Exercices d'entraînement : Perfectionnement en lecture
Page 9 : Exemple d'exercices : réaliser des inférences à partir de textes poétiqu
es (CM) ... Mais ce discours à la première personne est chargé d'implicite. ... Dès
le cycle 1, lors de lecture orale on veillera à interroger sur la .... mais sur la façon
d'exprimer sa pensée ce qui est très important pour la notion d'écrit : trop souvent
...
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Exercices d'entraînement :
Perfectionnement en lecture. Compréhension de l'implicite, inférences 1. Rapprocher des éléments du texte
Lis d'abord ce texte, puis réponds à la question
J'étais en train de garder mes bêtes en lisant. Il y avait du vent ce jour-là. Je m'endormais un peu, lorsque mon chien labri se mit à aboyer. Je n'y pris pas garde tout de suite. Puis je réalisai que trois brebis s'étaient écartées. Avec l'aide de mon chien, il me fallut peu de temps pour les ramener. Mais en revenant, plus de chapeau, plus de journal ! Ah naturellement, me dis-je, je ne fais jamais attention !
Le berger ne semble pas étonné à la fin : pourquoi?
Lis d'abord ce texte, puis réponds à la question
Il y avait six heures qu'elles volaient sans interruption et elles sentaient le besoin de refaire leurs forces. Pour cela quoi de mieux qu'une bonne ventrée de harengs . Elles survolaient l'embouchure d'un fleuve. D'en haut, elles voyaient les bateaux à la queue leu leu, comme des animaux marins patients et disciplinés, attendant leur tour pour gagner la pleine mer.
De quelles créatures parle-t-on ?
Ces textes court sont taillés sur mesure pour que la question finale oblige à inférer. On remarque que cela implique une attitude mentale active où le lecteur construit le sens, et ne se contente pas de "l'absorber".
2. Le chaînon manquant
Pour conforter cette habitude, on peut pratiquer régulièrement un autre exercice. On propose deux phrases sans liaison apparente, et il s'agira de justifier l'enchaînement.
Quel rapport ?
Il ne neigeait pas encore. Jean Michel proposa de faire les courses.
Après l'accident, Daniel ne pouvait plus marcher. Antoinette a quitté son travail.
A la télévision, on parlait des élections. Papa se mit à chercher fébrilement dans son portefeuille.
On peut même envisager de tirer deux phrases au hasard, dans un esprit "oulipien".
Chaque fois, la question sera : quel rapport ? Même les réponses apparemment illogiques intéresseront le maître, ou seront commentées par le groupe d'enfants.
Ce qui est important est de faire acquérir un "geste mental" qui devra devenir spontané : établir la liaison entre les segments d'un texte qui doivent s'enchaîner, s'inquiéter de la cohésion. C'est un aspect du comportement actif du lecteur.
Toutefois, on ne peut attendre des résultats rapides à partir de ces seuls exercices, supports de taille réduite. D'autre part, trouver le lien en étudiant un texte "à l'arrêt" n'est pas la même opération que de le réaliser spontanément pendant la lecture. Aussi, pour la mise en place d'habitudes durables, on s'appuiera en même temps sur la pratique régulière des ateliers de questionnement de texte.
Exemples dexercices :
entraînement à linférence (CE2)
1) Retrouver qui parle dans un texte et justifier sa réponse.2) Produire un écrit sur le modèle proposé.
Partager la perception de limplicite Quelques idées dactivités
1- A partir de tous types de lecture (collective ou individuelle, de lenseignant ou des élèves) cycles 1, 2, 3
Questionnaire oral ou écrit : Après quelques questions « fermées », qui appellent une lecture explicite et une seule réponse, (Combien y-a-t-il denfants dans lhistoire, lequel arrive à résoudre le problème
?), on posera des questions « ouvertes », lecture implicite qui appellent des réponses diverses (Auquel des enfants tidentifies-tu et pourquoi ? Est-ce que on aurait pu sy prendre autrement pour résoudre le problème - comment ? Quest ce qui ta plu ou déplu dans cette histoire et pourquoi ?).La correction de ce type de questions portera alors non sur le contenu mais sur la façon dexprimer sa pensée ce qui est très important pour la notion décrit : trop souvent les élèves et lenseignant sattachent plus au fond : réponse exacte quà la forme.
Tableau collectif des livres lus dans la classe : Sur un tableau à double entrée les élèves dans la case correspondant à leur nom et au livre lu placeront leur « côte damour » (note, dessin dun bonhomme qui rit, pleure, code couleur
)
Cahier de lectures personnelles : Ce cahier commencé très tôt peut suivre lenfant tout au long de sa scolarité ; il ne sagit pas de raconter les livres lus (ou entendus) mais de les noter (titre, auteur, illustrateur, éditeur), de les illustrer (en reproduisant une illustration ou en recopiant un passage de texte qui plaît particulièrement), de dire ce que lon en pense en argumentant. Pour les maternelles on donnera des catalogues éditeurs aux élèves et ils rechercheront les couvertures des livres, ils les découperont et colleront dans leur cahier, petit à petit ils recopieront le titre, lauteur
Apostrophe : Oralement, à tour de rôle, dans le cours de lannée, les élèves présenteront oralement des livres lus ; les autres les questionneront pour savoir si le livre leur a plu ou non et pourquoi. Les avis différents sur un même livre permettront daffiner la notion de lecture implicite.
2- A partir de livres documentaires
On comparera ceux qui vont plus loin que de donner simplement linformation. Par exemple, sur les champignons : quelles techniques font que lauteur donnent envie de cueillir des champignons (présence de recettes de cuisine, informations sur lodeur, la texture, présence de belles photos de sous-bois, localisation en France
) alors que dautres documentaires sont purement informatifs (texte uniquement descriptif, photo détourée sorties du contexte
)
3- A partir de séries
On dégagera les caractères permanents des personnages, leurs façons dagir, leur évolution au cours des épisodes
(voir Apprendre à aimer lire - Michel Peltier Hachette - 1995)
4- A partir dune lecture suivie de lenseignant
Ces moments de lecture orale de lenseignant, ritualisés, théâtralisés sont très importants et permettent à chaque élève dintérioriser la lecture : à la fin de chaque épisode on envisagera différentes suites possibles.
5- A partir de nombreux livres connus par les enfants ( livres de la BCD ou livres de la classe)
Jeu « ça me fait penser à ». Il sagit de placer à tour de rôle un livre à côté du précédent en disant le point commun que lon y voit (format, auteur, illustration présentant des points communs, même héros, lieu proche
).
Exemple dexercices :
Réaliser des inférences et prendre conscience de lactivité mentale
liée à la compréhension des informations implicites (CM1 / CM2)
Exercice 1 : réalisation dinférences
La question posée oblige lélève à mettre en relation les informations implicites dans les courts textes proposés.
Le fait de souligner les mots qui permettent de répondre à la question vise la prise de conscience de lactivité du lecteur.
1) Inférence sur un personnage
" Cétait lheure demmener Victoria, notre labrador de pure race, et Charles notre fils, faire leur promenade matinale. " (Une histoire à quatre voix, Antony BROWNE )
Qui est Victoria ?
A quel moment se passe la scène ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
2) Inférence sur le narrateur
" Ca te dirait de venir faire du toboggan ? " demanda une voix. Cétait une fille, malheureusement, mais jy suis quand même allé. Elle était géniale au toboggan. Elle allait vraiment vite. Jétais impressionné. (Une histoire à quatre voix, Antony BROWNE)
Qui est le narrateur ? (souligne la bonne réponse)... un garçon ? une fille ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
3) Inférence sur un objet
" Si elle osait en tirer rien quune du paquet, la frotter contre le mur et se réchauffer les doigts. Elle en tira une, pfutt ! Ce fut une flamme chaude et claire, comme une petite lumière quelle entoura de sa main. " (d'après Hans Christian Andersen)
Que tient-elle dans sa main ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
4) Inférence sur un personnage
" Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui. Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit là où il mangeait et dormait, derrière un repli de terrain. " (d'après Jean Giono)
Qui est " il " ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
5) Inférence sur une action
" Arrivé à lendroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. " (d'après Jean Giono)
Que fait le personnage ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
6) Inférence sur un lieu
" Paul ne travaille pas plus quà lhabitude, il ne travaille pas moins non plus. Il attend la grande récréation pour discuter de lentraînement avec tous les joueurs de son équipe de foot. "
(d'après H.J Schädlich, Le coupeur de mots)
Où se passe la scène ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
7) Inférence sur une action
" Paul, qui se sent encore fatigué, sassiérait bien sur le dos de léléphant-nuage qui le mènerait confortablement à lécole. Il aimerait encore mieux sallonger dans le lit-nuage. " (d'après H.J Schädlich, Le coupeur de mots)
Que fait Paul ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
Exercice 2 : travail sur les pronoms et leurs référents implicites
Parmi les stratégies de compréhension que développent les élèves, la recherche du référent des pronoms dans ce qui a déjà été lu (la phrase, le paragraphe, la page
) est importante.
Lexercice ci-dessous ne propose pas cette recherche du référent : il conduit lélève à établir des liens logiques et à dévoiler limplicite.
1) " Il est dans son atelier, encombré de toiles et de chevalets. Le portrait avance bien. Il ajoute une touche de bleu au coin d'une paupière et se recule, l'air satisfait. "
Qui est "il" ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
2) " Elle m'examine et pose son stéthoscope sur ma poitrine. Aïe, c'est froid, et ça se ballade partout ! Enfin, elle retourne vers mon père d'un air rassurant ! Elle lui parle, mais je n'entends pas. Elle sort son stylo et griffonne quelque chose sur un papier. J'espère qu'il n'y a pas trop de médicaments ! "
Qui est "elle" ?
Doit-on s'inquiéter pour le narrateur ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
3) " Le feu gronde sous le chaudron. Elle vérifie que le liquide commence à bouillir. Elle verse alors dedans une espèce de liquide rose, puis y ajoute quelques bestioles. Les flammes l'éclairent par-dessous, portant une ombre gigantesque sur le mur. "
Qui est "elle" ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
4) " Vous me lavez amenée en me disant quelle toussait. Je lai examinée. Je me suis aperçu qu'une durite était obstruée. Pendant que j'y étais, jai aussi vérifié la batterie. Vous savez, il faudra une sérieuse révision ! "
Qui parle ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
5) " Il tapote un peu sur les parpaings, puis étale le mortier avec habileté, et rattrapant ce qui coule sur les côtés. Il pose alors un nouveau bloc avec précaution, puis un autre, un troisième. Il vérifie lalignement à l'il : pour ce qu'il fait, il n'a pas besoin de son niveau. "
Qui est "il" ?
Souligne les mots qui te permettent de justifier ta réponse.
Exemple dexercices
Réaliser des inférences à partir de textes poétiques (CM)
A) Facile
Je m'éveillais ; j'aimais le papier de ma chambre.Je cherchais à savoir s'il faisait beau dehors,Le soleil aux rideaux collait sa pâte d'or.
Ce sera tout un jour à courir dans le thym, Près du merisier rose et près de la cigale.
(D'après Anna de Noailles)
A quel moment de la journée sommes-nous ?
L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;(
) Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.Hélas ! Voici déjà les arbres qui jaunissent!(D'après V. Hugo)
A quel moment de l'année sommes-nous ?
Ça crie, ça grouilleet ça agace.
(
) Ça se barbouilleÇa tripatouilleDans la mélasse,
(
) Puis ça rêvasseEt ça coasse
Mais pour un héron à échasses,Ce n'est qu'un sandwich à ressorts.
(D'après Pierre Coran)
De quel animal s'agit-il ?
B) Plus difficile
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin [ce pli = cette habitude] De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
(
) Elle entrait, et disait : Bonjour, mon petit père ; Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyaitSur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
(D'après V.Hugo)
Qui peut-elle être ?
A l'aube je gagnai la lisière des bois ;(
) Je relevai la trace, incertaine parfoisSur le bord d'un layon, d'un enfant de septembre. [Un layon = une allée](
) Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés.Ils se croisaient d'abord au milieu des ornièresEt puis, ils se perdaient plus loin parmi les hêtres(
) Je me suis dit : il va s'en retourner peut-êtreA l'aube, pour chercher ses compagnons de vol.
(D'après Patrice de la Tour du Pin)
Qui peuvent être les "enfants de septembre" ?
Exemples dexercices dentraînement
Maîtrise des relations anaphoriques
Développer le repérage des référents derrière les substituts lexicaux (CE2 / CM)
Cette série dexercices vise à développer les facultés de gestion des systèmes anaphoriques par le repérage des référents derrière les substituts.
Même sil est dune autre nature, le 4ème exercice poursuit le même objectif.
Exercice 1 : niveau CE2 (facile)
Consigne : " Dans chaque extrait, il y a un pronom en rouge. Entoure le mot en italique que ce pronom remplace. "
Le crabe
Christine vient de relever son épuisette.
Au fond du filet, elle voit un énorme crabe.
- une épuisette
- Christine
" Comme il semble méchant ! "
- ces crabes
- ce panier
- ce crabe
Nicolas rejoint Christine. Il voudrait bien se montrer courageux,
- le crabe
- Nicolas
- Christine
mais la taille des pinces lui fait peur.
- à Nicolas à Nicolas
- au crabe
- aux crabes
" Remets-le à leau, dit-il. Ceux-là, on ne les prend pas,
- les crabes
- le crabe
- Nicolas
Exercice 2 : niveau CM1 (facile)
Consigne : Souligne toutes les expressions qui désignent le requin blanc.
Texte support
Le requin blanc
" Les dents de la mer ", cest lui. Le grand requin blanc, terreur des baigneurs et des surfeurs.
Mais le monstre à la mâchoire infernale ne serait pas aussi vorace quil en a lair. On dit tellement de choses sur ce mystérieux ogre des mers
Exercice 3 : niveau CM2 (moyen)
Compétence : repérer la chaîne anaphorique
Consigne :
" souligne en rouge tous les mots qui désignent Mr Dursley. "
" souligne en bleu tous les mots qui désignent le chat. "
Texte support
Mr. Dursley ne comprend plus
Ce fut au coin de la rue quil remarqua pour la première fois un détail insolite : un chat qui lisait une carte routière. Pendant un instant, Mr Dursley ne comprit pas très bien ce quil venait de voir. Il tourna alors la tête pour regarder une deuxième fois. Il y avait bien un chat tigré, assis au coin de Privet Drive, mais pas la moindre trace de carte routière. Quest-ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Il avait dû se laisser abuser par un reflet du soleil sur le trottoir. Mr Dursley cligna des yeux et regarda fixement le chat. Celui-ci soutint son regard. Tandis quil tournait le coin de la rue et sengageait sur la route, Mr Dursley continua dobserver le chat dans son rétroviseur. Lanimal était en train de lire la plaque qui indiquait " Privet Drive " - mais non, voyons, il ne lisait pas, il regardait la plaque. Les chats sont incapables de lire des cartes ou des écriteaux.Mr Dursley se ressaisit et chassa le chat tigré de son esprit.
(Extrait de " Harry Potter et la pierre philosophale " K. Rowling, 1997)
Exercice 4 : niveau CM2 (difficile)
Texte support
Les chiens
Les chiens aboyèrent lorsquelle traversa la cour.
.. tiraient la langue et
yeux lançaient des éclairs. Natacha
jeta le pain que
.avait donné sa tante. Aussitôt
.. se calmèrent, et
. laissèrent passer. Puis
. arriva à la grille de fer qui délimitait le jardin de la sorcière. Elle était fermée et ne voulait pas souvrir. Alors Natacha versa un peu dhuile sur les gonds : les battants sécartèrent et la jeune fille put avancer. Mais devant
, sur le petit chemin, il y avait un bouleau dont les branches
..
fouettaient avec vigueur. Natacha prit le ruban quelle avait apporté et lia les branches autour du tronc.
(Baba Yaga et Natacha, conte populaire russe " Mille ans de contes Nature ")
Consigne : "Complète le texte avec les pronoms et ladjectif possessif suivants : lui - leurs - leur - ils - la - elle - ils - elle - la "
Exercices dentraînement à la maîtrise des relations anaphoriques
Repérages des substituts anaphoriques
et
activités de production danaphores (CM1 / CM2)
Cette deuxième série, qui commence par des exercices traditionnels de repérage des substitutions anaphoriques, propose ensuite des activités orientées vers la production danaphores, jugées plus efficaces pour attendre lobjectif poursuivi.
Exemple 1 : identification des substituts anaphoriques (niveau CM2 facile)Consigne :
Pour chaque mot marqué dun code, indique par le même code les mots qui le remplacent, et les possessifs qui les concernent. Un exemple est donné pour le mot "Philippe".
INCLUDEPICTURE "http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/images/FA66-20071.gif" \* MERGEFORMATINET
attention !
Ce type d'activité accoutume aux différentes formes de substituts. Mais l'efficacité en est limitée : comme pour les inférences, la situation de texte "arrêté" qu'on analyse posément est très différente du contexte de lecture où le référencement doit se faire spontanément.
Exemple 2 : réécriture de textes sous contraintes (niveau CM1)Pour acquérir une meilleure maîtrise dans ce domaine, il vaut mieux compter sur les exercices de réécriture d'un texte dont on change certaines données : les personnes mais aussi des objets et des lieux.
Consigne :
Réécrivez ce texte en remplaçant Jean Luc par Marianne, la cathédrale par un lac ; la boulangère par un cordonnier, le cycliste par une fille en scooter, et les ouvriers par des policiers.
Texte support
Au pied de la cathédrale, Jean-Luc attendait son mystérieux correspondant. Etait-ce cette employée de la boulangerie ? Elle le regardait de temps en temps avec insistance, puis retournait à ses baguettes. Ou bien ce cycliste arrêté un pied à terre : il avait une espèce de mauvais sourire qui le rendait suspect. Et ces ouvriers de la voirie penchés sur la bouche d'égout ? Jean-Luc leva les yeux vers le monument. (On remarquera que la réécriture affecte d'autres aspects du texte que les anaphores. Cela n'est pas un inconvénient, mais il faut garder à l'exercice sa dominante.)
Exemple 3 : manipulations dans des phrases isolées (niveau CM2)a) Pronominalisation
Il s'agit ici de manipulations sur bases grammaticales.
Consigne :
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un pronom.
Exemple : Marine cherche son chapeau > Marine le cherche
- Le gendarme parle aux deux conducteurs.
- Je mange tous les jours au restaurant.
- Mon oncle regarde plus volontiers les films d'action.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
- Le chien s'est éloigné du jardin.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
- Marie a emprunté à sa mère une vieille robe.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
-
Note : les cas complexes à deux ou trois pronoms ("il les leur a volés") s'aborderont en CM2 mais ils peuvent être vus dès le CM1 selon le niveau des élèves.
b) Synonymes et périphrases
Pour cet exercice à dominante lexicale, on pourra proposer lutilisation du dictionnaire.
Consigne :
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un synonyme ou une expression équivalente.
Exemple : Marine cherche son vieux manteau gris. C'est un vêtement qu'elle a hérité de sa grand-mère.
- Jean Luc est au pied de la cathédrale. Cette cathédrale date du quatorzième siècle.
- Il observe le village avec des jumelles. Ces jumelles sont très puissantes.
- Marie-Antoinette observe le Président du tribunal. Le visage du Président est indéchiffrable.
- Le jeune Américain a découvert Mexico. Conduire dans Mexico demande une certaine habitude !Il faut remarquer que la substitution ne fait pas nécessairement appel à un synonyme, mais à un terme de catégorie plus générale que le mot source (ex: cathédrale, construction, édifice).
Perfectionnement en lecture. Compréhension du sens local
On pourrait considérer qu'un texte est un ensemble de phrases. En réalité, pour construire le sens d'un texte en lisant, le lecteur assemble de grandes unités de sens, supérieures en général à la phrase, appelées par certains chercheurs "propositions sémantiques".
Pour comprendre un texte, le lecteur doit les identifier, pendant la lecture, et les installer dans sa mémoire comme constituants du sens : il doit établir le "sens local". Dans l'exercice de cette compétence, la difficulté est de reconnaître dans le cours de la lecture qu'un grand ensemble se termine et qu'un autre commence, par exemple à l'endroit marqué d'une double barre (Q%)dans le texte suivant :
La devanture de la Fromagerie centrale, dirigée par Victor Lebrouteux depuis un demi-siècle, tombait en miettes. Comme la croûte des fromages trop secs.
Sa clientèle si fidèle l'avait abandonnée, pour une alimentation générale qui avait poussé au bout de la rue. Il y avait maintenant dans la boutique plus de souris que de clients.Q% Pourtant, à soixante-douze ans et des poussières, le vieux Lebrouteux avait décidé de se rebeller. De se battre. De faire preuve d'ingéniosité& etc.
Le lecteur passe de la première grande idée (le commerce périclite) à la seconde (Victor réagit) sans qu'un indicateur particulier le lui signale : la limite de la proposition sémantique ne correspond pas toujours au paragraphe, comme on le voit ici.
Un entraînement systématique est nécessaire pour que l'élève de cycle 3 perfectionne ses capacités à "établir le sens local".
Un ensemble d'exercices utilisables en classe est proposé à cet effet dans une fiche jointe (cliquer sur fiche d'activités/outils).
Exercices d'entraînement : Perfectionnement en lecture. Compréhension du sens local 1. Exercices d'analyse
Un premier type d'exercice consiste à fixer ces limites dans un texte proposé compact. L'élève marquera au crayon ces limites, ou créera des paragraphes ; pour ce faire, l'utilisation du traitement de texte apporte une grande commodité.
Découpe le texte en petits paragraphes, comme on te le montre dans l'exemple.La tempête bat son plein. Des vagues géantes viennent se briser contre la côte très rocheuse à cet endroit. Beaucoup d'animaux marins descendent vers des eaux plus profondes. Les fonds sont toujours plus calmes. Mais il y a des animaux qui restent près de la côte. Un de ces animaux est un poisson. Il ne ressemble pas aux autres poissons. C'est un hippocampe. SCHPLAAF ! Une immense vague arrache l'hippocampe à son algue. Elle l'emmène au large, et l'abandonne en pleine mer. L'hippocampe est en danger, car ses ennemis peuvent maintenant le repérer. Un bout d'algue flotte à côté de lui. L'hippocampe se dépêche d'enrouler sa queue autour de l'algue. C'est une algue brune, qu'on appelle sargasse. De tout petits sacs sont accrochés le long de sa tige. Ces sacs ressemblent à des ballons, et lui permettent de flotter. L'hippocampe s'accroche à l'algue de toutes ses forces.
Exemple :
La tempête bat son plein. Des vagues géantes viennent se briser contre la côte très rocheuse à cet endroit .
Beaucoup d'animaux marins...2. Exercices de reconstruction
Mais pour décider de la limite entre deux unités, il faut comprendre que ce qui précède a un sens cohérent. Construire le sens d'un ensemble local fait donc également partie des compétences en jeu. On peut s'y entraîner par le mini-texte "puzzle" (à ne pas confondre avec la phrase puzzle).
INCLUDEPICTURE "http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/images/FA91-4.jpg" \* MERGEFORMATINET 3. Exercices de détermination du sens
La compréhension du sens local tient surtout à l'aptitude à comprendre très vite le sens de grands ensembles, de segments longs ; on peut développer l'exercice de cette compétence en proposant aux élèves de trouver très vite le titre de mini-textes.
Le bon titreAu Mont St Michel, lors des grandes marées, la mer monte à 30 km/h. Elle parcourt ainsi 20 km en 40 minutes. On dit alors qu'elle avance à la vitesse d'un cheval au galop. Cela présente quelque danger pour les promeneurs.
Promenade à cheval au Mont St Michel
La mer et les promeneurs au Mont St Michel
La vitesse de la mer au Mont St MichelUne version plus difficile, mais plus féconde de cet exercice (parce qu'elle mobilise des compétences plus complètes) se présente sous la forme suivante :
Exercices d'entraînement à la compréhension : traitement des anaphores et des substituts 1. Identification des substituts anaphoriques
On peut proposer cet exercice classique, à la manière de l'exemple donné dans la réponse à la question "Certains élèves font des confusions dans les références aux personnages lors de leurs lectures ou dans leurs écrits. Comment les aider" ?
INCLUDEPICTURE "http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/images/FA97-1.gif" \* MERGEFORMATINET
Ce type d'activité accoutume aux différentes formes de substituts. Mais l'efficacité en est limitée : comme pour les inférences, la situation de texte "arrêté" qu'on analyse posément est très différente du contexte de lecture ou le référencement doit se faire spontanément.
2. Réécriture de textes sur contraintes
Pour acquérir une meilleure maîtrise dans ce domaine, il vaut mieux compter sur les exercices de réécriture d'un texte dont on change certaines données : les personnes mais aussi des objets et des lieux.
Au pied de la cathédrale, Jean-Luc attendait son mystérieux correspondant. Etait-ce cette employée de la boulangerie ? Elle le regardait de temps en temps avec insistance, puis retournait à ses baguettes. Ou bien ce cycliste arrêté un pied à terre : il avait une espèce de mauvais sourire qui le rendait suspect. Et ces ouvriers de la voirie penchés sur la bouche d'égout ? Jean-Luc leva les yeux vers le monument.
Récrivez ce texte en remplaçant Jean Luc par Marianne, la cathédrale par un lac ; la boulangère par un cordonnier, le cycliste par une fille en scooter, et les ouvriers par des policiers
On remarquera que la réécriture affecte d'autres aspects du texte que les anaphores. Cela n'est pas un inconvénient, mais il faut garder à l'exercice sa dominante.
3. Manipulations dans des phrases isolées
On retrouve ici des exercices plus classiques.
Pronominalisation
Il s'agit ici de manipulations sur bases grammaticales.
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un pronom
Ex : Marine cherche son chapeau > Marine le cherche
Le gendarme parle aux deux conducteurs. Je mange tous les jours au restaurant
Mon oncle regarde plus volontiers les films d'action. Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey
Le chien s'est éloigné du jardin.. Marie a emprunté à sa mère une vieille robe
Note : les cas complexes à deux ou trois pronoms ("il les leur a volés") ne s'aborderont qu'en CM2
Synonymes et périphrases
Pour cet exercice à dominante lexicale, on utilisera le dictionnaire.
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un synonyme ou une expression équivalente.
Ex : Marine cherche son vieux manteau gris. C'est un vêtement qu'elle a hérité de sa grand-mère
Jean Luc est au pied de la cathédrale. Cette cathédrale date du XIY° siècle.
Il observe le village avec des jumelles. Ces jumelles sont très puissantes.
Marie-Antoinette observe le Président du tribunal. Le visage du Président est indéchiffrable.
Le jeune Américain a découvert Mexico. Conduire dans Mexico demande une certaine habitude !
Il faut remarquer que la substitution ne fait pas nécessairement appel à un synonyme, mais à un terme de catégorie plus générale que le mot source ( ex : cathédrale > construction, édifice).
Entraînement à la maîtrise des relations anaphoriques : exercices de repérage des substituts anaphoriques et activités de production danaphores (CM1 / CM2) Cette deuxième série, qui commence par des exercices traditionnels de repérage des substitutions anaphoriques, propose ensuite des activités orientées vers la production danaphores, jugées plus efficaces pour attendre lobjectif poursuivi.
------------------------------------------------------------------------------------------------
Exemple 1 : identification des substituts anaphoriques (niveau CM2 facile)
Consigne :
Pour chaque mot marqué dun code, indique par le même code les mots qui le remplacent, et les possessifs qui les concernent. Un exemple est donné pour le mot "Philippe".
INCLUDEPICTURE "http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/images/FA66-20071.gif" \* MERGEFORMATINET
attention !
Ce type d'activité accoutume aux différentes formes de substituts. Mais l'efficacité en est limitée : comme pour les inférences, la situation de texte "arrêté" qu'on analyse posément est très différente du contexte de lecture où le référencement doit se faire spontanément.
Exemple 2 : réécriture de textes sous contraintes (niveau CM1)
Pour acquérir une meilleure maîtrise dans ce domaine, il vaut mieux compter sur les exercices de réécriture d'un texte dont on change certaines données : les personnes mais aussi des objets et des lieux.
Consigne :
Réécrivez ce texte en remplaçant Jean Luc par Marianne, la cathédrale par un lac ; la boulangère par un cordonnier, le cycliste par une fille en scooter, et les ouvriers par des policiers.
Texte support
Au pied de la cathédrale, Jean-Luc attendait son mystérieux correspondant. Etait-ce cette employée de la boulangerie ? Elle le regardait de temps en temps avec insistance, puis retournait à ses baguettes. Ou bien ce cycliste arrêté un pied à terre : il avait une espèce de mauvais sourire qui le rendait suspect. Et ces ouvriers de la voirie penchés sur la bouche d'égout ? Jean-Luc leva les yeux vers le monument.
(On remarquera que la réécriture affecte d'autres aspects du texte que les anaphores. Cela n'est pas un inconvénient, mais il faut garder à l'exercice sa dominante.)
Exemple 3 : manipulations dans des phrases isolées (niveau CM2)
a) Pronominalisation
Il s'agit ici de manipulations sur bases grammaticales.
Consigne :
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un pronom.
Exemple : Marine cherche son chapeau > Marine le cherche
- Le gendarme parle aux deux conducteurs.
- Je mange tous les jours au restaurant.
- Mon oncle regarde plus volontiers les films d'action.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
- Le chien s'est éloigné du jardin.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
- Marie a emprunté à sa mère une vieille robe.
- Samantha a expliqué l'itinéraire à Audrey.
-
Note : les cas complexes à deux ou trois pronoms ("il les leur a volés") s'aborderont en CM2 mais ils peuvent être vus dès le CM1 selon le niveau des élèves.
b) Synonymes et périphrases
Pour cet exercice à dominante lexicale, on pourra proposer lutilisation du dictionnaire.
Consigne :
Comme dans l'exemple, remplace le ou les mots soulignés par un synonyme ou une expression équivalente.
Exemple : Marine cherche son vieux manteau gris. C'est un vêtement qu'elle a hérité de sa grand-mère.
- Jean Luc est au pied de la cathédrale. Cette cathédrale date du quatorzième siècle.
- Il observe le village avec des jumelles. Ces jumelles sont très puissantes.
- Marie-Antoinette observe le Président du tribunal. Le visage du Président est indéchiffrable.
- Le jeune Américain a découvert Mexico. Conduire dans Mexico demande une certaine habitude !
Il faut remarquer que la substitution ne fait pas nécessairement appel à un synonyme, mais à un terme de catégorie plus générale que le mot source (ex: cathédrale, construction, édifice).
Comment travailler la compréhension de texte en cycle 3 ? Perfectionnement en lecture. Travailler la cohérence et la structure des textes
Pendant qu'il progresse, le lecteur attend du texte une certaine cohésion, c'est-à-dire une bonne liaison à courte distance entre les éléments. S'il est expérimenté, il cherche aussi à percevoir sa cohérence (1), c'est-à-dire son organisation générale. Celle-ci dépend en partie du type de texte en question. (2) 1. Perception rapide de l'organisation
On donnera d'abord un exemple d'exercice bref. Le principe : lire un texte , puis le cacher et en dégager rapidement les éléments principaux, par exemple :
- situation, personnages et lieux, élément(s) déclencheur(s), péripéties, dénouement, pour les textes narratifs ;
- sujet, nombre de points traités, de quoi on parle, ce qu'on en dit, dans les textes explicatifs ou les exposés.
Percevoir rapidement des composantes du texte :Les élèves lisent le texte silencieusement.
Ils retournent et lisent un questionnaire très bref portant uniquement sur son organisation (par exemple "quels sont les moments de l'histoire"; ou : "quelles sont les trois grandes informations du texte".) Ce questionnaire ne comptera pas plus de 3 questions ;
Ils vérifient leurs propositions avec une fiche de correction (5 min)
Note : La partie centrale peut se faire en petit groupe avec débat. Un temps limité sera imposé.
2. Etudes plus systématiques de plans
La prise de conscience de la structure et des composantes sera entreprise également sous forme d'analyses plus méthodiques, avec un tableau guide :
Textes narratifs
Résume l'histoire de Kamo en complétant ce tableau.
Les éléments de l'histoireOù et quand Les personnages Ce que l'on sait d'eux1
2
3
...Le déroulementLe problème qui se pose La suite d'événements1
2
3
...La résolution du problème Textes informatifs
Plusieurs exercices utiles attirent l'attention sur la structure :
Écrire en une ligne l'information ou l'idée principale de chaque paragraphe.
Découper un texte en paragraphes.
Remettre un texte dans l'ordre, à partir de paragraphes mélangés.
Matérialiser (surligner par ex) les articulations, présentes sous forme : de connecteurs ; de phrases de transition ; d'alinéas ; de titres
L'objet de ces exercices est de créer à terme des réflexes mentaux pendant la lecture : reconnaître le type de texte (voir fiche n°11) , se demander d'emblée de quoi il parle et lire en ayant le souci de percevoir son organisation.
3. Utilisation des outils de la cohérence
Le développement des compétences dans le domaine de la cohérence se fera aussi par l'écriture. Loin de la "rédaction " classique, il s'agit d'un exercice d'utilisation des outils de la cohérence : le plan et les articulations sont imposés, le contenu est connu. Ainsi, l'exercice suivant est été proposé après visionnement d'un film et échanges oraux.
Ecris une description de la vie des petits renards en t'aidant des titres des paragraphesTitre des paragraphesMots à utiliser obligatoirement(attention, ils sont dans le désordre !)Naissance des petits renards
Comment on les nourrit
Le rôle du père
La mortalitéGrâce à
Au printemps
Malheureusement
Pendant ce temps(1) La distinction entre cohésion et cohérence est ici reprise de propositions de certains linguistes ; nous ladoptons parce quelle est claire, même si dautres chercheurs mettent sous ces mots des concepts différents.
(2) La question des types de textes et d'énoncés est abordé dans la fiche " types
Doit-on travailler sur limplicite dans la lecture ? Quand et comment ? Partager la perception de limplicite
Être lecteur cest justement sapproprier la lecture donc le côté implicite qui fera que lon aimera ou non un livre, que lon aura ou non envie den parler et de communiquer autour. Cest ce côté très personnel et affectif qui nest généralement pas abordé à lÉcole et qui fait que certains enfants passent à côté du plaisir de lire en faisant de la lecture un acte purement scolaire. Ils se fixent alors uniquement sur la compréhension, extérieure à toute interprétation personnelle. Lenseignant devra être vigilant pour éviter de ne travailler que sur lexplicite (il est beaucoup plus facile de corriger des réponses à des questions appelant une seule réponse précise). Dès le cycle 1, lors de lecture orale on veillera à interroger sur la compréhension mais aussi sur le ressenti, le non-dit, ce que lauteur et lillustrateur suggèrent. Cest ainsi que lon va aider les élèves à argumenter, à se positionner, à communiquer autour de la lecture, à devenir curieux de lire.
oit-on travailler sur limplicite dans la lecture ? Quand et comment ? Limplicite : une conquête nécessaire
Il importe de définir la notion dimplicite : « On peut tirer dun énoncé des contenus qui ne constituent pas en principe lobjet véritable de lénonciation mais qui apparaissent à travers les contenus explicites. Cest le domaine de limplicite ». On distingue les implicites sémantiques et les implicites pragmatiques. Les premiers sont attachés au seul matériel linguistique de lénoncé ; pour extraire les seconds le coénonciateur met en relation lénoncé avec son contexte en faisant appel en particulier à des lois du discours. De « Paul ne vit plus à Londres mais à Paris » on peut tirer par exemple ces deux implicites sémantiques : Paul vit actuellement en France et Paul vivait auparavant à Londres. Dans un contexte donné le coénonciateur peut aussi en tirer des implicites pragmatiques, par exemple « Paul ne pourra se rendre à notre invitation » ou « Paul na pu recevoir ta lettre ». », Maingueneau D., Les termes clés de lanalyse du discours, Seuil « Mémo », 1996. Parce quil y a de limplicite dans tout texte, le lecteur sera amené à faire un certain nombre dinférences afin de construire une compréhension fine du texte. Cette notion dimplicite est donc complexe et il est difficile de la proposer, abstraitement, à des jeunes lecteurs. C. Poslianec dans Activités de lecture à partir de la littérature de jeunesse propose des pistes pour laborder. Il suggère dexplorer lalbum de Michel Piquemal, On saimera toujours, Syros, 1994. Le texte raconte lhistoire dun enfant, le narrateur, en vacances au bord de la mer. Mais ce discours à la première personne est chargé dimplicite. Limplicite est révélateur, à cet égard : « Depuis que je suis arrivé à la mer, je nai pas envie de jouer. Ma tante a beau me répéter de mamuser avec mes cousins, je préfère rester tout seul. Je naime pas leur regard en coin, je ne veux pas quils me plaignent. Jai envie dêtre triste et ça ne se partage pas. » Lenfant-narrateur essaie de combler « un grand trou laissé par un arbre arraché ». Mais il sait quil ny parviendra pas. Petit à petit, le lecteur peut comprendre, en déchiffrant limplicite, que la grand-mère du narrateur est morte. Mais ce nest jamais dit explicitement. Or, ce qui est remarquable dans cet album, cest que lillustratrice a tenté de faire percevoir au lecteur quil y a des éléments implicites. Pour ce faire, elle a utilisé un procédé particulier : chaque page, en papier assez fin, forme une sorte de pochette, fermée du côté de la tranche et du dos, ouverte en haut et en bas. A lintérieur de ces pochettes, lillustratrice a parfois dessiné un élément qui, en raison de la minceur du papier, apparaît comme un dessin en filigrane. Cest bien là une métaphore de limplicite, si présent dans le texte. Les éléments ainsi dessinés ne sont pas signifiants en eux-mêmes : une tente de plage, un pare-vent, un couple, un bateau, etc. Ce qui est signifiant, cest le procédé qui permet de faire percevoir à des jeunes ce quest limplicite, présent et absent en même temps.
Certains élèves font des confusions dans les références aux personnages lors de leurs lectures ou dans leurs écrits, comment les aider ? Découvrir les personnages dans les albums
On sait effectivement que les inférences anaphoriques (différentes façons de nommer les personnages) sont facteurs dentraves à la lecture pour un grand nombre délèves (voir le rapport de lONL de 2001). Il faut donc les préparer très tôt à la recherche de ces dénominations. Si ce travail est réalisé régulièrement lors de différentes lectures, et si le concept danaphores est compris, les élèves le manipuleront dautant mieux à lécrit. En maternelle et début de CP le travail sera collectif, animé par lenseignant et la réalisation collective écrite par lenseignant. A partir de la fin du cycle 2 (fin de CP et CE1) et au cycle 3 les élèves travailleront de façon personnelle (et quelquefois collective) sur un carnet (ou cahier) appelé par exemple « Les personnages de mes lectures » ou « Qui est je ?, qui est tu ?, qui est elle ? . Ce travail est directement lié à la conjugaison et à la grammaire (connaissance des pronoms personnels de façon implicite en cycles 1 et 2 et explicite au cycle 3-) Pour aborder ces notions on aura recours aux albums de littérature de jeunesse car cest dans ces écrits que lon trouvera le plus danaphores et que lillustration pourra aider les élèves à mieux découvrir les personnages auxquels il est fait référence. Si lécole nest pas pourvue dune BCD, les albums peuvent être empruntés dans la bibliothèque municipale du quartier. Les albums de fiction sont souvent plus riches en anaphores mais on veillera à présenter également le travail à partir de documentaires.
Certains élèves font des confusions dans les références aux personnages lors de leurs lectures ou dans leurs écrits, comment les aider ? La référence : identifier les substituts
La psychologue Martine Rémond a montré que les difficultés des élèves en lecture proviennent derreurs au niveau de la compréhension des substituts. On parle de substitut ou danaphore quand un mot (ou une expression) est utilisée pour en remplacer un autre. Lexemple le plus courant est celui du pronom qui remplace un nom. Tout le travail du lecteur consiste à établir la relation entre le référent (A) et le terme qui le remplace (B). Les substituts sont présents dans tous les textes, même les plus simples. Il est important que les jeunes lecteurs puissent effectuer les liens entre les substituts et les mots quils remplacent. Si dans certains cas, cette relation semble évidente, il nen est pas toujours de même tout le temps. Ainsi, J. Giasson a fait le bilan des recherches dans ce domaine et montre que : -«les relations éloignées sont plus difficiles à établir que les relations adjacentes - les relations de types après sont plus difficiles à établir que celles de type avant - les relations dans lesquelles le pronom réfère à une proposition sont plus difficiles à établir que les relations dans lesquelles le pronom réfère à un nom.», La compréhension en lecture, De Boeck Université. On proposera aux élèves des activités afin daméliorer leurs compétences. En cycle 2, lenseignant lira un texte et demandera aux élèves dinterrompre la lecture lorsquils entendront un mot ou une expression désignant le personnage principal, par exemple. En cycle 3, on proposera à lélève de souligner dans le texte tous les mots ou expressions qui désignent le même personnage, on utilisera plusieurs couleurs lorsque le texte comprend plusieurs personnages. On pourra également relever et classer les substituts. Ce travail pourra être réinvesti en production décrit. En effet, on travaillera également la question des substituts à lécrit dune part afin de varier les substituts et dautre part afin de rendre les textes moins confus. On proposera également des textes à trous.
Faut-il travailler particulièrement les pronoms ? Travailler régulièrement sur les pronoms dans un texte lorsque loccasion se présente
Faut-il travailler sur les pronoms ? Cette question est emblématique dun problème plus large qui pourrait être formulé ainsi : faut-il travailler les éléments de la langue porteurs de la cohésion (de la solidarité) et de la cohérence (du sens) de linformation dans un texte écrit ? Autrement dit, faut-il attirer lattention du lecteur sur ce qui, au sein de lunité phrase, est susceptible de créer un lien avec dautres phrases, pour construire une unité de signification supérieure : le texte. Les pronoms et plus largement tout ce qui assure la co-référence (les déterminants, des noms ou expressions désignant tel personnage, objet, lieu du texte) constituent, pour le lecteur, des jalons indispensables de lélaboration du sens. Le problème est donc de savoir comment procéder. Quelques orientations pédagogiques peuvent être favorisées. Elles participent moins dune progression que dune variation des approches en fonction des capacités acquises. Il nous semble nécessaire de dire demblée quil est inutile de faire des leçons a priori, cest-à-dire décontextualisées, sur ces éléments. Le risque est trop grand de tomber dans le traditionnel étiquetage des natures, fonctions et accords, sans rapport avec la lecture ou la production. Sagissant denfants, il est raisonnable aussi de centrer le travail sur la co-référence à partir des personnages. Ils sont au cur des préoccupations du lecteur-scripteur, mais ils sont également fondamentaux pour comprendre les récits qui sont avant tout des histoires de personnages. Savoir qui dit / pense / éprouve / fait, quoi et à propos de qui, est essentiel. De même, le nombre de personnages ainsi que la quantité et donc lentrecroisement des propos à leur sujet peuvent créer de la confusion chez le lecteur. Sil faut rechercher la présence de certaines difficultés pour apprendre, on peut facilement jouer sur la lisibilité des textes à ce niveau. Point nest besoin dune cohorte de personnages pour attirer lattention de lélève sur la question des substituts : quand un texte en présente seulement deux, mais masculins, on a déjà assez de confusions possibles pour en faire un support intéressant. Par ailleurs, en fonction du cursus, donc de lâge et des capacités, il faut savoir se limiter à certaines demandes dexplicitation : les plus jeunes peuvent difficilement entrer dans lidentification du rôle joué par certains pronoms compléments ; il leur est difficile aussi de voir le lien quétablissent certains déterminants entre le nom auquel ils se rattachent et le nom dun personnage auquel ils réfèrent aussi (ex. Pierre dit à Jean quil voudrait lire, mais quil a perdu son livre.). Par ailleurs, si lon veut que le travail sur les pronoms soit bien resitué dans le cadre de la compréhension des textes, il ne faut pas le détacher dautres possibilités de désigner les personnages. En effet, les pronoms servent simplement au lecteur-scripteur à savoir quon continue à parler du même sujet. A côté de cela, des désignatifs (noms, expressions imagées), tout en assurant la co-référence, apportent des informations constitutives du portrait du personnage (ex. Pierre / lenfant / le garnement / le méchant garçon, adeg»¼½\
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