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EXERCICES & PROBLÈMES

Pourtant, des ions K+ sortent par protéines membranaires (diffusion simple par canaux ioniques) : on devrait donc normalement s'attendre à ce que .... Comme le métabolisme est plus rapide, le dégagement de chaleur est plus fort. .... Corrigé-1-




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physiologie des membranes : EXERCICES & PROBLÈMES


#P4) Les neurones de votre cerveau sont très actifs (et pas seulement pendant votre cours de bio!!!) ; ils consomment à tout moment une grande quantité d’oxygène et produisent simultanément une grande quantité de CO2. Pourtant, on observe que le CO2 ne s’accumule pas dans ces cellules et que celles-ci ne sont jamais non plus en manque d’oxygène. Comment l’expliquer? Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 965 et fig.42.27] ou [1b, p. 1071 et fig.42.30].

Constamment, du sang circule de vos poumons vers votre cerveau. Ce sang est plus riche en O2 que l’intérieur et l’environnement immédiat de vos neurones (car ces neurones utilisent continuellement de l’O2, le puisant dans leur milieu). Dans les capillaires (minuscules vaisseaux sanguins) de votre cerveau, où des globules rouges chargés d’O2 affluent constamment, l’O2 diffuse donc (diffusion simple) vers vos cellules, dans le sens de son gradient. De même, ce sang est moins riche en CO2 que vos cellules (qui produisent constamment de ce déchet en grande quantité). Le CO2 diffuse donc lui aussi dans le sens de son gradient, en allant donc rejoindre vos globules rouges qui l’apportent vers les poumons (qui, eux, l’expulseront de votre corps).
Cela est visible dans la figure du Campbell : comparez les pressions partielles d’O2 et CO2 (équivalents des concentrations) à l’étape 3( beaucoup d’O2 dans le sang qui arrive aux organes (ex. : cerveau), tandis que dans ces organes, il y a très peu d’O2 ; eh bien juste après, (étape 4), le sang s’est beaucoup appauvri en O2 car il a diffusé vers les cellules, où il était moins concentré.

#P5) Chez tous les animaux, le cytoplasme des neurones contient beaucoup plus d’ions K+ (et beaucoup moins d’ions Na+) que le milieu extracellulaire. Pourtant, des ions K+ sortent par protéines membranaires (diffusion simple par canaux ioniques) : on devrait donc normalement s’attendre à ce que les concentrations ioniques intra et extracellulaires soient égales. Comment alors expliquer ces différences? Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 140 et 1109] ou [1b, p. 151 et 1219].

Le maintien de concentration inégales de part et d’autre de la membrane d’un neurone (maintien d’un gradient électrochimique) est essentiel au déclenchement et à la propagation de tout influx nerveux (et donc essentiel à tout animal !).
Une diffusion des ions (un peu comme des « fuites ») par diffusion facilitée dans des canaux ioniques, tend à transporter les ions dans le sens de leur gradient de concentration (ce qui va à l’encontre du maintien d’un gradient). C’est grâce à la pompe (ATPase) à Na+/K+ que ces deux types d’ions peuvent être pompés à l’encontre de leur gradient de concentrations respectifs. Rappelons que la pompe se voit transférer le 3e groupement phosphate d’un ATP, puis s’en libère, et que l’ajout ou le détachement du groupement phosphate permet à la conformation (forme 3D) de cette protéine d’alterner entre deux (2) formes. Cette action permet à l’ATPase alternativement de faire sortir 3 ions Na+, puis de faire entrer 2 ions K+.

#P6) a) Les lysosomes, sont des organites cellulaires dont le rôle est de détruire des particules indésirables et des organites abîmés dans les cellules. Ce sont en fait des vésicules remplies d’enzymes hydrolytiques, lesquelles fonctionnent à leur efficacité maximale à un pH de 5 environ. Par quel moyen le lysosome parvient-il à maintenir un pH interne aussi faible, alors qu’il baigne dans un cytoplasme de pH 7 environ? Pensez à un mode de transport membranaire… Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 110] ou [1b, p. 116] ; le phénomène est aussi illustré sur votre affiche de la cellule intestinale.

Si on veut maintenir un gradient (et donc éviter une égalité des concentrations), un peu comme dans le problème précédent, on doit faire appel au transport actif. Ici, une pompe à ions H+ (ceux qui déterminent le pH*) est présente dans la membrane du lysosome. Cette protéine de type ATPase pompe des ions H+ vers l’intérieur du lysosome, contre leur gradient de concentration.

*RAPPEL : plus la concentration d’ions H+ est élevée, plus le milieu est acide et plus la valeur du pH est bas. Par exemple, un milieu à pH de 6 contient 10 fois plus d’ions H+ et est 10 fois plus acide qu’un milieu à pH 7, considéré comme neutre. Quant au milieu à pH 5, il est lui-même 10 fois plus concentré en ions H+ que celui à pH 6. L’intérieur d’un lysosome contient donc 100 fois plus d’ions H+ que le cytoplasme de la cellule !

b) Expliquez comment une mutation génétique pourrait être la cause d’une incapacité des lysosomes à maintenir un pH acide (ce qui serait sûrement fatal). Autrement dit, montrez le lien qui existe entre le mode de transport nommé en (a) et un gène.

Comme mentionné en (a), le maintien du pH acide dans les lysosomes nécessite le travail d’ATPases ou pompes à ions, des protéines qui doivent avoir la conformation 3D correcte pour pouvoir accomplir leur fonction.
Lorsque la cellule doit fabriquer les pompes à protons de ses lysosomes, elle le fait par le processus de synthèse des protéines, à partir d’un gène codant pour la protéine-pompe (gène présent dans l’ADN ( transcription en ARNm ( traduction en Polypeptide ( repliement et autres transformations pour obtenir la Protéine).
Si la séquence de bases azotées de ce gène est mutés (ex. : un A plutôt qu’un G ou une base azotée manquante), l’ARNm qui est transcrit est différent, et le polypeptide peut l’être aussi (ex. : un ou plusieurs acide aminés différents par rapport à la séquence normale = la structure primaire).
Or, si la structure primaire du polypeptide/protéine est incorrecte, les interactions entre les chaînes latérales des acides aminés niveaux secondaire, tertiaire (ou même quaternaire) le seront aussi, créant une conformation 3D (= structures secondaire + tertiaire + parfois même quaternaire) modifiée ; ici, cela crée un risque d’obtenir une ATPase non fonctionnelle, et donc, des lysosomes incapables d’utiliser l’ATP pour pomper des protons (H+) à l’intérieur afin de conserver un pH faible (condition essentielle pour que ses enzymes hydrolytiques aient elles-mêmes leur forme 3D et puissent accomplir leur travail).


#P7) Votre ami Mathis vous informe que son chat Rexy souffre d’une forte fièvre. Il lit dans un livre que la fièvre accélère les divers processus de guérison tout en inhibant la croissance bactérienne. Comme le métabolisme est plus rapide, le dégagement de chaleur est plus fort. Votre ami se dit : « Si la fièvre aide Rexy à combattre l'infection, pourquoi son corps semble-t-il mal fonctionner ? » « C'est que certaines molécules de son corps ne sont plus efficaces », lui répondez-vous. « Que veux-tu dire par là ? », demande-t-il. Quelle explication pouvez-vous lui donner ? Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 162] ou [1b, p. 173].

Haute température (trop forte fièvre) ( perturbation des liens chimiques entre chaînes latérales des acides aminés des protéines, dont la conformation 3D est affectée ( protéines non fonctionnelles ou moins efficaces


#P8) Votre tante suit un régime à faible teneur en matières grasses (lipides). Elle se dit qu'elle n'a pas à couper dans les sucreries puisque celles-ci ne contiennent pas de lipides. Or, elle continue à accumuler des triacylglycérols (graisses) et à prendre du poids. Elle n'y comprend rien et vous demande votre avis. Que lui répondez-vous ? (*Indice : Comment des glucides peuvent-ils se transformer en graisses ?) Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 915] ou [1b, p. 1035].

Sucre ingéré ( digestion ( absorption ( circulation de petits glucides dans le sang et absorption par les cellules du corps en fonction de leurs besoins (glucose, utilisé comme carburant principal des cellules) ;
des surplus sont entreposés dans le foie et les muscles sous forme de glycogène, mais lorsque la quantité maximale est entreposée (réserve « pleine »), s’il y a encore un excès, l’énergie contenue dans le glucose est utilisée pour élaborer des triglycérides, qui s’entreposent dans les tissus adipeux.
Si surconsommation d’aliments (par rapport à l’énergie dépensée) ( rien ne se perd : tout s’entrepose.


#P9) La pepsine contribue à la digestion chimique des protéines du chyme de l’estomac (pH = 2-3). Or, lorsque celui-ci se déverse dans l’intestin grêle (pH = 8-9), l’activité de la pepsine devient nulle. C’est une autre enzyme, la trypsine, qui poursuit la digestion des protéines. Pourquoi la pepsine ne fonctionne plus une fois dans l’intestin grêle ? Vous pouvez vérifier votre raisonnement en consultant [1a, p. 162] ou [1b, p. 173].

Lorsque le pH est non optimal pour une enzyme (pour la pepsine, pH autre que 2 ou 3 environ) ( Perturbation des liens chimiques entre chaînes latérales des acides aminés de l’enzyme (une protéine) ( Conformation 3D de l’enzyme est affectée. Or, la forme 3D est essentielle pour que l’enzyme accomplisse sa fonction : notamment, le site actif de l’enzyme doit avoir exactement la bonne forme pour permettre au substrat de s’y lier. Et d’autres régions de l’enzyme doivent aussi avoir la conformation correcte pour opérer la transformation du substrat. ( Ici, la pepsine se retrouvant à pH 8 ou 9 a perdu sa conformation 3D et ne peut donc plus se lier aux peptides (protéines en cours de digestion) et hydrolyser (couper) leurs liens peptidiques.


#P10) Le Dr Lafleur fait face au cas de Marguerite, une vache déshydratée qui refuse de boire depuis plusieurs jours ; il cherche donc à provoquer chez elle une soif si intense qu’elle ne pourra résister à l’envie de boire. Chez les animaux, c’est une pression osmotique élevée du plasma sanguin qui déclenche la soif. Le Dr Lafleur choisit d’effectuer une injection dans les vaisseaux sanguins de Marguerite. Quel type de solution doit-il choisir pour atteindre son objectif  : hypertonique, isotonique ou hypotonique (par rapport au sang) ? Justifiez.

Rép. : Une solution hypertonique.
Normalement, si l’animal est déshydraté, il a déjà une pression osmotique plasmatique plus élevée que la normale (concentration de solutés totaux dans le sang plus élevée que la valeur de référence –normale-). Normalement, la vache devrait déjà percevoir une sensation de soif. Mais allez savoir pourquoi, elle refuse de boire…
En faisant cette injection, le vétérinaire augmente la pression osmotique du plasma encore plus qu’elle ne l’est alors ; les récepteurs osmotiques vont être extrêmement stimulés et envoyer un message très fort, « irrésistible » à l’animal ( il FAUT boire!


#P11) Cambarus est un animal qui excrète une urine très diluée. On pourrait donc penser qu’il vit dans un environnement (hyper-, iso- ou hypoosmotique?) _hypoosmotique_ par rapport à ses liquides organiques. Son habitat pourrait être : a) un étang d’eau douce
b) l’océan
c) le Grand Lac Salé
Réf. : [1a] ou [1b] début chapitre 44.

#P12) Un neurone envoie des messages à d’autres neurones par l’intermédiaire de molécules appelées neurotransmetteurs. Ces peptides sont contenus dans des vésicules membraneuses ; celles-ci se fusionnent à la membrane plasmique du neurone, s’ouvrent et libèrent leur contenu à l’extérieur du neurone. Ceci est un exemple : a) d’exocytose
b) d’endocytose
c) de transport actif
d) de diffusion facilitée
Vous pouvez vérifier votre réponse à l’étape 4 de [1a, fig. 48.17] ou [1b, fig. 48.15].






















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