Mener une enquête sociologique - Académie de Strasbourg
TD : démocratie participative, démocratie représentative - corrigé .... sondage
délibératif : mise au point dans les années 1990 par James Fishkin, elle consiste
à ...
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Exemple de séquence pédagogique
pour le thème de la déviance
Une enquête sur la violence menée par les élèves, dans leur lycée, grâce à loutil informatique
Sommaire :
I/ Objectifs
. p. 2
II/ Déroulement des séances
.. p. 4
III/ Commentaires et améliorations
p. 5
IV / ANNEXES
Objectifs
En termes de savoir (avec des extraits du B.O.)
ª% Connaitre « les concepts et méthodes de la sociologie » (préambule des programmes). Les élèves sont ainsi initiés au notions « d échantillon », de « représentativité », « d hypothèse », de « vérification empirique », « surreprésentation », « Opinion », « Prénotions », « Objectivation », etc& Par ailleurs, ils sont amenés à découvrir sans formalisme, au travers de l activité, quelques principes élémentaires concernant l enquête d opinion, outil essentiel des sciences sociales.
ª% Adopter une « approche scientifique du monde social ». En effet, « Comme dans les autres sciences, il s'agit de rendre compte de façon rigoureuse de phénomènes soigneusement définis, de construire des indicateurs de mesure pertinents, de formuler des hypothèses et de les soumettre à l'épreuve de protocoles méthodologiques et de données empiriques. » On montrera quil existe des outils pour confronter un point de vue au réel, quil est possible, en prenant certaines précautions, de se faire une idée relativement objective du monde social. Cela permettra de donner du sens à l argumentation du professeur qui, tout au long de l année, est amené à utiliser ce genre de statistiques dans son cours.
ª% Avoir conscience de l existence de prénotions qui peuvent être confirmée, mais très souvent aussi infirmée. Le monde social dans lequel nous évoluons peut nous apparaitre parfaitement lisible mais cacher des mécanismes insoupçonnés. « La démarche scientifique conduit, dans de nombreux cas, à une rupture avec le sens commun ».
ª% « L'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée vise à former les élèves à une posture intellectuelle, celle du rationalisme critique et de la vigilance épistémologique. » Or cette enquête sy prête particulièrement bien puisquil sagit tout abord de confronter des hypothèses à une enquête ce qui suppose une première mise en perspective. Par ailleurs, dans un second temps, la mise en évidence des intérêts et des limites de cette enquête favorise encore davantage lesprit critique des élèves.
ª% Comprendre deux manières de mesurer la délinquance et appréhender leurs avantages et leurs inconvénients.
ª% Maitriser les notions de « chiffre noir de la délinquance » et « enquête de victimation ».
En termes de savoir-faire
ª% Calculs de proportion et de pourcentages de répartition. Les élèves sont amenés à transformer les données brutes en pourcentages pour lanalyse et la comparaison. Ils sont dailleurs naturellement amenés à voir les limites des chiffres bruts dès que les discussions sengagent à la lecture des réponses.
ª% Lecture de représentations graphiques : diagrammes de répartition. Les élèves utilisent la fonction de représentation graphique du tableur et doivent choisir la forme la plus adaptée. Ces représentations sont ensuite analysées pour commenter les résultats. C est aussi une bonne occasion de tester et de comparer différentes représentations graphiques pour un certain type de données.
ª% Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples. Dans l analyse des résultats, les élèves doivent comparer les réponses des filles et des garçons, des secondes et des terminales, et le professeur les encourage à utiliser un maximum de calculs favorisant la comparaison.
ª% Lecture de tableaux à double entrée. Les réponses aux questions sont croisées par les élèves avec le genre et le niveau des sondés. Ils réalisent eux-mêmes des tableaux à double entrée.
ª% Le logiciel « Google docs ». Grace au tutoriel qui reste à leur disposition dans l espace commun de la classe et au travail d analyse des résultats assez poussé, les élèves maitrisent les fonctionnalités de base de ce logiciel gratuit.
ª%Les élèves utilisent de très nombreuses compétences répertoriées dans le B2I, allant de l aménagement de l espace de travail, à la réalisation d un document composite en passant par la participation à des espaces communs ou encore le respect d un certain nombre de règles de sécurité et d éthique.
ª%Les lèves sont en mesure de faire des sondages de qualité pour leurs Travaux Personnels Encadrés (TPE). Comme nous avons pu le constater dans notre établissement, les élèves qui ont mené une enquête sur six séances, qui ont réalisé les différentes étapes du sondage sont tout à fait disposés à réutiliser ces compétences dans un autre cadre et de façon spontanée.
Déroulement des séances
ª% 2 groupes de 16 élèves
ª% 6 séances de TD
ª% Enquête sur la violence au lycée
ª% Logiciel « Google Docs »
L enquête a été réalisée au cours des mois de décembre 2011 et janvier 2012 par les élèves de première ES1 auprès des élèves de l établissement. Les 32 élèves de la classe ont été répartis en deux groupes. Pendant 6 séances de TD en demi-groupe ils ont travaillé en salle informatique pour créer, envoyer et traiter les questionnaires. Un groupe sest chargé de lenquête de victimation et lautre de lenquête de violence auto-déclarée.
Nous avons commencé par établir des hypothèses (garçons plus violents que filles ; filles plus victimes de violences ; filles subissent surtout des violences verbales ; plus de violence en seconde ; une violence principalement exercée dans les couloirs ou aux abords du lycée ;
). Ensuite nous avons élaboré les questions permettant de tester nos hypothèses.
Le questionnaire a été rédigé grâce au logiciel « Google docs » et son lien envoyé à tous les élèves du lycée par Scolastance. Nous avons reçu environ 150 réponses pour chacune des deux enquêtes. Les élèves ont observé les résultats et chaque élève sest penché sur une question.
Les élèves ont présenté les résultats avec des tableaux et des graphiques. Ils ont ensuite commenté ces résultats, notamment en les comparant aux hypothèses de départ. Chaque élève a réalisé une fiche bilan des réponses à une question, comprenant une représentation graphique des résultats, un tableau des données croisées avec le genre et le niveau et un commentaire des résultats. Ce travail est envoyé au professeur qui doit corriger les erreurs danalyse.
Finalement, le professeur organise une séance de bilan durant laquelle les élèves présentent les résultats les plus marquants. Cest alors l occasion de revenir sur les erreurs d interprétation et de lister les intérêts et les limites du questionnaire.
Commentaires et améliorations à apporter
ª% Il est important de tester le questionnaire avant de l envoyer. Des situations imprévues peuvent toujours apparaitre et les élèves ont un rôle important à jouer dans cette phase en apportant leur connaissance du « terrain ».
ª% Il est essentiel que les élèves rédigent tous le questionnaire test pour qu ils s approprient réellement l outil « Google docs » et le réutilisent. Chaque élève devrait créer son compte Google et rédiger une version du questionnaire, même si cette version n est pas envoyée aux sondés.
ª% Il faut créer un compte Google pour le groupe et rédiger un seul questionnaire final envoyé aux sondés. Si tous les élèves envoient leur document à une partie de l échantillon, il y a trop de risques de petites erreurs et la compilation des résultats est trop fastidieuse.
ª% Il semble important de laisser les élèves mener véritablement cette enquête afin de les motiver et de les pousser à saisir vraiment les enjeux des différentes étapes dune enquête. Mais cela implique daccepter que les questions posées et les réponses proposées ne soient pas toujours celles que le professeur aurait souhaité.
ª% La présentation et l analyse des résultats par les élèves restent imparfaites, ou du moins, du niveau d une première enquête d élèves de première. Comme les élèves travaillent sur des questions différentes, le professeur ne peut pas vérifier que toutes les analyses, tous les calculs et tous les graphiques sont corrects. Par ailleurs, le professeur ne peut pas reprendre tous les résultats pour refaire le travail à la place des élèves
ª% Il sera très utile de communiquer autour de cette enquête dans l établissement afin dobtenir suffisamment de réponses et une participation sérieuse. Il peut être utile de faire des affichages, de solliciter les professeurs principaux, etc.,
.
Bilan
Création très rapide du questionnaire (temps réservé à la construction en commun des questionnaires)
Nombre de réponses important (environ 400)
Traitement efficace (affichage des réponses dans google docs et affichage/liste pour isoler une variable). Chaque élève peut traiter une question et croiser des données.
Une enquête passionnante pour les élèves
Une réelle initiation au travail de sociologue (hypothèse, enquête, traitement, contre hypothèse)
Une forte visibilité dans létablissement et un élément didentité de la filière ES
ANNEXES
ANNEXE 1 : Demande dautorisation
. p. 7
ANNEXE 2 : Fiche de TD pour les élèves
.. p. 9
ANNEXE 2 : Résultats de lenquête de victimation (exemples)
p. 13
ANNEXE 3 : Résultats pour la violence auto-déclarée (exemples)
. p. 24
ANNEXE 1 : Demande dautorisation auprès du chef détablissement
Professeur de SES
Objet : Autorisation denquête sociologique.
Monsieur le Proviseur,
par ce courrier je vous adresse une demande dautorisation denquête à but pédagogique auprès des élèves du Lycée Lavoisier.
Le nouveau programme de SES en classe de première met tout particulièrement laccent sur les méthodes et la pratique du sociologue.
On trouve ainsi dans le préambule du programme les indications suivantes :
( « L'enquête, quant à elle, repose sur la collecte de données (qualitatives ou quantitatives) à partir de la formulation d'une problématique et de l'identification d'un objet d'étude que l'on s'efforce de mieux comprendre et de mieux expliquer. »
( « On pourra ainsi, chaque fois que possible :
[
]
- leur proposer ensuite de mener des investigations (recherches documentaires, enquêtes, exercices, analyses de données statistiques, etc.) susceptibles de tester les hypothèses formulées ; [
]. »
( « On mettra en évidence les apports de la sociologie par rapport à la connaissance intuitive du monde social en confrontant les représentations véhiculées par le sens commun et les résultats établis par les enquêtes sociologiques. [
] on leur montrera l'intérêt de combiner méthodes quantitatives et méthodes qualitatives. »
Par ailleurs, dans ce nouveau programme, un item nous invite clairement à utiliser des enquêtes quantitatives :
3.3 Comment mesurer le niveau de la délinquance ?Chiffre noir de la délinquance, enquête de victimationOn précisera que la délinquance n'est qu'une forme particulière de déviance : celle qui fait l'objet d'une sanction pénale. On s'intéressera aux modes de construction des statistiques produites par la police et la justice. On confrontera ces données avec celles que révèlent les enquêtes de victimation.
Jaimerai donc faire faire à mes élèves de 1ES1 une enquête sur la délinquance au lycée. Les élèves construiraient un questionnaire avec le professeur. Ce questionnaire est rédigé avec loutil « Google docs » par les élèves en binômes. Chaque couple délève sera ensuite en charge denvoyer le questionnaire à deux classes du lycée. Les réponses sont compilées par le logiciel sans précision sur lidentité ou les coordonnées du sondé. Aucune donnée personnelle (nom, adresse,
) ne sera demandée. Tous les résultats des différents binômes sont finalement rassemblés pour lanalyse.
Les questions posées aux élèves porteraient sur les violences (physiques, verbales, comportementales,
) subies et pratiquées durant leur scolarité. Chaque questionnaire comporterai entre 8 et 10 questions et demanderai par ailleurs lâge, le niveau et le sexe des sondés.
Les objectifs en termes de savoir-faire :
- Etablir des hypothèses et un moyen de les vérifier
- Construire un questionnaire efficace pour mener une enquête
- Maîtriser les outils statistiques : pourcentages de répartition, taux de variation, tableaux croisés, etc
- Maîtriser le logiciel gratuit « Google docs »
- Utiliser un tableur
- Rédiger et mettre en page avec loutil informatique
- Tirer des informations dun tableau et analyser des données chiffrées
Les conclusions auxquelles je souhaite parvenir :
comprendre les limites de toute enquête statistique ou sondage
comprendre que les enjeux des différentes interprétations possibles
trouver des explications aux résultats en croisant les réponses avec les données comme lâge, le genre (H/F) ou le niveau (Sec, 1ère , Tale).
En encadrant le travail des élèves je serai particulièrement attentive à ce que les élèves relativisent ces résultats (cest dailleurs lobjectif principal) qui ne peuvent pas être comparés à ceux dautres établissement ni à des enquêtes passées.
Cette enquête pourra être loccasion de faire un point sur les comportements des élèves et les inviter à plus de civisme en montrant ce que certains sont amenés à ressentir.
Par ailleurs, ce travail me semble essentiel afin de préparer les élèves qui font très souvent des enquêtes en TPE.
Dans lattente de votre réponse, je reste à votre entière disposition pour de plus amples informations.
Cordialement
ANNEXE 2 : Fiche de TD pour les élèves (4 pages)
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Comment mesurer la délinquance ?
( Planning des séances
Lundi 28 Nov.Lundi 5 Dec.Lundi 12 Dec.Lundi 16 janv.Lundi 23 janv.Lundi 30 janv.Etape 1Etape 2Etape 2 (suite)Etape 3Etape 3 (suite)Etape 4( Vous travaillez seuls ou en binômes. Vous créez dans votre espace « mes documents » un dossier intitulé « enquête délinquance » dans lequel vous rangerez tous les documents envoyés ou créés pour cette enquête. Si vous travaillez en binôme, lélève dont ce nest pas la session enregistrera lui aussi tous les documents grâce à une clé USB ou grâce à lenvoi des documents sur sa messagerie.
( Votre travail sera évalué individuellement. Seront notés : votre implication (proposer des idées, ne pas aller sur dautres sites pendant la séance,
.), votre sérieux (avoir ses codes, bien enregistrer,
), la qualité du travail (calculs corrects, analyse des tableaux, rédaction, représentations graphiques, mise en page
).
( Groupe 1 = Enquête de victimation / Groupe 2 = Enquête actes violents (déviance auto-déclarée)
Etape I : Hypothèses et choix des questions
Nous allons nous intéresser à la violence dans notre établissement scolaire. Nous allons chercher à lévaluer, la mesurer.
1) Etablir le champ danalyse. Sentendre sur les violences qui vont nous intéresser. (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ?)
Physiques ? Oui / Non. C'est-à-dire :
Morales ? Oui / Non. C'est-à-dire :
Entre élèves ?
Entre élèves et professeurs ?
Dans le lycée strictement ? Aux abords ?
Pensez à des cas de violence dont vous avez entendu parler. Entrent-t-ils dans le champ que nous avons défini ? Faut-il élargir le champ ? Le réduire ? Etc
2) Etablir des hypothèses. Que cherchons-nous à trouver ? Que pensons-nous trouver ?
Beaucoup ou peu délèves ont subi /exercé des violences physiques ? Proportions ?
Beaucoup ou peu délèves ont subi / exercé des violences morales ? Proportions ?
Les garçons subissent / exercent plus ou moins de violences ?
On subit / exerce plus ou moins de violence au début ou à la fin du lycée ?
Il y a plutôt un sentiment de sécurité ou dinsécurité ?
= Listez tout ce que vous pensez savoir sur la violence au lycée.
3) Etablir un questionnaire. Posez les bonnes questions qui apporteront les réponses utiles.
Pour un traitement rapide et efficace de réponses nombreuses, il faut éviter les questions ouvertes (Ex : « Quelles violences avez-vous subies ?). Elles donnent lieu à une infinité de réponses difficiles à rassembler.
Proposez des grands groupes de réponses. (Tous les jours ; toutes les semaines ; de temps en temps ; jamais).
Ne proposez pas trop de réponses, ce sera autant de calculs fastidieux en moins pour le dépouillement.
Demandez vous toujours ce que vous ferez de la réponse à la question, ce quelle vous apporte. Imaginez un résultat et lanalyse que vous pourriez en faire ; est-ce que cela répond à votre problématique ?
Ne posez pas trop de questions pour ne pas décourager les sondés.
TD n°4 : Mener une enquête sociologique Page 2/4
Etape II : Rédaction et envoi des questionnaires avec « Google docs »
( Dans lespace commun de votre classe (( poste de travail ( classes sur NA$ ( 1ES1 ( Cours ( SES ( Enquête délinquance), vous trouverez un tutoriel pour vous souvenir du fonctionnement du logiciel « Google docs ».
1) Le logiciel « Google docs Formulaires »
( Activez le lien HYPERLINK "https://docs.google.com/"https://docs.google.com/
( Soit : Entrez votre adresse mail avec un mot de passe quil ne faut pas oublier.
( Soit : Si vous navez pas encore de boite mail ou que vous voulez séparer vos mails perso et ceux de ce travail, cliquez sur « créer un compte google » en haut à droite de lécran. Sélectionnez ensuite « créer une nouvelle adresse Gmail ». Attention, ce travail est sérieux, et vous allez communiquer avec cette adresse, mettez donc un nom dutilisateur adapté et noubliez pas votre mot de passe.
( Choisissez loption « Formulaire » et allez dans « créer ».
( Commencez par donner un titre à votre enquête de la manière suivante : « Enquête délinquance nom prénom». Exemples : « Enquête délinquance Dupont Saïd ».
( Ecrivez la première question. Pour proposer des réponses, choisissez « choix multiples » dans la rubrique « type de question ».
( Cliquez OK après la première question et enregistrez (en haut à droite) avant de continuer. Vous pourrez toujours revenir modifier plus tard.
( Cliquez sur « Ajouter un élément » pour ajouter les questions suivantes.
2) Envoyer le lien du questionnaire par Scolastance
( Visualiser. Quand vous avez fini, visualisez lensemble du questionnaire tel quil apparaîtra aux sondés en activant le lien tout en bas de votre page. Vérifiez une dernière fois quil ny a pas derreurs. Les sondés naccepteront pas de répondre une deuxième fois !
( Tester le questionnaire avec votre voisin de droite.
- Copiez ladresse du questionnaire fini.
- Allez dans Scolastance et envoyez à votre voisin un message avec le lien que vous aurez collé.
Si ladresse copiée ne se souligne pas de bleu pour signifier un lien hypertexte, sélectionnez ladresse et cliquez sur le petit onglet « insérer / editer un lien » (à côté du smiley) et coller encore une fois ladresse dans la case « URL du lien ».
- De votre côté, testez le questionnaire reçu. Cest loccasion de détecter déventuels problèmes dans le questionnaire.
( Le professeur a rédigé le questionnaire en même temps que les élèves en le projetant avec un vidéoprojecteur. Par ailleurs, il aura créé une adresse et un compte Google docs pour la classe. Les identifiants et le mot de passe sont communiqués aux membres du groupe. Ce questionnaire corrigé par les remarques des élèves après la phase de test est envoyé à lensemble des élèves de létablissement accompagné du message suivant :
« Bonjour
La classe de première ES1 effectue un travail sur la mesure de la délinquance dans le cadre des cours de SES. Ce travail a été encadré par Mme Weigel. Nous aimerions connaître votre opinion sur la délinquance au Lycée Lavoisier.
Merci de répondre à la première partie / deuxième partie de notre sondage en activant le lien suivant : « www. Google.votre lien ». Ce questionnaire ne vous prendra que quelques instants et est parfaitement anonyme.
Les élèves de 1ES1»
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Etape III : Rassemblement des réponses et dépouillement
1) Les résultats généraux
( Ouvrez le compte « google docs » de votre groupe. Cliquez sur lenquête pour afficher les résultats.
( Par tranche de 20 résultats en partant de la droite du bureau, observez rapidement les résultats pour voir sil ny a pas des réponses particulièrement absurdes. Il faut éliminer ces plaisantins ou ces erreurs en cliquant sur la ligne de ces sondés et en les coupant (effacer la ligne ou « delete row »).
( Chaque élève se voit attribuer une question dont il va analyser les résultats en détail.
( Dans longlet « Formulaire » choisissez loption « Afficher le résumé des réponses ».
Faites des captures décran (touche Imp écr à droite de F12) des graphiques de résultat pour la question qui vous intéresse et collez les sur un document Word (ou Open Office texte) lisible et bien présenté.
( Votre document devra être enregistré dans lespace déchange de la classe. Le nom de votre document se composera de la manière suivante : « enquête violence_question x_nom ». Par exemple : « enquête violence_question 5_Saïd Dupont »
2) Analyse croisée : le genre et le niveau
( Allez dans la rubrique « affichage » et sélectionnez loption « liste ». Le menu déroulant au dessus de chaque question vous permet de sélectionner laffichage de certaines réponses. Par exemple, pour la question du genre vous pouvez nafficher que les réponses des hommes ou uniquement les réponses des femmes.
( Relevez les résultats à votre question, croisés avec le genre et le niveau.
Réalisez des tableaux croisés avec les nombres de réponses.
Par exemple :
Très en sécuritéPlutôt en sécuritéPlutôt pas en sécuritéPas du tout en sécuritéTotalFilles75105455230Garçons65Etc
.Etc
Etc
( Transformez ces résultats bruts en pourcentage pour lanalyse et la comparaison.
Rappel pour les calculs de pourcentage : sous-groupe / ensemble x 100 = x%
Par exemple 75 / 230 x 100 = 32,7%.
- Présentez les pourcentages dans un tableau.
( Faites une représentation graphique de ces pourcentages.
Allez dans « OpenOfficeCalc » ou Choisissez loption « classeur » dOpen Office. Copiez et collez votre tableau de pourcentage sur la feuille de calcul. Sélectionnez le tableau et cliquez sur licone des représentations graphiques (en haut au milieu droit de votre barre doutils). Si cet icone nest pas visible, allez dans « Insérer » et « représentations graphiques ». Choisissez un affichage clair et efficace.
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Etape IV : Analyse et présentation des résultats
( Commentez lensemble des documents que vous avez créés.
- Vous vous appuierez en priorité sur les hypothèses que nous avons établies au départ.
Sont-elles vérifiées ? De manière évidente ?
- On vous demande de repérer les chiffres marquants (les maximums, les minimums, les différences importantes, etc
). Vous devez utiliser des chiffres dans votre analyse.
- Soignez la mise en page de vos documents.
Le professeur consultera votre production dans lespace déchange de la classe. Vous serez notés sur :
Votre participation à lélaboration du projet et votre sérieux au cours des différentes séances.
Votre maîtrise ou votre progression quant à lutilisation des différents outils informatiques.
La qualité de vos productions (calculs justes, bonne présentation, analyse poussée avec des propositions dexplication).
ANNEXE 3 : Production des élèves pour lenquête de victimation
Tugce GULERYUZ
Question 2 : Dans quel niveau êtes-vous ?
Répartition par niveau :
Seconde : 42%
Premières : 33%
Terminales : 26 %
Daprès le graphique présentant la part de chaque classe ayant répondu au questionnaire, nous constatons que ce sont majoritairement les élèves de seconde à avoir répondu à notre enquête basé sur la violence physique et morale au lycée avec 57 personnes sur 137, donc 47%. Contrairement aux élèves de terminales qui représentent seulement 26%.
Ces chiffres correspondent à peu près à la répartition des élèves entre les différents niveaux du lycée.
SecondePremière TerminaleTotalFilles48%28%24%100%Garçons35 %28%37%100%
Selon le tableau ci-dessus, nous constatons que ce sont principalement les filles de seconde à avoir répondu puisquelles représentent 46% des filles. Du côté des garçons, on voit que ce sont ceux de terminale qui ont répondu assez massivement.
Ouissem BOULKENAFET et Sarah RIETH
Question 4 : « Où avez-vous subi ces violences verbales ? »
On constate que les violences verbales sont subies pour environ un tiers dans la salle de classe et plus souvent encore (36%) dans les couloirs/mezzanine. C'est dans la cour qu'il y en a le moins avec 6,25%.
Ces résultats confirment en partie nos hypothèses car les couloirs et la mezzanine sont des lieux où il y a beaucoup de passage, de rencontre et souvent sans surveillance directe.
Toutefois limportance des violences dans la salle de classe nous étonne et sexplique peut-être par le fait que des élèves qui ne sont pas forcément amis sont obligé de sy côtoyer. Par ailleurs, on sattendait à plus de violence à lextérieur de létablissement, mais peut-être que les élèves ne sy attardent pas.
Salle de classeToilettes / vestiairesCouloirs / mezzaAux abords du lycéeDans la courTotalFilles37,5 %9,4%37,5 %12,5%3,1 %100%Garçons33,3%4,8 %42,8%9,5 %9,5 %100 %Les filles semblent subir plus de violences aux toilettes et aux vestiaires que les garçons. De leurs côté, ils subissent plus de violences dans la cour. Cela sexplique surement par le temps passé dans ces endroits par les filles et les garçons.
Öznur KELES
Question 5 : « Avez-vous déjà subi des violences physiques de la part d'un autre élève au sein du lycée ? Si oui, lesquelles ? »
Ce qui est étonnant, c'est qu'il y a quand même 3% des élèves qui ont eu des claques et 3,7% des élèves qui disent avoir été blessés avec une arme ou un objet. Il n'y pas de violences physiques pour une grande partie des élèves, mais les blessures avec armes ou objets viennent en deuxième position. Cest peut-être parce qu'il est plus facile pour certains d'avoir un objet en main.
Genre :
Coups claquesracketcrachatétranglementAgression sexuelleBlessure avec objet ou armeAucuneTotalFilles1,5 %4%0%1,5%0%1,5%5,6%85,9 %100%Garçons4,8 %1,6%1,6%3,2%1,6 %1,6%1,6%83,8%100%Dans cet échantillon, les garçons sont un peu plus nombreux à avoir subi des violences physiques. Mais les différences sont faibles, il semblerait que les violences sont exercés autant sur les femmes que sur les hommes. Notre hypothèse de départ qui consistait à dire que les femmes subissent plus de violence physique était donc fausse. De petites différences existent : quand les filles reçoivent plus de claques, les garçons, eux, subissent plus de coups.
Niveau : Proportion délèves nayant subit aucune violence physique :
Seconde82,1 %Première80,7 %Terminale90,19 %Les violences physiques sont plus fréquentes chez les secondes et les premières. Les élèves de terminale, qui ont des groupes damis établis, qui sont les « grands » et qui sont peut-être aussi plus sérieux à cause du bac sont moins concernés par les violences physiques.
Conclusion :
Je ne pensais pas du tout que les filles subissent plus de violences physiques par rapport aux garçons et les violences avec armes sont quand même présentes.
Deniz ATLI
Question 6 « Quelle était l'intensité de ces agressions physique sur une échelle de 1 à 5 ? (1 étant le plus faible et 5 le plus fort »
- Je pensais au début que les secondes seront le plus concernés par les agressions a forte intensité. Ensuite, je pensais aussi que c'étaient les filles qui étaient agressées à grande intensité.
- D'après l'enquête, se sont les terminales qui subissent des agressions à forte intensité. En effet, il y a 21,73% d'entre eux qui subissent des agressions à grande intensité (intensité 5).
Ensuite, les secondes subissent le plus des agressions à faible intensité : 92,85% d'entre eux ont en effet, qui se sont déjà confrontées à une agression à faible intensité (intensité 1).
- Je peux affirmer d'après l'enquête, qu'il y a des fortes différences entres les classes : les personnes qui subissent des agressions à fortes intensités sont majoritairement des terminales (5 personnes contrairement à 0 pour les premières et 1 personnes pour les secondes).
- Du côté des sexes, il y a aussi de grandes différences. En effet, tout d'abord j'ai constaté après le sondage mené auprès des élèves, que les filles subissent plus d'agressions à faibles intensités que le sexe opposé. Effectivement, il y a 80,76% d'entre elles qui subissent des agressions d'intensité 1 (faible) et 77,27% des garçons.
Toutefois, même si une immense majorité des filles affirme avoir subi des violences physiques de faible intensité, elles sont près de 20% à en avoir subi de très fortes (intensité 5). Elles sont donc en général peu violentées, mais lorsquelles le sont, cest très intense. Ce chiffre peut alors être lié à la rareté des agressions physique envers les filles : dès quelles ont agressées cela donne un sentiment dextrême violence.
Pour les agressions d'intensité forte (5 sur l'échelle) les garçons ne sont que 13,63% à avoir subit ce type d'agression (intensité 5). Les actes violents à leur égard sont donc soit moins violents, soit jugés moins violents par des garçons habitués à la violence.
- D'après l'enquête, je peux conclure que les aprioris sur l'intensité des agressions ne sont pas tous vérifiés. En effet, je pensais au départ, que c'était les secondes qui subissaient des agressions à fortes intensités cependant, se sont les terminales qui subissent les agressions les plus violentes (21,73% contre 7,14%). Ensuite je pensais que les filles étaient les seules à subir les agressions les plus fortes mais les garçons aussi sont très nombreux à subir des agressions violentes. Finalement, même les personnes que je pensais les moins concernées par les agressions violentes le sont. Donc, d'après l'enquête, les hypothèses proposées en classes étaient fausses.
Marina ROUCAYROLS
Question 7 : Où avez-vous subi ces violences physiques ?
Avant de débuter cette enquête nous avions émis des hypothèses qui suggéraient que les violences physiques étaient principalement subi aux abords du lycée, par des garçon en seconde. A travers l'analyse des trois tableaux de réponses nous tenterons de constater si nos hypothèses étaient exactes.
Dans ce tableau nous pouvons constater que près de la moitié des élèves violentés ont subi des violences physique dans les couloirs ou à la mezzanine alors que seulement 8,8% des élèves violentés lont été dans la cour. Ces faits contredisent notre première idée qui supposait que la plupart des violences s'exerçaient aux abords du lycée ou dans la cour, or ce ne sont que les troisième et cinquième lieu où les élèves sont le plus fréquemment violentés. Finalement, on peut sétonner de voir que la salle de classe est le deuxième lieu où les élèves subissent des violences physiques.
D'après ce tableau les garçons ne seraient donc pas les principales victimes de violence, ce serait au contraire les filles. Néanmoins les filles ont été plus nombreuses que les garçons à avoir répondu au sondage et l'échantillon n'est donc pas représentatif du Lycée Lavoisier et il est impossible de savoir si les filles sont bien plus nombreuses à subir des violences en tenant uniquement compte de cette question.
Kaan GENC
Question 8 : « Les violences physiques ou verbales subies ont étaient réaliser par : Toujours la ou les même(s) personne(s), de nombreux élèves ou un petit groupes d'élèves »
-De nombreux élèves = 19,70%
-Toujours la ou les mêmes personne(s) = 34,40%
-Un petit groupe d'élèves = 45,90%
En observant ce graphique, on peut voir que la majorité des violences physiques ou verbales subies par les élèves sont le plus souvent effectuées par un petit groupe d'élèves (45,9%). Il y a tout de même 34,4%, plus dun tiers, des violences physiques ou verbales qui sont effectuées par toujours la ou les mêmes élève, et qui peut devenir un harcèlement. Il y a 19,7% des élèves qui affirment que la violence est réalisée par de nombreux élèves et quelle serait donc assez diffuse dans létablissement.
D'après ce tableau, 15,4% des filles et 22,9% des garçons ont subit les violences verbales ou physiques par de nombreux élèves. Par contre, 46,2% des filles subissent des violences toujours de la part de la même personne contre seulement 31,4% des garçons.
De nombreux élèves Toujours la/les même(s) personne(s) Un petit groupe d'élève Total
D'après ce tableau, peu délèves de seconde (13%) subissent une violence diffuse de la part de nombreux élèves. Cest en première que la violence sapparente plus souvent à un harcèlement puisque 48% des élèves affirment que cette violence vient toujours de la même personne contre seulement 10% des terminales.
Stéfanie JOVICIC
Question 9 : A quelle fréquence avez-vous subi des violences physiques ?
Jamais2130,4 %Rarement3347,82%Tous les mois22,90%Toutes les semaines57,25%Tous les jours811,60%Total69100,00%
Nous pouvons constater que, sur un total de 69 élèves, 54 soit 78,22% nont subi de violences physiques que rarement voire jamais. A linverse, plus de 10% des élèves disent subir des violences physiques tous les jours.
Jamais Rarement Ttes les Ts les jours Total
semaines
2nd %44,10%44,10%2,90%8,90%100%1er %6,70%73,3%6,70%13,30%100%Term %15,40%61,50%0%23,10%100%
On remarque quen première, il y a peu délèves qui nont jamais subi de violences physiques. Par ailleurs, on peut être étonné de la part importante des élèves qui subissent des violences régulières en première et en terminale. Néanmoins, il y a relativement peu délèves qui ont répondu à cette question, donc les chiffres peuvent être faussés par des cas isolés ou même des blagues au moment des réponses.
Selon nos hypothèses réalisées au début de lenquête, jai pensé que la majorité des élèves à avoir subi des violences physique au lycée Lavoisier était majoritairement des élèves de seconde. Cette enquête infirme donc mes idées de départ.
Rarement Jamais Ts les jours Ts les mois Ts les sem Total
Filles nomb261041041Filles %63,40%26,40%9,80%2,40%0,00%100,00%Garcon nomb15541328Garcon %53,60%17,90%14,30%3,60%10,70%100,00%Total 69
Près de 90 % des filles affirment ne subir des violences que rarement ou même jamais contre seulement 71,5% des garçons. Les garçons subissent donc plus fréquemment des violences physiques et seraient même 15% à en subir tous les jours. Pour certains garçons, la violence physique, quelle quen soit lintensité est subie toutes les semaines ou tous les jours.
ANNEXE 4 : Résultats des élèves pour lenquête sur la violence auto-déclarée
Elise NICOLAS et Marina NUNES
Question n°2 : >
On peut constater grâce aux résultats que des violences verbales sont exercé en majorité «parfois» à 38,03%, et d'autres part exercé plus «rarement» à 29,58%. On remarque également qu'il est rare que ces violences soient exercé «tous les jours» mais il est encore plus exceptionnel que des personnes n'aient exercé «jamais» ces violences. Il y a seulement 14,08% d'élèves qui n'ont pas exercé de violences verbales. Moins de la moitié des élèves affirment nexercer de violences que rarement ou jamais !
On constate que les violences sont «rarement» ou «jamais» exercé par 40% des filles (28%+12%=40%) contre seulement 30% des garçons(20,83%+8,33%=29,16%). Le pourcentage des garçons est plus élevé pour «tous les jours» et «parfois» (70,83% contre 60%). Donc on peut conclure en constatant que les garçons exercent plus de violences verbales (~10,83% de plus) que les filles.
On observe que les terminales exercent plus régulièrement des violences verbales «tous les jours» et «parfois» (34,78%+21,74%=56,52%) par rapport aux secondes (5,26%+26,32%=31,58%). De plus, les violences exercées «rarement» et «jamais» sont plus marquantes chez les premières et les secondes contrairement aux terminales (en moyenne 25% de plus de violences exercées). Par conséquent les violences verbales exercées varient dun niveau scolaire à un autre. On a pu voir que les terminales étant plus âgés dominent les classes inférieurs (secondes, ou premières) d où le faible pourcentage de violences verbales exercées (voir inexistantes) par les secondes.
Maéva CRAGNOLINI
Question 5 : «Vous exercez ces violences physiques et verbales plutôt sur des hommes ou des femmes ?»
! D après le digramme circulaire suivant les lycéens exercent plutôt ces violences sur des hommes c est-à-dire 64.10%, contre 35.90% sur des femmes.
! D après ce diagramme les filles exercent plutôt ces violences sur des filles (64.70%) et les garçons exercent plutôt ces violences sur des garçons (87.50%).
! D après le diagramme suivant les secondes exercent ces violences plutôt sur les garçons (58.30%), les premières sur les filles (100%) et les terminales plutôt sur les garçons (68.40%).
Grâce à l analyse de ces différents tableaux, graphiques et diagrammes. Nous pouvons dire que les violences physiques et verbales exercées sont majoritairement faîtes sur les garçons. Nous pouvons aussi remarquer que les violences se font entre deux personnes du même sexe, cest-à-dire, entre deux filles ou entre deux garçons. Et pour finir nous pouvons voir que sur lensemble des classes toutes confondues au lycée les violences sont principalement faîtes sur les garçons, à lexception des premières où celles-ci sont faîtes en majorité sur les filles.
Yunus ERDEM et Jules MARTIN
Question : Vous exercez ces violences physiques ou verbales sur : nimporte quel élève, un petit nombre délève, toujours le même élève.
Nous constatons que les violences au lycée sont principalement exercées sur des personnes visées cest à dire un petit nombre délèves ou toujours la même personne. Il y a aussi une part importante des actes violents qui visent nimporte quel élève.
Daprès notre enquête, 46,5% des violences sont exercées sur un petit nombre délèves, 17,7% sont exercées toujours sur la même personne et 35,8% sont effectuées sur nimporte quel élève.
Cela est très inquiétant parce que ça signifie que 65 % des personnes environ deviennent des boucs émissaires et dun autre côté 35,8% des violences sont faites sur des personnes au hasard.
Mener une enquête sociologique
Nouveau programme de première - La déviance
Commission TICE SES de lacadémie de Strasbourg
Sarah El Hatar
Question 1 : Êtes-vous un homme ou une femme ?
Sondage réalisé auprès de 152 élèves : Répartition par genre.
Fille(nombre)91Garçon(nombre)61Fille(%)60,00%Garçon(%)40,00%Total152
Nous avons envoyé un sondage denquête pour les violences subies au sein de létablissement et à proximité avec comme question pour ces personnes : « Êtes-vous une fille ou un garçon ? ». Je peux dire quil y a 152 personnes qui ont répondu au total, dont 91 sont des filles et 61 des garçons. Il y a donc 60% de réponses féminines à notre questionnaire. Les filles sont donc surreprésentée dans notre échantillon puisquil ny a que 48% de filles au lycée.
On peut déjà émettre différentes explications :
-aux premiers abords on pourrait penser que les filles sont plus touchées par les violences et donc
concernées par le sondage.
-les filles consultent plus leur Scolastance
-les filles sont plus disposées à prendre le temps de répondre à un sondage.
-les filles ont moins honte à avouer avoir été victime de violences et répondent donc plus facilement au questionnaire.
EMBED Excel.Chart.8 \s
Mehdi HANINE
Question 3 : Avez-vous déjà subi des violences morales ou verbales ? Si oui, lesquelles.
On peut voir daprès le document ci-dessus que près de 50% des personnes ayant répondu au sondage déclarent navoir subi aucune violence morale ou verbale. Cest un pourcentage plus élevé que celui de notre hypothèse. On pensait que plus délèves (estimation 70 à 80%) ont déjà subi des violences verbales.
Daprès lenquête, les filles sont une majorité à dire quelles nont subi aucune violence verbale, soit 51%, contre seulement 43% des garçons. Les garçons sont plus nombreux à avoir subit des violences tels que les ironies et moqueries qui sont aussi lune des violences morales les plus subies au lycée, suivies par les injures et insultes.
Les filles évoluent donc moins dans un monde de violence où sont moins enclines à avouer les violences subies.
Les personnes qui disent navoir subi aucune violence morale ou verbale sont surtout les secondes alors que les élèves de première et terminale sont beaucoup plus enclins à dire quils ont subi des violences. En outre les terminales déclarent plutôt avoir subi des moqueries alors que les premières, eux, disent plutôt quils ont subi des insultes.
Alors que nous pensions que les secondes seraient plus victimes de violences verbales, ils semblent relativement protégés.
Mélanie Goeken et Laura Charpier
Question 10 : Les violences verbales et physiques verbales que vous avez subies vous ont poussé à :
- Vengeance
- Plainte auprès dun professeur ou de ladministration
- Plainte auprès de la police
- Dépression
Nous pensions, au début, que plus de filles feraient des dépressions, les garçons auraient tendance à se venger ou à ne pas réagir, et que les secondes seraient les personnes les plus touchés car ils sont nouveau, ne se connaissent pas encore, et sont peut-être moins matures que les terminales. Cependant, nous pensons que les secondes ne réagissent pas, car ils nont peut-être pas encore le courage de réagir.
ª% Après l enquête, nous avons remarqué que 42,4% de filles n ont pas de réactions face à des violences. Nous pensions qu elles faisaient souvent une dépression, or seulement 24.2% des filles avouent être en dépression. En effet, la moitié exactement des hommes nont pas de réaction face à ces violences, 50% ne réagissent pas, contre 32.1% qui se vengent. Comme nous lavions pensé avant lenquête, les garçons se vengent plus que les filles et les filles ont plus souvent des conséquences psychologiques que les garçons.
ª% En seconde il y a 54.5% qui, face aux violences, ne réagissent pas. Notre hypothèse est donc validée. Effectivement, les terminales sont les personnes les moins touchées, avec 34.7% qui avouent aucunes réactions. Cependant, nous sommes choquées car, nous remarquons que 43,4% des terminales se vengent après des violences subies, donc les terminales sont peut-être moins matures face a ses violences et seulement 18.10% des personnes de secondes se vengent.
ª% Néanmoins, nous avons remarqué que dans le cadre du Lycée, en seconde, seulement 1 personne ose se plaindre à ladministration ou auprès dun professeur, contre 0 pour les premières et terminales. Une seule personne va émettre une plainte auprès de la police en première, contre 0 en seconde et terminale. Toutes classes confondues, 42.18% nont aucune réaction face à des violences subies qui étaient plus ou moins agressives, cependant la vengeance est énormément pratiqué, à 32.81% aux niveaux de toutes les classes.
EMBED Excel.Chart.8 \s
En conclusion, nous pouvons dire, grâce à cette enquête, que malgré un sentiment de sécurité régnant au lycée, seulement deux personnes toutes classes confondues, osent se plaindre soit auprès dun professeur ou de ladministration ou auprès de la police. Nous sommes également choquées du nombre de vengeance pratiquée au Lycée Lavoisier, de toutes les classes.
Laura GARRETTI
Question 11 : Vous sentez-vous en sécurité au lycée ?
Au début de lenquête, lorsque nous avons demandé à nos camarades de la classe si les élèves se sentaient en sécurité au lycée, leurs réponses étaient tantôt oui tantôt non. Aucun navait de réponses précises.
Je ne savais pas y répondre non plus car je navais pas spécialement eu déchos/ de plaintes au près des élèves. Le lycée me paraissait être un endroit calme, sans conflits (du moins presque). On sattendait donc à du 50 /50 %.
Grâce à cette enquête, jai pu constater que 54% des élèves se sentent « plutôt en sécurité » et 25 % se sentent « en sécurité ». Les ¾ des élèves nont donc pas peur dun danger au lycée ce qui est un chiffre important. Pourtant il y a tout de même près de 7% des élèves qui ne se sentent pas du tout en sécurité. Cela reste un nombre très peu élevé mais inquiétant.
On peut voir que 27,78% des filles ont exercé des violences physiques ou verbales toujours sur la même personne, par rapport à 11,11% des garçons.
En revanche les garçons exercent plus de violences pour un petit nombre délèves (51,85% des garçons pour 38,89% des filles), et sur nimporte quel élèves (37,04% des garçons contre 33,33% pour les filles).
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