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Introduction aux contrats à terme - HEC Montréal

Taux de change à terme est une valeur du taux de change défini dès ... La prime est de donc de 200 000$ valorisée au cours au comptant donc 1? = 4$.




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DES CONTRATS À TERME 20


CHAPITRE 7: LES TYPES DE STRATÉGIES SUR LES CONTRATS À TERME 20


CONCLUSION 23




1 : Introduction aux contrats à terme


1.1 Définition du contrat à terme

Un achat à terme est un achat différé dont les conditions (prix, date etc.) sont fixées dès maintenant. Le paiement et la prise de livraison interviennent «au terme», c’est à dire à une date ultérieure connue d’avance. De la même manière, une vente à terme est une vente différée dont les conditions sont fixées tout de suite. Pour que quelqu’un puisse acheter à terme, il faut que quelqu’un veuille bien vendre à terme. Si tel est le cas, l’engagement qui lie acheteur et vendeur est appelé «contrat à terme».

Les contrats à terme sont des instruments financiers qui spécifient la quantité, la date et le prix auxquels se fera l’achat (ou la vente) d’un actif sous-jacent particulier. Le signataire d’un contrat à terme doit obligatoirement, à l’échéance du contrat, s’acquitter de son engagement.

Pour illustrer ce que sont les contrats à terme, nous utiliserons l’exemple d’un producteur de café qui, chaque année, lors de la récolte, fait face au prix établi par l’Association des Producteurs de Café. Ce prix dépend de la qualité et de la taille de la récolte, de même que de la demande mondiale de café.

1.2 Exemple : La production de café

Prenons un producteur colombien qui s’attend à ce que la prochaine récolte mondiale soit très abondante. Rappelons au lecteur qu’une récolte abondante engendre généralement une diminution du prix car la demande de café est alors largement satisfaite. Par opposition, «ce qui est rare est cher». Ainsi, une meilleure récolte n’amène pas nécessairement de meilleurs profits. Au contraire, une bonne récolte et une baisse du prix peuvent parfois être désastreuses pour certains producteurs. Il est effectivement fréquent que ces producteurs ne puissent vendre la totalité de leur production ou se voient contraints à en vendre une partie à perte parce que le prix est trop faible. Une telle situation affecte directement les entrées d’argent des producteurs, et donc leur capacité à rencontrer leurs engagements (rembourser les dettes, payer les employés etc.). Peu d’entreprises peuvent vraiment se permettre de s’exposer au risque de fluctuation des prix. Beaucoup rechercheront des outils pour se prémunir contre ce risque.

Afin de se protéger, un producteur de café pourrait signer un contrat de vente à terme, avant même d’avoir effectué sa récolte. Il s’engagerait à vendre (à un acheteur quelconque) une quantité fixe de café, à un moment précis et à un prix fixe.


Important : Trois caractéristiques des contrats à terme 

Quantité fixe établie d’avance
Prix fixe établi d’avance
Date d’échéance (ou date de livraison) fixe établie d’avance


Qui aurait avantage à prendre un tel engagement avec le producteur de café?

Un torréfacteur de café (tel que Kraft ou A.L.Van Houtte), qui achète le café brut et le transforme pour le revendre prêt à consommer (sous forme de café instantané, par exemple), aurait avantage à s’engager dans un contrat à terme avec le producteur. Le torréfacteur est très sensible au prix du café vert puisque ses coûts de production en sont directement affectés. Ainsi, pour diminuer le risque inhérent au coût que représente l’achat de café brut, le torréfacteur pourrait vouloir se protéger contre une hausse rapide du prix de cette denrée. Le contrat à terme s’avérera un outil tout à fait approprié pour ce genre de situation.

Nous remarquerons ici que l’individu qui prend une position acheteuse désire se protéger contre une hausse des prix alors que celui qui prend la position vendeuse cherche une protection contre une baisse des prix et ce, pour un même contrat à terme.


Important : Le contrat à terme se négocie entre 2 parties :

- Un acheteur (le torréfacteur ou son intermédiaire financier) – qui désire se protéger    contre une hausse des prix
- Un vendeur (le producteur ou son intermédiaire financier) – qui désire se protéger    contre une baisse des prix


Exemple (fictif) de contrat à terme sur le café, au 15 janvier 19xx

EngagementQuantitéPrixDateProducteur colombien
Vendre37 500 livres1$ la livreSept. xxTorréfacteur
Acheter37 500 livres1$ la livreSept. xxAvec un tel contrat à terme, le producteur colombien s’engage (aujourd’hui le 15 janvier 19xx) à vendre dans 8 mois (le 15 septembre 19xx) 37 500 livres de café brut à 1$ la livre au torréfacteur qui, lui, s’engage à les acheter aux mêmes conditions. Les deux parties doivent donc obligatoirement respecter leur engagement. Le coût total de la transaction sera de 37 500$ (37 500 X 1$), et celle-ci aura lieu le 15 septembre xx. Les deux parties impliquées connaissent donc aujourd’hui la quantité et le prix auquel le café sera transigé dans 8 mois. Ce prix préétabli pourrait être sensiblement différent du prix en vigueur sur le marché au moment de l’exécution finale du contrat. Les deux parties au contrat se trouvent donc à l’abri des changements de prix du café vert, à la hausse ou à la baisse.

D’autres spécifications seront aussi intégrées dans l’entente, telles que le type de café à livrer (Arabica, Robusta etc.), le niveau de qualité du café, le lieu de livraison etc.

Ainsi, grâce à ce contrat à terme, le producteur colombien est maintenant protégé contre une baisse, alors que le torréfacteur est protégé contre une hausse possible du prix du café brut. Notons qu’aucun échange de café ou d’argent n’aura lieu avant le 15 septembre 19xx.


Nous sommes maintenant en septembre 19xx. Qu’arriverait-il si le prix du café en vigueur sur le marché était de 1,25$ la livre?

La transaction portant sur 37 500 livres de café se ferait tout de même au prix de 1$ la livre, puisqu’il s’agit du prix spécifié sur le contrat. Il est évident que le producteur, dans ces circonstances, aurait réalisé un meilleur profit s’il n’avait pas signé de contrat à terme: il aurait effectivement pu vendre sa production à 1,25$ au lieu de 1$ la livre. Mais il était prêt à prendre un risque (celui de vendre sa production à un prix inférieur au prix en vigueur sur le marché) pour éviter d’encourir de trop grosses pertes en cas de baisse dramatique du prix du café.

D’un autre côté, la situation aurait pu se révéler bien différente et le prix du café sur le marché n’atteindre que 0,75$ la livre. Dans ce cas, c’est le torréfacteur de café qui aurait été « pénalisé » par le contrat à terme. Mais lui aussi peut préférer renoncer à certains profits pour s’assurer du prix que lui coûtera le café. Ainsi, quel que soit le prix, les deux parties peuvent être considérées « gagnantes » puisqu’elles arrivent à leurs fins, c’est à dire à s’assurer un revenu ou un coût fixe et se protéger contre les fluctuations du marché. Ces fluctuations, sans la protection des contrats à terme, pourraient mettre en péril la survie des deux entreprises.

Les contrats à terme sont donc ici utilisés dans le but de diminuer le risque rattaché à une fluctuation du prix du café. On notera que si l’une des deux parties gagne un avantage à l’échéance du contrat, l’autre subit le désavantage symétrique.



1.3 Position courte (short position) et position longue (long position)

On dit de l’individu qui s’engage à vendre l’actif sous-jacent (ci haut le café) qu’il prend une position courte alors que celui qui s’engage à l’acheter prend une position longue. Dans l’exemple précédent, le producteur prenait une position courte (s’engageait à vendre le café) alors que le torréfacteur prenait la position longue (s’engageait à acheter le café).

1.4 Prix à terme (ou prix d'exercice) et prix spot (ou prix au comptant)

Le prix à terme, ou prix d'exercice, se définit comme le prix auquel l’actif sous-jacent sera transigé à l’échéance du contrat à terme. Dans l’exemple précédent, le prix à terme était de 1$ la livre.

Le prix spot, quant à lui, est le prix en vigueur sur le marché à un moment donné. Dans l’exemple précédent, le prix spot en vigueur le 15 janvier, lors de la conclusion du contrat, n’était pas précisé. Mais sauf coïncidence rare, il n’était pas égal au prix à terme négocié ce jour-là pour le 15 septembre. Il pouvait être, par exemple, égal à 0,98$ la livre. Quant au prix spot du 15 septembre 19xx, il était de 1,25$ ou de 0,75$, selon le scénario imaginé.



2 : Les deux familles de contrats à terme


Les contrats à terme peuvent être séparés en deux grandes familles : les « contrats à livrer » et les « contrats à terme standardisés ».

2.1 Le contrat à terme dit « contrat à livrer », ou «de gré à gré», ou «forward »

Un contrat à livrer est un contrat à terme par lequel deux parties s’engagent à vendre et à acheter une quantité fixe d’un actif sous-jacent, à un prix fixe et à une date fixe. Les clauses du contrat sont négociées librement entre l’acheteur et le vendeur, sans contrainte sur la quantité à livrer, la date d’échéance (le terme), le lieu de livraison éventuel, etc.. Les parties n’ont qu’à s’entendre, c’est tout. D’où l’expression «de gré à gré».

Deux individus peuvent théoriquement passer un tel contrat entre eux. Toutefois, la plupart du temps la contrepartie est une institution financière (spécialisée ou non). Ainsi, il existe un énorme marché de devises à terme sur lequel les banques internationales jouent un rôle dominant. Les entreprises qui veulent acheter des devises étrangères à terme ont la possibilité de s’adresser à une banque dont les activités routinières incluent la prise de positions à terme sur les devises. De leur côté, les entreprises qui veulent vendre des devises à terme peuvent les vendre aux mêmes banques. Dans leurs négociations avec les banques, les entreprises, acheteuses ou vendeuses, spécifient les quantités, dates, etc. voulues et les banques se font un plaisir de les satisfaire … moyennant rémunération, bien sûr. A la fin de chaque journée, les banques concernées comparent leurs engagements de vente et d’achat à terme pour diverses dates. Elles s’arrangent pour que les uns et les autres s’annulent, ou presque, de façon à ne pas prendre de risque, ou le moins possible.

Ce marché «sur mesure» n’est accessible qu’aux entreprises, car le «sur-mesure» coûte cher et n’a d’intérêt que si les sommes concernées sont assez élevées pour en réduire le coût par dollar.


2.2 Le contrat à terme dit « contrat à terme standardisé », ou «boursier», ou « futures »

Un contrat à terme standardisé est un contrat qui n’est pas négocié de gré à gré avec une contrepartie bien identifiée. C’est un contrat offert par l’intermédiaire d’une bourse spécialisée, laquelle ne joue que le rôle d’intermédiaire et pas le rôle d’une contrepartie active. L’idée derrière l’existence des contrats boursiers, c’est de permettre le développement d’un marché actif pour les contrats à terme, et bien sûr d’un marché anonyme, exactement comme pour les actions. Pour que le marché soit actif et anonyme, il faut que les termes du contrat soient standardisés, c’est à dire les mêmes pour tout le monde. Si tel n’était pas le cas, il serait beaucoup trop difficile de faire correspondre les exigences des acheteurs et des vendeurs sans qu’ils aient à communiquer entre eux.

Les dates d’expiration sont précises et limitées (par exemple, le dernier jour ouvrable du mois de mars, le dernier jour ouvrable du mois de juin, etc.; les dates diffèrent suivant le produit concerné); les quantités achetées/vendues sont également précisées, sans possibilité de modification (par exemple : 37 500 livres de café par contrat, ni plus, ni moins, ou 112 000 livres de sucre). Le seul élément négociable sur le marché est le prix à terme, négocié par les soins des représentants des firmes de courtage qui travaillent sur le parquet de la bourse.

Généralement, les contrats à terme standardisés sont émis au maximum 1 an avant la date d’échéance (il n’est donc pas possible, avec de tels contrats, de se couvrir pour une période supérieure à 1 an, sauf exception). Néanmoins, tous les trois mois les bourses inscrivent à leur cote de nouveaux contrats à terme sur les divers actifs sous-jacents qu’elles ont retenus. Ainsi, en janvier 99 un investisseur pourrait avoir à choisir, par exemple, entre un contrat venant à échéance en février 99, mai 99, août 99 ou novembre 99. Certaines entreprises achèteront (vendront) des contrats de chacune de ces échéances de manière à protéger les achats (ventes) de matières premières (ou devises, ou autres) qu’elles effectuent sur une base régulière dans le cours de leur exploitation.

Finalement, bien que les contrats à terme standardisés n’offrent pas la flexibilité des contrats à livrer, ils ont l’avantage d’être beaucoup plus liquides. En effet, il est plus facile de trouver une contrepartie sur le marché des contrats à terme standardisés que sur le marché des contrats à livrer, entre autres parce que le marché des contrats à terme standardisés est organisé, surveillé, réglementé et moins risqué (le chapitre 3 aborde ce dernier aspect). Le marché des contrats standardisés est aussi accessible aux particuliers, contrairement au marché des contrats à livrer.



3 : Les mécanismes du marché des contrats standardisés


3.1 La Chambre de compensation

Tel que mentionné ci-dessus, le marché des contrats à terme standardisés est un marché organisé. Ses mécanismes de fonctionnement sont plus complexes que ceux du marché des contrats à livrer mais offrent aussi une forme de garantie d’exécution.

Lorsqu’un individu (qu’on appellera l’individu A) désire prendre une position longue (acheter à terme le sous-jacent) dans un contrat à terme standardisé, il doit d’abord entrer en contact avec un courtier. Ce dernier transmet la commande à son négociateur (trader) du parquet du marché des contrats à terme standardisés (que l’on pourrait comparer au parquet de la bourse, à quelques exceptions près). Le négociateur, par l’intermédiaire d’autres négociateurs, tentera de trouver un individu (l’individu B) qui désire prendre une position courte (s’engager à vendre) sur le même contrat. Les contrats étant standardisés, la négociation se fera seulement au niveau du prix auquel le sous-jacent sera échangé (les autres caractéristiques sont préétablies et non négociables). Une fois que les deux négociateurs se seront entendus sur un prix à terme, la transaction sera enregistrée dans l’ordinateur approprié et les individus seront avisés du prix à terme.

La Chambre de compensation entrera en jeu à l’étape suivante. Effectivement, au lieu que la transaction se fasse directement entre les deux individus concernés, elle interviendra entre la Chambre de compensation et l’individu A d’une part, et entre la Chambre de compensation et l’individu B d’autre part. La Chambre joue donc le rôle d’un écran entre les deux investisseurs. Comme examiné ci-dessous, cette modalité permet de remplacer anonymement, par la suite, une des parties originales par une autre.

Le graphique suivant illustre la relation entre les parties :



Paiement Sous-jacent
Individu A Chambre de compensation Individu B Sous-jacent Paiement



Ainsi, à l’échéance du contrat, la Chambre de compensation veillera à recueillir l’argent de l’individu qui a pris la position longue (l’individu A) et s’assurera de payer celui qui a pris la position courte (l’individu B). S’il y a lieu, la Chambre veillera à ce que l’échange d’actifs sous-jacents ait lieu en bonne et due forme : elle réclamera l’actif sous-jacent de l’individu B et veillera à ce que l’individu A puisse en prendre possession au lieu prévu d’avance dans le contrat (des entrepôts spécialisés s’il s’agit de marchandises). La Chambre de compensation ne réalise donc aucun profit, puisque ses revenus (ce qu’elle réclame) sont égaux à ses obligations (ce qu’elle livre).

Pourquoi la Chambre de compensation existe-t-elle?

Son existence offre l’avantage majeur de diminuer (voire éliminer) le risque encouru par les investisseurs. En effet, la Chambre de compensation assume tout le risque de non-respect du contrat par l’un des deux investisseurs (risque de crédit). Ainsi, advenant la faillite de l’individu A, l’individu B se fera tout de même payer par la Chambre de compensation; cette dernière absorbera les pertes rattachées à ce défaut (dans le cas d’un contrat à livrer, aussi bien l’investisseur que la banque peuvent faire défaut; le risque est encore plus évident si la transaction intervient entre deux individus ou deux entreprises, sans l’implication d’une grosse banque). Grâce au système de la Chambre de compensation, les investisseurs courent beaucoup moins de risque et dépensent beaucoup moins de temps et d’argent pour l’obtention d’évaluations de crédit.


3.2 La fermeture d’une position

3.2.1 La fermeture à l’échéance

L’existence d’une Chambre de Compensation permet à l’investisseur qui détient une position courte (vendeuse), et qui ne désire pas livrer l’actif sous-jacent, de prendre une position opposée le jour de l’échéance du contrat, ou peu avant. Supposons un investisseur qui s’est engagé dans un contrat à terme standardisé (contrat 1) l’obligeant à livrer 37 500 livres de café le 30 septembre 1999. S’il ne possède pas le café, n’étant pas producteur, ou s’il lui est trop coûteux d’effectuer la livraison à l’entrepôt accrédité par la bourse, il peut se dégager de son contrat à l’échéance de la manière suivante : il s’engage dans un second contrat à terme standardisé (contrat 2) qui l’oblige à acheter 37 500 livres de café à la même date. L’individu s’engage donc à livrer et à acheter une même quantité du même produit à une même date. Les deux obligations s’annulent en termes de café à livrer/accepter.

Il ne reste qu’à régler la différence de prix entre les deux contrats, puisqu’il y a de fortes chances que le nouveau prix à terme soit différent du prix à terme négocié lors de la première transaction. Le prix à terme qui prévaut à l’échéance est en fait le prix spot. Si le nouveau prix à terme négocié pour le rachat (en fait le prix spot) est supérieur au premier prix à terme (négocié pour la vente), l’investisseur devra payer la différence à la Chambre de compensation (par l’intermédiaire de son courtier). Dans le cas contraire, il recevra la différence. Une telle opération s’appelle fermer sa position, c’est à dire prendre une position opposée qui évite d’avoir à livrer ou acheter l’actif sous-jacent.

Si le détenteur d’une position courte veut livrer le café, il doit en notifier son courtier d’avance, pendant la période prévue à cet effet. En un tel cas, la Chambre de compensation assignera une notice de livraison à un détenteur de position longue choisi au hasard. Pour éviter de se faire assigner une livraison, les détenteurs de positions longues doivent fermer leurs positions avant la période de notification. Dans la pratique, toutefois, les livraisons physiques sont très rares car peu commodes du point de vue du lieu de livraison, ou encore parce que le bien livré peut ne pas correspondre exactement aux besoins de l’utilisateur potentiel.

La fermeture de position n’est possible à faible coût que sur le marché des contrats à terme standardisés.


Important : « fermer sa position »

signifie prendre une position opposée sur un même contrat (même actif sous-jacent et même date d’échéance) afin de ne pas avoir à acheter ou livrer cet actif.

Avant l’échéance

Il est en fait possible de se dégager de son engagement dans un contrat à terme n’importe quand avant son échéance, suivant le mécanisme décrit ci-dessus. Le prix à terme applicable à la transaction qui ferme la position n’est pas le même, sauf coïncidence imprévisible, que le prix à terme qui prévalait lors de la prise de position. On calcule donc l’avantage (à encaisser) ou le désavantage (à débourser) et la transaction passe par la Chambre de compensation. Contrairement à ce qui se passe à l’échéance, il est toutefois impossible de livrer ou prendre livraison du bien sous-jacent avant l’échéance du contrat.

4 : Comment se lisent les cotes de journaux


Le tableau de la page suivante reproduit un extrait de la cote des contrats à terme tirée du journal National Post du vendredi 8 janvier 1999. Pour expliquer les différentes informations disponibles, nous utiliserons le contrat à terme sur le café transigé à New York - Coffee (CSCE) - 

D’abord, nous voyons que 4 groupes de contrats à terme différents sont en circulation. Chacun offre chacun une date d’échéance différente: mars 99, mai 99, juillet 99 et septembre 99. Les prix à terme varient selon les anticipations du marché pour chacune de ces quatre dates.

La ligne placée sous le nom de l’actif sous-jacent (dans notre cas le café) donne des informations qui s’appliquent aux quatre contrats en circulation. Pour notre exemple, nous voyons d’abord qu’un contrat à terme standardisé porte sur un lot de 37 500 livres de café. Par la suite, l’indication « US cents per lb » nous révèle que les prix inscrits sont des prix en dollars américains par livre. Nous devrons donc multiplier les prix indiqués par 37 500 et, ensuite, appliquer le taux de change pour obtenir la valeur totale du contrat en dollars canadiens. Finalement, l’indication « 0.01 cents = 3,75$ » nous indique qu’une variation de 1 centième de cent du prix indiqué équivaut à une variation de 3,75$ de la valeur du contrat (37 500 X 0.01 cent).

Voici maintenant une description détaillée de chacune des colonnes :

High (colonne 1) : représente le prix à terme le plus élevé négocié depuis le lancement de ce contrat sur la bourse spécialisée de New York. Le prix le plus élevé atteint par le contrat de mars a été de 1,54$ la livre (la date n’est pas indiquée).

Low (colonne 2) : représente le prix à terme le plus faible à avoir été atteint depuis que le contrat existe. Ici, le « low » a été de 0,985$ la livre.

Mth (colonne 3) : représente le mois d’échéance.

Open (colonne 4) : représente le prix à terme à l’ouverture du marché (117.25$).

High (colonne 5) : représente le prix à terme le plus élevé négocié au cours de la journée (1,1925$ la livre).

Low (colonne 6) : représente le prix à terme le plus faible négocié au cours de la journée (1,1725$).





Settle (colonne 7) : représente le prix à terme enregistré lors de la dernière transaction de la journée (1,1965$ la livre).

Chg (colonne 8) : indique le changement du prix « settle » par rapport à la veille (+ 1,00 = hausse de 1 cent du prix à terme).

Op.int. (colonne 9) : Open interest : indique le nombre de contrats de même échéance en circulation.

Deux informations supplémentaires sont aussi fournies :

Prev.vol. : indique le volume total de transactions (le nombre de contrats transigés) de la journée précédente (pour les quatre échéances combinées).

Prev.open int. : indique le nombre total de contrats sur le café en circulation. Ce nombre est obtenu en additionnant la dernière colonne (op.int.) de chaque contrat.


Questions et réponses pour faciliter la compréhension :

Pour ces questions, nous utiliserons les contrats à terme sur le cacao – Cocoa (CSCE)

Si un producteur prenait une position courte sur un contrat à terme standardisé échéant en mai 99, quelle quantité de cacao devrait-il livrer à l’échéance du contrat?

Réponse : 10 tonnes métriques (l’information se situe sous le sigle Cocoa (CSCE)).

Quelles sont les différentes dates d’échéance des contrats sur le cacao?

Réponse : Les dates d’échéance sont mars 99, mai 99, juillet 99, septembre 99, décembre 99 et mars 2000.

Quelle était la valeur totale d’une position longue sur le dernier contrat transigé au cours de la journée précédente (échéance : mai 99) ?

Réponse : 13 970$ (1 397$ par tonne X 10 tonnes)

Au total, combien y a-t-il de contrats sur le cacao en circulation?

Réponse : 77 969

Combien y a-t-il de contrats échéant en mars en circulation?

Réponse : 36 021

Pour le contrat échéant en décembre 99, quel a été le plus faible prix à terme enregistré pendant la journée ?

Réponse : 1 484$ la tonne métrique (ou 14 840$ pour le contrat).

Quel fut le plus faible prix à terme jamais enregistré sur le contrat échéant en décembre ?

Réponse : 1 465$ la tonne métrique (ou 14 650$ pour le contrat)

Que peut faire l’investisseur qui désire acheter, en juillet 99, seulement 5 tonnes métriques de cacao?

Réponse : Avec les contrats à terme standardisés, l’investisseur doit acheter au minimum 10 tonnes métriques (1 contrat). Par contre, s’il trouvait une contrepartie désirant lui vendre ces 5 tonnes métriques, il pourrait s’engager dans un contrat à livrer dont les clauses seraient négociées directement entre les deux parties.


5 : Les actifs sous-jacents


Bien que les contrats à terme aient d’abord été inventés pour des produits tels que les denrées agricoles et les métaux, ils s’étendent maintenant aux indices boursiers, aux obligations, aux devises et à toutes sortes d’actifs sous-jacents. Un survol des pages réservées aux contrats à terme standardisés des principaux journaux financiers fournit la panoplie d’actifs sous-jacents disponibles sur ce marché.

Les caractéristiques des contrats peuvent varier d’un actif sous-jacent à un autre, mais les principes de fonctionnement sont très semblables.
 L’actif sur lequel porte une option ou un contrat à terme est appelé actif sous-jacent. Nous verrons plus tard les différentes catégories d’actifs sous-jacents qui existent pour les contrats à terme (lots d’actions, d’obligations, de devises, lots de café, de blé, de cuivre etc.).
 Nous verrons qu’il existe toutefois des stratégies pour « fermer une position », c’est à dire ne pas réellement acheter ou vendre l’actif sous-jacent tout en s’acquittant de son obligation.
 Nous verrons plus loin que les contrats à terme peuvent être non seulement utilisés à des fins de couverture, ou de protection, mais aussi à des fins spéculatives.
 Un torréfacteur qui « oublierait » le contrat à terme pourrait se retrouver, en septembre 99, avec 37 500 livres de café devant son usine, qu’il se verrait obligé d’acheter à 1$ la livre.
 Il est aussi beaucoup plus facile pour les entreprises de planifier un budget lorsque celles-ci connaissent d’avance leurs coûts ou leurs revenus.
 Le terme « prix d’exercice » est souvent utilisé pour les contrats à terme, mais il est plus approprié pour les options . L’expression « prix à terme » est celle qui convient aux contrats à terme.
 Les prix varient selon l’offre et la demande, comme pour les actions ordinaires.
 Ce ne sont toutefois pas tous les contrats qui possèdent cette caractéristique.
 La contrepartie représente un acheteur pour celui qui désire vendre et un vendeur pour celui qui désire acheter.
 Nous discuterons des modes de paiement dans les pages qui suivent
 Nous verrons plus loin que l’échange d’actifs sous-jacent n’a pas toujours lieu
 En effet, les investisseurs n’ont aucun intérêt à connaître la capacité de remboursement de la contrepartie puisque la Chambre de compensation assurera le paiement (ou la livraison) du montant (ou du sous-jacent) dû.
 Les transactions sur le café doivent donc se faire par multiples de 37 500 livres.
 Un contrat à terme (de même échéance) sur les taux de change pourra alors s’avérer un excellent complément à ce contrat sur le café.

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