Les interactions fondamentales - Lycée Gustave Flaubert Rouen
La volonté d'aller au plus profond de la matière et de définir la brique la plus ....
Ex : ou qui se désexcite en donnant son isomère et un rayonnement gamma. .....
situés entre le noyau et l'électron concerné et cette relation doit être corrigée.
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IMRT1 2009-2010 la structure électronique de latome
Ressources documentaires :
Manuel de radioactivité à lusage des utilisateurs ( Jacques FOOS ) Tome 1 : latome et le noyau atomique ( éditions : FORMASCIENCE 1995 )
Biophysique ( André AURENGO Thierry PETITCLERC, François GREMY ) 2ème édition Médecine-Sciences FLAMMARION 1982, 1997.
Cours de monsieur PRIEUR, professeur au lycée Flaubert ROUEN
Sciences physiques en Imagerie Médicale et radiologie thérapeutique -1ère année tome 1 Jean-Marie WEBERT Editions Casteilla chapitres 1,2 et 3
Prérequis :
Organisation de latome et du noyau
Objectifs du chapitre :
Rappeler lorganisation de latome et des particules qui le constituent
Rappeler les grandes propriétés des ondes électromagnétiques
En définissant le modèle quantique de latome, connaître les grands principes
du modèle en niveaux dénergie de latome
de lémission et de labsorption de photons par latome
dorganisation de la classification périodique des éléments
La modélisation de latome : de Démocrite à Rutherford
Animation : modèle_atome
La volonté daller au plus profond de la matière et de définir la brique la plus petite remonte à la Grèce antique, puisque DEMOCRITE ( environ 400 avant Jésus Christ ) disait en effet :
« Le doux et lamer, le chaud et le froid, les couleurs ne sont que des apparences. En réalité, il ny a que les atomes et le vide. Tout ce qui existe procède des chocs et des combinaisons qui ont lieu entre dinfimes corpuscules insécables, tous faits de la même matière et doués de mouvement, les atomes
ces atomes sont invisibles »
Cette simple spéculation intellectuelle, mais intuition géniale à lépoque a été longtemps abandonnée par les alchimistes du Moyen-Age, puis controversée dans les milieux savants du 17ème siècle.
La naissance de la chimie moderne au début du 19ème siècle a fourni un certain nombre de résultats expérimentaux en appui de cette théorie (entre autres par DALTON et AVOGADRO ), mais lidée navait guère avancé ; tout au plus avait on une meilleure idée de la dimension de latome de lordre de 10-10 m ).
A la fin du 19ème siècle, la découverte de lélectron par THOMSON amenèrent à penser que latome nétait pas la particule ultime, mais quil était constitué délectrons, ( de charge négative )
et quil devait bien exister des particules de charges positives dans latome pour en assurer la neutralité.
Animation : Rutherford
En 1911, lexpérience historique de RUTHERFORD permit un bond en avant de la connaissance de latome. Bombardant une fine feuille dor à l aide particules að ( noyaux d Hélium ), il constata que la très grande majorité n était pas déviée ( 1 sur 100 000 déviée ) . l angle maximum de déviation variant entre 0 et 180°.
Il prouva donc que l atome n est constitué essentiellement que de vide, la déviation des électrons prouvant la présence de particules positives de très faible dimension et de masse bien supérieure à celle de lélectron.
Le modèle dorganisation de latome qui en découle est celui que nous utilisons aujourdhui et dont nous pouvons rappeler les grands principes dans la suite du chapitre.
Organisation de latome
organisation
Latome , de rayon RA = 0,1 nm = 10-10 m ( nm : nanomètre ), est constitué dun noyau positif de charge +Ze entouré dun nuage électronique de Z électrons négatifs de charge e formant un ensemble électriquement neutre (charges positives et négatives en quantités égales)
Le noyau, de rayon RN = RA/100000 = 10-15 m = 1 fm ( fm : femtomètre ), est constitué de A nucléons :
Z protons
de N = A Z neutrons
Latome est donc essentiellement constitué de « vide » ( on parle de structure lacunaire de la matière)
Z est le numéro atomique ou nombre de charge
A est le nombre de masse
On note le noyau X de la manière suivante : EMBED Equation.DSMT4 et on généralise pour les ions EMBED Equation.DSMT4 ( n étant la charge éventuelle pour les ions )
Ex : EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4
Les particules élémentaires :
Electron : masse : me = 9,1. 10-31 kg ; charge : qe= - e = - 1,6. 10-19 C
Proton : masse : mp = 1,6725. 10-27 kg ; charge : qp= +e = +1,6. 10-19 C
Neutron : de masse : mn = 1,6748. 10-27 kg ; charge nulle
Notation symbolique : neutron EMBED Equation.DSMT4 , proton EMBED Equation.DSMT4 ou EMBED Equation.DSMT4 , lélectron EMBED Equation.DSMT4
ExI-1 QCM annales 2006 question 2
Lunité de masse atomique
Pour raisonner sur des masses aussi petites, on définit lunité de masse atomique (notée u) qui est par convention égale au 1/12ème de la masse dun atome de lisotope 12 du carbone EMBED Equation.DSMT4 .
Par conséquent : EMBED Equation.DSMT4
Exos parag I Exos sur luma
Définitions
Elément chimique
Un élément chimique est caractérisé par son numéro atomique Z , c'est-à-dire le nombre de protons dans son noyau.
Ex : Hydrogène Z = 1 ; Carbone Z = 6 ; Oxygène Z = 8
Nucléide
Un nucléide est caractérisé par son nombre de masse A et son nombre de charge Z
Isotopes
Les atomes dun même élément chimique ont donc un nombre Z fixe de protons ; par contre, il peuvent posséder des nombres différents de neutrons ( et donc de nucléons A ).
De tels atomes sont appelés isotopes : ils ont des propriété chimiques identiques et diffèrent par leurs propriétés physiques.
Exemple : le carbone a trois isotopes : EMBED Equation.DSMT4 ( le plus répandu ) , EMBED Equation.DSMT4 et EMBED Equation.DSMT4 ( utilisé pour la datation des organismes fossilisés )
Remarque :
Il y a en général environ autant de neutrons que de protons dans les noyaux
Isobares
Des nucléides isobares ont même nombre de masse A, mais des nombres de charge Z différents .
Ex : EMBED Equation.DSMT4 et EMBED Equation.DSMT4
Isotones
Des nucléides isotones ont même nombre de neutrons N, mais des nombres de charge Z différents .
Ex : EMBED Equation.DSMT4 et EMBED Equation.DSMT4
Isomères nucléaires
Ce sont des nucléides identiques par leur composition ( même A, même Z ), mais lun est dans son état fondamental et lautre est dans un état excité ( état métastable ). Le nucléide métastable rejoint son état stable en libérant son énergie sou forme de rayonnement gamma.
Voir le chapitre « Transformations nucléaires »
Ex : EMBED Equation.DSMT4 ou EMBED Equation.DSMT4 qui se désexcite en donnant son isomère EMBED Equation.DSMT4 et un rayonnement gamma.
Les ondes électromagnétiques
Les ondes progressives
Dune manière générale, une onde est un mécanisme de transport de lénergie dans lespace. Ce transport peut nécessiter un support matériel ( ex : ondes mécaniques à la surface de leau, son dans les gaz et les liquides
) ou se faire dans le vide (ondes électromagnétiques ).
Le passage dune onde provoque une modification de lespace en ce point : cette modification peut être une déformation ( cas des ondes mécaniques ) ou une modification des propriétés électromagnétiques en ce point ( ondes électromagnétiques ).
Quand la modification de lespace est :
selon la direction de propagation de londe, cest une onde longitudinale (ex : le son)
perpendiculaire à la direction de propagation de londe, cest une onde transversale
Une propriété importante dune onde est sa célérité C ( ou vitesse de propagation ).
Celle-ci peut être indépendante de la direction de propagation (propagation isotrope ) ou en dépendre ( propagation anisotrope ).
Elle peut également dépendre du milieu de propagation
Une onde parcourt donc une distance d dans une durée EMBED Equation.DSMT4
Animation : Onde_progressive - ébranlement
célérité de londe transversale : EMBED Equation.DSMT4
Un point du milieu situé à une distance d reproduit donc le mouvement de londe avec un retard égal à EMBED Equation.DSMT4 ( ou un point situé à une distance d est dans le même état à linstant t que la source à linstant EMBED Equation.DSMT4 )
Ex : à linstant t = 1,15 s, le point M situé à 0,20 m de la source est dans le même état que celle-ci à linstant 0,50 s cest-à-dire EMBED Equation.DSMT4 seconde.
Les ondes progressives périodiques
Les ondes que nous allons étudier sont émises durant un temps suffisamment long et de manière périodique .
On peut donc également caractériser ces ondes par :
leur période T ( unité : s ) ou durée dune oscillation
leur fréquence EMBED Equation.DSMT4 ( unité : Hz ( 1 Hz = 1 s-1) ) ou nombre de périodes ( ou doscillations ) par seconde
Animation : Onde_progressive - sinusoide
Période T = 1 s fréquence 1 Hz , longueur donde 31 cm
Londe vibrant de façon périodique, les points reproduisent de manière périodique mais avec du retard le mouvement de la source.
De ce fait, certains points oscillent de la même manière en même temps.
Deux points consécutifs oscillant de la même manière ( en phase ) sont séparés par une distance caractéristique de l onde et du milieu appelée la longueur d onde lð ðde l onde ( unité : m ).
M reproduit le mouvement de N avec une période de retard ; puisque M et N sont séparés par lð ð, on donc EMBED Equation.DSMT4 .
La longueur d onde lð correspond à la période spatiale de l onde ( sa période T étant sa période temporelle )
On peut montrer de la même façon que deux points séparés par un nombre impair de demi-longueurs d onde ( EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4
) vibrent en opposition de phase
Exo sur les ondes 2-1, 2-2, 2-3, 2-4
Ondes électromagnétiques
Le rayonnement électromagnétique est un mode de transport spontané de lénergie dans lespace. Il englobe un vaste domaine depuis les ondes radio jusquau rayons X et gð , en passant par le rayonnement visible.
Onde monochromatique onde polychromatique
Une onde monochromatique est caractérisée par une unique fréquence ( et donc une longueur d onde unique également ) .
Dans le domaine du visible, une longueur d onde donnée correspond à une couleur bien précise
Dans de nombreux cas, les ondes électromagnétiques sont constituées par une superposition dondes monochromatiques et sont donc polychromatiques .
Modèle de londe électromagnétique monochromatique
Produite par des déplacements de charge, une onde électromagnétique peut être représentée par une double vibration :
Un champ électrique EMBED Equation.DSMT4
Un champ magnétique EMBED Equation.DSMT4 perpendiculaire à EMBED Equation.DSMT4 et vibrant en phase.
Ces deux champs ont une direction de propagation au plan qui les contient. Londe se déplace avec une célérité C constante qui est la plus grande célérité existant et qui vaut environ 300 000 km/s ( précisément 299 792 458 m/s ).
On peut donc représenter ainsi une onde électromagnétique ( source : Wikipédia ):
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Onde_electromagnetique.svg" \o "onde électromagnétique : oscillation couplée du champ électrique et du champ magnétique, modèle du dipôle vibrant (Le trièdre (,,) doit être direct)" INCLUDEPICTURE "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/35/Onde_electromagnetique.svg/400px-Onde_electromagnetique.svg.png" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Onde_electromagnetique.svg" \o "Agrandir" INCLUDEPICTURE "http://fr.wikipedia.org/skins-1.5/common/images/magnify-clip.png" \* MERGEFORMATINET
Comme toutes les ondes, une onde électromagnétique peut être caractérisée par sa fréquence ou sa longueur donde.
On peut résumer par les diagramme suivants ( source : Wikipédia ):
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Spectre.svg" \o "Agrandir" INCLUDEPICTURE "http://fr.wikipedia.org/skins-1.5/common/images/magnify-clip.png" \* MERGEFORMATINET
Placer les axes des fréquences et des longueurs donde sur un même diagramme ( laisser au dessus la place pour la correspondance en électronVolts )
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Spectre_onde_electromagnetique.png" \o "Agrandir" INCLUDEPICTURE "http://fr.wikipedia.org/skins-1.5/common/images/magnify-clip.png" \* MERGEFORMATINET
La dualité onde-corpuscule
Le modèle ondulatoire des rayonnements électromagnétiques ( décrit par Maxwell en 1865 ) a permis dexpliquer de manière tout à fait probante de nombreux phénomènes optiques dans le domaine du visible : réflexion, réfraction, interférences, diffraction, dispersion.
Ce modèle est cependant insuffisant pour expliquer ce qui se passe lors de linteraction des rayonnements avec la matière : absorption et émission de rayonnements.
PLANCK puis EINSTEIN ont alors développé un modèle différent, mais pas contradictoire appelé modèle corpusculaire ; on peut le résumer ainsi :
Un rayonnement de fréquence déterminée nð ne peut acquérir ou céder lénergie quil transporte que par quantités discontinues, multiples dune quantité élémentaire EMBED Equation.DSMT4 appelée quantum dénergie ( h est une constante physique appelée constante de PLANCK ; sa valeur est EMBED Equation.DSMT4 )
Lénergie électromagnétique séchange donc par « grains » dénergie, ou corpuscules : ce sont les photons, particules élémentaires de masse nulle, dénergie EMBED Equation.DSMT4
A ces valeurs déterminées dénergie sont donc associées des valeurs déterminées de longueurs donde.
Tout rayonnement est donc à la fois une onde électromagnétique, mais également un flux de photons : ces deux aspects sont indissociables : on parle de dualité onde-corpuscule.
Selon le domaine de longueur donde un des deux aspects peut être prépondérant : pour les fortes longueurs donde ( petites fréquences )( ondes centimétriques ), la valeur du quantum est très faible et laspect corpusculaire non décelable ; par contre, pour les petites longeurs donde ( rayons X et gð ) donc les grandes fréquences , l aspect corpusculaire est très important.
Unités : l unité légale d énergie est le Joule, mais pour de petites énergies, on utilise couramment l électron-Volt ( eV ) EMBED Equation.DSMT4 ( c est l enérgie quil faut fournir à un électron pour augmenter son potentiel électrique de 1 V )
Ex2-5 Compléter le diagramme des différents domaines de longueur donde en faisant apparaître les eV, keV, MeV et GeV
Ex2-6 QCM annales 2002 question1
Structure électronique de latome
Spectres démission et dabsorption
Spectre démission :
SHAPE \* MERGEFORMAT
source fente système dispersif écran
de lumière (prisme, réseau
)
Spectre observéQue fait-on pour observer ce spectre ?Spectre continu
Le corps (solide ou gaz) est chauffé et il émet une lumière dont le spectre est continu. Le corps est la source de lumière.
Ex : lampe à incandescence , métal chauffé
.Spectre de raies démission
Le corps (gaz) est chauffé et excité par des décharges électriques. On observe des raies qui caractérisent lélément chimique.
Ex : lampe à vapeurs de sodium
Spectre dabsorption :
SHAPE \* MERGEFORMAT
Source fente substance système écran
de lumière absorbante dispersif
continue
Spectre de bande dabsorption
La solution colorée est mise sur le trajet de la lumière émise par une source de lumière continue (lampe incandescence, lumière du Soleil,
.).
La solution absorbe des bandes dans le spectre continu.
Les bandes absorbées dans le spectre correspondent à la couleur complémentaire de la solution.
Spectre de raies dabsorption
Le gaz mis sur le trajet de la lumière émise par une source de lumière continue (lampe incandescence, lumière du Soleil,
.).
Le gaz absorbe des raies dans le spectre continu. Ces raies correspondent aux raies démission du même gaz !
Cette technique est utilisée en astrophysique pour déterminer les gaz présents dans latmosphère de létoile.
La théorie quantique : niveaux dénergie de latome
Hypothèses de PLANCK et de BOHR
Létude des spectres lumineux émis par les éléments chimiques montre quils ne sont pas continus et font apparaître des longueurs donde bien précises caractéristiques de ces éléments.
Max PLANCK, le premier avait postulé que lénergie lumineuse nétait pas émise de façon uniforme, mais sous forme de « grains dénergie » ou quantas ( ou photons ) de valeur EMBED Equation.DSMT4 ( vu dans le paragraphe 3-4 )
En appui sur cette notion de quantification et en utilisant les lois de la mécanique classique, Niels BOHR proposa en 1913 un modèle de latome dhydrogène expliquant son spectre de raies.
Les postulats de BOHR étaient les suivants :
Lélectron qui gravite autour du noyau échappe aux lois de la mécanique et de lélectrodynamique classique. Il tourne autour du noyau sans rayonner donc sans émettre dénergie.
Son énergie reste donc constante aussi longtemps quil demeure sur une de ces orbites privilégiées : on définit donc des couches électroniques ou niveaux dénergie de valeurs dénergie bien précises.
La distance moyenne entre lélectron et le noyau augmente avec lénergie de latome .
Pour une certaine énergie EMBED Equation.DSMT4 , appelée énergie dionisation de latome, lélectron, infiniment éloigné du noyau, sen sépare : latome est ionisé. Cet état est conventionnellement pris comme référence et on lui attribue une valeur dénergie nulle . Dans ces conditions les niveaux dénergie de latome dhydrogène varient selon la relation EMBED Equation.DSMT4 ( n est un nombre entier positif appelé nombre quantique principal )
Avec la théorie quantique, on laisse donc de coté lidée de représenter latome comme un système solaire en miniature, mais on sintéresse à ses niveaux dénergie.
Conséquence : on peut exciter latome dhydrogène en lui fournissant de lénergie. De ce fait, son seul électron absorbe de lénergie et se retrouve à des niveau dénergie supérieurs (ou niveau excités )
On dit que latome est dans un état excité .
Par opposition, quand latome est dans son niveau dénergie le plus bas, il est dans son état fondamental.
Généralisation : Les travaux de nombreux chercheurs durant la première moitié du 20ème siècle ont permis dapprofondir et généraliser à dautres atomes ce que BOHR avait initié pour latome dhydrogène.
La quantification des niveaux dénergie de chaque atome est définie précisément à laide de nombres quantiques ( voir paragraphe 4-3 )
Loccupation des niveaux dénergie par les électrons est définie par de règles de remplissage des niveaux. ( voir paragraphe 4-3 )
Spectres démission des atomes
Quand un atome est excité ( par exemple par des décharges électriques dans le cas des lampes à vapeurs datome utilisées en TP ), un ou plusieurs électrons se retrouvent à des niveaux dénergie supérieurs, mais cet état est instable.
Latome va donc se désexciter et les électrons vont retomber sur des niveaux dénergie plus faibles.
Lors de la désexcitation dun électron depuis un niveau dénergie EMBED Equation.DSMT4 supérieur à un niveau dénergie EMBED Equation.DSMT4 inférieur , celui-ci perd une énergie exactement égale à EMBED Equation.DSMT4
Cette restitution dénergie se fait sous forme dénergie de rayonnement donc avec lémission dun photon dénergie exactement égale à EMBED Equation.DSMT4 .
Or, daprès lhypothèse de PLANCK, cette énergie est EMBED Equation.DSMT4 . La longueur donde du photon émis est également définie de manière unique et correspond à une des raies du spectre démission de latome.
Cependant, comme latome possède plusieurs niveaux dénergie, plusieurs transitions sont possibles pour les électrons, chacune correspondant à lémission dun photon de longueur donde différente et donc à une raie différente du spectre démission de latome. Ces différents photons sont appelés photons de fluorescence.
Spectres dabsorption des atomes
A linverse, labsorption dénergie de rayonnement par latome provoque lexcitation dun électron depuis un niveau dénergie EMBED Equation.DSMT4 inférieur à un niveau dénergie EMBED Equation.DSMT4 supérieur saccompagne dabsorption dénergie de rayonnement suivant une valeur bien précise EMBED Equation.DSMT4 . Cette absorption dénergie de rayonnement se fait donc sous forme de labsorption dun photon dénergie exactement égale à EMBED Equation.DSMT4 .
La longueur donde du photon absorbé est également définie de manière unique et correspond à une des raies du spectre dabsorption de latome.
Cependant, comme latome possède plusieurs niveaux dénergie, plusieurs transitions sont possibles pour les électrons, chacune correspondant à labsorption dun photon de longueur donde différente et donc à une raie différente du spectre dabsorption de latome.
Les photons absorbés ont exactement les mêmes énergies ( et donc les mêmes longueurs donde ) que les photons émis.
Energies de liaison des électrons
Dans le cas des électrons de latome, lénergie de liaison de lélectron correspond à lénergie minimale quil faudrait donner pour arracher lélectron de latome et donc lioniser.
Quand on ionise un atome, on doit donc fournir à lélectron au moins lénergie de liaison. Au minimum, il faut donc que EMBED Equation.DSMT4
Si on lui fournit plus dénergie, le supplément dénergie sert à donner de la vitesse à lélectron, donc à lui fournir de lénergie cinétique . On a donc EMBED Equation.DSMT4
En première approximation, pour un atome de numéro atomique Z donné, on a EMBED Equation.DSMT4
Plus les électrons sont éloignés du noyau, plus cette énergie décroît.
Pour la couche K, on a donc : EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4 , EMBED Equation.DSMT4 etc
.
Plus les atomes sont gros ( A et Z élevés ) plus leur énergie de liaison est importante
Pour latome dhydrogène ( Z = 1 ) , EMBED Equation.DSMT4 ; de carbone ( Z = 6 ) , EMBED Equation.DSMT4 , dargon ( Z = 18 ) , EMBED Equation.DSMT4
En réalité, pour des atomes comportant de nombreux électrons, il faut tenir compte de leffet décran des électrons situés entre le noyau et lélectron concerné et cette relation doit être corrigée.
Pour fixer les idées , voici quelques ordres de grandeur dénergie de liaison
Pour arracher par distillation 1 molécule dalcool à leau environnante Il faut fournir environ0,13 eVPour rompre par électrolyse la liaison covalente entre O et H dans une molécule deauIl faut fournir environ4 eVPour arracher un électron :
A latome dhydrogène
A la couche M de latome de tungstène
A la couche K de latome de tungstèneIl faut fournir environ
13 eV
2,5 keV
70 keVPour séparer les quatre nucléons du noyau de lhélium, par nucléonIl faut fournir environ7 MeVEx 3-3 annales 2002
Les nombres quantiques
La quantification des niveaux dénergie de chaque atome est définie précisément à laide de nombres quantiques
Le nombre quantique principal n
Ce nombre entier positif définit le niveau énergétique principal.
Plus il est élevé, plus lélectron est éloigné de latome
Les valeurs des niveaux dénergie varient avec le carré de n.
Dénomination des couches : n=1, couche K ; n=2, couche L , n=1, couche M
Nomenclature des spectres de raies
Le spectre de raies démission dun atome correspond aux nombreuses transitions possibles lors de la désexcitation dun atome.
On les regroupe par famille suivant la couche électronique ( définie par n , le nombre quantique principal ) sur lequel lélectron revient : raies K, raies L, raies M
On indique ensuite en indice :
að si l électron provient de la couche immédiatement supérieure ( alors Dðn = 1)
bð si l électron provient de la couche immédiatement supérieure ( alors Dðn = 2)
gð si l électron provient de la couche immédiatement supérieure ( alors Dðn = 3)
Ex : la raie Lbð correspond au retour d un électron sur la couche L depuis la couche N.
Ex 3-4 QCM annales 2002
Le nombre quantique secondaire !
Ce nombre entier positif renseigne sur les niveaux énergétiques secondaires et rend compte de la forme réelle des orbitales atomiques.
EMBED Equation.DSMT4
Dénomination des sous-couches : ! =0, sous-couche s ( s pour « sharp » ) ; ! =1, sous-couche p ( p pour « principal » ) , ! =2, sous-couche d ( d pour « diffuse » ) , ! =3, sous-couche f ( f pour « fundamental » ) & puis la suite de l alphabet g , h etc&
si n=1 ( couche K), on ne peut avoir que ! =0 : la sous-couche est appelée 1s
si n=2 ( couche L), on peut avoir ! =0 ou 1 : les sous-couches correspondantes sont appelées 2s et 2p.
si n=3 ( couche M), on peut avoir ! =0, 1 ou 2 : les sous-couches correspondantes sont appelées 3s, 3p et 3d.
si n=4 ( couche N), on peut avoir ! =0, 1, 2 ou 3 : les sous-couches correpsondantes sont appelées 4s, 4p, 4d et 4f.
Nombre quantique magnétique m
Dès 1896, ZEEMAN avait fait l observation suivante : quand l'atome est plongé dans un champ magnétique, on constate que les raies se divisent en plusieurs raies caractéristiques. Ceci sexplique par le fait que les sous-couches se divisent alors en niveaux électroniques plus fins centrés sur ces dernières.
Cette division fine est traduite par le nombre quantique magnétique m
EMBED Equation.DSMT4 peut prendre 2l+1 valeurs
Nombre quantique de spin s
Il dépend du sens de rotation de lélectron sur lui-même et peut prendre les deux valeurs EMBED Equation.DSMT4 .
Règles de remplissage des niveaux dénergie
états quantiques
Un triplet de valeurs (n, l, m) définit un état électronique ou état quantique.
n donné ( n valeurs de l ; l donné ( 2l+1 valeurs de m
Principe de stabilité
A létat fondamental, les électrons occupent les niveaux dénergie les plus bas, de manière à avoir une énergie minimale et une stabilité maximale.
Principe dexclusion de PAULI
Deux électrons ne peuvent exister dans le même état quantique donc ne peuvent pas avoir les 4 même nombres quantiques.
Conformément à ce principe, on associe une case quantique à un état quantique (n,l,m), cette case ne pouvant contenir que deux électrons de spins opposés ½ ; + ½ (2 e- avec n,l,m identiques doivent différer par s).
1 e- de spin ½ ( !
2 e- de spins ½ et ½ ( !! (case pleine avec 2 e- antiparallèles)
Succession des niveaux d énergie : règle de KLECHKOWSKY
Le remplissage des cases quantique se fait par niveaux d énergie croissants ; ceci se traduit par le diagramme suivant.
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