une telle situation, lenseignant pourrait demander aux étudiants de lui faire connaître avant la séance les points quils nont pas compris. La séance de questions-réponses peut alors être organisée de manière à répondre à toutes les questions.
Les étudiants peuvent se concerter par binômes ou par petits groupes, pour décider des questions à poser à lenseignant. Une telle activité peut constituer une excellente occasion de travail déquipe. Les étudiants eux-mêmes apportent des réponses aux questions de leurs camarades.
3) Troisième étape :
a) Contenu et correction de lépreuve
Ont été recensés dans louvrage « La constante macabre » les principaux écueils qui trop souvent altèrent lévaluation des acquis, et qui ont pour effet de « plomber » artificiellement les résultats. Cette troisième étape est destinée à aider léquipe à éviter les écueils non écartés par la réalisation des deux premières étapes.
- Longueur du sujet
Cest lécueil le plus fréquent. En effet, aucune directive ne définit la longueur « normale » dun sujet (cursus, domaine, année, discipline, niveau,
).
On observe souvent de la part de léquipe ou de lenseignant un calibrage sous-estimé du temps de traitement dun sujet par létudiant. La crainte dune excessive « facilité » dun sujet incite souvent à compenser par sa longueur. Celle-ci doit être ajustée de sorte quun étudiant ayant normalement travaillé et compris les notions en cause, puisse traiter lensemble du sujet sur la durée de lépreuve.
- il est normal que les meilleurs étudiants terminent avant la fin du temps imparti ; mais aussi que chaque étudiant ait le temps de traiter et rédiger ce quil sait faire.
- Exigences dans la rédaction
Elles sont assez variables. On peut se référer aux points suivants
Préciser clairement aux étudiants les impératifs de rédaction.
Ne pas surenchérir sur ces exigences lors de la correction Le correcteur pourrait inconsciemment accroître ses exigences, en se disant :
« Ils ont disposé de la cible, donc ils devraient se surpasser en matière de rédaction ».
- La part dexercices hors-cible sur 4 points
Cette part hors cible doit être accessible au vu de ce qui a été traité Lenseignant peut avoir tendance à poser une question très difficile en se disant :
« Le reste a déjà été parcouru et corrigé ». Ce qui cantonnerait les notes à rester inférieures à 16.
Barème et correction
De nombreux expérimentateurs ont été victimes des trois « pièges » précédents lors des premières mises en application du système EPCC, à commencer par ses propres promoteurs
(ayant mis en place le système EPCC dans son université et dans lécole dingénieurs SUPAÉRO, le professeur André Antibi a été piégé par son propre sujet : trop long avec une question hors cible trop difficile, pour avoir voulu poser une « jolie » question...
Il convient donc de prendre garde aux écueils précités : la « constante macabre » est profondément enracinée. Au début de la mise en place du protocole EPCC, il faut être particulièrement vigilant.
C) Un bilan très positif, des problématiques à partager
1) Retours dexpériences
Le point essentiel qui ressort des nombreuses expérimentations est le suivant : lobjectif principal est atteint :
a) Avec lEPCC, la constante macabre est suppriméeDautres avantages :
b) Un vrai climat de confiance voit le jourConfiance entre létudiant et léquipe et confiance en soi.
c) Les moyennes augmentent Laugmentation est de 2 à 3 points sur 20 en général ; mais la répartition nest pas uniforme. Les étudiants déterminés à travailler en bénéficient souvent davantage ; leurs notes augmentent parfois de 5 points ou plus. Ils saccrochent à la perche qui leur est tendue, et reprennent le goût dapprendre.
Dautre part, les notes restent étalées.
Des étudiants en situation de quasi décrochage peuvent ne pas améliorer leurs résultats avec lEPPC. Mais dans ce cas, léquipe sera en mesure de mieux analyser les causes de cet échec et de mettre en place des solutions adaptées (phases de remédiation, accueil en parcours dédié, orientation alternative). On peut estimer à environ 10% de leffectif la part de ceux qui sont en situation déchec véritable.
d) Les étudiants travaillent beaucoup plus
Laccroissement du travail des étudiants se manifeste de plusieurs manières :
plus grande concentration en séance. Létudiant sait que les exercices pourront être posés.
révisions plus approfondies, prise de notes plus précises, demandes déclaircissements à lenseignant : létudiant sait que son travail sera directement réinvesti dans le contrôle.
létudiant revoit en profondeur les points importants du programme car ils sont mieux ciblés.
Il sagit là dun avantage important du système EPCC, qui nest donc absolument pas synonyme de laxisme comme daucuns pourraient le penser !
La part de lenseignement dans notre métier est de motiver les étudiants, de leur donner con- fiance en eux, de les inciter à travailler avec ardeur. Le système EPCC aide fortement à y parvenir.
e) Des avantages aussi pour la phase dapprentissage Laccroissement du travail nest pas le seul avantage en phase dapprentissage. En voici dautres :
Retour sur lefficacité de lenseignement
Dans le système EPCC, la grande majorité des exercices du contrôle ont déjà été proposés à létudiant et corrigés par lenseignant. Dans ce contexte, si des étudiants consciencieux ont de mauvais résultats, léquipe pourra y voir un utile retour sur lefficacité de son enseignement, en vue de ladapter, ou bien interroger le parcours antérieur de létudiant et proposer des voies de réussite alternatives.
Séance de questions-réponses pré-contrôle
Elle peut être loccasion dune mise au point particulièrement fructueuse sur les notions essentielles du programme et les compétences mises en jeu. Une part dun TD peut y être consacrée.
Choix des exercices du contrôle
Cette activité suppose de mieux repérer les points essentiels du programme en termes de connaissances et de compétences, mieux que dans les formes traditionnelles de lévaluation.
Témoignage sur un "harcèlement" louable
Un professeur dune grande école de commerce, expérimentateur de lEPCC, a fait part du « harcèlement » dont il a été lobjet. Les étudiants, informés de la cible de révision, voulaient tout comprendre. Ils ont fait le siège de son bureau et, à tour de rôle, ont eu droit aux explications attendues. Des séances denseignement supplémentaires ont même été organisées. Les notes dexamen ont été très bonnes et lenseignant na pas regretté le temps passé.
2) Éléments de problématique
a) Un apprentissage par cur ?
Rappelons dabord que le programme du contrôle doit être tel quun apprentissage par cur immédiat soit pratiquement impossible.
Les expérimentations déjà réalisées permettent daffirmer quil est impossible pour un étudiant de restituer correctement des notions vues en cours, sil ne les a pas comprises.
Exemple : si lon donne à un étudiant à apprendre pour les restituer 4 lignes de chinois, alors quil ne parle pas cette langue, et donc quil ne comprend pas les idéogrammes, il lui est strictement impossible de les restituer, même si on lui a donné un mois pour sy préparer.
A contrario : un champ pertinent dapprentissage par cur
Un entraînement à mémoriser peut dans certains cas ne pas être inutile, contrairement à des idées reçues. Quoi quil en soit, en mathématiques par exemple, il savère impossible dapprendre par cur une trentaine de pages de propriétés, de démonstrations et de solutions remplies de symboles sans les comprendre. Il demeure quun apprentissage par cur de certaines formules est évidemment utile.
b) Ni impasses, ni "bachotage" grâce à la congruence entre apprentissages et sujet de lépreuveIl convient également davoir présents à lesprit les points suivants :
En temps limité, létudiant ne peut vraiment résoudre un problème de type totalement nouveau.
Les étudiants qui préparent des examens ou des concours utilisent beaucoup les annales, notamment pour les concours dentrée dans les grandes écoles, afin dêtre en mesure de résoudre des exercices analogues à ceux quils ont étudiés. Mais ils peuvent se « noyer » dans labondance des exercices et succomber à un bachotage anxiogène, ou bien faire des impasses.
Pour éviter ces deux écueils, il a été créé pour lOral de Mathématiques du Concours Commun Polytechnique en 2012 une « banque dexercices » dans laquelle puise lexaminateur à raison dune moitié environ des points de loral. Cette banque a été conçue autour des principales compétences attendues du candidat en Mathématiques dans le cadre du Concours.
En mathématiques, lexpérience de longue date démontre la pertinence dun tel dispositif : dès lors quest posé à loral de ce Concours un exercice original ne présentant pas de parenté avec les exercices dannales, quasiment aucun étudiant nest en mesure de le résoudre sans aide en cours de route. Le "contrat" stipulant quest posé à tout candidat un exercice de la banque lui permet de mettre en valeur la qualité du travail accompli sur le champ des compétences visées.
c) Pourquoi des exercices identiques ? Certains suggèrent que les exercices posés au contrôle ne soient pas exactement les mêmes que ceux de la cible. On pourrait ainsi tester, selon eux, les capacités dadaptation de létudiant à des situations analogues mais non identiques à celles quil a étudiées. Au premier abord, cette suggestion peut sembler recevable. Au contrôle, il y aurait donc dans le sujet de petites variations par rapport aux exercices de la cible.
Complexité de la notion de petite variation
De nombreuses expérimentations sur ce point montrent que cette notion de petites variations est complexe. On observe un décalage énorme entre lappréciation de lenseignant et celle de létudiant : une petite variation pour lenseignant peut être vue comme un gros obstacle pour létudiant. Pour cette raison, il nest pas utile de changer un énoncé dès lors que létudiant a effectivement compris ce qui est en jeu dans lexercice, ce qui est le but poursuivi.
d) Obstacles ne relevant pas du champ de lEPCC
Certains obstacles sont prévisibles. Par exemple, ceux qui tiennent à la scolarité antérieure de létudiant. Dans ce cas, léquipe peut aider les étudiants à les surmonter (aide adaptée ou parcours spécifique).
e) Le système EPCC applicable dans toutes les matières ?
OUI, comme le montrent de nombreuses expérimentations. Quelques exemples :
en langues, sciences humaines et sociales
( Concernant la dissertation, elle est souvent tributaire dun manque de précision plus important que dans dautres disciplines au moment dévaluer une copie. On peut sappuyer sur le système EPCC pour améliorer la situation en prévoyant un barème fondé sur plusieurs items explicites et annoncés.
Remarque : créativité et inventivité
Il est souhaitable de développer ces deux qualités de létudiant dans toutes les matières. Le cadre idéal pour le faire est sans doute celui du projet tutoré. Sagissant dune épreuve en temps limité selon lEPCC, on peut réserver un exercice hors-cible à ces dimensions, en précisant clairement aux étudiants ce que lon attend deux.
f ) Les bons étudiants et le système EPCC
La grande majorité des étudiants ayant testé le protocole EPCC y sont favorables. Parfois, les bons étudiants y sont moins favorables, voire même défavorables. Certains semblent craindre en effet quavec un tel système, des étudiants « moyens » mais travailleurs puissent avoir daussi bons résultats queux.
Il ne faut surtout pas décourager les bons étudiants. Le système EPCC ninterdit nullement de les valoriser. Voici quelques pistes possibles :
- Les mettre en valeur lors des séances durant la phase dapprentissage en mettant en évidence leur travail et leurs capacités.
- Poser des questions hors-barème au contrôle, donnant lieu à un bonus (hors barème).
g ) Modalité optionnelle de lEPCC : suivi de lacquisition des compétences au cours du cursus
Au début des enseignements, il peut être utile davoir identifié dans le programme du cursus une série de compétences-clefs "C1", "C2",
"Cn", caractérisant bien ce qui est attendu de létudiant. Cela permet de mieux composer la cible de révision. Au-delà de cet apport, des équipes ont entrepris de mémoriser, pour certaines compétences visées, les points obtenus là où elles sont en jeu dans le sujet (exercice ou question). En pareil cas, le résultat dun candidat, au-delà de lindispensable note N globale, peut sexprimer par une série de notes partielles N1, N2,
, correspondant à ce que le candidat a traité autour des compétences visées "C1", "C2",
Un tel suivi du degré dacquisition de compétences peut être éclairant, tant pour létudiant que pour léquipe pédagogique. En outre, cela peut ouvrir la voie à une forme dévaluation récurrente.
Ainsi, un candidat peut avoir progressé dans la compétence "C1" lors dune épreuve ultérieure. On pourra "oublier" sa note antérieure N1 et mémoriser sa note améliorée N1 : cest linverse de la constante macabre. Dans un cadre de Contrôle Continu, cette modalité évite aussi une trop grande segmentation et loubli dacquis antérieurs.
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Bibliographie : « La constante macabre » (2003) ; « Les notes : la fin du cauchemar, ou comment supprimer la constante macabre » (2007) ; « 50 paradoxes dans enseignement : pour en rire ou en pleurer » (2011), Éd. Math'adore-Nathan, André Antibi.
« Lévaluation des acquis des étudiants dans lenseignement universitaire », par Marc Romainville, Département Éducation & Technologie, Facultés universitaires de Namur (Belgique), Déc 2002.
André Antibi, Président
du MCLCM2) « Pour mieux travailler
»
Enquête sur le vécu de lEPCC par les étudiantsUniversité
Paul Sabatier
Sont ici présentées les réactions détudiants ou délèves ayant été soumis à une évaluation EPCC. Certaines sont prévisibles, tandis que dautres, très encourageantes, ne le sont pas.
A) Le questionnaire
581 élèves ont été interrogés par écrit sur lEPCC : 48 en primaire, 145 en collège, 157 en lycée et 231 dans lenseignement supérieur. « Quel système dévaluation préférez-vous ? »
Quel système dévaluation préférez-vous ?le système EPCCle système usuelje ne sais pasJustifiez votre réponse.
Système préféréPrimaireCollègeLycéePost Bacle système EPCC90 % 86 % 73 % 81 % le système usuel6 % 6 % 4 % 6 % je ne sais pas4 %8 %24 %12 %Les points suivants ressortent nettement :
Très nette préférence pour lEPCC, à tous les niveaux.
Remarquable stabilité des réponses favorables à lévaluation usuelle.
Cette stabilité peut être due au fait que ce sont des réponses de très bons élèves.
Davantage dindécis en lycée
Certains dentre eux pensent que lEPCC nest peut-être pas adaptée au baccalauréat.
Les raisons de la préférence pour « lEPCC »
Les justifications des élèves favorables à lEPCC peuvent être classées en 4 catégories* :
Meilleur travail : ils pourront mieux réviser, approfondir, revoir des exercices, se concentrer sur les notions fondamentales.
Meilleure ambiance : moins de stress, pas de piège, confiance
Meilleure note
Plus facile.
* Certaines fiches contiennent plusieurs justifications.
JustificationsPrimaireCollègeLycéePost BacMeilleur travail71 %55 %77 %73 %Meilleure ambiance23 %9 %8 %28 %Meilleure note15 %14 %6 %10 %Plus facile13 %37 %19 %0 %Le point suivant ressort clairement à tous les niveaux
Un résultat non prévisible
Jai demandé à de nombreuses personnes (enseignants, chercheurs, parents délèves) :
« À votre avis, quelle est celle des quatre rubriques qui arrive en tête ? ». Personne ne ma donné la bonne réponse. Javoue que personnellement, je naurais jamais imaginé que la rubrique « meilleur travail» aurait le plus fort pourcentage, loin devant les autres. Les personnes interrogées sur ce point ont peut-être prévu la réponse que donnerait un élève dans le contexte actuel, où des élèves manquent de goût au travail car ils ont souvent limpression que leur travail nest pas valorisé et récompensé. Avec le système EPCC, il nen est vraiment plus de même.
La rubrique « meilleur travail » est nettement en tête, à tous les niveaux. Elle recueille des pourcentages semblables dun niveau à lautre. Cette stabilité se retrouve également dans le type des justifications fournies : le style change selon lâge de lélève, mais non lidée. Ainsi, il semble que le comportement des élèves vis à vis de lévaluation, des notes, du travail, des révisions des contrôles, prend naissance dès la primaire et évolue peu au cours de la scolarité. Mis en confiance, sentant que son travail sera récompensé, lélève a envie de travailler.
Quelques témoignages délèves et détudiants favorables à lEPCC
Des étudiants à lUniversité
De très nombreuses fiches mettent laccent sur les conséquences positives de lEPCC sur le travail des étudiants :
« Fait bosser davantage ».
« On ne travaille pas pour rien ».
« Moblige à ne pas faire des impasses sur des points importants ».
«
le système traditionnel rend difficile le travail car parfois on se braque sur des détails et on néglige des points importants ».
«
je suis favorable à lEPCC car je nai jamais apprécié le flou dans lequel nous laissent les professeurs à la fac au moment des révisions ».
Certains mentionnent lintérêt de lEPCC pour mieux comprendre, pour approfondir :
« On sait ce quil faut travailler, par où commencer
On peut approfondir le sujet concerné ».
« Car il permet de bien apprendre profondément en étant sûr de leur utilisation dans le contrôle. Dans lautre cas, lapprentissage reste superficiel dû à lincertitude ».
Dautres pensent que les étudiants en difficulté peuvent avoir leur chance :
«
cela peut permettre à un élève en difficulté dans la matière de sassurer un minimum de points, voire une bonne note ».
Pour beaucoup lEPCC redonne confiance :
« Cela va permettre détudier utile. Lévaluation ne sera pas là pour nous piéger ».
« Avec le système usuel, parfois on étudie pendant longtemps un contrôle, on le maîtrise bien, mais il suffit dun petit piège dans un exercice pour nous déstabiliser ».
« Parce qualors nous ne sommes plus dans un système de pression pour les révisions et nous pouvons intégrer plus sereinement les connaissances ».
«
cela permet déviter certains ratés à cause du stress. Certains élèves stressent tellement de savoir sur quoi ça va tomber quils en perdent leurs moyens ».
«
cela peut rassurer certaines personnes qui du coup ne sont plus confrontées au hasard des sujets qui vont tomber ».
«
de plus, cela diminue la distance entre le prof et lélève (le prof nest pas là que pour sanctionner) ».
«
ne faire appel ni à la carotte, ni au bâton mais à ma responsabilité : ça me convient ».
Certains sont encore bien plus directs :
« Évite les exercices tordus en plein contrôle ».
« Vous ne prenez pas les élèves en traître ».
En École dingénieurs
Le pourcentage délèves favorables à lEPCC (88 %) est plus grand quà luniversité. À première vue, cela pourrait surprendre compte-tenu de leur parcours scolaire antérieur où lesprit de compétition est bien installé : classes préparatoires, concours,
En réalité, contrairement aux élèves de lycée et duniversité, les élèves dune école dingénieurs ont moins dinquiétude sur leur avenir scolaire. Ils peuvent donc donner leur avis sur lEPCC plus sereinement, sans craindre que ce système ne les prépare pas convenablement aux examens ou aux concours. Malgré cela, les justifications sont souvent du même type que celles délèves de lycée et duniversité : meilleur travail, travail récompensé
Mais on trouve aussi des justifications intéressantes et originales, ou spécifiques à une école dingénieurs. En voici des exemples :
« Oblige à revoir et bien maîtriser certains exercices plutôt que den voir beaucoup sans les maîtriser
»
« Permet vraiment de savoir si on a compris les choses de base. Je pense quil faut dabord savoir refaire ce qui a déjà été fait avant de faire autre chose. Pousse au travail et à la révision. Combat contre le laxisme ».
« Permet de noter la compréhension de lélève et non de noter sa capacité à résoudre des problèmes inconnus, ce qui fait souvent intervenir la chance. Ainsi, tout le monde est à égalité de chances ».
Certains y voient une bouffée doxygène après leur passage en prépa :
« On sassure presque de ne pas repasser le module en septembre. Le fait de ne pas nous surcharger pousse à ne pas tricher, et jouer le jeu. Les notes vont nous changer de la prépa !»
« Nous avons déjà été sélectionnés pour arriver à lécole. Désormais lessentiel est denregistrer ce quon voit en cours et non plus dêtre le meilleur
»
« Tout le monde démarre sur un pied dégalité quelle que soit sa prépa dorigine (ses anciens profs, etc
) ».
« Ce système tranche radicalement avec la prépa. Il est moins contraignant et plus pédagogique ».
Xavier Buff, Coordinateur de lEPCC pour les Universités, Pdt de la 25ème section du CNU3) LEPCC en LicenceUniversité Toulouse III Paul Sabatier
Institut de Mathématiques de Toulouse
En 1997-98, après ma thèse, jai passé une année de post-doctorat à luniversité de Cornell aux États-Unis (il sagit de lune des plus prestigieuses universités américaines). Pour les 3 cours que jai dispensés, lexamen final consistait en un devoir à la maison permettant dévaluer si les étudiants avaient assimilé les notions du cours. Cette année-là, je me suis pleinement senti dans mon rôle denseignant, communiquant mes connaissances et mon goût des mathématiques à mes étudiants.
Depuis 1998, jenseigne à luniversité Paul Sabatier à Toulouse. Jai souvent trouvé absurde que nous donnions aux étudiants des sujets dont nous savions à lavance quils ne sauraient pas les faire. Jai donné une fois un sujet dont les questions avaient été traitées en cours ou en TD. Après lexamen, je me suis inquiété, craignant que celui-ci soit trop facile et que les étudiants aient de trop bons résultats. Les résultats furent légèrement meilleurs que dhabitude. Mais le souvenir qui me reste, cest que les étudiants sont venus me voir en me disant : « Si on avait su que ça porterait sur des exercices quon avait déjà vus, on aurait travaillé ».
Depuis quAndré ANTIBI ma proposé dexpérimenter lévaluation par contrat de confiance à luniversité, je suis un fervent adepte. Lorsque lon annonce aux étudiants quils seront interrogés sur des exercices déjà traités en cours ou en TD, les voilà soudain qui sintéressent à la correction de ces exercices. Les élèves qui travaillent ne sont plus en échec. Ceux qui simaginent pouvoir mémoriser une liste de soixante corrigés sans avoir compris les démonstrations se trompent. Et puis, ce type dévaluation se pratique déjà au plus haut niveau puisquà loral de lagrégation de mathématiques, les étudiants connaissent à lavance la liste des leçons quils sont susceptibles davoir à présenter, et quils travaillent tout au long de lannée.
Cette année, jenseigne en deuxième année de licence, section préparation aux concours. Je ne vois pas comment je pourrais ne pas continuer à pratiquer lévaluation par contrat de confiance
Jean-Paul Keller, Coordinateur EPCC (Classes Préparatoires)3) LEPCC en Classe préparatoireLycée Déodat de
Séverac ToulouseJenseigne les mathématiques en classe préparatoire depuis plus de trente ans et je me suis longtemps interrogé sur les véritables raisons des notes extrêmement faibles des élèves de ces classes alors quils sont recrutés parmi les meilleurs de notre enseignement secondaire. Je ne voulais pas me résigner à entendre toujours le même discours consistant à dire quil ny aurait, chaque année, quun petit lot parvenant à acquérir un niveau convenable, suivi dun grand nombre dune consternante médiocrité et enfin dune arrière garde de trainards qui ne mériteraient pas leur place. Pour compléter ce schéma, il est dusage dajouter que le niveau nen .nit pas de baisser. Singulièrement, plus les connaissances techniques de notre société progressent et plus le niveau de ceux qui sont à lorigine de leur développement baisserait. Je me trouvais confronté, sans encore y mettre un nom, au phénomène de la constante macabre. Lan dernier jai décidé de mettre en place dans ma classe de PSI une expérience dEPCC, dont jai rendu compte lors du colloque de Toulouse en mai 2010. Je peux ajouter à ce que jai dit alors que les résultats de cette classe aux concours, une fois comptabilisés en septembre, ont dépassé les prévisions les plus optimistes faites par les collègues pendant toute lannée scolaire. Cela ma conduit tout naturellement à poursuivre cette expérience cette année.
Je souhaite dire pour quelles raisons lévaluation des mathématiques aux concours des Grandes Ecoles, telle quelle est pratiquée, conduit à des écueils, aussi bien en ce qui concerne les preuves écrites que les épreuves orales.
Les épreuves écrites sont trop longues. Chacune est censée constituer ce que lon appelle un beau sujet consistant, généralement, à répondre à une problématique en une quarantaine de questions réparties entre quatre ou cinq grandes parties. Dans la pratique, face à une telle situation, la plupart des candidats naborde que le début, censé être plus facile, de chacune de ces parties. Le barème, pour ne pas écraser les notes, doit sur-noter ces questions. Pour le plus grand nombre, traiter un tel type de sujet revient donc à grapiller des points, autrement dit à adopter une stratégie purement utilitaire, à lopposé de la façon dont ils se comporteront dans leur carrière professionnelle qui commence trois ou quatre ans plus tard. Un ingénieur dispose de documentation et de temps pour réfléchir. Presque personne ne peut faire de découverte en temps limité et sans aucune aide. Cest pourquoi les beaux sujets de concours, originaux, longs, contenant des parties subtiles, balayant les recoins du programme, ne peuvent convenir quà une infime minorité et désespèrent une grande masse détudiants qui ont le sentiment quils ne pourront jamais atteindre le niveau requis et acceptent comme une fatalité inévitable leur situation délève médiocre pendant leur scolarité en classe préparatoire.
Quant au contenu des épreuves orales, le meilleur alterne avec le moins bon de façon aléatoire. Les questions posées, tout en restant "dans le cadre du programme" pouvant aussi bien porter sur des domaines qui sont continuellement travaillés et donc devenus relativement familiers que sur des excroissances qui auront certes été traitées, mais rapidement et sans avoir le temps dy revenir pour en faire assimiler correctement les méthodes. Le champ des interrogations est si vaste et les mathématiques ne constituent quune part de lensemble des connaissances testées (avec les sciences physiques, linformatique, les sciences de lingénieur, les matières littéraires) que seul un petit nombre de candidats peut aborder avec une sérénité justifiée un oral de concours.
Or, une fois la sélection faite par les écoles dingénieurs, quobserve t on ? les anciens élèves de nos classes, lorsquils reviennent présenter leur nouvelle école aux futurs candidats, expliquent tous quils réussissent fort bien dans leurs études. Ils sont subitement redevenus de bons étudiants. Il y a donc une réflexion à mener sur lévaluation des élèves des classes préparatoires. La lutte contre la présence évidente de la constante macabre dans ces classes, pourtant réputées être parmi les meilleures de notre enseignement, permettrait, entre autres, de faire éclore une qualité qui nest pas développée par notre enseignement. Il sagit de la prise de confiance en soi, par le biais dune scolarité valorisant lacquisition des connaissances et préparant à la réussite aux épreuves des concours. Cette qualité, que lon reconnaît comme étant indissociable du succès dans dautres secteurs dactivité, le fameux mental des athlètes par exemple, conduit ensuite ladulte à savoir dominer des situations de stress, à croire en ses capacités dinnovation, à estimer les avantages et les inconvénients dune prise de risque. Cest ce que lingénieur doit faire tout au long de sa carrière.
Cest parce que je suis convaincu quil faut parvenir à changer létat actuel des choses dans lintérêt général de toutes les parties concernées que je poursuivrai dans mes futures classes cette expérience de lutte contre la présence de la constante macabre. Je souhaite que de nombreux collègues prennent conscience de ce phénomène et rejoignent ce combat.
Ludovic dEstampes, Coordinateur
De lEPCC en École dingénieur4) LEPCC en École dIngénieursProfesseur à lENACLa constante macabre, telle que décrite par André Antibi, n'existe pas dans les grandes écoles. Nous aurions plutôt affaire à une constante anti-macabre: les élèves sont « sûrs » d'avoir leurs diplômes. Quel que soit l'enseignement (scientifique ou pas), la moyenne est suffisamment élevée pour qu'un maximum d'élèves passe en année supérieure, si bien que très peu d'élèves (voire aucun) ne se sent en situation d'échec.
Travaillant à l'ENAC (Toulouse) depuis maintenant six ans, ayant travaillé à l'INPT (Toulouse), à l'Agrocampus (Rennes) et à l'ISAE/ENSICA (Toulouse) et après en avoir discuté avec plusieurs enseignants de grandes écoles, j'ai pu constater que cette situation était générale et que la conséquence était que les élèves ne travaillaient pas assez.
Afin d'endiguer ce phénomène et tenter de « motiver » les élèves à travailler plus, plusieurs méthodes pédagogiques ont été mises en place (QCM d'auto-formation, tutorat, projets,...), mais aucune n'a donné de vrais résultats.
Dans le même temps, j'ai rencontré André Antibi, « sa » constante macabre et surtout « son » évaluation par contrat de confiance (EPCC). Si le phénomène rencontré dans les grandes écoles est très différent de celui rencontré dans les autres établissements de l'Éducation Nationale, l'EPCC a les mêmes vertus : faire travailler l'élève dans un climat de confiance.
Toutefois, la mise en place d'une telle évaluation est différente dans les grandes écoles qui n'ont souvent qu'un examen (ou deux) par enseignement pour tester les compétences de l'élève. À l'ENAC, nous utilisons une version modifiée de l'EPCC.
Comment procède-t-on à l'ENAC à la subdivision Mathématiques ? Chaque examen est divisé en 3 parties: une partie questions de cours, un exercice copie conforme d'un exercice vu en TD et une troisième partie d'un ou deux exercices originaux. Le nombre de points accordé aux parties non originales est supérieur à 12.
Quels sont les résultats obtenus? Dans les matières où on applique l'EPCC, on voit apparaître une plus grande motivation des élèves et un travail plus important. Les étudiants comprennent vite l'intérêt d'une telle organisation: le climat de confiance qui s'installe leur permet d'éviter la septembrisation.
L'objectif est-il atteint? Pas encore. Malgré des progrès significatifs, il est difficile de motiver tout le monde. Après une analyse plus fine, il semblerait que notre version modifiée de l'EPCC (questions de cours non données à l'avance aux élèves) n'est pas assez dans l'esprit du climat de confiance. Le pourcentage de réussite dont parle André Antibi (en effet, quelle que soit la méthode pédagogique utilisée, il est difficile d'obtenir 100 % de réussite) reste toutefois respecté.
En conclusion, l'EPCC est un très bon outil d'évaluation qui, j'en suis persuadé, peut donner de bons résultats sur la motivation des élèves. Il est important que toutes les grandes écoles qui rencontrent ce problème de motivation adoptent l'EPCC. Ce dernier est déjà utilisé dans plusieurs grandes écoles, qui commencent déjà à apprécier les bons résultats de cette méthode pédagogique.
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Gérard Lauton, Coordinateur de lEPCC dans le Post-Bac5) L EPCC en DAEU-B, Licence, DUT, Filière dIngénieurUniversité Paris-Est Créteil (UPEC)
Formes et contextes dune évaluation plus juste du travail et des acquis des étudiants
Une autre vision de lévaluation sincarne notamment dans les activités accompagnées telles que les Travaux Pratiques, les Projets Tutorés,
Dès lors que lon rapproche les phases de découverte, dapprentissage, de réalisation et dévaluation, on est moins exposé à lécueil de la constante macabre. En outre, ces activités moins scolaires, plus attrayantes et de surcroit accompagnées, sont favorables aux acquisitions.
Les Travaux Pratiques
Ils ont été longtemps relégués comme un contact tardif avec lexpérimental au bout dun long parcours dabstraction. Leur intérêt est aujourdhui davantage perçu. Nous travaillons à les concevoir à rebours comme une phase initiale de découverte donnant envie den savoir plus et dentrer progressivement dans les concepts ; selon un phasage pratique théorie de type inductif. En présentant à létudiant le parcours quil doit accomplir dans un TP déterminé, on lui procure dutiles éclairages sur les savoirs sous-jacents, un contrat clair sur ce qui est attendu de lui et un accompagnement pour laider à le réaliser. Cest ainsi que la constante macabre est nettement moins présente dans les cycles technologiques et professionnels.
Projets tutorés
Mis en uvre à grande échelle en IUT et de plus en plus dans dautres cursus, les Projets Tutorés offrent une autre forme de couplage apprentissage - évaluation qui, sur la période convenue, autorise essais, erreurs, recherche documentaire, bifurcations autour du sujet initial, loin des canons académiques, avec des résultats et une soutenance à la clef. Exigeant en encadrement, le Projet Tutoré peut donner lieu à une évaluation plus juste, à condition de ne pas y introduire après-coup des barèmes rétablissant la constante macabre.
Épreuves en temps limités
La forme jusquici majoritaire des contrôles, celle de lépreuve en temps limité conçue pour évaluer les acquis sur une certaine période, est la plus exposée au phénomène de la constante macabre. Depuis la conception du sujet, souvent trop long et décalé par rapport aux exercices traités, jusquaux critères dattribution des points dans une copie. Pour y remédier, le dispositif de lÉvaluation par contrat de confiance (EPCC) a fait ses preuves en termes de regain de motivation et de réussite. Mais il peut aussi procurer dintéressantes retombées sur le plan pédagogique, à la faveur dune meilleure interaction entre évaluation et apprentissage.
LEPCC pour valider les compétences et structurer le soutien
Ce qui suit résulte de plusieurs années de pratique de lEPCC qui sest trouvé validé dans deux cursus assez éloignés : les Mathématiques dans le DAEU-B et les Probabilités dans une filière dingénieur en BioSciences.
Les publics étudiants de ces deux cursus ont cependant des caractéristiques communes. Ceux du DAEU-B sont des jeunes adultes non bacheliers qui préparent en un an ce diplôme reposant sur 4 matières, dont les mathématiques. Souvent salariés en journée, ils viennent suivre les cours le soir de 19 heures à 21 heures. Leur temps disponible de travail personnel sen trouve de fait marginal. Quant aux élèves-ingénieurs confrontés à un vaste éventail de cours spécialisés dans un emploi du temps pléthorique,, ils ne peuvent consacrer quun travail personnel réduit à une UE de Probabilités de 16 heures face aux UE du cur de métier de cette filière.
Dans les deux cursus, la modalité de la cible de révision a été bien accueillie et celle-ci est toujours très attendue dans la semaine précédant le contrôle. Les deux publics se sont montrés sensiblement plus attentifs et exigeants en explications tout au long de la phase dapprentissage, sachant que les exercices traités étaient susceptibles de figurer dans le sujet de lépreuve. Les résultats ont été meilleurs quavant mise en place de lEPCC.
Une cible de révision et un soutien conçus au prisme des compétences
Côté DAEU-B, une séance de soutien située en amont de chaque DS a permis aux stagiaires de venir avec leurs listes de questions à éclaircir. Certains se sont mis à travailler en groupe. Léquipe enseignante a été en tant que de besoin sollicitée en vue dexplications complémentaires, par mail voire par téléphone. Compte tenu de la fragilité de ce public aux vies souvent bousculées par la précarité sociale, le curseur de la part dexercices pris dans la cible est poussé assez loin. Côté filière dingénieur, nous avons gardé le ratio 3/4 pour 1/4.
Au fil de lélaboration de la cible de révision, nous avons été conduits assez naturellement à formuler celle-ci en termes de compétences à vérifier à loccasion de lépreuve. Un corollaire est la formulation progressive, en amont des enseignements, des objectifs du cursus en termes de compétences. Léquipe pédagogique se représente le traitement du programme selon une liste de compétences basiques, elles-mêmes déclinées en un nombre raisonnable de sous-compétences plus ciblées. Après une phase de rodage où lenseignant semploie à cadrer son EPCC (objectifs du contrôle, compétences visées, choix des exercices du référentiel communiqué en amont, longueur et barème du sujet, conduite des séances de questions réponses,
), il lui est possible dinterpréter les résultats selon le prisme des compétences acquises ou en voie dacquisition grâce au fait que le travail de révision aura été structuré par la cible.
LEPCC pour un suivi des acquisitions sur tout ou partie du cursus
Au-delà du bénéfice dune confiance retrouvée et dune meilleure réussite des apprenants, lEPCC est donc un atout pour la phase dapprentissage. Lenseignant va structurer les cours et mais aussi les séances de soutien (y compris questions réponses prévues par lEPCC), autour des compétences visées. Dès que la cible de révision est communiquée, mes étudiants se lancent dans un intense travail coopératif qui les amène à revisiter les notions impliquées dans les exercices, à sentraider et à me solliciter pour bien comprendre les raisonnements.
La séquence des contrôles successifs permet de faire jouer un effet-mémoire : lenseignant observant que des étudiants nont pas acquis une certaine compétence en novembre, mais quavec du temps et de laccompagnement, ils lont acquise en février, peut trouver injuste que la photo floue de novembre les poursuive, alors quun nouveau test en février montrera une photo bien meilleure.
LEPCC rend très opérant un tel scénario de validation récurrente avec un programme décliné en compétences : rien nempêche de concevoir les cibles de révision des contrôles successifs avec des chevauchements permettant quune compétence visée se retrouve dun contrôle à lautre, ce qui au passage remédie à une conception fragmentée de lévaluation.
Lors du travail de correction, lenseignant peut observer quelles compétences apparaissent finalement acquises au vu dun degré raisonnable de réalisation des exercices correspondants. Cela conduit certes léquipe éducative à devoir mémoriser pour lapprenant davantage dinformations que sa note globale à un contrôle. Mais le bénéfice attendu en termes de suivi, de réussite et de motivation justifie ce surcroît de travail de gestion des compétences des étudiants, qui fait appel à des moyens accrus en encadrement.
Partager une nouvelle culture de lévaluation dans tout le champ du Post-Bac
Véritable galaxie avec, au-delà des universités, une multitude de secteurs thématiques (paramédical, travail social, ingénierie, commerce, gestion,
) et une diversité de statuts (public, consulaire, privé), le Post-Bac relève de diverses tutelles avec des formes dorganisation et dévaluation très diverses.
Pour les cursus universitaires (LMD, IUT,
), les textes névoquent sur lévaluation des étudiants que des dispositions globales. Cest dans les établissements que sont proposés les scénarios du contrôle des connaissances. Le dispositif de lEPCC commence à être mis en pratique ici ou là, grâce au volontariat dun enseignant ou dune équipe à léchelle dune Unité dEnseignement. Pourquoi ne pas faire connaître ces expériences, en mesurer les avantages, les recommander, voire en adopter le principe à léchelle de tout un cursus, voire même dans le Projet dÉtablissement ? Les instances locales (Établissement, composantes, Départements, filières,
) sont des lieux où lon peut faire valoir lintérêt de lEPCC pour de meilleures conditions dapprentissage et de réussite.
Au plan national, les Comités de Suivi de la Licence et du Master offrent un observatoire et un utile lieu déchanges pouvant émettre des préconisations. Leurs participants peuvent être attentifs à la remontée des expérimentations de lEPCC, et en faire connaître lintérêt en lévoquant dans leurs comptes rendus de discussions et de visites dans les établissements. Pour le Post-Bac des Lycées (CPGE, STS,
), on peut sadresser à leurs instances de régulation afin dy promouvoir une évaluation plus juste. De même pour les autres secteurs du Post-Bac (Écoles dingénieur, écoles de commerce, formations paramédicales,
).
Nul besoin dinsister sur limpact dans ces divers secteurs du rôle que peuvent jouer les étudiants et leurs associations. Selon les textes, ils sont fondés à participer à part entière aux échanges portant sur lévaluation de leur travail et de leurs acquis et sur lorganisation du contrôle des connaissances. On mesure sur ce point lample marge de progression des usages et pratiques en vigueur dans les cursus du Post-Bac en France.
2) APPEL POUR UNE ÉVALUATION PLUS JUSTE
DU TRAVAIL DES ÉLÈVES ET DES ÉTUDIANTS
En raison de conceptions ancrées sur le classement des individus, les pratiques dévaluation apparaissent souvent comme un couperet destiné à sélectionner. Elles sont assujetties généralement à la règle des trois tiers : un tiers de « mauvais », un tiers de « moyens » et un tiers de « bons », y compris quand les objectifs ont été globalement atteints par la grande majorité des élèves. Ce phénomène, relaté sous le nom de « constante macabre »* se manifeste à des degrés divers aux différents étages du système éducatif, à quelques exceptions** près.
Dautre part, les moyennes singulièrement basses de résultats dépreuves, y compris dans des classes de très bon niveau, font problème et ne peuvent être vues sous le seul angle du constat. Il en est de même pour les taux déchec accablants à certains examens.
Ainsi, sous la pression de la société, les enseignants sont souvent des sélectionneurs malgré eux, alors que leur vraie mission est de former. Ils peuvent ainsi contribuer au découragement de générations délèves qui, malgré leur travail et leur niveau, font partie du « mauvais tiers ».
Une telle situation nest pas fatale. Inverser la tendance est possible, rapidement, au bénéfice de toutes les parties prenantes. Cela suppose une prise de conscience de ce dysfonctionnement, et la volonté clairement affichée de léradiquer. Des solutions simples et efficaces existent, déjà expérimentées. Elles sont basées essentiellement, sur une formulation bien plus précise, au niveau national, des capacités attendues chez l'élève, et surtout sur un climat de confiance entre lélève et lenseignant. En particulier, le contenu dune épreuve dexamen ainsi que sa longueur doivent correspondre à un contrat clairement annoncé par lenseignant, sans piège. Dans ces conditions, léchec éventuel dun élève ne serait plus ressenti comme une injustice.
Tant dans le rapport Thélot que dans les débats relatifs à la loi dorientation sur lécole, cette question centrale de lévaluation nest pratiquement pas abordée jusquici.
Les soussignés, partageant ce diagnostic, lancent un appel à un large débat afin de remédier très rapidement à ce très grave dysfonctionnement de notre système éducatif ; ils demandent que cette question soit prise en compte dans la formation initiale et continue des enseignants.
[ Appel initié en 2004 ].
Mouvement Contre La Constante Macabre (***)
* « La Constante Macabre » par André. ANTIBI, éd. MathAdore Nathan 2003,
préfacé, entre autres, par Hubert CURIEN (ancien Ministre de la Recherche),
Jean FABRE (Inspecteur Général), Recteur Philippe JOUTARD, André LEGRAND (ancien Directeur des Lycées), Jean-Christophe YOCCOZ (Médaille Fields).
** Dans l'Enseignement Technologique et Professionnel, ce phénomène existe beaucoup moins.
*** Site internet : HYPERLINK "http://www.mclcm.fr" http://www.mclcm.fr
3) SIGNATAIRES DE LAPPEL DU MCLCMVoici la liste des 46 signataires au 01/10/2012.
SIGLENOM COMPLETOBJETFCPEFédération des Conseils de Parents d'Élèves 19 Associations
et Syndicats
relevant de
l'Enseignement
PublicPEEPParents dÉlèves de lEnseignement Public FAPÉEFéd. des Associations de Parents d'Élèves des Établts d'Ensnt français à l'étrangerFESPIFédération des Établissements Scolaires Publics InnovantsSE-UNSASyndicat des Enseignants UNSASGEN-CFDTSyndicat Général de l'Éducation Nationale CFDTSNASUB-FSUSyndicat National de l'Admin. Scolaire et Universitaire et des BibliothèquesSNESUP-FSUSyndicat National de l'Enseignement Supérieur FSUSNIASyndicat National des Inspecteurs d'AcadémieSNICS-FSUSyndicat National des Infirmier(e)s Conseiller(e)s de SantéSIEN-UNSASyndicat National des Inspecteurs de l'Éducation Nationale UNSASNPDEN-UNSASyndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale UNSASNPES.PJJ-FSUSyndicat National de l'Éducation Surveillée et de la PJJ SNUAS.FP-FSUSyndicat National Unifié des Assistants Sociaux de la Fonction PubliqueSNUIPP-FSUSyndicat National Unifié des Instituteurs, Professeurs des Écoles et PEGCUNSA_ÉducationUNION NATIONALE DES SYNDICATS AUTONOMES ÉducationUNEFUnion Nationale des Étudiants de FranceUNLUnion Nationale LycéenneFIDLFédération Indépendante et Démocratique LycéenneSIGLENOM COMPLETOBJETADDECAssociation des Directeurs Diocésains de l'Enseignement Catholique 8 Associations
et Syndicats
relevant de
l'Enseignement
PrivéADEJFAssociation des Directeurs des Établissements Scolaires Juifs de FranceANEPHOTAssociation Nationale des Écoles Privées d'Hôtellerie et de TourismeFep-CFDTFédération de l'Enseignement Privé CFDTSNCEELSyndicat National des Chefs d'Établissement d'Enseignement LibreSYNADECSyndicat National des Directrices et Directeurs d'Écoles CatholiquesSYNADICSynd. National des Direct. d'Établ. Catholiques d'Ensnt du 2° Deg. sous contratUNAPELUnion Nationale des Associations de Parents d'Élèves de l'Enseignement LibreSIGLENOM COMPLETOBJETANRATAssociation Nationale de Recherche et d'Action Théâtrale13 Medias et
Mouvements
Pédagogiques
& ÉducatifsANCPAssociation Nationale des Conseillers Pédagogiques ASSETECAssociation pour l'Enseignement de la TechnologieCEMEACentres d'Entraînement aux Méthodes d'Éducation ActiveCEPECCentre d'Études Pédagogiques pour l'Expérimentation et le ConseilCRAPCahiers PédagogiquesÉ.D.Éducation et DevenirFNAMEFédération nationale des Associations de Maîtres EGFENGroupe Français d'Éducation NouvelleL_de_l'ELigue de l'EnseignementMath'AdoreMATH'ADORE MATh.en.JEANSMATh.en.JEANS« TANGENTE »Revue « TANGENTE »SIGLENOM COMPLET OBJETCG93Conseil Général de la Seine Saint Denis6 Autres
Institutions et
OrganismesCG94Conseil Général du Val de MarnesAFEVAssociation de la Fondation Étudiante pour la VilleATD-4°MondeATD Quart MondeJECJeunesse Étudiante ChrétienneJOCJeunesse Ouvrière Chrétienne
1) Bibliographie :
«La constante macabre ou comment a-t-on découragé des générations délèves »,
André Antibi, (2003), éditions Mathadore Nathan.
« Pour en finir avec la constante macabre, ou Les notes : la fin du cauchemar »,
André Antibi (2007), éditions Mathadore Nathan.
« 50 paradoxes dans lenseignement, pour en rire ou en pleurer »,
André Antibi (2011), éditions Mathadore Nathan.
« Actes du colloque du Sénat : « lévaluation par contrat de confiance », (2008), éditions Nathan.
Site du MCLCM : HYPERLINK "http://mclcm.fr" http://mclcm.fr (documents officiels, témoignages, vidéos,
).
COORDONNATEURS DU SUIVI DE LEPCCEnseignement PrimairePlusieurs milliers d'enseignants mettent en pratique le système EPCC dont les principes et modalités sont exposées sur : HYPERLINK "http://mclcm.fr" http://mclcm.fr. Voici la liste des coordonnateurs pour ce système d'évaluation.Romain Fayel - Monique Tantot, Professeurs décoleEnseignement SecondaireDisciplines Littéraires1Florence Buff, prof. danglais en Collège.International : Europe AfriqueDisciplines Scientifiques2Corinne Croc, prof. de Mathématiques (Lycée)BelgiqueDaniel JustensPersonnels de DirectionGeorges Belmonte, Philippe Niémec, Chefs dÉtab.Philippe LangenakenPersonnels dInspectionEspagneManuel Diaz RegueiroDaniel Amédro, Pierre VialaInspecteurs d'Acad. honorairesAfrique SubsaharienneJacques NavezJacques MoisanInspecteur Général honoraireMarocMohamed AkkarPhilippe RoedererInspecteur de lÉducation NationaleTunisieSalma ElaoudAnne-Marie RomulusInspectrice Générale Sc. PhysiquesEnseignement post-bacInternational : Amérique LatineTous SecteursGérard Lauton, UPECAmérique CentraleBernardo MonteroUniversitéXavier Buff, Professeur à Toulouse 3MexiqueEdgardo Locia, Efren MarmolejoGrandes ÉcolesLudovic dEstampes, Prof. (Éc. Ingrs)PérouUldarico Malaspina, Nancy Ramos.Classes PréparatoiresJean-Paul Keller, Professeur en CPGE1 Français, Langues, Histoire-Géographie, Sciences Éco. & Sociales, Philosophie, Documentalistes, Arts plastiques, Education musicale.
2 Mathématiques, Sciences expérimentales (Chimie, Physique, SVT), Technologie, EPS.
Programme Colloque 2012.
Rapport du 7 avril 2010 sur « Mise en uvre du socle commun de connaissances et de compétences au collège ».
La présente Note reprend les termes de celle composée sur tout le champ du système éducatif par le professeur André Antibi (Université Toulouse III & École dIngénieurs SupAéro) en intégrant divers aspects dexpériences sur le terrain du Post-Bac.
Établie et mise en uvre à linitiative dAndré Antibi.
« Pour en finir avec la constante macabre Les notes : la fin du cauchemar »Éd. Mathadore Nathan (Extraits).
Lauréat 2006 du Prix Le Conte de lAcadémie des Sciences.
Dans la perspective dune note finale sur 20, il peut être utile, lorsque le sujet comporte beaucoup de questions, de prévoir un barème dont le total soit nettement supérieur à 20 avant règle de trois. Ainsi, la notation de tout item reste « sécable », et permet de tenir compte dune part juste de traitement de cet item.
Commissions Professionnelles Consultatives (CPC), Inspection Générale,
INCLUDEPICTURE "http://mickael-benzaqui.fr/wp-content/uploads/2012/09/Assises_ESR2012.jpg" \* MERGEFORMATINET
INCLUDEPICTURE "http://mclcm.free.fr/images/logo_MCLCM.EPCC.jpg" \* MERGEFORMATINET
25 octobre 2012
PAGE
PAGE 1
Gérard Lauton Faculté des Sciences & Technologie Université Paris-Est Créteil.
A) INTRODUCTION
B) PROPOSITIONS
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Gérard Lauton Faculté des Sciences & Technologie Université Paris-Est Créteil 18-10-2012, daprès André Antibi.
C) CONTRIBUTIONS DACTEURS DE LA MISE EN PRATIQUE DE LEPCC
PAGE 6
C) contributions dacteurs de la mise en pratique de lEPCC
PAGE 13
C) contributions dacteurs de la mise en pratique de lEPCC
contributions dacteurs de la mise en pratique de lEPCC
C) Annexes
C) Annexes
C) Annexes