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1e bac P

Voir exercice en annexe : Examen de quelques définitions modernes de la notion de phrase ... Le prédicat, l'élément important, c'est ce qu'on a à dire à propos du sujet. ...... Le son (phonologie, phonétique, orthophonie); Les mots ( lexicologie, ...




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Français 1e PM
(matière à revoir pour l’examen de juin)

Rappel : les étudiants n’ayant pas obtenu la note de 10/20 à l’interrogation de janvier ne sont pas dispensés de cette matière. Ils doivent donc la revoir dans son intégralité (pour descriptif, se reporter à la feuille distribuée en décembre).

Tous les étudiants reverront par ailleurs les points de matière suivants, abordés lors du deuxième quadrimestre :

Grammaire

La phrase dérivée complexe :
le rattachement (par juxtaposition et par coordination)
l’enchâssement (les relatives, les complétives et les circonstancielles)

Vous devez bien relire les notes théoriques et refaire les exercices. Vous compléterez votre étude grâce à la Grammaire de base et au Manuel de Grammaire française. En effet, une bonne lecture des chapitres qui, dans ces grammaires, étayent les points de matière abordés au cours, est susceptible de vous aider de manière judicieuse.

J’attire l’attention des étudiants dispensés sur le fait qu’il est bien sûr indispensable de continuer à maîtriser les points de grammaire abordés au premier quadrimestre. Ces étudiants veilleront évidemment à bien se remettre en mémoire les notions grammaticales abordées au premier quadrimestre.

Linguistique

Les spécificités du langage oral :
correspondance phonème/graphème
transcription grapho-phonologique
caractérisation des différents sons d’une séquence phonétique – tableau des consonnes, triangle vocalique
syllabes graphiques/phoniques – ouvertes/fermées
Paradigme et syntagme – modification d’un énoncé sur l’axe paradigmatique et sur l’axe syntagmatique

La narratologie

Différence histoire – récit – narration / auteur – narrateur – personnage
Focalisation, point de vue et voix narrative


Histoire de la littérature de jeunesse

Panorama historique des origines à nos jours
Questionnaire sur l’histoire de la littérature de jeunesse (QCM, questions, textes,…)


Je vous souhaite une bonne étude !

Mme Finné





























Français 1e PM
(matière à revoir pour l’examen de janvier)

Grammaire

Qu’est-ce qu’une phrase ?
Les modalités phrastiques
La phrase de base
Les natures grammaticales
Les grands constituants de la phrase
Les fonctions dans le groupe nominal

Vous devez bien relire les notes théoriques et refaire les exercices. Vous compléterez votre étude grâce à la Grammaire de base et au Manuel de Grammaire française. En effet, une bonne lecture des chapitres qui, dans ces grammaires, étayent les points de matière abordés au cours, est susceptible de vous aider de manière judicieuse.

Linguistique

La communication
Les variations linguistiques (cfr synthèse pp.38 – 43)

La narratologie

Le schéma narratif et le schéma actantiel (+ bien relire les textes).


Je vous souhaite une bonne étude !

Mme Finné






A. GRAMMAIRE

Qu’est-ce qu’une phrase ?

Introduction

La phrase comme : - notion grammaticale ;
produit culturel ;
objet esthétique ;
objet idéologique.

Historique de la notion de phrase

Jusqu’au XVIIIe siècle : priorité de la logique (notion de proposition) et de la rhétorique (notion de période) sur la réflexion grammaticale.
1709 : première définition de la phrase qui énonce des critères syntaxico-logiques.
XIXe siècle : naissance de la notion de phrase graphique.

Vers une définition de la phrase

Voir exercice en annexe : Examen de quelques définitions modernes de la notion de phrase.

Sept critères d’identification
Sens vs forme
Complétude
Autonomie
Structure de proposition logique
Critère psychologique
Critère pragmatique
Critère intonatif

Examen critique de ces critères
L’aspect graphique
L’aspect intonatif
L’aspect sémantique
Phrase et proposition logique
( SYNTHESE DE CETTE CRITIQUE

Vers une définition
Phrase ou proposition ?
Le problème des limites

( La phrase correspond à la première séquence quelconque de mots née de la réunion d’une énonciation et d’un énoncé qui ne laisse en dehors d’elle que le vide ou les mots d’un autre énoncé (P = Enonciation + Enoncé)

Examen de quelques définitions modernes de la notion de phrase

Etape 1 : travail en sous-groupes
Groupez-vous par 6.
Lisez attentivement le corpus suivant composé de définitions diversifiées de la phrase. Lisez également les définitions données par Gobbe et Tordoir (Grammaire française) ainsi que par Chartrand, Simard et Sol (Grammaire de base).
Etablissez des rapprochements et aussi des oppositions entre ces définitions.
Déterminez le point commun de toutes ces définitions.
Relevez les critères utilisés pour définir la phrase.
Vous disposez de 45 minutes pour examiner ce corpus.

Etape 2 : mise en commun en grand groupe
Lors de la mise en commun, pour chaque groupe, un(e) porte-parole rendra compte du travail réalisé afin d’effectuer une synthèse collective.


1. La phrase est un assemblage de mots et/ou de groupes de mots organisés grammaticalement et ayant un sens.A l’oral, la phrase se reconnaît par son intonation (montante ou descendante). A l’écrit, elle se reconnaît à la majuscule qui la débute et au point qui la clôture. (Braun et Cabillau)

La phrase est une suite de mots organisés les uns par rapport aux autres selon les règles de la grammaire pour former une unité de communication. A l’oral l’intonation et de longues pauses, à l’écrit la présence d’une majuscule au premier mot et d’un point à la fin permettent de reconnaître une phrase. (Cherdon)

La phrase désigne une suite de mots qui sont organisés selon les règles de la langue française pour former une unité et présenter ainsi une ou des informations. La phrase écrite commence normalement par une majuscule et se termine par un point. (Ancourt et Denuitte )

En langue orale, la phrase se reconnaît généralement par son intonation et par le fait qu’elle est séparée des autres phrases par des pauses longues. En langue écrite, elle se reconnaît par le fait qu’elle commence par une majuscule et qu’elle se termine par un point.

La phrase a du sens : les mots qui la forment sont organisés pour supporter une information que le locuteur passe à l’interlocuteur. On parle de la cohérence sémantique de la phrase.
La phrase a une construction : les mots qui la forment sont organisés les uns par rapport aux autres. On parle de la structure de la phrase.

La phrase est donc la plus grande unité qui puisse être décrite par des règles syntaxiques. (Tomassone)

La phrase est un mot ou un groupe de mots porteur d’un sens suffisant pour la communication. (Houziaux)

La phrase peut être définie : un ensemble d’articulations liées entre elles par des rapports grammaticaux et qui, ne dépendant pas grammaticalement d’aucun autre ensemble, se suffisent à elle-même. (Meillet )

Toute phrase contient un sujet et un prédicat (fonctions). Le sujet, c’est l’être ou la chose dont on a quelque chose à dire. Le prédicat, l’élément important, c’est ce qu’on a à dire à propos du sujet. (Vinay)

Une phrase de base est formée de deux parties, le syntagme nominal et le syntagme verbal. On dit que P est formée de SN +SV.

Par exemple, la phrase Pierre est venu, est constituée d’un SN Pierre et d’un SV est venu. Ces affirmations que la structure profonde de toute phrase contient nécessairement un SN et un SV sont des postulats. S’il se révélait qu’il n’en est pas ainsi, il faudrait modifier ces postulats. Certaines phrases réalisées dans la langue ne paraissent pas répondre à ces formules. Ainsi les phrases à l’impératif : Allons au cinéma ne présente pas la suite SN + SV. En fait, ces impératifs ont subi des transformations et impliquent dans leur structure profonde la présence d’un SN. De même, les phrases exclamatives où les interpellations qui ne laissent paraître que des SN : Georges ! Quel spectacle ! impliquent en fait dans la structure profonde la présence d’un SV. (Dubois)

C’est par phrases que nous pensons et que nous parlons ; la phrase est un assemblage logiquement et grammaticalement organisé en vue d’exprimer un sens complet : elle est la véritable unité linguistique. (Grevisse)

La phrase est l’unité de communication linguistique : c’est la suite phonique minimale par laquelle un locuteur adresse un message à un auditeur. (Goosse-Grevisse)

La phrase est l’unité de communication linguistique c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être subdivisée en deux ou plusieurs suites (phoniques ou graphiques) constituant chacune un acte de communication linguistique. (Goosse-Grevisse)

Une phrase est un ensemble de paroles limité par deux pauses prolongées de la voix que l’on indique par des points. (Nouveau Larousse illustré)

Phrase : tout assemblage linguistique d’unités qui fait sens et que l’émetteur et le récepteur considèrent comme un énoncé complet ; unité minimale de communication. (Petit Robert)



















Questions de grammaire


Réponds aux questions suivantes en te fondant sur les grammaires du cours (Grammaire de base, Chartrand, Simard, Sol ; Grammaire française, Gobbe, Tordoir).

1. Quelle est la différence entre « types de phrases » et « formes de phrases » ?
2. Caractérise les différents types de phrases ! Cherche des exemples dans le texte !
Caractérise les différentes formes de phrases ! Cherche des exemples dans le texte !
Quelle remarque peut-on faire à propos de la phrase dite exclamative ?
Qu’est-ce qu’une phrase de base ? une phrase dérivée ? une phrase complexe ? Cherche des exemples dans le texte !

































Les modalités phrastiques

Toute communication sous forme de phrase suppose l’adoption d’une modalité de communication.

Les types

On distingue trois types de phrases :
- la phrase déclarative ou énonciative ;
- la phrase interrogative ;
- la phrase impérative.

Les formes

On distingue trois formes de phrases :
- la forme négative ;
- la forme emphatique ;
- la forme passive.

Pour connaître les principales tournures prises par la phrase aux types interrogatif et impératif et les modifications de la construction de la phrase aux formes négative, emphatique et passive : voir GOBBE, TORDOIR, Grammaire française, pp. 42-57 (paragraphes 66 à 85)

Différences entre « types » et « formes »

Remarque sur la phrase exclamative

La phrase de base

- Définition
- Distinction phrase simple/phrase complexe
- Distinction phrase de base/phrase dérivée

( LE DÉPART DE L’ANALYSE DISTRIBUTIONNELLE OU ANALYSE EN CONSTITUANTS IMMÉDIATS EST LA PHRASE DE BASE.












La phrase de base


3.1. Caractéristiques de la phrase de base

- Phrase graphique qui ne comporte qu’une seule phrase syntaxique ;
- Est de type déclaratif, à l’exception de tout type obligatoire et de toute forme facultative ;
- N’est pas pronominalisée.

Toute phrase dérivée doit être ramenée, par transformation(s) inverse(s), à l’état de phrase de base pour pouvoir être analysée.


3.2. Les sept phrases canoniques

L’analyse en constituants immédiats se réfère à l’existence de sept structures possibles dans la phrase de base.



P ( GN + V
P ( GN + V + GN
P ( GN + V + GNP
P ( GN + V + GN + GNP
P ( GN + V être + G adj.
+ GN
+ GNP
+ G adv.
P ( IL + V imp. + GN
P ( Présentatif + GN













Les modalités phrastiques : exercices

Exercices extraits de BRAUN A., CABILLAU J.-F., Compétences… en séquences 1, éd. Plantyn, Bruxelles, 2001, pp.167- 171 ainsi que du syllabus de Mme Henkens (ex. Gobbe et Tordoir).

Remplis la grille à l’aide des définitions suivantes.

Ce que doit transmettre toute phrase.
Elle caractérise certaines phrases interrogatives.
Signe oral de la forme interrogative.
Modalité facultative.
Procédé qui permet de rendre une phrase emphatique.
Modalité de l’information.
Nie une information.
Phrase qui ne répond pas à la définition de la phrase de base.
Sert aussi à donner un conseil.
Modalité de la mise en relief.
































Pointe les phrases correctes. Indique si les autres sont incorrectes en raison du sens ou de la construction.




CORRECT INCORRECTSens Construction1. Un petit homme vert est apparu en rêve à ma sœur. 2. La pipe étudie le chant au conservatoire.3. Qu’entends-je ?


4. Pourquoi pas ce soir ne sors avec moi tu ?5. Une ampoule javanaise a heurté un trapèze rond.


6. J’étudie dans une chouette école.


7. Cherche timbre rare de Patagonie.


8. Parce que faim il j’ai tard est.


9. Un bonjour répond bonsoir à un bientôt.


10. Les ouvriers sont creusés par les trous.




Transforme la phrase suivante pour lui donner chaque fois la modalité demandée.

Nos amis préfèrent les films policiers. (énonciatif)

( interrogatif : _______________________________________
( négatif : ____________________________________________
( passif : _____________________________________________
( emphatique :__________________________________________



Ajoute à la phrase suivante un maximum de modalités à la fois.

Les élèves courageux apprennent bien chaque leçon.
____________________________________________________________
Cite les constituants que tu as utilisés.
____________________________________________________________





Repère, à l’aide d’une ou plusieurs croix dans les cases qui conviennent, toutes les modalités de chaque phrase.


Enonc.
Impér.Int.Nég.PassifEmph.1. Le lièvre disparaît dans un fourré.2. Le café moulu est-il plus pratique ?





3. Je n’ai pas reçu de lettre hier.





4. N’as-tu pas été reçu par le bourgmestre ?











5. C’est la plus grosse truite que j’ai vue.





6. Tais-toi !





7. Ne continuez plus.





8. Ce gros chien, il rôdait autour de nous.





9. Le paquet, il n’avait pas été acheté par papa.





10. Que Pierre gagne !






Indiquez la modalité obligatoire et la/les modalité(s) des P suivantes.

Je n’ai pas rencontré Erwan depuis longtemps.
L’assassin n’a pas encore été arrêté par la police.
Téléphone-lui donc, à ton ami.
Cette faute, vous l’avez corrigée ?
Je n’oserais pas affirmer qu’il était là.
C’est Pierre qui a bavardé ; moi, je travaillais.
Est-ce à moi que vous parlez ?
Ce n’est pas par Pierre que j’ai été battu aux échecs.
Comment s’appelle-t-il, ton chien ?

Précisez la/les modalité(s) de communication des phrases suivantes.

Agiter le flacon avant usage.
Vous avez déjà été condamné ? – Oui ? – Pour quelle raison ? – Non-paiement de mes dettes.
Désolé de ne pouvoir vous aider.
Stop ! Je descends ici.
Renvoyer dans les huit jours le document dûment complété.
Avoir été puni pour une peccadille ! Quelle injustice !
Eh ! Eh ! Pas bête, ce garçon… (Hergé)
Impossible de t’avoir à moi une minute. (E. Zola)

Précisez les phrases de base que vous pouvez retrouver dans les exercices 1 et 2.

Dans l’exercice suivant, toutes les phrases sont dérivées. Retrouve la phrase de base (sur la première ligne) et énonce sa structure (sur la deuxième ligne).

Ex. L’arbre sera-t-il abattu par les bûcherons ?
P.B. : Les bûcherons abattront l’arbre.
GN + V + GN

Ne profites-tu pas, toi aussi, des routes et du chemin de fer ?
________________________________________________________________________________________________________________________

Il ne pleut pas aujourd’hui.
________________________________________________________________________________________________________________________


Est-ce que tu voudrais ce livre ?
________________________________________________________________________________________________________________________

C’est en Belgique qu’il pleut.
________________________________________________________________________________________________________________________

Prenez le fauteuil de gauche.
________________________________________________________________________________________________________________________

Ce cheval, il ne sera jamais monté par un homme.
________________________________________________________________________________________________________________________

Les acteurs n’ont pas tous été applaudis par le public.
________________________________________________________________________________________________________________________

Ce n’est pas mon livre.
________________________________________________________________________________________________________________________



9. Ne retrouvait-il pas chaque jour une force nouvelle ?
____________________________________________________________________________________________________________________________

10. C’est le chat qui a été recueilli par ma tante aux dernières vacances.
____________________________________________________________________________________________________________________________

11. Présentez-vous immédiatement au directeur.
____________________________________________________________________________________________________________________________

12. Ce n’est pas par sa seule volonté qu’il a ainsi développé son entreprise !
____________________________________________________________________________________________________________________________

13. Je n’ai pas vraiment été impressionnée par ses grandes déclarations.
____________________________________________________________________________________________________________________________

14. Ce n’est pas vous que j’ai rencontré en Bretagne cet été ?
____________________________________________________________________________________________________________________________

15. Cet exercice sera corrigé par Ludmilla.
____________________________________________________________________________________________________________________________

16. N’ai-je pas déjà été suffisamment sollicitée ?
____________________________________________________________________________________________________________________________

17. C’est par le directeur financier que nous avons été reçus.
____________________________________________________________________________________________________________________________

18. Ne mange donc pas tant de chocolat !
____________________________________________________________________________________________________________________________








Quelques remarques à propos de la phrase de base (v. ex.8)

Les phrases non-verbales sont-elles réductibles à des phrases de base ?

Qu’en disent les grammaires ?

Description des phrases non-verbales :
On distingue :
- les PNV à un constituant :
* Catégorie 1 : la phrase nominale – la phrase adjectivale – la phrase adverbiale – la phrase infinitive
* Catégorie 2 : la phrase interjective
Remarque : Dans les PNV à un constituant, l’un des deux constituants obligatoires (sujet ou prédicat) est absent. C’est le plus souvent le contexte qui permet de le restituer.
- les PNV à deux constituants :
Quatre structures canoniques
Remarque : Le plus souvent, les deux termes de ce genre d’énoncé entretiennent une relation prédicative où la virgule équivaut au verbe copule « être ».

Remarques générales :
- PNV et modalités de la communication ;
- PNV et expansion ;
- PNV et subordination.

Pour plus d’informations :
- GOBBE, TORDOIR, Grammaire française, éd. Plantyn, Bruxelles, 1984, pp. 155 – 160.
- RIEGEL, PELLAT, RIOUL, Grammaire méthodique du français, éd. P.U.F., Paris, 2001, pp. 457 -460.


Que dire des phrases comportant un verbe conjugué + un infinitif ?

Deux cas de figure :
- Le verbe conjugué est un semi-auxiliaire ;
(v. GOBBE, TORDOIR, op.cit., ibid., pp. 274 – 276)
- L’infinitif appartient à une complétive ou à une circonstancielle.
(v. GOBBE, TORDOIR, op.cit., ibid., pp. 71 - 121)





Les natures grammaticales : rappel

Avant d’entreprendre l’analyse de phrases, il faut se remettre en mémoire quelques notions relatives aux natures grammaticales (ou classes de mots ou parties du discours).

4.1. Qu’est-ce qu’une classe de mots ?

Définition.
Propriétés syntaxiques, morphologiques, sémantiques.

4.2. Le groupe nominal (le nom, le déterminant, l’adjectif)

1e remarque :
Ex. : La bouteille se trouve dans le frigo.
Karl n’aime pas les pommes.

2e remarque :
Ex. : Ce grand garçon brun a séduit une jeune fille.
Le petit sac de ma mère est posé à côté du radiateur.

4.3. Le pronom

1e remarque :
Ex. : Cécile a-t-elle vu Pierre cet été ? Oui, elle l’a vu.
Je voudrais revoir Jérémy.

2e remarque :

Ex. : Je vous envoie, avec vos livres, ceux recommandés par le professeur.
Tous ont bien répondu à l’appel.
Paul est un ami dont je n’ai plus de nouvelles depuis longtemps.

4.4. Le verbe

1e remarque :
Ex. : Hier, Paul a perdu son cartable.
Hier, Paul, qui était distrait, a perdu son cartable.

2e remarque :
Ex. : Sa remarque concernait le travail de ma fille.
Carole lit une revue féminine.

3e remarque :
Ex. : Joseph donne de bons conseils à son petit frère.
La nuit tombe sur Paris.
Terrence semble un garçon intelligent.
Elle ne se lave plus depuis dix jours.
Il neige. Il faut partir dès maintenant.
Il est parti et a tout emporté avec lui.
Je vais me fâcher.

4.5. Les mots invariables

1e remarque :
Ex. : Souvent, je me sens très mélancolique quand je me tourne vers mon passé.

2e remarque :
Ex. : Elle était très mécontente.
Thalie a aidé ses parents, ensuite elle est partie faire la fête.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Paul n’a pas fait son travail, évidemment.

3e remarque :
Ex. : Harry était contre cette idée.
Tom savait que Jacques était coupable parce qu’il avait laissé ses empreintes partout.

Ex. : Sophie s’est habillée, mais elle n’est pas sortie.

Exercice

Dans le texte suivant, tu trouveras des mots en caractères gras. Cite pour chacun la classe à laquelle il appartient.

Dans le jardin en désordre, devant la maison, il y avait deux beaux palmiers qui s’élevaient au-dessus du toit et, quand le vent soufflait un peu, leurs palmes grattaient les gouttières et les tuiles. Autour des palmiers, les buissons étaient épais, sombres, parcourus par de grandes ronces violettes qui rampaient sur le sol comme des serpents.
Ce qui était beau surtout, c’était la lumière qui enveloppait la maison. C’était pour elle que Mondo avait tout de suite donné ce nom à la maison, la Maison de la Lumière. La lumière du soleil de la fin d’après-midi avait une couleur très douce et calme, une couleur chaude comme les fleurs de l’automne ou comme le sable, qui vous baignait et vous enivrait. Tandis qu’il avançait lentement sur le chemin de gravier, Mondo sentait la lumière qui caressait son visage. Il avait envie de dormir, et son cœur battait au ralenti.
Le chant du criquet résonnait à nouveau avec force, comme s’il sortait des buissons du jardin. Mondo s’arrêtait pour l’écouter, puis il marchait longtemps vers la maison, prêt à s’enfuir au cas où serait venu un chien. Mais il n’y avait personne. Autour de lui, les plantes du jardin étaient immobiles, leurs feuilles étaient lourdes de chaleur.
(Extrait de LE CLÉZIO J.M.G., Mondo et autres histoires, éd. Gallimard, coll. Folio, Paris, 1978, p.43)





Les grands constituants de la phrase

Les principaux constituants de la phrase sont :
Le GNS
Le GV
Le GCP

4.1. Le groupe nominal sujet

CRITÈRES SYNTAXIQUES le distinguant des autres groupes :
place ;
ni déplaçable, ni supprimable ;
pronominalisable ;
mise en évidence.

4.2. Le groupe verbal
peut ne comporter qu’un verbe seul ;
peut être composé :
Le groupe nominal complément direct du verbe (GNCDV)
CRITÈRES SYNTAXIQUES : - pas déplaçable ;
pronominalisable ;
parfois pas supprimable ;
peut devenir GNS (passif) ;
ne peut subir le dédoublement.
CRITÈRES SÉMANTIQUES : - COD ;
expression du lieu, de la distance, du temps, de la mesure,…

Le groupe nominal complément indirect du verbe
(GNCIV)
CRITÈRES SYNTAXIQUES : - introduit par une préposition ;
pronominalisable ;
généralement pas déplaçable ;
pas effaçable ;
ne peut subir le dédoublement.
CRITÈRES SÉMANTIQUES ?

Le groupe attribut du sujet
CRITÈRES SYNTAXIQUES : - n’est pas effaçable ;
pronominalisable.
Remarques : - « être » : copule ou auxiliaire ?
- mise en évidence par « c’est … qui » du S.
- expression pronominalisable par « y » ou « en ».




Exercices

Identifiez le sujet, si possible au moyen de la mise en évidence c’est… qui :

Ma voiture est bleue ; la sienne est blanche.
Il viendra à six heures.
Quelque chose me gêne dans sa démarche.
On a frappé à la porte ; je vais ouvrir.
Personne n’a répondu à son appel.
Rien n’a changé depuis son départ.
Ce que vous cherchez n’est plus en vente depuis longtemps.
Tout est possible avec lui.
Qu’il ait répondu grossièrement a aggravé son cas.
Autant en emporte le vent est un grand roman américain.
Travailler est une nécessité.
Le roi des animaux est le lion.
Qui veut la fin veut les moyens.
L’instruction donnée au personnel était de remettre en ordre la bibliothèque.
Le temps le plus malheureux de ma vie fut celui du collège.

Identifiez les CDV et les CIV :

Le surveillant a remis les bulletins aux élèves.
Le client a commandé deux cafés au serveur.
Le règlement impose le port de l’uniforme à toutes les recrues.
Le concierge a remis le colis suspect à la police.
Une dispense exceptionnelle a libéré cette recrue de ses obligations militaires.
Un petit vin pétillant m’ôterait définitivement toute envie de travailler !
Cette petite veste te protège-t-elle réellement du froid ?
Le pompiste a rempli le réservoir de carburant.
Le pompiste a rempli le réservoir de la moto.
Le souffle du vent mêle au parfum du passé la fraîche odeur des lilas. (Marcel Proust)
Il m’a chargé de vous présenter ses excuses.
Cette façon de travailler permet à chacun de réussir.
Son métier oblige John à voyager.

Promettez à celui qui vous a aidé de ne pas l’oublier.
Elle compense sa petite taille par sa grande intelligence.

Identifiez l’attribut du sujet, si possible en pronominalisant :

La pollution par l’ozone devient inquiétante.
L’averse fut brève et dévastatrice.
En cas d’alarme sonore, restez calme et demeurez maître de vos réactions.
Sigismond est mon meilleur ami.
Son plus grand bonheur fut sa réussite.
Ce garçon a l’air bien.
Vous semblez la seule personne capable de réaliser ce projet.
Il a été reconnu coupable.
L’essentiel est d’être sorti sain et sauf de cet accident.
Antoine avait souvent vécu en solitaire. (Kessel)
Le reproche fait à ma fille n’est point d’être jolie, c’est de ne pas obéir. (Bazin)
Il demeure ici depuis dix ans.
Cette revue paraît à Paris.
Il est dans une forme superbe.
Je crois que je suis de la souche qui fournit le plus grand nombre de ratés. (Simenon)

Accordez l’attribut dans les phrases suivantes :

Les fruits et les légumes seront (cher) cet hiver : l’arrière-saison a été fort (pluvieux).
Dans la pièce que nous répétons, Paul est (policier) et Gerda (meurtrier).
(Quel) sont vos activités ? (Quel) sont vos souhaits ?
Nous, les filles, on est (heureux) : notre voyage a été des mieux (réussi).
Cette histoire, vous la croyez (vrai) ou (faux) ? – Je la trouve (idiot).
La situation politique ne me paraît pas des (meilleur).
Ces histoires sont tout ce qu’il y a de plus (faux).
Cette petite fille qui apprend à marcher, elle a l’air (pataud) d’un jeune chien.
Le directeur n’a pas trouvé (convaincant) mes explications.
Il a jugé (incorrect) la présentation et le style de mon article.


Dans chacune des phrases du texte suivant :
1° encadre le GV
2° souligne, s’il y en a,
les CD en rouge ;
les CI en vert ;
les attributs en noir.

Le compte à rebours est prêt. D’ici quelques jours, Biosphère 2 ferme ses portes. Biosphère 2, un monde sous bulle, qui abrite en plein cœur de l’Arizona, une forêt tropicale, un océan, un marais, une savane et un désert. La sphère comprend aussi des appartements, une ferme, un observatoire, une bibliothèque, des laboratoires et même un bloc opératoire. Le tout est destiné à huit pionniers, quatre hommes et quatre femmes. Ceux-ci y vivront pendant deux ans.
L’enjeu est digne des plus grands aventuriers : préparer l’installation de l’homme sur Mars. La Planète rouge n’est pas un paradis pour les Terriens. Créer un environnement capable de fournir en permanence air, eau et nourriture aux pionniers paraît incontournable. Pensons un instant à ces huit expérimentateurs. Ils ne diront plus bonjour à leurs amis pendant deux ans et vivront repliés sur eux-mêmes pendant cette période. Bon courage !
(d’après C. Lestienne et P. Plailly, Mars en Arizona, in Sciences et Vie junior)


5. Les grands constituants de la phrase (suite)


Le groupe verbal (suite)

Le groupe attribut du complément de verbe

Exemple : Cette jeune femme, je la suppose vive.

CRITÈRES SYNTAXIQUES : - pas effaçable ;
pas pronominalisable (épithète) ;
reconstruction de P via complétive.

Le groupe complément de phrase

CRITÈRES SYNTAXIQUES : - déplaçable et effaçable ;
ne peut être pronominalisé ;
préposition généralement remplaçable ;
peut subir le dédoublement.

CRITÈRES SÉMANTIQUES : voir anciens circonstanciels.

























Exercices

Identifiez l’attribut du complément du verbe ; reconstruisez si possible la complétive.

Je trouve vos explications bien embrouillées.
Le président a déclaré la séance ouverte.
Je vous croyais un homme instruit.
Hergé a fait de Tournesol un savant génial et distrait.
Laisse un peu ce chien tranquille : il se fait vieux.
L’imprimerie a rendu inutile le travail des moines copistes.
J’ai appelé mon chien Basile.
Hector veut ses croissants croustillants et son café bien chaud.
Le vin blanc, je le bois frappé ; le rouge, je le préfère chambré.
Si j’ai franchi le carrefour, c’est parce que j’ai vu le feu vert. Pourquoi prétendez-vous qu’il était rouge ?

Faites une croix à côté des phrases comportant un attribut.

Devant lui était une longue file.
Le vase est sur le bureau.
Il est dix heures.
Cet élève est l’un de mes copains.
Cette montre est un cadeau de Pierre.
Le « Clémenceau » est un porte-avions.
L’agent est au milieu du carrefour.
Le malade est dans la salle d’attente.
Il sentait sa voisine nerveuse.
Je me nomme Alain.
Je suis passé par Lyon.
Il fait le malin.
Il fait la soupe.
On l’a choisi pour président.
Enfin paraissent les bourgeons.

Identifiez le complément de phrase. Précise la circonstance.

La dernière séance commence à vingt heures.
En cas d’urgence, formez le numéro international 112.
Il a agi selon mes conseils et les a suivis avec soin.
J’ai travaillé toute la journée : ce soir je me repose.
Pendant des heures la foule a défilé devant le cercueil.
Je me suis absentée parce que j’étais malade.
Je me suis absentée pour cause de maladie.
La cabine téléphonique est occupée depuis dix minutes.
Chaque fois que je veux téléphoner la cabine est occupée.
Bien que la circulation ait été déviée, Jules est arrivé à temps.
Je suis arrivé à temps, malgré les difficultés de circulation.
Je suis prête à vous aider, si je le puis.
Les voleurs sont entrés par le soupirail, en sciant les barreaux.
Que prévoit la météo pour les prochains jours ?
Nous sommes partis avec eux pendant une semaine.

EXERCICE RÉCAPITULATIF

- Lis le texte suivant :

Au début Jonas ne ressentit rien de particulier. Il sentait seulement le léger contact des mains du vieil homme sur son dos.
Il essaya de se détendre et de respirer régulièrement. La pièce était plongée dans le silence et pendant un instant Jonas craignit de se couvrir de honte en s’endormant le premier jour de sa formation.
Puis il frissonna. Il prit conscience que le contact des mains était brusquement devenu froid. Au même instant, en inspirant, il sentit l’air changer et sa propre haleine se refroidir. Il se lécha les lèvres et ce faisant sa langue vint au contact de l’air soudain glacé.
C’était très surprenant ; mais il n’avait plus peur du tout. Il était plein d’énergie et il inspira de nouveau, sentant l’air glacial pénétrer dans ses poumons. Maintenant, il sentait également l’air froid tournoyer tout autour de lui. Il le sentait souffler sur ses mains, qui reposaient le long de son corps et sur son dos.
Le contact des mains du vieil homme semblait avoir disparu.
Soudain, il prit conscience d’une sensation entièrement neuve : des piqûres d’aiguille ? Non, car c’était doux et ça ne faisait pas mal. Son corps et son visage étaient assaillis par ces sensations qui faisaient penser à de petites plumes froides. Il tira de nouveau la langue et attrapa un de ces bouts de froid. Il disparut instantanément mais il en attrapa un autre, puis un autre. La sensation le fit sourire.
Une partie de sa conscience savait qu’il était toujours là, allongé sur le lit, dans l’Annexe. Pourtant une autre partie différente de son être s’était maintenant redressée dans la position assise ; il ne sentait plus sous lui le drap de lit brodé et moelleux, mais au contraire une surface plate et rigide. Ses mains tenaient maintenant (bien qu’elles restassent en même temps posées le long de son corps) une grosse corde humide.
Et il voyait, bien que ses yeux fussent fermés. Il voyait un torrent brillant de cristaux tourbillonner dans l’air qui l’entourait et s’amasser comme une fourrure froide sur le dos de ses mains.
Il pouvait voir son haleine.
Au-delà, à travers le tourbillon de ce qu’il apercevait maintenant, sans savoir pourquoi, comme étant la chose dont le vieil homme avait parlé – la neige – il voyait au loin. Il se trouvait quelque part en hauteur. Le sol était recouvert d’une épaisse fourrure de neige mais Jonas était légèrement surélevé, assis sur un objet dur et plat.
Une luge, comprit-il soudain. Il était assis sur une chose qui s’appelait « luge ». Et la luge semblait être en équilibre au sommet d’un grand monticule qui s’élevait à partir du sol même où il se trouvait. Et alors qu’il pensait « monticule », sa nouvelle conscience lui dicta « montagne ».
(Extrait de LOWRY LOIS, Le Passeur, éd. L’Ecole des loisirs, Paris, 1994 pp. 134 – 136)

- Réponds à ces quelques questions grammaticales :

Identifie la nature des mots soulignés.
Identifie les fonctions des constituants mis en gras.
A quelles modalités les phrases soulignées sont-elles écrites ? Restitue les PB ?


























Quelques remarques à propos du complément du verbe

Ces notes sont tirées du livre de Florence MERCIER-LECA, Trente questions de grammaire française, éd. Nathan Universités, Paris, 1998, pp. 76-78.

Soit les phrases suivantes :

Pierre dort le matin.
Pierre dit qu’il est fatigué.
Thomas se rend à Toulouse.
A Toulouse, le soleil brille toute l’année.
Tous les mois, Pierre va à Paris.
En effet, Pierre travaille maintenant en province.
La fermière pèse le poulet. Ce poulet pèse quatre kilos.
Sophie a acheté une robe.

Nous pouvons classer les compléments de ces phrases en trois catégories :






























6. Les fonctions dans le groupe nominal


Un GN peut toujours être augmenté d’une expansion. Celle-ci est toujours effaçable. Ici, distinguer les différentes natures grammaticales de ces expansions nous aide pour déterminer leurs fonctions.

6.1. Natures et fonctions

NATURES : l’expansion du nom dans le GN peut être :
un adjectif qualificatif ;
un nom commun ;
un GNP complet ;
un verbe à l’infinitif ;
une proposition relative ;
une proposition complétive.

FONCTIONS : l’expansion du nom dans le GN peut être :
une épithète ;
une apposition ;
un complément du nom.

6.2. L’épithète

Peut être :
syntaxiquement proche :
adjectif ;
s’accorde avec le nom ;
pas de mot de liaison ;
pas de ponctuation ;
effaçable ;
pas déplaçable.

ATTENTION ! Il ne faut pas comprendre l’épithète avec l’attribut du CDV qui n’est pas effaçable !

syntaxiquement détachée :
ponctuation et pause ;
déplaçable.







Exercices

Identifiez des épithètes, proches ou détachées. Dans ce dernier cas, vérifiez la possibilité de déplacement.

Je vous ai apporté des roses rouges.
C’est un vieux garagiste à l’ancienne qui entretient parfaitement ma vieille voiture.
La télévision nationale donne les derniers résultats des élections législatives.
Hier soir avait lieu la grande Nuit celtique au stade de France, ouvert pour la circonstance aux bagadou de l’Europe tout entière.
Je vois à la mine des étudiants qu’ils s’interrogent, inquiets de ne pas comprendre.
Des feuilles blanches, deux ou trois crayons noirs, une bonne gomme, voilà tout le matériel pour le cours de dessin ?
L’école belge de bandes dessinées est connue dans le monde entier.
Ce candidat, manifestement très motivé, a remis un travail intelligent et bien écrit.
Vidé par un escroc, mon compte bancaire a été bloqué.
Je, soussigné, sain de corps et d’esprit déclare léguer mon corps à la science.

Soulignez en noir les adjectifs qualificatifs attributs du CDV, en bleu les adjectifs épithètes du nom. Donnez ensuite la nature du GN dans lequel est intégrée l’épithète.

On n’aime pas ceux que leur grandeur rend dédaigneux.
Nous garderons notre courage intact.
Un joli village s’étend au pied du mont, et l’on dirait que ses maisons blanches sortent du sable doré. (Vigny)
Je trouve les livres de Jules Verne passionnants.
L’église s’apercevait au détour de la route, dominant un bouquet d’arbres à têtes rondes, de gros marronniers antiques, qui encadraient la petite place. (Van Der Meersch)
La lune monte, silencieuse, dans un ciel violacé.
Mille petits ruisseaux d’une onde pure arrosaient ces beaux lieux et y faisaient sentir une délicieuse fraîcheur. (Fénelon)
Un triangle ayant les trois côtés égaux est dit équilatéral.
Certaines gens veulent garder intacts leurs instincts bons et mauvais ; on les trouverait meilleurs s’ils extirpaient leurs défauts et s’ils développaient leurs qualités.
Reste-t-il une place de libre ?

6.3. L’apposition

Il existe une relative égalité entre le nom et l’apposition. Elle est donc centrée sur un nom et peut s’y rattacher au moyen d’un mot de liaison.

Elle peut être :
détachée :
appartient généralement à la classe des noms;
absence de mot de liaison ;
pause et ponctuation ;
déplaçable.
Remarques :
Ex. : Je les ai tous pris pour des comiques, maîtres, élèves, parents, amis.
Ex. : L’idée le tourmentait qu’il n’était pas seul en cause.

syntaxiquement proche :
peut se présenter sous forme de nom ;
présence ou absence de mot de liaison ;
place à droite du nom ;
absence de pause et ponctuation.

Remarques :
Ex. : La ville de Rome ; le futur président Obama.
Ex. : L’idée que tu partes ; l’idée de partir.
( propriété de la complétive apposition

Exercices

Identifiez les appositions, proches ou détachées. Dans ce dernier cas, vérifiez la possibilité de déplacement.

Le nom de Tintin est connu dans le monde entier.
Le professeur Tournesol a inventé la fusé lunaire.
Le vieux coffre du capitaine Hadock, héritage de son ancêtre, contenait un manuscrit : les Mémoires de François, Chevalié de Hadoque, Capitaine de la Marine du Roy.
Une seule solution était possible : vaincre ou mourir.
Il a enfin manifesté son intention de travailler.
La comédie de L’Avare a été jouée pour la première fois au mois de septembre 1688.
L’Avare, comédie de Molière, a été joué pour la première fois au mois de septembre 1688.
Mon portefeuille, mon agenda, mes clefs, j’ai tout oublié ce matin.
Une seule chose intéresse mon chien : manger.
Le roi Nabuchodonosor a détruit le royaume de Juda à la fin du 6e siècle avant Jésus-Christ.



6.3. Le complément du nom


Il appartient à la classe du nom mais se distingue de l’apposition sémantiquement parce que l’on ne peut pas établir un rapport d’égalité entre le nom et le complément du nom.

Il peut être :
syntaxiquement proche :
se présente sous forme de nom ;
présence d’un mot de liaison ;
à droite du nom ;
peut être une relative complétive.

complément détaché du nom :
cas mal connu : « Du nom en apposition il faut distinguer le nom complément non prépositionnel joint à un nom (ou à un pronom) pour dépeindre notamment l’attitude ou l’aspect et se rapportant logiquement à un verbe sous-jacent comme ayant, portant,…) » (in GREVISSE Maurice, Le Bon Usage, éd. Duculot, Gembloux, 1969, p.158 note 2)( rapport d’appartenance ;
absence de mot de liaison ;
déplaçable ;
appartient à la classe du nom et possède une expansion obligatoire ?















Exercices

Identifiez les compléments du nom, proches ou détachés. Dans ce dernier cas, vérifiez la possibilité de déplacement.

Le journal de ce matin annonce encore une réforme des institutions !
Les mains dans les poches, Pierre se promenait au bord de la rivière avec son chien.
Une promenade au vieux port est prévue pour demain.
Marie, le nez à la fenêtre, suivait inlassablement la course des nuages.
Un séjour à la mer vous ferait du bien.
Les deux braqueurs sortirent de la salle des coffres, les bras levés.
La Charrette de l’Ankou, essieux grinçants, annonce par ce bruit leur mort imminente à ceux qui la croisent.
Vérifiez le résultat de votre multiplication en faisant la preuve par neuf.
Nous partirons vers la fin juillet.
Quiconque parmi nous aurait parlé se serait fait exclure du groupe.

Identifiez les différentes expansions des groupes nominaux.

Des ouvriers agricoles, dans la salle du bas, parlaient fort en prenant le café. (Alain-Fournier)
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées. (Arthur Rimbaud)
Il était bossu, la face de travers, les cheveux ébouriffés, avec un grand tablier bleu à bavette. (Emile Zola)
Des images immémoriales flottaient dans sa tête, lourde et massive comme un rocher. (Michel Tournier)
Droite et lourde, la pluie frappait le chaume des toits avec une régularité exaspérante. (P. Schoendoerffer)
Opiniâtre, la pluie tombait doucement. (S.Groussard)
Dans mon jardin, il y a deux arbres : un cèdre bleu, un marronnier rose. (Maurice Genevoix)
Elle était vêtue de loques, la tête enveloppée dans un lambeau, les pieds nus dans de gros souliers d’homme. (Emile Zola)
Son visage aux traits nets faisait penser à certains dessins de Dürer. (Robert Sabatier)
Il y avait quelque chose de militaire dans son maintien. (Romain Gary)
La réunion n’a rien de prestigieux. (Georges Simenon)
Elle lui disait n’importe quoi : que la jeunesse en effet n’était rien, que ce qu’il importait de découvrir, c’est une raison de vivre. (François Mauriac)
La salle à manger était conçue dans le goût pompeux du début de ce siècle : colonnes, pilastres, ornements contournés au plafond, plantes vertes et lustres pesants. (Joseph Kessel)
Le vent de noroît, mauvaise ménagère, promène sur la mer un balai distrait. (G. Perrault)
Sur le plan médicaments ou remèdes, Olivier fut toujours assez tranquille. (Robert Sabatier)
Pendant que M. Seurel écrit au tableau l’énoncé des problèmes, un silence imparfait s’établit, mêlé de conversations à voix basse, coupés de petits cris étouffés. (Alain-Fournier)
Le père Desnuits, le supérieur, était, je pense, un bon administrateur. (Roger Martin du Gard)
J’avais neuf ans. Fils unique et sans camarade, je n’imaginais pas que mon isolement pût finir. (Jean-Paul Sartre)
Le chemin creux montait tout droit dans un taillis de hêtres. Les cimes des jeunes arbres formaient voûte. (R. Vailland)
Ses fenêtres ourlées de géraniums, la maison du facteur borde la place du bourg sur le côté droit. (G. Perrault)


























7. La phrase dérivée complexe:
transformation de plusieurs phrases de base

La phrase dérivée complexe est obtenue par l’assemblage de plusieurs phrases simples (phrases de base ou dérivées simples). Cette jonction de phrases peut se réaliser de deux façons: par rattachement (juxtaposition et coordination) ou par enchâssement.

7.1. Le rattachement

Le rattachement est une jonction de phrases qui s’effectue de telle façon qu’aucune d’entre elles n’exerce une fonction grammaticale par rapport à l’autre.

7.1.1. Le rattachement par juxtaposition

Absence de marqueur – Phrases juxtaposées totalement indépendantes ou implicitement dépendantes
Rem. : la phrase incidente – la phrase incise

7.1.2. Le rattachement par coordination

Les phrases coordonnées peuvent être:
- des phrases simples unies entre elles ;
- ou des phrases enchâssées dans une phrase complexe, mais elles doivent remplir la même fonction par rapport à la P matrice.

Les marqueurs de coordination (conjonctions de coordination, adverbes, corrélatifs)

7.2. L’enchâssement

L’enchâssement se réalise en plaçant une phrase (P2) dans une autre (P1), appelée phrase matrice. La phrase enchâssée remplit une fonction grammaticale dans la phrase matrice.

On distingue 3 lieux d’enchâssement dans la phrase matrice:
- dans un GN de P matrice (relative):
- à la place d’un GN ou GNP de P matrice (complétive):
- à la place d’un GN ou GNP de P matrice ayant fonction de CP(circonstancielle)

7.2.1. Les enchâssées relatives

La relative est une phrase enchâssée qui vient s’inscrire à la place d’une expansion dans le groupe nominal, sa fonction est complément de nom.

Construction d’une relative – Marqueurs d’enchâssement (pronom relatif représentant) – La notion d’antécédent – Fonction du pronom relatif dans la relative – Relatives déterminatives et relatives non déterminatives

7.2.2. Les enchâssées complétives

La complétive est une phrase enchâssée qui vient s’inscrire dans une phrase matrice à la place d’un GN ou d’un GNP (groupe nominal sujet, attribut, complément du verbe, complément du verbe impersonnel, complément de l’adjectif, ...).

Marqueurs d’enchâssement (conjonctions de subordination, pronom relatif nominal ou préposition + pronom relatif nominal, marqueur de l’interrogation indirecte, adverbe interrogatif après un présentatif)

Le point d’insertion est défini par un marqueur qui unit P2 à un terme opérateur de P1 (un verbe, un nom ou un adjectif). P2 occupe une fonction dans P1 (cfr terme opérateur)

7.2.2.1. Le terme opérateur est un verbe


- P2 = SUJET (critère de reconnaissance = « c’est… qui »)
- P2 = COMPLÉMENT DU VERBE (critère de reconnaissance = pas déplaçable ; pas supprimmable)
( Complément direct du verbe (pronominalisation « le »)
Cas de l’interrogation indirecte (cfr marqueurs)
( Complément indirect du verbe (pronominalisation « y », « en »)
- P2 = ATTRIBUT DU SUJET (critère de reconnaissance: présence du verbe copule “être” ou d’un verbe analogue, et non –effacement)
- P2 = COMPLÉMENT DU VERBE IMPERSONNEL
- P2 = COMPLÉMENT DU PRÉSENTATIF (critère de reconnaissance = le terme opérateur est un présentatif)

7.2.2.1. Le terme opérateur est un nom

La complétive est donc une expansion du nom: COMPLÉMENT DU NOM (ou du pronom) ou APPOSITION DU NOM (ou du pronom).

7.2.2.1. Le terme opérateur est un adjectif

La phrase enchâssée complément de l’adjectif remplit dans un GAdj la fonction d’un GNP complément de l’adjectif.



7.2.2. Les enchâssées circonstancielles

La circonstancielle est une phrase enchâssée qui vient s’inscrire dans la phrase matrice à la place d’un complément de phrase (CC de (GNS + GV)).

Critères de reconnaissance: comme le CP auquel elle se substitue, elle est:
- effaçable et mobile ;
- non pronominalisable (sauf parfois par “en” et “y”) ;
- dédoublable (et cela).


Les marqueurs d’enchâssement sont:
- une conjonction (ou locution conjonctive) de subordination ;
- une préposition + un pronom relatif nominal ;


Le sens de la circonstancielle (souvent donné par le marqueur) :
- le temps ;
- le but ;
- la cause ;
- la conséquence ;
- la concession ;
- la condition ;
- la comparaison ;
- le lieu ;
- la manière.





















Exercices

1) Dans les phrases suivantes, séparez au moyen de traits verticaux les différentes propositions. Sous chacune d’elles, notez s’il s’agit d’une P1 (principale) ou d’une P2 (rattachée ou enchâssée).

Il est minuit et toute la ville est déserte.
Je ne crois pas que vous réussirez votre expédition.
Lorsque le jour se leva, la plaine était couverte de cadavres.
Vous n’avez pas fait votre travail, donc je vous inscris à l’étude.
Nous n’avons pas encore retrouvé la personne que vous nous avez décrite.
Les gardiens du zoo ont enfermé la panthère parce qu’elle est très dangereuse.
Elle tremblait : elle avait froid.
Monsieur le Baron ne pense pas pouvoir venir à notre soirée.
Il était malade mais il est venu malgré tout.
J’espère que vos résultats seront excellents.


2) Dans le texte suivant, repérez les différentes P2. Soulignez-les et reliez-les, au moyen d’une flèche, à la P1.
Jeu électronique individuel
Conseils d’utilisation

Il a été prouvé que ce type de jeu provoque parfois le déclenchement de crise d’épilepsie. Si vous jouez pendant de longues périodes, veuillez observer une interruption de 10 à 15 minutes toutes les heures environ.

Ceci est un jeu de haute précision. Il doit être rangé dans un endroit sec et tempéré. Evitez de le cogner ou de le manipuler brutalement. Ne le démontez pas.

Veillez toujours à ce que le connecteur soit propre avant d’insérer la cassette de jeu car la présence de poussière pourrait endommager l’appareil.






3) Rattachement par coordination ou juxtaposition.

Juxtaposition : reliez deux phrases, une de chaque groupe, au moyen d’un signe de ponctuation et recopiez-les. Choisissez évidemment les phrases qui vont ensemble !

Groupe 1
Le skieur criait de douleur.
L’accusé a été condamné à la peine de mort.
Les astronautes ont appelé le centre de contrôle de la N.A.S.A.
L’explorateur eut un geste de dégoût.
Le capitaine n’en croyait pas ses yeux.
Le pilote en avait encore des sueurs froides.
Les journalistes piétinaient depuis des heures devant le Parlement.
Les camions de nourriture restaient bloqués.
Groupe 2
Une torpille se dirigeait vers son bâtiment.
Une rafale de mitrailleuse avait traversé l’aile droite de son appareil.
La navette avait un léger problème de propulsion.
Les routes étaient impraticables à cause de la tempête.
Il avait une fracture ouverte du tibia.
Le premier ministre leur avait promis une déclaration.
Il a été reconnu coupable de crime contre l’humanité.
Une mygale se promenait dans son sac de couchage.

Coordination :

Reliez les deux phrases simples au moyen du procédé de la coordination. Précisez la nuance exprimée par le marqueur de coordination utilisé.

Nous ne partirons pas aujourd’hui. Il fait trop froid.
Il a 95 ans. Il participe malgré tout au marathon.
Il est honteux. Il a été battu à la Nintendo par un enfant de 5 ans.
Pierre est peureux. Il ne veut pas rentrer dans la grotte aux horreurs.
Nous ne rattraperons jamais cette voiture. Elle est trop rapide.
Il ne s’amuse pas à cette soirée. Il a décidé de rentrer chez lui.
Le ciel est sombre. La neige recouvre la campagne.
C’est vrai qu’il n’est pas riche. C’est un compagnon fidèle.
N’entrez pas dans la chambre. Je viens de nettoyer.
Il est fiévreux. Il est venu à la cérémonie.

Transformez les phrases suivantes pour qu’il y ait une coordination.

Je suis un homme : je suis heureux.
Le soir tombait : nous fîmes halte.
Tu as fait une bonne action : je te félicite.
Il se repent : je lui pardonne.
C’est un vrai savant : il est modeste.
Ne sois pas vaniteux : tu attireras les sympathies.

Juxtaposition et coordination : dans les phrases graphiques du texte ci-dessous, entourez les marqueurs de juxtaposition et de coordination et soulignez les segments liés de la manière suivante : les phrases « autonomes » en continu, les phrases subordonnées en continu et les « groupes » en dentelé.

[…] c’est le contexte qui engendre les différences entre la conversation et la lecture. La conversation se situe dans un contexte qui est concret pour les interlocuteurs, c’est pourquoi on dira que le langage oral est contextualisé ; à l’inverse, on dira que le langage écrit décontextualisé. Il existe toutefois une gradation dans cette contextualisation, autant dans les situations de langage oral que dans les situations de langage écrit. Par exemple, une conversation téléphonique sera plus décontextualisée qu’une conversation entre deux personnes qui se trouvent ensemble, car, au téléphone, les interlocuteurs ne partagent pas le même environnement physique ; ils ne peuvent pas, par exemple, montrer un objet du doigt, ils doivent le désigner par son nom. Dans le même sens, la lettre d’un ami sera plus contextualisée qu’un texte philosophique, car l’auteur tiendra compte des connaissances de son ami. […]
L’apprenti lecteur, qui passe du langage oral au langage écrit, aura donc à se familiariser avec le caractère décontextualisé de la lecture. Les enfants qui ont des expériences de langage oral plus décontextualisé (où l’on parle d’un événement passé ou futur, d’un objet absent, etc.) ou à qui l’on a fait souvent la lecture seront déjà sensibilisés aux différences entre l’oral et l’écrit.
(in Giasson J., La Lecture : de la Théorie à la Pratique, éd. De Boeck, Bruxelles, 2005, pp. 11-12)




4) Rattachement par enchâssement

Les enchâssées relatives :

Soulignez la P2 relative. Entourez le pronom relatif, reliez-le à son antécédent et donnez sa fonction.

Le vétérinaire a examiné le cheval que nous avons acheté hier.
Les policiers ont arrêté les manifestants qui avaient brisé les vitrines.
Je voudrais voir le livre dont on a parlé ce matin.
Pendant les vacances, nous avons visité le village où j’ai passé mon enfance.
L’Agneau Mystique est un chef-d’œuvre que l’on trouve dans tous les livres d’art.
C’est un homme dont il faut se méfier.
Te souviens-tu de l’endroit où tu as rangé cette lettre ?
Ces alpinistes ont gravi le Mont Blanc par un passage que personne n’avait jamais exploré.

A l’aide du pronom relatif qui convient, reliez les deux phrases en une seule. Précisez ensuite la fonction du relatif.

P1 : Les ouvriers communaux ont coupé les arbres.
P2 : Les arbres se trouvaient dans la rue.

P1 : J’ai rencontré ce monsieur.
P2 : Vous m’aviez parlé de ce monsieur.

P1 : J’ai reconnu cet endroit merveilleux.
P2 : J’avais visité cet endroit merveilleux il y a trois ans.

P1 : L’entraîneur donne des conseils.
P2 : Les joueurs respectent les conseils.

P1 : Indiana Jones déteste les serpents.
P2 : Les serpents sont venimeux.

P1 : On a de nouveau ouvert le magasin.
P2 : Il y a eu un cambriolage dans ce magasin la semaine dernière.

P1 : Pierre lui rendra le roman.
P2 : Il tient beaucoup à ce roman.

P1 : Vous ne vous rappelez plus l’endroit.
P2 : Vous avez garé votre voiture à cet endroit.

P1 : La maison est en ruine.
P2 : Il a hérité de cette maison.

P1 : Le savant a participé au congrès.
P2 : Les décisions ont été prises au cours de ce congrès.

Soulignez la P2 relative. Ecrivez les deux phrases simples qui sont à l’origine de la phrase complexe. Donnez la fonction du pronom relatif.

La personne à qui vous vous adressez ne pourra pas vous aider.
Le groupe anglais dont Arnaud a suivi l’ascension est maintenant premier au classement.
La classe dans laquelle vous vous trouvez est en désordre.
Le menteur qu’il est inventerait n’importe quelle histoire !
L’homme auquel le fraudeur remet un colis est surveillé par la police.
Le règlement du jeu dont tu parles est très compliqué.
Jean aime les cours de math durant lesquels il est toujours attentif.
Le bois dans lequel nous avions installé notre caravane a été détruit par un incendie.
Le travail dont il était si fier n’a eu aucun succès.

Complétez les phrases à l’aide du pronom relatif qui convient. Assurez-vous de la bonne compréhension des phrases.

Il va sans dire toutefois, qu’une partie de l’intérêt …………… je prenais à cette lecture dépendait des expériences ……………… je me promettais de tenter. (A.Gide)
Je tombais dans le puits au bord ……………… se tenait une jolie paysanne en corsage rouge et tablier blanc, je m’égarais dans le labyrinthe ……… je n’étais pas surpris de trouver un kiosque chinois. (A. France)
Entre les ombelles des carottes sauvages ………… croissent dans la prairie, les bêtes industrieuses avaient ourdi non pas des toiles éparses, mais un feuillage continu ……………… le brouillard alourdissait et ………………… l’on sentait tout prêt à céder, ici et là, sous la charge. (G. Duhamel)
Le puits ……………… nous avions atteint ne ressemblait pas aux puits sahariens. (A. De Saint-Exupéry)
(…)Des contrées ………nous connaissons faisaient défaut, il y en avait d’autres, en revanche, …………le vieil auteur s’était bien gardé d’omettre : celles ………… parle la légende ou la tradition ; celles-là, il les avait placées au gré de son inspiration, au milieu de grandes étendues bleues ………………représentaient la mer ; et quand le petit garçon pour la première fois, avait ouvert le livre de cuir, il avait lu des noms nouveaux pour lui : Atlantide, Thulé, et un, surtout, ………… l’avait enchanté : l’île de Félicité. (C. Richter)
Il arriva nécessairement qu’un beau matin, le récipient……………… je fabriquais de l’hydrogène m’éclata au nez. (A. Gide)
Ils furent quand même payés de leur peine : notre voisin leur donna toute sa provision d’œufs à ……………… il adjoignit quelques-uns de nos poulets. (C. Michelet)
Et avec la puissante illumination ………… donnent les grandes rencontres, il me sembla comprendre pourquoi les gens ………… n’ont jamais connu Paris, ………… vivent aux antipodes, chérissent cette ville. (J. Kessel)

A l’aide du pronom relatif qui convient, réunissez les 2 phrases en une seule.

1. Je vous présente l’ingénieur Durant.
Grâce à cet ingénieur, nous avons inventé un moteur électrique très performant.
2. Observe bien les oiseaux de cette région.
Vous découvrirez peut-être un aigle royal parmi les oiseaux de cette région.
3. Les journalistes interrogent cet athlète américain.
Le Comité Olympique a remis une médaille d’or à cet athlète.
4. Les villageois écoutent attentivement la radio.
Ils se tiennent au courant du déroulement du match par la radio.
5. De très loin, on voit cette tour.
Le drapeau belge flotte au sommet de cette tour.


Les enchâssées complétives et circonstancielles

Dans le texte suivant, analysez les conjonctions.

Quand je suis venu au monde, je n’avais qu’un maigre duvet sur la peau et rien ne permettait d’espérer qu’il en serait un jour autrement. Ce n’est que peu à peu que je me suis transformé au point d’être où vous me voyez à présent, et il m’a fallu des soins.
Je ne pouvais rien faire sans que ma mère me reprenne aussitôt : « Ne mange pas de vers de terre, ça empêche la huppe de pousser. Ne saute pas à cloche-pied, tu auras la traîne de travers. Ne mange pas trop. Ne bois pas pendant le repas. Ne marche pas dans les flaques… » C’était sans fin. Et je n’avais pas le droit de fréquenter les poulets ni les autres espèces du château. Car vous savez que j’habite ce château qu’on aperçoit là-bas. (Marcel Aymé, Les Contes du chat perché)




2. Dans le texte suivant, soulignez les P2 et donnez leurs fonctions. Encadrez enfin le marqueur permettant de relier les deux phrases simples.

Voici la déclaration d’une personne qui a été témoin d’un accident de roulage :
Je discutais avec ma voisine lorsque j’ai entendu une voiture freiner brutalement. Voilà que j’aperçois une Opel Corsa bleue qui heurte violemment une petite Twingo. Je crois que la Twingo s’engageait dans la rue Saint-Pierre !
Mon impression est que le conducteur de la Corsa était ivre. Je dis cela parce qu’il est sorti de sa voiture en titubant. Il était incapable de parler sans bafouiller. Qu’il n’ait pas freiné plus tôt n’est pas étonnant ! J’ai immédiatement appelé la police afin qu’il ne puisse pas s’enfuir.
La conductrice de la Twingo était blessée au front. J’ai pensé à ce que j’avais appris aux cours de secourisme. Nous l’avons sortie de sa voiture comme nous l’avons pu. Nous lui avons parlé pour qu’elle ne perde pas connaissance. Heureusement, l’accident s’est passé en face de l’hôpital de sorte que les secours sont arrivés rapidement ! Il faut que ce chauffard soit puni !

3. Pour chaque phrase, soulignez la P2 enchâssée et donnes-en la fonction. Soulignez aussi le marqueur permettant l’enchâssement.

Le directeur pense que l’élève doit être renvoyé.
Le guide précise que le musée est fermé tous les lundis.
Téléphonez-nous aussitôt que vous serez arrivés !
Le commissaire se méfie de ce que le criminel lui a dit.
Que le système de sécurité n’ait pas fonctionné est totalement inadmissible !
Je t’ai apporté de la documentation sur l’Inde afin que tu prépares ton élocution.
Il ne faut pas que cette affaire arrive aux oreilles des journalistes.
Notre seul but est que vous appreniez l’anglais en deux mois.
Il semble que cet individu soit vraiment pressé.
Le trafic s’écoule normalement, bien que le verglas ait rendu les routes glissantes.
Le siège éjectable du prototype a fonctionné comme les ingénieurs l’avaient prévu.
Puisque votre équipe ne respecte pas les règles du jeu, nous vous excluons du tournoi.
Dès que les communications seront rétablies, nous appellerons les secours afin qu’ils envoient au plus vite un hélicoptère.
Essayez d’évacuer l’avion sans que personne ne panique.
Comme le froid devenait de plus en plus mordant, ils ont construit un igloo.
D’où vient que les grandes personnes ne comprennent jamais bien les explications des petits enfants ? (Anatole France)
Quelque instruit qu’on soit, on a toujours quelque chose à apprendre.
A mesure que les années passeront, des perspectives vont s’ouvrir, et si l’on a quelque jugement et quelque esprit de décision, on choisira sa carrière.
La plupart désirent faire le bien ; le malheur est qu’ils manquent de volonté.
Faisons cette hypothèse qu’on abolisse tous les impôts : qui supportera les charges publiques ?

5) Exercices récapitulatifs

Dans les phrases suivantes, soulignez en rouge la P2 et précisez de quel type de phrase complexe il s’agit : P2 juxtaposée, coordonnée, complétive (+ fonction), circonstancielle (+ fonction et nuance) ou relative (+ fonction, entourer le pronom relatif et le relier à son antécédent).



Nous souhaitons que vous restiez encore.
L’important n’est pas de gagner mais nous voulons la victoire.
La fortune est ce que beaucoup de gens désirent.
Jean et Jacques se retrouvent quand arrivent les fêtes de fin d’année.
Jean prend garde à ce qu’on ne le trompe pas.
L’aquarium qui se trouve au coin de la pièce apporte de la couleur à ce lieu sombre.
Je n’oublierai jamais Venise : c’est mon plus beau souvenir de vacances.
Cette mer où tu nages est célèbre en naufrages.
Voilà que la fanfare démarre.
Nous obéissons à ce qui nous est demandé.
La joie que tu viennes envahit mon cœur.
Maman lave des cerises pour qu’elle en fasse de la confiture.
Le soleil se lève à l’est et il se couche à l’ouest.
Nous avons acheté une voiture qui compte six cylindres.
Que Bernard gagne au tiercé l’aiderait dans ses projets.
Les trains ne roulent pas parce que les cheminots sont en grève.
Le danger demeure que l’ennemi peut nous encercler à tout moment.
Il arrive qu’un combat cesse faute de combattants.
Waterloo où Napoléon fut vaincu en 1815 est maintenant une ville célèbre.
Que Paul parte demain n’est un problème pour personne.
Avant qu’elle parte, Sophie veut visiter le musée des Beaux Arts.
La ménagère a mis les petits plats dans les grands afin que le dîner soit parfait.
Ils s’étonnent de ce que l’Occident ne réagisse pas.
Il faut ce que tu m’as promis !
Le spectacle que nous observons avec attention est exceptionnel.
Jean est démoralisé parce qu’il est malade.
Ce qui est doux au cœur est souvent beau à l’œil.
C’est ce qu’il lui fallait !
Pendant qu’il étudiait, il était soucieux de bien comprendre.
Les objets auxquels vous tenez, jamais vous ne les vendrez.

Dans les textes suivants, soulignez en rouge toutes les « P2 » et précisez, pour chacune, de quel type de phrase complexe il s’agit : P2 juxtaposée, coordonnée, complétive (+ fonction), circonstancielle (+ fonction et nuance) ou relative (+ fonction, entourer le pronom relatif et le relier à son antécédent).

Un jour, un livre avait changé la vie de Marianne.
C’était un livre qui ne payait pas de mine, un livre de poche acheté cinq francs quatre-vingt-dix, un vingt et un novembre mille neuf cent soixante-quatorze, l’année de ses treize ans. Le livre s’appelait Chiens perdus sans collier, c’était l’histoire d’un juge pour enfants qui ne juge plus les enfants mais qui les sauve. La couverture était moche. On y voyait dessinés Jean Gabin en vieux ronchon, au premier plan, parce que c’était lui qui avait incarné le héros au cinéma, et deux garçons derrière lui, qui prenaient un air bravache. Marianne l’avait lu d’une traite, calée dans un fauteuil au coin du feu, une après-midi humide où elle était seule à la maison. Et elle avait avalé les derniers mots de la dernière page comme le premier verre d’un condamné.
(CHERER S., Ambassadeur de Sparte à Byzance, Ecole des Loisirs)




Quand j’essaie d’en parler à mes parents, ils écoutent à peine. On dirait qu’ils ne veulent pas. Pas savoir. Quand je me plains (et c’est dangereux de se plaindre quand Steve est dans les parages), ils me disent de ne pas le provoquer, de l’ignorer, tout simplement, que je dois exagérer, ou que Steve « traverse une période », quand ce n’est pas « les garçons sont comme ça ». A mon avis, il a un problème, mais comment en convaincre Maman et Papa ?
Katrina pense qu’il n’est pas si dangereux, parce qu’elle était plus grande et plus forte que lui, et il s’est toujours tenu à carreau avec elle. Je n’aime pas parler de ça avec mes amies, même si elles le trouvent très bizarres.
(MARSDEN J., Lettres de l’intérieur, Ecole des Loisirs)

Personne n’osait dire un mot ; les enfants la regardaient fixement, intimidés tout à coup. Ils n’avait jamais vu une femme comme celle-ci : elle était si gracieuse, si douce et gentille qu’ils n’en croyaient pas leur bonne étoile, et quoi qu’elle leur demande, ils se feraient un plaisir de le lui donner pour pouvoir rester un peu plus longtemps en sa présence.
Elle leur expliqua qu’ils allaient partir en voyage. Ils seraient bien nourris, ils auraient des vêtements chauds, et ceux qui le souhaitaient pouvaient envoyer une lettre à leurs parents pour leur dire qu’ils étaient sains et saufs. Le capitaine Magnusson les conduirait bientôt à bord de son bateau et, dès que la marée le permettrait, ils prendraient la mer en mettant le cap vers le nord.
(PULLMAN P., Les Royaumes du Nord, Folio)







B. LINGUISTIQUE
Initiation à la linguistique
Plan du cours et principales définitions



La linguistique : un point de vue scientifique sur la langue

Visée normative vs visée descriptive
Définition de la grammaire
Définition de la linguistique
Les quatre domaines d’étude de la linguistique :
Le son (phonologie, phonétique, orthophonie)
Les mots (lexicologie, sémantique, étymologie)
Les relations entre les mots et les groupes de mots (syntaxe)
Les variations que subissent les mots (morphologie)




Historique de la discipline : quelques repères

La langue : Un objet d’étude très ancien – Le problème insoluble des origines
Fin 18e siècle : Découverte du sanskrit – Les premières grammaires comparées – Naissance de la linguistique historique
Ferdinand de Saussure – L’opposition « linguistique synchronique » / « linguistique diachronique » - La distinction « langue » / « parole » - Les deux parties du signe linguistique (signifiant – signifié)
Multiplication des cercles d’études (Cercle de Prague, Cercle de Copenhague,…)
2e moitié du XXe siècle : Noam Chomsky – La distinction « compétence » / « performance »
Critique de la dichotomie « langue » / « parole » - La linguistique textuelle – La pragmatique









La communication

A quoi sert le langage ? Qu’est-ce que communiquer ?

Le schéma de Jakobson


E



 C
A B
D




F


Tout acte de communication verbale met en jeu un locuteur (émetteur ou destinateur) qui émet un message en direction d’un interlocuteur (récepteur ou destinataire), ce dernier pouvant être absent ou virtuel. Ce message est doté d’un référent. Pour émettre son message, le locuteur fait appel à un code, que l’interlocuteur est censé partager. Enfin, la communication exige l’utilisation d’un canal physique servant à établir le contact.

Quelques remarques à propos des éléments du schéma

Les six fonctions associées aux éléments du schéma

La fonction émotive ou expressive (émetteur)
La fonction conative ou impérative (récepteur)
La fonction référentielle (référent)
La fonction phatique ou de contact (canal)
La fonction métalinguistique (code)
La fonction poétique (message)










Critique du schéma de la communication

INCONVÉNIENTS
Utilisation simultanée de plusieurs codes
Feed-back permanent
Proximités des fonctions

AVANTAGES
D’un point de vue didactique
D’un point de vue théorique

Information, bruit et redondance
L’information (ce qui est nouveau)
Deux phénomènes pouvant affecter la transmission de l’information : le bruit et la redondance (paramètres : contexte physique, le contexte psychologique, le contexte social)

Exercice

Soit la communication suivante :
A la sortie de l’école, un feu pour les piétons passe au vert.

Dressez le schéma de cette communication. Rappelez dans votre schéma ses facteurs théoriques et identifiez-les en pratique pour cette communication-ci.

b) Imaginez deux obstacles susceptibles de gêner cette communication et liés à deux facteurs différents. Identifiez respectivement ces deux facteurs.


c) Imaginez trois phrases que dirait à ce moment un enfant responsable de faire traverser son groupe.
Pour ce faire, sollicitez et identifiez trois fonctions du langage distinctes.














Les variations linguistiques

Travail à partir du dossier « Le français for ever » paru dans le magazine Espace de libertés, septembre 2006, n° 345.



Préparation 1

Répondez aux questions suivantes sur l’article « Le français en pleine déliquescence ? » de Louis Chalon

Quel point de vue a l’auteur de cet article sur les changements qui affectent le français ? Cette opinion t’étonne-t-elle ? Si oui, pourquoi ?
Qu’est-ce que le verlan ? Quel nom linguistique donne-t-on à ce type de langage ?
Quelle modification phonétique majeure, liée à un changement social important, a atteint la prononciation française au début du 19e siècle ?
Quelle(s) règle(s) de concordance des temps évoque l’auteur de cet article ? Par quelle forme remplace-t-on aujourd’hui les formes du subjonctif parfait et plus-que-parfait, aujourd’hui obsolètes ?
Pourquoi dit-on de l’anglais qu’elle est « la plus latine des langues germaniques » ?

Recherche :

Inversement, on peut dire que le français est « la plus germanique des langues romanes ». Effectue une recherche historique afin d’expliquer pourquoi.
Qu’est-ce que le latin vulgaire ?



CONCEPTS A ETUDIER

Qu’est-ce qu’un LANGAGE ?
La distinction « LANGUE – PAROLE »
La distinction « LANGUE ORALE – LANGUE ECRITE »
La VARIATION LINGUISTIQUE : introduction







Préparation 2



Répondez aux questions suivantes sur l’article « Réfléchir en écrivant pour communiquer correctement » de Michèle Lenoble-Pinson

Quel est le principal reproche fait à la grammaire française ?
Qu’entend-on ici par l’expression « registres de langue » ?
Explique la phrase : « Pourtant l’orthographe n’est pas la langue. Elle en est le vêtement. Un vêtement que chacun souhaite propre. Un vêtement qui a changé au fil des siècles et qui changera encore » ?
Qu’est-ce que l’usage ? Qu’est-ce que la norme ? Quelle relation y a-t-il entre ces deux concepts ?


Recherche :

Quelles sont les principales rectifications de la Nouvelle Orthographe (1990) ?
« Le français correct dispose de plus d’une norme » : étaye cette affirmation au moyen de trois exemples.


CONCEPTS A ETUDIER

La variation sociale ou DIASTRATIQUE (concepts associés : sociolecte, argot, technolecte ou jargon)
Les NIVEAUX DE LANGUE
Les notions d’USAGE et de NORME















Préparation 3



Répondez aux questions suivantes sur l’article « Le rapport normatif à la langue française » de Dan Van Raemdonck

Retrace l’histoire de la notion de « bon usage » en France.
Quelle était la situation linguistique de la France au début du 19e siècle ? En quoi la loi Guizot de 1833 va-t-elle contribuer à changer cette situation ?
A ton avis, comment peut-on expliquer que l’on utilise plus favorablement le subjonctif après la locution « après que » ?
En quoi la notion de « faute » d’orthographe ou de grammaire est-elle une notion paradoxale et critiquable ?
Qu’est-ce qu’une langue standard ? En quoi l’apprentissage du standard peut-il s’apparenter, concernant le français, à l’apprentissage d’une seconde langue ?
Comment l’auteur explique-t-il les nombreux emprunts que fait le français à l’anglais actuellement ?


Recherche :

On dit de l’orthographe française que cette dernière est étymologique. Qu’est-ce que cela signifie ? D’où vient cette « manie étymologisante » ? Est-elle justifiée pour chaque mot ?


CONCEPTS A ETUDIER

La variation sociale ou DIASTRATIQUE (concept associé : l’insécurité linguistique – diglossie et bilinguisme)
Le FRANÇAIS STANDARD
(dimensions sociale, géographique et historique du concept)
La variation géographique ou DIATOPIQUE
La variation historique ou DIACHRONIQUE








Préparation 4



Répondez aux questions suivantes sur l’article « Le français de Belgique» de Christian Delcourt.

Qu’appelle-t-on « belgicismes » ? Comment ces derniers s’expliquent-ils ?
Peut-on considérer que le mot « bourgmestre » est un belgicisme ? Explique ta réponse !
Quels sont les principaux dialectes de Belgique ? Cite quelques belgicismes issus de ces dialectes !
Tous les écrivains belges sont-ils « égaux devant les belgicismes » ? Explique ta réponse !
Condamne-t-on aujourd’hui encore autant les belgicismes qu’avant ? Pourquoi ? Faut-il pour autant adopter une attitude laxiste envers ces tournures ?


Recherche :

En France, il existait également de nombreux dialectes issus du latin vulgaire. Ceux-ci étaient regroupés sous l’appellation de « dialectes d’Oïl » et « dialectes d’Oc ». Que recouvrent ces dénominations ?
Qu’appelle-t-on « Francophonie » ?



CONCEPTS A ETUDIER

La variation géographique ou DIATOPIQUE (concepts associés : régiolecte, dialecte, patois, créole)
La variation historique ou DIACHRONIQUE (de la langue d’Oïl à la Francophonie)














Préparation 5



« Le cas de la féminisation » de Jean-Marie Klinkenberg.

Analysez l’évolution décrite dans cet article selon les différents angles diatopique, diastratique et diachronique !

« Langue française et anglomanie » de Daniel Laroche

Quelles sont les différentes réactions que l’on observe face au phénomène de l’anglomanie ? Quels peuvent être les effets néfastes de l’anglomanie ?
Quelle est la différence entre emprunt et anglomanie ?

« Un patrimoine linguistique international » d’Henriette Walter

Comment Henriette Walter contre-t-elle ici les arguments des opposants aux emprunts lexicaux que fait le français aux autres langues ?
Quel est la différence entre un emprunt de forme et un emprunt lexical (ou calque) ?

Recherche :

Tout au long de son histoire, le français n’a cessé d’emprunter des termes aux autres langues. Cherche des exemples de ces emprunts et identifie à quelle époque ces derniers ont été effectués.

EMPRUNTS :
emprunts au gaulois ;
emprunts aux langues germaniques ;
emprunts aux autres langues romanes ;
emprunts aux langues sémitiques.














Les variations linguistiques : synthèse

Différences langage – langue – parole

Langage : Tout système de signes servant à communiquer, faculté innée de l’être humain. Le langage est commun à tous les êtres humains.

Langue : Code constitué d’un ensemble d’unités et de règles communes à une même communauté (produit social du langage).

Parole : Mise en œuvre par un locuteur du répertoire de signes et de règles que constitue une langue, utilisation individuelle du code par un sujet parlant.

Toute langue est sujette à des variations. Ces variations sont d’ordre social (DIASTRATIQUE), géographique (DIATOPIQUE) et historique (DIACHRONIQUE).

Variation diastratique

La langue varie selon les contextes et les situations de communication, les différents milieux sociaux et professionnels.

Une notion associée est celle de « registres de langue » ou de sociolectes (variations d’un même idiome due à des facteurs sociaux). Ces variations s’observent dans les différents composants d’une langue (phonétique, syntaxique, lexical).

FAMILIER
COURANT
SOUTENU

LEXIQUE
Vocabulaire de la vie quotidienne, argotique, spontané

Vocabulaire usuel, absence de termes recherchés ou spécialisés

Vocabulaire riche et rare, proche de la langue écrite

SYNTAXE
Nombreuses répétitions, ruptures de construction, juxtaposition, pas d’adverbe de négation « ne », pas d’inversion à la forme interrogative, emploi de l’indicatif présent

Respect des règles grammaticales, coordination, emploi des temps simples de l’indicatif, du passé composé, du plus-que-parfait, subjonctif présent 
Règles de concordance des temps respectées, emploi de la subordination, inversion à la forme interrogative

PHONETIQUE
Nombreuses élisions, inversions de lettres, articulation relâchée

Articulation correcte, « accent » discret 
Articulation parfaite, pratique des liaisons






















Autres concepts associés

Argot : Parler particulier à un groupe social et qui a pour fonction de crypter le message. Il a également une fonction identitaire.

Jargon : Parler propre au représentant d’une profession ou d’une activité.

Usage : Mise en pratique, correcte ou fautive, de la norme linguistique.

Norme : Ensemble des règles prescriptives que l’on trouve dans les grammaires (> Vaugelas – le « Bon Usage est l’usage de la partie la plus saine de la cour »).
La notion de norme est fortement liée aux deux autres types de variations (elle évolue dans le temps (ex. rwè>rwa) et est fonction de l’usage d’une minorité située géographiquement à Paris). Le français standard est le français parlé selon la variété normative du français.

Qu’est-ce que le purisme ?

Il s’agit d’une attitude qui consiste à vouloir débarrasser la langue des éléments considérés comme impurs (emprunts, néologismes, nouvelles formes syntaxiques).

Qu’appelle-t-on « insécurité linguistique » ?

« Manifestation d’une quête de légitimité linguistique, vécue par un groupe social dominant, qui a une perception aiguisée tout à la fois des formes linguistiques qui attestent sa minorisation et des formes linguistiques à acquérir pour progresser dans la hiérarchie sociale. » (Francard)

On observe trois types de réactions :
le mutisme ;
l’hypercorrectisme : excès de purisme, désigne des pratiques qui vont au-delà de ce que recommande la norme. L’hypercorrectisme est une attitude qui peut elle-même conduire à commettre des fautes.
la compensation : « consiste à combattre les inhibitions par des gauchissements langagiers ou des atteintes voulues à la norme. » (Klinkenberg)

Variation diatopique

Le concept permettant de décrire le produit de la diversification linguistique dans l’espace est celui de dialecte.

On retiendra deux sens à ce mot :
« sens américain » : toute diversification géographique d’une langue (français de Belgique, de Québec). On parlera dans ce cas également de régiolecte. C’est dans ces régiolectes que l’on retrouve des traits linguistiques appelés régionalismes. En Belgique, on appellera ces régionalismes des belgicismes (kot, trémie, toquer à la porte, crole,…).


« sens européen » : produit de la diversification d’un stade très ancien de la langue. Cette langue d’origine aboutit à un ensemble de variétés (ex. le latin s’est diversifié en Gaule, ce qui a donné naissance en Belgique aux dialectes wallons et picards). Une notion associée est celle de patois, le patois étant la plus petite variété dialectale géographiquement isolable.

Qu’est-ce qu’un créole ? Réunion de deux idiomes pour n’en former qu’un seul (cfr anciennes colonies françaises, anglaises, espagnoles).

Variation diachronique

Cette notion sert à décrire l’évolution d’une langue à travers l’histoire.

« Le latin parlé en Gaule n’a pas abouti à une forme unique mais s’est diversifié au cours des siècles en parlers différents. Il s’est fragmenté en variétés régionales, les dialectes : on dit qu’il s’est dialectisé. Lorsque cette diversification a été telle que le parler d’un village ne s’est plus confondu avec celui du village voisin, les linguistes parlent plus précisément de patois. Mais, à leurs yeux, il n’y a aucune hiérarchie de valeur à établir entre langue, dialecte et patois. Un patois et un dialecte ne sont pas moins dignes d’intérêt sur le plan linguistique, mais leur emploi est le plus souvent limité à un usage restreint et ils ne sont généralement parlés que sur des territoires peu étendus.
C’est pourquoi l’idée reçue selon laquelle le patois serait du français déformé doit être vivement combattue et démentie. En réalité, le français, en tant que forme particulière prise par le latin parlé en Île-de-France, était lui-même à l’origine un patois du latin. Et si l’on constate que cette variété s’est par la suite répandue dans les autres régions pour finalement s’imposer comme langue du royaume de France, c’est uniquement pour des raisons liées aux institutions et à l’importance prise par la capitale sur les plans politique, économique et administratif. Les autres patois ont simplement eu moins de chance en restant la langue d’une seule région, voire d’un seul village. Il faut donc bien comprendre que non seulement les patois ne sont pas du français déformé, mais que le français n’est peut-être qu’un patois qui a réussi. » (WALTER Henriette, Le Français dans tous les sens, éd. Laffont, coll. Points, Paris, 1988, pp.16-17)








Schéma de l’évolution de la langue française

ETAPE 1 :
En Gaule, on parle des dialectes celtes depuis 800 av.JC. Ces dialectes vont progressivement disparaître, suite à la conquête du territoire par Jules César. Cependant, ils vont laisser quelques « traces » dans le lexique français (cervoise, charpente, charrue, chêne, cloche,…). On dira donc qu’en Gaule, le latin a subi l’influence de ce SUBSTRAT GAULOIS.


ETAPE 2 :
Jules César soumet la Gaule en 57 av. J.C. Suite à cette conquête, la Gaule se « latinise » progressivement. Les soldats de l’armée occupante répandent dans la population leur parler, le LATIN VULGAIRE. Progressivement, les autochtones abandonnent l’idiome celte au profit du latin vulgaire.


ETAPE 3 :
A partir du 2e siècle apr. J.C., l’Empire romain, et plus particulièrement le territoire de la Gaule du Nord, subit les régulières incursions des populations barbares. Ces dernières parlent un idiome germanique (on parlera de SUPERSTRAT GERMANIQUE). En 476, ces peuplades occupent définitivement le nord de la Gaule. Elles vont adopter la langue latine, mais être à l’origine de changements linguistiques profonds (phonétique : « h » aspiré, chute de voyelles, lexique : bande, garçon, haïr, bois, feutre,…).
( Latin vulgaire > ROMAN ou FRANCIQUE (9e s.)
( Dates à retenir :
813 : Concile de Tours demande que les homélies soient traduites en « lingua romana rustica » ainsi qu’en germanique et recommande aux prêtres de prêcher dans ces langues populaires.
842 : Serments de Strasbourg (premier témoignage du ROMAN, ancêtre de la langue française – texte à teneur juridique et politique – cfr annexe)




ETAPE 4 :
Le latin vulgaire s’est désormais diversifié en une multitude de dialectes, plus ou moins proches, selon l’influence qu’ils ont reçue du germanique, de la langue d’origine. A partir du 10e s. jusqu’au 13e siècle, on parle d’ANCIEN FRANÇAIS. On regroupe sous ce nom l’ensemble des dialectes gallo-romans (géographiquement situés sur l’ancienne Gaule et issus du latin). Ces derniers sont traditionnellement subdivisés en deux groupes :





LA LANGUE D’OC : on regroupe sous ce nom tous les dialectes parlés au sud de la France (Loire) et qui n’ont pratiquement pas été influencés par la langue des Francs (gascon, provençal, limousin,…).
Ces dialectes vont donner naissance à la littérature des troubadours.
LA LANGUE D’OÏL :
il s’agit ici de tous les dialectes parlés au nord de la France et qui ont été profondément influencés par la langue germanique (wallon, picard, le lorrain, le normand,…).

( Dates à retenir :
880 : La Cantilène de sainte Eulalie (premier témoignage littéraire en très ancien français – cfr annexe)
987 : couronnement d’Hugues Capet à Paris. Ce dernier devient roi de France ; le dialecte (d’Oïl) parlé à Paris, le francien, va prendre de plus en plus d’importance. C’est ce dernier qui, après évolution, donnera naissance au français.



Le francien continue d’évoluer et acquiert de plus en plus de succès (> FRANÇAIS MOYEN – 14e -16e s.). En 1539, l’Ordonnance de Villers-Cotterêts impose que les actes administratifs et juridiques rédigés sur le territoire français soient écrits en français et non plus en latin.



Au 17e siècle, de nombreux grammairiens, linguistes et littérateurs vont s’intéresser au français et s’appliquer à lui donner des « règles », à le « normaliser » (Malherbe, Vaugelas,) ( FRANÇAIS MODERNE. Après la Révolution et avec l’instruction obligatoire, on cherchera à établir partout sur le territoire français l’usage de la langue française (Abbé Grégoire, Guizot, Ferry).
Annexe : les premiers textes


Serments de Strasbourg (842) :

Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di en avant, in quant Deus savir et poder me dunat, si salvarat eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit. Si Lodhuuigs sagrament, quqe son fradre Karlo iurat, conservat, et Karlus meos sendra de suo part non lo suon tanit, se io returnar non l’int pois, in nulla aiudha contra Lodhuuig non li iu er.
(d’après le ms. Bibl.Nat.Fds.lat 9768, fin 10e-début 11e siècle)

Traduction :
Pour l'amour de Dieu et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, autant que Dieu m'en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles de mon aide et en toute chose, comme on doit justement soutenir son frère, à condition qu'il en fasse autant pour moi, et je ne conclurai jamais aucun arrangement avec Lothaire, qui, à ma volonté, soit au détriment de mon dit frère Charles. Si Louis tient le serment qu'il a juré à son frère Charles, et que Charles, mon seigneur, de son côté ne respecte pas le sien, au cas où je ne l'en pourrais détourner, ni moi ni aucun de ceux que j'en pourrai détourner, nous ne lui serons d'aucune aide contre Louis.

- Cantilène de Sainte Eulalie (880)

Buona pulcella fut Eulalia  
Bel avret corps bellezour anima  
Voldrent la veintre li d(e)o inimi  
Voldrent la faire diavle servir  
Elle nont eskoltet les mals conseilliers
Quelle d(e)o raneiet chi maent sus en ciel
Ne por or, ned argent, ne paramenz.
(Texte établi d’après la transcription de FOERSTER, KOSCHWITZ)

Traduction :

Bonne pucelle fut Eulalie.
Beau avait le corps, belle l'âme.
Voulurent la vaincre les ennemis de Dieu,
Voulurent la faire diable servir.
Elle, n'écoute pas les mauvais conseillers :
« Qu'elle renie Dieu qui demeure au ciel ! »
Ni pour or, ni argent, ni parure





5. Les spécificités du langage oral

Oral et écrit : introduction

Le langage est une faculté nécessairement orale ; l’écrit est un code second. Depuis Saussure, la linguistique est censée s’intéresser à l’oral, l’écrit étant considéré comme une représentation secondaire et trompeuse.

Différences entre l’oral et l’écrit

Absence d’adéquation entre la pause à l’oral et le blanc à l’écrit ;
distinction entre syllabe phonique et syllabe graphique (ouverte ou fermée) ;
problème de délimitation de la phrase ;
( Malléabilité de l’oral et rigidité de l’écrit.

Spécificités de l’oral

Distinction entre phonèmes et sons, phonétique et phonologie, graphèmes et lettres ;
les pauses (la pause silencieuse, l’allongement du son, le « euh »,…) et leurs rôles ;
l’accent (l’intensité, la durée et la hauteur) et ses rôles ;
le rythme et son rôle ;
l’intonation.























L’appareil phonateur

La phonation s’appuie sur : - l’appareil respiratoire
- les cavités supraglottiques du larynx

Trajet de l’air des poumons à la glotte – Distinction entre son voisé et son sourd.


Au-dessus de la glotte, les organes de l’articulation :
le palais (le palais dur et le palais mou)
les fosses nasales
la langue (apex, dorsum)
les dents, les alvéoles
les lèvres
 SHAPE \* MERGEFORMAT 
Le mode d’articulation décrit la configuration générale des organes articulatoires dans la production du son  (laryngien, vélaire, articulatoire).
Le lieu d’articulation décrit le point de rétrécissement maximal dans la production du son (ex. bilabial, labiodental, dental,…).
Cette distinction entre mode et lieu d’articulation est fondamentale pour les consonnes. Les voyelles, quant à elles, se distinguent par leur lieu d’articulation, leur degré d’aperture et leur « arrondissement ».


Les phonèmes du français

Le français compte 16 voyelles, 17 consonnes et 3 semi-voyelles.

Distinction entre consonne et voyelle.

- Les voyelles : – caractérisation d’une voyelle orale en fonction du trapèze vocalique (lieu, aperture, arrondissement)
- voyelles nasales

- Les consonnes : les occlusives orales sourdes et sonores (bilabiales, apico-dentales, palatales) et nasales ; les fricatives (labio-dentales, alvéolaires, prépalatales) cf tableau des consonnes françaises

- Les semi-voyelles ou semi-consonnes : statut phonologique ambigu


La transcription phonétique

Trois systèmes de notation distincts :
l’écriture pictographique
l’écriture idéographique
l’écriture phonographique

En français, on constate un certain nombre de non-correspondances entre la graphie et la prononciation (signes qui ne se prononcent pas, qui se prononcent de diverses façons, qui se combinent pour former un son, signes différents qui se prononcent pareillement).

Cela peut mettre en question la légitimité de l’orthographe française. Mais différentes considérations amènent toutefois à la défendre (marque de l’étymologie et de la famille, des diverses formes d’accord, distinction des homophones, explication de la morphologie du féminin.

Alphabet phonétique et règles de transcription phonétique.




Alphabet phonétique
VOYELLESCONSONNESSEMI-CONSONNES INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/i.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET il, vie INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/p.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET pou, père INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/j.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET paille, pied INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/e.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET blé, jouer INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/t.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET vitre, tarama INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/w.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET oui, nouer INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/lait.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET lait, merci INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/k.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET carat, kanak INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/huile.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET huile, lui INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/a.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET plat, patte INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/b.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET bonbon, robe  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/bas.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET bas, pâte INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/d.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET dadais, dans INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/mort.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET mort, donner INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/g.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET gare, draguer INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/o.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET mot, eau INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/f.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET photo, faon INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/u.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET genou, roue INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/s.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET ceci, salami INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/y.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET rue, truc INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/chat.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET choir, chêne INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/peu.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET deux, peu INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/v.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET voyage, vous INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/peur.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET peur, meuble INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/z.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET maison, zozo INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/le.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET le, premier INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/gilet.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET je, gageure INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/matin.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET matin, brin INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/l.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET alors, tralala INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/sans.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET sans, vent INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/rue.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET raison, rare INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/bon.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET bon, ombre INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/m.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET mamie, mais INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/lundi.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET lundi, brun INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/n.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET nounou, âne  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/agneau.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET gagner, agneau INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetg.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/ing.png" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.etudes-litteraires.com/img/symboles/api/crochetd.png" \* MERGEFORMATINET camping, ping-pong 





Paradigme et syntagme


Le syntagme

Les mots et unités sont enchaînés les uns aux autres dans le discours et entretiennent des rapports sur base du principe linéaire de la langue.

Définition du SYNTAGME :


( Les relations syntagmatiques

Soit l’énoncé « La jeune avocate regarde le dossier. »
La --> jeune --> avocate -->regarde --> le --> dossier (
On peut traduire cette relation par «et»: il existe une séquence possible où l'on peut trouver un élément a et un élément b et un élément c…
*jeune --> la --> dossier --> le -->regarde --> avocate (

   PhraseSyntagme Nominal  Syntagme Prédicatif   Syntagme VerbalSyntagme Nominal déterminant adjectif nom verbe déterminant nom La jeune  avocate regarde le dossier


Le paradigme

Entre les éléments qui appartiennent à une même catégorie, c'est-à-dire qui peuvent remplir la même fonction dans la phrase, on doit postuler un deuxième type de relation.

Définition :


( Les relations paradigmatiques
La relation paradigmatique implique la possibilité d'une substitution, qu'on peut traduire par «ou»: à un endroit donné de la séquence, on peut trouver un élément a ou un élément b ou un élément c, etc.


   PhraseSyntagme Nominal Syntagme Prédicatif  Syntagme VerbalSyntagme Nominaldéterminant adjectif nom verbe déterminant nom La jeune  avocate regarde le dossier Monpetit frère allumelatélé LesjeunesFrançais adorent lerap Desuperbes vases attirent mon regard Unevieille dameadmire son chat


On a ainsi défini deux types fondamentaux de relations entre les éléments d'un système, linguistique ou non, qu'on peut visualiser comme suit:



















C.NARRATOLOGIE

Introduction

A partir d’un extrait du livre de Lewis CARROLL, Alice au pays des merveilles.
Voir questions sur le livre et l’auteur.

Concepts abordés : HISTOIRE – NARRATION – RÉCIT
AUTEUR – NARRATEUR – PERSONNAGE
RÉCIT HOMODIÉGÉTIQUE – HÉTÉRODIÉGÉTIQUE – AUTODIÉGÉTIQUE

Quelques récits : le conte, la légende, le mythe, la fable.

Lis les quatre textes proposés en annexe et détermine pour chacun d’eux à quel genre il appartient (mythe, conte, légende ou fable) ?

Voici les définitions du mythe, du conte, de la légende et de la fable. Détermine à quelle définition chaque genre correspond et complète les trous.










































































Le cinquième texte proposé reproduit le texte Cendrillon de Charles Perrault. Compare ce dernier avec l’autre texte du corpus contant l’histoire de Cendrillon.












































Le conte en particulier : caractéristiques, structure et actants.

Les ingrédients du conte

Vous venez de lire deux versions du conte de Cendrillon, que pouvez-vous dire à propos :

du (ou des) lieu(x) de l’action ? _________________________________________________________
des personnages ? _________________________________________________________
des verbes du récit (à quels temps sont-ils conjugués ?) ? _________________________________________________________
de l’époque à laquelle se passe le récit ? _________________________________________________________

A quoi servent les contes ? _________________________________________________________

Synthèse :
Les contes sont presque tous rédigés de la même façon :
____________________________________________________________
____________________________________________________________
____________________________________________________________
____________________________________________________________
____________________________________________________________
____________________________________________________________



Le schéma narratif : l’organisation du conte
Lis le conte qui suit. Que constates-tu ?
Je voudrais que vous partiez d'ici et construisiez votre maison, dit-elle, mais prenez garde qu'elle soit bien solide pour que le grand méchant loup ne puisse entrer et vous manger.
La maman embrassa ses trois petits cochons et leur dit au revoir les larmes aux yeux. Ils s'en allèrent de chez eux construire leurs maisons.
Le premier petit cochon rencontra un homme portant une botte de paille. "Puis-je avoir un peu de paille pour construire ma maison ?" demanda le petit cochon. Et l'homme lui donna de la paille.
Le second petit cochon avait rencontré un homme qui portait un chargement de bois. "Puis-je avoir quelques bouts de bois pour construire ma maison?" demanda le petit cochon. Et l'homme lui donna le bois.
Le troisième petit cochon, lui, avait rencontré un homme chargé de briques. "S'il vous plaît, Monsieur, demanda le troisième petit cochon, puis-je avoir quelques briques pour construire ma maison? L'homme lui donna assez de briques pour bâtir une grande et solide maison avec une cheminée près de laquelle on pouvait s'asseoir.
Les trois petits cochons rentraient joyeusement chez eux quand le loup les aperçut. « Comme ils doivent être tendres! Lequel vais-je manger en premier? » Je vais commencer par le petit cochon dans la maison de paille!
Il frappa à la porte. « Petit cochon, gentil petit cochon, je peux entrer? »
« Non, Non! Par le poil de mon menton ! »
« Alors, je vais souffler et ta maison s'envolera! » Le loup gonfla ses joues, souffla, souffla de toutes ses forces, et la maison de paille s'envola.
« Au secours! » cria le premier petit cochon en courant vers la maison de bois de son frère. A peine celui-ci eut-il refermé la porte que le loup frappa.
« Petits cochons, gentils petits cochons, je peux entrer?
« Non, non! Par le poil de nos mentons! » répondirent les deux frères.
Alors, je vais souffler, souffler, et votre maison s'envolera! Le loup se gonfla les joues, souffla, souffla de toutes ses forces, et la maison de bois s'envola.
« Au secours! » crièrent les deux petits cochons en courant aussi vite que possible vers la maison de briques de leur frère. « Ici, vous ne risquez rien! » leur dit-il. Bientôt, la voix du loup résonna.
« Petits cochons, gentils petits cochons, je peux entrer? »
« Non! non! Par le poil de nos mentons! »
« Alors, vous allez voir, hurla le loup, je vais souffler sur votre maison, et je vais la démolir! » Il prit alors sa plus profonde respiration et souffla comme un fou.
Mais cette fois-ci, il ne réussit pas à mettre la maison par terre. Il se cogna la tête contre les murs et se blessa. Puis il s'enfuit dans la forêt, hurlant de douleur. Cela rendit le loup fou furieux. Il était si furieux qu'il en devint tout bleu. "Il faut absolument que j'attrape ces cochons" se disait-t-il.
Quelques jours plus tard, les petits cochons virent le loup arriver avec une grande échelle.
« J'aurais dû y penser plus tôt! » dit-il en l'appuyant contre le mur de la maison. Pour atteindre la cheminée. Pendant ce temps, le troisième petit cochon, qui était très rusé, alluma un grand feu dans la cheminée et y posa un chaudron rempli d'eau.

On n'entendit plus jamais parler de lui.

Quand le loup descendit dans la cheminée, il tomba tout droit dedans. Il poussa un hurlement qu'on entendit à des kilomètres à la ronde et repartit comme il était venu, par la cheminée.
Il était une fois trois petits cochons qui vivaient avec leur maman dans une petite maison.
Un jour, La maman appela ses trois fils et leur dit qu'elle ne pouvait plus les élever parce qu'elle était trop pauvre.






A quoi ça sert d’organiser un conte ? ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Combien d’étapes distingue-t-on ici ? _______________
Le schéma narratif
Caractéristiques de ce schéma
__________________________________________________________
__________________________________________________________
__________________________________________________________
Le schéma
___________________ : c’est le début de l’histoire. On y place le décor, les personnages et les temps utilisés sont à l’ ____________.
___________________ : c’est un évènement qui vient bouleverser l’histoire. Cette partie est introduite par des mots ou des expressions comme ___________________________. Le temps de la conjugaison va changer et va être au _____________________.
___________________ : c’est une série d’évènements qui arrive au héros (ou aux héros s’ils sont plusieurs).
___________________ : c’est un évènement qui survient pour que le héros retrouve le calme.
__________________ : C’est la fin de l’histoire. La situation redevient calme. Elle peut être la même que la situation initiale ou être totalement à l’inverse.
Exercice : A quelle étape du schéma narratif correspond chacun des extraits suivants ?
Il arriva qu'un jour d'orage, le roi entra au moulin et demanda aux meuniers si ce grand garçon était leur fils.
C'est …………………………………………………………………………………… Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l'aînée lui ressemblait si fort et d'humeur et de visage, que qui la voyait voyait sa mère.
C'est …………………………………………………………………………………… Petit Gâteau convoita une cuillère en argent. Il se retrouva dans le sac du troll qui se précipita jusque chez lui sans s'arrêter.
C'est …………………………………………………………………………………… Le prince donna un baiser à la princesse et elle se réveilla de son long sommeil.
C'est …………………………………………………………………………………… A partir de ce moment-là, Ali Baba et son fils profitèrent de leur fortune et vécurent dans une grande aisance et honorés des premières dignités de la ville.
C'est …………………………………………………………………………………… 



Le schéma actantiel: les acteurs du conte

Il était une fois une vieille femme qui avait sept garçons et une fille unique, qu'on appelait « Warda ». Ses frères l'adoraient et elle aussi les aimait beaucoup. Elle était si belle avec une longue chevelure dorée et ses joues roses qu'elle provoqua une immense jalousie chez ses belles-soeurs.
Un jour, elles décidèrent de se débarrasser de cette adorable créature. Elles demandèrent conseil à une vieille sorcière qui leur rendait souvent visite. Elle réfléchit longtemps, puis trouva une solution diabolique « Laissez-moi faire, dit-elle, dans quelques jours, vous n'entendrez plus parler d'elle ». Elle revint le lendemain avec un oeuf de serpent ; quand elle se trouva avec toutes les belles-soeurs et Warda, elle dit : « Que celle qui aime beaucoup ses frères avale cet oeuf d'un seul coup ». Alors Warda arrache l'oeuf de la main de la sorcière et l'avale sans hésiter.
Après quelques semaines, le ventre de Warda se mit à gonfler (le serpent commençait à s'y développer). Ce fut le désastre. Les sept frères remarquèrent le ventre de leur soeur. Ils se demandaient comment une chose horrible pouvait arriver à leur soeur qui ne sortait jamais et qui était très gentille. Les belles-soeurs profitèrent de l'occasion et commencèrent à harceler leurs maris avec leurs médisances : « Votre soeur vous a trahis, elle vous a déshonorés ; il ne faut pas qu'on la voie il faut vous débarrasser d'elle. Elle a souillé votre nom. Seul le sang peut laver cet affront, il vous faut la tuer, sans attendre ».
Ses frères étaient très peinés ; comme ils l'aimaient beaucoup, ils ne voulaient pas lui faire du mal. Ils décidèrent de l'enterrer vivante. Ils creusèrent un grand trou et enterrèrent Warda, mais sa superbe chevelure dorée resta sur la surface du sol, tellement elle était longue. Quelques jours après, l'herbe commença à pousser en se mêlant aux cheveux de Warda.
Un jour, un jeune chasseur, à dos de cheval passa par là. Il était très fatigué. Il s'arrêta à cet endroit et décida de se reposer. Il s'assoupit à l'ombre d'un arbre, en laissant son cheval brouter l'herbe. Mais en arrachant l'herbe, le cheval tirait les cheveux de Warda. De sa tombe, elle gémissait : « Aïe, tu me fais mal, arrête de tirer les cheveux, tu me fais mal ! ».Elle criait de plus en plus fort, et le jeune homme assoupi, pas loin, l'entendit. Il se précipita jusqu'à la tombe et dit : « Qui es-tu femme ? Es-tu de ce monde ou de l'au-delà ? » Warda répliqua : « Arrête de me tirer les cheveux, je suis de ce monde, fais-moi sortir de ce trou, de grâce, et je te raconterai mon histoire ».
L'homme aida Warda à sortir de sa tombe. Il l'emmena chez lui où elle lui raconta son histoire. Il ne cessait de la regarder ; ébloui par tant de beauté. Pour la garder avec lui, il lui proposa son aide. Il alla consulter un vieux sage en lui racontant toute l'histoire de Warda. Celui-ci lui conseilla de donner à Warda de la nourriture très salée, mais en l'empêchant de boire, ensuite de la suspendre à un mât avec la tête en bas. Le jeune homme retourna chez lui et fit ce que lui conseilla le vieux sage. Il se mit en face de la jeune fille et attendit patiemment. Alors le serpent ayant très soif après avoir ingurgité la nourriture salée, sortit de la bouche de la jeune fille. Warda, soulagée, remercia le jeune homme qui était très épris d'elle. Il lui proposa le mariage. Ils se marièrent et vécurent très heureux avec leur premier né qu'elle avait surnommé comme l'un de ses sept frères.
Un jour, un chasseur passa près de chez elle. Elle le reconnut, c'était un de ses frères. Elle le dit à son mari et lui demanda de l'inviter à manger. Ce fut chose faite et ce fut un vrai festin. Quand la nuit commença à tomber, l'inconnu voulut partir, mais ses hôtes insistèrent tellement qu'il resta passer la nuit. Pendant la veillée, le petit garçon demanda à sa mère de lui raconter une histoire pour trouver le sommeil. Alors, elle commença à raconter son histoire. Le frère resta abasourdi.
C'était l'histoire de sa soeur. Il regarda la femme et reconnut en elle sa soeur ; oui, c'était bien Warda, Warda en chair et en os, Warda leur soeur chérie, Warda qu'ils croyaient morte à jamais. Il l'étreignit avec beaucoup de joie et lui demanda de leur pardonner. Il lui promit de se venger de la mauvaise femme qui avait tout tramé.
Il rentra chez lui très heureux et raconta l'événement à ses six frères. Ils se mirent d'accord tous ensemble pour tendre un piège à la maudite sorcière. Ils creusèrent un énorme trou où ils allumèrent un grand feu. Ils demandèrent à leurs femmes d'inviter la sorcière à la maison. Quand elle fut devant eux, ils dirent : « Celle qui peut enjamber ce trou, sera récompensée avec des louis d'or », alors la mauvaise sorcière, sans hésiter, essaya de sauter, mais hélas, le trou était grand, elle tomba et se brûla complètement.
Les belles-soeurs furent punies par leurs maris, et Warda vécut très heureuse avec son mari et son enfant.
Ses frères lui rendaient visite très souvent.
Warda, Conte recueilli par Ghezal Umm el-Kheir à Ksar Chellala (Algérie), traduit de l'arabe pour La Mandragore© par Ali Benmesbah.
Complète ce schéma actantiel suivant en te basant sur le conte « Warda ».
Le héros : ____________________
Sa mission : ________________________
Pour qui ? ________________________
Qui l’envoie ? ___________________
Ceux qui vont l’aider : _______________
Ceux qui vont essayer de lui faire rater sa mission : ________________________________

Le schéma actantiel
Caractéristiques de ce schéma
__________________________________________________________
__________________________________________________________





Le schéma












Le héros : celui qui est choisi pour accomplir la mission.
L’objet : ce que le héros doit retrouver ou faire.
La quête : la recherche de l’objet par le héros.
Le destinataire : celui à qui est destiné l’objet.
Le destinateur : ce qui pousse le personnage à agir (personnage ou sentiment).
Les adjuvants : personnages ou objets qui aident le héros.
Les opposants : personnages ou objets qui font obstacle au héros.

( ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________




4. Voix narrative et focalisation (point de vue)

1. Exercice préliminaire
A l’aide du tableau ci-dessous, retrouvez les caractéristiques de chacun des textes qui suivent (1,2,3) en vous posant à chaque fois la question « Dans quel texte… ? ». Indiquez par une croix votre réponse.


FocalisationsCaractéristiquesTexte 1Texte 2Texte 3ExterneLe narrateur se place-t-il à l’extérieur des personnages ?Le narrateur ne donne-t-il aucune indication sur les pensées, et les sentiments des personnages ?Le narrateur n’aide-t-il pas par des commentaires à comprendre les personnages ?Le narrateur se borne-t-il à décrire les événements ?Le lecteur en sait-il donc moins que les personnages de l’histoire ?InterneLe narrateur adopte-t-il le point de vue d’un des personnages ?Le narrateur révèle-t-il les pensées et les sentiments de ce personnage choisi ? (surlignez les passages les mentionnant).Le narrateur ne révèle-t-il que les faits connus du personnage dont il a adopté le point de vue ?Zéro
(Narrateur omniscient)Existe-t-il des passages qui révèlent les pensées des personnages ?Le narrateur relate-t-il des faits se produisant à des endroits différents ? (A quel moment du texte le fait-il ?)Le narrateur donne-t-il plus d’informations que n’en pourrait donner un seul personnage ?






A l’aide de tous ces indices, nous pouvons en déduire le type de focalisation de chacun des 3 textes :

Type de focalisationFocalisation externeFocalisation interne
Focalisation zéroTexte ?QuestionsDans ce texte, de quels indices le lecteur doit-il se contenter ? Relevez-les…Dans ce texte, de qui le narrateur adopte-t-il ici le point de vue ?Quelle information est-elle ici ignorée de certains personnages ?Votre réponse




On distingue trois types de narrateur en fonction du point de vue qu’il adopte, de sa position par rapport à ce qu’il raconte :
Le narrateur omniscient (focalisation zéro)
Le narrateur-personnage (focalisation interne)
Le narrateur externe (focalisation externe)

Il ne faut pas confondre focalisation et voix narrative. Un texte peut être écrit à la 3e personne (hétérodiégétique) ou à la 1e personne (homodiégétique).























Texte 1
Mercredi 1er août :
Quand je me suis retournée vers les marches, il n’y avait plus personne devant l’entrée de la ville suspendue. Plus exactement pas ceux que je cherchais.
J’imagine la tête qu’ont fait les parents du Petit Poucet ou ceux d’Hansel et Gretel quand ils ont vu revenir leurs enfants la première fois : la tête des gens quand ils ont faim, froid, et rien pour espérer qu’ils n’auront un jour plus faim ni froid.
Ce n’est pas la mine qu’ont eue les parents quand ils m’ont vue tout à coup à côté de la voiture. Maman est devenue rouge et a éclaté de rire.
- Coquine ! Où étais-tu passée ? On t’attendait.
Tu parles. Depuis l’escalier de la cafétéria, je les avais vus se faufiler entre les autos, pliés en douze pour ne pas se faire remarquer de moi parce que je pouvais les repérer rien qu’en regardant les gens sur le parking qui baissaient la tête et avaient l’air de suivre un mouvement bizarre par terre.
J’avais fait le tour par l’autre côté, en courant, pour arriver la première. La bonne blague. Ils me reprochent toujours de manquer d’humour.
Sans un mot, je suis montée sur la banquette. Deux visages soucieux se sont encadrés dans la fenêtre ouverte.
Tu as fait pipi, Lili ?
Tu n’as pas faim, Lili ?
Tu ne veux pas aller te chercher un gadget au magasin, là-bas, ou un disque ?
Une cassette ?
Un tee-shirt imprimé ?
Une glace ?
Un yaourt ?
Des biscuits ?
Un pot de pâté ?
La baballe, tant qu’ils y étaient.
Et maman a conclu :
-Oh, j’ai tellement soif, et j’ai oublié d’acheter une bouteille d’eau ! Tu ne veux pas… Lili… ?
J’ai secoué la tête et ne les ai plus regardés. Je me taisais. Mon cœur battait très vite. J’ai eu chaud sur la banquette et envie de pisser dessus, comme un chien qui a sourdement peur.
J’ai failli leur dire que la prochaine fois il faudrait en prendre une plus bête, née de la toute dernière pluie. Ce serait plus facile.
(Extrait de DAYRE V., C’est la vie, Lili, éd. Ecole des Loisirs)

Texte 2

[…] – L’assassin a été pris de panique.
Poirot secoua la tête, perplexe. Il ramassa l’écharpe trempée et l’étala devant lui sur la table. Du doigt, il suivit le contour des brûlures et des trous.
- Dites-moi, mon bon ami, demanda-t-il soudain, vous êtes beaucoup plus versé que moi dans les armes à feu. Est-ce que ce… chiffon, enroulé autour d’un revolver, en étoufferait sensiblement le bruit ?
- Non. Pas comme un silencieux, par exemple.
Poirot hocha la tête. ?
- Alors, poursuivit-il, un homme – en tout cas un homme qui a l’habitude de manipuler des armes à feu – doit le savoir. Mais une femme... une femme ne le saurait pas.
Race le regarda avec curiosité.
- Sans doute pas, non.
- C’est une idée qu’elle aurait pu trouver dans un roman policier. Les détails n’y sont pas toujours très exacts.
(Extrait de CHRISTIE A., Mort sur le Nil, éd. Le livre de poche)
Texte 3
Presque chaque après-midi, Matilda se trouvait seule à la maison. Son frère (de cinq ans son aîné) allait en classe. Son père était au travail et sa mère partait jouer au loto dans une ville située à une dizaine de kilomètres de là. Mme Verdebois était une mordue du loto et y jouait cinq après-midi par semaine. Ce jour-là, comme son père avait refusé de lui acheter un livre, Matilda décida de se rendre toute seule à la bibliothèque du village. Quand elle arriva, elle se présenta à la bibliothécaire, Mme Folyot. Puis elle demanda si elle pouvait s’asseoir et lire un livre. Mme Folyot, déconcertée par l’apparition d’une si petite visiteuse non accompagnée, l’accueillit néanmoins avec bienveillance.
Où sont les livres d’enfants, s’il vous plaît ? demanda Matilda.
Là-bas, sur les rayons du dessous, lui dit Mme Folyot. Veux-tu que je t’aide à en trouver un joli avec beaucoup d’images ?
Non, merci, dit Matilda, je me débrouillerai bien toute seule.
A dater de ce jour-là, chaque après-midi, aussitôt sa mère partie pour aller jouer au loto, Matilda trottinait jusqu’à la bibliothèque. Il n’y avait que dix minutes de trajet, ce qui lui permettait de passer deux heures merveilleuses assise tranquillement dans un coin à dévorer livre sur livre. Lorsqu’elle eut lu tous les livres d’enfants disponibles, elle se mit à fureter dans la salle, en quête d’autres ouvrages. Mme Folyot, qui l’avait observée avec fascination durant plusieurs semaines, se leva de son bureau et alla la rejoindre.
- Je peux t’aider ? demanda-t-elle.
- Je me demande ce que je pourrais lire maintenant, dit Matilda. J’ai fini tous les livres d’enfants.
- Tu veux dire que tu as regardé toutes les images ?
- Oui, mais j’ai aussi lu tout ce qui était écrit.
Mme Folyot considéra Matilda de toute sa hauteur, et Matilda, le nez en l’air, soutint son regard.
J’en ai trouvé quelques-uns bien mauvais, ajouta-t-elle ; mais d’autres étaient très jolis. Celui que j’ai préféré, c’est Le Jardin secret. Il est plein de mystère. Le mystère de la pièce derrière la porte fermée et le mystère du jardin derrière le grand mur.
Mme Folyot était stupéfaite.
Dis-moi, Matilda, demanda-t-elle, quel âge as-tu au juste ?
Quatre ans et trois mois, répondit Matilda.
La stupeur de Mme Folyot était à son comble mais elle eut la présence d’esprit de ne pas le montrer.
Quel genre de livre aimerais-tu lire maintenant ? demanda-t-elle.
Je voudrais un de ces livres vraiment bons que lisent les grandes personnes. Un livre célèbre. Je ne connais pas les titres.
Mme Folyot, sans hâte, se mit à examiner les rayons. Elle ne savait trop à quel saint se vouer. « Comment choisit-on un livre d’adulte célèbre pour une enfant de quatre ans ? » se demandait-elle. Elle songea tout d’abord à lui donner un roman de jeune fille à l’eau de rose, du genre destiné aux adolescentes puis, mue par on ne sait quelle raison, elle s’éloigna résolument de l’étagère devant laquelle elle s’était arrêtée. 
(Extrait de DAHL R., Matilda, Folio Junior)




5. Tableau récapitulatif des notions abordées en narratologie


L’HISTOIRE

LA NARRATION

Répond à la question :

Répond à la question :

4 grands composants :

l’intrigue :









les personnages : sont construits en général à partir de quatre catégories (le rôle, l’identité, le physique et le caractère)

le cadre spatial :la toile de fond sur laquelle évoluent les personnages, le décor.

le cadre temporel : on parle de l’époque au sein de laquelle une histoire se déroule. Tout comme on décrit le milieu géographique ou social dans lequel les personnages évoluent, on s’attarde sur le siècle dans lequel ils vivent.

( Tout récit met en scène au moins un personnage intégré dans une intrigue particulière qui est caractérisée par un espace donné et un cadre temporel délimité.





L’auteur


Le narrateur



La focalisation :







La voix narrative :





Le temps :
temps externes (écrivain, lecteur, historique)
temps internes :
temps de la narration (rétrospectif, simultané, anticipatif)
l’ordre : consiste à comparer l’ordre dans lequel les évènements se succèdent dans l’histoire et l’ordre dans lequel ces mêmes évènements sont présentés dans la narration.
la durée (scène, analyse, résumé, ellipse, pause). 

D. LITTERATURE DE JEUNESSE : PANORAMA HISTORIQUE

Introduction

Une littérature longtemps déconsidérée, avant tout moralisatrice et instructive.
Depuis les années 60 : développement de ce secteur de l’édition – dynamisme commercial et nombreuses manifestations – travaux universitaires.

Aujourd’hui :de nombreux travaux scientifiques ont révélé l’importance d’utiliser les livres en classe, non seulement pour répondre aux objectifs d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, mais également pour enrichir les expériences de l’enfant dans son milieu et contribuer au développement de son sens critique.

Définition, particularités et problème de terminologie

La littérature pour la jeunesse recouvre l’ensemble des œuvres que les adultes destinent à la jeunesse, elle est faite de livres spécialement écrits pour les enfants et les adolescents, ou de livres écrits pour des adultes qui sont devenus, de par leur thème, des lectures pour les jeunes.

Particularités de la littérature de jeunesse :
auteurs très nombreux ;
littérature sans public stable.

( « Ce secteur de l’activité littéraire, destiné en principe à l’enfant et à l’adolescent depuis le 17e siècle, c’est-à-dire depuis qu’est reconnu, dans un but pédagogique et moral, le statut des jeunes lecteurs, demeure jusqu’ici principalement soumis aux critères et aux goûts des parents ou des éducateurs qui sont les prescripteurs de la culture enfantine. » (Perrot)

Problème de terminologie : littérature pour la jeunesse – littérature enfantine – littérature de jeunesse.

L’histoire de la littérature de jeunesse

Les origines

La tradition orale et le répertoire populaire (littérature active et favorisant le dialogue).
Les contes de fées (contes d’avertissement – contes d’animaux – contes merveilleux).

De la littérature intentionnelle à la littérature dérobée (17e – début du 18e siècle)

Pendant des années, la pédagogie ne s’est intéressée qu’aux enfants issus de familles aristocratiques, les autres enfants étant considérés à l’époque comme indignes de cet investissement éducatif.

Œuvres composées par de grands auteurs de littérature générale (Fénelon) ;
Le répertoire de la Bibliothèque bleue ;
Les Contes de ma mère l’Oye (Perrault – 1697) ;
Les œuvres de littérature générale appréciées par les enfants (Swift, Defoe) ;
La défense d’une spécificité enfantine (Rousseau).

L’émergence de la littérature enfantine française dans la seconde moitié du 18e siècle

Après 1750, avec l’essor de la bourgeoisie, le privilège de l’éducation s’étend aux enfants de ces classes montantes.

Particularités de la littérature de cette époque :
intérêt pour le voyage ;
attention particulière portée aux jeunes filles ;
invention d’un style simple et récréatif (Madame Leprince de Beaumont).

( Premiers textes d’auteurs manifestant un effort pour s’adapter au public visé.

Le 19e siècle : l’âge d’or de la littérature de jeunesse

Un nouveau public, plus populaire, se constitue progressivement (démocratisation de l’école). A cet effet, on renouvelle le répertoire littéraire à destination de la jeunesse.

Evolutions de deux ordres différents :
le lectorat s’élargit et des éditeurs spécialisés n’ont plus peur de se définir comme des »libraires de l’enfance et de la jeunesse » ;
l’essor des techniques de reproduction d’images contribue au développement de l’album.

Histoire de l’enfance :
réflexion approfondie sur l’éducation ;
révolution industrielle et multiplication dans la littérature de héros enfantins (Gavroche, Poil-de-Carotte, Rémi) ;
alphabétisation massive (rédaction de manuels) ;
deux pôles de l’édition enfantine (éditeurs catholiques et provinciaux ; éditeurs laïcs comme Hachette et Hetzel).

Hachette : Bibliothèque rose (1856) – auteur-phare : la Comtesse de Ségur.

Hetzel : Bibliothèque d’éducation et de récréation (1842) – auteur-phare : Jules Verne.

Auteurs étrangers de l’époque : Grimm, Andersen, Carroll, Collodi, Stevenson, Kipling, London,…)

( Cette période marque l’éveil de la qualité tant pour l’illustration que pour le texte.

Le 20e siècle: un monde en gestation

En 1890, on observe un certain déclin de qualité en matière de littérature de jeunesse. Le livre pour enfants devient une industrie pour hommes d’affaires plus soucieux de rentabilité que d’éducation. Cette situation perdurera jusqu’en 1970-1980.

Cependant, il y eut aussi quelques écrivains féconds et de belles tentatives éditoriales :
1930 : renaissance de la littérature de jeunesse sous l’impulsion des pédagogues de « l’éducation nouvelle » ;
Editeur Paul Faucher : Père Castor ; Jean de Brunhoff : « L’Histoire de Babar, le petit éléphant » (1931) ; Mickey (Disney) ;
Aymé, Saint-Exupéry.

A partir de 1950 : publications d’études universitaires, développement de la psychologie pour enfants, essor des BD et des « séries » (« Club des cinq », « Les six compagnons »,…)

Années 1960 : naissance d’une contre-culture aux USA (en réaction à la culture Disney) avec Maurice Sendak (exploration de l’inconscient) et Tomi Ungerer (manipulation de l’ironie).
Année 1970 : développement de la culture teenager et de la littérature pour adolescents.

Les plus profondes mutations se font au cours des années 80 (dynamisme éditorial, presse de qualité,…). Ces années marquent un renouveau de l’écriture. C’est notamment le triomphe des albums sans paroles (Claude Ponti, Anne Brouillard, Philippe Corentin).

 Selon GOBBE et TORDOIR, Grammaire française.
 Selon GREVISSE, Nouvelle Grammaire française.









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Destinataire

Destinateur

L’objet

Le héros

Adjuvants

Opposants