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ASSOCIATION PROMODEV DSM EMBED MSPhotoEd.3
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Résidence S. Abdoul Ahad MBACKE Chouaïb: 28, Route Université TOUBA, SENEGAL
BP 21 252 Dakar - Ponty SENEGAL
Promotion du Développement Durable
COORDONNATEUR M Falilou DIOP
Financement FAO/ MPFN
Et PROMODEV DSM
LES BIOCARBURANTS / PERSPECTIVES au Sénégal
Association PROMODEV-DSM pour la promotion du développement durable, SENEGAL
Touba, août 2008
Sommaire
ACRONYMES ------------------------------------------------------------------------------------------ 3
RESUME EXECUTIF-----------------------------------------------------------------------------------7
PROLOGUE----------------------------------------------------------------------------------------------9
I. CONTEXTE et ETAT des LIEUX-----------------------------------------------------------10
II. PROBLEMATIQUE de lINTRODUCTION des BIOCARBURANTS------------------28
III. ANALYSE SOCIO-POLITIQUE---------------------------------------------------------------52
IV. CONSIDERATIONS TECHNIQUES-----------------------------------------------------------71
V. INITIATIVES SENEGALAISES ----------------------------------------------------------------108
VI. INITIATIVES AFRICAINES--------------------------------------------------------------------123
VII. PERSPECTIVES et PROSPECTIVES------------------------------------------------------138
IIX. INVESTIGATIONS MENEES au SENEGAL----------------------------------------------147
IX. Activités liées à la campagne 2008/2009-------------------------------------------------163
X. Activités de recherches daccompagnement-------------------------------------------164
XI. contraintes identifiées -----------------------------------------------------------------------166
XII. ANALYSE ECONOMIQUE.------------------------------------------------------------------168
XIII. STRATEGIE DE MISE EN UVRE DU PROGRAMME NATIONAL BIOCARBURANT SENEGALAIS----------------------------------------------------------------186
XIV. RESULTATS ATTENDUS-------------------------------------------------------------------189
XV. Perspectives du programme national sénégalais-----------------------------------192
XVI.RECOMMENDATIONS : CAP SUR LA CROISSANCE ET LE
DEVELOPPEMENT DURABLE-------------------------------------------------------------------196
ANNEXES-----------------------------------------------------------------------------------------------214
ACRONYMES
AFVP= Association française des Volontaires du Progrès
ASADER= Association Savoirs pour le Développement Rural
ASER= Agence Sénégalaise dElectricité du Sénégal
BM= Banque Mondiale
BMZ= Ministère fédéral de la coopération économique et du développement
CNUCED= Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement
DE=Direction de lEnergie
DEFCCS= Direction des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols
DSRP= Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
EESF= Le programme Eau Energie Solidarité Foundiougne
ENDA= ONG Environnement Développement Tiers Monde dont le siège est à Dakar
E R= Energies renouvelables
FAO= Organisation des Nations Unies pour lAgriculture et lAlimentation
FMI= Fonds Monétaire International
GTZ= Agence Technique dExécution Allemande (Deutsche Gesellschaft für technische Zusammenarbeit).
ISRA = Institut Sénégalais de Recherche Agricole
LCP= Lutte contre la pauvreté
LOASP= Loi dOrientation Agro-sylvo-pastorale
MBEERS : Ministère des Biocarburants, des Energies Renouvelables et de la Recherche Scientifiques
MEB= Ministère de lEnergie et des Biocarburants
NEPAD= Nouveau Partenariat pour le Développement de lAfrique
OCB= Organisation Communautaire de Base
OCDE= Organisation de Coopération et de Développement Economique
OMC= Organisation Mondiale du Commerce
OMD= Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS= Organisation Mondiale de la Santé
ONUDI= Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel
OIT= Organisation Internationale du Travail
OMVG= Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie
OMVS= Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal
OP= Organisation de Producteurs
PERACOD= Programme pour la Promotion de lElectrification rurale et de lApprovisionnement durable en Combustibles domestiques
Plan REVA= Retour vers lAgriculture
PROGEDE= Programme de Gestion Durable et Participative des Energies Traditionnelles et de Substitution
PROMODEV= Promotion du Développement Durable, GIE oeuvrant au sein de lAssociation panafricaine PROMODEV-DSM
PSACD= Projet sénégalo-allemand combustibles domestiques
PSAES= Projet sénégalo-allemand énergie solaire.
PTIP= programme triennal dinvestissement public
SAR= Société Africaine de Raffinage
SBE= Société Boulonnerie Europe S.A
SCA= Stratégie de Croissance accélérée du Sénégal
SENELEC= Société Nationale dElectricité du Sénégal
MDP mécanisme de Développement propre (Protocole de Kyoto)
Jatropha curcas = Tabanaani (en wolof)
Discours de M Abdoulaye WADE / Président de la République du Sénégal (veille du nouvel an 2007)
La création d'un Ministère chargé notamment des biocarburants, de même que la mise en place prochaine d'une Agence de développement des énergies alternatives et renouvelables répondent à cette option stratégique de promotion des énergies vertes.
A cet effet, nous comptons démarrer en 2007 un vaste programme de cultures destinées à la production de biocarburants. Nous y travaillons en coopération avec un pays partenaire et plusieurs investisseurs du secteur privé international qui nous ont déjà fait des offres.
Nous en sommes redevables aux générations passées. Nous le devons à nous-mêmes et aux générations futures.
Photo : Le Tabanaani (Jatropha curcas) sest bien acclimaté au Sénégal tant au sud, au centre quau nord du pays
Le mot du Président du Cadre de Concertation des Ruraux du Sénégal, M Samba Gueye :
« Si nous avons le marché dans la production du jatropha et quil yait un mécanisme pour mettre en place des unités de transformation, et une unité centrale pour la collecte, nous nous engageons pour faire le travail dans la paysannerie.
Cest une très bonne initiative du Président de la République, mais il faudrait une volonté (politique) totale. » le Président du CNCR Sénégalais
Serigne Babacar MBOW, Leader social village de NDEEM sur les chemins du développement durable : SLOGAN « Prendre en main notre destin »
RESUME EXECUTIF
Cest aux africains de créer les conditions dans lesquelles les gens pourront vivre et travailler, où les gouvernements seront plus transparents, mais aussi de fournir de meilleurs services et plus de démocratie. Ce nest pas le rôle des institutions internationales de le faire. Cela relève dune mission interne, domestique africaine.
Francis Fukuyama
Le Sénégal malgré ses ambitions de croissance accélérée (cf. SCA) manque terriblement de leviers fonctionnels pour la propulser et la maintenir. La faiblesse et limprévisibilité du secteur énergétique y sont pour beaucoup (en particulier la fourniture centralisée délectricité et secondairement le gaz domestique et industriel).
Ce contexte, lié aussi à la chute dans le PIB des produits classiques du secteur agricole, impose les Energies Renouvelables (cf. M Falilou DIOP et AL., 2005) et, dans le cas présent, lalternative - cultures bioénergétiques (notamment le Jatropha curcas) comme produits de diversification énergétique et agricole sur le chemin du « Développement Durable » qui est holistique (L.S. Senghor, « lhomme est au début et à la fin du développement »).
Lamélioration de la chaîne de valeurs du tabanaani (pourghère ou Jatropha curcas) entre autres doit être la tâche principale de tous les acteurs (producteurs, collecteurs, transformateurs, distributeurs, société civile et lEtat bien sûr).
Ce travail a été en partie proactif parce que les administrations visitées ont encore sur le sujet, comme pour une majorité détats sur le continent africain, essentiellement des questions et si peu de réponses
Et portant lurgence est là. La nature ayant horreur du vide, certains «investisseurs » suppléant aux défaillances de lEtat, prennent les devants et proposent aux producteurs des contrats de vingt ans avec un barème de prix « imposé ». Quen sera-t-il en cas de prix officiels supérieurs postérieurs à la signature des contrats ?
Le blocage institutionnel levé (un Ministère unifié de lEnergie et des Biocarburants), il reste à lever celui de labsence du cadre réglementaire (lois dorientation sur les biocarburants et les énergies renouvelables et décrets dapplication).
Ensuite seulement, avec lappui des organisations de la société civile (PROMODEV- DSM et autres compétentes), la phase pratique de mise en uvre devrait débuter (Agence des Biocarburants et suggérons
des ER et Réactions aux Changements Climatiques), de fixation des prix planchers devra se faire en concertation avec les organisations paysannes.
Le management technique du programme sénégalais, provisoirement confié à lISRA devrait trouver enfin son Manager institutionnel. Fortifié et réorganisé dans une nouvelle forme plus fonctionnelle, il serait comptable (accountability) de ses moyens et résultats devant lAutorité et aurait par conséquent une gestion souple du personnel à commencer par le recrutement non fonctionnarisable.
Cest que les enjeux sont énormes
la survie de lhumanité sur la terre telle que nous la connaissons aujourdhui. Le monde entier sagite et lAfrique dort encore.
Les aspects techniques font ici lobjet de conseils très précis pour dépasser la phase actuelle de vague à lâme des différents acteurs, constaté sur le terrain, par des mesures audacieuses sur le foncier, les semences, la sylviculture résolument agroforestière (donc de développement intégré), les autres intrants, la question lancinante des investisseurs et les joint-ventures, les partenariats et les conventions locales, la forme de démocratie directe que constituent les consultations publiques sur chaque projet denvergure, les prix planchers et leur interaction avec les incitations sur dautres spéculations, la transformation locale des graines en biocarburant et la priorité donnée aux céréales et à la satisfaction des besoins énergétiques locales , lorganisation des circuits de distribution etc.
La coopération internationale est également traitée dans ses aspects négatifs à éviter comme dans ses aspects positifs de lutte contre les changements climatiques et de gestion concertée pour un développement durable alternatif de la mondialisation quelque peu brouillonne de ce début de 21ème siècle.
PROLOGUE
Le plus grand défi pour lAfrique est la gouvernance Les Etats africains doivent développer leurs capacités à gérer les politiques économiques, éduquer leurs citoyens, fournir des biens publics de qualité
si ces mesures ne sont pas prises, les bulles liées aux ressources naturelles et aux matières premières vont perdurer et continueront dexacerber les problèmes du continent.
Francis Fukuyama
Ce rapport sinscrit résolument dans le registre investigateur et pédagogique, donc répétitif par endroits à dessin, empruntant à des sources diverses pour retracer en les éclairant les principales thèses développées dans le grand débat mondial sur les biocarburants; le Mandant du Comité national ad hoc a voulu saisir cette opportunité de partenariat avec la FAO sur ce sujet, ô combien dactualité au Sénégal, pour servir un document national multidisciplinaire et plurithématique à la fois dordre technique, socio-économique et environnementale autour des préoccupations et interrogations actuelles tant du citoyen ordinaire que de certains décideurs.
Lobjectif étant dapporter un éclairage supplémentaire mais également de provoquer la réflexion de tous les partenaires notamment ceux qui, décideurs, peinent à trouver leur voie dans la forêt de sentences tant locales quinternationales, négatives ou positives mais souvent partisanes au sujet des biocarburants.
Bien souvent la question « pourquoi ?», objet du premier chapitre développé à suffisance, na pas été suffisamment traitée et partagée dans labondante littérature pour que naissent des plages de convergence fondatrices de plateformes dactions communes participatives ouvrant la voie au « comment ?» toujours perfectible.
Rendons ici un hommage mérité à certains maîtres à pensée qui nous ont appris à aller au fond des choses au delà des apparences et nous en citerons deux seulement - lacadémicien Pirisipkin (Vaskhnil) et limmense, le toujours dactualité Cheikh Anta DIOP père de lEgyptologie moderne.
M Falilou DIOP
CONTEXTE et ETAT des LIEUX
« il ne faut pas non plus confondre la Mondialisation et lInternationalisation, qui, elle signifie que ce sont les économies nationales qui sont les entités les plus significatives puisque les gains réalisés à létranger sont drainés vers léconomie nationale
A tous ces phénomènes se greffe un nouveau : linterpénétration économique au travers des frontières, dans la production, la commercialisation, le financement et la recherche-développement.
En dautres termes, ils émergent des entreprises qui distribuent leurs activités industrielles et financières au niveau international, avec comme résultat, une progression du commerce international, des flux de capitaux et de linvestissement, plus rapide que la production. »
Mis en perspective, le monde traverse une triple crise :
Alimentaire ;
Energétique ;
Economique et financière.
Mais autre défit écologique à incidence socio-économique évidente, les changements climatiques ont une forte emprise sur les systèmes écologiques.
Daprès les travaux du Groupe dexperts international sur lévolution du climat (GIEC), la Terre, qui a connu de grandes variations climatiques au cours de son histoire, est actuellement en phase de réchauffement. Le phénomène, dont les causes et l'ampleur des conséquences sont vivement débattues dans les milieux scientifique et politique, saccélère depuis les années 1990. Pour les chercheurs, limportance de limpact de lactivité humaine est indéniable. La controverse fait rage quant aux décisions politiques qui simposent pour limiter les facteurs aggravant le réchauffement naturel.
Les deux défis majeurs agro-écologiques auxquels le Sénégal fait face sont dune part, lirrégularité structurelle des précipitations qui rend les systèmes de production agricole vulnérables et dautre part, la désertification et ses implications néfastes sur la biodiversité. Le Sénégal reçoit, en moyenne en apports pluviométriques, après 1970, un quart moindre de volumes deau par rapport à la Normale pluviométrique1931-60. Suite à la détérioration climatique qui a touché le Sahel, les apports moyens du fleuve Sénégal sont descendus à en moyenne 14 km3 par an ; le fleuve Gambie, dont les apports moyens sont de lordre de 2,7 km3/an sont irréguliers : 3,3 km3 en 1974 et seulement 1,1 km3 en 1984.
Malgré ces pesanteurs, lénergie hydraulique reste un potentiel majeur de lAfrique (cf.C. A. DIOP « les fondements économiques et culturels dun Etat fédéral dAfrique noire de 1960 ») y compris du Sénégal à plus long terme avec lactuel politique des barrages OMVS et OMVG.
Les pays en développement doivent réfléchir sur leur situation présente mais aussi desserrer létau des urgences du quotidien pour se projeter dans la construction du développement durable.
Cest dans ce cadre que cette étude est menée pour documenter les arguments souvent tranchés à priori et par là même peu propices à éclairer la planification et la prise de décisions socio-économiques et environnementales forcément délicates en Gouvernance des Ressources Naturelles, voir en gouvernance tout court.
Présentation sommaire du Sénégal:
Superficie : 196 720 km²
Environnement : Climat tropical sahélien avec une saison des pluies de juillet à octobre et sèche de novembre à mai.
Population : 12 171 265 millions d'hab.
Projection 2050 : 23 108 000 millions d'hab.
Taux de Croissance démographique : 2,1 %
Population de -15 ans : 43,4 %
Population urbaine : 46,8
Densité de la population : 60 hab./km²
Espérance de vie : 57,5 ans
Mortalité infantile : 7,8 %
Taux brut de scolarisation combinée : 82,5%
Taux danalphabétisme : 59,2%
PIB : 5 944 milliards FCFA (en 2006)
PIB par tête : 501 978 FCFA (en 2006)
Indice de développement humain (2003) : Indicateur : 0, 499 Rang : 157 (sur 175 pays)
Part de lagriculture dans la formation du PIB : 15,9%
66 % de la population sénégalaise est rurale et ne reçoit que 5% en moyenne des investissements
Aires protégés : 11,3% de la superficie nationale
Taux annuel de déforestation : 0,7 %
Emissions de CO2 : 3 829 900 MT //
: donc per capita :0,42
: 1, 00 kg pour $2000 PIB
Source : HYPERLINK "http://www.ansd.sn" www.ansd.sn
Le Sénégal est un pays semi-aride, très sensible à la désertification, l'agriculture demeure la deuxième ressource économique employant près de 72% de la population active. Le Produit intérieur Brut (PIB) est estimé à environ 11,1 milliards $EU pour l'année 2007. La contribution de lagriculture dans la formation du PIB est plus précisément de 15,87%. Le revenu brut par habitant est denviron 898 $EU.
Lagriculture est largement dominée par des exploitations de très petite taille de type familial. La situation alimentaire est préoccupante dans le monde rural (51,2% des ménages en situation dinsécurité alimentaire sévère et 41,3% en état dinsécurité alimentaire modérée) ; avec une population vulnérable estimée à 2,1 millions dhabitants.
La balance commerciale agricole du pays est caractérisée par un déficit notoire depuis plus dune vingtaine dannées. Les importations alimentaires atteignent des niveaux parfois sans commune mesure avec la production actuelle. Il a été enregistré au cours de ces dernières années en moyenne 400 000 t de riz importées pour 100 000 t produites en moyenne;
La Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et lAbondance (GOANA) dont la première année coïncide avec la campagne agricole 2008/2009 prévoit, en lespace de 6 mois et à partir du mois doctobre, une production de 3 millions de tonnes de manioc, 500 000 tonnes de riz paddy et plus de 3 millions de tonnes pour les autres céréales (maïs, mil, sorgho, fonio). Pour lélevage, les objectifs portent sur une production de 400 millions de litres de lait et 435 000 tonnes de viande. Son coût est estimé à 675 millions de $EU. Le programme prévoit, pour booster lagriculture irriguée dans la Vallée du fleuve, la réhabilitation de près de 50 000 ha de périmètres aménagés abandonnés.
Le bilan céréalier national reste déficitaire. La production en céréales a connu une
décroissance de 1,1% par an entre 1990/1991 et 2002/2003, creusant le déficit céréalier qui a du être couvert par des importations de plus en plus importantes. En 2002, les disponibilités internes ont été évaluées à 0,9 million de tonnes, correspondant à 42% des besoins estimés à 2,1 millions de tonnes, et les importations à 1 million de tonnes.
La facture des importations de produits alimentaires au Sénégal a connu une augmentation en dent de scie entre 1970 et 2000 avant de monter en flèche au cours des 5 dernières années, pour atteindre près de 800 millions de dollars EU en 2005. La production agricole nest plus capable daccompagner la croissance de la population, il en résulte une baisse de la couverture des besoins par la production locale (de 64% en 1987/88 à 43% en 2006/2007), et par conséquent, à un recours croissant aux importations commerciales pour combler le déficit.
En 2004, la balance commerciale agricole sénégalaise enregistrait un déficit de près de 630 millions $EU.
Le Sénégal, tout comme lAfrique sub-saharienne en général, reste caractérisé par son très faible niveau de vie (PIB/hbt inférieur à 1800 dollars US) à trop large écart (distribution), sa population à dominante rurale (près de 70%) et une très faible productivité de lagriculture (au sens large) extensive et à faible rendement ; Plus de 25% de la population est concentrée dans la région de Dakar qui représente moins de 1% de la superficie totale du pays sans massifs forestiers significatifs (le seul - MBao - est asphyxié par le développement de la ville) et peu despaces verts à aménagement répondant aux normes.
Après une décennie de croissance forte et régulière, la progression de léconomie sénégalaise a marqué le pas en 2006 dans un contexte international particulièrement difficile du fait dun niveau historiquement élevé du prix du baril de pétrole. Globalement, les principaux agrégats macroéconomiques se sont éloignés de leur tendance historique. Puis suivirent la crise alimentaire (et les émeutes de la faim dans plusieurs pays), enfin la crise globale tant économique que financière.
Dun point de vue statistique, de 1994 à 2005, lincidence de pauvreté des ménages est passée de 61% à 42%, soit une baisse de 19 points sur une décennie mais la pauvreté énergétique des ménages ruraux sest réellement accrue.
LEnergie est une force maîtresse et souvent structurante du développement ; le monde est dans sa globalité confrontée à lépuisement progressif des gisements des sources dénergies conventionnelles (pétrole, gaz naturel et charbon). Laugmentation de la consommation annuelle de 4,5 % pourrait être ramenée au mieux à 3,5 %, ce qui augure néanmoins dun doublement tous les 20 ans.
Les pays africains consomment 150 fois moins dénergie que les pays industrialisés. Leurs bilans énergétiques restent, pour leur grande majorité, dominé par la biomasse énergie qui peut représenter jusquà plus des ¾ de lénergie primaire consommée avec ses effets néfastes sur lenvironnement notamment le couvert forestier qui samenuise de plus en plus.
Selon les projections, la part des hydrocarbures fossiles passera à 82 pour cent en 2030, la part du charbon augmentant au détriment de celle du pétrole. La biomasse et les déchets couvrent à lheure actuelle 10 pour cent de la demande mondiale dénergie primaire, proportion qui devrait enregistrer une légère diminution et tomber à 9 pour cent dici 2030.
Les réserves ultimes exploitables sont estimées selon deux critères principaux :
Létat davancement de la technologie dextraction ;
Le cours réel de la ressource par rapport au plancher économiquement viable.
Le charbon serait supposé pouvoir remplacer dans une certaine mesure les sources tarissantes si son coût dextraction et son impact environnemental nétait pas aussi ahurissants voir intolérable.
Tableau Hubbert : Analyse des limites de loffre en énergie fossile conventionnelle
Année de plus forte productionAnnée dépuisement des 90% des réservesPétrole liquide US 19702000Gaz naturel US19802015Charbon US22202450Réserves mondiales de Pétrole 20002030Réseves mondiales de Charbon 21502400
I.1. LAFRIQUE CHERCHE TOUJOURS CES MARQUES
DANS LENERGIE NUCLEAIRE aussi :
Le raffinage est un processus très coûteux appelé «enrichissement» qui augmente la proportion d'U-235 de 0,7% à environ 4,0%. Le problème avec le nucléaire n'est pas la fourniture de matière première mais les conséquences environnementales des opérations (cf. impacts à Three Mile Island ou Tchernobil /Ukraine / URSS ...).
Le Sénégal nexclut pas de se doter de capacités nucléaires civileset travaille dans le réseau international LAM-Laser Atomic and Molecular( HYPERLINK "http://www.lamnetwork.org)-" http://www.lamnetwork.org)- présidé par le professeur A. Wagué, directeur de lITNA (Institut des Technologies Nucléaires Appliquées) de lUniversité Cheikh Anta Diop deDakar (UCAD Cf. Cheikh MBacké Diop, Symposium juillet UCAD/U A Dakar).
CONCERTATIONS en AFRIQUE
Dans le contexte de la triple crise environnementale, énergétique et alimentaire, se sont tenus à Dakar la Conférence Internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (CIERA), du 16 au 18 Avril 2008, autour des possibilités de développement à grande échelle des énergies renouvelables (ER) en Afrique pour accroître laccès aux énergies modernes et renforcer la sécurité énergétique y compris en BIOCARBURANTS (composante prometteuse des ER), puis en Avril 2009 le Salon International des Energies Renouvelables & de lEnvironnement (SIERE).
La CIERA, organisée par le Sénégal, l'Allemagne, l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et l'Union africaine (UA), vise à promouvoir le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien etc.) en Afrique, comme alternative au diktat du pétrole, et pour un environnement sain.
Une quarantaine de pays africains ont participé, au niveau des ministres et des experts, à cette rencontre ouverte en présence du directeur général de l'ONUDI, Kandeh Yumkella, et du commissaire aux Infrastructures de la commission de l'Union africaine (UA) Bernard Zoba.
La Conférence sest penchée sur les orientations majeures actuelles et des engagements ont été pris contenus dans un Plan dActions, base d`un développement à grande échelle du marché des énergies renouvelables, tenant compte des enseignements du passé et de la situation énergétique en Afrique.
La conférence visait les objectifs spécifiques suivants :
Evaluation du rôle des énergies renouvelables face aux défis énergétiques de lAfrique ;
Identification des politiques et des réglementations les plus prometteuses nécessaires à la stimulation et au développement des marchés des énergies renouvelables en Afrique ;
Identification des problèmes liés aux technologies de production des énergies renouvelables et au développement des stratégies destinées à résoudre ces problèmes.
Recensement des besoins de formation des acteurs des marchés des énergies renouvelables.
LAfrique est le continent où la consommation est la plus élevée en bois de chauffe et charbon de bois ((90 à 98 % des besoins dénergie domestique), ce qui a des conséquences sur laggravation de la désertification et des implications socio-économiques et sanitaires néfastes.
Tableau : Indicateurs de consommation énergétique
Indicateurs1996199719981999Afrique de lOuest et SahelPopulation (millions)73757779Consommation totale dénergie / hbt (tep)0,260,250,270,27Consommation primaire (incluant énergie non commerciale) (Mtep)18,918,620,621,3Consommation primaire dénergie commerciale (Mtep) 5,15,46,16,7Consommation dénergie commerciale / hbt (tep)0,070,070,080,08Consommation délectricité80858991Afrique centralePopulation (millions)86909295Consommation totale dénergie / hbt (tep)0,300,300,290,29Consommation primaire (incluant énergie non commerciale) (Mtep)25,826,527,227,5Consommation primaire dénergie commerciale (Mtep) 3,83,94,03,8Consommation dénergie commerciale / hbt (tep)0,040,040,040,04Consommation délectricité71706865Source :ENERDATA, daprès AIE, Banque Mondiale, Statistiques nationales
Ces chiffres se vérifient en gros pour le Sénégal individuellement pris dont la Consommation totale dénergie / hbt (tep) est passé à 0,3 tep en 2008.
Lutilisation accrue du bois de chauffage hypothèque grandement la pérennité des forêts tandis que la gouvernance des ressources naturelles en général est trop souvent entachée de problèmes de corruption ainsi quune descente inexorable dans les trappes de la pauvreté (cercles vicieux dappauvrissement liés à lépuisement des ressources naturelles) .
Dautres impacts négatifs se signalent également par cet usage :
infections pulmonaires fréquentes en santé des populations ;
corvée de ramassage de bois mort absorbant lessentiel de la journée des femmes et / ou enfants dans nombre de villages au dépend dactivités génératrices de revenus ou de scolarité bénéfique ;
conséquences environnementales à tentacules de pieuvre (désertification, perte de diversité biologique et accroissement des gaz à effet de serre - GES).
LAfrique est potentiellement très riche en énergie fossile et sources dénergie renouvelable (9,5 % des réserves mondiales de pétrole et 8% des réserves de gaz naturel avec une « réserve de hausse probable » grâce aux nouvelles découvertes.).
Mais sa consommation per habitant demeure trop faible pour décoller du sous-développement vicié!
Les besoins du continent dans ce domaine structurant de lensemble des autres secteurs sont énormes, urgents et demandent des investissements considérables.
Le continent dispose également de charbon, duranium, de tourbes (projets à ressusciter dans les régions de Dakar et Thiès)...
Les Energies Renouvelables (ER) ne sont pas en reste grâce en partie à lemplacement géographique favorable. Citons les ressources dénergies solaire, éolienne, géothermale (rift valley de lAfrique de lEst) et la biomasse colossale à utiliser rationnellement au Sénégal comme partout ailleurs.
Malgré ce potentiel, la production africaine délectricité ne représente que 3,1% de la production mondiale alors que la population du continent représente 15,5% de la population mondiale. Lélectricité est produite principalement au Sénégal comme ailleurs en Afrique dans :
des centrales thermiques pour lessentiel (78,1%) ;
des centrales hydroélectriques (18,8%) ;
des centrales nucléaires en République Sud Africaine (RSA-3%).
Dune manière générale, les tendances de la consommation énergétique de lAfrique peuvent être réparties en 3 groupes : lAfrique du nord à dominance de combustibles pétroliers, tandis que le charbon se taille la part du lion en Afrique australe ; lAfrique subsaharienne, à lexclusion de la RSA dépend de lutilisation inefficace de la biomasse traditionnelle, du bois de chauffe et du charbon de bois pour la cuisine dans les ménages et dautres usages.
Lintérêt pour les sources dE. R. se fait grandissant ces dernières années à cause dune conjonction de facteurs endogènes et exogènes interagissant avec les trois crises Energétique, Alimentaire et financière (devenue récession globale):
La hausse du prix du pétrole et les chocs pétroliers quasi-imprévisibles ;
Lactualité environnementale et les changements climatiques, notamment les émissions de gaz à effets de serre (GES);
La poussée et le rôle participatif croissant des organisations communautaires de base (OCB) et de la société civile (Associations, ONG, diverses organisations) dans la promotion du développement durable et des modes de vie alternatifs participatifs.
La consommation actuelle des ER se répartit en deux catégories :
La consommation à grande échelle avec lhydroélectricité, la biomasse de haute qualité, les sources géothermales, lénergie éolienne et lénergie solaire ;
La consommation à petite échelle recourt souvent à la production délectricité par la technologie des cellules photovoltaïques (PV), et lutilisation directe de la chaleur pour le chauffage, le séchage et la cuisine.
La CIERA de Dakar préconise un cadre opérationnel (qui a été adopté) pour renforcer considérablement le marché des technologies renouvelables avec les composantes suivantes :
La sélection et lintégration des technologies dénergie renouvelable ;
Le développement institutionnel et des ressources humaines en vue de lexploitation de lénergie renouvelable ;
Les options novatrices de financement ;
Lamélioration des principes directeurs.
Et bien sûr la bonne gouvernance et des taux de croissance appréciables (rendement des investissements) pour attirer les investissements en ER dont 70% sont captés par les USA, lUE et le Japon.
Les Etats africains doivent changer la situation en adoptant de nouvelles approches dans le commerce et les négociations internationales puisquactuellement, les négociations commerciales et autres négociations sur les questions relatives à lenvironnement sont axées sur le renforcement de laccès aux sources dE R et si la tendance continue, les pays dAfrique ne seront que des acheteurs des technologies dE R et non des producteurs actifs.
SITUATION PARTICULIERE du SECTEUR de lELECTRICITE au SENEGAL
Les enjeux du secteur - Promouvoir le développement durable du service délectricité :
Fournir un service délectricité à chaque sénégalais ;
Réduire la dépendance au pétrole et produire propre ;
Mieux consommer lénergie électrique ;
Préserver léquilibre financier du secteur
secteur de lénergie en forte crise :
Une demande forte non satisfaite :
Croissance de 8% à 10% par an ;
90 GW dénergie demandée non distribuée soit environ 2% du PIB.
Un parc de production dorigine thermique :
Une puissance exploitable de 456 MW en 2007 à plus de 80% thermique
Une détérioration de situation financière de SENELEC (Société exploitant national de lélectricité au Sénégal)
Pertes cumulées de plus de 37,5 Milliards FCFA sur les trois dernières années imputable essentiellement aux charges de combustibles ;
En 2007, des fonds propres en dessous de la moitié du capital social
Un programme de maîtrise dénergie encore à construire
Un taux de déserte élevé dans les villes, faible dans les campagnes
Taux délectrification en zone urbaine : 77% en 2006
Taux délectrification en zone rurale : 16% en 2006
le plan de redressement du secteur de lénergie (PRSE) adopté :
Gestion et développement du secteur :
Actualisation du mécanisme et de la politique tarifaire
Actualisation de la lettre de politique sectorielle
Actualisation de la réglementation du secteur
Gestion de la demande et économie dénergie
Schéma directeur dinvestissements
Plan de restructuration financière de SENELEC
Gouvernance du secteur
Audit des dysfonctionnements dans le sous secteur de lélectricité et gouvernance de la SENELEC
Évolution institutionnelle de SENELEC
Ainsi, le secteur énergétique était particulièrement fragile avec des capacités de productions délectricité insuffisantes devant une demande de plus en plus vigoureuse, un système de tarification rigide et inadéquate et une situation financière fragile de la HYPERLINK "http://www.senelec.sn/" \t "_blank" Société nationale d'électricité (SENELEC) et de la Société africaine de raffinage (SAR).
La rigidité des tarifs, couplée à la volonté de lÉtat de protéger les consommateurs face à la hausse des prix énergétiques a davantage fragilisé la situation financière des entreprises. En conséquence, le pays a connu de nombreuses coupures délectricité et des difficultés dapprovisionnement en hydrocarbure et en gaz durant presque toute lannée 2006 et la première moitié de 2007. Jusquen 2009, les délestages, quoique plus rares, ne sont pas encore totalement éloignés paralysant les secteurs trop faibles économiquement pour se prémunir en groupe électrogène de secours (les secteurs productifs et domestiques ruraux et rurbains, ainsi que le tissus sensible des PME-PMI.).
Devant ce constat global de faiblesse et dinstabilité de loffre délectricité, un pays qui ambitionne lémergence économique devait réagir durgence.
Lévolution institutionnelle de la SENELEC devrait aboutir à un holding en trois branches dont lactionnariat sera ouvert aux consommateurs, aux privés nationaux et internationaux, aux employés, etc. Dès mars 2009, les activités de production, de transport, et de distribution dénergie seraient ainsi dégroupées et éclatées en 3 filiales au sein dune holding.
Le gouvernement sénégalais, à travers le ministère chargé de lÉnergie, a dévoilé loption quil compte donner à lentreprise dès 2009. Ladoption en février 2008 de la Lettre de politique de développement du secteur de lénergie (LPD-SE), serait ainsi suivie du dégroupage des activités de SENELEC.
Ce schéma devrait prendre forme dans le cadre dune Holding, avec une participation du privé national et étranger, des consommateurs et des travailleurs, à côté dun partenaire technique.
Dans ce schéma industriel de lentreprise le gouvernement doit veiller, au niveau de la filiale transport, à la participation publique majoritaire et au contrôle stratégique de cette structure par lÉtat, à côté du secteur privé national et étranger, des consommateurs et des travailleurs.
Pour le démarrage effectif en fin juin 2009 du fonctionnement séparé des trois filiales dans le cadre dune holding, il est prévu de finaliser la mise en uvre des études stratégiques juridiques et organisationnelles, les mesures daccompagnements institutionnelles, politiques et sociales, le business plan de chaque filiale, les mécanismes tarifaires appropriés, le renforcement de la Commission de Régulation du Secteur de lElectricité. Ce qui devrait être suivi par le choix de partenaires privés et de leur participation, entre juillet et décembre 2009, au niveau des trois filiales et de la Holding
le plan de redressement du secteur de lénergie (PRSE) en quelques chiffres
Le programme dextension du parc de production :
Des centrales diesel :
Kounoune (BOT) : 67.5 MW (2007)
Kahone (Sénélec) : 60 MW (2008)
Tobène (BOO) : 70 MW (2009)
Des centrales à charbon :
Sendhou (BOT) : 125 MW (2010)
Nouvelle unité (BOT) : 125 MW (2011)
Des centrales hydroélectriques :
Sur le Fleuve Sénégal : Felou (27% de 60 MW, 2011) ; Gouina (30% de 140 MW, 2012)
Sur le Fleuve Gambie : Kaléta (X% de 200 MW , 2012), Sambagalou (X% de 120 MW ; 2013) .
Des centrales à E.R. éolienne, solaire ou à biomasse
Complètent ce tableau du plan de redressement du secteur de lélectricité en forte turbulence au Sénégal.
Lobjectif au final, faire passer le taux de déserte rurale de 16% en 2006 à 50% en 2012; soit près de 3,8 millions de sénégalais branchés.
Pour se faire, le Sénégal rural a été divisé par lAgence Sénégalaise dElectrification Rurale (ASER) en concessions autonomes dont certains sont au stade détude de faisabilité (Casamance par exp) et dautres déjà financées (exp la concession de Kaffrine - Tambacounda kédougou pour 8 millions deuros (AFD) .
Notons que lASER est particulièrement ouvert aux biocarburants et autres formes dE.R. en milieu rural y compris pour les centrales de production viable.
I.2. NOUVELLE PLANIFICATION ENERGETIQUE
Le Sénégal : Présentation générale
HYPERLINK "http://www.ansd.sn/senegal_indicateurs.html" \t "_parent" Indicateurs clés
Le Sénégal se situe à l'avancée la plus occidentale du continent africain dans l'Océan Atlantique, au confluent de l'Europe, de l'Afrique et des Amériques, et à un carrefour de grandes routes maritimes et aériennes.
D'une superficie de 196 722 km2, il est limité au nord par la Mauritanie, à l'est par le Mali, au sud par la Guinée et la Guinée Bissau, à l'ouest par la Gambie, et par l'Océan Atlantique sur une façade de 500 km.
Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe Ouest est la plus occidentale de toute lAfrique continentale.RégionsSuperficieNombre d'habitants INCLUDEPICTURE "http://www.ansd.sn/carte_senegal.png" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/dakar.html" \t "_parent" Dakar550 km²2 167 793 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/diourbel.html" \t "_parent" Diourbel4 769 km²1076874 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/fatick.html" \t "_parent" Fatick7 535 Km²609 853 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/kaolack.html" \t "_parent" Kaolack16 010 km21 066 375 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/kolda.html" \t "_parent" Kolda21 011 km²899 180 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/louga.html" \t "_parent" Louga2 4847 Km²677 750 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/matam.html" \t "_parent" Matam29 616 Km²496.207 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/stlouis.html" \t "_parent" Saint-Louis19 034 Km2695 720 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/tamba.html" \t "_parent" Tambacounda59 602 km2612288 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/thies.html" \t "_parent" Thies6 601 Km²1 413 448 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/SRS/ziguinchor.html" \t "_parent" Ziguinchor7 339 Km²465 748 HYPERLINK "http://www.ansd.sn/intitutionnel/communiques/PassationMarche.pdf" \t "_blank" ssation marchés 200
Lénergie est au même titre que leau, léducation et les soins de santé un besoin de base dun individu et dune communauté. Il est temps que lAfrique toute entière et les PVD la considèrent comme une infrastructure sociale de base.
Lobjectif spécifique premier du PNDL stipule « augmenter laccès aux infrastructures et services sociaux de base à travers des interventions à effets directs et indirects : Il est prévu daccroître dau moins de 50% laccès aux services sociaux de base sur un horizon de 5 ans »
Lénergie est la base du développement dactivités génératrices de revenus (artisanat, transformation des produits agricoles
) dans une localité et au plan national du développement des industries.
Le NEPAD préconise une politique énergétique basée sur la conjonction des efforts des différents pays, en adéquation avec la diversité des dotations et potentialités naturelles, en vue de la conception et de la mise en uvre dun programme énergétique à léchelle de tout le continent. Chaque pays devant sappuyer sur des Energies Renouvelables
Même si quelques programmes délectrification des régions rurales sont initiés ça et là, les populations ont rarement les moyens de payer lénergie électrique au prix du marché et continuent, à défaut dalternatives accessibles à tout point de vue, pratiquement mis au point, à se tourner bers la biomasse traditionnelle et à aggraver de se fait la désertification et la perte de biodiversité tout en faisant le lit du réchauffement climatique.
Approvisionnement du Sénégal en énergie en 2006 (Source Direction de lEnergie):
biomasse -57%
produits pétroliers-38%
charbon minéral- 3%
gaz minéral- 0,3%
Hydroélectricité- 1%
Solaire-0,01%
Consommation finale en 2006 :
Biomasse-45%
Produits pétroliers-44%
Electricité-7%
Charbon minéral (Houille)- 4%
Pour réduire la pauvreté de moitié à lhorizon 2015, lÉtat du Sénégal a mis en place de manière soutenue une politique économique et sociale permettant de relever significativement ses performances socio-économiques et de placer le pays sur un sentier de développement humain durable.
A cette fin, le Sénégal a élaboré son DSRP en vue de réduire la pauvreté de moitié à lhorizon 2015, et datteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). À cet effet, lÉtat devra mettre en place de manière soutenue, une politique économique et sociale permettant de relever significativement ses performances socio-économiques et de placer le pays sur l'orbite de l'émergence. La recherche du consensus autour de cette stratégie doit mobiliser les décideurs politiques, les acteurs nationaux et les partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion à travers létablissement dun lien étroit entre la réduction de la pauvreté, le progrès économique, la production et la consommation durables, léquité du genre, le renforcement des capacités et la bonne gouvernance.
Partant d'un diagnostic participatif, une stratégie a été élaborée. Pour la mise en uvre de cette stratégie des axes ont été retenus et parmi lesquels on peut citer la création de richesses, la gestion de lenvironnement, la croissance pro pauvre, la Bonne gouvernance et le développement décentralisé et participatif :
Selon le DSRP, au Sénégal 55,5% et 11% des ménages utilisent respectivement le bois de chauffe et le charbon pour la cuisine. Il convient de souligner également que la gestion des ressources naturelles fait face à dautres difficultés, telles que: (i) les pressions humaines sur le milieu, en particulier la pression foncière et les implantations massives souvent anarchiques des réceptifs hôteliers et touristiques, (ii) la péjoration du climat, (iii) le phénomène de salinisation des terres, des eaux souterraines et des eaux de surface, (iv) lécrémage des espèces pour le bois doeuvre, (v) certaines actions de cueillette, (vi) les feux de brousse qui compromettent la régénération de certaines espèces. Cette dégradation des forêts qui servent dhabitat et de source dalimentation aux espèces a eu des impacts directs sur la faune, en rendant précaire son développement et sa survie. Elle a aussi des impacts négatifs sur la lutte contre les changements climatiques, en ce sens que les forêts constituent des puits de carbone pouvant contribuer à la réduction du CO2 dans latmosphère.
Pays importateur dhydrocarbures, les politiques économiques sont fortement dépendantes des variations des prix des ces hydrocarbures. Le fardeau des dépenses en pétrole est très difficile à porter. Le ministre de lénergie et des mines chiffre la facture pétrolière à 320 milliards de francs. En somme, lEtat consacre plus de 40% du revenu des exportations à lapprovisionnement du pays en produits pétroliers
. Tableau : BESOINS ENERGETIQUES GLOBAUX du SENEGAL
N°PRODUITQUANTITE (tonnes)CONVERSION 1Gasoil462 000550 000 m3= 550 000 000 litres2Essence super66 60088 800 m3=88 800 000litres3Essence ordinaire33 00045 600m3=45 600 000litres4Gaz butane150 000300 000m3=300 000 000litres5Carburéacteur203 000275 000 m3 = 275 000 000litres6Pétrole lampant830010 500 m3 =10 500 000litres7Diesel oil200 000235 000m3 = 235 000 000litres8Fuel 18041 00045 000m3= 45 000 000 litres9Fuel lourd390 000433 000m3=433 000 000litresTOTAL4 682 900 000 litres Source : Ministère de lEnergie,des Mines et de lindustrie du Sénégal
En hausse continue, les cours du pétrole ont franchi, en 2008 la barre des 140 $ US et même avec la crise de léconomie réelle en cours due en partie à la crise financière, lon ne saurait prédire leur baisse durable avec certitude.
Lenveloppe globale consentie en faveur du secteur énergétique au Sénégal sélèverait rien que pour ces dernières années à quelques 500 milliards de F CFA (équivalant à 1 milliard de dollars US) entre la SENELEC (société de fourniture délectricité) et la SAR (Société dapprovisionnement et de raffinage des produits pétroliers).
Dans la perspective de ressource rare et tarissante (échelle géologique), tous les pays doivent amorcer des stratégies de « pétrole cher » et/ou « daprès pétrole » pour ne pas hypothéquer leur développement durable.
Cela vaut particulièrement pour les pays à faible indice de développement humain et non producteur de pétrole comme le Sénégal doù la recherche dalternatives qui a généré lidée valable de se regrouper en Organisation des pays non producteurs de pétrole- cadre politique de mise en commun des ressources humaines avant tout pour définir des stratégies de développement et déchanges dexpérience dans la thématique incontournable du « développement durable » lié à lénergie accessible en permanence au plus grand nombre y compris en milieu rural, à conditionnalités supportables.
Les performances économiques et lamélioration des conditions de vie des populations dépendent des capacités de fourniture et dutilisation efficace des services énergétiques modernes.
II. PROBLEMATIQUE de lINTRODUCTION des BIOCARBURANTS
Leçon dhistoire :
Le moteur diesel a été mis au point dans les années 1920 et son application sur un véhicule commercial date de 1936 mais sa véritable généralisation sest opérée seulement en période de crise pétrolière des années 1970
Définition : la bioénergie désigne l'énergie produite à partir de biomasse, c'est-à-dire à partir de substances organiques, d'origine tant végétale qu'animale. Dans le secteur des transports et de la motorisation, la bioénergie est utilisée sous forme de biocarburants.
Remous dans le monde :
Dans le rapport sur le sujet de la banque Mondiale (juillet 2007), deux spécialistes Rajagopal et Zilbermann notent :
« Des spécialistes jugent le développement des biocarburants (éthanol et biodiesel surtout) dérivés des plantes vivrières trop brusque et trop vorace en facteurs Terres, Eau, Energie et intrants chimiques.
En plus, les discussions tournent dans le monde entier autour du bilan Gaz à effet de serre (GES) et gain énergétique alors que les indicateurs prenant en compte la santé humaine, lenvironnement (qualité des sols, biodiversité, altération de leau
) ont été moins bien perçus ou pas traité du tout.
Ensuite, les présentations des perspectives aux échelles micro et macro sont défaillantes par plusieurs omissions, se concentrant sur le transport, lagriculture, le commerce et lenvironnement comme politique marginalisant lécologie saine opérationnelle.
Il existe des différences naturelles considérables entre les cultures bioénergétiques et il faut sattendre à enregistrer des gagnants et des perdants du fait de limpact hétérogène aussi des biocarburants. »
II.1 ATTENUATION des GES et STRATEGIE DE DIVERSIFICATION ENERGETIQUE
Pourtant, soulignent les experts, lAfrique est directement menacée par les effets du réchauffement climatique qui contribue, par exemple, à lélévation du niveau des océans, un phénomène qui va redessiner d'ici la fin du siècle les côtes ouest-africaines sur quatre mille kilomètres (le Sénégal y compris).
Les plus fortes pluies depuis 90 ans sur Ouagadougou : des morts et destructions immenses y compris lhôpital principal du pays et pourtant certains spécialistes sattendaient plutôt à des changements sexprimant par la sécheresse. Cest également ce malaise qui montre le côté non maîtrisé, non rassurant des changements climatiques.
Selon les experts, « les pays les plus menacés sont la Gambie, le Nigeria, le Burkina Faso et le Ghana », a déclaré Stefan Cramer, spécialiste de la géologie marine et responsable de la fondation écologiste allemande Heinrich Boll au Nigeria. Ce géologue a expliqué qu« une hausse du niveau de la mer de 2 centimètres par an suffirait à dévaster de vastes bandes de terre dans les zones côtières fragiles d'Afrique de l'Ouest, surtout dans les deltas densément peuplés ».
Parmi les villes les plus menacées, figureraient Banjul, la capitale de la Gambie, et Lagos, la capitale économique du Nigeria, où habitent plus de 15 millions de personnes. Certaines parties de cette ville, situées en dessous du niveau de la mer, sont déjà fréquemment inondées.
Progression des eaux marines à lintérieur des terres cultivées
Les installations pétrolières situées dans le delta du Niger, dans le sud du Nigeria, sont aussi particulièrement vulnérables: au Ghana, « 1 000 km² de terres arables ont déjà été perdues dans le delta de la rivière Volta du fait de la montée de l'océan », a rappelé Yvo de Boer, un phénomène amplifié par les tempêtes tropicales de plus en plus violentes.
INCLUDEPICTURE "http://www.rfi.fr/actufr/images/104/TerreSeche_200.jpg" \* MERGEFORMATINET
(Domaine public)
Autre menace sérieuse, la progression des eaux marines, salées, à l'intérieur des terres agricoles fertiles. « Cela va rendre l'eau non potable et inutilisable pour l'agriculture, contribuant à l'insécurité alimentaire dans la région », a souligné George Awudi, coordinateur du programme des Amis de la terre au Ghana. Pour faire face à la menace, les experts excluent la possibilité de construire des digues, une option jugée inefficace et trop coûteuse : « Le plus judicieux serait de se déplacer vers les terres plus élevées, mais ce serait vraiment difficile, spécialement pour le Nigeria parce que cela implique qu'il renoncerait à ses centres économiques à Lagos et à ses exploitations pétrolières dans le delta », a commenté Stefan Cramer. Il faut s'attaquer à la racine du problème plutôt que de réfléchir à la façon de s'adapter à ses conséquences, a-t-il jugé : « Les pays industrialisés doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) » a-t-il conclu.
Tout dabord faisons le constat en la matière d'un bilan mitigé et d'écarts importants selon les cultures et modes de production utilisés : la canne à sucre brésilienne affiche des réductions d'émissions de 70 et 90 % par rapport aux carburants fossiles, tandis que le maïs américain les diminue d'à peine 10%.
Réduction des émissions de GES (dioxyde de carbone ici) grâce aux biocarburants :
Huile végétale (colza) 1 l remplace 0,96 l de diesel > 80% (sur la base de léquivalent diesel)
Biodiesel 1 l remplace 0,91 l de diesel ca. 70 % (sur la base de léquivalent diesel)
Bioéthanol 1 l remplace 0,66 l de diesel 30-70% (sur la base de léquivalent essence
BtL 1 l remplace 0,97 l de diesel > 90% (sur la base de léquivalent diesel)
(Source: FNR)
La Lettre de Politique de Développement du Sénégal LPD du secteur de lénergie de février 2008 vise entre autres :
la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de la stratégie datténuation du Sénégal ;
La diversification des sources dénergie par la promotion de nouvelles filières.
Les axes de réduction des GES identifiés sont les suivantes :
Efficacité énergétique ;
Réduction du facteur démission par changement de combustible et/ou développement des Energies Renouvelables (E.R.) notamment pour la production délectricité ;
Efficience énergétique dans le secteur industriel ;
Les principales mesures datténuation dans le secteur de lénergie sont lefficacité et lefficience énergétiques, la promotion des Energies Nouvelles et Renouvelables en particulier les biocarburants ainsi que la valorisation énergétique de la biomasse et lInformation-Education-Communication.(I.E.C.) classique ;
Pour ce qui concerne les industries et collectivités locales, les volets substitution de combustibles notamment pour la production délectricité interpellent les forestiers, écologues, associations de la société civile et autres acteurs de lenvironnement. Des audits énergétiques doivent être conduits avec les secteurs concernés pour lamélioration des process énergétiques notamment les implications écologiques.
En ce qui concerne le secteur des transports, la substitution des carburants fossiles par les biocarburants est envisagée, à côté de la promotion des transports collectifs (y compris le cabotage maritime) et de lamélioration du parc vieilli dautomobile.
Les moyens envisagés dans la LPD pour les mesures datténuation sont :
le solaire thermique (chauffe eau solaire etc.) ;
le solaire photovoltaïque ;
lénergie éolienne ;
lhydroélectricité ;
les biocarburants
Rattrapage et rectification :
Sur la période triennale 2007-2009, les investissements programmés pour le sous-secteur de lénergie sélèvent à 134 millions $EU, ce qui lui confère un poids important (58%) dans le programme sectoriel.
Ils représentent 3% des investissements globaux de la période triennale. Par rapport au programme triennal dinvestissement public (PTIP) 2006 - 2008, les investissements du sous-secteur ont augmenté de 40%.
Le Sénégal dispose donc doptions afin de diversifier ses sources dénergie, notamment les
biocarburants, dont loption biodiesel qui pourrait être mise en oeuvre à partir dune plante bien connue des populations rurales - le Jatropha curcas (pourghère ou en Wolof Tabanaani). Outre le programme spécial de production de biodiesel défini par le Gouvernement à partir de la plantation de 321 000 ha de Jatropha dans les 321 communautés rurales que comptait le pays au moment de létablissement du programme, la Société de Développement des Fibres Textiles (SODEFITEX) et la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) ont leur propre projet de production de biocarburants; (la SODEFITEX en utilisant le tournesol et les graines de coton et la CSS la mélasse). Il en de même de la société de production et commercialisation du ciment (SOCOCIM) de la ville de Rufisque.
Autre exemple dentreprise innovante au Sénégal - MICA qui est une entreprise de droit sénégalais basée à Rufisque spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de gazogène. Le gazogène MICA est une plateforme motrice multi-usage et polyvalente brevetée qui permet la production dénergie à partir de la biomasse. Une énergie renouvelable et nationale garantissant lindépendance énergétique, un gazogène moderne et facile dutilisation pouvant fonctionner avec des déchets agricoles. A titre de comparaison, 03 kg de biomasse sont léquivalant de 01 litre de pétrole, avec une puissance développée allant jusquà 50Kva.
Que ce soit pour des applications industrielles, agricoles ou pour laide au développement notamment en milieu rural le gazogène MICA offre de nombreuses applications : pompage, irrigation, adduction, broyage, moulin, froid, éclairage, etc.
.
MICA assure également la formation du personnel et une garantie sur le matériel. Limplantation dun gazogène dans une communauté rurale donnée peut également être accompagnée dun projet de production de Biomasse, assurant lindépendance énergétique aux populations.
Historiquement, le Gazogène est un appareil inventé au XIX ème siècle permettant de produire un gaz combustible à partir de la biomasse. Ce système fut utilisé couramment pour pallier l'absence de carburant automobile pendant la seconde guerre mondiale.
Dans ce même cadre, il existe dimportants projets de production délectricité à partir de la biomasse avec 2 centrales de 30 MW chacune à Kaolack et Ross Béthio (Nord du pays), ainsi quune centrale de 60 MW devant fonctionner au biodiesel.
Le recours aux biocarburants se pose comme une option crédible en référence à lécole « brésilienne » qui a fini de démontrer combien les carburants dorigine végétale (canne à sucre, Jatropha curcas
) pouvaient se substituer aux produits pétroliers sans innovation technologique majeure.
Au-delà des milliers demploi que recèle la composante « biocarburant », lenjeu est à la fois écologique et macroéconomique, structurant.
LUnion Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dont fait partie le Sénégal sest engagée à promouvoir les bioénergies/ biocarburants dont le biodiesel. LUEMOA prône lentraide et le partage de bonnes pratiques entre pays membres.
Selon une étude allemande «Future Bioenergy and Sustainable Land Use » dans 50 pays en développement, la bioénergie traditionnelle, incluant la combustion du bois, de déjections animales et de résidus de culture pour la cuisine et le chauffage, représentent encore plus de 90 % de la consommation dénergie.
La conséquence est que plus d1,5 million de personnes meurent chaque année de la pollution de lair.
La généralisation de poêles améliorés, à bois et à charbon, ou de micro-systèmes de biogaz, ainsi que la production dhuiles végétales à partir de plantes oléagineuses telles que le pourghère, représentent un levier important et insuffisamment exploité de lutte contre la pauvreté.
.
Plus globalement, et en plaçant lAfrique au centre, un besoin urgent et immédiat est fortement ressenti pour mener une réflexion profonde sur la filière bio carburants qui demeure insuffisamment évaluée. Aussi, le développement à grande échelle des bio carburants devrait-il sopérer dans le cadre dune planification stratégique et énergétique en particulier globale appropriée.
Les biocarburants doivent être considérés au sein dun mixe énergétique qui devrait intégrer toutes les autres formes dénergies alternatives propres. En plus de la diversification des sources dénergie, lefficacité énergétique devrait être une priorité dans les stratégies énergétiques aussi bien pour loffre que la demande, côté production et côté consommation.
II.2. Réorientation institutionnelle au Sénégal et Révision du cadre légal
Le grand blocage du secteur de lénergie, la toute puissante SENELEC, société nationale délectricité ne devrait plus imposer sa loi sur le développement énergétique du pays y compris les E. R. Son évolution institutionnelle prévoit une privatisation et une séparation en trois entités distinctes (production, transport et distribution).
Une importante réforme sera opérée dans le secteur énergétique et sera articulée autour de louverture de la Commission de régulation du secteur de lélectricité (CRSE) aux députés, sénateurs et membres du Conseil économique et social (CES).
Deux représentants des associations de consommateurs seront aussi membres de cette commission.
Enfin, le Sénégal aura bientôt un cadre réglementaire pour développer les énergies renouvelables et les biocarburants selon les annonces politiques.
Cest le ministre des Biocarburants, des Energies renouvelables et de la Recherche scientifique qui en a fait la révélation le mercredi 16 avril 2008, en marge de louverture officielle du séminaire international consacré à ces questions. Nous avons préparé deux projets de loi dorientation pour la restructuration du secteur que nous avons déjà envoyés en circulation dans les réseaux gouvernementaux. Le premier concerne les biocarburants et le deuxième est destiné aux énergies renouvelables. Nous les avons séparés pour quaucun des deux ne bloque lautre. Ceci pour arriver à créer un cadre incitatif pour les investisseurs et les utilisateurs de ces énergies, a déclaré M. Christian Sina Diatta.
Selon lui, le vide juridique a toujours été un handicap principal du développement de ces deux modes dénergie alternative au pétrole. Labsence dun cadre réglementaire incitatif a toujours été le handicap majeur à lépanouissement des énergies renouvelables et des biocarburants, a-t-il soutenu. Et il en veut pour preuve lachat de matériel solaire. Si vous voulez acheter du matériel solaire, les prix quon vous fixe ne tiennent à rien. Ils sont pratiquement improvisés. Lorsquon vous fait des installations dénergies renouvelables à la maison, vous pouvez avoir un qui vous apporte les panneaux solaires, lautre qui vous apporte les batteries et lautre qui vous apporte la chauffe eau, si bien que quand il y a un problème, on ne sait pas qui est responsable. Donc, il faut nécessairement réglementer le secteur, a-t-il insisté.
Deux projets de loi dorientation seraient dans le circuit étatique pour matérialiser cette volonté politique :
une ayant trait aux énergies renouvelables en général ;
lautre visant spécifiquement les biocarburants.
Cest une opportunité de développement des Biocarburants qui ne sont peut être pas la recette miracle mais permettent la diversification du panier énergétique à loffre aux citoyens et opérateurs économiques afin de faciliter lamplification des investissements potentiels.
Cette réorientation institutionnelle devrait suivre ladoption en mai 2004 de la Loi dOrientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) qui définit pour les vingt (20) prochaines années, les dispositions générales et les grandes orientations pour un développement des secteurs agricole, sylvicole et pastoral en perspective de la réduction puis de léradication de la pauvreté et de la croissance économique.
La LOASP constitue la référence délaboration de programmes opérationnels à moyens terme que sont le Programme National de Développement Agricole (PNDA), le Programme National de Développement de LElevage (PNDE) et le Plan dAction Forestier du Sénégal (PAFS).
Considérations conjoncturelles et tendances structurelles
Les prévisions des Nations Unies tablaient sur un boom des biocarburants de lordre de 190% dici 5 ans face aux intentions exprimées en partie à cause du pétrole trop cher davant octobre 2008.
Mais la crise financière a ramené le baril de plus de 140 dollars (asphyxiant nombre de pays africains et dautres non producteurs de pétrole) à moins de 50 $, émoussant du même coup les velléités de certains programmes en biocarburants. Et puis il sen est suivi une évolution erratique du prix du pétrole.
Il sy ajoute que les premières esquisses de politique commerciale nationale « biocarburants » sont discriminatoires envers les producteurs de matières premières pour la fabrication des biocarburants des pays en développement (PVD) et empêchent lémergence dun secteur de traitement et dexportation structuré dans ces pays.
Les politiques en matière de biocarburants des pays de lOCDE imposent des coûts élevés à leurs propres contribuables et consommateurs et engendrent des conséquences dommageables.
Face à cette instabilité, les pays faibles seraient obligés de maintenir le cap en prenant le soin de commanditer des études déclairage, avec laide dorganismes de coopération commune, en premier lieu- la FAO et de mûrir une bonne réglementation
comportant des éléments de sauvegarde à défaut de riposte.
Ils pourraient ainsi éviter les regrets des anciens décideurs du Mali qui, malgré toutes les dispositions et installations mises en place en 1989 pour la production de biocarburant à partir du pourghère, sest laissé dériver par la baisse du prix de lessence qui avait suivi, rendant le carburol moins compétitif que dans les premières projections, mais a nourri de forts regrets par rapport aux flambées suivantes du prix du baril de pétrole.
La part de la bioénergie dans loffre mondiale dénergie est de lordre de 10 pour cent. Elle provient pour lessentiel de la biomasse non transformée utilisée dans la consommation directe traditionnelle, mais la bioénergie commerciale gagne en importance.
Le Sénégal a-t-il le soubassement physique qui est la disponibilité en terres ?
Comme nous le verrons au chapitre « initiatives sénégalaises », le Jatropha curcas semble avoir été élu officiellement au Sénégal avec ses atouts et ses contraintes dont la première est la disponibilité en terres.
CAPACITES PHYSIQUES dACCUEIL DE NOUVEAUX PROGRAMMES au SENEGAL : données analytiques du secteur agricole au Sénégal de 1986 à 1996 :
Tableau 1 :Utilisation des terres et leur potentialité par zone agro-écologique (x 1000ha)
Source :CONSERE
Type de terreCasa
manceSénégal orientalBassin arachidierZone sylvo-pasto
-raleFleu
-ve Séné
-galNiayesTotal SénégalTERRES ARABLES
Pluviales
Irriguées
De décrue
Non cultivée
Total
297,3
1,2
-
451,5
750,0
161,5
0,8
-
237,7
400
1748,9
0,6
-
419,2
2168,7
107,8
-
-
42,2
150,0
40,0
60,0
30,0
170,0
300,0
17,2
6,4
-
12,6
36,2
2372,7
69,0
30,0
1333,2
3804,9Pourcentage de terres arables utilisées39,8%40,6%80,7%71,9%43,3%65,2%65,0%Forêts et pâturages685,02000,0760,8239,5750,089,3%6324,6Non classées et inadéquates1400,03000,71313,21888,11785,8154,79542,5TOTAL2835
(14,4%)5400,7
(27,5%)4242,7
(21,6%)4077,6
(20,7%)2835,8
(14,4%)280,2
(1,4%)19 672
(100%)
Intimement liées aux disponibilités en terres telles quexposées ci-dessus, la production et la consommation de biocarburants ont augmenté de manière spectaculaire au cours des dernières années dans certaines régions du monde (reconversions également), mais apparemment pas au Sénégal, malgré les apparences.
Cet essor semble par de nombreux aspects avoir des répercussions sur la sécurité alimentaire et lenvironnement. Alors que nous prenons à peine conscience de ces influences tant positives que négatives, il apparaît nécessaire dasseoir les politiques relatives aux biocarburants sur une base plus solide, plus durable.
II.1. Aspects positifs
Les biocarburants permettent aux pays qui les produisent de devenir moins dépendants sur le plan énergétique. Par ailleurs, leur production est source de création d'emplois (agriculture, transformation, distribution et export pour certains).
Ils permettront, utilisés à bon escient, de revitaliser les campagnes et de participer à la lutte contre la pauvreté par laugmentation des récoltes, des prix ainsi quà la diversification des produits.
Parmi leurs mérites potentiels citons également le relèvement des capacités des producteurs.
Le biocarburant est devenu une réalité et son utilisation réduit les émissions de gaz à effet de serre en condition de culture non ou peu mécanisée et motorisé (faible empreinte écologique); A cette condition, la quantité de C02 émise par fabrication des biocarburants est compensée par la captation du carbone lors de la croissance de la plante mère. Cest dans ces conditions un carburant écologique utile à contribuer à la résolution de la double crise énergétique et environnementale (changements climatiques).
Toutefois, leffet des biocarburants sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre est très variable en fonction de la culture de base utilisée, du lieu, des pratiques agricoles et de la
technologie de conversion.
Pour évaluer leffet net dun biocarburant sur les émissions de gaz à effet de serre, il faut en analyser les émissions sur tout le cycle de vie du support végétal: de la plantation à la récolte de la culture de base; durant la transformation des matières premières en biocarburants; pendant le transport des matières premières, puis du carburant qui a en été tiré; pendant le stockage, la distribution et la commercialisation.
De même que les rendements des différentes cultures énergétiques en termes de biocarburants par hectare varient considérablement (cf. investigations de terrain), les bilans énergétiques et les résultats obtenus en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre affichent des écarts importants selon les matières premières, les régions et les technologies considérées.
La contribution nette des biocarburants à la fourniture dénergie est fonction à la fois de la teneur en énergie des biocarburants et de lénergie consommée dans sa production.
Le bilan énergétique exprime le rapport entre lénergie contenue dans le biocarburant et lénergie fossile consommée dans sa production.
La contribution des différents biocarburants à la réduction de la consommation dénergie dorigine fossile varie considérablement lorsquon tient compte de lénergie fossile consommée dans leur propre production. Le bilan énergétique de chaque biocarburant dépend de facteurs tels que la matière première végétale, le lieu de production, les pratiques agricoles et la source dénergie utilisée dans le processus de conversion.
En termes de contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre donc, les écarts entre eux sont également très importants.
Le bilan énergétique en termes dénergie fossile de lessence et du diesel classiques est de 0,8-0,9 parce quune partie de lénergie est consommée pour raffiner le pétrole brut et le transformer en carburant utilisable et pour le transporter sur le marché. Si le bilan énergétique dun biocarburant est supérieur à ces valeurs, il contribue à réduire la dépendance à légard des combustibles fossiles. Mesurée à cette aune, la contribution de tous les biocarburants apparaît comme positive, quoiquà des degrés très divers.
Pour ce qui est de léthanol produit à partir de matière première végétale, le bilan estimé varie entre une valeur de moins de 2,0 pour le maïs et une valeur comprise entre 2 et 8 pour la canne à sucre. Le bilan énergétique positif de léthanol à base de canne à sucre, comme celui produit au Brésil, tient non seulement à la productivité de la matière première de base, mais aussi au fait que lon utilise les résidus de biomasse de la canne à sucre (bagasse) comme intrant énergétique dans sa production.
Les écarts obtenus dans le calcul des bilans énergétiques pour les matières premières cellulosiques sont encore plus importants, ce qui reflète les incertitudes relatives à cette technologie et la diversité des matières premières et des systèmes de production.
De même, les biocarburants peuvent avoir des effets nets très différents sur les émissions de gaz à effet de serre.
Les biocarburants sont produits à partir de la biomasse; par conséquent, ils devraient avoir en théorie un effet neutre en termes de carbone puisque leur combustion ne renvoie dans latmosphère que ce que la plante en a retiré durant sa croissance à la différence des combustibles fossiles qui libèrent du carbone qui a été stocké pendant des millions dannées dans lécorce terrestre
Les agrocarburants ne sont pas « bio » (au sens de cultures sans pesticides etc.) mais n'en demeurent pas moins ressource « biologique » mais si on évite les trop fortes concentrations en monoculture pour lagroforesterie, la conduite en gestion intégrée des déprédateurs et de la culture peut annihiler ou tout au moins fortement diminuer lutilisation de pesticides.
Signalons que cest pour linstant une culture faiblement « parasitée » au Sénégal.
Mais une mauvaise conduite de la culture peut inverser cette tendance !
Les opportunités de développement rural associé à la culture de plantes énergétiques doivent également être mises à profit.
Leurs technologies doivent être promues, dans la mesure où elles peuvent améliorer la qualité de vie de plusieurs centaines de millions de personnes à très court terme et à un coût faible.
La production de plantes oléagineuses peut aisément fournir de la matière première à la production d agro carburants, qui, traités et consommés au niveau local, permettrait la démocratisation de laccès à lénergie et, par là même, latténuation de la pauvreté énergétique tant criarde.
Un aspect important est donc la lutte contre la pauvreté tout court qui, malgré les fonds importants consentis dans la LCP, a encore de beaux jours devant lui :
La bioénergie peut aider à résoudre le problème énergétique des zones rurales : au total 1,6 milliards de personnes nont pas accès à lélectricité. Parmi elles, 4 sur 5 vivent en milieu rural dans les pays en développement. En Afrique subsaharienne, seulement 8% de la population rurale a accès à lélectricité, contre 30% en Asie du Sud ;
La bioénergie est à la portée des populations pauvres : la production annuelle dun jardin de cocotiers de moins de 25 x 40M2 peut fournir suffisamment dhuile pour subvenir aux besoins énergétiques annuels dune famille philippine moyenne (de 5,2 personne) ;
Si le biocarburants peuvent satisfaire seulement une faible part de la demande mondiale en énergie, ils peuvent aider à réduire la dépendance vis à vis de combustibles fossiles et renforcer leur allocation dans certains secteurs sociaux prioritaires, par exemple, certains pays pauvres dépensent 6 fois plus dargent pour lachat de carburants que pour leur santé ;
La production mondiale de biocarburant devrait doubler dans les 4 prochaines années, grâce aux politiques élaborées par un nombre croissant de membres de lOCDE mais aussi de pays en développement ;
La bioénergie a permis au Brésil de créer 1 million de travailleurs peu qualifiés et pauvres en zone rurale, tandis que le programme de biocarburant de la Chine devrait créer jusquà 9 260 000 emplois ;
Que dire des grands agrégats macro-économiques ?
Aucun doute que la balance commerciale et par conséquent la balance des paiements mis à mal par les importations coûteuses de pétrole sen trouveraient améliorées dans le sens dune forte diminution des déficits.
Laménagement du territoire et sa composante Gouvernance des Ressources Naturelles sont également preneurs dans une affectation équilibrée des terres en respectant les destinations naturelles, le zonage agrobioclimatique, les massifs forestiers et parcours du bétail
Ainsi à priori, il apparaît que les bio carburants peuvent être plus quune alternative de réduction de la dépendance énergétique ainsi quune solution technique pour gérer les changements climatiques- mieux une source dénergie durable pour le développement.
Parlant de source dénergie durable, une implication logique se dégage-les technologies douces ou appropriées. En effet, les pressoirs pour extraire lhuile de jatropha et le matériel connexe (moulins à mil
) est produits expérimentalement au Sénégal par des PME dartisans locaux que lon gagnerait à organiser et encourager.
Il sen suit des possibilités inouïes dallègement des tâches (domestiques et extra) des femmes, ces 52% de la population qui ne parviennent pas à se mettre en valeur socialement quand elles passent la moitié de leur journée ou presque à aller chercher du bois mort pour la cuisson des repas dans des campagnes sahéliennes où il en manque de plus en plus ( les charbonniers de Dakar en produisaient à 50km de la capitale alors que maintenant cest près de 400 km quil faut couvrir pour les voir quotidiennement à luvre).
Dégagés de cette corvée par des fours expérimentaux au biocarburant, ces dames peuvent sinvestir dans des activités génératrices de revenus et dans lalphabétisation fonctionnelle et autres apprentissages telles les modules de transformation des produits forestiers non ligneux que PROMODEV- DSM a mis au point avec lappui actif de la FAO en 2007 pour le Sénégal et qui a connu un succès retentissant (Exemple le Gouverneur de la région de Kolda/ Sénégal qui se demandait pourquoi il a tant investi pour recevoir le Premier Ministre et sa délégation en cannettes de boissons étrangères alors quen moins dune semaine, les représentantes des principales organisations féminines ont été formées à produire du jus de tamarin et autres marmelades de pain de singe, sirop de bissap etc. quil a lui-même dégustés et fort appréciés.
Les possibilités de formation dégagées par ces perspectives de biocarburants, associés à ce genre de thématiques, produits et utilisés localement sont immenses dans les domaines de lapprentissage formel, informel et non formel quil serait fastidieux de développer ici (la chaîne de collèges construits avec laide de lUS AID pourrait intégrer les modules « biocarburants » dans leurs enseignements relativement limités actuellement).
Les coopératives dartisans locaux financées par les coopérations allemandes,suisses, belges, luxembourgeoises
pourraient se perfectionner dans des centres départementaux ou régionaux de fabrication et de réparation de petit matériel agricole et déquipement dallègement des tâches de la femme rurale.
Les apprenants sortants ou gradués de lécole coranique pourraient recevoir une petite formation non formelle afin dirriguer, les campagnes quils connaissent et supportent mieux que les bacheliers de lenseignement secondaire, de petites boutiques déquipements légers et matériels de rechange etc.
En gros, un effet structurant est possible en partant de la thématique biocarburant- « production et consommation locales dabord » couplés aux plateformes multifonctionnelles (PTF) vulgarisées avec laide du PNUD et dautres technologies douces pour transformer et redynamiser les campagnes sénégalaises, sahéliennes voir africaines soumises à lexode des jeunes et bras valides..
Lexpérience de pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal a prouvé que ces PTF pouvaient, pour un prix denviron acceptables collectivement (avec laide internationale) permettre dimplanter des mini-systèmes dapprovisionnement en eau ou délectrification et dautres services divers impensables auparavant.
Ceux qui en auront le plus besoin devrait sans doute être les petits villages faiblement peuplés et assez distants du réseau de distribution électrique préexistants.
À plus long terme, l'accroissement de la demande et la hausse des prix des matières premières agricoles peuvent présenter des opportunités pour l'agriculture et le développement rural.
Les biocarburants pourraient présenter une opportunité pour les pays en développement où lagriculture fournit leurs moyens dexistence aux trois quarts de la population mondiale recensée comme pauvre en faisant de lagriculture le moteur dune croissance entraînant un développement rural plus large et la réduction de la pauvreté.
Un certain nombre daccords et dinitiatives commerciales préférentielles de lUnion européenne (UE) et des États-Unis permettent à des pays en développement de bénéficier
de la demande mondiale croissante de bioénergie. Pour les pays en développement, le commerce préférentiel avec lUE sinscrit dans le Système généralisé de préférences (SGP) de lU.E. En outre, le règlement dit «Tout sauf les armes» (TSA) et lAccord de Cotonou contiennent des dispositions pertinentes concernant le secteur de la bioénergie.
Le système SGP actuel, en vigueur jusquau 31 décembre 2008, fournit un accès libre de droits à lUE pour des produits comme lalcool dénaturé et non dénaturé. Ce système prévoit aussi un programme incitatif pour les producteurs et les exportateurs déthanol qui adoptent
des principes de développement durable et de bonne gouvernance. Le règlement TSA donne aux pays les moins développés la possibilité daccéder sans droits et sans quotas aux exportations déthanol. LAccord de Cotonou, quant à lui, fournit un accès libre de droits à certaines importations provenant des pays dAfrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Les Accords dassociation euro-méditerranéens contiennent aussi des dispositions relatives au commerce préférentiel des biocarburants pour certains pays du Proche-Orient et dAfrique du Nord.
Aux États-Unis dAmérique, léthanol peut être importé sans droits de certains pays des
Caraïbes dans le cadre de lInitiative pour le bassin des Caraïbes, bien quil existe des restrictions quantitatives et qualitatives spécifiques selon le pays dorigine des matières premières. Des dispositions relatives aux importations déthanol libres de droits ont été proposées dans le cadre des négociations de libre-échange entre lAmérique centrale et les États-Unis.
Cependant, bien quun tel accès préférentiel puisse procurer des avantages aux bénéficiaires, il crée aussi des problèmes de distorsion du commerce, au détriment des pays en développement qui ne bénéficient pas de laccès préférentiel.
Le resserrement des liens entre lagriculture et la demande dénergie pourrait déboucher
sur une augmentation des prix agricoles, de la production et du produit intérieur brut (PIB).
Les biocarburants comme léthanol et le biodiesel concurrencent directement lessence et le diesel à base de pétrole. Les marchés de lénergie étant plus importants que les marchés agricoles, les prix de lénergie orienteront les prix des biocarburants et leurs matières
premières agricoles.
Le développement des biocarburants pourrait également faciliter laccès à lénergie dans les zones rurales.
Electricité : le gouvernement sénégalais multiplie les encouragements à investir dans le secteur des énergies renouvelables et le partenariat entre le programme EESF et lASER envisage que les villages puissent fournir de lélectricité au réseau national.
Dans les deux cas, il est alors nécessaire de produire une huile végétale pure de qualité, répondant à des spécifications précises, telles que celles décrites dans la norme allemande DIN 51605 (actuellement utilisée comme référence en Europe).
Lapproche conventionnelle du modèle plateformes multifonctionnelles, à partir duquel a été introduite en Afrique lidée dune utilisation dhuile végétale pour lapprovisionnement en énergie des villages, ne répond pas à un tel objectif. Privilégiant des coûts dinvestissement réduits (environ 6 000 FCFA pour un système complet), ces plateformes prévoient en effet lutilisation de moteurs rustiques de fabrication indienne (type Lister) ou chinoise :
Robustes, peu coûteux, faciles à entretenir localement, ils fonctionnent avec de lhuile végétale brute (simplement décantée) et dès lors le système fait la promotion de lutilisation de presses de type Sundhara, qui ont par ailleurs lavantage dêtre fabriquées localement ;
La puissance quils offrent (de 5 à 20 CV) est suffisante pour répondre à un objectif limité à la fourniture de force motrice (moulins à mil,
) et à lalimentation dun petit alternateur pour la mise en oeuvre dun service délectricité de base (raccordement des principaux édifices communautaires et dune vingtaine dabonnés, et éclairage public).
Le programme EESF prévoit linstallation dune huilerie départementale dotée dune capacité de traitement des graines non triturées au niveau villageois et de production dune huile végétale de qualité ; il permet ainsi de garantir aux producteurs agricoles lécoulement et la valorisation de toute la production.
Toutefois, la stratégie de développement proposée par le programme EESF reposant sur lapplication du principe de subsidiarité2 , condition pour une juste répartition entre tous les acteurs des revenus générés par la filière Jatropha, la présente réflexion amène à se poser les suivantes :
Est-il possible de développer une capacité de production dhuile de qualité au niveau villageois ?
Le concept plateforme multifonctionnelle peut-il être élargi, pour en faire la base de mini entreprises rurales ouvertes sur le marché national ? Où lobjectif proposé implique-t-il létablissement dun nouveau modèle de développement ?
Comment éviter que le concept de plateformes multifonctionnelles soit réservé à de petits villages éloignés du réseau électrique ?
Le développement des biocarburants pourrait également faciliter laccès à lénergie dans les zones rurales pour une croissance économique plus rapide et une amélioration à long terme de la sécurité alimentaire..
La diversification des cultures apportant une alternative à larachide sempiternelle et appauvrissante des sols et des ménages dans le cycle de conduite de la culture actuelle est en lui-même un immense bienfait du pourghère.
Ensuite louverture au marché qui boudait de plus en plus les produits arachidiers.
Ensuite toute la série de savons, tourteaux et autres produits dérivés (cf. analyse économique) ne peut faire que du bien aux campagnes désintégrées.
Etc.
Si des mesures sont prises pour garantir laccès à l'alimentation des plus vulnérables, les biocarburants pourraient à terme se révéler une opportunité de redynamiser l'agriculture dans les pays en développement, "avec des conséquences positives en matière de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire".
Le Mécanisme de Développement Propre (MDP/ protocole de Kyoto) :
Les mesures internationales pour limiter les changements dusage des terres peuvent porter à des conséquences inattendues. Les accords de Marrakesh de 2001 déroulent les étapes de limplantation du MDP.
Elles ont limité le domaine déligibilité « Afforestation et Reforestation » de laccord à quelques projets sur des terres dont laction porte avant ou au 31 décembre 1989.
Ces projets incluent de manière formelle létablissement de plantations à biomasse dont la destination est la production énergétique pour la substitution aux énergies fossiles.
Des gouvernements et producteurs de biocarburants ont marqué leur intérêt pour la qualification MDP comme moyen damélioration de la viabilité commerciale par léchange de crédits carbone.
Par exemple, il a été noté linclusion récente dans le corpus législatif spécifique du crédit carbone comme éligible au MDP (projet kavango de production de biocarburant en Namibie sur terrain entièrement déboisé dans le passé).
Les accords de Marakesh visaient à prévenir une déforestation malsaine mais ont pu établir des incitations pour la conduite de projets bioénergétiques sur des terrains déboisés préalablement au protocole et actuellement sous culture.
La limite de cette approche est le délai imminent de lapplicabilité de ce protocole (2012).
De bonnes pratiques agricoles et des rendements accrus grâce aux évolutions technologiques et à de meilleures infrastructures contribuent à atténuer les effets nuisibles.
L'innovation technologique peut faire baisser le prix de revient de la production agricole et de la transformation des biocarburants.
Il sera nécessaire d'investir dans la recherche et le développement pour que les biocarburants puissent devenir une source d'énergie renouvelable rentable et respectueuse de l'environnement sans conteste. Cela vaut pour la recherche agronomique aussi bien que pour la recherche portant sur les technologies de conversion.
La recherche-développement sur les technologies de deuxième génération notamment sera décisive pour l'avenir du secteur.
Linnovation technologique dans la transformation des biocarburants pourrait déboucher sur une baisse spectaculaire des coûts susceptibles douvrir la voie à une production commerciale des biocarburants de la deuxième génération dérivés de la biomasse cellulosique contribuant par là à réduire la concurrence avec les cultures agricoles et la tension sur les prix des matières premières.
Les biocarburants de la deuxième génération (cf. chapitre Filières) en cours de mise au point seront produits à partir de la biomasse lignocellulosiques provenant du bois, de certaines graminées et des résidus de la sylviculture et de lagriculture. Cela permettra daméliorer le rendement en biocarburants à lhectare et vraisemblablement aussi le bilan énergétique des biocarburants et leur bilan au regard des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les échéances de production commerciale à une échelle appréciable ne sont pas encore maîtrisées.
Il faut de toute urgence investir dans lagriculture pour permettre au secteur de tirer parti des possibilités offertes par les prix élevés. La production agricole mondiale doit augmenter de manière substantielle dans les années à venir pour faire face à la forte croissance de la demande résultant de la croissance plus rapide encore des revenus et des besoins de la production de biocarburants, une fois la crise globale actuelle, éloignée.
Cette croissance doit être durable et tenir compte de la situation déjà fragile de nombreux écosystèmes agricoles. De telles interventions devraient être conçues de manière à encourager lapparition de systèmes commerciaux de fourniture dintrants, là encore pour renforcer la capacité dadaptation du système des productions vivrières à ne pas sacrifier
.
Pour atténuer les risques inhérents aux prix élevés et sassurer que les nouvelles
possibilités profitent au plus grand nombre, il faudra accorder une attention particulière
aux besoins des petits producteurs des pays en développement et encourager les pratiques de production durable.
Sans être absolument affirmatif, nous avons constaté de manière non encore significative un frémissement du mouvement coopératif, grâce à lintroduction de la culture de tabanaani, mouvement qui était plutôt en désuétude au Sénégal. Cest dautant plus encourageant si cela se poursuit que des sources internationales font le même constat sur des possibilités dagrégation de coopératives de petits paysans (cf. jatrophabook.com )
II.2. Aspects négatifs
Leffet principal concerne les changements daffectation des terres déboisement, par exemple, la demande croissante de matières premières énergétiques amenant à convertir des surfaces boisées en terres arables.
La demande précède loffre. Par exemple, lIndonésie et la Malaisie étendent leurs plantations de palmiers à huile pour répondre à la demande mondiale. Mais en même temps forte menace sur les Forêts denses tropicales du Sud-est asiatique.
Ces changements daffectation font peser diverses menaces sur lenvironnement notamment sur les ressources en terres et en eau ainsi que sur la biodiversité. Lintensification
De la production de biocarburants, aiguillonnée par les politiques de soutien, renforce considérablement le risque de changements daffectation des terres à grande échelle, au péril de lenvironnement.
Les auteurs se sont diversement exprimés sur lavenir des biocarburants : des 14 millions dha actuels aux projections de 35 millions pour lhorizon 2030 conformément aux politiques en cours (IEA, 2006), ou même les 1500 millions ha vers 2050 prédits (cf. Field et al., 2007).
Ce dernier scénario, qui requiert lentièreté des superficies cultivables de la terre sous les conditions actuelles présuppose une forte demande soutenue et sans rupture.
Donc la demande en biocarburants pourrait exercer une pression supplémentaire importante sur la base des ressources naturelles, au détriment de lenvironnement et du bien-être des populations.
Dr Ibrahima Thomas, ingénieur spécialisé en Eaux et Forets à lISRA, estime que «la souveraineté énergétique du Sénégal ne sera pas réglée avec le développement des biocarburants».
Pour lui, le pays na pas une bonne politique pour gérer les productions de jatropha, car il y a, à len croire, toute une série de techniques quil faut mettre en place. Et pour fonder son argumentaire, le chercheur de lISRA montre les contraintes de cette culture, liées à la sécurisation de la terre. Lidée de développer la culture du jatropha a fini de susciter un certain engouement de certains privés, comme des entrepreneurs néerlandais, espagnols, des brésiliens
qui veulent soctroyer des terres pour le développement de cette culture sur de grandes surfaces (au détriment des paysans ?).
Quant à la thèse officielle, qui prétend que cette culture se développe dans des zones arides et même salées, certains ingénieurs ne sont pas du même avis. Pour lui, comme pour eux, la plante peut se développer dans ces zones mais naura pas le rendement escompté. Ainsi, il se dit persuadé que les rendements sont plus adéquats dans les zones où les précipitations sont supérieures ou égales à 500 mm.
Dans le bassin arachidier, les surfaces cultivées sont supérieures à la sommation des terres possédées (affectées), cela se traduit par une forte pression foncière, comme en atteste la faiblesse ou labsence des superficies mises en jachères. Il ny a pas de réserve foncière et les cultures vivrières développées sont les mêmes depuis des décennies,sans mesure de sauvegarde.
Nombre des arguments qui sont au coeur de ces politiques, notamment ceux qui insistent sur leur impact positif sur le changement climatique et la sécurité énergétique, sont désormais contestés, et les conséquences imprévues de la hausse des prix alimentaires pour les consommateurs pauvres sont désormais reconnues.
Cette nouvelle source de demande de produits agricoles peut représenter pour certains pays en développement une incitation à tirer profit de la croissance agricole pour assurer le développement rural en général et réduire la pauvreté. Toutefois, la hausse des prix des denrées alimentaires risque fort davoir des incidences négatives graves sur la sécurité alimentaire des populations les plus démunies, les populations les plus pauvres qui consacrent déjà plus de la moitié du revenu de leur ménage à lalimentation .
Certains experts prédisent que "les agriculteurs pauvres ne devraient pas profiter de l'essentiel des retombées positives et seront le segment de la population le plus vraisemblablement exposé à ses effets négatifs".
On remet de plus en plus en cause la rentabilité économique des efforts visant à réduire les émissions grâce au développement des biocarburants, surtout lorsque ce développement ne sinscrit pas dans un cadre plus général englobant les économies dénergie, les politiques de transport et le développement dautres formes dénergies renouvelables.
Cest une condamnation sans appel de lapproche sectorielle pure biocarburants par sa logique sectaire.
Le Sénégal gagnerait à avoir une politique des applications photovoltaïques tout aussi ambitieux sans remettre en cause lhydro-électricité avec ses débuts de réalisation sur le fleuve Sénégal.
Point de vue de la société civile notamment certaines ONG :
La vague actuelle dinvestissements massifs dans la production dénergie fondée sur la culture et la transformation industrielle de plantes bioénergétiques., ne va résoudre ni la crise climatique, ni celle de lénergie. Ses conséquences sociales et environnementales seront désastreuses.
Elle constitue déjà lune des causes de la crise alimentaire actuelle et représente une nouvelle et très sérieuse menace pour la production vivrière des petits cultivateurs et pour la réalisation de la souveraineté alimentaire à léchelle de la population mondiale.
On entend dire que les agrocombustibles contribueront à la lutte contre le changement climatique. En réalité, cest linverse. Les nouvelles plantations en monoculture extensive pour la production dagrocombustibles favorisent les émissions de gaz à effet de serre du fait du déboisement, du drainage des terres humides et du démantèlement des terres communales.
Les terres de la planète sont tout simplement insuffisantes pour produire toute lénergie nécessaire à une société industrielle dont les besoins pour le transport des personnes
et des biens sont en augmentation constante. La promesse des agrocombustibles entretient lillusion que nous pouvons continuer à consommer de lénergie à un rythme toujours plus soutenu. La seule réponse possible face à la menace du changement climatique consiste à réduire la consommation dénergie au niveau mondial, et à réorienter le commerce international vers les marchés locaux.
Face au changement climatique, nous navons pas besoin de plantations agroénergétiques pour produire de lénergie. Nous devons au contraire inverser le système alimentaire industriel. Nous avons besoin de politiques et de stratégies pour réduire la consommation dénergie et éviter le gaspillage. De tels instruments existent déjà et sont préconisés.
Dans le secteur agricole et alimentaire, il sagit ainsi dorienter la production vers les marchés
locaux plutôt quinternationaux; dadopter des stratégies pour maintenir les personnes sur les terres, au lieu de les en chasser; de promouvoir des approches durables pour rétablir la biodiversité dans le secteur agricole; de diversifier les systèmes de production agricole, en sappuyant sur les savoirs locaux et en les enrichissant; et de replacer les communautés locales au volant du développement rural. Autrement dit, il s agit de marcher résolument vers la souveraineté alimentaire!
Nous demandons, résument-ils :
« % La fin de la production industrielle d agrocombustibles, fondée sur la monoculture et, dans une première étape, la déclaration immédiate d un moratoire international de cinq ans sur la production, le commerce et la consommation d agrocombustibles industriels.
% Une évaluation approfondie des coûts sociaux et environnementaux du boom des agrocombustibles et des profits réalisés par les multinationales dans la transformation et le commerce des matières premières.
% La promotion et le développement de modèles de production à petite échelle et de consommation locale et le rejet du consumérisme.
% Un soutien explicite des gouvernements et des institutions au modèle paysan et viable de production et de distribution des denrées alimentaires, caractérisé par sa consommation minimale d énergie, sa capacité de créer des emplois et de respecter la diversité culturelle et biologique et son effet positif sur le réchauffement de la planète (des sols fertiles sont le meilleur moyen de piéger le CO2).
% La réorientation des politiques agricoles vers des communautés et des moyens d existence ruraux durables, reposant sur la souveraineté alimentaire et sur une réforme agraire authentique. »
Source :Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (CIP)
Ce message est clair : dans bien des cas, leffet net est négatif.
Dr Jean Ziegler, Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à lalimentation (de 2002 à 2008) a déclaré au cours dun point de presse tenu à New York le 26 octobre 2008 que
« consacrer des terres agricoles fertiles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite traitées pour fabriquer du biocarburant constitue un crime contre lhumanité».
Il faut geler les subventions et les investissements destinés à la production de biocarburants. Cest du moins lavis dOlivier De Schutter, nommé en mai dernier Rapporteur spécial pour le droit à lalimentation par le Conseil des droits de lhomme des Nations Unies.
Certains espéraient un discours plus nuancé, mais cet éminent juriste belge a repris le flambeau de son énergique prédécesseur, le Suisse Jean Ziegler. Olivier De Schutter soulignait en juin dernier, à la veille du Sommet de la FAO : Cent millions d'hectares seraient nécessaires pour produire 5% des carburants en 2015, et cela est tout simplement insupportable.
Les objectifs des Etats-Unis de 136 milliards de litres de biocarburants pour 2022 et de l'Union européenne de 10% de biocarburants pour les transports en 2020 sont irréalistes. En abandonnant ces objectifs, nous enverrions un signal fort aux marchés que le prix des récoltes de denrées alimentaires ne va pas monter indéfiniment, décourageant ainsi la spéculation.
Scénario imprévu, la crise actuelle et son corollaire, la baisse de 40 % du prix du pétrole brut (sous réserve de nouvelles fluctuations) depuis juillet 2008, pourraient compromettre la rentabilité économique du secteur et freiner les investissements.
Il est également urgent dexaminer les politiques actuelles qui appuient, subventionnent et encadrent la production et lutilisation des biocarburants. Dans une large proportion, la croissance récente des biocarburants est due à ces politiques, notamment dans les pays de lOrganisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).
Fait exception le Brésil, le premier à avoir développé une industrie nationale des biocarburants assise sur la canne à sucre, compétitive sur le plan économique. Dans les pays de lOCDE, le secteur a bénéficié de politiques visant à soutenir et subventionner tant la production que la consommation.
Soutien fourni à différentes étapes de la filière dapprovisionnement des biocarburants :
Soutien aux intrants
Engrais, irrigation et autres
subventions aux intrants
Politiques tarifaires générales
de leau et de lénergie
Politiques foncières
Autres soutiens
Subventions à lagriculture
nationale
Soutien aux revenus agricoles
Politiques commerciales
Soutien général à lagriculture
Soutien à la production
Subventions couplées à la
production
Crédits dimpôts, avantages
fiscaux, exonérations fiscales
Obligations dincorporation
Politiques commerciales
Aide à linvestissement
Soutien à la transformation
Et à la commercialisation
Subventions à lachat de
biocarburants et de co-produits
Exonérations fiscales
(taxe routière, etc.)
Subventions à lachat de
véhicules utilisant des mélanges
de carburant
source FAO rapport sp. Biocarburant 2008
La ruée vers les biocarburants est due à des interventions politiques et notamment à celles qui ont pris la forme de subventions et de dispositions contraignantes imposant de mélanger des biocarburants avec des combustibles fossiles.
Cependant, le coût environnemental, social et économique des mesures mises en oeuvre dans les pays développés et en développement est dans bien des cas élevés.
Le jeu combiné des politiques commerciales, agricoles et de celles relatives aux biocarburants se révèle discriminatoire à légard des producteurs de matières premières énergétiques et sajoute aux obstacles entravant le développement des secteurs de la transformation et de lexportation des biocarburants. Il devient nécessaire de repenser les politiques relatives aux biocarburants actuellement en place et de procéder à une évaluation approfondie de leurs coûts et conséquences.
Lon sinterroge également sur lefficacité technique des méthodes de réduction des émissions de gaz à effet de serre recourant aux biocarburants, selon le type de biocarburant considéré, la matière première dont il provient et le lieu où celle-ci est cultivée. Le bilan prétendument favorable des biocarburants en matière démissions de gaz à effet de serre pourrait se présenter sous un tout autre jour si lon prenait en compte le cycle complet de production des biocarburants ainsi que les changements éventuellement induits dans laffectation des terres pour promouvoir la production des matières premières.
En outre, lU.E. ne disposerait pas dassez de terre pour satisfaire ses besoins en biocarburants (et atteindre son nouvel objectif : 20 % dénergies renouvelables dans la consommation totale de ces vingt sept (27) dici 2020).
LAfrique est ainsi en train de devenir le terrain dune ruée dinvestisseurs européens à la recherche de plusieurs de milliers dhectares (1,6 millions dha déjà cédés en Ethiopie qui pourrait en ajouter plus dun million encore.
Bien que lon prévoit quenviron un quart du potentiel des cultures énergétiques se situe en Amérique centrale et du Sud. LAfrique sub-saharienne, lEurope, lAmérique du Nord et la Chine comptent chacune pour environ 15% de ce potentiel agricole, lInde 6%.
Des pays comme le Brésil, le Mexique ou la Malaisie semblent ne pas exclure loption « exportation » sur le marché mondialisé de lénergie, surtout avec les signes avant coureurs de non satisfaction du marché que certains analystes nexcluent plus, avec la tendance vers lépuisement progressif des ressources fossiles.
LUE, de son côté souligne notamment les bénéfices que pourraient représenter les biocarburants pour les pays en développement qui les cultiveraient. Si les prix élevés quils entraînent sont défavorables aux consommateurs, reconnaît-on à la Commission européenne, ils sont en revanche tout bénéfice pour les producteurs.
La hausse des prix alimentaires ne doit pas être systématiquement considérée sous un angle négatif, a rappelé Louis Michel, Commissaire européen au Développement, poursuivant : Elle est aussi porteuse dopportunités pour les pays en développement qui ont le potentiel dexporter des denrées alimentaires. Les biocarburants deviendraient alors une nouvelle culture de rente, au même titre que le coton ou le café.
Avec le risque que les Etats se détournent, comme dans le passé, dune culture vivrière, diversifiée. En attendant, plusieurs compagnies privées ont dores et déjà acquis des terres en Afrique pour y produire des biocarburants, principalement à partir de jatropha. Cest le cas notamment au Mozambique, en Ethiopie ou en Tanzanie. Se pose à nouveau la question du foncier : dans certains cas, les compagnies ont acquis les terres pour un bail amphithéotique de 99 ans ; difficile pour lEtat central de les récupérer sil veut augmenter sa production alimentaire.
La commission nationale ad hoc a déjà recensé au Sénégal des demandes importantes et un des projets porterait sur pas moins de 200 000 ha ; ne risque-t-on pas de réduire les paysans au rang de simple main duvre.
M. Ziegler a appelé à un moratoire de cinq ans sur la production de biocarburants car la conversion du maïs, du blé et du sucre en carburant fait grimper le prix des denrées alimentaires, des terres et de leau.
On se soucie particulièrement aujourdhui de limpact que pourrait avoir le développement de la production des biocarburants sur les ressources en eau et sur les terres ainsi que sur la biodiversité.
Il est fait cas du rôle de certaines agences comme lAgence Nationale Chargée de la Promotion de lInvestissement et des Grands Travaux (APIX) qui en guichet unique accompagne les investisseurs. LAgence ghanéenne simpliquerait au besoin dans lobtention des terres dassiette.
Dans certains pays ces agences sarrêtent cependant seulement au rôle de facilitateur auprès de ladministration.
Dans tous les cas des mécanismes doivent être institués pour la sauvegarde des droits des autochtones:
Les procédures légales pour laccès à la terre peuvent jouer un rôle déterminant dans la protection des droits des autochtones. Cest ainsi quau Mozambique, il est institué la phase de consultation préalable avec les communautés locales pour sassurer que la portion de terre convoitée na aucun occupant.
En cinq ans, 2,49 millions dhectares ont été acquis dans cinq pays africains.
Quest-ce qui explique la ruée vers les terres africaines ? « les motivations sont multiples. Linsécurité alimentaire, les mécanismes financiers destinés à encourager le stockage du carbone, les biocarburants et la recherche dopportunités de placements plus stables que les marchés financiers alimentent les anticipations daugmentation de la valeur des terres. » Le phénomène, prédit létude, va saccentuer, entraînant des transformations économiques et sociales en Afrique et ailleurs. « Ce qui se joue là aura donc de fortes implications pour lavenir de lagriculture mondiale, où lagri business pourrait encore plus dominer ».
« Le phénomène existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses dégâts minimes »
source:Journal LES AFRIQUES 20-06-2009
Au Sénégal, cest une délibération du conseil rural organe dirigeant de la Communauté rurale (regroupement de plus ou moins 50 villages) qui octroie le droit doccuper la terre (affectation de tant dhectares à titre dusufruit révocable cf. loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national, loi N° 72-02 du 1er février 1972 relative à lorganisation territoriale et loi loi N° 72-25 du 19 avril 1972 relative aux communautés rurales ainsi que leurs textes dapplication.
Malgré tout cela des abus et mauvaises interprétations des textes sont constatés par ci et par là. Une des explications données est la corruption et lautre le manque de formation appropriée des élus locaux et ruraux.
Economie déchelles :
Cest un des facteurs de forte productivité en production et transformation que nous pouvons ne pas noter en milieu paysan sénégalais dispersé.
Le fait est que les bioéthanols de canne à sucre et de maïs ont pu fortement économisé grâce à la mécanisation sur de vastes étendus de certaines opérations comme la récolte ce qui nest pas le cas au Sénégal où des projections tablent sur un étalement de la récolte de pourghère sur 60 jours pour un champ paysan moyen (main duvre familiale).
Le labour est également de basse intensité mécanique.
En outre , les économies déchelle dans la transformation et la distribution ne sont pas attendues chez le petit producteur de bioénergie à base de tabanaani au Sénégal.
Globalement dans le monde, la compétitivité des cultures bioénergétiques se fera sur les grandes quantités produites si lon tient compte du coup des usines relativement sophistiquées etc.. Les opérations à petite échelle peuvent ne pas être rentable exceptés pour le fonctionnement des pompes au villages, le petit éclairage local ou les moulins à mil et autres machines dallègement des travaux des femmes par exemple dans les hameaux reculés ou coupés du monde
Nous risquons de rencontrer un schéma où les petits producteurs reversent leurs récoltes chez le grossiste du bourg le plus proche ( cas de certaines localités où la production porte sur de lhuile de palme dont les noix doivent être traitées sous 24 h maximum après la récolte.
quil faut traiter
La recherche des méthodes permettant dassurer une exploitation durable et respectueuse de lenvironnement occupe tous les esprits sans oublier la spirale inflationniste des prix des denrées alimentaires.
Mais les grands producteurs de biocarburants ne l'entendent pas toujours ainsi.
Le président brésilien Lula du Brésil sen est pris avec véhémence aux lobbies qui voulaient « créer un écran de fumée en accusant l'éthanol d'être responsable de l'inflation des prix alimentaires ».
Des péjorations climatiques liées aux changements climatiques peuvent occasionner des sécheresses suivant une évolution erratique.
La surexploitation des terres sous cultures bioénergétiques peuvent entraîner leur salinisation, érosion et mise hors culture.
Nous ne pouvons pas ignorer les exemples négatifs de mieux en mieux documentés sur lexploitation commerciale à large échelle de cultures bioénergétiques aux fins daccés à la terre sous des latitudes aussi diverses quen Afrique (Tanzanie, Mozambique par exemple.), en Amérique latine (Colombie, brésil par exemple), en Asie (Inde, Indonésie, Papouasie, Nouvelle Guinée par exp.)
Il est admissible que la contribution des biocarburants liquides à la satisfaction des besoins énergétiques du secteur des transports est et ne peut être que limitée. Toutefois cette tendance a un impact majeur sur les marchés mondiaux des produits agricoles, sur la sécurité alimentaire et sur lenvironnement.
III. ANALYSE SOCIO-POLITIQUE
« La Mondialisation de léconomie nest pas mondiale, car beaucoup de peuples du monde sont en marge du processus. Elle nest pas libérale non plus, parce que les pays riches, malgré les dispositions de lOMC en faveur du démantèlement des obstacles tarifaires et non tarifaires, multiplient les barrières dans tous les secteurs où les produits des pays du Sud disposent dun avantage comparatif. »2
III. 1. Série de monologues partisans au lieu du dialogue
REFLET dune MONDIALISATION MAL ENGAGEE
De nombreuses politiques actuellement appliquées pour les biocarburants faussent les marchés des biocarburants et des produits agricoles et influent sur la localisation et le développement de lindustrie mondiale, si bien que les sites de production ne sont pas toujours les mieux adaptés du point de vue économique et environnemental.
Les politiques commerciales à légard des biocarburants sont discriminatoires envers les producteurs de matières premières pour la fabrication des biocarburants des pays en développement et empêchent ou ralentissent lémergence dun secteur de traitement et dexportation à partir de ces pays.
Cependant, sans une prise en compte des critiques portées contre la politique des deux grands ensembles notamment, UE et USA, de leurs subventions, les attentes des PVD risquent dêtre encore déçues.
Il est à craindre quà terme, la hausse attendue des prix des produits agricoles aura d'importants effets négatifs sur la sécurité alimentaire des ménages. Les consommateurs urbains pauvres et les pauvres acheteurs nets daliments des zones rurales, qui tendent à constituer la majorité des ruraux pauvres, sont particulièrement menacés. Il est urgent de créer des filets de sécurité appropriés
Le Brésil, lUE et les Etats-Unis dAmérique devraient rester les principaux producteurs de biocarburants liquides, mais la production devrait aussi augmenter dans un certain nombre de pays en développement
Les politiques en matière de biocarburants des pays de lOCDE imposent des coûts élevés à leurs propres contribuables et consommateurs et engendrent des conséquences involontaires, non désirées.
Pour les pays en développement, les enjeux associés à la production de bioénergie pour le marché international sont particulièrement cruciaux. Les débouchés commerciaux peuvent être réduits par des mesures qui visent exclusivement à accroître la production dans les pays développés, ou par des mesures protectionnistes conçues pour limiter laccès aux marchés. Les droits de douane progressifs sur les biocarburants vendus dans les pays développés peuvent réduire les pays en développement à exporter des matières premières et les huiles brutes, réservant la transformation en biocarburants, et sa valeur ajoutée, à dautres cieux.
La filière du biodiesel se développe presque exclusivement en UE, mais elle gagne du terrain dans autres régions du monde par exemple au Brésil et en Indonésie où les cultures de palmiers et de soja pour un usage énergétique se pratiquent dans lagriculture sur brûlis au détriment de la forêt. En Europe elle ne concurrence pas lalimentation car elle est produite sur les terres en jachères ou sur les terres qui bénéficient de laide aux cultures énergétiques. Sa production a augmenté de 67% de 2004 à 2005, les principaux producteurs sont lAllemagne, la France puis le Royaume-Uni et lEspagne.
La part de responsabilité des biocarburants dans la hausse des prix des produits agricoles varie fortement selon les sources: entre 3 et 70 %. La demande de cultures supports pour les biocarburants, censés réduire la dépendance aux énergies fossiles, pourrait contribuer à renverser la tendance à la baisse des prix de ces matières premières agricoles, baisse qui avait pesé sur la croissance de l'agriculture dans la plupart des pays en développement au cours des dernières décennies. Même si on assiste avec la crise financière actuelle à une nouvelle chute des cours et une compression de la demande doublée dune reconstitution de certains stocks mondiaux.
Les perspectives de 2009 semblent cependant plus positives que celles de 2008 en matière doffre mondiale de productions diverses alimentaires et agricoles. Les prix internationaux semblent redescendre de leurs pics de 2008, signe que les marchés reviennent à leurs prix déquilibre. La croissance rapide de la demande de matières premières énergétiques avait contribué à la hausse des prix des denrées alimentaires, ce qui présente une menace immédiate pour la sécurité alimentaire des pauvres qui sont acheteurs nets de produits alimentaires tant dans les zones urbaines que les zones rurales. Une proportion importante de la population pauvre dans le monde consacre plus de la moitié des dépenses du ménage à lalimentation et même dans les zones rurales la majorité des pauvres sont des acheteurs nets de nourriture. Il est urgent de mettre en place des filets de sécurité pour protéger les populations les plus pauvres et les plus vulnérables et leur assurer un accès adéquat aux produits alimentaires. Mais ces filets de sécurité doivent servir à protéger les populations visées et ne pas gêner la transmission des signaux de prix aux producteurs agricoles.
Cependant, le lobby des producteurs de Biocarburants fait valoir des « causes multiples » à l'inflation : catastrophes climatiques, changements des habitudes alimentaires, spéculation financière, chute du dollar, échec des politiques agricoles internationales... Enfin, ils font remarquer que les deux principales matières premières en cause dans la crise alimentaire de 2008, à savoir le blé et le riz, n'entrent ni l'une ni l'autre de manière importante dans la production de biocarburants.
La bataille fait donc rage entre ceux qui considèrent, à l'image du Secrétaire américain à l'Agriculture (gouvernement Bush G. W.), que les biocarburants seraient responsables à hauteur de 3 % seulement de l'inflation des denrées alimentaires, et ceux qui la chiffrent entre 30 et 60 %.
« Une estimation vraiment surévaluée »selon une porte-parole de « eBio ». Une résolution récente du Parlement européen semble aller dans le même sens. Indiquant que 2 à 3 % des surfaces agricoles européennes seraient consacrées actuellement aux biocarburants, le Parlement estime que leur mise en cause dans la crise alimentaire, du fait de la politique agricole européenne, est exagérée. D'après eBio, 1,6 % seulement des céréales produites en Europe seraient utilisées pour la production du bioéthanol.
L'Union européenne s'est fixée comme objectif un seuil minimum de 10 % pour les biocarburants dans la consommation totale d'essence et de gazole destinés au transport d'ici à 2020.
À lexception, importante, de léthanol produit au Brésil en utilisant la canne à sucre, qui affiche les coûts de production les plus bas parmi les pays produisant des biocarburants à grande échelle, « les biocarburants ne peuvent pas généralement concurrencer les carburants fossiles sans subventions, même aux prix récents du pétrole brut ». Cependant, la compétitivité peut varier selon les fluctuations des prix de lénergie et des matières premières et les évolutions de la technologie. Elle est aussi influencée directement par les politiques.
La production de biocarburants a un impact direct sur le prix mondial des céréales, selon un rapport du département américain de l'agriculture (USDA). Les besoins croissants en éthanol de maïs aux Etats-Unis vont progressivement bousculer les marchés de la céréale de même quen Europe, la demande de biodiesel fera senvoler les cours mondiaux des oléagineux. La Banque Mondiale se range également du côté des accusateurs des pays fort producteurs de biocarburants dans les hausses de prix incriminées (USA et UE).Elle soutien quelles nauraient pas eu lieu en labsence de cette production subventionnée quil convient de reconsidérer à la lumière des conséquences induites.
Le développement des biocarburants dans les pays de lOCDE a été encouragé et appuyé par les gouvernements par le biais de nombreux instruments politiques (dans lU.E.,les terres qui y sont consacrées bénéficient de laide aux cultures énergétiques pour éviter dit-on la culture de spéculations plus rentables. Sa production a augmenté de 67% de 2004 à 2005, les principaux producteurs sont lAllemagne, la France dabord puis ensuite le Royaume-Uni et lEspagne.
Un nombre croissant de pays en développement commence aussi à mettre en oeuvre des politiques dappui aux biocarburants. Les instruments politiques les plus courants sont lobligation de mélanger des biocarburants avec des carburants à base de pétrole, les subventions à la production et la distribution, et des avantages fiscaux. Les barrières douanières sont aussi largement utilisées pour protéger les producteurs nationaux. Ces politiques ont eu un impact très important sur la rentabilité de la production des biocarburants qui, dans de nombreux cas, naurait pas été commercialement viable (exemple UE cité plus haut).
Le soutien des pouvoirs publics a été motivé par les craintes suscitées par le changement climatique et la sécurité énergétique et par la volonté dappuyer le secteur agricole en stimulant la demande de produits agricoles. Efficaces dans leur soutien aux agriculteurs nationaux, les politiques en faveur des biocarburants semblent de plus en plus contestées en ce qui concerne la réalisation des objectifs en matière de changement climatique et de sécurité
énergétique.
Dans la plupart des cas, ces politiques ont été coûteuses et ont eu tendance à introduire de nouvelles distorsions dans des marchés protégés subissant déjà de graves distorsions aux niveaux national et mondial. Elles ne semblent pas avoir favorisé un mode de production rationnel à léchelle internationale des biocarburants et de leurs matières premières.
AUTRES APPRECIATIONS des INCIDENCES INDUITES
Laccroissement de la demande de biocarburants liquides nest quun facteur parmi dautres à lorigine des fortes augmentations enregistrées des prix des produits de base agricoles. La contribution exacte de lessor de la demande de biocarburant à ces hausses de prix est difficile à évaluer. Cependant la demande de biocarburant combinée à dautres besoins (animaux délevage etc.) continuera à exercer une pression à la hausse sur les prix agricoles pendant encore très longtemps.
Enfin, les voitures sont elles aussi devenues sujet de préoccupation, depuis que lon encourage la production de carburants verts pour combattre le réchauffement climatique. Une « ruée vers le maïs » sest déclenchée aux Etats-Unis avec lutilisation dune partie de la récolte pour produire un biocarburant, léthanol, grâce aux subventions considérables du gouvernement Bush qui voulait de cette façon contrer les critiques concernant son refus de ratifier le protocole de Kyoto.
Selon le fonds monétaire international (FMI), les biocarburants seraient responsables de 70% de la hausse du prix du maïs et de 40% de celle des graines de soja. Un seul plein déthanol pour un gros 4 x 4 nécessite, selon des experts, autant de céréales quil en faut pour nourrir une personne pendant une année entière.
Les décideurs se voient contraints de répondre aux inquiétudes populaires concernant laugmentation des prix des aliments. Ils ont notamment pris des mesures commerciales pour maîtriser les prix intérieurs. Dans plusieurs cas, comme on la indiqué plus haut, les pays importateurs ont abaissé leurs tarifs douaniers et les pays exportateurs ont imposé des taxes ou des restrictions à lexportation.
Dans lun et lautre de ces cas, il en est résulté une baisse des prix intérieurs mais une pression haussière supplémentaire sur les prix mondiaux. La baisse des prix intérieurs nincite guère les producteurs à accroître leur production et aura donc tendance à empêcher laccroissement de loffre, une situation qui maintiendra les prix à un niveau élevé.
Les représentants de l'industrie européenne du bioéthanol (European Bioethanol Fuel Association ou eBio) et ses homologues canadiens et américains défendent leur secteur. Leurs arguments remettent en cause la validité des projections sur les biocarburants publiées par la FAO, en insistant sur les cours du pétrole comme principaux facteurs d'augmentation des prix. Citant l'Agence Internationale de l'Energie (IEA), la lettre souligne qu'il faudrait plus d'un million de barils de pétrole supplémentaires pour ses substituer aux volumes de biocarburants actuellement en vente dans le monde, ce qui aurait eu pour effet d'accentuer l'inflation des prix alimentaires.
Lun des facteurs importants par lesquels, il a été expliqué en partie les flambées récentes des prix est la forte croissance de la demande résultant de laugmentation des revenus et du pouvoir dachat dans plusieurs régions du monde en développement. Ces évolutions ainsi que lenvironnement macroéconomique global sont des sources dincertitudes considérables pour les marchés agricoles.
Pour ce qui est de lavenir, nous nous attendons à ce que le secteur des biocarburants reste une
source importante de demande accrue de produits de base agricoles ainsi que des ressources servant à les produire et à ce que la croissance des revenus et de la consommation dans les pays en développement se poursuive et, espérons-le, sintensifie après le mauvais passage et les rectificatifs apportés à la crise économique actuelle, selon plusieurs experts .
Du côté de loffre, lincidence des chocs de courte durée sur les rendements et celle des changements climatiques à long terme restent incertaines bien que la tendance soit à la reconstitution des stocks internationaux et nexclue pas une certaine instabilité des prix.
Quelles que soient lorigine ou lampleur des facteurs daugmentation et dinstabilité des prix, y compris dans une certaine proportion la demande montante en biocarburants la communauté internationale doit engager la réflexion et les discussions multipartites nécessaires ainsi que les mesures énergiques pour souvrir des alternatives durables
La production de biocarburants offre certainement des opportunités aux agriculteurs - mais elles ne vont profiter au plus grand nombre, particulièrement aux petits producteurs et aux femmes, que si des politiques en faveur des plus démunis sont mises en place pour permettre promouvoir lautonomie locale des producteurs et productrices.
Les petits producteurs :
Il faut sassurer quils seront réellement sans concurrence pour les systèmes de production vivrière paysans ; Le remplacement des cultures locales par une monoculture de biocarburants peut constituer une menace pour lagrobiodiversité ainsi que les savoirs et les compétences traditionnelles des petits producteurs en ce qui concerne la gestion, la sélection et le stockage des cultures locales.
Les femmes :
« Le développement de la production de matières premières pour les biocarburants pourrait présenter des risques en matière déquité et de parité hommes-femmes, relevant notamment des conditions de travail dans les plantations, de laccès à la terre, des difficultés des petits exploitants et de la position désavantageuse des femmes. Ces risques découlent généralement des réalités politiques et institutionnelles des pays et doivent être traités quelles que soient les évolutions associées aux biocarburants ».
Menace sur la biodiversité ?
En quoi donc lintégration du Jatropha dans les systèmes de production et sa promotion comme nouvelle culture de rente, pourraient-elles être plus néfastes à lenvironnement que
Larachide qui, après des années de monoculture, a détruit les sols du Sine-Saloum ?
Lanacardier qui, en occupant totalement lespace, empêche tout développement dautres espèces végétales et conduit au fil des ans à lépuisement de leurs stocks de semences dans le sol ?
Le riz dont la promotion systématique, même là où il ne peut être rentable du fait des conditions daccès à leau et de la nature des sols, se traduit par la disparition irréversible des derniers arbres et de systèmes écologiques et agricoles qui permettaient jusqualors aux plus démunis de vivre décemment ?
Labsence dinvestissement dans laménagement de terroirs et la maîtrise des eaux pluviales, avec pour résultat, entre autres, une perte de savoir-faire agricoles ancestraux et dun capital semencier traditionnel unique ?
Les pesticides déversés par des agro-industries dans le lac de Guiers, réserve deau potable stratégique pour le Sénégal, ou utilisés sans respect daucune norme sur les cultures maraîchères aux abords des grandes villes y compris par la Direction de la Protection des Végétaux dont certains « techniciens » font souvent leurs rapports fièrement en termes dha de terres traités ! avec quel pesticide? Choisi avec quelle méthodologie ? suivants quelles précaution ? et leur formation ?
(point de vue de EESF / Sénégal complété par PROMODEV-dsm)
Non, comme toute culture, comme tout élevage, comme toute activité humaine, ce nest pas lactivité elle-même, la plante ou la technologie, qui sont dangereuses, mais les déséquilibres que créent leur appropriation ou leur manipulation par une minorité à son seul profit, lexploitation du besoin des plus démunis de sécuriser et daméliorer leurs conditions de vie, lappropriation exclusive de savoir-faire et lexportation systématique de toutes les ressources générées.
PROBLEMES FONCIERS
Les conditions sont cependant nombreuses à réunir pour que les biocarburants soient une opportunité sure pour le développement rural, mais ils augurent de possibilités d'investissement presque inédites. Pour que l'Afrique puisse en profiter, des politiques nationales et régionales sont à construire, en concertation avec les producteurs agricoles, comme le réclame la Fédération des ONG au Sénégal, afin de trouver ensemble les méthodes stratégiques pour cultiver et exploiter des biocarburants. Dans la plupart des pays africains qui n'ont pas élaboré de politique de développement du secteur, les investisseurs ont les coudées franches. Dans certain pays ouest-africain, les paysans seraient incités à cultiver des biocarburants dans le but de les exporter. Le risque d'affecter des terres vivrières à la culture de biocarburants et de renforcer ainsi linsécurité alimentaire est alors élevé.
La dernière flambée des prix du pétrole a ressuscité lintérêt pour les projets biocarburants.
Au Sénégal lAssociations des Femmes Juristes a recentré son discourt maintenant sous forme de plaidoyer envers les élus locaux pour une discrimination positive dans lattribution, laccès des femmes productrices au foncier puisque le thème « droit à la terre des femmes » développé ultérieurement ne rend pas tout à fait compte de la situation réelle pour les femmes qui, constituant 52% de la population globale ne sont que 13% seulement à gérer des terres rurales ».
Leur problème ne se situe pas tant sur le terrain du droit positif mais de leffectivité de la jouissance dun droit.
De nombreuses politiques actuellement appliquées pour les biocarburants faussent les marchés des biocarburants et des produits agricoles et influent sur la localisation et le développement de lindustrie mondiale, si bien que les sites et terres de production dédiées ne sont pas toujours les mieux adaptés du point de vue économique et environnemental.
Si les avantages suivants prêtés au pourghère sont constatés sur le terrain, la concurrence tant redoutée avec les cultures vivrières sur les meilleures terres agricoles sanalyserait différemment. Etant entendu quil ya encore un volet important de terre disponible au Sénégal (seul ¼ des 240 000 hectares à mettre en uvre sur la rive gauche du fleuve Sénégal lest réellement et toutes les emblavures cumulées sont estimées à quelques 2,6 millions dha ou trois millions selon lhypothèse haute sur douze millions de disponibilité mais attention à lécrémage des terres.
Toutefois, il est important pour le Sénégal et les pays africains de prendre en compte les avertissements sur une probable conversion des forêts et des aires de conservation à la production de biocombustibles.
Daprès lAgence internationale de lEnergie, environ14 millions dha de terres étaient
Exploités en 2006 pour la production de biocombustibles et de leurs sous-produits soit environ 1% de la totalité des terres cultivables disponibles.
« Il est également prévu quà lhorizon 2030 cette production pourrait exiger 35 à 54 millions dha de terres (de 2,5 à 3, 8 pour cent des terres cultivables disponibles) en fonction des politiques en vigueur).
Dici, 2050 même avec de modestes réglementations concernant les émissions de Gaz à effet de Serre (GES) 1, 5 milliards dhectares,soient léquivalent du total actuel des terres agricoles pourrait se trouver sous culture bioénergétique.
Une grande proportion des superficies terrestres du monde nest pas adapté à lagriculture (terrains trop arides, froids, escarpés et/ou pauvres en éléments nutritifs. Lévaluation agro-écologique mondiale a estimé quà léchelle mondiale 2,5 millions dha sont très adaptés ou adaptés à lagriculture et 784 millions additionnels seraient modérément adaptés.
Lhypothèse étant exclue de remplacer les cultures actuelles des pays développés, lexpansion des terres bioénergétiques se ferait alors sur les 80% de terres disponibles qui se trouvent en Afrique et Amérique du Sud ou la totalité des terres est estimé à respectivement 807 millions et 552 millions dha (les 3 catégories de terres adaptées moins les terres sous couvert forestier).Les superficies jadis boisées et aujourdhui non exploitées sont estimées à 300 millions ha en Afrique.
Statistiques sénégalaises, sources MA / DA : terres arables emblavées1986-1996
-1986/87 2 millions ha
-1988/89 2,1
-1988/89 2,2
-1989/90 1,9
-1990/91 2,1
-1991/92 1,8
-1992/93 1,9
-1993/94 2,1
-1994/95 2,3
-1995/96 2,1
(à rapprocher des 2,7654 calculées en terres arables calculées à partir du tableau CONSERE ci dessus vraisemblablement plus réaliste)
Les statistiques suivantes tirées des rapports annuels de la DPV rallonge cette série à trois(3) années supplémentaires et apporte un correctif:
1982 -1985 DPV / MDR
(source rapport annuel 1985) tablait sur 3 millions dha grosso modo par prudence pour ses prévisions :
1million dha sous arachide
1millions dha sous céréales
1 millions dha toutes autres cultures confondues
Malgré cette relative disponibilité de terres marginales et friches, les droits de propriété et le cadastre rural doivent faire lobjet de réactualisation voir de refonte. Cette tenure foncière devraient faire lobjet de révision (tension entre autochtones et agrobusiness et secondairement entre membres de la même communauté sous leffet du grossissement de la demande en terres) comme lattestent le chiffre de 2,5 millions dha alloués par cinq pays africains à des investisseurs étrangers.
Au Sénégal, certains investisseurs demandent deux cent mille (200 000 ha) pour un projet de culture bioénergétique.
III.2. NECESSITE dune INSTANCE INTERNATIONALE APPROPRIEE
et dun dialogue pour latteinte des objectifs environnementaux et sociaux
« il ny a pas de gouvernement de la mondialisation encore moins de gouvernance de la mondialisation ; il était plutôt question de dessaisir lEtat providence de ses fonctions de souveraineté :
Régulation du marché ;
Régulation de lactivité économique (mission de stabilisation) ;
Régulation socio-politique (médiation pour créer lharmonie et le consentement).
Et donc mettre en place les politiques de libéralisation à travers les principales dispositions que sont :
Le décloisonnement (abolition des frontières , aussi bien entre les différents pays quentre les produits financiers) ;le système financier est devenu un marché unique de largent ;
La déréglementation (démantèlement des dispositifs de contrôle des changes); elle a pris effet le 1er juillet 1990
La désintermédiation (la possibilité de recourir directement aux marchés financiers). »
Au-delà de la « Realpolitik » quest cette citation, le défi que nous devons relever consiste à réduire les risques posés par ces agrocombustibles tout en assurant dans le même temps un accès élargi à leurs opportunités.
Il apparaît urgent de réexaminer les politiques en la matière dans le contexte de la mondialisation afin de protéger les pauvres et les victimes de linsécurité alimentaire et de promouvoir un large développement rural et agricole tout en veillant à la viabilité écologique.
Quid de la Gouvernance des ressources naturelles dans sa globalité y compris la participation de la population à tous les stades, de la nécessaire cartographie des terres suivant les priorités de la planification nationale et locale, du remaniement et de lactualisation du cadastre rural, et du respect des aptitudes agrobioclimatiques zonales et intra-zonales en tenant compte de leffet des changements climatiques.
« Dans un contexte d'augmentation galopante des prix des denrées alimentaires en 2008, marqué par des « émeutes de la faim » un peu partout dans les pays en voie de développement, le sommet mondial tenu a eu pour objectif de mettre en place un plan d'action destiné à enrayer le processus d'inflation. Plus de 850 millions de personnes souffriraient de la faim sur le Globe. Le plan devrait comprendre le déblocage de 15 à 20 milliards de dollars pour l'aide alimentaire, et la recherche d'un consensus sur les politiques d'exportation et de contrôle des prix des produits agricoles, accusées par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de faire monter les cours »
Lembelli actuel ne doit pas nous faire oublier ce contexte tendu dans plusieurs pays.
Initialement, les politiques favorables aux biocarburants étaient censées contribuer à
la sécurité énergétique et à latténuation du changement climatique grâce à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, tout en répondant au désir dappuyer lagriculture .
Mais leurs retombées actuelles sur la sécurité alimentaire et les niveaux de pauvreté dans les pays en développement sont devenus préoccupantes dans certaines régions du globe.
Il apparaît nécessaire de disposer dune instance internationale appropriée où les critères de durabilité pourraient être débattus et convenus afin de sassurer quils atteignent leurs objectifs environnementaux sans créer des barrières inutiles pour les fournisseurs des pays en développement.
Il convient également de sassurer que les critères de durabilité et les systèmes de certification connexes ne sont pas introduits unilatéralement et ne constituent pas un nouvel obstacle au commerce. Dans la mesure où de tels critères sont arrêtés, la communauté internationale est dans lobligation daider au renforcement des capacités des pays en développement.
Tableau : Objectifs volontaires et contraignants relatifs à lemploi de la bioénergie dans les carburants pour les transports dans les pays du G8+5 :
Brésil Proportion contraignante de 20-25 pour cent déthanol anhydre mélangé au pétrole; de 3 pour cent au moins de biodiesel mélangé au diesel à compter de juillet 2008 et de 5 pour cent (B5) dici la fin 2010 ;
Canada 5 pour cent dénergie renouvelable dans le pétrole dici 2010 et 2 pour cent dans les carburants diesel dici 2012 ;
Chine 15 pour cent de biocarburants dans la consommation totale dénergie pour le transport dici 2020 ;
France 5,75 pour cent en 2008, 7 pour cent dici 2010, 10 pour cent dici 2015 (V),
10 pour cent dici 2020 (M = objectif UE) ;
Allemagne 6,75 pour cent dici 2010, devant passer à autre 8 pour cent dici 2015, 10 pour cent dici 2020 (M = objectif UE)
Inde Proportion contraignante envisagée de 5-10 pour cent déthanol et 20 pour cent de biodiesel ;
Italie 5,75 pour cent dici 2010 (M), 10 pour cent dici 2020 (M = objectif UE) ;
Japon 500 000 kilolitres, selon la conversion en pétrole brut, dici 2010 (V) ;
Mexique Objectifs en cours de détermination ;
Fédération de Russie Pas dobjectifs ;
Afrique du Sud Jusquà 8 pour cent en 2006 (V), objectif 10 pour cent en cours dexamen
Royaume-Uni 5 pour cent de biocarburants dici 2010 (M), 10 pour cent dici 2020 (M = objectif UE) ;
Etats-Unis dAmérique 9 milliards de gallons devant provenir de biocarburants avancés dici 2008, chiffre devant passer à 36 milliards dici 2022 (M). Sur les 36 milliards de gallons, 21 devant provenir de biocarburants avancés (dont 16 milliards provenant de biocarburants cellulosiques) ;
Union européenne 10 pour cent dici 2020 (M. Proposé par la Commission européenne en janvier 2008).
Légende : M = contraignants; V = volontaires.
Sources: GBEP, 2007, mis à jour à partir des données provenant du Département de lagriculture des Etats-Unis (USDA, 2008a); de lAssociation des producteurs américains déthanol (Renewable Fuels Association, 2008); de la communication écrite de la Commission européenne, ainsi que du Professeur Ricardo Abramovay, Université de São Paulo, Brésil.
Ces objectifs par pays et groupe de pays sont-ils en adéquation avec :
Les disponibilités en terres ;
Le respect des normes écologiques de réserves en massifs forestiers, aires intégralement protégés et espaces de parcours pastoraux ;
Les exigences de maintien des cultures vivrières et de reconstitution des stocks mondiaux largement entamés ;
La co-existence des exploitations familiales avec le grand agro-buisiness ;
Le maintien de la biodiversité au sens large et la protection des biotopes à espèces menacées ;
Etc.
Les biocombustibles: nouveau débouché pour lagriculture familiale et les petites exploitations ?
La demande de matières premières agricoles destinées à la production des biocarburants constituera un facteur important pour les marchés agricoles et lagriculture mondiale au cours de la décennie à venir et peut être au-delà.
La demande et loffre de biocarburants devraient continuer à progresser rapidement, mais la part des biocarburants liquides dans loffre globale de carburants pour les transports restera limitée. Cependant, les projections sont affectées par de grandes incertitudes, en partie du fait de limprévisibilité concernant les prix des carburants fossiles, les politiques en matière de biocarburants et les évolutions technologiques.
Cependant, Elles pourraient contribuer à un renversement de la tendance à la baisse du prix réel des matières premières agricoles, et présenter tout à la fois des opportunités et des risques. Le développement des biocarburants liquides fera sentir ses effets dans tous les pays quils participent ou non directement au secteur parce que tous les marchés agricoles seront affectés, les marchés internationaux, les échanges et les prix des biocarburants ainsi que les produits agricoles de base en général.
Les tendances actuelles de la production, de la consommation et des échanges de biocarburants, ainsi que les perspectives mondiales, resteront largement déterminées par les politiques existantes, en particulier celles appliquées dans lUE et aux Etats-Unis dAmérique, qui favorisent la production et la consommation de biocarburant tout en
protégeant les producteurs nationaux.
Fédération internationale des producteurs agricoles (source : www.ifap.org):
IFAP regroupe quelques 600 millions de familles de fermiers en 115 organisations nationales de 80 pays.
« La production daliments destinés à la consommation humaine ou animale demeure primordiale pour les agriculteurs de la FIPA; toutefois, les biocombustibles constituent un nouveau débouché commercial, permettent de diversifier les risques et favorisent le développement rural.
Ils représentent aujourdhui la meilleure option pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dérivant du secteur des transports, de façon à atténuer les effets du changement climatique. Compte tenu du niveau record des prix actuels du pétrole, les biocombustibles apportent également une contribution à la sécurité énergétique.
Depuis quelque temps, les biocombustibles sont accusés dêtre responsables de la flambée des prix des denrées alimentaires. De nombreux facteurs sont à lorigine du renchérissement des denrées alimentaires, y compris les pénuries du côté de loffre dues à des conditions climatiques défavorables, et la transformation des habitudes alimentaires qui contribue à renforcer la demande. La proportion à léchelle mondiale des terres agricoles qui ont été détournées vers la production de biocombustibles est très faible: 1 pour cent au Brésil, 1 pour cent en Europe, 4 pour cent aux États-Unis dAmérique, aussi cette production nest-elle quun facteur marginal dans la hausse des prix alimentaires.
Il est important, pour une communauté agricole longtemps pénalisée par de faibles revenus, de balayer ces idées fausses au sujet des biocombustibles. Les bioénergies offrent une bonne occasion pour relancer les économies rurales et réduire la pauvreté, à condition toutefois que leur production respecte des critères de durabilité. La production durable de biocombustibles de la part de petits exploitants ne constitue pas une menace pour la production vivrière, mais au contraire une chance daméliorer la rentabilité de leurs activités et de revitaliser les communautés rurales.
Le développement des biocombustibles exige la mise en place dincitations et de cadres daction publics positifs, tels que des objectifs obligatoires concernant lutilisation des biocombustibles et des incitations fiscales en faveur des biocarburants, par opposition aux combustibles fossiles, jusquà ce que lindustrie parvienne à maturité (accompagnement).
Il est dans lintérêt général que les biocombustibles soient produits à partir de sources locales,
puisquils créent des emplois et des richesses dans le pays. Les gouvernements devraient également favoriser les investissements, par exemple en prévoyant des dégrèvements dimpôt pour les petits producteurs de biocombustibles, en finançant les plantes de production de bioénergie, en renforçant la participation des agriculteurs grâce à des subventions de contrepartie et en réduisant les risques liés à ladoption de nouvelles technologies. Le soutien à la recherche-développement est essentiel, notamment pour la technologie à petite
échelle et pour renforcer le potentiel énergétique des plantes locales.
Les biocombustibles ne sont pas une solution miracle, mais ils offrent dimportantes possibilités de revenus pour les agriculteurs. Pour que ces derniers puissent en tirer parti, une évaluation approfondie et à long terme des avantages et des coûts économiques, environnementaux et sociaux doit être effectuée pour identifier les possibilités réelles damélioration des revenus des producteurs. Des stratégies judicieuses doivent être mises au
point, en collaboration avec les différentes parties prenantes, pour tirer parti des bienfaits environnementaux et économiques potentiels, avec, notamment, lélaboration dune politique rationnelle dutilisation des terres, la sélection pertinente des cultures et des zones de production et la protection des droits des exploitants agricoles.
Les organisations dagriculteurs doivent encourager la création de mécanismes dincitation appropriés qui permettront à leurs membres de mettre cette nouvelle possibilité à profit et den tirer des revenus complémentaires.
Les gouvernements doivent principalement développer des mesures viables de sauvegarde dans lallocation de vastes terres de production bioénergétiques.
Ces mesures incluent linstitutionnalisation des consultations préalables en élargissant leur base au delà de la simple enquête de non occupation du terrain aux préoccupation de non objection pour cette production en général et éventuellement limplantation dusine de transformation bioénergétique.
Egalement inclure des mécanismes de revue périodique de tenue des engagements , dévaluation et de correction des méfaits constatés.
Les consultations préalables doivent viser non seulement les occupants de terrain à tabanaani mais également les producteurs dautres spéculations.
La viabilité nest pas lapanage des seuls producteurs privés bénéficiant de fortes capacités ou de grandes surfaces mais peut senvisager dans des associations de petits producteurs.
Les gouvernements ou investisseurs peuvent explorer loption « joint-venture » ou le modèle alternatif basé sur léquité en production et transformation.
Les instruments politiques tels que les subventions bien ciblées peuvent aider à linclusion des petits producteurs dans le schéma global local, national ou sous-régional.
Entre les termes de la dichotomie « petits producteurs » et «grands producteurs»,il ya des solutions intermédiaires de collaboration (arrangements institutionnels liant petits producteurs et producteurs industriels, schéma de copropriété coopérative au stade de la production comme celui de la transformation ; par exemple :
Des efforts supplémentaires en matière de recherche-développement sont nécessaires pour éviter toute concurrence entre les utilisations alimentaires et énergétiques de certaines cultures et pour impulser de bons signaux à la production de biocombustibles dans le monde. Il est donc extrêmement important de combler le déficit de connaissances relatif aux biocombustibles grâce à la diffusion dinformations et à des programmes de renforcement des capacités qui aideront les agriculteurs à occuper la place qui leur revient dans la chaîne de valeur ».
Il convient également dadopter un système de classification des biocarburants à léchelon international pour fludifier et faciliter les échanges.
En complément à ce réquisitoire des producteurs, il est clair que la communauté internationale a la responsabilité daider les pays en développement à affronter les menaces immédiates pesant sur leur sécurité alimentaire, qui pourraient découler de la hausse des prix de lalimentation, en fournissant des ressources pour engager les mesures daide et de protection nécessaires pour les pays et groupes de population les plus vulnérables.
PROMODEV DSM et dautres organisations de la société civile préconisent un cadre éthique et législatif sur les biocarburants, une convention internationale et lévaluation sociale et environnementale ex-post et ex-ante de ces projets et programmes.
Urgence sera également didentifier et de diffuser les Bonnes pratiques agricoles (BPA) notamment.
Les bonnes pratiques visent à utiliser les connaissances disponibles pour aborder la primauté de la dimension de développement durable, de la production, de la récolte et du traitement
sur lexploitation des matières premières pour extraire du biocarburant.
Cet objectif sapplique aux problèmes de gestion des ressources naturelles tels que les terres, le sol, leau et la biodiversité ainsi quà lanalyse du cycle de vie utilisée pour estimer les émissions de gaz à effet de serre et déterminer si tel ou tel biocarburant est plus adapté au
changement climatique quun combustible fossile.
En pratique, la protection des sols, de leau et des cultures, la gestion de lénergie et de leau, la gestion des éléments nutritifs et des produits agrochimiques, la préservation de la biodiversité et des paysages, la récolte, le traitement et la distribution sont autant de domaines où de bonnes pratiques sont nécessaires à enraciner pour aborder le développement durable de la bioénergie.
Lagriculture de conservation peut être définie comme des pratiques ayant pour objet dobtenir une agriculture durable et rentable pour les agriculteurs et les habitants des campagnes en bouleversant au minimum le sol et en assurant une couverture organique permanente du sol et des rotations de cultures diversifiées.
Dans le cadre de laccent actuellement mis sur le stockage du carbone et les technologies qui réduisent lintensité énergétique, cette méthode semble particulièrement adaptée. Elle semble aussi répondre à des situations où les labours sont rares et où il faut préserver lhumidité et la fertilité des sols. Des interventions comme le travail mécanique des sols sont réduites au minimum et des intrants comme les produits agrochimiques et les éléments nutritifs dorigine minérale ou organique sont appliqués au niveau optimal et en quantité qui ne mettent pas en danger les processus biologiques.
Ce système dagriculture durable sest révélé efficace dans une large gamme de zones agro-écologiques et de systèmes dexploitation.
De bonnes pratiques agricoles combinées à de bonnes pratiques forestières pourraient sensiblement réduire les effets négatifs sur lenvironnement liés à la promotion possible
dune intensification durable aux limites des forêts. Des méthodes basées sur lintégration
de lagriculture, de la sylviculture, des pâturages et dautres formes délevage du bétail pourraient aussi être envisagées dans le cadre dune intégration des cultures bioénergétiques aux systèmes.
Beaucoup dONG dénoncent les expropriations de millions de petits paysans en Colombie, en Indonésie, en Tanzanie, au Congo, entraînant souvent la réduction des cultures vivrières.
Et des acquisitions globales ont déjà été opérées à hauteur de 2,5 millions dha au moins en Ethiopie, Mali, Ghana, Soudan et tanzanie.
Des demandes fortes sont en instance au Sénégal mais la prudence doit être de mise.
Dans certains pays, une prise de conscience politique est en train démerger.« La terre est un sujet très sensible. Cest lidentité des peuples mêmes qui est en jeu.
Cest la ruée vers les terres, aucune place nest accordée aux petits exploitants puisque les prix du foncier agricole sont relativement bas et les forêts sont beaucoup plus rentables (à court et moyen terme, en termes monétaires) emblavées en biocarburants plutôt quexploitées pour la production de bois. Doù la tentation universelle et la course effrénée. Les petites gens qui nont pas de titres de propriété en bonne et due forme courent le risque dêtre chassés. Les détails des accords fonciers sont généralement tenus secrets dans nombre de pays, si bien quon ne sait pas sils prévoient des garanties pour les populations locales.
La loi sur le domaine national en vigueur au Sénégal nest plus adaptée véritablement à limportance des investissements bancaires à injecter pour moderniser la production au Sénégal puisquelle accorde uniquement le droit dusage du lopin de terre mis en valeur et en aucun cas le droit de propriété (usufruit).
Mais à laune des appétits de lagrobusiness, il pourrait être contourner habilement par des baux amphithéotique spéciaux ou la non nécessité de recourir à lemprunt bancaire classique pour certains investisseurs.
À long terme, la croissance de la demande en biocarburants et la hausse des prix des produits alimentaires en résultant pourraient permettre de stimuler la croissance agricole et le développement rural dans les pays en développement. Ces évolutions militent pour la promotion de lagriculture en tant que moteur de croissance permettant de réduire la pauvreté.
Cela nécessite un engagement fort des autorités pour améliorer la productivité agricole, pour laquelle l'investissement public joue un rôle fondamental. Ce soutien doit en particulier sattacher à permettre aux petits producteurs daccroître leur production et daccéder aux marchés.
Toutefois, les opportunités de marché ne permettent pas de surmonter les barrières sociales et institutionnelles existantes à une croissance équitable on pense aux facteurs d'exclusion
de toutes sortes et l'absence de pouvoir politique et/ou de pouvoir de négociation et peuvent même les aggraver. En outre, un niveau plus élevé des prix des matières premières à lui tout seul ne suffit pas.
Il existe également un besoin urgent d'investissements dans la recherche pour améliorer la productivité et la durabilité, ainsi que dans le renforcement des politiques et institutions mais également sur les infrastructures.
Tout doit converger vers les besoins des groupes de population les plus pauvres et les plus dépourvus de ressources afin d'assurer une large base au développement rural.
Certaines Associations de la société civile et organisations non gouvernementales (ONG) dont PROMODEV, Action Aid et Wetlands ont préconisé un cadre éthique et législatif et une "évaluation socio-économique et environnementale" afin dorienter la production de biocarburants au Sénégal dans le cadre dun développement durable
Les donateurs internationaux doivent également reconnaître les opportunités qui découlent du développement des biocarburants et accentuer les efforts en faveur dun soutien accru pour le développement agricole.
Les opportunités et défis associés aux biocarburants sont souvent les mêmes que ceux que lon a connu avec lexpansion et lintensification agricoles. Cependant, lessor des biocarburants et les hausses de prix des produits agricoles qui en découleraient améliorent le rendement des investissements agricoles et militent en faveur dune augmentation de laide au développement ciblant en particulier le secteur agricole où il est aisé de noter une chute relative de la part dans lenveloppe globale de laide publique depuis plus dune décennie.
Par ailleurs,au plan politique, il est recommandé dans certains fora internationaux de plus en plus de faire preuve de prudence compte tenu de létat actuel des connaissances actuelles sur les impacts potentiels multiples des biocarburants.
Face à ces craintes, les autorités sénégalaises se veulent rassurantes.
« Nous mettons tout en uvre pour que les projets développés naffectent pas la sécurité alimentaire des Sénégalais», assure la Direction des biocarburants au Sénégal.
« Le président de la République a été très clair et souhaite que la production soit avant tout orientée vers les besoins locaux. »
D HYPERLINK "http://biocarburant.over-blog.com/article-19702872.html" \o "Des experts défendent les biocarburants au Sénégal" es experts défendent les biocarburants
La production de biocarburants en Afrique ne menace pas la sécurité alimentaire sur le continent, durement touché par la crise alimentaire mondiale ont estimé plusieurs experts agricoles sénégalais.«À l'heure actuelle, la production de biocarburants en Afrique ne constitue pas une menace pour la sécurité alimentaire de nos pays», a déclaré le directeur général de l'Institut sénégalais de Recherches agricoles (ISRA) Macoumba Diouf.
«L'Afrique a suffisamment de terres pour faire des biocarburants sans reprendre des terres dédiées aux cultures vivrières», a assuré Chérif Salif Sy, le directeur général de l'Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar).
«À l'heure actuelle au Sénégal, seulement 50%Ï% des terres arables sont cultivées», a pour sa part indiqué le Dr Samba Ndiaye, ancien coordonnateur du programme national du Sénégal. Interrogé sur le risque de voir les paysans abandonner progressivement les cultures vivrières en raison d'une plus forte rentabilité des biocarburants, le chercheur de l'ISRA a assuré qu'il «n'y a pas de danger, dans la mesure où les producteurs veulent sécuriser leurs revenus et donc diversifient leurs cultures».
La production des matières premières des biocarburants peut offrir des possibilités rémunératrices complémentaires pour les agriculteurs des pays en développement.
Lexpérience montre que la production des cultures commerciales ne va pas nécessairement à lencontre des cultures vivrières et qu'elle peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire
A mesure que notre compréhension de leurs conséquences écologiques et socio-économiques saméliorera, il faudrait chercher à asseoir ces politiques sur des bases plus solides.
Pour garantir une production durable sur le plan écologique, économique et social des biocarburants, il convient dores et déjà dagir pour :
Protéger les populations démunies et victimes de linsécurité alimentaire ;
Tirer partie des possibilités quoffrent les biocarburants pour le développement agricole et rural ;
Veiller à protéger lEnvironnement ;
Revoir les politiques actuelles en matière de biocarburants ;
Faire en sorte que le système international favorise le développement durable des biocarburants
Ï% les derniers chiffres connus révèlent2,5 millions sous culture sur un total de 3,8 millions d ha
Il est essentiel de relever les défis relatifs aux biocarburants et de tirer parti des possibilités qu ils offrent, compte tenu des besoins mondiaux en matière de sécurité alimentaire, dénergie et de développement durable. Des études approfondies, la mise en commun des données dexpérience sur les technologies, les règles et règlements concernant les biocarburants, un dialogue international cohérent, efficace et fondé sur les résultats au sujet des biocarburants, sont nécessaires pour que la production et lutilisation des biocarburants soient durables dun point de vue économique, environnemental et social, et tiennent compte de la nécessité de parvenir à la sécurité alimentaire et de la maintenir.
Les politiques commerciales des biocarburants doivent accroître les opportunités pour les producteurs agricoles et transformateurs de biocombustibles des pays en développement, en fonction de leurs avantages comparatifs, en éliminant les barrières commerciales existantes. Cela contribuera à rendre plus efficiente la production de biocarburants à léchelle internationale.
Il faut faire en sorte que les règles du commerce international et les politiques commerciales nationales pour lagriculture et les biocarburants favorisent davantage une allocation internationale efficiente et équitable des ressources. La combinaison actuelle entre subventions, obligations et barrières commerciales ne sert pas cet objectif.
Il convient d'harmoniser les méthodes dévaluation des bilans écologiques, en particulier celles relatives aux gaz à effet de serre. Ladoption de critères de production durable peut aider à réduire lempreinte environnementale des biocarburants, mais ils doivent être axés sur la notion de bien public mondial, reposer sur des normes internationales reconnues et ne pas désavantager les pays en développement. Le traitement réservé à une matière première agricole donnée doit être le même, quelle soit destinée à la production de biocarburants ou destinée à des emplois traditionnels tels que lalimentation humaine ou animale ».
Toutes ces tâches et dautres portant sur les normes de production et de mise sur le marché et lharmonisation des politiques nécessite la mise en place dune Autorité Supranationale Mondiale pour les Biocarburants.
Au Sénégal, il est attendu lintégration des plantations de Jatropha curcas dans les systèmes agricoles locaux existants,sous forme de haie vive (H V), afin de protéger les activités agricoles traditionnelles qui sont essentielles pour la sécurité alimentaire.
Selon les projections officielles, les plantations en cultures pures (plantations massives) sont envisagées uniquement dans les terres dégradées. Cette culture de Jatropha curcas peut donc, sans entrer en compétition avec les cultures vivrières, constituer un nouvel outil de développement comme nouvelle filière agricole.
Pour toutes ces raisons et pour dautres les lois dorientation sénégalaises en la matière sont attendues impatiemment.
IV. CONSIDERATIONS TECHNIQUES:
« Tenter de comprendre la « mondialisation de léconomie » est, ce faisant, la meilleure aide pour définir une politique, quelle soit globale ou sectorielle, comme par exemple la définition dune politique de développement et de promotion de la science et de la technologie »
IV.1.CHOIX SENEGALAIS porté sur JATROPHA CURCAS
Précisons demblée que la recherche sur les espèces ligneuses pérennes productrices de biocarburant au Sénégal se limite au Jatropha curcas qui a été officiellement retenu au niveau national.
Dans le passé des recherches ont été entamées sur les Jojoba sp. Mais sans aucun succès à mentionner et donc totalement enterré à ce stade.
Le choix dune plante porteuse peut être faite sur un ensemble restreint par les caractéristiques suivant les conditions écologiques, par exemple entre :
le Karanj (Millettia pinnata)
cest un arbre à croissance rapide, fixateur dazote, très résistant à la sécheresse, poussant sur des sols difficiles et producteur dhuile. De nombreux pays (Cameroun, Ouganda, Inde) se sont lancés dans la culture de cette arbre en vue de produire du biocarburant. La densité conseillée est de 200 arbres par hectare et chaque arbre peut produire , dès la 6ème ou 7ème année, 25 à 40 kg de fruits dont la teneur en huile est de 30 à 35 %. Les rendements moyens /an à compter de la 10ème année sont de 5 T /ha /an.
le nerverdier (Moringa oleifera)
est un petit arbre à croissance rapide pouvant mesurer jusquà 10 m. Originaire du nord de lInde, il pousse dans les régions arides ; il a des usages multiples. Possédant dindéniables vertus médecinales (la tradition indienne indique que ses feuilles peuvent guérir jusquà 300 maladies).En outre la plante possède une valeur nutritive importante ; ses feuilles notamment sont riches en proteines, vitamines, calcium et autres minéraux. La plante est aussi utilisée dans le traitement des eaux usées : ses graines peuvent remplacer les floculants chimiques habituellement utilisés. De ses graines est extrait lhuile alimentaire pouvant être utilisée comme biocarburant ; dautres applications existent comme hormone de croissance, engrais et pâte à papier (recherches en cours).
larbre à beurre (Madhica longifolia)
est un arbre à croissance rapide, originaire dInde et adapté aux milieux arides. Il est cultivé pour ses graines oléagineuses, ses fleurs et son bois( peut aller jusquà 20 m de haut). Le rendement varie de 20 à 200 kg /an. En fonction de sa maturité. Larbre a de multiples usages : médecinales, agricoles (fertilisant), alimentaire et en biocarburant
le genre Jatropha
On dénombre environ 160 espèces du genre Jatropha à travers le monde, les plus connus étant :
-Jatropha gossypifolia dont lhuile est purgative et la racine utilisée contre la lèpre ;
-Jatropha integerrima à la floraison rouge décorative ;
-Jatropha multifida (arbre corail) dont les feuilles sont consommées au Mexique ;
-Jatropha podagrica qui est une plante ornementale très prisée ;
-Jatropha phyllacantha qui est une plante du Brésil aussi appelée favela ;
-Jatropha curcas dont la graine fournit une huile à usage industriel qui peut être utilisée comme carburant ;
Le Jatropha curcas choisi par le Sénégal est une espèce peu exigeante en eau, en fertilisants et en entretien pouvant pousser presque partout au Sénégal, même sur des sols gravillionnaires, sableux ou salés (terres marginales), en zones semi-arides et/ou humide.
Son expension est tout à fait limitée au Sénégal par rapport à la polémique soulévée autour de la question en terme de sécurité alimentaire menacée ou de confiscation des terres paysannes qui, il faut lavouer, reste surtout des préoccupations dalerte des intellectuels et de Société civile (certaines ONG notamment qui, peut être, cherchent à prévenir les maux qui sévissent ailleurs).
Il est surtout resté dans son rôle traditionnel de haie vive au centre et au sud du Sénégal avec des développements attendus les années prochaines dés après la présente phase test de 3 à 5 ans avec quelques percées timides chez des pionniers éparpillés (occupation éparse et clarsemé pour linstant) à côté de quelques « projets pilotes » .
JATROPHA CURCAS LINN. /Tabanaani
A. TAXONOMIE et ECOLOGIE
une plante bien adaptée au Sénégal
Origine : Plante originaire de lAmérique centrale au sud.
Répandue en zones tropicales arides et semi-arides
Jatropha curcas (Pourghère en Français, Physic nut en Anglais, Tabanani en Wolof,
Kiidi en Pulaar, Baganaa en Mandingue, Bagani en Bambara qui voudrait dire poison
) est un arbrisseau de la famille des « Euphorbiacea », originaire dAmérique centrale. Il peut atteindre 5 m à 8 m de hauteur.
Particularités édapho-climatiques et ethno-botaniques :
Capable de pousser sur des terrains marginaux, peut se développer sur des sols pauvres et sols filtrants (sableux ou à dominante sableuse), tolérance aux fortes températures.
Isohyètes : 300-400 à plus de 1000 mm par an (prédilection entre 500 mm à 1200mm il paraît).
Le genre Jatropha comprend des plantes dicotylédones de la famille des Euphorbiaceae. Comme pour la plupart des Euphorbiaceae, les fruits (baies) et la sève sont toxiques.
B. BOTANIQUE
Le Jatropha curcas est une espèce xérophile, très adaptée aux variations pédologiques. Elle est de sylviculture facile, ne nécessitant aucun entretien particulier après plantation. Elle peut commencer à produire en moins dun an (mais plus probable après deux ans au centre Sénégal). Elle atteint sa pleine productivité entre 4 et 5 ans. La plante commence à vieillir entre 30 et 40 ans. Plantée en haie vive, elle produit environ 2 kg de graine par an et par mètre linéaire. Mais la production dépend de la lame deau et de la qualité du sol.
Cest un abrisseau pouvant atteindre 5 m à 8 m de hauteur à inflorescence en corymbe et terminale, pétales couleur vert blanchâtre et sépales de couleur verte ;
2 floraisons par an ont été constatées.
Les graines de couleur noire à albumen oléagineux, blanc et charnu en forme de ballon de rugby.
La plante développe une racine pivot et 4 racines latérales en surface.
C. AGRONOMIE
MODES DE SEMIS :
Ecartements : 2 m x 2 m ; 2,5 m x 2,5 m ; 3 m x 3 m, correspondant respectivement à une densité de 2.500 plants ; 1.600 plants et 1.111 plants par hectare.
Mais nous conseillons la culture agroforestière en champs paysan avec association des cultures vivrières classiques à écartement de 4m voir 5 m x 2m dans certains cas particuliers.
1er cas : Plantation par jeunes plants
Mise en place de pépinières :
- semis en pots plastiques de 7 cm de rayon et 10 cm de hauteur ;
- dose : 2 graines par pot ;
- démariage : 1 mois après semis
- Avantages et inconvénients du mode de semis
Cette méthode assure un pourcentage élevé de réussite de la plantation, mais sa mise en uvre coûte cher.
2e cas : Semis direct
- Pré-germination des graines :
- Si les graines on été stockées depuis un certain temps, une pré-germination savère nécessaire ;
- certains chercheurs conseillent de plonger les graines dans de leau froide pendant 12 heures (préférable pendant la nuit)
INCLUDEPICTURE "http://www.bprafrique.com/fr/images/jatropha-4.JPG" \* MERGEFORMATINET
Avantages et inconvénients du mode de semis direct :
Elle requiert un investissement moindre par rapport à la plantation de jeunes plants ;
La réussite dépend du pouvoir germinatif des graines au moment du semis.
3e cas : Plantation des boutures
-Identifier et choisir les branches et les tiges moyennement liquéfiées ;
-Découper en bouture comportant au moins 4 nuds dune longueur de 30 cm ;
-Il est préférable de repiquer tout de suite, à défaut conserver dans un endroit frais et à lombre et recouvrir le bout des boutures de terre humide.
Avantages et inconvénients de la multiplication par bouture
Elle requiert un investissement moindre par rapport à la plantation de jeunes plants ;
La réussite de la plantation dépend de la capacité de reprise des boutures au moment du repiquage ;
Le matériel végétal risque dêtre insuffisant en cas de plantation à grande échelle.
Source : Direction des Biocarburants
Autres considérations :
Le CHIBAS (Institut de recherché sur les biocarburants et lagriculture durable, République Dominicaine et Haïti) en partenariat avec lICRISAT (Institut International de Recherche sur les Cultures dans les zones tropicales semi-arides, Inde) envisage de mettre en oeuvre un programme de sélection de variétés de Jatropha. Lobjectif de ces deux institutions sinscrit dans une perspective de lutte contre la pauvreté.
Protection de lenvironnement
Les plantes de l'espèce Jatropha curcas sont des plantes succulentes, cest à dire qu'elles contiennent beaucoup d'eau. Lors dun feu de brousse, une partie de la plante est détruite, mais à cause de l'eau contenue dans la plante, elle résiste au feu. Et parce que la plante repousse très vite, elle va résister au prochain feu de brousse. Bien plantée, une haie de Jatropha curcas peut donc servir de pare feu.
En outre, étant donné ses propriétés répulsives cette plante nest pas appêtée (mangée) par les animaux en général, qui en fuient même le contact ; cest la raison pour laquelle elle est couramment utilisée pour la protection des cultures vivrières en haie vive.
Tourteaux :
Le tourteau (résidu après extraction de lhuile contenue dans les graines) est très riche en azote. Sa teneur en N (4.4%), P (2.1%) et K (1.7%) peut en faire un amendement organique de qualité (équivalent à la fiente de volaille).
Les graines de Jatropha (et donc les tourteaux) sont très toxiques du fait de notamment de leur teneur en curcine, une protéine proche de la ricine. Les tourteaux doivent donc être détoxifiés pour pouvoir être utilisés dans lalimentation animale (avec 55% de protéines et une teneur élevée en acides aminés essentiels, cest potentiellement un excellent aliment pour la volaille).
Diverses études ont été réalisées par le professeur Wink de lUniversité de Heidelberg sur la composition chimique des graines de Jatropha, dont une Etude du potentiel nutritif et
des constituants toxiques de graines de Jatropha curcas de différentes origines (1997).
La détoxification peut se faire de plusieurs façons :
Inactivation des toxines par chauffage associé à un traitement chimique (NaOH et NaOCl)
Extraction par réaction avec de léthanol ou du méthanol
Fermentation
Risque environnementaux :
Le seul risque environnemental relevé concerne lespèce Jatropha gossypifolia ; elle est considérée en Australie comme une plante envahissante donc objet de mesures phytosanitaires aux frontières sénégalaises et africaines.
Limpact sur les ressources en eau du développement de plantations de Jatropha Curcas a été étudié par la Water Research Commission (WRC) en Afrique du Sud (Jatropha curcas in South Africa : an assesment of its water use and bio-physical potential avril 2008). Cette étude conclut que le Jatropha consomme moins deau que la végétation naturelle et que la culture de cette plante nentraîne pas de risque de réduction de la disponibilité en eau pour lenvironnement.
ENNEMIS de Jatropha sp.
Dans la littérature spécialisée, il est signalé que contrairement à une idée largement répandue, les propriétés insecticides et toxiques du Jatropha curcas ne limmunisent pas contre des attaques dinsectes pouvant avoir une incidence négative sur la productivité des plantations surtout en situation de plantation massive monospécifique.
Ainsi, 15 espèces de lordre des Hétéroptères, parasites du Jatropha, ont été identifiées au
Nicaragua.
Linsecte qui cause le plus de dégâts est Agonosoma trilineatum. Cet insecte se nourrit
en piquant le fruit et en injectant un liquide qui dissout la graine. Son utilisation pour le
contrôle biologique des invasions de Jatropha Gossypifolia a été testée en Australie, mais il
na pas pu sadapter et se développer.
Parmi les autres parasites identifiés en Amérique du Sud, on cite principalement
Pachycoris klugii (dégâts sur les fruits) et Leptoglossus zonatus.
En Inde, les deux principaux parasites identifiés sont Scutellera nobilis (qui provoque la chute
des fleurs, lavortement des fruits, la malformation des graines) et Pempelia morosalis (qui attaque les inflorescences et les capsules).
De nombreuses possibilités de contrôle biologique de ces parasites ont été étudiées
notamment au Nicaragua et des travaux de recherche approfondis sont en cours au Centre
National de Recherche en Agroforesterie (NRCAF) de Jhansi (Inde).
Ainsi, il a été montré que :
Pempelia sp. est très largement parasité (à 85%) par un diptère (Stomphastis thraustica) et une araignée (Stegodyphus sp.) qui en réduisent limpact.
Pachycoris et Leptoglossus sp. (deux importants parasites des fruits) peuvent être contrôlés à laide de champignons Beauveria bassiana et Metarhizium anisopliae
Cependant nos investigations au Sénégal nous font craindre le plus les déprédateurs suivants :
LHomme (villageois ou autres mécontent des modes dattribution de terre ou autres conflits sociaux mal gérés) ;
Larves mineuses que nous navons pas encore fait identifier taxonomiquement ;
Les rats palmistes (en saison sèche attirés par les systèmes dirrigation créant des oasis dans des déserts);
Les chacals par endroits.
USAGES de Jatropha curcas:
Production artisanale et semi industrielle de savon
Eclairage ( à limage du Binga Oil Lamp Project du Zimbabwé) ainsi:
- Un verre rempli dhuile jusquà 3-5 cm en dessous du bord ;
- Un bouchon flotte sur lhuile, ou un disque fait à partir dune tige de maïs, enveloppé dune feuille de papier aluminium pour éviter que le bouchon soit brûlé, on fixe une mèche en coton à lintérieur dun trou qui est au centre du disque ;
- Il semblerait que lodeur émise par cette lampe repousse les moustiques.
Cuisson : avec des réchaud dénommés MSR XGK notamment
Biocarburant pour automobiles, plateformes multifonctionnelles (PTF) etc.
Il serait urgent au Sénégal de mettre sur le marché de petits groupes électrogènes fonctionnant au biocarburant pour atelier dartisans et PME / PMI vue les nombreux délestages du réseau délectricité.
INCLUDEPICTURE "http://www.bprafrique.com/fr/images/img2.JPG" \* MERGEFORMATINET IV.2.LA FILIERE DES AGROCARBURANTS
Synthèse schématique :
Biocarburants de la matière première à lutilisation finale
RESSOURCES
Terres- Eau- Main-duvre Semences- Nutriments -Énergie
MATIERES PREMIERES
Canne à sucre- Betterave à sucre- Maïs- Blé- Colza -Huile de palme- Panic- Saule- Jatropha...
BIOCARBURANTS
Éthanol -Biodiesel -Bois de feu- Charbon de bois Bagasse- Biogaz ...
UTILISATION FINALE
Transport- Chauffage- Électricité ...
Source: FAO, R. 2008
La plupart des pays africains (de louest et du sud du continent surtout) sont en train délaborer des stratégies nationales en matières de biocarburants. Ceux-ci peuvent être produits sous forme liquide, solide ou gazeuse en fonction de la matière brute et de la technologie de conversion employées. La matière brute est habituellement appelée biomasse (matières organiques dorigine animale ou végétale ainsi que les résidus générés par lactivité humaine en autres : déchets managers, boues de station dépurement etc.). la biomasse inclut évidemment la matière végétale renouvelable tels les arbres et arbustes, herbacées, plantes cultivées diverses, déchets animaux et végétaux.
Tableau : Principaux constituants de la Biomasse (teneur en macromolécules)
Composés% massique matière sècheCellulose40-60 %Hémicellulose20-40%Lignine10-25%
INCLUDEPICTURE "http://lasen.epfl.ch/Jahia/engineName/filemanager/site/lasen/op/edit/pid/40078/structure.gif?actionreq=actionFileDownload&fid=127943" \* MERGEFORMATINET Les proportions de chacun de ces constituants peuvent varier de manière considérable selon le type de biomasse envisagé. Le tableau ci-dessous indique à titre informatif les teneurs moyennes (en pourcentage de la matière sèche) en cellulose, hémicellulose et lignine de divers types de biomasse lignocellulosique.
BiomasseCelluloseHémicelluloseLignineHerbe30-50 %15-40 %05-20 %Bagasse40-55 %25-40 %05-25 %Bois dur40-50 %20-30 %15-30 %Bois tendre40-55 %10-15 %25-30 %Résidus agricoles30-40 %10-40 %10-30 %Moyenne40-60 %20-40 %10-25 %
Le bois des racines, souches et branches na pas de composition significativement différente de celle du tronc.
Lécorce est pauvre en cellulose et riche en lignine.
La valorisation énergétique de la BIOMASSE :
Les « agriculteurs et les forestiers ne doivent pas se contenter de produire de la
biomasse, mais doivent également la traiter et la préparer pour les installations de
production, afin que cette partie de la chaîne de création de valeurs reste lapanage
du secteur agricole ». Ces mots dAndreas Schütte, directeur de la
Fachagentur Nachwachsende Rohstoffe (Agence allemande des matières premières
renouvelables FNR), revêtent une importance décisive pour le développement
rural et la promotion du milieu rural
Les biocarburants sont des carburants issus de la biomasse. Ils peuvent se substituer partiellement (ou totalement) aux carburants pétroliers fossiles. Les biocarburants obtenus à partir de plantes terrestres résultent principalement de trois (3) filières : la filière huile (colza, palmier à huile, tournesol, Jatropha, ricin etc.), la filière alcool (betterave, blé, canne à sucre, pomme de terre, maïs etc.) et la filière biogaz dont les produits sont issus de la transformation des déchets végétaux et organiques.
Ce sont des procédés qui donnent du COMBUSTIBLE (solide, liquide ou gazeux) qui donneront de lEnergie(E R) ; le renouvellement de la ressource se fait par des plantations énergétiques.
Les biocarburants liquides pour le transport ont la vedette et enregistrent une croissance rapide de leur production. Sur le plan quantitatif, toutefois, leur rôle reste marginal: ils couvrent 1 pour cent des besoins en carburant du secteur des transports et 0,2-0,3% des besoins énergétiques au niveau mondial actuellement.
Les principaux biocarburants liquides sont léthanol et le biodiesel. Lun et lautre peuvent être produits à partir dun vaste éventail de matières premières. Les principaux producteurs
sont le Brésil et les Etats-Unis dAmérique pour léthanol et lUE pour le biodiesel.
Il existe deux types de processus :
Les processus thermochimiques à partir de biomasse :
Par combustion directe donne de lénergie et C02+ H20 ;
CxHyOz + 02 ! C02+ H2O+ Energie ;
Par pyrolyse donne du charbon et de l huile qui donnent de l énergie et C02+ H20 ;
Par gazéification donne de l énergie et C02+ H20
Les processus biochimiques à partir de biomasse :
Par fermentation méthanique anaérobie en présence de bactéries donne du gaz
combustible (mélange de méthaneCH4 à 45-65% + gaz carbonique C02 à 20-35% + Hydrogène sulfuré) + puis de la chaleur à 35° et du digestat :
Biomasse--- (bactéries) ! CH4 + CO2 + Chaleur (de 35°) + Digestat + Refus (à éliminer) + Effluents Liquides
-Cest un procédé par voie humide
-le biogaz obtenu est un mélange de méthane et de dioxyde de carbone (65% CH4 + 35% CO2) valorisé en ENERGIE (carburant, électricité ou en chaleur)
- souvent utilisé pour valoriser les déchets urbains (1 tonne dordures ménagers donnent 100 M3 de biogaz) après séparation des fractions organiques et recyclables
-le digestat valorisable organiquement en amendement organique (rendement de300 à 400 kg par tonne = 30 à 40% pour compostage)
-par reformage (oxydation partielle) production de H2
Par fermentation alcoolique aérobie donne de l éthanol puis de l énergie et C02 + H20 :
C6H12O6 ! 2 CH3CH2OH + 2 CO2 + Energie (en milieu aqueux, besoin de distiller pour séparer l éthanol produit, de l eau) ;
-indice doctane plus élevé que lessence (donc gagne en puissance mais réglage à faire)
-du fait de sa densité énergétique plus faible que lessence, la consommation augmente significativement
-problèmes de présence deau et volatilité
-les mélanges à faible teneur en alcool (moins de 10%) ne nécessitent pas de modification du moteur
-pour les mélanges riches en alcool (sup. à 30%) nouvelle conception du moteur et formulation du produit
Par extraction dhuile donne de lhuile végétale (source dENERGIE) et C02+ H20 ;
Applications en Afrique de cette énergie alternative: transport, électricité, cuisson, soudure, éclairage, chargement de batterie, décorticage et mouture de céréales, pompage et distribution deau etc.
. Les biocarburants obtenus à partir de plantes terrestres résultent principalement de trois (3) filières : la filière alcool (betterave, blé, canne à sucre, pomme de terre, maïs, etc.), la filière huile (colza, palmier à huile, tournesol, Jatropha sp. ricin etc.), et la filière biogaz dont les produits sont issus de la transformation des déchets végétaux et organiques.
Le Sénégal envisage plusieurs pistes dans sa LPD Energie de février 2008 pour la valorisation énergétique de la biomasse et notamment :
Le biogaz (méthane) et la gazéification pour les centrales électriques-
produit sous forme gazeuse, par fermentation sans oxygène, à partir de matières organiques (traitement de déchets alimentaires, déchets végétaux, résidus de culture
) ;
biocharbon ;
La production dénergie électrique ou cogénération à partir de la biomasse ;
Lexploitation durable des ressources ligneuses, en général et en particulier la GRN rationnelle au sens de gouvernance des ressources naturelles et gestion des R.N. (Bonne Gouvernance et Gestion en Bon Père de famille), lamélioration de la carbonisation, la promotion des foyers améliorés.
Les biocarburants les plus importants à lheure actuelle sont le bioéthanol et le biodiesel,
qui peuvent tous deux être utilisés comme force motrice conventionnelle. Les biocarburants liquides sont subdivisés en carburant de première et de deuxième génération.
Font partie des biocarburants de la première génération, les huiles végétales pures, le biodiesel et le bioéthanol
La filière éthanol ou filière alcool pour les moteurs à essence
Produit à partir de matières agricoles riches en sucre monomérique (canne à sucre, betterave, sorgho, pommes de cajou) et dautres riches en amidon (maïs, manioc, pomme de terre, céréales, par exemple 1 million de tonnes de blés cette année aux USA etc.) ou de déchets de bois par le procédé de fermentation. Ce sont des Alternative écologique importantes à la pollution ambiante courante puisque leur émission nette de CO2 égale zéro.
Par photosynthèse, les plantes absorbent du CO2 de latmosphère quelles restituent dans la même proportion et quantité en biocarburant (elles ne font que libérer ce quelles avaient emmagasiné).
Production dETHANOL :
A partir de BIOMASSE (blé, maïs, pomme de terre etc. riche en amidon)
BIOMASSE (polymères/ chaînes de glucoses/ polysaccharides.)! sucres libres ! Ethanol
% %
(Hydrolyse enzymatique) (Fermentation)
L Ethanol peut aussi être obtenu à partir d hydrocarbures, mais dans ce cas on parle déthanol et non de bioéthanol.
Léthanol est une alternative à lessence. Son utilisation ne requiert pas de modification jusquà 10% de mélange à lessence ordinaire (les limites au Sénégal sont attendues avec la future Loi dOrientation sur les Biocarburants dans le circuit des examens préliminaires ou visas actuellement peut être en phase darbitrage à la primature).
Au delà de 30% de mélange Ethanol- Essence, il faut une réadaptation spéciale du moteur.
Le bioéthanol est produit et utilisé à grande échelle au Brésil à partir de la canne à sucre.
Les voitures pourraient être conçues pour rouler à léthanol pur.
Il faut toutefois signaler que lécobilan du bioéthanol nest pas très bon à cause du faible rendement de la fermentation alcoolique qui produit beaucoup de CO2.
Le bioéthanol nest jamais directement utilisé mais nécessite des traitements ou des techniques particulières car justement son incorporation à lessence est assez difficile. Cependant des carburants avec des taux déthanol très variables sont commercialisés aux USA et au Brésil pour des véhicules adaptés, avec des moteurs acceptant des fuels flexibles (exemple E85 avec 15% pour 85% déthanol agricole).
Les mélanges essence éthanol en voie de commercialisation seraient de 80%-20%, avec un objectif intermédiaire de 75%-25% en 2007.
En France ou au-delà de 5% déthanol en mélange essence, il faut adapter le moteur
Une autre gamme de sous produits de la filière éthanol est lETBE qui est un mélange déthanol (47%) et disobutène (53%) à incorporer à lessence.
En Allemagne, les véhicules équipés de moteurs de type « flex » (ou « flexfuel »), qui fonctionnent avec nimporte quel pourcentage déthanol, nont été mis sur le marché quen 2006-2007.
Au Brésil, 60 pour cent des voitures nouvellement immatriculées sont des flexfuel. LUnion européenne accepte actuellement que les producteurs dhuiles minérales incorporent 5 pour cent de bioéthanol aux carburants automobiles. Aux États-Unis, le taux limite dincorporation est de 10 pour cent.
LAfrique pourrait largement profiter du bioéthanol que le continent produirait lui-même, sil lui était facile de remplacer son parc automobile en le réadaptant. Celui-ci étant à lheure actuelle essentiellement composé de véhicules doccasion (seconde main) venant principalement dEurope mais les limites sont le pouvoir dachat faible et la difficulté daccès au crédit.
Un grand challenge serait de récupérer les futurs perdants de la réorganisation de lindustrie automobile actuel pour en domicilier certains en Afrique (délocalisation ) pour lAfrique afin de concevoir un ou des modèles robustes, adaptés et bon marché avec un moteur à flexfuel pour consommer localement dans chaque pays et ainsi contribuer à booster lagriculture et plus-le développement rural actuellement en panne dimagination et de
gouvernance éthique.
Le GELFUEL ou éthanol gélifié sera également très rentable et porteur davenir pour les utilisations domestiques quand son coût sera plus accessible.
Suivant leur état de polymérisation, les sucres doivent subir un (ou plusieurs) traitement(s) préalable(s) (hydrolyse), dont le but est de transformer les polymères en sucres simples fermentescibles. Après fermentation à l'aide de micro-organismes (levures, bactéries, etc.), l'éthanol est recouvré par distillation tout d'abord (éthanol hydraté à 96% vol.), puis par déshydratation (éthanol anhydre à 99.7% vol.). A titre d'exemple, l'hydrolyse de la cellulose en glucose (resp. de l'hémicellulose en xylose) et la fermentation en éthanol se présentent comme suit :
INCLUDEPICTURE "http://lasen.epfl.ch/Jahia/engineName/filemanager/site/lasen/pid/40078/fermentation.gif?actionreq=actionFileDownload&fid=127940" \* MERGEFORMATINET
La filière des huiles végétales ou BIODIESEL
Les huiles végétales sont obtenues à partir des graines oléagineuses (pourghère, arachide, colza, soja, tournesol, coton, lin, etc.
.) certains fruits (noix de coco, palmier, olive etc.). Ces huiles peuvent remplacer le gasoil ou se mélanger avantageusement à lui (gain financier) et titre souvent quelques 95%de triglycérides et près de 5% d acides gras libres :
FORMULE CHIMIQUE DEVELOPPEE:
R-OCO-CH2 !
%
R-OCO-CH
%
R-OCO-CH2
où R représente le radical
La filière huile (biodiesel et huile végétale carburant appelé communément « HVC » nest au départ pas à vocation énergétique mais alimentaire. Elles sont Obtenues par simple pression à froid, sans solvant, décantée et filtrée et sans modification chimique à partir de plantes oléagineuses.
Lon sest aperçu que certaines espèces végétales peuvent valablement servir les deux à létat brut et les appellations dédiées sont les suivantes :
HVC= Huile végétale carburant ou
HVB= Huile végétale brute ou
HVP= Huile végétale pure
Les HVC (pressées à froid et ne requerrant pas de machine sophistiquées ni de produits chimiques) peuvent être utilisés directement dans les moteurs diesels adaptés (viscosité élevée).
De plus parallèlement est fabriqué du tourteau riche en protéine végétales et très utile pour lalimentation animale si la plante dextraction nest pas zootoxique.
Biomasse oléagineuse !! Huile V. brute (HVB) ! Huile Végétale pure (HVP)
% %
Pressoir mécanique FILTRAGE
!
Résidus- aliments bétail
et complémentation / réusinage
Transestérification par le méthanol
Équation chimique de la réaction de transestérification :
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Biodiesel_Reaction2.gif" \o "1 mol de trilinoléate de glycéryle + 3 mol de méthanol --> 1 mol de glycérol + 3 mol d'E.M.H.V" INCLUDEPICTURE "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Biodiesel_Reaction2.gif" \* MERGEFORMATINET
1 mol de trilinoléate de glycéryle + 3 mol de méthanol --> 1 mol de glycérol + 3 mol d'E.M.H.V
Une trans-estérification est la réaction d'un ester sur un alcool pour donner un autre ester. La trans-estérification est une réaction chimique qui est à l'origine du diester. Les molécules plus petites du biodiesel ainsi obtenues peuvent alors être utilisées comme carburant dans les moteurs à allumage par compression (moteur diesel).
Pour augmenter la vitesse de réaction, il faut chauffer le liquide vers 50 HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Degr%C3%A9_Celsius" \o "Degré Celsius" °C et ajouter une base comme HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalyseur" \o "Catalyseur" catalyseur. La base peut être, par exemple, de l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroxyde_de_sodium" \o "Hydroxyde de sodium" hydroxyde de sodium. Pour un meilleur rendement énergétique global, on peut aussi choisir de laisser simplement réagir sans chauffer, la réaction prenant alors quelques heures.
La vitesse de la réaction chimique peut être améliorée par ultrasonification augmentant ainsi le rendement de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transest%C3%A9rification" \o "Transestérification" transestérification des huiles végétales et des graisses animales en biodiesel. Ceci permet de changer la production de batch à débit continu et de réduire le coût dinvestissement et dopération[].
Le biodiesel nécessite un apport énergétique pour accélérer le processus d'estérification et doit être traité dans des raffineries spécialisées avant d'être livré aux consommateurs, ce qui alourdit légèrement son HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Efficacit%C3%A9_%C3%A9nerg%C3%A9tique" \o "Efficacité énergétique" efficacité énergétique en particulier face à l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_v%C3%A9g%C3%A9tale_carburant" \o "Huile végétale carburant" huile végétale carburant, mais le rend compatible avec l'ensemble des motorisations diesel. Le biodiesel peut-être utilisé sans être mélangé au gazole (B100) mais cette utilisation nécessite l'emploie de joint particuliers dans les moteurs. En pratique, le biodiesel est donc mélangé à des taux de 5 (B5) à 30% (B30) qui ne nécessitent aucune adaptation des moteurs.
En résumé, la transestérification des huiles végétales en ester méthylique consiste également à supprimer la molécule de glycérine présente naturellement dans les huiles. Or, lorsque la glycérine subit une combustion (ce qui pourrait se produire dans un moteur diesel), elle libère de l'acroléine qui est une molécule hautement cancérigène. La transestérification rend donc l'huile compatible avec une combustion de qualité dans les moteurs diesel.
Transestérification
Huiles végétales !!!!!! Esters d huile végétale ou biodiesel (miscible au gasoil)
!
Glycérine, aliment bétail
Le diester (EMVH et EEHV), produit industriel obtenu après processus chimique de trans-estérification avec des molécules dalcool, sincorpore au pétrodiesel à des taux différenciés où peut remplacer tout à fait le gasoil (100%) selon les moteurs utilisés et le végétal source.
Hydrogénation
Le procédé d'hydrogénation (breveté par la société HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Finlande" \o "Finlande" finlandaise « HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Neste_Oil" \o "Neste Oil" Neste Oil ») consiste à transformer les triglycérides de l'huile végétale en leurs HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcanes" \o "Alcanes" alcanes correspondants. Comme dans le procédé traditionnel, il s'agit d'une réaction catalytique, mais cette fois-ci l'huile est mise en présence d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A8ne" \o "Hydrogène" hydrogène au lieu de méthanol. Les avantages de cette technologie par rapport à la précédente sont multiples. La co-production de glycérine, pour laquelle il n'existe pas toujours de débouché local, est évitée. L'hydrogénation permet par ailleurs d'ôter tous les atomes d'oxygène. En effet, l'absence de molécules oxygénées rend le produit final plus stable. Enfin, les produits de la réaction sont essentiellement des alcanes, ce qui permet d'obtenir des indices de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9tane" \o "Cétane" cétane élevés, proches d'un gazole idéal.
Par certains aspects, le biodiesel obtenu est supérieur au gazole de source pétrolière : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_trouble" \o "Point de trouble" point de trouble plus élevé, émissions nocives plus faibles. Ce procédé sera déployé à grande échelle dès 2010 dans une usine à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Singapour" \o "Singapour" Singapour, qui transformera de l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_de_palme" \o "Huile de palme" huile de palme. Il s'agira alors de la plus grosse usine de biocarburants au monde (800 000 tonnes par an)[.
Performances comparées
Par rapport au biodiesel, les huiles végétales possèdent une viscosité plus importante (jusqu'à 10 fois plus), une HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_c%C3%A9tane" \o "Indice de cétane" indice de cétane plus faible, et une température de solidification plus élevée. La viscosité du pétrodiesel est meilleure, jusqu'à deux fois moins, et le pétrodiesel est moins corrosif que le biodiesel. Le biodiesel pur dégrade le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Caoutchouc_(mat%C3%A9riau)" \o "Caoutchouc (matériau)" caoutchouc naturel et pour cette raison, il convient de vérifier la qualité des joints si l'on veut utiliser du biodiesel pur.
Impact environnemental
Le principal intérêt revendiqué par le biodiesel est de ne pas être une HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_fossile" \o "Énergie fossile" énergie fossile et de fournir une HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_renouvelable" \o "Énergie renouvelable" énergie renouvelable (l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_v%C3%A9g%C3%A9tale_brute" \o "Huile végétale brute" huile végétale brute) contribuant très peu ou pas du tout à l'augmentation du taux de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_carbone" \o "Dioxyde de carbone" CO2 présent dans l'atmosphère. En effet, en théorie, la plante durant sa croissance, consomme par HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Photosynth%C3%A8se" \o "Photosynthèse" photosynthèse la quantité exacte de dioxyde de carbone qui sera dégagée lors de la combustion du carburant. Cependant, pour bien maîtriser la valeur écologique d'un carburant, il faut prendre en compte son écobilan, et donc tout son processus de fabrication, incluant la culture et ses intrants (engrais notamment), l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique" \o "Empreinte écologique" empreinte écologique et l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Efficacit%C3%A9_%C3%A9nerg%C3%A9tique" \o "Efficacité énergétique" efficacité énergétique des processus de transformation et des transports du producteur au consommateur final et faire le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Efficacit%C3%A9_%C3%A9nerg%C3%A9tique" \o "Efficacité énergétique" bilan énergétique global.
Certains soulignent des risques qui n'ont pas initialement été pris en compte. [Il ne faudrait pas que la production de biocarburants se fasse au prix d'une déforestation massive comme dans certaines provinces au Brésil, ce qui, au contraire de l'effet recherché, augmenterait les émissions de gaz à effet de serre. De plus, les espaces cultivés privent les pays de sols pour l'agriculture alimentaire, en faisant monter les prix des céréales ou du maïs alimentaires (ces cultures étant utilisées pour produire de l'éthanol, un autre biocarburant). En Europe, où la production de biodiesel est essentiellement issu de la culture du colza, sans qu'il y ait de déforestation, cette production à un avantage : la production simultanée de protéines végétales pour l'alimentation animale. Le développement des biodiesels européens a ainsi permis d'accroître la production de protéines végétales locales qui remplacent une partie des importations de soja.
Quen est-il du Sénégal et de lAfrique à la traîne ?
Souhaitons que ce travail aide à aller dans le bon sens, en posant dabord les bonnes questions pertinentes.
Bilan environnemental
On parle du bilan environnemental dune culture en considérant uniquement la partie agricole.
Cela consiste à établir une base quantitative d'évaluation des facteurs d'impact de la culture sur l'environnement à travers l'inventaire des consommations de matière et d'énergie, ainsi que des rejets solides, liquides et gazeux, pendant son cycle de vie. Il faut donc comparer toute l'énergie nécessaire à la production du diester à celle restituée (rendement énergétique), mais aussi mesurer les quantités d'azote lessivé (nitrates) ou réémis (protoxyde d'azote, ammoniac) par rapport à celles relevées sur sol en jachère nue ou spontanée.
.
La production de biodiesel dans lUE
La filière du biodiesel se développe presque exclusivement en UE, mais elle gagne du terrain dans autres régions du monde par exemple au Brésil et en Indonésie où les cultures de palmiers et de soja pour un usage énergétique se pratiquent dans lagriculture sur brûlis au détriment de la forêt. En Europe elle ne concurrence pas lalimentation car elle est produite sur les terres en jachères ou sur les terres qui bénéficient de laide aux cultures énergétiques. Sa production a augmenté de 67% de 2004 à 2005, les principaux producteurs sont lAllemagne, la France puis le Royaume-Uni et lEspagne.
Conséquences du biodiesel
Avantages
Une grande partie de la production pétrolière à lieu dans des pays instables : Irak, Nigeria, Venezuela, Iran. Les biocarburants permettent aux pays qui les produisent de devenir moins dépendants sur le plan énergétique. Par ailleurs, la production de biodiesel est source de création d'emplois.
En Europe, et tout particulièrement en France, la part des véhicules Diesel dans le parc automobile progresse au détriment des véhicules essence. Le Diester qui se substitue au gazole permet donc de réduire les importations de gazole et daméliorer la balance commerciale de la France, tout en évitant des rejets de CO2 dans l'atmosphère. La stratégie de réduction de la dépendance énergétique de la France se justifie dautant plus depuis les hausses des cours du pétrole.
Les co-produits sont des produits fabriqués pendant le processus de fabrication des biodiesel, et qui présentent une utilité. Il s'agit en particulier des tourteaux, co-produit issu de l'extraction de l'huile des graines, et de la glycérine, co-produit issu de la transestérification de l'huile végtale en ester. La commercialisation de ces co-produits peut partiellement amortir les coûts de production des biodiesels et permettent à dautres secteurs économiques de croître parallèlement à la production de biocarburants. Les tourteaux, riches en protéines végétales, sont utilisés pour l'alimentation animale, et la glycérine, est utilisée par l'industrie chimique, la cosmétique, la pharmacie pour de très nombreuses applications.
En ce qui concerne la production du colza, un autre avantage consiste au fait qu'en accroissant la production, la priorité est toujours donnée à la production alimentaire. En effet, une graine de colza contient autour de 44% d'huile (qui sert à l'alimentation ou à l'énergie) et 56% de tourteau, qui sert à l'alimentation animale, et par conséquence à l'alimentation humaine. Plus cette culture est pratiquée (dans le cadre de rotations agricoles), plus l'agriculture sert sa vocation première : l'alimentation des hommes et des animaux.
Les biocarburants représentent aujourd'hui un vrai débouché pour lagriculture européenne à côté des débouchés prioritaires en alimentation.
Inconvénients
Le biodiesel reste un produit industriel, alors que les HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_v%C3%A9g%C3%A9tale_brute" \o "Huile végétale brute" huiles végétales brutes pourraient, après filtrage poussé (1 µm à 5 µm) et neutralisation, être directement injectées dans un moteur diesel, souvent peu sensible au carburant utilisé, mais pas dans toutes les voitures diesel ni dans n'importe quelles conditions. Cette pratique, autorisée uniquement pour les machines agricoles en France, pose néanmoins la question de la production d'acroléine à l'échappement (voir plus haut). Un débat existe dans certains pays car le biodiesel est fabriqué à partir d'une marchandise à vocation alimentaire. Cette observation est néanmoins tempérée par la production du co-produit tourteaux qui sert systématiquement à l'alimentation animale, et donc humaine in fine. En France, la rentabilité de la filière repose sur la production de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Colza" \o "Colza" colza sur des parcelles dites en « jachère industrielle » à un prix inférieur au prix du marché du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Colza" \o "Colza" colza alimentaire (MATIF). Le taux de jachère imposé par la politique agricole européenne a chuté de 15 % dans les années HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1990" \o "1990" 1990 à 5% en HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/2004" \o "2004" 2004 pour finalement être supprimé en HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/2007" \o "2007" 2007, fragilisant tout l'équilibre de la filière. L'existence d'une telle culture industrielle sur jachère depuis les années 90 aura néanmoins permis de remettre en production toutes ces surfaces sans difficulté. « Dieser industrie » annonce en août 2007 en France que dans le cadre de leurs contrats pluriannuels, ils accordent un complément de prix d'achat de 20 euros/t pour fidéliser les agriculteurs qui risquent de planter des cultures plus rentables que des agrocarburants HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiesel" \l "cite_note-mh-13#cite_note-mh-13" [11]. La production industrielle de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Colza" \o "Colza" colza est souvent qualifiée de « productiviste ».
Le biodiesel est plus cher que le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Gazole" \o "Gazole" gazole et a donc besoin d'une « incitation fiscale », sous la forme d'une défiscalisation importante (~35% d'exonération de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/TIPP" \o "TIPP" TIPP en 2009). La défiscalisation partielle de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/TIPP" \o "TIPP" TIPP (ou TIC) est décidée dans le Projet de loi de finance (PLF). Le PLF 2009[] a décidé une baisse progresse de cette défiscalisation jusqu'en 2011. La production de biodiesel est par ailleurs toujours négligeable face au besoin de consommation de gazole. C'est pour celà que l'objectif des biodiesel n'est pas de le remplacer à 100% mais d'en remplacer une partie et de faire appel à un bouquet d'énergie renouvelable pour compléter l'offre. La défiscalisation des carburants « écologiques » est une source de controverses, quoique fixée en partie par la directive européenne 2003/96/CE pour ce qui est des pays européens.
Certains mettent en avant des différences techniques avec le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Gazole" \o "Gazole" gazole, qui nécessite des ajustements sur les véhicules. Toutefois, ce type de critique n'apparaît fondé ni à l'usage ni à l'étude. De plus, la réaction de transestérification nécessitent un chauffage donc consomme de lénergie. Enfin, toujours en relation avec les matières premières, on retrouve la fabrication des engrais par l'industrie chimique qui nécessite des produits pétroliers. En France, des travaux sont menés sur ce dernier point par l'institut technique des oléagineux (le Cétiom) afin de réduire la consommation d'engrais pour ces production.
Perspectives
Le prix du pétrole continue daugmenter chaque jour, le biodiesel est un des moyens pour remédier à la crise énergétique. La production dhuile à partir de certaines HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Algues" \o "Algues" algues aurait un meilleur rendement énergétique daprès des travaux récents.
Politique daide
Au niveau européen, l'obligation du gel des terres est mise en place avec la réforme de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1992" \o "1992" 1992 en vue d'équilibrer le marché des céréales. La culture de productions non alimentaires - y compris les cultures énergétiques - est autorisée pour autant que l'utilisation de la biomasse soit garantie par un contrat ou par l'agriculteur. Une aide spéciale aux cultures énergétiques a été mise en place avec la réforme de la PAC de 2003. En 2007, une prime d'un montant de 45 ¬ /ha a été prévue avec une superficie maximale garantie de 1,5 million d'hectares en tant que plafond budgétaire.
la France devance de 2 ans les mesures d incorporation prise de l Union Européenne. En 2007, tous les moteurs diesels roulaient au diester avec 5% en volume dadditif, cette année à 6,3% et en 2010, la France sest engagée à incorporer 7,7% en volume et en 2015 ce sera de 10% en volume. Aujourdhui, 60 collectivités et entreprises, soient 8000 véhicules lutilisent à 30%. Cette nouvelle fabrication bénéficie dexonération de Taxe intérieur sur les produits Pétroliers (TIPP) normalement appliquée au carburant. Le biodiesel en 2007 a été détaxée de 65%.
Impact des biocarburants sur les écosystèmes
Actuellement, les combustibles fossiles fournissent la majeure partie des besoins énergétiques des pays industrialisés. Toutefois, les gaz à effet de serre qui en résultent affectent de manière dramatique les systèmes naturels via le changement climatique quils provoquent. Par conséquent, de nombreux pays se sont fixés des objectifs de réduction des gaz à effet de serre et ont ratifié des accords internationaux pour la réduction des impacts des activités humaines sur les milieux naturels. Ces accords internationaux sont notamment le protocole de Kyoto pour le changement climatique et la Convention sur la diversité biologique concernant la perte de biodiversité.
Les biocarburants Un biocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques non fossiles, provenant de la biomasse. Il existe actuellement deux filières principales : filière huile et dérivés (biodiesel) et filière alcool, à partir d'amidon, de cellulose ou de lignine hydrolysés.Les biocarburants représentent par conséquent une alternative pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles, et ainsi limiter les émissions de dioxyde de carbone anthropiques. Néanmoins lintensification agricole et lexpansion des cultures sont un des principaux facteurs responsables de la modification des habitats, des changements environnementaux et de la perte de la biodiversité. Or la demande pour les biocarburants peut conduire à lexpansion de lagriculture au détriment des habitats et de la biodiversité. Biocarburant et émissions de gaz à effet de serre Les forêts tropicales abritent plus de la moitié des espèces terrestres. Par exemple, les forêts de lAsie du Sud-est sont parmi les pus riches en espèces mais également les plus menacées. Les forêts tropicales stockent environ 46% du carbone mondial résultat de la vie terrestre et 25% du carbone mondial résultat de la déforestation. Par conséquent, il y a une contradiction entre la destruction des forêts tropicales, véritable puits à carbone, pour la mise en place de zones agricoles à des fins de biocarburants (devant soit disant réduire les émissions de carbone). Le Palmier à huile (Elaeis guineensis) est origine dAfrique de lOuest et a remplacé le soja (Glycine max) comme loléagineux le pus échangé. La production mondiale dhuile de palme a augmenté de façon exponentielle au cours des 40 dernières années. Actuellement, 85 % de la production a lieu en Indonésie (43%) et en Malaisie (42%), des pays dont la perte annuelle de forêt tropicale est denviron 2 millions dhectares. Laugmentation de la demande mondiale en biocarburant pourrait favoriser une expansion rapide des plantations de palmiers à huile dans les forêts et les tourbières, couvrant une surface de plus de 27 millions dhectares en Asie du Sud-Est. Danielsen et al. montrent quil faudrait entre 75 et 93 ans pour que les émissions de dioxyde de carbone économisées par lutilisation de biocarburants, compensent la perte de puisement du carbone par les forêts remplacées par les cultures. La durée augmente HYPERLINK "" 600 ans si lhabitat dorigine était des tourbières. La plupart des biocarburants ont une performance environnementale globale qui est pire que l'essence, bien que leur HYPERLINK "" performance relative varie considérablement. Seuls les biocarburants produits à partir de déchets comme lhuile de cuisson recyclée, ou à partir de la biomasse ligneuse ont un impact environnemental meilleur que celui de lessence. Impact sur la biodiversité
La conversion HYPERLINK "" des forêts pour les cultures conduit à un appauvrissement significatif des communautés despèces. Ainsi la plupart des forêts forestières ont disparu et ont été remplacées par des espèces non forestières généralistes à faible importance pour la conservation. Les espèces affectées sont généralement des espèces ayant un régime alimentaire spécialisé, des espèces nécessitant des caractéristiques dhabitat particulières (ex : espèces nécessitant des grands arbres pour leur cavité). La flore présente au niveau des plantations a également été gravement appauvrie par rapport à celle des forêts. Les espèces nécessitant des conditions forestières (ombre
) sont les plus touchées. Outre lextinction de certaines espèces liée à la disparition de leurs habitats, les plantations peuvent affecter les milieux naturels de diverses autres manières. Ainsi, lhydrologie des tourbières en bordure des plantations peut être affectée par le drainage des plantations. La construction de routes et lurbanisation associée à lexpansion des cultures peuvent également contribuer à laugmentation des gaz à effet de serre. Les écosystèmes aquatiques peuvent également être affectés par laccumulation de sédiments dans les cours deau causés par lérosion des sols et le ruissellement des engrais et pesticides issus des plantations. Les engrais et pesticides peuvent être utilisés en masse pour augmenter le rendement des productions agricoles. Le remplacement des forêts à haute diversité biologique par des monocultures dhuile de palme afin de réduire lutilisation des combustibles fossiles pourraient accélérer les changements climatiques et la perte de biodiversité. Lhuile de palme nest pas la seule culture impliquée dans ce problème, cest le cas également des cultures de soja ou encore de canne à sucre qui sont également en pleine expansion dans les pays tropicaux. Pour clore ce paragraphe, La FAO prévoit une augmentation du prix des produits alimentaires de 20 à 50 % dici 2016LES PRINCIPALES ETAPES DE RAFFINAGE DUNE HUILE VEGETALE (ALIMENTAIRE) :
HVB! (démucilagination avec de l eau acidulée) ! HUILE démucilaginée (H D)
!
Mucilages
HD (neutralisation avec une solution de soude) ! HUILE neutre (HN)
!
SAVON
HN (lavage à l eau) !HUILE neutre! (décoloration par terre et filtre avec pigments)
!
Traces de savon+ eau
!HUILE
blanche neutre! (refroidisseur puis filtres) !HUILE neutre décirée (HND)
!
Cires
HND (désodorisation aux vapeurs) !HUILE RAFFINEE
Légende relative aux ETAPES du raffinage de HVB:
démucilagination : élimination des phospholipides (mucilages) par centrifugation en présence dacide ;
neutralisation : neutralisation des acides gras (1,5% du volume) ; réaction de saponification avec formation de savons de sodium insolubles par centrifugation ;
lavage : des sels de sodium
filtration : filtration pour enlever les particules
décoloration et désodorisation : pour les applications alimentaires
Pour les utilisations comme carburant deux voies semblent simposer :
en mélange avec du gasoil : mélanges à 5% courants « avec prudence » pour tous les moteurs Diesel en Allemagne (plus de 1900 pompes y fonctionnent).
A 40% dhuile pouvant aller jusquà 70% si le moteur est utilisé à des régimes élevés ; aucune modification nest nécessaire pour se faire mais attention aux périodes de froid (véhicules, tracteurs etc.);
à 100% dhuile en installant un KIT de bicarburation qui permet dutiliser du gasoil pour démarrage et mise en chauffe du moteur avant de permuter à lhuile (centrale électrique à lhuile de coton au Burkina Faso)
En général, les moteurs fonctionnant au gasoil doivent être ajustés pour fonctionner au biodiesel.
En effet, le gasoil est issu dune huile minérale appelée pétrole. Pour passer à 100% de lhuile minérale à lhuile végétale, il suffit dajuster le moteur pour ladopter à la viscosité du biocarburant utilisé. En dehors de ça, il ny a pas de différence majeure, si ce nest que lhuile végétale est meilleure pour les moteurs car elle contient de loxygène. Elle est même recommandée pour les veilles mécaniques et pour lenvironnement dans les grandes villes.
Le biodiesel est de lhuile végétale pure (HVP) produit à partir de ressources renouvelables telles que les huiles de grains oléagineux, les graisses de cuisson recyclées et les déchets de graisses animales. Le biodiesel est un carburant à combustion propre destiné au remplacement du diesel issu du pétrole. Le biodiesel est jusquà plus de 70% moins polluant que le gasoil et ne rejette pas de produits dangereux dans latmosphère en processus de combustion.
Avantage et inconvénient de lhuile de tabanaani :
Lhuile de pourghère ou «tabanaani»en wolof, contrairement aux autres biodiesels, peut être utilisée sans mélange et sans modification des moteurs tandis que les autres biodiesel issus des plantes oléagineuses telles que le tournesol, le soja, le colza, le ricin et le coton par exemple sont mélangés au diesel classique jusquà une proportion de 30% maximum. Le Tabanaani est ainsi pour le moment le seul biodiesel recensé capable de se substituer au gasoil classique à 100%.
Au stade des recherches actuelles menées au Sénégal, la polymérisation ne serait pas stable dune année à lautre et devrait donc menée à dautres mises au point plus pointues.
En dehors du Tabanaani (non comestible pour lhomme et les animaux), le choix peut porter valablement sur le karanj, le nerverdier, larbre à beurre (honey tree, mahua tous riches en huile mais la recherche pourrait proposer dautres espèces natives locales pour la diversification et amoindrir les risques phytosanitaires et dhomogénéité génétique
Les biocarburants liquides, en dépit de leur faible part dans la consommation mondiale d'énergie, peuvent exercer une influence non négligeable sur l'agriculture et les marchés agricoles mondiaux, en raison du volume de matières premières et des grandes superficies indispensables à leur production.
La production de biocarburants liquides dans bien des pays n'est pas économiquement viable à l'heure actuelle sans subventions, sur la base des technologies de production agricole et de transformation des biocarburants existantes, et des prix relatifs récents des matières premières de base et du pétrole brut à la lumière des baisses conséquentes à la récession globale.
La principale exception concerne la production d'éthanol à base de canne à sucre au Brésil.
Les écarts par rapport au seuil de rentabilité varient considérablement en fonction
du biocarburant considéré, de la matière première servant de base à sa production et du lieu de sa culture, et ce seuil lui-même varie en fonction de l'évolution des prix de marché des
intrants et du pétrole, ainsi que des progrès technologiques enregistrés incessants et attendus dans le secteur.
Encore une fois, lAfrique sera-t-elle à la traîne avec toutes nos querelles byzantines ?
Recherche-développement et Formation;
Réglementation proposée par des équipes pluridisciplinaires et représentatives de tous les microcosmes participants ou demandeurs potentiellement.
Voilà une des lignes dactions à explorer avec diligence et esprit de méthode et dorganisation (le couple favori du Président Senghor renversé !).
AUTRE PISTE PROMETTEUSE: BIOCARBURANTS à partir de culture de MICRO-ALGUES
Là au moins lAfrique peut encore se mettre en compétition.
De quoi sagit-il ?
Certains micro algues offrent un rendement en biocarburant 30 fois supérieur aux oléagineux, sans menacer lenvironnement ni concurrencer les cultures alimentaires.
Alors que lEurope (lU.E.) sest fixé un objectif contraignant de 10 % de biocarburants dans les transports dici 2020, il savère que la production de biocarburant à base de tournesol, de soja ou de canne à sucre engendre des coûts de production élevés et un impact environnemental important.
Les micro algues se présentent comme alternative : elles possèdent un potentiel de développement bien plus élevé, ne concurrencent pas les cultures alimentaires et nont pas besoin de produits phytosanitaires.
« Nous pourrions parvenir, en milieu contrôlé à atteindre des 30 tonnes par hectare (ha) et par an, contre 3 à 4 tonnes pour du colza ou du tournesol », explique Jean-Paul Cadoret, chef du laboratoire physiologie et biotechnologie des algues de lIfremer (Institut français de recherche pour lexploitation de la mer) de Nantes.
Autre bénéfice environnemental : en les couplant à une installation industrielle ou une station dépuration, les microalgues peuvent absorber le CO2 , et se nourrir des rejets (azote, phosphate, nitrates) pour augmenter leur production de lipides.
Les microalgues pourraient ainsi servir de « piège à carbone » pour des centrales thermiques au charbon, comme cest déjà le cas dans une installation aux Etats-Unis (recherches menées depuis une vingtaine dannées).
Dautres pays, tels que le Japon, lAllemagne, lEspagne, le Royaume-Uni ou la Chine se sont aussi lancés dans la course. Au Canada, le gouvernement vient de créer le Centre I-Can qui vise à absorber jusquà 100 millions de tonnes de CO2, provenant de lindustrie, par la culture de microalgues, transformées ensuite en biocombustibles ou en gaz naturel renouvelable. Biofuel Systems SL, une entreprise espagnole, a déclaré quelle pourrait être en mesure de produire du biocarburant à base de microalgues fin 2007.
La filière des agro carburants de deuxième génération
Les biocarburants liquides ne permettront pas à eux seuls de réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles et leur part dans la consommation mondiale d'énergie
restera vraisemblablement petite. Pour que cette part augmente de manière significative, il faudrait destiner à la culture des matières premières indispensables à la production des
biocarburants autrement que produits sur des étendues de terres trop considérables.
Lintroduction de biocarburants de la deuxième génération produits à partir de la biomasse lignocellulosique offre un potentiel daccroissement important, mais dans lavenir prévisible les biocarburants liquides ne pourront satisfaire quune petite partie de la demande mondiale
dénergie pour le transport et quune partie moindre encore de la demande mondiale totale dénergie.
Les biocarburants de la deuxième génération sont comme appelés à la rescousse ; en cours de mise au point ils seront produits à partir de la biomasse lignocellulosique provenant du bois, de certaines graminées et des résidus de la sylviculture et de lagriculture. Cela permettra daméliorer le rendement en biocarburants à lhectare et vraisemblablement aussi le bilan
énergétique des biocarburants et leur bilan au regard des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, on ne sait pas quand ces nouvelles technologies pourront déboucher sur une production commerciale à une échelle appréciable.
Il semblerait préférable que les investissements en matière de biocarburants privilégient la recherche et le développement concernant les technologies de deuxième génération, qui semblent mieux à même de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pression exercée sur la base de ressources naturelles.
Procédé de fabrication du BIOMASS to LIQUID (BtL) :
Approvisionnement en matières de base!Gazéfication!
Purification du gaz!Synthèse!Traitement du produit!!CARBURANT
!
sous produits
La filière des agro carburants de deuxième génération est sans doute la plus prometteuse pour les pays à recherche technologique avancée. Les agro carburants peuvent être élaborés à partir de la totalité des résidus végétaux forestiers et agricole disponibles dans le milieu, y compris leurs résidus. Les techniques particulières de pyrolyse et gazéification font lobjet de recherches à travers le monde.
Les carburants synthétiques, par exemple le BtL (« biomass to liquid »), et léthanol fabriqué à partir de cellulose font partie des biocarburants de la deuxième génération. On utilise
dans ce cas la totalité de la biomasse (plante entière et/ou résidu) qui est transformée en biocarburant liquide au moyen dune technologie très avancée.
Ces techniques sont très avantageuses par labsence de concurrence avec la production alimentaire directe. Elle permet en effet la production de biocarburant à partir de résidus végétaux mais aussi de cultures non alimentaires, sur des sols qui ne requiert évidemment pas les mêmes exigences.
La production de biocarburants de seconde génération peut valoriser ainsi lensemble des cultures et pourrait ainsi être un allié dans la conservation des ressources phytogénétiques.
Son bilan environnemental est dautant plus intéressant que la culture des matières premières nécessite moins dintrants fossiles.
Schéma de Principe dun Procédé en Discontinu :
Huile + Méthanol (Catalyse puis décantation) ! Glycérine (Lavage + séchage)
! Eau glycérineuse + eau! Esther méthylique
!
Méthanol/Eau
Ainsi :
Huiles Végétales + Méthanol ! Esthers méthyliques (EMHV)
Huiles végétales + Ethanol ! Esthers éthyliques (EEHV)
Ce procédé de fabrication de biodiesel est appelé transestérification et consiste à faire réagir un alcool (méthanol ou éthanol) sur de lhuile végétale pré-traitée en présence dun catalyseur (soude) : voir figure ci-dessus.
Cette technologie permet de produire à partir dune tonne dhuile et 110 kg de méthanol,
970 kg de biodiesel et 108 kg de glycérine.
EMHV est doté des caractéristiques suivantes :
caractéristiques comparables à celles du diesel (EMVH 5, EMVH30, EMVH100) ;
parfaitement miscible au gasoil ;
indice de cétane supérieur à 50 ;
T° d ébullition élevée ! vaporisation incomplète.
Par rapport au gasoil, les esthers méthyliques et éthyliques ont, en général, un indice de cétane et un point éclair de beaucoup supérieurs (de l ordre de 55 à >124).ainsi qu une viscosité égale ou supérieure.
Le schéma suivant résume les avancées technologiques plus élaborées :
A.) Résidus agricoles et forestiers de synthèse! Hydrocarbures(Mélanger au gasoil)
% %
Gazéification Synthèse
Voie thermique
B.) Cultures dédiées /à croissance rapide! Sucre! Ethanol (Mélanger à l Essence)
% %
% Fermentation
Voie biochimique
Hydrolyse enzymatique
Il faut s attendre à ce que la biomasse lignocellulosique (bois, herbacées hautes et résidus de récolte) viennent considérablement enrichir la base des matières premières disponibles, étant donné que de nouvelles technologies de conversion sont en cours de développement.
Font partie des plantes énergétiques très prometteuses les plantes ligneuses à croissance rapide, telles que leucalyptus, de même que des graminées pérennes telles que le roseau de Chine (Miscanthus).
La biomasse lignocellulosique est disponible en quantités considérablement plus importantes que la biomasse représentée par les plantes alimentaires et peut être prélevée de lécosystème moyennant des interventions moindres. En outre, les surfaces quelle occupe ne représentent pas, même indirectement, une concurrence pour les cultures vivrières.
ECOLOGIE POLITIQUE :
Dans les pays en développement, on peut sattendre à ce que les biocarburants de la deuxième génération ne joueront cependant pas un rôle majeur avant longtemps à moins dun volontarisme « wadien » bien inspiré et bien dosé.
.
La production mondiale et les échanges commerciaux ne cesseront de croître de sorte que des accords commerciaux internationaux (OMC), y compris des conventions sur les normes sociales et écologiques se feront sentir tout à fait indispensable et seront alors promulgués.
Quest-ce qui empêche le Sénégal et lAfrique dêtre proactifs dans ces domaines nouveaux et dy consacrer déjà quelques efforts et ressources (humaines et financières) avant dêtre définitivement largués encore une fois (une, deux ou trois équipes seulement bien composées et briefées).
Pour lempreinte écologique, il convient de considérer toutes les opérations depuis la culture jusquà la livraison en passant par le transport (from field to wheel), en évitant les options trop voraces en intrants énergétiques.
Ainsi donc, les biocarburants liquides ne sont appelés à remplacer quune infime partie quune infime partie des approvisionnements mondiaux en énergie. Les besoins en terre seraient trop importants pour que ces biocarburants puissent remplacer un jour les carburants fossiles (à eux seuls sentend).
Doù lintroduction de biocarburants de deuxième génération dérivés de matières premières lignocellulosiques élargirait considérablement ce potentiel.
Les matières premières destinées aux biocarburants concurrencent aussi dautres cultures agricoles en ce qui concerne les ressources productives. Les prix de lénergie auront donc tendance à déterminer les prix de tous produits agricoles qui utilisent la même base
de ressources. Pour la même raison, la production de biocarburants à partir de
cultures non alimentaires néliminera pas nécessairement la concurrence entre
lalimentation et lénergie.
Linvestissement dans la recherche et le développement sera déterminant pour lavenir ainsi que le choix bien documenté des matières premières et de leur emplacement. Cependant, les experts sont davis que, même dans dix ans, les carburants de la deuxième génération ne participeront pas de façon notable à la consommation totale de carburant.
Pour chaque option envisagée en production de biocarburant, il convient den faire le bilan énergétique, environnemental et social en plus des aspects économiques ex et post ante car « GOUVERNER cest PREVOIR » et la responsabilité politique est considérable dans ce domaine.
Les pays de lOCDE, en particulier, ont fortement soutenu le secteur biocarburants de leurs pays; sans cet appui, lessentiel de leur production naurait sans doute pas été viable économiquement au vu des technologies existantes et des prix relatifs récents des matières premières bioénergétiques et du pétrole brut.
Les principaux objectifs de ces politiques, outre celui de soutenir les revenus agricoles, ont été datténuer les changements climatiques et dassurer la sécurité énergétique. Les politiques adoptées se sont polarisées sur linstauration dobligations et dimportantes subventions en faveur de la production et de la consommation de biocarburants liquides.
Les mesures protectionnistes, tels que les tarifs douaniers, ont restreint laccès au marché pour les éventuels producteurs des pays en développement, au détriment dune structure de production et dune allocation des ressources efficientes au plan international.
Ces mesures de soutien et de protection sajoutent aux très importantes subventions et protections qui caractérisent depuis des décennies les politiques agricoles de la plupart des pays de lOCDE. Elles ont accentué les distorsions de marché induites par ces politiques.
Il est urgent de réexaminer les politiques des biocarburants à la lumière des connaissances nouvelles sur les biocarburants et leurs implications. Cette étude doit sappuyer sur une évaluation de leur efficacité à parvenir aux objectifs et de leur coût. Les données indiquent que les politiques poursuivies sont inefficaces pour assurer la sécurité énergétique et atténuer le changement climatique.
En effet, sagissant de la sécurité énergétique, ces combustibles ne sauraient représenter quune petite partie de loffre énergétique mondiale. Latténuation attendue des émissions de gaz à effet de serre nest pas non plus certaine; il apparaît que lessor rapide de la production de tels combustibles pourrait au contraire en provoquer laugmentation, en particulier en cas de changements daffectation des terres à grande échelle.
Les politiques poursuivies ont représenté un coût pour les pays de lOCDE qui pourrait augmenter parallèlement à lessor de la production.
Au vu des connaissances actuelles, il semble difficile de plaider le maintien de certaines politiques en cours telles que les obligations de mélange, les subventions à la production et à la consommation et les barrières commerciales.
Les dépenses affectées aux biocarburants seraient bien plus efficaces si elles concernaient
la recherche-développement (en matière dagriculture en général et de biocarburants en particulier), en vue daméliorer lefficience économique et technique et la durabilité,
plutôt que les subventions à la production et la consommation.
La transition vers les biocarburants de deuxième génération, en particulier, semble très prometteuse.
Diverses considérations déconomie politique militent également contre de
telles subventions. Même lorsquelles pourraient être justifiées (par exemple en
Arguant quil sagit dune industrie naissante) et nentendent être que des accompagnements temporaires.
Lexpérience (par exemple les anciennes politiques agricoles) montre quil est extrêmement difficile de les supprimer une fois entérinées. La cohérence des politiques est également
essentielle. Les biocarburants ne sont quune source dénergie renouvelable parmi tant
dautres et quune des différentes stratégies datténuation des gaz à effet de serre.
Sagissant de la sécurité énergétique, il importe de mettre sur un pied dégalité les divers fournisseurs et sources dénergie renouvelable, aux double plans national et international, et déviter de favoriser les biocarburants aux dépens des autres sources.
Concernant latténuation des gaz à effet de serre, les Taxes sur le carbone et les Permis négociables sont des mécanismes qui associent au carbone un coût ou un prix, stimulant ainsi les moyens les plus efficients de réduire les émissions, tels que la conservation de lénergie, les biocarburants et dautres technologies.
La suppression des obligations et subventions associées aujourdhui à la production et à la consommation apporterait dautres avantages ou atténuerait certaines retombées négatives des biocombustibles.
Les subventions et obligations ont généré une croissance artificiellement rapide de la production de biocarburants, exacerbant certains de ses effets négatifs. Cette croissance rapide a exercé une forte pression à la hausse sur les prix des produits alimentaires et constitue lun des facteurs (sans doute pas le plus important) de la flambée des prix de 2008.
Lessor rapide des biocombustibles induit par les politiques accroît également les pressions
sur les ressources naturelles, de par ses effets sur les changements daffectation des terres. Comme on la vu plus haut, un développement plus progressif du secteur atténuerait les pressions à la hausse des prix et réduirait la dégradation des ressources naturelles.
Il permettrait en effet délaborer et de diffuser des technologies, une part plus importante de la demande pouvant ainsi être satisfaite par des gains de productivité plutôt que par lexpansion des zones cultivées.
V. INITIATIVES SENEGALAISES
DIVERSES MAIS SANS LOIS dORIENTATION et MAL COORDONNEES :
Au plan institutionnel, trois ministères sont impliqués dans les biocarburants au Sénégal, plus précisément dans la problématique biocarburants au Sénégal : le Ministère chargé de lAgriculture, le Ministère chargé des Forêts et le Ministère chargé de lEnergie et des Biocarburants.
Pour autant, tous les acteurs opérationnels de la filière ne sont pas encore bien visibles. Qui achète les graines et à quels prix ? Est-il plus rentable de vendre des graines ou de lhuile obtenue par des presses traditionnelles ? Est-ce que la rentabilité théorique de la filière justifie que les paysans substituent les plantations de Jatropha curcas aux céréales pour ensuite acheter des vivres. Comment organiser la co-existence des systèmes de productions vivrières et des biocarburants ? Quelles orientations nouvelles précises pour ce sous-secteur et pour lensemble du secteur des E.R.? Quelle lecture en feront les acteurs clefs que sont le système rodé de commercialisation des énergies conventionnelles locales, les agriculteurs et leurs organisations, le secteur privé national et lagrobusiness international ? Faut-il une nouvelle loi sur la gestion du foncier agricole et rural au Sénégal ? Etc.
La panoplie de question est ouverte et les réponses données, satisfaisantes ou pas (pour qui ?) conditionneront au Sénégal et en Afrique, à limage de beaucoup de pays en développement, le devenir de ces nouvelles filières.
Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA):
Tableau : tiré du document de Dr Cheikh MBacké DIOP/ Recherche scientifique et technologique africaine /données chiffrée sur les institutions denseignement supérieur et de recherche
PaysPopula-
tion
En millions dhbtsNombre centres ensei
-gne
-ment sup.& centres recher
-chePIB pour 2007
En milliards US $Nombre de chercheurs /
million dhbtsNombre étudiants
Total
(103 )% inscrits
en SciencesBud
-get ensei
gne-ment sup./
% PIBRang meilleur classe
-ment sur 13074 univer
-sités du Monde Séné
gal12,41813,980300,773111South Africa48,641300,435017359Ethiopia83,11525,1190,585609Maroc31,26890,471203163412
INITIAVES DE LA RECHERCHE NATIONALE POUR UN PROGRAMME SPECIAL DE PRODUCTION DE JATROPHA :
Recherches effectuées pour la connaissance du matériel végétal existant au Sénégal et la maîtrise des techniques de multiplication de plants menées par lISRA qui joue un rôle prépondérant dans la coordination et la conduite du Programme National Biocarburant.
LISRA qui a mené des recherches sur le Jatropha curcas a mis en place un programme de recherches sur les biocarburants pour contribuer à la mise en uvre du programme spécial de production d1 milliard de plants. Ce programme permettra dassurer un niveau de production de biomasse satisfaisant et la base de limplantation dune filière « biocarburants » au Sénégal.
Les activités portent notamment sur :
Lélaboration dune synthèse bibliographique sur le Jatropha pour la documentation des connaissances sur la plante ;
La constitution dune collection décotypes locaux et la conservation de matériel végétal de Jatropha et de ricin sous diverses formes par une conservation en chambre froide de semences du Sénégal de différentes provenances, boutures jaugées, plants issus de semis plantés, vitroplants ;
La mise au point de protocoles de multiplication de plants.
Tests de culture in vitro effectué et concluants : test de germination in vitro, choix de type dexplants, milieux de culture à utiliser, temps nécessaire pour assurer une bonne acclimatation des vitroplants
;
Tests de multiplication, en pépinière/ serre : test de germination des graines, semis direct de Jatropha curcas, bouturage avec différentes tailles de boutures (différents nombre de nuds) utilisation de différentes doses dhormones de croissance,
;
Tests et validation de leffet améliorateur de la mycorhization sur la croissance des jeunes plants de J. curcas en plantation ; ce qui permettra daméliorer linstallation des plantes en milieu réel (site de production) ;
Plantation test dun ha de J. curcas avec des plants issus de pépinières et de boutures ;
Création dun comité technique national par arrêté ministériel pour la mise en uvre du programme spécial J. curcas ;
Nomination dun Coordonnateur national du Programme ;
Désignation du superviseur du programme en la personne du Président de lAssociation nationale des Conseillers Ruraux du Sénégal ;
Elaboration de la carte nationale de J. curcas
Recensement des périmètres de cultures du J. curcas dans chaque Communautés Rurales (CR) ;
En dehors de ces actions de première intention, lISRA en collaboration avec les services centraux pourraient aider notamment, à Assurer la viabilité écologique et les opérations relevant de la coordination du programme national sous tutelle du ministère de lagriculture. .
Il faut sassurer que la poursuite de lessor de la production de biocarburants apporte une contribution positive à latténuation du changement climatique. Dans cette perspective, il apparaît indispensable de mieux comprendre lincidence des biocarburants sur les changements daffectation des terres, qui sont le facteur influençant le plus les émissions de gaz à effet de serre dans notre environnement.
Les autres retombées négatives sur lenvironnement doivent également être évaluées et atténuées. Pour permettre une approche cohérente, il convient délaborer des méthodes harmonisées en matière danalyse du cycle de vie et de bilans de gaz à effet de serre et darrêter des critères de production durable.
Les mesures de soutien ont provoqué une croissance artificiellement rapide des biocarburants. Réduire ce rythme de développement en supprimant les subventions et obligations en faveur de la production et de la consommation contribuera à la plus grande viabilité écologique de ces combustibles car elle libérera du temps pour améliorer les technologies et les rendements et freiner ainsi lexpansion des zones cultivées.
La recherche-développement, tout en investissant dans les gains de productivité, pourrait contribuer à réduire la pression exercée sur les ressources naturelles par lessor de la production de biocarburants.
En effet, lamélioration des technologies, sagissant de la production des matières premières comme de leur transformation, sera essentielle à la viabilité à long terme de la production de biocombustibles.
Des critères environnementaux et un système connexe de certification peuvent contribuer à la viabilité écologique, mais ne sauraient traiter directement les effets du changement daffectation des terres résultant de la modification de léchelle de production. Cependant, il convient de soumettre ces critères à un contrôle attentif; ils doivent sappliquer uniquement aux biens publics mondiaux et éviter de créer de nouveaux obstacles au commerce et dimposer des contraintes injustifiées à lessor des pays en développement
La question dun éventuel traitement différencié des matières premières des biocarburants et des produits agricoles en général doit être abordée et clarifiée. Rien ne justifie intrinsèquement cette approche, qui ne peut pas non plus être appliquée concrètement.
Comme pour tous les types de production agricole, encourager de bonnes pratiques agricoles peut être un moyen pratique datténuer les répercussions négatives de lessor de la production de biocarburants sur le changement climatique et les autres aspects environnementaux. Le paiement des services environnementaux que fournissent les producteurs de matières premières en utilisant des mécanismes durables de production est un autre instrument exploitable de concert avec les critères de viabilité écologique pour promouvoir une production durable. Au départ, la promotion des bonnes pratiques peut être associée au renforcement des capacités des pays qui en ont le plus besoin. Des normes et systèmes de certification plus rigoureux pourraient être progressivement introduits, en temps opportun.
LISRA et la recherche en général peuvent également sengager dans ces challenges et éviter les sentiers battus.
Programme Energie Eau Solidarité de Foundiougne (EESF)
ASADER / EESF :
La conception et la mise en oeuvre du Programme Energie Eau Solidarité de Foundiougne devrait faire lobjet dune étroite collaboration entre un opérateur privé (la société Performances), les collectivités locales (Conseil Régional de Fatick et les 6 conseils ruraux) et des agriculteurs du département organisés en Fédération des producteurs de Tabanaani (J. curcas) du département de Foundiougne, des organisations de producteurs et des associations de femmes.
Le projet de production dhuile brute de tabanaani vise, selon ces concepteurs, une maîtrise par les acteurs ruraux du développement de la filière des biocarburants conçue comme condition essentielle pour quelle contribue de façon intensive et durable au développement local.
Le département de Foundiougne est lune des plus importantes productrices de mil et darachide ; il est situé dans la région de Fatick (zone centre Sénégal), et pourtant sa population senfonce dans une pauvreté toujours plus grande : labsence dinfrastructures ou leur mauvais état se traduisent par un enclavement qui empêche le développement dactivités économiques, et les conditions de vie restent précaires (le taux de desserte en eau potable est un des plus faibles du pays) ; les difficultés rencontrées par la filière de larachide se traduisent par ailleurs par un appauvrissement marqué des populations (un grand nombre de familles ont ainsi de la peine à rémunérer le service délectrification rurale, sil yen a, malgré une très forte demande).
Dans ce contexte la société Performances, cabinet dexpertise en développement durable et développeur de services en milieu rural, a engagé avec des producteurs agricoles et des élus locaux une réflexion sur lopportunité que peut représenter pour cette région le développement de la filière biocarburant. « Depuis quelques temps, le gouvernement du Sénégal encourage en effet le développement de la production de biocarburants au niveau national et plusieurs projets dimplantation dunités industrielles de production de biodiesel ont été annoncés, soutenus par des investisseurs internationaux ». De tels projets risquent fort de maintenir les agriculteurs essentiellement en position de producteurs de matière brute (les graines).
La stratégie déclarée à léchelle du département de Foundiougne est de promouvoir des plantations paysannes de Jatropha (Tabanaani ), lextraction de lhuile au niveau des villages et la promotion de lutilisation de lhuile brute comme ressource énergétique pour le développement social et économique local.
Lobjectif est que la plus grande partie de la valeur ajoutée économique et énergétique générée par la filière soit redistribuée au niveau local. Les acteurs locaux seront ainsi partie prenante de la structure de gestion du programme et pourront à ce titre participer à lélaboration des objectifs stratégiques de gestion de la filière.
Dans le département, en 2006, la superficie cultivée en arachide sélevait à près de 30.000 ha, contre 40.000 ha pour les cultures céréalières.
Le programme Energie Eau Solidarité Foundiougne (EESF) se fixe un objectif de plantation denviron 3000 ha de Tabanaani, soit 10% des terres cultivées en arachide. Il sinscrit dans la perspective de lobjectif fixé par le gouvernement du Sénégal, de 1000 ha par communauté rurale (soit 6000 ha pour le département), auquel il contribuera à hauteur de 50% pour cette région.
Ce programme constitue une alternative forte au concept industriel qui soutend le modèle de la filière biodiesel, et un espoir pour le développement rural : les capitaux et capacités techniques nécessaires à sa mise en uvre sont accessibles à des opérateurs locaux et il nentre pas en compétition avec la production alimentaire.
L Agence Sénégalaise dÉlectrification Rurale (ASER)
Le législateur a notamment permis dinstituer une agence dédiée à lélectrification rurale (ER), lAgence Sénégalaise dÉlectrification Rurale (ASER), qui a pour mission principale de promouvoir lE.R. et dapporter, à cet effet, lassistance technique et financière requises pour soutenir les initiatives en matière délectrification dans le cadre de la politique énergétique définie par le Ministre chargé de lénergie.
Son rôle est :
dinformer la population sur le développement de lER au Sénégal ;
dapporter une assistance technique aux projets dER ;
de leur apporter une assistance financière par le biais de subventions (à travers le Fonds dÉlectrification Rurale FER- national) ou dun fonds de garantie pour faciliter les prêts bancaires ;
dattribuer les concessions délectrification prévue par la loi 98-29 et de contrôler les activités du secteur ;
de faire la promotion de programmes qui privilégie les usages productifs et sociaux de lélectricité : éducation, santé, lélevage, hydraulique villageoise, télécommunications, artisanat... ;
Par son ouverture au secteur privé (partenariat public-privé dynamique) et sa vision E.R. (énergies renouvelables), lASER pourrait mieux réussir dans le domaine des biocarburants que son aîné la SENELEC qui est plutôt en charge maintenant des secteurs urbains.
Son objectif est darriver à électrifier 50% des villages dici 2012.
Le Programme de Gestion Durable et Participative des Energies Traditionnelles et de Substitution (PROGEDE)
Pionnier dans le domaine de la prise en compte des biocarburants, le Programme de Gestion Durable et Participative des Energies Traditionnelles et de Substitution (PROGEDE) a fait un voyage détudes en novembre 2005 au Brésil pour senquérir de lexpérience brésilienne dans le domaine de la production et utilisation de léthanol obtenu à partir de canne à sucre.
En collaboration avec la Banque Mondiale (BM) et la firme norvégienne (Green trac), un projet de création dun véhicule multiservice (transporter des personnes, produire de lélectricité pour les villages dépourvus de système déclairage, servir au pompage deau à une profondeur de 8 à 20 mètres pour lirrigation des cultures et la consommation domestique, alléger le travail des femmes via léquipement des véhicules de système de broyage des céréales, et permettre la mécanisation agricole) pouvant utiliser du biodiesel à partir de pourghère comme carburant pour son fonctionnement.
Objectifs :
lutte contre lérosion et amélioration du sol ;
promotion des femmes ;
réduction de la pauvreté et contribution au développement de léconomie nationale ;
développement des énergies renouvelables.
Le PROGEDE, par ses volets gestion de la demande et de loffre, tente de valoriser des résidus de lagro-industrie tels que le charbon à base de tiges de cotonniers, de balles de riz, de typhia
Avec laide des artisans locaux, le programme a mis au point un prototype de réchaud fonctionnant avec lhuile de jatropha dont les tests sur la combustion sont très prometteurs, validant lutilisation de lhuile de jatropha en substitution du gaz butane. Il est à souhaiter que ce type de projets permettant laccès à lénergie pour tous se concrétise dans les ménages ruraux et fasse tâche dhuile
PROGRAMME SPECIAL BIOCARBURANTS du SENEGAL
Tant au niveau des cadres technique que des paysans, la filière Biocarburant a déjà fait sa publicité sans que lon sache réellement la séquence dopérations à mener pour en bénéficier
OBJECTIFS : autosuffisance énergétique du Sénégal
Lobjectif fondamental est de réaliser lautosuffisance énergétique nationale par la production de bioénergie de substitution en augmentant et en diversifiant significativement la production agricole.
Le développement des biocarburants entre dans le cadre des orientations définies par la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), le Plan REVA, la Loi dOrientation Agro-Sylvo-Pastotale et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Il sagit de produire 1 190 000 000 de litres dhuile brute de J. curcas, soit 1 134 000 000 de litres dhuile raffinée utilisable comme biodiesel.
Les objectifs globaux sont :
La diversification des cultures ;
La baisse de la facture pétrolière des ménages et de lEtat ;
Lindépendance énergétique ;
Lautosuffisance en diesel à partir de 2012 par la satisfaction des besoins à partir du biodiesel issu du J. curcas et dautres espèces ;
La production déthanol à partir de centrales qui fonctionnent à lhuile brute de Jatropha ;
Lexpérience en cours au Mali avec lélectrification de villages à partir de cette plante ;
La création des métiers agricoles et demplois suffisamment rémunérateurs environ 100 000 emplois directs ;
Laccélération de la modernisation du secteur agricole ;
La création dun environnement du monde rural attractif et attrayant ;
Lamélioration de la balance commerciale et celle des paiements ;
Lamélioration de lenvironnement ;
La réduction de la pauvreté et de la disparité entre le monde rural et le monde urbain.
PLAN REVA (Retour vers lAgriculture)/
Nouvelles Orientations de Politique Agricole
(signé :Ministre de lAgriculture / juillet 2007)
FICHE SYNOPTIQUE :
PROJET BIOCARBURANT 2007/2012 PROGRAMME SPECIAL JATROPHA CURCAS :
RUBRIQUESOBJECTIFSProduction de graines attendue3 210 000 tonnes à partir de 2012Production dhuile brute1 190 000 000 litresProduction dhuile raffinée ou Biodiesel1 134 000 000 litresSurface à emblaver321 000 hectaresLes usages et type diesel Besoins énergétiques actuelsGasoil462 000 tonnes= 550 000m3 =
550 000 000 litresGaz butane150 000 tonnes = 300 000m3 =
300 000 000 litresPétrole lampant8300 tonnes = 10 500 m3 =
10 500 000 litresDiesel oil200 000 tonnes = 235 000 m3 =
235 000 000 litresTOTAL besoins de type DIESEL1 095 500 000 litresCoût du Programme de production des graines nécessaires64 780 030 000 F CFA
(soit US$129 560 060 )Localisation321 communautés ruralesPERIODE juin 2007 à décembre 20075 000 hectaresCoût du programme1,5 milliards F CFA
(soit US$ 3 000 000)
RESUME FONCTIONNEL du PROGRAMME
RubriqueQualificationQuantificationObjectifsProduction Huile brute 1 190 000 000Option : Jatropha curcas (pourghère en français et tabanaani en wolofEspèce peu exigeante en eau et présente au Sénégal à létat naturel
Utilisée comme Haie vive,pour la fabrication de savon et en pharmacopéeDurée de vie : 50ans env.Types de plantation-Plantations massives
-Haies vives
-Bordures des maisons
-Bordure des routes
-Délimitation parcelles1ère phase 2007-2012Production de graines de J. curcas3 210 000 T/an à partir de 2012Superficies à emblaver321 CR x 1000 ha/CR
= 321 000ha Origines semencesSénégal, Mali,IndeMéthode de multiplicationSemis directs
Pépinières
Cultures in vitro (clonage)
Repiquage de plants
-Plantation de bouturesObjectifs- Production de plants
- pépinières
-repiquage de boutures locales- 802 500 000 plants
- 1 000 000 000 de plants (culture in vitro)
-1 000 000 boutures
Diffusion du matériel végétal Par le Comité technique dirigé par un Coordonnateur de Projet supervisé par le Président de lAssociation National des Conseillers Ruraux
Distribution à la demande :
-aux producteurs ruraux
-aux autres porteurs de projetsDensité de plantation2500 plants / haGéométrie de plantationInterligne 2m x 2mRendement moyen / ha 0,5 T /ha en première année
5 T /ha en troisième année
8 à 9 T /ha en quatrième année
10 à 12 T /ha en 5ème année
- 10 T /ha en moyenne année 5 à année 50Rendement en huile 37 %
Rendement / Conversion (version Ministère de lAgriculture) :
1O tonnes de graines pressées donnent 3700 litres dhuile brute de pourghère, biodiesel équivalant au gasoil conventionnel,
1050 litres dhuile brute donnent 1000 litres dhuile raffinée.
les presses ou unités légères de trituration
Il existe des presses pour la trituration des graines de J. curcas dont certains types sont utilisés au Mali et dont le coût est équivalent à celui des moulins à mil, environ 1 500 000 F CFA. Elles sont généralement dorigine indienne ou de fabrication locale sous lencadrement dONG dans les pays où elles existent.
Phase II : Circuit de Distribution
Le circuit des stations traditionnelles pourrait également être utilisées pour la distribution des biocarburants.
EVALUATION DU COÛT DU PROJET
Données : 321 Communautés rurales (CR) par 1000 ha en moyenne soient 321 000 ha.
RUBRIQUEDESIGNATIONMONTANT F CFAOBSERVATIONSSous total 1Construction et équipement du laboratoire de culture in vitro458 500 000Acquisition des semences218 280 000Multiplication des plants (en pépinière : gaines, arrosage, fertilisation, plantation ; en culture in vitro, par bouturage) dans les pépinières villageoises sous lencadrement de lISRA52 172 250 000Serres dacclimatation524 000 000Serres dendurcissement524 000 000Sous-total 2 : production de
1 000 000 000
de plants pour 321 000 ha avec un taux de perte de 20%53 441 530 000Coût dun plant à la sortie du laboratoire est denviron 54 F CFAAppui institutionnel au fonctionnement des laboratoires de culture in vitro et stations de démonstration des plantations de lISRA200 000 000Formation des producteurs pour la réalisation de pépinières villageoises50 000 000Subvention de lEtat pour lacquisition des engrais et des produits phytosanitaires3 210 000 000Niveau subvention engrais= 100 000F/T
Dose préconisée = 100kg/haSubvention du matériel agricole6 420 000 000-2 tracteurs / CR
-coût dun tracteur + équipement = 20 000 000 F CFA
- taux de subvention = 50 %Encadrement des paysans1 000 000 0005 ansSous total 310 880 000 000TOTAL GENERAL
(F CFA)64 780 030 000201 807 F CFA / haCette expérimentation sénégalaise est attendue comme toute pionnière avec curiosité et impatience.
Certaines politiques relatives aux biocarburants ont été pensées dans un cadre
national laissant peu de place à lexamen critique de leurs effets non désirés aux niveaux national et international.
Les industriels font également montre dun certain intérêt à la chose, bien quen dehors du champs limité du sujet à traiter, signalons par exemple la distillerie déthanol déjà fonctionnel à la CSS et les investissements majeurs consentis dans le domaine à la Cimenterie SOCOCIM de Rufisque près de Dakar aideront peut être bientôt à alléger leur pesante facture délectricité sur le compte dexploitation de lune des premières cimenteries dAfrique.
Au niveau mondial, les politiques commerciales en place caractérisées par un degré élevé de soutien et de protection ne favorisent pas la participation des pays en développement ni
la mise en place dun système international efficace de production des biocarburants.
L' augmentation des prix des produits de base aura des répercussions négatives sur les pays en développement importateurs nets d'aliments. La hausse des prix à limportation pourrait en particulier fortement peser sur les factures dimportations alimentaires des pays à faible revenu et à déficit vivrier.
Apprendre sur les fautes commises dans le passé :des règles internationales pourraient être établies pour les politiques concernant les biocarburants afin dempêcher la répétition du type déchec au niveau mondial qui a touché le secteur agricole.
Assurer une production de biocarburants durable sur le plan environnemental (Bonnes pratiques, Normes, Critères de durabilité et conformité) / Bien que les impacts multiples et divers sur lenvironnement du développement de la bioénergie ne diffèrent pas sensiblement de ceux des autres formes dagriculture, il faut encore étudier la manière dont ils peuvent être au mieux évalués puis reflétés dans les activités de terrain de manière itérative.
Les techniques existantes dévaluation de limpact sur lenvironnement et les évaluations stratégiques environnementales constituent un bon point de départ pour analyser
les facteurs biophysiques.
SOCIETE CIVILE : PROMODEV et dautres Associations et personnalités de la société civile du Sénégal prônent une approche plus et mieux concertée au Sénégal avec lensemble des représentants réels des acteurs de tous secteurs et les porteurs dexpertise.
"Au plan juridique, il n'existe pas encore de cadre réglementant formellement la production, la transformation et la commercialisation des biocarburants", souligne «Wetlands International».
En 2007, le Sénégal, pays importateur de céréales et de pétrole, a initié un programme pour promouvoir la production locale de bio- diesel et d'éthanol à base de produits agricoles dont la canne à sucre et des plantes comme le jatropha.
Selon Action Aid/ Sénégal, il s'agit d'une filière qu'on ne maîtrise pas tellement", constate Mme Mbaye d« Action Aide ».
Pour la production de biocarburant, "nous avons besoin des graines de jatropha qui contiennent beaucoup dhuile. Or dans certaines zones du Sénégal, notamment les zones les moins humides, la production de graines ne serait pas de qualité", a révélé Fatou Mbaye, la coordinatrice du programme de recherche sur les biocarburants à Action Aid.
"La culture massive sur de grandes superficies n'est pas connue du public sénégalais", a-t-elle insisté.
"Je m'inquiète du développement du biocarburant sur la sécurité alimentaire dans mon pays", s'est alarmé un producteur membre de la Fédération des ONG du Sénégal (FONGS), Ousmane Ly, qui dénonce "le manque de concertation" préalable entre l'Etat et les organisations paysannes.
Pour dautres actions et participations dorganismes de la société civile conférer Annexes et programme national
VI. INITIATIVES AFRICAINES
« Même si la part des pays du sud dans les exportations manufacturières est passé de 6% en 1970 à 25% en 1996, le Sud achète au nord plus quil ne lui vend »
Contexte de crise écologique, énergétique, économique :
Les plus grandes pertes agricoles imputables aux changements climatiques seront enregistrées dans certaines régions dAfrique subsaharienne, ce qui explique le niveau de priorité très élevé revenant aux activités dadaptation.
Selon le WWF, la déforestation dans le monde a atteint 40 ha par mn de puis 1990 dont une partie importante en Afrique sub-saharienne.
En 2005, 92 % de la population rurale de la région ne disposaient pas délectricité.
Au cours de la prochaine décennie, les besoins en capacités énergétiques nouvelles seront environ de 25 GW pour combler lécart existant et satisfaire la demande future.
1,7% - c'est le fléchissement prévu du taux de croissance du PIB dans l'ensemble de l'Afrique subsaharienne en 2009, après plusieurs années d'expansion soutenue. Il était de 5,4% en 2008, selon les chiffres de l'UEMOA. Même le Nigeria, riche en hydrocarbures devrait se limiter au taux projeté de 2,9%, contre une moyenne annuelle de 7% sur les 12 dernières années » et, pour l'Afrique du Sud, de -6,0%, pour la première fois en récession depuis 17 ans », du fait de « la chute des prix de la plupart des produits de base » et de la crise globale multiforme.
Fond Africain des Biocarburants et des Energies Renouvelables (FABER)
Objectifs :
Promouvoir les projets éligibles au MDP en Afrique et assister les Etats à contribuer de manière significative à la lutte contre les changements climatiques
Contribuer au développement des industries de biocarburants et des Energies Renouvelable en Afrique avec un accent particulier sur lAfrique de louest ;
Fournir aux investisseurs des revenus plus importants issus des investissements dans les projets de biocarburants et E.R. et qui génèrent des réductions démissions certifiées(REC).
Domaines dintervention :
Efficacité énergétique (domestique et industrielle) ;
Energies renouvelables (exp. petits projets hydrauliques) ;
Capture de méthane (exp. décharges dordure) ;
Substitution à lutilisation du carburant (exp. utilisation de biomasse au lieu du pétrole, gaz ou du charbon;
Biomasse (équipements de la nouvelle génération utilisant la biomasse) ;
Biocarburants (exemple plantations de Jatropha curcas).
Tableau : Pipeline de projets de FABER
Secteur Nombre de projetsBiocarburant4Biomasse3Efficacité énergétique11Eolien4Hydraulique21Solaire7Substitution de combustible6Traitement de déchets6Autres projets dénergie renouvelable3Total65
Les investisseurs sont les gouvernements, les privés etc.
Le capital de FABER est de 200 millions deuros dont 25 % réservé pour lachat des REC et 75 pour les projets spécifiques.
Sa facilité dendettement sélève à 1 milliard deuros
Le troisième rapport du GIEC estime que lAfrique est dautant plus vulnérable aux changements climatiques que sa capacité à réagir et à sadapter est trop faible.
25% de sa population (236 millions dhbts) vivent dans un stress hydrique élevé.
Le taux annuel moyen de sa superficie sous couvert forestier est de -0,74% soit 5 millions dha équivalent au territoire du Togo tout entier/an de perte.
Si rien nest fait, les conséquences des changements climatiques sur lAfrique seraient entre autres :
La proportion de zones arides à semi-aride augmenterait de 5 à 8% équivalent à 60 voir 90 millions dha ;
Une diminution significative des étendues de terres pluviales et une régression de la production de céréales ;
Les rendements des cultures pourraient diminuer dans certains pays jusqu'à 50% dans certains pays vers 2080 et les revenus qui en sont tirés de 90% à lhorizon 2100 et le plus fort impact toucherait les petits paysans plus vulnérables et affectant la sécurité alimentaire ;
5000 espèces de plantes seront touchées et de 81 à 97% à des espèces dans les zones à climat convenables ; sur 5197 plantes examinées, 25 à 42 % perdront leurs niches convenables dici 2085 ;
La population à risque élevé de stress hydrique en Afrique est estimée dici 2020 à 75 voir 250 millions et 350-600 millions pour 2050
PROJETS MDP / PROTOCOLE de KYOTO
Source UNFCCC, 16 mars2009
RégionNombre de projets enregistrésAfrique29 (soit 2% seulement du total)Asie Pacifique1017Autres9Amérique latine et Caraïbes400TOTAL1455
Les transactions sur le marché du carbone se élevées à 100milliards US $ entre 2005 et 2008
Tableau : Pays africains ayant enregistré des projets MDP
PaysNombre de projets enregistrésAfrique du Sud14Egypte4Nigeria2Ouganda1Tunisie2Maroc4Kenya1Tanzanie1SENEGAL0TOTAL29Comme nous le remarquons, le Sénégal fait surtout de la représentation malgré le potentiel exploitable à ce niveau :
Il importe Le choix des Selon une étude de la Banque mondiale, le potentiel de projets MDP en Afrique sub-saharienne est de 3200 projets pouvant fournir jusquà 170 GW de capacité de production délectricité supplémentaire, soit environ 4 fois le volume de la production actuelle de la Région Afrique.
Fonds Africain des Biocarburants et des Energies Renouvelables (cf. abref-faber.org)Tableau : Les projets identifiés par secteur et par pays
SECTORSBENIN BURKI-NA FASOCOTE D'IVOI-RE GHA-NA GUI-NEAMALINIGER NI-GERIA SENE-GAL TOGO Other*TOTALBiocarburant 1 1 1 1 3 513Biomasse Energie 1 12 115 Efficience
énergétique 3 3 1 1 143 213 Substitution de combustibles 1 7 1 7Hydraulique 21642 2 128Solaire 3 1 1711 18Traitements de déhets solides 3 2 2 10 1 7Eoliennes 2 2126Autres E.R. 9 110TOTAL 4110610281404610122(source faber-abref.org) *Other : les pays hors de la zone CEDEAO
Ethiopie : des paysans échaudés par les promesses des biocarburants
Plus de 9.500 fermiers dans cette région ont planté du ricin sur 2.350 hectares de terres arables.
Le gouvernement, qui tente dacquérir une indépendance énergétique et souffre de la hausse des prix mondiaux du pétrole, a alloué 400.000 hectares à des compagnies étrangères dans le cadre dune stratégie nationale de développement des biocarburants lancée en 2007.
Le million de kilomètres carrés de lEthiopie, plus grand pays de la Corne de lAfrique, na été cultivé quà hauteur de 18% et attire de plus en plus dinvestisseurs dans les biocarburants.
"Il sagit dun secteur de développement très important. La balance des paiements (pour les hydrocarbures) est très élevée et nous voulons diminuer ce fardeau en encourageant linvestissement privé", explique à lAFP Melis Teka, directeur adjoint pour la régulation de lénergie et le développement des biocarburants au ministère éthiopien des Mines.
"Mais aucune terre arable ne peut être allouée pour ces cultures", assure-t-il.
Pourtant, dans la région de Wolaytta, qui sort de huit mois de sécheresse et où la moitié des deux millions dhabitants souffrent de pénuries alimentaires, ce sont les terres arables - auparavant plantées de maïs, de manioc ou de patate douce - qui sont utilisées pour les biocarburants.
Dans un rapport publié début octobre, lagence de lONU pour lAlimentation et lAgriculture (FAO) a tiré la sonnette dalarme à propos de la réaffectation des terres agricoles aux biocarburants, qui sont accusés daggraver la crise alimentaire mondiale.
De leur côté, les fermiers de Wolaytta accusent la compagnie américano-israélienne Global Energy, qui a acquis 2.700 hectares dans la région, de les avoir trompés avec de fausses promesses, notamment financières.
"Des experts sont venus nous présenter le projet disant que nous aurions trois récoltes par an, quils nous paieraient 500 birr rien que pour le travail", explique Borja Abusha, 45 ans et père de huit enfants.
"Après six mois, nous navons toujours pas de récolte et ils nont pas respecté leurs promesses de couvrir les coûts. On reste sans rien et affamés", ajoute-t-il.
Gebremedhine Birega, défenseur de lenvironnement, déplore "le manque détudes préalables" et des "pratiques inacceptables dans des zones où il y a de linsécurité alimentaire".
Le patron de Global Energy, Yanai Man, répond à lAFP que sa société "nautorise pas les paysans à faire pousser le ricin sur plus dun tiers de leur terrain. Donc, nous ne faisons pas baisser la production de nourriture".
Selon M. Man, Global Energy a déjà investi près de deux millions de dollars dans ce projet. La compagnie prévoit de mettre en place des écoles, des dispensaires et de lutter contre lappauvrissement des sols. Il reconnaît cependant que les paysans nont pas encore reçu largent promis "à cause dun délai bancaire".
LIle Maurice
Constitue un exemple de leadership dans le domaine la valorisation de la bioénergie, avec 40% des besoins énergétiques assurés à travers la cogénération à partir de la bagasse issue dusines de production de la filière canne à sucre.
Lévidente réalité du Kenya et de lIle Maurice nous montre de manière non équivoque quà partir de 10-20% de présence dE.R. dans leur secteur énergétique, le profil des risques a baissé en ce qui concerne la fourniture délectricité ( conséquence de sécheresse, de brusque montée du prix du baril sans grandes subventions et principales hausses des tarifs)
Dautres pays ont déjà élaboré des stratégies nationales. En dehors du Mali et du Sénégal, l Afrique du sud, le Malawi, le Zimbabwe, la Zambie etc. font des efforts.
Mais, un doute demeure en Afrique en général, quant à la cohérence globale avec les politiques agricoles, environnementales et autres ainsi que sur la fiabilité des données
Madagascar
Il existe un projet dextraction de lhuile agro carburant à partir du jatropha menée par la firme anglaise « D1 Oils PLC » en collaboration avec lorganisme de développement américain Bamex. Le société a financé en 2005 et 2006 quelques 440 ha de culture de jatropha avec objectif de porter la superficie à 20 000 ha dici 2010.lentreprise compte installer quatre raffineries dont la première est prévue pour 2009. la Sté a signé un accord de partenariat avec le gouvernement malgache,promettant de travailler avec les paysans et le secteur privé malgache. Par exemple, D1 prévoit de fournir dans les plus courts délais une formation aux producteurs sur les techniques de plantation et dextraction dhuile de jatropha.
Madagascar dispose dimportantes surfaces non cultivées, disponibles pour les biocarburants. Mais, pour déviter daffaiblir la production alimentaire, le Gouvernement prépare deux textes de lois sur les bioénergies, qui réglementeront lamont et laval du secteur.
Selon une étude du ministère de lAgriculture, de lélevage et de la pèche, 2,6% des surfaces exploitables sont cultivées dans la région de Betsiboka contre 14,7% dans le Bongolava et 8% dans le Diana. Le Vakinankaratra est plus exploitées avec 57,2%.
Mais, le gouvernement est conscient des risques potentiels pour la sécurité alimentaire dun développement anarchique de cette production : « Madagascar doit saisir lopportunité de disposer dune superficie importante pour développer la bioénergie. Toutefois, il faut faire très attention pour que cela nentrave pas la production alimentaire », met en garde Manitra Rakotoarivelo, un responsable de lInstitut national des sciences et techniques nucléaires, lors dun atelier qui sest tenu au CITE Ã Ambatonankanga, sur la bioénergie et la sécurité alimentaire. Des sensibilisations seront par la suite menées auprès des producteurs.
Les projets de loi sur la bioénergie devraient fixer les dispositions en amont et en aval du secteur. Parmi les points soulevés figurent lorganisation de la commercialisation des produits et leur utilisation. Outre les exportations, un marché local doit être développé. Sur le plan national, la vente des matières premières doit se faire entre les producteurs et les grossistes. « Les ventes illicites ne seront pas autorisées », souligne Mickael Ratovoson, directeur de la réglementation et du conditionnement de lOffice malgache des hydrocarbures. Quant à leur usage, des taux sont fixés en aval par le projet de loi. « Le taux dincorporation dans lessence et le gasoil oscillent entre 5 et 10%. Le produit brut ne peut être utilisé que sur les machines agricoles », explique Mickael Ratovoson.
Bénin
Dans le cadre du Projet de Fourniture des Services dEnergie (PFSE) de la Direction Générale de lEnergie, il est envisagé, dans le cadre de la composante biomasse du projet, la production locale de bioéthanol et de biodiesel. A cet effet, un programme de Développement des Biocarburants est en cours de préparation au Bénin et vise à produire du biodiesel à partir du ricin et du pourghère destiné au secteur agricole, au transport et à la production délectricité, et du bioéthanol comme énergie de cuisson et comme un carburant de substitution à lessence à partir de la pomme danacarde.
Si ce projet progresse positivement,il serait utile que la Guinée Bissau sen inspire ; En effet, lanacarde constitue la principale ressource économique actuelle du pays.
Tanzanie
Le pays sest aussi lancé dans la promotion des agro carburants. Alors que le gouvernement tanzanien exhorte à ne pas déposséder les paysans de leurs terres, un projet de production de jatropha de Sun Biofuel (UK) planifie dutiliser 9000 ha (11 villages avec une population de plus de 11 000 personnes) pour produire des agro carburants. Cependant il a été prévu que les terres ne seraient possession de lentreprise quune fois que toutes les familles auront été dédommagées. Aussi,lentreprise a-t-il promis demployer 1000 personnes pour commencer. Il est important que les gouvernements africains imposent des obligations aux niveau social et environnemental aux compagnies désirant produire à grande échelle des agro carburants. Il importe que ces gouvernements négocient avec ces mêmes compagnies désireuses dexporter les agro carburants sur une base partenariale avec la société civile locale,qui doit en tout état de cause sortir du système de production-commercialisation. Aussi,il paraît essentiel déviter autant que possible, lexpropriation des paysans. Ceux-ci doivent conserver la proprièté de leurs terres afin de voir sinstaurer un développement durable dans les régions concernées.
Le Mali
Le Mali est un importateur net dhydrocarbures. Les politiques économiques du pays sont fortement dépendantes des variations des prix de ces hydrocarbures. Ainsi, une flambée du prix du pétrole sur le marché international est lourdement ressentie à tous les niveaux au plan national. En effet, lagriculture moderne emploie des machines qui fonctionnent à partir de ces produits. Il en est de même pour les moulins hydrauliques ou à moteur, pour ne citer que ces exemples parmi tant dautres.
Les biocarburants (carburants dorigine végétale) se révèlent être alors une véritable source dénergie alternative pouvant permettre aux populations de développer des initiatives nouvelles.
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Situation au Mali
Les alcools
Lalcool est un produit obtenu à partir de la canne à sucre. La superficie plantée en canne à sucre pour alimenter deux (2) unités industrielles à SUKALA est de 5 000 ha. Ces deux unités ont une capacité de 2 100 000 litres dalcool.
Toutes ces installations ont été mises en place en 1989, mais après la phase dessai, le prix de lessence a chuté et le carburol obtenu à partir de lalcool nétait plus compétitif.
Les huiles végétales
Le pourghère (jatropha curcas ou bagani en bambara) est un arbuste assez répandu dans le sud du Mali. La plante est essentiellement utilisée comme haie vive de protection et/ou de délimitation des parcelles. Elle résiste bien à la sècheresse et ne nécessite aucun entretien particulier. Elle peut commencer à produire en moins dun an.
Le pourghère atteint sa pleine productivité en 3 ou 4 ans selon la nature du sol et le climat. La plante vieillit entre 30 et 40 ans.
La superficie actuellement plantée en pourghère est très faible. Les haies vives sétendent sur environ 17 000 km. La production de graine est estimée à environ 2 kg par mètre linéaire, soit un potentiel annuel de près de 700 tonnes par an. Les possibilités daccroissement de la production nationale sont énormes, car toutes les parcelles impropres aux autres cultures peuvent être plantées en pourghère.
De la graine de pourghère, on extrait une huile qui représente environ 30% du poids de la graine. Cette huile peut être utilisée comme carburant dans certains moteurs aux fins de motorisation.
Programme National de Valorisation Energétique de la Plante Pourghère (PNVEP) dun coût total de 708 000 000 FCFA.
Lobjectif principal du projet : Il consiste à promouvoir lhuile de pourghère comme combustible de substitution au gasoil dans le cadre dun développement durable sans dégradation de lenvironnement.
Les objectifs spécifiques consistent en :
Lélectrification des villages par des groupes électrogènes de 50 KWA fonctionnant à lhuile de pourghère ;
La conversion et lutilisation de lhuile de pourghère pour 20 véhicules 4x4 de 10 à 20 CV dans le transport en commun, fonctionnant antérieurement au gasoil classique ;
Laccroissement de la production nationale en graines de pourghère par laménagement de surfaces conséquentes en milieu rural.
La zone dintervention du programme couvre les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou.
Les femmes en milieu rural constituent le principal groupe cible du programme.
Cest dans ce cadre quun atelier sest tenu en décembre dernier à Bamako afin de mieux préparer une conférence internationale qui se tiendra le 16 janvier 2006 au Mali sur le pourghère.
Cet atelier a permis linformation et la sensibilisation des participants sur le biocarburant comme source dénergie alternative au gasoil et à lessence. En outre les échanges dexpérience entre les participants et la capitalisation des résultats obtenus dans ce domaine au Mali favoriseront lébauche dune stratégie de développement de la filière « huile de pourghère » et ladoption dun plan daction à travers notamment limplication des principaux acteurs dans la promotion des biocarburants et la prise en compte du biocarburant dans lapprovisionnement du pays en carburant.
Observations
Cette filière fait lobjet aujourdhui de sous exploitation, malgré lénorme potentialité quelle peut représenter. Cest le lieu dinviter les jeunes diplômés, jeunes agriculteurs ruraux, travailleurs émigrés de retour, femmes rurales, les ONG et les particuliers à explorer davantage cette piste, qui peut constituer une réelle opportunité pour développer de nouvelles initiatives tendant à bien maîtriser le circuit allant de la culture à la transformation en passant par la récolte et la commercialisation.
Pour de plus amples informations à ce sujet, sadresser au Département Promotion de lEmploi de lAgence Nationale Pour lEmploi (ANPE) ou au Programme National de Valorisation Energétique de la Plante Pourghère (PNVEP) sise à la Direction Nationale de lEnergie Ministère des Mines de lEnergie et de lEau.
Conférence régionale au MALI sur Jatropha curcas:
Regional Conference : Jatropha as a tool to combat energy poverty, Bamako, 16-17 January 2006
Organised by the Ministry of Energy in cooperation with MFC (Mali-Folkcenter) with support from FACT Foundation and ECOWAS
Avec les succès enregistrés au Burkina Faso, et la rentabilité notée au Sénégal dans le département de Kédougou (cf.ci bas) , lAgence malienne pour le développement de lénergie domestique et lélectrification est partie prenante du programme PTF au Mali avec notamment lélectrification rurale de localité de 1000 habitants au sud du pays.
Le Mali valorise déjà le pourghère depuis quelques décennies (les initiatives au Mali remontent aux années 40 avec le Pourghère. Néanmoins, les applications restent limités pour lessentiel a des usages à petite échelle dans un contexte damélioration de laccès des ruraux à quelques services énergétiques.
Ainsi, le Mali a initié un projet pilote de valorisation énergétique de la plante pourghère comme combustible de substitution au gasoil. Le programme appelé programme national de vulgarisation énergétique de la plante de pourghère au Mali( PNVEP) piloté par la Direction nationale de lEnergie du Ministère des Mines, de lEnergie et de lEau au Mali,a pour objectif daccroître laccés à lénergie,diminuer la dépendance énergétique et développer économiquement le pays. En aménageant des surfaces conséquentes en milieu rural, il est aisé de cultiver le Jatropha et produire lhuile nécessaire à lélectrification (5 villages par groupes électrogènes de50 KWA à l(huile de pourghère) et au transport (20 véhicules 4x4 de 10 à 20 CV dans le transport en commun).
Les femmes en milieu rural constituent le principal groupe cible du programme.
La culture du pourghère : une activité génératrice de revenus qui permet de faire face aux enjeux énergétiques du Mali. Le cas du projet Garalo Bagani Yelen.
Dans le cadre dune année de formation Master Analyse de Projets de lUniversité de Rennes 1 (http://apia.asso.univ-rennes1.fr), lauteur du témoignage ci-dessous a effectué un stage de 6 mois au sein de lONG malienne MaliFolkecenter (cf. www.malifolkecenter.org ) :
Cette structure est un projet délectrification rurale dune commune au Sud-Mali (projet Garalo Bagani Yelen) à partir dhuile de pourghère produite localement. Ce projet se veut être un nouveau paradigme énergétique pour le développement durable et met laccent sur la production de larbuste pourghère dans le cadre de petites exploitations familiales. Ce projet veut montrer que la production, la transformation et lutilisation locale de lhuile de pourghère est un outil du développement qui permet de faire face aux enjeux énergétiques du Mali.
La démarche de cette attitude repose sur la collecte et lanalyse de données. Plusieurs étapes ont été nécessaires :
1. La collecte de donnée: faite à partir dentretiens semi-directifs auprès des producteurs de pourghère de la commune de Garalo ; 2. Lélaboration des comptes dexploitations individuels grâce aux données collectes ; 3. Lélaboration dun compte dexploitation type dun hectare de pourghère, grâce aux outils de lanalyse de données ; 4. La détermination du coût de production au kilogramme des graines de pourghère, grâce aux outils de lanalyse financière.
Cette attitude repose sur plusieurs principes :
La monétarisation du temps de travail familial non rémunéré sur la plantation ;
La prise en compte de la dimension temporelle de la production du pourghère grâce à des outils de lanalyse financière ;
La formulation dhypothèses concernant le mode de récolte et le rendement à lhectare dune plantation de pourghère.
Lexploitation du pourghère est encore à ses prémisses au Mali, cest pour cela quil existe de nombreuses incertitudes. Cette attitude fournit de linformation pour réduire lincertitude et aider à la décision. Elle apporte une estimation du coût de production dun kilogramme de graines de pourghère dans la commune de Garalo (entre 17,66 Fcfa et 42,07 Fcfa selon les différentes hypothèses).
Cette attitude comporte de nombreuses limites et sappuie sur de nombreuses hypothèses ; elle doit donc être complétées par dautres attitudes afin de réduire lincertitude entourant la culture de larbuste pourghère au Mali. Ces études devront porter en particulier sur les aspects agronomiques de la plante, mais aussi sur les impacts socio-économiques et environnementaux de la production du pourghère à petite ou grande échelle.
Néanmoins, on peut déjà conclure que la culture du pourghère est une activité génératrice de revenus pour les petits producteurs maliens. Le bénéfice à lhectare est compris entre 41 500 Fcfa et 114 750 Fcfa selon les différentes hypothèses. De plus, cest un très bon outil au service du développement local.
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VII. PERSPECTIVES et PROSPECTIVES
« Les tendances à la mondialisation :
On peut les résumer par la concentration de plus en plus forte des monopoles dans les domaines suivants :
Finances internationales, appelées aussi, globalisation financière ;
Multinationales (développement des firmes-réseaux ;
Sciences et Technologie ;
Communication et information ;
Accès aux ressources naturelles. »
Chaque pays, chaque groupe de pays essaie de tirer le meilleur parti de ce « poker menteur » quest la mondialisation mal réglée, mais lAfrique piétine !
Les biocarburants ne feront pas exception dans ce panier de chances offertes presque gratuitement à lAfrique (les Energies Renouvelables E.R.)
Scénario probable et effrayant de mise en concurrence des pays africains
LEthiopie a déjà cédé 1 600 000 ha de terres à des acteurs extérieurs et est prêt, selon des sources en général bien informées à en céder 1 100 000 autres.
Si le Sénégal ou le Burkina Faso sont trop regardant sur leur souveraineté dans lallocation du support des cultures, la Sierra Leone ou un autre pays du même espace sous régional serait prête à les suppléer voir supplanter pour souvrir pro-activement aux investisseurs.
Souhaitons que nos prévisions ne se réalisent pas mais au cas échéant les
Pays africains vont être mis en concurrence pour offrir leurs libéralités de guichet unique aux investisseurs privés et
publics pour produire des cultures bioénergétiques sur de vastes superficies équivalentes à des provinces dans les états européens.
Ce verrou enlevé avec diplomatie pour les premières interventions, rien ne sopposera après, à des demandes toujours plus fortes et pourquoi pas au contrôle voir détournement des terres acquises avec les subtilités des contrats type « convention locale » à lair du temps, den faire un autre usage Saisonnièrement et Partiellement puis la graduation « en faire lusage quon veut ou quon juge opportun en attendant de meilleures opportunités du marché mondialisé pour ne pas licencier des travailleurs africains ou opérer des délocalisations vers la porte dà côté».
Cest proprement effrayant socialement et écologiquement, Et pourtant en consultant prudent nous devons envisager tous les scenarii probables pour les porter à la connaissance des décideurs. Des organismes comme lUEMOA, la CEDEAO voir lU.A. ont leur partition à jouer sur ce registre pour se saisir de la réflexion préventive, la proposition de textes réglementaires communs adéquats à enrayer ce genre de menace collective par chantage successif.
PROJECTIONS sur 50 et 100 ans (B. Dessus) :
Tableau Consommation mondiale dénergies primaires en 2060 :
Energie primaire Mtep 2060char
bonpétro
legaznucléai
rehydrau
liqueBio
mas
seGéo
thermieSo
laire totalTEP/ HabAmérique du Nord1002001407020011020609002,5Europe8011085901601205507001,5Japon, Australie, Nlle Zélande757045250404020604001,6Ex- URSS, Europe centrale2451102302025018056011002,1Total pays du nord5004905002306504505023031001,9Amérique latine4015010003405502020014001,3Energie primaire Mtep 2060char
bonpétro
legaznucléai
rehydrau
liqueBio
mas
seGéo
thermieSo
laire totalTEP/ HabAmérique du Nord1002001407020011020609002,5Europe8011085901601205507001,5Japon, Australie, Nlle Zélande757045250404020604001,6Ex- URSS, Europe centrale2451102302025018056011002,1Total pays du nord5004905002306504505023031001,9Amérique latine4015010003405502020014001,3Afrique du nord, Moyen Orient1031030001030039010501,3
Tableau Consommation mondiale dénergies primaires en 2100
Energie primaire Mtep 2060char
bonpétro
legaznucléai
rehydrau
liqueBio
mas
seGéo
Thermie
+ Nlles Techn.So
laire totalTEP/ HabAmérique du Nord404040021020030+401007001,7Europe404030020017010+40706001,3Japon, Australie, Nlle Zélande6030200505030+30803501,4Ex- URSS, Europe centrale604060034028030+401009501,7Total pays du nord2001501500800700100+15035020001,6Amérique latine405050045060040+2025015001,2Afrique du nord, Moyen Orient10150200010800+065011001,2Afrique207080027060010+050015500,8Inde30027030001503000+3015015000,9Chine570150200040030010+2020018501,1Asie, Océanie360160220022062040+3025019001,1Total pays du Sud13008501050015002500100+10020009400&Total Monde150010001200023003200200+2502350120001,1
Un exemple parmi dautres- la Grande Bretagne apporte sa contribution Climat-Energie (CCE) et envisage d'ici 2020 de doubler la part de son électricité générée par des énergies vertes, des sources qui n'émettent pas de gaz à effet de serre ... le soleil, le vent, la mer ...
Révolution verte : d'ici 2020 les sources d'énergie renouvelables, dont le biocarburant, fourniront 31 % de l'électricité contre 6 % aujourd'hui.
Les experts participant à une conférence de l'organisation des Nations unies sur le climat à Accra, au Ghana, déplorent que lAfrique ne bénéficie pas suffisamment d'investissements dans des projets respectueux de l'environnement. Cette rencontre onusienne, qui aura duré une semaine et doit se terminer mercredi 27 août 2008, constitue le dernier grand rendez-vous international sur le climat avant la conférence ministérielle de Poznan, en Pologne, fin décembre 2008, où les pays riches devront annoncer la portée de leurs engagements futurs.
« De nombreux négociateurs africains ont fait part de leur inquiétude sur le fait que l'actuel système n'apporte que peu de vrais bénéfices pour le continent », a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC). « Un rapide coup d'oeil au nombre de projets dans le cadre des mécanismes de développement propre (MDP) qui est appliqué en Afrique semble le confirmer », a-t-il ajouté.
Les projets MDP permettent aux pays développés de compenser une partie de leurs émissions en investissant dans un projet « propre » au sud portant sur l'énergie, les déchets, les industries lourdes particulièrement émettrices de gaz à effet de serre ou, dans une moindre mesure la reforestation. Ce mécanisme est prévu par le Protocole de Kyoto contre le changement climatique, conclu en 1997
« La valeur totale des projets en Afrique financés par le Fonds pour l'environnement mondial au cours des dix-sept dernières années est de 378 millions de dollars, alors que la valeur des projets à l'échelle du monde est de plus de 2,4 milliards de dollars, ce qui reflète le manque de subventions pour le continent », a noté Yvo de Boer.
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Paul Watkinson de la délégation française a aussi reconnu que « les MDP bénéficient plus aux économies émergentes comme la Chine et l'Inde qu'à l'Afrique en raison de leur taux rapide de développement et des conditions stables des investissements ».
« Seulement 2% des projets CDM dans le monde se trouvent en Afrique, ce qui est inacceptable, contre 45% en Chine, 16% en Inde et 13% au Chili », a affirmé de son côté Ewah Otu Eleri, qui dirige le Centre international pour l'énergie, l'environnement et le développement, basé au Nigeria. « Les règles pour accéder aux MDP sont trop rigoureuses pour les pays africains », a-t-il estimé.
PROMODEV DSM et dautres organismes de la société civile, tout en se solidarisant insiste sur un choix plus judicieux et moins politico-administratif des personnels africains aux négociations et mises en uvre de ce genre de projets délicats voir difficile à formuler.
LAfrique nest pas un scandale de pauvreté naturelle, elle est gérée scandaleusement ! la preuve :
- 69,8 millions dha sont disponibles pour la mise en valeur agricole (biocarburants mais pas spécifiquement) ;
- les autres ressources dont des ER sont présents à souhait ( 5à 6 kWh / m2 densoleillement chaque jour presque toute lannée ;
- 17 cours deau avec des bassins versants de plus de 100 000 km2 ;
- 650 millions dha de couverture forestière soit 17% des réserves mondiales ;
- 9 m / seconde de vitesse moyenne du vent sur 80 m
- Sur 80 km2 de terrain seulement y suffisent pour produire 200 TWh/ an de vapeurs / an
Lavenir des biocarburants et le rôle quils joueront dans lagriculture et la sécurité alimentaire restent incertains au Sénégal et en Afrique à limage des autres secteurs de léconomie.
De nombreuses craintes doivent être apaisées et de nombreux défis sont à relever si lon veut que les biocarburants contribuent positivement à un environnement plus sain et au développement agricole et rural. Cela étant, toute décision hâtive de promouvoir les biocarburants pourrait avoir des conséquences imprévues et négatives sur la sécurité alimentaire et lenvironnement. À linverse, toute décision hâtive de restreindre leur utilisation pourrait faire obstacle à une mamelle de diversification ou de croissance durable de lagriculture bénéfique pour les plus démunis.
Des mesures doivent être prises afin que les biocarburants contribuent effectivement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sans conséquences négatives pour lenvironnement. Il est également important de mieux connaître leur impact sur le changement dutilisation des terres, qui est à lorigine dune grande partie des émissions de gaz à effet de serre voire dautres effets nocifs sur lenvironnement.
Lélaboration de critères encadrant la production durable de biocarburants peut contribuer à une gestion durable de lenvironnement. Mais ces critères doivent être évalués avec soin et appliqués uniquement à des biens publics mondiaux. Ils ne doivent pas non plus entraîner la mise en place dobstacles supplémentaires au commerce et exercer des contraintes injustifiées sur les pays en développement qui souhaitent tirer parti des débouchés offerts par les biocarburants et ont déjà beaucoup de peines à franchir les obstacles techniques au commerce international (OMC).
À plus long terme, dans la mesure où la demande de biocarburants pousse constamment les prix des produits agricoles à la hausse, nous devons être capables dexploiter les possibilités que cette hausse représente pour le développement agricole et la réduction de la pauvreté. Il faut pour cela surmonter les obstacles qui entravent depuis trop longtemps le développement agricole dans de trop nombreux pays.
Le fait que la production de biocarburants accentue la demande de produits agricole plaide pour un accroissement des investissements et de laide au développement dans le secteur agricole et les zones rurales. Il faut veiller tout particulièrement à ce que les agriculteurs puissent accéder aux intrants nécessaires irrigation, engrais et variétés semencières améliorées par le biais de mécanismes dappui au marché.
Les pays en développement pourraient aussi tirer un meilleur parti de la demande de biocarburants si les subventions accordées à ces produits et à lagriculture et les entraves au commerce étaient supprimées, dautant quils profitent essentiellement aux pays membres de lOCDE au détriment des producteurs des pays en développement.
Pour asseoir les choix et discriminations positives, les gouvernements doivent arrêter les critères d«utilisation productive» ainsi que les définitions juridiques des terres «improductives» et autres critères pertinents. La bonne application de politiques foncières visant à protéger les communautés et franges vulnérables revêt une importance tout aussi fondamentale.
Le développement dune production de biocarburants durable sur le plan environnemental, économique et social exige des mesures visant à:
protéger les pauvres et ceux qui souffrent de linsécurité alimentaire;
tirer parti des opportunités qui soffrent en faveur du développement agricole et rural;
assurer le caractère durable de la production par rapport aux préoccupations environnementales;
réexaminer les politiques en vigueur relatives ou affectant les biocarburants;
aménager le système international de manière à soutenir le développement des biocarburants.
Comme il est énoncé dans la Déclaration adoptée en juin 2008 à la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale :
«Il est essentiel de relever les défis et possibilités relatifs aux biocarburants, compte tenu des besoins mondiaux en matière de sécurité alimentaire, dénergie et de développement durable. Nous sommes convaincus que des études approfondies sont nécessaires pour faire en sorte que la production et lutilisation des biocarburants soient durables conformément aux trois piliers du développement durable et tiennent compte de la nécessité de parvenir à la sécurité alimentaire mondiale et de la maintenir [
] Nous demandons aux organisations intergouvernementales compétentes, et notamment la FAO, dans le cadre de leur mandat et de leur domaine de compétence, et avec la participation des gouvernements nationaux, des partenariats, du secteur privé et de la société civile, de stimuler un dialogue international cohérent, efficace et fondé sur les résultats, au sujet des biocarburants, dans le contexte de la sécurité alimentaire et des besoins en matière de développement durable.»
Signalons que labsence de réglementation appropriée à la production à grande échelle des bio carburants en Afrique risque soit :
de défavoriser lactivité, dexclure la région de la dynamique de réduction de la dépendance en énergie fossile et de lexposer fortement aux chocs pétroliers et à lénergie hors datteinte des populations (chocs pétroliers
) ;
soit de susciter une concurrence sauvage au bradage des terres ou la ruée non ordonnée vers les biocarburants.
La FAO a, à ce propos, récemment lancé un projet visant à aider les responsables politiques à évaluer limpact potentiel de la production bioénergétique sur la sécurité alimentaire dans les pays en développement et incite au respect de léquilibre entre la souveraineté alimentaire et la sécurité énergétique.
Critères fondamentaux de durabilité largement acceptés pour les biocarburants
(Par exemple *Europe - EU Directive 2003/30/EC; RSPO - Sustainability Criteria) :
Niveau de réduction des émissions de GES comparé aux carburants fossiles;
pas de déforestation, dimpact négatif sur la biodiversité ou de changements sur les destinations des terres ;
un certificat de traçabilité des produits (ou leur équivalent) est remis aux voyageurs passant la frontière internationale ;
promotion de lemploi et du développement régional spécialement en zones rurales.
Lexemple du Malawi est à méditer car ce pays qui sest lancé dans la conversion de véhicules classiques en véhicules à carburant mixte appelés « véhicules à carburant modulable » connaît à ce stade, malgré la durée de lexpérience( début en lan 1970) un succès en demi-teinte seulement par les doutes qui sont nés de la volonté politique et de la capacité nationale à lautosuffisance en bioéthanol permettant de renoncer à limportation complète de carburant importé. Doù la nécessité dune planification participative et dune prudence à ne pas imposer brusquement des mesures radicales conduisant à des conversions coûteuses en allocation de ressources financières rares et en innovations technologiques.
Au-delà de la production locale pour le fonctionnement des PTF, les paysans pourraient produire en plus grosse quantité en créant une coopérative, permettant de vendre leur huile (HVB) aux raffineries locales, qui ensuite mettrait le biodiesel sur le marché local à travers des circuits organisés, à commencer par ceux préexistants.
La demande de services énergétiques devra être identifié à la base de manière participative, en sappuyant sur les perspectives de développement local et les ressources disponibles (ressources énergétiques, infrastructures de production, infrastructures sociales, ressources humaines
).
Une approche souple et modulaire (à limage du programme Plateforme Multi Fonctionnelle -PTF/PNUD au Sahel) devrait être préconisé pour coller aux spécificités de la demande concrète en applications socio-professionnelle et pas seulement se focaliser sur la fourniture dénergie (considéré comme intrant).
Des partenariats peuvent être organisés notamment public-privé et nationaux-étrangers pour faciliter laccès des pauvres à des services énergétiques et laccroissement de la production dénergie. Les pays africains font face aujourdhui à un challenge réalisable à condition que les bailleurs de fond et le secteur privé participent de concert à ce défi ;
Des appuis bilatéraux et multilatéraux, financiers entre autres, doivent permettre la mise en place dun cadre institutionnel fonctionnel qui assure léquilibre par les ressources énergétiques renouvelables, la maîtrise de lénergie et la promotion des technologies propres tels que rappelé au sommet de Johannesburg ;
Il serait cependant illusoire de penser que les biocarburants puissent constituer à eux seuls la solution aux problèmes énergétiques du continent, ils font cependant partie du bouquet à composer pour satisfaire les besoins sociaux de base, booster lindustrie et inverser les tendances de détérioration de balance de paiement.
La diversification du panier énergétique et lambition déquité énergétique sont donc souhaitables suivant les potentialités et dotations de chaque pays africain
Recommandation de lONU pour le développement des bioénergies dans le monde :
« les impacts économiques, environnementaux et sociaux de la bioénergie doivent être évalués avec soin avant de prendre des décisions sur le développement du secteur et la nature des technologies, des politiques et des stratégies dinvestissement à adopter »
A lavenir, quand les recherches seront plus avancées, il conviendra de sintéresser à des filières de diversification (principe de précaution) et de montée en efficience notamment la culture dalgues et les agro carburants de seconde génération permettant la production de bio carburants à partir de résidus végétaux mais aussi de cultures non alimentaires (absence de concurrence), sur des sols qui ne requiert évidemment pas les mêmes exigences.
La production de biocarburants de seconde génération pourra valoriser ainsi lensemble du patrimoine phytogénétique et pourrait ainsi être un allié dans des schémas plus proactifs de gestion des ressources naturelles.
Son bilan environnemental est dautant plus intéressant que la culture des matières premières nécessite moins dintrants fossiles.
Dr Jacques Diouf / D G DE LA FAO
Soulignons que le programme officiel sénégalais « biocarburant de lEtat » seul couvrirait déjà 1/10 des surfaces emblavées, sans compter les privés de lagrobusiness international qui se bouscule aux portillons, doù lautre impératif de réguler encore plus et surtout mieux avec la question foncière à prendre à bras le corps pour ne pas en faire une bombe à retardement social.
Le Président Abdoulaye Wade /Sénégal
Le chef de l'Etat sénégalais, un défenseur de la culture des biocarburants, avait déclaré en juillet 2007, que l'Afrique pourrait être "le grand fournisseur mondial" en la matière.
Il a estimé que la crise alimentaire en Afrique n'était pas causée par le développement des biocarburants et appelé les dirigeants africains à développer les énergies renouvelables.
"On a expliqué la crise alimentaire en disant qu'il y avait désaffection des cultures vivrières en faveur des cultures de biocarburants. Ce n'est pas vrai pour l'Afrique", a déclaré M. Wade à l'ouverture d'une conférence internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (CIERA/ Dakar cf. chapitre 1).
"L'Amérique du sud a un problème lorsqu'elle s'oriente vers la culture des biocarburants. Il faut qu'elle trouve des terres (...) Elle est obligée de les prendre sur la forêt. Ce n'est pas le cas de l'Afrique où nous avons des (terres) à n'en plus finir", a ajouté le chef de l'Etat sénégalais.
"La conférence vient à son heure, l'heure de la crise pétrolière. Nous devons être inventif. Le Sénégal a misé sur les énergies renouvelables et les biocarburants pour réduire sa dépendance énergétique d'au moins 20% d'ici 2020", a-t-il souligné.
Le Sénégal a inauguré en novembre 2007 une distillerie pour la production d'éthanol à partir de la canne à sucre dans le nord du pays mais son utilisation bute sur la non promulgation de la loi dorientation sur les biocarburants.
"L'Afrique recèle un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables. Nous, africains, devons nous engager à promouvoir et à développer ces formes d'énergie renouvelable", a insisté le président Wade initiateur dune coopération soutenue avec le Brésil dans le domaine des biocarburants et co-fondateur de lOrganisation africaine des Pays non Exportateurs de Pétrole.
IIX. INVESTIGATIONS MENEES au SENEGAL
IIX. 1 APPROCHE METHODOLOGIQUE
Les activités ont mobilisé trois (3) experts ( GRN, Economiste et Sociologue), les enquêteurs et personnels dappui et dassistance - côté Promotion du Développement Durable « PROMODEV- DSM » ainsi que les représentants des collectivités rurales visitées.
Au terme des consultations multiformes, il a été décidé de conserver, dun bout à lautre des opérations, la démarche et lesprit « Gouvernance Participative et Rationnelle des Ressources Naturelles » qui privilégie entre autres non pas les circonscriptions administratives mais les zones agro-écologiques bien plus homogènes en mettant en avant la démarche participative et les réalités socio-économiques sur le terrain de la production de cultures bioénergétiques en milieu paysan agro-forestier du Sénégal conformément au protocole validé centré sur le Jatropha curcas ou Tabanaani en wolof signifiant pourghère retenu au Sénégal et dans certains pays africains
Un accent particulier a été mis partout sur la pertinence et la représentativité des 3 Sites Agro-sylvo-pastoraux (SASP) choisis par zone par les représentants des populations elles mêmes pour éviter toute imposition « techniciste ou dirigiste ».
Pour chaque étape, les personnels dinvestigation allochtones ont observé un temps dimmersion complété par les visites à certaines autorités locales et une séance dexposé de la démarche suivi de questions et déchanges pour sentendre sur les objectifs visés et harmoniser la démarche.
Ensuite il sen est suivi une composition mixée des équipes dinvestigation suivant lesprit MARP et le choix des sites daccueil dénommés Système Agro-Sylvo-Pastoral (SASP) pour harmoniser les approches éco-géographique ou agro-écologiques.
Ces investigations ont englobés :
les composantes techniques et environnementales (présence ou absence de Jatropha curcas) et forme dintégration de ce pourghère (« Haie vive », en « Agroforesterie » avec une culture associée et laquelle précisément ?
ou « Culture pure / plantation massive » de Tabanaani ; lEtat de la plantation par linterprétation des pertes rapportées qualitativement, sil ya lieu, puisque la situation de référence na pas été mesurée (incompatibilité avec les délais impartis à létude et contraintes saisonnières) ;
les composantes sociologiques (avec surtout la problématique clef de la densification du peuplement de lespace rural par rapport aux terres disponibles et leurs modes dappropriation) ;
les composantes économiques ( avec surtout le schéma de financement de cette activité qui contrairement aux occupations agro-sylvo-pastorales classiques demande un délai de retour sur investissement assez long pour des agriculteurs sahéliens démunis et sans prêt bancaire ou autre forme dassistance de lEtat).
IIX. 2 RESULTATS des INVESTIGATIONS
La campagne 2008 du programme a enregistré un fort taux déchec qui sexplique par:
le manque de maîtrise technique en sylviculture du Jatropha curcas ;
labsence dencadrement technique en général ;
le retard dans la distribution du matériel végétal dont certains plants nont été reçus quen milieu voir fin saison des pluies ;
la provenance douteuse de certaines semences ;
le manque de programmes spécial engrais ou équipement pour laccompagnement des premiers pas;
le doute ayant conduit au manque dinvestissement et des soins nécessaires face au vide juridique et réglementaire du sous-secteur au Sénégal ;
le dénuement du paysan sénégalais moyen qui, éprouvé par la faillite du système de commercialisation agricole en général, na plus les moyens de supporter les dépenses propres à accompagner la prise en charge et linstallation dune nouvelle culture qui ne peut produire de fruits quau bout de 2 à 3 ans de dure labeur.
Les intentions de plantation 2008 étaient en moyenne de 1 à 2 ha.
Lintroduction de Tabanaani nentraîne à moyen terme aucune pression sur les systèmes de production existants. Il sy intègre et même, en diversifiant les sources de revenus des agriculteurs, les renforce.
La transition entre production darachide et production de biocarburant se fera progressivement, puisque les plants de Jatropha seront semés dans les champs darachide, qui continueront à produire jusquà lentrée en production du Jatropha qui ne supplante pas ainsi les terres quils cultivent en mil par du Jatropha curcas mais plutôt réduit les superficies quils consacrent à larachide.
Il sagit pour eux de substituer, partiellement, une culture de rente par une autre culture de rente
Toutefois, il existe un risque, qui ne doit pas être occulté : cest quau niveau individuel, les plus petits exploitants (les plus pauvres) ne consacrent une part trop importante de leurs terres à la production de biocarburants. Ce risque est dautant plus important que laugmentation rapide du prix du gasoil (plus de 20% en trois mois au Sénégal) alimentera une tentation forte détendre le programme au-delà des objectifs quil sest fixé.
Tableau : Résultats Consolidés des Investigations
Zone agro-écologique
/ C RSASP
Caractéristiques socio-démographiques / pressionTerres
Ja
-tro-
-pha cur
-cas
Haie viveJatro-pha cur
-cas
Cultu-re pure
/Plan
tation
massi-ve
Jatro-
pha curcas
Culture Associée/Agro-
foreste
-rieFinancement
( hors fourniture semences ou boutures/plants par lEtat)Main-d'u
-vrePrincipa
-le Contrain-teZoneNiayesCR San-
Gal-
KamSASP de Noflaye
Très forte densité et absence de réserve foncière5 haFonds propres Famille et salariésPertes initiales dues à des litiges anciensCR de Diander SASP de Beer Forte densité foncière1 km envi
-ronFormations traditionnelles naturelles
considérées plus ou moins endémiquesFamilles villa-
geoisesFinance
-ment et remplacement progres
-sif par dautres euphor
-biacea plus répendus CR San-
Gal-
KamSASP de Sangalkam
Très forte densité et absence de réserve foncière
Plantes mises en réserve, en instance de repiqua
-ge 3000 pieds 00Fonds propresFamille et salariésSavoir faire technique famille insuffisan-teZone Bas
-sin arachidier NordCR de
Meri
-na
Da-
khar SASP de Bedd Jeng
Forte densité doccupation60 haPartagé avec Société italienne « SBE »Coopé
-rative de Bedd jeng-Attente initiale de 3 ans sans commer
-cialisa
-tionCR de Nia-
Khè
-neForêt clas
-sée de NDiémène
Réser
-ve natu
-relle renfor-cée (à Acacia senegal, et A. melifera
)0,5 ha2 Pépiniè
-res annexes à Niaa
-xeen et Merina Daxaar Sur fonds de dotation des E&F ( DEFCCS / Min.Environne-ment)Ouvriers Salariés Payés 53530 F CFA pdt 4à 5 mois ECHEC
par manque de suivi et parcelles non clôturéeCR de Mali
-koun
-daSASP BOULEME Moyen
-ne mais réserve person
-nelle de 15 ha6 ha varié
-té dIn
-de
Mais possè-de en pro
-pre 50 kg de se -men
-ces
famille et agriculteurs associés locaux 3 ha sont exploités en partage avec un groupe de 4 agricul
-teurs du village et 3 autres ha avec sa famille propreTrop longue attente par rapport aux promes
-ses de18 mois. Epuise
-ment fonds propres ;ZoneAgroSylvo Pasto
-ralCR de Kabb GaySASP de Kabb GayeDensité moyenne10 ha cultures intermé
-diaires MILFonds propres Famille et prochesPERTES énormes en 2 ans, aucun résultats et pas de conseils ni assistance techniquesCR de war-
KhokhSASP Ngaraf Faible densité0 réalisé sur 50 ha Réservé Fonds propres envisagé mais initiateur émoussé familleSemences demandées au programme National mais non parvenues en 2008/09CR de Colobane et CR de TaïfSASP de XELKOM 100 ha avec polycultures vivrières Fonds propresFamille et disciplesSemen
-ces qualité adaptéeZone Fleu
-veCR de GAESASP de NGeth Faible à moyen
-ne densité doccu
-pation à linstar des terres irriguées du Nord10 ha de cultures asso
-ciéesSur Fonds propres de sauf semences fournies par le programme national Biocarburant à lISRA9 manu
-vres payés 45 000 F CFA chacun par mois en moyenneEpuise
-ment fonds propres, obliga-tion de réduire à 4 ha seule
-mentCR de MbaneSASP de MBane100 ha sur 650 ha en vue dexploitation avec arachide associéeFonds propres grand propriétaire SOTRACOMSalariés dont 1 agronomeAttribu
-tion foncière récente/
querelles politicien-nesCR de GA
-YESasp de Bokhol l
Grande Sté DURABI
-LISFaible à moyenne densité doccupation à linstar des terres irriguées du Nord Faible à moyenne densité doccupation à linstar des terres irriguées du NordDURABILIS5 ha piloteFonds propres
Sté DURABILISSalariées / manage
-ment moderneProjet pilote avec Irrigation goutte à goutte et semi-intensification sur une petite portion de vastes terresZone Sud Est et assi-
mi-
léésCR Ker Sam
-ba KaneSASP de Ker mam bator Moyen
-ne densifi
-cation mais Dotation spéciale de 500 ha 150 ha envi
-ron100 ha Archide
100 ha Nièbe
100 ha Mil
100 ha Manioc
1OO ha MaïsEtat pour lessentiel en dotations diversesSalariés BouclageFinance
-ment CR de DjilorSASP de Sélane dept de Foundiou
-gne Moyen
-ne densifi
-cation à forte mais apports par adhérant des terres :
Plus de 400 ha visés mais seuls les volontaires ayant encore quelques terres font des cult. Vi-
vrières Tra-
di-
tion-
nellement en HV seulementCo financement de 98 adhérents ds ce groupement en attente de 3villages et 10 autres groupements sociétaires dans Sté SOPRESfamilleSelf investisment35 % de perte techniquela première année due au défaut de Savoir faire mais en voie de résolu
-tion avec appui ONG belge ADG grâce aux parcelles expéri
-men
tales de Bombou
-gareCR Ribot
Esca
-leSASP de Bodou Faible à moyen
-ne avec quelques
Réser
-ves indivi-
duelles2 haArachi
-de 3 ha « à côté » Fonds propres Agriculteur
Pionnier dans sa SASPPas de cultures vivrières (mil, sorgho ou maïs) à cause faiblesses Fonds propres donc attend de vendre sa première produc
-tion en 2011 au plus tard (des techni-ciens prédisent 3 ans de cycle végétatif utile13SASP de NDoffane Moyen
-ne densité5 ha associé au milFonds propres familleFinance
-ment et suivi Zone Casaman
-ce natu
-relleCR de Djiredji/DjendéTouba Manding Moyen
-ne densité 3 km HVFonds propres famillesMain duvre familialeFinance
-mentCR Némataba/
Balla Diaba et Manka Koundafaible6 ha culture pure Fonds propres avec aide agents du service des E&F notamment de Kolda puis Vélingara 2ème année de bonne croissance grâce aux bons soins du GPF ds lespoir dun projet TabanaaniSEMENCES difficiles à obtenir à Vélingara : doù cherté ressenti du Transport pour aller chercher les semen -ces au secteur E&F de Kolda puisque la pépinière de Vélingaraavait échoué en Tabanaan
/ Saré Coly SalléDJI
MINI faible2 ha en Cultu
-re pureFonds propres avec appui Shérif Aïdara ONG MODHAZIR E&F de VélingaraMain duvre assurée par GPF Idem mais bonne nouvelle cette année puisque lagent des E&F aurait reçu 50 kg de semences de son collègue de Linkering
Des essais conduits par le centre de recherche de lISRA à Saint-Louis du Sénégal ont confirmé la très bonne réaction du Jatropha à la fumure organique et à lirrigation. La maîtrise de leau sur une plantation de Jatropha permet en effet de multiplier les rendements par 4 à 5.
A titre dexemple, le tableau ci-contre indique les objectifs de production du projet Yellitaare Bio (région de Tambacounda), comparés aux rendements attendus des variétés sélectionnées en Inde par D1 Oil.
Estimations (kg/ha) Yelitaare Bio
Essais menés antérieurement au Sénégal
Quelques RENDEMENT EN TONNES/HA RELEVES
( en fonction des conditions hydriques)
500 à 700 mm de pluviométrie sur sols bien drainés
Culture sous pluie sans irrigation :
Année de cultureNiveau de rendement en fonction des conditions de culture t/haBasNormalElevé10,100,250,4020,501,001,5030,751,251,7540,901,752,2551,102,002,75
Culture irriguée :
Année de cultureNiveau de rendement en fonction des conditions de culture T/haBasNormalElevé10,751,252,5021,001,503,0034,255,005,0045,256,258,0055,258,0012,50
Cette espèce a révélé sur le terrain sa rusticité et sa grande plasticité, des climats semi-arides du nord Sénégal aux zones sub-humides du sud Sénégal, poussant effectivement sur des sols relativement pauvres et secs. Sa culture pourrait permettre de protéger les sols de lérosion (fixation des dunes et autres sols) et de retenir leau (amélioration du bilan hydrique) aidant, ainsi, à lutter contre la désertification.
Facile à cultiver, elle ne peut se pratiquer même sans labour, ensemencement ou usage dinsecticides, acaricides, fongicides et spécialités agropharmaceutiques en général.
Le J. curcas nest pas appété par les animaux domestiques, est un répulsif pour les rongeurs et attire les oiseaux nidifiant et les abeilles. Il aide en plus à protéger les cultures intercalaires (associées).
De sylviculture aisée, il nengage pas beaucoup de dépenses en milieu naturel dans les conditions ordinaires.
Il peut se développer là où il nexiste guère dautres activités agricoles ( terrains délaissés et/ou Tann ). Elle peut donc sans entrer en compétition avec lagriculture destinée à lalimentation, constituer un nouveau challenge de développement de développement comme nouvelle filière agricole à condition que les choix techniques, socio-économiques et environnementaux soient judicieux et bien documentés.
Le Jatropha curcas peut produire des graines dès la deuxième année de plantation (3ème année dans certains cas) et cette production peut durer trente à cinquante ans. Les graines deviennent mûres lorsque la couleur de la capsule virent au jaune. La production de graines varie de 0,5 T /ha en moyenne durant la première année de production à plus de 8 tonnes au Sénégal ; à la cinquième année.(1à 4 kg de graines sont produits par an pour chaque plante).
Le rendement après transformation du Jatropha curcas peut atteindre théoriquement 1900 l / ha / an mais nos investigations tempère les attentes à 6OOlitres en moyenne sans intensification ; tandis que pour comparaison 572 l pour le colza, 662l/ha/an pour le tournesol en culture intensive) militent en faveur du J curcas. Son huile est utilisée pure après repos sans décantation ou après estérification en biodiesel pure.
Caractéristiques du biodiesel tiré de J. curcas
Lhuile de Tabanaani est un biodiesel très performant, contrairement aux autres biodiesels, elles peuvent être utilisée sans mélange et sans modification des moteurs (application pratique en présence des ministres chargé de lIndustrie et de lArtisanat et celui chargé de lEnergie et des Biocarburants au site du Méridien de Dakar sur un PTF équipé dun moulin à mil et dun chargeur de batterie).
Les autres biodiesels issus des plantes oléagineuses telles que le tournesol, le soja, le colza, le ricin et le coton, par exemple, sont mélangés au diesel conventionnel jusquà une proportion de 30 % maximum ; ce qui fait que les perspectives quoffre le J. curcas sont préférables aux autres dans le domaine du diesel ou de la substitution aux gasoil conventionnel.
En ce qui concerne les alcools, comme léthanol, extraits des cultures qui renferment des sucres ou de lamidon telles que la canne à sucre,la betterave à sucre ou les plantes à tubercules (manioc, pomme de terre), la proportion de mélange avec lessence classique est denviron 17 %. Toutefois, le Brésil qui est en avance sur tout le monde et « qui devance désormais même les USA au plan des investissements » a un objectif de 25%.
Cependant le Président B. Obama a replacé la barre très haut et relance les USA pour lénergie écologique et le leadership politique face aux changements climatiques.
Il convient de faire remarquer que les biocarburants requièrent des mélanges spéciaux. Cest pourquoi J. curcas offre, de par ses caractéristiques particulières, des perspectives les plus avantageuses pour les pays producteurs par rapport aux autres biodiesel et alcools.
Le tableau suivant illustre les avantages de lhuile de J. curcas par rapport aux autres huiles :
Matière premièreDensité à 20°C (g/cm3)Viscosité à 20°C (cSt)Point de combustion (°C)Gasoil0,830670Huile brute de J. curcas0,92077236Huile raffinée de J. curcas0,907Faible viscosité205Biodiesel produit à partir du soja
0,92061330Biodiesel produit à
partir du tournesol0,92558316Biodiesel produit à partir de lhuile de palme0,91560230Biodiesel produit à partir du coton0,92173243Biodiesel produit à partir de larachide0,91485258
Ce Biodiesel est utilisable directement dans les moteurs diesel sans mélange et sans modification des moteurs.
Biofuel : utilisable dans les centrales pour la production de la bioélectricité (expérience au Mali).
Le rendement en biodiesel de J. curcas est de 200 (scénario catastrophe) à 1900 litres par hectare.
Cette huile présene une grande viscosité et ressemble au diesel conventionnel à près de 110°C.
Propriétés de lhuile végétale pure de pourghère
Lhuile de pourghère est une huile pur (HVP), cest-à-dire quelle na pas été transformée, mais juste filtrée. Quelles sont ses propriétés comparées au gasoil ?
Tableau : comparaison de lhuile de pourghère avec le gasoil
ParamètresGasoilHuile de pourghèreDensité (kg/m3)840 ± 1,732917 ± 1Viscosité cinétique à 40°C (cST) (centistokes)2,44 ± 0,2735,98 ± 1,3Pouvoir calorique (MJ/kg)45,34339,071Teneur en carbone (%)80,3376,11Teneur en hydrogène (%)12,3610,52ParamètresGasoilHuile de pourghèreTeneur en nitrogène (%)1,760ParamètresGasoilHuile de pourghèreTeneur en oxygène (%)1,1911,06Teneur en souffre (%)0,240
Source: Peter Beerens,
De plus, lhuile de pourghère a une température dinflammation supérieure à celle du gasoil. A première vue lhuile de pourghère semble être moins performante que le diesel à cause de son pouvoir calorifique moins important, mais elle suscite beaucoup doptimisme grâce aux autres caractéristiques.
La promotion de la culture puis de lutilisation de lhuile issue du Pourghère au Sénégal aurait de multiples effets et impacts positifs dont Laccroissement du taux de reboisement en milieu déboisé (zones nord, centre et sylvo-pastorale notamment) et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Mais également,
La protection accrue des sols et des systèmes de production ;
La réduction de la facture pétrolière ;
La création de milliers demplois tant en milieu rural (aménagement des systèmes de production) quen milieu urbain (vente de biocarburant, services offerts aux agriculteurs
) ;
Lamélioration des revenus des populations par la culture directe et les services ruraux drainés (cas des plateformes multifonctionnelles pour lallègement des tâches des femmes, chargeurs de batterie, mini-réseaux délectrification ou de pompage-livraison deau
) ;
Lamélioration de la balance commerciale puis celle des paiements ;
Etc.
Cependant, lavenir et la place du Jatropha curcas dans les programmes forestiers nationaux restent assez flous.
Est-ce que la filière Biocarburant est assez crédible auprès des populations pour impulser lessor du Jatropha curcas dans les programmes forestiers nationaux ?
IIX. 3 LECONS APPRISES
« la mondialisation cest aussi pour le capital un moyen de sabstraire des règles que lui impose lEtat sur un territoire donné. »
Une, deux et trois mauvaises saisons de production ou de commercialisation du tabanaani et sen sera fini de lespoir quattachent les paysans producteurs à cette nouvelle filière prometteuse si elle est bien encadrée !
Deux faits se sont révélés suicidaires pour le projet pendant cette première campagne de commercialisation non officielle :
Les méventes en série de graines dans certaines provinces ;
Les prix non suffisamment rémunérateurs, selon quelques opérateurs semenciers, de réalisation des graines pour rentabiliser les gaines, le tamisage du sable, la collecte et sélection des graines de pré-base, les arrosages quotidiens etc.
En fait quelques bonnes volontés se sont portées à leur secours pour la réalisation des graines sinon la perte serait encore plus sévère face à labsence totale de marché pour linstant.
Par anticipation sur la partie économétrique, disons que face aux constats déparpillement faits sur le terrain, nous conseillerions à lEtat de fixer le prix des semences à 100 F CFA le kilogramme qui est une proposition médiane entre le prix pratiqué actuel (50 F CFA le kilo et celui réclamé par certains groupements de femmes productrices.
Nous rejoignons dailleurs ainsi le regroupement SOPRES entre le cabinet Performances et les producteurs associés du département de Foundiougne.
LEtat doit opèrer vite sur cette question car des contrats sont dors et déjà signés pour vingt ans au moins de production entre des paysans qui nont aucun sens des prix mondiaux et une société européenne !
Cela étant bien souligné pour comprendre le contexte global , plus prosaïquement, les Normales pluviométriques ayant fortement changé au Sénégal, nous nous sommes réajustés dans le rattachement de certaines localités à telle ou telle zone agro-écologique opérationnelle suivant les valeurs pratiques des relevés pluviométriques de ces dernières années.
Il sen est suivi un shift de certaines localités vers dautres zones agro-écologiques plus apparentées par les relevés : par exemple certains villages du département de Louga nont plus les mêmes caractéristiques que Kër Mam Bator, Sélane, NDoffane ou Bodo dans le Santhiou Malem au plan éco-géographique.
Cela est vrai pour dautres localités et dautres zones et explique la réorganisation constatée au sein des zones plus ou moins homogénéisées pour rendre compte des changements climatiques et de leurs réponses diverses et variées (phénomène de bio-plasticité).
.
Ne pas faire cet effort, quoique perfectible, serait ignorer un principe fondamental en écologie opérationnelle : linteraction variabilité constance.
Selon les données de terrain, il savère que le Jatropha curcas était principalement répandu au Sénégal sous forme de haie vive (principalement dans les zones à isohyètes 500 à 1300 mm.
A présent avec la rumeur dun grand projet national de mise en valeur de cette espèce, les
TYPES de CULTURE suivants prennent forme par ci et par là dans lensemble des zones agro-écologiques sans prédominance cependant sur les emblavures classiques :
Plantations massives (PM) ou Cultures pures (CP)
Culture Associée (CA)
Haie Vive (HV)
La principale contrainte dans les différents sites savère être le manque de maîtrise technique dans la conduite de la culture de tabanaani, ensuite viennent les contraintes dordre financier, dacquisition de bonnes semences, dinstallation de systèmes dirrigation adaptée et la longue, très longue période dattente de la première récolte pour des paysans sahéliens habitués au cycle court du mil, de larachide
Les paysans interrogés déplorent quasi-unanimement à ce stade le manque dassistance technique et financière de lEtat.
Ajoutons également que tout ou presque reste à faire en matière de commercialisation (réglementation, structures, infrastructures
).
Plantation pratiquée :
Les terres sous jatropha sont les plus diverses reflétant la plasticité de ce genre ayant développé près de 160 espèces à travers le monde mais ceux à fort mixage argilleux-sablonneux semblent mieux convenir en terme de rapidité de pousse dans les sites visitées au Sénégal pour lespèce vedette rencontrée-le Jatropha curcas.
Le Jatropha est reproduit (insuffisamment par manque de maîtrise technique) de différentes façon : par bouturage, par repiquage de plants élevés en pépinière ou par semis direct.
Le bouturage est la meilleure solution pour implanter une haie ; il est effectué en fin de saison sèche, en utilisant des rameaux de 4 noeuds (30 cm) ; dès les premières pluies la plante se développe rapidement et le taux de reprise est en général élevé. Lentrée en production est également plus rapide (on commence à récolter la 2ème ou 3ème année suivant les zones et les apports en eau).
La plante répond bien à lirrigation au nord du Sénégal. Les boutures résistent moins bien au stress hydrique, et ne sont pas recommandées pour létablissement dune plantation dont lobjectif principal est la production dhuile.
En effet, elles ne développement pas de racine pivot leur permettant de rechercher les ressources en eau en profondeur ; parfois une des racines latérales sincurve pour se développer sous forme dune pseudo-racine pivot, mais elle natteint jamais plus de la moitié ou des 2/3 dune racine pivot normale.
Le repiquage de plants de 3 mois a lavantage dassurer létablissement dune plantation (le taux de survie peut avoisiner 90 %) et de permettre une entrée en production rapide (en 2ème année). Cependant la création et la gestion de pépinières, le transfert des plants sur sites, la préparation du sol avant plantation (trouaison) imposent une logistique, une mobilisation de main doeuvre et des investissements lourds qui rendent difficiles son application à grande échelle par des structures paysannes nayant pas reçu de formation spéciale.
Entretien des plantations
Les arbres sont taillés 2 ou 3 fois au cours des 2 premières années, la première fois à 25 cm. Lobjectif est dobtenir 8 à 12 branches latérales. Une bonne ramification, précoce, constitue un facteur important de rendement de la plantation ; les inflorescences ne se développant quen bout de branches, plus larbre porte de branches et plus il est productif. Ainsi, pour quun arbre de 3 ans produise 1 kg de graines, il doit compter au moins 24 ou 30 branches secondaires ou tertiaires (à chaque rabattage, 4 nouvelles branches se forment au niveau du noeud ciblé).
Par la suite une taille dentretien maintiendra les arbres à une hauteur maximale de 2 m afin de faciliter la récolte.
La floraison (et donc la production de graines) est continue sous nos latitudes avec lappoint dirrigation nécessaire en poche de sécheresse et en saison sèche. Le Jatropha est sensible au stress hydrique (la floraison peut être déclenchée par la reprise de lapprovisionnement en eau après une période de sécheresse). Ainsi, lirrigation permettrait de réaliser 3 récoltes en 2 ans.
Les systèmes dirrigation constatés au Sénégal sont :
Lirrigation à la californienne (pratiquée en milieu paysan démuni au nord / Fleuve Sénégal mais dispendieux en ressources en eau par lévaporation notamment et les déperditions physiques)
Le goutte à goutte, moins coûteux en ressources en eau et en main duvre (1/5ème des effectifs tout au plus pour lirrigation et lentretien) mais fort coûteux pour les agriculteurs moyens débutant le Tabanaani.
Le système dirrigation à pivot que lon rencontre également au nord Sénégal et qui se justifierait par rapport au goutte à goutte juste par sa meilleure résistance aux déprédations animales et anthropiques dans un contexte quelque peu tendu daffectation et dattribution de terres à de nouveaux arrivants.
Pour rester cependant objectif, donnons lautre version qui voudrait que les terres attribuées à des entrepreneurs nouveaux seraient restées longtemps inexploitées sil fallait attendre des initiatives seulement locales.
Tout au plus, nous signale t-on, les agriculteurs locaux sont aussi bénéficiaires dans ces attributions nouvelles, puisque les nouveaux attributaires ont été contenus en aval des terres des petits paysans locaux qui bénéficient ainsi des canaux tracés par ce nouvel agrobusiness qui est obligé de traverser la proximité des champs paysans pour tirer leau sur de très longues distances, les servant au passage de manière non intentionnelle des fois.
La production de graines mures a lieu 90 jours après la floraison. Une fois la plantation établie, lirrigation et la récolte des graines constituent la principale charge de travail.
Limplantation du schéma national et les initiatives diverses:
Le programme EESF a planifié de sapprovisionner pour son lancement dans son environnement proche (régions de Fatick et de Kaolack). Il est ainsi assuré de disposer de variétés adaptées aux conditions pluviométriques et édaphiques qui sont les siennes.
Cependant le schéma sénégalais actuel se propose de faire fournir le gap de semences pour le programme national par lISRA qui dispose dun certains nombre déquipements (laboratoires, serres) et de formation avec un volet conséquent de collaborations nationale et internationale (Brésil, Espagne) ;
La stratégie préconisée est dintégrer les plantations de Jatropha curcas dans les systèmes agricoles locaux existants afin de protéger les activités agricoles traditionnelles qui sont essentielles pour la sécurité alimentaire. Les plantations en cultures pures sont envisagées uniquement dans les terres dégradées. Cette culture de Jatropha curcas peut donc, sans entrer en compétition avec les cultures vivrières, constituer un nouvel outil de développement comme nouvelle filière agricole.
Les densités de plantation à lhectare sont de 2 500 plants en culture pure et 625 plants en cultures associées.
La géométrie de plantation est en interligne de 2 m x 2 m pour la culture pure et de 4m sur 4m pour les cultures associées.
Le rendement à lhectare est de 10 Tonnes par an à partir de la cinquième année.
Le rendement en huile de la plante est estimé à 37% : Dix Tonnes de graines pressées donnent 3.700 litres dhuile brute de Jatropha, biodiesel équivalent au gasoil conventionnel.
La première phase du programme prévoit la production de 3.210.000 Tonnes de graines de Jatropha curcas par an à partir de 2012.
LISRA assure, avec la participation des différents acteurs nationaux et des partenaires au développement, la production de plants nécessaires pour la mise en uvre du programme. La production de plants a démarré en Mai 2008, et à la date du 30 Avril 2009, LISRA a produit environ 3 233 200 Plants de Jatropha curcas
La distribution du matériel végétal se fait par la coordination technique aux producteurs et aux porteurs de projet selon les superficies demandées.
Au total environ 580 hectares ont été plantés durant la campagne 2007. Il est toutefois évident, à cause du matériel végétal qui faisait défaut, quil était pratiquement impossible de planter le total de 5000 hectares qui étaient prévues pour cette campagne.
IX. Activités liées à la campagne 2008/2009:
Pour la campagne 2008/2009, un objectif de 10 000 Hectares de plantation avait été fixé par le programme.
Selon les données reçues de la Coordination ISRA, un total de 3 323 125 de plants a été distribué aux producteurs pour une superficie de 5293 hectares. Une partie de ces plants (environ 3.098.214 plants) ont été prélevés dans les pépinières ISRA et environ 224 911 ont été achetés auprès des producteurs et groupements féminins (qui demandent un relèvement du prix dachat faible et non uniforme au Sénégal (cf. tableau en annexes).
Sur les demandes exprimées par les producteurs, estimées à 12.507 ha, 10 000 ha sont programmées à échéance juin 2009. Pour la région de Diourbel, une demande de 5000 ha est en cours de réalisation (demande reçue au mois dAvril 2009).
Le taux de réalisation du programme est 79.95 % ; compte tenu des objectifs fixés pour cette présente campagne. Les plantations en système irrigué se poursuivent pour la présente campagne, et permettront datteindre la superficie des 10 000 hectares de plantation pour cette présente campagne sur une demande de 12000 ha exprimée.
.
Tableau 2: Récapitulatif par région des demandes et plantations réalisées en 2008/2009
Régions
Superficies exprimées (ha)SuperficiesBesoins en plantsNbre de plants fournisplantéesLouga780719,4449625449625Thiès22222282000138750Diourbel6786,41079,64242250683500Tambacounda470411,2307750257000Kédougou70684375042500Fatick845353528125220625Kolda/Sédhiou650350406250225000Dakar4544,82812528000Fleuve2746189122787501181875Kaffrine160,51549937596250Total12507,9529384660003323125
X. Activités de recherches daccompagnement
Le programme de recherche daccompagnement est réalisé par lISRA en collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux.
X.1. sélection et amélioration variétale de la plante.
Des tests de sélections de variétés adaptées sur les terres marginales et dégradées sont réalisés (terres salées). Ces tests permettront dévaluer les différents comportements de la plante (état physiologique) et de mesurer les composantes des rendements de la culture. Par ailleurs, le rôle bénéfique de la symbiose mycorhizienne sur la tolérance à la salinité amplement démontré sur dautres espèces végétales est également étudié. Ces études permettront de promouvoir la culture du Jatropha dans les terres dégradées, en particulier dans les terres salées (Tann etc.)
.
X.2. mise au point de protocoles de multiplication de plants.
Des méthodes de multiplication végétative permettant de produire des plants de qualité à faible coût pour les agriculteurs sont également développées. Cest dans ce cadre quune collaboration scientifique entre le CULTESA (Laboratoire Espagnol) et lUnité de Recherches en Culture in vitro de lISRA a permis de mettre au point des protocoles de multiplication in vitro de plants de Jatropha curcas. Des résultats satisfaisants ont été obtenus sur les activités de multiplication par micropropagation
Objectifs de pépinières : 1 000 000 000 de plants par culture in vitro.
X.3. Mise en place dune collection décotypes locaux et conservation de matériel végétal de plantes oléagineuses.
Une collection de provenances diverses de semences au niveau national et international est disponible au niveau de lISRA.
X.4. Etablissement de méthodes de gestion de la culture de Jatropha curcas.
Cette activité étudie les itinéraires techniques et les pratiques agro-culturales les mieux appropriés à nos conditions éco-géographiques (cultures à faibles intrants ou maximisant le rapport rendement/coût de production). Les effets de ces stratégies sur la productivité et la tolérance à la sécheresse sont évalués.
X.5. Etude de la valorisation des produits dérivés du Jatropha : utilisation des tourteaux pour améliorer la fertilité des sols.
Des études sur lutilisation des tourteaux issues des graines de Jatropha pour fertiliser les terres sont en cours. Deux modalités dutilisation des tourteaux sont actuellement étudiées : leurs utilisations directes par enfouissement et le compostage de ces résidus comme amendement.
La collaboration avec la coopération espagnole a permis linstallation dune serre de 5 000 m² dans la station de lISRA située à Sangalkam. Cette serre est destinée à lacclimatation des vitroplants issus de la culture in vitro. Le démarrage des travaux de la serre a été lancé en Mars 2008. Dans le cadre de cette collaboration espagnole, des techniciens de lISRA ont bénéficié dune formation sur les travaux de mise au point de multiplication de vitroplants.
La collaboration avec les brésiliens a fait lobjet dun avenant à lAccord Cadre de coopération technique et scientifique pour la mise en uvre du projet Appui au Programme National des Biocarburants au Sénégal, signé le 16 mai 2007. Cet axe de coopération permet de renforcer la production de biocombustibles par le biais de la production de canne à sucre dans le secteur de la production de bioéthanol.
XI. contraintes identifiées
Sensibilisation pour une délibération rapide par les Communautés Rurales des 1000 ha prévus
A ce jour, rares sont les communautés rurales qui ont effectivement délibéré les 1000 hectares prévus pour le Programme Biocarburant. Cest dire toute la nécessité à continuer la sensibilisation au niveau des communautés rurales en commençant par les zones où le programme na jusquici enregistré aucune demande (Casamance, Bakel, etc.).
Lexécution du programme a été biaisée par la perception des producteurs de la notion dhectare. Il a été constaté que les quantités exprimées sur les demandes sont largement en deçà des réalités sur le terrain.
Mise en place des fonds allouée au programme
Lexécution du programme a été ralentie par la mise en place tardive des fonds. Cependant lISRA a préfinancé en 2007/2008 sur ces fonds propres le démarrage des activités de plantations.
DEROULEMENT : CARACTERISTIQUES PARTICULIERES
Un appel doffres avait été lancé en 2007 pour lacquisition de 200 tonnes de semences de Jatropha curcas. Ainsi deux lots de 60 et de 68 tonnes de semences avaient été adjugés respectivement à la Société Négoce International (SONI) et à la société Tracto Service Equipement (TSE). Ces semences devraient être livrées à lISRA au plus tard en Décembre 2007, pour la multiplication de plants nécessaires à la campagne 2008. Cependant un retard de 6 mois a été noté sur le délai de livraison des semences :
le premier lot de 60 tonnes de semences a été livré par la société SONI le 21 Avril 2008 ;
et le second lot de 68 tonnes de semence a été livré par la société TSE le 25 Septembre 2008.
Le retard du délai de livraison des semences a occasionné un retard dans la production des plants en pépinières, qui na pu démarrer quau mois de Mai 2008.
Après réception, 47 Tonnes de semences nécessaires pour la mise en place des pépinières ont été distribuées dans les différents centres de lISRA et auprès des producteurs qui en ont exprimé la demande.
Les allégations suivantes jugées excessives :
Le rendement à lhectare est de 10 Tonnes par an à partir de la cinquième année.
Le rendement en huile de la plante est estimé à 37% : Dix Tonnes de graines pressées donnent 3.700 litres dhuile brute de Jatropha, biodiesel équivalent au gasoil conventionnel
engagent les concepteurs du programme national initial mais méritent des rectifications sur les performances moyennes attendues au Sénégal.
Ces rectifications sont apportées par le Consultant au chapitre XII.- analyse économique, et notamment le sous-chapitre XII .2. intitulé « approche du Ministère de lAgriculture ».
XII. ANALYSE ECONOMIQUE.
« Quelques traits dominant de la situation de lAfrique et du Monde actuel
les pays du Sud ne participent pas à la définition des politiques mondiales ;
la croissance va augmenter plus vite que la réduction de la pauvreté ;
lessentiel de la baisse de la pauvreté est le fait de la Chine alors quelle gagne du terrain en Afrique ;
en Inde, ce sont les classes aisées (la Shining India) qui confisquent lessentiel des richesses crées ;
laide représente moins de 3% du PIB des pays pauvres
laide publique qui était de 50% avant nest plus que de 20%...en dautres termes, cest le marché qui finance le développement »
et il faut souligner à compte gouttes par ces temps de crise multiforme ».
Les Investissements directs étrangers (IDE) se sont contractés en Afrique de 30% en mi 2009 par rapport à 2008.
Cest dans ce contexte de perspectives dévolution socio-économique sombres, quil faut étudier et analyser les projets de production de biocarburants dans les pays africains, comme outil de diversification agricole à côté des spéculations classiques tant vivrières quindustrielles.
Le Sénégal, par exemple, vit sa crise de larachide avec des répercutions structurelles micro et macro-économique insoupçonnée pour un pays sous-développé. Cest léquivallent de « Général Motors Corporation », Ford et Chevrolet en faillite à la fois aux USA.
Voilà le contexte de la principale spéculation agricole du Sénégal depuis plusieurs décennies- larachide- qui irrigant la vie des campagnes sénégalaises plongée dans une agonie sans fin.
Il nest pas difficile de comprendre que le pourghère sest alors présenté en bouée de sauvetage tout simplement. Le noyé à moitié ne choisit pas sa bouée, il saisit tout ce qui se présente à sa portée et sy agrippe de toutes ses forces, presque désespérément.
Voilà comment les paysans perçoivent le Jatropha curcas au Sénégal en 2009 !
Vient ensuite le reste
c'est-à-dire le développement durable et la phraséologie des intellectuels sur les changements climatiques, tant mieux si ça pas les atténuer etc.
ECONOMIE (fiche techn. Gracieusement fournie par le ministère chargé des biocarburants)
Rendement en litres ou kg annuel par hectare ;
Efficience comparée au gasoil;
Efficience comparée à lessence.
Légende :
« Rapeseed diesel » est relatif au colza ;
1 ha de betteraves donnent en moyenne 6500litres déthanol dans les conditions de technologie avancée des pays développés
Trois (3) démarches divergentes ont été relevées dans lapproche économique et lanalyse économétrique ::
Lapproche SOPRES ;
Lapproche SBE ;
lapproche Ministère de lAgriculture
PREALABLE à lANALYSE :
Il faut tenir compte dune certaine subvention faite par lEtat sénégalais à certains producteurs identifiés comme pionniers qui ont reçu des semences ou plants gratuitement soit par le canal de la Coordination nationale du programme avec lISRA comme agent dexécution soit par le biais de services de lEtat comme les Eaux & Forêts (services régionaux, départementaux ou locaux comme ceux de Kolda, Velingara, Linkering, Niakhène ou Mérina-Dakhar).
Le tableau suivant étant le plus à jour de la situation des distributions de plants ne reflète cependant pas la totalité de la réalité nationale fort bigarrée en termes de provenances des semences( locales ou étrangères, sélectionnées ou pas, aux normes de semis et entretiens des plants les plus divers
)
Tableau : Plants fournis par lISRA dans le cadre du Programme National 2008
LocalitéCommunauté ruralBénéficicairesPlants fournisGorom I SangalkamThiakoye Coulibaly 16500Noflaye SangalkamAlioune Diagne Mbor6500 SangalkamMoustapha Coly5000LatminguéGIE Entente Inter Villageois Producteurs de JatrophaKambi66 875LatminguéProjet de Lutte contre la Traite & Travail des Enfants 125000FoundiougneDjilorAbdoulaye Faye25000NDofane Bassirou Faye3750Malème HoddarSerigne Amsatou MbackéKambi40000MbarMoussa Diagne CSA 56 250LompoulDiokoulBassirou Sougoufara3500LompoulDiokoulLamine Thiam3125Syer Serigne Mahmoudane Mbacké12500NgaraafWarkhokeC. R. Warkhokh, Sémou Dieng ex UPA MDRH18750 Kabb GayeSerigne Lakrame Mbaké67375 SOW Diouldé344375Thiéneba Yaya DIALLO12500Darou Ndoyenne Ministre Bacar Dia15500 Keur Samba KaneMinistre Bacar Dia10000Keur LikaFandèneJoachin Couly Thiaw12500Mboulème /Malicounda Ousmane Dia13750Mbeud ForageKelDoudou Ndaye72000ENSA 2500 TaïfSerigne Abdou Rahmane Mbacké95500Patar MbampanaNDoulaSerigne Modou Macké45000 ToubaMoustapha Sylla25 000 Balla Nar Dieng120 000 Keur Samba KaneIbrahima Khalil Fall280 000ToubaKeur Samba KaneMoustapha Sylla80000 Keur Samba KaneLamine Diallo40000MissirahSancouya Cheikh Balla Nar Dieng53000TeyaONG MozdahirCherif Aîdara12000Manda DouaneONG MozdahirCherif Aîdara10 000VinlinguaraONG MozdahirCherif Aîdara150 000GouloumbouAprovacAssociation 56 000DiénoudialaChérif AidaraONG30 000DiénoudialaColonel DioufPrivé46250TambacoundaAPROVAGAssociat50000TambacoundaTEAONG26000MissirahMissirahMasse paysane48750SarayaGroupement de producteursOP20 000BandafassiGPF de KédougouGPF22500Gae Durabilis130 000Gae Cherif Niang59000GaeTéméyeAly Sèye20275Dagana 32500DaganaNderGIE FGID50000Podor Club Unesco30000Fanaye (Thiangaye) GPF Thiangaye25000Fanaye (Belel bogal) Thierno Amadou SY39000Fanaye (Louguere Colombi) Oulèye Diallo26500Dagana 14 privés72000Fanaye (Ndieurbeu) Individuel28000Richard Toll (Temeye) Individuel19600Mbane SANOCY198000Aba HoldingPétéAmadou Ba200000Gamadji SaréNuméro d'autruiIndividuel30000Guamadji Saré Clubs UNESCO20000Nabadji civol 200000 TOTAL 3 323 125
Pour se prononcer sur la rentabilité, parcourons les trois scénarii qui simposent pour dégager des éléments dappréciation:
XII.1. Lapproche SBE
Cette approche est celle dune initiative privée européenne qui a contractée avec des producteurs sénégalais pour une livraison de leurs productions de Jatropha curcas pendant vingt ans renouvelables en exclusivité à cette société en échange de certains investissements utilisables directement dans la production agricole mais nulle part, il ny est fait mention de transformation ou de valeur ajoutée locale post récolte.
Par contre le contrat signé par la coopérative des paysans comprend le tableau rapporté ci-dessous, qui pourrait à lavenir entrer en contradiction avec des décisions de lEtat si les pouvoirs publics avance un prix officiel pour le kg de semence de Tabanaani de 100 ou 125 F CFA par exemple.
Tableau : Fixation des prix au producteur en fonction des cours du Pétrole « Baril brend » par le Maître douvrage
Prix des semences
F CFAPrix des fruits secs
F CFAPrix du pétrole brut
US $60406060404560405060405561416062416563427064447566448067458568469069469571471007248105734911074501157551120775112578521307953135795314079531457953150
Ce tableau est reproduit in extenso du contrat entre les paysans producteurs et la société SBE co-contractant (auteur de la détermination de ces prix), mais pour la cohérence de lanalyse, nous conseillons de partir du troisième graphe qui sert en quelque sorte de déterminant (valeur abcisse), les autres graphes expriment les prix au kilogramme.
Constat : les perspectives sont liées à lévolution des prix du pétrole. Le prix de base nous semble bas mais pour ces agriculteurs résignés et inhabitués, devant ce contrant savant,
le latin est encore plus facile à déchiffrer.
La seconde facette des perspectives importante pour lavenir des terroirs est liée à la transformation du produit brut (les graines de Jatropha curcas) en biocarburant sur place :
la valeur ajoutée pourrait être beaucoup plus importante que les ventes de graine ;
La petite unité industrielle ainsi créée pourrait faire des émules sur place et ailleurs ;
Les emplois occasionnés comptent beaucoup en incidence dans léconomie locale ;
lindustrialisation des campagnes sahéliennes est à ce prix puisque la chaîne de valeurs propre au tabanaani et les activités connexes (transport, services
) pourraient inspirer les autres filières qui ont manqué jusquici à impulser la petite industrie de transformation locale.
A ce stade, il serait imprudent de dégager la rentabilité du projet dont la comptabilité est centralisée par SBE (engagement sur les intrants, le système dirrigation, léquivalence adoptée des journées de travail paysannes en valeur UMO etc.) et dont les prix nous semblent bas et ne sont pas homologués par lautorité gouvernementale. ;
Enfin nous sommes loin de la récolte et nulle part, aucune projection
de récolte ne permet de procéder pour le moment à des calculs économétriques.
XII.2. Lapproche Ministère de lAgriculture
Antérieurement à nos investigations cet été 2009,des expériences ont eu lieu au Sénégal pour la promotion des biocarburants comme substitut aux produits pétroliers.
Cest ainsi quentre 1999 et 2000 sur financement du réseau 2000, un projet a été initié et mis en uvre au niveau des arrondissements de Fimela et de Pout, Une plantation de plus de douze mille boutures de pourghère par des groupements féminins, encadrée par ATI et destinée à la production dhuile.
Une presse à huile manuelle avait été mise au point à titre expérimental pour lextraction de lhuile, et utilisée comme carburant pour le fonctionnement de deux machines à mil et dun véhicule témoin.
De lavis de Mr Ibrahima Niang, Mr Biocarburant du PROGEDE à la Direction de lEnergie. Dans le cadre de la recherche dénergie de substitution au bois, le PROGEDE a conduit en 2002 des tests dacceptabilité du gel fuel (éthanol gelifié) auprès des ménages et une étude de production locale a été menée. Au niveau de la zone dintervention à Tambacounda, le PROGEDE de lavis de Mr Niang, a procédé depuis 2003 à une plantation de pourghère sur une superficie de 25 hectares pour tester les possibilités de production de biodiesel. Dans le souci de valoriser les plantations, le projet en collaboration avec la Banque Mondiale et une firme norvégienne, a travaillé sur lintervention dun véhicule multi service qui pourrait utiliser le biodiesel comme carburant pour son fonctionnement ; ce dernier doit en particulier servir au transport des personnes et des produits issus des aménagements, à produire de lélectricité pour les villages dépourvus déclairage et desservir un système de pompage deau (profondeur 8 à 20 mètres) pour lirrigation des cultures et la consommation domestique. Cette grande innovation à la base a été primée par la Banque Mondiale (voir Annexe PROGEDE).
Mais une interrogation majeure demeure sur le prix de vente officielle au Sénégal qui nexiste dans aucun référentiel..
Face à ce vide, travaillons sur la base du Plan REVA/ document officiel Biocarburant soumis par le Ministre de lAgriculture, M Amath Sall (Juillet 2007). Déclaration du Ministre Amath Sall :
« Un ha produisant 10 tonnes équivalent de 3700 litres de biocarburant pour un coût dexploitation de 78 000F lha, le paysan producteur pourrait vendre le litre dhuile de J. curcas à 100 F CFA avec un bénéfice de 50%.
Centrales de production de biodiesel
Il nexiste pas pour le moment de données précises pour évaluer le coût dopportunité dune centrale de production de biodiesel.»
Commentaire : il convient de tempérer loptimisme de M. le Ministre en introduisant deux ajustements dictés par nos investigations et une approche plus prudente :
le taux dextraction quil porte au niveau quasi-maximal donc 37% pourrait être ramené à 20 % dans les conditions dextraction au village avec les presses locales et le matériel de reproduction non sélectionné et certifié; ce qui ramènerait lhuile tirée des 3700 litres/ha annoncés à 2000 litres seulement (et ce nest pas encore fini, puisque suit une autre source de réduction du rendement) ;
le rendement escompté en champs paysan ne devrait se situer à10 t quen conditions exceptionnelles (sols bien drainés, bonne pluviométrie totalisant plus de 500mm, irrigation et de préférence le « goutte à goutte » et, cerise sur le gâteau, avec des variétés sélectionnées ce qui est loin de refléter les conditions moyennes paysannes mais seulement à 1 tonne (ou moins) les trois premières années de production, pour natteindre que 2 à 4 tonnes les années qui suivent (moyenne donc 3 t) en condition de cultures associées (agroforesterie qui est conseillé pour ne pas mettre en péril léquilibre en cultures vivrières au Sahel) ; ces redressements diminuent dautant la base de calcul (10T/ ha) pour aboutir en définitive à une production moyenne par ha de quelques 400 à 800 litres (moyenne 600 l correspondant aux 3t) dans les conditions du Sahel sans irrigation (esentiel du territoire sénégalais).
:
TABLEAU de SYNTHESE sur les rendements du tabanaani au Sénégal
A partir des travaux antérieurs ISRA et des investigations de terrain
En tonnes/ha
AnnéeSans irrigation (SI) ASI BVarièté sélectionnée plus Irrigation (VSI) AVSI B1000 ,1O,120,2501,001,5O1,5030,751,252,505,0040,901,755,06,2551,12,007,58
NB :Lannée 1 nest généralement pas porteur de production commercialisable selon nos observations
EVALUATION DU COÛT DEXPLOITATION POUR LE PAYSAN
A partir de la 1ère année de production (source MA Sen)
coût annuel de lengrais à lha : 10 000 F CFA/ ha ;
coût du matériel agricole à lha :20 000 F CFA/ ha
Amortissement : 4 000 F CFA/ ha
Coûts de production pour 1 ha de J curcas
Devise1ère année2ème année3ème année4ème année5ème année6ème annéeF CFA38 54044 88847 60849 42251 23656 813
Coût moyen en F CFA = 48 084 F CFA qui est ensuite arrondi par prudence à :
Coût moyen environ 50 000 F CFA /ha de la 1ère à la 5ème année
Prix du kilogramme de semence de J. curcas : 340 F CFA !!! (non constaté sur le terrain au Sénégal)
Coût de revient annuel de lexploitation du paysan : 64 000 F CFA/ha
Rendement moyen en graines des 5 premières années = 3 tonnes / ha
Revenus annuel moyens = 3 000 kg / ha x 60 F /kg = 180 000 F CFA
Coût dexploitation total dun ha non subventionné = 78 000 F CFA
Doù le BENEFICE ECOMPTE : 102 000F CFA / ha
Et par conséquent le Taux de Rentabilité = bénéfice / charges totales
(102 000 / 78 000) x 100 = 130,76 %
XII.3. Lapproche SOPRES
Lobjectif du programme Tabanaani/Foundiougne est datteindre en 5 ans un niveau de développement qui lui permette de distribuer au niveau régional des sources dénergie renouvelables (huile brute, carburant automobile, substitut au charbon de bois) à des prix compétitifs.
Estimation du revenu de lexploitation de 1 hectare de tabanaani
Journées de travailAnnée 1Année 2SuivantesDéfrichage200Labour200Semi200Sarclage1333Sarclage 2333Entretien (coupe bois)222Récolte0060Total14868Besion en personnes par jourHommeAide FemmeDéfrichage210Labour120Semi110Sarclage1210Sarclage 2210Entretien (coupe bois)120Récolte et transport003Travail en Homme-jour UMOAnnée 1Année 2SuivantesDéfrichage500Labour400Semi300Sarclage17,57,57,5Sarclage 27,57,57,5Entretien (coupe bois)444Récolte et transport00180TOTAL3119199Défrichage (en F CFA)5 000 00Labour (en F CFA)4 000 00Semi (en F CFA)3 000 00Sarclage1 (en F CFA)7500 7500 7500 Sarclage 2 (en F CFA)7500 7500 7500 Entretien (coupe bois) (en F CFA)4 000 4 000 4 000 Récolte et transport00180 000 TOTAL (F CFA)31 000 19 000 199 000
Unités et Valeurs adoptés :
REMUNERATIONS
Homme (1 UMO à 8 H par jour) 1 000 F CFA
Aide (0,5 UMO à 8H par Jour) 5 00 F CFA
Femme (1 UMO à 8 H par jour) 1 000 F CFA
RECOLTE
Période de récolte 60 jours
Productivité 3 kg /heure
Heures / ha 1 000 heures
Besoins H / j 17 h/ jour
Récolte par des femmes de la famille
Disponibilité 6 h /jour
Productivité 3 kg/ h
Heures / ha 1000 heures
Besoins H/ j 17 heures/ jour
Récolte par une association (jeunes) ou ouvriers
Tarif 10 F CFA le kilo
Coût MO 30 000 F CFA / ha
RESULTAT DEXPLOITATION
Rendement 3 000 kg /ha
Prix de vente des graines 100 F CFA le kilo
Produit 300 000 F CFA
Charges 199 000 F CFA
Bénéfice dexploitation 101 000 F CFA
Revenu total du ménage 281 000 F CFA
MESURE de la RENTABILITE :
« La rentabilité est le plus souvent mesurée par le taux de profit, qui est le rapport entre le profil dégagé par une activité et le capital utilisé (où les dépenses engagées) pour obtenir ce profit »
Dictionnaire des sciences économiques et sociales, édition Belin 2002
Ainsi donc le taux de rentabilité serait de :
(101 000 F / 199 000 F) x 100 = 50,75 %
Tandis quune forme de rentabilité sociale élargieÏ% dégagerait un taux de :
(281 000 F / 199 000 F) x 100 = 141,21 %
Ï% eu égard à la valorisation socio-économique du temps disponible pour toute la famille (approche genre positiviste)
Commentaires SOPRES sur le Revenu d une plantation de Jatropha
tandis que larachide- culture de rente phare procure actuellement 1000Kg/ha (équivalent gousses700kg/ha+1/5 fanes pour arriver à léquivalent 1000 kg gousses donc hypothèse optimiste)
produits arachide par ha =1000 kg x165F/kg =165 000F CFA contre 199 000 F pour le tabanaani (à 100 F / kg) donc un bénéfice supplémentaire de 135 000 F CFA ;
et un bénéfice moindre de 19 000 F selon le même mode de calcul à 60 F le kg de tabanaani
les charges étant considérées à peu près les mêmes au fil des années (moyenne)
Il sy ajoute les avantages et opportunités que constituent lapprovisionnement du marché national en :
Carburant automobile : le prix actuel du gasoil est déjà bien supérieur au prix de revient dune huile végétale ;
Electricité : le gouvernement sénégalais multiplie les encouragements à investir dans le secteur des énergies renouvelables et le partenariat entre le programme EESF et lASER envisage que les villages puissent fournir de lélectricité au réseau national.
Dans les deux cas, il est alors nécessaire de produire une huile végétale pure de qualité, répondant à des spécifications précises, telles que celles décrites dans la norme allemande DIN 51605 (actuellement utilisée comme référence en Europe).
Mais également dautres avantages du Tabanaani que sont :
Les Utilisations villageoises :
fabrication savons ;
médicament contre les maux de tête (ceindre le pourtour de la tête avec les feuilles au niveau du front) ;
contre le rhume- faire une décoction de feuilles bouillies à boire.
Haie vive pour cultures au champ.
Au plan environnemental :
Frein à la monoculture désertifiante de larachide ;
Diversification des cultures et remontée de la biodiversité.
Donc triple avantage social, environnemental, économique et financier à encourager un programme Tabanaani (Pourghère) :
Au plan micro-économique de lexploitation - Gain de 199 000 F CFA supérieur aux 165 000F CFA que procure larachide ;
Acquisition du litre de biocarburant à un prix inférieur à celui du carburant à la pompe ;
Au plan international des échanges avec lextérieur, Redressement de la balance des paiements par le biais de la diminution des importations dhydrocarbures.
Mais également :
Le rythme de progression de lélectrification rurale pourrait être booster par lapplication du programme biocarburant en liaison avec les PTFM vulgarisés avec laide du PNUD
Frein à la monoculture désertifiante de larachide et à loligopole arachidier ;
Extension de certains services aux populations rurales par le biais de la mécanisation et de la motorisation (pompage deau, petit réseau délectricité, soudure, téléphonie, Internet, NTIC
)
Le programme Tabana. eau.ableà ceniveau.ns, le Sénégal fait surtout de la représentation malgré son niveau de représentation à certaines conférencani/Foundiougne accorde une grande importance à la dimension du genre dans son approche. Dès lors lanalyse se démarque de cette étude sur deux points essentiels :
La contribution à lexploitation du travail des enfants ne peut être considérée, même sil est une malheureuse réalité dans de nombreux villages, . Lanalyse y substitue la rémunération de personnels auxiliaires employés par lexploitant
Le travail des femmes doit être valorisé de façon équitable. Si on estime quelles passent jusquà 6 heures par jour à travailler dans la plantation, en sus de leurs activités ménagères qui permettent aux travailleurs sur cette plantation de se restaurer et de disposer deau, alors leur charge de travail doit être considérée comme équivalente à celle dun homme et rémunérée comme telle.
Tableau :
Appréciation qualitative multicritérielle de critères socio-économiques et environnementaux choisis
Critère dappréciation qualitatifpositifNégatifAccés démocratique et participatif à une énergie moderneXSouveraineté, autonomie et fiabilité dapprovisionnementXPrix par rapport au gasoil pompeXFavorisant les AGR et la modernisation des campagnes / Lutte contre la pauvretéXImpact écologique / GES/ CC *XImpact écologique en région semi désertique et terres abandonnées / lutte contre lérosion des sols dénudésXConcurrence prévisionnelle avec céréales sur les terres (hypothèse : succès à long terme) ou concurrence avec autres cultures de rente sur le temps de travailXRisques Déforestation / menace sur diversité biologiqueXMaîtrise concurrentielle et professionnalisme en technologie de production XImpact financier à court terme pour le petit paysan (trésorerie en première année)X
*si le bilan énergétique est positif évidemment
.
A titre de complément dinformations nous reproduisons les tableaux suivants :
Tableaux source Joël Blin CIRAD / 2IE
Rendement dEthanol en fonction des cultures :
EthanolBetterave sucrièreBléMaïsPomme de terreManiocCanne à sucreTopinambourRendement
(hl/T)0,9053,9411,780,750,85,Productivité
(T/ha)biomasse454,5530407055Productivité
(M3/ha) Ethanol4,71,75237,15,34,7
Rendement constatées en Afrique de lOuest (le coefficient de conversion dépendant de la sylviculture et de la technologie de transfomation)
Plantes oléagineusesHuile produite (litre/ha)Coton100Jatropha sp.300/400Palmier6 000
Rendements de différentes plantes
Maize(com)145172Cashew nut148176Oats183217Lupine195232Kenaf230273Calendula256305Cotton273325Hemp305363Soybean375446Coffee386459Linseed (flax)402478Haselnuts405482Euphorbia440524Pumpkin seed449534Coriander450536Mustard seed481572Camelina 490583Sesame585696Safflower655779Rice 696828Tung oil tree790940Sunflowers800952Cocoa (cacao)8631026Peanuts8901056Opium poppy9781163Rapeseed10001190Olives10191212Castor beans11881413Pecan nuts10551791Jojoba15281818Jatropha15901892Macadamia nuts18872246Brazil nuts20102392Avocado22172638Coconut22602689Oil palm50005950
Pour complèter lanalyse, intéresons- nous à travers le tableau suivant à laspect qualitatif qui lui milite tout à fait en faveur du biocarburant de Jatropha curcas- un des meilleurs du monde comme le montre le tableau comparatif suivant :
Caractéristiques biocarburants ( huiles végétales)
Huile végétaleViscosité à 40°C( mm2/s)Indice de cétane Coton 33,744,7Pavot42,436,7Colza 37,337,5Tournesol34,436,7Sésame3640,4Lin2827,6Palmier63,6 (à 30° C)42Jatropha49,9 (à 38° C)40-45Ricin29742,3Soja33,138,1Arachide4034,6Noisette2439,8Noix36,833,6Amande34,234,5Olive29,4Blé32,635,2Maïs35,137,5Gazole24,543,8
Il est parfois pris en considération le Résidu de Carbone (%masse), PCS (kJ/ kg),la Teneur en Cendres (% masse), la Teneur en Souffre (% masse), lIndice dIode (g/l huile), lindice de saponification (mg KOH/g huile) et TLF (°C)
Donc, face à cette photographie très bigarrée des projections de prix au Sénégal, la promulgation de la Loi dorientation sur les biocarburants et les textes réglementaires qui vont suivre sont attendus comme les étapes décisives dans lharmonisation des approches, méthodes et prix de base à appliquer.
De notre côté nous conseillons les décideurs à fixer des prix planchers par catégorie de produit et laisser le jeu de la libre concurrence des producteurs peaufiner les prix déquilibre qui ne peuvent être que changeants eu égard aux perspectives mondiales pour les biocarburants et à la disponibilité réelle à chaque campagne des produits vivriers de base et des autres produits agricoles fournisseurs de devises et de « pouvoir déchange » marchand.
XIII. STRATEGIE DE MISE EN UVRE DU PROGRAMME NATIONAL BIOCARBURANT SENEGALAIS
A. Comité technique national
Il est créé un comité technique national chargé de la mise en uvre nationale du programme spécial biocarburant sous lautorité du Ministre de lAgriculture, dirigé par un coordonnateur national et supervisé par le Président de lAssociation national des Conseillers ruraux (ANCR).
Le comité technique comprend en outre, les techniciens du Ministère, les Organisations paysannes (OP), les Organisations professionnelles agricoles (OPA), les Elus locaux (EL), les Gouverneurs adjoints chargés du développement des régions( GA), les partenaires au développement et ONG, les projets et programmes de développement.
Des superviseurs sont désignés au niveau départemental et local par les OP.
Multiplication des plants
A la demande du Ministère de lAgriculture, les Gouverneurs, Préfets, Sous-Préfets ainsi que les commissions locales chargées du développement rural ont identifié à travers le pays les zones naturelles de concentration de J. curcas. Ce recensement a permis dorganiser une opération de collecte des graines par le CSA.
De même, il sera organisé la collecte des écotypes locaux (boutures et semences) du J. curcas dans les différentes zones agro-écologiques du Sénégal ( à partir de la première semaine du mois de juillet) pour leur plantation dans les communautés rurales.
Cest pourquoi, il a été proposé à Monsieur le Président de la République dériger le J. curcas en arbre parrain pour la campagne nationale de reboisement 2007 et la généralisation dela délimitation des champs par le J. curcas par anticipation du cadastre rural
En tant quobtenteur des semences (prébases et bases), lISRA assurera avec la participation des différents acteurs nationaux et des partenaires au développement, la production de plants nécessaires pour la mise en uvre du programme spécial biocarburant (PSB). La multiplication des plants se fera essentiellement par culture in vitro et par pépinières à partir des 25 T de semences dont une partie est déjà collectée au Sénégal par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire.(CSA).
Cette activité de multiplication de plants de J. curcas, avec un objectif de 1 milliard de plants, sera conduite à travers limplantation à lISRA dun laboratoire de culture in vitro à grande capacité, suivant le modèle de CULTESA ( Centre de recherches en Biotechnologie) à Santa Cruz (Ténériffe, Espagne).ce laboratoire qui sera financé par le Président de Ténériffe pourra également travailler sur dautres espèces (pomme de terre,oignon
).
Elle fera également lobjet dune collaboration scientifique entre le CULTESA et lISRA / Unité de Recherche en Culture in Vitro (URCI) pour la mise au point de protocole de multiplication in vitro de plants de J. curcas, les échanges dexpérience, la formation des techniciens etc.
Une mission au Sénégal conduite par la directrice de CULTESA sera bientôt organisée pour lidentification et la collecte de graines de variétés locales de J. curcas destinés à la multiplication dune part, et pour des échanges scientifiques avec les chercheurs de lISRA, dautre part.
Après cette multiplication, les plants seront distribués aux producteurs et aux porteurs de projets selon les superficies demandées, ces derniers étant chargés de la mise en, place des plantations. Les services techniques (ISRA, ANCAR, DRDR, Inspections des Eaux et Forêts,
) seront chargés de la formation, de lencadrement des producteurs et du suivi des plantations.
Quant à limplantation des unités dextraction et de transformation de lhuile de J. curcas en biodiesel et de production délectricité, elle fera lobjet dun partenariat entre lEtat du Sénégal et les opérateurs étrangers qui souhaitent sinvestir dans la filière.
Mise en place de pépinières de production
A léchelle nationale, des pépinières de plants de J. curcas seront implantés dans des zones favorables à la multiplication (Niayes, Vallées du Fleuve Sénégal et Anambé).
Les paysans seront propriétaires des pépinières et bénéficieront de la formation de lISRA et de lencadrement des services techniques de lEtat (ISRA,DH, SAED, ANCAR, DRDR etc.)
REMARQUE :
il serait préférable dorganiser plutôt quelques sessions de formation de formateurs à lISRA pour services de vulgarisation et Associations de la société civile à impliquer.
Collecte de boutures
A la demande du Ministère de lAgriculture, les Gouverneurs, Préfets, Sous-Préfets ainsi que les commissions locales chargées du développement rural ont identifié à travers le pays les zones naturelles de concentration de J. curcas. Ce recensement a permis dorganiser une opération de collecte des graines par le CSA.
De même, il sera organisé la collecte des écotypes locaux (boutures et semences) du J. curcas dans les différentes zones agro-écologiques du Sénégal ( à partir de la première semaine du mois de juillet) pour leur plantation dans les communautés rurales.
Cest pourquoi, il a été proposé à Monsieur le Président de la République dériger le J. curcas en arbre parrain pour la campagne nationale de reboisement 2007 et la généralisation de la délimitation des champs par le J. curcas par anticipation du cadastre rural.
ANNEXE au P.S. Biocarburant
constituer des S.A. dexploitation de la filière biocarburant :avec 51% du capital au moins pour les sénégalais ;
fixer un prix au producteur garanti et suffisamment rémunérateur pour susciter lintérêt des paysans ;
arrêter par une convention Etat-Partenaires, un prix de cession du biodiesel à lEtat ou aux organismes habilités à définir ;
garantir lencadrement et lAssistance en intrants agricoles et techniques aux agriculteurs par les promoteurs ;
les terres appartiennent à la collectivité et ne font pas lobjet de cession ou de bail ;
prix de vente en public des produits finis conseillé, afin daccroître les retombées positives sur les ménages ;
transformation sur place au Sénégal de la matière première.
XIV. RESULTATS ATTENDUS
Un milliard (1 000 000 000) de plants de J. curcas produits par culture in vitro, pépinière et bouturage ;
321 000 ha plantés (1 000 ha par C R) ;
Organisations de producteurs et représentants de collectivités locales formés à la production de plants par pépinière, aux techniques de plantation et à lentretien des plants jusquà la première production (18 mois après plantation) ;
Un milliard cent quatre vingt dix millions (1 190 000 000) de litres dhuile de J. curcas produits pour la satisfaction totale des besoins nationaux en gasoil qui sélèvent à 550 millions de litres en 2007 ;
Production de bioélectricité et délectricité lancées à partir dunités locales de transformation ;
Facture pétrolière du Sénégal allégée ;
Facture des ménages baissée significativement avec la réduction des coûts ; le biocarburant étant à bon marché ;
100 000 emplois directs créés ;
Capacités techniques des organisations de producteurs et des collectivités locales renforcées ;
Pôles agro-industriels créés dans chaque région du Sénégal ;
Revenus agricoles accrus et diversifiés par lexploitation des opportunités offertes par les filières bioénergétiques émergentes ;
Conditions de vie des populations rurales améliorées grâce à laccroissement du niveau de satisfaction de leurs besoins économiques et sociaux à travers lutilisation de technologies avancées et adaptées, baisse significative de la pauvreté ;
Balance des paiements améliorée.
Autres effets bénéfiques :
La déclaration de Johannesburg reconnaît explicitement la place privilégiée de lénergie dans la construction dun développement humain durable.
En plus des bénéfices liés à la satisfaction de besoins sociaux en général (activité professionnelle, transport, éducation), citons :
Lamélioration de la gouvernance dans le domaine par un accés plus démocratique notamment pour les ruraux et démunis sub-urbains
la sécurité énergétique ;
la protection des sols et des eaux de surface;
laccessibilité au marché carbone, le développement de projets MDP ;
contribution à leffort mondial de réduction des émissions de GES
Il est également envisagéunemultitude de sous produits tels que :
Les tourteaux pour alimentation animale et engrais ;
De la glycérine pour fabrication de savons ;
Des produits médecinaux (racines et feuilles de pourghère à effets purgatifs et émétique contre la diarrhée et la toux ;
du biogaz (méthane) pouvant alimenter les centrales thermiques par valorisation desdéchets issu de la production dagro carburants.
De manière générale, ce genre de projet permet datteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et lOMS estime notamment queinvestir dans une énergie domestique plus propre peut permettre demultiplier par sept (7) les bénéfices économiques en matière de santé et de gain de productivité et en plus de
-réduire la pauvreté par lamélioration de la santé et laccroissement de la productivité,en assurant un accès universel à des services énergétiques adéquats pour la cuisson, léclairage, le transport ; en suscitant de manière générale la création dactivités génératrices de revenus ;
Libérer les femmes (et enfants pour la scolarisation) de corvée de bois, deau et de décorticage et améliorer la qualité de lair de leur habitat ;
Atténuer les problèmes liées à lurbanisation rapide et incontrôlée en fixant les populations rurales par lamélioration de loffre des services énergétiques (exp. Par lénergie mécanique des moteurs)
Le projet du Sénégal, sil est bien réalisé, aura dautres incidences non listées de manière systémique dans le document publié:
OMD1- réduire de moitié lincidence de la pauvreté dici 2015
OMD2- enseignement primaire
OMD3- Habilitation / capacitation des femmes
OMD4- réduction de la mortalité infantile
OMD5 santé maternelle
OMD 6- combattre le VIH / SIDA, le paludisme et dautres maladies
OMD7- sous-objectif accés à l eau potable en milieu rural
OMD 8 sous-objectif emploi des jeunes en milieu rural
Source PREDAS/ CILSS !?
XV. Perspectives du programme national sénégalais
Les actions envisagées sinscrivent dans la perspective du DRSP, des OMD, de la LOASP et des autres instruments de planification stratégique sénégalaise :
Le tableau suivant montre à souhait que la probabilité de mourir pauvre est plus forte pour les professions agricoles et rurales que pour les autres :
Source : tableaux ADePT par la gracieuse entremise de la B M
XV.1. Stratégies de plantation
Pour décentraliser la production des plants et limiter ainsi les coûts de transports et la perte des plants, la coordination prévoit de promouvoir à partir de 2009, la plantation par semis direct. Des semences de Jatropha curcas seront distribuées aux producteurs et aux groupements villageois et des champs pilotes de démonstration seront installés au niveau de chaque communauté rurale. Les groupements villageois et les producteurs (jeunes, femmes et adultes) seront formés aux techniques de plantation avec lappui des Organisations de la Société civile.
XV.2. encadrement des groupements villageois et des producteurs
Les paysans seront formés aux techniques de plantation en culture pures, aux techniques dagroforesterie en associant le Jatropha avec les cultures vivrières, aux techniques de valorisation des résidus du Jatropha par le compostage des tourteaux pour la fertilisation des terres. Ils seront également formés aux techniques dextraction des graines en utilisant les presses artisanales.
Des unités expérimentales dextraction dhuile de Jatropha seront mises en place au niveau des collectivités locales.
XV.3. Calendrier de plantation de 2009 à 2012
Les activités de plantation sont effectuées en pluvial et en irrigué dans les différentes régions du Sénégal. Le Calendrier prévoit à partir de 2009 un objectif de plantation de 6000 ha par région. En tout le programme envisage de planter 84000 hectares de Jatropha curcas par an dici 2012
Tableau : Liste des partenaires impliqués dans la mise en uvre du programme national officiel
Partenaires NationauxObjectifsAxes de collaborationDIASPOREVA
Plantation de 400 ha Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations, collaboration sur la transformationUniversité de ThièsProjet de rechercheRecherche daccompagnement Université Cheikh Anta Diop
Renforcement des capacités
3 thèses de doctorat d'état sont actuellement encadrées au niveau de l'ISRAANCAR
Renforcement des capacités des producteursSensibilisation et renforcement des capacités des producteurs
Direction de lEnvironnement et des Etablissements ClasséesPartenariat dans la recherche de financement sur les crédits carboneProjet pour le Mécanisme de Développement propre
MDPONG NationauxRenforcement des capacités GIE Femmes Forestières,
GIE Femmes de Kédougou, Renforcement des capacités
Formation et production de pépinières
SOCOCIM Industrie
Plantation de 10 000 ha Jatropha,
Remplacer le fuel par les fruits de JatrophaRecherche d'accompagnement sur les itinéraires techniques
SODEFITEX
Exploitation du Tourne sol
Recherche d'accompagnement sur les itinéraires techniques
ONG Mozdahir
Plantation de 300 ha de Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations et renforcement des capacités
GIE Entente Villageoise
Plantation de 150 Ha Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
Mouvements des Producteurs du Sénégal MSD
Renforcement des capacités
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
Aéroport Lamp Fall
ONG basée à Sédhiou
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
GIE Producteurs de banane
Tambacounda
Exploitation de Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
Société SANOSSY
Plantation
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
SEN-BIO Sarl
Plantation de 1000 ha de Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
ABA HOLDING
Plantation de 5000 ha Jatropha
Mise en place et Suivi des plantations ; renforcement des capacités
Partenaires étrangers DURABILISPlantation de 20 000 ha de JatrophaMise en place et suivi plantations ;
Recherche d'accompagnementGroupe AGRO-OIL
Exploitation de 10 000 ha Jatropha
Mise en place, Suivi des plantations, et recherche d'accompagnement
EMBRAPA
Institut brésilien de recherche Agricole
Echanges scientifiques dans le domaine biocarburant
Collaboration et Recherche d'accompagnements
Coopération brésilienne
Production de canne à sucre
Collaboration et Recherche d'accompagnements
Renforcement des capacitésCULTESSA
Production de 1 000 000 000 plants en culture in vitroRecherche d'accompagnements, renforcement des capacitésInstitut de Recherche pour le Développement
Echanges scientifiques dans le domaine biocarburant
Collaboration et Recherche d'accompagnements
CIRAD
Echanges scientifiques dans le domaine biocarburant
Recherche d'accompagnementsMinistère Français Coopération
Appui financier pour projet sur le Jatropha
Recherche d'accompagnements
XVI.RECOMMENDATIONS :
CAP SUR LA CROISSANCE ET LE
DEVELOPPEMENT DURABLE
Si lon saccorde généralement sur le terme croissance, il nen va pas de même de lexpression « développement durable » qui compte heureusement beaucoup de nouveaux adeptes et subséquemment quelques errements redressables: à titre de contribution signalons simplement que le développement durable (cf. M Falilou DIOP, 1992) est inclusif des notions de participation, dintégration technique, socio-économique et environnementale, de conjugaison des bénéfices à court, moyen et long termes entre autres.
Labsence de projets biocarburants significatifs sur le terrain malgré les déclarations dintention doit amener le Sénégal à re-ajuster son dispositif institutionnel de management du MDP, du protocole de Kyoto, des changements climatiques et de développement sain des biocarburants à lintérieur du package des énergies renouvelables (ER) suivant les aptitudes locales et les priorités nationales.
Pour ne pas tenter de réinventer la roue nous aurions pu nous contenter de recommander en les reprécisant dans le contexte du développement des biocarburants les points pertinents suivants de la loi dorientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) :
La LOASP accorde une place très importante aux organisations professionnelles agricoles (OPA). Elles bénéficient dun statut reconnu et protégé et du soutien technique et financier de lEtat. En outre, le dialogue et la concertation Etat - OPA sont prévus dans la mise en uvre de quasi tous les engagements de la loi et institutionnalisés jusquau plus haut niveau. Il convient de maintenir et renforcer ce dialogue.
Un autre enjeu est la possibilité de créer avec les organisations représentatives de la transformation et de la commercialisation des interprofessions reconnues et dont le pouvoir de conclure des accords interprofessionnels et de lever des cotisations est reconnu.
Il est ainsi recommandé de mettre en uvre ces dispositions pour créer des interprofessions fortes et représentatives.
Formaliser progressivement le secteur agricole :
Une des grandes perspectives ouvertes est damorcer la formalisation du secteur agricole au Sénégal, et ce de plusieurs manières. Tout dabord, comme nous lavons vu la concertation entre lEtat et les OP est institutionnalisée à différents niveaux. Dautre part, les statuts des exploitations agricoles, des OPA, des interprofessions mais aussi des métiers de lagriculture ainsi quune convention collective pour les ouvriers agricoles non familiaux vont être définis dans un court terme. Ceci lance des pistes de réflexion novatrices à léchelle du pays mais aussi de la sous-région où 90 à 95 % de lactivité agricole est informelle alors quelle représente souvent le premier secteur demploi de ces pays et quelle considérée souvent comme un levier essentiel de la croissance et de la lutte contre la pauvreté.
Cette loi dorientation est également garante dun engagement de lÉtat à soutenir financièrement le développement agro-sylvo-pastoral. Ceci va bien dans le sens des engagements pris par les pays africains à Maputo pour le volet agricole du NEPAD où les Etats se sont engagés à consacrer au minimum 10 % du budget national au secteur agricole.
Le texte de la LOASP prévoit en effet non seulement un soutien financier du système de protection social des ruraux pendant cinq ans ainsi que diverses mesures horizontales (infrastructures,
) coûteuses mais aussi et surtout la mise en place de deux dispositifs financiers : le Fonds national de développement ASP (financement action de développement et des OPA) et le Fonds daide à la modernisation des exploitants agricoles ( équipement des exploitations, aides à linstallation des jeunes agriculteurs formés, aides à la gestion durable des ressources naturelles).
Il faut mener un plaidoyer actif de tous les acteurs pour un financement conséquent des Fonds et infrastructures. Si les deux fonds sont trop faiblement pourvus, leffet sera minime.
La LOASP constitue un cadre de développement de lagriculture sénégalaise pour les 20 prochaines années, mais un cadre dynamique car révisé régulièrement.
Elle est le lancement de nombreux « chantiers » avec en perspective plus dune cinquantaine dengagements pris par lÉtat dans le domaine agro-sylvo-pastoral à échéance de 2, 3, 5, 10 ou 20 ans (voir tableau suivant).
Mettre en uvre lensemble des textes et décrets dapplication dans un climat de concertation dans lélaboration des textes -préalable à garder à lesprit.
Mettre en uvre àlavenir les engagements pris dans le respect du calendrier selon les échéances convenues ainsi quil suit et résorber les retards constatés:
En septembre 2004Projet de loi contre le vol de bétailA lhorizon 2006Adaptation du statut des OPA
Mise en place des aides publiques aux OPA
Plan de mise en uvre dun régime de protection sociale
Elaboration de la convention sur la main duvre non familiale des exploitations familiales
Adaptation des statuts juridiques des exploitations agricoles
Définition dune nouvelle politique foncière
Evaluation des dispositifs concernant les calamités et les risques et mesures damélioration
Evaluation des systèmes dinformation agricole et programme damélioration
Création de structures de formation supérieure des sciences et techniques du développement ASPA lhorizon 2007Mise en place dun système daides financières pour la gestion durable des ressources naturelles
Mise en place dun système daide à linstallation des jeunes agriculteurs formés.A lhorizon 2009Création dun Marché national (Louma) à DakarA lhorizon 2014Modernisation des marchés agricoles et mise en place dun système dinformation
Alphabétisation de tous les ruraux
Création de structures de formation agricole dans tous les départementsA lhorizon 2024Education de base pour tous les enfants ruraux
Il convient de comprendre que dans la gestion du volet offre énergétique en Afrique, les biocarburants ne sont pas une panacée mais une composante majeure accessible dans la diversification du panier énergétique ; cette contribution, encadrée des garanties dévaluation dimpact et des recherches nécessaires, pourrait savérer efficiente dans la lutte contre la pauvreté énergétique.
Un chapelet de mesures complémentaires simpose cependant pour résorber le retard enregistré par lAfrique au démarrage :
XVI.1. Mesures institutionnelles et réglementaires
Le regroupement opéré au remaniement ministériel de Mai 2009 a heureusement permis le regroupement en un seul ministère des Biocarburants et de lEnergie pour saisir la bonne opportunité des biocarburants, du solaire, de lhydroélectricité et autres formes dE.R..
Cest un excellent pas dans la bonne direction mais il reste à lui donner corps en constatant les limites objectives de lénergie conventionnelle (centrales thermiques à gazole), les urgences de développement au Sénégal qui ne concernent pas seulement lénergie mais également dautres secteurs qui sollicitent les moyens trop limités de lEtat pour ne pas hypothéquer la SCA, les OMD, le DSRP entre autres
Lharmonisation du cadre institutionnel et ladoption des textes fondateurs, structurant lactivité, demeurent des tâches de première priorité pour permettre à tout le monde dy voir plus clair. Il sagit précisément des lois dorientation encadrant dune part lensemble du sous-secteur des énergies renouvelables et celle spécifiquement réservée aux biocarburants :
Plaidoyer activement pour ladoption rapide et la promulgation de lois dorientation adaptées sur les biocarburants et les énergies renouvelables compatible avec un soutien actif au développement rural et à la sécurité alimentaire dans ses 4 dimensions ( disponibilité, accès, stabilité, utilisation) ;
Définir une politique proactive des biocarburants prenant en charge les aspects économiques, environnementaux, sociaux etc. ouverte sur lavenir ;
Adopter des mesures incitatives de promotion des biocarburants et instaurer une taxation moindre par rapport aux combustibles classiques pour une période définie afin dassurer le développement du sous-secteur sans nuire à la compétitivité du Sénégal en la matière ;
Créer lAgence chargée des Biocarburants et définir ses mandants et moyens ;
Létat du Sénégal sest engagé à rédiger des textes pour réglementer le secteur des énergies renouvelables et biocarburants afin de faciliter limplantation des investisseurs
« respectueux du développement durable », devrait-on ajouter
Faciliter par une réglementation adaptée les infrastructures et équipements de production, de transformation, de transport, de stockage, de distribution et dutilisation des biocarburants recommandés au Sénégal ;
Introduire des dispositions réglementaires protégeant lenvironnement contre le surplus dagression biotique et abiotique ;
Il convient de viser dans le développement des biocarburants les terres marginales, les « tann » au Sénégal et celles à basse productivité en premier, sans déstructurer les systèmes de production vivriers.
Loption dagroforesterie doit être indiquée avec force dans la loi dorientation sur les biocarburants pour que les biocarburants ne remplacent point les cultures vivrières mais les complètent en association harmonieuse sur des terres bien spécifiées ;
Faciliter le regroupement des petits producteurs (moins de 20 ha, selon la typologie PROMODEV DSMÏ%) en association de production et de transformation ;
Ï% TYPOLOGIE PROMODEV-DSM des cultures bioénergétiques au Sénégal :
d" 20 ha = petits producteurs
20 à 100 ha = producteurs moyens
> 100 ha = grands producteurs
Favoriser leur constitution en Mutuelle dEpargne et de Crédit pour institutionnaliser la mobilisation de lépargne et linvestissement et les appuyer;
Harmonisation des lois et réglementations sur les semences ;
Amélioration des politiques en vue du développement des entreprises de service liées aux énergies renouvelables notamment de biocarburants.
Mise en uvre globale de la LOASP en concertation avec les producteurs et transformateurs ;
Faire adopter des dispositions harmonisées au Sénégal sur une évaluation des projets bioénergétiques non restrictive au seul taux de rentabilité interne financier mais plutôt combinée incluant des critères « contribution au développement rural, à la lutte contre la pauvreté, à la protection et mise en valeur environnementale (cf. Falilou DIOP Proposition de CESES / CILSS 1992) ;
Garantir les droits fonciers des petits producteurs et des communautés locales ;
Promouvoir et encadrer des conventions locales adaptées « en gouvernance et gestion des ressources naturelles »;
Travailler à la promulgation rapide de nouvelles dispositions du code foncier et veiller à ce que les droits et acquis des petits producteurs y soient renforcés ;
Instaurer et rendre opérationnel le cadastre rural partout au Sénégal ;
Promouvoir la transformation et lutilisation locale de lénergie produite .
XVI. 2. Gestion organisationnelle
.
Les agro carburants pourraient devenir le moteur du développement rural dans la phase actuelle, si les gouvernements lutilisent à bon escient c'est-à-dire de manière socialement acceptable et pour un développement bioénergétique dans une optique durable autrement les dégâts environnementaux et sociaux pourraient lemporter sur les avantages.
Les biocarburants doivent être considérés au sein dun mixe énergétique qui devrait intégrer toutes les autres formes dénergies alternatives propres (énergies vertes) dans la lutte contre la pauvreté énergétique qui sévit en Afrique. En plus de la diversification des sources dénergie, lefficacité énergétique devrait être une priorité dans les stratégies de planification énergétique aussi bien loffre que la demande, la production que la consommation. Ainsi :
Recenser et vulgariser les bonnes pratiques agricoles en ce qui concerne les cultures bioénergétiques ;
Arbitrer en faveur de la sécurité alimentaire du producteur si la production dagro- carburants ne peut pas permettre aux paysans une rentrée dargent conséquente ni apporter une assurance complémentaire face aux incertitudes liées à la production ;
Permettre le développement bioénergétique si concurrence nest pas faite aux cultures vivrières en termes de calendrier, de ressources en sols ou de budget ;
Porter une attention extrême à la fixation de prix rémunérateurs et déquilibre bien arbitrés entre biocarburants et productions vivrières en particulier ;
Ces prix peuvent être des prix planchers pour ne pas imposer des règles marchandes trop rigides et donc difficile à appliquer, tout en protégeant les petits producteurs ;
Faire en sorte que les énergies renouvelables bénéficient des mêmes avantages que lénergie conventionnelle: Les subventions et faveurs implicites ou explicites qui sont appliquées à lénergie conventionnelle doivent être appliquées pour les ER ;
Leur appliquer en sus, des tarifs promotionnels et / ou des subventions spécifiques bien ciblées pour leur développement ;
Lexportation ne doit être envisagée que si surplus il ya et ne doit pas se poser en primauté à la satisfaction des besoins sociaux de base locaux (éclairage, exhaure et distribution deau, irrigation agricole, petite mécanisation et petite motorisation artisanale, électrification des écoles et centres de santé
).
Des études dimpact technique, environnemental et socio-économique doivent être menées pour les grands projets;
Appui au commerce des sous-produits des biocarburants ;
Des audits énergétiques doivent être conduits dans tous les secteurs avec lensemble des acteurs concernés (Administration, collectivités locales, entrepreneurs privés et associations de la société civile) notamment pour les volets substitution de combustible de la nouvelle LPD « Energie » ;
Inciter le secteur privé à accompagner tout le processus et surtout à passer des conventions justes avec les producteurs de base et les communautés rurales pour la collecte de lexcès de biocarburant produit dans les circuits de distribution classiques de produits pétroliers ou dans un autre à convenir avec la puissance publique en prêtant grande attention aux prix justes qui ne lèseront ni les producteurs ni leurs partenaires ;
Définir et diffuser les critères «Made In Sénégal» de qualité pour les biocarburants;
Eviter de convertir des terres agricoles et espaces forestiers pour une production industrielle à but commercial de bio carburant ;
Asseoir un cadre éthique et technique approprié avec laide et laction soutenue des Associations et organismes de la société civile, etc ;
Entamer une réflexion approfondie sur le meilleur arbitrage voir « linckage » entre sécurité alimentaire et production dagro carburants permettant de réduire la dépendance aux importations alimentaires et énergétiques : le schéma global opérationnel suivant pourrait être proposé pour les pays africains :
1. création dun cadre législatif et réglementaire incitatif pour le développement des filières biocarburants ;
Mise sur pied dun comité technique national représentatif de tous les acteurs compétents et des secteurs dactivité concernés (y compris les associations de la société civile) ;
Planification stratégique ;
Echange dexpérience avec les pays voisins et dautres plus expérimentés ;
Adoption de canevas et conduite de bilans environnementaux et socio-économiques participatifs;
favoriser les partenariats « civilisés » public - privé et nationaux - investisseurs étrangers ;
Ne pas déposséder les paysans de leurs terres ;
Mettre à labri les terres de production vivrière ou les cultiver en agroforesterie suivant la libre décision bien informée des paysans et adopter des schémas de travail à basse consommation dénergie fossile;
Satisfaire les besoins locaux de base et seulement après envisager lexportation des surplus ;
- Organiser un forum national des biocarburants pour favoriser les consultations
entre lensemble des intervenants du secteur (secteur public, secteur privé,
agriculteurs, société civile etc.) ;
créer avec les organisations représentatives de la transformation et de la commercialisation des interprofessions reconnues ;
Sassurer de la prise en compte des ER ( biocarburants compris) dans les nouvelles initiatives de production délectricité et pour dautres applications non électriques en fonction de la demande ;
Promouvoir la dimension ER-biocarburants dans les schéma daménagement du territoire et la planification nationale ;
Promouvoir les entreprises locales afin de promouvoir les intrants et notamment loffre semencière nationale ;
Redynamiser le dispositif de vulgarisation nationale, améliorer les infrastructures et stimuler lentreprenariat local ;
Appuyer les initiatives de proximité et les partenariats public-privé pour relancer la distribution et loffre dintrants et améliorer la gestion du système semencier. Les partenaires nationaux les plus étroitement associés au développement du système seront les banques de gènes à constituer aux niveaux national et régional , les systèmes de recherche et de vulgarisation, les universités et les organisations agricoles, les associations de la société civile et les services techniques nationaux agro-sylvo-pastoraux ;
Elaborer des procédures détaillant les interventions publiques, les conditions propices au développement dentreprises privées ainsi que le partenariat public-privé sain ;
Face aux enchères constatées sur la prise en contrôle dimportantes portions de terres en Afrique aux fins de production de biocarburants, mais pas seulement, il importe dencadrer le développement des biocarburants de textes législatifs réactualisés et clairs sur le foncier rural, assiette du développement durable ;
Le Sénégal et les pays africains ont tout intérêt à procéder à une planification stratégique du développement des biocarburants dans un panier mixe énergétique en partant du concept de Lutte contre la Pauvreté énergétique comme une des facettes de la LCP mais en rétablissant tous les équilibres nécessaires en Aménagement durable du Territoire.
Privilégier les projets à option déclairage en milieu rural ainsi que les besoins de base à satisfaire avec cet apport dénergie nouvelle et renouvelable que sont la cuisine, lexhaure deau, les mini systèmes déclairage et dirrigation, de transport et distribution deau, la force motrice des moulins à céréales et autres équipement dallègement des travaux pénibles ;
Développer des applications pratiques pour lartisanat en milieu rural qui pourrait procurer beaucoup demplois en investissant le secteur de la mécanisation agricole en commençant par la réparation des équipements etc. ;
Faire analyser les impacts des biocarburants sur les marchés agricoles (PDMAS), le commerce et lEnvironnement ainsi que les incidences sur le marché de lénergie en général;
Veiller dans la mise en uvre du programme Biocarburant du Sénégal à ce que :la déforestation ne saccentue pas, le respect des zones de pâturage et de parcours du bétail doit être observé.
Veiller à ce que les petits producteurs ne soient pas dépossédés de leurs terres ;
Les terres des Communautés rurales ne doivent pas être privatisées sous forme de « Latifundia » et les destinations premières lors de laffectation des terres doivent être scrupuleusement respectées ;
Etudier et présenter des modèles de contrat type entre producteurs et investisseurs qui ménagent les intérêts des uns et des autres dans cette phase de rush mal contrôlé et pouvant porter à des conséquences non souhaitables ;
Faciliter le développement de la MICROFINANCE (mutuelles dépargne et de crédit) dans le sous-secteur des E.R.pour booster le secteur.
XVI. 3. Renforcement des capacités
Améliorer la Chaîne de valeurs du biocarburant de Tabanaani par le renforcement des capacités à tous les stades ;
Permettre le recrutement du personnel de lAgence chargé des Biocarburants
sur un principe non fonctionnaire fait de compétences prouvées dengagement personnel pour chaque poste et ensuite seulement procéder au renforcement des capacités insuffisantes ;
Former les associations et producteurs en techniques modernes de conduite des pépinières, bouturage, semis et plantation, en techniques dirrigation; en conduite des labours, fertilisation, sarclages, opérations dentretiens diverses, récolte et stockage des fruits et des graines;
Former les représentants des organisations représentatives des futures « interprofessions de la transformation » en techniques de transformation efficace techniquement et efficiente économiquement ;
Diffuser et vulgariser les dites techniques au niveau régional, départemental et local ;
Former les autres interprofessions du secteur en techniques de transport, de stockage, de distribution etc. des agrocarburants ;
Il importe de mener une Action déducation énergétique systématique et soutenue dans tous les ordres denseignement et notamment primaire et secondaire ainsi quune spécialisation au supérieur ;
Former les représentants des organisations représentatives des futures « interprofessions de la commercialisation » en comptabilité, gestion de la qualité, marketing entre autres.
Former les artisans locaux aux techniques de fabrication des presses locales ;
Des Evaluateurs de bilans énergétiques, sociaux et environnementaux devraient être formés de toute urgence ainsi que des techniciens de différents niveaux spécialisés en agrocarburants dans les filières de lEnseignement technique et professionnel;
Renforcement des capacités nationales doffre de semences et de lancement de nouvelles variétés performantes;
Concevoir et mettre en uvre des stratégies de renforcement des capacités en matière de biotechnologies et de sélection végétale de manière à favoriser lutilisation durable des ressources génétiques ;
Renforcement des capacités en applications biotechnologiques appliquées à la gestion, lamélioration et la conservation du matériel génétique;
Poursuivre la formation combinée à lexpérimentation dans un centre national de référence ;
Organiser des ateliers thématiques régionaux itinérants et des fora locaux.
Former les conseillers ruraux à la tenue du cadastre rural partout au Sénégal et les doter de voies et moyens de le faire respecter ;
Former les producteurs aux techniques et aménagements agroforesteries afin que les biocarburants ne viennent pas remplacer les forêts ou les cultures vivrières mais sinsèrent harmonieusement dans leur espace de production en association et/ou haies vives ;
Veiller à ce que le niveau de sécurité alimentaire ne se détériore pas du fait de lintroduction des cultures bioénergétiques.
XVI. 4. Accompagnement technique
Il convient déviter les modes de culture bioénergétique qui nécessitent beaucoup dénergie fossiles (comme les engrais classiques) et leur implantation sur des terres arables de hautes valeur, de même que lapproche « massif forestier monospécifiques » qui est contre nature par essence, trop coûteuse à mener et a conduit à des échecs retentissants au Sénégal et ailleurs.
Le paysan sénégalais a toujours connu le tabanaani sous forme de haie vive, il importe de lamener progressivement à lagroforesterie participative de Jatropha curcas en association avec ses cultures traditionnelles.
Pour cette option dagroforesterie, les écartements à conseiller devraient passer de 2mx2m généralement recommandés à 2 m x 4 m, voir 2m x 5m pour certains cas particuliers.
Pour faciliter la démarche, introduisons schématiquement 3 niveaux dintensification suivant la cible ( 0= paysan de base, 1= producteur moyen ayant accés à un crédit conséquent, 2= Grand agrobusiness / Investisseurs étrangers) :
Niveau dintensification 0 :
Il est utile de préciser que dans les conditions paysannes les plus démunies nous nous attendons à environ 3 tonnes de graines soit à peu près 600 litres extraites par les presses artisanales locales.
Niveau dintensification 1 :
Avec utilisation de semences sélectionnées, sarclage et opérations dentretien
Niveau dintensification 2 :
Avec épendange dengrais et labour préalable et appoint dirrigation (le goutte à goutte plus approprié que le système Pivot plus approprié lui-même que le système californien) ;
Concernant la phase transformation, il importe de laisser dautres options ouvertes au niveau de la recherche et daméliorer la stabilité des produits à base de Jatropha curcas dune année à lautre (cf. Direction des biocarburants) ;
Inclure une clause de transformation locale dans lattribution des terres destinées aux biocarburants ;
Améliorer la productivité du Jatropha curcas au Sénégal et autres cultures bioénergétiques ;
Travailler à ladoption de normes convenables;
Développer et appliquer de manière participative des indicateurs de développement durable à fort consensus;
Attirer lattention des comités techniques sur les choix quant aux process recommandés en prenant en compte le fait que la production et le transport commercial des biocarburants peuvent passer par un processus industriel lui-même consommateur dénergie fossile (le rapport de lénergie produite à lénergie consommée dans le processus ne dépassant pas 1,8 pour le cas le plus favorable de léthanol mais peut carrément présenter un bilan négatif pour certains cas à déconseiller) ;
Concevoir à lintention des organisations représentatives des futures « interprofessions de la transformation »des manuels techniques de transformation efficace techniquement et efficiente économiquement ;
Elaborer à lintention des organisations représentatives des futures « interprofessions de la commercialisation » des manuels techniques en comptabilité, gestion de la qualité, marketing entre autres ;
Produire des supports de formation sur les technologies modernes, notamment les biotechnologies utilisées dans la production de nouvelles variétés de semences performantes ;
Renforcer les systèmes de production, élaborer un modèle de code de conduite et élaborer des procédures types en vue de lassurance qualité dans les systèmes locaux de production semencière ; améliorer la qualité et loffre de semences pour les cultures dimportance nationale accompagnant le tabanaani dans les systèmes agroforestiers ;
Améliorer les techniques de bouturage et plantation utilisées ;
Sassurer du soutien de tous les spécialistes afin de promouvoir lélaboration de semences et de matériel génétique et mettre en place des stratégies de collecte et de conservation des semences pour les biocarburants et les cultures majeures ou locales présentant une importance majeure dans les systèmes agroforestiers associés;
Promouvoir la mise en place dun système viable de diffusion de linformation et favoriser la participation aux systèmes dassurance de la qualité;
Mettre notamment laccent sur le développement des cultures vivrières associées présentant une importance pour la sécurité alimentaire, en particulier les cultures orphelines ;
Favoriser la production de catalogues des semences et de cadres juridiques et améliorer les réseaux de commercialisation et de distribution des semences et autres intrants ;
Renforcer les moyens dappui aux réseaux en vue de la collaboration en matière de caractérisation et de conservation des gènes et lassurance de la qualité des semences, conformément aux normes internationales ;
Etablir les critères requis pour les mélanges éthanols dune part et biodiesel dautre part ;
Inciter les universités et le système de Recherche scientifique à sinvestir sans plus tarder dans la mise au point de biocarburants de 2ème génération (biomasse ligno-cellulosique dherbe
) et à partir des Algues pour amoindrir la concurrence future sur les terres de culture vivrière, sur les intrants, les ressources naturelles utilisées dans lalimentation et résorber le retard accumulé dans ce domaine prometteur pour les 15 à 20 prochaines années ;
Appui à la mise au point de sous-produits des biocarburants socialement et commercialement acceptables;
Sauvegarder les écosystèmes naturels pour limiter les risque de dégradation grave de lenvironnement ;
Travailler à mettre sur le marché de petits groupes électrogènes fonctionnant au biocarburant pour atelier dartisans et PME / PMI vue les nombreux délestages du réseau délectricité et la croissance rapide de la demande.
XVI. 5 Coopération internationale
Lutte contre la pauvreté et pour le développement durable : aider à la mise en uvre de la déclaration de Maputo de consacrer au moins 10% du PIB des états africains à lagriculture (évaluation);
Appuyer les initiatives convergentes tels M R. Zoellick de la BM qui a parlé de la nécessité davoir une révolution verte du 21ème siècle, conçue pour les besoins spécifiques et divers de lAfrique., mettant en évidence que 4% de laide publique au développement (APD) va à lagriculture alors que 75% des pauvres des Pays en voie de Développement (PVD) vivent en milieu rural et affirmant que la croissance du secteur agricole dans les PVD réduit dun facteur quatre la pauvreté chez les populations vivant avec moins d1 $ US par jour ;
Le secteur de lagriculture est délaissé par les bailleurs de fonds depuis 25 ans. Une révolution des esprits doit sopérer pour inverser ces tendances favorisant lextraversion;
Adopter une classification simple et transparente des biocarburants à léchelon international pour fluidifier et faciliter les échanges ;
Mettre un terme aux subventions déguisées et à la concurrence internationale déloyale sur les agrocarburants ;
Faciliter la formation et le transfert de technologie nord-sud et sud-sud ;
Commanditer des études avec laide dorganismes de coopération commune comme la FAO, faire élaborer une bonne réglementation et mener les essais indispensables pour toute la chaîne de valeurs du pourghère (cf.chapitre « filière biocarburants ») ;
Maintenir par des rencontres régulières les liens de coopération technique entre le Brésil, lInde et les pays africains réunis autour du concept « OPEP verte » en Afrique ;
Encourager les regroupements professionnels tels « lAssociation Africaine des producteurs de Biocarburants- AAPB réunissant les opérateurs privés du secteur » dans la promotion de la production et de la commercialisation des biocarburants ;
Comparer les bilans énergétiques, environnementaux et les coûts de production de différentes approches entre pays (pourghère au Sénégal et au Mali, ricin au Bénin, pomme danacarde en Guinée Bissau par exemple) pour en tirer des enseignements documentés à promouvoir;
Elargir les marchés nationaux aux opérateurs sous-régionaux, accueillir linvestissement entrepreneurial sain et linnovation technologique utile (équipements dapplication à lexemple des réchauds, moins coûteux et plus efficients);
Dans le cadre du commerce équitable et des autres niches de solidarité, exploiter les possibilités de diversification des produits dexportations (biodiesel notamment), après satisfaction des besoins locaux;
Encourager la FAO à conseiller décisivement les gouvernements sur tous les points dombre (études comme celle-ci et diffusion dexpériences et de points de vue pertinents) ;
Accroître le niveau actuel des investissements dans le domaine des énergies renouvelables (de moins dun milliard de dollars US par an à 10 milliards de dollars US dans les cinq prochaines années - 2009 2014 conformément à la déclaration de Dakar sur les E.R.) ;
Conduire un Plan dAction africain reposant sur les cinq principaux programmes suivants:
Politiques, Réglementations et Cadre institutionnel ;
Développement des capacités et des compétences ;
Développement des stratégies financières;
Les énergies renouvelables comme base de développement des entreprises et de lindustrie ;
Activités transversales;
Impulsion du commerce équitable qui entend favoriser des échanges internationaux justes dans un esprit de partenariat avec les petits producteurs du Sud suivant des règles suivies qui permettent de concilier le développement des exportations avec la sécurisation des ressources alimentaires des populations locales en une dynamique de développement global au service des populations défavorisées, traitant tous les enjeux, dont celui de la Souveraineté Alimentaire ;
Développer linformation sur les filières, leur utilité et les critères de leur réussite ; cest un devoir pour la réussite du Commerce Équitable à long terme ;
Faire appel à lexpérience de certains organismes de développement durable entendant écouter et propager le message des petits producteurs, leur vision des enjeux et des solutions quils mettent en pratique et qui méritent un écho tout aussi important que la vente de leurs produits ;
Encourager les institutions nationales africaines à se focaliser sur les sources dénergies renouvelables pour lesquelles elles possèdent un avantage comparatif ;
adhérer au principe de subsidiarité : à cet égard, la préférence est accordée aux initiatives les plus viables et à des niveaux appropriés ;
Sensibiliser les décideurs aux problèmes et aux solutions envisageables à loccasion de réunions et de conférences de haut niveau telle celle de Dakar sur les E.R. en Afrique;
Favoriser les partenariats et la coordination entre les pays afin de promouvoir les conventions internationales, notamment celles qui traitent de protection des variétés végétales, des questions phytosanitaires et de la prévention des risques biotechnologiques ;
Favoriser les partenariats et la coordination entre les pays afin de promouvoir la mise en uvre des conventions internationales relative à lenvironnement, notamment celles relatives à la biodiversité, aux changements climatiques et à la désertification;
Faciliter les accords pour promouvoir la collaboration et les partenariats débouchant sur la mise en commun des connaissances dans lensemble du continent et une gestion plus efficace des ressources phytogénétiques pour lalimentation et lagriculture, notamment pour la collecte, la caractérisation et la conservation des semences ;
Créer un réseau africain de banques de gènes afin de développer laccès et lutilisation du matériel génétique dans les travaux délaboration de variétés nouvelles ;
Promouvoir les transferts de technologies, y compris de technologies brevetées, en faisant le lien entre les titulaires des brevets et les instituts de recherche spécialisés ;
Travailler à ladoption dune réglementation et de normes de production et dutilisation durables des agrocarburants (qui font encore défaut);
collaborer avec tous les partenaires internationaux compétents afin didentifier les lacunes et de définir des stratégies visant à les combler et coordonner les initiatives nouvelles et en cours ;
Contribuant à la formulation dun cadre dintervention et dune stratégie de développement des biocarburants en Afrique.
Touba / Sénégal - Août 2009
ANNEXES
Annexe 1 : EXAMEN dun contrat nord-sud de production de biocarburant au Sénégal
Situation socio-économique et environnementale de référence :
Le village de Bedd Jeng (Beud Dieng) est situé dans la Communauté Rurale de Mérina Dakhar, Arrondissement Mérina Dakhar, Département de Tivaouane, Région de Thiès environ 3 0 Concessions rurales, 30 chefs de ménage Hommes et 1 seule femme (ruraux agricoles) ; aucun exploitant forestier et 0 exploitation de production fruitière (tous oeuvrant en agriculture pluviale) jusquau démarrage du projet de production de Jatropha curcas du village de Bëdd Jeng
En lan 2000, Bëdd Jeng, petit hameau jumeau de¨Bëdd Forage de la Communauté rurale de Kell, Arrondissement de Mérina- Dakhar est essentiellement dépendant des maigres récoltes darachide (700 kg/ ha) et de mil (500 kg/ ha en moyenne). Les pluies sont ici rares et durent au maximum 3 mois dhivernage pour nourrir des familles comptant quelques dix membres dont la plus part sont des enfants mineurs sous alimentés ou malnutris.
Le courant électrique arrivera bientôt mais insuffisant et de tension trop faible puisque plusieurs concessions familiales, malgré leur demande persistante, ne parviennent pas à obtenir un branchement commercial. Les équipements sociaux de base, tels le moulin à mil précieux pour la mouture en farine de mil servant à préparer le plat familial principal de couscous le soir, ne peuvent pas fonctionner normalement par manque de tension électrique adéquate.
Où alors, dilemme cornélien, il faut cesser dalimenter les maisons pour avoir la force du courant nécessaire à mouvoir ces équipements.
De toute façon malgré linjection de quelque 500 milliards de F CFA dans le secteur de lénergie (SENELEC et SAR), les délestages pouvant atteindre 7 à 8 heures par jour ont repris de plus bel au Sénégal en 2009, obligeant les nantis et entreprises du secteur moderne à séquiper en groupe électrogène ( de 250 000 f à 15 millions de F CFA de surcoût donc) en plus des désagréments et impairs de matériel électroménagers et de production gâtés par linstabilité du courant.
Les sols sont épuisés par un système dexportation, sans les compensations nécessaires, en fertilisation organique ou minérale et amendement.
Larachide, produit stratégique dexportation autrefois en brut et transformé en huile, poumon de léconomie locale et irrigant les diverses activités du monde rural, est en situation de recul relatif dans le marché des oléagineux mondiaux (huile de palme, huile de soja, huile dolive etc.) suscitant un marasme relatif dans cette compétition mondiale que le Sénégal risque de vivre en Stagflation ( prix des denrée alimentaires de base les plus chères de la zone UEMOA et révision du taux de croissance économique de 5 ou 6 % à 1,5 % (déclaration de Politique Générale du Premier ministre à lAssemblée nationale du 23 juillet 2009).
La situation de lemploi est morose pour leurs jeunes ruraux orientés vers lémigration dont revient le Président « himself » de la Coopérative rurale locale de Bëdd Jeng.
La santé est à limage des finances locales - dépressive et seuls les riches se soignent relativement bien sinon les médicaments « initiatives de Bamako » peuvent juste suppléer à la guérison des disfonctionnements tels les maux de tête (tant dorigine organique que psychologique ?) et autres coliques et accès palustres dans la mesure des disponibilités effectives et la trésorerie familiale.
Le bétail est retenu dans les maisons parce quil sépuise à tourner en rond indéfiniment dans ces parcours sans aliments, pas dherbe à brouter ni de foin, la seule solution qui reste est de les empêcher de mourir en attendant la saison des pluies, éphémères, par des bourrages de panse à base de coctail indigeste de cartons déchiquetés, de coques darachide et de rebus/ramassis lignocellulosiques.
Heureusement que lislam humaniste, et porteur de valeurs de patience et de tolérance, est bien implanté au village avec la mosquée qui appelle cinq (5) fois par jour à la prière commune rappelant la vanité de ce monde éphémère et non béatifiant.
Les braves dames essaient de se dévouer intégralement et sans vendredi ni dimanche à leurs mari et progéniture et les hommes se privent de Tout ou presque, y compris le pantalon bouffant à remplacer eu égard aux trous cousus et recousus.
Que dire de la forêt ? Réminiscence des plus anciens, elle fait lobjet de veillées savantes entre les accrocs d e médecine douce et phytothérapie, mais ponctuées de mais
pour dire que les derniers refuges de certaines espèces en extinction sont traquées.
Les femmes-elles, mont encore étonné le soir venu après leur randonnée en brousse avec quelques fagots (maigrelets) mais pour combien de temps encore ces longues et désespérantes quêtes de dendroénergie domestique.
Et la biodiversité ! (les prédations sur Jatropha curcas dune paire de chacals et de rats palmistes ont fait lévènement en notre présence. Dautres déprédateurs de Tabanaani ont été constatés sur les feuilles (déchlorophyllées par des chenilles).
Etc.
Et nous allions loublier ! le chemin de fer tant redouté des indiens et décrié de Lat Dior Diop (héro national a fini de faire son travail de « colonisation et de pacification de lhinterland sénégalais » et a été décrété article de musée pour nostalgiques par la Banque mondiale et une poignée de « politiciens et technocrates» pour des raisons de rentabilité financière paraît-il?
Oh ! Eprouvé Principe de Peter !!!
Et lAménagement du territoire et ses fonctions structurantes ? Trop compliqué sans doute, le train ne siffle point, ne roule plus et cest Tout.
En lan 2000 aimait-on chanter, Dakar serait comme Paris
et Bëdd Jeng ? Oublié, oublions pour ne pas romancer notre situation de références qui, sur un autre style, serait bien
plus dur encore à décrire à limage des pays africains non producteurs de pétrole.
Quelques aspects du projet de BEDD DIENG
En réalité les 60 ha dégagés pour la production de pourghère proviennent dune mise en commun de parcelles appartenant à différents villageois avec des contributions individuelles diverses allant de 1 ha à 20 ha.
En plus de cela, pour la constitution juridique de la coopérative considérée comme un GIE de production de Jatropha curcas, 217 personnes ont contribué à raison de 500F CFA / personne.
Déprédateurs enregistrés : Rats palmistes, chacals, larves mineuses de feuilles de tabanaani.
EXTRAITS du CONTRAT:
Délibération N° 02/ CRM du 6 mai h2008
La société contractante « SBE Sénégal » SARL a pour représentant légal M Alessandro Vescovini, Maître douvrage, siégeant à Dakar.
Le conseil rural de la Communauté Rurale (CR) de Mérina Dakhar est lentrepreneur
Le CR de la CR de Mérina Dakhar décide dattribuer à lEntrepreneur 200 ha destinés à la culture de la plante Jatropha ; délibération N) 02 /CRM du 6 mai 2008 approuvé par arrêté du sous préfet de larrondissement de Mérina Dakhar du 27 mai 2008 sous le N° 15 / AMD / SP .
La délibération a pour objet la mise à disponibilité initiale de 50 ha pour plantation de graines de Jatropha et 3ha obligatoire de culture de fruits
Prix dachat des récoltes de fruits selon la tendance des prix du pétrole brut à partir dun prix minimal de 40 F CFA et maximal de 53 F CFA par tonne de fruits secs (grain plus capsule) et dun prix minimal de 60 F Cfa et maximal de79 F CFA par tonnes pour les grains (sans capsule).
Le Maître dOuvrage soblige à acheter la totalité des graines cultivées en provenance de la plantation mise en place par lentrepreneur ;
Le Maître douvrage constituera un réseau de récupération des graines directement sur place avec ses propres ressources financières et moyens de transport ;
Les paiements seront effectués à la consigne des grains ou fruits après le pesage et la signature du Pr. de pesage ;
En cas de résiliation le Maître douvrage pourra revendiquer la propriété des biens , des plantes et des produits prêts à la date de la première contestation officielle ;
Dans ce cas, lEntrepreneur donne dors et déjà lautorisation denlever les biens et les plantes et déclare de ne pas sopposer à lenlèvement en renonçant à toute action judiciaire ;
LEntrepreneur est directement et personnellement responsable vis-à-vis du Maître douvrage des travaux exécutés dans le cadre du présent contrat ;
Le présent contrat prend effet à la date de signature pour une période de 20 ans renouvelable la 20ème année pour la même période ou pour une quelconque période établie par les parties.
LInstitution bénéficiaire PROMODEV DSM SENEGAL
Annexe 2: Dossier de « SBE Sénégal »
SBE est le nom de la Société Boulonnerie Europe S.p.A, société faisant partie du groupe Vescovini. Le groupe, fondé par Aristide Vescovini est leader dans la production et la commercialisation de vis, boulons et autres pièces estampées ( HYPERLINK "http://www.vescovinigroup.it/" http://www.vescovinigroup.it/)
Le groupe, dirigé par les fils dAristide (Alessandro, Federico et Alberto), en plus de se distinguer sur le marché grâce à son dynamisme, son principe éthique et sa capacité dinnovation, sest dernièrement occupé dactivités de support et de soutien liées à diverses initiatives missionnaires sur le continent africain, en particulier en Guinée Bissau et au Kenya.
Pourquoi le projet Jatropha
Durant les fréquents contacts avec les missionnaires, il a été question de la possibilité de trouver un moyen de subsistance pour les populations africaines de façon à les rendre autonomes et en mesure de subvenir à leurs besoins, appliquer donc le principe selon lequel il vaut mieux leur apprendre à pêcher plutôt que de leur donner des poissons.Malheureusement une des activités qui se prêterait le plus à cet objectif, à savoir lagriculture, constitue bien souvent la vraie source de misère et de dépendance de ces populations.Dun coté en effet les petits cultivateurs se trouvent contraints à subir les spéculations des grandes sociétés multinationales qui font que chaque pays concentre sa politique agricole sur la monoculture, et de lautre, ils sont dans limpossibilité dexporter leurs produits en Occident à cause de lénorme protectionnisme présent sur les marchés européens et dAmérique du Nord, et à labsence dinfrastructures logistiques et commerciales.Durant lannée 2007 lentreprise évaluait lhypothèse de mettre en place une installation de cogénération à huile végétale et, parmi les différents produits présents sur le marché, il nous fut également proposé lhuile de Jatropha ; il nous fut expliqué que ce produit était idéal pour la combustion dun moteur à pistons, quil navait pas besoin dêtre raffiné et serait extrait à partir des graines dune plante qui pousse sur des terrains arides et semi-déserts. Bien que lhuile de Jatropha fut encore pratiquement absente sur le marché, il nous fut proposé de réaliser une plantation dans le but dalimenter un moteur de cogénération électrique avec lhuile produit par cette éventuelle installation.
Le projet qui nous fut proposé était un des multiples exemples en circulation concernant les énergies renouvelables, les chimères habituelles proposées juste dans le but dobtenir des certificats verts avec une probabilité très faible de réussite et une approche éthique très discutable: celui-ci en effet consistait en la réalisation dune plantation de 10.000 hectares, pour laquelle auraient été employés 3.000 travailleurs saisonniers, chargés de la récolte et du travail de la terre, payés moyennement 0,5 dollars pour chaque journée de travail; il sagissait en fait de soustraire des terrains agricoles à des populations déjà mises à lépreuve par la misère, en excluant une fois de plus les plus faibles du partage de la richesse; en dautres termes, un projet basé sur lidée habituelle qui sévit en Afrique: lexploitation sauvage des ressources et du territoire. Nous décidions donc dabandonner cette orientation et par conséquent de renoncer aussi à la réalisation dune installation de cogénération à huile végétale, mais sans exclure la possibilité de réaliser une plantation de Jatropha, parce que grâce à celle-ci, de nouvelles prospectives de relancement se présentaient aux populations. Sur la base des considérations recueillies, il était en fait évident que la réalisation de ces plantations demandait lutilisation dune importante main-duvre, lautomatisation de la récolte des fruits étant quasiment impossible, et que pour la culture de la jatropha, un modeste apport deau et des terrains peu fertiles étaient suffisants, des caractéristiques communes à beaucoup de régions pauvres du monde en général, et en particulier de lAfrique. En outre, lhuile extraite des graines de ces plantes étant un excellent combustible, un investissement de ce type aurait sans doute évité le risque des spéculations auxquelles sont exposés les produits agricoles africains.
Nous avons discuté de cette idée avec Agroils, une entreprise spécialisée dans ce secteur, et une solution nous fut proposée qui améliorait ultérieurement notre idée : il était possible de réaliser des petites plantations (parcelles denviron 50 hectares) à exploiter sur des terrains semi-déserts, en utilisant des systèmes dirrigation goutte à goutte. En outre, en gardant des espaces appropriés entre une rangée et lautre, les agriculteurs auraient pu faire des cultures maraîchères ou autres durant toute lannée (dans beaucoup de lieux, ceci nest possible que pendant la brève saison des pluies).Lidée fut également présentée à certains missionnaires et fut jugée de manière positive; selon leurs propres opinions, cependant, il aurait été nécessaire de repérer le pays le plus approprié pour commencer cette activité et pour vérifier lautosubsistance du projetIl était donc nécessaire de trouver un pays relativement moderne et stable qui nous aurait permis de tester notre idée pour la diffuser ensuite dans dautres pays, éventuellement plus complexes et difficiles.
Pourquoi le Sénégal ?
Le Sénégal a été choisi pour diverses raisons:
- A lintérieur de notre groupe travaillent divers collaborateurs originaires du Sénégal avec lesquels nous avons toujours eu dexcellents rapports; un de ceux-ci est Monsieur Doudou Ndiaye, qui dès le début fut intéressé par le projet et est aujourdhui un des responsables de SBE Sénégal Sarl.
- Parce que le Sénégal est un des pays les plus modernes dAfrique, parce quil est lun des moins corrompus et parce que létat sénégalais a décidé daffronter la stratégie des biocarburants, ne permettant pas aux grandes sociétés multinationales de se répartir les terrains en les enlevant aux populations, mais en cherchant à déplacer sur les plus faibles les éventuels avantages de ce nouveau business.
- Parce que le Sénégal est relativement proche de lItalie et parce que les nombreuses collaborations entre les deux pays sont connues, surtout dans le domaine de la coopération.
- Parce que le Sénégal est très proche de la Guinée Bissau, un des pays les plus pauvres au monde, où un jour, pas trop lointain, nous aimerions apporter quelques plantes de Jatropha pour soutenir ultérieurement les missions Franciscaines de Cumura.
La philosophie du projet
La philosophie du projet se base sur deux concepts très simples :
1) le groupe Vescovini renonce à vie, à tout type de gain sur le capital investi; SBE Sénégal Sarl ne distribuera JAMAIS de bénéfices, mais les réinvestira pour la réalisation de nouvelles plantations et pour la propagation toujours plus ample du projet.
Toutes les ressources investies par le groupe dans cette initiative seront totalement affectées à la bonne réussite du projet, ne prévoyant dans le plan financier aucune distribution des bénéfices. Les fonds seront absolument harmonisés à ceux qui seront affectés aux missions du Kenya et de la Guinée Bissau, orientés cette fois non pas à lassistance mais à la réalisation dun modèle qui nait pas seulement la possibilité dautosubsistance mais aussi la possibilité de se répandre rapidement sur le territoire. SBE Sénégal Sarl grâce au groupe Vescovini aura à sa disposition 100.000 euro par an pour les années 2008,2009,2010 et 2011, des fonds avec lesquels seront réalisées des plantations pour 800 hectares de jatropha, divisés en parcelles de 50 hectares auprès de 16 villages de la région de Thiès au Sénégal, comprenant les puits autonomes et les systèmes dirrigation goutte à goutte.
2) SBE Sénégal Sarl a lintention de se mettre en société avec les agriculteurs et avec les habitants des villages partageant ainsi équitablement les risques et les bénéfices dérivants de la culture de la Jatropha.
Pour la réalisation de ces plantations SBE Sénégal Sarl nembauchera aucun employé et ne sous-paiera aucun travailleur; SBE Sénégal Sarl fournira gratuitement aux villages et à la communauté rurale tout le matériel/équipement, les systèmes dirrigation, les puits et lassistance complète pour la réalisation des plantations mais elle attendra des villages que le travail nécessaire à laccomplissement de ces oeuvres soit réalisé gratuitement; les populations des villages devront en effet comprendre que cest uniquement dans la collaboration et dans la participation que ce projet aura ses racines et que cest seulement de cette manière quil aboutira. SBE Sénégal Sarl sengage PAR CONTRAT à acheter les graines de Jatropha aux villages a un prix très élevé (correspondant à 100 euro/tonne pour les graines sèches et à 67 euro/tonne pour les fruits secs incluant la membrane externe) pour une période de 20 ans; les prix dachat seront indexés chaque année au taux dinflation européen.SBE Sénégal Sarl sengage PAR CONTRAT à acheter les graines de Jatropha aux villages a un prix très élevé (correspondant à 100 euro/tonne pour les graines sèches et à 67 euro/tonne pour les fruits secs incluant la membrane externe) pour une période de 20 ans; les prix dachat seront indexés chaque année au taux dinflation européen.Aux populations des villages se présenterait en outre, la possibilité de cultures maraîchères chaque mois de lannée, grâce à lirrigation goutte à goutte, chose aujourdhui impossible pour la majeure partie des populations de lAfrique sub-saharienne.SBE Sénégal Sarl aura certainement un revenu dérivant de la vente de lhuile ou des graines, lequel revenu sera toutefois utilisé pour réaliser dautres plantations selon le mécanisme de lautofinancement.De cette manière, SBE Sénégal Sarl pourrait être en mesure de réaliser 200 hectares supplémentaires en 2011 et 800 hectares en 2012.
Conclusions
SBE Sénégal Sarl pour notre groupe et pour notre famille nest pas seulement un banal plan industriel ou financier mais un défi beaucoup plus ambitieux et profond : la petite graine que nous allons planter pourrait en effet permettre de donner enfin un vrai support à beaucoup de personnes qui aujourdhui sont écrasées par la profonde injustice du système économique mondial et, qui sont contraintes fuir leurs terres à cause de la misère, de la malnutrition et du manque de prospectives pour le futur. Seul le temps saura nous dire si notre idée peut effectivement avoir du succès ou bien si elle restera un des nombreux rêves irréalisables pour améliorer la situation africaine, mais sans aucun doute nous mettrons tout notre engagement économique et personnel pour tenter datteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.
Famille Vescovini
Plan technique.
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La réalisation des plantations de Jatropha curcas représente clairement loccasion de garantir, favoriser et dynamiser la production agricole traditionnelle de la population rurale. Le mécanisme auquel tend le projet de base est celui de lintégration complète de la filière du biocombustible avec les filières agricoles alimentaires déjà existantes.
La société SBE Sénégal Sarl a lintention de réaliser 4 plantations semi-intensives de Jatropha curcas L. (Tabanani), chaque de lesquelles aura une surface de 50 hectares, dans des zones comprises entre la région de Kaolack et celle de Thiès. Ce module de plantation, que prévoit lutilisation dun système de micro irrigation avec tuyaux goutte-à-goutte, pourra être agrandi dans le futur et être appliqué à dautres zones du pays.
Le projet a comme objectif la production de graines de Jatropha curcas (filière semence) qui serviront la production dhuiles combustibles, sur un territoire qui représente un bon équilibre entre les potentialités productives de terrains que lon peut considérer semi-marginaux, un accès relativement facile à la nappe aquifère superficielle, la nécessité dun reboisement et surtout lexigence de soutenir en termes économiques la population rurale.
La philosophie du projet prévoit que la Coopérative mette à disposition sa propre force de travail pour affermage de la plantation, en assurant lentretien du système dirrigation, la plantation des semis, es soins culturaux adaptés et la récolte des graines.
SBE Sénégal stipulera un contrat avec la Coopérative pour lachat de la graine récoltée. Cette dernière aura donc la garantie de vendre à la même société les graines, à un prix négocié et ce pendant une période dau moins 12 ans( 20 ans pour Bedd Jeng) de manière à garantir labsence de spéculations.
INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/impianto.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/piantagione3.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/piantagione4.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/piantagione2.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/piantagione5.jpg" \* MERGEFORMATINET
Le projet prévoit, après une phase préliminaire en cours de tests et de recherche sur le comportement de différentes variétés directement sur les terrains du premier village intéressé (Beude-Dieng), un module de plantation irriguée de 50 ha. les plantations sont étudiées de manière à assurer lexploitation des terrains en association à la Jatropha curcas (installation à maille large 4x2 m, donc 1.250 plantes/hectare), garantissant ainsi la superficie nécessaire aux besoins de consommation propre de la coopérative. De plus, dans certains cas, il est possible dutiliser le système dirrigation pour la production hors saison (saison sèche) des légumes et des arbres fruitiers (5% sur toute la superficie occupée) en produisant un surplus par rapport aux même besoins et donc vendables sur le marché local. Lapport deau sera garantit par le pompage dune nappe superficielle et par la distribution à blocs alternés dun système de micro-irrigation goutte-à-goutte. La distribution deau sera interrompue pendant la période des pluies, selon la réelle valence de cette période.
Les plantes destinées à cette plantation seront obtenues grâce à la réalisation dun vivier industriel sur les terrains du Centre National de Recherche Agricole (CNRA) de Bambey, en phase de réalisation selon les accords pris entre SBE Sénégal et ISRA (Institut Sénégalais pour la Recherche Agricole) qui assure le support technique et scientifique local et joue le rôle dinstitution intermédiaire avec les producteurs qui ont crée la Coopérative Agricole de Beude Dieng (CABD).
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Etat d'avancement.
INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/stato_fr.jpg" \* MERGEFORMATINET
DEBUT ; Mission 1. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione1.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la première mission, les contacts préliminaires utiles à lorganisation du projet ont été noués avec :
- réunion à la direction générale de lISRA (Institut Sénégalais pour la Recherche Agricole) de Dakar;- visite aux laboratoires de culture in vitro;- visite au CERAAS (Centre dEtude Régional pour lAmélioration de lAdaptation à la Sécheresse) de Thiés;- visite au CNRA (Centre National de Recherche Agricole) de Bambey;- visite à la station expérimentale de Ndiol, à Saint-Louis.
Deux rencontres ont été organisées au village de Beude-Dieng, point de départ du projet. Cest ici qua eu lieu la réunion avec toute la communauté et quont été effectués les premiers contrôles techniques, avec prélèvement déchantillons de terrain et inspection de la zone prévue pour linstallation de la pépinière. Des semailles expérimentales ont également été faites en phyto cellules en utilisant les graines de 5 différents écotypes de Jatropha curcas (100 graines pour chaque écotype).
Mission 2. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione2.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la deuxième mission, la pépinière a été construite et les premières semailles ont été effectuées avec des graines de 9 provenances différentes.
Mission 3. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione3.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la troisième mission, la pépinière a été agrandie et de secondes semailles ont été effectuées, qui ont permis dobtenir au total environ 12.500 plantes de Jatropha curcas à replanter dans les 10 hectares expérimentaux. Sur ces plantes, une expérimentation a débuté en ce qui concerne lirrigation, la fertilisation et les traitements phytosanitaires en appliquant des mesures différentes sur chaque parcelle de manière à pouvoir observer les réponses dans les diverses conditions.
Toujours pendant cette mission, il a été nécessaire deffectuer la réparation de la pépinière, puisque les semaines précédentes, un fort vent avait endommagé les filets ombrageants.
- Des levés ont été effectués pour pouvoir délimiter précisément les limites des 10 hectares expérimentaux.- Des graines de Jatropha curcas ont été récoltées à partir des plantes présentes dans le village et dans la localité de Yene pour pouvoir faire des tests en Italie.- Une réunion sest tenue au village de Beude-Dieng pour expliquer la finalité du projet ; la première vraie assemblée des membres fondateurs potentiels de la coopérative agricole a eu lieu, avec commencement des formalités denregistrement de la coopérative auprès de la communité rurale.- La demande dapprobation pour obtenir la qualification dEntreprise Franche dExportation a été présentée au Ministère de lEconomie et à lAPIX (Agence nationale chargée de la Promotion des Investissements et des Grands Travaux).
Mission 4. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione4.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la quatrième mission, les essais relatifs aux traitements dirrigation, de fertilisation et traitements phytosanitaires ont continué et les vérifications relatives au raccordement au puits ont été faites.
Mission 5. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione5.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la cinquième mission :
- la première procédure dimportation du matériel pour le système dirrigation des 10 hectares expérimentaux a été achevée. Pour lassistance dans les futures formalités douanières en import-export, une demande a été faite pour lassignation dun guichet de la Douane ; cette demande a été successivement acceptée.. - le piquetage des terrains adjacents à la pépinière a été effectué pour délimiter la zone de 10 hectares. - la préparation des tubes a été achevée et ces derniers ont été mis en place.
Missione 6. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione6.jpg" \* MERGEFORMATINET
Lors de la sixième mission, la transplantation de 12.500 plantes de Jatropha curcas cultivées dans la pépinière a été effectuée pour occuper les premiers 10 hectares expérimentaux.
Mission 7. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione7.jpg" \* MERGEFORMATINET
Mission 8. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione8.jpg" \* MERGEFORMATINET
Mission 9. INCLUDEPICTURE "http://www.sbesenegal.com/images/Missione9.jpg" \* MERGEFORMATINET
Annexe3 : PROGEDE
Objectifs :
lutte contre lérosion et amélioration du sol ;
promotion des femmes ;
réduction de la pauvreté et contribution au développement de léconomie nationale ;
développement des énergies renouvelables.
Le PROGEDE, par ses volets gestion de la demande et de loffre, tente de valoriser des résidus de lagro-industrie tels que le charbon à base de tiges de cotonniers, de balles de riz, de typhia
Avec laide des artisans locaux, le programme a mis au point un prototype de réchaud fonctionnant avec lhuile de jatropha dont les tests sur la combustion sont très prometteurs, validant lutilisation de lhuile de jatropha en substitution du gaz butane. Il est à souhaiter que ce type de projets permettant laccès à lénergie pour tous se concrétise dans les ménages ruraux et fasse tâche dhuile
Une mission dirigée par AREED (Enda énergie) et de « Energy Through Entreprise » basée en Afrique du sud dans les périmètres bananiers de Tambacounda sest achevée positivement fin septembre 2007. Selon leur étude de faisabilité, le partenariat engagé entre Energy Through Entreprise et le Collectif des producteurs de banane de Tambacounda (CORPROBAT) concerne lexploitation dune centaine dha de tabanaani. Actuellement, la consommation en diesel des motopompes de la bananeraie est colossale, tournant autour de 2 millions de litres par an (consommation des 87 motopompes)
Annexe 4 bis : LE PERACOD
Lobjectif du PERACOD est de contribuer à améliorer de manière durable laccès de la population rurale aux services énergétiques. Laccent est mis sur les énergies renouvelables, particulièrement sur des systèmes solaires et lutilisation durable des combustibles non-fossiles
Il ny a pas de développement sans énergie
Lénergie constitue un facteur essentiel de développement harmonieux et damélioration du bien-être socio-économique. Cette réalité se reflète à travers le Document de Strategie de réduction de la pauvreté (DSRP) ainsi que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), mais aussi dans le développement du Sénégal. La carte économique sénégalaise montre bien que le développement industriel et des services sest fait là où lénergie, en particulier lélectricité est disponible. Au Sénégal, lélectrification rurale natteint actuellement que 16 % environ des ménages. La principale source dénergie en milieu rural est composée de bois de chauffe et du charbon de bois destinés aux consommations des ménages surtout les plus pauvres pour la cuisson. À côté de lagriculture et des feux de brousse, cest une des causes les plus importantes de la réduction du patrimoine forestier. Selon la FAO, environ 45 000 ha de forêt sont détruits chaque année au Sénégal. La disparition des forêts entraîne une érosion accentuée des sols, et à long terme une désertification. Elle aboutit par conséquent à des restrictions dramatiques dans lapprovisionnement en énergie de cuisson. De plus, laugmentation considérable des coûts du gaz butane aggrave ces problèmes. Parmi les solutions idoines susceptibles de lever les hypothèques pesant sur les risques futurs de ruptures dapprovisionnement en services énergétiques des ménages sénégalais et participer à une stratégie de réduction de la pauvreté des populations les plus vulnérables, lEtat sénégalais a mis en uvre avec lappui du gouvernement allemand, le « Programme pour la promotion de lélectrification rurale et de lapprovisionnement durable en combustibles domestiques (PERACOD) ».
Présentation du PERACOD
Dans le cadre de la réorganisation de la coopération entre le Sénégal et lAllemagne, il a été convenu de fusionner en un seul programme les acquis et expériences des projets : Projet sénégalo-allemand combustibles domestiques (PSACD) et Projet sénégalo-allemand énergie solaire (PSAES). Le PERACOD, placé sous la tutelle technique de la Direction de lénergie (DE) reçoit les collaborations de la Direction des eaux et forêts, de la chasse et de la conservation des sols (DEFCCS) et de lAgence sénégalaise délectrification rurale (ASER) afin de contribuer de manière substantielle aux activités relatives à lélectrification rurale.
La contribution du gouvernement allemand, mise à disposition par le Ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) est exécutée par lAgence technique GTZ (Deutsche Gesellschaft für technische Zusammenarbeit). Le PERACOD est aussi en partenariat avec lAssociation française des volontaires du progrès (AFVP). Lhorizon temporel estimé du Programme PERACOD est de 12 ans (01-01/2004 à 31-12/2015), subdivisé en 3 phases de 4 ans.
Annexe 5 :ETAT de lENVIRONNEMENT au SENEGAL
Lenvironnement du Sénégal est confronté à plusieurs contraintes liées
essentiellement aux changements climatiques et à la croissance rapide de la
population, entraînant ainsi une exploitation irrationnelle des ressources
naturelles (déforestation, surpâturage). Il sy ajoute une baisse du potentiel
environnemental (perte de la biodiversité, abaissement et pollution des nappes,
raréfaction des ressources). En outre, laccélération de lurbanisation pose des
problèmes aigus dapprovisionnement en eau, dassainissement, de gestion des
ordures ménagères et de pollution industrielle exposant les populations à des
risques sanitaires.
Pour faire face à ces contraintes, le gouvernement sest engagé depuis plus
dune décennie dans la formulation de politiques articulées autour dobjectifs
inspirés des Accords Multilatéraux sur lEnvironnement (AME) ratifiés par le
Sénégal, tout en veillant à la promotion de lapproche participative basée sur
limplication des populations dans la gestion de leur environnement. Toutefois, il
convient de noter que la situation environnementale se révèle encore
préoccupante au regard de la baisse de 50% du couvert arboré, de la perte de
22% de la biodiversité végétale, de la dégradation de plus de 60% des terres
arables et une diminution de 50% du potentiel de forêts naturelles.
La présente édition recouvre les domaines tels que la gestion des ressources
naturelles, la biodiversité, lenvironnement marin et côtier, la pollution et les
nuisances, la gestion des déchets. Elle est scindée en deux (2) parties : une
première partie consacrée à la revue des politiques et programmes
environnementaux et une deuxième partie relative à létat de lenvironnement au
Sénégal (profil environnemental, réponses apportées par les autorités et
résultats obtenus).
VII.1. POLITIQUES ET PROGRAMMES
Sur la base des conclusions et recommandations formulées au cours des
différentes rencontres internationales sur lenvironnement, le Sénégal a entrepris
une série de mesures et réformes déclinées à travers des Lettres de Politiques
Sectorielles de lEnvironnement (LSPE). Celles-ci sont articulées autour
dobjectifs visant la lutte contre la désertification, la protection des zones
humides, la lutte contre les espèces végétales exotiques envahissantes, lamélioration de la gestion des côtes, la lutte contre le réchauffement de la planète, la protection
des zones transfrontalières, la conservation de la biodiversité et la gestion de la
biosécurité. A cet égard, plusieurs projets et programmes ont été initiés en
matière de gestion de lenvironnement et des ressources naturelles.
Les stratégies mises en oeuvre en matière de gestion environnementale et des
ressources naturelles nont pas permis de rétablir les équilibres écologiques
gravement menacés. Face à ces difficultés, le gouvernement du Sénégal a
élaboré une politique environnementale bâtie autour dune nouvelle stratégie qui
tient compte des défis à relever. Cette nouvelle stratégie environnementale
sarticule autour de quatre (4) objectifs spécifiques :
i) Réduire la dégradation des ressources naturelles et de
lenvironnement ;
ii) Contribuer à la lutte contre la pauvreté et améliorer le cadre de vie ;
iii) Améliorer la qualité des services rendus ;
iv) Contribuer à la préservation de lenvironnement global.
Cette stratégie, qui oeuvre également à latteinte de lOMD7 relatif à
lenvironnement, est en phase avec celle relative à la Croissance et la Réduction
de la Pauvreté (SCRPÏ%), cadre de référence pour toutes les politiques et
interventions de l Etat et de ses partenaires techniques et financiers.
L encadré ci-après récapitule les axes stratégiques et les projets/programmes
mis en oeuvre en matière de politique environnementale.
Ï%La SCRP définit une stratégie intégrée de développement, construite à partir d un consensus entre les
acteurs nationaux, d une part et permet de hiérarchiser clairement les priorités nationales de
développement, d autre part.
Encadré
1. Restauration des ressources naturelles
Objectifs stratégiques : Revaloriser les terres dégradées et régénérer les ressources naturelles, à
travers des actions de reboisement, de lutte préventive (ouverture et entretien de pare-feux),
daménagements forestiers et de mise en défens16 de superficies pour favoriser la régénération
naturelle.
Projets et programmes : Programme de Gestion Durable et participative des Energies
traditionnelles et de substitution des Energies Traditionnelles et de Substitution (PROGEDE),
Projet de Régénération des Terres Dégradées (PROGERT) qui vise la revalorisation des terres
dégradées.
2. Conservation de la biodiversité
Objectifs : Créer des Réserves Naturelles Communautaires (RNC) et dAires Marines Protégées
(AMP) et promouvoir des activités génératrices de revenus en faveur des populations riveraines
pour réduire la forte pression sur les ressources des parcs et réserves.
Projets et programmes : Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes du Sénégal (PGIES),
Programme de Gestion Intégrée des Ressources Marines et Côtières (GIRMaC), Projet de
Conservation de la Diversité Biologique par la Réhabilitation Participative des Terres Dégradées
dans les Zones arides et Semi-arides Transfrontalières de la Mauritanie et du Sénégal.
3. Gestion des ressources transfrontalières
Objectifs : Améliorer les techniques de réhabilitation des écosystèmes naturels et des sols et
promouvoir des systèmes participatifs de gestion des ressources.
Projets et programmes : Projet Biodiversité SénégalMauritanie, Projet de Conservation des
Réserves de Biosphère Transfrontalières au niveau du Delta du Sénégal et du Delta du Saloum,
Programme dAppui à la Gestion Intégrée des Ressources (AGIR) (modèle de gestion intégrée
des écosystèmes et des ressources naturelles dans lespace régional en vue de lamélioration des
conditions de vie des populations et de la promotion de démarches favorables à lauto
développement villageois et à lémergence dopérateurs privés).
4. Gestion des zones humides, littorales et côtières
Objectifs : Protéger les zones humides et les zones côtières importantes, reboiser les dunes
littorales.
Projets et programmes : Programme GIRMaC (actions de restauration et/ou de conservation des
mangroves), Programme de Conservation des Littoraux Nord et Sud (actions de reboisement
dans le pour freiner la dégradation des écosystèmes des Niayes), PGIES
5. Pollution et gestion des déchets
Objectifs : Réduire les importations de substances affectant la couche dozone, réduire les
émissions de gaz à effet de serre, améliorer la collecte des déchets solides.
Projets et programmes : Régulations juridiques fixant les normes sur la pollution atmosphérique
par les industriels (normes de rejets gazeux et des eaux usées dans le milieu récepteur),
Conventions et codes internationaux relatifs à la gestion des produits chimiques.
16 Technique de régénération naturelle basée sur la protection du milieu naturel (aires protégées) contre les
agissements du bétail et des hommes pour favoriser la germination des graines enfouies sous le sol.
VII.2. PROFIL ENVIRONNEMENTAL
Cette partie décrit létat de lenvironnement au Sénégal tout en mettant en relief
les problèmes environnementaux cruciaux ainsi que les réponses pour y
remédier et les résultats obtenus.
VII.2.1. LES RESSOURCES FORESTIERES
Toutefois, il convient de noter que la situation environnementale se révèle encore
préoccupante au regard de la baisse de 50% du couvert arboré, de la perte de
22% de la biodiversité végétale, de la dégradation de plus de 60% des terres
arables et une diminution de 50% du potentiel de forêts naturelles.
Les dernières estimations font état dune superficie de 6,3 millions dhectares de
forêts naturelles disponibles en 2007, contre 11 millions dhectares de forêts à
lindépendance du Sénégal, soit une perte de prés de la moitié en lespace de
quatre décennies, montrant ainsi létat de dégradation avancée du potentiel
forestier. La déforestation résulte notamment des sécheresses consécutives à la
baisse des précipitations de 20 à 25% (avec des pointes de plus de 45%
pendant les années de fort déficit), ainsi que de la pression humaine exercée
sur les ressources forestières. A titre illustratif, plus de quatre (4) millions de
mètres cube sont prélevés par an pour satisfaire les besoins en énergies
ligneuses des populations qui représentent 60% du bilan énergétique sénégalais
et plus de 80% de la consommation énergétique totale des ménages. Il sy
ajoute également lexpansion de lagriculture de brûlis et la recrudescence des
feux de brousse.
Lexamen de lévolution des ressources ligneuses pour les besoins énergétiques
montre une hausse de 2,1% de la production de charbon de bois et de bois de
chauffe, ressortie à 92 967 tonnes en 2007 contre 91 039 tonnes en 2006.
Cependant, la production de charbon de bois est en deçà du seuil de 50 000
tonnes autorisé par lEtat, traduisant le respect de la réglementation relative à
lexploitation forestière.
En réponse aux problèmes susmentionnés, la politique du gouvernement sest
inscrite dans une dynamique de consolidation et de renforcement des actions de
régénération des ressources naturelles, conformément à la stratégie nationale
de gestion du capital naturel, à travers le reboisement, les aménagements
participatifs et la lutte contre les feux de brousse (ouverture et entretien de
pare-feux).
Les résultats obtenus en 2007 se sont révélés satisfaisants comparativement à
lannée précédente. En effet, ils font état dune superficie reboisée de 49 174
hectares (contre 37 637 hectares en 2006) et dune superficie mise en défens de
47 347 hectares, soit près du double des réalisations de lannée précédente. En
sus, les pare feux entretenus ont porté sur une longueur totale de 8 500 km
contre 7024 km en 2006.
VII.2.2. LA BIODIVERSITE
La biodiversité, définie comme étant la diversité de la vie végétale et animale,
est composée des écosystèmes terrestres, fluviaux et lacustres, marins et
côtiers, et des écosystèmes particuliers comme les mangroves et les steppes.
Les travaux de dénombrement font état de 4 330 espèces animales (dont 62
rares et menacées), et 3 589 espèces végétales (dont 54 rares et menacées)
pour une superficie denviron 13 761 800 hectares.
Les domaines classés, qui constituent un rempart dans la protection de la
biodiversité, couvrent une superficie totale de 3 294 420 dhectares dont :
1 056 000 hectares pour les forêts classées, au nombre de 213 ;
1 229 100 hectares pour les réserves ;
1 009 320 hectares pour les parcs nationaux (6).
Les écosystèmes, bien que recélant une biodiversité relativement importante, se
dégradent à un rythme assez soutenu du fait notamment des pressions qui y
sont exercées et qui engendrent des pertes annuelles estimées à 60 000 ha.
Les principales menaces de la biodiversité ont trait notamment :
i) A la sécheresse (facteur dérosion et de salinisation des eaux et des
sols) qui a engendré une dégradation de 50% des écosystèmes de
mangroves ;
ii) aux feux de brousse qui ont affecté les écosystèmes terrestres sur
lensemble des régions du pays, avec comme conséquences la
destruction du couvert végétal, la modification de la composition
floristique et de la structure des sols ;
iii) Aux coupes ligneuses et au braconnage ;
iv) A la surexploitation des ressources halieutiques ;
v) A la prolifération des plantes envahissantes qui occupent une
superficie de 1 200 000 m2 de plans deau, véritable menace pour la
diversité biologique de certaines zones humides comme les espèces
végétales et animales (poissons, oiseaux).
Dans le cadre de la stratégie nationale de conservation de la biodiversité, le
gouvernement a mis en place deux (2) Réserves Naturelles Communautaires
(RNC) et cinq (5) Aires Marines Protégées (AMP) qui concourent au
renouvellement de la ressource. Ceci a permis de porter le taux de classement à
31,7% (au-delà de la norme de 24% fixée par la FAO) et daméliorer
substantiellement le taux de couverture des aires protégées qui est passé de 8%
en 2004 à 11% en 2007.
Les résultats enregistrés restent insuffisants, impliquant le renforcement des
actions entreprises pour atteindre le taux de protection optimal de 12 %
recommandé par lUnion Internationale pour la Conservation de la Nature
(UICN).
VII.2.3. LES ZONES HUMIDES
Les zones humides couvrent une superficie de 1,14 millions dhectares en 2007
dont 141 500 ha classées. Elles se répartissent entre la plaine dinondation du
Sénégal, le complexe deltaïque du Sénégal, le Saloum et son delta, lestuaire de
la Casamance et les petites zones humides côtières.
Zones humides Superficies totales
Plaine dinondation du Sénégal 400.000 ha
Complexe deltaïque du Sénégal 200.000 ha
Le Saloum et son delta 150.000 ha
Lestuaire de la Casamance 360.000 ha
Les petites zones humides côtières 4.000 ha
La dégradation des zones humides (50% des écosystèmes de mangroves) est
imputable aux facteurs ci-après :
i) la prolifération des Végétaux Aquatiques Envahissants (VAE), à limage
du Typha (4000 ha en 2007 au niveau du delta et de la vallée),
surtout localisées dans le delta du fleuve Sénégal ;
ii) le développement de quartiers péri-urbains au niveau des grandes
agglomérations, entraînant des pertes de zones humides occupées par
de nouvelles habitations et des inondations durant les périodes de
pluviométrie moyenne à élevée.
Le cas de Dakar est particulièrement préoccupant, avec un taux de croissance
de plus de 7% par an et des pertes estimées à plus de la moitié de ses zones
humides (mares de Thiaroye et de Mbeubeus, cours deau se jetant sur la baie
de Soumbédioune, les Niayes de Pikine).
Au titre de la gestion des zones humides, les actions menées ont permis de
reboiser plus de 20 000 ha en 2007. Les réponses aux problèmes dinondations
résultant du développement de quartiers péri-urbains sis sur les zones humides
sont la construction de digues, la relocalisation des personnes sinistrées à des
coûts élevés. Pour des solutions à long terme, le réseau national de planification
côtière a fait linventaire de ces zones humides et a proposé une stratégie
nationale de gestion.
VII.2.4. LES ZONES LITTORALES ET COTIERES
Le littoral sénégalais, avec 300 km de côtes sableuses, 234 km destuaires et
174 km de côtes rocheuses, se trouve confronté au phénomène dérosion dans
presque toutes les villes côtières avec prés de 73 km de côtes vulnérables,
nécessitant ainsi des actions de protection.
Les principales causes de ces phénomènes sont lélévation du niveau marin, le
déficit sédimentaire et les houles exceptionnelles, avec comme conséquences, la
destruction des infrastructures économiques et sociales et lensablement des
chenaux daccès. La ligne de rivage au niveau des côtes sénégalaises a connu
un recul inquiétant, de même que le littoral de Yoff qui enregistre un taux de
recul moyen du trait de côte de lordre de 1 m par an. En outre, la baie de Hann
connaît un rétrécissement de la largeur de la plage, avec un recul de la ligne de
côte de 0,75 m par an.
Dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de protection des
zones littorales et côtières, lEtat a entrepris plusieurs actions pour lutter contre
ces phénomènes. Ces mesures ont permis de consolider 315 m de traits de côte
sur un objectif de 1500 m, soit un taux de réalisation de 21%, traduisant une
faible efficacité des interventions dans ce domaine.
Au total, les réalisations restent largement en deçà des prévisions annuelles de
500 mètres pour consolider la longueur de 73 km de côtes affectées dici 2015,
la principale contrainte étant la complexité et le coût trop élevé de la
technologie utilisée.
Pour ce qui est de lassainissement des plages, les actions de nettoyage ont
permis de débarrasser la baie de Hann de 14 700 m3 de déchets, pour une
prévision de 10 000 m3.
VII.2.5. POLLUTION ET GESTION DES DECHETS
La pollution, en tant que facteur de changement climatique, constitue une
contrainte environnementale majeure dont lampleur est appréhendée à partir
des émissions de gaz à effet de serre provenant de cinq (5) secteurs essentiels
que sont lagriculture et lélevage, les forêts, lénergie (gaz naturel, produits
pétroliers, combustibles ligneux), les procédés industriels, les déchets industriels
et les eaux usées non traitées.
Les dernières estimations qui remontent à la fin des années 90 font état de
3538 Gg ECO217 démissions de gaz à effet de serre (GES), causées
essentiellement par le secteur de lénergie, avec une contribution de 41%,
lagriculture (31,3%) et les déchets (23,8%). La contribution des procédés
industriels reste marginale (3,9%).
Les rejets gazeux, liquides et solides, la consommation de substances
appauvrissant la couche dozone (SAO), le rejet deaux usées dans le milieu
récepteur sans prétraitement, la mauvaise gestion des ordures ménagères et les
déchets dangereux (industriels et biomédicaux) sont autant de problèmes
denvironnement et de gestion du cadre de vie quil faut prendre en compte
pour réduire les émissions et atteindre un développement durable.
Grâce à la réglementation des importations de SAO par lEtat, la consommation
de ces substances a été ramenée à 20 tonnes en 2007, tandis que les efforts
déployés en matière de traitement deaux usées restent limités : 90% des eaux
usées sont déversées dans le milieu récepteur sans traitement et seulement 9%
des industries remplissent les normes de rejet deaux usées dans le milieu
récepteur. Les études menées montrent un niveau important dexposition des
populations à la pollution atmosphérique. Pour ce qui est de la gestion des
.
déchets, seuls trois (3) Centres dEnfouissements Techniques (CET) sont
réalisés, soit un taux de réalisation de 11,5% par rapport à lobjectif fixé.
Conclusion
Nonobstant les avancées enregistrées en matière de politique
environnementale, le pays demeure confronté à plusieurs problèmes et défis
environnementaux quil faut prendre en charge pour latteinte dun
développement durable.
La situation environnementale se révèle toujours préoccupante vu le faible
niveau de performance des interventions par rapport aux attentes, nécessitant
ainsi le renforcement des actions entreprises à tous les niveaux avec
limplication effective des populations.
Dans le domaine de la préservation des ressources naturelles, les
actions menées ont permis de relever le niveau des superficies reboisées à
49 174 hectares contre 37 637 hectares en 2006.
Dans le domaine de la conservation de la biodiversité, les actions ont
contribué à améliorer la protection des aires protégées qui est passée de 8% en
2000 à 11% en 2006, encore inférieur au taux optimal de 12% recommandé par
lUICN.
Sagissant de la protection des zones humides et côtières, le curage des
zones infestées par les Végétaux Aquatiques Envahissants (VAE) a permis de
débarrasser les eaux de ces déchets en 2007 et datteindre ainsi les objectifs de
débarrasser les eaux des 1 267 000 m2 de VAE. Les actions de réhabilitation des
mangroves ont permis de porter le niveau des superficies réhabilitées à 20 000
ha en 2007.
Dans le domaine de la lutte contre la pollution et la gestion des
déchets, le niveau de la complexité de la mesure du niveau de pollution qui
exige des matériels très sophistiqués fait quil est difficile dappréhender les
réalisations. Toutefois, lacquisition dun laboratoire mobile de mesure de la
pollution de lair, ainsi que lapplication du Code de lEnvironnement devraient
contribuer à améliorer progressivement la qualité de lair. Pour la pollution
industrielle, 90% des contrôles techniques prévus en 2007, pour vérifier le
respect des règlements par les établissements classés, ont été réalisés. Le taux
de collecte des déchets tout comme le taux de réalisation de centres
denfouissements techniques sont encore faibles (3 centres sur les 26 prévus).
LA BIODIVERSITE
La biodiversité, définie comme étant la diversité de la vie végétale et animale,
est composée des écosystèmes terrestres, fluviaux et lacustres, marins et
côtiers, et des écosystèmes particuliers comme les mangroves et les steppes.
Les travaux de dénombrement font état de 4 330 espèces animales (dont 62
rares et menacées), et 3 589 espèces végétales (dont 54 rares et menacées)
pour une superficie denviron 13 761 800 hectares.
Les domaines classés, qui constituent un rempart dans la protection de la
biodiversité, couvrent une superficie totale de 3 294 420 dhectares dont :
1 056 000 hectares pour les forêts classées, au nombre de 213 ;
1 229 100 hectares pour les réserves ;
1 009 320 hectares pour les parcs nationaux (6).
Les écosystèmes, bien que recélant une biodiversité relativement importante, se
dégradent à un rythme assez soutenu du fait notamment des pressions qui y
sont exercées et qui engendrent des pertes annuelles estimées à 60 000 ha.
Les principales menaces de la biodiversité ont trait notamment :
i) A la sécheresse (facteur dérosion et de salinisation des eaux et des
sols) qui a engendré une dégradation de 50% des écosystèmes de
mangroves ;
ii) aux feux de brousse qui ont affecté les écosystèmes terrestres sur
lensemble des régions du pays, avec comme conséquences la
destruction du couvert végétal, la modification de la composition
floristique et de la structure des sols ;
iii) Aux coupes ligneuses et au braconnage ;
iv) A la surexploitation des ressources halieutiques ;
v) A la prolifération des plantes envahissantes qui occupent une
superficie de 1 200 000 m2 de plans deau, véritable menace pour la
diversité biologique de certaines zones humides comme les espèces
végétales et animales (poissons, oiseaux).
Dans le cadre de la stratégie nationale de conservation de la biodiversité, le
gouvernement a mis en place deux (2) Réserves Naturelles Communautaires
(RNC) et cinq (5) Aires Marines Protégées (AMP) qui concourent au
renouvellement de la ressource. Ceci a permis de porter le taux de classement à
31,7% (au-delà de la norme de 24% fixée par la FAO) et daméliorer
substantiellement le taux de couverture des aires protégées qui est passé de 8%
en 2004 à 11% en 2007.
Les résultats enregistrés restent insuffisants, impliquant le renforcement des
actions entreprises pour atteindre le taux de protection optimal de 12 %
recommandé par lUnion Internationale pour la Conservation de la Nature
(UICN).
Annexe 6 : Inauguration de la distillerie de la CSS : 12 millions de litres dEthanol par an
Parution : samedi 1er décembre 2007
En inaugurant hier après-midi la distillerie déthanol de la Compagnie Sucrière Sénégalaise, le chef de lEtat a invité les sénégalais à sinvestir dans la production de biocarburant. Ceci, en attendant le pétrole fossile off-shore que possède le Sénégal et qui sera exploité prochainement.
Le président Abdoulaye Wade en coupant hier le ruban de la première distillerie déthanol de lAfrique a remercié et félicité Jean-Claude Mimeran qui a été le premier à réagir en mettant en place la première unité ; le premier élément de sa politique en matière énergétique. Cette usine est digne du Sénégal.
Il sagit dune usine moderne qui va produire non seulement de léthanol mais aussi des alcools et le mérite de M. Mimran aura été non pas de se placer uniquement au stade industriel, mais également au stade de producteur de la matière première. Quil en soit donc remercié encore une fois a-t-il dit invitant les autres sénégalais à se lancer dans la production du biocarburant. Le gouvernement a ajouté le chef de lEtat a sur cette activité un programme qui va se dérouler lannée prochaine avec la production de jathropha et autres. « Le combat économique cest cela« a indiqué Me Abdoulaye Wade. »Il sagit pour tous les pays de réduire la dépendance par rapport à lextérieur et autant que possible de produire chez nous. Une usine comme celle-là aura dautres effets que ceux des prix purement. Il y a la création de la main duvre depuis la production jusquau produit fini. Et ces différents éléments concourent à faire une économie qui tourne bien" a ajouté le chef de lEtat qui a par ailleurs encouragé les conseils ruraux à mettre en exploitation des milliers dhectares et le gouvernement va impulser ce mouvement en mettant en place les intrants : terres et engrais.
André Froissard Directeur general : « Léthanol ne remplacera jamais le sucre »
« La production déthanol ne constitue en aucune manière une menace pour celle du sucre. » Cest en substance ce qu a révélé le directeur général de la CSS André Froissard. Selon lui, léthanol aura une incidence très positive sur le quotidien des sénégalais dans la mesure où on se retrouve avec la possibilité de le mélanger avec de lessence. Donc la partie de léthanol qui sera produite au Sénégal, va amoindrir les importations et devrait améliorer la balance des paiements parce que, pour importer, il faut des devises. En plus, le mélange éthanol-essence va être extrêmement positif en matière de protection de lenvironnement à limage de ce qui se fait à léchelle planétaire. Donc, le Sénégal sera le premier pays dAfrique. »
Par ailleurs, André Froissard a noté que « cette nouvelle distillerie est un investissement de 10 millions de dollars qui a été fait en moins de douze mois qui est prêt à être activée mise en production dans le courant du mois de Décembre. La distillerie va permettre de produire en gros par an entre 10 et 12 millions de litres déthanol » assure le Dg de la Css qui met en exergue, au passage la création de 90 emplois directs et 215 emplois indirects ".
« Cette fabrique déthanol est à lorigine dun accord quasiment entre M. Mimeran et le président de la République qui ont souhaité se lancer dans la protection de lenvironnement, notamment dans la fabrication et lutilisation du biocarburant. Dans ce vaste programme, la Css accompagne la politique du gouvernement en produisant de léthanol « explique M. Froissard. Le directeur précise que la Css avait la possibilité de faire dautres produits mais le choix a été de faire de léthanol pour accompagner cette politique ».
Par ailleurs, le représentant du groupe Mimran dans cette partie du pays a insisté sur le fait que « léthanol ne va jamais remplacer le sucre. Je confirme, jaffirme et je rassure la totalité de nos consommateurs que nous sommes bien dans un schéma sucre et éthanol. Nous nallons jamais faire déthanol à partir de la canne. La canne, cest pour faire du sucre. Et les résidus que nous avions auparavant qui sappellent la mélasse, vont être reconvertis pour être utilisés dans la fabrication dalcool. Avant, on exportait cette mélasse. Aujourdhui elle est reconvertie sur place ce qui sera un produit de plus mais pas un produit de remplacement par rapport au sucre ».
HYPERLINK "http://www.lesoleil.sn/" \t "_blank" source : le Soleil, Quotidien national Sénégal
Annexe 7 : Agrocarburants - des centaines de milliers dhectares convoités
Photo: agenda
Source : cafebabel.com, 09/02/09, « HYPERLINK "http://www.cafebabel.com/fre/article/28439/agrocarburants-senegal-europe-energie-renouvelable.html" Biocarburant : ruée sur lOr vert au Sénégal »Le site cafebabel.com a publié le 09/02/09 un article sur le développement des agrocarburants au Sénégal, et plus spécifiquement dans la région de Vélingara.
Cest dans cette zone que la société norvégienne Agro-Africa souhaite développer la production dagrocarburants « sur plus de 200 000 hectares. »
Larticle met en évidence le manque dinformations des exploitants familiaux. Tandis quune partie dentre eux accepte de planter du jatropha, dautres se montrent méfiants : « Je ne souhaite pas que nous devenions des ouvriers agricoles à la merci de quelques entreprises », explique un membre de la fédération des producteurs de lAnambé.
« Jai très peur de ce qui est en train de se passer. Les communautés ici sont tellement désespérées quelles sont prêtes à tout accepter sans connaître les tenants et les aboutissants du développement dagrocarburants dans la zone », explique un journaliste sénégalais.
DESORGANISATION CARACTERISTIQUE de lETAPE ACTUELLE
KAFFRINE : 300.000 plants de jatropha en souffrance
Source : le Soleil du 5 août 2005
Répondant à lappel du chef de lEtat dans le cadre de la production de jatropha (tabanani en wolof), des femmes de Kaffrine se sont lancées dans lexploitation de cette précieuse espèce, base de la fabrication du biocarburant. Avec plus de 300.000 plants en souffrance, elles interpellent les autorités afin que les verrous soient levés quant à la recherche de débouchés.
Si lorganisation de la journée nationale de larbre par le Conseil régional de Kaffrine a connu un véritable succès, elle aura, par contre, permis à la soixantaine de femmes pépiniéristes qui, depuis des années, sactivent au niveau de onze pépinières sous lencadrement du service régional des Eaux et Forêts de tirer la sonnette dalarme. Pour cause, une production de plus de 300.000 plants de jatropha curcas (tabanani), réalisée au titre de la campagne forestière 2009, est en souffrance faute de partenaires. Selon la présidente des femmes pépiniéristes, Mme Fily Traoré, cest suite à lappel du président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour la production à grande échelle de « tabanani » que la dizaine de groupements pépiniéristes, travaillant en parfaite intelligence avec le service des Eaux et Forêts de Kaffrine, sest lancée dans la production de cette espèce dont le fruit est la matière de base de fabrication de biocarburant. Cest ainsi quà côté de la production de divers autres plants, les femmes forestières de Kaffrine ont mis laccent sur le jatropha. Cette année, 300.000 plants ont été produits. Cependant, de sérieux problèmes de débouchés se posent à ces braves femmes qui ne savent plus à quel partenaire se vouer.
En recevant la délégation officielle conduite par le gouverneur Fabacry Bodian et comprenant, entre autres, Babacar Gaye, le président du Conseil régional, les femmes pépiniéristes de Kaffrine ont interpellé les autorités pour la résolution de ce problème qui constitue, selon elles, « un véritable goulot détranglement ». Elles ont aussi dénoncé lattitude de lInstitut sénégalais de recherche agricole (Isra) qui tarde à leur payer les 3 millions de FCfa dus au titre de plants de jatropha enlevés en 2008. Elles ont rappelé que cette structure demeure leur principal partenaire dans ce domaine. Néanmoins, toutes les démarches pour rentrer dans leurs fonds restent vaines.
Tout en les encourageant, le président du Conseil régional leur a promis de tout mettre en uvre pour le règlement de ce problème. Aussi, sest-il engagé à appuyer ces femmes qui, à len croire, sont actrices de développement de la nouvelle région.
Mamadou CISSE
Annexe 8- Promotion des biocarburants : Des organisations de la société civile invitent lEtat à la prudence
Les Organisations non gouvernementales (Ong) Wetlands International et ActionAid, auteurs dune étude sur les avantages et risques des biocarburants en Afrique invitent lEtat du Sénégal à être prudent dans sa politique de promotion de cette variété. Il sagit pour les pouvoirs publics de combiner les objectifs datteinte de la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la récupération des terres dégradables dans le cadre de la mise en uvre du programme national Jatropha. Face au diktat des pétroliers, le Sénégal, à limage de beaucoup de pays non producteurs de lor noir, sest rabattu sur le biocarburant pour se prémunir de cette boulimie des membres de lOpep. Une alternative dont ils ne maîtrisent malheureusement pas forcément les contours. Et ce, au risque de compromettre la sécurité alimentaire des populations. Doù linvite faite à lEtat par les Organisations non gouvernementales (Ong) Wetlands International et ActionAid, de combiner les objectifs datteinte de la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la récupération des terres dégradables dans le cadre de la mise en uvre du programme national Jatropha. En dautres termes, dêtre prudent dans sa politique de promotion des biocarburants.
Cette idée ressort de létude de terrain menée sur les risques et avantages de cette culture dans trois zones agro écologiques du pays que sont la vallée du fleuve Sénégal, cest-à-dire, la région de Saint-Louis, le bassin arachidier qui regroupe les régions de Kaolack et Fatick et la zone Sud et Sud-est qui concentre les régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda. A loccasion de la restitution de cette enquête hier, le représentant résidant de Actionaid au Sénégal, Moussa Faye a salué lérection dun ministère en charge des Biocarburants, des Energies renouvelables et de la recherche scientifique qui est ainsi perçue comme une réelle volonté politique de promouvoir cette forme dénergie. Aussi, a-t-il rappelé que le Sénégal qui souhaite produire vite et en quantité suffisante pour combler les besoins de sa population en énergie sest lancé dans une grande initiative de production agro carburant à partir essentiellement du Jatropha et de la canne à sucre. Et sous ce rapport, il en appelle à la responsabilité des pouvoirs publics pour analyser sérieusement toutes les conséquences économiques, écologiques et sociales de telles décisions.Aussi, avertit-il, toutes les structures en charge de ces programmes dagro carburants et les entreprises sont appelées à prendre leurs responsabilités.Pour quavant le démarrage de leurs projets, elles puissent informer suffisamment les communautés locales et obtenir leur consentement.
De plus, les projets menés doivent contribuer au meilleur approvisionnement énergétique des zones rurales et non de satisfaire la demande croissante des pays développés. Sur le plan juridique et institutionnel, létude déplore labsence de cadre réglementant formellement la production, la transformation et la commercialisation des biocarburants, malgré la création du ministère en charge de ce volet. Aussi, le coût de production de léthanol est jugé assez élevé par létude. Ce qui lamène à suggérer une subvention du ministère de lEconomie et des finances pour en assurer la compétitivité. Les problèmes liés au taux de mélange ainsi quau stockage et à la distribution, relatifs à la normalisation des produits de biocarburant se posent encore.
Une surface équivalente à un terrain de football part en fumée toutes les deux secondes. L'équilibre du climat, le maintien de la biodiversité et le cadre de vie de millions d'habitants sont en jeu. Pour enrayer cette dramatique déforestation, Greenpeace se bat pour encadrer les activités destructrices (industrie du bois, agro-industrie) et pour la création de vastes zones d'aires protégées.
HYPERLINK "http://forets.greenpeace.fr/locde-tres-critique-sur-les-biocarburants-est-favorable-a-un-moratoire" \o "LOCDE, très critique sur les biocarburants, est favorable à un moratoire" LOCDE, très critique sur les biocarburants, est favorable à un moratoire
PARIS, 16 juil 2008 (AFP) - LOCDE est favorable à un moratoire sur les biocarburants et prône une complète refonte des politiques actuelles en la matière, dans un rapport qui critique le coût élevé de ces combustibles dorigine végétale et leur bénéfice environnemental douteux. Il serait très sensé davoir un moratoire, les programmes actuels devraient tous être reconsidérés, a déclaré à lAFP Stefan Tangermann, directeur pour lagriculture et les échanges de lOCDE.Dans un rapport publié mercredi, lOrganisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) souligne que les politiques de soutien aux biocarburants, très coûteuses, ont un impact limité sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et sur lamélioration de la sécurité énergétique.Elles ont en revanche un impact significatif sur les prix mondiaux des produits alimentaires.Initialement perçus comme un outil de lutte contre le réchauffement climatique, les biocarburants sont maintenant largement dénoncés (Onu, Banque mondiale, nombreuses ONG) comme lune des causes de la flambée des prix de la nourriture, car ils détournent du marché alimentaire des produits agricoles nécessaires à leur fabrication. Les nouvelles intiatives politiques ne font quaggraver les problèmes existants et devraient notamment continuer à pousser à la hausse les prix agricoles, et accentuer les risques de famine chez les populations les plus pauvres des pays en développement, poursuit le rapport.La production déthanol (céréales ou canne à sucre) et de biocarburants (huiles végétales) a progressé rapidement ces dernières années et devrait encore doubler au cours des dix ans à venir. Les Etats-Unis sont les premiers producteurs déthanol, avec 48% de la production mondiale en 2007, devant le Brésil (31%) tandis que lUnion européenne est à lorigine de 60% de la production mondiale de biodiesel. Dans la plupart des pays, les biocarburants dépendent fortement des subventions publiques, mais particulièrement aux Etats-Unis, au Canada, et dans lUnion européenne, où elles atteignent 11 milliards de dollars et devraient progresser à 25 milliards dici 2013-2017, ajoute le rapport.Les programmes subventionnés dans ces trois grandes zones nentraînent pourtant que des baisses démissions de gaz à effets de serre (GES) modestes, de lordre de 1% du total des émissions dues au secteur des transports.Si léthanol produit à partir de canne à sucre, comme au Brésil, réduit généralement les émissions de GES dau moins 80% par rapport aux carburants fossiles, les biocarburants produits à base de blé, betterave à sucre, huiles végétales, ou maïs comme aux Etats-Unis, en Europe et au Canada, noccasionnent des réductions de GES que de 30% à 60%, poursuit lOCDE.LOCDE prône donc une levée des barrières douanières sur les biocarburants et des matières qui servent à les produire, ce qui permettrait de réduire leur coût et daméliorer leur efficacité énergétique.Elle recommande aussi de se focaliser sur la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, qui utilise des résidus agricoles ou des plantes non alimentaires. Cette technologie ne sera toutefois pas opérationnelle avant peut-être dix ans et devrait dici là nécessiter encore plus de subventions que les biocarburants classiques.Le rapport invite également à se concentrer sur les économies dénergies, qui permettent une plus grande réduction des GES pour un coût très inférieur au développement des biocarburants. Pour les mêmes raisons, il recommande dintensifier les efforts de réduction de GES dans dautres secteurs, comme le bâtiment.Le développement de la production de biocarburants dans certaines zones tropicales mérite cependant dêtre examiné, note le rapport.
Annexe 9 : TERRES AFRICAINES - les acquisitions posent des risques pour les ruraux pauvres
La première étude détaillée du phénomène met en garde contre ses effets sur les communautés rurales mais évoque aussi les bénéfices possibles Beaucoup de pays n'ont pas de mécanismes de protection des droits et intérêts locaux lors d'acquisitions de terres à grande échelle
25 mai 2009, Rome - Les achats de terres à grande échelle sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal gérées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles, daprès la première étude détaillée de ces processus.L'étude a été réalisée par l'Institut International pour l'Environnement et le Développement (IIED, Londres) à la demande de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA). Elle montre que ces transactions sur la terre peuvent créer des opportunités (débouchés garantis, emplois, infrastructures, hausses de productivité agricole) mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des décisions et si leurs droits fonciers ne sont pas protégés.Le rapport souligne un certain nombre de préjugés erronés sur ce quon a appelé laccaparement (ou la spoliation) des terres. Il met en évidence le fait que ces transactions ont augmenté rapidement depuis cinq ans.Mais, alors que les investissements étrangers sont les plus nombreux, les investisseurs nationaux jouent aussi un rôle important dans ces acquisitions à grande échelle.Les transactions impliquant des acteurs privés (entreprises) sont plus nombreuses que celles de gouvernement à gouvernement, bien que les gouvernements utilisent des moyens indirects pour soutenir des transactions faites par des entreprises.Les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements alimentaires ou en énergie sont des motivations clés pour les acquéreurs, mais dautres facteurs tels que les opportunités de profit, la demande de matières premières pour lindustrie ou laction des pays daccueil jouent aussi un rôle.Bien que les acquisitions à grande échelle ne représentent encore quune petite part des terres cultivables dans la plupart des pays, il ny a que très peu de terres vraiment disponibles, car la plus grande part des terres de qualité sont déjà cultivées ou appropriées, le plus souvent par les populations locales.Létude a révélé que beaucoup de pays nont pas de mécanismes suffisants pour protéger les droits locaux et pour prendre en compte les intérêts et moyens dexistence des populations locales.Un manque de transparence et de moyens de contrôle public dans la négociation des contrats peut favoriser des accords qui ne maximisent pas lintérêt public.Des droits fonciers locaux incertains, des procédures denregistrement des terres peu accessibles aux populations, des législations incomplètes et dautres facteurs affaiblissent trop souvent la position des populations locales.
Appréciation prudente :Le rapport appelle à une appréciation prudente des contextes locaux, y compris concernant les utilisations et formes actuelles de contrôle des terres; à une sécurisation des droits des communautés locales; à impliquer les populations dans les négociations, et à napprouver la cession des terres quaprès leur accord préalable libre et bien informé.Les chercheurs de lIIED Lorenzo Cotula et Sonja Vermeulen appellent à la prudence: les types dacquisition varient fortement et les affirmations générales sur la spoliation des terres sont très trompeuses.«En fin de compte, la possibilité que ces accords internationaux développent les opportunités positives et tempèrent les risques dépend de leurs modalités et conditions: quels modèles d'entreprises sont mis en place, comment les coûts et les bénéfices sont partagés, qui décide sur ces questions et comment?, dit M. Cotula. Ceci appelle des régulations adéquates, de bonnes négociations et une supervision par l'Etat. «L'ampleur des acquisitions de terre a été exagérée, mais dans de nombreux pays les accords qui permettent la propriété des terres par les étrangers peuvent être très problématiques».Des défis mondiauxAlexander Mueller, responsable du Département de l'Environnement et des Ressources Naturelles à la FAO, insiste sur la nécessité de voir l'investissement étranger et les acquisitions à grande échelle dans le contexte des nouveaux défis globaux de l'environnement et de la sécurité alimentaire.«Ce nouveau phénomène (l'achat massif de terres agricoles) est un résultat de la récente crise alimentaire et de la volatilité des prix des aliments, entre autres causes. Les nouveaux défis de l'insécurité alimentaire et de l'investissement globalisé doivent être relevés à travers des régulations adéquates, ainsi que des politiques agricoles et alimentaires bien informées.«Cette étude devrait aider à situer les décisions d'investissement dans une compréhension globale de toutes les implications, y compris sociales et environnementales. Des directives pour la bonne gouvernance foncière, ou un code définissant des règles pour les investissements, pourraient être utiles pour améliorer les mécanismes de décision et la négociation des contrats. La FAO et ses partenaires travaillent ensemble pour développer de telles directives et la présente étude est une première étape dans ce processus.»"J'éviterais le terme générique de "spoliation des terres", dit Rodney Cooke, Directeur de la Division consultative technique du FIDA. «Réalisés de la bonne façon, ces accords peuvent apporter des résultats positifs pour toutes les parties et être un outil de développement.«Les femmes et les hommes pauvres avec qui le FIDA travaille chaque jour ne doivent pas être marginalisés. Leur contribution et leurs intérêts doivent être centraux, et nous devons faire en sorte que les bénéfices promis, tels que l'emploi, les infrastructures et les connaissances agricoles, se matérialisent».
L'étude «Accaparement des terres ou opportunités de développement? Investissements agricoles et transactions foncières internationales en Afrique» se base sur des recherches de terrain originales en Ethiopie, au Ghana, au Mali, au Kenya, à Madagascar, au Mozambique, au Soudan et en Zambie.
Elle a été réalisée par une équipe de l'IIED en étroite collaboration avec la FAO et le FIDA. Elle a été financée par la FAO, le FIDA, l'IIED et le Département du Royaume-Uni pour le Développement International (DFID).
Le rapport appelle à une appréciation prudente des contextes locaux, y compris concernant les utilisations et formes actuelles de contrôle des terres; à une sécurisation des droits des communautés locales; à impliquer les populations dans les négociations, et à napprouver la cession des terres quaprès leur accord préalable libre et bien informé.Les chercheurs de lIIED Lorenzo Cotula et Sonja Vermeulen appellent à la prudence: les types dacquisition varient fortement et les affirmations générales sur la spoliation des terres sont très trompeuses.«En fin de compte, la possibilité que ces accords internationaux développent les opportunités positives et tempèrent les risques dépend de leurs modalités et conditions: quels modèles d'entreprises sont mis en place, comment les coûts et les bénéfices sont partagés, qui décide sur ces questions et comment?, dit M. Cotula. Ceci appelle des régulations adéquates, de bonnes négociations et une supervision par l'Etat. «L'ampleur des acquisitions de terre a été exagérée, mais dans de nombreux pays les accords qui permettent la propriété des terres par les étrangers peuvent être très problématiques».Des défis mondiauxAlexander Mueller, responsable du Département de l'Environnement et des Ressources Naturelles à la FAO, insiste sur la nécessité de voir l'investissement étranger et les acquisitions à grande échelle dans le contexte des nouveaux défis globaux de l'environnement et de la sécurité alimentaire.«Ce nouveau phénomène (l'achat massif de terres agricoles) est un résultat de la récente crise alimentaire et de la volatilité des prix des aliments, entre autres causes. Les nouveaux défis de l'insécurité alimentaire et de l'investissement globalisé doivent être relevés à travers des régulations adéquates, ainsi que des politiques agricoles et alimentaires bien informées.«Cette étude devrait aider à situer les décisions d'investissement dans une compréhension globale de toutes les implications, y compris sociales et environnementales. Des directives pour la bonne gouvernance foncière, ou un code définissant des règles pour les investissements, pourraient être utiles pour améliorer les mécanismes de décision et la négociation des contrats. La FAO et ses partenaires travaillent ensemble pour développer de telles directives et la présente étude est une première étape dans ce processus.»"J'éviterais le terme générique de "spoliation des terres", dit Rodney Cooke, Directeur de la Division consultative technique du FIDA. «Réalisés de la bonne façon, ces accords peuvent apporter des résultats positifs pour toutes les parties et être un outil de développement.«Les femmes et les hommes pauvres avec qui le FIDA travaille chaque jour ne doivent pas être marginalisés. Leur contribution et leurs intérêts doivent être centraux, et nous devons faire en sorte que les bénéfices promis, tels que l'emploi, les infrastructures et les connaissances agricoles, se matérialisent».
L'étude «Accaparement des terres ou opportunités de développement? Investissements agricoles et transactions foncières internationales en Afrique» se base sur des recherches de terrain originales en Ethiopie, au Ghana, au Mali, au Kenya, à Madagascar, au Mozambique, au Soudan et en Zambie.
Annexe 10 : ETHIOPIE paysans déçus !
Depuis 10 ans, Ashenafi Chote avait réussi à faire vivre sa famille en cultivant sa terre à Sodo, dans une région éthiopienne frappée par la sécheresse. Mais depuis sa reconversion dans la culture du ricin pour les biocarburants, il a presque tout perdu.
Comme des milliers de fermiers dans le district de Wolaytta (350 km au sud de la capitale Addis Abeba), souvent frappée par la sécheresse et les pénuries alimentaires, M. Ashenafi sest tourné, sous limpulsion du gouvernement, vers la production du ricin, dont lhuile est utilisée comme biocarburant.
Mais aujourdhui, ce fermier vivant près de la localité de Sodo dépend de laide alimentaire et humanitaire.
"Jai fait une erreur. Avant je récoltais quatre quintaux de maïs à chaque récolte, et jen tirais plus de 2.400 birr (240 dollars), mais maintenant jai perdu mon précieux revenu. Je naurais pas dû accepter leur offre", lâche-t-il à lAFP en regardant son champ dun air dépité.
Plus de 9.500 fermiers dans cette région ont planté du ricin sur 2.350 hectares de terres arables.
Le gouvernement, qui tente dacquérir une indépendance énergétique et souffre de la hausse des prix mondiaux du pétrole, a alloué 400.000 hectares à des compagnies étrangères dans le cadre dune stratégie nationale de développement des biocarburants lancée en 2007.
Le million de kilomètres carrés de lEthiopie, plus grand pays de la Corne de lAfrique, na été cultivé quà hauteur de 18% et attire de plus en plus dinvestisseurs dans les biocarburants.
"Il sagit dun secteur de développement très important. La balance des paiements (pour les hydrocarbures) est très élevée et nous voulons diminuer ce fardeau en encourageant linvestissement privé", explique à lAFP Melis Teka, directeur adjoint pour la régulation de lénergie et le développement des biocarburants au ministère éthiopien des Mines.
"Mais aucune terre arable ne peut être allouée pour ces cultures", assure-t-il.
Pourtant, dans la région de Wolaytta, qui sort de huit mois de sécheresse et où la moitié des deux millions dhabitants souffrent de pénuries alimentaires, ce sont les terres arables - auparavant plantées de maïs, de manioc ou de patate douce - qui sont utilisées pour les biocarburants.
Dans un rapport publié début octobre, lagence de lONU pour lAlimentation et lAgriculture (FAO) a tiré la sonnette dalarme à propos de la réaffectation des terres agricoles aux biocarburants, qui sont accusés daggraver la crise alimentaire mondiale.
De leur côté, les fermiers de Wolaytta accusent la compagnie américano-israélienne Global Energy, qui a acquis 2.700 hectares dans la région, de les avoir trompés avec de fausses promesses, notamment financières.
"Des experts sont venus nous présenter le projet disant que nous aurions trois récoltes par an, quils nous paieraient 500 birr rien que pour le travail", explique Borja Abusha, 45 ans et père de huit enfants.
"Après six mois, nous navons toujours pas de récolte et ils nont pas respecté leurs promesses de couvrir les coûts. On reste sans rien et affamés", ajoute-t-il.
Gebremedhine Birega, défenseur de lenvironnement, déplore "le manque détudes préalables" et des "pratiques inacceptables dans des zones où il y a de linsécurité alimentaire".
Le patron de Global Energy, Yanai Man, répond à lAFP que sa société "nautorise pas les paysans à faire pousser le ricin sur plus dun tiers de leur terrain. Donc, nous ne faisons pas baisser la production de nourriture".
Selon M. Man, Global Energy a déjà investi près de deux millions de dollars dans ce projet. La compagnie prévoit de mettre en place des écoles, des dispensaires et de lutter contre lappauvrissement des sols. Il reconnaît cependant que les paysans nont pas encore reçu largent promis "à cause dun délai bancaire".
Plus de 9.500 fermiers dans cette région ont planté du ricin sur 2.350 hectares de terres arables.
Le gouvernement, qui tente dacquérir une indépendance énergétique et souffre de la hausse des prix mondiaux du pétrole, a alloué 400.000 hectares à des compagnies étrangères dans le cadre dune stratégie nationale de développement des biocarburants lancée en 2007.
Le million de kilomètres carrés de lEthiopie, plus grand pays de la Corne de lAfrique, na été cultivé quà hauteur de 18% et attire de plus en plus dinvestisseurs dans les biocarburants.
"Il sagit dun secteur de développement très important. La balance des paiements (pour les hydrocarbures) est très élevée et nous voulons diminuer ce fardeau en encourageant linvestissement privé", explique à lAFP Melis Teka, directeur adjoint pour la régulation de lénergie et le développement des biocarburants au ministère éthiopien des Mines.
"Mais aucune terre arable ne peut être allouée pour ces cultures", assure-t-il.
Pourtant, dans la région de Wolaytta, qui sort de huit mois de sécheresse et où la moitié des deux millions dhabitants souffrent de pénuries alimentaires, ce sont les terres arables - auparavant plantées de maïs, de manioc ou de patate douce - qui sont utilisées pour les biocarburants.
Dans un rapport publié début octobre, lagence de lONU pour lAlimentation et lAgriculture (FAO) a tiré la sonnette dalarme à propos de la réaffectation des terres agricoles aux biocarburants, qui sont accusés daggraver la crise alimentaire mondiale.
Annexe 11 : Lautre ALTERNATIVE ENERGETIQUE le SOLAIRE
Le Soleil du mardi 15 juillet 2008
Lère des combustibles fossiles, dont lutilisation et lexploitation sont liées à des impacts négatifs sur notre santé et notre environnement, tire à sa fin. Elle se caractérise par un héritage énergétique qui pourrait se révéler comme une erreur de lhistoire. Les études sur la hausse constante de la demande dénergie dans le monde, dopée par laugmentation des besoins énergétiques de la Chine et de lInde, concluent que les réserves de pétrole seront épuisées dans moins de cinquante ans et celles du gaz naturel, dans 60 ans. La difficulté à résoudre les problèmes de sécurité liés à lexploitation de lénergie nucléaire pourrait limiter le rôle quelle devrait jouer dans le système énergétique mondial. Les nombreux produits et services que nos sociétés modernes produisent requièrent une abondance énergétique.
La prospérité du monde industrialisé dépend de lutilisation massive de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. La centralisation de la production et de la distribution des énergies fossiles a accru la dépendance de notre système énergétique aux crises politiques et aux guerres. Linfrastructure technologique et économique à la base de lactuel système énergétique nest plus en mesure de parer aux effets négatifs de lépuisement inévitable des ressources fossiles. Les risques de pénurie menacent le système économique mondial par lexplosion des prix alliés à des seuils critiques de pollution pour les écosystèmes.
La disparition du pétrole pourrait également entraîner la disparition dune grande partie des grands véhicules motorisés à forte consommation de carburants. Les technologies de lextraction des énergies fossiles, du transport motorisé, des centrales électriques, du chauffage qui sont des structures énergétivores sont obsolètes devant la nécessité dune culture et dune conscience fondées sur lefficacité énergétique, donc léconomie dénergie. Si lon ne dispose plus des carburants obtenus à partir du pétrole ou du gaz naturel, la propulsion des véhicules se traduira par une gigantesque consommation délectricité à la place de celle des carburants habituels. La possibilité daller vers un monde postfossile et postnucléaire doit être sérieusement envisagée. La double crise énergétique et alimentaire qui caractérise le contexte international ramène le débat sur la maîtrise de lénergie au devant de lactualité.
La hausse des prix du pétrole, dont lune des conséquences est la hausse des prix des denrées de première nécessité, a plongé léconomie mondiale dans des convulsions dramatiques. Lépuisement des ressources fossiles, la destruction de lenvironnement, lextraction de plus en plus difficile du pétrole et son transport, la demande dénergie croissante due au développement de pays émergents et à la fréquence des déplacements humains par le transport motorisé, lexigence de technologies et dinfrastructures plus performantes mais plus coûteuses et les instabilités politiques, économiques, culturelles et sociales rendent le piège énergétique plus dangereux en renforçant les conséquences de laugmentation des prix de lénergie sur léconomie mondiale et les économies nationales. Une telle situation fait apparaître labsolue nécessité de trouver des solutions quantitatives mais surtout respectueuses de lenvironnement.
La recherche, lexploitation, lutilisation et le développement de sources dénergies alternatives deviennent des objectifs incontournables et des priorités stratégiques absolues. Les énergies renouvelables qui suscitent beaucoup despoir revêtent dans ce contexte une importance capitale. Les énergies renouvelables sont des énergies dont la source est illimitée et dont lexploitation cause le moins de dégâts écologiques. Elles sont variables, décentralisées et gratuites.
Leurs coûts de production ne sont liés quau développement de la technologie. La production dénergie renouvelable en constante croissance a atteint en 2006 18,6% de la production totale délectricité dans le monde. La croissance depuis 2003 de lélectricité renouvelable est de 5,4% contre 3,6% par an pour les énergies conventionnelles. Les énergies renouvelables les plus exploitées sont lénergie solaire, lénergie éolienne, lénergie hydraulique, la biomasse et la géothermie. Notons que les énergies renouvelables sont de lénergie solaire sous différentes formes. Le soleil qui est un gisement naturel et infini de ressources énergétiques se présente comme lénergie du futur qui à travers le développement de la recherche et de ses applications technologiques ne tardera pas à livrer ses promesses les plus incroyables. Le gisement solaire abondant en Afrique et au Sénégal autorise à envisager lalternative énergétique solaire pour répondre à nos besoins de maîtrise dénergie.
La production et la technologie de lénergie solaire
La production délectricité solaire représente 0,2% de la production mondiale délectricité renouvelable. Le rythme de croissance de la production délectricité dorigine solaire est de 22% par an depuis 1996. 83,8% de la production mondiale est fournie par lAllemagne, le Japon et les Etats-Unis avec de grandes compagnies telles que Siemens, Q-Cells, Sanyo, Kyocera, Solarex et BP Solar. La contribution toujours croissante de la Chine, de lInde et du Brésil à la production de modules photovoltaïques va favoriser le développement de la filière photovoltaïque. Le caractère décentralisé et le manque de statistiques rendent difficile lestimation de la production photovoltaïque en Afrique Subsaharienne.
Toutefois, lAfrique du soleil traîne loin derrière. En 2006, la production électrique sénégalaise est composée très largement des combustibles fossiles (79,7%) et des filières renouvelables (20,3%) dont 50,3% produits par lhydraulique, 49,1% par la biomasse et 0,6% par le solaire photovoltaïque. La technologie photovoltaïque est en plein essor. Grâce à la troisième génération de panneaux photovoltaïques issus de la nanotechnologie, les procédés de fabrication des modules photovoltaïques se sont améliorés et les volumes de production ont augmentés, réduisant les coûts de production et les prix dachat des modules photovoltaïques. Les cellules solaires photovoltaïques sont des semi-conducteurs capables de convertir directement la lumière en électricité. Le marché de lindustrie photovoltaïque est en expansion, le contexte énergétique, politique et environnemental est très favorable, les applications et les innovations se multiplient.
Les centrales solaires
Les centrales héliothermiques constituent face aux centrales photovoltaïques une variante très prometteuse. Cette technique solaire ressemble à celle des centrales thermiques conventionnelles. Cependant, les combustibles fossiles ou nucléaires sont remplacés par la chaleur issue du soleil. Les centrales thermiques solaires en service en Californie portent des espérances qui dépassent celles des centrales photovoltaïques. Lagence internationale de lénergie regroupe 10 pays pour étudier lexploitation de la surface des déserts par linstallation à grande échelle de centrales solaires. La réalisation de centrales solaires thermiques dans le sud algérien pouvant produire jusquà 6.000 mégawatts dénergie électrique permet dexporter de lénergie électrique de lAlgérie vers lAllemagne par le biais dun câble électrique long de 3000 kilomètres. Des centrales solaires spatiales sont envisagées puisque les rendements des modules sont plus élevés ( jusquà 8 fois plus dénergie) dans lespace. Des suisses mettent au point à Dubai des « iles solaires » aussi puissantes mais moins chères quune centrale nucléaire. La plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde dune capacité de 62 mégawatts sera mis en service en 2009 à Moura, dans le sud du Portugal.
Les applications
La technologie de lénergie solaire trouva très rapidement, outre ses applications thermiques (fours et chauffe-eau solaires
), sa place dans de nombreuses applications photovoltaïques. Dans le domaine spatial, des satellites et des navettes sont équipés de cellules solaires pour leur fonctionnement. Lélectronique moderne offre la possibilité dalimenter de petits appareils par une petite surface de cellules photovoltaïques fournissant de très petites puissances (du milliWatt à la dizaine de Watt).
Les calculatrices et les montres sont de loin les applications les plus connues. Les chargeurs de batteries, radios, lampes de poche, luminaires de jardin, systèmes dalarme, jouets, fontaines, tondeuses à gazon, etc., constituent dautres exemples. Les piles qui contaminent lenvironnement peuvent dorénavant être remplacées par des générateurs photovoltaïques en miniature qui représentent une alternative intéressante.
La technologie photovoltaïque est choisie comme outil de développement social et économique par de nombreuses organisations internationales daide aux pays appauvris, pour fournir des services de base à la population, tels que : le pompage de leau pour la consommation du village ou pour lirrigation, la réfrigération pour la production de glace et la conservation de vaccins, sang, produits agricoles, lélectrification villageoise, léclairage public, léclairage des écoles, centres de santé et les télécommunications....
Le générateur photovoltaïque connecté au réseau par linstallation de modules sur les toits et façades de bâtiments est un appoint énergétique important en zone urbaine tandis que les lampadaires solaires apportent une solution déclairage fiable et entièrement autonome pour les sites non raccordés au réseau électrique. Par conséquent, lénergie solaire constitue une alternative qui coûte moins chère que les tranchées et la pose de câbles pour éclairer des lieux publics (jardins publics, places, parking ...) ou des voiries (rond-points, sorties décole, abris de bus),....
On utilise avec succès le générateur photovoltaïque dans les télécommunications (stations-relais pour TV, radio, téléphonie, émetteur-récepteur,...), et aussi la protection cathodique, systèmes silencieux ou sans vibration, balises et signaux pour la navigation, équipement de monitoring, télémétrie, etc. La substitution des carburants fossiles par des motorisations électriques utilisant de nouvelles technologies de batteries sera favorisée par lactuel développement de voitures, davions et de bateaux solaires. La conception de leurs toitures met en valeur les panneaux photovoltaïques. Des peintures photovoltaïques qui pourraient servir à peindre et alimenter des voitures sont entrain dêtre expérimentées.
Comme vous le voyez, le photovoltaïque a envahi tous les domaines dapplications de lénergie qui concernent toute une gamme de produits et de services allant de la petite consommation à la grande consommation électrique. Des gadgets aux jouets denfants africains en passant par la climatisation populaire, tout fonctionnerait sous et par la générosité du soleil.
Avantages et inconvénients
La technologie photovoltaïque présente un grand nombre davantages. Les modules ont une durée de vie de 25 ans garantie par les constructeurs. Le caractère simple, autonome, fiable, non polluant, esthétique, silencieux du générateur photovoltaïque confère à la technologie photovoltaïque des qualités sur le plan écologique qui nentraînent aucune perturbation du milieu. Leurs coûts de fonctionnement sont très faibles. Le caractère modulaire des panneaux photovoltaïques permet un montage simple et adaptable à des besoins énergétiques divers. Il est sans concurrence pour fournir de faibles puissances. Il a un potentiel illimité. 5% de la surface des déserts suffiraient pour alimenter la planète entière. Le système photovoltaïque présente toutefois des inconvénients. Le photovoltaïque est tributaire du développement déquipements en courant continu à très faible consommation. Le stockage de lénergie électrique dans des batteries oppose au générateur photovoltaïque des limites économiques et technologiques.
Perspectives
Lénergie solaire est néanmoins une énergie davenir. Le coût actuel très élevé de lexploitation de lénergie solaire sera à long terme compensé par la rareté et lindisponibilité des énergies fossiles et fissiles. Les coûts de production de lélectricité solaire et de lélectricité générée dautres sources pourraient, selon certaines prévisions optimistes, être comparables dici 10 ans dans les pays jouissant dun taux moyen de rayonnement solaire.
Conclusion
Le développement de lénergie solaire exige une réelle prise de position politique. Certains pays européens ont ainsi engagé des politiques volontaristes pour accélérer laccès à lénergie solaire photovoltaïque en envisageant des solutions de financement basées sur son rachat à un tarif préférentiel par les opérateurs nationaux, sur des subventions ou des crédits dimpôts. Conscient du défi majeur de la maîtrise dénergie et de son rôle daccompagnateur du développement par la création dun environnement scientifique et technique, le CUR de Bambey, sengage dans la même perspective, à organiser chaque année un forum pour la promotion de lénergie solaire au Sénégal.
Le forum solaire a pour objectif de sensibiliser les populations, les acteurs politiques, économiques et sociaux sur lintérêt que revêtent lexploitation, lutilisation et le développement de lénergie solaire pour lamélioration de nos conditions de vie dans le domaine social, économique et environnemental mais aussi et surtout de se mobiliser au plan politique, social, administratif, scientifique, technique et médiatique pour construire un rapport dinfluence favorable à une politique énergétique résolument tournée vers le solaire et ses applications.
Cest la première fois quune université sénégalaise prend en charge une question aussi centrale et vitale pour léconomie, que la maîtrise de lénergie, pour assurer son appropriation par les populations et les décideurs politiques et économiques. Nous souhaitons que telles initiatives prospèrent au niveau des autres universités sur dautres questions aussi vitales pour notre économie nationale. La technologie solaire photovoltaïque est promise à un bel avenir compte tenu de la pénurie annoncée des énergies fossiles et de la prise de conscience de lhumanité des conséquences négatives dune crise environnementale.
Et si le soleil remplacerait un jour le pétrole ?!
Dr. Abdoulaye Taye
Enseignant à lUniversité de Bambey /SENEGAL
Coordonnateur du Forum Solaire
Annexe12 : BIODIVERSITE - une nouvelle polémique
La 9ème conférence des signataires de la convention sur la biodiversité sest tenue à Bonn au mois de mai 2008. A loccasion de cet évènement, dans un contexte où depuis plusieurs semaines une vive polémique sétait répandue sur le risque de compétition entre production de biocarburants et sécurité alimentaire, cest le Jatropha qui est cette fois plus précisément ciblé : ce serait une espèce envahissante, donc dangereuse pour la biodiversité.
Alors que cette plante est considérée comme une nouvelle source de revenus et dénergie renouvelable pour un pays comme le Sénégal, des scientifiques de ce pays accréditent une telle hypothèse et la diffusent auprès dun public qui ne dispose daucun élément de référence pour construire sa propre opinion et apprécier de telles informations.
Parce quune fois encore de tels propos remettent en question, de façon trop abrupte et indifférenciée pour quon puisse les accepter tels quels, ce qui pourrait constituer une opportunité pour les plus pauvres de tempérer leur misère, nous devons examiner avec attention la problématique soulevée..
De quoi sagit-il exactement ?
On désigne comme étant une espèce envahissante une espèce introduite dans une région doù elle nest pas originaire et où elle se développe très vite ensuite de manière non désirée. Or, le Jatropha Curcas, une plante originaire dAmérique du Sud introduite dans le département de Foundiougne, au Sénégal, il y a environ une cinquantaine dannées, est aujourdhui bien connue des populations, qui lutilisent notamment en haies vives pour protéger leurs cultures vivrières : jamais elles nen parlent comme dune espèce nuisible et nulle part il na été observé quelle occupe de façon spontanée lespace pour y occuper une place dominante
Ces déséquilibres en effet entraînent une perte de contrôle des populations sur leur environnement social et économique, et finalement une désagrégation de leurs sociétés. Or bien des exemples, partout dans le monde, témoignent quelles seules, à condition quelles conservent une organisation cohérente et leur vitalité (qui ne sont pas antagonistes de pauvreté) peuvent gérer de façon durable leur environnement écologique.
Toute activité nouvelle conduite à grande échelle se traduit par une rupture déquilibres anciens. Elle ne doit pas pour autant être condamnée systématiquement et a priori, car elle peut bien contribuer de façon durable au développement des communautés concernées si elle est accompagnée dune volonté forte den respecter les intérêts.
Ce qui doit aujourdhui focaliser nos attentions, ce nest pas tant le risque associé à la promotion dune espèce végétale où dun objectif de production spécifiques, mais bien plus le modèle de développement rural sur lequel sappuient les stratégies dinvestissement qui nous sont proposées.
Le programme EESF prétend promouvoir un développement responsable de la production de biocarburants à partir de Jatropha Curcas.
Annexe 14 : lELECTRICIE UNE DENREE RARE au SENEGAL
« INTIFADA ou GUERILLA » sont des mots peu ordinaires au Sénégal employés par la presse à Dakar pour rendre compte des actions dans des quartiers cette fin août 2009 contre les délestages intempestifs de courant qui paralysent les PMI/ PME, beaucoup dateliers et dartisans et endommagent les appareils électroménagers des familles y compris les pauvres déjà fortement éprouvés par la crise et le chomage des jeunes y compris des diplômés de lEnseignement supérieur.
Sédhiou - Les coupures délectricité font baisser le chiffre daffaires des tailleurs
(Walfadjri Dakar) 5 décembre 2008
Dans le Pakao, la rareté de largent a fini par anéantir les espoirs des couturiers, à quelques jours de la Tabaski. Et pour cause ! Si certains se retrouvent encore avec des tissus cousus, mais qui attendent dêtres retirés, dautres peinent tout simplement à voir la clientèle.
La crise économique, décriée par le commun des Sédhiois, a aussi frappé à la porte des tailleurs de la nouvelle région. Ces difficultés se sont fait sentir jusque dans les ateliers de couture qui sont censés vivre une période propice aux affaires. Mais là également, le refrain est le même. Pour Ansoumana Souané, si les clients tardent toujours à venir en masse comme ce fut le cas lannée dernière, cest à cause des nombreuses difficultés qui assaillent les ménages à Sédhiou. Du point de vue de son voisin immédiat, certains clients se sont signalés depuis près de deux semaines sans jusque-là amener le moindre mètre de tissu.
Dautres, en revanche, ont donné leur tissu sans avance. Ce qui fait quon ne peut pas encore les satisfaire. Il y en a même qui ne peuvent pas retirer leur tissu déjà cousu, pour faute de moyens,
explique Kéba Sabaly. Il y a une très grande différence entre la Tabaski de cette année et celle précédente. Parce quen moins dune semaine de la fête, personne ne devrait pleurer de labsence de la clientèle. Cest la première fois que cela arrive, après plusieurs années dexercice de ce métier, estime Ansoumana Souané.
Même si les clients ne se bousculent pas encore dans les ateliers de couture, les tailleurs ne dé
sespèrent pas pour autant avec la fin du mois. Mais, la grosse équation à résoudre demeure les
coupures intempestives délectricité. Ces couturiers ont du mal à honorer leurs engagements
avec le peu de clients quils ont reçus.
Selon Cheikh Touré, maître tailleur logé en face de la grande mosquée de Sédhiou, personne ne travaille avec les nombreuses coupures délectricité notées depuis plus dun mois. Il ny a pas un seul jour où nous navons pas été privés délectricité. Souvent, ils coupent même deux fois par jour. Vous constatez vous-même quactuellement, il ny a quune seule machine à pédale qui fonctionne. Les trois autres ne travaillent pas, faute délectricité, sindigne-t-il. Nous sommes obligés de travailler à nos heures de repos, pour ne pas décevoir les clients.
Cette situation est inconcevable dans une ville comme Sédhiou, ajoute Ibrahima Fofana, un autre chef datelier. Ce dernier évoque en même temps les nombreux désagréments occasionnés sur les machines. Jai perdu une machine toute neuve la semaine dernière.
Si on ne prête pas attention, le plus souvent quand il y a coupure, le courant revient avec
force, ce qui endommage les matériels, se désole-t-il avant de demander aux autorités de la
Senelec de résoudre ce problème pour leur permettre de rattraper le temps perdu.
"Programme dActivités MDP - Diffusion des ampoules basse consommation dénergie en milieu rural par lAgence Sénégalaise dÉlectrification Rurale (ASER)" Banque Mondiale & Agence Française de Développement décembre 2008
Cette étude de cas a été réalisée dans le cadre du programme Africa-Assit mené par la Banque Mondiale en collaboration avec lAgence Française de Développement. Elle vise à comprendre lintérêt de la mise en place dun programme dactivité MDP (Mécanisme de développement propre) dans le domaine de lefficacité énergétique. Tel que démontré dans le cadre de cette étude, le programme dactivité MDP permet de regrouper les réductions démissions associées à plusieurs activités dispersées sur un territoire et pour lesquelles la mise en uvre est échelonnée dans le temps. Afn de bénéficier des opportunités offertes par le MDP dans le secteur de lefficacité énergétique à léchelle des ménages, le programme dactivités MDP est une option qui permet de réduire les coûts de transactions ouvrant ainsi laccès au marché carbone pour ce type de projet.
Ce programme dactivités MDP sinscrit dans le cadre du projet prioritaire délectrification rurale mis en uvre par lASER qui permettra laccès à lélectricité denviron 365 000 ménages sur une période de cinq ans. Notons que le programme dactivités MDP, tel que décrit dans cette étude de cas est au stade de la pré-validation et devra encore être enregistré selon les modalités du Conseil Exécutif du MDP.
Cette étude vise à mieux comprendre et appréhender :
INCLUDEPICTURE "http://www.riaed.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" \* MERGEFORMATINET les différents mécanismes et processus associés à la mise en place dun Programme dActivités MDP.
INCLUDEPICTURE "http://www.riaed.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" \* MERGEFORMATINET les montages institutionnels et financiers que sous-tendent un tel programme.
Sénégal : atelier sur le financement de lER et les MDP
Le Club ER organise un atelier déchanges dexpériences et des pratiques sur le financement de lÉlectrification Rurale et les MDP, qui se tiendra à Dakar du 15 au 18 juin 2009.
Depuis le lancement des réformes intervenues dans le secteur électrique à la fin des années 1990, le financement de lÉlectrification Rurale constitue une problématique majeure, qui a été différemment gérée dun pays à lautre, avec plus ou moins de succès.
Des situations différentiées et contrastées qui, avec un recul de près de 10 années, militent en faveur dun bilan rétrospectif : quelles ont été les réalisations effectives de ces différentes structures, facteurs de succès et difficultés ? Quelles leçons tirer, quelles recommandations pour améliorer lefficacité de lintervention de ces structures, quelles mesures mettre en uvre ? Le forum offert au sein du CLUB-ER, sous le prisme de lamélioration effective de laccès aux services électriques modernes présente un cadre très favorable à ces échanges.
Lobjectif de cette activité spécifique lancée dans le cadre du projet dappui de la Facilité Énergie au CLUB-ER (Contrat de subvention n° 9 ACP RPR 498) est de permettre de mieux appréhender lopportunité offerte par la vente des Crédits Carbone tirés de lapplication du MDP dans la perspective très opérationnelle dapplication à lélectrification rurale. Les tenants et les aboutissants du MDP seront étudiés à travers des études de cas propres aux membres du CLUB-ER, la question clé posée étant celle de la contribution effective que le carbone peut de manière réaliste et concrète apporter à la réalisation de projets dER.
Pour plus dinformations contacter : Ousmane Fall Sarr : HYPERLINK "mailto:ofsarr@aser.sn" ofsarr@aser.sn Samuel Watchueng : HYPERLINK "mailto:s.watchueng@ied-sa.fr" s.watchueng@ied-sa.fr
Annexe 15 : Opinion du Ministre chargé des Biocarburants
ENERGIES RENOUVELABLES
Enjeux et Stratégies
Une contribution de :
Pr Christian Sina DIATTA
Ministre des Biocarburants, des Energies
Renouvelables et de la Recherche Scientifique
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Est dite renouvelable toute énergie dont la source se renouvelle selon une période qui permet de la qualifier de permanente et donc dinépuisable à léchelle temporelle humaine est qualifiée de renouvelable.
De telles énergies procèdent de phénomènes naturels réguliers ou constants :
Les astres (le soleil par son rayonnement, la lune par les marées quelle engendre sur les océans, les mers et les rivières, la terre par lénergie géothermique, les rivières et les fleuves, les chutes deau, les vents, les courants marins, la force des vagues, la biomasse par la capacité de créer des plantation pour lalimentation continue de centre énergétiques) ;
La caractéristique fondamentale des énergies est quelles se convertissent les une dans les autres avec des facteurs de pertes dépendant de la nature de lénergie de départ et des possibilités de contrôle de celle-ci. Lénergie électrique est qualifiée de noble puisque quelle se convertit en dautres formes avec les pertes les plus faibles. Lénergie thermique est qualifiée de pauvre puisquelle ne se convertit en dautres formes dénergies, même électrique, avec des grandes pertes pouvant dépasser 40% : Elle est la source principale délectricité au Sénégal par le charbon et le pétrole importés).
On peut ainsi citer comme énergies renouvelables : lénergie solaire, lénergie éolienne, lénergie hydroélectrique (barrages, chutes dau, énergies des marées, énergie des vagues, énergies des courants marins (hydroliennes ou éoliennes immergées), lénergie géothermique.
Les énergies nouvelles sont une forme à part. Elles procèdent du génie de lhomme à contrôler macroscopiquement les processus de fission ou de fusion des noyaux atomiques pour en tirer de grandes quantités dénergie. Elles sont lobjet des centrales atomiques ou nucléaires.
La production à grande échelle dénergie à partir de toute forme dénergie sopère dans une centrale à partir de laquelle sopère une distribution par câbles de lélectricité. Une telle centrale ne justifie pas à elle seule la pérennisation du couplage biunivoque entre celle-ci et une société industrielle. La diversité des énergies et des besoins engendre toujours un dynamisme économique en évolution perpétuelle et une géopolitique spécifique.
Quelle est la politique du Gouvernement dans ce secteur ?
Le cadre légal et règlementaire doit être formulé pour répondre aux contraintes spécifiques du secteur des énergies renouvelables. Une loi dorientation a été élaborée dans ce sens.
Le cadre institutionnel résultant de lorientation nouvelle de la politique énergétique nationale doit être mis en place ou réadapté.
Les stratégies en énergies sont requises comme dans tout pays émergeant. Elles sont en cours dinstallation.
Les énergies alternatives constituent une option du Chef de lEtat et résulte des coûts de la solution thermique actuelle. Cette politique inclut les énergies nouvelles et les biocarburants de première et de seconde génération.
Le renouvellement du parc automobile par lintroduction de véhicules flexfuel est déjà amorcé.
Le maillage en réseaux par les centres de recherche et dessai du programme énergétique sénégalais est planifié pour des actions sur le terrain à partir de 2008. Il a pour objet laccompagnement scientifique et technologique des promoteurs de toute échelle, des producteurs et des groupements dans lexploitation de la filière des énergies alternatives pour le meilleur impact sur la macroéconomie et le bien-être social.
La mise en place du Fonds Africain des Biocarburants est en cours. Le Sénégal a pris loption dêtre membre fondateur. Le Fonds sera un moyen dimpulsion de la filière des énergies alternatives dans leur ensemble.
- Les partenaires au développement qui interviennent ou qui sont intéressés par ce secteur
Il sagit à ce niveau
- de grandes multinationales américaines, canadiennes, européennes principalement ;
- de pays tiers (Inde, Japon, Chine, Brésil, Italie... ;
- dorganismes (Banque Mondiale, UEMOA) ;
- dinstitutions (universités, instituts...)
- dONG.
- Qu'est ce que ce secteur apporte comme valeur ajoutée au Sénégal ?
- Passer de la journée au jour dans les activités économiques et sociales : industrie, communication, transports... ;
- Evoluer, grâce aux énergies alternatives, vers la formule :
Le jour = 24 h de travail
La hiérarchie deffets des énergies nest pas à démontrer :
Energies/forces du travail/machinisme/vie de lentreprise.
Lautosuffisance énergétique est un facteur fondamental du développement.
- Quest ce qui se fait actuellement dans ce secteur en termes, d'investissement de l'Etat ?
Les réalisations en bref
Les réalisations dans la mise en oeuvre dexploitation des énergies renouvelables sont éparses, institutionnellement incontrôlées dans certaines filières ou bloquées par une approche de technologie appropriées.
En hydroélectricité :
- Lhydroélectricité est le seul secteur disposant de centrales conçues dans une coopération inter Etats sur le Fleuve Sénégal ;
- Les chutes du Sénégal oriental sont inexploitées ;
- Les énergies marines sont inexploitées.
En énergie éolienne :
La vitesse du vent est moyennement faible et voisine du seuil de démarrage des éolienne et donc loin de la vitesse de rendement maximum de celles-ci. De nombreuses installations ont été effectuées sans bilan ou avec des échecs (éoliennes brésiliennes par exemples, forages). Les éoliennes nont pas encore conquis les populations pour le leur fonctionnement aléatoire. Des propositions insistantes dessais, en grandeur nature, proviennent actuellement de pays tiers et sont mises à lépreuve de lexpertise locale mais aussi bénéficiant dun certain volontarisme local.
En énergie solaire
Lénergie solaire comprend essentiellement 3 volets (le solaire thermique, le solaire thermodynamique et le solaire photovoltaïque) dont 2 (le solaire thermique, et le solaire photovoltaïque) sont seuls exploités au Sénégal :
- le solaire thermique est celui de lexploitation directe de lénergie solaire sous forme de chaleur par lintermédiaire de dispositifs appelés capteurs. Les chauffe eau solaires sont installés dans de nombreuses maisons au Sénégal. Les fours et les cuiseurs solaires existent en formules portables. Les séchoirs solaires font lobjet de tentatives timides de diffusion dans le pays dans les filières agricoles et halieutiques.
Son usage est essentiellement déchelle domestique ou celle de la petite ou de la moyenne entreprise.
Il existe des centrales solaires de haute énergies par concentration du rayonnement pour la fusion de matériaux ou lalimentation électrique de villes entières. Cette dernière solution appelle un couplage du four avec un dispositif thermodynamique de conversion de lénergie de la vapeur deau produite dans un circuit hydraulique fermé en énergie mécanique de production délectricité. Le Sénégal nen dispose pas encore.
- le solaire photovoltaïque :
Il sagit de lexploitation de lénergie du rayonnement solaire par sa conversion directe en électricité au moyen de dispositifs dénommés cellules photovoltaïques. Les panneaux solaires photovoltaïques sont de toutes tailles et servent à lalimentation de diverses machines portables, de lampes solaires déclairage domestique ou publique, ou par assemblages de panneaux
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dalimentation dhabitations, dentreprises ou de réseaux électriques. A lexception de la formule de réseaux, lexploitation de lénergie solaire photovoltaïque fait lobjet de financement important dans le cadre du programme de lélectrification rurale.
Les centrales solaires photovoltaïques ont fait lobjet dessais de SIEMENS depuis plus dune décade sans suite significative. La politique nouvelle du Sénégal a permis de donner aux centrales solaires photovoltaïques une chance au Sénégal à la condition que le tout scientifique ou technologique ne soit pas laissé en des mains externes ou inexpertes en rayonnement et en composants électroniques. Les centrales actuelles produisent jusquà 20 MW.
- Le solaire thermodynamique
La conversion du rayonnement solaire en énergie électrique par lintermédiaire dun circuit thermodynamique est en plein développement dans le monde. Le Sénégal en a fait une option en cours dexploitation en rapport avec lexpertise internationale. Les puissances accessibles peuvent atteindre plusieurs dizaines de GWh (56 GWh pour une centrale réalisée au Maroc).
- Lénergie de la biomasse
Lutilisation de la coque darachide à létat brut et à la SENELEC pour la production délectricité est bien connue à la SONACOS.
La transformation préalable de la coque darachide par densification sous forme de briquettes permet daccroître les rendements. Sa mise en pratique par SOTIBA en 2007 a permis une économie dénergie de 90% sur lusage du diesel ;
La production délectricité à partir des ordures fait de celles-ci une source dénergie renouvelable. Cette option innovante est dapplication imminente au Sénégal ;
Le recours au combustible ligneux par couplage du reboisement avec le fonctionnement dune ou de plusieurs entreprise est en cours dinitiation.
Investissements de lEtat
Energie hydraulique a connu les investissements les plus lourds au paln national.
Energie solaire
La formule de concession entraîne des interventions multiples dans le milieu rural.
Energie éolienne
La solution éolienne pour lexhaure de leau a accompagné la politique des forages. Ce couplage nest certainement pas le plus efficace. Toute option doit être lobjet détude préalable.
Energie de la biomasse
Lexploitation de la biomasse fait encore lobjet de financement négligeable par défaut de projets pertinents.
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- Quelles sont les mutations possibles du secteur des énergies ?
Le secteur des énergies est optionnellement concentré sur la distribution de lénergie électrique. La reformulation des orientations énergétiques du Sénégal a déjà vu naître des fournisseurs dénergie.
Le secteur des sciences et de la technologie est fait de progrès continu.
Le commerce dans le secteur des énergies qui ne se ramènent pas à lénergie électrique produite dans les centrales thermiques entraînera inéluctablement des mutations qui procéderont de nouveaux cadres règlementaires.
Les énergies sont aux premières loges de lenvironnement et du commerce international. Elles font lobjet de développement du secteur de la formation, de la recherche, de linnovation par adaptation continue à lévolution de léconomie mondiale.
A nen pas douter les énergies alternatives peuvent, selon leur poids dans léconomie nationale influer sur lévolution de lensemble du secteur des énergies.
On constate une évolution des compagnies de pétrole par reconversion progressive vers les énergies alternatives.
Annexe 16 - Mali : création dune Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB)
Le 21 mai 2009, lAssemblée nationale a ratifié lordonnance du 4 mars 2009 portant création de lAgence nationale de développement des biocarburants (ANADEB), à lunanimité moins deux abstentions.
Après vingt années dexpérimentation de lusage du Jatropha, le Mali décide de passer à létape dune exploitation industrielle et se dote dune institution adéquate pour réglementer le marché.
Le biocarburant ou agro carburant est défini comme étant un carburant produit à partir de matériaux organiques végétaux, à travers deux filières principales : filière huile et dérivés (biodiesel), et la filière alcool (essence).
Au Mali, les travaux de recherche se sont concentrés depuis 1986 sur le biodiesel produit à partir du pourghère (Jatropha). Cette plante est un arbuste connu et planté traditionnellement en haies vives pour la protection des champs. Sa graine est très riche en huile (25 à 30% de son poids). Au cours des années 90, les premiers tests industriels de biodiesel ont été faits dans la motorisation pour moudre des céréales ainsi que dans la production délectricité. Les recherches ont été élargies aux sous produits du pourghère et ont abouti à des résultats prometteurs, notamment dans la production du savon, des engrais et des insecticides.
Riche de ces expériences, le ministère chargé de lénergie a lancé en 2004 un programme national de valorisation énergétique de lhuile de pourghère. Ceci a permis lélectrification par lhuile pure de pourghère du premier village (Keleya) en mai 2005.
Les recherches actuelles sur le pourghère se poursuivent sur les variétés, les provenances, le conditionnement, la certification des graines et aussi les méthodes culturales (mono culture ou cultures associées). Une unité industrielle de biodiesel dune capacité de 2 000 litres par jour est installée à Koulikoro. La production de cette unité est aujourdhui sur le marché malien. Une autre unité de production de lhuile pure est installée à Garalo. Elle servira à alimenter les deux groupes électrogènes de 150 kw de cette localité.
Dans ce contexte, lAgence nationale de développement des biocarburants aura pour mission de promouvoir les biocarburants. A ce titre, elle est chargée notamment :
De participer à la définition des normes en matière de biocarburants et au suivi de leur mise en uvre ;
De veiller à la disponibilité permanente des biocarburants sur le marché ;
Détablir les bases et mécanisme de tarification et de participer à lélaboration de la structure des prix des biocarburants ;
Dassurer la concertation entre partenaires nationaux et internationaux du domaine des biocarburants pour favoriser les échanges technologiques et développer les partenariats
Annexe 17 :Législation sénégalaise LOASP
La loi sénégalaise dorientation agro-sylvo-pastorale
Répondant aux questions des journalistes le S.G. du Cadre National de Concertation des Ruraux (CNCR) a défini leur position face aux nouvelles propositions du gouvernement en ces termes :
« Nous ne sommes pas au Canada encore moins au Brésil. Nous sommes au Sénégal où les paysans représentent près de 60 pour cent" de la population "et nous ne pensons pas qu'il soit opportun ou judicieux de vouloir mettre tout dans le même sac", a-t-il dit au cours d'une rencontre avec la presse.
Le secrétaire général du CNCR faisait face à la presse pour tirer le bilan de la tournée qu'il a entreprise dans la région de Kolda (sud), pour s'enquérir de la situation du monde rural.
"Nous n'avons pas besoin d'inventer la roue. Il y a la Loi d'orientation agro-sylvo-pastorale (de 2004, NDLR) qui prévoit le système d'organisation des producteurs", a indiqué Baba Ngom, en évoquant le projet de syndicalisation des producteurs que le gouvernement compte mettre en oeuvre.
Que contient cette Loi dOrientation à laquelle,il faudra retourner pour toute intervention agricole, sylvicole ou pastorale ?
Politiques agricoles et sécurité alimentaire
Le Sénégal sest doté au printemps 2004 dune Loi dOrientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) qui constituera le cadre de développement de lagriculture sénégalaise pour les 20 prochaines années et dont lobjectif est dasseoir le développement rural sur une exploitation agricole familiale à moderniser, tout en promouvant lentreprenariat agricole.
Après avoir présenté le contenu de la LOASP, cette note en soulignera les enjeux. Elle a été rédigée par Julie Brayer (AT, DAPS-Ministère de lAgriculture), Jean-René Cuzon (Conseiller régional plate-forme multibailleurs de Dakar) et Bénédicte Hermelin (équipe danimation Redev-PASA).
Le contenu de la Loi dOrientation Agro-Sylvo-Pastorale
Structurée en cinq grands titres dont léconomie est présentée ci-après, la LOASP compte 82 articles articulés en 19 chapitres.
Objectifs et priorités
Le champ dapplication de la LOASP couvre lensemble des activités économiques en milieu rural y compris la transformation, le commerce et les services. Conforme aux principes de recentrage de lEtat sur ses fonctions régaliennes, elle sinscrit dans le cadre du DSRP, de lintégration régionale, du NEPAD et des engagements internationaux. La politique et les programmes de développement ASP définis, mis en uvre et évalués par lEtat en concertation avec les collectivités locales et les acteurs économiques et sociaux concernés visent en priorité à :
réduire la pauvreté, en particulier en zone rurale,
atteindre à moyen terme le niveau de sécurité alimentaire garantissant la souveraineté alimentaire du pays.
Ses objectifs spécifiques, pour contribuer à la réduction des inégalités entre populations urbaines et rurales et entre les genres, et réduire (puis éradiquer) la pauvreté sont les suivants :
la réduction de l impact des risques climatiques, économiques, environnementaux et sanitaires pour améliorer la sécurité alimentaire et réaliser à terme la souveraineté alimentaire
l amélioration du niveau de vie des populations rurales et la mise en place dun régime de protection sociale en leur faveur
lamélioration du cadre et des conditions de vie en milieu rural
la protection de lenvironnement et gestion durables des ressources naturelles
lincitation à linvestissement privé dans lagriculture et en milieu rural
lamélioration de lenvironnement et de la qualité de la production
Ces objectifs sinscrivent dans les principes suivants : lefficacité économique, léquité sociale et la durabilité environnementale (soit les trois piliers du développement durable), léconomie de marché, la décentralisation, la responsabilisation des collectivités locales, des organisations professionnelles agricoles (OPA) et de la société civile, la création dun marché commun (UEMOA et CEDEAO), la solidarité, le partenariat et la subsidiarité.
15 grands axes stratégiques guident la LOASP et constituent pour la plupart les têtes de chapitre de la loi.
Reconnaissance des métiers, organisations et exploitations agricoles
Une des grandes innovations de cette loi est de revaloriser les métiers de lagriculture au Sénégal par leur reconnaissance formelle en leur donnant un statut juridique mais aussi, et surtout laccès à une protection sociale.
Les organisations professionnelles agricoles (OPA) bénéficient également dun statut reconnu et protégé et dun système daide publique.
Lexploitation agricole aussi bien familiale quindustrielle et commerciale est définie. Ses divers statuts juridiques seront revus compte tenu des besoins de modernisation de lagriculture.
Outre sa fonction économique, la LOASP reconnaît le rôle de lexploitation agricole dans la gestion des ressources naturelles, la protection de lenvironnement et un aménagement du territoire équilibré et cohérent. Elle va même plus loin en prévoyant un système daides financières quand ces actions sont pérennisées par contractualisation.
Stratégies de développement Agro-Sylvo-Pastoral
Une des principales perspectives ouvertes par ce texte est dannoncer une réforme foncière, dans un délai de deux ans, formalisant les droits des individus, des exploitations et des communautés sur la terre dans un souci de moderniser lagriculture. Seuls ses objectifs et ses grands principes sont annoncés : protection des droits dexploitation et fonciers des acteurs et des communautés, cessibilité, transmissibilité successorale et utilisation de la terre comme garantie pour le crédit.
La diversification, la maîtrise des filières de production et la régulation des marchés sont aussi des grands chantiers de la LOASP.
En effet, la LOASP sappuie sur la diversification des productions agricoles comme levier pour lamélioration des revenus des ruraux et de la sécurité alimentaire du pays. Celle-ci devra permettre le développement de filières à la fois dexportation et de substitution aux importations.
Le texte de loi reconnaît statutairement les organisations interprofessionnelles agricoles par zone dintervention, par produit ou groupe de produits. Les accords interprofessionnels peuvent être étendus (cest-à-dire sappliquer à lensemble des acteurs dune filière). Elle confère un caractère obligatoire, aux cotisations et aux mesures (conformes à la politique de développement A-S-P et aux règles de lUEMOA et de la CEDEAO en la matière) décidées dans le cadre daccords au sein d'une organisation interprofessionnelle agricole.
En outre, une politique de modernisation des marchés sera définie, un système dinformation sur les marchés mis en place et un marché (« Louma » en wolof) national créé dans la périphérie de Dakar. La loi prévoit que le contrôle de la qualité soit renforcé, en cohérence avec les dispositions de lUEMOA et de la CEDEAO.
Enfin, lEtat se réserve la possibilité de prendre, si nécessaire, des mesures de protection ou de versement de subventions pour réduire ou supprimer les distorsions dans les échanges économiques extérieurs, au sein de lUEMOA et de la CEDEAO. Il uvre à la suppression des pratiques déloyales dans les échanges commerciaux, dans le respect des accords de lOMC.
En ce qui concerne la sylviculture dont le texte définit le champ, il sagit délaborer un plan daménagement conforme au code forestier, notamment sont précisées les règles concernant le défrichement, le pâturage et les feux de brousse.
Pour le secteur de lélevage, la reconnaissance du pastoralisme comme un mode de mise en valeur des terres à part entière apparaît comme une réelle avancée politique. Celui-ci fera lobjet de dispositions spécifiques dans la loi de réforme foncière.
La loi renvoie également à la définition et la mise en uvre dun plan national de lélevage et dune politique de sécurisation des troupeaux et de lutte contre le vol de bétail. En particulier est prévu dans un délai très court, de proposer une modification du Code pénal et du Code de procédure pénale renforçant les mesures coercitives contre le vol de bétail.
Afin dassurer une maîtrise de leau permettant une production agricole sécurisée et prolongée autant que possible tout au long de lannée, et contribuant au bien-être des populations rurales, lEtat est chargé de définir et de mettre en uvre est une politique de lhydraulique rurale, fondée sur les principes de gestion durable.
Une politique nationale et des programmes régionaux de développement des infrastructures et des services publics en milieu rural sont définis et mis en uvre, la priorité étant donnée aux actions permettant le désenclavement du monde rural.
Assurer léquité sociale en milieu rural est une grande avancée de la Loi, que ce soit par léquilibre entre la ville et la campagne en matière de conditions de vie et daccès aux services sociaux de base, léquité entre les genres en assurant parité des droits et en facilitant laccès au foncier et au crédit aux femmes, ou bien enfin linsertion de jeunes dans les métiers de lagriculture par une accès facilité au foncier et au crédit et par la mise en place daides à linstallation.
Enfin, cette loi vise aussi à protéger les métiers de lagriculture contre les calamités naturelles et les risques et à sécuriser leurs investissements par une politique de soutien aux assurances agricoles, ainsi que par la constitution dune réserve de semences pré-base et lamélioration des fonds de calamités et garantie, etc.
Mesures daccompagnement
Des mesures accompagnent ces stratégies de développement du secteur.
Tout dabord, la Loi sintéresse à linformation agricole, léducation et la formation aux métiers agricoles et ruraux.
Le système dinformation agricole, stratégique pour la mise en uvre de la politique de développement agro-sylvo-pastoral (implication des masses rurales et information des décideurs), est évalué et un programme pour son amélioration défini dans un délai de deux ans.
Une Stratégie Nationale de Formation Agro-Sylvo-Pastorale est définie et mise en uvre, notamment des structures de formation sont créées dans chaque département dans un délai de dix ans. Des établissements et des structures de formation supérieure des sciences et techniques du développement agro-sylvo-pastoral sont créés dans un délai de deux ans.
Dautre part la loi reconnaît le rôle des paysans, des organisations professionnelle agricoles et des organisation de la société civile dans le développement agricole et dans lélaboration, la mise en uvre et lévaluation des politiques publics dans ce secteur. LEtat, de manière concertée, définit et met en uvre un programme de renforcement de leurs capacités et de celles des services de lEtat et des collectivités locales.
Un système national de recherche A-S-P est élaboré et mis en uvre.
Egalement, une politique nationale et un Système National de Conseil A-S-P sont définis et mis en uvre. Le Conseil agro-sylvo-pastoral reconnu dintérêt public est défini. Il est mis en uvre sur une base contractuelle avec lAgence Nationale de Conseil ASP (ANCASP) et avec tout autre institution de droit public ou privé ayant des compétences reconnues dans ce domaine, ou crée à cet effet. En outre, est établi un comité de concertation des acteurs du conseil ASP dans chaque région.
Une stratégie nationale de financement et de soutien des activités a-s-p est définie et mise en uvre. Un Fonds National de Développement A-S-P (FNDASP) destiné notamment à financer le conseil a-s-p et lappui aux OPA est institué.
La Loi prévoit la création dans un délai de trois ans dun fonds daide à la modernisation des exploitations agricoles contribuant à léquipement des exploitations et à linstallation des jeunes agriculteurs ayant reçu une formation professionnelle agricole.
Enfin, une politique de soutien aux mutuelles dépargne et de crédit en milieu rural est définie et mise en uvre.
Dispositions institutionnalisant le dialogue et la concertation
Une des grandes avancées de la LOASP est linstitutionnalisation du dialogue et de la concertation entre lÉtat et lensemble des acteurs ruraux à travers la création dun Conseil Supérieur dOrientation Agro-Sylvo-Pastoral présidé par le Président de la République, et la mise en place de Comités Régionaux présidés par les Gouverneurs. Le suivi de la mise en uvre effective de la LOASP est assuré par lorganisation dune conférence agricole annuelle (rédaction dun rapport annuel). Pour finir, la LOASP pourra évoluer car elle sera réexaminée, au besoin amendée, par lAssemblée Nationale dans les trois ans puis tous les cinq ans.
Les enjeux de la LOASP
Une loi dorientation qui sarticule bien avec la Politique agricole régionale
LUEMOA, dont fait partie le Sénégal, sest dotée dune politique agricole régionale (ou PAU) en décembre 2001 à laquelle la LOASP fait dailleurs explicitement référence.
Les objectifs de la LOASP sont proches de ceux de la PAU, en particulier vis à vise de la réduction de la pauvreté, et latteinte de la sécurité alimentaire. Cependant, si la PAU vise la réduction de la « dépendance alimentaire de lUnion », la LOASP va plus loin en visant « un niveau de sécurité alimentaire garantissant la souveraineté alimentaire du pays ». Il convient de souligner que la définition de la sécurité alimentaire est reconnue au sein des instances internationales (FAO par exemple) mais que la notion de souveraineté alimentaire est portée, jusquà présent, seulement par la société civile.
Il ny pas à une exception près, dinterférence entre des domaines plutôt dordre régional et des domaines plutôt dordre national. La LOASP couvre ainsi les questions de protection sociale, statut juridique,
qui ne sont pas abordés dans la PAU. La LOASP permet de préciser la notion dexploitation familiale que la PAU se limite à citer (article 2). Pour le texte sénégalais, l exploitation familiale est une « unité de production agricole organisée sur une base familiale, au sein de laquelle les rapports de personnes sont définis librement et ne sont pas régis par le code du travail ». Le cas de la main d Suvre non familiale, régie par une convention à élaborer entre lEtat et les OPA, est aussi envisagée. En revanche, pas dobjectif ou de stratégie en terme dévolution des structures dexploitation nest donné.
En revanche, des risques de contradiction existent entre la LOASP et la PAU au niveau de la régulation des marchés. En effet, les modalités ne sont pas précisées ni les limites dans lesquelles le Sénégal peut décider seul de mesures de protection ou de subvention qui aurait des conséquences sur le marché commun UEMOA. LEtat sénégalais entendrait-il alors proposer des mesures communes aux autres Etats-membres?
Une loi qui accorde une place importante aux OPA et à la concertation
La LOASP accorde une place très importante aux organisations professionnelles agricoles (OPA). Elles bénéficient dun statut reconnu et protégé et du soutien technique et financier de lEtat. En outre, le dialogue et la concertation Etat - OPA sont prévus dans la mise en uvre de quasi tous les engagements de la loi et institutionnalisés jusquau plus haut niveau.
Un autre enjeu que laisse entrevoir la LOASP pour les OPA est la possibilité de créer avec les organisations représentatives de la transformation et de la commercialisation des interprofessions reconnues et dont le pouvoir de conclure des accords interprofessionnels et de lever des cotisations est reconnu.
En revanche, la loi ne fait pas référence à déventuelles Chambres dAgriculture, certes développées dans certains pays de la sous-région mais que les OPA, principalement le CNCR (Conseil national de concertation et de coopération des ruraux), ne souhaitent pas au Sénégal.
Une loi qui ouvre la voie de la formalisation de lagriculture
Une des grandes perspectives ouvertes par la LOASP est damorcer la formalisation du secteur agricole au Sénégal, et ce de plusieurs manières. Tout dabord, comme nous lavons vu la concertation entre lEtat et les OP est institutionnalisée à différents niveaux. Dautre part, les statuts des exploitations agricoles, des OPA, des interprofessions mais aussi des métiers de lagriculture ainsi quune convention collective pour les ouvriers agricoles non familiaux vont être définis dans un court terme. Ceci lance des pistes de réflexion novatrices à léchelle du pays mais aussi de la sous-région où 90 à 95 % de lactivité agricole est informelle alors quelle représente souvent le premier secteur demploi de ces pays et quelle considérée souvent comme un levier essentiel de la croissance et de la lutte contre la pauvreté.
Une loi dorientation qui induit des engagements financiers forts
Cette loi dorientation est également garante dun engagement de lÉtat à soutenir financièrement le développement agro-sylvo-pastoral. Ceci va bien dans le sens des engagements pris par les pays africains à Maputo pour le volet agricole du NEPAD où ils se sont engagés à consacrer au minimum 10 % du budget au secteur agricole.
Le texte de la LOASP prévoit en effet non seulement un soutien financier du système de protection social des ruraux pendant cinq ans ainsi que diverses mesures horizontales (infrastructures,
) coûteuses mais aussi et surtout la mise en place de deux dispositifs financiers : le Fonds national de développement ASP (financement action de développement et des OPA) et le Fonds daide à la modernisation des exploitants agricoles ( équipement des exploitations, aides à linstallation des jeunes agriculteurs formés, aides à la gestion durable des ressources naturelles).
La réussite de la mise en uvre de la LOASP dépendra donc étroitement des moyens financiers dont lEtat entend doter sa mise en uvre. Si les deux fonds sont trop faiblement pourvus, leffet sera minime.
Une loi dont le succès dépendra de sa mise en uvre effective dans les 20 ans à venir
La LOASP constitue un cadre de développement de lagriculture sénégalaise pour les 20 prochaines années, mais un cadre dynamique car révisé régulièrement.
Elle est le lancement de nombreux « chantiers » avec en perspective plus dune cinquantaine dengagements pris par lÉtat dans le domaine agro-sylvo-pastoral à échéance de 2, 3, 5, 10 ou 20 ans (voir tableau suivant). Elle ne prendra tout son sens quavec la mise en uvre effective de lensemble des textes et décrets dapplication, pour laquelle la poursuite de la concertation dans lélaboration des textes est un préalable à garder à lesprit.
Ainsi, le respect du calendrier pour un large programme de travail est crucial. Des échéances sont données pour une partie des engagements :
En septembre 2004Projet de loi contre le vol de bétailA lhorizon 2006Adaptation du statut des OPA
Mise en place des aides publiques aux OPA
Plan de mise en uvre dun régime de protection sociale
Elaboration de la convention sur la main duvre non familiale des exploitations familiales
Adaptation des statuts juridiques des exploitations agricoles
Définition dune nouvelle politique foncière
Evaluation des dispositifs concernant les calamités et les risques et mesures damélioration
Evaluation des systèmes dinformation agricole et programme damélioration
Création de structures de formation supérieure des sciences et techniques du développement ASPA lhorizon 2007Mise en place dun système daides financières pour la gestion durable des ressources naturelles
Mise en place dun système daide à linstallation des jeunes agriculteurs formés.A lhorizon 2009Création dun Marché national (Louma) à DakarA lhorizon 2014Modernisation des marchés agricoles et mise en place dun système dinformation
Alphabétisation de tous les ruraux
Création de structures de formation agricole dans tous les départementsA lhorizon 2024Education de base pour tous les enfants ruraux
La réussite de cette Loi dOrientation Agro-Sylvo-Pastorale reposera sur le respect par lÉtat de la mise en uvre de ses engagements ainsi que sur la mise en place dun mécanisme de suivi permanent de lapplication de cette loi par lensemble des acteurs ruraux ainsi que les élus.
Annexe 18 : Biocarburants &OGM
La productivité des supports de production de biocarburants est largement dépendante du matériel de reproduction utilisée. La semence ou la plantule ou bouture utilisée influencera grandement le niveau et la qualité de la récolte.
Cest pourquoi cet exposé trouve sa place dans ces annexes, étant entendu quil serait fastidieux de traiter de ce vaste sujet de biotechnologie, inévitable pour être complet, dans le corps principal du texte.
Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant dont le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Patrimoine génétique" patrimoine génétique a été modifié par l'homme. Suivant les législations, les moyens permettant ces modifications vont de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9lection_(biologie)" \o "Sélection (biologie)" sélection aux méthodes de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nie_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Génie génétique" génie génétique. Ces dernières méthodes permettent de modifier des organismes par HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transg%C3%A9n%C3%A8se_(biologie)" \o "Transgénèse (biologie)" transgénèse, cest-à-dire l'insertion dans le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nome" \o "Génome" génome dun ou de plusieurs nouveaux HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A8nes" \o "Gènes" gènes. Un « organisme transgénique », terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes « étrangers », est donc toujours un organisme génétiquement modifié, l'inverse n'étant pas toujours vrai.
La mise en uvre de transgénèses permet un transfert de gènes héritables HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-0#cite_note-0" [1] entre HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A8ce" \o "Espèce" espèces évolutivement très séparées (par exemple un HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucif%C3%A9rase" \o "Luciférase" gène de vert luisant dans un taureau HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-1#cite_note-1" [2]). L'aspect novateur de ces nouvelles HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Technique" \o "Technique" techniques ainsi que leurs applications potentielles, notamment dans les secteurs médical et agricole, ont engagé une réflexion HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Bio%C3%A9thique" \o "Bioéthique" éthique HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-2#cite_note-2" [3]. Au sein des HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Biotechnologies" \o "Biotechnologies" biotechnologies, les OGM sont un domaine de recherche qui fait depuis les HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1990" \o "Années 1990" années 1990 l'objet de nombreux investissements en HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_et_d%C3%A9veloppement" \o "Recherche et développement" recherche et développement à partir de financements tant publics que privés.
Si certains OGM peuvent présenter des risques, principalement vis-à-vis de la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9" \o "Santé" santé (production de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mol%C3%A9cules" \o "Molécules" molécules non désirées) ou de l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Environnement" \o "Environnement" environnement (dissémination non désirée de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A8nes" \o "Gènes" gènes), certaines organisations scientifiques internationales, et notamment le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_international_pour_la_science" \o "Conseil international pour la science" Conseil international pour la science, affirment que les OGM commercialisés ne sont pas dangereux pour la santé humaine, et que les risques de dissémination sont correctement contrôlés. Les partisans du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_anti-OGM" \o "Mouvement anti-OGM" mouvement anti-OGM estiment que les études auxquelles les organismes d'accréditation font références sont insuffisantes, et que dans le domaine des cultures en plein champ les précautions prises ne permettent pas d'éviter la pollution génétique de l'environnement.
Inexistantes en 1993, les HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Surfaces_cultiv%C3%A9es_des_OGM" \o "Surfaces cultivées des OGM" surfaces cultivées OGM (soja, maïs, coton
) n'ont cessés d'être en expansion et avoisinent en 2007 les 114 millions d'hectares, soit plus de 7% du milliard et demi d'hectares de terres cultivées.
Quels organismes sont des organismes génétiquement modifiés?
Articles connexes : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transg%C3%A9n%C3%A8se" \o "Transgénèse" Transgénèse et HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_sur_la_diss%C3%A9mination_volontaire_d%27OGM" \o "Directive sur la dissémination volontaire d'OGM" Directive sur la dissémination volontaire d'OGM.
Dans toute l'acception du terme, un "Organisme génétiquement modifié" est un organisme vivant (micro-organisme, végétal ou animal) dont le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nome" \o "Génome" génome a été modifié artificiellement. Cette acception inclut toutes les voies possibles de modification de l'information génétique, allant de la méthode des croisements aux outils du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nie_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Génie génétique" génie génétique HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-3#cite_note-3" [4].
D'un point de vue législatif, un grand nombre de pays et d'organisations utilisent une définition plus restrictive en référence à celle précisée lors du HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Carthag%C3%A8ne_sur_la_pr%C3%A9vention_des_risques_biotechnologiques" \o "Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques" Protocole de Carthagène et qui entend par "Organisme vivant modifié" « tout organisme vivant possédant une combinaison de matériel génétique inédite obtenue par recours à la biotechnologie moderne » HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-4#cite_note-4" [5]. Cependant, cette definition n'est pas reconnue universellement HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-Zarrilli_2005-5#cite_note-Zarrilli_2005-5" [6]. Certains pays, dont les HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis" \o "États-Unis" États-Unis, ne font pas de ce recours à la biotechnologie moderne une notion discriminante. Ainsi, si l HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne" \o "Union européenne" Union européenne, dans la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_sur_la_diss%C3%A9mination_volontaire_d%27OGM" \o "Directive sur la dissémination volontaire d'OGM" directive 2001/18/CE définit un OGM comme « un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Recombinaison_g%C3%A9n%C3%A9tique" \l "La_recombinaison_g.C3.A9n.C3.A9tique_selon_la_d.C3.A9finition_canonique" \o "Recombinaison génétique" recombinaison naturelle » HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-6#cite_note-6" [7] et si l HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_et_de_d%C3%A9veloppement_%C3%A9conomiques" \o "Organisation de coopération et de développement économiques" OCDE définit les OGM comme : « a plant or animal micro-organism or virus, which has been genetically engineered or modified » HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-7#cite_note-7" [8], les États-Unis considèrent qu'un OGM est un organisme ayant subi un « changement dans le matériel génétique [...], que ce soit par l'intermédiaire de la sélection classique, du génie génétique [ou] de la mutagenèse » HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-8#cite_note-8" [9]. Certains pays, comme par exemple le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Canada" \o "Canada" Canada, même s'ils acceptent la définition "restrictive", appliquent aux "OGM" la même HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d%27%C3%A9quivalence_en_substance" \o "Principe d'équivalence en substance" règlementation que celle qui a cours pour les produits modifiés par des méthodes classiques HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-9#cite_note-9" [10].
Les controverses qui s'expriment à l'égard des "OGM" portent essentiellement sur ceux qui relèvent de la définition "restrictive", soit ceux obtenus par HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nie_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Génie génétique" génie génétique.
La HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transg%C3%A9n%C3%A8se" \o "Transgénèse" transgénèse est l'opération de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nie_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Génie génétique" génie génétique la plus couramment utilisée pour l'obtention d'"OGM". Ainsi, organisme transgénique, est souvent utilisé comme synonyme d' organisme génétiquement modifié. Cependant, si un "organisme transgénique" est toujours un "organisme génétiquement modifié", un "organisme génétiquement modifié" n'est pas toujours un "organisme transgénique".
L'intervention humaine conduisant à fabriquer des OGM consiste dans la majorité des cas à ajouter une petite portion d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_d%C3%A9soxyribonucl%C3%A9ique" \o "Acide désoxyribonucléique" ADN d'un organisme dans l'ADN d'un autre organisme ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transg%C3%A9n%C3%A8se" \o "Transgénèse" transgénèse). Les techniques sont HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-DE-10#cite_note-DE-10" [11] :
techniques de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Recombinaison_g%C3%A9n%C3%A9tique" \l "La_recombinaison_au_niveau_mol.C3.A9culaire" \o "Recombinaison génétique" recombinaison de l'ADN impliquant la formation de nouvelles combinaisons de matériel génétique par l'insertion de molécules d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_nucl%C3%A9ique" \o "Acide nucléique" acide nucléique, produites de n'importe quelle façon hors d'un organisme, à l'intérieur de tout HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Virus" \o "Virus" virus, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Plasmide" \o "Plasmide" plasmide bactérien ou autre système vecteur et leur incorporation dans un organisme hôte à l'intérieur duquel elles n'apparaissent pas de façon naturelle, mais où elles peuvent se multiplier de façon continue ;
techniques impliquant l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme, y compris la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-injection" \o "Micro-injection" micro-injection, la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Macro-injection" \o "Macro-injection" macro-injection et le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Microencapsulation" \o "Microencapsulation" microencapsulation ;
techniques de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_cellulaire" \o "Fusion cellulaire" fusion cellulaire (y compris la fusion de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Protoplaste" \o "Protoplaste" protoplastes) ou d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Hybridation_de_l%27ADN" \o "Hybridation de l'ADN" hybridation dans lesquelles des HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Cellule_(biologie)" \o "Cellule (biologie)" cellules vivantes présentant de nouvelles combinaisons de matériel génétique héréditaire sont constituées par la fusion de deux cellules ou davantage au moyen de méthodes qui ne sont pas mises en uvre de façon naturelle.
Selon la définition restrictive adoptée par lUnion européenne, les modifications génétiques qui sapparentent à la sélection par croisement naturel ne produisent pas d'OGM HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM" \l "cite_note-DE-10#cite_note-DE-10" [11] :
la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mutagen%C3%A8se" \o "Mutagenèse" mutagenèse, ou la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_cellulaire" \o "Fusion cellulaire" fusion cellulaire (y compris la fusion de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Protoplaste" \o "Protoplaste" protoplastes) de cellules végétales d'organismes qui peuvent échanger du matériel génétique par des méthodes de sélection traditionnelles.
la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9condation_in_vitro" \o "Fécondation in vitro" fécondation in vitro, les processus naturels tels que la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjugaison_(g%C3%A9n%C3%A9tique)" \o "Conjugaison (génétique)" conjugaison, la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transduction_(g%C3%A9n%C3%A9tique)" \o "Transduction (génétique)" transduction, la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_(g%C3%A9n%C3%A9tique)" \o "Transformation (génétique)" transformation, ou l' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Induction_(g%C3%A9n%C3%A9tique)" \o "Induction (génétique)" induction HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyplo%C3%AFde" \o "Polyploïde" polyploïde. (sauf emploi d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_nucl%C3%A9ique" \o "Acide nucléique" acide nucléique HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Recombinaison_g%C3%A9n%C3%A9tique" \o "Recombinaison génétique" recombinant ou d'OGM déjà obtenu)
Source vikipedia
Annexe 19 :Gestion des Terres & Nouveaux Investissements au Sénégal
COLLECTIVITES : La commune de Kounkané milite pour la transparence dans la gestion du foncier
Source : APS , vendredi 21 août 2009
Ladjoint au maire de Kounkané, Mamadou Diao, a fait part, jeudi, de la volonté de léquipe municipale de la localité, de travailler dans la transparence pour la préservation du foncier et de lenvironnement pour les générations futures.
Le foncier est un secteur dont la gestion est très délicate. Mais avec la sensibilisation et les pouvoirs qui nous sont transférés, nous essayons de mener notre travail dans la transparence et léquité. Et, aujourdhui, nous ne pouvons pas nous amuser à brader notre foncier, a-t-il affirmé.
M. Diao sexprimait en marge dun forum organisé dans sa commune sous le thème : Problématique de laccès des femmes à la terre et enjeux des biocarburants : Quelles contributions vues sous langle des droits humains ?.
Selon des observateurs, avec le bassin de lAnambé, larrondissment de Kounkané, qui se trouve dans le département de Vélingara, est lune des zones où lont assiste à une ruée vers la terre.
Nous ne pouvons pas aussi ne pas préserver lenvironnement sur lequel reposent nos vies ainsi que celles de futures enfants, a expliqué M. Diao.
Sur un autre plan, il a indiqué que léquipe municipale issue des dernières élections locales compte 10 femmes. Avant lérection de Kounkané en commune, seules trois femmes siégaient au sein du conseil rural.
Je pense que cest le seul moyen de donner aux femmes les pouvoirs pour quelles se positionnent et se battent pour leur cause au niveau des instances de décision et même au sein des ONG et organisations communautaires de base, a-t-il estimé.
Initié par l ONG ActionAid Sénégal, le forum de Kounkané vise à contribuer au renforcement des capacités des femmes et de leurs organisations pour leur faciliter un meilleur accès à la terre et aux moyens de production.
Ont pris part aux travaux des représentants dorganisations de producteurs et de productrices, des groupements de promotion féminines, des associations sportives et culturelles, des élus locaux, des autorités administratives et des organisations de la société civile.
Plusieurs femmes ont, au cours de leur intervention, déploré leur faible accès facile à la terre au même titre que les hommes mais aussi les faibles moyens qui limitent leurs activités.
Le forum de Kounkané vient après celui que lONG ActionAid avait organisé mardi dernier dans la commune de Tambacounda (est) sous le thème central : Lagriculture sénégalaise face aux biocarburants : quelle contribution des Organisations de la société civile (OSC ) pour une sécurité alimentaire ?.
ACTUALITES
Gestion des terres - Vers la création d'un organe en charge des investissements
Le Cadre national d'investissement stratégique en gestion durable des terres (CNIS-GDT) du ministère de l'Agriculture servira à "canaliser" les investissements destinés à la gestion des terres au Sénégal, a expliqué jeudi à Dakar le directeur général de l'Institut national de pédologie, Rokhaya Daba Fall.
Le CNIS-GDT servira à "canaliser tout l'investissement mobilisé pour la gestion des terres. Ce cadre va aider à harmoniser les interventions et les investissements dans le domaine foncier. Il permettra aussi de trouver les fonds nécessaires à la gestion durable des terres", a affirmé Mme Fall.
Elle présidait la réunion du comité élargi de la gestion durable des terres. Les participants à cette rencontre doivent "valider" le décret portant création du CNIS-GDT, qui doit être ensuite signé par le président de la République pour être opérationnel.
"On n'aura pas besoin d'un plaidoyer très ardu auprès du président de la République, qui a été lui-même à l'initiative du CNIS-GDT", a assuré Rokhaya Daba Fall.
Elle ajoute que "la création de cette structure est venue à son heure, au moment où interviennent de plus en plus d'acteurs" dans l'exploitation des terres.
Le CNIS-GDT contribuera à la gestion des terres "au profit des futures générations", a-t-elle encore dit. Sa mise en oeuvre est confiée à une soixantaine d'entreprises venant des secteurs public et privé, des ONG, d'institutions multilatérales comme la Banque mondiale (BM), etc.Source : Agence de presse sénégalaise
Gestion durable des terres : pourquoi la CNIS ?
La gestion des terres étant un axe essentiel dans les stratégies de développement économique et social, il importe de corriger les dysfonctionnements notés par la création dun cadre national destiné à mettre en cohérence toutes les interventions et assurer, ainsi, une meilleure mobilisation des ressources nécessaires. La mise en place dun Cadre National dInvestissement Stratégique sur la Gestion Durable des Terres (CNIS-GDT) sinscrit dans cette dynamique. Celui-ci doit assurer la lisibilité, la traçabilité et lefficacité dans la gestion durable des terres en étant un cadre attractif pour les investissements et en favorisant une utilisation rentable, viable et efficiente de ressources.
Ainsi, faisant suite aux recommandations de lAEP, Cest dans ce cadre que sinscrit le présent projet.
Pourquoi la CNIS-GDT ?
Approche recommandée par lAEP au gouvernement du Sénégal pour assurer une gestion durable des écosystèmes terrestres
Regrouper lensemble des acteurs actifs dans la GDT et les partenaires au développement
Eviter la duplication des efforts
Cibler les interventions et actions prioritaires
Objectifs du CNIS-GDT
Lélaboration de ce cadre inclurait les activités suivantes :
La mise en place dune plateforme GDT nationale regroupant lensemble des acteurs (institutions nationales, Organisations de la société Civile, secteur privé, chercheurs
etc.); cette plateforme aura pour charge de construire une coallition durable en GDT, permettra de garantir des synergies dans la mise en uvre des actions, identifiera les besoins en recherche et mettra en uvre le système de suivi évaluation commun et la base de données sur les connaissances en GDT.
Lélaboration dune feuille de route en matière de GDT.
Lidentification des investissements stratégiques et prioritaires pour lamplification de la GDT.
Lélaboration de la matrice des investissements en GDT avec le support immédiat des fonds apportés dans le cadre du «programme FEM/SIP».
Létablissement dune base nationale de connaissances relatives à la GDT et dun système de suivi évaluation pour la plateforme GDT. En vue dasseoir une approche stratégique négociée dans le domaine de la gestion durable des terres et de son financement et eu égard au besoin de coordonner les interventions et de clarifier les responsabilités des différents acteurs, il a été décidé la mise en place dun cadre national dinvestissement stratégique en gestion durables des terres. Ce dialogue est requis en vue dappuyer le Gouvernement dans ses efforts dintégration des considérations environnementales au DSRP.
LAEP vise aussi à appuyer le processus gouvernemental de renforcement de la planification stratégique par résultats qui a été mis en uvre au sein du MEPN. Le principal but à atteindre est de faire en sorte que le Sénégal possède les outils nécessaires en vue datteindre les ODM et de gérer ses ressources naturelles et son environnement de manière durable afin de contribuer de façon optimale au partage de la croissance et à la réduction de la pauvreté. LAEP fournit des avis sur les priorités environnementales nationales et sur le cadre institutionnel national pour la gestion de ces priorités. Elle fournit aussi des recommandations quant aux réformes qui pourraient être mise en uvre avec lappui des bailleurs de fonds. Afin dassurer une gestion durable des écosystèmes terrestres, lAEP recommande lélaboration et la mise en uvre dun Cadre National dInvestissement Stratégique en Gestion Durable des Terres (GDT).
Un tel cadre regrouperait lensemble des acteurs actifs dans la GDT et les partenaires au développement, il permettra déviter la duplication des efforts et de mieux cibler les interventions et les actions prioritaires. Lélaboration de ce cadre inclurait les activités suivantes :
- La mise en place dune plateforme GDT nationale regroupant lensemble des acteurs (institutions nationales, Organisations de la société Civile, secteur privé, chercheurs
etc.); cette plateforme aura pour charge de construire une coallition durable en GDT, permettra de garantir des synergies dans la mise en uvre des actions, identifiera les besoins en recherche et mettra en uvre le système de suivi évaluation commun et la base de données sur les connaissances en GDT.
- Lélaboration dune feuille de route en matière de GDT.
- Lidentification des investissements stratégiques et prioritaires pour lamplification de la GDT.
- Lélaboration de la matrice des investissements en GDT avec le support immédiat des fonds apportés dans le cadre du «programme FEM/SIP».
- Létablissement dune base nationale de connaissances relatives à la GDT et dun système de suivi évaluation pour la plateforme GDT. Quant à la gestion des ressources forestières et de la biodiversité, lAEP recommande de renforcer la décentralisation et la participation des communautés locales dans lexploitation de la gestion et la protection de ces ressources (foresterie, chasse en zone amodiée, tourisme et parc nationaux et mise en valeur des ressources forestières non-traditionnelles) afin doptimiser leur intérêt dans la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles et de mieux contrôler ces activités. Une mise à jour de la législation encadrant la biodiversité est essentielle tout comme lamélioration du suivi environnemental des activités forestières et de chasse. La mise en place de tels processus de suivi a pour préalable la réalisation dinventaires des ressources.
LAEP préconise de transférer la responsabilité de la chasse de la DEFCSS et de la confier comme sources de revenus à la DPN en vue de favoriser la préservation du maintien des ressources cynégétiques et de la biodiversité. LAEP recommande aussi de revoir le financement et la gestion des aires protégées par la promotion de partenariats communautaires ou de partenariats public-privé. Lobjectif densemble est dappuyer les efforts de réduction durable de la pauvreté grâce à la protection et à la conservation des ressources naturelles, lappui à lauthentification des terres et à la mise au point et au développement dactivités de gestion durable des terres, dans le but de démontrer que ces activités peuvent être adoptées et reproduites à léchelle nationale.
QUELQUES PLANS RECUS du MINISTERE CHARGE des BIOCARBURANTS
La plante
Plants de jatropha dans le Kwazulu-Natal / Afrique du Sud
Photo : jatropha Task Team, KZN
arbrisseau mais pouvant atteindre 5 m de hauteur ;
larbuste a lavantage dêtre pérenne : 20-30 ans.
La fleur
A Mtowa Mbu (Tanzanie)
Photo : R.K. Henning
Inflorescence en corymbe et terminale, pétales couleur vert-blanchâtre et sépales de couleur verte ;
2 floraisons par an.
Les stades de maturité
Des fruits verts, murs (jaunes) et secs de jatropha au Ghana
Les fruits secs
Fruits de jatropha secs dans une plantation à Rajastan (Inde)
Photo : SRI PHL
3 graines par fruits ;
Un arbre peut produire 3 kg de graines.
Les graines : couleur noire ; albumen oléagineux, blancs et
charnus
Graines de jatropha (du Cap-Vert à gauche et du Nicaragua à Droite)
Photo de Runhard K. Henning
les graines ont la forme dun ballon de rugby ;
la quantité dhuile par graine est de 20-37% ;
Il faut 5 kg de graines séchées pour faire un litre dhuile
PEPINIERES (en Tanzanie)
Boutures de jatropha plantées en association avec une cocoteraie près de Sambawa ( MADAGASCAR)
LInstitution bénéficiaire PROMODEV DSM SENEGAL
HYPERLINK "http://www.laboequitable.fr/genfiles.php?file=etude_souverainete_alimentaire.pdf" \o "Téléchargez l'Étude en pdf" Téléchargez l'étude en pdfBas du formulaire
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