Td corrigé mon mémoire de fin d'étude - Lionel TOLLE pdf

mon mémoire de fin d'étude - Lionel TOLLE

Aide-mémoire pour renseigner le formulaire de Déclaration de Logiciel .... Si cet outil est commercial, précisez la société qui l'a conçu ; s'il est non commercial, .... Le licencié d'un logiciel libre est autorisé à le modifier, le corriger, l'adapter. .... 30650 Matériels de transport ... 30900 Ventes / Restaurants et débits de boissons .




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Lionel TOLLE Spécialisation BMF



















Professeur Suiveur : M. Arwind Ashta






Clause de Confidentialité

Ce document est le travail fourni par mes propres soins. Il s’agit du fruit de mes recherches et de mes réflexions sur le sujet. Je revendique donc la Propriété intellectuelle de ce travail.





Remerciements

Je tiens à remercier toutes les personnes, dont principalement les Professeurs de l’ESC Dijon tels que Eric Onfray, Eric Gaboriaud, Frédérique Legrand, Jean-Luc Theuret et Arvind Astha, qui ont de près ou de loin contribué à la réussite de ce mémoire soit en m’aidant à trouver les sources de mes recherches, soit en donnant leurs avis sur mon travail et mes réflexions. La liste serait trop longue pour les citer tous mais ils se reconnaîtront !














Résumé

Afin de pouvoir restructurer une entreprise en déclin, il est primordial de définir les sources de cette crise et d’avoir une palette très diverse des outils et méthodes de restructuration. La grande difficulté de ce genre de gymnastique est dans le choix et la mise en application de la combinaison d’opérations la plus adéquate en réponse aux difficultés de l’entreprise.





Mots-clefs

Entreprise, déclin, restructuration, redressement, stratégie financière, rentabilité, activité, régression, croissance, levier, acquisition, alliance, cession, dépôt de bilan…




SOMMAIRE
 TOC \h \z \t "Gd TITRE;1;Gd TITRE1;2;Gd TITRE2;3;Gd TITRE3;4;Gd TITRE4;5;Gd TITRE (Intro/Conclusion);1;Gd TITRE1 (Intro/Conclusion);2;Gd TITRE2 (intro/Conclusion);3;Gd TITRE3 (Intro/Conclusion);4;Gd TITRE4 (Intro/Conclusion);5;TBL (texte);6;Graphe (texte);6"  HYPERLINK \l "_Toc49461279" vð introduction  PAGEREF _Toc49461279 \h 6
 HYPERLINK \l "_Toc49461280" Øð L entreprise en déclin  PAGEREF _Toc49461280 \h 6
 HYPERLINK \l "_Toc49461281" ¨ð Définition  PAGEREF _Toc49461281 \h 6
 HYPERLINK \l "_Toc49461282" ©ð L « Entreprise »  PAGEREF _Toc49461282 \h 6
 HYPERLINK \l "_Toc49461283" ©ð Le « Déclin »  PAGEREF _Toc49461283 \h 7
 HYPERLINK \l "_Toc49461284" ©ð L « Entreprise en Déclin »  PAGEREF _Toc49461284 \h 7
 HYPERLINK \l "_Toc49461285" §ð Cycle de vie d une activité / d un produit  PAGEREF _Toc49461285 \h 8
 HYPERLINK \l "_Toc49461286" Figure n°1 : Cycle de vie  PAGEREF _Toc49461286 \h 8
 HYPERLINK \l "_Toc49461287" §ð Déclin de trésorerie  PAGEREF _Toc49461287 \h 9
 HYPERLINK \l "_Toc49461288" §ð Déclin d activité  PAGEREF _Toc49461288 \h 9
 HYPERLINK \l "_Toc49461289" ¨ð L Evaluation  PAGEREF _Toc49461289 \h 10
 HYPERLINK \l "_Toc49461290" ©ð Etude des comptes de société  PAGEREF _Toc49461290 \h 11
 HYPERLINK \l "_Toc49461291" §ð Comptes Annuels  PAGEREF _Toc49461291 \h 11
 HYPERLINK \l "_Toc49461292" §ð Retraitement des précédents comptes  PAGEREF _Toc49461292 \h 12
 HYPERLINK \l "_Toc49461293" ©ð Méthodes de valorisation  PAGEREF _Toc49461293 \h 12
 HYPERLINK \l "_Toc49461294" §ð Patrimoniale  PAGEREF _Toc49461294 \h 12
 HYPERLINK \l "_Toc49461295" §ð Valeur de Rentabilité  PAGEREF _Toc49461295 \h 13
 HYPERLINK \l "_Toc49461296" §ð Actualisation des flux de trésorerie futurs (discounted cash-flows)  PAGEREF _Toc49461296 \h 14
 HYPERLINK \l "_Toc49461297" §ð Méthodes comparatives  PAGEREF _Toc49461297 \h 15
 HYPERLINK \l "_Toc49461298" §ð Evaluation d entreprise en très grande difficulté  PAGEREF _Toc49461298 \h 16
 HYPERLINK \l "_Toc49461299" ©ð Analyse  PAGEREF _Toc49461299 \h 16
 HYPERLINK \l "_Toc49461300" §ð Ratios  PAGEREF _Toc49461300 \h 17
 HYPERLINK \l "_Toc49461301" §ð Taux de Croissance Soutenable  PAGEREF _Toc49461301 \h 17
 HYPERLINK \l "_Toc49461302" Øð Problématique  PAGEREF _Toc49461302 \h 19
 HYPERLINK \l "_Toc49461303" Øð Méthodologie  PAGEREF _Toc49461303 \h 19
 HYPERLINK \l "_Toc49461304" Øð Limitations  PAGEREF _Toc49461304 \h 19
 HYPERLINK \l "_Toc49461305" Øð Plan  PAGEREF _Toc49461305 \h 20
 HYPERLINK \l "_Toc49461306" 1. Les restructurations possibles pour une entreprise en déclin  PAGEREF _Toc49461306 \h 21
 HYPERLINK \l "_Toc49461307" 1.1. Les formes de restructurations internes envisageables  PAGEREF _Toc49461307 \h 21
 HYPERLINK \l "_Toc49461308" 1.1.1. Les effets de levier à la disposition d’entreprise en déclin  PAGEREF _Toc49461308 \h 21
 HYPERLINK \l "_Toc49461309" 1.1.1.1. Levier opérationnel  PAGEREF _Toc49461309 \h 22
 HYPERLINK \l "_Toc49461310" 1.1.1.2. Levier financier  PAGEREF _Toc49461310 \h 23
 HYPERLINK \l "_Toc49461311" 1.1.1.3. Levier fiscal  PAGEREF _Toc49461311 \h 24
 HYPERLINK \l "_Toc49461312" 1.1.1.4. Levier juridique  PAGEREF _Toc49461312 \h 25
 HYPERLINK \l "_Toc49461313" 1.1.2. Politique de management en adéquation à la situation de crise  PAGEREF _Toc49461313 \h 25
 HYPERLINK \l "_Toc49461314" 1.1.2.1. Changement de direction / responsable  PAGEREF _Toc49461314 \h 26
 HYPERLINK \l "_Toc49461315" 1.1.2.2. Changement de stratégie géopolitique  PAGEREF _Toc49461315 \h 26
 HYPERLINK \l "_Toc49461316" 1.1.2.3. Cession d’actifs pour une entreprise en déclin : focalisation sur sa « core competencies »  PAGEREF _Toc49461316 \h 27
 HYPERLINK \l "_Toc49461317" Figure n°2 : Due Diligence  PAGEREF _Toc49461317 \h 27
 HYPERLINK \l "_Toc49461318" 1.1.3. Dépôts de Bilan  PAGEREF _Toc49461318 \h 30
 HYPERLINK \l "_Toc49461319" 1.1.3.1. Liquidation amiable  PAGEREF _Toc49461319 \h 31
 HYPERLINK \l "_Toc49461320" 1.1.3.2. Liquidation judiciaire  PAGEREF _Toc49461320 \h 32
 HYPERLINK \l "_Toc49461321" 1.2. Les restructurations externes adaptées aux situations de déclin  PAGEREF _Toc49461321 \h 32
 HYPERLINK \l "_Toc49461322" 1.2.1. Situation de tarissement de la trésorerie  PAGEREF _Toc49461322 \h 33
 HYPERLINK \l "_Toc49461323" 1.2.1.1. Fonds d’investissements  PAGEREF _Toc49461323 \h 33
 HYPERLINK \l "_Toc49461324" 1.2.1.2. Introduction en bourse  PAGEREF _Toc49461324 \h 34
 HYPERLINK \l "_Toc49461325" 1.2.2. Situation d’activité déclinante  PAGEREF _Toc49461325 \h 35
 HYPERLINK \l "_Toc49461326" 1.2.2.1. Acquisition  PAGEREF _Toc49461326 \h 35
 HYPERLINK \l "_Toc49461327" 1.2.2.1.1. Achat  PAGEREF _Toc49461327 \h 36
 HYPERLINK \l "_Toc49461328" 1.2.2.1.2. Echange d’action  PAGEREF _Toc49461328 \h 36
 HYPERLINK \l "_Toc49461329" 1.2.2.1.3. Leverage Buy-Out (LBO) et ses cas particuliers  PAGEREF _Toc49461329 \h 37
 HYPERLINK \l "_Toc49461330" 1.2.2.2. Créations  PAGEREF _Toc49461330 \h 38
 HYPERLINK \l "_Toc49461331" 1.2.3. Les Alliances, une des rares restructurations répondant aux 2 situations de déclin  PAGEREF _Toc49461331 \h 39
 HYPERLINK \l "_Toc49461332" 1.2.3.1. Présentation de la « Joint-Ventures »  PAGEREF _Toc49461332 \h 40
 HYPERLINK \l "_Toc49461333" 1.2.3.2. Quelques règles d’efficacité  PAGEREF _Toc49461333 \h 41
 HYPERLINK \l "_Toc49461334" 1.2.3.2.1. Joint-Ventures juridique  PAGEREF _Toc49461334 \h 41
 HYPERLINK \l "_Toc49461335" 1.2.3.2.2. Joint-Ventures économique  PAGEREF _Toc49461335 \h 42
 HYPERLINK \l "_Toc49461336" 1.2.3.2.3. L’évolution des membres  PAGEREF _Toc49461336 \h 42
 HYPERLINK \l "_Toc49461337" 2. La selection de restructurations pour une entreprise en déclin  PAGEREF _Toc49461337 \h 44
 HYPERLINK \l "_Toc49461338" 2.1. Les critères de choix propres à l’entreprise en déclin  PAGEREF _Toc49461338 \h 44
 HYPERLINK \l "_Toc49461339" 2.1.1. politique de management de la société  PAGEREF _Toc49461339 \h 44
 HYPERLINK \l "_Toc49461340" 2.1.2. Les situations de crise  PAGEREF _Toc49461340 \h 46
 HYPERLINK \l "_Toc49461341" 2.1.3. Identification des facteurs de crise  PAGEREF _Toc49461341 \h 48
 HYPERLINK \l "_Toc49461342" 2.2. Le choix de la ou des méthodes de restructuration  PAGEREF _Toc49461342 \h 49
 HYPERLINK \l "_Toc49461343" 2.2.1. Les critères de choix d’une restructuration  PAGEREF _Toc49461343 \h 49
 HYPERLINK \l "_Toc49461344" 2.2.2. Quelle Restructuration serait la plus adéquate à ces types de déclin ?  PAGEREF _Toc49461344 \h 51
 HYPERLINK \l "_Toc49461345" 2.2.3. Quelle est la combinaison répondant au mieux à la situation de crise ?  PAGEREF _Toc49461345 \h 52
 HYPERLINK \l "_Toc49461346" 2.3. Les possibles corrections lors d’une défaillance d’une restructuration  PAGEREF _Toc49461346 \h 53
 HYPERLINK \l "_Toc49461347" 2.3.1. Théorie : les restructurations correctives  PAGEREF _Toc49461347 \h 53
 HYPERLINK \l "_Toc49461348" 2.3.2. La mise en Pratique d’une restructuration  PAGEREF _Toc49461348 \h 54
 HYPERLINK \l "_Toc49461349" 2.3.2.1. Sauver un LBO  PAGEREF _Toc49461349 \h 54
 HYPERLINK \l "_Toc49461350" 2.3.2.1.1. Causes de défaillance  PAGEREF _Toc49461350 \h 55
 HYPERLINK \l "_Toc49461351" 2.3.2.1.2. Les contraintes  PAGEREF _Toc49461351 \h 56
 HYPERLINK \l "_Toc49461352" 2.3.2.1.3. Traitements des difficultés  PAGEREF _Toc49461352 \h 58
 HYPERLINK \l "_Toc49461353" §ð Redresser la cible ou le montage ?  PAGEREF _Toc49461353 \h 58
 HYPERLINK \l "_Toc49461354" §ð Les participants  PAGEREF _Toc49461354 \h 59
 HYPERLINK \l "_Toc49461355" §ð Cessation de paiement  PAGEREF _Toc49461355 \h 59
 HYPERLINK \l "_Toc49461356" vð Conclusion  PAGEREF _Toc49461356 \h 62
 HYPERLINK \l "_Toc49461357" Øð La Confiance en la Société  PAGEREF _Toc49461357 \h 62
 HYPERLINK \l "_Toc49461358" Øð Taille Critique  PAGEREF _Toc49461358 \h 62
 TOC \h \z \t "TGd Titre(hors texte);1;TITRE (hors texte);3;Gd TITRE (hors texte);2" 
 TOC \h \z \t "TGd Titre(hors texte);1" 
 HYPERLINK \l "_Toc49436878" Glossaire  PAGEREF _Toc49436878 \h 64
 HYPERLINK \l "_Toc49436879" Annexes  PAGEREF _Toc49436879 \h 68
 HYPERLINK \l "_Toc49436880" Bibliographie  PAGEREF _Toc49436880 \h 80


introduction

Les managers sont là pour résoudre les problèmes de l’entreprise. Dans les méandres de leurs réflexions, il semblerait, pour ma part, que le plus grand casse-tête s’apparente à un redressement d’une entreprise en déclin.
Afin d’attaquer au mieux le cœur du sujet, les restructurations, il est primordial de bien valider, dans un premier temps, la compréhension de la formule « Entreprise en Déclin » et, dans un second temps, l’évaluation d’une entreprise pour la déclarer ou non en déclin.


L’entreprise en déclin

Afin de pouvoir déterminer si l’entreprise est en déclin, il faut définir tout d’abord ce que signifie « entreprise en déclin » et ensuite évaluer l’état financier de l’entreprise pour établir si elle est dans une situation déterminant son déclin.


Définition

Dans le respect de bien définir la proposition « Entreprise en Déclin », il est préférable de vérifier la signification dans un premier temps de chacun de ses termes la composant : « Entreprise » & « Déclin ».


L’« Entreprise »

L’« Entreprise » est :
Une unité de décision économique qui peut prendre des formes différentes ; elle utilise et rémunère travail et capital pour produire et vendre des biens et des services sur le marché dans un but de profit et de rentabilité. […].
En fait, la notion économique d’entreprise peut renvoyer à trois niveaux d’analyse : l’Etablissement, unité et lieu physique d’organisation de la production (usine, bureau…), la Société, réalité juridique, fiscale et comptable, et le Groupe, réalité financière. […].

Maintenant que la définition du terme « Entreprise », utilisée durant ce Mémoire, est clairement établi, passons désormais au second terme « Déclin ».


Le « Déclin »

Le « Déclin » :
Fait de décliner (perdre de ses forces, de ses qualités ; s’affaiblir) ; diminuer de grandeur, de valeur.

Voilà, l’ensemble des termes est communément expliqué. Il ne reste plus qu’à présenter dans sa globalité et dans son environnement propre l’interprétation de ce regroupement de termes dans une seule et unique proposition.


L’« Entreprise en Déclin »

Mais avant de déterminer une « Entreprise en Déclin », quelle est la situation dite « normale » pour une entreprise ?

[…] L’objectif principal de l’entreprise est la recherche du profit, qui est distribué aux actionnaires ou réinvesti dans l’entreprise (autofinancement). Ce dernier cas permet la croissance et l’indépendance de la firme. Mais l’entreprise peut rechercher à maximiser, soit la masse des profits, soit le ratio profit sur capital, c'est-à-dire un indicateur de rentabilité.

Il est donc possible d’identifier le déclin de l’entreprise sous 2 volets différents : soit un problème de financement de son activité, soit une baisse des profits ou une dégradation de la rentabilité.
Malheureusement, il peut arriver quelquefois qu’une entreprise fasse partie de ces 2 catégories en même temps !

De plus, lorsque l’on se préoccupe de la gestion, on peut se rendre généralement compte que la réaction - face à la difficulté - est trop tardive. Cela peut être dû à l’orgueil ou à la complaisance (car pas de pressions de la dette) des managers qui ne veulent pas admettre leurs erreurs ou la récession de la société qu’ils gouvernent. Ils reportent donc la responsabilité de cette crise sur d’autres facteurs.

J’apparenterais, ci-après, le financement à une gestion de trésorerie et la rentabilité au management d’une activité.

Avant d’aborder ces 2 catégories, il est tout d’abord opportun d’avoir en tête le cycle de vie d’une activité / d’un produit…


Cycle de vie d’une activité / d’un produit

Le graphique suivant est en grande partie issu du « Strategor ». J’ai simplement introduit, en sus, la phase 3.

 Cycle de vie














Explication du schéma du cycle de vie :

Emergence
Croissance
Transition de Croissance à Maturité
Maturité
Déclin

J’ai stipulé la phase 3 afin de faire ressortir, d’une part, une forte inflexion de la demande qui ensuite se stabilise à un niveau de produit de remplacement et non plus de vente sur des nouveaux marchés et, d’autre part, les risques d’un retournement de tendance lors de la sortie de tout nouveau produit (nouvelles technologies, fin de l’effet de mode…) qui commence à faire de l’ombre à ce produit sans être en concurrence directe.

Maintenant, attaquons les raisons d’une difficulté de trésorerie.


Déclin de trésorerie

Une société en situation de difficulté de trésorerie ne peut que très mal financer son activité.
Le manque d’argent peut prendre source à différents niveaux :
investissements disproportionnés
Marge nulle voire négative

La création d’entreprise (/activité) ou les entreprises (/activité) nouvelles ont - en général - énormément de difficultés à financer le lancement de leur activité ou leur développement (Figure 1 : phase1 et 2). Elles sont aussi obligées de faire des efforts sur leurs marges afin de s’implanter, de prendre des parts de marché et créer la demande.
Il peut arriver que des entreprises repassent par ce genre de situation quand elles sont poussées par une croissance exponentielle de leur marché et lorsqu’aucune société formant la totalité de l’offre de ce marché ne peut assouvir la demande. Ce type de société a du mal à arriver à une part de marché pouvant lui assurer une stabilité rendant possible une réduction des coûts par économies d’échelles vu que le marché ne cesse de s’accroître.

En dehors du facteur pécuniaire, les manageurs doivent scruter et prévenir l’évolution de leur activité afin de prévoir principalement ces aspérités.


Déclin d’activité

Une entreprise ayant une activité déclinante subit une dégradation de sa rentabilité.
L’origine des activités en régression :
Demande en stagnation ou en régression
Problème d’organisation du travail

Les sociétés ayant déjà pas mal vécues vendent des produits ou services qui sont au niveau du cycle de vie dans la phase de maturité ou de régression (Figure 1 : Phase 4 et 5). Elles n’ont pas besoin de faire d’effort pour être rentables, mais le problème réside dans la diminution irréversible de l’envergure du marché. Il y a saturation du marché. L’argent rentre - vu que les investissements ne sont plus nécessaires et que la place de cette entreprise sur son marché n’est plus à faire - même si la marge bénéficiaire se réduit comme peau de chagrin.

Sachant la signification donnée à l’« Entreprise en Déclin », l’autre difficulté est de déterminer si l’entreprise choisie fait partie de cette catégorie ou pas. Il faut donc évaluer cette dernière sous différents critères.


L’Evaluation

Malgré la diversité des méthodes d’évaluation, les étapes restent généralement très communes :
- Prise de connaissance du secteur d’activité, fonctionnement de l’entreprise, durée d’intervention, compétences…par la collecte de documents (tels que les comptes annuels), par la prise de contact avec l’expert comptable et d’autres, par la visite de l’entreprise et des entretiens préalables…
- Diagnostic afin d’identifier les points forts, les faiblesses et définir les zones de risque (tel que la valorisation de la société).
- Evaluation / Analyse (tels que des ratios et le taux de croissance soutenable)

Il faut, bien évidemment, toujours remettre le dossier d’analyse d’une société dans son contexte, la comparer aux entreprises composant son environnement, tout en gardant en tête la structure globale du marché mondial des entreprises et en se focalisant sur les sociétés pouvant intervenir voire intégrer le marché étudié.
En effet, une étude intra-muros permet d’améliorer la structure interne. Par contre, cela manque d’envergure, car, seule une étude extra-muros donne la véritable dimension des restructurations à entreprendre !

L’évaluation d’une entreprise en difficulté est toute particulière !


Etude des comptes de société

Il ne faut tout de même pas se précipiter !
En effet avant d’élaborer des méthodes d’évaluation, il est préférable de se focaliser, tout d’abord, sur l’équilibre financier du bilan.
Dans ces conditions, il faut se focaliser, dans un premier temps, sur les comptes annuels puis, dans un second temps, sur le retraitement de ces derniers.

Comptes Annuels

Tout début d’analyse de société commence par l’étude du bilan et du compte de résultat de cette dernière. Il est important de faire l’évaluation complète de l’entreprise avant de pouvoir se prononcer. Il en sera de même pour identifier et étudier l’entreprise cible de tout « rapprochement » stratégique.

Dans le Bilan, les postes sur lesquels il est important de se focaliser, sont :
Capitaux Propres : Répartition du Résultat
Créances / Dettes
Disponibilités

Au niveau du Compte de Résultat :
Répartition des coûts et des produits en Fixe ou Variable voire par type d’activité / projet
Frais Personnels
Investissements

Ce sont les principaux postes sur lesquels je vais m’attarder et les utiliser tout au long du Mémoire.

Un retraitement est nécessaire afin de ressortir l’essence même des informations intéressantes pour ce type d’évaluation.


Retraitement des précédents comptes

Bien évidemment, le Solde Intermédiaire de Gestion, le calcul de la Capacité d’autofinancement ainsi que les opérations en capitaux complètent irrévocablement les comptes annuels de la société afin de définir son activité.

On peut, par ailleurs, en faire une première analyse.
Le compte de résultat détermine s’il existe un problème au niveau de l’activité.
La Capacité d’Autofinancement et les Opérations en Capitaux illustrent l’état de la trésorerie pour financer l’activité. Tout ceci doit être étudié avec l’état des disponibilités et créances/dettes à Court Terme afin de définir le niveau de défaillance de la Trésorerie.

Avec l’ensemble de ces informations, le calcul de la valorisation de l’entreprise devient possible.


Méthodes de valorisation

De multiples méthodes de valorisation existent. Ces méthodes peuvent se décliner sous 3 catégories : Méthodes intrinsèques, Méthodes comparatives et les cas particuliers.

Lorsque l’on parle d’évaluation d’entreprise, on peut tout d’abord penser aux méthodes intrinsèques : patrimoniale, rentabilité et Flux de trésorerie.

Patrimoniale

L’objectif de cette méthode est de répertorier et de chiffrer les actifs / biens de la compagnie.

Valeur patrimoniale = actif net comptable + goodwill

Goodwill = nombre d’année * (résultat net – taux d’intérêt*actif net comptable)

Dans cette formule, l’actif net comptable représente les capitaux propres. Le « taux d’intérêt*actif net comptable » illustre la rémunération des capitaux propres / des actionnaires.
Il est fort probable que certains actifs devront être réévalués si la valeur de marché est trop éloignée de la valeur comptable.
Toutefois, cette valorisation a ses limites dues à la non prise en compte d’éléments prévisionnels ou à la difficulté de déterminer le nombre d’années à prendre en considération dans le calcul du goodwill.

Comment, ensuite, calculer la valeur de rentabilité de la société ?


Valeur de Rentabilité

Dans ce cas, il s’agit de déterminer la valeur d’une entreprise par rapport aux bénéfices nets et par rapport à la rémunération des capitaux investis au taux recherché par un investisseur.

Valeur de rentabilité = capacité bénéficiaire / taux de rémunération recherché par un investisseur.

Dans cette situation, la difficulté réside dans la détermination du taux d’actualisation.

Maintenant passons à la méthode la plus usitée dans cette catégorie : Cash-Flows.


Actualisation des flux de trésorerie futurs (discounted cash-flows) 

Cette méthode, Marge brut d’autofinancement, repose sur l’évaluation au plus juste de la capacité de l’entreprise à les atteindre, de la rentabilité d’exploitation et des capitaux. Ce calcul dépend des normes du secteur d’activité. La rentabilité d’exploitation s’illustre par la marge sur les coûts directs, par les frais de structure, par le niveau et par le taux de croissance du Chiffre d’Affaire. La rentabilité des capitaux se décline par le niveau des capitaux employés, les actifs immobilisés et le besoin en fonds de roulement (BFR).

La formule de calcul peut se présenter de la manière suivante :

Valeur de l’entreprise = (flux de trésorerie annuel + valeur terminale) actualisé

Il semblerait opportun d’expliciter quelques points de cette formule :

- Flux de Trésorerie :

Flux de trésorerie annuel = Capacité d’autofinancement dans les 5 à 7 années à venir – investissements du cycle d’exploitation +/- variation de BFR.
Ou
Flux de trésorerie = Résultat d’exploitation – impôts + dotations aux amortissements – investissements – variations de BFR net.

- Valeur terminale :

Valeur terminale = Multiple de résultat de la dernière année de prévision.

L’inconvénient : Ces calculs nécessitent des prévisions à 5 ou 7 ans en matière d’exploitation et de trésorerie.

Il est bien évident qu’il existe d’autres critères à prendre en considération, comme le cours de bourse de l’action de l’entreprise, et d’autres aspects non financiers (management, marketing, engagements hors bilan…).
D’où l’approche à présent de méthodes comparatives :


Méthodes comparatives

La principale méthode comparative se base sur la valorisation de l’entreprise sur les marchés boursiers.

Valeur de l’entreprise = Capitalisation Boursière = résultat * PER.

PER = Capitalisation boursière / Résultat = Cours de l’action / bénéfice par action.

Toutefois, les sociétés peuvent être très difficilement comparées par le PER car lorsque l’on parle de résultat, nous avons diverses solutions : résultat net comptable, résultat courant net d’impôt ou encore résultat d’exploitation net d’impôt. La comparaison se fait généralement uniquement pour des sociétés d’un même secteur d’activité.
L’importance est donc d’identifier un panel de société (transaction récente ou comparable) et de déterminer les principaux ratios de valorisation.
Afin de rendre des entreprises comparables, il faut retraiter les états financiers prévisionnels.

Bien évidemment, les précédentes valorisations sont valables pour des entreprises saines ou en déclin. Mais, s’il s’avère que la société est très gravement atteinte, la valorisation de l’entreprise doit se faire en tenant compte des coûts de la restructuration à envisager pour la redresser.


Evaluation d’entreprise en très grande difficulté

En effet, dans ce type de situation, la valeur de l’entreprise peut s’avérer être négative parce que le résultat et/ou le cash-flow est négatif. La société est incapable de rembourser ses dettes. Elle ne distribue pas de dividende et son ratio d’endettement sur fonds propres est élevé. L’évaluation financière de différents scénarios de « sortie » de la crise rationalise l’investissement en prenant en compte les risques de cette situation. Lors d’une liquidation, la marge de manœuvre pour négocier avec un repreneur éventuel est très mince. L’autre possibilité, qui reste acceptable du point de vue des risques juridiques et financiers, serait soit la liquidation amiable soit le redressement judiciaire.

Dans ce genre de situation, l’évaluation d’une telle entreprise passe par divers diagnostics tels qu’opérationnel, financier, stratégique (positionnement sur son marché). Plus en avant, nous aborderons en détail ce thème.

Valeur Société (VS) = Valeur de l’actif Economique (VE) – Valeur des dettes financières (VD) – Coûts de Restructuration (CR)

Les dettes financières sont des coûts fixes incontournables.
La valeur des dettes financières est composée des dettes bancaires à Moyen et Long Terme, dettes obligataires, découverts bancaires et d’autres dettes comme comptes courants d’associés, dettes fournisseurs intragroupe si dépassement chronique des délais.

Maintenant, il est grand temps de passer à l’analyse de données plus précises.


Analyse

L’analyse peut se composer d’études de Ratios et d’autres points plus spécifiques tel que le taux de croissance soutenable.


Ratios

Je vais ici faire ressortir uniquement 3 ratios pouvant compléter l’analyse du bilan.

Ratio de rotation des stocks = (stock début exercice + stock fin exercice) * 365 j / (2 * Achats consommés de l’exercice)

Cela permet de calculer la durée moyenne de stockage d’un produit avant sa vente.

Les ratios de délai de règlement suivants permettent d’évaluer la durée moyenne de règlement :

Délai clients ou fournisseurs = (solde clients ou fournisseurs début exercice + solde clients ou fournisseurs fin exercice) * 365 j / (2 * Chiffre d’Affaires TTC)

L’analyse de leur évolution permet de détecter les dérapages pouvant avoir des incidences plus ou moins importantes sur l’équilibre financier de l’entreprise.

En plus du bon management de l’équilibre financier, il faut surtout maîtriser la croissance de l’entreprise pour en assurer le contrôle constant de son évolution.


Taux de Croissance Soutenable

Lorsque l’on a abordé les raisons mettant une entreprise en difficulté, il semble important d’éclaircir un point concernant l’impact de la croissance sur une entreprise ainsi que les multiples motifs mettant en péril une entreprise ayant trop de « cash ».

Durant une croissance trop importante (Figure n°1, Phase 2), il est primordial d’avoir la possibilité de financer la croissance de l’activité tout en restant économiquement équilibré : ne pas se surendetter et rester vigilant afin de prévenir tout retournement de tendance du marché (Phase 3 de la Figure n°1). L’intérêt de l’entreprise est de calculer le taux de croissance que elle peut soutenir sans risque.

Hypothèses de la formule ci-dessous :
Croissance de l’entreprise identique à la croissance du marché
Incapacité ou refus de vendre de nouvelles actions
Objectif maintenu d’une structure de capital et de politique de dividende.

Taux de croissance soutenable (TCS) = taux de croissance du capital

TCS = R * profits / capital en début de période = R * Bénéfice * Ratio actif sur Chiffre d’affaires* Ratio actif sur Capital

R : ratio de rétention de dividendes

Si la croissance de la société est au-dessus de ce taux de croissance soutenable c’est qu’elle est dans une phase (généralement situation Figure n°1 Phase 2) pour laquelle elle manque crucialement de trésorerie afin de soutenir cette croissance. Dans ces conditions, il est opportun d’avoir une politique de management adaptée.
Si, à l’inverse, elle se trouve en dessous de ce seuil (souvent situation Figure n°1 Phase 4 & 5), cela signifie que l’entreprise a de l’argent « en trop ». L’activité est donc rentable. Par contre, l’argent attire des convoitises s’il n’est pas immédiatement réinvesti. En effet, Les investisseurs interprètent le surplus d’argent comme un manquement à un management à long terme. Il s’agit donc d’un signe de faiblesse. Ces disponibilités sont une véritable cagnotte réduisant le coût d’achat de cette société devenant, par la même occasion, une cible potentielle d’acquisition très attrayante.

Une société doit donc avoir une politique de gestion de la croissance adéquate !

Avec l’ensemble de ces éléments, il est maintenant possible de se focaliser sur le sujet du Mémoire.


Problématique

Comment peut-on redresser / sauver une entreprise en déclin de manière durable ?

Afin de répondre à cette question, il faut établir une méthode de réflexion afin de ne pas se perdre dans les méandres de la réflexion.


Méthodologie

J’ai utilisé la méthode déductive afin de fournir ce travail de recherche. Je me suis basé sur l’ensemble de mes lectures, données, discussions, échanges d’idées avec divers interlocuteurs et réflexions personnelles. La source des informations est principalement théorique.

Dans un premier temps, je me suis borné à lister les différentes théories pouvant résoudre les difficultés abordées par ces entreprises en déclin. Puis, dans un second temps, j’ai essayé de répertorier durant mon analyse : les limites des différentes méthodes de restructurations, les conséquences à courts et longs termes. Et enfin, j’ai déterminé si l’entreprise est sauvable et quelle combinaison « restructurante » serait, suivant le type de situation, la meilleure réponse.

Mais cette méthodologie a en elle-même des limitations.


Limitations

En effet, je n’ai utilisé que la technique déductive sur des théories dans leurs généralités. Un pan entier pourrait très facilement compléter ce mémoire. Afin de mieux comprendre l’ensemble et le rendre plus explicite, il serait opportun d’utiliser la méthode inductive dans le but de prendre des cas concrets et voir comment utiliser les méthodes déduites en argumentant par des exemples des situations réelles d’analyse de société.
De plus, je me suis focalisé principalement sur la partie financière de cette étude. Il existe bien d’autres formes de déclin qui pourraient agrémenter ce document.

Maintenant que le contexte est posé, je vais vous présenter la structure de mon mémoire.


Plan

Tout d’abord, j’aborderais de multiples théories de restructurations disponibles pour redresser une entreprise en déclin. Ensuite, j’essayerais d’établir une méthode qui permet de choisir la forme de réorganisation selon les problèmes spécifiques de l’entreprise étudiée.


Maintenant que les présentations sont faites, attaquons donc la présentation des différents outils à notre disposition. Bien entendu, tout ne sera pas abordé mais j’espère que je vous donnerai un aperçu de la palette qui est à la portée de chacun.


Les restructurations possibles pour une entreprise en déclin

Parmi les restructurations possibles pour redresser une entreprise en déclin, il existe deux grandes familles de restructurations : internes et externes.

La première boîte à outils la plus usitée concerne les formes de restructurations internes.


Les formes de restructurations internes envisageables

Les restructurations internes sont, en général, des réponses appropriées aux situations d’entreprises ayant des problèmes de trésorerie.
Les restructurations internes se déclinent en effets de levier, en politiques de management et en dépôts de bilan.


Les effets de levier à la disposition d’entreprise en déclin

Les effets de levier permettent de jouer sur différents facteurs pouvant principalement influencer le résultat de la société.

Les effets de levier peuvent se décliner de la manière suivante :
levier opérationnel : réduction des coûts.
levier financier : endettement.
levier fiscal : optimisation de la fiscalité.
levier juridique : contrôler la société sans détenir la majorité du capital.

Il se peut que certaines restructurations bien spécifiques comme la succession ou l’expatriation, puissent être l’illustration cumulée de plusieurs leviers, tout dépend de son utilisation.


Levier opérationnel

Voyant une difficulté de trésorerie, le réflexe voudrait une réduction de coûts - principalement des coûts fixes puis des coûts variables - .
Quels sont les postes pouvant répondre à ce critère ?
Frais de personnel, Entretien / Maintenance, Publicité, Téléphone…, Logistique (Transport, stock…), Matières Premières …

Certaines modifications sont temporairement irréversibles comme la réduction du personnel. Cela peut engranger de très lourdes conséquences aussi bien financières dues aux frais de licenciements que certains autres engagements. En effet, il serait impossible de réembaucher durant une certaine période une personne qui ferait un travail similaire, sauf si on utilise le licenciement pour faute grave (pas d’indemnité de licenciement).

Plus particulièrement, l’utilisation de la sous-traitance est une manière de favoriser les coûts variables et de soulager les coûts fixes.
Mais il existe aussi un autre avantage à ce mécanisme. En effet, afin de ne pas devoir investir dans le système de production et de rester plus flexible, la société peut faire appel à la sous-traitance quand la demande est forte. Cela permet de répondre à la demande croissante sans pour autant se mettre en péril en cas de baisse de cette dernière (Figure n°1 Phase 3) par un trop fort investissement qui ne pourrait plus être rentable en cas de stagnation ou baisse de la demande. Par contre, comme tout service externe, cela coûte plus cher. Il faut donc s’avoir l’utiliser à bon escient !
L’expatriation est un autre moyen de pouvoir réduire ses coûts en implantant sa production dans des pays où la matière première, les équipements et la logistique sont moins chers.

En fin de compte, le maniement du levier opérationnel permet de jouer sur la détermination de la valeur du point mort et donc sur le seuil de rentabilité de l’entreprise.

Toutefois, l’outil de production a besoin de financement d’où l’utilisation du levier financier.


Levier financier

Le premier réflexe est d’emprunter pour financer un manque de trésorerie, ce qui permet de jouer de l’effet de levier engrangeant automatiquement une augmentation du Bénéfice par Action / de la rentabilité des capitaux propres.

Rentabilité des Capitaux Propres (avec endettement) = Rentabilité Economique + (Rentabilité Economique – Coût Dette) * (Dettes / Capitaux Propres).

Dont :
Rentabilité économique = bénéfice après impôt hors frais financiers / total actif économique

Coût brut de la dette = frais financiers / dettes
Coût net de la dette = coût brut dette (1 - IS)

L’effet de levier génère une économie d’impôt si la société est bénéficiaire (avant le dégrèvement des frais financiers) et si elle est imposée. L’économie d’impôt pourrait s’élever, au plus, aux coûts de la dette multipliés par le taux d’imposition en vigueur.

Valeur Entreprise = VE sans endettement + Economie d’impôts – Coût financier

VE = Valeur « marché » des CP + Economie d’impôt

VE = Résultat net / Rentabilité des Fond Propres + Economie d’impôt / Coût dette

L’effet de levier a un impact sur la rentabilité et sur l’indice de capacité de croissance suivant la politique d’autofinancement

L’utilisation du Crédit-Bail ou Leasing permet aussi de profiter de cet effet sans pour autant figurer explicitement comme une dette. Il s’agit d’acheter un bien en payant des mensualités afin de répartir le coût de l’investissement.
Il arrive, certaines fois, que des sociétés utilisent ce procédé d’une manière plus controversée. Par exemple, elle peut céder le bâtiment de sa maison mère à une « entreprise de Leasing » tout en souscrivant un contrat de crédit-bail auprès de cette dernière sur le bâtiment qu’elle vient de lui vendre. Ce montage arbitraire permet à la société de lever rapidement des fonds en cas de nécessité et de récupérer son bien en payant une mensualité. Cet accord entre ces entreprises n’a donc aucune répercussion « physique » sur les sociétés !

Par la suite, on peut utiliser le levier financier afin de transmettre l’entreprise familiale lorsque des actionnaires veulent se retirer. Cette méthode peut résoudre aussi les difficultés financières lors d’une succession. La volonté de désengagement partiel peut se traduire aussi par ce système.

Durant la présentation de cet effet de levier, il est apparu qu’une bonne gestion de la fiscalité pourrait permettre une diminution des frais fiscaux, d’où l’intérêt d’aborder maintenant le levier fiscal.


Levier fiscal

Le levier fiscal consiste à optimiser la fiscalité. Précédemment, on a vu l’impact de l’endettement sur la fiscalité (économie d’impôts). L’expatriation de l’activité dans d’autres pays donne la possibilité aux entreprises de profiter d’impositions moins lourdes.

De plus, les managers peuvent aussi jouer avec les prix internes entre les différentes filiales de la société afin de déplacer les profits en fonction des règles d’imposition dans les différents pays. Le risque de trop jouer sur les prix internes est d’être régularisé en grande largeur.

Bien évidemment, il existe encore beaucoup de méthodes pour réduire les impôts mais je vous ai cité les plus usités mise à part l’utilisation de paradis fiscaux …
En complément de règles fiscales propres à chaque pays, il est possible de jumeler celles-ci avec les règles juridiques.


Levier juridique

Lorsque la société a besoin de se développer ou de recouvrir des finances, il est très facile de jouer sur le levier juridique si elle a des filiales ou si elle veut en acquérir.
Le but est de détenir le contrôle de la filiale avec un minimum d’investissement. Par exemple, pour avoir un contrôle certain, il suffit d’obtenir 50,1 % des droits de vote de la société. Il n’est pas nécessaire de débourser 100% du capital de la filiale pour l’acheter !

Le directoire peut opter pour la délocalisation, expatriation, de leurs systèmes de production dans des zones / pays où la main d’œuvre est moins coûteuse, car les règles sociales et sécuritaires sont moins nombreuses, et où le chômage bat son plein. Les ouvriers sont donc beaucoup plus conciliants afin d’avoir la possibilité de travailler et de nourrir leur famille !

Maintenant que l’on a vu les effets de levier à la disposition des entreprises en déclin, il faut aussi avoir une politique de management en réponse à ces situations de crises.


Politique de management en adéquation à la situation de crise

Parmi les diverses politiques de management disponibles pour une entreprise en déclin, je vais présenter les 3 qui me semblent les plus importantes : changement de directeur, de la stratégie géopolitique et enfin recentralisation sur l’activité de base de l’entreprise.


Changement de direction / responsable

Le point inévitable pour toute société est la transmission des reines de gouvernance.
Cette passation doit être bien préparée afin de limiter le flottement de gestion entre les différents acteurs durant la mise en pratique du changement. Cette période d’indécision se traduira par une phase de tests réciproques dans le seul but de découvrir les capacités de chacun. Ce temps de nonchalance, occasionné par cette période d’évaluation passive ou par une mauvaise interprétation des enjeux engendrant des erreurs de managements, porte préjudice à l’activité globale de l’entreprise.
Malgré ces risques, l’intérêt de cette évolution persiste. En effet, l’arrivée d’un nouveau dirigeant donne lieu à une perspective de renouveau. Il a beaucoup moins de difficultés à établir de nouvelles directives et stratégies, voire une volte-face de la politique de l’entreprise, et à les faire accepter par les employés. Il ne se contredit pas par ce changement, il instaure sa vision des choses. En même temps, l’arrivée de « sang neuf » redonne un nouveau souffle et motive les salariés au sein d’un nouvel élan stratégique parce que, généralement, en situation de crise, les choix des précédents managers sont remis en cause.

En général, quand il y a un changement de dirigeant, son empreinte se forge dans la modification de stratégies sur le thème géopolitique, par exemple.


Changement de stratégie géopolitique

Le changement de stratégie géopolitique peut rendre le système plus efficient en réaménageant l’ensemble de l’entreprise suivant les nouvelles directives environnementales et économiques. Un remaniement territorial permet une approche du marché et des consommateurs plus adéquates (économie de transports, délais de livraison moins grandes…).
Toutefois, une simple réorganisation dans les enceintes actuelles peut ne pas suffire. Dans ces conditions, les managers optent alors pour une délocalisation soit une décentralisation du système décisionnaire soit une expatriation d’une partie de leur activité ce qui pourrait permettre, en même temps, de remplir des critères juridiques afin d’aborder de nouveaux marchés jusqu’alors inaccessibles : obtention de diverses accréditations (condition pour augmenter la demande des consommateurs dans certaines situations) telles que « CE », « made in… ».
Tous ces critères influent principalement sur l’image de marque des produits de l’entreprise.

Lorsque la stratégie géopolitique change, il ne reste plus qu’un pas pour arriver à une réorganisation totale de l’entreprise voire un moment privilégié à un réajustement de l’activité sur les « core competencies ».


Cession d’actifs pour une entreprise en déclin : focalisation sur sa « core competencies »

Une cession pure et simple d’une branche de la compagnie (Activité / Immobilisations) permet de réduire les investissements et de profiter de cet afflux de trésorerie pour se recentrer et développer son activité principale, de prédilection.

Lors de la cession, il est important de définir le prix de vente, les garanties, le traitement des informations confidentielles et la limitation des interférences avec la gestion courante. Toute inefficacité occasionne une destruction directe ou indirecte de valeur pour le vendeur. La due diligence est un des moyens de réussir une cession. Parmi les 2 Types de due diligence qui sont à notre disposition, il est de loin préférable de suivre la méthode d’une « due diligence de cession ».

 Due Diligence
 SHAPE \* MERGEFORMAT 
En effet, une « due diligence de pré-acquisition » utilise un processus classique avec les risques de la précipitation due au manque d’expérience, de temps, de recul, donc, d’esprit critique, aux difficultés d’identifier les besoins des candidats et au conflit avec la gestion courante de la société. Dans ces conditions, la moindre insuffisance, aussi bien dans le business plan que dans le dossier de présentation (« information mémorandum »), entraîne une perte de contrôle engendrant une baisse du prix de vente et des réticences de l’acheteur (peur de faire des erreurs ou de ne pas voir des problèmes à venir). Il s’agit d’une opération dans l’urgence !

La « due diligence de cession », est, quant à elle, une réponse réfléchie de l’entreprise. La société mandate donc des consultants externes pour préparer la cession et une analyse (forces / Faiblesses) de la société dans le but de pouvoir présenter un dossier construit aux différents investisseurs.

Le contrôle du processus de cession s’exerce à travers toutes les étapes suivantes :
Anticipation des questions clés
Mise en place d’actions correctives
Préparation et contrôle de l’information diffusée
Préparation du contrat et des garanties
Optimisation du temps consacré à la transaction par la direction
Limitation des risques de litiges post-transaction

L’anticipation des questions clef dans les plans commerciaux et financiers permet de définir les différents points de faiblesse du dossier de cession.
Une fois cette étape achevée, il ne reste qu’à prévoir les actions correctives, qu’elles soient faites ou simplement présentées pour accentuer sur le potentiel d’amélioration tout en laissant le choix à l’acquéreur, afin de créer une plus-value à la cession et d’en garder le contrôle. En voici une liste non exhaustive : établir des comptes pro forma adéquats (justifier le choix de l’approche et des hypothèses), déterminer plus finement des résultats normatifs historiques, présenter un projet de cession cohérent avec la tendance réelle des performances de l’entreprise d’où un business plan pertinent, voire, si nécessaire, modifier le périmètre de l’entité (en incluant ou excluant des actifs ou des segments de marché) ou reporter la date de cession à la prochaine période favorable à de telles opérations – rien ne sert de trop se hâter - .
Dans ce genre de négociation, le plus crucial est de bien savoir préparer et contrôler l’information diffusée. Ces données s’apprécient sous différents aspects : pertinence, exhaustivité, cohérence, homogénéité et confidentialité. Cette dernière concerne les relations contractuelles avec les clients, les coûts des matières premières, les remises des fournisseurs associés…car ce sont des points d’achoppement vis-à-vis de la concurrence directe. La divulgation devra donc se faire suivant l’état d’avancement des négociations. Comment garder le contrôle ? Déterminer quand et comment présenter de façon optimale de telles informations ? Le véritable challenge est le traitement de l’information !
Avec une telle préparation, rien de plus facile que de rédiger un contrat pouvant accélérer la décision tout en limitant les risques par une meilleure identification de l’objet de cession.
En effet, l’accès au management procuré par le mandateur / vendeur aux consultants externes est un avantage considérable pour ce type d’opérations. Ces cabinets de consultants apportent aussi avec eux leur image et leur notoriété garantes du savoir-faire et de l’objectivité. Tout ceci permet de diminuer les risques pour l’acheteur.
De plus, la durée d’investigation se réduit tout en accroissant la facilité de mise en concurrence. Effectivement, une organisation de la sorte demande plus de temps au départ mais évite la multiplication de « due diligences de pré-acquisition » ce qui permet, par la même, de réduire les dérapages potentiels du calendrier de cession tout en rendant possible la délégation de certaines tâches à des consultants externes afin de ne pas perturber l’activité courante de l’entreprise.

Si toutes ces méthodes ne suffisent pas pour sauver l’entreprise, il est peut-être temps de sortir la dernière carte d’une restructuration interne de la société : le Dépôt de Bilan.


Dépôts de Bilan

Lors d’un dépôt de bilan, le business plan de retournement est de rigueur ainsi que l’analyse du taux de rendement interne. Ce dossier regroupe l’analyse des principaux leviers de retournement et des mesures de restructuration. L’objectif est de formaliser l’organisation de ces leviers et de prouver la capacité bénéficiaire à venir de la société.

L’évolution d’une telle machine est rythmée tout au long de 3 périodes distinctes, mais, plus ou moins marquées suivant dans quel type de situation l’entreprise se trouve.
Voici ces 3 étapes avec leurs taux d’actualisation à utiliser lors d’évaluations :
Période de restructuration ou de redressement : de 15 à 20 % voire 30/40 % le risque étant très élevé.
Période de retournement : risque modéré ou normal entre 10/15 %.
Période « normale » : risque modéré ou normal entre 10/15 %.

Bien évidemment, une mise en place rapide d’équipes spécialisées valorise la valeur de la société par la limitation des pertes, des coûts de redressement ou de liquidation et facilite les opérations de restructuration en évitant que la situation s’envenime.
Dans certains cas, la simple mise en place de concours financiers à Court Terme plus adaptés ou d’optimisation du Besoin en Fonds de Roulement (recouvrement des créances clients, négociations avec les fournisseurs…) permettent d’éviter une situation de dépôt de bilan.

Mais, dans tous les cas, l’impact de cette situation se ressentira automatiquement sur l’image et sur la réputation. Des risques juridiques ou/et sociaux persisteront.

Le dépôt de bilan sous-entend, principalement, 2 sortes de liquidations :
la liquidation « amiable »
la liquidation judiciaire


Liquidation amiable

Lors d’une liquidation amiable, la valeur de réalisation des actifs immobilisés corporels et incorporels n’est pas identique à la valeur comptable. Les actifs circulants (stocks / créances) perdent de la valeur quand la liquidation est rapide.

Valeur liquidative = Valeur des actifs – valeurs des dettes – coûts de liquidation

Les coûts de liquidation englobent :

Pertes intercalaires : pertes d’exploitation dues à l’obligation de continuer l’activité (honorer les commandes…)
Coût de rupture de contrat : contrat à Long Terme, Crédit-bail…
Frais de liquidation : honoraires juridiques …
Coûts de dépollution des sites de production
Coût du plan social : coût pouvant représenter de 20 à 40 K¬ par personne voire plus si l évènement est médiatisé (indemnités légales, indemnités complémentaires / transactionnelles, cellules de reclassement et autres mesures d accompagnement)
Coûts indirects difficiles à chiffrer : risques de dérapages sociaux, atteinte à l’image de marque …

A ce niveau, la restructuration est ponctuée par un très fort investissement de départ (déménagement, modernisation …), des mesures de relance (dépenses marketing, recrutements …). Bien évidemment, les déficits s’accumulent le temps de voir les résultats des mesures prises. Le retour à l’équilibre et au profit se rapprochent. La rentabilité sera ensuite suffisante pour garantir la pérennité de la société « in bonis ». Et enfin, elle pourra revenir à son niveau de concurrence dans son secteur.

Toutefois, il peut s’avérer que l’entreprise en déclin ne puisse pas choisir la liquidation amiable et qu’elle soit contrainte à appliquer une liquidation judiciaire.


Liquidation judiciaire

La liquidation judiciaire est, quant à elle, une décision du tribunal de commerce après une période d’observation. Cette décision inclut le plan de continuation ou le plan de reprise (totale ou partielle). Il y a donc publication d’une annonce de dépôt de bilan.
En effet, il s’agit d’une déclaration de cessation de paiement par la société ou par un créancier voire par le ministère public qui saisit le tribunal. Les managers perdent donc le contrôle de leur société.
Dans ces conditions extrêmes, on doit estimer le coût financier supporté par les dirigeants ou actionnaires majoritaires jusqu’à la date de déclaration de cessation de paiement. Ensuite, il n’y aura aucun coût supplémentaire que la société devrait prendre en charge. Le taux de dépréciation des actifs est plus important dans le cas de dépôt de bilan que dans celui de liquidation amiable. Par contre, le coût de licenciement est plus faible. Toutefois, un « appel en comblement de passif » peut être invoqué s’il y a soutien abusif, faute de gestion ou une certaine ambiguïté dans la nature des liens unissant la filiale à son actionnaire.

Bien évidemment, un travail uniquement sur soi-même soulage l’entreprise des facteurs externes. Mais cela ne permet pas de prendre en considération les variations entre les différents protagonistes qui influencent sur l’environnement de l’entreprise. Il est donc primordial d’étudier les formes de restructurations externes avant de se décider.


Les restructurations externes adaptées aux situations de déclin

Maintenant que le tour du propriétaire est fait, l’ouverture au monde est indéniable et cela ouvre d’autres perspectives de restructuration qui sont adaptées aux situations de trésorerie déclinante, d’activité en régression voire les 2 simultanément.


Situation de tarissement de la trésorerie

Mise à part la possibilité de faire appel aux prêts d’institutions bancaires, l’entreprise, qui a des soucis de trésorerie, peut opter pour la levée de fonds auprès de fonds d’investissement ou à l’aide d’une introduction en bourse.


Fonds d’investissements

Une entreprise, voulant entrer sur un marché en vogue ou sur une niche avec une très forte croissance, peut faire appel aux « Business Angels » afin d’obtenir des fonds ou intégrer des viviers d’entreprises. L’implication d’une tierce personne peut donner les moyens financiers à l’entreprise qui a de grands projets et un business plan bien monté. La société ayant des projets valant le coup peuvent donc tenter l’aventure, elle passe alors avec une plus grande facilité la période de lancement de son produit (Figure n°1, Phase 1) et cela rend possible le financement de l’expansion / croissance de l’entreprise en réponse à une demande très forte. Mais en contrepartie, ces investisseurs veulent un rendement important et pouvoir également ressortir du capital au bout d’une certaine période établie lors de la souscription aux fonds.

Si l’on veut faire appel à des investisseurs extérieurs « à vie », il faut leur céder des parts (de propriété) de l’entreprise. Dans ces conditions, il est préférable de préparer une introduction en bourse.


Introduction en bourse

L’introduction en bourse est l’ouverture d’une partie de son capital suivant les règles régissant le marché boursier du pays choisi.
La procédure d’introduction en bourse est tout à fait particulière. Elle implique différentes restructurations obligatoires et crée l’occasion pour d’autres. Une telle opération nécessite une préparation dans différents domaines- en principe de 3 catégories - suivant le marché sélectionné.

Parmi les restructurations juridiques, certaines sont imposées comme la libre cessibilité des titres, la séparation entre le patrimoine des dirigeants / de l’entreprise, la forme juridique et le capital minimal de la société.
D’autres ne sont que l’expression d’opportunité d’un tel évènement :
mesures facilitant l’actionnariat de la société (mise en place de pactes d’actionnaires, création d’une holding, d’actions à droits de vote double et de stock options).
mesures visant à améliorer la liquidité du titre (division des actions « split », rachat par l’entreprise de ses propres actions).
restructuration du suivi juridique de la société.

Il faut approfondir aussi la comptabilité sur divers points tels que : présentation des comptes consolidés, accélération des arrêtés comptables, élaboration de documents prévisionnels, amélioration des infos fournies par l’annexe des comptes sociaux & consolidés et la mise en place d’un manuel de procédures comptables et financières.

Bien évidemment, cela entraîne des répercussions sur le facteur humain :
- mise en place d’un responsable de la communication financière
- constitution d’une cellule financière

Cette opération laisse une grande marge de manœuvre. Toutefois, il s’agirait presque d’un rituel qui prend un certain temps.

Il faut impérativement tenir compte du délai des différentes étapes de cette opération.

Maintenant que l’on a vu les réponses aux entreprises avec une trésorerie déclinante, les sociétés, ayant une activité en régression, seront le prochain centre d’intérêt de ce mémoire.


Situation d’activité déclinante

Parmi les différentes restructurations externes adaptées aux situations d’activité en déclin, on peut compter les méthodes d’acquisition et de création d’une branche d’activité / d’une entreprise.


Acquisition

Contrairement aux idées reçues, la solution ne se présente pas obligatoirement par réduction drastique des coûts ; il peut s’avérer que la meilleure méthode de sortir d’une impasse soit l’expansion !
Tout à l’heure, la cession était une solution mais pour cela il faudrait avoir des acheteurs. Dans cette partie, nous verrons donc l’intérêt et les différentes démarches afin d’acquérir une branche d’une entreprise voire la société cible dans sa globalité.

Quand on fait allusion aux fusions, le chantier reste important. Dans un premier temps, cela sous-entend une fusion absorption car c’est la plus fréquente. Ces opérations sont caractérisées par une transmission universelle de patrimoine, une dissolution de la société absorbée sans liquidation et un échange de droits sociaux. Dans un second temps, on fait appel à la fusion par création.

La fusion se traduit par diverses restructurations : vente d’actions, apport partiel d’actif, scission.

Les méthodes d’acquisition de société peuvent se décliner de diverses manières : Achat simple (monétaire) / Offre Publique d’Achat (OPA), Offre Publique d’Echange (OPE) d’action ou méthodes plus complexes dont le Leverage Buy-Out.

Achat

Si la société n’est pas cotée en bourse, l’acquisition se fait par un achat simple de l’acte de propriété. Par contre, si elle est cotée, il y a certaines règles spécifiques d’acquisition régies par la Commission des Opérations Boursières (COB) afin d’effectuer une OPA.
L’offre de l’entreprise est un peu supérieure au cours de bourse afin d’attirer les actionnaires à céder leurs titres.

Il est possible, au lieu d’offrir de l’argent en payement de l’entreprise, de proposer des actions.


Echange d’action

Cette méthode ne peut exister uniquement qu’entre 2 sociétés présentent sur les marchés financiers.
Lors d’un achat d’une entreprise par échange d’action, il faut préalablement déterminer la parité d’échange des actions.

Parité d’échange = prix de l’action de la société A / Prix de l’action de l’entreprise B

Cette formule calcule le nombre d’action de l’entreprise B qu’il est nécessaire de donner en échange d’une action de l’entreprise A.
Bien évidemment, en cas d’OPE, il ne suffit pas de donner juste la parité parce que dans ces conditions les actionnaires de l’« entreprise cible » n’apporteront pas leurs actions à cette offre, étant donné qu’ils ne verront dans cette proposition aucun avantage. L’opération se solderait par un échec ! L’offre est donc généralement supérieure à la parité d’échange calculée ci-dessus.

La décision ne s’arrête pas là. Une autre question se pose … Utilisons-nous la méthode du portage et/ou l’effet de levier dû à l’emprunt voire la réalisation d’un LBO/LBI &MBO/MBI ou RES ? Il est important de préciser que les LBO englobent dans leur structure des cas particuliers comme LBI, MBO, MBI ou RES !


Leverage Buy-Out (LBO) et ses cas particuliers

Un LBO est un rachat d’une entreprise par un recours à l’effet de levier juridico-financier (financement par des dettes remboursées par la remontée des dividendes de la société cible d’où l’importance d’éviter les sociétés trop sensibles aux cycles économiques). Les motifs d’un LBO peuvent prendre aussi place dans une perspective de restructuration ou de développement, en cas de constat d’une performance insuffisante, et surtout dans l’optique d’un désengagement stratégique d’un secteur.

Les effets opérationnels d’un LBO :
augmentation Ratio EBE / Ventes
augmentation Ratio EBE / nombre d’employés
augmentation des flux de liquidités
neutralité sur les dépenses de recherche & développement et effectifs de l’entreprise
Diminution importante des dépenses d’investissement

On considère aussi l’effet industriel, suivant le secteur d’activité :
réorganisation industrielle : réduction de taille, recentrage sur son métier d’origine ou réorganisation de son portefeuille d’activité.
Utilisation de l’avantage fiscal

Les conséquences d’une telle opération se traduit par un impact sur le patrimoine de l’absorbante :

Actif absorbé (aux valeurs d’apports) = augmentation de capital + prime de fusion + passifs absorbés hors capitaux propres (aux valeurs d’apports).

En principe, il ne devrait avoir aucune influence sur les contrats de travail des salariés de l’absorbée. Mais, en pratique, la société profite largement de l’occasion pour procéder à des licenciements pour se réorganiser.

Dans un second temps, on peut compléter la démarche de fusion par la création de sociétés nouvelles / filiales ou de holding.


Créations

L’acquisition est une facilité et aussi une preuve d’un manque de temps pour arriver aux attentes de l’entreprise. Par contre, la création peut répondre à peu près aux mêmes critères.
En effet, il serait plus avantageux - aussi bien pour la structure et le prix de revient - de créer au lieu de l’acheter clef en main, même si la seconde possibilité permet de profiter de la notoriété de la société préexistante.
De plus, dans la logique de création d’entreprise ou d’activité, la société peut prétendre à certaines subventions, aides de différentes institutions, suivant des conditions très précises.
Il s’agit d’une évolution réfléchie qui entre dans la stratégie de l’entreprise. Cette restructuration accentue l’idée de confiance des managers dans la pérennité et la bonne gestion de la société.

Les créations se déclinent en deux grandes catégories : créations d’holding ou de filiale.
La création d’un montage avec une maison mère, comme utilisé lors d’un LBO, permet d’utiliser le levier financier. En effet, la création d’une holding permet, par l’endettement de cette dernière, de diminuer l’apport personnel, d’utiliser le « taxe shield » (économie d’impôts) () et le « financement mezzanine ».

La création de filiale, quant à elle, permet d’avoir une certaine indépendance entre les différentes branches de l’entreprise. Elle personnalise soit une segmentation par type d’activité soit par zone territoriale. Ainsi la politique de l’entreprise est plus claire aussi bien pour les clients que pour les investisseurs. Plus l’activité de l’entreprise est comprise, plus l’image de marque de cette dernière s’élève.

J’ai abordé jusqu’à présent des restructurations adaptées à chaque situation de crise individuellement. Il existe finalement une famille de restructurations, les Alliances, conforme aux exigences des 2 situations de déclins simultanément.


Les Alliances, une des rares restructurations répondant aux 2 situations de déclin

Il y a bien d’autres stratégies qui ne sont pas tout blanc tout noir ! Les diverses catégories d’alliances peuvent procurer une dimension des plus intéressantes, à laquelle nulle société indépendante ne pourrait prétendre. Les Joint-Ventures peuvent se décliner du simple partenariat, d’un regroupement du style GIC (Groupement d’Intérêt Commun)…au plus évolué comme les alliances.

Je présenterais, dans un premier temps, la Joint-Venture, puis, dans un second temps, quelques règles d’efficacités.


Présentation de la « Joint-Ventures »

L’ancêtre de la « Joint-Venture » s’appelle la « Joint Tenancy », forme juridique d’indivision de la Joint-Venture.
Joint-Venture (J-V) reprend les grands principes des partenariats d’une manière plus formelle. Joint signifie « Ensemble », Venture « Entreprise ».

La construction de la J-V est régie par l’article 1832 du Code Civil : 
La société est instituée par 2 ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leurs industries en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter.

En pratique, il s’agit d’un « contrat structurant ou partenariat » : mise en commun de leurs compétences et de leurs expériences dans le cadre d’une structure juridique autonome sur mesure. L’objectif étant de développer en commun une activité économique ou/et de s’implanter sur un marché nouveau, mais attention aux réglementations locales pour le choix du pays ; c'est-à-dire confier tout ou partie de l’activité à la J-V juridique et prise en charge de l’autre partie par les entreprises fondatrices par contrats spécifiques (J-V économique). Si cela concerne la « core competency », les sociétés recherchent un effet de synergie ou de complémentarité permettant une réduction des coûts ; il s’agit d’une mutualisation / externalisation des risques quand on touche aux activités annexes. La préparation se décline au travers d’un business plan, d’un protocole décrivant les liens juridiques et la relation entre les acteurs ainsi que la délimitation précise de l’activité.

La « pseudo » J-V sans personnalité morale n’a pas de patrimoine. Elle s’incarne soit par des contrats, par exemple des contrats distributeurs, d’agences, voire prestations de services d’où ni apport, ni répartition des profits, par contre une partie est rémunérée par forfait ; soit par des GIC (Groupements d’Intérêt Commun) qui est une réponse à des appels d’offres ou à de grands projets. Cette société en participation occulte maintient la confidentialité. Ce groupement jouit uniquement des biens des partenaires gérants et ne s’identifie uniquement que par leurs intermédiaires. La disposition statutaire est donc libre.

Tandis que la J-V avec personnalité morale se décline en 2 catégories :
SNC / SAS avec une grande souplesse, gouvernance, contrôle de la détention du capital.
SA / SARL pour des raisons fiscales et pour la pérennité, voire l’ouverture du capital au public.

Maintenant que les présentations sont faites, il y a certaines « astuces » afin de rendre cette alliance plus efficiente !


Quelques règles d’efficacité

Les règles d’efficacité sont de deux ordres : juridiques et économiques. Et un dernier point devra être considéré pour assurer l’évolution avenir des membres de la J-V afin de ne pas perdre les avantages de cette alliance.


Joint-Ventures juridique

Les commandements afin qu’une J-V soit efficace :

Eviter la répartition égalitaire engendrant des problèmes de décisions. Donc, établissement d’une présidence tournante, répartition inégalitaire des collèges décisionnels avec super majorité pour certaines décisions ainsi que répartition différente des pouvoirs selon la nature et le domaine d’activité lors de la rédaction des statuts.
Etablir les procédures de contrôle et de reporting rigoureux pouvant jouer comme motivation pour le choix de la structure juridique avec les commissaires aux comptes.
Les dispositions complémentaires dans le pacte d’actionnaires ont l’avantage d’être confidentielles mais cela implique un manque d’efficacité juridique.

Une bonne efficacité de la J-V ne se limite pas uniquement avec la partie juridique, elle englobe aussi les accords économiques entre les différents protagonistes.


Joint-Ventures économique

La J-V est complétée par des contrats de sous-traitance envers ses partenaires afin de faire des économies d’échelle et d’investissement avec ses règlements spécifiques. En cas de besoin de financement, la J-V peut faire appel aux prêts de ses fondateurs ou des banques avec garantie de ses partenaires. La clause de non-concurrence dans cette situation assure à la J-V économique un domaine exclusif d’intervention (technique et zone géographique). Les partenaires soit s’abstiennent d’entrer dans la zone d’activité prohibée, soit apportent la partie correspondante de leurs activités à la J-V. Toutefois, ce type de disposition peut permettre une entente sur le marché entre les partenaires - ce qui pourrait violer les règles de concurrence applicables - . La réglementation régit très rigoureusement, par le droit social, le transfert du personnel au sein de la Joint-Ventures car ce détachement est induit par la gestion de l’activité concernant les partenaires. Il est de même primordial de concéder la licence de propriété intellectuelle tout en gardant le contrôle sur leurs droits et prévoir, par la même, le devenir de la propriété intellectuelle développée par la Joint-Ventures.

Avec l’ensemble de ces points, la J-V a de beaux jours devant elle avec une activité efficace. Par contre, qu’en est-il en cas de litige ou de désistement de l’un de ces membres ? En effet, un jour ou l’autre l’accord devra évoluer !


L’évolution des membres

L’anticipation de la sortie ou de l’achèvement de la J-V fait partie du bon management de cette dernière. Il faut prévoir les clauses de transfert de contrats (retour des actifs stratégiques loués et des droits incorporels concédés suivant les vœux de chacun et en préservant un équilibre économique), les règles de détermination du prix ou autre compensation à payer en sortant, avec, le cas échéant, des pénalités et des clauses de préemption afin de rendre possible l’entrée d’un nouveau partenaire qui remplacera le sortant ou le rachat de la participation du sortant voire la sortie conjointe des partenaires. Par contre, l’entrée d’un nouveau partenaire sera soumise à une procédure d’agrément. Bien évidemment en cas de conflit ou de litige, la stipulation dans les statuts du choix du droit applicable et de la juridiction compétente pour faire l’arbitrage évitent la longueur et le coût d’un recours juridique. Le dernier recours, la dissolution pure et simple de la J-V, est très coûteuse fiscalement


Le tout n’est pas de connaître toutes les méthodes sur le bout des doigts, mais de savoir les manier afin de pouvoir les appliquer aux cas concrets d’une entreprise. Et encore, le plus important est d’arriver à faire le bon choix, la bonne combinaison suivant le cas étudié !

La selection de restructurations pour une entreprise en déclin

Je n’ai pas la prétention de vous présenter des solutions clef en main. Par contre, je souhaite vous donner un aperçu de mon interprétation de ces différentes méthodes de restructuration en essayant de comparer ces dernières en réponses aux principaux facteurs mettant en danger la société. Et surtout, voir s’il est possible de sauver l’entreprise !

Tout d’abord, l’entreprise à ses critères de sélection suivant sa politique de gestion et son état de crise. Ensuite, après cette présélection, il faut choisir la restructuration ou la combinaison adéquate. Et enfin, il est primordial de s’assurer le bon fonctionnement du redressement soit en corrigeant et en réadaptant la restructuration en cours, soit en complétant la réorganisation actuelle par de nouvelles méthodes.


Les critères de choix propres à l’entreprise en déclin

Les critères de sélection de l’entreprise sont corrélés à la politique de management de la société, à sa situation économique et à son type de crise.


politique de management de la société

Dans un premier temps, il faut cerner l’entreprise afin de savoir si cela ne permet pas d’évincer certaines restructurations inadéquates avec la politique de la société.

Il est donc nécessaire de décliner tous les paramètres de l’entreprise qui pourraient influencer dans le choix de la restructuration envisageable. Les questions à se poser se classent sous les 3 niveaux d’une entreprise : l’établissement, la société et le groupe.
L’établissement :

Existe-t-il plusieurs établissements ?
Sont-ils dans le même pays ?
Sont-ils dans des pays développés ou émergents ?
Les bâtiments sont-ils la propriété de l’entreprise ?

La société :

Les marchés sont-ils dans les pays développés ou émergents ?
Le secteur d’activité est –il très concurrentiel ?
Le produit est-il de première nécessité ou de confort ?
Quel est le niveau de technologie des produits en ventes ?
Est-elle concentrée uniquement sur ses « core competencies » ?
Les diverses activités sont-elles bien séparées / distinctes ?
Existe-t-il une structure « Holding / Filiale » ?
Fait-elle appelle à la sous-traitance ?
Quelle est la politique future de l’entreprise ? Développement ? Recentrage ? Lancement d’un nouveau produit ou/et de nouveaux marchés géographiques ?

Le groupe :

Est-il côté en bourse ?
A quelles proportions contrôle-t-il ses filiales ? 50,1 % ou plus ?
Est-il fortement endetté ?
A-t-il déjà fait appel à des fonds d’investissement ?

Le tableau, ci-joint, répertorie l’ensemble des impacts des réponses à ces questions. En effet, chaque réponse supprime une ou plusieurs solutions de restructuration ou donne la possibilité d’utiliser certaines restructurations. Ainsi, il est possible de faire une première hiérarchisation des restructurations à appliquer. Cela permet d’adapter la restructuration suivant les impératifs et la constitution de l’entreprise.

 HYPERLINK "Identifier%20la%20Société.xls" Identifier la Société.xls

Par exemple, une société cotée ne peut plus faire une entrée en bourse. Une entreprise n’étant pas propriétaire des bâtiments ne peut pas les vendre. La société ne peut utiliser l’effet de levier fiscal uniquement si elle est implantée dans plusieurs pays différents…

Une fois que la société est bien définie, il faut déterminer son niveau de crise.


Les situations de crise

Après avoir fait l’évaluation de l’entreprise, il devient opportun d’identifier les situations.
Personnellement, je considère qu’il existe 5 situations. Ces 5 cas se présentent sous la forme de trois situations de crise, une de déclin et la dernière, la prospérité, mais qui malheureusement ne dure pas. Le déclin n’est que la période de diminution, de pertes de performance sans pour autant porter atteinte à la sérénité de l’entreprise tant que la situation ne s’aggrave pas et que l’on travaille à rétablir la prospérité.

Les 3 catégories de crisese déclinent de la manière suivante :
« Sortie du Tunnel » : l’entreprise est proche de l’équilibre.
« Milieu du Gué » : A ce moment, les leviers de retournement (repositionnement stratégique, plan de licenciement, renouvellement de l’outil de production…) sont identifiés ; mais cela reste très coûteux et risqué.
« Fond du Gouffre » : le redressement est fort risqué.

Le tableau suivant illustre la corrélation entre la situation économique et le choix de la méthode de restructuration.

 HYPERLINK "Situation%20Economique.xls" Situation Economique.xls

A ce niveau là, il s’agit beaucoup plus d’exclusions irréversibles de certaines méthodes de restructurations !

Au « Fond du Gouffre », l’approche liquidative semble la plus juste. La société est dans une mauvaise posture et elle est dans une logique d’arrêt total ou partiel. D’où une liquidation amiable ou un dépôt de bilan, implicitement liquidation judiciaire. Sa valeur est négative.

Au « Milieu du Gué », Faut-il poursuivre l’activité ou l’arrêter ? En effet, c’est une phase d’incertitude et d’arbitrages. Il est donc important d’évaluer au plus juste les perspectives de retournement face aux risques d’échecs élevés (coûts, poids de l’endettement, lourdeur et longueur du processus). Dès lors que la politique de l’entreprise est décidée, il n’existe plus de demi-mesures ou d’hésitations. Ce serait une grave erreur !
Dans tous les cas, on étudie les possibilités de dépôt de bilan, de liquidation amiable et des restructurations voire une cession partielle ou totale pondérée par le potentiel de redressement et de l’existence d’un fonds de commerce. Ce dernier a une très forte aversion aux risques.…

Lors de la « Sortie du Tunnel », la valeur de l’entreprise, ou valeur de « sortie » potentielle – soit le gain attendu d’un redressement compte tenu des risques et des fonds devant être réinvestis -, se détermine grâce à l’approche par flux (actualisés ou capitalisés) ou par l’application de comparables voire par l’approche patrimoniale (coût de reconstitution des actifs nécessaires à l’exploitation dans une logique de continuité = prix d’acquisition). Durant la méthode comparative, il est préférable de privilégier la valeur de l’entreprise sur le Chiffre d’Affaires (application de multiples du CA) ou sur l’excédent brut d’exploitation / résultat d’exploitation (application de multiples de résultats futurs). L’application des ratios de valorisation sur la base des états financiers prévisionnels de l’entreprise après retournement permet de déterminer une fourchette de valeurs en tenant compte d’abattements ou de primes spécifiques (bonne indication de la valeur de revente potentielle de l’entreprise). La valeur de « sortie » potentielle quant à elle nécessite son actualisation sur la période de restructuration et de redressement.
Dans cette perspective, une logique de retournement ou de redressement en interne (cession totale ou partielle à un tiers) voire de continuité est de rigueur tout en tenant compte aussi bien des risques juridiques et sociaux que d’une détérioration de l’image et de la réputation de la société.

En fin de compte, il s’agit de déterminer à quel point l’entreprise est sauvable. Tout dépend de la signification que l’on donne à ce terme !

« Sauver » :
Tirer du danger, de la mort, du malheur, d’une situation critique.
Préserver de la perte, de la destruction.
Réussir à tirer du désastre ce qui permet de survivre.

Dans l’absolu, il existe deux possibilités de sauver une entreprise. La première, la plus largement recherchée, consiste à la redresser au mieux afin de poursuivre l’activité. L’autre (Dépôt de bilan) s’apparente à un démantèlement de Raiders pour revendre l’entreprise par activité à d’autres entreprises. L’ancien Groupe n’existe plus mais l’activité fonctionne au sein d’autres organismes.

Afin de bien répondre efficacement aux problèmes de l’entreprise, il est temps d’identifier la source de ce déclin.


Identification des facteurs de crise

Certains facteurs de crises peuvent aussi permettre un tri sélectif avant même d’étudier réellement quelle restructuration choisir suivant les affinités de chacun.

Je ne vais, malheureusement, pas pouvoir répertorier tous les problèmes possibles. Mais je vais essayer de présenter les grandes familles de ces derniers au travers du tableau ci-après. Il s’agit principalement de reprendre chaque restructuration précédemment référencée, en faire une image d’ensemble et de les mettre en parallèle aux problèmes de l’entreprise rencontrés afin de permettre plus aisément une comparaison entre ces méthodes. Tout ceci dans le but de faciliter la sélection de méthodes les plus adaptées à la crise.

 HYPERLINK "Identifier%20les%20Problèmes.xls" Identifier les Problèmes.xls

Il est bien évident qu’une entreprise ayant un manque de trésorerie ne peut pas financer une acquisition mais elle serait plus encline, par exemple, à faire appel aux emprunts, aux leasings, aux fonds d’investissement ou à l’introduction en bourse afin de recouvrir des finances.

Dans la mesure du possible, il est préférable aussi de garder à l’esprit le bien-être social des employés. En effet, en cas d’insatisfaction, ils peuvent être moins productifs voire inactifs s’ils se mettent à faire la grève ce qui ne facilitera pas la sortie du tunnel de l’entreprise. La toute première priorité d’une société est d’être pérenne, rentable afin d’assurer la continuité de son activité. De plus, l’entreprise doit toujours rester proche des attentes de son marché et de ses consommateurs…

Une fois qu’une présélection est faite grâce aux critères propres à l’entreprise, il faut affiner la sélection en étudiant en elle-même chaque restructuration restante envisageable.


Le choix de la ou des méthodes de restructuration

Il est important dans ces conditions de bien définir les critères donnant l’avantage à l’une ou l’autre des restructurations, puis, d’analyser chaque restructuration indépendamment, et, enfin, de voir si une combinaison de méthodes ne pourrait par mieux répondre aux attentes de l’entreprise en déclin.


Les critères de choix d’une restructuration

L’évaluation met en exergue les avantages et les fragilités de la société. Une fois ce travail accompli, il faut rechercher la cause et toute relation de cause à effet pouvant influencer le système. En effet, il faut résoudre les points à améliorer sans en détériorer d’autres ! Il est opportun de trouver une combinaison – la plus simple, rapide, la moins coûteuse et surtout la plus pérenne – pour résorber la difficulté.
L’ordre hiérarchique des critères de ce type de « clef » est :
1 Pérennité
2 Réactivité
3 Coût (Le calcul se fait en prenant tout en considération : coûts directs et indirects)
4 Simplicité d’application
De plus, plus la réponse englobe un maximum de points à améliorer, mieux c’est ! Il est donc mal venu de prendre point par point, car, dans ces conditions, la solution ne répondra jamais à la nécessité de l’entreprise et mettra donc en doute la légitimité de cette action.

La vocation d’un redresseur d’entreprise est la même qu’un compositeur : il faut déjà apprendre le solfège – les notes, ici les diverses méthodes – ensuite apprendre à jouer de l’instrument afin de découvrir les interactions et seulement, par la suite, créer sa propre partition suivant l’environnement actuel.

Le fichier suivant permet de voir les critères propres à chaque restructuration afin de les comparer avec les autres. Je me suis principalement concentré sur les critères suivant : le coût, la facilité d’application, le délais d’application, les risques de défaillance, l’impact sur l’image / la notoriété de l’entreprise et le contrôle de la restructuration par cette dernière.

 HYPERLINK "Critères%20des%20Restructurations.xls" Critères des Restructurations.xls

En effet, chaque restructuration implique un coût, un délai spécifique... Par exemple, Une introduction en bourse nécessite un délai de l’ordre de 8 mois et d’un coût d au moins de 100 000 ¬ contrairement à une souscription d emprunt qui se fait en moins d un mois et d un coût de 5% par an d intérêts en frais financiers. Mais l ensemble de ces critères n a qu un impact subjectif sur le choix de la restructuration. La décision finale dépend donc uniquement de la politique subjective de l’entreprise ! Toutefois le tableau présenté ci-dessus permet d’avoir un premier aperçu de la perception de la restructuration en elle-même au travers de la politique de l’entreprise.

Ayant défini les critères de sélections, il est possible de faire « coller » une restructuration à un certain type de crise.


Quelle Restructuration serait la plus adéquate à ces types de déclin ?

Il s’agit principalement de finir le classement des restructurations, qui ne sont pas exclues, d’après les précédents tableaux de sélection des méthodes de restructurations. En fin de compte, c’est le résumé de l’ensemble des critères précédents qui permettent de définir quelle restructuration serait la plus adaptée au type de déclin de l’entreprise.

Afin de tirer au mieux le résultat de ces analyses, je vous propose la méthode suivante.
Tout d’abord, la détermination de la situation économique de l’entreprise en déclin permet d’exclure certaines restructurations.
Ensuite, la comparaison des points comptabilisés pour chaque restructurations, fourni par les tableaux d’identification de la société et du problème rencontré, permet d’établir un classement entre les méthodes et d’en écarter certaines.
Enfin, l’étude des critères de restructurations permet soit de départager les méthodes ayant des résultats identiques, soit de changer un tant soit peu la hiérarchie suivant l’importance accordée aux critères de ces méthodes.

De cette manière, on peut obtenir une hiérarchisation des restructurations encore en lice. Il semblerait donc normal de sélectionner la première méthode de cette liste. Pourtant, il est peut-être plus intéressant de choisir une autre restructuration qui engloberait la ou les premières méthodes possibles afin d’avoir une décision plus proche de la réalité et permettre une meilleure perception du devenir de l’entreprise en prévoyant plus large que la simple correction du problème rencontré par celle-ci. Il est donc possible par la même de retourner la situation pour la transformer en avantage. Ainsi, au lieu de juste voir le problème, cela permet de se remettre en question et de profiter de la motivation de restructurer l’entreprise due à la nécessité rencontrer pour la canaliser et l’utiliser afin de ne pas uniquement palier à la crise mais de prendre une décision décisive octroyant une longueur d’avance à l’entreprise.

Maintenant que l’on a vu séparément chaque possibilité, voyons si une combinaison de ces dernières ne pourrait pas répondre aux principaux types de déclin.


Quelle est la combinaison répondant au mieux à la situation de crise ?

Afin de pouvoir identifier les restructurations à envisager, il est primordial de bien identifier les différents aspects pouvant influencer le choix à prendre.

Il ne s’agit pas d’une science exacte mais d’une ébauche d’une réflexion !

De plus, il est important pour choisir la bonne restructuration de prévoir l’impossible et de maintenir au maximum des ouvertures différentes en cas de renversement de tendance d’où l’importance d’étudier les interactions entre les restructurations et donc les combinaisons les plus habituelles.

Dans le tableau qui va suivre, l’ensemble des restructurations précédemment étudiées sera présenté dans le but de savoir quelles sont les restructurations combinables simultanément. J’ai répertorié 4 situations d’interactions entre les méthodes : les combinaisons non envisageables, les possibles, les conseillées et les obligatoires. Par ces termes, j’entends « obligatoire » quand une restructuration intégre en elle-même d’autres restructurations, « conseillée » si cela permettrait une plus grande facilité ou envergure à cette dernière et « possible » pour toutes les combinaisons envisageables.

 HYPERLINK "Combinaisons%20Possibles.xls" Combinaisons possibles.xls

Les deux restructurations nécessitant le plus une combinaison sont l’introduction en bourse et l’acquisition. En effet, cela nécessite par le simple fait d’établir ces modulations, de combiner avec des restructurations internes comme le levier financier, la modification de postes opérationnels…Par contre, d’autres restructurations, telles que la liquidation amiable ou judiciaire / dépôt de bilan, ne peuvent en aucun cas être compilées avec d’autres méthodes afin d’approfondir le système de redressement de l’entreprise.

La clef de voûte d’une bonne combinaison consiste à avoir une compilation d’une ou plusieurs restructurations : un minimum de méthodes qui répond au maximum à l’ensemble des problèmes de l’entreprise.

Une fois que le choix est fait, il est nécessaire de s’assurer une bonne mise en pratique du redressement.


Les possibles corrections lors d’une défaillance d’une restructuration

La remise de l’entreprise sur le droit chemin du profit et de la pérennité ne peut se matérialiser que par le maintien d’une zone tampon en cas de difficulté. Cette zone est constituée par une théorie de restructurations correctives possibles dues à une certaine liberté de manœuvre et par des outils pragmatiques de suivi de l’évolution de la mise en application des restructurations permettant une certaine adaptation immédiate aux évènements concrets


Théorie : les restructurations correctives

Dans la mesure du possible, lorsque l’on décide de la restructuration à appliquer, il est judicieux de prévoir le pire afin de ne pas être pris au dépourvu en cas de défaillance de la méthode pour une quelconque raison. Il est donc opportun de définir en même temps la sélection de la restructuration - répondant aux exigences de l’entreprise – et, surtout, un panel d’outils pouvant redresser cette dernière. Il ne s’agit pas de les appliquer mais d’anticiper les défaillances en organisant à l’avance des méthodes correctives afin de pouvoir intervenir rapidement et corriger les erreurs au plus vite afin de ne pas se retrouver avec une situation empirée qui pourrait devenir une épée de Damoclès et leur être fatale.

Le tableau suivant répertorie les restructurations possibles pouvant corriger les erreurs de la mise en application de la méthode précédemment sélectionnée. Dans certains cas, cette étude pourrait faire pencher le choix de la restructuration entre les méthodes qui seraient ex aequo.

 HYPERLINK "Restructurations%20Correctives.xls" Restructurations correctives.xls

Par exemple, en cas de défaillance d’une acquisition, il est possible de renégocier ou de souscrire de nouveaux emprunts / leasing ou plutôt de céder une partie des actifs du style des bâtiments annexes afin de financer la défaillance économique de cette restructuration.

Maintenant qu’on a vu le panel de restructuration pouvant parachever le redressement, il faut, par ailleurs, s’assurer la bonne application de ces dernières.


La mise en Pratique d’une restructuration

La réussite d’une telle restructuration est principalement corrélée à l’application de la théorie ! Mais comment véritablement adapter rigoureusement une théorie à une situation concrète ? C’est utopique !

Bien évidemment, je ne vais pas pouvoir aborder toutes les défaillances de tous ces types de restructuration. Par contre, je vais surtout mettre en exergue les cas les plus difficiles à cerner durant des montages spécifiques comme celle d’un LBO.


Sauver un LBO

Afin de sauver un LBO, il est préférable de définir, tout d’abord, les causes de défaillance. Ensuite, il faut prévoir les contraintes d’une telle restructuration. Enfin, il est possible de traiter les difficultés.


Causes de défaillance

Généralement, la défaillance est due strictement à une contrainte financière, un Taux de Rendement Interne (TRI) inférieur aux espérances stipulées durant le montage du business plan. La moindre diminution du cash-flow rend critique le succès d’un LBO.
Plus tôt on constate cette défaillance, mieux c’est !

Les différentes causes de défaillance :

conjoncture défavorable :

Baisse des ventes, augmentation des coûts d’achat, et la résurgence de charges exceptionnelles.

Erreurs de diagnostic « au départ » :

Prix d’achat trop élevé dû à un changement de perspective de croissance. Le ratio de valorisation et d’effet de levier appliqués aux LBO, en temps normal, s’élèvent entre 4 et 5 fois l’EBIT pour le prix d’acquisition et 3 à 4 fois l’EBITDA pour la dette.

Business plan mal évalué sur les points d’investissement, de Besoin en Fonds de Roulement et le caractère saisonnier de l’activité entraînant un échec sous 24 mois. La principale source de cette erreur est l’effet pervers lié aux modélisations financières sur tableurs (analyse du passé en profondeur, taux de croissance choisi appliqué aux données historiques et calquer ce schéma sur les structures de coûts existantes en adéquation avec l’évolution des revenus).

Il est important de s’assurer de l’absence de risque de mutation du métier en horizon 2 à 5 ans.

Effet de levier surdimensionné :

Cela se traduit par le ponctionnement excessif de la cible. La cible n’a donc que très peu de marge d’erreur d’où difficultés de financer le Besoin en Fonds de Roulement et les investissements nécessaires à l’évolution de l’entreprise. La remontée artificielle de trésorerie (comptes courants débiteurs, acomptes sur dividendes, conventions de « managment fees » - frais de management -, redevances des marques…) retarde uniquement l’incident de paiement mais ne le résout pas !

Tentation de diversification / d’acquisition

Les manageurs de la société peuvent être pris dans l’élan d’expansion mais cela consomme du cash et accroît la dette initiale, ce qui peut devenir critique.
Il est important de développer la société par étape, sécurisant chaque évolution avant de passer à la suivante. A quoi bon mettre en péril l’entreprise en allant trop vite !

Défaillance du management

En cas de difficultés passagères, les manageurs doivent faire appel à une assistance externe afin de l’analyser au mieux s’ils ne sont pas suffisamment compétents pour le faire eux-mêmes.

Activité cyclique

L’activité cyclique est en inadéquation avec des remboursements linéaires qui est le cas dans le cadre d’un LBO.

En plus de toutes ces sources de défaillances, il existe d’autres facteurs contraignants ne facilitant pas la résolution de ces problèmes.


Les contraintes

Chaque restructuration a ses propres contraintes.

Les freins de la réactivité concernant le management :
culte du secret
refus de remettre en cause la stratégie d’origine (intérêts financiers, contributions …)

Les dérives dangereuses :
remonter de cash excessif
céder certains actifs étant à la base de l’activité et du cash-flow généré

Une négociation difficile engendrée par :

le non réinvestissement des actionnaires s’il y a sous performance.

L’attitude des banques :

Les banques ne peuvent participer que jusqu’à une certaine quote-part des fonds et elles comptent sur les investisseurs pour remettre à flot l’entreprise.
Les banques de la holding, si elles acceptent de faire un geste, ce qui est rare, peuvent convertir leurs créances en capital et prendre le contrôle comme cela se passe dans les modèles anglo-saxons.
Les banques de la cible ou « du bas » sont mieux protégées. Elles ne participent que très occasionnellement aux efforts de redressement.
Bien évidemment, si la banque est partenaire des 2 sociétés, elle exerce la pression sur l’une pour préserver sa position chez l’autre. Tout dépend où se trouvent ses intérêts !

Il faut aussi savoir moduler avec les contraintes spécifiques d’un LBO – la structure des investisseurs et l’organisation juridique - :
Plus le nombre d’holdings empilés au-dessus de la société cible est grand, plus le pacte d’actionnaires est lourd, difficile et demande du temps.
Les conflits d’intérêts entre les investisseurs en capital, les anciens dirigeants et les salariés sont à prendre en compte.
Les actionnaires de la holding ont des droits de préemption sur les actions de la cible (priorité sur l’acquisition de ces dernières)
Nantissement des actions de la cible engendrant des problèmes lors de la sortie de la crise
Lenteur concernant la réactivité à travers les pactes d’actionnaires, les assemblées et les conseils d’administration…

Maintenant que l’ensemble des causes de défaillance et des contraintes de la restructuration ont été définies, il est possible de s’attaquer aux traitements des difficultés.


Traitements des difficultés

Pour traiter les difficultés, il faut, tout d’abord, savoir si c’est un redressement de la cible ou du montage. Ensuite, il est nécessaire de définir le rôle de chaque participant. Et enfin, il faut prévoir le cas de défaillance de paiement.


Redresser la cible ou le montage ?

Mais il faut savoir si on redresse la cible ou si on restructure le montage.

L’enjeu concernant la holding est de réduire son surendettement. La cible, bien que sous performante, demeure largement in bonis (EBIT faible mais positif). Dans ces conditions, il y a un écart entre les prévisions et la réalité, entraînant l’impossibilité de rembourser l’emprunt dans les délais préétablis ce qui inquiète les banques. La solution est le rééchelonnement de la dette, la baisse des taux d’intérêt et l’augmentation de la période de franchise. Il s’agit d’un problème de montage mais l’opération est correcte.

Par contre si la cible génère des pertes, cela consolide l’endettement de la holding. La rentabilité économique préoccupante de la cible nécessite une restructuration opérationnelle et une reconfiguration du montage de manière plus adaptées.

Dans tous les cas, durant cette restructuration, il est vital de bien définir les rôles de chaque participant.


Les participants

Durant toute restructuration, il est judicieux de réunir tous les participants afin de trouver une solution adaptée de la correction des redressements.

Après des négociations entre les différents protagonistes (investisseurs, mezzaneurs et représentants de la dette senior – holding -), l’accord peut être :
la banque rééchelonne la dette et les investisseurs rajoutent de l’argent
la banque baisse les taux d’intérêts contre une compensation ultérieure si la situation se rétablit
la banque en quasi-investisseur devient actionnaire et responsable potentiel

Ce type de négociation se résume en 2 questions :
Qui va faire l’effort ?
Comment le partager ?

Le véritable enjeu est de mettre d’accord le pool bancaire et les investisseurs s’il n’existe pas d’actionnaire majoritaire (intérêts divergents).

Même en ayant demandé des renégociations auprès des participants, il est primordial de savoir gérer la situation la plus hasardeuse : cessation de paiement.


Cessation de paiement

La pire des défaillances d’une telle restructuration est la cessation de paiement.

En cas de cessation de paiement de ce type de montage, il y a 3 catégories :
seule la société cible
seule la Mère (cible in bonis) entraînant une procédure collective (impact sur la cible)
les deux engendrant un redressement judiciaire
Dans tous les cas, un dépôt de bilan n’est pas adapté pour résoudre les problèmes d’un LBO.

Il est important de prévenir une extension d’une procédure judiciaire d’une société à l’autre. L’arrêt de la chambre criminelle de la Cour de Cassation du 24.06.1991 stipule que si un groupe est récent et que les relations commerciales ne sont pas clairement établies, la holding est considérée comme dirigeante de fait. Elle est réalisée de mauvaise foi si c’est dans le seul but de favoriser la Mère sans le moindre intérêt pour la cible. De plus, en cas de remontées d’argent supérieur aux possibilités de la cible pour servir la dette senior, la sanction d’abus de biens sociaux est immédiate (confusion de patrimoine d’où un passif consolidé entre la holding et la cible).

La première priorité est d’éviter le redressement de la cible, car ses dividendes sont l’unique revenu de la holding. Elle entraîne donc la Mère dans sa chute (« clause d’exigibilité anticipée dans les contrats de la holding en cas de défaillance de la société cible. Il y a perte de contrôle sur l’avenir de la société d’exploitation. Les tribunaux fixent, après la période d’observation, le sort de l’entreprise : liquidation (plan de cession) ou reprise partielle ou totale (plan de continuation). La cession empêche tout recours des banques de la dette senior de retrouver leur argent. Par contre, l’article 93-3 de la loi du 25 janvier 1985 prévoit le transfert de la sûreté au repreneur d’actifs si le lien entre l’emprunt et les actifs financiers existe. La continuation est assujetti à une modalité d’épuration du passif sur 10 ans privilégiant les créanciers et salariés au détriment des actionnaires. Impossible de distribuer des dividendes !

La seconde est d’éviter si possible le redressement de la holding. Une perte de contrôle de la holding engendre la perte de la filiale parce que la holding n’a pas d’activité, pas de salarié et pas d’objet de plan de cession. Si la cible est in bonis et si cela permet une remontée de dividendes suffisante, on peut effectuer un plan de continuation sur 10 ans.

Autrement, 2 solutions restent :

liquidation judiciaire :

Cessions des parts de la cible avec accord des créanciers mais assez rare. Les banques « du bas » et les fournisseurs s’inquiètent d’où impact fort en images et sur les crédits fournisseurs.

Redressement judiciaire :

Vente officielle ce qui facilite la recherche d’acheteur / de nouveaux investisseurs. Ayant à faire avec de nouveaux investisseurs, les banques sont plus enclines à abandonner des créances et à restructurer du concours à court terme à la faveur d’une recapitalisation.


Dans ce système, il est primordial de sécuriser le fonds de commerce de l’entreprise à Court Terme, seule Valeur Réelle de ce montage.


Toute cette étude n’est que le prémisse de décisions au sein de départements stratégiques afin de conclure des actions stratégiques plus ou moins obligatoires pour la survie de l’entreprise.


Conclusion

On peut considérer que ce sont les principales restructurations envisageables pour une société. Toutefois, les choses seraient trop simples de cette manière. La ligne droite n’est pas toujours le chemin le plus rapide et le plus judicieux. En effet, parmi cette étude, nous avons que très peu, voire pas du tout, aborder des points importants dans la stratégie d’une entreprise en déclin comme la confiance et la taille critique.


La Confiance en la Société

Je vais citer, afin d’illustrer mes propos, l’actionnariat salarial, le Plan Epargne Entreprise…
Le but avoué de ces démarches est de renforcer le dévouement des salariés envers leur entreprise par l’intéressement. Dans ces conditions, la productivité augmente et le risque de conflit s’amoindrit tout en communiquant un signe fort de confiance dans le management de l’entreprise. En effet, une crise de confiance (boursière ou autre…) engendre des problèmes de gestion. Par la même, ce montage permet de réduire les frais liés aux rémunérations. En effet, les stocks options ou actionnariat salarial permettent de ne pas payer de charges sociales, tout en économisant des frais d’introductions en bourse. Cela permet de s’assurer un volant d’action qui ne pourra tomber dans les mains d’une société ou personne voulant s’accaparer la société soit pour en prendre la direction soit pour la démanteler. L’épargne salariale, quant à elle, a plus pour vocation la rémunération d’un capital investi par les employés sur un compte commun, ce qui en contrepartie, octroie un dégrèvement des charges sociales. Cela permet une rémunération par prime – plus intéressante que par un système ordinaire - en récompense du bon travail effectué.

La confiance n’est pas le seul critère non abordé, il y a aussi la taille critique et bien d’autres encore…


Taille Critique

Bien évidemment, on pourrait considérer seulement les entreprises en déclins. Et pourtant, même une entreprise saine peut être sujet à des opérations externes à son encontre si son efficacité est mise en doute. En bref, je fais allusion à la taille critique d’une compagnie. D’une part, une entreprise trop petite est sujette au risque d’être absorbée, aux difficultés de financements et au manque d’économie d’échelle. D’autre part, une société trop importante n’a plus une structure assez réactive pour son marché ce qui occasionne des difficultés de management et de réorganisation. Par contre, dans ces conditions, il n’y a pas de risque d’absorption et elle utilise abondamment les économies d’échelles.

Glossaire


Vous trouverez ci-dessous un répertoire des principaux termes ou sigles utilisés dans mon mémoire :


Actionnariat salarial : Salariés en possession d’actions de leur entreprise.

Activité de base : (voir Core competency ».

Banque du bas : Banque de la société cible.

BFR ou BFDR : Besoin en Fonds de Roulement.

Break even point : (voir Point mort).

Business angels : fonds d’investissements.

Business plan : Documents pour prévoir l’activité future de l’entreprise.

CCR : Coefficient de Capitalisation des Résultats (voir PER).

CE : Communauté Européenne.

COB : Commission des Opérations de Bourse.

Comptes pro forma : Comptes retraités pour pouvoir identifier et comparer la division voulue.

Core competency : activité de prédilection, de base de l’entreprise.

Crédit-bail : Achat d’un bien par versement de mensualités.

Croissance exponentielle : aaa

Dépôt de bilan : Déclaration de cessation de payement.

Dette senior : Dettes de la maison mère.

EBE : Excédent Brut d’Exploitation.

EBIT : Earnings Before Interest and Tax.

EBITDA : Earnings Before Interest, tax, Dotation and Amortisment.

Economies d’échelles : Voir Effet de synergie.

Economie d’impôts : Baisse de l’imposition.

Effet industriel : économies dues à l’organisation industrielle et à la fiscalité.

Effets de levier : Impact de cause à effet.

Effet de synergie : Economies faites lors de concentrations d’unités.

Effet opérationnel : Impact sur les coûts de productions.

Financement mezzanine : dette subordonnée avec intéressement.

Fond du gouffre : Situation de crise nécessitant un dépôt de bilan.

Fusion absoption : Achat d’une entreprise pour l’incorporer dans le groupe acheteur.

Fusion par création : fusion créant une nouvelle société par absorption des entreprises.

GIC : Groupement d’Intérêt Commun.

Goodwill : Fonds de Commerce.

Holding : Société Mère.

Information mémorandum : Document/ Contrat de préparation à la vente de l’entreprise.

Joint Tenancy : Simple accord entre minimum deux entreprise.

Joint-Venture : Société issue d’une alliance entre plusieurs entreprises..

J-V : Joint-Venture.

J-V économique : Contrats de sous-traitances entre J-V et ses membres fondateurs.

J-V juridique : Société « Joint-Venture ».

LBO : Leverage Buy-Out.

LBI : Leverage Buy-In

Leasing : (voir Crédit-bail).

Levier financier : endettement.

Levier fiscal : optimisation de la fiscalité.

Levier juridique : proportion de contrôle de la société et règles juridiques.

Levier opérationnel : réduction des coûts.

Liquidation amiable : Vente finale de l’entreprise avec fermeture de l’activité.

Liquidation judiciaire : Dépôt de Bilan par le tribunal.

Made in : Fabriqué en.

Management fees : Frais de management.

MBO : Management Buy-Out

MBI : Management Buy-In

Mère : Société Mère.

Mezzaneurs : Banquiers faisant un contrat de prêt subordonnée (intéressement supérieur mais non prioritaire).

Milieu du gué : situation de crise nécessitant des restructurations spécifiques.

Niche : Secteur d’activité avec très peu de concurrence.

OPA : Offre Public d’Achat.

OPE : Offre Public d’Echange.

Paradis fiscaux : Lieux à fiscalité très faible.

PER : rice earning ratio (voir CCR).

Pertes intercalaires : pertes d’exploitation due à l’obligation de continuer l’activité.

Plan Epargne Entreprise : Compte Commune des salariés

Point mort : Chiffre d’affaires minimal qu’une entreprise doit réaliser pour couvrir la somme de ses coûts fixes et de ses coûts variables.

Portage : sous-traitance de l’opération à des sociétés spécialisées.

Prix internes : Prix d’achat-vente au sein du même groupe.

Raiders : Personne ou entreprise qui se livre à des opérations d’achats systématiques de titres de sociétés pour en prendre le contrôle.

RES : Rachat d’entreprise par les Salariés.

Résultats normatifs : Résultat Homogène.

SA : Société Anonyme.

SARL : Société à responsabilité limitée.

SAS : Société anonyme simplifiée

Scission : division de l’entreprise.

SNC : Société en nom collectif

Société cible : Société en vente.

Sortie du tunnel : situation de quasi équilibre.

Stock Options : Rémunération par obtention d’options d’achat d’actions de la société.

Taille critique : Taille permettant une économie d’échelle.

Taux de Croissance Soutenable : aaa.

Taux de rendement interne : Taux de rémunération de l’investissement.

Tax shield : (voir Economie d’impôts).

TCS : (voir Taux de Croissance Soutenable).

TRI : Taux de Rendement interne.

TTC : Toutes Taxes Comprises.

Valeur « marché » : valeur boursière.


Annexes




Voici le sommaire répertoriant l’ensemble des annexes :



 TOC \h \z \t "TITRE (hors texte);2;Gd TITRE (hors texte);1"  HYPERLINK \l "_Toc49456399" Annexe n°I : Tableau des questions clefs d’une cession  PAGEREF _Toc49456399 \h 69
 HYPERLINK \l "_Toc49456400" Annexe n°II : Etapes d’une introduction en bourse & Facteur temps  PAGEREF _Toc49456400 \h 70
 HYPERLINK \l "_Toc49456401" Annexe n°II.A : Schéma : Facteur temps des étapes de cette procédure  PAGEREF _Toc49456401 \h 70
 HYPERLINK \l "_Toc49456402" Annexe n°II.B : Commentaires sur le déroulement des étapes  PAGEREF _Toc49456402 \h 70
 HYPERLINK \l "_Toc49456403" Annexe n°III : Leverage Buy-Out et ses Cas Particuliers  PAGEREF _Toc49456403 \h 72
 HYPERLINK \l "_Toc49456404" Annexe n°III.A : Organisation d’une LBO  PAGEREF _Toc49456404 \h 72
 HYPERLINK \l "_Toc49456405" Annexe n°III.B : Leverage Buy-In (LBI)  PAGEREF _Toc49456405 \h 72
 HYPERLINK \l "_Toc49456406" Annexe n°III.C : MBO / MBI ou RES  PAGEREF _Toc49456406 \h 73
 HYPERLINK \l "_Toc49456407" Annexe n°IV : Etablissement d’une Joint-Venture (Alliances)  PAGEREF _Toc49456407 \h 75
 HYPERLINK \l "_Toc49456408" Annexe n°IV.A : La négociation  PAGEREF _Toc49456408 \h 75
 HYPERLINK \l "_Toc49456409" Annexe n°IV.B : L’organisation  PAGEREF _Toc49456409 \h 75
 HYPERLINK \l "_Toc49456410" Annexe n°V : Les situations de crises  PAGEREF _Toc49456410 \h 77
 HYPERLINK \l "_Toc49456411" Annexe n°V.A : Schéma de résolution de situation de crise  PAGEREF _Toc49456411 \h 77
 HYPERLINK \l "_Toc49456412" Annexe n°V.B : Graphe de situation de crise  PAGEREF _Toc49456412 \h 77
 HYPERLINK \l "_Toc49456413" Annexe n°VI : Fichiers Excels  PAGEREF _Toc49456413 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456414" Annexe n°VI.A : Identifier la Société.xls  PAGEREF _Toc49456414 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456415" Annexe n°VI.B : Situation Economique.xls  PAGEREF _Toc49456415 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456416" Annexe n°VI.C : Identifier les Problèmes.xls  PAGEREF _Toc49456416 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456417" Annexe n°VI.D : Critères de Restructurations.xls  PAGEREF _Toc49456417 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456418" Annexe n°VI.E : Combinaisons possibles.xls  PAGEREF _Toc49456418 \h 79
 HYPERLINK \l "_Toc49456419" Annexe n°VI.F : Restructurations correctives.xls  PAGEREF _Toc49456419 \h 79



 Tableau des questions clefs d’une cession


ThèmesExemples de problématiques à traiterPerspectives commercialesPotentiel de croissance du marché et de l’entreprise par rapport à la concurrence
Niveau de confidentialitéDétourage (« carve-out »)Etablissement d’états financiers pro forma pour l’entité
Identification des services partagés
Analyse du traitement comptable actuel et des conséquences du détourage en termes de résultats et de cash-flowsNiveau de profitabilité et cash-flowsAdéquation des politiques comptables
Définition des critères de valorisation pertinents
Identifier et isoler les éléments exceptionnels / non récurrents
Pertinence du business plan (tendance historique et normative des résultats)Synergies potentiellesRestructurations
Economies d’échellesDirigeants et personnes clésContrats existants
Moyens de rétention
Rôle post-transactionnelEngagements donnés et risques non comptabilisésRecherche d’éventuels actifs surévalués
Valorisation des engagements non inclus dans le bilan
Evaluation des procès en cours au regard des garanties à donner
Recensement des contrats en cours de renégociation…


 Etapes d’une introduction en bourse & Facteur temps


 Schéma : Facteur temps des étapes de cette procédure

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 Commentaires sur le déroulement des étapes

Voici les différentes étapes de déroulement explicitées :

préparation de la communication : définition du message, identification des cibles, choix des supports.
valorisation de la société (méthodes utilisées vues précédemment) : méthode intrinsèque (actualisation des flux), méthode comparative (PER…)
valorisation des titres : sous-évaluation de 10 à 20 % afin d’assurer le placement des titres ce qui affecte directement la réputation des intermédiaires suivant l’attrait des investisseurs pour cette opération, tout en tenant compte de la perte d’information entre les dirigeants et les « introducteurs ».
choix de la procédure d’introduction : placement garanti (PG) (12% des choix), offre à prix minimal (OPM) (26%), offre à prix fermé (OPF) (6%), cotation directe (CD) (6%) et une combinaison OPF & PG représente 50 % des procédures.
note d’information sur l’opération et sur la société.
le rôle des commissaires aux comptes (CAC) est primordial en tant qu’interlocuteur de la Commission des Opérations de Bourse (COB), mais aussi pour leur opinion sur la fiche d’information ainsi que leurs suggestions pour améliorer le contrôle interne de la société.
accords et visas : admission de la société à la cote par SBF (Société de Bourse Française), visa de la COB (article 6 & 7 de l’ordonnance n° 67-833 du 28.09.1967 sur le prospectus


CAC = Commissaires Aux Comptes
SBF = Société de Bourse Française
COB = Commission des Opérations de Bourse



 Leverage Buy-Out et ses Cas Particuliers


 Organisation d’un LBO

Comme pour chaque restructuration, il est toujours important d’avoir à l’idée le déroulement de ces opérations. Tout ceci demande une certaine préparation aussi bien par le choix du régime fiscal – soit régime de droit commun soit régime de faveur suivant certaines conditions stipulées dans l’article 210 A du CGI (Code Général des Impôts) -, la détermination de la parité d’échange que par la fixation des valeurs des apports.

La rédaction du projet de fusion doit désigner les sociétés, présenter les motifs de la fusion, la date d’effet, la désignation des actifs transférés, le rapport d’échange, le montant de la prime de fusion, le droit accordé aux actionnaires et le régime fiscal.

Précisons immédiatement que la date d’effet peut soit être rétroactive - tout en restant postérieure au dernier exercice clos de l’absorbée – soit différée – mais toujours antérieure à la date de clôture de l’exercice en cours de l’absorbante.

Bien évidemment, des opérations sont nécessaires aussi bien chez l’absorbée que chez l’absorbante. Chacune doit nominer un commissaire à la fusion, décision des associés prise dans les conditions prévues pour la modification des statuts et faire la publicité de la fusion avec les règles relatives à la dissolution pour l’absorbé, avec celles relatives aux modifications statutaires chez l’absorbante.


 Leverage Buy-In (LBI)

Dans toute règle, il existe toujours une exception qui la met à l’épreuve. Dans ce domaine, un cas particulier surgit lors de l’absorption d’une filiale à 100 % contrôlée par la maison mère. Cela engendre une fusion simplifiée due à l’absence d’assemblée chez l’absorbée, aucune augmentation de capital – il s’agit uniquement d’un remaniement du capital – d’où le changement d’activité du Commissaire aux Comptes (CAC) qui ne se charge plus de la fusion mais uniquement des apports.

 MBO / MBI ou RES

La seule différence entre un LBO et une Managment Buy-Out (MBO) est la reprise de l’entreprise par une équipe dirigeante qui concerne cette dernière. Pour une MBO tout repose sur la qualité managériale.

Une MBO est une opération d’acquisition extrayant une partie d’un groupe. Par exemple, L’équipe de manager de cette ancienne structure rachète leur outil de travail afin de se mettre à leur compte. Tandis qu’une MBI a le même principe mais l’achat par ses managers concernent leur société dans le but d’augmenter et d’élargir leur contrôle sur leur société.

Le Rachat d’Entreprise par les Salariés s’applique uniquement si l’entreprise a plus de 10 salariés. La structure reste similaire à celle d’un LBO. Toutefois, ils devront détenir, directement ou indirectement, 1/3 des droits de vote (sans qu’un seul salarié cumule 50 % des droits de vote) et la holding doit détenir dès sa création plus de 50% des droits de vote de la société reprise mais elle peut, dès l’émission des actions, avoir un droit de vote double. Durant les 5 années suivant la souscription, les salariés ne peuvent sortir. La tension existe avec les minoritaires à cause de la faiblesse des transactions en bourse (spéculation).



Schéma d’un R.E.S.
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R.E.S. : Rachat d’Entreprise par les Salariés.



 Etablissement d’une Joint-Venture (Alliances)


 La négociation

La négociation, une étape importante, commence par un projet de protocole d’accord. La première est dénommée « Lettre d’Intention » ou « Memorandum Of Understanding (MOU) » qui regroupe les différents points cités ci-dessous :
forme juridique
modalités d’apports (+ garanties)
les rapports capitalistiques entre partenaires et J-V
les règles de gouvernance
les contrats entre partenaires et J-V
les modalités de sorties

Afin d’obtenir des documents finaux de qualité (anticipant tout) tout en optimisant le gain de temps, chaque réunion doit être suivie d’un procès-verbal. Entre chacune d’entre elles, chaque partie doit essayer de constituer un projet de protocole ou « pacte d’actionnaires ». Ces documents sont constitués des statuts de la J-V ainsi que les contrats entre cette dernière et les partenaires. Les mieux préparés sont, bien évidemment, favorisés.


 L’organisation

Les apports, synonyme d’autonomie, constituent le patrimoine de l’entreprise (biens tangibles, propriétés intellectuelles comme le savoir-faire ou les brevets, et les fonds de commerce) soit en nature, par transfert de propriété ou de droit de jouissance (mise à disposition uniquement), soit en capital – généralement souscription à des augmentations de capital échelonnées (ou prêts) stipulée dans le business plan. La difficulté réside dans l’évaluation des apports (+ garanties) qui doit être en corrélation avec les poids respectifs des partenaires. La répartition des profits et des pertes, subalterne à l’objectif stratégique, reste indépendante. On peut d’ailleurs définir différents ordres de priorités suivant la nature du résultat - dividendes, produits de liquidations… comparables à d’autres « modes de rémunération » tels que : intérêts des comptes courants, locations de biens et des redevances pour licences de droits / propriétés intellectuelles…). Attention aux traitements de ces données au niveau juridique, financier, comptable et fiscal.



 Les situations de crises


 Schéma de résolution de situation de crise


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 Graphe de situation de crise

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 Fichiers Excels

4 Fichiers Excels qui prennent places dans la partie 3.2 de mon Mémoire : « Quelles sont les combinaisons de restructurations qui répondent aux principaux types de crises ? ». J’ai fais ces fichiers dans le seul but de pouvoir être plus clair. D’autre part, les tableaux sont plus lisibles de cette manière.


 Identifier la Société.xls

 Situation Economique.xls

 Identifier les Problèmes.xls

 Critères de Restructurations.xls

 Combinaisons possibles.xls

 Restructurations correctives.xls


Bibliographie


Sources d’information :



Ouvrages & Revues

Analysis for financial management (6e edition) – Robert C. Higgins.
Chapter 4 : “Managing growth”
Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales – C.D. Echaudemaison - Edition 1996.
Dictionnaire « Le Petit Larousse illustré » - Edition 1996.
Strategor
Le nouvel esprit du capitalisme – Boltanski and Chiapello – Edition Gallimard 1999 (pages 291 à 343).
Mondioscopie : Bilan Economique et Social du Monde 1973-1996 – Alain Gélédan – Edition 1997.
Atlas mondial de l’entreprise -Atlaseco – Edition 2000.
Note d’Infos, Cahier Expert
156 – Comment interpréter vos comptes ? (Mai 2002)
Les Echos
Hors-Série (Novembre 2001) – Le Grand Atlas des entreprises 2002
Option Finance
677 – Comment évaluer une entreprise en difficulté (Février 2002)
682 – Comment sauver un LBO en difficulté ? (Mars 2002)
684 – La joint-venture, une alternative aux fusions acquisitions (Avril 2002)
667 – La due diligence : un bon moyen de réussir une cession (Décembre 2001)
Défis
Racheter une entreprise rentable
Comment vendre son entreprise


Sites Internet

 HYPERLINK "http://www.comite-entreprise.com/comite/html/" www.comite-entreprise.com/comite/html/
« What is leasing , it’s cash and creativity. » de Mark S. Comora, president, Commercial union (extrait tiré du site internet de Shapiro et Barbirer sur  HYPERLINK "http://www.prenhall.com/financecenter" www.prenhall.com/financecenter )
« Nous avons été trop social dans la restructuration »
 HYPERLINK "http://www.transnationale.org/forums/finance__emploi/showmessage.asp?messageID=516" http://www.transnationale.org/forums/finance__emploi/showmessage.asp?messageID=516
Assainissement et restructuration d'entreprise - Société fiduciaire et de gestion Didier Cuenin
 HYPERLINK "http://www.cuenin.ch/assainissement.html" http://www.cuenin.ch/assainissement.html
CONSULTATION DU COMITE D'ENTREPRISE EN CAS DE RESTRUCTURATION ET LICENCIEMENT COLLECTIF
 HYPERLINK "http://lexinter.net/Legislation5/consultation_du_comite_d'entreprise_en_cas_de_restructuration_et_licenciement_collectif.htm" http://lexinter.net/Legislation5/consultation_du_comite_d'entreprise_en_cas_de_restructuration_et_licenciement_collectif.htm
Dispositif d'aides aux entreprises de la construction - Création, Transmission, Développement, Restructuration
 HYPERLINK "http://www.construction.equipement.gouv.fr/guideap/dispo1/d_d1_r3.asp" http://www.construction.equipement.gouv.fr/guideap/dispo1/d_d1_r3.asp
http--www.paysdelaloire.fr-aides-Amenagement_du_territoire-rural-ORAC.pdf
 HYPERLINK "http://www.paysdelaloire.fr/aides/Amenagement_du_territoire/rural/ORAC.pdf" http://www.paysdelaloire.fr/aides/Amenagement_du_territoire/rural/ORAC.pdf
L'OPINION - Premier Quotidien National d'Informations en Français
 HYPERLINK "http://www.lopinion.ma/article238.html" http://www.lopinion.ma/article238.html
Mutation, C'est quoi une entreprise
 HYPERLINK "http://www.jmrr.com/management_mutation_entreprise.html" http://www.jmrr.com/management_mutation_entreprise.html
Optimum Finances, la restructuration financière
 HYPERLINK "http://perso.wanadoo.fr/optimumfinances/chef_ent.htm" http://perso.wanadoo.fr/optimumfinances/chef_ent.htm
Référence Web Résumé Thèse Amar Drissi
 HYPERLINK "http://crg.polytechnique.fr/Enseignements/AD.html" http://crg.polytechnique.fr/Enseignements/AD.html
RESTRUCTURATION, LICENCIEMENT OU FERMETURE D’ENTREPRISE
 HYPERLINK "http://www.ipv-ifp.be/ifp/herstructurering.htm" http://www.ipv-ifp.be/ifp/herstructurering.htm
SCADPlus Aides d'État au sauvetage et à la restructuration d'entreprises en difficulté
 HYPERLINK "http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/l26079.htm" http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/l26079.htm
Une restructuration qui fait mal!
 HYPERLINK "http://www.acv-csc.be/newacv/fr/actualite/nouvelle/2001/restructura.htm" http://www.acv-csc.be/newacv/fr/actualite/nouvelle/2001/restructura.htm


Films

Le secret de mon succès
Restructuration de l’entreprise & importance d’un bon carnet d’adresse
Vous avez un mess@ge
Concurrence petite entreprise & groupe
Le sens des affaires
Politique à long terme de développement de l’activité
La vérité si je mens 1 & 2
Restructuration depuis création jusqu’à Délocalisation & négociation avec grand Distributeur
De gré ou de force
Comment licencier en utilisant les fautes pour restructurer l’entreprise
« … » de Disney
restructuration d’un groupe producteur de tracteur (Audit d’une filiale)
Jerry Maguire
Concurrence jeune entreprise & grand groupe
Wall Street
Délit d’initier & restructuration d’une entreprise aérienne
Working Girl
Cabinet de restructuration
Itinéraire d’un enfant gâté
Reprise d’une entreprise qui est en perdition après disparition de son patron
Sup de fric
Montage d’un LBO


Contacts

Fiscaliste
Cabinet Fidal à Chalon-sur-Saône : Dépôts de bilan
Financier
Cabinet ECA à Dijon (cours à l’ESC Dijon) – Eric Gaboriaud (valorisation d’une entreprise, Introduction en bourse).


Stage
1er stage : Corporate Accounting & Corporate Controlling (gestion des stocks et des marges produits) chez Fresenius Medical Care.
2nd Stage : Logistique Européenne (gestion des transports de produits finis) chez Volvo Compact Equipment.
3ème Stage : Budgétisation à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Nièvre


 Définition tirée du Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales édité en 1996.
 Définition tirée du Petit Larousse illustré (dictionnaire encyclopédique) édité en 1996.
 Définition de l’ « Entreprise » tirée du Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales, édité en 1996.
 Analysis for financial managment – R. C. Higgins.
 « Comment interpréter vos comptes ? » du Cahier Expert, Note d’infos.
 Définition du « Patrimoine » tirée du Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales.
 Goodwill = Fonds de Commerce.
 Cabinet ECA de Dijon, Eric Gaboriaud (Cours à l’ESC Dijon).
 Tirée de « Comment évaluer une entreprise en difficulté », Option Finance.
 Définition tirée du Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales.
 BFR ou BFDR : Besoin en Fonds de Roulement
 Définition de «  Capitalisation boursière » du Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales.
 Capitalisation Boursière = Nombre d’action * Cours de l’action.
 PER : Price Earning Ratio ; CCR : Coefficient de Capitalisation des résultats.
 « Comment Evaluer une entreprise en difficulté », option Finance.
 « Comment Interpréter vos comptes » - Note d’Infos, Cahier Expert.
 TTC = Toutes Taxes Comprises.
 Chapitre 4 « Managing Growth » de « Analysis for financial management » de Higgins.
 Formule anglais de Higgins pour calculer le Taux de Croissance Soutenable :
g* = Change in equity / beginning-of-period equity = R*earnings / beginning-of-period equity = R*ROE = R*(Profit margin) *(asset turnover)*(financial leverage) = R*P*A*T = PRAT = profit margin*retention rate*Asset turnover ratio*asset-to-equity ratio

P,A : operating performance of the business
R : attitude de management
T : financial leverage
 « De Gré ou de Force » (Film).
 Point mort = break even point.
 Inspiré de la définition « Effet de Levier » tiré du Dictionnaire d’Economie et de Sciences sociales.
 Dettes / Capitaux propres = Levier Financier.
 IS = Taux d’imposition. Il s’agit généralement de l’Impôt Société (IS).
 Economie d’impôt = tax shield.
 VE = Valeur Entreprise.
 Rentabilité des Fond Propres = Profit / Capitaux Propres.
 « What is leasing ? It’s cash and creativity », Mark S. Comora, President, Commercial Union.
 Inspiré de mon stage chez Fresenius Medical Care.
 Inspiré du film « la vérité si je mens 2 »
 Inspiré du film « Itinéraire d’un enfant gâté ».
 Inspiré de mon stage chez Volvo Compact Equipment.
 « CE » : label de sécurité de la Communauté Européenne.
 « Made in … » = Fabriqué en … .
 Core competencies = activité principale, de base, de prédilection de l’entreprise ; le cœur de leur métier.
 « La due diligence : un bon moyen de réussir une cession », Option Finance.
« Racheter une entreprise rentable », Défis. « Comment vendre son entreprise », Défis.
 Cf Annexe I.
 Discution avec le Cabinet Fidal.
 « Comment évaluer une entreprise en difficulté », Option Finance.
 « Comment évaluer une entreprise en difficulté », Option Finance.
 Inspiré des films « Wall Street » et « Le secret de mon succès ».
 « Business Angels » = Fonds d’investissements.
 Inspiré du film « Le sens des affaires ».
 Cf Annexe II A et B.
 Fusion par création = fusion créant une nouvelle société par absorption des deux précédentes.
 Scission = Division de l’entreprise créée a 
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 Inspiré du film « Working Girl ».
 Cours de Bourse = Valeur de l’action de l’entreprise cible à un instant t.
 Inspiré des Echos concernant BNP-Paribas ou Crédit Agricole & Crédit Lyonnais.
 « Portage » = sous-traitance de l’opération à des sociétés spécialisées dans la constitution de ce genre d’opération
 Cf Annexe III A, B & C.
 Inspiré du film « Sup de Fric ».
 EBE = Excédent Brut d’Exploitation.
 Inspiré du film « Jerry Maguire ».
 Economie d’impôts : déduction des frais financiers réduisant les impôts si IS ou intégration fiscale à 95 % depuis 1992.
 « Financement mezzanine » = dettes subordonnées (remboursées après le terme de la dette senior) telles que concours bancaires, bons de souscription… permettant l’intéressement des prêteurs aux profits de la société d’où une rémunération plus importante et l’amélioration de la rentabilité (moins de frais financiers).
 « La joint-venture, une alternative aux fusions acquisitions. », Option Finance.
« Le nouvel esprit du capitalisme » de Boltanski & Chiapello.
 « Joint-Tenancy », concept britannique permettant une certaine souplesse, intéressant pour l’époque car il s’agissait uniquement de rapprocher une activité de 2 entreprises tout en restant chacun chez soi, d’où une lourdeur dans les dispositions juridiques et fiscales.
 Cf Annexe IV A et B.
 Voir définition de l’« Entreprise » dans l’introduction page 6.
 Cf Annexe VI A.
 « Comment évaluer une entreprise en difficulté », Option Finance.
Voir annexe V A et B.
 Cf Annexe VI B.
 Définition tirée du Petit Larousse.
 « Raiders » = Personne ou entreprise qui se livre à des opérations d’achats systématiques de titres de sociétés pour en prendre le contrôle.
 Cf Annexe VI C.
 Cf Annexe VI D.
 Cf Annexe VI E.
 Cf Annexe VI F.
 « Comment sauver un LBO en difficulté ? », Option Finance.

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Arrêt de l’activité

Processus interne

Externalisation du processus

Reprise de l’activité

Liquidation amiable
ou
Fermeture d’unité d’opération

Dépôt de bilan


Restructuration

Cession
totale ou partielle

Situation
De
Crise

4

3

Sortie du tunnel

Fond du Gouffre

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