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Texte

Examen du cahier des charges provenant du client. ... de classes partiellement terminé pour un système de transport aérien : ... dégivrer, décoller, réparer, engager, annuler, retarder, atterrir, réserver. ... o) Une transaction boursière est un achat ou une vente. .... Le système en discussion est une compagnie d' assurance.




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Avant-propos

Le recueil Textes et activités en Systèmes et technologies d information géographique est destiné aux étudiants des Ecoles supérieures ayant déjà acquis une compétence fondamentale en français et se spécialisant en géoinformatique.
Cet ouvrage comporte des textes authentiques qui traitent de l’objet d’étude des systèmes et technologies d’information géographique, des divers aspects des problèmes suscités par la production de bases de données numériques géoréférencées et par le développement de leurs applications dans les domaines différents ainsi que des tendances actuelles de leurs résolutions. Les activités accompagnant tous les textes offrent la possibilité à chaque apprenant de vérifier la compréhension des informations données et d’approfondir ses connaissances.
Les textes et les exercices permettent d’acquérir et d’utiliser les notions essentielles dans le domaine d’informatique et d’information géographique ainsi que de consolider la connaissance et le maniement de la langue. Chaque partie et chaque texte sont autonomes. Ce qui permet à l’utilisateur de choisir l’ordre qu’il souhaite selon ses besoins.
























Table des matières

Avant-propos 3
Table de matières 4

INFORMATIQUE

1. HISTOIRE DE L’INFORMATIQUE 6
2. ORDINATEURS ET SYSTEMES INFORMATIQUES. 9
3. L’AUTOMATISATION DANS LA PRODUCTION. 11
4. L’AUTOMATISATION DANS LES SERVICES. 14
5. L’INFORMATIQUE DANS LA VIE SOCIALE. 17

TEXTES COMPLEMENTAIRES

Des machines intelligentes 20
L’automatisation et l’emploi 20
L’informatique et l’éthique 21
Pirates et virus 21

6. CODAGE INFORMATIQUE 22
7. L’ARCHITECHTURE D’UN MICRO-ORDINATEUR 25
8. DISQUETTE, DISQUE DUR, CD-ROM,
AUTRES PERIPHERIQUES 28
9. MICRO-INFORMATIQUE ET TELECOMMUNICATIONS 31
10. LOGICIELS 34
11. SYSTEMES D’EXPLOITATION 38
12. LANGAGES DE PROGRAMMATION 41
13. INTERNET 44
14. LES BANQUES DE DONNEES 47
15. LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE INFORMATISEE (RDI) 50
MANIPULER LE CLAVIER 54
LIRE UNE PAGE WEB 55

SIG

16. SYSTEMES D’IMFORMATION GEOGRAPHIQUE 57

TEXTES COMPLEMENTAIRES.

Pourquoi une carte ? 64
Les cartographes de l’Antiquité. 64
Le Moyen Age. Mesurer la Terre. 65
Le désenclavement planétaire et ses conséquences. 66
La cartographie en France. 67
La géographie, science républicaine. 67
Institut géographique national (IGN). 68

17. UNE !ARTE TOPOGRAPHIQUE 70

TEXTES COMPLEMENTAIRES.

L établissement du fond de carte. 73
La photogrammétrie. 73
La mise à jour cartographique. 74

18. LA CARTOGRAPHIE NUMERIQUE. 75
UNE CARTE EN MODE IMAGE (RASTER)
19. LA REALIUSATION A PARTIR D’UNE BASE DE DONNEES 78
GEOGRAPHIOQUES VECTEUR
20. LE LANGAGE GRAPHIQUE 81
21. UNE QUESTION D’ECHELLE 84

Bibliographie 87








INFORMATIQUE.



1. HISTOIRE DE L’INFORMATIQUE.

Au départ cantonnée aux domaines scientifiques, où elle permet de résoudre des problèmes, l’informatique est devenue un outil innovateur, notamment en gestion, et s’est étendue à tous les domaines, de la fabrication assistée par ordinateur à la création artistique.
Son expansion rapide avec l’essor de la micro-informatique durant ces deux dernières décennies et la multiplicité des activités qu’elle génère en ont fait une branche industrielle qui interfère dans toutes les autres. Elle est dorénavant un maillon essentiel de l’économie.
Depuis toujours, les hommes calculent. Depuis toujours également, ils s’aident d’instruments. Les premiers furent des petits cailloux – du latin calculus -, qui ont donné leur nom au mot calcul.
La machine à calculer la plus ancienne et la plus connue, à la fois simple et efficace, est sans doute le boulier. C’est en 1643 qu’un jeune Français âgé de 20 ans, Blaise Pascal (mathématicien, physicien et philosophe, 1623-1662), construit un nouveau modèle de calculateur mécanique. Avec cette invention, la retenue des additions est comptabilisée automatiquement par un ingénieux système de roues dentées.
Ensuite la technologie réalise deux progrès essentiels : d’une part, dispose de l’électricité qui se substitue à la force musculaire ; d’autre part, dispose de mécanismes qui permettent de répéter et d’enchaîner automatiquement des séquences de calcul, c’est-à-dire de principe de programmation.
Le premier ordinateur est construit en 1946 aux Etats-Unis à partir de circuits électroniques constitué de lampes. A l’intérieur, 17 468 tubes, 70 000 résistances, 6000 commutateurs manuels et 1 500 relais réalisent des milliers d’opérations par seconde.
Le transistor est à la base du développement de toute l’électronique moderne et en particulier de l’informatique. En tant que circuit électrique, il offre plusieurs avantages déterminants : il ne chauffe pas, il ne craint pas de chocs, il occupe une place réduite. Il donnera naissance aux circuits intégrés – les célèbres puces, en anglais chips -, qui ont envahi notre vie quotidienne et sur lesquels on assemble aujourd’hui des centaines de milliers de transistors.
En informatique, le progrès est d’abord une course contre le temps : les ordinateurs calculent de plus en plus rapidement. A cela s ajoute une course à la miniaturisation, à la puissance, aux prix : plus rapides, plus puissants, moins chers, c est le mot d ordre des concepteurs de circuits électroniques et d ordinateurs.



EXERCICES.


Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

L’informatique reste cantonnée aux domaines scientifiques.
L’évolution des systèmes informatiques est accélérée par l’avancée des technologies, qui gagnent un ordre de grandeur (miniaturisation, vitesse, capacité) tous les 5 à 8 ans.
L’informatique est présente dans tous les domaines de l’activité humaine.
Le boulier est un appareil complexe qui exploite l’électronique.

Ï% 2. Choisissez la bonne réponse.

1. Blaise Pascal ...... un nouveau modèle de calculateur découvre/invente
mécanique.
2. Le transistor est à la base du ...... de toute électronique développement/
moderne. évolution
3. L informatique est un outil nécessaire à la fabrication assistée/assurée
....... par ordinateur.
4. Le boulier est une machine à ...... la plus ancienne. compter/calculer
5. Blaise Pascal est un Français ...... de 20 ans. jeune/âgé
6. Le ... est à la base du développement de l’informatique. puce/transistor

Ï% 3. Trouvez dans le dictionnaire un synonyme des expressions en italique.

1. Cette découverte est très importante.
2. Dans ce domaine, on ne progresse pas du tout, au contraire.
3. Il fait rattraper le retard.
4. Cette machine est une nouveauté.
5. La micro-informatique constitue le secteur en plein développement.
6. L informatique s étend à tous les domaines.

Ï% 4. Lisez les affirmations suivantes.

La France est particulièrement riche en inventeurs et savants de renom dont les travaux ont fait progresser tous les domaines.
Parmi les scientifiques, on peut citer : Ambroise Paré (1509-1590) ; Blaise Pascal (1623-1662), Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794), Sadi Carnot (1796-1832), François Arago (1786-1853), André Marie Ampère (1775-1836), Louis Pasteur (1822-1895), Pierre et Marie Curie (prix Nobel 1903) avec Henri Becquerel.
Parmi les techniciens : Denis Papin (1647-1714) et ses travaux sur l’utilisation de la vapeur ; Antoine Augustin Parmentier qui, à la fin du XYIIIe siècle, popularise la consommation de pommes de terre.

Donnez des synonymes de savant.
Inventer ou découvrir : choisissez le verbe qui convient pour compléter les phrases suivantes et utilisez-le au passé composé.

Christophe Colomb ..... l’Amérique.
Marie Curie ..... le radium et ......un procédé pour l’isoler.
Ampère ...... un instrument pour mesurer l’intensité d’un courant électrique.
Gutenberg ...... l’imprimerie.
Denis Papin ...... la force de la vapeur d’eau et ......une marmite qui porte son nom.

Cherchez des mots de la même famille que science, technique.

Cherchez dans le dictionnaire le sens de polytechnique. Qu’est-ce qu’un polygone ? la polycopie ? un polyglotte ?
Cherchez d’autres mots construits avec le préfixe poly- et donnez leur sens.

Ï% 5. Complétez les phrases par les éléments qui manquent : un informaticien, le programmeur, un scientifique, cet inventeur.

1. ...... fait de la recherche, il conduit des expériences scientifiques, qui lui permettront de découvrir quelque chose d important.
2.  ...... a réalisé un exploit, une prouesse technique.
3. ...... fait de la programmation, il établit des programmes informatiques.
4. ...... travaille dans l informatique.

Ï% 6. Associez pour constituer une phrase complète.

1. Ce chercheur conduit a . un bond en avant.
2. L’ordinateur est maintenant b. une prouesse technique.
3. La science a fait c. une expérience scientifique délicate.
4. Cette découverte va être d. expérimentée très bientôt.
5. Ce scientifique a réalisé e. accessible à la plupart des gens.

Ï% 7. Choisissez les termes possibles.

1. Ce nouvel appareil est une régression / une découverte / une révolution / en état de marche / une expérimentation.
2. Ce service administratif est équipé / expérimenté / informatisé / modernisé / piraté / robotisé / réglé.
3. Un informaticien fait de la recherche / fait de la programmation / utilise un ordinateur / a inventé quelque chose / travaille dans l’informatique.
4. Actuellement l’informatique calcule / s’étend à tous les domaines / fait des recherches / se substitue à la force musculaire / fait des progrès.

2. ORDINATEURS ET SYSTEMES INFORMATIQUES.

L’ordinateur est une machine programmable servant au traitement de l’information codée sous forme numérique. L’information (données, textes, graphiques, images, son numérisé) est représentée (codée) sous forme de suites de chiffres binaires 0 et 1. L’ordinateur la traite dans des unités de calcul, la stocke dans des mémoires, la communique tant à l’intérieur de la machine, grâce à des bus de communication, qu’à l’extérieur, grâce à des lignes de transmission et des réseaux.
Le fait d’être programmable confère à l’ordinateur un certain caractère d’universalité. C’est le programme, ou logiciel, qui lui fournit, sous forme d’une séquence d’instructions, l’enchaînement des opérations à exécuter pour répondre à un problème donné. L’avantage de l’ordinateur est de traiter les instructions très rapidement, à la vitesse de plusieurs millions par seconde, mais les instructions directement exécutables par la machine portent sur des opérations très élémentaires. D’où l’importance des logiciels, qui permettent d’exprimer des problèmes complexes, et la nécessité de les écrire dans les langages informatiques dits évolués, plus synthétiques et lisibles que le langage machine, formé d’instructions directement exécutables par l’ordinateur. Le matériel de l’ordinateur sait enchaîner automatiquement les instructions d’un programme. C’est à un logiciel, appelé système d’exploitation, que l’on confie l’enchaînement automatique des diverses phases d’un travail utilisateur telles que la traduction du programme, l’enchaînement entre les travaux et, de manière générale, la gestion de l’exploitation de l’ordinateur.

EXERCICES.

Ï% 1. Vrai ou faux ?

1. Les ordinateurs d aujourd hui sont capables d effectuer des centaines de millions d opérations par seconde.
2. Le langage humaine utilise deux chiffres (1, 0), vingt-six lettres (de A à Z) et quelques signes de ponctuation.
3. L ensemble des programmes dont on dispose sur un ordinateur constitue le logiciel.
4. Dans le système de numération binaire il y a dix chiffres (0 à 9).

Ï% 2. Devinez de quoi on parle.

Il sert à traiter l information codée.
Elle est représentée sous forme de suites de chiffres binaires 0 et 1.
Ils permettent de communiquer l’information.
Il sait enchaîner automatiquement les instructions d’un programme.
Elles servent à stocker l’information.
Elle peut être définie comme la science du traitement de l’information.
Ï% 3. a) Lisez et traduisez les phrases avec les chiffres et les nombres.

2, 4, 6 ... sont des chiffres pairs `" 1, 3, 5 ... sont impairs.
579 est un nombre à trois chiffres.
480 est un chiffre rond (`" 479,5 est un chiffre exact). On arrondit à 480.
Le garçon de café calcule = compte facilement de tête (mentalement, sans calculette). Il fait le total = la somme des boissons. Le tout = le montant s’élève à 8,54 euros.
Charles fait ses comptes régulièrement (= il vérifie son budget).
La moitié (1/2 un deuxième), le tiers (1/3 un troisième), le quart (1/4 un quatrième), le cinquième (1/5 un cinquième), etc. sont des fractions.

b) Vrai ou faux ?

1. 800 est un chiffre rond.
2. Si on compte de tête, on se sert d une calculette.
3. Il habite 27, rue de la Mouche, c est du coté des numéros pairs.
4. José fait le total pour vérifier son compte en banque.
5. 7 569 est un nombre à quatre chiffre.

Ï% 4. a) Lisez le texte ci-dessous.

Les bars cybernétiques.
L’ère du bistro multimédia est arrivée : le premier « cyberbar » parisien a ouvert ses portes le 6 mai. Après Londres, Tokyo, Los Angeles et Rio, Paris a son café interactif connecté à Internet.
Là, au café Orbital, à deux pas de la Bourse et de l’AFP (Agence France Presse), six ordinateurs « branchés sur le Net » permettront de dialoguer avec des correspondants dans le monde entier.
Attablé devant un petit crème, vous pourrez vous glissez dans la peau d’un « cybernaute » : dialoguer avec Bill Clinton, disputer une partie d échecs avec Gary Kasparov, échanger des recettes de cuisine avec une ménagère brésilienne ou bien faire votre shopping virtuel. Pour la modique somme de 35 ¬ , vous hériterez d un passe pour une demi-heure de délire cybernétique.
M. de la Horre, L’Evénement du Jeudi, mai 1995.

Recherchez et classez tous les mots appartenant au thème de la communication.

NomsVerbesAdjectifscybernétique
Produisez quand c’est possible des dérivations avec ces mots.
Exemple : cybernétique ’! la cybernétique (la science)  un cybernéticien.
3. L AUTOMATISATION DANS LA PRODUCTION.

Dans l industrie

L une des applications principales de l informatique se situe dans le prolongement du métier à tisser programmable de Joseph Marie Jacquard (mécanicien français, 1752-1834). L’idée d’utiliser un système informatique pour piloter une machine de fabrication a donné naissance à la robotique industrielle, un secteur d’activité aujourd’hui en pleine expansion.
Les robots industriels, dont les mouvements sont commandés par un ordinateur, sont en général conçus pour exécuter une tâche très spécialisée : souder, visser, peindre, assembler des pièces, trier, couper.
Pour exécuter ces fonctions, les robots sont souvent fixes, tandis que les pièces sur lesquelles ils doivent agir leur sont amenées sur des tapis roulants. Cependant, certains robots d’assemblage sont équipés de bras articulés qui leur permettent d’atteindre les zones où ils doivent agir. L’ordinateur qui commande ces systèmes mécaniques est programmé en fonction des mouvements à accomplir.
L’industrie informatique est très naturellement l’une des premières à bénéficier de ce type d’équipement. Dans les usines de fabrication d’ordinateurs, grâce à des chaînes de montage entièrement automatisées, quelques centaines d’employés suffisent à fabriquer plusieurs milliers d’ordinateurs par jour : des ordinateurs fabriquent d’autres ordinateurs...
L’industrie automobile est également très concerné par la robotique industrielle. Les postes de soudage et de peinture y sont en général entièrement pilotés par des ordinateurs et des robots.
L’apparition des robots industriels a trois causes principales. La première cause est économique. Lorsqu’un fabricant d’automobiles remplace les ouvriers par des robots, ses coûts de production diminuent ; il peut alors baisser ses prix et espérer vendre davantage de voitures. La deuxième cause est sociale. Le travail des ouvriers sur les chaînes de montage est souvent pénible et parfois dangereux. De nombreuses précautions doivent être prises pour éviter les accidents. Les machines automates « acceptent » de travailler dans le bruit ou dans les atmosphères irrespirables sans s’arrêter, ni la nuit ni le dimanche. La troisième cause est industrielle. La qualité technique des produits fabriqués est en général meilleure lorsque le processus de fabrication est automatisé.

Dans l’agriculture

L’agriculteur moderne a remplacé depuis longtemps son cheval de trait par un tracteur. La plupart des éleveurs ne traient plus les vaches à la main mais grâce à des trayeuses automatiques commandés par ordinateur. De plus en plus de jeunes agriculteurs gèrent leur exploitation avec l’aide d’un micro-ordinateur. Mais on commence seulement à parler des robots cueilleurs de pommes ou ramasseurs de fraises. On peut citer le cas de Magali, un robot sorti des laboratoires de recherche, capable de récolter un fruit toutes les trois secondes.
EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vrais ou fausses ?

Les mouvements du robot industriel sont commandés par un opérateur.
Pour exécuter ses fonctions, les robots industriels sont toujours portables.
On peut diminuer les coûts de production en remplaçant les ouvriers par les robots .
Les machines automates ne peuvent travailler dans le bruit et dans les atmosphères irrespirables.
Si le processus de fabrication est automatisé, on ne peut assurer la qualité technique des produits fabriqués.

Ï% 2. Devinez de quoi on parle (verbes).

_________ : fixer, faire tenir avec une vis.
_________ : joindre, réunir ou faire adhérer (des pièces d une matière solide) par fusion de parties en contact , par l intermédiaire d une composition fusible ou par réaction chimique.
_________ : diviser (un corps solide) avec un instrument tranchant ; séparer en tranchant.
_________ : colorer, couvrir avec de la peinture.
_________ : choisir parmi d’autres ; extraire d’un plus grand nombre, après examen ; séparer dans un ensemble d’avec ce qui était mêlé.

Ï% 3. Choisissez la ou les bonnes réponses.

1. Pour peindre, il faut une pince / des pinceaux / des rouleaux.
2. Pour couper du bois, on utilise un sécateur / une scie / une perceuse.
3. Pour fixer un tableau au mur, on prend un marteau / des clous / un ressort.
4. Pour transporter les pièces, on utilise un tapis roulant / une brouette / un tapis.
5. Pour calculer, on a besoin d un opérateur / un calculateur / un ordinateur.

Ï% 4. Trouver le verbe qui correspond au nom et adjectifs suivants.

1. la soustraction____________________ 7. large _________________________
2. la mesure _______________________ 8. bas __________________________
3. lourd __________________________ 9. le poids _______________________
4. rond ___________________________ 10. long __________________________
5. le compte _______________________ 11. les calculs _____________________
6. la diminution ____________________ 12. la croissance ___________________




Ï% 5. Complétez le texte avec les éléments suivants :

pièces 5. dangereuses 9. programme
programmés 6. supportables 10. automatique
manipuler 7. opérations
homme 8. de suite

Le robot est un appareil ______ capable de ______ des objets ou d’exécuter une ou plusieurs opérations ______ selon un ______ fixe, modifiable ou adaptable.
Les robots industriels sont des manipulateurs automatiques ______ qui se substituent à l’ ______ pour l’accomplissement de tâches répétitives, pénibles ou ______, par exemple, dans les environnements de température, de pression ou de radiations difficilement ______ pour l’homme. Ainsi, les robots se chargent de nombreuses ______ de soudage, de peinture, de dépalettisation, de découpage, de forgeage et d assemblage. Interposés entre des machines de production, ils assurent l écoulement des ______ en donnant à l atelier une souplesse à l opposé de la rigidité des chaînes de transfert.

Ï% 6. Complétez avec l adjectif démonstratif qui convient.

____ opérations sont effectuées à l’aide d’un robot dont le bras est piloté par un mini-ordinateur.
Pour peindre ____ surfaces il faut utiliser des robots de peinture.
Pour apprendre au robot ____ marche à suivre, on fait appel à un syntaxeur.
Le robot de peinture est muni d’un bras, ____ bras est piloté par un mini-ordinateur.
____ atelier est flexible grâce aux robots interposés entre les machines de production.

Ï% 7. Transformez les phrases suivantes en phrases passives.

Les enfants aiment beaucoup les jeux vidéo.
Le robot-peintre peint les carrosseries des Renault.
La machine exécute scrupuleusement les calculs prescrits.
L ordinateur délivre les ordres aux dispositifs de commande.
On annonce le règne des robots pour le XXIe siècle.

Ï% 8. Ecrivez ces phrases à la forme passive. Faites attention aux pronoms.

L écran t interroge.
La réponse l étonne.
Les informaticiens leur écrivent les programmes.
L ordinateur reçoit des informations brutes.
Un micro-ordinateur pilote le robot-peintre.
Le robot-peintre reproduit avec son bras les mouvements d’un ouvrier.
4. L’AUTOMATISATION DANS LES SERVICES.

La distribution

Le plus souvent, les objets vendus dans le commerce sont marqués d’un code à barres. Ce système de marquage se présente sous la forme d’une bande composée de traits parallèles de largeur variable. Dans le cas d’un livre, le premier groupe de traits est le code d’éditeur. Le second groupe est le code de la catégorie (roman, ouvrage documentaire, etc.) et le code du livre lui-même. Chez les libraires, chaque code à barres est associé à un prix au niveau de la caisse enregistreuse. Dans les supermarchés, le prix ne figure plus sur chaque objet vendu, mais est seulement affiché sur le bord des rayonnages. De cette façon, si un prix change, il n’est pas nécessaire de coller de nouvelles étiquettes sur les produits restés en rayon.
A la caisse, il suffit que les codes à barres soient présentés devant l’objectif d’une caméra vidéo reliée à un ordinateur. Lorsque le code est identifié par le logiciel de reconnaissance de forme, un signal sonore retentit, indiquant que le code à barres a été lu. Aussitôt, la caisse enregistreuse affiche le prix du produit et l’ajoute à ceux qu’elle a déjà mémorisés. L’opération est très rapide, et le risque d’erreur très faible. Dans les supermarchés, chaque caisse informatisée pour la lecture des codes à barres est également connectée avec l’ordinateur central chargé de la gestion des stocks. De cette façon, à un produit sorti du magasin par un client peut être associé, de façon immédiate, un produit à commander chez un fournisseur. La fameuse rupture de stock, qui déplait autant au client qu’au vendeur, peut ainsi être évitée.

L’architecture

Certains secteurs de l’architecture et de la construction est l’un de ceux où les applications de l’informatique sont les plus spectaculaires et les plus intéressantes. Grâce à des logiciels spécialisés (logiciels de C.A.O. ou conception assistée par ordinateur), les architectes dessinent leurs bâtiments sur écran. L’ordinateur se charge de tous les calculs et trace les plans de façon automatique. C’est toute une partie des tâches fastidieuses de l’architecture qui est ainsi prise en charge par l’informatique.

La santé

Pour voir l’intérieur du corps humain on emploie des techniques, dans lesquelles les ordinateurs jouent un rôle très importants. La plus courante de ces techniques est l’échographie, utilisée pour examiner le fœtus de la femme enceinte.
Les plus récentes de ces nouvelles technologies sont la scanographie et la résonance magnétique nucléaire. Le scanner, qui associe un appareil de radiologie et un puissant ordinateur, donne des images extrêmement détaillées du cerveau. La technique de résonance magnétique produit des images extraordinaires du cœur et des vaisseaux sanguins.

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

L emballage de la plupart des produits de consommation courante contient son code à barres.
Un code à barres c est une alternance de barres multicolores, d épaisseur égale.
On emploie les logiciels de C.A.O. dans le domaine de médecine.
L informatique aide le médecin à interpréter des clichés issus d appareils d imagerie médicale : radiographie, scanographie, échographie, etc.

Ï% 2. Choisissez la bonne réponse.

Dans les supermarchés le code à barres / le prix de chaque objet vendu est affiché sur le bord des rayonnages.
La caisse enregistreuse / la caissière affiche le prix et l’ajoute à ceux qu’elle a déjà mémorisés.
Dans les supermarchés, l’ordinateur central connecté avec les caisses enregistreuses est chargé de la gestion des effectifs / des stocks.
Grâce à des logiciels / des matériels spécialisés , les architectes dessinent leurs bâtiments sur écran.
La CAO / l’automatisation permet de concevoir des bâtiments en trois dimensions avec la faculté d effectuer des modifications.

Ï% 3. Complétez le texte par les éléments manquants, donnés ci-dessous.

s imprime 5. calcule 9. écran
barres noires 6. identifie 10. code
code-barres 7. produit 11. ordinateur
payer 8. barres blanches 12. savoir

Lorsqu’on présente son chariot rempli devant la caisse d’un supermarché et la caissière facture les achats, elle ne ______ pas seulement le prix à ______ pour chaque produit enregistré ; elle peut taper aussi un ______ qui représente le ______ qui est acheté. Sa caisse est reliée à un ______ qui enregistre tout ce qui sort du magasin et permet aussi de ______ ce qui reste en permanence dans les rayons et dans les stocks.
Regardez l’emballage de la plupart des produits de consommation courante : vous remarquez sur une face, dans un rectangle de quelques centimètres, une alternance de ______ ______ et de ______ ______, d’épaisseur inégale. Ce dessin est un codage optique appelé aussi ______ ou Gen-cod. Présenté devant une machine spécialement équipée pour le lire et le décoder, il ______ le produit. Après ______ du code, le prix ______ sur un ______ tourné vers le client et ______ sur le ticket de caisse avec la désignation de l’article.
Ï% 4. Des possibilités multiples

Lisez et traduisez le texte ci-dessous.

Les ordinateurs d aujourd hui permettent de répondre à des besoins extrêmement variés. Utilisés pour calculer, ils sont capables d effectuer des centaines de millions d opérations par seconde pour diriger, par exemple, le lancement d’une fusée ou étudier des variations météorologiques en différents points du globe. Dans les centres de contrôle, ils permettent d’organiser d’atterrissage et le décollage des avions dans un aéroport ou la circulation des trains dans les gares. A l’usine, ils sont le cerveau de robots qui déchargent l’homme des travaux les plus pénibles ou les plus dangereux.

Quel, quelle, quels ou quelles ? Complétez les questions avec l’ adjectif interrogatif qui convient.

A ______ besoins les ordinateurs d’aujourd’hui permettent-ils de répondre ?
______ opérations sont-ils capables d’effectuer ?
Dans les centres de contrôle, ______ application peuvent-ils avoir ?
De ______ travaux ils déchargent l’homme à l’usine ?

Répondez aux questions ci-dessus.

Ï% 5. Classez les phrases suivantes dans un tableau, selon qu elles sont à la forme active ou passive.

Je suis étonné par le goût des enfants pour les jeux électroniques.
La lecture est remplacée par les jeux électroniques.
La machine est exigeante, elle développe les réflexes, améliore la lecture et l orthographe des utilisateurs.
Elle précise et deviendra une aide précieuse.
Elle n accepte pas les tricheurs.
A l heure actuelle, les ordinateurs sont utilisés dans les écoles.

Ï% 6. Copiez ce texte en écrivant FP sous les phrases à la forme passive et FA sous celles à la forme active.
Réécrivez le texte en transformant les phrases passives en phrases actives.

Depuis quelques années, les jeunes sont fascinés par l’informatique. Ils désirent, actuellement, posséder un ordinateur, surtout pour jouer. Un dialogue lie, sur le champ, le joueur et la machine. Le jeu est pratiqué par plusieurs personnes et l’informatique permet une réelle communication. D’ici à quelques années, l’ordinateur fera partie de la vie comme l’électricité ou l’automobile aujourd’hui. Il faudra, alors, être encore plus instruit qu’au temps des livres.

5. L’INFORMATIQUE DANS LA VIE SOCIALE.

Les outils informatiques apportent aux non-spécialistes des solutions à leur problèmes. Les objets informatiques deviennent des objets familiers : carte à puce pour téléphoner, pour payer dans les magasins, micro-ordinateurs et Minitels dans les foyers, jeux vidéo dans les chambres des enfants.

La monétique ou l’argent électronique

De même que la mot informatique désigne l’ensemble des technologie de traitement de l’information, on regroupe sous le mot monétique les techniques de traitement de l’argent par les voies de l’électronique et de l’informatique. La plus spectaculaire de ces technologies est la célèbre carte à puce, inventée par le Français Roland Moreno. Inclus dans un petit rectangle de plastique, un circuit imprimé ultraplat peut conserver et modifier des informations numériques enregistrées.
Les applications existantes et à venir de la carte à puce sont nombreuses :
- la carte téléphonique gère le décompte des unités téléphoniques enregistrées ;
- la carte bancaire contient les données du dossier médical individuel ;
- la carte de stationnement gère, comme la carte de téléphone, un crédit d’heures
de stationnement.
Dans la course à la dématérialisation de l’argent, entamée avec le passage du troc à la monnaie, la carte à puce réalise une étape ultime. Avec elle, l’argent n’est plus qu’une information enregistrée sur un circuit électronique. Ce changement vise à résoudre la plupart des problèmes de sécurité posés par la détention d’objets de valeur. Simultanément, il en pose d’autres, comme le piratage.

La Bourse électronique

Les Bourses de valeurs, où les industriels viennent chercher l’argent que les particuliers et les institutions financières sont disposés à leur prêter, sont également touchées par la vague monétique. Les traditionnelles corbeilles autour desquelles d’agitaient les courtiers et autres crieurs sont aujourd’hui remplacées par des Bourses électroniques au sein desquelles toutes les transactions s’effectuent d’ordinateur à ordinateur. Les spécialistes de la finance dialoguent, à travers de puissants réseaux de télécommunication, avec des systèmes informatiques de plus en plus rapides, complexes et efficaces. Il arrive pourtant que ces systèmes échappent à leurs propriétaires ; ainsi, le 19 octobre 1987, les ordinateurs de la Bourse de New York furent considérées comme étant en partie responsables du krach qui fit chuter les valeurs de 22% en une seule séance.






EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le mot informatique désigne l ensemble des technologies de traitement de l’information.
La carte téléphonique contient le code secret de son propriétaire.
Avec la carte de santé, l’argent n’est plus qu’une information enregistrée sur un circuit électronique.
Les techniques de traitement de l’argent par les voies de l’électronique et de l’informatique sont regroupées sous le mot Bourse de valeurs.

Ï% 2. Des machines qui communiquent

Lisez et traduisez le texte ci-dessous.

Ces ordinateurs, gros ou petits, peuvent être reliés par téléphone entre eux ou à d autres ordinateurs plus puissants ou différents. On peut également les appeler par téléphone à partir d’équipement terminaux. C’est la téléinformatique qui permet d’utiliser à distance, de n’importe où, l’ordinateur. Apparue à la fin des années 60, la téléinformatique est la première forme de la télématique, mot qui désigne l’ensemble des produits et des services issus du mariage de l’informatique et des télécommunications. Par rapport à la téléinformatique traditionnelle, la télématique se caractérise par sa simplicité sans cesse croissante et par son coût qui diminue sans cesse.
Voici les réponses. Quelles sont les questions ?

1. Par téléphone. 2. L’ordinateur. 3. A la fin des années 60. 4. L’ensemble des produits et des services issus du mariage de l’informatique et des télécommunications. 5. Par sa simplicité et son coût.

D’après ce texte , essayez de définir les mots suivants :
informatique, téléinformatique, télématique .

Ï% 3. Complétez le texte avec certains mots ci-dessous.

une calculette 5. chers 8. petits
en mémoire 6. le téléphone 9. capacités
l ordinateur 7. le progrès 10. les pourcentages
l informatique

Avec ______ des techniques, les ordinateurs sont devenus de plus en plus ______ et de moins en moins ______. Aujourd’hui, pour moins de cent euros, on peut acheter ______ qui effectue les quatre opérations, calcule les racines carrées et ______, garde les résultats ______. Elle a les mêmes ______ que les gros ordinateurs d’il y a trente ans qui occupaient des pièces entières. ______ est présente aussi dans les programmateurs de machines à laver, les systèmes automatiques de réglage des téléviseurs, des distributeurs automatiques de billets, etc. ______ domestique ou individuel, enfin, fait son apparition dans de nombreux foyers. Après ______ et ______, l ordinateur est en train de devenir un objet quotidien.

Ï% 4. Lors de la rédaction de cet article sur l informatique, un certain nombre de mots ont été « oubliés ». Avant l’impression définitive, complétez le texte avec des mots donnés ci-dessous dans l’ordre alphabétique.

Communication – démontrer – développement – individuels – modifiera – quotidienne – robots – sociaux – société – travail.

La révolution informatique

Que l’informatique envahisse progressivement tous les aspects de notre vie ______ n’est presque plus à ______ tant est puissant son ______ actuel. Et pourtant nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg, l’essentiel du développement des ordinateurs se trouvant dans les centres de calcul des entreprises malgré la diffusion récente des ordinateurs ______ et de la micro-informatique.
L’informatique aujourd’hui, c’est la calculette de poche et les jeux électroniques, mais aussi le premier homme sur la lune, les ______ intelligents, les missiles pour la Défense Nationale, la monnaie électronique et bien d’autres applications qui touchent de plus en plus notre vie quotidienne. L’ordinateur modifie, et ______ plus encore, l’organisation du travail, les rapports entre les individus, les rapports de pouvoir entre les différents groupes ______. Sera-t-il facteur de chômage ou permettra-t-il une réduction du temps de ______, introduira-t-il une société autoritaire et dictatoriale, ou sera-t-il un moyen de libération et de ______ entre les hommes ? Parce qu’il met en cause toutes les facettes de la vie sociale, l’ordinateur pose un problème de ______.

complétez, d’après le texte, la fiche de synthèse suivante :

1. Thème de l’article :...................................................................................................
2. L’essentiel du développement des ordinateurs se trouve :
- dans les centres de calcul des entreprises ;
- dans la diffusion des ordinateurs individuels et de la micro-informatique.
3. Citez les exemples d’applications de l’informatique dans la vie quotidienne.
4 Quelles modifications l’ordinateur peut-il apporter dans notre vie ?

Citez vos exemples d’applications de l’informatique dans la vie quotidienne et exprimez librement votre avis sur les problèmes posés dans le texte .


TEXTES COMPLEMENTAIRES.

Des machines intelligentes

L’intelligence artificielle désigne l’une des branches de la recherche informatique qui vise à automatiser le raisonnement humain, autrement dit à rendre les machines aussi intelligentes que le sont les personnes. Cela est-il possible ? De nombreuses controverses subsistent entre informaticiens à propos de cette question. Certains chercheurs considèrent que, dans l’avenir, rien de ce qui semble aujourd’hui être l’apanage de l’homme ne restera inaccessible à des machines : voir, parler, entendre, dialoguer, comprendre, et pourquoi pas ressentir des émotions ? L’informatique n’en est qu’à ses débuts ; les progrès conjugués du matériel et du logiciel permettront d’atteindre l’objectif principal de l’intelligence artificielle. D’autres chercheurs pensent au contraire que l’intelligence humaine ne peut pas être limitée au fonctionnement d’un cerveau, qu’elle ne se ramène pas à un système de traitement de l’information, que l’intelligence humaine reste par nature inaccessible à des assemblages matériels.
L’état actuel de la technique informatique donne raison aux seconds. Les auteurs de science-fiction préfèrent croire à la thèse des premiers. Ils ont inventé, il y a longtemps déjà, les androïdes, qui sont des robots dotés d’un cerveau électronique empêchant qu’on les distingue des autres hommes, ceux de chair et d’os.
Aujourd’hui, quelques informaticiens travaillent à faire d’un ordinateur le meilleur joueur d’échecs du monde. En 1992, aucun n’est parvenu à détrôner le champion du monde Garry Kasparov (né en 1963), malgré plusieurs tentatives. Etant donné les progrès réguliers des meilleurs logiciels de jeu d’échecs, il faut cependant s’attendre à ce que le meilleur joueur d’échecs humain soit battu par une machine .


L’automatisation et l’emploi

Lorsqu’en 1830 Joseph Marie Jacquard met au point son métier à tisser programmable par cartes perforées, il ne soupçonne pas que son invention sera à l’origine de l’une des plus importantes révoltes ouvrières du XIXe siècle. Un seul métier Jacquard supprime en effet cinq emplois d’ouvriers du textile, ce qui provoque la célèbre colère du canuts lyonnais en novembre 1831.
Aujourd’hui, ordinateurs et robots industriels remplissent des tâches qui étaient autrefois réalisées par des personnes. Doivent-ils être alors considérés comme responsables du chômage ? Lorsqu’on leur reproche de supprimer des emplois, les fabricants d’ordinateurs répondent souvent que, bien loin de supprimer des emplois, ils en créent, précisément dans l’industrie informatique, en pleine expansion depuis les derniers temps.
Pour offrir des emplois, les entreprises doivent être prospères ; pour être prospères, elles doivent s’appuyer sur des techniques modernes, l’informatique, les ordinateurs. Trouver un point d’équilibre entre ces deux tensions contradictoires est l’un des défis posés aux sociétés industrielles.

L’informatique et l’éthique

L’informatique menace-t-elle les libertés individuelles ? En France, la loi Informatique et Libertés, votée en 1978, s’attache principalement à contrôler la constitution des fichiers informatisés de personnes. La loi garantit à toute personne « le droit de connaître et de contester les informations et les renseignements utilisés dans les traitements automatisés dont les résultats lui sont opposés ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés veille depuis cette date au respect de la loi.

Pirates et virus

Il existe deux sortes de pirates. Les uns sont de jeunes informaticiens chevronnés ; ils utilisent les réseaux de télécommunication pour dialoguer avec les grands ordinateurs centraux des entreprises et des administrations. En déployant des trésors d’ingéniosité, ces pirates modernes parviennent, sans violence et depuis leur chambre, à forcer les protections de ces puissants systèmes et à modifier certaines données dans des zones sensibles de la mémoire de l’ordinateur. De telles intrusions peuvent se révéler très graves et très dangereuses ; c’est pourquoi les grands systèmes informatiques, ceux des banques ou des forces militaires par exemple, sont aujourd’hui protégés de telle façon qu’ils peuvent être considérés comme inviolables.
Une forme beaucoup plus bénigne et répandue de piratage s’est développée avec l’apparition de la micro-informatique. Les logiciels les plus courants sur ces machines, traitements de texte, gestionnaires de bases de données, sont souvent coûteux. Malgré les protections que les éditeurs installent sur leurs disquettes, il demeure possible de réaliser des copies illicites d’un logiciel et d’être en mesure d’en distribuer des copies gratuites. L’utilisation de copies non autorisées de logiciels contrevient à la loi sur la protection des auteurs. Elle est passible d’amendes importantes et même d’emprisonnement. Malgré cela, les logiciels piratés en circulation restent très nombreux.
Les virus ont fait leur apparition vers le milieu des années 80. Il s’agit de programmes non détectables qui se logent sur le disque dur des micro-ordinateurs et y provoquent diverses catastrophes, la pire d’entre elles étant l’effaçable de toutes les données enregistrées. Les virus sont l’œuvre d’informaticiens dont le seul objectif est de vouloir jouer un mauvais tour à leurs contemporains. Pour lutter contre les virus, les informaticiens ont créé des programmes vaccins, qui repèrent les virus et les éliminent par simple effacement. L’apparition des virus a contribué à réduire la pratique du piratage : les virus se transmettent en effet par les copies de logiciels piratés. Indirectement, les virus contribuent donc à la moralisation des pratiques de la micro-informatique.



6. CODAGE INFORMATIQUE

Le domaine de l’informatique est celui du traitement automatique de l’information. Les circuits intégrés qui forment le cœur des ordinateurs sont des dispositifs électriques, et l’information qu’ils traitent est de ce fait formée de signaux électriques. Ces signaux ont l’avantage de pouvoir être facilement identifiés, séparés et reproduits . En revanche, ils présentent à première vue l’inconvénient d’être pauvres : l’électricité est le règne du tout ou rien, le courant passe ou ne passe pas ; il n’y a que deux possibilités, deux positions, deux cas.
A l’intérieur des circuits électroniques, les calculs s’exécutent à l’aide d’un codage très particulier. Il s’agit du système binaire, qui n’utilise que deux chiffres, 0 et 1. Toute l’électronique est fondée sur un système d’impulsions électriques : si le courant passe, le code est 1, s’il ne passe pas, le code est 0. Les informaticiens appellent « bit » (binary digit) l’unité élémentaire d’information, qui ne prend que deux valeurs, zéro ou un. Les multiples du bit sont des puissances de 2. Le plus courant est l’octet, qui équivaut à 8 bits, le nombre 8 étant égal à 2x2x2.
Les nombres au-delà de 1 sont construits par suite de 0 et 1. Par exemple, dans le système binaire , le nombre qui s’écrit 110100 est le code du nombre que nous avons l’habitude d’écrire 52 dans notre système habituel de numération, le système décimal.
A partir du système binaire, les ordinateurs sont capables de coder bien d’autres choses que les nombres. Un texte, par exemple, est a priori composé de lettres et de signes de ponctuation. On peut choisir de coder chacun de ces signes par un nombre. De cette façon, un mot, un texte, un livre deviennent une suite de nombres. Ils peuvent être traités par un ordinateur.
Les textes ne sont pas les seuls types d’informations à pouvoir être codés par une suite de 0 et 1. C’est également le cas des informations graphiques et sonores.
Pour être numérisée, c’est-à-dire codée par une suite de nombres, une image doit préalablement être décomposée suivant un quadrillage très fin. Chaque case devient alors une unité d’information, appelée, dans le cas d’une image numérique, un « pixel » (picture element). Marquée d’un 1, elle est pleine, noire ; marquée d’un zéro, elle est vide, blanche. Le codage des couleurs est fondé sur la synthèse des couleurs à l’aide de trois couleurs de base (rouge, vert, bleu). Il suffit pour chaque pixel que soit indiquée la proportion de chacune des couleurs de base. Les images numérisées renouent ainsi avec la très ancienne tradition des mosaïques.
Les sons n’échappent pas au phénomène de numérisation, appelé également « digitalisation », par référence au mot anglais digit, « chiffre ». Pour être numérisé, un son doit être décomposé en fréquences sonores par un procédé d’échantillonnage. Des circuits intégrés spécialisés réalisent les opérations de codage et de décodage à très grande vitesse.
L’utilisation du son numérique présente à l’enregistrement, comme à la reproduction, de très grands avantages, qualifiées d’analogiques, comme le disque microsillon. Le disque compact audio à lecture laser est le support idéal pour la musique digitalisée.

EXERCICES.

Ï% 1. Dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Un ordinateur est fait de circuits électroniques assemblés en grand nombre dans des armoires métalliques.
Quand l information peut prendre de différentes valeurs, elle est alors dite binaire.
L ordinateur ne sait que manipuler des données en binaire.
Les nombres sont représentés dans la machine par la combinaison de 10 chiffres (de 0 à 9).
L unité élémentaire de la mesure d information est l octet.

Ï% 2. Complétez avec des éléments manquants.
octet, ordinateur, 1 kilobit, bit

______ : unité d’information contenue dans le choix entre oui et non.
______ : 1 024 bits.
______ : unité d’information correspondant à une lettre ou à un chiffre et égale à 8 bits.
______ : machine automatique de traitement de l’information permettant de conserver, d’élaborer et de restituer des données.

Ï% 3. Choisissez la bonne réponse.

1. Pour être numérisée, une image doit préalablement être dégradée/ décomposée suivant une quadrillage très fin.
2. Dans le cas d une image numérique, chaque case devient une unité d information appelée un « bit » / « pixel ».
3. Le codage des couleurs est fondé sur la synthèse des nombres / couleurs .
4. Pour être numérisé, un son doit être décomposé en fréquences sonores par un procédé d échantillonnage / étalonnage.

Ï% 4. Recherchez et classez tous les mots appartenant au thème du codage informatique.

NomsVerbesAdjectifs/participesdigitalisation
Ï% 5. Voici les réponses. Quelles sont les questions ?

1. Le système binaire. 2. Un bit. 3. Zéro ou un. 4. Les informations graphiques et sonores. 5. A l aide de trois couleurs de base. 6. Suivant un quadrillage très fin.

Ï% 6. L homme et l ordinateur traitent l information de différentes façons.

a) Comparez les possibilités de l homme et de l ordinateur.

Les charges informationnelles subies par le cerveau humain font boule de neige. Cependant, il n’est en mesure que de percevoir un volume déterminé d’information : près d’un milliard de bits pendant toute une vie ( ici, un bit désigne une unité d’information nouvelle pour l’homme). La vitesse de l’introduction de l’information dans la mémoire humaine est aussi strictement limitée : un bit par seconde. Bref, des barrières purement physiologiques compliquent l’existence de l’homme parmi les vitesses et les rythmes du monde moderne. Or, ce n’est pas tout. Si avant, un homme qui travaillait dans la sphère intellectuelle devait savoir s’orienter uniquement dans son domaine, actuellement, il est obligé de puiser près de 40% de l’information nécessaire des domaines limitrophes du savoir. C’est là que surgit non seulement le problème de la quantité d’informations, mais aussi et surtout celui du choix. C’est le problème du choix qui constitue le problème n° 1 des charges informationnelles. C’est ce problème-ci que résolvent les « aides intellectuels de l’homme » : les systèmes de recherche d’information et les systèmes logiques de notre « civilisation » d’ordinateurs.

Complétez le texte suivant avec ordinateur, homme, machine, opérateur, computer.

Il y a des domaines dans lesquels l’ ______ n’est pas encore en mesure de remplacer l’ ______ : la vie sociale, les contacts intellectuels, la prise de décision si l’information nécessaire est incomplète, etc. D’autre part, il existe un certain nombre d’opérations accessibles seulement à l’ ______ : la solution de tâches de calcul importantes en un temps minimum et dans des conditions inadmissibles pour l’ ______, le modelage de certaines fonctions intellectuelles, etc.
Enfin, on connaît beaucoup de systèmes homme/ordinateur dans lesquels un ______ contacte la ______ en corrigeant ses actes. Ce sont les systèmes automatiques de gestion, ceux de recherche d’information et logiques.
Le ______ constituera toujours un moyen puissant, mais seulement auxiliaire. Bien plus il faut craindre plutôt une utilisation insuffisamment efficace des ______.
Les torrents des informations industrielles, commerciales, économiques et sociales gonflent à une vitesse supersonique. Sans apprendre aux ______ à traiter ces montagnes d’informations, l’ ______ ne saura exercer efficacement ses activités productrices.

L’ordinateur ne devient-il pas peu à peu le rival de l’homme en l’évinçant de plus en plus de différentes sphères d’activité ?
Donnez votre avis et justifiez-le.



7. L’ARCHITECHTURE D’UN MICRO-ORDINATEUR

Un micro-ordinateur est un ordinateur dont le fonctionnement est organisé autour d’un microprocesseur, un unique circuit intégré capable de contrôler l’ensemble des fonctions principales de l’ordinateur comme le calcul et la gestion de la mémoire.
Comme toute autre machine, un micro-ordinateur est d’abord un «tas de ferraille ». Les Américains parlent de hardware (« quincaillerie »). Le matériel informatique est composé de circuits intégrés, parmi lesquels le microprocesseur joue le rôle principal, celui d’un chef d’orchestre. Il commande à d’autres circuits électroniques, qui lui sont reliés par des fils électriques appelés bus et, par l’intermédiaire de ces circuits, à d’autres machines appelées périphériques.
  Au microprocesseur contenu dans l’unité centrale sont connectés plusieurs circuits spécialisés :
les circuits mémoire;
les circuits d’interface.
Les circuit d’interface assurent la communication entre le microprocesseur et les périphériques. L’unité centrale d’un micro-ordinateur comprend l’ensemble des circuits électroniques, un disque dur, un lecteur de disque, un lecteur de disquettes.
On distingue les périphériques d’entrée, qui permettent aux utilisateurs de fournir des informations à la machine (par le clavier, par exemple), et les périphériques de sortie, qui permettent aux utilisateurs de prendre connaissance des informations traitées par la machine ( grâce à l’écran ou à l’imprimante).
Les mémoires d’un micro-ordinateur sont des dispositifs matériels qui permettent de conserver, avec ou sans alimentation électrique, des informations codées. On distingue trois types de mémoire : deux types de mémoire interne, qui sont la mémoire vive et la mémoire morte, et une mémoire externe, appelée également mémoire de masse.
- La mémoire vive correspond à la quantité maximale d’informations que la machine peut traiter lorsqu’elle est sous tension électrique (MEV - en anglais RAM : Random access memory) . Le contenu de la mémoire peut être modifié autant que nécessaire par l’utilisateur.
- La mémoire morte (MEM - en anglais ROM : Read only memory) contient des informations enregistrées une fois pour toutes et qui sont nécessaires au microprocesseur.
- La mémoire de masse est une mémoire externe. Comme la mémoire vive, elle peut être modifiée librement par l’utilisateur ( sauf dans le cas du CD-ROM), mais, comme la mémoire morte, elle est conservée, même sans alimentation électrique. Son rôle est de stocker les informations que l’utilisateur souhaite conserver, soit pour s’en servir plus tard sur la même machine, soit pour les transporter sur une autre machine. Physiquement, une mémoire de masse peut prendre plusieurs formes : disquette, disque dur, CD-ROM.




EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le processeur du micro-ordinateur se loge dans un seul circuit intégré, autrement dit sur une seule puce de silicium.
Le disque dur est relié au moniteur par un fil.
Le clavier permet aux utilisateurs de prendre connaissance des informations traitées par la machine.
Le moniteur et l’imprimante sont des périphériques d’entrée, qui permettent aux utilisateurs de fournir des informations à la machine.
L’unité centrale contient le microprocesseur et la mémoire vive.

Ï% 2. Complétez le texte avec les éléments qui manquent, donnés ci-dessous.

1. des lecteurs-enregistreurs 4. une liaison téléphonique 7. l organe de sortie
2. le microprocesseur 5. vive 8. une mémoire
3. un clavier 6. un système d exploitation 9. informaticien

De très faible encombrement, le micro-ordinateur tient sur une table, et il n’est point besoin d’être ______ pour l’utiliser, d’où son surnom d’ordinateur individuel.
Sur le plan matériel certains éléments se retrouvent dans la plupart des micro-ordinateurs :
- ______, qui est l’ organe d’entrée c’est-à-dire l’organe par lequel l’utilisateur communique avec la machine ;
- un écran, qui est ______ c’est-à-dire l’organe par lequel la machine communique avec l’utilisateur ;
- une unité centrale contenant ______ et la mémoire ______.
De façon facultative et selon les besoins de l’utilisateur on peut avoir également :
______ plus importante ;
______ de disquettes ;
une imprimante légère ;
______ pour les besoins de la télématique.
Sur le plan logiciel : dans tous les cas on trouvera  ______ et un langage.

Ï% 3. Complétez les phrases à l aide des mots suivants :

ordinateur  sauvegarder  informatique  programme  disquette  imprimante  traitement

Victor est écrivain. Il n aime pas beaucoup les machines, il était contre ______ mais il vient quand même d acheter un ______, un ______ de ______ de texte et une ______. Mais la première fois qu il a utilisé tout cela, il a oublié de ______ son travail sur ______ et il a tout perdu.
Conclusion : il est toujours contre l informatique.
Ï% 4. Voici, d’après une publicité d’I.B.M., les raisons qui poussent certaines personnes à se procurer un micro-ordinateur.
Restituez à chaque personne la raison invoquée.

QUI ?POUR QUOI FAIRE ?1. l’opticien
2. l’horloger
3. le marchand de
chaussures
4. le cinéaste
5. l’étudiant
6. le loueur de voitures
7. l’électricien
8. la transporteur
9. le banquier
10. l’épicier
a. pour suivre les articles qui marchent
b. pour améliorer le niveau de ses connaissances
c. pour vérifier si mes ventes augmentent à vue d’œil

d. pour établir les additions de mes clients
e. pour vivre avec son temps
f. pour voir plus clair dans ses affaires
g. pour faire fructifier l’épargne
h. pour calculer le kilométrage illimité
i. pour tourner au moindre coût
j. pour planifier ses chargements

Ï% 5. a) Lisez le texte et soulignez tous les termes positifs du texte.

Une fois programmé, un système informatique permet :
- de stocker sous très peu de volume et à moindre coût par rapport au papier une masse importante d informations, d’archives, avec la possibilité de retrouver et d’extraire immédiatement les données souhaitées ;
- d’éviter à l’homme un certain nombre de tâches pénibles, dangereux, répétitives, en pilotant par ordinateur les machines chargées de les effectuer (par exemple : robot de peinture, manipulation de produits toxiques) ;
- d’obtenir, dans un temps très court, la réponse à un problème donné (devis, connaissance du délai de livraison, études, fabrication, etc.), indispensable pour la compétitivité d’une entreprise ou la qualité d’un service ;
- d’aider à concevoir un produit et à stimuler sa fabrication avant de l’expérimenter en maquette ou en grandeur réelle ;
- à partir d’un programme initial, de modifier des paramètres et d’obtenir rapidement le nouveau résultat ;
- de mieux diffuser les informations qui circulent plus vite, plus loin et sans déformation ;
- de faire rapidement et avec fiabilité d’exécution des calculs très importants ;
- de résoudre un problème technique ou économique à distance, dans de très bref délais, et au rythme souhaité.

b) Que pensez-vous de l’informatisation ?

1. Vous admettez que cette nouvelle technologie présente des avantages. Parlez-en.
2. Néanmoins, vous avez quelques restrictions à faire. Faites-en.
8. DISQUETTE, DISQUE DUR, CD-ROM,
AUTRES PERIPHERIQUES

Les disquettes sont des disques minces et souples fabriqués dans une matière magnétisable parcourue de pistes concentriques. Suivant leur orientation, les particules magnétisées, réparties régulièrement le long des pistes, enregistrent une information élémentaire, zéro et un. Les plus répandues des disquettes ont un diamètre de 3 pouces et demi (équivalent de 8,9 cm) ; elles peuvent contenir entre 500 et 1 400 kilo-octets. Pour enregistrer et lire des informations sur une disquette, il faut la glisser dans un lecteur spécialisé, en général intégré à l’unité centrale.
Le disque dur est lui aussi intégré à l’unité centrale. Mais il n’est pas possible de le sortir du micro-ordinateur comme on peut le faire avec une disquette. En revanche, la capacité d’un disque dur, plusieurs dizaines de méga-octets, est de 10 à 1000 fois supérieure à celle d’une disquette.
Le CD-ROM (de l’anglais, Compact disc Read Only Memory, « disque compact à mémoire morte ») est un support de mémoire de masse récent. Il se signale par une capacité, très importante, de 500 méga-octets. Physiquement, le CD-ROM ressemble beaucoup au CD audio. L’un et l’autre utilisent la technique du rayon laser, un rayon de lumière cohérente capable de distinguer les minuscules cuvettes creusées sur la surface du disque et qui permettent au lecteur de reconstituer les informations codées. Mais les informations stockées sur un CD-ROM ne peuvent pas être modifiées ; il s’agit donc d’une mémoire morte.
D’autres périphériques peuvent être connectés à l’unité centrale d’un micro-ordinateur. Voici les plus courants.
- Le clavier permet à l’utilisateur du micro-ordinateur de saisir des caractères qui constituent l’information que la machine stocke dans sa mémoire.
- Le souris permet de façon très naturelle de désigner et de pointer des zones sur l’écran. Popularisée par le Macintosh d’Apple en 1984, la souris est devenue un périphérique très répandu.
- L’écran, noir et blanc ou couleurs, matérialise les actions de l’utilisateur et les interactions avec l’unité centrale. Il permet de visualiser les informations introduites dans l’ordinateur, ainsi que les résultats des opérations effectuées par l’unité centrale.
- L’imprimante permet d’obtenir textes et dessins sur papier. Il existe deux catégories d’imprimantes. Les imprimantes à impact, qui sont bon marché, lentes et bruyantes, avec une qualité d’impression médiocre. Les imprimantes laser, qui donnent, beaucoup plus vite, des documents de très bonne qualité ; cependant, elles coûtent plus cher que les imprimantes à impact.






EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

La disquette correspond à la mémoire permanente de l ordinateur.
Pour lire des informations sur un disque dur, il faut l introduire dans un lecteur spécialisé.
On saisit le texte et on l enregistre, puis on l imprime.
Stocker des données = imprimer des données.
Le curseur se déplace sur l écran grâce à la souris.
Pour sauvegarder les documents importants il faut les copier sur une disquette.

Ï% 2. Associez les antonymes.

On branche l ordinateur. a) On efface le texte.
On allume l’ordinateur. b) On ferme le fichier.
On met une disquette dans l’ordinateur. c) On débranche l’ordinateur.
On saisit le texte. d) On retire la disquette.
On ouvre un fichier. e) On éteint l’ordinateur.

Ï% 3. Mettez les phrases suivantes dans un ordre logique en les numérotant de 1 à 7.

Maxime imprime son document.
Maxime débranche l ordinateur.
Maxime allume l ordinateur.
Maxime saisit le texte.
Maxime branche l ordinateur.
Maxime éteint l ordinateur.
Maxime sauvegarde son document.

Ï% 4. Choisissez les termes possibles.

Cet ordinateur est fiable / informatique / compatible / opérationnel.
Je peux saisir / transmettre / conduire / introduire / accéder / régler des données.
Ce nouvel appareil est une régression / une découverte / une révolution / en état de marche / une expérimentation.
Ce service administratif est équipé / expérimenté / informatisé / modernisé / piraté / robotisé / réglé.
On branche / introduit / allume / saisit / copie l’ordinateur.
 Les employés doivent apprendre à se servir / saisir / stocker / effacer / cliquer / connecter des données.


Ï% 5. a) Lisez et traduisez les phrases ci-dessous.

L outil informatique permet d introduire, de saisir, de stocker des infos ; l introduction, la saisie, le stockage permettent d établir par exemple une base de données. On peut aussi se brancher sur un réseau ou consulter une banque de données.
L’unité centrale contient ce qui fait fonctionner l’ordinateur (le système, la mémoire) et le périphérique constitue le complément de l’ordinateur (une imprimante, une disquette, un scanner, un CD-ROM ...). Si les ordinateurs sont compatibles, s’il y a compatibilité, ils peuvent être connectés les uns aux autres, la connexion est possible.
Grâce à la configuration de l’ordinateur, on peut imprimer des textes sur toutes les imprimantes de l’entreprise.
Depuis des années, des pirates copient illégalement des logiciels (ils piratent des programmes) : le piratage informatique est interdit.

b) Recherchez et classez tous les mots appartenant au thème de la micro- informatique.

NomsVerbesAdjectifs/participesSaisir
Ï% 6. Complétez les phrases suivantes avec les termes relatifs aux différentes parties du micro-ordinateur.

1. Si vous voulez éditer les données traitées par l ordinateur, vous devez disposer d ______ .
2. Grâce à ______ vous pourrez visualiser les informations introduites dans l’ordinateur.
3. Sans ______vous ne pouvez pas avoir sur papier de trace écrite des résultats du traitement.
4. Avec l’ensemble des ______ il est possible de communiquer avec l’unité central .
5. ______ servent à enregistrer et à stocker des données.
6. Avec ______ j’indique à l’unité centrale quelles opérations elle doit faire.
7. ______ interprète les ordres et réalise les opérations demandées.
8. ______ affiche les données tapées au clavier.

Ï% 7. Décrivez les fonctions des différentes parties de l ordinateur : l unité centrale ; le clavier ; les disques, les disquettes ; le logiciel ; l écran ; la souris ; l imprimante ; le scanner, les haut-parleurs en employant les expressions
il sert à ... , il permet de ..., il joue le rôle de ..., il est nécessaire à..., etc. 

9. MICRO-INFORMATIQUE ET TELECOMMUNICATIONS

Il est aujourd’hui devenu très simple de faire communiquer deux micro-ordinateurs éloignés en faisant transiter les informations par le réseau téléphonique. Pour réaliser cette communication, chaque micro-ordinateur doit être équipé d’un MODEM (modulateur-démodulateur), qui assure la conversion entre les signaux compatibles avec les systèmes informatiques (signaux numériques ou digitaux) et ceux compatibles avec le réseau téléphonique (signaux analogiques ou modulés, de même nature que la voix.
La télématique désigne les techniques d’échange de données entre ordinateurs par le réseau téléphonique. Cet échange concerne aussi bien les micro-ordinateurs que les gros ordinateurs centraux. En France, l’administration des télécommunications propose depuis des années 80 les services d’un vaste réseau télématique. Plusieurs milliers de foyers sont équipés du célèbre Minitel, qui permet de communiquer très simplement de chez soi avec de gros ordinateurs. L’un d’entre eux contient toutes les données concernant les abonnés français au téléphone ; c’est l’annuaire électronique, très utile pour rechercher un numéro. Des centaines d’autres services existent sur Minitel, depuis les plus sérieux, pour les entreprises, jusqu’aux jeux pour enfants ou aux messageries pour adultes. Cependant, tous les utilisateurs doivent prendre garde aux dépenses occasionnées par l’occupation de la ligne téléphonique ; elles sont proportionnelles au temps de connexion...
Isolé, un micro-ordinateur reste limité par sa capacité de stockage interne. Une fois intégré dans un réseau, il peut utiliser des données stockées dans des mémoires plus importantes, et communiquer avec d’autres micro-ordinateurs. Dans de nombreuses entreprises, des « réseaux locaux » relient plusieurs machines grâce à des câbles et des boîtiers de communication. On peut ainsi mettre en commun des informations (fichiers clients, compatibilité, notes internes...).
Mais c’est avec le développement du réseau Internet, à partir du milieu des années 1990, que les micro-ordinateurs sont vraiment devenus communicants. Via le réseau téléphonique, ils peuvent dialoguer instantanément avec n’importe quel autre micro-ordinateur sur la planète, et consulter des centres serveurs abritant des bases de données, des images, des informations... Les applications de ce système sont nombreuses. Il ouvre la voie au travail à distance (télétravail), grâce à la facilité d’échange des données. Il tend à réduire la quantité de données stockées sur des disques durs : si celles-ci sont disponibles facilement sur le réseau, pourquoi s’en encombrer ? L’utilisation d’Internet apporte de nouvelles fonctions aux micro-ordinateurs, comme le courrier électronique (l’e-mail), ou plus récemment les jeux en réseau et les visioconférences.
Le fax (la télécopie) est une autre application très populaire de la télématique. Il permet d’échanger des images par le réseau téléphonique. Toutes les entreprises en sont équipées et s’en servent pour transmettre le courrier urgent, en particulier aux correspondants étrangers. L’appareil qui envoie l’image la transforme en une série d’informations élémentaires numériques que la machine réceptrice décode afin de reconstituer l’image de départ.

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

1. Grâce au développement des réseaux, le micro-ordinateur peut communiquer avec ses homologues du monde entier.
2. Pour réaliser la communication par le réseau téléphonique, chaque micro-ordinateur doit être équipé d’un scanner.
3. Le télétraitement est l’utilisation de l’ordinateur à distance.
4. La transmission des données (texte, image, etc.), des fichiers d’un ordinateur à un autre se fait grâce au modem par l’intermédiaire du téléphone.
5. L’ordinateur, les nouveaux téléphones et le réseau Internet ont produit d’immenses possibilités de stockage et de circulation de l’information. C’est pourquoi, demain, des activités quotidiennes comme faire ses courses, emprunter un livre à la bibliothèque, aller au cinéma deviendront inutiles.

Ï% 2. L article suivant présente Chapitre.com, une librairie en ligne. Lisez-le.
A votre avis, quels sont les avantages de Chapitre.com par rapport à une librairie traditionnelle ? Voyez-vous des inconvénients ?

Une librairie aux rayons infinis

Avec 400 000 livres neufs dans son catalogue, Chapitre.com propose l’ensemble des livres neufs distribués en France. Grâce à un réseau de 115 librairies partenaires, Chapitre.com propose également un catalogue de 800 000 ouvrages anciens ou épuisés : nul besoin de courir les bouquinistes pour trouver une édition rare.

Ï% 3. Lisez le texte « La commande ». A votre avis, quel est le meilleur moyen de passer commande ? De quel type de document s agit-il (à droite) ?

La commande
Ï% Le client peut passer commande :
- par téléphone ;
- par lettre ;
- en remplissant un formulaire : le bon de commande.
Ï% Il peut envoyer la lettre ou le bon de commande par la poste, par télécopie (fax) ou par courrier électronique (e-mail).
Ï% L accusé de réception de la commande est un document par lequel le fournisseur confirme qu il a bien reçu la commande. chaPitre.com
21, rue de l’Echiquier
75010 PARIS Nom et adresse
du client :
Moyens de paiement ................................
................................ 
l chèque ................................
l carte bancaire ................................
l espèces

Désignation Prix unitaire Qté Prix total

Sous-total
Emballage
Port
TOTALÏ% 4. Après avoir lu l extrait de l interview de Joël de Rosnay, reconstituez l ordre chronologique des opérations effectuées par ce dernier et par sa secrétaire, en complétant le schéma suivant avec les mentions appropriées.

Joël de Rosnay ; J’étais aux Etats-Unis pour négocier la location d’un certain nombre d’expositions itinérantes. J’avais besoin de rédiger trois lettres sur place pour des personnes qui voulaient une documentation et une offre précise signée. J’ai tapé ces trois lettres sur mon micro-ordinateur portable. Je les ai envoyées à ma secrétaire à Paris par la messagerie électronique. Ma secrétaire a repris les textes par le Windows, a rajouté les éléments qui me manquaient, a tiré les lettres sur imprimante laser avec le papier à en tête de mon entreprise et le les a retransmises par un excellent fax. J’ai signé et donné les documents sur place à mes interlocuteurs. Cela a pris environ une heure.

1
Nécessité de rédiger trois lettres sur place342

5986
9







10. LOGICIELS

L’ensemble des programmes dont on dispose sur un ordinateur constitue le logiciel (software en américain). Il existe deux sortes de logiciels : les logiciels d’application qui sont des programmes décomposant les opérations à réaliser pour traiter le problème que l’utilisateur veut résoudre (facturation, paie du personnel, calcul de trajectoire d’un missile) et le système d’exploitation, qui est constitué par l’ensemble des programmes destinés à faire fonctionner la machine.
Trois types de logiciels ont assuré le succès de la micro-informatique dans les milieux professionnels depuis son origine.
Le traitement de texte, comme son nom indique, est un outil de production de textes. Sa diffusion sur micro-ordinateur a condamné la machine à écrire. L’avantage du traitement de texte tient principalement aux fonctions de correction : remplacer un caractère par un autre, supprimer ou déplacer un morceau de texte, insérer une lettre, un mot, une phrase. Toute modification, toute correction dans un texte, quelle que soit sa longueur, ne demande plus que quelques minutes.
Depuis peu, les traitements de texte sont accompagnés de correcteurs orthographiques qui repèrent la plupart des fautes d’usage.
Le tableur est un outil de calcul qui fait le bonheur des comptables. Son principe est simple. Les nombres sont inscrits dans les cases d’un tableau ainsi que les opérations à réaliser entre les nombres contenus dans les cases.
Le tableau est de très grande dimension. L’avantage du tableur est semblable à celui du traitement de texte ; il est possible de modifier un nombre, par exemple un prix unitaire, et d’obtenir que tous les nombres du tableau qui dépendent de ce prix unitaire soient automatiquement recalculés.
Les gestionnaires de bases de données sont indispensables pour gérer un nombre important de données dans un même domaine, par exemple les adresses des clients d’une entreprise ou les livres d’une bibliothèque.
Les applications de l’informatique ne se limitent pas au traitement des textes et des nombres. Il faut y ajouter ces autres formes de support d’information que sont les images et les sons, musique aussi bien que parole. De plus, les ordinateurs ne sont réservés ni aux informaticiens ni aux usages professionnels. Il existe de nombreux logiciels de jeu, d’apprentissage et de création.
Le système de codage de l’information des micro-ordinateurs les rend capables d’afficher sur leurs écrans des images d’une grande finesse de trait et d’une grande richesse de couleurs.
Des logiciels et des périphériques spécialisés ont été créés pour permettre à ceux qui souhaitent produire des images de profiter des capacités des ordinateurs. Il existe des logiciels appelés éditeurs graphiques, qui sont au dessin ce que le traitement de texte est à l’écriture. Avec ces logiciels, il est possible de corriger un tracé, de modifier une couleur, de déplacer un morceau de dessin avec beaucoup de facilité.
Les graphistes professionnels travaillent sur des machines très puissantes ; armés de pinceaux et de crayons électroniques, ils tracent leurs dessins sur des tablettes graphiques. Ce sont eux qui réalisent ces fameuses images de synthèse qui envahissent les écrans de télévision et les studios de cinéma pour la réalisation des effets spéciaux.
Pour les musiciens, professionnels ou amateurs, avec l’éditeur musical, le microprocesseur est capable d’adresser au haut-parleur des impulsions très précises qui réalisent un son de synthèse. On sait parfaitement restituer la voix humaine – les ordinateurs parlent -, aussi bien que les timbres de tous les instruments de musique. L’informatique a ouvert le règne de la lutherie électronique... Un appareil appelé synthétiseur regroupe toutes ces fonctions sous un seul clavier.
Les ordinateurs ont été très tôt utilisés pour l’enseignement, aussi bien des adultes que des enfants. Aujourd’hui, tous les établissements scolaires, depuis l’école primaire jusqu’à l’université, sont équipés de micro-ordinateurs. Grâce à eux, les jeunes peuvent s’initier à l’informatique, mais également apprendre avec des logiciels spécialisés, appelés didacticiels, les mathématiques, l’accord du participe passé ou la langue anglaise.
Pour les adultes, l’ordinateur peut se révéler un puissant outil de formation. Pour apprendre à taper à la machine, rien ne vaut de s’exercer avec un logiciel patient qui corrige et surveille les progrès. Mais on peut également apprendre à piloter un avion avec les simulateurs de vol. Les pilotes d’Airbus suivent un cycle de formation sur un simulateur très sophistiqué qui comprend une cabine de pilotage et projette des images de synthèse très réalistes sur écran. La possibilité de simuler de multiples incidents techniques concourt à améliorer la qualité de la formation des pilotes, sans danger et sans frais.
Les ordinateurs sont enfin de formidables machines de jeu. C’est sans doute dans ce domaine que le nombre de logiciels est le plus important. Depuis le premier jeu électronique appelé Pong et qui consistait à faire rebondir une balle contre un mur, les progrès des concepteurs – et des joueurs – ont été rapides. Entre les jeux d’arcades qui font surtout appel aux réflexes, les jeux de rôle qui mobilisent l imagination et les jeux d échecs qui stimulent l intelligence, il y en a pour tous les goûts...


EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le matériel informatique composé de circuits intégrés constitue le logiciel.
Le tableur séduit les managers parce qu’il permet d’effectuer des calculs sur des rangées de nombres.
Le traitement de textes représente une unique application de la micro-informatique.
L’éditeur graphique est un outil de correction orthographique.
Le nombre de logiciels développés dans les domaines les plus variés est tel qu’on peut, aujourd’hui, utiliser l’informatique sans être informaticien.

Ï% 2. Trouvez dans le texte ci-dessous les applications des micro-ordinateurs qui n ont pas été mentionnées dans le texte 10. « Logiciels ».

Aujourd hui, la micro-informatique n est pas seulement un phénomène réservé à des applications domestiques et ludiques, mais bel et bien un outil à l’usage de professionnels, gage d’une productivité accrue.
Les tableurs représentent une grosse partie des logiciels pour micro-ordinateurs. Ils ont évolué et sont devenus, pour certains, de véritables outils d’aide à la décision, en permettant de réaliser des modèles financiers ou comptables et d’en simuler les résultats, tout en étant dotés de fonctions de traitement de textes et de graphiques (histogrammes, camembert...).
Le traitement de texte, lui aussi, représente une grosse partie des applications de la micro-informatique. En offrant des fonctions toujours plus sophistiquées, telles que correction orthographique, affichage et impression de multiples polices de caractères, gestion automatique des coupures de mots en fin de ligne... Mieux : il est désormais possible de mettre en page des documents à l’écran grâce aux logiciels ... de mise en page. La publication assistée par ordinateur (P.A.O.), encore appelée micro-édition, permet ainsi de réaliser propositions commerciales, lettres confidentielles, voire livres, revues et journaux, sans passer par un photocompositeur. De plus en plus prisé de professionnels des arts graphiques, qui ont en outre en leur disposition des logiciels de dessin, le micro-ordinateur a trouvé là un nouveau marché. La conception assistée par ordinateur (C.A.O.), du simple « grapheur » au logiciel de conception architecturale en trois dimensions, fait, elle aussi, une percée de plus en plus importante auprès des utilisateurs.
Mais l un des marchés les plus dynamiques reste celui des jeux, grâce aux possibilités offertes par les nouveaux micro-processeurs : images animées, son stéréo, jeux en réseau...

Ï% 3. Présentez cette innovation d une manière synthétique en utilisant la grille.

Ï% Nom de l innovation et domaine de rechercheÏ% Quelles sont les raisons qui ont conduit à cette innovation ?Ï% Qui fabrique ce nouveau produit ?Ï% En quoi consiste cette innovation ?
Dicter son courrier à un ordinateur et le retrouver mis en page et imprimé quelques secondes plus tard n’est plus en rêve. Le système Tangora d’IBM, commercialisé sous le nom ISSS (IBM Speach Server Series), est ainsi capable de reconnaître n’importe quel mot parmi les 24 000 que comporte son dictionnaire. L’utilisateur doit tout d’abord « enseigner » à l’ordinateur sa prononciation en y enregistrant une centaines de phrases. Dès lors, la machine est capable de distinguer la plupart des homophones, en appliquant, seule, les règles grammaticales de la langue dans laquelle il « travaille ».

Ï% 4. Quatre personnes racontent les différentes étapes de leur création ou de leur invention.

a) Quel(s) verbe(s) vont-elles utiliser pour décrire chacune de ces étapes.

Complétez le tableau ci-dessous avec les verbes ci-contre.

Quels logiciels vont-ils utiliser pour son travail ?

b) Choisissez une situation et rédigez le récit de l inventeur ou du créateur.
l avoir l idée de ... l assembler
l concevoir l confectionner l construire l corriger l essayer l fabriquer l faire des essais l faire ... un brouillon, une maquette, un prototype, un plan l imaginer l mettre au point (faire la mise au point)
l prendre des notes l réaliser les finitions l rédiger l retoucher (faire des retouches)

Exemple : « Quand on m’a proposé la construction de ce centre culturel, j’ai eu l’idée de lui donner la forme d’un livre ouvert... »



L’architecte
Il présente un nouveau centre culturel.L’ingénieur
Il présente un moteur non polluant.La styliste
Elle présente un nouveau style de robe.L’écrivain
Elle parle de son dernier roman.L’idéeLes premières étapes de la réalisationLa réalisationL’amélioration
Ï% 5. Les suffixes -(a)tion, -ment, -age, -ure permettent de construire un nom à partir d un verbe. Ce nom exprime une action ou un état.
Réécrivez les phrases suivantes en transformant les verbes en noms comme dans l exemple.
Exemple : «  1969 : Conception par AmericanTelegraph and Telephone du système d’exploitation Unix.

En 1969 American Telegraph and telephone conçoit le système d’exploitation Unix.
Les IBM PC et leurs copies (on parle de « compatibles ») dominent, avec plus de 90% des ventes à la fin des années 90.
IBM, le premier fournisseur mondial du marché informatique lance son IBM PC en 1981.
Voici quelques exemples d’application des systèmes experts : évaluer un risque d’avalanche ; prévoir la présence d’une nappe de brouillard ; affecter un quai à un train lors de son entrée en gare ; optimiser la circulation urbaine aux heures de pointe ; gérer une portefeuille boursier ; rédiger un appel d’offres administratif...
11. SYSTEMES D’EXPLOITATION

Le système d’exploitation est le cœur des programmes systèmes qui contrôle l’ensemble des mémoires de l’ordinateur et gère des programmes d’application. Il est vendu avec l’ordinateur, il est spécifique de cet ordinateur.
Les quatre grandes fonctions du système d’exploitation sont
la gestion des différents programmes, systèmes et applications qu’il doit enchaîner et synchroniser ;
la gestion des ressources et notamment de la mémoire qu’il doit partager et attribuer aux différents programmes ;
la gestion des entrées-sorties dont il doit cacher la complexité physique aux programmes d’application ;
enfin, la gestion des fichiers, qui sont les ensembles de données partagés entre les utilisateurs.
A cela s’ajoutent toutes les fonctions annexes liées au bon fonctionnement du système : sécurité et confidentialité des données, reprise en cas d’erreur, fonctionnement tolérant aux pannes...
Les systèmes en temps partagé permettent le partage de l’ordinateur entre différents utilisateurs, chacun ayant l’impression, à son poste de travail, que l’ordinateur auquel il est connecté ne travaille que pour lui.
Les systèmes transactionnels permettent à de nombreux utilisateurs de consulter et mettre à jour des informations dans des bases de données et sont utilisés en applications administratives, réservation de places, guichets automatiques bancaires.
Les systèmes en temps réel permettent de surveiller ou piloter des processus externes à l’ordinateur : conduite d’usines, robotisation, commandes de systèmes d’armes, pilotage automatique, etc.
Les systèmes d’exploitation répartis qui sont apparus au début des années 1990 permettent d’optimiser le fonctionnement d’un réseau d’ordinateurs coopérants.
Un constructeur d’ordinateurs se doit aujourd’hui de fournir non seulement le système d’exploitation mais également son environnement, comprenant les sous-systèmes de gestion de fichiers et bases de données, les langages de programmation et leurs traducteurs, le système de gestion d’interface utilisateur, les ateliers de développement de logiciel, les sous-systèmes de gestion des télécommunications.
Les performances, qui se mesurent en MIPS (million d’instructions par seconde), dépendent bien évidemment de la technologie du matériel, mais aussi du système d’exploitation, qui influe fortement sur le débit global. Les systèmes transactionnels se mesurent en TPS (transactions par seconde).
Les progrès en matière de système d’exploitation ont porté sur différents domaines :
- l’exécutif qui gère la machine et dialogue avec l’opérateur ;
- les compilateurs dont la complexité s’est accrue parallèlement à celle des langages évolués utilisés ;
- les utilitaires qui ont automatisé toute une série d’activité répétitives.
 

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le système d exploitation est constitué par l ensemble des programmes destinés à faire fonctionner la machine.
La fonction générale du système d exploitation est de faciliter la réalisation des programmes d’application.
Les systèmes en temps réel permettent le partage de l’ordinateur entre différents utilisateurs.
Les sous-systèmes sont mis au point pour optimiser l’utilisation des ressources lorsque de nombreux usagers utilisent en parallèle un même ordinateur et font appel à des services demandant l’usage des mêmes éléments du système d’exploitation.

Ï% 2. Complétez avec les éléments qui manquent :

les disquettes 5. l utilisateur 9. le disque dur
« MS-DOS » 6. « Windows » 10. la souris
les informations 7. logiciels 11. des fonctions
le  système d exploitation 8. conviviaux

Entre ______ de l’ordinateur et les circuits électroniques qui composent celui-ci et qui traitent ______ numérisées s’intercalent une série de programmes, de ______ organisés en couches successives. L’une des couches les plus basses, celle située le plus près de la machine, s’appelle ______. Ce programme est principalement chargé de lire et d’enregistrer les informations sur ______ ou ______, à la demande de l’utilisateur. Le plus célèbre des système d’exploitation s’ appelle ______. Conçu par la société Microsoft et choisi par IBM pour équiper tous ses micro-ordinateurs, il a assuré la notoriété et la fortune de son créateur, Bill Gates (né en 1955). Le successeur de MS-DOS, beaucoup plus facile à utiliser, s’appelle ______ (« fenêtres »). On dit des systèmes d’exploitation modernes comme Windows ou le système Macintosh qu’ils sont ______, c’est-à-dire faciles et agréables à utiliser : avec ______, on pointe sur des icônes, de petits dessins qui représentent ______ ou des parties de l’ordinateur.

Ï% 3. Voici les réponses. Quelles sont les questions ?

1. Le système d exploitation. 2. Les programmes d application. 3. Les ensembles de données partagées entre les utilisateurs. 4. En temps partagé. 5. Son environnement. 6. En MIPS. 7. Externes à l ordinateur. 8. Au début des années 1990. 9. D optimiser le fonctionnement d un réseau d ordinateurs coopérants.

Ï% 4. Vous allez acheter un bon micro. En suivant les conseils d achat ci-dessous, faites votre récit.
Rédigez votre récit en employant la liste de ce dont vous aurez besoin, face aux catalogues des fabricants et des vépécistes ou chez les revendeurs informatiques.
Forme du boîtier pour un usage familial, choisir un monobloc ; si vous comptez étendre les capacités de l’ordinateur, choisir une tour.
Taille de l’écran : minimum 15 pouces pour toute application. Ne pas hésiter à demander un test de l’écran avant l’achat.
Lecteur de CD-Rom : choisir un modèle quadruple vitesse pour une consultation rapide.
Disque dur : 500 mégaoctets (Mo) minimum pour stocker système d’exploitation, applications et documents.
Haut-parleurs : selon votre préférence, ils peuvent être intégrés ou externes.
Carte audio : nécessaire pour les jeux et les CD-Rom.
Modem : pour des transferts rapides, choisir un 28 800 bits par seconde (bps) avec logiciels fax et Minitel.
Logiciels fournis : vérifier la liste (bureautique, jeux, découverte, etc.).
Processeur : opter pour un Pentium 133, vérifier la possibilité de remplacement ou dévolution.
Mémoire vive : 16 Mo sont nécessaires pour pouvoir faire tourner plusieurs applications en même temps.
Carte graphique : préférer une carte « accélérée sur bus PCI » de préférence 64 bits si l’on utilise des applications graphiques.
Qualité de fabrication : demander l’ouverture du capot pour vérifier le rangement des câbles. Pour éviter des installations ultérieures, on peut souhaiter en standard différentes cartes : décompression MPEG (pour lire des CD vidéo), TV Tuner (pour la TV), acquisition vidéo (pour enregistrer des séquences vidéo), etc.

Ï% 5. Vous avez essayé votre nouveau micro-ordinateur. Rédigez votre récit selon le déroulement suivant (à gauche) avec les expressions à droite.

a. Présentez les raisons pour lesquelles vous entreprenez cette expérience.
b. Présentez le début de votre expérience : les circonstances, ce qui s’est passé avant.
c. Racontez le déroulement de votre expérience : les tentatives (essayer de, tenter de..., s’efforcer de...), les échecs, les réussites.
Parlez des difficultés, des obstacles que vous avez rencontrez.
d. Faites le bilan de votre expérience.
brancher (débrancher) l’ordinateur allumer (éteindre) l’ordinateur
introduire (mettre) un disque
un code d’accès (=un mot de passe)
ouvrir (fermer) un fichier (dossier)
saisir, enregistrer, imprimer un texte
sauvegarder (copier) les documents
se servir des logiciels
consulter les banques de données
saisir, stocker, effacer des données
apprendre le traitement de texte
déplacer le curseur, sélectionner
se connecter (se brancher) au réseau
le logiciel peut avoir un bogue

12. LANGAGES DE PROGRAMMATION

La caractéristique principale des ordinateurs est leur capacité à mémoriser à la fois les données à traiter et le traitement que l’on veut leur faire subir. Cette double faculté permet de décrire une fois pour toutes les traitements à réaliser et de les ranger en mémoire. Il ne reste plus qu’à introduire les données dans la machine pour la voir répéter fidèlement les instructions qui lui ont été fournies.
Il est donc nécessaire de pouvoir décrire les séquences d’opérations envisagées (les programmes). On procède, dans un premier temps, à l’analyse du problème à résoudre et des solutions à apporter en employant des notations qui conduisent à une description indépendante des machines : l’algorithme. On passe ensuite à la programmation proprement dite, qui consiste à adapter un algorithme à une machine donnée. On range sous le nom d’algorithmique la connaissance des algorithmes classiques (solutions connues et éprouvées à des problèmes habituels) et les techniques de conception d’algorithmes.
Cette description se fait à l’aide d’un langage de programmation. On distingue, parmi les langages de haut niveau, les langages spécialisés, conçus pour un domaine particulier : simulation, calcul symbolique, commande numérique, C.F.A.O. (conception et fabrication assistées par ordinateur), et les langages généraux, utilisables pour tout type d’application. Il existe un grand nombre de langages, qui se différencient sur des critères tels que la généralité, la simplicité d’apprentissage, la facilité de lecture et l’existence d’outils d’aide à l’écriture de programmes corrects.
Le langage machine n’utilise que deux valeurs : 0 et 1. Ecrire des instructions en langage machine cela veut dire écrire une suite de nombres en numération binaire. Réaliser les programmes en langage machine serait très long, très difficile et les erreurs seraient nombreuses. En réalité on écrit les programmes dans un langage conventionnel qui doit être ensuite traduit en langage machine. Pour réaliser cette traduction on emploie des programmes appelés compilateurs et interpréteurs.
Un programme est constitué par une suite d’instructions élémentaires, rangées dans des emplacements contigus. Une fois donnée l’adresse de la première instruction, la suite des instructions est parcourue à l’aide du compteur ordinal. Les données sont localisées, lors de l’exécution d’une instruction, par décodage de la partie adresse, qui repère les opérandes à traiter.
Les données sont représentées en mémoire en utilisant des codes (ASCII, DCB...) pour représenter les caractères. Les différences portent sur le nombre de bits utilisés et la disposition des séries de 0 et 1 pour un caractère donné.
Quelques langages : Fortran, destiné au calcul scientifique ; Algol ; Cobol, spécialisé pour la gestion, le traitement de fichiers, l’édition d’états ; APT III pour la commande numérique des machines-outils ; Basic, d’une grande simplicité d’apprentissage ; Pascal, fortement structuré très utilisé pour l’enseignement ; C, langage pour le développement de grands systèmes ; Prolog, premier langage de programmation en logique ; Ada à vocation universelle ; HTML, utilisé pour la description des pages Web ; Java, qui permet de créer des animations sur ces pages.

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le travail de chercheur consiste à découvrir les problèmes, les analyser et décomposer leur résolution en une suite d instructions appelée programme de la machine.
Il existe deux grands modes d’utilisation d’un langage : la compilation et l’interprétation.
La mémoire de l’ordinateur ne contient que les données à traiter.
Les combinaisons de 0 et 1 sont identiques d’un code à l’autre.
Plusieurs méthodologies de programmation ont vu le jour, ayant pour objectif d’assurer une meilleure lisibilité, des techniques de preuve de la correction et une plus grande facilité de maintenance par découpage de module.

Ï% 2. Complétez avec les éléments qui manquent.
Coder - numération binaire - s étendre  bits  circuit électrique  code  sept chiffres - symboles.

Les ordinateurs travaillent avec seulement deux signes, le 0 et le 1, correspondant respectivement à la fermeture et à l’ouverture d’un ______ ______ . Ainsi notre numération décimale familière se traduit-elle en binaire, en ______ (« binary digit » ; toutes les lettres aussi : il suffit de créer un ______ à la manière dont les enfants rédigent des messages secrets. Plusieurs ont été inventés, tous fondés sur la ______ ______, mais la plupart des ordinateurs utilisent un code fondé sur des séquences de ______ ______, ce qui offre 128 combinaisons (27 = 128) : il s’agit de l’American Standard Code for Information Interchange (ASCII). S’il comprend majuscules et minuscules, chiffres et signes de ponctuation ainsi que divers ______ comme le $ (l’ASCII a été conçu par des Américains pour des Américains), ce code néglige en revanche les accents et il ignore les langues écrites en d’autres alphabets ou non alphabétiques. Mais le code peut ______ en montant à 16 bits (216 = 65 536 combinaisons possibles) et même 32 bits (232 = 4 294 967 296 combinaisons).
Unicode, avec des séquences de 16 bits, permet déjà de ______ en bits la plupart des langues de la planète.

Ï% 3. Le tableau compare les codages de trois caractères : A majuscule, a minuscule et 0 (zéro). Quelle est la différence ?

codage DCB codage ASCII codage EBCDIC
A 0110001 0001100 11000001 A n’existe pas 0001110 100000010 1001010 0000011 11111000

Ï% 4. Choisissez la bonne réponse.

Les langues / langages de programmation permettent d écrire les programmes qui seront exécuter par la machine.
On distingue des niveaux de langages suivant leur degré d indépendance / interdépendance par rapport à la machine utilisée.
Le jeu d’instructions dépend / diffère d’une machine à l’autre par la taille des mots utilisés, le nombre d’instructions, le nombre d’opérandes par instruction.
Tout programme devant cependant être implanté / imposé en mémoire sous forme de langage machine, on a inventé des langages s’éloignant du langage machine, mais traduisibles automatiquement.

Ï% 5. Retrouvez la fin des phrases ci-dessous en vous inspirant du texte.

La programmation proprement dite consiste à & & & &
La capacité des ordinateurs à mémoriser à la fois les données à traiter et le traitement que l on veut leur faire subir permet de & & & &
Les données sont représentées en mémoire & & & &
4. Il existe un grand nombre de langages, qui se différencient sur & & & &

Ï% 6. Trouvez dans le texte ci-dessous quatre types de méthodologies de programmation et comparez-les.

Plusieurs méthodologies de programmation ont vu le jour, ayant pour objectif d’assurer une meilleure lisibilité, des techniques de preuve de la correction, et une plus grande facilité de maintenance par découpage en modules.
La programmation impérative fait appel à des primitives algorithmiques qui permettent de décrire de manière précise l’ensemble de traitements à appliquer aux différentes variables utilisées. Cette technique permet d’assurer une certaine normalisation de l’écriture, qui a une grande importance pour les phases de mise au point et de maintenance. Ce style de programmation a conduit à des langages comme Fortran, Cobol, Basic, Pascal ou Ada.
La programmation fonctionnelle est une technique de conception dirigée par les procédures. Les programmes sont des suites d’appels de procédures ou de fonctions agissant sur des données passées en paramètres. Ce mode de programmation fait appel à des langages offrant des opérateurs de haut niveau permettant de ne plus décrire en détail les traitements à réaliser sur les données (Lisp, APL).
La programmation logique s’intéresse au calcul sur des propositions logiques (ou prédicats). A partir de bases de règles et de faits, de nouveau faits sont déduits, qui permettent de vérifier ou d’invalider les propositions que l’on cherche à démontrer (Prolog).
La programmation par objets est une méthodologie dirigée par les données. Les objets sont des entités logiques composées à la fois de données et de méthodes (traitements, calculs) que l’on peut appliquer à ces objets. Les objets peuvent être regroupés en classes, qui, à son tour, peuvent être organisées en structures.
13. INTERNET

INTERNET (ou l’INTERNET) est un immense réseau d’échange de données informatiques, basé sur un principe simple : les ordinateurs du monde entier sont connectés entre eux et dialoguent via les lignes de télécommunication, en utilisant un langage commun. Ils constituent un véritable « toile d’araignée » à l’échelle de la planète.
Son développement rapide à partir des années 1990 s’explique par la facilité d’accès au réseau – il suffit d’un micro-ordinateur relié à une ligne téléphonique et d’un abonnement auprès d’un fournisseur d’accès -, mais aussi par les nombreux services qui s’y sont développés. Internet est la plus grande bibliothèque du monde : on y trouvait en 1999 plus de 2 millions de sites d’information accessibles, proposant au total 800 millions de pages.
L’autre richesse du réseau, ce sont ses multiples usages – courrier électronique, recherche documentaire, forums de discussion, commerce électronique...
Pour accéder à ce réseau, chaque utilisateur, ou « internaute », doit disposer d’un micro-ordinateur connecté à la ligne téléphonique grâce à un petit dispositif, le modem.
Il doit également être abonné à un fournisseur d’accès. Celui-ci fait office de « porte d’entrée » sur le réseau, gérant l’envoi et la réception des données.
Pour naviguer sur Internet, l’internaute doit d’abord se connecter sur le serveur informatique de son fournisseur d’accès. Il peut emprunter une ligne téléphonique classique, une liaison numérique (comme Numéris en France), ou le câble. La ligne classique est la plus lente, avec une vitesse de transmission allant jusqu’à 56 000 bits par seconde, alors que certaines lignes numériques spécialisées peuvent convoyer plusieurs millions de bits par seconde. Ensuite, le fournisseur d’accès se charge d’envoyer les données via les réseaux nationaux ou internationaux de télécommunication, qui sont gérés par de grands opérateurs (comme France-Télécom). Pour faciliter la transmission, les données sont découpées et envoyées par « paquets ».
Pour pouvoir communiquer entre eux, les ordinateurs utilisent sur Internet un langage commun, ou « protocole », baptisé TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol). Celui-ci permet d’échanger des données, quels que soient le type d’ordinateur et la nature de la ligne empruntée. Chaque ordinateur connecté sur Internet est doté d’une adresse IP, qui permet de la localiser sur le réseau.
Lorsque l’utilisateur d’un ordinateur équipé d’outils de communication ad hoc demande à consulter un site Web, son ordinateur émet un appel téléphonique vers le serveur du fournisseur d’accès auprès duquel il a souscrit un abonnement. Cet appel contient notamment l’adresse électronique de l’expéditeur et celle du destinataire. Une fois la liaison établie, l’utilisateur peut entrer en relation avec l’ensemble des ordinateurs d’Internet. Les données transitent par « paquets » d’ un ordinateur à un autre, via des « routeurs » (dispositifs d interconnexion entre deux réseaux) et des « tables de routage » (bases de données qui permettent d optimiser le trajet entre deux routeurs).
EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le réseau Internet emprunte les canaux de télécommunications et fonctionne grâce à un système unifié d’échange de données.
Pour accéder à ce réseau, chaque internaute doit disposer d’un scanner.
Le développement d’Internet est freiné par la vitesse insuffisante de la transmission des données sur le réseau téléphonique.
La transmission par paquets se conçoit assez facilement comme l’envoi d’un chargement divisé en lot.

Ï% 2. Complétez le texte suivant avec les éléments qui manquent.
World wide web - pays - navigateur - adresse électronique - statut - liens - courrier électronique - documents - fichier  à distance - cliquer  serveur.

Le premier usage d’Internet fut l’échange de messages, ou ______ ______ (E-mail en anglais). Le principe est simple : chaque utilisateur dispose d’une ______ ______, sous la forme « jean.dupont @ entreprise.fr. ». Le suffixe peut désigner un ______ (« fr » pour la France) ou un ______ (« com » pour les entreprises commerciales, « gov » pour les organismes d’Etat). On peut joindre à son message tout type de ______ (image, son, vidéo). Pratique, le courrier électronique est devenu l’outil indispensable du travail ______.
Mais l’application la plus riche issue d’Internet est sans conteste le ______ ______ ______, littéralement « toile d’araignée mondiale ». Cette toile est faite de centaines de millions de ______ (textes, images, son), reliés entre eux par des ______ dits « hypertextes ». Il suffit de ______ sur l’un de ces liens (matérialisés sous la forme de mots ou d’images) pour passer quasi instantanément à un autre document, même si celui-ci est hébergé sur un ______ installé à des milliers de kilomètres. Pour se déplacer d un document à un autre, on utilise des logiciels spécialisés, les «  ______ ».

Ï% 3. Ecrivez chaque terme face à sa définition.

Wold wide web d. Fournisseur d accès
Navigateur e. Modem
Courrier électronique f. Lien hypertexte

______ : l’une des fonctions d’Internet, permettant d’envoyer et de recevoir des messages via une boite aux lettres électronique. Egalement appelé « messagerie » ou « mél ».
______ : entreprise qui loue les accès à Internet, et gère l’envoi et la réception des données (comme, en France, Wanadoo ou Club-Internet).
______ : mot ou image qui permet, si l’on clique dessus, d’ouvrir un nouveau document. Ce sont les ______ qui permettent de naviguer sur le Web.
______ : dispositif électronique permettant de connecter un ordinateur à Internet, via le réseau téléphonique.
______ : interface graphique utilisée pour se déplacer sur le Web. Les deux ______ les plus connus sont Internet Explorer (de Microsoft) et Netscape Navigator.
______ : réseau de documents accessibles sur Internet, et reliés entre eux par des liens hypertextes. Aussi appelé Web, « W3 » ou, en français, « la Toile ».

Ï% 4. a) Lisez le texte ci-dessous.

Parmi les formes de communication inventées dans le réseau, l Internet Relay Chat (IRC) offre à ses adeptes la possibilité de communiquer en se regroupant dans des « canaux », parfois fugaces, à l accès plus ou moins ouvert. Le chat (« bavardage », « causerie » électronique), véritable phénomène social, apparaît comme le haut lieu de toutes les clandestinités, undergrounds et trocs divers. Outil incontournable pour l’échange de photos, de logiciels ou d’airs à la mode, il est désormais colonisé par des centaines de milliers d’adolescents. Il se dote déjà de cams ou caméras numériques, ouvrant ainsi la possibilité d’usages qui vont de la télé-conférence sérieuse à l’exhibitionnisme en temps réel. On peut ainsi surveiller la météo à Séoul ou la chambre d’une jeune Américaine. En parallèle, les MUDs (Multi-User Dungeons ou Domains) et des MOO (Multi-User Object-Oriented Environments) offrent la possibilité de mener des jeux de rôle dans des espaces décrits en mots (pièces, grottes, châteaux, etc.), mais déjà leur importance s’estompe au profit d’espaces virtuels multimédias qui se multiplient, accompagnés de leurs « avatars » et transmettant souvent la voix.

b) Complétez, d’après ce texte, la fiche de synthèse ci-dessous.

1. Thème de l’article : _________________________________________________
2. Qu’est-ce qu’on offre dans le réseau? ___________________________________
3. Qui offre ? ________________________________________________________
4. A qui est offerte la nouvelle possibilité ? ________________________________
5. Expliquez la signification du mot chat.__________________________________
6. Quelles possibilités d’usages offre-t-il ? ________________________________
7. Est-ce que l’usage d’IRC est répandu ?__________________________________
8. Pourquoi ?________________________________________________________
9. Exprimez librement votre avis à ce sujet en le justifiant.____________________







14. LES BANQUES DE DONNEES

Le mot « banque de données » est d’un usage courant. La pratique a d’abord été limitée car ce service s’adressait aux spécialistes. Avec la banalisation du Minitel et d’Internet, elles se multiplient et se diversifient. On les distingue selon leur contenu et la façon d’y accéder.
Comme leur nom indique, les banques de données (BD) sont un ensemble d informations (ou données), stockées sur support informatique. On distingue :
¡% les banques de données bibliographiques qui donnent les références d articles, de monographies et de thèses comme les ouvrages imprimés dont elles ont souvent pris le relais. Ces références peuvent être accompagnées d un résumé du document signalé : on parle alors de bibliographie analytique ;
¡% les banques de données qui délivrent une information immédiate :
- les banques factuelles qui donnent une information brute : cours de la Bourse, indices statistiques, informations sur des entreprises, adresses, etc. ;
- les banques textuelles : articles parus dans la presse d’information générale ou spécialisée, textes de loi, rapports, etc. ;
¡% les banques d images rassemblent des collections d images numérisées.
Il existe quatre moyens d accès aux banques de données : en fonction du public visé, certaines BD sont accessibles par un seul ou plusieurs d entre eux.
¡% Les banques en ligne sur serveur spécialisé visent des chercheurs, des spécialistes, des professionnels.
Un terminal ou un micro-ordinateur spécialement équipé permet de se brancher sur un serveur si l’utilisateur est déjà abonné. La consultation implique la maîtrise d’un langage spécialisé : l’interrogation se fait par l’intermédiaire de la bibliothèque qui est abonnée et elle est payante car les tarifs sont élevés.
¡% Les banques en ligne sur vidéotex visent :
- des chercheurs, des spécialistes, des professionnels ; la consultation est directe à partir d un Minitel. Elle demande un minimum de maîtrise car elle est onéreuse ;
- un grand public intéressé ; la consultation est directe à partir d un Minitel. Plus abordable, elle n est pourtant pas gratuite.
¡% Les banques en ligne sur Internet visent :
- des chercheurs, spécialistes ou professionnels ; la consultation est directe à condition d être abonné au service qui demande un mot de passe pour y accéder. Si la bibliothèque est abonnée, la consultation est directe ou assurée par un professionnel ;
- un grand public intéressé ; la consultation est directe. Le choix de sites est immense si bien qu’on peut passer du temps à repérer le site adéquat.
¡% Les banques sur cédérom visent tous les publics ; la consultation est directe à l intérieur d une bibliothèque ou d un centre de documentation : le plus souvent gratuite ou peu coûteuse.



EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le modem permet de consulter une banque de données.
La bibliothèque est la seule source d’obtenir et exploiter des documents.
Une recherche échoue souvent parce que l’utilisateur ne parle pas le même langage que le catalogueur.
L’un des aspects séduisants d’Internet, c’est l’accès qu’il donne à des réservoirs de textes ou autres.

Ï% 2. Retrouvez la fin des phrases ci-dessous en vous inspirant du texte.

Les banques de données (BD) sont & & & &
Un terminal ou un micro-ordinateur spécialement équipé permet de & & & &
Les banques de données sont accessibles par & & & &
Les banques en ligne sur Internet visent : & & & &
La consultation implique & & & &

Ï% 3. Retrouvez le début des phrases ci-dessous en vous inspirant du texte.

& & & & elles se multiplient et se diversifient.
& & & & si bien qu on peut passer du temps à repérer le site adéquat.
& & & & la consultation est directe ou assurée par un professionnel.
& & & & qui demande un mot de passe pour y accéder.
& & & & implique la maîtrise d un langage spécialisé.
& & & & selon leur contenu et la façon d y accéder.

Ï% 4. a) Lisez le texte ci-dessous.

Sur Internet, le plus difficile, c’est de trouver ce que l’on cherche. Pour y voir clair dans cette forêt numérique, on utilise des annuaires électroniques consultables directement sur le Web : les répertoires (pour obtenir l’adresse d’un site Web en particulier) et les moteurs de recherche (pour localiser précisément une information sur le Web). Ils sont gratuits. Leur financement est assuré par les annonces publicitaires.
Quelle est la hauteur de la tour Effel ? Où trouver la réponse à cette question ?
Faut-il choisir un répertoire ou un moteur ? Cela dépend de ce que vous recherchez. Un répertoire de recherche est un immense catalogue alimenté par des «cyber-documentalistes». Un répertoire comme Yahoo ! ou Voilà sera pratique pour localiser rapidement le serveur du monument parisien. Au contraire, les moteurs de recherche fonctionnent sans intervention humaine à l’aide de logiciels « robots » qui explorent en permanence le Web. Ainsi, Altavista indexe quotidiennement 10 millions de pages. Or, avec un moteur comme Altavista ou Hotbot et à l’aide des mots-clés « hauteur tour Eiffel », vous pouvez espérer tomber précisément sur un page Web, quelque part dans le monde, qui contiendra ce renseignement.
Pour recueillir des réponses pertinentes, il faut formuler sa requête avec précision : ne faites pas de fautes d’orthographe, respectez les majuscules et les minuscules et sachez que les moteurs anglophones ignorent la plupart du temps les caractères accentués.

b) Complétez, d’après ce texte, la fiche de synthèse ci-dessous.

1. Thème de l’article : _________________________________________________
2. Quels types d’annuaires en ligne sont mentionnés ?________________________
3. Comment ça marche? _______________________________________________
4. A qui est offerte cette possibilité ? _____________________________________
5. Expliquez la signification du mot numérique. ____________________________
6. Quelles possibilités d’usages offre Internet dans la recherche documentaire ? ____________________________________________________________________
7. Est-ce que l’usage des annuaires en ligne est répandu ? _____________________
8. Pourquoi ? ________________________________________________________
9. Exprimez librement votre avis à ce sujet en le justifiant. ____________________

Ï% 5. Quelle est la hauteur de la tour Eiffel ? Décrivez la procédure de recherche sur Internet pour trouver la réponse à cette question. Servez-vous du texte ci-dessous.

Pour accéder à un annuaire, tapez son adresse (par exemple, www.yahoo.fr) ou bien cliquez sur le bouton « rechercher » de votre navigateur afin d’être mis en relation avec certains annuaires sélectionnés par l’éditeur de votre logiciel. Ensuite, pour mener une recherche, deux méthodes : vous pouvez soit consulter les rubriques et sous-rubriques proposées (ici : Villes – Paris – Monuments – Tour Eiffel, etc.), soit taper sur le clavier des mots-clés (Tour Eiffel). Mais attention au déluge de réponses ! Vous obtiendrez, par exemple, le site officiel de la grande dame de fer ( HYPERLINK "http://www.tour-eiffel.fr" www.tour-eiffel.fr) mais également de nombreux sites touristiques ainsi que … le site de la Compagnie d’ambulances de la tour Eiffel !
Pour une recherche approfondie, vous pouvez utiliser les termes anglais AND (ET) et OR (OU) que l’on appelle « opérateurs logiques booléens » : « Tour AND Eiffel OR eiffel » signifie à peu près « cherche toutes les pages Web contenant les mots Tour ET Eiffel OU eiffel ». Vous pouvez aussi interroger plusieurs moteurs à la fois en utilisant un « méta-moteur » comme Metacrawler. Celui-ci transmettra votre demande à différents sites de recherche et fournira les réponses correspondantes. Certains annuaires comme Excite, appelés « agents intelligents », sont même capables d’interpréter votre demande et de proposer des notions apparentées telles que : « excursions, tour opérateurs, etc. ».



15. LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE INFORMATISEE (RDI)

L’interrogation des banques de données a longtemps été du ressort des spécialistes. Les choses changent avec le Minitel, Internet et les cédéroms mais, pour être fructueuse, une recherche ne s’improvise pas.
Il faut préparer sa recherche : pour une interrogation payante (facturée en fonction de la durée de connexion), on gagnera à définir précisément sa question pour ne pas perdre trop de temps en recherches préliminaires. Le maniement du thésaurus et des logiciels d’interrogation est du ressort du personnel, mais le thème de la recherche et la formulation de l’interrogation doivent être définis avec lui.

Trois modes de recherche :

¡% La recherche par arborescence ou par menu.
Dès le départ s affiche un menu à choix multiples, invitant l utilisateur à taper un numéro ou un code de quelques lettres à l intérieur d une liste et à affiner sa question par choix successifs.
¡% La recherche par mots.
Un documents peut être repéré à partir des mots significatifs contenu dans les champs des notices bibliographiques : titre, auteur, résumé, etc.
On interroge :
- à partir de mots significatifs, tirés souvent du titre et du résumé ;
- à partir de descripteurs ou mots clés. Ce sont les mots significatifs auxquels s’ajoutent des termes qui ne figurent pas dans les différents champs.
L’ensemble de ces descripteurs, organisé, structuré, s’appelle thésaurus.
¡% Les liens hypertexte.
Ils prolongent les deux premiers modes et permettent de « naviguer » à partir des informations trouvées au départ.

Les facilités de recherche :
 % Lexiques de mots et de descripteurs d affichent en menus déroulants dès qu on commence à taper dans les différents champs.
 % Les recherches sont multicritères : on peut combiner aisément plusieurs champs distincts : auteur, éditeur, mots du titre ou du sujet.
 % Les systèmes combinent souvent les trois modes : une question par mot du titre débouche sur une liste de références où l utilisateur est invité à choisir.
De là, un lien hypertexte signale les autres écrits d un auteur intéressant ou d autres oeuvres sur le même sujet.
 % Le Web comporte menus par arborescence (on cherche un site à l’intérieur d’une rubrique donnée) et fenêtres d’interrogation directe.
On « visite » des sites organisés en arborescence et on poursuit la recherche en naviguant par liens hypertexte d’un site à l’autre.
On mémorise les acquis de la recherche du jour pour de futures recherches en marquant d’un signet ou bookmark les sites intéressants.

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Les banques de données en ligne se consultent avec l aide d une personne spécialisée, mais avec les cédéroms en libre service, une initiation de base devient utile.
En recherche documentaire, on différencie les instruments qui contiennent l’information recherchée et ceux qui donnent la référence du document qui contient l’information recherchée.
Si l’on ignore le nom de l’auteur, on ne peut pas retrouver un ouvrage à partir de son titre.
L’accès par auteur et l’accès par titre sont complémentaires.

Ï% 2. Complétez par les éléments qui manquent.
Mot - liens hypertexte - menu.

Les trois modes relèvent de logiques différentes d accès à l information.
- La recherche par ______ relève d une logique de visite guidée : l utilisateur, censé tout découvrir, est guidé tout au long d’un parcours balisé.
- La recherche par ______ procède d’une logique de cible : l’utilisateur est censé savoir précisément ce qu’il veut et interroge au coup par coup.
- Les ______ ______ procèdent d’une logique temporelle de labyrinthe et de dérive. L’utilisateur est censé progresser : il oriente et infléchit sa recherche en fonction des informations trouvées en route.

Ï% 3. Lisez les principes de la recherche booléenne . Commentez les exemples d équations booléennes, donnés ci-dessous.

Elle permet de combiner entre eux des critères de recherche pour sélectionner directement les références que l on cherche et elles seules. Ces combinaisons s expriment à l aide de trois opérateurs booléens :
 % ET :
- signification : les références sélectionnées répondront à la fois aux deux critères de sélection. Exemple : les oeuvres de Montaigne éditées chez Hachette ? ’! auteur = Montaigne ET éditeur = Hachette.
 % OU :
- signification : les références sélectionnées répondront au moins à l un des deux critères de sélection. Exemple : des livres sur la cuisine et d autres sur la couture ? ’! sujet = Cuisine OU couture.
 % SAUF :
- signification : seront sélectionnées toutes les références répondant au 1er critère sans répondre au 2e critère. Exemple : des livres sur Christophe Colomb mais pas ceux publiées en 1992 ? ’! sujet = Colomb, Christophe SAUF date = 1992.
Ï% 4. EXEMPLES D'EQUATIONS BOOLEENNES
Dans l'encyclopédie multimédia Axis (Hachette)
Toutes les recherches se font dans le même champ :
les textes des articles de l'encyclopédie.

Pour rechercher tous les articles qui parlent des mers dans l'hémisphère Nord, il faut former l'équation :
Mer ou océan et hémisphère sauf sud.



Dans la Bibliographie nationale française sur CD-ROM
Pour rechercher les références de tous les livres de D. Daeninckx sauf ceux publiés dans la collection « Souris noire », il faut former l'équation :
auteur = Daeninckx sauf collection = Souris noire.

Manipuler le clavier
Utiliser un catalogue informatisé, un cédérom ou le Minitel implique de savoir manipuler le clavier: il faut connaître les touches de fonction qui entraînent les commandes de base.
L'ordinateur 
Le maniement des touches de fonction
Les touches de fonction permettent de franchir les différentes étapes d'une recherche : : passer d'un écran à un autre, détailler des informations données en abrégé, repartir à zéro si on veut recommencer une autre recherche, etc. En règle générale, la marche à suivre s'affiche à 1'écran. Le maniement des touches de fonction est très simple mais elles ne sont pas standardisées si bien que leurs fonctions, leur nom et même leur emplacement varient selon les logiciels et les matériels utilisés.
II est conseillé d'observer le clavier et les touches de fonction avant de commencer une recherche : voici les cas de figure qu'on rencontre le plus couramment. Manipuler le clavier

Les touches de fonction
Touches-fonction numérotées F1 à F10. Les indications de 1'écran y renvoient.
A remarquer : la touche Fl est souvent une touche d'aide. Dans le cas du Minitel, c'est généralement la touche Guide qui joue ce rôle.
Pavé numérique
Un écran ne peut afficher qu'un petit nombre d'indi-cations à la fois :
Les touches PgUp et PgDn, souvent figurées par ‘!“!, permettent de « tourner la page » en passant à l'écran précédent ou suivant: on peut visionner très vite une longue liste de références.
Les flèches verticales servent à avancer d'un cran dans une recherche : descendre ou remonter d'une ligne à 1'autre.
Les touches orientées à gauche et à droite font souvent passer d'une étape de la recherche à une autre. Exemple : passer d'une liste bibliographique succincte à une notice détaillée.
Quatre touches importantes
Appelée selon le cas Retour-chariot, Validation ou Envoi.
Elle valide et transmet la demande qui vient d'être formulée.
Dans le cas du Minitel, c'est généralement la touche verte Envoi qui joue ce rôle.
Escape : touche généralement située en haut à gauche du clavier. Appelée aussi Echappe. Elle permet de « s'échapper » et de repartir à zéro. Dans le cas du Minitel, cette fonction est remplie par la touche Sommaire.
Touche Majuscule : souvent appelée Maj ou Shift. Elle est utilisée en combinaison avec une autre touche.
Touche Tabulation ou Tab. Elle est souvent utilisée pour passer d'une rubrique à 1'autre.

Lire un écran Web
Les principales fonctions du navigateur*

* navigateur : logiciel permettant de consulter et d'utiliser des documents se trouvant sur le Web. Les plus connus : Netscape Navigator, Microsoft Internet Explorer et Opera.

Favoris ou historique ?
Les favoris (les « signets » chez Netscape) sont des adresses de pages qu'on enre-gistre pendant leur consultation pour pouvoir les retrouver plus tard.
L'Historique est constitué par l'enregistrement automatique par le navigateur des n dernières pages affichées pendant la consultation en cours et les précédentes. Il peut être précieux pour retrouver un document vu récemment, mais dont on avait omis de garder l'adresse dans les favoris.

Lire une page Web
Les repères donnés Les repères figurant
par le navigateur dans la page
La page est structurée en cadres (3 ici) qui
1 Le titre de la page : sert à designer le permettent d'afficher simultanément 3
document quand on le cite. documents :
A. le sommaire général du site avec des
2 L'adresse ou URL* : permet d'appeler le
liens pour se reporter directement à une document pour le consulter.
autre rubrique ;
B. le plan du document affiché (qui est long) avec des liens pour se déplacer plus vite;
* L'URL [uniform resource locator] C. le document principal (celui qui est localise le document (fichier texte, image, consulté).
son, etc.) dans le serveur.
Ses éléments sont : A noter: le document est daté (dernière

Protocole (http):// serveur (médiathèque. mise à jour des informations) et une men- ircam.fr)/dossier(internet)/fichier(index. tion © indique l'organisme détenteur de htm) la propriété intellectuelle du document affiché.
16. SYSTEMES D’IMFORMATION GEOGRAPHIQUE

En une dizaine d’années les systèmes d’information géographique (SIG) ont supplanté la cartographie traditionnelle. Les cartes n’ont pas disparu bien sûr, mais elles de constituent plus que la partie émergée d’une activité en pleine mutation, mutation dont l’institut géographique national est, en France, l’acteur principal.
La production de bases de données numériques géoréférencées tend à devenir le socle de la fabrication de la carte, et la mission principale de l’ING est aujourd’hui de constituer, d’entretenir et de diffuser des référentiels géographiques de même que de contribuer au développement des applications dans le domaine de SIG.
Ainsi, progressivement, le référentiel à grande échelle (RGE) – dix fois plus précis, entièrement numérique et en 3D – succède-t-il en tant que fond cartographique institutionnel à la traditionnelle carte au 1/25 000.
Parallèlement à la cartographie topographique, la cartographie d’atlas se développe au XIXe siècle et fait appel aux talents des graveurs. L’impression en couleurs enrichit le contenu et l’esthétisme des cartes.
La période contemporaine voit l’essor de la cartographie thématique à travers une production d’atlas et de cartes sans cesse renouvelée. La carte devient un élément de compréhension indispensable dès qu’il y a localisation et quantification d’un phénomène ou d’un événement. La photographie aérienne et l’image satellitaire, nouvelles sources d’information, ainsi que l’utilisation des outils informatiques pour le traitement des données et la publication contribuent à ce remarquable développement.
Pour mieux comprendre l’importance du RGE, il faut retracer l’histoire de la cartographie (dans ses aspects scientifiques, mais aussi anthropologiques, politiques, philosophiques), examiner ses évolutions les plus récentes et leurs conséquences sur notre vie quotidienne : cartes centrées sur une adresse précise, calculs d’itinéraires, navigation automobile embarquée mais aussi modélisation en relief pour décider de l’implantation d’une nouvelle infrastructure, établir des plans de prévention de risques ou gérer une commune. La géomatique joue un rôle sans cesse croissant dans l’aménagement des territoires, et le SIG facilité la prise de décision à tous les échelons, de l’Etat à la commune. Les citoyens disposent ainsi d’outils pour comprendre et mieux appréhender le développement de leur environnement.


EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

Le référentiel géographique numérique est beaucoup moins précis que la cartographie traditionnelle.
En raison de hautes performances offertes par cette nouvelle technologie dans de nombreux domaines d’application (géologie, cartographie, agriculture, aménagement, océanographie, météorologie, etc.), la gestion des ressources terrestres pourrait être améliorée.
L’acquisition, la gestion et la diffusion des données géographiques conduisent à toutes sortes d’activités, professions ou simplement compétences dans d’autres métiers : l’aménagement du territoire, l’environnement, le géomarketing, la gestion des équipements dans les collectivités locales, la topographie, la cartographie, les SIG…
Aujourd hui, les systèmes d informations géographiques (SIG) représentent bien davantage que la simple reprise au format informatique des anciennes cartes papier.

Ï% 2. Complétez par les éléments qui manquent.

1. système d'information géographique (SIG) 4. primitives géographiques
2. représentation 5. position géographique
3. qualitatives 6. outils logiciels
Un ______ _______ ______ permet de gérer des données alphanumériques spatialement localisées. Ses usages couvrent les activités géomatiques de traitement et diffusion de l'information géographique.
En France, dans son acception courante, le terme fait référence aux_______ _______. Cependant, le concept englobe l'ensemble constitué par les logiciels, les données, le matériel et les savoir-faire liés à l'utilisation de ces derniers. On peut aussi parler de système d'information à référence spatiale (SIRS) pour les données et leur structuration.
Le rôle du système d'information est de proposer une _______ plus ou moins réaliste de l'environnement spatial en se basant sur des _______ _______telles que des points, des arcs, des polygones (vecteurs) ou des maillages (raster). À ces primitives sont associées des informations _______ telles que la nature (route, voie ferrée, forêt, etc.) ou toute autre information contextuelle.
L'information géographique peut être définie comme l'ensemble de la description d'un objet et de sa _______ _______à la surface de la Terre.
Ï% 3. Les phrases suivantes forment un texte. Elles sont dans le désordre. Mettez-les dans l’ordre.
Historique
Depuis quelques années, nous assistons à la démocratisation de l'usage des informations géographiques (cartographie sur Internet, calcul d'itinéraires, utilisation de solutions embarquées liées au GPS…).
L’évolution et la diffusion des SIG dans la science et l’aménagement du territoire est à mettre en lien avec les développements de la technologie informatique, de la conscience environnementale et des nouvelles approches scientifiques transdisciplinaires, intégratrices.
Le développement des SIG est étroitement lié à celui de l'informatique. On distingue trois périodes principales:
depuis les années quatre-vingts : croissance du marché des logiciels, développements des applications sur PC, mise en réseau (bases de données distribuées, applications sur Internet).
milieu des années 1970 - début des années 1980 : diffusion des outils de cartographie automatique/SIG dans les organismes d’État (armée, cadastre, services topographiques, ...),
fin des années 1950  milieu des années 1970 : début de l informatique, premières applications de cartographie automatique,
Ï% 4. Lisez le texte ci-dessous. Dites si les affirmations après le texte sont vraies ou fausses. 
Un SIG est constitué de 5 composants majeurs :
1. Les logiciels qui assurent les 5 fonctions suivantes (parfois regroupées sous le terme des « 5A »):
saisie des informations géographiques sous forme numérique (Acquisition)
gestion de base de données (Archivage)
manipulation et interrogation des données géographiques (Analyse)
mise en forme et visualisation (Affichage)
représentation du monde réel (Abstraction).
2. Les données qui sont certainement les composantes les plus importantes des SIG. Les données géographiques peuvent être, soit importées à partir de fichier, soit saisies par un opérateur.
3. Les matériels  : Actuellement, le traitement des données à l'aide des logiciels ne peut se faire sans un ordinateur. En outre, pour faciliter la diffusion des résultats produits par un SIG, on utilise de plus en plus des systèmes client-serveur en intranet, extranet voire Internet.
4. Les savoir-faire : Tous les éléments décrits précédemment ne peuvent prendre vie sans une connaissance technique de ces derniers. Un SIG fait appel à divers savoir-faire et donc divers métiers qui peuvent être effectués par une ou plusieurs personnes. On retiendra notamment la nécessité d'avoir des compétences en analyse des données et des processus (analyse Merise (informatique), Unified Modeling Language par exemple), en traitement statistique, en sémiologie graphique et cartographique, en traitement graphique.
5. Les utilisateurs : Comme tous les utilisateurs de SIG ne sont pas forcément des spécialistes, un SIG propose une série de boîte à outils que l’utilisateur assemble pour réaliser son projet. N’importe qui peut, un jour ou l’autre, être amené à utiliser un SIG. Cela dit, on ne s'improvise pas géomaticien : une bonne connaissance des données manipulées et de la nature des traitements effectués par les logiciels permet seule d'interpréter convenablement la qualité des résultats obtenus.
Un SIG assure 5 fonctions regroupées sous le terme des « 5A ».
Le traitement des données se fait à l'aide des matériels.
Les utilisateurs de SIG sont forcément des spécialistes.
Les savoir-faire peuvent être importés à partir de fichier.
Les données c est une série de boîte à outils que l utilisateur assemble pour réaliser son projet.
Ï% 5. Choisissez l interrogatif qui convient et écrivez-le sur la ligne correspondante.
Quand – si – comment – où – quoi

Questions auxquelles peuvent répondre les SIG
Un SIG doit répondre à 5 questions, quel que soit le domaine d’application :
______ : où se situe le domaine d’étude et quelle est son étendue géographique ?
______ : quels objets peut-on trouver sur l’espace étudié ?
______ : comment les objets sont répartis dans l’espace étudié, et quelles sont leurs relations ? C’est l’analyse spatiale.
______ : quel est l’âge d’un objet ou d’un phénomène ? C’est l’analyse temporelle.
Et ______ : que se passerait-il s il se produisait tel événement ?
Ï% 6. Choisissez l expression qui convient et écrivez-la sur la ligne correspondante.
données graphiques  métadonnées - données géométriques - données descriptives
Les données géographiques possèdent quatre composantes :
les données géométriques renvoient à la forme et à la localisation des objets ou phénomènes,
les données descriptives (ou attributaires) renvoient à l'ensemble des attributs descriptifs des objets et phénomènes à l'exception de la forme et de la localisation,
les données graphiques renvoient aux paramètres d'affichage des objets (type de trait, couleur...),
les métadonnées associées, c'est à dire les données sur les données (date d'acquisition, nom du propriétaire, méthodes d'acquisition...).

Ï% 7. a) Lisez le texte ci-dessous.

Les données attributaires
Il s'agit essentiellement de variables décrivant un objet géographique : nom d'une route, type d'un bâtiment, nombre d'habitants d'un immeuble, débit d'un cours d'eau, tension d'une ligne de transport d'énergie, type d'arbres dans un verger, etc. Les attributs ne sont pas stricto sensu des informations géographiques, mais contribuent à les qualifier. On peut également considérer que les données attributaires sont localisées par la géométrie de l'objet.
Les objets géographiques
Les objets géographiques sont organisés en couches. Généralement, une couche fait référence à un thème : par exemple, la couche des eaux superficielles référence l'ensemble des rivières.
Trois types d’entités géographiques peuvent être représentés :
le point (x,y) ou ponctuel ;
la ligne ((x1,y1), ..., (xn, yn)) ou linéaire ;
le polygone ou surfacique.
À l'heure actuelle, aucun SIG ne gère complètement les polyèdres, ou volumiques. Dans le meilleur des cas, celui des logiciels dits 2D½, à un point (x, y) peut être associé une cote (z) et une seule.
Deux modes de représentations sont possibles :
vectoriel (format vecteur) : les objets sont représentés par des points, des lignes, des polygones ou des polygones à trous ;
matriciel (format raster) : il s’agit d’une image, d’un plan ou d’une photo numérisés et affichés dans le SIG en tant qu'image.
Un système de coordonnées terrestres (sphérique ou projectif) permet de référencer les objets dans l'espace et de positionner l'ensemble des objets les uns par rapport aux autres. Les objets sont généralement organisés en couches, chaque couche rassemblant l'ensemble des objets homogènes (bâti, rivières, voirie, parcelles, etc.).
Exemples de données « raster » :
Une orthophotographie est une image obtenue par numérisation d’un cliché aérien argentique (ou, maintenant, prise de vue numérique) que l’on a corrigée des déformations dues :
au relief du terrain photographié,
à la distorsion de l’appareil photographique,
à l’inclinaison de la prise de vue.
Un scan est une image scannée à partir d'une carte papier. Les plus connus sont la série des Scan 25, 100 et 250 issus des cartes 1:25000, 1:100000 et 1:250000 de l'IGN.
Relation Objets/Données attributaires
Un des avantages des SIG est que les relations entre les objets peuvent être calculées et donner naissance à des points d'intersection. C'est la topologie. Ceci permet d'éviter la répétition d'objets superposés. Une parcelle bordant une route aura les mêmes sommets que ceux définis pour la route.
Les métadonnées
Les données que manipule un SIG sont issues de sources diverses. Une organisation qui se dote d'un tel système doit avoir à cœur de maîtriser ces sources, de façon à s'assurer :
qu'elle est bien au fait de l'ensemble des couches de données disponibles dans l'organisation,
qu'elle peut se fier aux résultats obtenus lors de leur utilisation,
qu'elle en maîtrise la gestion interne,
qu'elle en maîtrise les coûts d'acquisition et de mise à jour,
qu'elle est en mesure, le cas échéant, de fournir tout ou partie de ses données à des tiers, en donnant une visibilité suffisante sur la qualité de la fourniture.
Pour toutes ces raisons, une source de données géographiques ne se limite pas uniquement à son contenu attributaire et géographique, mais est accompagnée d'informations caractérisant la source elle-même, soit encore de données sur les données : de métadonnées.
Quelques exemples de métadonnées (parmi beaucoup d'autres) :
Description générale
description et nature des données
système de projection et étendue géographique
organisme producteur
Qualité des données :
date de saisie ou de validité - si une donnée est ancienne par rapport aux évolutions des entités qu'elle représente, on peut toujours la faire intervenir dans des calculs, mais les résultats seront à interpréter avec prudence ;
précision de la saisie - croiser des données de qualité centimétrique avec des données de qualité hectométrique ne donne jamais de résultat que d'une précision hectométrique !
Gestion interne
Responsable et localisation
Date d'acquisition
Fréquence de mise à jour
Date de dernière mise à jour
L'ensemble de ces informations doit pouvoir être facilement accessible et partageable par tous les acteurs intervenant à quelque niveau que ce soit dans le cycle de vie des données au sein de l'organisation. La définition d'un porte-feuille de métadonnée reste un enjeu pour toute organisation qui fait de son SIG une pièce importante de son activité, et ce qu'elle soit fournisseur de données ou simple utilisatrice.
Afin de faciliter les échanges de métadonnées, elles peuvent être structurées en fonction de la norme ISO 19115. Ce travail de normalisation devrait permettre la constitution de grands annuaires de données géographiques, qui permettront une utilisation optimale de ces dernières.
b) Complétez, d’après ce texte, la fiche de synthèse ci-dessous.

1. Thème de l’article : _________________________________________________
2. Quels types de données sont mentionnés ? _______________________________
3. Comment sont organisés les objets géographiques? ________________________
4. Quels sont les types d’entités géographiques? ____________________________
5. Expliquez la signification du mot topologie. _____________________________
6. Comment est évaluée la qualité des données? ____________________________ 7. Quelle information caractérise une source de données? _____________________
8. Pourquoi ?________________________________________________________
9. Pourquoi le travail de normalisation des métadonnées est important ? ____________________________________________________________________





TEXTES COMPLEMENTAIRES.

Pourquoi une carte ?

La carte, représentation conventionnelle d’objets ou de phénomènes localisables dans l’espace, manuscrite ou imprimée, apparaît aujourd’hui de plus en plus fréquemment sous une forme numérique, affichable sur un écran d’ordinateur. L’utilisateur peut alors sélectionner à la demande une zone particulière ou des thèmes précis : il devient en quelque sorte son propre cartographe. Evidemment, les techniques cartographiques réclament une maîtrise du dessin (rédaction) et de la reproduction (impression). En amont, il faut recueillir l’information que l’on va représenter par des opérations de levé du terrain (topographie), par la compilation de cartes existantes ou par l’analyse minutieuse d’autres documents (photographies aériennes notamment). Autant d’opérations délicates qui réclament un savoir-faire pointu, héritier d’une longue tradition.
A observer l’extrême diversité de la production des cartes contemporaines, on mesure le chemin parcouru depuis les savants grecs Eratosthènes et Ptolémée, les grands ancêtres de la cartographie. Bénéficiant des techniques les plus sophistiquées : logiciels, systèmes d’exploitation informatique, numérisations, clichés satellitaires, etc., les cartes envahissent notre vie quotidienne (songeons au cadastre, aux plans des villes, aux cartes routières) et ne sont donc plus l’apanage de la seule science géographique. Ainsi, le récent tsunami qui à touché l’Asie a donné lieu à l’élaboration et à la diffusion d’une abondante production cartographique dont se sont emparés les médias. Mais les phénomènes naturels ne sont pas les seuls touchés par cette frénésie : les problèmes sociaux, les statistiques économiques ou bien encore les résultats des élections font eux aussi l’objet de tentatives de mises en cartes thématiques afin de nous aider à comprendre nos sociétés. La représentation de ce qui est visible à la surface de la Terre a donc évolué considérablement. Une longue histoire pour lire mais aussi pour comprendre et interpréter le monde.
La cartographie a trouvé des applications qui se multiplient à l’infini avec les progrès de l’informatique. De l’aménagement du territoire en passant par le développement durable, la lutte contre les incendies ou les inondations, l’insertion de projets dans le paysage, etc., les systèmes d’informations géographiques contribuent sans conteste à améliorer la vie quotidienne de millions d’habitants de notre planète.


Les cartographes de l’Antiquité.

Dans une perspective historique, la cartographie ne peut être séparée de la géographie et donc de la représentation du monde que se faisaient nos ancêtres. Avant même de maîtriser l’écriture, les premiers hommes avaient déjà une représentation mentale de leur environnement immédiat : ils l’ont certainement figuré sur des supports qui n’ont pas été conservés, comme le sable sur lequel certains pêcheurs de Micronésie représentent, encore aujourd’hui, avec une précision surprenante l’archipel dans lequel ils se déplacent.
Dans L’Antiquité, en Egypte et sur le pourtour du bassin méditerranéen, les cartes produites ont présenté deux aspects différents : l’un révèle les limites du monde exploré et le degré de connaissances scientifiques nécessaires pour le transcrire correctement ; l’autre montre pourquoi les cartes ont été conçues : pour se déplacer, lever les impôts, recenser les terres. Elles sont un outil, un moyen pour des groupes sociaux de maîtriser les territoires et leurs occupants. Les premières se veulent des images globales du monde et sont à petite échelle, les secondes sont des images partielles, à grande échelle. L’histoire de la cartographie révèle en tout cas que les Européens ont été incapables de construire et de dessiner des images cartographiques correctes, même des régions les plus connues, jusqu’au XYIIIe siècle. Les cartes du monde les plus anciennes ne nous sont pas parvenues que par les descriptions de contemporains des savants grecs.
En effet, la Grèce est considérée comme le berceau de la cartographie. Puissance politique, elle domine la Méditerranée, des colonnes d’Hercule aux rivages de l’Asie mineure, pénètre l’Europe de l’Ouest, la Libye et l’Asie. C’est ce monde connu, l’œkoumène, situé autour de la Méditerranée, qui est le centre de l’Univers. Ses grands savants, plus que ses marins, détruisent peu à peu l’image première d’une Terre plate entourée d’eau. Ils énoncent la sphéricité de la Terre (Thalès de Milet au YIe av. J.-C.), dont ils calculent la circonférence avec une approximation étonnante : 39 500 km (Eratosthène, au IIIe siècle av. J.-C.) ; ils la divisent en 360 degrés (Hipparque, au IIe siècle av. J.-C.) et conçoivent les méridiens et les parallèles.
Si les Grecs étaient avant tout des marins, les Romains étaient des terriens. Leur cartographie est plus utilitariste. Leurs « itinéraires » terrestres, sans souci d’exactitude dans l’orientation, inventorient en revanche avec précision les routes, les villes et les distances qui les séparent. Le plus beau spécimen, établi vers le IIIe siècle, nous est parvenu par la copie effectuée au XIIIe siècle pour le collectionneur allemand Peutinger. Cette Table de Peutinger n’est pas « géographique », elle est « chorographique ». Le géographe conçoit le globe comme un tout indivisible, à l’image de la tête d’un être vivant ; c’est la conception de Ptolémée pour qui le propre de la géographie est de montrer, dans son unité et sa continuité, la terre connue. Pour filer la métaphore, on peut dire que la chorographie (de horos, le lieu), lui, détache une partie, comme l’œil ou l’oreille, et la dépeint sans se soucier de l’organisation générale de la tête. La Table de Peutinger décrit en effet des itinéraires utiles aux voyageurs : c’est l’ancêtre de nos certes routières ou touristiques, sa légende indiquant l’hôtellerie, les thermes et les temples. Utilitaires aussi, les cadastres établis pour redistribuer les terres conquises aux soldats-colons.


Le Moyen Age. Mesurer la Terre .

C’est le géographe grec d’Alexandrie, Ptolémée (90-168), qui fixe, dans son Guide géographique en huit livres et 27 cartes, l’image du monde qui sera celle des Occidentaux pendant près de treize siècles. Si tous les originaux ont disparu, les cartes de Ptolémée ont été copiées et recopiées à satiété. Ses nouveaux calculs de la circonférence terrestre sont entachés de graves erreurs (il l’évalue à 28 400 km), sous-estimant les longitudes. Erreur bénéfique à long terme, qui évita à Christophe Colomb d’être découragé d’avance par l’étendue réelle de l’océan Atlantique, lorsqu’il partit vers l’ouest pour chercher l’Inde !
Le Moyen Age chrétien s’attache à l’interprétation littérale des livres saints, et n’a que faire des notions acquises sur la Terre.
Les oeuvres cartographiques qu’il nous a laissées n’ont pas de destination pratique, elles ne visent pas à la représentation exacte de l’univers connu. Illustrant des livres religieux, elles sont une évocation du monde révélé. La carte médiévale, la mappemonde, a donc un caractère mystique et symbolique. Au-delà de ces conceptions mystiques, des savants admettent l’existence d’une terre habitable, isolée de la leur par une zone torride. Conjointement, les cartographies à grande échelle, de type cadastre, se perpétuent pour établir les propriétés et les impôts. Le monde scientifique est en contact avec les Arabes, dépositaires des cultures grecque et orientale, chinoise en particulier. Le plus grand géographe arabe est al-Idrisi (1099-1164) ; grand voyageur installé à Palerme, il y fonda une école. Il nous a laissé une géographie descriptive, Les Récréations de celui qui aspire à parcourir le monde, accompagnée de 70 cartes. Aux Chinois il emprunte le placement du nord... au bas de la carte !
De leur côté, les Italiens, qui dominent le commerce terrestre et maritime, ne nous ont pas laissé de traces de leurs connaissances des terres orientales sous forme graphique (le Livre des Merveilles de Marco Polo est une oeuvre littéraire), mais ils ont produit la majeure partie des « portulans ». Ces cartes, destinées aux navigateurs, décrivent et positionnent les ports. Elles sont basées sur des directions données par la rose des vents, attestant ainsi l’usage de la boussole. Le nord, point désigné par celle-ci, prend alors place en haut de la carte.


Le désenclavement planétaire et ses conséquences.

Grâce aux progrès techniques comme le gouvernail d’Etambot, le bordage à clin, l’astrolabe et l’élaboration des portulans, les grandes découvertes du XYe siècle transforment radicalement la vision des Européens sur le monde. Elles constituent également une émulation pour les savants qui tentent de dresser des cartes précises utiles aux navigateurs. Espagnols et Portugais, partis dans des directions opposées, cherchent l’Inde et la Chine, les uns en traversant l’Atlantique, les autres en contournant l’Afrique. Le voyage de Magellan ayant définitivement prouvé la sphéricité de la Terre, il reste à mettre le monde courbe à plat par des systèmes de projection. Autre casse-tête !
Les cartes du XYIe siècle montrent que les Occidentaux connaissent désormais le monde dans les grandes lignes. Par contre, les théories scientifiques sur le système de l’Univers constituent un bouleversement majeur. Le système copernicien marque la fin du géocentrisme. Désormais, le Soleil occupe le centre du système (héliocentrisme) ; la Terre n’est plus qu’une planète qui tourne sur elle-même en 24 heures et autour du Soleil en une année. Même si ces thèses sont condamnées, si Galilée doit abjurer, l’idée finit par s’imposer. La représentation du monde commence alors à s’émanciper de la représentation symbolique d’un monde créé par Dieu. Cependant, alors que les principes du calcul de la latitude sont connus très tôt (grâce à l’astrolabe inventé par les Grecs, perfectionné par les savants arabes et utilisé en mer à la fin du XYe siècle), il faudra encore de longues années (deuxième moitié du XYIIIe siècle) avant de se repérer précisément à la surface du globe et de déterminer la position d’un lieu à l’aide du calcul de sa longitude, grâce à l’invention des horloges marines par l’Anglais John Harrison.


La cartographie en France.

En France, la cartographie continue à s’intéresser à l’administration et à la gestion des terres, comme l’illustrent les plans domaniaux ecclésiastiques ou seigneuriaux, les plans-terriers, les inventaires forestiers. L’Etat, lui, s’inquiète des ports et des frontières, pour la guerre et pour le commerce. Les plans des villes fortifiées sur papier ou en plans reliefs sont devenus des outils stratégiques indispensables. Louis XIY fait dresser une carte de la côte atlantique par « ces messieurs de l’Académie », mais le résultat s’avère bien médiocre.
Avec la dynastie Cassini, la France, au XYIIIe siècle, ouvre la voie à la cartographie moderne, qui s’appuie sur la géodésie, c’est-à-dire sur l’établissement de points de repère fixes, eux-mêmes établis d’après les coordonnées géographiques (Nord, méridiens, parallèles). On pourra déterminer la position exacte de chaque point du territoire par la « triangulation ». Cette méthode, qui découpe une portion de territoire en triangles à partir d’un repère initial, permet d’obtenir une distance sans la mesurer sur le terrain, par simple calcul géométrique (suivant le principe que, dans un triangle, si l’on connaît un côté et les angles adjacents, on peut calculer tout le reste). La première triangulation se fait le long d’une ligne méridienne de Dunkerque à Perpignan : c’est la Méridienne. A partir de là, tout un réseau géodésique se met en place, couvrant la France comme une toile d’araignée. La carte de Cassini est une première mondiale à plusieurs titres : c’est la première couverture complète d’un Etat, la première carte topographique d’un grand pays, représentant les lieux – topos – avec de nombreux détails ; et c’est aussi la première carte diffusée dans le grand public.
Napoléon, considérant la carte de Cassini comme une véritable arme de guerre, l’interdit à la vente et la réserve aux militaires et aux fonctionnaires. La carte de Cassini a donc posé, d’emblée, le problème majeur de la cartographie au XIXe siècle. Ce problème reste d’une brûlante actualité : qui dresse la carte ? au profit de qui ? Le XIXe siècle va améliorer les représentations par la mesure systématique des altitudes et le nivellement général. La carte au 1/80 000, dite « carte de l’état-major », qui est d’ailleurs vendue au grand public, comporte pour la première fois la mesure du relief, représenté en hachures.


La géographie, science républicaine.

En même temps qu’ils rendent l’école obligatoire, gratuite et laïque, les républicains font la part belle à la géographie dans les programmes scolaires : elle est citée en 1882, indépendamment de « histoire », et avant elle, dans l’ordre des matières de l’école primaire. Le ministère dote écoles et lycées de cartes : elles font, désormais, partie de l’éducation pour tous. On doit aussi aux hommes du XIXe siècle d’avoir contribué à remplir les « blancs » qui subsistaient par des expéditions, celles qui doublent la conquête coloniale et celles qui sont plus scientifiques. Mais ils sont encore piétons arpentant la terre, hommes de terrain. Seules l’aviation et la découverte de la photographie stéréoscopique (en relief) vont permettre de réaliser des cartes à partir de prises d’information à distance. Depuis les années 1960, le satellite et l’ordinateur ont fait entrer la cartographie dans l’ère postindustrielle. Des spatiocartes aux anamorphoses (cartes volontairement déformées et établies par des calculs logarithmiques), les cartes ont radicalement changé de visage.
Concurrencées dans la représentation de la Terre par des produits issus de la télédétection et des ordinateurs, elles appellent une redéfinition de leurs caractères spécifiques et de leurs fonctions. Qu’est-ce qui différencie la carte d’une photographie aérienne ou d’une image satellite ? La carte est d’abord une création, un objet intellectuel qui a demandé un travail sur la matière première brute fournie par télédétection. Elle sélectionne les informations. Les cartes dites « thématiques » ne traitent chacune que d’un seul phénomène (les avalanches, les forets, les cultures, les pollutions). De plus, la carte a une échelle, des petites (à partir du 1/1 000 000) aux grandes (jusqu’au 1/500 de certains parcellaires urbains), alors que la donnée brute est à échelle fixe. Les clichés 24x24 cm des photos aériennes prises à 3 000 mètres d’altitude donnent des images au 1/30 000 que l’on peut agrandir ou réduire. Mais changer d’échelle en cartographie ne signifie pas faire plus grand ou petit ; cela consiste à changer la quantité et la qualité des informations retenues.


Institut géographique national (IGN).

En France, l’Institut géographique national (IGN), créé en juin 1940 en remplacement du service géographique des armées pour éviter que les cartes ne tombent aux mains de l’envahisseur nazi, est aujourd’hui un établissement public à caractère administratif dépendant du ministère de l’Equipement, des Transports et du Tourisme. La moitié de son budget provient de la vente de ses cartes au grand public, de ses bases de données géographiques aux utilisateurs professionnels ou de l’exportation de son savoir-faire à l’étranger via sa filiale IGN-France international. Aujourd’hui l’IGN est chargé d’établir et de mettre à jour le Référentiel à Grande Echelle (RGE®) sur toute la France, DOM-TOM compris. Il s’agit de quatre bases de données de précision métrique. La première est la BD ORTHO®, gigantesque photographie aérienne rectifiée numériquement de 7 téraoctets (ou 7 000 giga ou encore 7 millions de méga) avec une résolution au sol de 50 cm. On trouve ensuite la BD TOPO®, qui correspond à l’information géographique des 2 000 cartes IGN au 1/25 000 sous la forme d’une base de données structurée et intelligente ( en mode vecteur). Comme elle contient tous les bâtiments, en distinguant leur nature, ainsi que toutes les voies de communication progressivement jusqu’au moindre sentier de randonnée, elle ne se terminera qu’en 2007, mais déjà sa mise à jour en continu a commencé. La troisième base est la BD PARCELLAIRE®, fruit de la collaboration avec le service de cadastre (qui dépend du ministère des Finances). Après le scannage des 500 000 feuilles cadastrales, piloté par la Direction générale des impôts, l’IGN assure la cohérence géométrique, les raccords et la continuité des plans cadastraux ainsi numérisés sur l’ensemble du territoire. Fin 2007, la BD PARCELLAIRE® sera superposable avec la BD ORTHO® et la BD TOPO®. Enfin, la quatrième base de données, la BD ADRESSE®, dernière composante du RGE®, permettra d’attribuer à chaque parcelle une adresse unique. L’IGN y travaille en partenariat avec l’INSEE et
la Poste. Par ailleurs, il existe d’ores et déjà d’autres bases de données comme l’IGN GEOROUTE®, utilisée dans les systèmes de navigation embarqués à bord des véhicules. La BD CARTO® de l’IGN décrit quant à elle les principaux réseaux routier, ferré, hydrographique et électrique ainsi que l’occupation du sol (le tout avec une précision décamétrique). Elle est utilisée par de nombreux services de l’Etat ainsi que par les gestionnaires de réseaux. La BD ALTI®, constituée dans les années 1980 en numérisant toutes les courbes de niveau des 2 000 certes IGN au 1/25 000 pour les besoins de la Défense nationale, permet de modéliser numériquement le relief de la France : elle a servi, entre autres, à tous les opérateurs de téléphonie mobile ou de télévision pour implanter leurs antennes-relais. Enfin, la BD NYME® qui comprend les 2 millions de toponymes (noms de lieux) des cartes IGN Série Bleue ou TOP 25®, géo-référencés par leur coordonnées, est aujourd’hui accessible par internet. De même, on peut consulter la BD GEODESIQUE®, qui recense et situe les 80 000 points de repère géodésiques français (bornes IGN, clochers, châteaux d’eau et désormais stations GPS permanentes), ainsi que la BD NIVELLEMENT® avec ses 400 000 repères de nivellement dont l’altitude est connue au millimètre près par rapport au niveau zéro donné par le marégraphe de Marseille. La diffusion gratuite de ces informations géographiques – très utiles aux géomètres - experts et aux aménageurs du territoire – fait partie de la mission de service public.
Depuis les tablettes d’argile de Mésopotamie retraçant le cours du Tigre et de l’Euphrate jusqu’aux systèmes de cartes militaires embarqués à bord des avions et des chars américains en Irak, la boucle et bouclée. Mais en 4 000 ans d’aventures et de passions, la cartographie s’adresse toujours à l’imagination et à l’imaginaire des hommes. Elle a heureusement trouvé des applications pacifiques qui se multiplient à l’infini avec le progrès de l’informatique. De l’aménagement du territoire en passant par le développement durable, la lutte contre les incendies ou les inondations, l’insertion de projets dans le paysage, etc., les systèmes d’informations géographiques contribuent sans conteste à améliorer la vie quotidienne de millions d’habitants de notre planète.








17. UNE !ARTE TOPOGRAPHIQUE

Dans son acception la plus large, la topographie est la technique qui a pour objet l établissement et l emploi des cartes : elle inclut alors l ensemble des méthodes utilisées pour mesurer et décrire la Terre et aussi la cartographie.
Selon l’Association française de topographie, la carte topographique est « une représentation à moyenne ou petite échelle des éléments naturels et artificiels situés sur la surface terrestre, ainsi que des formes du terrain ». Cette technique est très ancienne, car l’arpentage des exploitations agricoles était pratiqué en Egypte et en Mésopotamie. Quand les levés s’étendent, la courbure de la Terre apparaît, et il devient nécessaire d’adopter une représentation plane de la surface terrestre (projection cartographique). Les « producteurs de cartographie », à l’IGN, emploient le terme de « carte de base ». C’est en effet la couverture la plus détaillée de l’intégralité du territoire français et à partir de laquelle nous allons pouvoir dériver toutes les autres, par les opérations de généralisation. Le 1/25 000 est la plus petite échelle où l’on arrive à représenter la totalité des maisons sans trop les dénaturer, ce qui n’est plus possible à l’échelle du 1/50 000.
Du XYIIIe au XXe siècle, chaque nouvelle carte de base s’est appuyée sur un réseau géodésique établi par triangulation. Ce principe repose sur la mesure d’angles horizontaux en des points choisis pour leur situation panoramique, en général sur des sommets de montagnes ou de collines. Pour déterminer la taille des triangles, il faut mesurer la longueur d’un côté de l’un d’entre eux. Enfin, il faut orienter l’ensemble par des mesures astronomiques. Quant à l’altitude d’un point, elle se définit communément comme sa hauteur au-dessus du niveau moyen des mers (point 0 établi en 1897 au marégraphe de Marseille). Néanmoins, un système d’altitude est un compromis entre la volonté de mesurer localement des dénivelés et le besoin de rester proche de la notion d’horizontale physique.
La difficulté de représenter une surface sphérique sur une feuille à plat est le problème clé de la cartographie. Il est impossible de conserver à la fois les contours (les angles) et les surfaces. La projection de Mercator conserve les angles, mais au prix d’un accroissement des surfaces représentées, augmentant avec la latitude. La projection d’Arno Peters conserve les surfaces, mais en déforme les tracés (aux basses et hautes latitudes). La projection azimutale est fréquemment employée pour illustrer un thème bien particulier (le centre choisi est alors le pivot de ce thème).
Les coordonnées géographiques d’un point sur la Terre peuvent s’exprimer dans des référentiels différents (système géodésique). Il a fallu attendre les premières mesures de géodésie spatiale pour définir des systèmes géodésiques mondiaux, car les triangulations ne traversaient pas les océans. Le plus connu, mais non le plus précis, des systèmes mondiaux est le système géodésique WGS84 utilisé par le système de positionnement GPS. Ainsi, un point de la Terre est repéré par un jeu de coordonnées – latitude, longitude et hauteur ellipsoïdale – exprimées dans un système géodésique défini.
Les appareils topographiques et photogrammétriques modernes permettent l’enregistrement numérique ; les données saisies peuvent être organisées en bases de données, elles-mêmes gérées par les systèmes d information géographique (SIG).

EXERCICES.

Ï% 1. Dites, si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

La géodésie est la représentation graphique sur un plan des détails du terrain.
Pour étudier la forme et les dimensions de la terre, la topographie détermine les coordonnées de points du terrain dans un système de référence.
La représentation d’une surface sphérique sur une feuille à plat ne pose aucun problème.
La carte topographique classique situe les lieux et répertorie les altitudes.

Ï% 2. Trouvez à chaque terme la définition correspondante.

La géodésie - la carte de base - la topographie - la photogrammétrie

_________ est la représentation graphique conventionnelle plane la plus précise et la plus complète de phénomènes définis.
_________ définit et caractérise les points permanents du terrain (éléments fixes et durables) selon des techniques qui varient en fonction des échelles de travail.
_________ détermine les coordonnées de points du terrain dans un système de référence pour étudier la forme et les dimensions de la terre.
_________ détermine avec précision les dimensions et les positions d’objets qui figurent sur une ou des perspectives photographiques.

Ï% 3. Complétez par les éléments qui manquent.

1. mesure 5. triangulation 9. planimétrique et altimétrique
2. polygonation 6. levé des détails 10. calculé
3. géodésie 7. séparent 11. successifs
4. déterminer 8. points géodésiques 12. fixes et durables

La topographie permet l’exécution et l’exploitation des observations concernant la position ______ __ ______, la forme et les dimensions des éléments ______ __ ______ existant à la surface du sol. Dans toute méthode de levé, l’établissement du canevas d’ensemble précède le ______ __ ______. Pour le canevas planimétrique, les ______ ______ servent d’appui à une triangulation complémentaire ou à des cheminements. Les opérations utilisées pour ______ les points sont les mêmes qu’en _______ : pour la ______, c’est l’intersection (on vise le point à déterminer depuis au moins deux points connus) et le relèvement (on ______, du point à déterminer, les angles qui ______ les directions de trois points connus, ou plus) ; la ______ est basée sur le rayonnement (mesure d’un azimut et d’une distance), qui peut être direct ou inverse, suivant que le point de station est déjà ______ ou à déterminer ; des rayonnements ______ s’enchaînent pour exécuter un cheminement ou polygonale.

Ï% 4. Lisez deux exemples de cartes très fréquemment rencontrées. Présentez-les sur une carte en blanc (:>=BC@=>9 :0@B5).

La carte topographique au 1/50 000 (1 cm = 500 m) montre en priorité le relief, figuré en courbes de niveau. Les courbes de niveau sont d’autant plus rapprochées que la pente est abrupte. L’impression de relief est renforcée par l’estompage, cependant que des trames vertes représentent des types de végétation.
La hiérarchisation des routes permet de distinguer leur importance relative. Enfin, les superficies bâties sont figurées par des carrés et rectangles de couleur noire.
La carte thématique proprement dite illustre un sujet bien particulier, par exemple, le tourisme dans une région privilégiée (Provence – Alpes – Côte d’Azur). Le réseau hydrographique (et naturellement le trait de côte) est figuré par des lignes (les routes sont bizarrement absentes), les plages de couleurs représentent les espaces de tourisme assez vastes et relativement diffus, les symboles ponctuels, diversifiés aussi, les sites plus précis (station de sports d’hiver ou port de plaisance).

Ï% 5. a) Lisez le texte ci-dessous.

L utilisation cartographique des photographies a commencé par celle de photographies terrestres : les deux chambres de prises de vues, appelées photothéodolites, avaient leur position et leur direction soigneusement mesurées ; on mesurait sur chaque plaque les coordonnées des images d’un même point du terrain visé, et on calculait l’intersection des rayons perspectifs. Pour que cette métrophotographie (ancêtre de la photogrammétrie) devienne une technique opérationnelle, il a fallu inventer des appareils de restitution qui permettent l’examen stéréoscopique du couple de photographies et la reconstitution du modèle en trois dimensions.
La photogrammétrie terrestre a des applications architecturales ou industrielles, mais la photogrammétrie cartographique utilise des prises de vues aériennes. Ces photos peuvent être utilisées directement pour des agrandissements, des assemblages. La stéréopréparation détermine sur le terrain, à partir des points géodésiques et de nivellement, des points identifiés sur des photographies qui permettent de mettre en place chaque couple dans l’appareil (l’aérotriangulation permet, par des mesures sur les clichés, d’obtenir de proche en proche les coordonnées de ces points sur chaque cliché à partir de peu de points de stéréopréparation).
b) Complétez, d’après ce texte, la fiche de synthèse ci-dessous.

1. Thème de l’article : _________________________________________________
2. Par quoi commence la photogrammétrie? ________________________________
3. A quoi elle est destinée? _____________________________________________
4. Comment fonctionne un restituteur ? ___________________________________
5. Quelles possibilités d’usages offre-t-il ? ________________________________
6. Est-ce que l’usage de la photogrammétrie est répandu ?_____________________

TEXTES COMPLEMENTAIRES.

L’établissement du fond de carte.

On procède au « levé direct ». Cette méthode, dans ses principes, est simple. Sur une feuille de papier (la « minute de levé ») ont été reportés manuellement les points géodésiques du secteur à l’aide de leurs coordonnées. En stationnant successivement sur ces points et en s’orientant sur les points géodésiques du secteur (clochers, par exemple), le topographe réalise un maillage dense de points nouveaux. Le levé de la carte peut commencer. Le topographe se place en un point caractéristique (par exemple à un carrefour ou à un coude de virage, etc.) et, pour repérer sa position, il fait un relèvement sur trois points connus. Une fois sa position trouvée, il trace les directions des routes et lance des visées d’intersection sur des détails alentours (maisons, limite de bois, haies, etc.).
Depuis chaque station, il peut également mesurer les pentes environnantes et tracer la courbe de niveau. Le relèvement altimétrique, opération très courante à l’époque du levé direct, permettait d’estimer l’altitude, à quelques dizaines de centimètres près, à partir de mesures sur plusieurs points dont les coordonnées X, Y et l’altitude étaient connues.
Durant ma première moitié du XXe siècle, c’est ainsi qu’ont été réalisés les levés initiaux d’une centaine de cartes topographiques encore actuellement commercialisées. Ces levés ont été majoritairement effectués au 1/10 000, dessinés au 1/20 000 puis réduits au 1/25 000 à partir de 1956, quand cette échelle a été retenue comme unique échelle pour la carte de base du territoire. La réalisation d’une carte par ces méthodes demande un effort de levé considérable et un grand soin afin d’atteindre la précision du 1/10 de millimètre. Sans l’émergence d’une nouvelle technique permettant d’utiliser les photographies aériennes, il est probable que le levé de la carte au 1/25 000 serait encore utilisé.

La photogrammétrie.

Il s’agit d’une technique permettant de connaître les formes et les dimensions d’un objet à l’aide de photographies de cet objet prises sous un angle différent et autorisant une vision en relief. Dans le cas d’une prise de vues aérienne, on prend successivement des photographies le long de bandes en assurant un recouvrement longitudinal afin que tout point du terrain soit visible sur au moins deux photographies consécutives. L’exploitation rigoureuse d’un couple de photographies aériennes nécessite de positionner précisément dans l’espace deux photographies prises consécutivement. Cette phase préalable effectuée, tout point du terrain visible sur les deux photos est déterminé en intersectant les deux rayons qu’il engendre. L’utilisation en France de la première génération d’appareils de photogrammétrie (restituteurs analogiques) permettant un tracé rigoureux d’éléments topographiques à partir d’un couple de photographies remonte à la seconde moitié du XXe siècle.
La deuxième génération d’appareils de photogrammétrie (restituteurs analytiques, à la fin des années 1970) a utilisé les premiers ordinateurs pour le calcul du déplacement de chacun des clichés aériens sur le repère terrain. Le couple de clichés était toujours physiquement présent dans l’appareil.
La troisième génération (restituteurs tout numériques) marque une rupture franche avec les deux précédentes. Elle utilise les performances toujours croissantes des techniques informatiques. Il n’y a plus d’optique ni de mécanique et l’appareil de photogrammétrie est remplacé par un simple logiciel utilisant des photographies scannées à haute résolution ou bien issues directement d’une prise de vues à l’aide d’un appareil numérique.
L’exploitation de photographies aériennes pour le tracé des cartes topographiques a permis progressivement des gains de productivité notables et les levés directs ont été abandonnés, excepté pour relever les éléments pas ou peu visibles sur les photographies : petits détails ponctuels, éléments du sous-bois, limites non clairement matérialisées, toponymie de la carte, viabilité et numérotation de toute route carrossable, renseignements touristiques, etc.

La mise à jour cartographique.

La révision du 1/25 000 consiste à comparer une nouvelle prise de vues aérienne à l’édition de la carte en cours et à relever les différences : ajouts, suppressions et modifications. Un rapide passage sur le terrain permet de collecter ce qui n’est pas visible sur les photographies. Par la suite, le cartographe intègre les modifications à la carte existante.
Sur l’ancienne carte, en partie effacée pour pouvoir les accueillir, on intègre des éléments nouveaux : voirie dans les lotissements ou zones industrielles, piste cyclable sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, terrains de sport, bâtiments, maisons individuelles ou bâtiments industriels. Depuis 2003, cette planche n’est plus dessinée à la main mais sur ordinateur, avec en fond d’image une photographie aérienne orthorectifiée récente où les éléments nouveaux sont visibles en fond d’écran de l’ancienne carte.
De même, l’estompage, qui donne la sensation du relief, jadis réalisé à la main, est aujourd’hui calculé en quelques secondes à partir d’un modèle numérique de terrain établi le plus souvent par la numérisation des courbes de niveau. La ligne blanche sinueuse est la trace de la route principale, afin d’éviter que le gris de l’estompage ne se mélange avec la couleur de la surcharge routière. Le résultat de la combinaison des trois est la planche mère au noir. Soulignons que les planches mères correspondant aux autres couleurs d’impression sont également des éléments noir et blanc : la couleur n’apparaît qu’en fin de processus, au moment de l’impression offset, et le cartographe ne la voit jamais lors de son travail.
La rédaction des cartes à partir des bases de données va faciliter les opérations de mise à jour et de généralisation. L’imagerie satellitaire civile qui est en passe de remplacer, aux échelles qui nous concernent, les photographies aériennes va aider à réaliser des JLº¾ÀÔÖêðòú R Z ‚ „ ” š ž ² ´ ¸ º Ì Î à ä è ê 





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